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20/05/2019

Télécommunications et
Applications

Département de Génie Electrique


Niveau : 2ème LMD Télécommunications

Télécommunications & Applications

Introduction à la Téléphonie

Sommaire :

I. Principe de base de la téléphonie


II. Introduction au réseau de téléphonie commuté (RTC)

1
20/05/2019

Télécommunications & Applications

I. Principe de base de la téléphonie

 Le transport de la voix est historiquement


à l’origine des premiers réseaux de
transmission
La téléphonie a été initialement prévue
pour transmettre la voix humaine entre
deux lieux distants l’un de l’autre
 Elle utilise comme support des lignes
électriques sur lesquelles transite un
courant analogue aux signaux sonores

Télécommunications & Applications

I. Principe de base de la téléphonie

• Du premier système primaire qu’il était, le téléphone a évolué et la


téléphonie est devenue une science en soi
• Elle fait appel à des techniques de traitement du signal analogique
et numérique
• De plus, la possibilité de commuter intelligemment et
économiquement les lignes d’abonnés est un art, car il s’agit de bien
dimensionner les commutateurs pour que tout abonné puisse être
rejoint facilement, presque en tout temps et avec un minimum de
délai

2
20/05/2019

Télécommunications & Applications

I. Principe de base de la téléphonie

• Une liaison téléphonique élémentaire est constituée par :


 Deux dispositifs émetteur-récepteur appelés postes téléphoniques,
 Une ligne bifilaire acheminant les signaux (paire torsadée),
 Une source d’énergie électrique (E). Cette tension continue nécessaire à
l’alimentation des postes téléphoniques est fournie par une source installée
au central téléphonique (batterie centrale)

Télécommunications & Applications

II. Introduction au réseau de téléphonie commuté (RTC)

Définition générale
 Un réseau téléphonique est constitué de l'ensemble des
organes nécessaires pour mettre en communication deux
installations téléphoniques d'abonnés en utilisant les
renseignements fournis par l'abonné demandeur (numérotation),
maintenir celle-ci pendant toute la durée de conversation avec
une qualité d’écoute satisfaisante, tout en supervisant cette
communication pour détecter toute coupure ou raccrochage afin
de libérer les organes qui ont servi à la réalisation de la liaison et
en fin, de faire une taxation

3
20/05/2019

Télécommunications & Applications

II. Introduction au réseau de téléphonie commuté (RTC)

Définition générale
 Le RTCP (Réseau Téléphonique Commuté Publique) ou PSTN
(Public Switched telephone Network) ou couramment appelé RTC
constitue un des plus grands réseau au monde avec plusieurs
centaines de millions d’abonnés
 Essentiellement analogique au départ, le réseau s'est
progressivement numérisé mis à part la ligne d'abonné qui reste
encore analogique. Pour les abonnés du RNIS, la ligne d'abonné
a été́ aussi numérisée

Télécommunications & Applications

II. Introduction au réseau de téléphonie commuté (RTC)

Organisation du réseau téléphonique


 On peut considérer que le RTC est constitué d'un réseau local
(boucle locale) est d'un réseau dorsal (backbone)

Structure du RTC

4
20/05/2019

Télécommunications & Applications

II. Introduction au réseau de téléphonie commuté (RTC)

Organisation du réseau téléphonique


a). Le réseau local
 Le réseau local ou réseau périphérique est constitué essentiellement des
lignes d’abonnés qui sont constituées de paire de cuivre de diamètre 0.4 à 0.6
mm
 La ligne téléphonique aussi appelée boucle locale relie le poste
téléphonique de l'abonné au commutateur d’entrée dans le réseau Backbone
de l’opérateur
 Ce commutateur est appelé commutateur de rattachement ou commutateur
d'abonné. Il se situe dans un bâtiment appelé central ou centre téléphonique
(le terme centre sera souvent confondu avec le terme commutateur)

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20/05/2019

Télécommunications & Applications


II. Introduction au réseau de téléphonie commuté (RTC)
Organisation du réseau téléphonique
a). Le réseau local

 Pour faciliter le déploiement et


l'exploitation du réseau
périphérique, celui-ci est organisé
comme indiqué sur la Figure ci-
contre :

 PC : point de concentration
 SR : sous répartiteur

Structure du réseau local

Télécommunications & Applications


Organisation du réseau téléphonique
a). Le réseau local

On distingue :

1) Les postes téléphoniques

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20/05/2019

Télécommunications & Applications


Organisation du réseau téléphonique
a). Le réseau local

2) Les câbles de branchement :


Ce sont des lignes bifilaires individuelles

Télécommunications & Applications


Organisation du réseau téléphonique
a). Le réseau local

3) Les points de concentration PC :


Ce sont des petites boîtes placées sur
des poteaux ou dans des endroits
réservés au sein des immeubles
desservis
Les paires téléphoniques arrivent au PC
sur des réglettes, des connexions
amovibles les relient à d'autres réglettes
sur lesquelles sont branchés les câbles
de distribution

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20/05/2019

Télécommunications & Applications


Organisation du réseau téléphonique
a). Le réseau local

3) Les points de concentration PC :


Le point de concentration PC, n'est rien d'autre qu'un mini
répartiteur de petite capacité d'une à quelques dizaines de paires

Télécommunications & Applications


Organisation du réseau téléphonique
a). Le réseau local

4) Les câbles de distribution :

relient les points de concentration au


sous répartiteurs. Ces câbles peuvent
être soit aériens, soit posé en plein terre
(moins onéreux mais vulnérables) soit en
canalisations souterraines

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20/05/2019

Télécommunications & Applications


Organisation du réseau téléphonique
a). Le réseau local

5) Les sous répartiteurs SR :

Ce sont des armoires placées sur les


trottoirs, appelés aussi nœuds de
raccordement abonné.
Ils permettent de la même façon qu'un
Point de Concentration de regrouper les
câbles de distribution vers les câbles de
transport qui sont plus volumineux. Un
SR peut connecter jusqu'à 1500 paires

Télécommunications & Applications


Organisation du réseau téléphonique
a). Le réseau local

Sous répartiteur SR

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20/05/2019

Télécommunications & Applications


Organisation du réseau téléphonique
a). Le réseau local

6) Les câbles de transport :

Sont similaires aux câbles de distribution


avec des capacités plus élevées, de 112
à 2688 paires
Ces câbles sont posés dans des
conduites souterraines

Télécommunications & Applications


Organisation du réseau téléphonique
a). Le réseau local

7) Le répartiteur général :
Constitue le point d’accès des lignes
à l'autocommutateur

10
20/05/2019

Télécommunications & Applications


Organisation du réseau téléphonique
a). Le réseau local

Répartiteurs généraux

Télécommunications & Applications


Organisation du réseau téléphonique
b). Le réseau dorsal

• Il est constitué des commutateurs et des systèmes de


transmission

• Le réseau a une structure étoilée/maillée, mais avec l’arrivée de


la hiérarchie SDH1, le réseau a tendance à migrer vers une structure
en anneau

1SDH : La Hiérarchie Numérique Synchrone (en anglais Synchronous


Digital Hierarchy)

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20/05/2019

Télécommunications & Applications


Organisation du réseau téléphonique
b). Le réseau dorsal

1) Les commutateurs (centres) : sont fonctionnellement de deux


types :

A. Les centres d'abonnés

B. Les centres de transit.

1SDH : La Hiérarchie Numérique Synchrone (en anglais Synchronous


Digital Hierarchy)

Télécommunications & Applications


Organisation du réseau téléphonique
b). Le réseau dorsal
1) Les commutateurs
A. Les centres d'abonnés :
Ce sont les centres qui permettent le rattachement des abonnés. Ils sont
différentiés en deux types :

• Les Centres à Autonomie d‘Acheminement CAA : qui sont capables


d'analyser les numéros qu'ils reçoivent et les traduire en un itinéraire parmi ceux
possibles pour acheminer la communication vers l'abonné demandé

• Les Centres Locaux CL : qui ne sont pas capables d'analyser la numérotation


ou ils sont seulement capables d'analyser les numéros des abonnés qu'ils
desservent, les autres sont tous acheminés vers une seule direction. Ils n'ont
aucune intelligence et leur rôle se limite à la concentration, on les appelle aussi
Centres Auxiliaires

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20/05/2019

Télécommunications & Applications


Organisation du réseau téléphonique
b). Le réseau dorsal

Avant le CAA

Télécommunications & Applications


Organisation du réseau téléphonique
b). Le réseau dorsal

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20/05/2019

Télécommunications & Applications


Organisation du réseau téléphonique
b). Le réseau dorsal

1) Les commutateurs
B. Les centres de transit :
• Ils permettent de connecter les commutateurs qui n'ont pas de liaison
entre eux. Ceci permet d'avoir un réseau étoilé plus facile à gérer et moins
onéreux

• Les centres de transit sont aussi différentiés en deux types, les centres de
transit secondaires (CTS) et les centres de transit principaux (CTP)

• Les centres de transit qui permettent de connecter les réseaux de deux


pays sont appelé centres de transit internationaux

Remarque : un centre peut assurer simultanément la fonction de


rattachement d’abonnés et de transit

Télécommunications & Applications


Organisation du réseau téléphonique
b). Le réseau dorsal

Le réseau dorsal est découpé en zones; on distingue :

• Zone locale (ZL), c'est la zone desservie par un CL

• Zone à autonomie d'acheminement (ZAA), c'est la zone desservie par


un CAA. Une ZAA qui englobe plusieurs CAA est dite zone à autonomie
d'acheminement multiple ZAAM

• Zone de transit secondaire ZTS, c'est la zone desservie par un centre


de transit secondaire (CTS)

• Zone de transit principale ZTP, c'est la zone desservie par un centre de


transit principal (CTP)

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20/05/2019

Schéma simplifié d’un tronçon du réseau RTC

Télécommunications & Applications


Organes constitutifs d’un poste téléphonique simple
1). Les organes de conversation

Ils assurent l’échange conversationnel entre les 2


correspondants, et constitué des éléments :
• Le microphone : c’est un convertisseur d’énergie, les
ondes sonores entraînent la vibration d’une membrane
sensible qui provoque la création d’un signal électrique
variant au même rythme que la voix
• L’écouteur : il restitue sous forme acoustique l’énergie
électrique reçue, en la transformant en énergie
mécanique imposant un mouvement vibratoire à l’air
ambiant
• Le combiné: c’est le support ergonomique sur lequel
sont montés le microphone et l’écouteur récepteur

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20/05/2019

Télécommunications & Applications


Organes constitutifs d’un poste téléphonique simple
1). Les organes de conversation

• Bobine d’induction (ou transformateur) et Condensateur assurent :


 Adaptation d’impédance entre le microphone et la ligne, et entre la ligne
et l’écouteur
 Elimination de l’effet local (antilocal), évite d’entendre sur l’écouteur les
sons émis sur le microphone du même combiné
 Séparation des courants de natures différentes
• Deux diodes : montées en antiparallèle sur le récepteur, elles absorbent
les surtensions et réduisent le choc acoustique à un niveau supportable par
l’oreille
• Un redresseur : rend l'appareil indépendant de la polarité de la ligne

Télécommunications & Applications


Organes constitutifs d’un poste téléphonique simple
2). Les organes d’appel, d’émission

• L’abonné fait connaître à son centre de rattachement le numéro


d’identification du correspondant désiré en le composant soit sur le
cadran d’appel rotatif (ancien), soit sur le clavier numérique (actuel). Ce
dispositif transmet alors au central un signal codé.

3). Les organes de réception d’appel

• La signalisation d’un appel est faite par une sonnerie mise en marche
par un courant alternatif (au travers d’un filtre)

• Lors du décrochage du combiné, le centre de rattachement constate la


fermeture du crochet, interrompt le signal d’appel et établit la liaison

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20/05/2019

Télécommunications & Applications

Mise en relation et identification du destinataire

• Avant de commencer la communication, la mise en relation, fait


intervenir un canal spécial appelé "canal sémaphore", qui gère, en
autre la numérotation, et l'envoi d'une sonnerie au destinataire

• L’échange d'informations nécessaire à la mise en relation est appelé :


"signalisation"

Télécommunications & Applications


Mise en relation et identification du destinataire
Numérotation :

Le numéro d’abonné correspond à l’identification du point d’accès au réseau


(prise terminale). L’adresse est du type hiérarchique, la structure en est
donnée par la figure ci-dessous :

Les différents éléments qui la constituent sont :


– La zone d’appel (Z), L'Algérie est divisée en 20 zones,
– Le commutateur de rattachement,
– Enfin, les 4 derniers chiffres qui désignent l’abonné local.

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20/05/2019

Télécommunications & Applications


Mise en relation et identification du destinataire
Numérotation :
Il existe trois types de numérotation :
a) La numérotation décimale ou analogique
b) La numérotation fréquentielle
c) La numérotation numérique
a) Numérotation décimale ou analogique : c’est la plus ancienne, on l’appelle aussi
33/66 ou 10 Hz. Les numéros sont envoyés au commutateur de rattachement
sous forme d’impulsions de 66 ms suivi d’un repos de 33 ms, d’où le nom de
système 33/66. Le 1 correspond à une rupture, le 2 à deux... Etc le 0 à dix
ruptures comme le montre la figure suivante (numérotation décimale de 31) :

Télécommunications & Applications


Mise en relation et identification du destinataire
Numérotation :
b) Numérotation fréquentielle : Dans la numérotation fréquentielle ou vocale
(multi-fréquentielle), normalisée par le CCITT (Comité Consultatif International
Télégraphie et Téléphonie), l’enfoncement d’une touche génère deux signaux de
fréquences différentes (une fréquence haute suivie d’une fréquence basse, transmis
au central de rattachement
Chaque combinaison de fréquences a été déterminée pour minimiser le risque
qu’une combinaison de voix lui ressemble
Les postes comportent 12 ou 16 touches, les touches A, B, C, et D peuvent être
affectées à des fonctions particulières comme le montre la figure suivante :
NB : Certains postes téléphoniques
fréquentiels ont la possibilité d’émettre une
numérotation décimale

Clavier des postes à fréquences vocales

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20/05/2019

Télécommunications & Applications


Mise en relation et identification du destinataire
Numérotation :

c) Numérotation numérique :
C’est la dernière génération de postes téléphoniques spécifiques dits postes
numériques, la numérotation correspond à la transmission d’une valeur
binaire sur une voie dite de signalisation
La numérotation peut être propriétaire (poste numérique propriétaire) ou
normalisée (poste RNIS)

Télécommunications & Applications

Mise en relation et identification du destinataire

Exemple de numérotation en France

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20/05/2019

Télécommunications & Applications

Mise en relation et identification du destinataire

Exemple : Communication locale en France :


02 38 95 01 23 vers 02 38 95 12 34

Seuls les 4 chiffres de droite sont


nécessaires au CAA 38 95 pour
mettre en relation les 2 postes

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22/04/2019

Télécommunications et
Applications

Département de Génie Electrique


Niveau : 2ème LMD Télécommunications

Télécommunications & Applications

Objectifs de l’enseignement:
 Ce cours vise à brosser le tableau des principaux concepts et
applications rencontrés en télécommunications.

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22/04/2019

Télécommunications & Applications

Contenu de Module

 Chapitre 1 : Introduction aux Applications des


Télécommunications, (Spectre électromagnétiques et télécommunications,
Classification des systèmes des télécommunications, Le marché des
télécommunications : état actuel et tendances futures.)
 Chapitre 2 : Introduction à la téléphonie, Principe de base de la
téléphonie, Introduction au réseau de téléphonie commuté (RTC),
Introduction au réseau de téléphonie Mobile (cellulaire).
 Chapitre 3 : Introduction à la radiodiffusion et la télévision,
Radiodiffusion, Réseaux de télévision Terrestre et télévision câblée, La
Télévision par satellite.
 Chapitre 4 : Autres applications des télécommunications, Principe
du radar, Réseaux de communication sans fil, Réseaux informatiques.

Télécommunications & Applications

Références bibliographiques

[1]. D. Battu, Initiation aux Télécoms : Technologies et Applications,


Dunod, Paris, 2002.
[2]. P. Clerc, P. Xavier, Principes fondamentaux des Télécommunications,
Ellipses, Paris, 1998.
[3]. G. Barué, Télécommunications et Infrastructure, Ellipses, 2002.

Mode d’évaluation
Examen Final : 100%

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22/04/2019

Télécommunications & Applications


Chapitre 1:

Introduction aux Applications des


Télécommunications

Plan de cours

 La télécommunication
 Le spectre électromagnétique
 Classification des systèmes des télécommunications

Télécommunications & Applications

1) La télécommunication : Définition

 Les télécommunications au sens large comprennent


l’ensemble des moyens techniques nécessaires à
l’acheminement aussi fidèle et fiable que possible
d’informations entre deux points a priori quelconques, à une
distance quelconque, avec des coûts raisonnables et à des
instants quelconques.

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22/04/2019

Télécommunications & Applications

1) La télécommunication : Historique

A. Le télégraphe électrique

 On peut estimer que l’histoire des


télécommunications commence en 1832, date à
laquelle le physicien américain Morse (1791- 1872)
eut l’idée d’un système de transmission codée
(alphabet Morse) (exemple : S O S …- - -… ).
 En 1856, la France adopta le système Morse. La
première liaison transocéanique, réalisée en 1858,
ne fonctionna qu’un mois (défaut d’isolement du
câble immergé).

Télécommunications & Applications

1) La télécommunication : Historique

B. Le Téléphone

 En 1876, l’Américain Graham Bell inventa le


téléphone : enfin, la voix humaine pouvait être
transportée au-delà de l'horizon sonore.
 De nombreuses améliorations du téléphone de
Bell (comme l'invention du microphone à charbon
par Hughes en 1878) conduisirent au
développement que l'on connait.
 Paris fut la première ville à posséder un réseau
de "téléphonie urbaine".

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22/04/2019

Télécommunications & Applications

1) La télécommunication : Historique

C. La Radio
 Mais le fil de cuivre qui était à la base même de ces dispositifs de
communication était très pénalisant : coûts de construction et de
maintenance très importants, impossibilité de communiquer avec un
bateau en mer...
 La découverte des ondes hertziennes allait ouvrir l’ère du "sans fil"
et métamorphoser les lourds, fragiles et coûteux câbles de cuivre en
liaisons invisibles que constituent les ondes électromagnétiques.

