Outsdput
Outsdput
Télécommunications et
Applications
Introduction à la Téléphonie
Sommaire :
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20/05/2019
2
20/05/2019
Définition générale
Un réseau téléphonique est constitué de l'ensemble des
organes nécessaires pour mettre en communication deux
installations téléphoniques d'abonnés en utilisant les
renseignements fournis par l'abonné demandeur (numérotation),
maintenir celle-ci pendant toute la durée de conversation avec
une qualité d’écoute satisfaisante, tout en supervisant cette
communication pour détecter toute coupure ou raccrochage afin
de libérer les organes qui ont servi à la réalisation de la liaison et
en fin, de faire une taxation
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Définition générale
Le RTCP (Réseau Téléphonique Commuté Publique) ou PSTN
(Public Switched telephone Network) ou couramment appelé RTC
constitue un des plus grands réseau au monde avec plusieurs
centaines de millions d’abonnés
Essentiellement analogique au départ, le réseau s'est
progressivement numérisé mis à part la ligne d'abonné qui reste
encore analogique. Pour les abonnés du RNIS, la ligne d'abonné
a été́ aussi numérisée
Structure du RTC
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PC : point de concentration
SR : sous répartiteur
On distingue :
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Sous répartiteur SR
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7) Le répartiteur général :
Constitue le point d’accès des lignes
à l'autocommutateur
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Répartiteurs généraux
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Avant le CAA
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1) Les commutateurs
B. Les centres de transit :
• Ils permettent de connecter les commutateurs qui n'ont pas de liaison
entre eux. Ceci permet d'avoir un réseau étoilé plus facile à gérer et moins
onéreux
• Les centres de transit sont aussi différentiés en deux types, les centres de
transit secondaires (CTS) et les centres de transit principaux (CTP)
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• La signalisation d’un appel est faite par une sonnerie mise en marche
par un courant alternatif (au travers d’un filtre)
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c) Numérotation numérique :
C’est la dernière génération de postes téléphoniques spécifiques dits postes
numériques, la numérotation correspond à la transmission d’une valeur
binaire sur une voie dite de signalisation
La numérotation peut être propriétaire (poste numérique propriétaire) ou
normalisée (poste RNIS)
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Télécommunications et
Applications
Objectifs de l’enseignement:
Ce cours vise à brosser le tableau des principaux concepts et
applications rencontrés en télécommunications.
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Contenu de Module
Références bibliographiques
Mode d’évaluation
Examen Final : 100%
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Plan de cours
La télécommunication
Le spectre électromagnétique
Classification des systèmes des télécommunications
1) La télécommunication : Définition
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1) La télécommunication : Historique
A. Le télégraphe électrique
1) La télécommunication : Historique
B. Le Téléphone
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1) La télécommunication : Historique
C. La Radio
Mais le fil de cuivre qui était à la base même de ces dispositifs de
communication était très pénalisant : coûts de construction et de
maintenance très importants, impossibilité de communiquer avec un
bateau en mer...
La découverte des ondes hertziennes allait ouvrir l’ère du "sans fil"
et métamorphoser les lourds, fragiles et coûteux câbles de cuivre en
liaisons invisibles que constituent les ondes électromagnétiques.
1) La télécommunication : Historique
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1) La télécommunication : Historique
D. La Télévision
C'est dans les années 1920 que les premiers prototypes de télévision
apparaissent
En 1929, la BBC émet des émissions expérimentales malgré des images de
mauvaise qualité
En 1947, 3 Américains inventent le transistor, qui peu à peu va détrôner
les lampes, et faire accélérer les évolutions techniques
1) La télécommunication : Historique
E. Les satellites
Au début des années 1960, les communications téléphoniques
internationales restent très difficiles car les câbles sous-marins ont une
capacité réduite
De même la télévision ne permet pas encore de réaliser des "directs"
sur de très longues distances
Un projet est alors avancé : construire un satellite de
télécommunications
En 1961, un accord a été signé entre la Grande Bretagne, la France
et les Etats-Unis pour sa réalisation
Ce satellite (Telstar) est construit par "Bell Telephone Laboratories"
a été lancé de Cap Canaveral le 10 juillet 1962
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1) La télécommunication : Historique
E. Les satellites
A l’occasion la France construit en Bretagne (Pleumeur-Bodou) une
antenne réceptrice composée entre autres, d'une portion de sphère de 64
mètres de diamètre.
Le 11 juillet 1962, l'antenne capte dans d'excellentes conditions des
images émises des Etats-Unis
1) La télécommunication : Historique
F. Internet
En 1974, les laboratoires Bell mettent au point un programme, qui
permet d’échanger des données par modem via un réseau
téléphonique
Grâce à cette innovation, débute le premier véritable réseau
planétaire, UUNET
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2) Le Spectre Electromagnétique
Ondes Electromagnétiques : OEM
Maxwell étudia les rapports entre les deux champs, établissant des
équations connues sous le nom d'équations de Maxwell
2) Le Spectre Electromagnétique
Ondes Electromagnétiques : OEM
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C diminue encore
(L=Cste) Courant dans L charge
Alors F augmente la C (Inter fermé) et C se
capacité commence à décharge dans L(inter
rayonner E ouvert)
1
F
2 LC
L diminue
F augmente
encore
L se metdeà
Ce montage rayonne
l’énergie
rayonner H
électromagnétique
L réduit à sa plus simple
« expression »
(simple conducteur)
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Représentation
en coordonnées
sphériques
c
cT
f
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Polarisation circulaire
Le champ E a deux composantes Eq et Ej de même amplitude
et déphasées de 90°. E décrit un cercle
Polarisation elliptique
Le champ E a deux composantes Eq et Ej d’ amplitude et de
phases quelconques
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Fréquence
Dénomination
longueur d’onde
30kHz à 300kHz
Ondes Longues (GO)
de 10km à 1km
300kHz à 3MHz
Ondes Moyennes (PO)
de 1km à 100m
3MHz à 300MHz
Ondes Courtes
de 100m à 10m
Ondes Très Hautes 30MHz à 300MHz
Fréquences(VHF) de 10m à 1m
Ondes Ultra Hautes 300MHz à 3GHz
Fréquences(UHF) de 1m à 10cm
Ondes Supra Hautes 3GHz à 30GHz
fréquences(SHF) de 10cm à 1cm
Ondes Extra Hautes 30GHz à 300GHz
Fréquences(EHF) de 1cm à 1mm
2) Le Spectre Electromagnétique
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2) Le Spectre Electromagnétique
2) Le Spectre Electromagnétique
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2) Le Spectre Electromagnétique
2) Le Spectre Electromagnétique
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2) Le Spectre Electromagnétique
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Ces lignes peuvent être de nature très diverse (câbles, liaisons hertziennes,
liaisons par satellites)
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FTP
UTP
Paire Torsadée Ecrantée
SFTP Foiled Twisted Pair
Unshielded Twisted Pair
Paire Torsadée Non Blindée
Paire Torsadée Ecrantée et Blindée
Shielded Foiled Twisted Pair
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Ils ont régné pendant longtemps sur le domaine des liaisons terrestres
à grande distance et des liaisons intercontinentales par câbles sous-
marins
Ils sont utilisés aussi pour des « réseaux locaux à large bande »,
réseaux de télévision par câble, notamment, ou pour des liaisons
interactives de vidéocommunication
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Le terme nœud (node) désigne d’une manière générale tout calculateur qui reçoit,
émet et/ou traite des données
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La commutation temporelle
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Notons que les paquets peuvent être acheminés suivant deux modes
différents :
le mode "circuit virtuel" : un chemin entre le nœud entrant et le nœud
destination est construit (établissement du circuit virtuel), puis tous les
paquets d'un même message suivent ce chemin ; ils arrivent donc dans
l'ordre où ils ont été émis (acheminement en séquence)
le mode "datagramme" : chaque paquet est traité indépendamment des
autres ; les paquets n'arrivent donc pas nécessairement dans le même ordre
que celui de l'émission ; ils doivent être remis en séquence pour délivrance au
destinataire
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Faculté des Sciences et de la Technologie
Département de Génie Electrique
2ème LMD Télécommunication
S4
1
1. PRINCIPES GÉNÉRAUX DE LA TÉLÉPHONIE
À l’origine, la mise en relation était réalisée manuellement par des opérateurs. Bien que les
premiers concepts de commutation automatique apparurent en 1889.
La commutation de circuits ou commutation spatiale consiste à juxtaposer bout à bout des voies
physiques de communication, la liaison étant maintenue durant tout l’échange. La numérisation de la voix
a permis le multiplexage temporel des communications. Ce concept est illustré figure 2. En mettant en
relation un IT d’une trame en entrée avec un IT d’une autre trame en sortie, la commutation temporelle
émule un circuit. La communication est full duplex, une bande passante de 64 kbit/s, dans chaque sens, est
donc réservée durant toute la communication.
Les supports de transmission sont constitués de voies numériques multiplexées selon une hiérarchie
appelée hiérarchie plésiochrone 1 (Plesiochronous Digital Hierarchy, PDH). Malgré la numérisation du
réseau, la liaison des abonnés résidentiels est restée essentiellement analogique.
C’est le commutateur de rattachement qui réalise la fonction de numérisation et de dénumérisation
de la voix (Figure 3).
1
En télécommunications, c'est un terme utilisé pour définir des systèmes communiquant à l'aide de signaux d'horloge ayant une
même fréquence nominale mais avec une certaine tolérance spécifiée, de sorte que leur phase relative peut varier.
