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Règlement D'administration

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ORDONANCE 81-067 DU 07 MAI 1981

Kinshasa - Janvier 2019


ORDONANCE 81-067 DU 07 MAI 1981
PORTANT REGLEMENT D’ADMINISTRATION
RELATIF A LA DISCIPLINE

Le Président-Fondateur du Mouvement Populaire de la Révolution, Président de la


République,
Vu la constitution, notamment son article 43 ;
Vu telle que modifiée à ce jour l’Ordonnance-Loi n°73-023 du 4 juillet 173 portant Statut
du Personnel de Carrière des Services Publics de l’Etat ;
Vu l’Ordonnance n°80-215 du 28 août 1980 portant création du Département de la Fonction
Publique ;
Sur proposition du Commissaire d’Etat à la Fonction Publique,
ORDONNE :

TITRE Ier : PRESTATIONS


CHAPITRE Ier : DISPOSITIF DE CONTRÖLE
Article premier- Horaire
L’horaire de travail dans les services Publics est fixé comme suit :
- De lundi à vendredi : de 7 heures 30 à 15 heures ;
- Le samedi : de 7 heures 30 à 12 heures.

Article 2 – Début de service

Les agents de carrière des Services Publics de l’Etat doivent se trouver à leur poste de travail à 7
heures 30. Tout agent qui y arrive entre 7 heures est réputé retardataire. Celui qui arrive au-delà
de 9 heures est réputé absent. Pour les services spéciaux relevant de leur autorité, les
commissaires d’Etat peuvent fixer d’autres horaires de prestation en cas de nécessité inhérente
au bon fonctionnement de ces services.

Article 3
A leur arrivé à leur poste de travail, les agents de carrière des Services Publics de l’Etat apposent
leur signature en regard de leurs noms sur la liste des présences établie à cet effet.

Cette liste doit être retirée à 9 heures par un agent désigné à cet effet et transmise au bureau du
commissaire d’Etat ou à l’Autorité Hiérarchique régionale ayant sous ses ordres les agents
concernés.
Les agents retardataires sont enregistrés comme tels sur la liste des présences par l’agent désigné
à cet effet.

Les bons de retard de la journée sont retirés à 9 heures par le même agent et transmis au
Commissaire d’Etat ou à l’autorité hiérarchique régionale et de zonz ayant sous ses ordres les
agents concernés.
Article 4- Sorties

Toute sortie pendant les heures de service doit faire l’objet d’une autorisation préalable du chef
hiérarchique. Celui-ci doit porter au moins le grade de Chef de Bureau.

Lorsque le chef hiérarchique direct est revêtu du grade inférieur à celui du Chef de Bureau, ce
chef hiérarchique se réfère au Chef de Bureau de sa direction ou à l’agent désigné à cet effet.

Article 5

Ne sont autorisés à recevoir des visites que les Directeurs, les Chefs de Division et les Chefs de
Bureau.
L’autorité administrative du lieu pourra tenir compte de la spécificité du service ou de la
particularité du personnel de son ressort et désigner des agents moins gradés aux fins de recevoir
des visites.

Seules les visites de service sont autorisées.

L’inscription sera faite du nom du visiteur, de ses fonctions ou de sa qualité, du nom de l’agent
à visiter, de son grade et du motif de la visite. Ces visites se situeront impérativement entre 9
heures et 1é heures, sans préjudice des accommodements propres à chaque service que l’autorité
hiérarchique compétente pourra instituer.

L’agent qui reçoit des visites sans l’autorisation préalable du supérieur compétent est passible
d’un blâme. En cas de récidive ou en raison de l’importance du préjudice qu’une telle visite
pourra occasionner à l’Etat, il sera appliqué la retenue du tiers de salaire, voire l’exclusion
temporaire de trois (3) mois avec privation de salaire. La révocation pourra être prononcée en cas
de préjudice grave.

CHAPITRE II : SANCTION

Article 6 – Des retards

L’agent qui totalise si (6) retards au cours d’un même mois reçoit un blâme.

S’il totalise plus de six (6) retards au cours de la même période, il subira une sanction supérieure
au blâme mais autre que révocation.

Article 7 – Des absences


L’agent qui totalise deux (2) absences au cours d’une même période considérée, sera passible
d’une sanction immédiatement supérieure, voire même de la révocation.

