Irathérapie et Maladie de Basedow
Irathérapie et Maladie de Basedow
JURY
Mme.
P P N. EL ANSARI PRÉSIDENTE
Professeur d’Endocrinologie et Maladies Métaboliques
M. H. BAÏZRI RAPPORTEUR
Professeur agrégé d’Endocrinologie et Maladies Métaboliques
Mme.
P P G. EL MGHARI TABIB
Professeur agrégée d’Endocrinologie et Maladies Métaboliques
JUGES
M. A. MATRANE
Professeur agrégé de Médecine Nucléaire
Au moment d’être admis à devenir membre de la profession médicale, je
m’engage solennellement à consacrer ma vie au service de l’humanité.
Je traiterai mes maîtres avec le respect et la reconnaissance qui leur
sont dus.
Je pratiquerai ma profession avec conscience et dignité. La santé de
mes malades sera mon premier but.
Je ne trahirai pas les secrets qui me seront confiés.
Je maintiendrai par tous les moyens en mon pouvoir l’honneur et les
nobles traditions de la profession médicale.
Les médecins seront mes frères.
Aucune considération de religion, de nationalité, de race, aucune
considération politique et sociale, ne s’interposera entre mon devoir et
mon patient.
Je maintiendrai strictement le respect de la vie humaine dès sa
conception.
Même sous la menace, je n’userai pas mes connaissances médicales
d’une façon contraire aux lois de l’humanité.
Je m’y engage librement et sur mon honneur.
Déclaration Genève, 1948
LISTE DES
PROFESSEURS
UNIVERSITE CADI AYYAD
FACULTE DE MEDECINE ET DE PHARMACIE
MARRAKECH
ADMINISTRATION
Professeurs Agrégés
Professeurs Assistants
de l'altruisme.
J'ai toujours senti que votre priorité dans la vie, c'était nous et rien
d'autre.
Vous avez tout déployé pour mon bien-être, et j'espère pouvoir vous
Si vous êtes aujourd'hui fiers de moi, sachez que je suis mille fois plus fière
de taille pour des raisons génétiques (Hélas ! Vous n’auriez pas pu pas me
en autobiographie.
Sachez tout de même une chose, c’est que si je ne devrais garder que 10
discussions banales qui viraient au débat, les fous rires marqués dans ma
Merci d’avoir égayé ce parcours par votre humour et votre joie de vivre.
EL ANSARI :
MOHAMMED VI de Marrakech
respect de tous.
cette thèse.
HICHAM BAÏZRI :
travail.
Je vous remercie pour votre patience, vos conseils et le temps que vous
MGHARI TABIB :
MOHAMMED VI de Marrakech
Votre sérieux, votre souci du travail bien fait et votre volonté de nous
profond.
MATRANE :
Marrakech
Je vous remercie également pour l’intérêt que vous avez porté au sujet.
PATIENTS ET MÉTHODES 3
I. Type, période et lieu de l’étude 4
II. Patients 4
1. Critères d’inclusion 4
2. Critères d’exclusion 4
III. Méthodes 4
1. Recueil des données 5
2. Analyse statistique 5
IV. Considérations éthiques 5
RÉSULTATS 6
I. Données épidémiologiques 7
1. Nombre de patients 7
2. Âge 7
3. Sexe 8
4. Milieu 9
5. Répartition âge-sexe 10
II. Données cliniques 11
1. Délai de consultation 11
2. Motif de consultation 12
3. Antécédents 13
4. Signes cliniques 15
III. Données paracliniques 20
1. Biologie 20
2. Immunologie 21
3. Imagerie 25
4. Retentissement de la thyrotoxicose 27
IV. Traitement 28
1. Traitement médical 28
2. Traitement par irathérapie 32
DISCUSSION 37
I. Rappels 38
1. Embryologie de la glande thyroïde 38
2. Anatomie de la glande thyroïde 40
3. Histologie 45
II. Physiologie thyroïdienne 47
1. Notions de base 47
2. Structure des hormones thyroïdiennes 48
3. Biosynthèse des hormones thyroïdiennes 49
4. Mode d’action des hormones thyroïdiennes 51
5. Effets des hormones thyroïdiennes 52
6. Régulation de la fonction thyroïdienne 53
III. Classification de la pathologie thyroïdienne 55
IV. La maladie de Basedow 55
1. Epidémiologie 55
2. Physiopathologie 55
3. Diagnostic clinique 56
4. Bilan paraclinique 65
5. Complications 69
6. Diagnostic différentiel 71
7. Traitement 75
V. L’irathérapie 78
1. Historique 78
2. Iode 131 : Origine, principes physiques 80
3. Administration et mode d’action 80
4. Unités et mesures 81
5. Indications et contre-indications 82
6. Avantages et inconvénients 83
7. Choix de l’activité à administrer 84
8. Effets indésirables 84
9. Radioprotection 85
VI. Données épidémiologiques 87
1. Âge 87
2. Sexe 87
VII. Données cliniques 89
1. Délai de consultation 89
2. Motif de consultation 89
3. Associations à d’autres maladies auto-immunes et antécédents 90
4. Tableau clinique 92
VIII. Données paracliniques 93
1. Biologie 93
2. Immunologie 94
3. Imagerie 94
4. Retentissement de la thyrotoxicose 95
IX. Traitement médical 95
1. Résultat du traitement et facteurs de rechute 95
2. Effets indésirables 97
X. Traitement par irathérapie 98
1. Place de l’irathérapie dans le traitement 98
2. Indications 100
3. Activité I 131 administrée 101
4. Activité moyenne administrée 102
5. Nombre de cures 103
6. Résultats du traitement par irathérapie 105
XI. Limites de l’étude 107
RECOMMANDATIONS DE PRISE EN CHARGE 108
CONCLUSION 110
ANNEXES 112
RÉSUMÉS 118
BIBLIOGRAPHIE 126
Place de l’irathérapie dans le traitement de la maladie de Basedow : Expérience du Service d’Endocrinologie
de l’Hôpital Militaire Avicenne Marrakech
INTRODUCTION
-1-
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La maladie de Basedow est une maladie auto-immune de la thyroïde qui se manifeste par
On doit les premières descriptions de cette affection à Robert James Graves (médecin
irlandais) en 1835, d’où son appellation « Graves’ disease » chez les anglo-saxons, puis à Karl Von
Basedow (médecin allemand) en 1840, à l’origine de son appellation la plus répandue en Europe. [2]
Si son diagnostic est généralement aisé, il n’en est pas de même pour sa prise en charge.