2
Figure 3: Les modes de raccordement.
Architecture traditionnelle
Le réseau téléphonique a une organisation hiérarchique à trois niveaux (Figure 4). Il est structuré
en zones, chaque zone correspond à un niveau de concentration et en principe de taxation. On distingue :
Zone à Autonomie d’Acheminement (ZAA), cette zone, la plus basse de la hiérarchie, comporte un
ou plusieurs Commutateurs à Autonomie d’Acheminement (CAA) qui eux-mêmes desservent des
Commutateurs Locaux (CL). Les commutateurs locaux ne sont que de simples concentrateurs de
lignes auxquels sont raccordés les abonnés finals. La ZAA (Zone à Autonomie d’Acheminement)
est un réseau étoilé, elle constitue le réseau de desserte ;
Zone de Transit Secondaire (ZTS), cette zone comporte des Commutateurs de Transit Secondaires
(CTS). Il n’y a pas d’abonnés reliés directement aux CTS (Commutateurs de Transit Secondaires).
Le réseau étant imparfaitement maillé lorsqu’un CAA (Commutateur à Autonomie
d’Acheminement) ne peut atteindre directement le CAA destinataire, ils assurent le brassage des
circuits ;
Zone de Transit Principal (ZTP), cette zone assure la commutation des liaisons longues distances.
Chaque ZTP (Zone de Transit Principal) comprend un Commutateur de Transit Principal (CTP).
Au moins un Commutateur de Transit Principal (CTP) est relié à un Commutateur de Transit
International (CTI).
3
Figure 4: Organisation du réseau téléphonique.
Le réseau étant partiellement maillé, plusieurs itinéraires sont généralement possibles pour
atteindre un abonné. Afin d’optimiser l’utilisation des faisceaux, on distingue deux types de faisceaux : les
faisceaux de premier choix et les faisceaux de second choix ; les faisceaux de second choix constituent des
faisceaux de débordement. Pour un numéro donné, le faisceau de premier choix est choisi de telle manière
qu’il conduise l’appel vers le commutateur le plus proche de l’abonné appelé en empruntant les faisceaux
de plus faible hiérarchie.
Gestion du réseau
Établir une communication téléphonique c’est mettre en relation deux terminaux téléphoniques. Le
poste téléphonique doit remplir plusieurs fonctions, chacune est réalisée par un organe spécifique. Le
terminal téléphonique élémentaire comporte cinq organes (Figure 5) :
Les crochets ou supports sur lesquels repose le combiné ; lorsque le combiné est soulevé les
contacts se ferment. Le circuit électrique est alors fermé, le commutateur de rattachement détecte le
courant et en déduit que l’abonné désire entrer en communication. Un potentiomètre permet
d’ajuster ce courant à 30 mA. De même, lors du raccroché, le commutateur détecte l’ouverture de la
boucle de courant. L’ouverture ou la fermeture de cette boucle permet, très simplement, au
commutateur de rattachement de détecter le changement d’état du terminal (signalisation) ;
Le micro ou capteur, constitué d’une simple membrane qui par ses vibrations, sous l’effet de la
pression acoustique (voix), fait varier la résistance interne de celui-ci (micro au charbon). Ces
variations de résistance entraînent des variations du courant dans la boucle de courant. Ce sont ces
variations, proportionnelles à la pression sur la membrane (voix), qui constituent le signal
analogique de voix transmis, après numérisation, à l’usager distant ;
5
Un écouteur, membrane métallique qui vibre selon les variations du courant dans le
transformateur d’adaptation et restitue le son ;
Un cadran, celui-ci en provoquant l’ouverture de la boucle de courant (numérotation décimale)
envoie des impulsions au commutateur. Celles-ci seront interprétées et permettront d’identifier
l’appelé ;
Une sonnerie, alimentée en 50 Hz (80 volts), alerte l’abonné distant et l’invite à décrocher, c’est le
commutateur de rattachement qui envoie le signal 50 Hz lors d’un appel.
La mise en relation de deux abonnés répond à un protocole qui organise le dialogue entre les
terminaux d’usager et le réseau (signalisation Usager/Réseau). Elle comporte deux ensembles de
mécanisme. Le premier correspond à un échange d’information hors communication destiné à établir celle-
ci ou à libérer les ressources, c’est la signalisation. Le second est la communication téléphonique
proprement dite.
La figure 7 illustre les différentes étapes de la mise en relation de deux abonnés, celles-ci au
nombre de cinq sont détaillées ci-dessous :
2
Situé à l'entrée ou à la sortie d'un commutateur, le joncteur permet le traitement d'une partie de la signalisation et la
supervision des communications.
6
Décroché du combiné, détection de la boucle de courant, envoi de la tonalité d’invitation à
numéroter;
Numérotation, le numéro composé est mémorisé et décodé par le commutateur de rattachement. Le
système établit le lien. Durant cet intervalle de temps, le demandeur recevait une tonalité;
Envoi du signal de sonnerie à l’appelé distant et attente du décroché de celui-ci. L’appelant reçoit le
signal de retour d’appel communément appelé sonnerie ;
Le correspondant décroche. Le central de rattachement détecte le décroché (boucle de courant), il
arrête les signaux de sonnerie, les signaux de retour d’appel et déclenche la taxation ;
L’échange d’information (voix ou données) peut commencer.
La fin de communication est détectée par le raccroché (ouverture de la boucle de courant). Notons
deux variantes lors de l’appel : la première correspond à l’incapacité du réseau à écouler la demande,
l’appelant en est alors averti par un message du style : « Par suite d’encombrement...», la seconde
correspond à l’occupation de la ligne appelée, l’appelant a alors, en retour, une tonalité spécifique dite
tonalité d’occupation.
L’intention d’établir une communication est détectée par le décroché du terminal. Que se passe-t-il si
on décroche le combiné mais que cette action n’est suivie d’aucune numérotation. La détection du
décroché monopolise des ressources dans le commutateur de rattachement (enregistreur). Pour libérer
ces ressources, il est nécessaire d’inhiber le poste dont l’usage restera interdit jusqu’à ce que celui-ci
soit raccroché.
7
La figure 8 décrit les différentes étapes du décroché malencontreux, la signification du diagramme est
donnée ci-dessous :
Lorsque l’appelant décroche le combiné, le réseau (le commutateur de rattachement) détecte la
fermeture de la boucle de courant ;
Il envoie à l’usager l’invitation à numéroter (signal à 440 Hz). Dans le même temps, il déclenche
une temporisation ;
Le demandeur n’effectuant aucune opération, à l’échéance du compteur (Timer, de 15 à 20
secondes) le commutateur de rattachement inhibe le poste en lui envoyant la tonalité d’occupation
(signal de décroché malencontreux) pendant environ une minute.
La numérotation
Le numéro d’abonné correspond à l’identification du point d’accès au réseau (prise terminale).
L’adresse est du type hiérarchique, la structure en est donnée par la figure 9.
Le commutateur de rattachement;
2) La numérotation fréquentielle
3) La numérotation numérique
9
Figure 10: Exemple de numérotation décimale de 31.
10
Les modes de signalisation
Dès le décroché et jusqu’au raccroché, de nombreuses informations gèrent la communication
téléphonique. Ces informations constituent la signalisation.
Lors de l’établissement d’une communication, des informations de signalisation sont échangées entre
l’usager et le réseau : le décroché, l’invitation à numéroter, la numérotation, le retour d’appel, le décroché
du correspondant..., cette signalisation est dite signalisation Usager/Réseau. D’autres, nécessaires à
l’établissement du circuit et à la supervision du réseau, n’intéressent que le réseau, c’est la signalisation
réseau. Deux modes de transport des informations de signalisation sont utilisés en téléphonie (figure 13).
Dans la signalisation voie par voie ou signalisation CAS (Channel Associated Signalling), une
voie de communication correspond une voie de signalisation (figure 13 (a)), la signalisation est
associée à la communication. Ce qui nécessite l’établissement du circuit pour qu’elle soit
transmise.
11
4. ÉVOLUTION DE LA TÉLÉPHONIE, LE RNIS
4.1. De l’accès analogique à l’accès numérique
La numérisation du réseau nécessite une conversion analogique/numérique en entrée du réseau et
numérique/analogique en sortie. Un usager qui désire utiliser 'n' communications téléphoniques
simultanées doit être raccordé par 'n' lignes (lignes groupées, les lignes groupées sont vues, pour le
réseau, sous un même numéro). La numérisation autorise le multiplexage, d’où l’idée de réaliser des
liaisons numériques de bout en bout, une seule ligne physique peut alors acheminer plusieurs
communications téléphoniques (voir figure 14).
3
Dans les réseaux informatiques et les télécommunications, un protocole de communication est une spécification de plusieurs
règles pour un type de communication particulier. Initialement, on nommait protocole ce qui est utilisé pour communiquer sur une
même couche d'abstraction entre deux machines différentes. Par extension de langage, on utilise parfois ce mot aussi
aujourd'hui pour désigner les règles e communication entre deux couches sur une même machine.
4
La visiophonie est un service vidéo associé à téléphonie, les correspondants se voient durant la communication. La téléconférence consiste en
l’organisation de conférences vidéo à partir d’un studio de télévision.