Télécommunications & Applications

1) La télécommunication : Historique

 En 1899, MARCONI Guglielmo (Italo-Irlandais)


fut reconnu comme l’inventeur de la radio sans fil. Il
permit à plusieurs stations d’émettre simultanément,
et sans interférences, sur des longueurs d’ondes
différentes
 En 1921, des émissions expérimentales sont
diffusées depuis la Tour Eiffel d’où sont transmis les
premiers journaux parlés et émissions musicales en
direct. Mais, c’est Lee de Forest qui avec l’invention
de la triode en 1906 ouvrit véritablement la voie aux
transmissions longues distances
 En 1927, La première liaison téléphonique
transocéanique par ondes hertziennes fut réalisée

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22/04/2019

Télécommunications & Applications

1) La télécommunication : Historique

D. La Télévision
 C'est dans les années 1920 que les premiers prototypes de télévision
apparaissent
 En 1929, la BBC émet des émissions expérimentales malgré des images de
mauvaise qualité
 En 1947, 3 Américains inventent le transistor, qui peu à peu va détrôner
les lampes, et faire accélérer les évolutions techniques

Télécommunications & Applications

1) La télécommunication : Historique

E. Les satellites
 Au début des années 1960, les communications téléphoniques
internationales restent très difficiles car les câbles sous-marins ont une
capacité réduite
 De même la télévision ne permet pas encore de réaliser des "directs"
sur de très longues distances
 Un projet est alors avancé : construire un satellite de
télécommunications
 En 1961, un accord a été signé entre la Grande Bretagne, la France
et les Etats-Unis pour sa réalisation
 Ce satellite (Telstar) est construit par "Bell Telephone Laboratories"
a été lancé de Cap Canaveral le 10 juillet 1962

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22/04/2019

Télécommunications & Applications

1) La télécommunication : Historique
E. Les satellites
 A l’occasion la France construit en Bretagne (Pleumeur-Bodou) une
antenne réceptrice composée entre autres, d'une portion de sphère de 64
mètres de diamètre.
 Le 11 juillet 1962, l'antenne capte dans d'excellentes conditions des
images émises des Etats-Unis

Télécommunications & Applications

1) La télécommunication : Historique
F. Internet
 En 1974, les laboratoires Bell mettent au point un programme, qui
permet d’échanger des données par modem via un réseau
téléphonique
 Grâce à cette innovation, débute le premier véritable réseau
planétaire, UUNET

 En 1994, avec l'introduction de Netscape, doté d'une interface


graphique spectaculaire, qui intègre les ressources multimédias,
l’Internet connaît une explosion phénoménale
 L'expression "Internet" sert à désigner un ensemble de réseaux
connectés entre eux

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22/04/2019

Télécommunications & Applications

1) La télécommunication : Définition et Généralités

 Le terme fut inventé en 1904 par Édouard Estaunié et signifie


« communiquer à distance »

 Le but des télécommunications est donc de transmettre un signal (à


l’aide des moyens à base d'électronique et d'informatique), porteur
d’une information (voie, musique, images, données...etc.), d’un
lieu à un autre lieu situé à distance

 Les télécommunications recouvrent toutes les techniques de transfert


d’information (filaires, radio, optiques, etc.) quelle qu’en soit la nature
(symboles, écrits, images fixes ou animées, son, ou autres)

Télécommunications & Applications

1) La télécommunication : Définition et Généralités


La chaine de télécommunication est formée principalement d’un :
1. Canal (ligne, câble coaxial, guide d’onde, fibre optique, lumière infra-
rouge, canal hertzien, etc.)
2. Emetteur (source), qui a comme fonction de fournir un signal
(représentant le message) adapte au canal
3. Récepteur (destinataire) dont la fonction est de reconstituer le message
après observation du signal présent sur le canal

Schéma de base d’une chaîne de transmission

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22/04/2019

Télécommunications & Applications

2) Le Spectre Electromagnétique
Ondes Electromagnétiques : OEM

 Les ondes électromagnétiques (OEM) se rattachent à des phénomènes


électriques et magnétiques. Elles sont caractérisées par la présence de deux
champs variables; l'un magnétique, l'autre électrique

 Maxwell étudia les rapports entre les deux champs, établissant des
équations connues sous le nom d'équations de Maxwell

 La présence d'un champ électrique et d'un champ magnétique


perpendiculaire l'un à l'autre, et variant dans le temps, produit une onde
électromagnétique se déplaçant à la vitesse de la lumière (C=3.108 m/s),
dans une direction perpendiculaire à celle des lignes de champ électriques et
magnétiques

Télécommunications & Applications

2) Le Spectre Electromagnétique
Ondes Electromagnétiques : OEM

9
22/04/2019

Approche simple pour rayonner de l’énergie électromagnétique


C diminue L=Cste
« Décharge Alors F augmente
oscillante »

C diminue encore
(L=Cste) Courant dans L charge
Alors F augmente la C (Inter fermé) et C se
capacité commence à décharge dans L(inter
rayonner E ouvert)
1
F 
2  LC

L diminue
F augmente
encore

Approche simple pour rayonner de l’énergie électromagnétique


On diminue la
S surface des
C  0  r armatures de C à la
e section du
brin(rayonnant)

L se metdeà
Ce montage rayonne
l’énergie
rayonner H
électromagnétique
L réduit à sa plus simple
« expression »
(simple conducteur)

10
22/04/2019

Une onde électromagnétique (OEM) est constituée :

d’un champ électriqueE


d’un champ magnétique H
Qui se propagent dans une direction qui est celle S
du vecteur de Poynting
Ces trois grandeurs sont complexes (régimes sinusoïdaux).
Dans le vide, ces deux champs sont orthogonaux et perpendiculaires
à la direction de propagation(champs transverses)

Représentation
en coordonnées
sphériques

Télécommunications & Applications


2) Le Spectre Electromagnétique
Fréquence et Longueur d’onde :

On définit la longueur d’onde λ comme étant la période spatiale de l’OEM


(Distance parcourue par l’onde pendant une période d’oscillation T)

c
  cT
f

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22/04/2019

Polarisation d’une onde électromagnétique

La polarisation d’une onde Transverse Electromagnétique (TEM) est le type


de trajectoire que décrit l’extrémité du champ électrique, E, au cours du
temps dans le plan transverse (plan perpendiculaire au vecteur de
Poynting). Il existe trois types de polarisation:
Polarisation Linéaire
Le champ E n’a qu’une composante variant sinusoïdalement. Sa trajectoire
est donc un segment de droite. La polarisation peut être dans ce cas
verticale ou horizontale.

Polarisation d’une onde électromagnétique

Polarisation circulaire
Le champ E a deux composantes Eq et Ej de même amplitude
et déphasées de 90°. E décrit un cercle

Polarisation elliptique
Le champ E a deux composantes Eq et Ej d’ amplitude et de
phases quelconques

12
22/04/2019

Classification des ondes électromagnétiques radio selon leur


longueur d’onde

Fréquence
Dénomination
longueur d’onde
30kHz à 300kHz
Ondes Longues (GO)
 de 10km à 1km
300kHz à 3MHz
Ondes Moyennes (PO)
 de 1km à 100m
3MHz à 300MHz
Ondes Courtes
 de 100m à 10m
Ondes Très Hautes 30MHz à 300MHz
Fréquences(VHF)  de 10m à 1m
Ondes Ultra Hautes 300MHz à 3GHz
Fréquences(UHF)  de 1m à 10cm
Ondes Supra Hautes 3GHz à 30GHz
fréquences(SHF)  de 10cm à 1cm
Ondes Extra Hautes 30GHz à 300GHz
Fréquences(EHF)  de 1cm à 1mm

Télécommunications & Applications

2) Le Spectre Electromagnétique

13
22/04/2019

Télécommunications & Applications

2) Le Spectre Electromagnétique

 Le spectre électromagnétique est la décomposition du rayonnement


électromagnétique selon ses différentes composantes en termes de
fréquence (ou période), d'énergie des photons ou encore de longueur
d’onde associée, les quatre grandeurs 𝜈 (fréquence), 𝑝 (période), 𝐸
(énergie) et 𝜆 (longueur d’onde) étant liées deux à deux par :
La constante de Planck 𝒉 (approx. 6,626069×10-34 J∙s ≈ 4,13567
meV/Hz) et la vitesse de la lumière c (exactement 299 792 458
m/s)
selon les formules :
- E = h.𝜈 = h/𝑝 pour l’énergie transportée par le photon,
- c = 𝜆.𝜈 = 𝜆/𝑝 pour le déplacement dans le vide du photon,
- D’où aussi : E = h.c/𝜆 .

Télécommunications & Applications

2) Le Spectre Electromagnétique

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22/04/2019

Télécommunications & Applications

2) Le Spectre Electromagnétique

Télécommunications & Applications

2) Le Spectre Electromagnétique

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22/04/2019

Télécommunications & Applications

2) Le Spectre Electromagnétique

Télécommunications & Applications


2) Le Spectre Electromagnétique

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22/04/2019

Télécommunications & Applications


2) Le Spectre Electromagnétique

Domaines du spectre électromagnétique

Télécommunications & Applications


3) Classification des systèmes de télécommunications

• Lorsque l'on aborde le problème des télécommunications on est amené à


faire usage de deux termes : réseau et système
• Le concept de système se rapporte essentiellement aux moyens de
télécommunications mis en œuvre pour constituer des réseaux
• Les systèmes sont en quelque sorte les supports des réseaux
• On peut définir un système comme un ensemble cohérent de moyens mis
en œuvre pour réaliser tout ou partie des fonctions des télécommunications
• Suivant cette terminologie on distingue, en général, dans le domaine des
télécommunications, deux grands systèmes spécifiques :
• Les systèmes de transmission
• Les systèmes de commutation

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Télécommunications & Applications


3) Classification des systèmes de télécommunications

3. 1). Les systèmes de transmission

 Comprennent essentiellement les lignes de transmission proprement


dites, c'est-à-dire les supports de transmission et les équipements de
groupement des signaux à transmettre

 Ce groupement est appelé multiplexage. Il en existe trois types :


 le multiplexage en fréquence (FDM),
 le multiplexage en temps (TDM),
 et le multiplexage en longueur d’onde (WDM, pour communications
par fibre optique).

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3) Classification des systèmes de télécommunications


3. 1). Les systèmes de transmission

3. 1. 1). Les Lignes (supports) de transmission

 Ces lignes peuvent être de nature très diverse (câbles, liaisons hertziennes,
liaisons par satellites)

 Actuellement, pour les liaisons entre stations fixes de télécommunications,


on peut classer les supports de transmission en cinq grandes catégories
techniques :

 Les câbles à paires symétriques (conducteurs),


 les câbles coaxiaux (conducteurs),
 les faisceaux hertziens (FH, l’air),
 les satellites artificiels (l’air & espace),
 et les fibres optiques (verre ou plastique).

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3) Classification des systèmes de télécommunications


3. 1). Les systèmes de transmission

3. 1. 1). Les Lignes (supports) de transmission


a. Les câbles à paires symétriques :

 Lignes bifilaires groupées à l'intérieur de câbles le plus souvent


souterrains mais, parfois encore, aériens, dont la capacité varie en
fonction du nombre d'abonnés à raccorder ou du trafic à écouler
 Ces types de câbles sont utilisés essentiellement dans les réseaux
locaux, soit pour le raccordement des abonnés à leur centre
de rattachement, soit pour des liaisons inter-centraux, urbaines ou
rurales
 En général, les câbles à paires symétriques sont utilisés pour la
transmission de signaux à faible ou moyenne largeur de bande
(téléphone, télex, transmissions de données à moyen débit), mais on
peut aussi les utiliser pour des transmissions de signaux à plus large
bande (vidéo) sur de courtes distances

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3) Classification des systèmes de télécommunications

a. Les câbles à paires symétriques :

FTP
UTP
Paire Torsadée Ecrantée
SFTP Foiled Twisted Pair
Unshielded Twisted Pair
Paire Torsadée Non Blindée
Paire Torsadée Ecrantée et Blindée
Shielded Foiled Twisted Pair

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3) Classification des systèmes de télécommunications


3. 1). Les systèmes de transmission

3. 1. 1). Les Lignes (supports) de transmission


b. Les câbles coaxiaux :

 Ils ont régné pendant longtemps sur le domaine des liaisons terrestres
à grande distance et des liaisons intercontinentales par câbles sous-
marins

 Ils sont utilisés aussi pour des « réseaux locaux à large bande »,
réseaux de télévision par câble, notamment, ou pour des liaisons
interactives de vidéocommunication

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3) Classification des systèmes de télécommunications


3. 1). Les systèmes de transmission

3. 1. 1). Les Lignes (supports) de transmission


c. Les faisceaux hertziens :
 Les FH désignent l’air ou le vide !!!, ils permettent la circulation d’ondes
électromagnétiques ou radioélectriques diverses entre un émetteur et un
récepteur

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3) Classification des systèmes de télécommunications


3. 1). Les systèmes de transmission

3. 1. 1). Les Lignes (supports) de transmission


c. Les faisceaux hertziens :

 Destiné à la mise en œuvre de réseau de


télécommunication, le faisceau hertzien
numérique est rapidement mis en service,
offre de grandes capacités de débit, est
évolutif en fonction des besoins de l’usager

 Le faisceau hertzien est souvent


complémentaire de réseau de fibre optique
pour assurer la continuité de certains points
de raccordement

 Les débits vont de 2 à 155 Mbit/s sur


des fréquences de 1,5 à 38 GHz

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3) Classification des systèmes de télécommunications


3. 1). Les systèmes de transmission

3. 1. 1). Les Lignes (supports) de transmission


d. Les satellites artificiels :
 L'ère des télécommunications par
satellites artificiels a commencé en 1962
(première liaison transatlantique par
satellite de télécommunication, le 11
juillet 1962, entre Andover, aux États-
Unis et Pleumeur-Bodou, en France)
 Les premiers satellites ont été d'abord
des satellites à défilement (orbites basses
et excentrées), Très rapidement on a été
capable de lancer des satellites dits
géostationnaires (orbite circulaire et
rotation du satellite en synchronisme avec
celle de la Terre)

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3) Classification des systèmes de télécommunications


3. 1). Les systèmes de transmission

3. 1. 1). Les Lignes (supports) de transmission


d. Les satellites artificiels :

 Les satellites artificiels ont révolutionné non


seulement les télécommunications
intercontinentales (possibilité de transmission
simultanée de voies téléphoniques et de canaux
de télévision) mais aussi, comme chacun sait, la
météorologie, la navigation, la télédétection et
la télésurveillance à objectifs civils ou militaires
 D'autre part, l'apparition des satellites de
diffusion directe de télévision apporte encore
une dimension supplémentaire aux satellites de
télécommunications

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3) Classification des systèmes de télécommunications


3. 1). Les systèmes de transmission

3. 1. 1). Les Lignes (supports) de transmission


e. Les fibres optiques :
 Une fibre optique est constituée :
a. d’un fil de verre très fin (quelques
micromètres) à base de silice qui constitue
le cœur dans lequel se propage la lumière,
b. d’une gaine en silice dopée et,
c. d’un revêtement de protection en polymère
d. une impulsion lumineuse représente
l’information binaire 1 tandis que
l’absence de lumière représente
l’information binaire 0

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3) Classification des systèmes de télécommunications


3. 1). Les systèmes de transmission
3. 1. 1). Les Lignes (supports) de transmission
e. Les fibres optiques :
 Les avantages de la fibre optique sont nombreux :
 Le diamètre extérieur est de l’ordre de 0,1 mm et son poids de quelques
grammes par kilomètre,
 La largeur de bande passante utilisable est de 15 THz, qui permet le
multiplexage sur un même support de très nombreux canaux de télévision, ou
de téléphone,
 Une faible atténuation (≈0,22 dB/km) ce qui conduit à un espacement
plus important des points d’amplification du signal transmis,
 L’insensibilité des fibres aux parasites électromagnétiques ce qui constitue
un avantage particulier pour la transmission de données
 L’inconvénient des fibres optiques tient :
 aux coûts,
 Flexibilité.

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3) Classification des systèmes de télécommunications


3. 1). Les systèmes de transmission

3. 1. 1). Les Lignes (supports) de transmission

e. Les fibres optiques :

 Elles ont connu, en une décennie, un développement éclatant, aussi


bien dans le domaine des liaisons intercontinentales par câbles sous-
marins que pour les liaisons terrestres à grande distance,
 Elles remplacent progressivement les liaisons par câbles coaxiaux et
par faisceaux hertziens
 1977 : premières liaisons expérimentales,
 1988 : mise en service du premier câble sous-marin en mois de
décembre.

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3) Classification des systèmes de télécommunications


3. 1). Les systèmes de transmission

3. 1. 2). Systèmes de multiplexage

On dispose globalement trois grands procédés de multiplexage :

 Le multiplexage en fréquence (FDM),


 Le multiplexage en temps (TDM),
 et le multiplexage en longueur d'onde (WDM)

 Lorsque la bande passante d’un support est nettement plus large


que le spectre du signal à transmettre,
 il est intéressant d’utiliser un même support pour transmettre
parallèlement plusieurs signaux,
 On parle de multiplexage. Le démultiplexage consiste à reconstituer
les différents signaux à partir du signal multiplexé.

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3) Classification des systèmes de télécommunications


3. 1). Les systèmes de transmission

3. 1. 2). Systèmes de multiplexage


a. Le multiplexage en fréquence

 Le multiplexage fréquentiel consiste à partager la bande de


fréquence disponible en un certain nombre de canaux ou sous-
bandes plus étroits et à affecter en permanence chacun de ces
canaux à un utilisateur
 FDM (Frequency Division Multiplexing), est une technique
de multiplexage par répartition de fréquence. Elle est utilisée pour
augmenter les débits sur paires torsadées et plus particulièrement
des lignes téléphoniques

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3) Classification des systèmes de télécommunications


3. 1). Les systèmes de transmission

3. 1. 2). Systèmes de multiplexage


a. Le multiplexage en fréquence

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3) Classification des systèmes de télécommunications


3. 1). Les systèmes de transmission

3. 1. 2). Systèmes de multiplexage


b. Le multiplexage en temps
 Le multiplexage en temps TDM (Time Division Multiplexing) consiste à
affecter à un utilisateur unique la totalité de la bande passante pendant un
court instant (IT) et à tour de rôle pour chaque utilisateur,
 Le multiplexage TDM permet de regrouper plusieurs canaux de
communications à bas débits sur un seul canal à débit plus élevé.

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3) Classification des systèmes de télécommunications


3. 1). Les systèmes de transmission

3. 1. 2). Systèmes de multiplexage


b. Le multiplexage en temps

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3) Classification des systèmes de télécommunications


3. 1). Les systèmes de transmission

3. 1. 2). Systèmes de multiplexage


b. Le multiplexage en longueur d’onde (F.O)
 A l’inverse de la technologie TDM qui n’utilise qu’une seule longueur
d’onde par fibre optique, la technologie WDM (Wavelength Division
Multiplexing) met en œuvre un multiplexage de longueurs d’onde,
 L’idée est d’injecter simultanément dans une fibre optique plusieurs trains
de signaux numériques sur des longueurs d’ondes distinctes.

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3) Classification des systèmes de télécommunications


3. 2). Les systèmes de commutation

 La commutation est, la deuxième grande fonction des réseaux de


télécommunications après la transmission,
 En effet, si au début on pouvait se contenter de faire communiquer entre
eux quelques usagers, en embrochant leurs postes sur une même ligne
(principe de la ligne partagée) ou en les reliant deux à deux par des lignes
directes, cela n'était plus possible lorsque le nombre de personnes
susceptibles de communiquer entre elles dépassait la dizaine,
 Il était indispensable alors de mettre en œuvre d'autres moyens : la
fonction commutation s'imposait d'elle-même.