Article 8

L’agent qui déplace de son bureau ou de son lieu de travail sans motif valable, qui rend à ses
collègues des visites privées, qui engage des discussions sur des sujets ne concernant pas son
service comme des discussions sportives et mobilise le téléphone à cette même fin, est passible
de blâme.
Article 9

L’agent de permanence ou ayant la grade des clés qui s’absente sans motif valable, est puni de
blâme, si cette absence n’a occasionné ni préjudice à l’Etat, ni perturbation dans le
fonctionnement du service.

En cas de récidive ou s’il a eu préjudice matériel et moral, la sanction pourra aller jusqu’à
l’exclusion temporaire de trois mois avec privation de salaire.

En cas de préjudice particulièrement grave, l’agent fautif sera passible de révocation.

TITRE II : CONSCIENCE PROFESSIONNELLE

CHAPITRE Ier : RESPECT DE L’AUTORITE HIERARCHIQUE

Article 10
L’agent qui refuse d’exécuter les ordres de son chef hiérarchique ou qui, à l’expiration du délai
d’exécution, ne se manifeste pas ou ne justifie pas l’inexécution par des raisons valables, est
passible de la retenue du tiers de son salaire.

En cas de récidive ou de préjudice grave occasionné à l’Etat par une telle attitude, l’agent sera
passible, suivant la gravité du préjudice, soit d’une exclusion temporaire de trois (3) mois avec
privation de salaire, soit de révocation.

L’agent qui ne s’assure pas de l’exécution de ses ordres par ses subordonnés est passible des
mêmes sanctions.

Article 11

Est passible de révocation, l’agent qui, ayant sollicité une mutation, un transfert, un détachement
ou un congé, abandonne son poste d’attache avant que la formalité requise ne soit accomplie, ou
avant qu’une autorisation expresse ne soit donnée.

Article 12
L’agent qui ne répond pas à son affectation dans le délai imparti et sans raison valable, est
passible de révocation, alors même qu’il aurait introduit un recours contre une telle décision,
étant entendu que le recours n’est pas suspensif de l’exécution des ordres reçus.

CHAPITRE II : COLLABORATION

Article 13

Le défaut de communiquer au chef hiérarchique tout fait ou toute information dont l’agent a
connaissance et qui est de nature à comprendre le bon fonctionnement du service, constitue un
manquement passible de blâme.

En cas de récidive, la sanction de retenue du tiers de salaire sera appliquée.


En cas de préjudice grave, la sanction pourra aller jusqu’à la révocation.
Article 14

L’agent qui, sciemment ou par méchanceté, induit en erreur son chef hiérarchique ou son
collaborateur, en donnant une information fausse ou inexacte, ou en déformant une information,
ou encore en portant une accusation délibérément fausse et injuste, est passible de mêmes
sanctions que celles prévues à l’article 13.

CHAPITRE III : POLITESSE

Article 15

Est passible de la retenue du tiers de son salaire, l’agent qui, par son comportement sape l’autorité
de ses chefs hiérarchiques ou détruit l’ambiance du travail, de même que l’agent qui profère des
injures à l’endroit de ces mêmes chefs, les dénigre ou les calomnie.

En cas de récidive et suivant la gravité du manquement, il sera appliqué à l’agent soit la retenue
du tiers de son salaire, soit une exclusion temporaire de trois mois avec privation de salaire.

En cas d’insubordination totale ou de prévarications irréductibles, l’agent sera passible de la


peine de révocation.

Article 16

L’agent qui se livre à des voies des faits sur ses chefs est passible de la peine de révocation.

Article 17

Est passible de la retenue du tiers, ou d’une exclusion temporaire de trois (3) mois avec privation
de salaire, selon le cas, le chef hiérarchique qui profère des injures à l’endroit de ses subordonnés
ou qui se livre à des voies de faits sur la personne de mêmes agents subordonnés.

CHAPITRE IV : RESPECT DES BIENS PUBLICS

Article 18

L’usage abusif et inconscient des biens de l’Eta, consistant notamment en la dégradation des biens
mobiliers et immobiliers ou en l’usage à des fins privées, des véhicules, du matériels ou du
personnel de l’administration publique, sauf lorsque cet usage est expressément prévu comme
avantage complémentaire au bénéfice de l’agent, est passible, suivant l’importance du préjudice
subi par l’Etat, de la retenue du tiers du salaire ou de l’exclusion temporaire.

Lorsque le préjudice subi ne peut être compensé par une de ces deux sanctions, l’agent fautif sera
puni de révocation.

Article 19

La destruction ou la subtilisation des documents, dossiers, archives de l’administration établie


dans le chef de tout agent est passible de la peine de révocation.

Le mauvais usage de ces documents et pièces est passible de blâme.