12
une signalisation spécifique et enrichie qui permette, à la fois, l’identification du terminal et le type de
service requis. C’est ainsi, que le RNIS distingue les canaux de transmission (transport) de données ou
canaux B5 établis appel par appel (circuits commutés), du canal de signalisation ou canal D6 établi de
manière permanente et transportant les informations nécessaires à l’établissement du circuit (adresse,
type de service invoqué...).
Lors de l’émission d’un appel, celui-ci est pris en compte par le protocole de signalisation. La
demande d’établissement de circuit est acheminée en dehors de toute communication établie. Elle
transporte les informations en relation avec le numéro de l’appelé, le type de service invoqué... Ainsi,
dans l’exemple de la figure 16, l’appel émis à partir du télécopieur de l’appelant invoquera un service de
télécopie chez l’abonné distant. Seul alors un télécopieur répondra à cet appel. Le téléphone de
l’installation a bien reçu l’appel, mais non concerné par le service invoqué ne sonne pas.
5
Canal B : En RNIS, canal duplex à 64 kbit/s utilisé pour transmettre la voix ou des données.
6
Canal D (D_Channel) : Canal de signalisation du RNIS fonctionnant en duplex et à 16 kbit/s (accès de base) ou 64 kbit/s
(accès primaire).
13
Faculté des Sciences et de Technologie
Département de Génie Electrique
2ème LMD Télécommunication (S4)
1
Section I
1. Introduction
Nous sommes aux origines d’une « révolution » dans les télécommunications mobiles ;
d’une révolution qui nous libérera enfin, en tant qu’utilisateur de communication, de l’obligation
d’être rattaché à un endroit particulier et fixe du réseau téléphonique, et qui nous offrira la
possibilité de communiquer par la phonie et par les données en utilisant des équipements d’avant
garde aisément transportables à un prix raisonnable. Le monde des télécommunications à la fin des
années 80 est rapidement devenu de plus en plus mobile. La téléphonie mobile interconnectée a
connu une histoire technique et réglementaire agitée.
Le téléphone d’Alexandre Graham Bell en 1876 peut transmettre des paroles sous forme
électrique dans un seul sens, sur un circuit filaire de cuivre à plusieurs centaines de mètres.
En 1891 John J. Carty a démontré que des ondes longues peuvent être générées. Elles sont
capables d’actions électriques et peuvent se propager à travers le brouillard le plus dense et
même à travers un mur de pierre presque aussi facilement qu’à travers l’atmosphère la plus
claire.
La première application commerciale de la radio fut la communication avec les navires en
mer en 1921.
La configuration actuelle –la radio cellulaire analogique- fut conçue dans les années 40,
planifiée dans les années 60 et lancée dans les années 80.
En 1983 le premier système commercial cellulaire américain était mis en service à Chicago.
En 1985 le 1er système analogique français, Radiocom 2000.
En 1993 démarrage de l’exploitation du GSM en France.
En 1996 le réseau DCS 1800 (GSM 2ème génération).
En 1998 apparition du GPRS General Packet Radio Service (GSM+IP).
En 2002 Universal Mobile [Link] (UMTS, GSM de 3ème génération)
2
commencement. Il apparut cependant que les cellules à grand rayon pouvaient évoluer aisément en
cellules de plus petit rayon sur une certaine période par le biais d’une technique appelée division
cellulaire.
La division cellulaire offre plusieurs avantages. Elle permet en premier lieu une répartition
des investissements financiers au fur et à mesure de la croissance du système, de nouvelles cellules
ne seront ajoutées que quand le nombre de consommateurs qui génèrent des revenus croîtra (des
petites cellules dans des endroits à haute densité de trafic et des cellules à plus grand rayon pour les
zones isolées).
Couverture sélective en
fonction des zones de trafic
3
groupe E groupe F groupe D
3. Réalités cellulaires
Le système cellulaire de Chicago fut mis en service le 13 octobre 1983. A la fin de 1984, le
service cellulaire était disponible dans 25 villes américaines. La quatrième année de la radio
cellulaire (1987) a vu l’industrie de la téléphonie mobile, engager de sérieuses discussions pour, non
seulement modifier mais abandonner les normes techniques établies. La prochaine génération
technologique est déjà étudiée en Europe.
Les prévisions habituelles pour la mise en service réelle de cette génération sont environ les
années 1990 à 1995. Il ne s’agit pas d’un cas dévalorisation planifié. Si une nouvelle génération
technologique doit arriver sitôt. Le concept cellulaire, développé par les Bell Laboratories, était bien
connu en Europe avant même qu’il n’y fut exploité.
L’Europe a établi alors ses propres normes, inspirées de plus ou moins près des idées
américaines. Quatre principales normes sont alors apparues.
La norme NMT (Nordic Mobile Telephone) fut établie par les pays scandinaves.
La norme TACS (Total Access Communication System, employé en UK, Irlande et en Japon)
La norme C développée par l’Allemagne.
La norme Radiocom 2000 développé en France.
Ces systèmes entrés pour la plupart en service dans la première moitié des années 80, sont
saturés et rencontrent les mêmes problèmes de congestion que les systèmes américains. Ils devaient
4
être, à court terme, complétés par un réseau utilisant toujours le concept cellulaire mais avec une
nouvelle technologie numérique, comme en a décidé la communauté économique européenne. Ce
nouveau réseau dit GSM permettra un usage sans frontière avec une meilleure utilisation du spectre
des fréquences et des services étendus.
4. Le Système GSM
Pour émettre un appel, un abonné du réseau GSM compose le numéro de son correspondant. Sa
demande arrive à la BTS de sa cellule, puis traverse le BSC pour aboutir dans le commutateur du
réseau. Le commutateur MSC transmet alors l’appel au réseau public et demande au contrôleur
BSC de réserver un canal pour la future communication.
Lorsqu’un abonné du réseau fixe numérote, le numéro composé est analysé par le commutateur
dont dépend l’abonné. Puis, l’appel est aiguillé vers le réseau GSM pour interroger le HLR du
numéro d’annuaire demandé afin de localiser le destinataire. Quand le demandé est libre, le réseau
interroge le VLR dans lequel il est inscrit pour connaître la cellule et le contrôleur de station BSC
de la zone qui peut joindre le demandé. Afin de commander la sonnerie du terminal demandé, le
contrôleur BSC fait diffuser un avis d’appel par l’ensemble des stations BTS de sa zone vers le
terminal demandé. Si le terminal du demandé écoute le réseau et reconnaît son numéro, il active la
sonnerie. Dans le même temps les bases de données VLR et HLR mettent à jour l’état de l’abonné.
5
VLR
HLR MSC
BTS BTS
BSC
VLR
MSC
RTCP
BTS
BTS
BSC
MS
VLR
BSC
MS
6
Architecture
La figure ci-dessous indique les principaux éléments d’un réseau GSM.
BTS
BTS
BSC
BTS
GMSC RPTC
BTS A
A-bis BSC
BTS
VLR
A-bis
BTS
7
Section II
Beaucoup de pays conçoivent des systèmes de radiotéléphonie cellulaire depuis les années
70. Parmi eux la Suède (Ericsson) et proposent des produits réseaux pour toutes les principales
normes cellulaires telles que les systèmes :
NMT (Nordic Mobile Telephone),
TACS (Total Access Communication System),
AMPS (Advanced Mobile Public System),
AMPS numérique
PDC (Pacific Digital Cellulaire) : Norme japonaise
PCS (Personnel Communication System) : Américain.
Le groupe de normalisation GSM (Groupe Spécial Mobile) fut créé en 1982 dans le but
d’établir des spécifications pour un système de radiotéléphonie cellulaire mobile fonctionnant dans
la bande des 900 MHz. Ces spécifications furent ultérieurement élargies pour intégrer une interface
hertzienne (de la station de base mobile) dans la bande de fréquence des 1800 MHz. Le DCS1800
(Digital Communication System).
Entre 1982 et 1985, les discussions ont porté sur le choix d’un système analogique ou
numérique. Ce dernier remporte la décision en 1985. L’étape suivante a consisté à choisir entre une
solution à bande étroite ou à bande large.
Après plusieurs essais, la solution TDMA (Time Division Multiple Access) a été choisie en
mai 1987. Simultanément les 13 premiers pays ont signé un MoU (Mémorandum of Understanding)
les engageant vis-à-vis de ces spécifications ouvrant ainsi un vaste marché potentiel au GSM. Tous
les opérateurs ayant signé ce mémorandum s’engageaient à disposer d’un système GSM
opérationnel au 1er juillet 1991.
8
Spécifications communes :
Séparation entre porteuses 200 KHz
Modulation GSMK
Débit de transmission 270 kb/s
Méthode d’accès TDMA
Codeur du signal de parole PRE LPC à 13 kb/s,
Codage de canal, Entrelaçage, Saut de fréquence,
Egalisation adaptative
Le système de téléphonie mobile GSM se compose de trois parties principales (voir figure 6) :
2. Le système de stations de base (BSS, Base Station Sub-system) où sont concentrées les
fonctions liées à la radio.
3. Le système d’exploitation et de soutient (OSS, Operation Support System) qui couvre les
aspects de conception technique du réseau cellulaire et les exigences commerciales liées à
l’exploitation d’un réseau cellulaire.
Le centre de commutation des services mobiles (MSC ) assure les fonctions de commutation
téléphonique. Une fonction spécifique de MSC est la passerelle (GMSC : Gateway MSC)
qui coordonne le trafic en provenance d’autres réseaux. Il comprend également les fonctions
de commutation, d’interfaçage avec le réseau de signalisation par canal sémaphore.