Définition : La commutation consiste à choisir un chemin particulier


parmi tous les chemins possibles et disponibles permettant de relier deux
lignes téléphoniques données, le numéro composé par l’abonné servant
alors d’instruction au commutateur.

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3) Classification des systèmes de télécommunications


3. 2). Les systèmes de commutation

Les différents types de commutation :


 La commutation de circuits
 La commutation de messages
 La commutation par paquets

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3. 2). Les systèmes de commutation
Principe de la commutation
 Le concept de réseau à commutation est né de la nécessité de mettre en
relation un utilisateur avec n’importe quel autre utilisateur et de l’impossibilité
de créer autant de liaisons point à point qu’il y a de paires potentielles de
communicants

Pas de commutation 15 liaisons Commutation 6 liaisons Réseau commuté


 Le nombre total de liens nécessaires dans un système de N nœuds est donc de :

 Le terme nœud (node) désigne d’une manière générale tout calculateur qui reçoit,
émet et/ou traite des données

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3. 2). Les systèmes de commutation
Exemple :

 Si on applique la formule précédente au réseau téléphonique, compte tenu


qu’il existe environ 300.106 abonnés dans le monde et que chaque abonné
peut être mis en relation avec n’importe quel autre abonné, la terminaison de
réseau chez chaque abonné devrait comporter 45.1015 lignes !!!!
 D’où la nécessité de trouver un système qui permette, à partir d’une simple
ligne de raccordement (liaison d’abonné), d’atteindre simplement tout autre
abonné du réseau par simple commutation d’un circuit vers cet abonné
 Ce système porte le nom de réseau à commutation, dans le réseau illustré
par la ci-dessous, le commutateur met en relation les utilisateurs A et B

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3. 2). Les systèmes de commutation
Exemple :

 Un réseau à commutation assure une connectivité totale. Dans ses


conditions, la topologie logique ou interconnexion totale, vue du côté des
utilisateurs, est différente de la topologie physique réelle

Vue physique du réseau Vue logique du réseau

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3. 2). Les systèmes de commutation
1). La commutation de circuits :

 Dans la commutation de circuits, un lien physique est établi par juxtaposition


de différents supports physiques afin de constituer une liaison de bout en bout
entre une source et une destination
 La mise en relation physique est réalisée par les commutateurs avant tout
échange de données et est maintenue tant que les communicants ne la
libèrent pas
 Le taux de connexion est important, alors que le taux d’activité peut être
faible

Réseau à commutation de circuits ou spatiale

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3. 2). Les systèmes de commutation
1). La commutation de circuits :

 L’ordonnancement des informations transférées, est garantit par la


constitution d’un chemin physique
 Les données sont reçues dans l’ordre où elles ont été émises
 Les deux entités correspondantes doivent être présentes durant tout
l’échange de données, il n’y a pas de stockage intermédiaire
 Les débits de la source et du destinataire doivent être identiques
 Les abonnés monopolisent toute la ressource durant la connexion. Dans ces
conditions, la facturation est généralement dépendante du temps et de la
distance (exemple : le Réseau Téléphonique Commuté ou RTC).

 La commutation de circuits ou commutation spatiale est aujourd’hui


remplacée par une commutation par intervalle de temps (IT) entre des
multiplex entrants et des multiplex sortants (commutation temporelle)

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3. 2). Les systèmes de commutation
1). La commutation de circuits :

La commutation temporelle

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2). La commutation de messages :
 En commutation de circuits, la régulation du trafic est réalisée à la connexion,
s’il n’y a plus de ressource disponible, de bout en bout, la connexion est refusée
 En commutation de messages, l'information à transmettre est découpée en
messages ; les messages circulent sur le réseau à la manière du transport
automobile
 La commutation de messages, n’établit aucun lien physique entre les deux
systèmes d’extrémité
 Le message est transféré de nœud en nœud et mis en attente si le lien
internœud est occupé

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2). La commutation de messages :

 Chaque bloc d’information (message) constitue une unité de transfert


acheminée individuellement par le réseau
 La commutation de messages autorise un dimensionnement des réseaux à
commutation de messages inférieur à celui des réseaux à commutation de
circuits
 En cas de fort trafic, il n’y a pas blocage du réseau mais seulement un
ralentissement (attente de la libération d’un lien)
 La mémorisation intermédiaire de l’intégralité des messages nécessite des
mémoires de masse importantes et augmente le temps de transfert
 Les réseaux à commutation de messages ne sont pas adaptés aux
applications interactives

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2). La commutation de messages :

Les réseaux à commutation de messages assurent, par rapport à la


commutation de circuits :
– le transfert, même si le correspondant distant est occupé ou non connecté ;
– la diffusion d’un même message à plusieurs correspondants ;
– le changement de format des messages ;
– l’adaptation des débits et éventuellement des protocoles.

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3). La commutation de paquets :
Principe :
 Dans la commutation de paquets, un bloc d'information à transmettre est
découpé en paquets
 Un paquet comporte donc une fraction de l'information à transmettre
mais aussi un champ de contrôle, généralement placé en début de paquet
en-tête

 Dans un réseau à commutation de paquets, un nœud de commutation a


pour rôle de recevoir les paquets entrants, d'examiner les en-têtes
et les destinations, de choisir une voie de sortie optimale pour
chaque paquet, de mettre les paquets reçus dans les files d'attente
adéquates pour leur acheminement.
 On notera, en particulier que des paquets provenant de messages
différents peuvent être multiplexés (multiplexage temporel) sur une
même liaison et que les débits des différentes liaisons peuvent être
différents

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3). La commutation de paquets :
Principe :

Principe de la commutation de paquets

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3). La commutation de paquets :

Notons que les paquets peuvent être acheminés suivant deux modes
différents :
 le mode "circuit virtuel" : un chemin entre le nœud entrant et le nœud
destination est construit (établissement du circuit virtuel), puis tous les
paquets d'un même message suivent ce chemin ; ils arrivent donc dans
l'ordre où ils ont été émis (acheminement en séquence)
 le mode "datagramme" : chaque paquet est traité indépendamment des
autres ; les paquets n'arrivent donc pas nécessairement dans le même ordre
que celui de l'émission ; ils doivent être remis en séquence pour délivrance au
destinataire

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Télécommunications & Applications


3). La commutation de paquets :

 L'intérêt de la commutation de paquets sur la commutation de


messages peut être rendu évident par la figure ci-dessous ; on gagne du
temps par la simultanéité de réception et de transfert de différents
paquets

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Faculté des Sciences et de la Technologie
Département de Génie Electrique
2ème LMD Télécommunication
S4

1
1. PRINCIPES GÉNÉRAUX DE LA TÉLÉPHONIE

Le transport de la voix est historiquement à l’origine des premiers réseaux de transmission. Le


réseau téléphonique public RTC (Réseau Téléphonique Commuté) ou encore PSTN (Public Switched
Telecommunication Network) a essentiellement pour objet le transfert de la voix.
Utilisant le principe de la commutation de circuits, le réseau téléphonique met en relation deux
abonnés à travers une liaison dédiée pendant tout l’échange.

Figure 1: Principe du réseau téléphonique commuté

À l’origine, la mise en relation était réalisée manuellement par des opérateurs. Bien que les
premiers concepts de commutation automatique apparurent en 1889.
La commutation de circuits ou commutation spatiale consiste à juxtaposer bout à bout des voies
physiques de communication, la liaison étant maintenue durant tout l’échange. La numérisation de la voix
a permis le multiplexage temporel des communications. Ce concept est illustré figure 2. En mettant en
relation un IT d’une trame en entrée avec un IT d’une autre trame en sortie, la commutation temporelle
émule un circuit. La communication est full duplex, une bande passante de 64 kbit/s, dans chaque sens, est
donc réservée durant toute la communication.

Figure 2: Principe de la commutation temporelle.

Les supports de transmission sont constitués de voies numériques multiplexées selon une hiérarchie
appelée hiérarchie plésiochrone 1 (Plesiochronous Digital Hierarchy, PDH). Malgré la numérisation du
réseau, la liaison des abonnés résidentiels est restée essentiellement analogique.
C’est le commutateur de rattachement qui réalise la fonction de numérisation et de dénumérisation
de la voix (Figure 3).

1
En télécommunications, c'est un terme utilisé pour définir des systèmes communiquant à l'aide de signaux d'horloge ayant une
même fréquence nominale mais avec une certaine tolérance spécifiée, de sorte que leur phase relative peut varier.
2
Figure 3: Les modes de raccordement.

2. ORGANISATION DU RÉSEAU TÉLÉPHONIQUE

Architecture traditionnelle

Le réseau téléphonique a une organisation hiérarchique à trois niveaux (Figure 4). Il est structuré
en zones, chaque zone correspond à un niveau de concentration et en principe de taxation. On distingue :
 Zone à Autonomie d’Acheminement (ZAA), cette zone, la plus basse de la hiérarchie, comporte un
ou plusieurs Commutateurs à Autonomie d’Acheminement (CAA) qui eux-mêmes desservent des
Commutateurs Locaux (CL). Les commutateurs locaux ne sont que de simples concentrateurs de
lignes auxquels sont raccordés les abonnés finals. La ZAA (Zone à Autonomie d’Acheminement)
est un réseau étoilé, elle constitue le réseau de desserte ;
 Zone de Transit Secondaire (ZTS), cette zone comporte des Commutateurs de Transit Secondaires
(CTS). Il n’y a pas d’abonnés reliés directement aux CTS (Commutateurs de Transit Secondaires).
Le réseau étant imparfaitement maillé lorsqu’un CAA (Commutateur à Autonomie
d’Acheminement) ne peut atteindre directement le CAA destinataire, ils assurent le brassage des
circuits ;
 Zone de Transit Principal (ZTP), cette zone assure la commutation des liaisons longues distances.
Chaque ZTP (Zone de Transit Principal) comprend un Commutateur de Transit Principal (CTP).
Au moins un Commutateur de Transit Principal (CTP) est relié à un Commutateur de Transit
International (CTI).

3
Figure 4: Organisation du réseau téléphonique.

Le réseau étant partiellement maillé, plusieurs itinéraires sont généralement possibles pour
atteindre un abonné. Afin d’optimiser l’utilisation des faisceaux, on distingue deux types de faisceaux : les
faisceaux de premier choix et les faisceaux de second choix ; les faisceaux de second choix constituent des
faisceaux de débordement. Pour un numéro donné, le faisceau de premier choix est choisi de telle manière
qu’il conduise l’appel vers le commutateur le plus proche de l’abonné appelé en empruntant les faisceaux
de plus faible hiérarchie.
Gestion du réseau

La gestion générale du réseau discerne trois fonctions :

A. La distribution: celle-ci comprend essentiellement la liaison d’abonné ou boucle locale (paire


métallique) qui relie l’installation de l’abonné au centre de transmission de rattachement. Cette
ligne assure la transmission de la voix (fréquence vocale de 300 à 3 400 Hz), de la numérotation (10
Hz pour la numérotation décimale – au cadran – et 697 à 1633 Hz pour la numérotation
fréquentielle) et de la signalisation générale (boucle de courant, fréquences vocales) ;
B. La commutation: c’est la fonction essentielle du réseau, elle consiste à mettre en relation deux
abonnés, maintenir la liaison pendant tout l’échange et libérer les ressources à la fin de celui-ci.
C’est le réseau qui détermine les paramètres de taxation et impute le coût de la communication à
l’appelant ou à l’appelé ;
4
C. La transmission: c’est la partie support de télécommunication du réseau, cette fonction est remplie
soit par un système filaire cuivre, par de la fibre optique ou par des faisceaux hertziens.
Aujourd’hui, les réseaux sont intégralement numérisés, seule la liaison d’abonné est encore, la
plupart du temps, analogique et sur support cuivre, notamment pour les abonnés résidentiels.

3. ÉTABLISSEMENT D’UNE COMMUNICATION TÉLÉPHONIQUE

Principe d’un poste téléphonique

Établir une communication téléphonique c’est mettre en relation deux terminaux téléphoniques. Le
poste téléphonique doit remplir plusieurs fonctions, chacune est réalisée par un organe spécifique. Le
terminal téléphonique élémentaire comporte cinq organes (Figure 5) :

Figure 5: Le terminal téléphonique S63.

 Les crochets ou supports sur lesquels repose le combiné ; lorsque le combiné est soulevé les
contacts se ferment. Le circuit électrique est alors fermé, le commutateur de rattachement détecte le
courant et en déduit que l’abonné désire entrer en communication. Un potentiomètre permet
d’ajuster ce courant à 30 mA. De même, lors du raccroché, le commutateur détecte l’ouverture de la
boucle de courant. L’ouverture ou la fermeture de cette boucle permet, très simplement, au
commutateur de rattachement de détecter le changement d’état du terminal (signalisation) ;
 Le micro ou capteur, constitué d’une simple membrane qui par ses vibrations, sous l’effet de la
pression acoustique (voix), fait varier la résistance interne de celui-ci (micro au charbon). Ces
variations de résistance entraînent des variations du courant dans la boucle de courant. Ce sont ces
variations, proportionnelles à la pression sur la membrane (voix), qui constituent le signal
analogique de voix transmis, après numérisation, à l’usager distant ;

5
 Un écouteur, membrane métallique qui vibre selon les variations du courant dans le
transformateur d’adaptation et restitue le son ;
 Un cadran, celui-ci en provoquant l’ouverture de la boucle de courant (numérotation décimale)
envoie des impulsions au commutateur. Celles-ci seront interprétées et permettront d’identifier
l’appelé ;
 Une sonnerie, alimentée en 50 Hz (80 volts), alerte l’abonné distant et l’invite à décrocher, c’est le
commutateur de rattachement qui envoie le signal 50 Hz lors d’un appel.

Principe du raccordement d’usager


L’usager est raccordé au réseau via une unité de raccordement (URA, Unité de Raccordement
d’Abonnés). Celle-ci peut être locale ou distante (URAD, Unité de raccordement d’Abonnés Distants). Le
commutateur de raccordement assure les fonctions de réception et de mémorisation de la numérotation
(Enregistreur), celle-ci est analysée et traduite par un traducteur qui va définir les conditions de taxation et
déterminer le routage. Enfin, le sélecteur recherche une ligne disponible (Joncteur 2 ) et affecte les
ressources (circuits ou IT). La figure 6 illustre ces différents éléments.
Figure 6: Principe du raccordement des abonnés.

La mise en relation Usager/Usager

La mise en relation de deux abonnés répond à un protocole qui organise le dialogue entre les
terminaux d’usager et le réseau (signalisation Usager/Réseau). Elle comporte deux ensembles de
mécanisme. Le premier correspond à un échange d’information hors communication destiné à établir celle-
ci ou à libérer les ressources, c’est la signalisation. Le second est la communication téléphonique
proprement dite.
La figure 7 illustre les différentes étapes de la mise en relation de deux abonnés, celles-ci au
nombre de cinq sont détaillées ci-dessous :

2
Situé à l'entrée ou à la sortie d'un commutateur, le joncteur permet le traitement d'une partie de la signalisation et la
supervision des communications.
6
 Décroché du combiné, détection de la boucle de courant, envoi de la tonalité d’invitation à
numéroter;
 Numérotation, le numéro composé est mémorisé et décodé par le commutateur de rattachement. Le
système établit le lien. Durant cet intervalle de temps, le demandeur recevait une tonalité;
 Envoi du signal de sonnerie à l’appelé distant et attente du décroché de celui-ci. L’appelant reçoit le
signal de retour d’appel communément appelé sonnerie ;
 Le correspondant décroche. Le central de rattachement détecte le décroché (boucle de courant), il
arrête les signaux de sonnerie, les signaux de retour d’appel et déclenche la taxation ;
 L’échange d’information (voix ou données) peut commencer.

Figure 7: Diagramme d’une communication téléphonique.

La fin de communication est détectée par le raccroché (ouverture de la boucle de courant). Notons
deux variantes lors de l’appel : la première correspond à l’incapacité du réseau à écouler la demande,
l’appelant en est alors averti par un message du style : « Par suite d’encombrement...», la seconde
correspond à l’occupation de la ligne appelée, l’appelant a alors, en retour, une tonalité spécifique dite
tonalité d’occupation.
L’intention d’établir une communication est détectée par le décroché du terminal. Que se passe-t-il si
on décroche le combiné mais que cette action n’est suivie d’aucune numérotation. La détection du
décroché monopolise des ressources dans le commutateur de rattachement (enregistreur). Pour libérer
ces ressources, il est nécessaire d’inhiber le poste dont l’usage restera interdit jusqu’à ce que celui-ci
soit raccroché.

7
La figure 8 décrit les différentes étapes du décroché malencontreux, la signification du diagramme est
donnée ci-dessous :
 Lorsque l’appelant décroche le combiné, le réseau (le commutateur de rattachement) détecte la
fermeture de la boucle de courant ;
 Il envoie à l’usager l’invitation à numéroter (signal à 440 Hz). Dans le même temps, il déclenche
une temporisation ;
 Le demandeur n’effectuant aucune opération, à l’échéance du compteur (Timer, de 15 à 20
secondes) le commutateur de rattachement inhibe le poste en lui envoyant la tonalité d’occupation
(signal de décroché malencontreux) pendant environ une minute.

Figure 8: Diagramme des événements lors d’un décroché malencontreux.

La numérotation
Le numéro d’abonné correspond à l’identification du point d’accès au réseau (prise terminale).
L’adresse est du type hiérarchique, la structure en est donnée par la figure 9.

Préfixe international Indicatif Pays Numéro national demandé

Pour sortir du réseau Par exemple Exploitant Numéro du commutateur Numéro de la


National: 00 Algérie = 213 Zone (EZ) : de rattachement ligne d’abonné
26
Figure 9: Structure d’un numéro d’abonné et valeur du préfixe.
Les différents éléments qui la constituent sont :
 La zone d’appel (Z), L'Algérie est divisée en 20 zones ;

 Le commutateur de rattachement;

 Enfin, les 4 derniers chiffres qui désignent l’abonné local.


8
Indicatif Téléphonique Wilaya

+213 (0) 21 Alger


+213 (0) 24 Boumerdès, Tipaza
+213 (0) 25 Blida, Médéa
+213 (0) 26 Bouira, Tizi-Ouzou
+213 (0) 27 Chlef, Djelfa, Aïn-Defla
+213 (0) 29 Tamanrasset, Ouargla, Ghardaia, Illizi
+213 (0) 31 Constantine, Mila
+213 (0) 32 Oum-El-Bouaghi, El-Oued, Khenchela
+213 (0) 33 Batna, Biskra,
+213 (0) 34 Béjaïa, Jijel
+213 (0) 35 M'Sila, Bordj-Bou-Arreridj
+213 (0) 36 Sétif
+213 (0) 37 Tébessa, Guelma, Souk-Ahras
+213 (0) 38 Skikda, Annaba, El-Tarf
+213 (0) 41 Oran
+213 (0) 43 Aïn-Témouchent
+213 (0) 45 Mostaganem, Mascara
+213 (0) 46 Tiaret, Tissemsilt, Relizane
+213 (0) 48 Saida, Sidi-Bel-Abbès
+213 (0) 49 Adrar, Béchar, El-Bayadh, Tindouf, Naâma
Il existe trois types de numérotation:
1) La numérotation décimale ou analogique

2) La numérotation fréquentielle

3) La numérotation numérique

La numérotation la plus ancienne est la numérotation décimale ou analogique (33/66 ou 10 Hz).