En cas de récidive ou de nécessité de reconstitution, il sera appliqué la retenue du tiers de salaire
correspondant au coût de remplacement.

TITRE III : INTEGRITE ET DIGNITE

CHAPITRE Ier : HONNETETE

Article 20

Est passible de la peine de révocation, sans préjudice des poursuites judiciaires, l’agent qui
sollicite, exige ou reçoit directement ou par personne interposée, même en dehors de ses
fonctions, mais en raison de celle-ci, des dons, gratifications ou avantages quelconque.

Il en est de même de l’agent qui, pour poser un acte régulier de son devoir, se fait remettre de
l’argent, se fait attribuer des faveurs ou s’en abstient.

Les faits mentionnés ci-dessus consistent notamment en un monnayage du traitement des


dossiers ou de leur signature ou en toute autre pratique visant à contraindre le requérant, agent
ou administré, à l’octroi de pourboire.

Article 21

Est passible de révocation, sans préjudice de poursuites judiciaires, l’agent qui se rend coupable
de vol des biens meubles et immeubles de l’Etat, de soustraction frauduleuse des documents et
leur trafic.

Article 22

La même sanction de révocation sera infligée à tout agent reconnu coupable de concussion ou
convaincu d’avoir perçu ou ordonné de percevoir, à titre des taxes, contributions, salaires ou
autrement, des sommes qu’il savait pertinemment ne pas être dues ou excéder ce qui était dû en
vertu de la réglementation en vigueur.

Il en est notamment ainsi des perceptions base légale ou sur base d’une disposition reconnue
abrogée.

Article 23

Sera passible de la peine de révocation, l’agent qui est conscient d’avoir établi ou fait établir des
faux documents ou d’en avoir fait usage ou tenté de le faire, ou d’avoir usé de toute manœuvre
frauduleuse pour procurer à lui-même ou au tiers des avantages illicites ou pour priver un ayant
droit de son dû.

Article 24

Sont passibles de révocation, l’usage de fausses déclarations ou le recours à des insertions


frauduleuses en vue d’acquisition ou d’octroi des avantages illicites, tel que la déclaration des
enfants fictifs ou non générateurs des avantages enviés, l’avancement des de naissance pour faire
perdurer la carrière et les allocations familiales, l’apport des mentions inexactes à la qualification.
CHAPITRE II : IMPARTIALITE

Article 25

Sera passible de retenue du tiers de son salaire, l’agent qui aurait participé à une prise de décision
sur une affaire ou un objet dans lequel lui-même, son conjoint, parent ou allié a un intérêt.

En cas de récidive et en raison de l’importance du préjudice subi par l’Etat, il sera infligé à l’agent,
selon le cas, soit la peine d’exclusion temporaire de trois mois avec privation de salaire, soit celle
de révocation.

Sous peine des sanctions édictées ci-dessus et ce, proportionnellement à la gravité de la faute,
l’agent se récusera dans toute réunion d’adjudication mettant en compétition des
soumissionnaires dont il est parent, conjoint ou allié, s’il s’agit des personnes physiques, ou dans
lesquels lui-même, son conjoint, son parent ou son allié sont actionnaires, obligataires ou ont un
intérêt quelconque, s’il s’agit des personnes morales.

Article 26

Sera passible d’une exclusion temporaire de trois mois avec privation de salaire, l’agent reconnu
auteur d’actes ou de décisions ne s’appuyant sur aucune motivation administrative valable ou
pris en violation des instructions en vigueur.

Il en est de même de tout agent auteur d’acte dont il est fait preuve qu’ils sont motivés par le
tribalisme, le népotisme ou autre forme de comportement frisant le favoritisme ou le
sentimentalisme.

En cas de récidive et en raison de l’importance du préjudice qui en résultera pour l’Etat, l’agent
est passible de la peine de révocation.

Article 27

Tout excès de pouvoir ou l’intervention d’un agent dans un domaine ne relevant pas de sa
compétence ou dépassant celle-ci est passible de la peine d’exclusion temporaire de trois mois
avec privation de salaire.

En cas de récidive et en raison de l’importance du préjudice subi, il sera fait application de la


peine de révocation.

Article 28

Sera passible de révocation, l’agent qui aura exercé ou simplement accepté un mandat ou service,
même à titre gratuit, dans les affaires privées à but lucratif, sauf s’il s’agit de la tutelle des
incapables ou de la gestion ou du contrôle d’une entreprise au nom de l’Etat.