L’unité d’inter fonctionnement GSM (GIWU : GSM Interworking Unit) pour les
communications de données avec d’autres réseaux, est également mise en œuvre dans MSC.
Le registre de localisation des visiteurs (VLR) est une base de données contenant des
informations relatives à toutes les stations mobiles se trouvant dans la zone de couverture du
MSC à tout moment donné. Le VLR est souvent intégré au MSC.
Le registre de localisation de rattachement (HLR) est une base de données qui stocke et gère
les abonnements. Il contient des données d’abonnés permanentes comme le type
d’abonnement, les services souscrits et ainsi de suite. Il stocke également les informations
relatives à la localisation des abonnés. Le HLR peut être intégré au même nœud que le MSC
ou être mis en œuvre sous la forme d’un nœud distinct.
9
Switching System
(Système de commutation) SS
AUC
MS
Le registre d’identification des équipements (EIR) est une base de données contenant des
informations d’identification des équipements mobiles destinée à prévenir l’usage illicite des
stations mobiles (MS), elle permet par exemple d'établir des listes noires contenant les
numéros de terminaux volés. L’EIR est souvent situé dans le même nœud que l’AUC mais
peut également être mis en œuvre sous la forme d’un nœud distinct.
10
L’ensemble combiné MSC/BSC (contrôleur de station de base) regroupe les équipements
MSC/ VLR/HLR et BSC dans une cabine commune facilement dé ployable.
3.2. Le système de stations de base (BSS, Base Station Subsystem)
Le système de station de base comporte les nœuds suivants :
Le contrôleur de stations de base (BSC) est un commutateur de grande capacité, chargé des
fonctions radio, comme le handover, la gestion des ressources radio du réseau et la gestion des
données de configuration des cellules. Il commande également les niveaux de puissance
radiofréquence des (BTS) et des stations mobiles.
Cependant les tâches d’administration du réseau d’un niveau plus élevé peuvent être
effectuées depuis un ou plusieurs centres d’exploitation et de maintenance centralisée (OMC) et/ ou
centre de gestion du réseau (NMC), par l’intermédiaire de l’OSS. L'OMC, permet une supervision
locale des équipements.
L’OSS constitue le moyen nécessaire à une gestion efficace du réseau au fur et à mesure de
la croissance rapide de celui-ci.
Chaque élément d'un réseau GSM (l’OSS désigne comme éléments du réseau des nœuds tels
qu’un MSC ou un BSC) comporte des fonctions intégrées de supervision et de signalisation de son
état fonctionnel à l’OSS. Les erreurs détectées dans les nœuds sont classées au moyen d’icônes et
de symboles en fonction de leur gravité et sont visualisés sur des cartes, sur des stations de travail
graphiques raccordées à l’OSS, ce qui simplifie la détermination des actions de maintenance à
entreprendre. L’OSS assure également des fonctions de gestion de la configuration du réseau radio
ainsi que des fonctions de mesures de trafic radio et réseau, de post-traitement de visualisation et
d’élaboration de rapports.
Une zone MSC représente la partie du réseau couverte par un MSC (figure 7). Pour
acheminer un appel vers un abonné mobile ; il est transmis au travers du réseau au MSC dans la
zone duquel l’abonné se trouve à ce moment.
11
Une zone de service est la partie du réseau définie comme une zone ou une station mobile
peut être jointe. En raison du fait que la MS est enregistré dans un registre de localisation des
visiteurs (VLR). La zone MSC et la zone de service couvrent exactement la même partie du réseau,
le MSC et le VLR étant toujours implantés dans le même nœud.
I II
III IV
Chaque zone de service MSC/ VLR est subdivisée en plusieurs zones de localisation (figure
8). Une zone de localisation (LA) est une partie de la zone de service MSC/ VLR dans laquelle une
station mobile peut se déplacer librement sans devoir remettre à jour ses informations de
localisation dans le centre MSC/ VLR qui commande la zone de localisation.
Une zone de localisation est la zone où un message de recherche est diffusé pour rechercher
un abonné mobile appelé. Une zone de localisation peut comporter plusieurs cellules et dépendre
d’un ou plusieurs BSC mais appartient toujours à un seul MSC/ VLR.
La zone de localisation est identifiée dans le système au moyen de l’identification de zone
de localisation (LAI : Location Area Identity). Le système utilise la zone de localisation pour
rechercher un abonné actif.
MSC VLR
12
La cellule (Cell)
Une zone de localisation est subdivisée en un certain nombre de cellules (figure 9). Une
cellule est une zone de couverture radio, identifiée par le réseau au moyen de l’identification
globale de cellule. (CGI : Cell Global Identity). La station mobile distingue entre des cellules
utilisant les mêmes fréquences porteuses en utilisant le code d’identification de station de base
(BSIC : Base station Identity Code).
MSC VLR
1 2 3
Cellules de LA4 LA4 LA5 LA6
4 5 6
Local Area
Cell
13
Section III : Transmission sur l'Interface Radio
3.1. Partage des ressources radio
3.1.1 Partage en fréquence (FDMA)
3.1.2 Partage en temps (TDMA)
3.2. Duplexage 16
3.2.1 Séparation des bandes
3.2.2 Canal physique duplex
3.3. Format du burst
3.4. Chaîne de transmission
3.4.1 Cas de la parole
3.4.2 Transmission de la parole paquetée
Section IV: La carte SIM
4.1. La carte SIM
4.2. Fonction de sécurité
4.3. Blocage, déblocage du SIM
4.4. Liste des informations stockées dans la carte SIM
Section V : Handover
14
3. Transmission sur l'Interface Radio
L’interface radio est une des parties les plus sophistiquées du système; nous allons présenter les
caractéristiques de base de cette interface (méthode d’accès et technique de transmission) et de
montrer les différents traitements que subit le signal utilisateur lors d’une communication.
3.1. Partage des ressources radio
Un système radio-mobile a besoin d’une partie du spectre radio pour fonctionner. Les
concepteurs doivent donc demander une bande de fréquence auprès de l’instance officielle chargée
de la gestion du spectre. Pour un système à exigence internationale, la bande est allouée au niveau
de l’UIT (Union Internationale des Télécommunications). La bande dédiée au système GSM est de
890 à 915 MHz pour la voie montante et de 935 à 960 MHz pour la voie descendante; les bandes de
fréquence allouées à son extension DCS sont de 1710 à 1785 MHz pour la voie montante et de 1805
à 1880 MHz pour la voie descendante (voir section II).
La bande radio représentant une ressource rare, les défendeurs de la norme doivent l’utiliser à
bon connaissance et avec cupidité. Le premier choix architectural a donc été de découper le spectre
alloué pour obtenir des canaux physiques qui supporteront une communication téléphonique.
3.1.1. Partage en fréquence (FDMA, Frequency Division Multiple Access)
Chacune des bandes dédiées au système GSM est divisée en 124 canaux fréquentiels d'une
largeur de 200 kHz. Sur une bande de fréquence sont émis des signaux modulés autour d’une
fréquence porteuse qui siège au centre de la bande. Les fréquences sont allouées d’une manière fixe
aux différentes BTS et sont désignées souvent par le terme de "porteuses", de plus, il faut contrôler
à ce que deux BTS voisines n’utilisent pas des porteuses identiques ou proches (voir section I).
3.1.2. Partage en temps (TDMA, Time Division Multiple Access)
Principe
Chaque porteuse est divisée en intervalles de temps appelés slots. La durée élémentaire d’un
slot a été fixée pour la norme GSM sur une horloge à 13 MHz et vaut:
Tslot = (75/130)×10-3s soit environ 0.5769 ms.
Un slot accueille un élément de signal radioélectrique appelé burst.
L’accès TDMA permet à différents utilisateurs de partager une bande de fréquence donnée. Sur
une même porteuse, les slots sont regroupés par paquets de 8. La durée d’une trame TDMA est
donc:
TTDMA = 8×Tslot = 4.6152 ms.
Chaque usager utilise un slot par trame TDMA. Les slots sont numérotés par un indice TN qui
varie de 0 à 7. Un “canal physique ” est donc constitué par la répétition périodique d’un slot dans la
trame TDMA sur une fréquence particulière.
Les concepteurs de GSM ont prévus la possibilité de n’allouer à un utilisateur qu’un slot toutes
les 2 trames TDMA. Cette allocation constitue un canal physique demi-débit par opposition au canal
plein débit défini précédemment (voir figure 11).
Implantation du saut de fréquence
L’option du saut de fréquence lent (SFH, Spread Frequency Hopping) semble être intéressante
pour augmenter la capacité du système GSM. Le saut de fréquence permet de lutter contre les
évanouissements sélectifs, c’est-à-dire une diminution momentanée de la puissance de l’onde
radioélectrique lors de la réception, grâce à la diversité en fréquences. Habituellement le saut est
activé lorsque la charge du réseau devient importante, il doit alors apporter un accroissement
notable des performances.
Lorsque le saut de fréquence lent est activé, un canal physique ne siège pas sur une seule
fréquence mais utilise un ensemble de porteuses.
15
Figure 11. Structure d'une trame TDMA
3.2. Duplexage
3.2.1. Séparation des bandes
Dans le système GSM le duplexage se fait en fréquence. La bande totale allouée au système est
divisée en deux sous-bandes d’égale importance; l’intervalle fréquentiel qui les sépare n’est pas
attribué au système. Ce partage entre les bandes montantes (mobile réseau) et les bandes
descendantes (réseau mobile) facilite le filtrage et la séparation des voies.