Elle est réalisée par le cadran de la figure 5. Ce dernier provoque des ruptures de circuit. Les numéros
sont envoyés au commutateur de rattachement sous forme d’impulsions de 66 ms suivi d’un repos de
33 ms, d’où le nom de système 33/66. Le correspond à une rupture, le 2 à deux... le 0 à dix ruptures
(voir figure 10).

9
Figure 10: Exemple de numérotation décimale de 31.

Dans la numérotation fréquentielle ou vocale (multi-fréquentielle), normalisée par le CCITT


(Comité Consultatif International Télégraphie et Téléphonie Q.23), l’enfoncement d’une touche génère deux
signaux de fréquences différentes (une fréquence haute suivie d’une fréquence basse, DTMF, Dual-
Tone Multi-Frequency) transmis au central de rattachement. Chaque combinaison de fréquences a été
déterminée pour minimiser le risque qu’une combinaison de voix lui ressemble. Les postes comportent
12 ou 16 touches, les touches A, B, C, et D peuvent être affectées à des fonctions particulières
(voir figure 11).

Figure 11: Clavier des postes à fréquences vocales.

Certains postes téléphoniques fréquentiels ont la possibilité d’émettre une numérotation


décimale. Enfin, avec la dernière génération de postes téléphoniques spécifiques dits postes
numériques, la numérotation correspond à la transmission d’une valeur binaire sur une voie dite de
signalisation. La numérotation peut être propriétaire (poste numérique propriétaire) ou normalisée
(poste RNIS).

10
Les modes de signalisation
Dès le décroché et jusqu’au raccroché, de nombreuses informations gèrent la communication
téléphonique. Ces informations constituent la signalisation.
Lors de l’établissement d’une communication, des informations de signalisation sont échangées entre
l’usager et le réseau : le décroché, l’invitation à numéroter, la numérotation, le retour d’appel, le décroché
du correspondant..., cette signalisation est dite signalisation Usager/Réseau. D’autres, nécessaires à
l’établissement du circuit et à la supervision du réseau, n’intéressent que le réseau, c’est la signalisation
réseau. Deux modes de transport des informations de signalisation sont utilisés en téléphonie (figure 13).

Figure 13: Les modes de signalisation.

 Dans la signalisation voie par voie ou signalisation CAS (Channel Associated Signalling), une
voie de communication correspond une voie de signalisation (figure 13 (a)), la signalisation est
associée à la communication. Ce qui nécessite l’établissement du circuit pour qu’elle soit
transmise.

 La signalisation par canal sémaphore ou signalisation CCS (Common Channel Signaling)


utilise un canal dédié (multiplexage avec les voies de communication) pour signaler tous les
événements relatifs à un ensemble de circuits (figure 13 (b)), la numérotation est acheminée
sur le canal sémaphore en mode message. Les informations de signalisation sont transmises
hors communication, ce qui autorise de nombreux téléservices.

11
4. ÉVOLUTION DE LA TÉLÉPHONIE, LE RNIS
4.1. De l’accès analogique à l’accès numérique
La numérisation du réseau nécessite une conversion analogique/numérique en entrée du réseau et
numérique/analogique en sortie. Un usager qui désire utiliser 'n' communications téléphoniques
simultanées doit être raccordé par 'n' lignes (lignes groupées, les lignes groupées sont vues, pour le
réseau, sous un même numéro). La numérisation autorise le multiplexage, d’où l’idée de réaliser des
liaisons numériques de bout en bout, une seule ligne physique peut alors acheminer plusieurs
communications téléphoniques (voir figure 14).

Figure 14: De l’analogique au numérique.

En réservant un IT (Intervalle de Temps) à la signalisation (débit de 64 kbit/s), on peut acheminer


celle-ci en mode messages via un protocole 3 de haut niveau. De ce fait, la signalisation peut être
enrichie et autoriser de nombreux services nouveaux, c’est le RNIS (Réseau Numérique à Intégration
de Service ou ISDN, Integrated Service Digital Network).

Le concept d’intégration de services


Le RNIS est une approche service du réseau devenu alors le réseau unique qui permet, à partir
d’un seul raccordement, de disposer à la fois de services voix (téléphonie), vidéo (visiophonie,
téléconférence4), de transmission de données en mode paquets ou autre et de la transmission de l’écrit
(télécopie). La figure 15 schématise cette évolution, en RNIS, si un télécopieur initialise un appel, seul
le télécopieur de l’installation destination « sonne ».
Le raccordement de différents terminaux (voix, données, images) sur une même ligne nécessite

3
Dans les réseaux informatiques et les télécommunications, un protocole de communication est une spécification de plusieurs
règles pour un type de communication particulier. Initialement, on nommait protocole ce qui est utilisé pour communiquer sur une
même couche d'abstraction entre deux machines différentes. Par extension de langage, on utilise parfois ce mot aussi
aujourd'hui pour désigner les règles e communication entre deux couches sur une même machine.
4
La visiophonie est un service vidéo associé à téléphonie, les correspondants se voient durant la communication. La téléconférence consiste en
l’organisation de conférences vidéo à partir d’un studio de télévision.

12
une signalisation spécifique et enrichie qui permette, à la fois, l’identification du terminal et le type de
service requis. C’est ainsi, que le RNIS distingue les canaux de transmission (transport) de données ou
canaux B5 établis appel par appel (circuits commutés), du canal de signalisation ou canal D6 établi de
manière permanente et transportant les informations nécessaires à l’établissement du circuit (adresse,
type de service invoqué...).

Figure 15: Évolution des accès avec le concept RNIS.

Lors de l’émission d’un appel, celui-ci est pris en compte par le protocole de signalisation. La
demande d’établissement de circuit est acheminée en dehors de toute communication établie. Elle
transporte les informations en relation avec le numéro de l’appelé, le type de service invoqué... Ainsi,
dans l’exemple de la figure 16, l’appel émis à partir du télécopieur de l’appelant invoquera un service de
télécopie chez l’abonné distant. Seul alors un télécopieur répondra à cet appel. Le téléphone de
l’installation a bien reçu l’appel, mais non concerné par le service invoqué ne sonne pas.

Figure 16: L’accès direct au service demandé.

5
Canal B : En RNIS, canal duplex à 64 kbit/s utilisé pour transmettre la voix ou des données.
6
Canal D (D_Channel) : Canal de signalisation du RNIS fonctionnant en duplex et à 16 kbit/s (accès de base) ou 64 kbit/s
(accès primaire).
13
Faculté des Sciences et de Technologie
Département de Génie Electrique
2ème LMD Télécommunication (S4)

Section I : Historique du GSM


1. Introduction
2. Evolution de l’Idée Cellulaire
3. Réalités Cellulaires
4. Le Système GSM
5. Présentation Générale du GSM

Section II : Introduction au Système GSM


1. Présentation Générale du Système
2. Spécification du Système GSM
3. Les Nœuds du Réseau GSM et les Equipements Associés
4. Structure Géographique d'un Réseau GSM

1
Section I
1. Introduction
Nous sommes aux origines d’une « révolution » dans les télécommunications mobiles ;
d’une révolution qui nous libérera enfin, en tant qu’utilisateur de communication, de l’obligation
d’être rattaché à un endroit particulier et fixe du réseau téléphonique, et qui nous offrira la
possibilité de communiquer par la phonie et par les données en utilisant des équipements d’avant
garde aisément transportables à un prix raisonnable. Le monde des télécommunications à la fin des
années 80 est rapidement devenu de plus en plus mobile. La téléphonie mobile interconnectée a
connu une histoire technique et réglementaire agitée.
 Le téléphone d’Alexandre Graham Bell en 1876 peut transmettre des paroles sous forme
électrique dans un seul sens, sur un circuit filaire de cuivre à plusieurs centaines de mètres.
 En 1891 John J. Carty a démontré que des ondes longues peuvent être générées. Elles sont
capables d’actions électriques et peuvent se propager à travers le brouillard le plus dense et
même à travers un mur de pierre presque aussi facilement qu’à travers l’atmosphère la plus
claire.
 La première application commerciale de la radio fut la communication avec les navires en
mer en 1921.
 La configuration actuelle –la radio cellulaire analogique- fut conçue dans les années 40,
planifiée dans les années 60 et lancée dans les années 80.
 En 1983 le premier système commercial cellulaire américain était mis en service à Chicago.
 En 1985 le 1er système analogique français, Radiocom 2000.
 En 1993 démarrage de l’exploitation du GSM en France.
 En 1996 le réseau DCS 1800 (GSM 2ème génération).
 En 1998 apparition du GPRS General Packet Radio Service (GSM+IP).
 En 2002 Universal Mobile [Link] (UMTS, GSM de 3ème génération)

2. Evolution de l’idée de cellulaire


Il est important de comprendre que la radio cellulaire d’aujourd’hui n’est pas tant une
nouvelle technologie qu’une nouvelle idée pour organiser la technologie existante sur une plus
grande échelle. La transmission RF reste toujours la colonne vertébrale de la communication par
système cellulaire. L’idée cellulaire commença à apparaître dans les années 40 laquelle dérive de la
radiodiffusion basée sur le principe d’installation d’un émetteur de forte puissance au sommet de
plus haut point de la zone et projetait le signal vers l’horizon (jusqu’à 60 à 80 km).
Cela permettait de bien adapter la couverture sur une plus grande surface. Ce qui signifiait
que le peu de canaux disponibles était bloqué sur une grande surface pour un petit nombre d’appels.
On a eu alors l’idée d’utiliser plusieurs émetteurs de faible puissance chacun spécifiquement conçu
pour desservir une cellule (petite surface).
Les premiers calculs montrent que, du fait des interférences entre les mobiles opérant sur le
même canal dans des cellules adjacentes on ne pouvait utiliser les mêmes fréquences dans deux
cellules voisines. Il était nécessaire de sauter plusieurs cellules avant de réutiliser les mêmes
fréquences.
Mais l’idée de la réutilisation en elle-même semblait valable. L’ingénieur système pouvait,
en effet, créer plus d’un circuit téléphonique mobile à partir du même canal réutilisé dans
différentes parties de la ville. Il est très cher de construire des systèmes à milliers de cellules dès le

2
commencement. Il apparut cependant que les cellules à grand rayon pouvaient évoluer aisément en
cellules de plus petit rayon sur une certaine période par le biais d’une technique appelée division
cellulaire.
La division cellulaire offre plusieurs avantages. Elle permet en premier lieu une répartition
des investissements financiers au fur et à mesure de la croissance du système, de nouvelles cellules
ne seront ajoutées que quand le nombre de consommateurs qui génèrent des revenus croîtra (des
petites cellules dans des endroits à haute densité de trafic et des cellules à plus grand rayon pour les
zones isolées).

Couverture sélective en
fonction des zones de trafic

Figure 1. L’architecture cellulaire

Grandes cellules pour


les aires suburbaines

Petites cellules pour les


centres urbains

Figure 2. Divisions cellulaires

3
groupe E groupe F groupe D

groupe C groupe B groupe E

groupe G groupe C groupe B

groupe D groupe A groupe G groupe C

groupe F groupe D groupe A

groupe B groupe E groupe F groupe D

groupe C groupe B groupe E

groupe A groupe G groupe C

groupe D groupe A groupe G

Figure 3. Réutilisation des fréquences (7 groupes)

3. Réalités cellulaires

Le système cellulaire de Chicago fut mis en service le 13 octobre 1983. A la fin de 1984, le
service cellulaire était disponible dans 25 villes américaines. La quatrième année de la radio
cellulaire (1987) a vu l’industrie de la téléphonie mobile, engager de sérieuses discussions pour, non
seulement modifier mais abandonner les normes techniques établies. La prochaine génération
technologique est déjà étudiée en Europe.

Les prévisions habituelles pour la mise en service réelle de cette génération sont environ les
années 1990 à 1995. Il ne s’agit pas d’un cas dévalorisation planifié. Si une nouvelle génération
technologique doit arriver sitôt. Le concept cellulaire, développé par les Bell Laboratories, était bien
connu en Europe avant même qu’il n’y fut exploité.

L’Europe a établi alors ses propres normes, inspirées de plus ou moins près des idées
américaines. Quatre principales normes sont alors apparues.
 La norme NMT (Nordic Mobile Telephone) fut établie par les pays scandinaves.
 La norme TACS (Total Access Communication System, employé en UK, Irlande et en Japon)
 La norme C développée par l’Allemagne.
 La norme Radiocom 2000 développé en France.

Ces systèmes entrés pour la plupart en service dans la première moitié des années 80, sont
saturés et rencontrent les mêmes problèmes de congestion que les systèmes américains. Ils devaient

4
être, à court terme, complétés par un réseau utilisant toujours le concept cellulaire mais avec une
nouvelle technologie numérique, comme en a décidé la communauté économique européenne. Ce
nouveau réseau dit GSM permettra un usage sans frontière avec une meilleure utilisation du spectre
des fréquences et des services étendus.

4. Le Système GSM

En 1982 la conférence européenne des postes et télécommunications (CEPT) créait un


groupe d’étude ; le Groupe Spécial Mobile. Le projet de ce groupe avance lentement pendant les
toutes premières années car les différents pays se focalisent sur l’ouverture de leurs réseaux mobiles
analogiques nationaux. En 1985, une impulsion nouvelle est donnée par la commission de la
communauté européenne qui annonce son intention d’imposer à ses pays membres la norme
élaborée par le GSM. En 1987, le GSM entérine le choix de la transmission numérique avec
multiplexage temporel à bande moyenne. Toujours en 1987, les exploitants des réseaux des pays
européens signent un protocole d’accord pour l’ouverture concertée du GSM en 1991.

En juillet 1991, la première communication entre un abonné du réseau téléphonique et un


terminal GSM de laboratoire est effectuée. Au mois d’octobre de la même année, un réseau de
démonstration est mis en place à l’occasion de l’exposition TELECOM 91 à Genève et plusieurs
constructeurs présentent des terminaux. Les premiers réseaux pilotes ouvrent malgré de nombreux
problèmes techniques à la fin de l’année 91.

5. Présentation générale du GSM


Le réseau GSM offre à ses abonnés des services qui permettent la communication de station
mobile de bout en bout à travers le réseau. La téléphonie est le plus important des services offerts.
Ce réseau permet la communication entre deux postes mobiles ou entre un poste mobile et un poste
fixe. Les autres services proposés sont la transmission de données et la transmission de messages
alphanumériques courts.

Appel d’un abonné du réseau GSM vers un abonné du RTPC :

Pour émettre un appel, un abonné du réseau GSM compose le numéro de son correspondant. Sa
demande arrive à la BTS de sa cellule, puis traverse le BSC pour aboutir dans le commutateur du
réseau. Le commutateur MSC transmet alors l’appel au réseau public et demande au contrôleur
BSC de réserver un canal pour la future communication.

Appel d’un abonné du réseau RTPC vers un abonné du réseau GSM :

Lorsqu’un abonné du réseau fixe numérote, le numéro composé est analysé par le commutateur
dont dépend l’abonné. Puis, l’appel est aiguillé vers le réseau GSM pour interroger le HLR du
numéro d’annuaire demandé afin de localiser le destinataire. Quand le demandé est libre, le réseau
interroge le VLR dans lequel il est inscrit pour connaître la cellule et le contrôleur de station BSC
de la zone qui peut joindre le demandé. Afin de commander la sonnerie du terminal demandé, le
contrôleur BSC fait diffuser un avis d’appel par l’ensemble des stations BTS de sa zone vers le
terminal demandé. Si le terminal du demandé écoute le réseau et reconnaît son numéro, il active la
sonnerie. Dans le même temps les bases de données VLR et HLR mettent à jour l’état de l’abonné.

5
VLR

HLR MSC

BTS BTS
BSC
VLR

 MSC

 RTCP

 BTS
BTS
BSC
MS

VLR
BSC

MSC BTS BTS

MS

Figure 4. Perspective sur un système global de communications mobiles

6
Architecture
La figure ci-dessous indique les principaux éléments d’un réseau GSM.

BSS NSS (SMSS)

BTS

BTS
BSC

A-bis A VLR HLR

BTS
GMSC RPTC

BTS A

A-bis BSC

BTS

VLR

BTS BSC A MSC

A-bis

BTS

Figure 5. Architecture GSM

SMSS : Switching and Management Sub-System


NSS : Network Sub-System
VLR : Visitor Location Register
HLR : Home Location Register
MSC : Mobile Services Switching Center
GMSC : Gateway MSC, passerelle réalisant l'interface entre le PLMN et le RTPC pour les appels à
destination d'un mobile.
PLMN : Public Land Mobile Network, réseau GSM opéré par un opérateur particulier sur un
territoire.

7
Section II

1. Présentation générale du GSM

Les télécommunications cellulaires constituent l’une des applications des


télécommunications ayant la croissance la plus rapide et les exigences les plus contraignantes de
toute l’histoire de la téléphonie. Les solutions cellulaires numériques, concurrencent avec succès les
réseaux câblés classiques et les téléphones sans fil. Les téléphones cellulaires numériques mobiles
constituent l’outil de télécommunication universel.

Beaucoup de pays conçoivent des systèmes de radiotéléphonie cellulaire depuis les années
70. Parmi eux la Suède (Ericsson) et proposent des produits réseaux pour toutes les principales
normes cellulaires telles que les systèmes :
NMT (Nordic Mobile Telephone),
TACS (Total Access Communication System),
AMPS (Advanced Mobile Public System),
AMPS numérique
PDC (Pacific Digital Cellulaire) : Norme japonaise
PCS (Personnel Communication System) : Américain.

Le groupe de normalisation GSM (Groupe Spécial Mobile) fut créé en 1982 dans le but
d’établir des spécifications pour un système de radiotéléphonie cellulaire mobile fonctionnant dans
la bande des 900 MHz. Ces spécifications furent ultérieurement élargies pour intégrer une interface
hertzienne (de la station de base mobile) dans la bande de fréquence des 1800 MHz. Le DCS1800
(Digital Communication System).

Entre 1982 et 1985, les discussions ont porté sur le choix d’un système analogique ou
numérique. Ce dernier remporte la décision en 1985. L’étape suivante a consisté à choisir entre une
solution à bande étroite ou à bande large.

Après plusieurs essais, la solution TDMA (Time Division Multiple Access) a été choisie en
mai 1987. Simultanément les 13 premiers pays ont signé un MoU (Mémorandum of Understanding)
les engageant vis-à-vis de ces spécifications ouvrant ainsi un vaste marché potentiel au GSM. Tous
les opérateurs ayant signé ce mémorandum s’engageaient à disposer d’un système GSM
opérationnel au 1er juillet 1991.

