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Table des matières

1 Enoncés 2

2 Correction 7

1
1 Enoncés

2
MP 2&3&4, Agadir D EVOIR N◦ 3, NORM É R ÉDUIT À L’ AIDE DES S ÉRIES

Exercice

Etudier en fonction de α > 0 la nature de la série de terme général :

(−1)n
un = p , n≥2
nα+ (−1)n

P ROBL ÈME :
Notations et définitions :
1 A une algèbre normée de Banach d’élément unité noté toujours 1.

an
2 On rappelle que pour tout a ∈ A , la série ∑ converge, sa somme est notée :
n!
+∞
an
exp(a) = ∑
n=0 n!

et appelée l’exponentielle de a.

3 Pour A ∈ Mn (K), on appelle une racine carrée de A, toute matrice R ∈ Mn (K) telle que : A = R2 .

I. Propriétés et résultats généraux


1 Montrer que si a et b sont deux éléments de A qui commutent alors :

exp(a + b) = exp(a) exp(b)

En déduire que exp(a) ∈ U (A ) des éléments inversibles de A et calculer son inverse.

2 Montrer que : 
C −→ C∗
exp :
z = x + iy → exp(z) = ex eiy
est surjective. Est-elle injective ?

3 Soit b ∈ A un élément inversible.


3.a. Montrer que la fonction : 
A −→ A
ϕ:
x → bxb−1
est continue.
3.b. En déduire que pour tout a ∈ A :
exp(bab−1 ) = b exp(a)b−1

4 4.a. a, h ∈ A , montrer que :


∀k ∈ N, k(a + h)k − ak k ≤ (kak + khk)k − kakk
4.b. En déduire que :
k exp(a + h) − exp(a)k ≤ exp(kak + khk) − exp(kak)
4.c. En déduire la continuité de : 
A −→ A
exp :
a → exp(a)

5 a ∈ A , dans cette question on se propose de montrer que :


 
a p
exp(a) = lim 1+
p→+∞ p

LYC ÉE R ÉDA S LAOUI 1


5.a. Vérifier que :
 
p
ak a p p
1 Ckp
∑ k!
− 1+
p
≤∑ − k kakk
k=0 k=0 k! p

5.b. En déduire que :


   
p
ak a p p
kakk kak p
∑ k!
− 1+
p
≤∑ − 1+
k=0 k=0 k! p
puis conclure.

6 Dans cette question A est supposée de dimension finie.


6.a. Pour a ∈ A justifier l’existence de πa le polynôme minimal de a.
6.b. a ∈ A , b un élément inversible de A , et on suppose de plus que b ∈ K[a].
i) Montrer que le polynôme X ne divise pas πb ; le polynôme minimal de b.
ii) En déduire qu’on a aussi b−1 ∈ K[a].
6.c. Pour a ∈ A justifier que ∀n ∈ N∗ , Vect(1, a, .., an−1 ) est un fermé.
6.d. En déduire que ∀a ∈ A , exp(a) ∈ K[a].
On pourra diviser euclidiennement X k par πa .

II. Résultat intermédiaire : décomposition de Dunford


A une matrice de Mn (K) et u l’endomorphisme de Kn (n ≥ 2) canoniquement associé à A, on suppose que le polynôme
caractéristique χA = χu est scindé sur K, λ1 , ..λr désignent les valeurs propres de u de multiplicité respectives, m1 , ..mr . Pour
i ∈ |[1, n]| on pose
Ei0 = ker(u − λi Id )mi
r
1 Montrer que : Kn = ⊕ Ei0 .
i=1

2 Justifier la stabilité de Ei0 par u.

r r
3 Soient (p1 , ..., pr ) la famille de projecteurs associée à la décomposition : Kn = ⊕ Ei0 , δ = ∑ λi pi et ν = u − δ .
i=1 i=1
3.a. Caractériser δ et ν par leurs restrictions aux Ei0 .
3.b. Montrer que δ est diagonalisable et que ν est nilpotent.
3.c. Soit pour tout i ∈ |[1, r]| Qi = ∏(X − λ j )m j .
j6=i
i) Vérifier l’existence de polynômes Ui , i = 1, .., r tel que
r
1 = ∑ Ui Qi
i=1

et montrer que
pi = (Ui Qi )(u)
ii) En déduire qu’il existe D une matrice diagonalisable, N une matrice nilpotente tels que :

A = D + N, DN = ND et N, D ∈ K[A]

III. Racine carrée d’une matrice


1 Montrer qu’une matrice carrée A diagonalisable possède aux moins une racine carrée dans Mn (C). et en donner dans ce
cas une racine carrée R qui est un polynôme en A.

2 On suppose que la matrice réelle A possède n vap distinctes (complexes ou réelles positives ). Montrer qu’une racine
carrée R de A est diagonalisable, et dans une même base que A. En déduire le nombre exact de racines carrées de A.