Dans GSM l’écart duplex vaut Wduplex= 45 MHz, et dans le cas de DCS1800 il vaut Wduplex=
95 MHz (voir section II).
3.2.2. Canal physique duplex
Un canal simplex se rapporte à un slot par trame TDMA sur une porteuse (en l’absence de saut
de fréquence). Un canal physique duplex correspond à deux canaux simplex. Si la porteuse
supportant la voie descendante est fd , la voie montante est sur la fréquence fu:
fu = fd - Wduplex
Un canal physique correspond à la ressource radio qu’il faut utiliser pour supporter une
communication téléphonique.
Dans le système GSM un mobile émet et reçoit à des instants différents. Au niveau du mobile,
l’émission et la réception sont décalées dans le temps d’une durée de trois slots, mais pour
conserver la même numérotation TN de 0 à 7 de slots, la synchronisation de la trame TDMA
montante est aussi décalée de 3×Tslot. Ce décalage permet de simplifier le filtre duplex présent dans
chaque mobile. Son rôle se réduit à rejeter le signal provenant d’une éventuelle autre BTS émettant
pendant une phase de réception du mobile. La figure 12 montre un exemple d'émission-réception en
mode duplex.
3.3. Format du burst
Le format d’un burst normal est donné par la figure 13, c’est le type le plus couramment
utilisé, il permet de transmettre 114 bits. On remarque qu’il y a une période de garde de 30.5 µs
correspondant à la différence de durée entre un burst et un slot, ce délai sert à compenser les temps
de transmission entre le mobile et la station de base (BTS).
16
Figure 12. Emission-réception entre une MS et une BTS en duplex
17
Figure 14. Chaîne de transmission du signal de la parole
18
La carte SIM est le module ou entité fonctionnelle GSM contenant toutes les données
concernant un abonné et notamment les processus d’authentification et les informations relatives à
l’abonnement.
4.1. Caractéristiques générales
Format
Il existe deux types de carte SIM qui ne diffèrent que par leur taille. La carte SIM-IC
(Integrated Circuit) a la taille d’une carte de crédit. Elle est conforme aux normes ISO et peut être
insérée et retirée plus rapidement d’un mobile qu’une carte SIM-plug-in (figure 16). La carte SIM-
plug-in (ou Mini SIM) est de petite taille. La particularité de cette carte est d’être utilisée de façon
quasi permanente dans un terminal portatif donné. Son insertion/retrait dans un mobile est en effet
moins immédiate que la première carte.
Carte SIM-IC
Carte SIM plug-in
Le code PIN est utilisé pour identifier l’abonné. Il s’appelle aussi code CHV1 (Card Holder
Verification 1). Il se compose de 4 à 8 chiffres. Un PIN initial est chargé à la mise en service
initiale au stade de la souscription de l’abonnement. Ensuite le PIN et sa longueur peuvent être
modifiés par l’usager aussi souvent qu’il le souhaite. L’usager peut décider d’utiliser ou non la
fonction PIN au moyen de la fonction ‘mise hors fonction du PIN’. Cette dernière reste valable
jusqu’à ce que l’usager remette explicitement en fonction le contrôle du PIN.
L’usager reçoit une indication en cas d’introduction d’un code PIN erroné. Le SIM se bloque
après trois tentatives erronées successives même si entre temps le SIM a été enlevé ou le MS mis à
l’arrêt.
19
4.3. blocage, déblocage du SIM
Le blocage du SIM intervient lorsque l’utilisateur entre un code erroné un certain nombre de
fois. Le blocage consiste à placer la carte SIM dans un état interdisant toutes les actions sur la
station mobile. Le déblocage n’est possible que par utilisation d’une clé de déblocage. Les clés de
déblocage appelées PUK (unblocking key) se composent de 8 chiffres. L’usager reçoit une
indication en cas d’introduction d’un chiffre erroné. Le SIM se bloque après 10 introductions
erronées successives même si entre temps le SIM a été enlevé ou le MS mis à l’arrêt.
4.4. Informations stockées dans la carte SIM
Les informations à mémoriser peuvent être subdivisées en deux catégories : obligatoires et
facultatives.
4.4.1. Mémorisation obligatoire
Le SIM doit permettre de mémoriser les informations suivantes :
- Informations administratives : ce paramètre permet d’autoriser plusieurs modes opératoires du
mobile, par exemple l’opérateur peut configurer des cartes SIM pour le test du réseau.
- Identification de la carte à puce : numéro exclusif identifiant le SIM et l’émetteur de la carte.
- Table de service SIM : indique les fonctions optionnelles autorisées par l’abonnement et
activées par l’utilisateur.
- Identification internationale d’abonné mobile IMSI, C’est un numéro qui identifie de façon
exclusive un abonné d’un réseau public mobile GSM, elle est utilisée pour toute la signalisation
dans le PLMN. Elle est mémorisée dans le module d’identification de l’abonné (SIM), dans le
registre de localisation de rattachement HLR et dans le registre de localisation des visiteurs VLR.
- Information de localisation : Cet enregistrement comprend TMSI, LAI, valeur actuelle de la
temporisation de mise à jour périodique de la localisation et état de la mise à jour. TMSI : Identité
provisoire d’abonné mobile. Le TMSI est utilisé pour assurer la confidentialité de l’abonné. Le
TMSI n’ayant qu’une signification locale (c.-à-d. à l’intérieur de la zone MSC/ VLR), sa structure
peut être déterminée librement pour chaque opérateur. Le TMSI ne doit pas comporter plus de
quatre octets. Le TMSI est attribué uniquement pour la zone gérée par le VLR courant du mobile.
- Liste des fréquences parmi lesquelles le mobile recherche préférentiellement une voie lorsqu’il
doit sélectionner une cellule courante et permet de réduire le temps de recherche.
- Liste des quatre réseaux les plus récents sur lesquels l’inscription a été tentée et interdite.
- Clé de chiffrement Kc.
- Un dernier fichier permet de numéroter une liste de langues préférentielles que le terminal
utilise pour l’interface homme machine. Ce fichier permet à un terminal de présenter
automatiquement les écrans dans la langue de l’abonné. L’utilisateur a cependant la possibilité de
changer la langue par défaut.
4.4.2. Mémorisation facultative
- Type de messages court que le mobile accepte.
- Nom du fournisseur et de service.
- Plusieurs fichiers sont liés aux services supplémentaires d’indication de facturation : compteurs
d’unités, table du prix de l’unité.
4.4.3. Données de sécurité
- PIN : mot de passe personnel de l’abonné.
- Indicateur d’activation/ désactivation du PIN.
- Compteur d’erreurs d’introduction du PIN.
20
- Clé de déblocage (PUK ).
- Compteurs d’erreurs d’introduction du PUK.
- Clé d’authentification.
4.5. Handover ou Hand-off
En termes GSM, le processus de changement de cellule pendant un appel s’appelle ‘handover’.
Le MS et le BTS effectuent des mesures visant à déterminer la meilleure cellule de destination. Le
fait que MS participe à la décision de handover est appelé : ‘Mobile Assisted Handover’ (handover
assisté par le mobile. Les mesures effectuées par le MS et le BTS sont traitées dans le BSC. Ce
processus d’évaluation est appelé ‘locating’.
4.6. Localisation (Locating)
Le MS mesure en permanence l’intensité et la qualité du signal reçu (BER : Bit Error Rate :
taux d’erreur sur les bits) dans sa propre cellule ainsi que l’intensité du signal sur les porteuses
BCCH des cellules voisines. Ceci est effectué lorsque le MS est occupé. Les résultats des mesures
sont transmis au BTS sur le canal SACCH (canal de commande associé lent).
BCCH : Canal de commande de diffusion (Broadcast Control Channel). Les informations qui
sont diffusées sur ce canal, sont des informations concernant la cellule et ce canal contient les
informations suivantes :
- la puissance d’émission (Max et Min) pour le MS.
- minimum de puissance reçue.
- les fréquences (porteuses) des cellules adjacentes.
- numéro de la zone de localisation (LAI).
SACCH : Canal de commande lent associé (slow associated control Channel) Les canaux est
un canal de contrôle associé à faible débit appelés. Cas uplink : Le MS envoie des mesures
moyennes sur sa propre station de base (intensité et qualité du signal) et sur les stations de base
adjacentes. Cas downlink : Le MS reçoit des informations concernant la puissance d’émission à
utiliser ainsi que des instructions sur l’avance de synchronisation.
Le BTS desservant mesure l’intensité et la qualité du signal sur la liaison montante (uplink).
Les mesures du BTS et celles du MS sont transmises aux BSC sous la forme de rapport de mesure
toutes les 480 ms.
Sur la base de ces rapports, le BTS détermine si un handover est nécessaire et si oui vers quelle
cellule ceci est appelé ‘locating’. Une tentative de handover est entreprise dès que l’une des cellules
voisines devient meilleure que la cellule courante.
Lorsque le MS a changé de cellule, le nouveau BTS informe le MS des nouvelles porteuses
BCCH adjacentes pour lui permettre de continuer à effectuer des mesures. Si le MS a également
changé de zone de localisation, une mise à jour de localisation, de type normal est effectuée après la
fin de l’appel.