2. Spécifications du système GSM

Système Liaison Bande de fréquence Ecartement duplex


Liaison montante 890 - 915 MHz
GSM 900 45 MHz
Liaison descendante 935 - 960 MHz
Liaison montante 1710 - 1785 MHz
GSM 1800 95 MHz
Liaison descendante 1805 - 1880 MHz
Liaison montante 1850 - 1910 MHz
GSM1900 80 MHz
Liaison descendante 1930 - 1990 MHz

Mémorandum : une description narrative.

8
Spécifications communes :
Séparation entre porteuses 200 KHz
Modulation GSMK
Débit de transmission 270 kb/s
Méthode d’accès TDMA
Codeur du signal de parole PRE LPC à 13 kb/s,
Codage de canal, Entrelaçage, Saut de fréquence,
Egalisation adaptative

3. Les nœuds du réseau et équipements Associés

Le système de téléphonie mobile GSM se compose de trois parties principales (voir figure 6) :

1. Le système de commutation (SS, Switching System) où sont effectuées la plupart des


fonctions de traitement des appels et des fonctions liées aux abonnés.

2. Le système de stations de base (BSS, Base Station Sub-system) où sont concentrées les
fonctions liées à la radio.

3. Le système d’exploitation et de soutient (OSS, Operation Support System) qui couvre les
aspects de conception technique du réseau cellulaire et les exigences commerciales liées à
l’exploitation d’un réseau cellulaire.

3.1. Le système de commutation


Le système de commutation comporte les nœuds suivants :

 Le centre de commutation des services mobiles (MSC ) assure les fonctions de commutation
téléphonique. Une fonction spécifique de MSC est la passerelle (GMSC : Gateway MSC)
qui coordonne le trafic en provenance d’autres réseaux. Il comprend également les fonctions
de commutation, d’interfaçage avec le réseau de signalisation par canal sémaphore.

 L’unité d’inter fonctionnement GSM (GIWU : GSM Interworking Unit) pour les
communications de données avec d’autres réseaux, est également mise en œuvre dans MSC.

 Le registre de localisation des visiteurs (VLR) est une base de données contenant des
informations relatives à toutes les stations mobiles se trouvant dans la zone de couverture du
MSC à tout moment donné. Le VLR est souvent intégré au MSC.

 Le registre de localisation de rattachement (HLR) est une base de données qui stocke et gère
les abonnements. Il contient des données d’abonnés permanentes comme le type
d’abonnement, les services souscrits et ainsi de suite. Il stocke également les informations
relatives à la localisation des abonnés. Le HLR peut être intégré au même nœud que le MSC
ou être mis en œuvre sous la forme d’un nœud distinct.

9
Switching System
(Système de commutation) SS
AUC

VLR HLR EIR


External telephony
And data Communication
Systems
GMSC MSC MXE OSS
(Vers autres réseaux)
GIWU OMC

Base Station System BSS


(Système de stations de base)
BSC
Transmission
d’information
Connexions d’appels et (X25)
transmission BTS
d’information

MS

Figure 6. Diagramme d'un système GSM


AUC Authentification Centre Centre d’Authentification
BSC Base Station Controller Contrôleur de station de base
BTS Base Transceiver Station Station Emetteur/ récepteur de base
EIR Equipement Identity Register Registre d’identification des équipements
HLR Home Location Register Registre de localisation de rattachement
MS Mobile Station Station mobile
MSC Mobile Services Switching Center Centre de commutation des services mobiles
OMC Operation and Maintenance Center Centre d’exploitation et maintenance
VLR Visitor Location Register Registre de localisation des visiteurs
GIWU GSM Interworking Unit Unité d’inter fonctionnement GSM
GMSC Gateway MSC Passerelle GATEWAY
MXE Message centre Centre de Messagerie
MSN Mobile Service Node Nœud de service mobile

 Le centre d’authentification (AUC) délivre les paramètres d’authentification et de chiffrage


nécessaire pour contrôler l’identité des utilisateurs de stations mobiles (MS) et pour assurer
la confidentialité des appels.

 Le registre d’identification des équipements (EIR) est une base de données contenant des
informations d’identification des équipements mobiles destinée à prévenir l’usage illicite des
stations mobiles (MS), elle permet par exemple d'établir des listes noires contenant les
numéros de terminaux volés. L’EIR est souvent situé dans le même nœud que l’AUC mais
peut également être mis en œuvre sous la forme d’un nœud distinct.

10
 L’ensemble combiné MSC/BSC (contrôleur de station de base) regroupe les équipements
MSC/ VLR/HLR et BSC dans une cabine commune facilement dé ployable.
3.2. Le système de stations de base (BSS, Base Station Subsystem)
Le système de station de base comporte les nœuds suivants :

 Le contrôleur de stations de base (BSC) est un commutateur de grande capacité, chargé des
fonctions radio, comme le handover, la gestion des ressources radio du réseau et la gestion des
données de configuration des cellules. Il commande également les niveaux de puissance
radiofréquence des (BTS) et des stations mobiles.

 La station émetteur-récepteur de base (BTS) est l’équipement radio nécessaire à la desserte


d’une cellule (selon la norme GSM) L’équipement permettant de desservir un grand nombre de
cellules est désigné comme station de base radio (RBS). L’interface de trafic entre le BSC et le
BTS est l’interface A-bis. En règle générale, un MSC du système de commutation supervise un
ou plusieurs BSC qui, à leur tour, commandent un certain nombre de BTS.

3.3. Système d’exploitation et de soutien (OSS)


Les fonctions d’exploitation et de maintenance sont essentiellement basées sur des logiciels
implantés localement dans les nœuds (tels que le BSC et MSC). Il est toujours possible d’accéder à
ces fonctions de base à partir de terminaux d’exploitation et de maintenance locaux.

Cependant les tâches d’administration du réseau d’un niveau plus élevé peuvent être
effectuées depuis un ou plusieurs centres d’exploitation et de maintenance centralisée (OMC) et/ ou
centre de gestion du réseau (NMC), par l’intermédiaire de l’OSS. L'OMC, permet une supervision
locale des équipements.
L’OSS constitue le moyen nécessaire à une gestion efficace du réseau au fur et à mesure de
la croissance rapide de celui-ci.
Chaque élément d'un réseau GSM (l’OSS désigne comme éléments du réseau des nœuds tels
qu’un MSC ou un BSC) comporte des fonctions intégrées de supervision et de signalisation de son
état fonctionnel à l’OSS. Les erreurs détectées dans les nœuds sont classées au moyen d’icônes et
de symboles en fonction de leur gravité et sont visualisés sur des cartes, sur des stations de travail
graphiques raccordées à l’OSS, ce qui simplifie la détermination des actions de maintenance à
entreprendre. L’OSS assure également des fonctions de gestion de la configuration du réseau radio
ainsi que des fonctions de mesures de trafic radio et réseau, de post-traitement de visualisation et
d’élaboration de rapports.

4. Structure géographique du réseau


Chaque réseau téléphonique nécessite une certaine structure pour pouvoir acheminer les
appels entrants au central adéquat puis à l’abonné appelé. Cette structure est particulièrement
importante dans le cas d’un réseau mobile en raison de la mobilité de tous les abonnés.

 La zone de service MSC/ VLR :

Une zone MSC représente la partie du réseau couverte par un MSC (figure 7). Pour
acheminer un appel vers un abonné mobile ; il est transmis au travers du réseau au MSC dans la
zone duquel l’abonné se trouve à ce moment.

11
Une zone de service est la partie du réseau définie comme une zone ou une station mobile
peut être jointe. En raison du fait que la MS est enregistré dans un registre de localisation des
visiteurs (VLR). La zone MSC et la zone de service couvrent exactement la même partie du réseau,
le MSC et le VLR étant toujours implantés dans le même nœud.

Vers autres réseaux VLR VLR


GMSC MSC MSC

I II

MSC VLR VLR


MSC

III IV

Figure 7. Zone de service MSC/ VLR I à IV

 La zone de localisation (LA : Location Area)

Chaque zone de service MSC/ VLR est subdivisée en plusieurs zones de localisation (figure
8). Une zone de localisation (LA) est une partie de la zone de service MSC/ VLR dans laquelle une
station mobile peut se déplacer librement sans devoir remettre à jour ses informations de
localisation dans le centre MSC/ VLR qui commande la zone de localisation.
Une zone de localisation est la zone où un message de recherche est diffusé pour rechercher
un abonné mobile appelé. Une zone de localisation peut comporter plusieurs cellules et dépendre
d’un ou plusieurs BSC mais appartient toujours à un seul MSC/ VLR.
La zone de localisation est identifiée dans le système au moyen de l’identification de zone
de localisation (LAI : Location Area Identity). Le système utilise la zone de localisation pour
rechercher un abonné actif.

LA1 LA2 LA3

MSC VLR

LA4 LA5 LA6

Figure 8. Subdivision de la zone de service MSC/VLR en zones de localisation

12
 La cellule (Cell)
Une zone de localisation est subdivisée en un certain nombre de cellules (figure 9). Une
cellule est une zone de couverture radio, identifiée par le réseau au moyen de l’identification
globale de cellule. (CGI : Cell Global Identity). La station mobile distingue entre des cellules
utilisant les mêmes fréquences porteuses en utilisant le code d’identification de station de base
(BSIC : Base station Identity Code).

LA1 LA2 LA3

MSC VLR

1 2 3
Cellules de LA4 LA4 LA5 LA6

4 5 6

Figure 9. Subdivision de la zone de service MSC/VLR en zones de localisation et cellules

GSM Service Area


PLMN service Area (one per operator)

MSC Service Area

Local Area

Cell

Figure 10. Les rapports entre les différentes zones du GSM

13
Section III : Transmission sur l'Interface Radio
3.1. Partage des ressources radio
3.1.1 Partage en fréquence (FDMA)
3.1.2 Partage en temps (TDMA)
3.2. Duplexage 16
3.2.1 Séparation des bandes
3.2.2 Canal physique duplex
3.3. Format du burst
3.4. Chaîne de transmission
3.4.1 Cas de la parole
3.4.2 Transmission de la parole paquetée
Section IV: La carte SIM
4.1. La carte SIM
4.2. Fonction de sécurité
4.3. Blocage, déblocage du SIM
4.4. Liste des informations stockées dans la carte SIM
Section V : Handover

14
3. Transmission sur l'Interface Radio
L’interface radio est une des parties les plus sophistiquées du système; nous allons présenter les
caractéristiques de base de cette interface (méthode d’accès et technique de transmission) et de
montrer les différents traitements que subit le signal utilisateur lors d’une communication.
3.1. Partage des ressources radio
Un système radio-mobile a besoin d’une partie du spectre radio pour fonctionner. Les
concepteurs doivent donc demander une bande de fréquence auprès de l’instance officielle chargée
de la gestion du spectre. Pour un système à exigence internationale, la bande est allouée au niveau
de l’UIT (Union Internationale des Télécommunications). La bande dédiée au système GSM est de
890 à 915 MHz pour la voie montante et de 935 à 960 MHz pour la voie descendante; les bandes de
fréquence allouées à son extension DCS sont de 1710 à 1785 MHz pour la voie montante et de 1805
à 1880 MHz pour la voie descendante (voir section II).
La bande radio représentant une ressource rare, les défendeurs de la norme doivent l’utiliser à
bon connaissance et avec cupidité. Le premier choix architectural a donc été de découper le spectre
alloué pour obtenir des canaux physiques qui supporteront une communication téléphonique.
3.1.1. Partage en fréquence (FDMA, Frequency Division Multiple Access)
Chacune des bandes dédiées au système GSM est divisée en 124 canaux fréquentiels d'une
largeur de 200 kHz. Sur une bande de fréquence sont émis des signaux modulés autour d’une
fréquence porteuse qui siège au centre de la bande. Les fréquences sont allouées d’une manière fixe
aux différentes BTS et sont désignées souvent par le terme de "porteuses", de plus, il faut contrôler
à ce que deux BTS voisines n’utilisent pas des porteuses identiques ou proches (voir section I).
3.1.2. Partage en temps (TDMA, Time Division Multiple Access)
Principe
Chaque porteuse est divisée en intervalles de temps appelés slots. La durée élémentaire d’un
slot a été fixée pour la norme GSM sur une horloge à 13 MHz et vaut:
Tslot = (75/130)×10-3s soit environ 0.5769 ms.
Un slot accueille un élément de signal radioélectrique appelé burst.
L’accès TDMA permet à différents utilisateurs de partager une bande de fréquence donnée. Sur
une même porteuse, les slots sont regroupés par paquets de 8. La durée d’une trame TDMA est
donc:
TTDMA = 8×Tslot = 4.6152 ms.
Chaque usager utilise un slot par trame TDMA. Les slots sont numérotés par un indice TN qui
varie de 0 à 7. Un “canal physique ” est donc constitué par la répétition périodique d’un slot dans la
trame TDMA sur une fréquence particulière.
Les concepteurs de GSM ont prévus la possibilité de n’allouer à un utilisateur qu’un slot toutes
les 2 trames TDMA. Cette allocation constitue un canal physique demi-débit par opposition au canal
plein débit défini précédemment (voir figure 11).
Implantation du saut de fréquence
L’option du saut de fréquence lent (SFH, Spread Frequency Hopping) semble être intéressante
pour augmenter la capacité du système GSM. Le saut de fréquence permet de lutter contre les
évanouissements sélectifs, c’est-à-dire une diminution momentanée de la puissance de l’onde
radioélectrique lors de la réception, grâce à la diversité en fréquences. Habituellement le saut est
activé lorsque la charge du réseau devient importante, il doit alors apporter un accroissement
notable des performances.
Lorsque le saut de fréquence lent est activé, un canal physique ne siège pas sur une seule
fréquence mais utilise un ensemble de porteuses.

15
Figure 11. Structure d'une trame TDMA

3.2. Duplexage
3.2.1. Séparation des bandes
Dans le système GSM le duplexage se fait en fréquence. La bande totale allouée au système est
divisée en deux sous-bandes d’égale importance; l’intervalle fréquentiel qui les sépare n’est pas
attribué au système. Ce partage entre les bandes montantes (mobile  réseau) et les bandes
descendantes (réseau  mobile) facilite le filtrage et la séparation des voies.
Dans GSM l’écart duplex vaut Wduplex= 45 MHz, et dans le cas de DCS1800 il vaut Wduplex=
95 MHz (voir section II).
3.2.2. Canal physique duplex
Un canal simplex se rapporte à un slot par trame TDMA sur une porteuse (en l’absence de saut
de fréquence). Un canal physique duplex correspond à deux canaux simplex. Si la porteuse
supportant la voie descendante est fd , la voie montante est sur la fréquence fu:
fu = fd - Wduplex
Un canal physique correspond à la ressource radio qu’il faut utiliser pour supporter une
communication téléphonique.
Dans le système GSM un mobile émet et reçoit à des instants différents. Au niveau du mobile,
l’émission et la réception sont décalées dans le temps d’une durée de trois slots, mais pour
conserver la même numérotation TN de 0 à 7 de slots, la synchronisation de la trame TDMA
montante est aussi décalée de 3×Tslot. Ce décalage permet de simplifier le filtre duplex présent dans
chaque mobile. Son rôle se réduit à rejeter le signal provenant d’une éventuelle autre BTS émettant
pendant une phase de réception du mobile. La figure 12 montre un exemple d'émission-réception en
mode duplex.
3.3. Format du burst
Le format d’un burst normal est donné par la figure 13, c’est le type le plus couramment
utilisé, il permet de transmettre 114 bits. On remarque qu’il y a une période de garde de 30.5 µs
correspondant à la différence de durée entre un burst et un slot, ce délai sert à compenser les temps
de transmission entre le mobile et la station de base (BTS).

16
Figure 12. Emission-réception entre une MS et une BTS en duplex

1 TDMA = 8 time slots = 4,635 ms


0 1 2 3 4 5 6 7

1time slot=156,25 bits, durée = 577s ; Durée d’1 bit=3,69 s


Encripted bits flag flag Encripted bits GP
3bits 3bits
E 57 1 1 E 57 8.125

3 bits bits fixes (142) 3 bits GP

Figure 13. Structure d'un Burst

3.4. Chaîne de transmission


3.4.1. Cas de la parole
La chaîne de transmission qui correspond à la transmission d'un signal de la parole est décrite
par la figure 14.
D’après la théorie des télécommunications, la transmission d’une source d’information sur un
canal doit mettre en œuvre un codage de source (compressif) et un codage de canal (protecteur)
efficaces. Les techniques cryptographiques permettent d’assurer un service de confidentialité sur un
canal de transmission diffusant où des écoutes indiscrètes peuvent être entreprises.
3.4.2. Transmission de la parole paquetées
On peut présenter d’une façon synoptique les différents traitements que subit une trame de 20
ms de parole :
Le signal analogique de la parole, dans le cas du signal téléphonique ordinaire, peut être vu
comme une fonction du temps x(t) avec un spectre limité à la bande [300 Hz , 3400 Hz]. Il est
découpé en intervalles jointifs de durée 20 ms. Chaque intervalle est numérisé, comprimé (par le
codec de parole), protégé pour aboutir à une trame codée, appelée bloc, de 456 bits. Le codage
s’effectue paquet par paquet et cette paquetage introduit un délai de 20 ms. En effet pour traiter un
morceau de 20 ms il faut l’avoir reçu complètement.
Une fois obtenu le bloc de la parole numérisé, comprimé et protégé, il faut le transmettre. Pour
cela on a recours à l’entrelacement. On peut prendre l’exemple des 456 bits de la trame codée de la
parole : ces bits sont brassés et divisés en I groupes où I représente le degré d’entrelacement. Ici, I
vaut 8 on va donc transmettre les 456 bits en 57×8 bits. Ces huit demi-burst sont numérotés de 0 à
7. Chaque sous-bloc est associé avec un sous-bloc de la trame de parole précédente (pour les sous-
blocs 0, 1, 2 et 3) ou de la trame suivante (pour les sous-blocs 4, 5, 6 et 7, voir figure 15) .

17
Figure 14. Chaîne de transmission du signal de la parole

Figure 15. Paquetage d'un segment de parole

18
La carte SIM est le module ou entité fonctionnelle GSM contenant toutes les données
concernant un abonné et notamment les processus d’authentification et les informations relatives à
l’abonnement.
4.1. Caractéristiques générales
Format
Il existe deux types de carte SIM qui ne diffèrent que par leur taille. La carte SIM-IC
(Integrated Circuit) a la taille d’une carte de crédit. Elle est conforme aux normes ISO et peut être
insérée et retirée plus rapidement d’un mobile qu’une carte SIM-plug-in (figure 16). La carte SIM-
plug-in (ou Mini SIM) est de petite taille. La particularité de cette carte est d’être utilisée de façon
quasi permanente dans un terminal portatif donné. Son insertion/retrait dans un mobile est en effet
moins immédiate que la première carte.