3 Montrer qu’il existe des matrices qui n’admettent pas de racine carrée dans Mn (K).
 
0 1 1 1
1 0 1 1
4 Résoudre X 2 =  
1 1 0 1, dans M4 (R) ( et éventuellement dans M4 (C)).
1 1 1 0

LYC ÉE R ÉDA S LAOUI 2


IV. L’exponentielle matricielle

Partie 1

1 Calculer l’exponentielle de la matrice A dans les cas suivants


1.a. A est une matrice de projection.
 
0 −4π 2
1.b. A =
1 0
On pourra diviser euclidiennement X k par χA .
 
1 1 0 O
0 . . . . . . 0 
 
1.c. J = 
 ∈ Mn (K)

 .. ..
. . 1
0 0 1

2 L’application exponentielle matricielle est-elle injective ?.

3 3.a. Montrer que si A est diagonale, alors exp(A) l’est aussi.


3.b. On suppose que A est une matrice réelle diagonalisable.
i) Montrer que si exp(A) est diagonale, alors A est aussi diagonale.
ii) la condition ”A diagonalisable” est-elle superflue ? Justifier votre réponse.

4 N ∈ Mn (K) une matrice nilpotente.


4.a. i) Vérifier que exp(N) − In est nilpotente.
ii) En déduire que exp(N) est diagonalisable si, et seulement si, N = 0.
4.b. Montrer que : !
n−1
(−1)k−1 k
In + N = exp ∑ N
k=1 k
n−1 n−1
Xk (−1)k−1 k
Indication : Poser : P = ∑ , Q =∑ X et montrer par le principe du développement limité que :
k=0 k! k=1 k
X n /P ◦ Q − (1 + X)
5 A une matrice dont le polynôme caractéristique χA est scindé, montrer que A est diagonalisable si, et seulement si exp(A)
est diagonalisable.
Pour le sens le moins évident utiliser la décomposition D + N de Dunford.

Partie 2

6 Par trois méthodes, on se propose d’établir la non surjectivité de



Mn (R) −→ GLn (R)
exp :
A → exp(A)
6.a. i) Montrer que GLn (R) n’est pas connexe par arcs.

Mn (R) −→ GLn (R)
ii) En déduire que exp : n’est pas surjective.
A → exp(A)
6.b. i) Montrer que si M ∈ Mn (R) est une exponentielle de matrice, alors M admet une racine carrée dans Mn (R).
ii) En déduire la non surjectivité de l’exponentielle matricielle dans le cas réel.
6.c. i) A ∈ Mn (K), en utilisant la trigonalisabilité de A dans Mn (C), montrer que :
det(exp(A)) = exp(tr(A))
ii) En déduire que si A ∈ Mn (R), alors exp(M) ∈ GLn+ (R) = {M ∈ Mn (R), det(M) > 0}.
iii) Retrouver alors la non surjectivité de cet exponentielle.

7 On se propose maintenant de montrer que néanmoins l’application :



Mn (C) −→ GLn (C)
exp :
A → exp(A)
est surjective.
On va raffiner cette surjectivité en montrant que :
∀A ∈ GLn (C), ∃Q ∈ C[X] : A = exp(Q(A))
Soit A ∈ Gln (C) et A = D + N sa décomposition de Dunford, D, N ∈ C[A], D diagonalisable, N nilpotente, DN = ND.

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7.a. i) Justifier que D−1 N est nilpotente, et que D−1 N ∈ C[A].
ii) En déduire qu’il existe Q2 ∈ C[X] tel que :

In + D−1 N = exp(Q2 (A))

7.b. Soient D = Pdiag(λ1 , .., λ1 , λ2 , ..., λp , ..., λp )P−1 , chaque valeur propre apparait autant de fois que sa multiplicité,
et µ1 , ..., µr tels que :
λi = exp(µi ), i = 1...r
i) Justifier l’existence des µi , i = 1..r d’un polynôme R1 ∈ C[X] tel que : ∀i ∈ |[1, r]| : R1 (λi ) = µi .
ii) Montrer alors que D = exp(R1 (D)), puis qu’il existe Q1 ∈ C[X] tel que : D = exp(Q1 (A)).
7.c. Conclure.
7.d. En déduire que toute matrice de GLn (C) admet aux moins une racine carrée.

8 On revient au cas réel, et on se propose de montrer que M est une exponentielle de matrice si, et seulement si elle
admet une racine carrée. La condition nécessaire a été déja vue.
Soit M = R2 ∈ Mn (R) de racine carrée la matrice réelle R, d’après ce qui précède il existe P ∈ C[X], R = exp(P(R)).
d d
posons P = ∑ ak X k et P̄ = ∑ a¯k X k
k=0 k=0
8.a. Vérifier que : B = P̄(R) + P(R) ∈ Mn (R).
8.b. Conclure.

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2 Correction

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