4.7. Types de Hand-off
4.7.1. Handover entre cellules commandées par le même BSC.
Le MSC/VLR n’est pas concerné par la procédure de handover entre deux cellules
commandées par le même BSC, mais informe de l’exécution du handover. Si le handover a été
21
effectué entre des cellules appartenant à des LA différentes, une procédure de mise à jour normale
de la localisation est effectuée mais seulement après la fin de l’appel.
4.7.2. Handover entre cellules commandées des BSC différents avec même MSC
Lorsque la procédure de handover fait appel à un autre BSC, il faut y faire participer le
MSC/VLR pour établir la liaison entre les deux BSC.
4.7.3. Handover entre cellules commandées par des MSC/VLR différents
Le handover entre cellules commandées par des MSC/VLR différents peut être réalisé
seulement dans un même pays et un même réseau public mobile (réseau d’un même opérateur). Les
cellules étant commandées par des MSC/VLR différents, elles sont également commandées par des
BSC différents.
22
Faculté des Sciences et de la Technologie
Département de Génie Electrique
2ème LMD Télécommunication
S4
Section II : Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne
1
Définitions et Caractéristiques Générales des Faisceaux Hertziens
1ère Section :
Définitions et Caractéristiques Générales des Faisceaux Hertziens
Un faisceau hertzien est une liaison haute fréquence "point à point" destinée à véhiculer sur une
porteuse harmonique un signal analogique ou un signal numérique, enfermé dans un ellipsoïde de
Fresnel (4ème section) comme il est représenté sur la figure. 1.
- Hautes fréquences : ce sont les fréquences allant approximativement de 300 kHz à 30 GHz.
- point à point: signifie que le tir du faisceau est dirigé de l'émetteur ( fixe ou mobile) vers un
récepteur bien ciblé, en général fixe, contrairement au broadcasting qui "arrose" l'espace pour
atteindre une infinité de récepteurs (exemple : émetteur radio, TNT, WiFi).
Afin de concentrer ce tir, le dipôle émetteur est placé au foyer d'une parabole, de même pour
augmenter sa sensibilité, le dipôle récepteur est lui aussi placé au foyer d'une parabole ainsi pour
franchir certains obstacles naturels, arbres, reliefs, bâtiments, rotondité de la Terre sur les distances
> 5 km. Les paraboles sont surélevées par rapport au sol à l'aide de mats métalliques (voir figure 2.),
ou montées aux sommets de promontoires naturels. Voici ci-dessous un mât hertzien constitué de son
pylône (poteau) et équipé de paraboles d'émission et/ou de réception, certaines sont équipées d'un
radôme (radar-dôme1) qui protège le dipôle des intempéries, la parabole en bas à droite présente un
dipôle non protégé suspendu par des bracons (sustentes le liant à la parabole).
- La porteuse: c'est une onde électromagnétique entretenue le temps de l'émission c'est elle qui
est caractérisée par la fréquence :
- en VHF cette fréquence va de 30 à 300 MHz.
- en UHF de 300 MHz à 3 GHz.
- en SHF de 3 à 30GHz.
- en EHF (ondes millimétriques) de 30 à 300 GHz ( typiquement de 37,5 à 40 et de 50 à 60 GHz
pour les FH militaires) et comme elle vibre selon une loi sinusoïdale E = [Link]ωt, on la nomme
de porteuse harmonique le schéma de la figure.3 représente sa structure spatio-temporelle.
1
radôme, nom masculin Grand dôme dans lequel est placé un radar
2
Définitions et Caractéristiques Générales des Faisceaux Hertziens
3
Définitions et Caractéristiques Générales des Faisceaux Hertziens
4
Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne
2ère Section :
5
Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne
Les photons émis par la source couvrent la totalité de la sphère photométrique (distribution
isotrope). Définissons une nouvelle grandeur caractérisant la densité du rayonnement, la densité
surfacique de photons ƞ traversant chaque seconde la sphère photométrique avec :
Σ = 4.π.d² (aire de la sphère), écrivons: ƞ = Φ/Σ, on obtient: ƞ = Φ/4.π.d2 2unité. s-1.m-2
Voyons maintenant ce qui se passe au niveau du capteur, celui ci a une aire de réception A
traversée par la densité ƞ de photons cela signifie qu'il reçoit à chaque instant la quantité "Φ'" de
photons suivante:
Φ' = ƞ.A soit Φ' = Φ. A/4.π.d2
Notre capteur reçoit donc, une puissance : Pr = Φ'.E, soit en utilisant la relation P = Φ.E, on obtient
alors :
Pr = P.A/4.π.d2
Exemple :
une source délivre une puissance P = 1 kW, un capteur est placé à une distance d = 1 km et a une
surface équivalente A = 1 dm² = ( 0,01 m²). La puissance reçue par le capteur est :
Pr = 103.0,01/[4.3,14.(103)2] = 8.10-7 W = 0,8 µW
Comme on le voit, cette valeur est extrêmement faible par rapport à la puissance émise! C'est pour
cette raison, qu'en terme de communication hertzienne grande portée et à niveau de puissance
suffisant, nous allons être amenés à concentrer dans l'espace la puissance émise, et donc à
abandonner la propagation isotrope.
1.2. Généralités sur les Antennes
1.2.1. Introduction
Une antenne d'émission est un conducteur qui transforme une énergie électrique en énergie de
rayonnement électromagnétique. Une antenne de réception traduit un rayonnement
2 comme on le remarque ƞ diminue avec la distance d (loi de décroissance photométrique); Lorsque la distance double, ƞ se divise par 4, ce qui explique que
l'éloignement d'une source entraîne la décroissance très rapide de la densité des photons reçus.
6
Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne
électromagnétique en courant électrique induit. La même antenne peut souvent servir à émettre ou
capter selon qu'elle est alimentée ou non en courant.
Un conducteur dans lequel passe un courant I produit dans son entourage un champ magnétique
dont l'intensité décroît en fonction de la distance du conducteur et, compte tenu de la direction,
perpendiculaire à celle du conducteur. La figure ci-dessous illustre ce propos :
Il existe donc des champs électriques et magnétiques perpendiculaires l'un à l'autre dans
l'entourage du conducteur. Si ces champs varient dans le temps, cas où le conducteur est alimenté par
une source alternative nous aurons une onde électromagnétique se propageant perpendiculairement
aux champs.
Tout fil électrique dans lequel passe un courant est une antenne d'émission et tout fil électrique
peut servir d'antenne de réception. La portée de la radiation émise par un fil électrique dépendra de
la puissance électrique mise en jeu. La qualité d'une antenne dépendra non seulement de la puissance
mise en jeu mais de sa résistance, de sa longueur et d'autres paramètres.
Une antenne maintenue horizontalement propagera une onde électromagnétique à polarisation
horizontale, tandis qu'une antenne maintenue verticalement propagera une onde électromagnétique
à polarisation verticale.
Du fait que la terre est conductrice, on évite la polarisation horizontale dans les fréquences VLF,
LF, MF et, quelquefois HF. Pour les plus hautes fréquences, on utilise la polarisation horizontale car la
majorité des bruits électromagnétiques d'origine industrielle sont polarisés verticalement.
1.2.2. Antenne de référence
L'antenne de référence est une source isotrope. Elle est constituée par un point rayonnant de
l'énergie dans toutes les directions de façon identique. Elle est utilisée comme source de référence.
7
Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne
O y
ϕ
M'
x
Ce champ est le même en amplitude et en phase sur toute la sphère de rayon R (surface équiphase).
1.2.3. Antenne réelle
Une antenne réelle ne rayonne pas de façon isotrope. Soit une antenne dont le centre de phase est
en O (voir figure précédente) et soit une direction OM définie par les angles θ et ϕ. Dans cette
direction la puissance rayonnée par unité d'angle solide est P(θ,ϕ). Il existe quelque part une
direction où cette fonction présente un maximum, soit : Pmax = P(θO,ϕO). Considérons le rapport :
r(θ,ϕ)=P(θ,ϕ)/Pmax (3)
dont la valeur maximale est l'unité. Par définition, la variation de r(θ,ϕ) en fonction de θ et de ϕ est
appelée le diagramme de rayonnement de l'antenne. Le diagramme de rayonnement ci-dessous,
dans le plan θ représente l'allure générale de la distribution de puissance rayonnée normalisée à
l'unité (souvent on cherche à concentrer l'énergie dans une direction déterminée).
8
Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne
z
θ3
Lobe principal
Lobes secondaires
Le lobe se trouvant autour de Oz, direction du maximum de rayonnement, est appelé le lobe
principal et contient la quasi-totalité de la puissance rayonnée. De part et d'autre de celui-ci
apparaissent des lobes secondaires ou latéraux, que l'on s'efforce de réduire au mieux et qui sont
séparés par des minima très marqués.