Carte SIM-IC
Carte SIM plug-in

Figure 16. Formats des cartes SIM

4.2. Fonctions de sécurité


La carte SIM contient de nombreux paramètres de sécurité. Comme toute carte à puce, elle
possède un ensemble de clés permettant de sécuriser les étapes de personnalisation par les différents
intervenants (fabricants, opérateurs,..). La carte contient :
- un algorithme d’authentification A3.
- une clé d’authentification d’abonné Ki.
- un algorithme de génération de clé de chiffrage A8.
- une clé de chiffrage Kc.
- IMSN (International Mobile Subscriber Identity) Identification Internationale d’abonné
mobile.
- informations de localisation.
Remarque :
Toutes les informations relatives à l’abonné transmises à l’équipement mobile lors de son
fonctionnement doivent être effacées après extraction du SIM ou mise à l’arrêt du MS.
Parmi ces informations on trouve les codes PIN (Personnal Identification Number) ou
Numéro Personnel d’identification et PUK (Personnal Unlock Key) ou clé personnelle de
verrouillage.

Le code PIN est utilisé pour identifier l’abonné. Il s’appelle aussi code CHV1 (Card Holder
Verification 1). Il se compose de 4 à 8 chiffres. Un PIN initial est chargé à la mise en service
initiale au stade de la souscription de l’abonnement. Ensuite le PIN et sa longueur peuvent être
modifiés par l’usager aussi souvent qu’il le souhaite. L’usager peut décider d’utiliser ou non la
fonction PIN au moyen de la fonction ‘mise hors fonction du PIN’. Cette dernière reste valable
jusqu’à ce que l’usager remette explicitement en fonction le contrôle du PIN.
L’usager reçoit une indication en cas d’introduction d’un code PIN erroné. Le SIM se bloque
après trois tentatives erronées successives même si entre temps le SIM a été enlevé ou le MS mis à
l’arrêt.

19
4.3. blocage, déblocage du SIM
Le blocage du SIM intervient lorsque l’utilisateur entre un code erroné un certain nombre de
fois. Le blocage consiste à placer la carte SIM dans un état interdisant toutes les actions sur la
station mobile. Le déblocage n’est possible que par utilisation d’une clé de déblocage. Les clés de
déblocage appelées PUK (unblocking key) se composent de 8 chiffres. L’usager reçoit une
indication en cas d’introduction d’un chiffre erroné. Le SIM se bloque après 10 introductions
erronées successives même si entre temps le SIM a été enlevé ou le MS mis à l’arrêt.
4.4. Informations stockées dans la carte SIM
Les informations à mémoriser peuvent être subdivisées en deux catégories : obligatoires et
facultatives.
4.4.1. Mémorisation obligatoire
Le SIM doit permettre de mémoriser les informations suivantes :
- Informations administratives : ce paramètre permet d’autoriser plusieurs modes opératoires du
mobile, par exemple l’opérateur peut configurer des cartes SIM pour le test du réseau.
- Identification de la carte à puce : numéro exclusif identifiant le SIM et l’émetteur de la carte.
- Table de service SIM : indique les fonctions optionnelles autorisées par l’abonnement et
activées par l’utilisateur.
- Identification internationale d’abonné mobile IMSI, C’est un numéro qui identifie de façon
exclusive un abonné d’un réseau public mobile GSM, elle est utilisée pour toute la signalisation
dans le PLMN. Elle est mémorisée dans le module d’identification de l’abonné (SIM), dans le
registre de localisation de rattachement HLR et dans le registre de localisation des visiteurs VLR.
- Information de localisation : Cet enregistrement comprend TMSI, LAI, valeur actuelle de la
temporisation de mise à jour périodique de la localisation et état de la mise à jour. TMSI : Identité
provisoire d’abonné mobile. Le TMSI est utilisé pour assurer la confidentialité de l’abonné. Le
TMSI n’ayant qu’une signification locale (c.-à-d. à l’intérieur de la zone MSC/ VLR), sa structure
peut être déterminée librement pour chaque opérateur. Le TMSI ne doit pas comporter plus de
quatre octets. Le TMSI est attribué uniquement pour la zone gérée par le VLR courant du mobile.
- Liste des fréquences parmi lesquelles le mobile recherche préférentiellement une voie lorsqu’il
doit sélectionner une cellule courante et permet de réduire le temps de recherche.
- Liste des quatre réseaux les plus récents sur lesquels l’inscription a été tentée et interdite.
- Clé de chiffrement Kc.
- Un dernier fichier permet de numéroter une liste de langues préférentielles que le terminal
utilise pour l’interface homme machine. Ce fichier permet à un terminal de présenter
automatiquement les écrans dans la langue de l’abonné. L’utilisateur a cependant la possibilité de
changer la langue par défaut.
4.4.2. Mémorisation facultative
- Type de messages court que le mobile accepte.
- Nom du fournisseur et de service.
- Plusieurs fichiers sont liés aux services supplémentaires d’indication de facturation : compteurs
d’unités, table du prix de l’unité.
4.4.3. Données de sécurité
- PIN : mot de passe personnel de l’abonné.
- Indicateur d’activation/ désactivation du PIN.
- Compteur d’erreurs d’introduction du PIN.

20
- Clé de déblocage (PUK ).
- Compteurs d’erreurs d’introduction du PUK.
- Clé d’authentification.
4.5. Handover ou Hand-off
En termes GSM, le processus de changement de cellule pendant un appel s’appelle ‘handover’.
Le MS et le BTS effectuent des mesures visant à déterminer la meilleure cellule de destination. Le
fait que MS participe à la décision de handover est appelé : ‘Mobile Assisted Handover’ (handover
assisté par le mobile. Les mesures effectuées par le MS et le BTS sont traitées dans le BSC. Ce
processus d’évaluation est appelé ‘locating’.
4.6. Localisation (Locating)
Le MS mesure en permanence l’intensité et la qualité du signal reçu (BER : Bit Error Rate :
taux d’erreur sur les bits) dans sa propre cellule ainsi que l’intensité du signal sur les porteuses
BCCH des cellules voisines. Ceci est effectué lorsque le MS est occupé. Les résultats des mesures
sont transmis au BTS sur le canal SACCH (canal de commande associé lent).
BCCH : Canal de commande de diffusion (Broadcast Control Channel). Les informations qui
sont diffusées sur ce canal, sont des informations concernant la cellule et ce canal contient les
informations suivantes :
- la puissance d’émission (Max et Min) pour le MS.
- minimum de puissance reçue.
- les fréquences (porteuses) des cellules adjacentes.
- numéro de la zone de localisation (LAI).

SACCH : Canal de commande lent associé (slow associated control Channel) Les canaux est
un canal de contrôle associé à faible débit appelés. Cas uplink : Le MS envoie des mesures
moyennes sur sa propre station de base (intensité et qualité du signal) et sur les stations de base
adjacentes. Cas downlink : Le MS reçoit des informations concernant la puissance d’émission à
utiliser ainsi que des instructions sur l’avance de synchronisation.

Le BTS desservant mesure l’intensité et la qualité du signal sur la liaison montante (uplink).
Les mesures du BTS et celles du MS sont transmises aux BSC sous la forme de rapport de mesure
toutes les 480 ms.
Sur la base de ces rapports, le BTS détermine si un handover est nécessaire et si oui vers quelle
cellule ceci est appelé ‘locating’. Une tentative de handover est entreprise dès que l’une des cellules
voisines devient meilleure que la cellule courante.
Lorsque le MS a changé de cellule, le nouveau BTS informe le MS des nouvelles porteuses
BCCH adjacentes pour lui permettre de continuer à effectuer des mesures. Si le MS a également
changé de zone de localisation, une mise à jour de localisation, de type normal est effectuée après la
fin de l’appel.
4.7. Types de Hand-off
4.7.1. Handover entre cellules commandées par le même BSC.
Le MSC/VLR n’est pas concerné par la procédure de handover entre deux cellules
commandées par le même BSC, mais informe de l’exécution du handover. Si le handover a été

21
effectué entre des cellules appartenant à des LA différentes, une procédure de mise à jour normale
de la localisation est effectuée mais seulement après la fin de l’appel.
4.7.2. Handover entre cellules commandées des BSC différents avec même MSC
Lorsque la procédure de handover fait appel à un autre BSC, il faut y faire participer le
MSC/VLR pour établir la liaison entre les deux BSC.
4.7.3. Handover entre cellules commandées par des MSC/VLR différents
Le handover entre cellules commandées par des MSC/VLR différents peut être réalisé
seulement dans un même pays et un même réseau public mobile (réseau d’un même opérateur). Les
cellules étant commandées par des MSC/VLR différents, elles sont également commandées par des
BSC différents.

22
Faculté des Sciences et de la Technologie
Département de Génie Electrique
2ème LMD Télécommunication
S4

Section I : Définitions et Caractéristiques Générales des Faisceaux Hertziens

Section II : Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne

Section III : Atténuation en Espace Libre AEL

Section IV : Ellipsoïde de Fresnel

1
Définitions et Caractéristiques Générales des Faisceaux Hertziens

1ère Section :
Définitions et Caractéristiques Générales des Faisceaux Hertziens

Un faisceau hertzien est une liaison haute fréquence "point à point" destinée à véhiculer sur une
porteuse harmonique un signal analogique ou un signal numérique, enfermé dans un ellipsoïde de
Fresnel (4ème section) comme il est représenté sur la figure. 1.

Figure 1: Liaison en visibilité (vue directe)

- Hautes fréquences : ce sont les fréquences allant approximativement de 300 kHz à 30 GHz.
- point à point: signifie que le tir du faisceau est dirigé de l'émetteur ( fixe ou mobile) vers un
récepteur bien ciblé, en général fixe, contrairement au broadcasting qui "arrose" l'espace pour
atteindre une infinité de récepteurs (exemple : émetteur radio, TNT, WiFi).
Afin de concentrer ce tir, le dipôle émetteur est placé au foyer d'une parabole, de même pour
augmenter sa sensibilité, le dipôle récepteur est lui aussi placé au foyer d'une parabole ainsi pour
franchir certains obstacles naturels, arbres, reliefs, bâtiments, rotondité de la Terre sur les distances
> 5 km. Les paraboles sont surélevées par rapport au sol à l'aide de mats métalliques (voir figure 2.),
ou montées aux sommets de promontoires naturels. Voici ci-dessous un mât hertzien constitué de son
pylône (poteau) et équipé de paraboles d'émission et/ou de réception, certaines sont équipées d'un
radôme (radar-dôme1) qui protège le dipôle des intempéries, la parabole en bas à droite présente un
dipôle non protégé suspendu par des bracons (sustentes le liant à la parabole).
- La porteuse: c'est une onde électromagnétique entretenue le temps de l'émission c'est elle qui
est caractérisée par la fréquence :
- en VHF cette fréquence va de 30 à 300 MHz.
- en UHF de 300 MHz à 3 GHz.
- en SHF de 3 à 30GHz.
- en EHF (ondes millimétriques) de 30 à 300 GHz ( typiquement de 37,5 à 40 et de 50 à 60 GHz
pour les FH militaires) et comme elle vibre selon une loi sinusoïdale E = [Link]ωt, on la nomme
de porteuse harmonique le schéma de la figure.3 représente sa structure spatio-temporelle.

1
radôme, nom masculin Grand dôme dans lequel est placé un radar
2
Définitions et Caractéristiques Générales des Faisceaux Hertziens

antenne avec radôme

dipôle non protégé

Figure 2: exemple de mât hertzien (origine : internet)

Figure 3: Structure spatio-temporelle d'une onde électromagnétique

- Le signal : c'est l'information qui va se superposer, se combiner à la porteuse


il peut être analogique (modulation d'amplitude AM ou de modulation de fréquence FM),
mais il est de plus en plus souvent numérique (modulation de type MDP ou modulation MAQ)

3
Définitions et Caractéristiques Générales des Faisceaux Hertziens

un signal numérique est bien plus facile à crypter (communications confidentielles ou


classifiées) qu'un signal analogique, de plus sa qualité de réception est bien meilleure à faible
puissance émise.
- Ellipsoïde de Fresnel : zone de l'espace rejoignant le centre de l'émetteur au centre du
récepteur caractérisé par le fait que l'ensemble des rayons qui se propagent à l'intérieur de
son enveloppe (en forme d'ellipsoïde) ne se détruisent pas mutuellement par interférence; le
rendement en puissance transmise y est optimal.

4
Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne

2ère Section :

Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne


1. Puissance Emise et Reçue en FH
La technique du Faisceau Hertzien repose sur deux puissances:
- la puissance isotrope rayonnée équivalente (PIRE) d'une antenne rayonnante de gain connu.
- les puissances reçues par les antennes de réception de gain connu.
Afin de comprendre les définitions du gain et les calculs correspondant, une approche physique est
préalablement nécessaire: le modèle de la propagation isotrope. Nous allons placer un capteur à
une distance "d" d'une source isotrope et nous nous préoccupons de connaître le nombre de photons
que ce capteur reçoit par unité de temps.
Nous serons ainsi à même de pouvoir utiliser un "mesureur de puissance " fort utile pour
caractériser les rayonnements reçus. Afin de simplifier le phénomène, nous utiliserons de plus le
modèle "photonique" de la lumière transformant ainsi les mesures de puissances en simple opération
de comptage. A cet égard, rappelons que le photon transporte une énergie proportionnelle à la
fréquence du rayonnement considéré 𝐸 = ℎ. 𝑓 (loi de Planck-Einstein) avec: f = fréquence en Hz et
h = 6,62 10-34 J.s (constante de Planck).
1.1. Les lois du rayonnement isotrope

Figure 4: la sphère photométrique.


1.1.a. Puissance rayonnée par la source :
Lorsqu'une source de rayonnement distribue uniformément dans l'espace ses photons, ceux-ci
occupent, au fur et à mesure de leur propagation une sphère de rayon d croissant avec le temps : la
sphère photométrique.
Soit une source ponctuelle S qui émet chaque seconde un nombre de photons constant et
nommons ce nombre: " Φ " (unité.s-1). La puissance émise par cette source sera donc P = Φ. E.
1.1.b. Puissance reçue par le capteur d'aire "A" placé à une distance "d" de la source :
Abordons maintenant le calcul de la puissance reçue par le capteur, et explorons en premier lieu la
figure suivante :

5
Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne

Les photons émis par la source couvrent la totalité de la sphère photométrique (distribution
isotrope). Définissons une nouvelle grandeur caractérisant la densité du rayonnement, la densité
surfacique de photons ƞ traversant chaque seconde la sphère photométrique avec :
Σ = 4.π.d² (aire de la sphère), écrivons: ƞ = Φ/Σ, on obtient: ƞ = Φ/4.π.d2 2unité. s-1.m-2
Voyons maintenant ce qui se passe au niveau du capteur, celui ci a une aire de réception A
traversée par la densité ƞ de photons cela signifie qu'il reçoit à chaque instant la quantité "Φ'" de
photons suivante:
Φ' = ƞ.A soit Φ' = Φ. A/4.π.d2
Notre capteur reçoit donc, une puissance : Pr = Φ'.E, soit en utilisant la relation P = Φ.E, on obtient
alors :
Pr = P.A/4.π.d2
Exemple :
une source délivre une puissance P = 1 kW, un capteur est placé à une distance d = 1 km et a une
surface équivalente A = 1 dm² = ( 0,01 m²). La puissance reçue par le capteur est :
Pr = 103.0,01/[4.3,14.(103)2] = 8.10-7 W = 0,8 µW
Comme on le voit, cette valeur est extrêmement faible par rapport à la puissance émise! C'est pour
cette raison, qu'en terme de communication hertzienne grande portée et à niveau de puissance
suffisant, nous allons être amenés à concentrer dans l'espace la puissance émise, et donc à
abandonner la propagation isotrope.
1.2. Généralités sur les Antennes
1.2.1. Introduction
Une antenne d'émission est un conducteur qui transforme une énergie électrique en énergie de
rayonnement électromagnétique. Une antenne de réception traduit un rayonnement

2 comme on le remarque ƞ diminue avec la distance d (loi de décroissance photométrique); Lorsque la distance double, ƞ se divise par 4, ce qui explique que

l'éloignement d'une source entraîne la décroissance très rapide de la densité des photons reçus.

6
Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne

électromagnétique en courant électrique induit. La même antenne peut souvent servir à émettre ou
capter selon qu'elle est alimentée ou non en courant.
Un conducteur dans lequel passe un courant I produit dans son entourage un champ magnétique
dont l'intensité décroît en fonction de la distance du conducteur et, compte tenu de la direction,
perpendiculaire à celle du conducteur. La figure ci-dessous illustre ce propos :

D'autre part, un courant circulant dans un conducteur correspond à un déplacement de charges à


l'intérieur de ce conducteur. On peut considérer que l'effet provoqué par le courant est d'accumuler
des charges positives à une des extrémités du conducteur et des charges négatives à l'autre extrémité.
Celles-ci donnent alors naissance à un champ électrique. (voir figure ci-dessous).

Il existe donc des champs électriques et magnétiques perpendiculaires l'un à l'autre dans
l'entourage du conducteur. Si ces champs varient dans le temps, cas où le conducteur est alimenté par
une source alternative nous aurons une onde électromagnétique se propageant perpendiculairement
aux champs.
Tout fil électrique dans lequel passe un courant est une antenne d'émission et tout fil électrique
peut servir d'antenne de réception. La portée de la radiation émise par un fil électrique dépendra de
la puissance électrique mise en jeu. La qualité d'une antenne dépendra non seulement de la puissance
mise en jeu mais de sa résistance, de sa longueur et d'autres paramètres.
Une antenne maintenue horizontalement propagera une onde électromagnétique à polarisation
horizontale, tandis qu'une antenne maintenue verticalement propagera une onde électromagnétique
à polarisation verticale.
Du fait que la terre est conductrice, on évite la polarisation horizontale dans les fréquences VLF,
LF, MF et, quelquefois HF. Pour les plus hautes fréquences, on utilise la polarisation horizontale car la
majorité des bruits électromagnétiques d'origine industrielle sont polarisés verticalement.
1.2.2. Antenne de référence
L'antenne de référence est une source isotrope. Elle est constituée par un point rayonnant de
l'énergie dans toutes les directions de façon identique. Elle est utilisée comme source de référence.