Il en sera notamment ainsi de tout agent qui aura accepté un mandat d’administrateur, de gérant,
de commissaire aux comptes ou de censeur dans une entreprise privée à but lucratif, non lié aux
parts de l’Etat, à la représentation ou à sa mission publique.
Article 29

Suivant la gravité de faute, sera passible de la retenue du tiers de son salaire ou d’une exclusion
temporaire, l’agent à charge duquel il sera été établi qu’il a exécuté ou exécute à son lieu de
travail, et ce, sans autorisation préalable expresse, des travaux pour le compte des tiers.

La révocation sera prononcée en cas de non-renonciation à de telles activités.

Article 30

Moyennant autorisation préalable, l’agent peut, toutefois, pendant les heures de service, donner
des leçons particulières ou des cours dans des instituts ou dans des centres de perfectionnement,
se livrer à temps partiel à des travaux de recherches, donner des consultations, sous réserve
qu’aucun préjudice n’en soit porté à l’accomplissement régulier du service.

Article 31

L’exercice de toute activité commerciale, soit directement, soit par personne interposée , est
passible de révocation.

Article 32

Est passible de la peine de révocation, tout agent qui se livre à des opérations de prêt d’argent à
des taux d’intérêt usurier.

Article 33

Dans le cadre de la relance agricole et de la campagne pour l’abondance des denrées alimentaires,
ne sont pas réputées incompatibles avec la qualité d’agent de l’Etat, les activités agricoles de
production sous toutes leurs formes, allant des travaux de champ et de l’élevage jusqu’à la
formation, au fonctionnement et à l’administration de l’agro-industriel et au développement des
activités de distribution, et pour autant que ces activités ne s’exercent sous aucune forme pendant
les heures de service et ne servent d’aucun prétexte à l’inexécution des tâches incombant à
l’agent.

CHAPITRE III : DIGNITE PROFESSIONNELLE

Article 34

L’agent reconnu coupable, comme auteur, coauteur, instigateur, organisateur ou complice des
actes immoraux perpétrés aux lieux du travail, notamment le strip-tease, le nudisme, les ébats
amoureux, la séquestration des mineurs, le viol, l’ivresse publique, etc., sera passible de
révocation.

Article 35 – Est également passible de révocation

• L’agent ayant fait l’objet d’une condamnation définitive à une servitude pénale égale ou
supérieure à trois (3) mois ;
• L’agent ayant fait l’objet, pour une quelconque durée, d’une condamnation judiciaire qui
met à néant sa dignité et son intégrité.

TITRE IV : LOYAUTE

CHAPITRE Ier : SECRET PROFESSIONNEL OU LOYAUTE AU SERVICE

Article 36

Est passible de blâme, l’indiscrétion dans le chef de l’agent sur les faits dont il a connaissance en
raison de ses fonctions et qui présentent un caractère secret de par leur nature ou de par les
prescriptions de l’autorité hiérarchique.

En cas de récidive, et si l’indiscrétion porte sur des faits mineurs de nature à porter atteinte à
l’administration en général, il sera infligé à l’agent la retenue du tiers de son salaire.

La révocation de l’agent sera prononcée toutes les fois qu’il sera établi que son indiscrétion a mis
en cause le secret d’Etat, a permis ou visait la fuite des suspects, ou lorsqu’elle a causé ou devait
causer d’importants préjudices à l’Etat.

Sans préjudice du droit de poursuite de la personne lésée, et sauf gravité particulière valant
révocation, l’exclusion temporaire de trois mois avec privation de salaire sera infligée à l’agent
auteur d’une fuite d’information qui enlèverait la primeur aux communications ou l’intimité et
personnalité des gens.

Article 37

Sera passible d’une exclusion temporaire de trois mois avec privation de salaire, l’agent qui, sans
autorisation expresse et particulière de l’autorité administrative compétente, accordera une
interview, fera une déclaration à la presse, publiera un article ou un ouvrage sur les activités du
service au sein duquel il œuvre, ou mettra en cause la politique administrative.

En cas de récidive et suivant la gravité du préjudice en résultant ou pouvant en résulter, il sera


infligé à l’agent la peine de révocation.

Les accusations anonymes ne peuvent motiver une sanction ni servir de base à l’ouverture d’une
action disciplinaire.

CHAPITRE II : CIVISME OU LOAUTE ENVERS LA NATION

Article 38

Sans préjudice des poursuites judiciaires, est passible de révocation, tout agent reconnu coupable
d’atteinte aux idéaux du parti, à la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat et à la souveraineté
nationale.