1.2.4. Caractéristiques d'une antenne
Parmi les caractéristiques les plus connues d'une antenne, on peux citer :
A. Directivité et gain :
La directivité d'une antenne dans une direction (θ, ϕ) est le rapport de la densité de puissance
rayonnée dans cette direction soit P(θ, ϕ) à la densité de puissance qui serait rayonnée par une
source isotrope rayonnant la même puissance totale Pt que l'antenne considérée. La directivité est
donnée donc :
𝑃 𝜃,𝜙 𝑃 𝜃 ,𝜙 𝑃 𝜃,𝜙
𝐷 𝜃, 𝜙 = 𝑃1
= 𝑃𝑡 = 4𝜋. 𝑃𝑡
(4)
4𝜋
𝑃𝑚𝑎𝑥 4𝜋
ou encore : 𝐷 𝜃, 𝜙 = 4𝜋. 4𝜋 = 4𝜋 (8)
0 𝑃𝑚𝑎𝑥 .𝑟 𝜃,𝜙 dΩ 0 𝑟 𝜃,𝜙 dΩ
9
Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne
η
on aussi écrire : 𝐺 𝜃, 𝜙 = 4𝜋. 4𝜋 (11)
0
𝑃 𝜃,𝜙 dΩ
B. Réciprocité :
Un signal , d'amplitude VA appliqué au point A d'une antenne 1, donne un signal VB au point B
d'une antenne 2, et réciproquement le fait d'appliquer VA au point B donnera VB au point A.
A B
VA VB
Conséquence: si l'antenne fonctionne en émission et présente alors un gain Ge et une impédance Ze,
la même antenne, fonctionnant en réception présentera un gain Gr = Ge et une impédance Zr = Ze. En
particulier, une antenne de réception doit être adaptée en émission, car sinon une partie de la
puissance reçue est ré-rayonnée dans l'espace.
C. Résistance de rayonnement :
Soit le fil d'antenne, IM M
Fil
En un point M du fil, il existe un courant IM tandis que la puissance rayonnée est Pt. Comme il s'agit
de puissance réelle, tout se passe comme s'il apparaissait en M une résistance fictive RM telle que:
Pt = RM.IM2
Dans la direction privilégiée r(θ, ϕ) = 1, du diagramme de rayonnement: RM = Pt/Io2, le coefficient
d'efficacité d'une antenne est aussi donné par la formule: η = RM/( RM + r).
RM : résistance de rayonnement et r : résistance ohmique.
En pratique, l'efficacité peut atteindre 75 à 95%. Dans le cas d'une antenne dont la longueur l << λ/4 :
RM=80.π2. l2/λ2, dans le cas d’un doublet, RM =160. π2. l2/λ2.
La résistance de rayonnement d’un dipôle demie-longueur d’onde est de 73,2 ohms (fil très fin).
Cette résistance varie avec la hauteur de l’antenne par rapport au sol.
D. Longueur effective :
En pratique, l'antenne se conduit différemment de sa longueur physique. Sa longueur effective est
légèrement plus grande que sa longueur physique. L'antenne opposant toujours une certaine
10
Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne
résistance au passage du courant, la longueur d'onde dans l'antenne est plus courte que celle dans
l'espace.
k
λ/d
Pour f < 30 MHz, λe = (C/f).0,94. Au dessus de 30 MHz λe = (C/f).k dépendant du ∅, "d " est le
diamètre du fil.
E. Hauteur effective :
C'est la caractéristique propre de l'antenne, non reliée à la longueur du mât qui la porte, antenne
demi-longueur d'onde: he = λπ. La hauteur effective détermine la tension V induite dans une antenne
par un champ électromagnétique E : V = E x he.
F. Surface équivalente de réception :
La puissance captée par l'antenne peut s'écrire: Pr = P1 x SR où SR = surface et P1 est la densité
puissance. SR est un paramètre de l'antenne = surface équivalente de réception.
G. Bande passante d'une antenne :
La bande passante d'une antenne est la différence des fréquences f1 et f2 pour lesquelles la tension
Vr reçue descend à 0,7 (-3dB) de sa valeur maximale, BP = ∆f = f2 - f1 en Hz
H. Température équivalente de bruit :
La Température de bruit d'une antenne a une grande importance pour les antennes utilisées en
réception, notamment lorsqu'elles captent un signal provenant d'un satellite. On la définit comme :
Ta = PB/(∆f.K) (12)
où PB est la puissance de bruit disponible à l'entrée du récepteur en Watt, K la constante de
Boltzmann soit 1,38×10-23 J/°C et ∆f la largeur de bande du récepteur en Hz. Afin d'avoir une
température de bruit très faible, il faut que la directivité de l'antenne soit quasiment nulle dans la
direction des sources concernées.
11
Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne
Vr
1
0.7
f
f1 f0 f2
Figure 6: Bande passante d'une antenne.
On détermine un axe des z de telle manière que l'origine z=0 soit au centre du dipôle. Les dipôles
sont des antennes à onde stationnaire. En effet, comme l'extrémité du dipôle est ouverte, l'onde
électromagnétique émise est réfléchie avec un coefficient de réflexion ρ = 1. L'addition des deux
ondes progressive et réfléchie génère une onde stationnaire.
Impédance du dipôle
Toute antenne filaire est vue de la source comme une impédance par la source. Le schéma de
branchement est illustré par la figure suivante :
12
Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne
PE
Antenne
Lorsque L est proche de λ/2, 3λ/2, etc. on a des situations de résonance. L'impédance Z est
purement réelle et de l'ordre de la centaine d'Ohms (Rr = 73 Ω pour une antenne demi-ondes). A
noter que les caractéristiques de l'antenne en résonance dépendent relativement peu de
l'épaisseur du dipôle.
Lorsque L est proche de λ, 2λ, etc. on a des situations d'antirésonance. L'impédance Z est
purement réelle et peut prendre des valeurs de plusieurs milliers d'ohms. A noter que les
caractéristiques de l'antenne en antirésonance dépendent énormément de l'épaisseur du
dipôle.
Les valeurs de L pour les quelles on a résonance (ou antirésonance) ne sont pas des multiples
exacts de l/2. Par exemple, pour le dipôle demi-onde, on a L=0.95× λ/2.
Les antennes résonantes sont assez sensibles au rapport L/λ. En conséquence, la bande passante
de ce type d'antennes est limitée.
Une seconde manière d'éliminer la réactance Xp est d'ajouter en série à l'antenne une seconde
réactance Xp' = -Xp
13
Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne
B. Dipôles résonants :
On appelle dipôle résonnant un dipôle dont la réactance Xp est nulle. Ces situations sont obtenues
lorsque L n× λ/2. Lorsque n est impair, on a résonance; lorsque n est pair on a antirésonance. La
Figure 1.8 illustre la répartition de la valeur efficace du courant pour une antenne demi onde et une
antenne λ.
C. Dipôle replié :
Le dipôle replié est représenté par la Figure 1.9, son impédance de rayonnement vaut à peu près
300 Ω. Le diagramme de rayonnement est semblable à celui du dipôle demi-onde, mais la bande
passante est plus large.
E. Antenne Yagi :
L'antenne Yagi est constituée d'un dipôle replié (radiateur), auquel on a associé un ou plusieurs
éléments passifs, appelés directeur(s) et réflecteur (voir Figure 11). Lorsque le dipôle actif est
alimenté, il émet des ondes EM; les dipôles passifs vont être excités par des courants et ils vont
rayonner à leur tour. Le champ rayonné est la somme des champs émis par tous les éléments
rayonnants. Ce type d'antenne est très difficile à calculer, dans la mesure où tous les éléments
interagissent les uns avec les autres.
cornet
D
guide
d'onde
Une antenne parabolique pour faisceau hertzien est un ensemble constitué d'un dipôle rayonnant
et d'un réflecteur parabolique. Le dipôle est fixé au cornet, c'est la partie sensible de l'antenne,
capable d'émettre et/ou de recevoir des signaux électriques. Il occupe le foyer de la parabole.
La parabole a pour fonction de rassembler sur ce dipôle les ondes reçues dans le cas d'une antenne
de réception et de disperser les ondes émises par le dipôle dans le cas de l'émission (voir figure
suivante).
16
Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne
Réception Emission
Récepteur Emetteur
17
Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne
3
Selon Huygens, chaque point "P" d'une surface d'onde se comporte comme une source (fictive) ponctuelle de même fréquence que la source mère et dont
la phase est celle de l'onde arrivant en ce point "P". De plus, Fresnel affirme que les ondelettes sphériques émises par ces sources fictives se propagent
jusqu'au point "M" où elles vont interférer.
18
Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne
Lobe principal
Exemple :
soit une parabole de 50 cm de diamètre émettant à 300 MHz
on aura: λ = c/f = 3.108/300.106 = 1 m
θeff = 1,22 .1/0,5 = 2,44 rad
soit aussi θeff =70. 1/0,5 = 140°
Maintenant la même parabole fonctionne à f = 3 GHz, la longueur d'onde λ devient 0,1 m et par
conséquent θeff = 0,244 rad ou 14 °.
19
Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne
Gain de l'antenne
Figure 16: Gain, aire équivalente et aire effective d'une antenne parabolique.
Enfin, pour terminer ce paragraphe, notons qu'il est coutume dans le métier des FH de noter et de
désigner par le terme "aire équivalente" la grandeur D², ce qui fait qu'une antenne est caractérisée par deux
aires:
l'aire effective : Aeff = π.D²/4.
l'aire équivalente Aeq = D² présente dans le gain qu'on écrira aussi :
G = 4. π. Aeq/ λ²
20
Atténuation en Espace Libre
3ème Section
Atténuation en Espace Libre
1. Introduction
Cette section s'applique particulièrement aux liaisons à visibilité directe (propagations
troposphériques, faisceaux hertziens, liaisons par satellite, etc.). On néglige l'influence du sol et les
pertes atmosphériques.