7
Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne

O y

ϕ
M'
x

Soit Pt la puissance rayonnée. Si l'amplitude en O est A, au point M, on retrouvera une amplitude


2𝜋.𝑅
AM à l'instant, t + R/C (C est la vitesse de propagation de l'onde) et un déphasage 𝜑 = = 𝑘. 𝑅 , 𝜆𝑂
avec R = OM et k le nombre d'ondes, est le rayon de la sphère de centre O. Dans la direction OM, la
𝑃
densité de puissance rayonnée par unité d'angle solide est : 𝑃1 = 𝑡 en w/stéradian (angle solide en
4𝜋
stéradian, 4π pour la totalité de l'espace). Pour cette raison la source ponctuelle sera également
appelée source isotrope. sur une sphère de rayon R, si R >> 𝜆𝑂 , la densité surfacique de puissance
𝑃
rayonnée sera : 𝑃2 = 𝑡 2 en w/m2, si E est l'amplitude du champ en un point quelconque de la
4𝜋.𝑅
sphère de rayon R, le théorème de Poyting donne la relation entre le champ électrique et puissance
1 𝐸2
rayonnée : 𝑃2 = 2 . 120.𝜋 .
Donc, on peut déduire le champ E :
60.𝑃𝑡
𝐸= 𝑅
en V/m (1)
2𝜋.𝑅
La phase retardée de
𝜆𝑂
par rapport à la phase à l'origine O, l'expression du champ E en M est donc :
60.𝑃𝑡
𝐸= . 𝑒 −𝑗𝑘𝑅 (2)
𝑅

Ce champ est le même en amplitude et en phase sur toute la sphère de rayon R (surface équiphase).
1.2.3. Antenne réelle
Une antenne réelle ne rayonne pas de façon isotrope. Soit une antenne dont le centre de phase est
en O (voir figure précédente) et soit une direction OM définie par les angles θ et ϕ. Dans cette
direction la puissance rayonnée par unité d'angle solide est P(θ,ϕ). Il existe quelque part une
direction où cette fonction présente un maximum, soit : Pmax = P(θO,ϕO). Considérons le rapport :
r(θ,ϕ)=P(θ,ϕ)/Pmax (3)
dont la valeur maximale est l'unité. Par définition, la variation de r(θ,ϕ) en fonction de θ et de ϕ est
appelée le diagramme de rayonnement de l'antenne. Le diagramme de rayonnement ci-dessous,
dans le plan θ représente l'allure générale de la distribution de puissance rayonnée normalisée à
l'unité (souvent on cherche à concentrer l'énergie dans une direction déterminée).

8
Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne

z
θ3

Lobe principal

Lobes secondaires

Le lobe se trouvant autour de Oz, direction du maximum de rayonnement, est appelé le lobe
principal et contient la quasi-totalité de la puissance rayonnée. De part et d'autre de celui-ci
apparaissent des lobes secondaires ou latéraux, que l'on s'efforce de réduire au mieux et qui sont
séparés par des minima très marqués.
1.2.4. Caractéristiques d'une antenne
Parmi les caractéristiques les plus connues d'une antenne, on peux citer :
A. Directivité et gain :
La directivité d'une antenne dans une direction (θ, ϕ) est le rapport de la densité de puissance
rayonnée dans cette direction soit P(θ, ϕ) à la densité de puissance qui serait rayonnée par une
source isotrope rayonnant la même puissance totale Pt que l'antenne considérée. La directivité est
donnée donc :
𝑃 𝜃,𝜙 𝑃 𝜃 ,𝜙 𝑃 𝜃,𝜙
𝐷 𝜃, 𝜙 = 𝑃1
= 𝑃𝑡 = 4𝜋. 𝑃𝑡
(4)
4𝜋

En appelant dΩ l'élément d'angle solide, on a :


4𝜋
𝑃𝑡 = 0 𝑃 𝜃, 𝜙 dΩ (5)
ce qui donne avec l'équation (4) :
𝑃 𝜃,𝜙
𝐷 𝜃, 𝜙 = 4𝜋. 4𝜋 (6)
0
𝑃 𝜃,𝜙 dΩ

Ce qui est intéressant de connaître en télécommunications et radar, c'est la directivité D dans la


direction du maximum de rayonnement. l'équation (6) devient alors :
𝑃𝑚𝑎𝑥
𝐷 𝜃, 𝜙 = 4𝜋. 4𝜋 (7)
0
𝑃 𝜃 ,𝜙 dΩ

𝑃𝑚𝑎𝑥 4𝜋
ou encore : 𝐷 𝜃, 𝜙 = 4𝜋. 4𝜋 = 4𝜋 (8)
0 𝑃𝑚𝑎𝑥 .𝑟 𝜃,𝜙 dΩ 0 𝑟 𝜃,𝜙 dΩ

On voit donc que la directivité ne dépend que du diagramme de rayonnement.

9
Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne

On connait la puissance d'alimentation de l'antenne Pa, Pa = Pt + Pertes, le rendement de l'antenne


ou coefficient d'efficacité est donnée par :
η = Pt/Pa ≤ 1 (9)

Si on remplace Pt par Pa dans l'équation (4) on obtiendra au lieu de 𝐷 𝜃, 𝜙 une quantité 𝐺 𝜃, 𝜙


appelée gain dans la direction (θ, ϕ) soit,
𝑃 𝜃,𝜙 𝑃 𝜃,𝜙
𝐺 𝜃, 𝜙 = 4𝜋. 𝑃𝑎
= 4𝜋. . η = η. 𝐷 𝜃, 𝜙 (10)
𝑃𝑡

η
on aussi écrire : 𝐺 𝜃, 𝜙 = 4𝜋. 4𝜋 (11)
0
𝑃 𝜃,𝜙 dΩ

B. Réciprocité :
Un signal , d'amplitude VA appliqué au point A d'une antenne 1, donne un signal VB au point B
d'une antenne 2, et réciproquement le fait d'appliquer VA au point B donnera VB au point A.

A B

VA VB

Conséquence: si l'antenne fonctionne en émission et présente alors un gain Ge et une impédance Ze,
la même antenne, fonctionnant en réception présentera un gain Gr = Ge et une impédance Zr = Ze. En
particulier, une antenne de réception doit être adaptée en émission, car sinon une partie de la
puissance reçue est ré-rayonnée dans l'espace.
C. Résistance de rayonnement :
Soit le fil d'antenne, IM M
Fil
En un point M du fil, il existe un courant IM tandis que la puissance rayonnée est Pt. Comme il s'agit
de puissance réelle, tout se passe comme s'il apparaissait en M une résistance fictive RM telle que:
Pt = RM.IM2
Dans la direction privilégiée r(θ, ϕ) = 1, du diagramme de rayonnement: RM = Pt/Io2, le coefficient
d'efficacité d'une antenne est aussi donné par la formule: η = RM/( RM + r).
RM : résistance de rayonnement et r : résistance ohmique.
En pratique, l'efficacité peut atteindre 75 à 95%. Dans le cas d'une antenne dont la longueur l << λ/4 :
RM=80.π2. l2/λ2, dans le cas d’un doublet, RM =160. π2. l2/λ2.
La résistance de rayonnement d’un dipôle demie-longueur d’onde est de 73,2 ohms (fil très fin).
Cette résistance varie avec la hauteur de l’antenne par rapport au sol.
D. Longueur effective :
En pratique, l'antenne se conduit différemment de sa longueur physique. Sa longueur effective est
légèrement plus grande que sa longueur physique. L'antenne opposant toujours une certaine

10
Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne

résistance au passage du courant, la longueur d'onde dans l'antenne est plus courte que celle dans
l'espace.
k

λ/d

Figure 5: Courbe de variations de k en fonction du diamètre du fil

Pour f < 30 MHz, λe = (C/f).0,94. Au dessus de 30 MHz λe = (C/f).k dépendant du ∅, "d " est le
diamètre du fil.
E. Hauteur effective :
C'est la caractéristique propre de l'antenne, non reliée à la longueur du mât qui la porte, antenne
demi-longueur d'onde: he = λπ. La hauteur effective détermine la tension V induite dans une antenne
par un champ électromagnétique E : V = E x he.
F. Surface équivalente de réception :
La puissance captée par l'antenne peut s'écrire: Pr = P1 x SR où SR = surface et P1 est la densité
puissance. SR est un paramètre de l'antenne = surface équivalente de réception.
G. Bande passante d'une antenne :
La bande passante d'une antenne est la différence des fréquences f1 et f2 pour lesquelles la tension
Vr reçue descend à 0,7 (-3dB) de sa valeur maximale, BP = ∆f = f2 - f1 en Hz
H. Température équivalente de bruit :
La Température de bruit d'une antenne a une grande importance pour les antennes utilisées en
réception, notamment lorsqu'elles captent un signal provenant d'un satellite. On la définit comme :
Ta = PB/(∆f.K) (12)
où PB est la puissance de bruit disponible à l'entrée du récepteur en Watt, K la constante de
Boltzmann soit 1,38×10-23 J/°C et ∆f la largeur de bande du récepteur en Hz. Afin d'avoir une
température de bruit très faible, il faut que la directivité de l'antenne soit quasiment nulle dans la
direction des sources concernées.

11
Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne

Vr
1

0.7

f
f1 f0 f2
Figure 6: Bande passante d'une antenne.

1.2.5. Types d'Antennes


A. Antennes à onde stationnaire – le dipôle:
On appelle dipôle élémentaire, dipôle infinitésimal ou encore doublet de Hertz une antenne
dont la longueur L est petite par rapport à la longueur d'onde λ. Comme L<<λ (en principe, L<50λ) , on
admet que le courant I est uniforme (l'amplitude et la phase sont indépendantes de z).

On détermine un axe des z de telle manière que l'origine z=0 soit au centre du dipôle. Les dipôles
sont des antennes à onde stationnaire. En effet, comme l'extrémité du dipôle est ouverte, l'onde
électromagnétique émise est réfléchie avec un coefficient de réflexion ρ = 1. L'addition des deux
ondes progressive et réfléchie génère une onde stationnaire.
 Impédance du dipôle
Toute antenne filaire est vue de la source comme une impédance par la source. Le schéma de
branchement est illustré par la figure suivante :

12
Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne

PE

Antenne

Les paramètres sont les suivants :


Rr Résistance de rayonnement; Rp Résistance de pertes de l'antenne (pertes ohmiques, isolement
imparfait des isolateurs supportant les éléments de l'antenne...etc); Xp Réactance de l'antenne; PF
Puissance fournie; PE Puissance émise. L'adaptateur d'impédance peut être un transformateur ou un
filtre, il sert à adapter l'impédance de l'antenne à l'impédance de ligne Z0.
 Réactance de l'antenne
La réactance Xp de l'antenne est non désirée. La première manière de l'éliminer est de réaliser une
antenne qui n'en a pas. C'est le cas des antennes résonantes. La Figure 7, illustre le parcours de
l'impédance du dipôle pour différentes valeurs de L.

Figure 7: Parcours de l'impédance du dipôle pour différentes valeurs de L.

 Lorsque L est proche de λ/2, 3λ/2, etc. on a des situations de résonance. L'impédance Z est
purement réelle et de l'ordre de la centaine d'Ohms (Rr = 73 Ω pour une antenne demi-ondes). A
noter que les caractéristiques de l'antenne en résonance dépendent relativement peu de
l'épaisseur du dipôle.
 Lorsque L est proche de λ, 2λ, etc. on a des situations d'antirésonance. L'impédance Z est
purement réelle et peut prendre des valeurs de plusieurs milliers d'ohms. A noter que les
caractéristiques de l'antenne en antirésonance dépendent énormément de l'épaisseur du
dipôle.
 Les valeurs de L pour les quelles on a résonance (ou antirésonance) ne sont pas des multiples
exacts de l/2. Par exemple, pour le dipôle demi-onde, on a L=0.95× λ/2.
 Les antennes résonantes sont assez sensibles au rapport L/λ. En conséquence, la bande passante
de ce type d'antennes est limitée.
Une seconde manière d'éliminer la réactance Xp est d'ajouter en série à l'antenne une seconde
réactance Xp' = -Xp

13
Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne

B. Dipôles résonants :
On appelle dipôle résonnant un dipôle dont la réactance Xp est nulle. Ces situations sont obtenues
lorsque L  n× λ/2. Lorsque n est impair, on a résonance; lorsque n est pair on a antirésonance. La
Figure 1.8 illustre la répartition de la valeur efficace du courant pour une antenne demi onde et une
antenne λ.

Figure 8: répartition de la valeur efficace du courant le long du dipôle.

C. Dipôle replié :
Le dipôle replié est représenté par la Figure 1.9, son impédance de rayonnement vaut à peu près
300 Ω. Le diagramme de rayonnement est semblable à celui du dipôle demi-onde, mais la bande
passante est plus large.

Figure 9: dipôle replié.


D. Dipôle raccourci :
Lorsque la longueur d'onde L est très inférieure à la longueur d'onde (cas des ondes longues),
l'impédance de l'antenne présente une partie imaginaire négative (capacitive – voir Figure 7). Pour
accorder cette antenne, il est nécessaire d'ajouter à la base une inductance (voir Figure 10).
L'inductance doit avoir une résistance série très faible. Par rapport à une antenne résonante pure, le
rendement n'est pas aussi bon et la bande passante est plus réduite.

Figure 10: Dipôle raccourci.


14
Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne

E. Antenne Yagi :
L'antenne Yagi est constituée d'un dipôle replié (radiateur), auquel on a associé un ou plusieurs
éléments passifs, appelés directeur(s) et réflecteur (voir Figure 11). Lorsque le dipôle actif est
alimenté, il émet des ondes EM; les dipôles passifs vont être excités par des courants et ils vont
rayonner à leur tour. Le champ rayonné est la somme des champs émis par tous les éléments
rayonnants. Ce type d'antenne est très difficile à calculer, dans la mesure où tous les éléments
interagissent les uns avec les autres.

Figure 11: Principaux éléments constituants d'une antenne Yagi.

La présence d'éléments passifs diminue la résistance de rayonnement de l'antenne, qui se situe


généralement vers 75 Ω. Les antennes Yagi sont les fameuses antennes de télévision que l'on voit de
moins en moins sur nos toits.
F. Antennes cadres :
Pour les ondes longues et moyennes, les antennes filaires sont difficiles d'emploi. On leur préfère
souvent les antennes cadres. Comme son nom l'indique, l'antenne cadre est constituée d'une ou
plusieurs spires enroulées sur un cadre de dimensions relativement grandes (quelques cm à quelques
dizaines de cm). L'antenne cadre fonctionne comme la partie secondaire d'un transformateur, un
champ d'induction magnétique variable B(t) génère une tension induite aux bornes du bobinage.

Figure 12: Structure d'une antenne cadre.

Les paramètres sont les suivants :


S : Surface d'une spire [m2]
n : Vecteur normal au plan
N : Nombre de spires [-]
15
Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne

E : Champ électrique [V/m]


H : Champ magnétique [A/m]
B : induction magnétique [Tesla]
α : Angle d'incidence de B par rapport à n
ϕ: Flux magnétique [Tesla×m2]
c : Vitesse de la lumière [3×108 m/s]
𝑁.𝑆
On a : 𝜙 𝑡 = 𝑁. 𝑆. 𝐵 𝑡 . cos 𝛼 = 𝑁. 𝑆. 𝜇0 . 𝐻 𝑡 . cos 𝛼 = . 𝐸 𝑡 . cos 𝛼 (13)
𝑐
𝜕𝜙 𝑡
et 𝑈𝑖𝑛𝑑 𝑡 = − 𝜕𝑡
(14)
Remarques :
- Il faut orienter le cadre perpendiculairement au vecteur B pour obtenir la tension maximale.
- L'antenne cadre est une des rares antennes à être sensible au champ magnétique H.
- On ajoute très souvent une capacité d'adaptation en parallèle au bobinage de manière à filtrer les
fréquences indésirables. La bande passante de l'antenne cadre accordée est assez mince.
L'antenne ferrite, est la version moderne de l'antenne cadre, possède un noyau en ferrite qui
augmente le flux magnétique ϕ d'un facteur µr. Cette antenne est intéressante lorsqu'on doit réaliser
un récepteur de petite taille.
G. Antennes paraboliques :
Les antennes paraboliques se caractérisent par une directivité très forte. On les utilise en général
pour des fréquences plus hautes que 1GHz. En dessous de 400 MHz, leur taille devient problématique.
L'antenne parabolique est constituée d'un cornet (antenne de type ouverture) et d'un réflecteur
parabolique (voir Figure 13).
réflecteur parabolique

cornet
D

guide
d'onde

Figure 13: Antenne parabolique.

Une antenne parabolique pour faisceau hertzien est un ensemble constitué d'un dipôle rayonnant
et d'un réflecteur parabolique. Le dipôle est fixé au cornet, c'est la partie sensible de l'antenne,
capable d'émettre et/ou de recevoir des signaux électriques. Il occupe le foyer de la parabole.
La parabole a pour fonction de rassembler sur ce dipôle les ondes reçues dans le cas d'une antenne
de réception et de disperser les ondes émises par le dipôle dans le cas de l'émission (voir figure
suivante).

16
Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne

Réception Emission

Récepteur Emetteur

Les communications hertziennes étant en général bidirectionnelles (aller et retour en half ou en


full-duplex) la même antenne est à la fois émettrice et réceptrice. Cette antenne étant destinée à
communiquer avec un autre émetteur-récepteur elle doit être fixée dans l'espace. Elle est donc
réglable autour de deux axes afin de diriger l'antenne dans la direction de réception maximale. Cette
direction est repérée par deux angles :
- le gisement, angle horizontal (azimut) gradué de 0 à 360° à partir d'une direction dite ligne de foi.
- le site, angle vertical (hauteur) gradué de 0 à 90°.
La connaissance et le réglage de ces deux angles assurent le pointage de l'antenne vers sa cible (
une autre antenne, un satellite, un avion...etc.).

Figure 14: Direction de pointage d'une antenne parabolique.

G.1. Amplification des puissances émises et reçues


G.1.a. Réception des ondes par l'antenne :
L'antenne parabolique est essentiellement caractérisée par son aire de réception A en (m²) qu'on
note aussi sous la désignation d'aire effective Aeff, plus cette aire est importante plus la puissance
électromagnétique capturée le sera.
avec:
Pr = puissance reçue par l'antenne parabolique.
Pe = puissance émise au centre émetteur de la sphère photométrique.
d = distance émetteur antenne parabolique.
on écrira:
Pr = Pe. Aeff/4.π.d² (15)

17
Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne

G.1.b. Emission des ondes par le dipôle :


Supposons que le dipôle émette la puissance P au centre de la parabole. La puissance capturée est
rassemblée et concentrée dans une seule direction parallèle sur une surface d'aire Aeff. Celle-ci
constitue ce que les opticiens nomment une "ouverture". Elle va donc diffracter le rayonnement
selon le principe de Huyghens(1690)-Fresnel(1815)3. La puissance renvoyée par la parabole va se
confiner dans une figure spatiale caractéristique de l'ouverture désignée par le terme de "lobes de
diffraction".
La figure15 montre clairement la présence de zones angulaires où la puissance est maximale,
d'autres où elle est nulle. Parmi ces lobes, l'un contient plus de 90% de la puissance à lui seul, c'est le
lobe central (en gris foncé). Il est convenu que la largeur angulaire du lobe central d'une antenne se
mesure à la demi-puissance maximale (celle mesurée dans l'axe angulaire 0°).
Cette normalisation est dite efficace: P = 0,[Link]²
Une étude de la fonction de diffraction (ici la fonction de Bessel J1) montre que l'ouverture
angulaire efficace (angle d'ouverture –3dB) dépend de la longueur d'onde λ et du diamètre D de
l'ouverture.
Elle atteint pratiquement en degré la valeur suivante :
θeff = 70.λ/D (16)
Où la largeur angulaire du lobe est double :
θmax = 140. λ/D (17)
soit le double de la largeur angulaire efficace.
Ramenons ces deux mesures d'angles en radian, on a donc :
θeff = 1,22.λ/D en [rad] (18)
θmax = 2,44. λ/D en [rad] (19)

3
Selon Huygens, chaque point "P" d'une surface d'onde se comporte comme une source (fictive) ponctuelle de même fréquence que la source mère et dont
la phase est celle de l'onde arrivant en ce point "P". De plus, Fresnel affirme que les ondelettes sphériques émises par ces sources fictives se propagent
jusqu'au point "M" où elles vont interférer.