Est passible de la même peine, l’agent à propos de qui il est établi qu’il a adhéré, participé à un
groupement, à une organisation ou association dont l’activité poursuit la destruction de
l’indépendance nationale, porte atteinte à la souveraineté nationale et met en danger laa défense
du pays.

Article 39

Sont passibles de la peine de révocation, les agents à propos desquels il est établi qu’ils portent
les armes contre le pays, qu’ils facilitent l’entrée du territoire national aux ennemis, qu’ils sont en
intelligence ou en correspondance suspecte avec une puissance ennemie ou ses sujets, en
fournissant des renseignements nuisibles à la sécurité du pays, en excitant les populations contre
les pouvoirs établis, en répandant de faux bruits de nature à compromettre la tranquillité et qui
organisent des bandes hostiles.

Article 40

Constitue une faute punissable soit d’exclusion temporaire de trois mois avec privation de
salaire, soit de révocation, en cas d’ostentation ou d’autres circonstances aggravantes, le fait pour
un agent de refuser, sans motif valable et justifié, de prendre part à des manifestations
patriotiques ou à une cérémonie officielle auxquelles il est régulièrement invité en sa qualité en
sa qualité d’agent de l’Etat.

TITRE V : DIVERS

CHAPITRE Ier : RESTITUTION DES INDUS PAR VOIE JUDICIAIRE

Article 41

Indépendamment des sanctions disciplinaires, tout agent qui aura octroyé à lui-même ou à des
tiers des avantages illicites par toutes sortes de manœuvres frauduleuses, tels que les fausses
déclarations, les insertions frauduleuses, les faux et usages des faux, au détriment du Trésor,
pourra être poursuivi à des fins de restitution de toute somme perçue indûment ou attribuée
illicitement.

Article 42

Toute personne victime de concussion, des exigences et d’autres formes de spoliation de la part
d’un agent, peut poursuivre en justice ledit agent en récupération de son patrimoine.

Article 43

La poursuite judiciaire sera ordonnée à l’endroit de tout agent reconnu coupable de dégradation
des biens meubles et immeubles de l’Etat, lorsque cette dégradation dépasse les moyens
disciplinaires de compensation.

Article 44

Pourra faire l’objet des poursuites judiciaires à des fins de restitutions de toute somme perçue
indûment, toute personne bénéficiaire d’une pension ou d’une rente de l’Etat qui aura continué
à la percevoir en tout ou en partie après avoir cessé d’y avoir droit par le mariage du conjoint
vivant, l’émancipation ou la fin de la scolarité des enfants à charge, le décès de l’un ou l’autre.
CHAPITRE II : DISPOSITION PROCEDURALES ET FINALES

Article 45

Le personnel de la Fonction Publique en mission d’inspection est habilité, à titre exceptionnel, à


ouvrir directement l’action disciplinaire contre tout agent qui commet une faute, soit de manière
flagrante, soit par voie de contrôle.

Ne peuvent donner lieu à sanction, au titre de manquements, que des faits précis prouvés et
imputables à l’agent.

Article 46

Sous peine d’annulation de la sanction et sans préjudice de l’application de l’article 26, toute
décision disciplinaire doit être suffisamment et valablement motivée, en mentionnant
notamment les faits d’une manière claire et précise, en fournissant des arguments d’ordre
administratif avec indication des circonstances de temps et de lieu et des règle violées.

Article 47

Aucun agent ne peut faire l’objet d’une quelconque sanction sans avoir été en mesure de
présenter ses moyens de défense.

Aucun grief ne peut être valablement imputé à un agent si ledit grief n’a fait l’objet d’un
document dûment notifié à l’intéressé.

De même, aucune pièce ne peut être utilisée contre lui sans qu’il n’en ait eu connaissance. Le
refus éventuel, de la part d’un agent, de fournir ses explications ou l’impossibilité de les obtenir,
en cas de sa fuite ou de sa disparition, doit être mentionné dans la motivation.

Article 48

Tout cas de force majeur est exonératoire de responsabilité disciplinaire de l’agent, sauf lorsque
l’agent se met délibérément dans une telle situation.

Article 49

Les fautes énumérées dans la présente ordonnance ne le sont qu’à titre indicatif.

L’énumération ainsi faite n’enlève pas aux autres manquements institués par des lois et d’autres
règlements en vigueur leur caractère fautif et punissable.

Article 50

La présente Ordonnance entre en vigueur à la date de sa signature.

Fait à Kinshasa, le 7 mai 1981


MOBUTU SESE SEKO KUKU NGBENDU WA ZA BANGA

Général de Corps d’Armée

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