Espace libre
c'est l'espace proposé à la propagation du faisceau entre l'émetteur et le récepteur, dénué de tout
obstacle cachant (masque) réfléchissant (miroir) diffractant (objet à bord ou semi cachant) ou
absorbant (feuillage, hydrométéores), bref un espace vide de tout obstacle.
Atténuation (Affaiblissement)
l'atténuation en électronique, est le rapport entre grandeur de sortie sur grandeur d'entrée.
exemple :
tension d'entrée 10V tension de sortie 2V.
atténuation : A = 2/10 = 0,2 sans unité.
puissance d'entrée 100 W puissance de sortie 50 W.
atténuation : A = 50/100 = 0,5 toujours sans unité.
en faite, l'atténuation est une amplification < 1, Cette atténuation, peut aussi s'exprimer en niveau
d'atténuation:
A dB = 10. log10 (A)
pour les 2 exemple ci-dessus cela donnerait : AdB = 20 log (0,2) = -14 dB et A dB = 10 log( 0,5) = -3 dB
Soit Pe la puissance de l'émetteur au niveau du dipôle émetteur et Ge le gain de l'antenne,
cherchons la puissance reçue par l'antenne de gain Gr (et d'aire équivalente Ar), soit f la fréquence
d'émission de la porteuse et c la célérité du FH (vitesse de propagation des ondes EM du faisceau
hertzien) et donc, λ = c/ f sa longueur d'onde. Soit d la distance émetteur-récepteur.
Dans la direction optimale du lobe principal, le gain directif G(θ, ϕ) est égal à Go. On définit alors, la
Puissance Isotrope Rayonnée Equivalente de la manière suivante :
PIRE = [Link] en [w] (21)
Dans cette direction privilégiée, on a donc la densité de puissance suivante :
P = PIRE/4.π.d2 en [W/m2] (22)
21
Atténuation en Espace Libre
Donc, Pr = PIRE. Gr.λ 2/4.π.4.π.d2 = PIRE. Gr.λ 2/(4.π.d)2 et comme λ = c/ f, on aboutit à la relation :
Pr = PIRE. Gr.c2/(4.π.f.d)2
Enfin, à partir de l'expression de la PIRE, on obtient :
Pr = [Link].c2/(4.π.f.d)2 (23)
par définition le terme c2/(4.π.f.d)2 est l'AEL (Atténuation en Espace Libre). son niveau dB est
donné par :
Avec c = 3.108 m/s dans l'air sec, 4π = 12,56, on obtient le développement suivant :
AELdB = 169,5 - 21,98 - 20 log(f ) - 20 log(d) = 147,5 - 20log (f)- 20log(d) (25)
les unités pratiques pour le calcul de l'AELdB : f en [GHz] et d en [km].
avec fGHz = f / 109 et dkm = d / 103 on obtient :
Exemple :
Emetteur :
- niveau de puissance émetteur: 40 dBm (1 W = 1000 mW ).
- gain GedB = 30 dBm.
- fréquence f = 2 GHz.
- distance d = 50 km.
Récepteur :
gain GrdB = 30 dBm
AELdB = - 92,5 - 20 log(2.10-3) - 20log(50.10-3) = -252,5 dBm
22
Ellipsoïde de Fresnel
4ème Section
Ellipsoïde de Fresnel
1. Introduction
Lorsqu'un faisceau d'ondes est émis par une antenne de gain élevé, on a vu précédemment que
l'énergie électromagnétique se répartissait essentiellement dans le lobe de diffraction central de cette
antenne.
Lors de leur parcours spatial, ces ondes parcourent théoriquement un chemin rectiligne (droit), le
rayon central, qui est aussi axe de symétrie du lobe. Cependant, pour des raisons liées aux différents
milieux effectivement rencontrés, qui ne sont pas toujours homogènes, ou qui contiennent des
particules déviant le trajet théorique, ces ondes peuvent être soumises à une variété de trajets
aléatoires (ondes secondaires) créant des retards à la propagation.
L'énergie reçue par l'antenne de réception est donc majoritairement portée par le rayon central, à
laquelle s'ajoute l'énergie des rayons secondaires.
Il peut arriver que selon la longueurs "l" des trajets suivis, ces ondes secondaires se somment ou
au contraire se neutralisent avec l'onde centrale, ceci est du au phénomène d'interférence.
Lorsque deux ondes de même fréquence et émises en même temps d'un point E suivent des trajets
de chemins optiques différents, elles interfèrent, leurs énergies peuvent soit se superposer soit se
neutraliser, deux cas se présentes :
1er cas: le retard entre elles est faible, leur somme est pratiquement maximale, cette situation
correspond à une différence de trajet optique [ER]1 - [ER]2 voisin d'un nombre entier de longueurs
d'onde (retard équivalent à une période temporelle de vibration).
2ème cas: si cette différence est proche d'un nombre impair de demi longueurs d'onde (retard
équivalent à une demi période) , alors la superposition des champs donne une résultante quasiment
nulle.
Il est donc crucial de tenir compte de ce phénomène d'interférence pour faire le bilan exact de
l'énergie reçue par une antenne de réception FH (Faisceau Hertzien).
2. Existence de l'ellipsoïde
Fresnel a montré qu'il existe une zone de l'espace où l'onde centrale et les ondes secondaires
sont en état d'interférence constructive, cette zone est un ellipsoïde. dans ce qui suit on va voir
pourquoi :
L'ellipsoïde possède deux axes orthogonaux, grand axe et petit axe(voir figure 17) , et elle est
douée de symétrie centrale par rapport à l'intersection de ces axes et de symétrie axiale par rapport à
chacun d'eux.
Sur le grand axe sont disposés les deux foyers F1 et F2 dont la distance F1F2 est une constante
caractéristique de l'ellipse.
La propriété caractéristique d'une ellipse est :
F1MF2 = constante (1)
Les extrémités de l'axe E et R sont bien-sûr à distance constante
ER = d (2)
à partir de (1) et (2) on peut écrire que F1MF2 - ER = constante.
23
Ellipsoïde de Fresnel
3. Dimensions de l'ellipsoïde
Les fréquences Faisceau Hertzien sont de l'ordre du GHz environ (300MHz à 3GHz en UHF par
exemple) ce qui correspond à des longueurs d'ondes décimétriques (30 cm à 1 GHz par exemple).Les
distances d = ER sont de l'ordre du km.
Sur l'axe de l'ellipse on peut écrire, F1R + F2R = F1F2 + 2F2R. Considérant la propriété caractéristique
(1) appliquée en R on a aussi :
F1R + F2R - F1F2 = λ/2
On en conclut que : F2R = λ/4
Cela signifie que : ER = FIF2 + 2F2R = d + λ/2
Autant dire, en regard des dimensions précisées plus haut (d en km et λ en dm), que l'ellipsoïde
de Fresnel présente les propriétés suivantes :
Les foyers sont pratiquement confondus avec les antennes E et R.
L'équation caractéristique devient : EMR - ER = λ/2, soit encore
EMR - d = λ/ 2
Les dimensions de l'ellipsoïde de Fresnel deviennent alors assez simples à calculer :
grand axe ER : fixé par la distance d entre les antennes ER = d.
En plaçant M sur le petit axe (voir figure suivante) et on calcule la dimension de celui-ci:
24
Ellipsoïde de Fresnel
25
Définition et utilisation des dB et dBm
L’intensité acoustique : mesure le niveau sonore d’un son en décibel acoustique en dBa (ou dBSPL)
(Sound Presure Level)
Le décibel utilisé comme mesure de pression acoustique se détermine par :
NdBa = [Link](P/Po) avec Po = 20.µPa
Po est le niveau de référence c-a-d-niveau à partir duquel l’oreille commence à percevoir un son pur de 1 kHz
Par exemple, la pression acoustique maximale admise par le tympan est de 200 Pa, soit un niveau :
NdBa max oreille = 20 Log 200/2.10-5 = 20 Log 107 = 140 dBa
Rapport des
Gain
puissances
Le tableau ci-contre indique la correspondance entre
1 0 dB quelques rapports de puissances et leur valeur
2 3 dB exprimée en décibels.
4 6 dB
10 10 dB Ce rapport de puissance correspond à un gain ou à une
50 17 dB atténuation.
100 20 dB
Par exemple, un amplificateur qui fournit un signal de
500 27 dB 100 watts en sortie lorsqu’on lui applique un signal de
1000 30 dB 100mW en entrée a un gain de :
10 000 40 dB G = 10 Log ( 100/0,1 ) = 30 dB
100 000 50 dB
1 000 000 60 dB
Si deux puissances électriques P1 et P2 sont fournies successivement à une résistance R, on mesure aux
bornes de cette résistance les tensions U1 et U2.
Si l’on se fixe une tension de référence Uo (ou une puissance de référence Po sur une résistance Ro), une
tension U peut s’exprimer par rapport à cette tension de référence.
décibels mesurant la tension par rapport à une référence de 0,775 Volts RMS.
dBu Cette valeur de référence correspond à la tension d'une charge de 600 Ohms soumise à 1mW
Puissance Po = 1 mW sur 600 ohms N = 10 log U2/600.0,001= [Link](U) + 2,2
Application
Une unité très utilisée dans les mesures radiofréquences est le dBm qui exprime un niveau par rapport à une
puissance de :
Po = 1 mW sur 50 ohms
L’utilisation des gains et des niveaux en dBm ( ou dBu) est très intéressante dans une chaîne, tous les calculs
successifs se faisant par simple addition.