18
Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne

θeff° = 70.λ/D Diffraction par une ouverture circulaire

Lobe principal

Lobes secondaires Lobes secondaires

représentation polaire représentation rectangulaire

Figure 15: Représentations de diffraction par une ouverture circulaire.

Exemple :
soit une parabole de 50 cm de diamètre émettant à 300 MHz
on aura: λ = c/f = 3.108/300.106 = 1 m
θeff = 1,22 .1/0,5 = 2,44 rad
soit aussi θeff =70. 1/0,5 = 140°

Maintenant la même parabole fonctionne à f = 3 GHz, la longueur d'onde λ devient 0,1 m et par
conséquent θeff = 0,244 rad ou 14 °.

Maintenant cherchons à comprendre ce qui se passe à la suite de ce phénomène, en fait le dipôle


émet une puissance P qui, s'il n'y avait pas de parabole serait distribuée dans l'espace de façon quasi-
isotrope. La présence de la surface de réflexion parabolique et l'existence de son lobe principal font
que cette puissance va se trouvée "ramassée" dans le lobe. C'est comme s'il se produisait une
concentration de la puissance, disons une augmentation de la "densité de puissance".
Pour exprimer cette concentration, il faut utiliser la notion d'angle solide (voir figure 16).
Un angle solide est en fait l'aire d'une portion de sphère de rayon unité, que l'on exprime en
stéradian(sr).
 pour la sphère complète cet angle solide vaut 4.π [sr].
 pour un cône dont l'angle au sommet vaut θ on calcule que cet angle vaut environ Ω = 2. θ.sin(θ/2)
et si θ est peu ouvert (ce qui est le cas des antennes de faisceaux hertziens qui sont très
directionnelles) Ω vaut pratiquement θ².
 Ecrivons donc Ω = θ² = (λ/D)² pour l'angle solide du lobe principal à demi-puissance.

19
Puissance Rayonnée par une Source Isotrope et Gain d'une Antenne

G.1.c. Notion de gain :


Le gain de l'antenne se définit naturellement comme le rapport :
gain = puissance concentrée/puissance isotrope
La densité de puissance augmentant comme le rapport inverse des angles solides, on écrira aussi :
G = 4.π/Ω
par exemple: si θeff = 0,05 rad Ω = 0,05 ² = 25.10-4 sr
G = 4.π/25.10-4 = 5000 environ
Reliant les expressions de θeff et celle du gain G on obtient pour toute antenne :
G = 4.π.D²/λ² (20)

aire effective aire équivalente

Gain de l'antenne

Figure 16: Gain, aire équivalente et aire effective d'une antenne parabolique.

Enfin, pour terminer ce paragraphe, notons qu'il est coutume dans le métier des FH de noter et de
désigner par le terme "aire équivalente" la grandeur D², ce qui fait qu'une antenne est caractérisée par deux
aires:
 l'aire effective : Aeff = π.D²/4.
 l'aire équivalente Aeq = D² présente dans le gain qu'on écrira aussi :
G = 4. π. Aeq/ λ²

20
Atténuation en Espace Libre

3ème Section
Atténuation en Espace Libre
1. Introduction
Cette section s'applique particulièrement aux liaisons à visibilité directe (propagations
troposphériques, faisceaux hertziens, liaisons par satellite, etc.). On néglige l'influence du sol et les
pertes atmosphériques.
 Espace libre
c'est l'espace proposé à la propagation du faisceau entre l'émetteur et le récepteur, dénué de tout
obstacle cachant (masque) réfléchissant (miroir) diffractant (objet à bord ou semi cachant) ou
absorbant (feuillage, hydrométéores), bref un espace vide de tout obstacle.
 Atténuation (Affaiblissement)
l'atténuation en électronique, est le rapport entre grandeur de sortie sur grandeur d'entrée.
exemple :
tension d'entrée 10V tension de sortie 2V.
atténuation : A = 2/10 = 0,2 sans unité.
puissance d'entrée 100 W puissance de sortie 50 W.
atténuation : A = 50/100 = 0,5 toujours sans unité.
en faite, l'atténuation est une amplification < 1, Cette atténuation, peut aussi s'exprimer en niveau
d'atténuation:
A dB = 10. log10 (A)
pour les 2 exemple ci-dessus cela donnerait : AdB = 20 log (0,2) = -14 dB et A dB = 10 log( 0,5) = -3 dB
Soit Pe la puissance de l'émetteur au niveau du dipôle émetteur et Ge le gain de l'antenne,
cherchons la puissance reçue par l'antenne de gain Gr (et d'aire équivalente Ar), soit f la fréquence
d'émission de la porteuse et c la célérité du FH (vitesse de propagation des ondes EM du faisceau
hertzien) et donc, λ = c/ f sa longueur d'onde. Soit d la distance émetteur-récepteur.
Dans la direction optimale du lobe principal, le gain directif G(θ, ϕ) est égal à Go. On définit alors, la
Puissance Isotrope Rayonnée Equivalente de la manière suivante :
PIRE = [Link] en [w] (21)
Dans cette direction privilégiée, on a donc la densité de puissance suivante :
P = PIRE/4.π.d2 en [W/m2] (22)

La PIRE de l'émetteur sera donc PIRE = [Link].

Si on note S par l'éclairement reçue par l'antenne du récepteur : S = PIRE/4.π.d2 en propagation


isotrope équivalente.
La puissance (à demi hauteur) reçue par l'antenne et concentrée sur le dipôle récepteur sera :
Pr = [Link] = [Link]/ 4.π.d2
On rappel que le gain est donné par (voir section précédente) : G = 4. π. Aeq/ λ² où Aeq est toujours
l'aire équivalente à demi puissance.

21
Atténuation en Espace Libre

Donc, Pr = PIRE. Gr.λ 2/4.π.4.π.d2 = PIRE. Gr.λ 2/(4.π.d)2 et comme λ = c/ f, on aboutit à la relation :
Pr = PIRE. Gr.c2/(4.π.f.d)2
Enfin, à partir de l'expression de la PIRE, on obtient :
Pr = [Link].c2/(4.π.f.d)2 (23)

par définition le terme c2/(4.π.f.d)2 est l'AEL (Atténuation en Espace Libre). son niveau dB est
donné par :

AELdB = 20 log(c) - 20log(4π) - 20log(f) - 20log(d) (24)

Avec c = 3.108 m/s dans l'air sec, 4π = 12,56, on obtient le développement suivant :
AELdB = 169,5 - 21,98 - 20 log(f ) - 20 log(d) = 147,5 - 20log (f)- 20log(d) (25)
les unités pratiques pour le calcul de l'AELdB : f en [GHz] et d en [km].
avec fGHz = f / 109 et dkm = d / 103 on obtient :

AELdB = 147,5 - 20log(fGHz.109) - 20log(dkm.103)

avec 20log109 = 180 et 20log103= 60 d'où :

AELdB = -92,5 - 20log(fGHz) - 20log(dkm) (26)

Remarque : l'AEL est en niveau négatif et sa valeur absolue augmente avec :


- la fréquence : les fréquences élevées sont plus atténuées que les fréquences basses.
- la distance qui en augmentant atténue la puissance reçue.
2. Bilan hertzien en espace libre (antenne à antenne)

la puissance reçue Pr = [Link], devient en niveau de puissance en dB :

10log(Pr) = 10log(Pe) + 10log(Ge) + 10log(Gr) + 10log(AEL), avec Pe en mW et Pr en mW le bilan


devient :
PrdBm = PedBm + GedB + GrdB - (92,5 + 20log(fGHz) +20log(dkm) (27)

Exemple :
Emetteur :
- niveau de puissance émetteur: 40 dBm (1 W = 1000 mW ).
- gain GedB = 30 dBm.
- fréquence f = 2 GHz.
- distance d = 50 km.
Récepteur :
gain GrdB = 30 dBm
AELdB = - 92,5 - 20 log(2.10-3) - 20log(50.10-3) = -252,5 dBm

PrdBm = 40 + 30 + 30 - 252,5 = -152,5 dBm

22
Ellipsoïde de Fresnel

4ème Section
Ellipsoïde de Fresnel
1. Introduction
Lorsqu'un faisceau d'ondes est émis par une antenne de gain élevé, on a vu précédemment que
l'énergie électromagnétique se répartissait essentiellement dans le lobe de diffraction central de cette
antenne.
Lors de leur parcours spatial, ces ondes parcourent théoriquement un chemin rectiligne (droit), le
rayon central, qui est aussi axe de symétrie du lobe. Cependant, pour des raisons liées aux différents
milieux effectivement rencontrés, qui ne sont pas toujours homogènes, ou qui contiennent des
particules déviant le trajet théorique, ces ondes peuvent être soumises à une variété de trajets
aléatoires (ondes secondaires) créant des retards à la propagation.
L'énergie reçue par l'antenne de réception est donc majoritairement portée par le rayon central, à
laquelle s'ajoute l'énergie des rayons secondaires.
Il peut arriver que selon la longueurs "l" des trajets suivis, ces ondes secondaires se somment ou
au contraire se neutralisent avec l'onde centrale, ceci est du au phénomène d'interférence.
Lorsque deux ondes de même fréquence et émises en même temps d'un point E suivent des trajets
de chemins optiques différents, elles interfèrent, leurs énergies peuvent soit se superposer soit se
neutraliser, deux cas se présentes :
1er cas: le retard entre elles est faible, leur somme est pratiquement maximale, cette situation
correspond à une différence de trajet optique [ER]1 - [ER]2 voisin d'un nombre entier de longueurs
d'onde (retard équivalent à une période temporelle de vibration).
2ème cas: si cette différence est proche d'un nombre impair de demi longueurs d'onde (retard
équivalent à une demi période) , alors la superposition des champs donne une résultante quasiment
nulle.
Il est donc crucial de tenir compte de ce phénomène d'interférence pour faire le bilan exact de
l'énergie reçue par une antenne de réception FH (Faisceau Hertzien).
2. Existence de l'ellipsoïde
Fresnel a montré qu'il existe une zone de l'espace où l'onde centrale et les ondes secondaires
sont en état d'interférence constructive, cette zone est un ellipsoïde. dans ce qui suit on va voir
pourquoi :
L'ellipsoïde possède deux axes orthogonaux, grand axe et petit axe(voir figure 17) , et elle est
douée de symétrie centrale par rapport à l'intersection de ces axes et de symétrie axiale par rapport à
chacun d'eux.
Sur le grand axe sont disposés les deux foyers F1 et F2 dont la distance F1F2 est une constante
caractéristique de l'ellipse.
La propriété caractéristique d'une ellipse est :
F1MF2 = constante (1)
Les extrémités de l'axe E et R sont bien-sûr à distance constante
ER = d (2)
à partir de (1) et (2) on peut écrire que F1MF2 - ER = constante.

23
Ellipsoïde de Fresnel

Au cours de la propagation, F1MF2 correspond au trajet d'une onde secondaire, ER est la


longueur du trajet direct.
Fresnel définit le premier ellipsoïde par la propriété :
F1MF2 - F1F2 = cste < λ/2 (28)
où λ est la longueur d'onde d'émission.
Toutes les ondes qui suivent leur parcours moyen dans cet ellipsoïde ne sont donc jamais en
interférence destructive avec le rayon central.

F1MF2 - ER ≈ F1MF2 - F1F2 = λ/2


Figure 17: Ellipsoïde de Fresnel.

3. Dimensions de l'ellipsoïde
Les fréquences Faisceau Hertzien sont de l'ordre du GHz environ (300MHz à 3GHz en UHF par
exemple) ce qui correspond à des longueurs d'ondes décimétriques (30 cm à 1 GHz par exemple).Les
distances d = ER sont de l'ordre du km.
Sur l'axe de l'ellipse on peut écrire, F1R + F2R = F1F2 + 2F2R. Considérant la propriété caractéristique
(1) appliquée en R on a aussi :
F1R + F2R - F1F2 = λ/2
On en conclut que : F2R = λ/4
Cela signifie que : ER = FIF2 + 2F2R = d + λ/2
Autant dire, en regard des dimensions précisées plus haut (d en km et λ en dm), que l'ellipsoïde
de Fresnel présente les propriétés suivantes :
Les foyers sont pratiquement confondus avec les antennes E et R.
L'équation caractéristique devient : EMR - ER = λ/2, soit encore
EMR - d = λ/ 2
Les dimensions de l'ellipsoïde de Fresnel deviennent alors assez simples à calculer :
grand axe ER : fixé par la distance d entre les antennes ER = d.
En plaçant M sur le petit axe (voir figure suivante) et on calcule la dimension de celui-ci:

24
Ellipsoïde de Fresnel

demi-petit axe h, fourni par le théorème de Pythagore h² = (EMR/2)² - (d/2)².


avec, EMR = d + λ/ 2 on obtient alors :
EMR² = d² + λ.d + λ²/ 4
Soit encore en négligeant λ²/ 4 devant λ.d (λ²/ 4 << λ.d) :
EMR² = d² + λ.d et donc h² = 1/4( λ.d)
𝟏
Finalement on obtient : 𝒉= 𝝀. 𝒅 (29)
𝟐
Règle : pour minimiser l'effet des diffractions, on évite d'avoir des obstacles dans le premier
ellipsoïde de Fresnel.
4. Utilité du calcul de les dimensions de l'ellipsoïde
Si le FH est tiré au dessus d'une zone d'obstacles (végétation, constructions ...etc.) il est préférable
de "dégager" l'ellipsoïde de Fresnel en surélevant les antennes ainsi l'antenne de réception recevra un
maximum d'énergie.
Exemple :
On tire un FH de 6 GHz sur une distance de 5 km, sur le trajet est située une forêt d'arbres
de hauteur moyenne ho = 20m. On cherche à calculer la hauteur H des antennes
permettant le passage du premier ellipsoïde de Fresnel.
calcul de lamda: λcm = c/f = 3.108/6.109 =
0,05 donc λ = 5.10-2 m = 5 cm
la distance ER: ER = d = 5 km = 5.103 m
calcul de h : h = 1/2( 5.10-2 . 5.103)1/2 = 7,9 m.
Il faudra donc au minimum fixer la
hauteur H à H = h + ho soit :
H = 20 + 7,9 = 28 m

25
Définition et utilisation des dB et dBm

L’intensité acoustique : mesure le niveau sonore d’un son en décibel acoustique en dBa (ou dBSPL)
(Sound Presure Level)
Le décibel utilisé comme mesure de pression acoustique se détermine par :
NdBa = [Link](P/Po) avec Po = 20.µPa
Po est le niveau de référence c-a-d-niveau à partir duquel l’oreille commence à percevoir un son pur de 1 kHz

Par exemple, la pression acoustique maximale admise par le tympan est de 200 Pa, soit un niveau :
NdBa max oreille = 20 Log 200/2.10-5 = 20 Log 107 = 140 dBa

Gain en puissance : mesure le rapport de puissances exprimé en dB

Le décibel, unité de rapport de deux puissances P1 et P2 , est défini par :


GdB = [Link](P1/P2)

Rapport des
Gain
puissances
Le tableau ci-contre indique la correspondance entre
1 0 dB quelques rapports de puissances et leur valeur
2 3 dB exprimée en décibels.
4 6 dB
10 10 dB Ce rapport de puissance correspond à un gain ou à une
50 17 dB atténuation.
100 20 dB
Par exemple, un amplificateur qui fournit un signal de
500 27 dB 100 watts en sortie lorsqu’on lui applique un signal de
1000 30 dB 100mW en entrée a un gain de :
10 000 40 dB G = 10 Log ( 100/0,1 ) = 30 dB
100 000 50 dB
1 000 000 60 dB

Gain en tension : mesure le rapport de tensions exprimé en dB

Si deux puissances électriques P1 et P2 sont fournies successivement à une résistance R, on mesure aux
bornes de cette résistance les tensions U1 et U2.

Le gain s’exprime alors par : GdB = [Link](P1/P2) = [Link](U12/U22) = [Link](U1/U2)

Rapport de Gain Rapport de Gain


tension tension
1 0 dB
2 6 dB 1/2 -6 dB
5 14 dB 1/5 -14 dB
10 20 dB 1/10 -20 dB
20 26 dB 1/20 -26 dB
100 40 dB 1/100 -40 dB
1000 60 dB 1/1000 -60 dB
10 000 80 dB 1/10 000 -80 dB
Tension : le niveau de tension peut s’exprimer en décibel (dBm, dBW, dBu …)

Si l’on se fixe une tension de référence Uo (ou une puissance de référence Po sur une résistance Ro), une
tension U peut s’exprimer par rapport à cette tension de référence.

On parle alors de niveau qui se calcule par : N = 20 log (U/Uo)

L’unité dans laquelle s’exprime le niveau dépend de la grandeur de référence :

unité référence relation de définition


décibels mesurant la tension par rapport à une référence de 1 Volt RMS.
dBV tension Uo = 1 V efficace N = 20 log (U/Uo)

décibels mesurant la tension par rapport à une référence de 1 mVolt RMS


dBmV tension Uo = 1 mV efficace N = 20 log (U/Uo)

décibels mesurant la tension par rapport à une référence de 1 µVolt RMS


dBµV tension Uo = 1 µV efficace N = 20 log (U/Uo)

décibels au dessus d'un watt. La puissance de référence est 1 W


dBW Puissance Po = 1 W sur 50 ohms N = 10 log U2/50.1= [Link](U) – 17

décibels au dessus d'un milliwatt. La puissance de référence est 1 mW


dBm Puissance Po = 1 mW sur 50 ohms N = 10 log U2/50.0,001= [Link](U) + 13

décibels mesurant la tension par rapport à une référence de 0,775 Volts RMS.
dBu Cette valeur de référence correspond à la tension d'une charge de 600 Ohms soumise à 1mW
Puissance Po = 1 mW sur 600 ohms N = 10 log U2/600.0,001= [Link](U) + 2,2

Application

Une unité très utilisée dans les mesures radiofréquences est le dBm qui exprime un niveau par rapport à une
puissance de :
Po = 1 mW sur 50 ohms

L’utilisation des gains et des niveaux en dBm ( ou dBu) est très intéressante dans une chaîne, tous les calculs
successifs se faisant par simple addition.

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