consensus standardisé ; il peut reposer soit sur un traitement médical, chirurgical ou par iode
radioactif (irathérapie).[3]
en première intention, mais ne se révèle pas toujours efficace, ce qui incite le clinicien à opter
La destruction isotopique par iode 131 du corps thyroïde est une alternative simple, sans
hyperthyroïdies, l’irathérapie est l’une des applications thérapeutiques les plus anciennes en
médecine nucléaire, en regain d’intérêt actuellement, surtout comme traitement de première lignée.
Dans notre contexte, elle est plutôt réservée aux échecs du traitement médical et aux
récidives de la maladie.
Le but de notre travail est de réfléchir à la place accordée à cette option thérapeutique en
évaluant ses résultats dans le traitement de la maladie de Basedow et d’essayer de présenter une
libéral.
-2-
Place de l’irathérapie dans le traitement de la maladie de Basedow : Expérience du Service d’Endocrinologie
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PATIENTS
ET
MÉTHODES
-3-
Place de l’irathérapie dans le traitement de la maladie de Basedow : Expérience du Service d’Endocrinologie
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Il s’agit d’une étude rétrospective, descriptive, étalée sur 7 ans et demi, de Janvier 2011
à Juin 2018, portant sur l’analyse de dossiers de patients suivis pour la maladie de Basedow au
II. Patients :
La consultation du registre du service a permis d’établir une liste avec les noms de tous
les patients suivis pour la maladie de Basedow, à partir de laquelle ont été sélectionnés 46
1. Critères d’inclusion :
Ont été inclus tous les patients suivis au service pour la maladie de Basedow.
2. Critères d’exclusion :
III. Méthodes :
-4-
Place de l’irathérapie dans le traitement de la maladie de Basedow : Expérience du Service d’Endocrinologie
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thérapeutiques chez les patients traités par irathérapie, par rapport à l’ensemble
des patients.
terme (3-4 mois), à moyen et à long terme (6-12 mois et >12 mois)
Le recueil des données a été réalisé à partir des dossiers médicaux des patients, à l’aide
2. Analyse statistique :
Les données recueillies sur les fiches d’exploitation ont été ensuite traitées et saisies sur
L’analyse statistique des données a été faite à l’aide des logiciels Epi Info version 7.2 et
Excel 2016 :
− Les variables qualitatives ont été décrites en utilisant des effectifs et des pourcentages.
Le recueil des données a été effectué dans le respect de l’anonymat des patients et de la
-5-
Place de l’irathérapie dans le traitement de la maladie de Basedow : Expérience du Service d’Endocrinologie
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RÉSULTATS
-6-
Place de l’irathérapie dans le traitement de la maladie de Basedow : Expérience du Service d’Endocrinologie
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I. Données épidémiologiques :
1. Nombre de patients :
2. Âge :
2.1. Groupe « A » :
L’âge des patients du groupe « A » a varié entre 15 ans et 68 ans avec une moyenne
d’âge de 43 ans.
35%
30%
25%
20%
15%
10%
5%
0%
15-24 25-34 35-44 45-54 55-64 65-74
2.2. Groupe « B » :
L’âge des patients du groupe « B » a varié entre 18 ans et 68 ans avec une moyenne
d’âge de 41 ans.
-7-
Place de l’irathérapie dans le traitement de la maladie de Basedow : Expérience du Service d’Endocrinologie
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45%
40%
35%
30%
25%
20%
15%
10%
5%
0%
15-24 25-34 35-44 45-54 55-64 65-74
3. Sexe :
3.1. Groupe « A » :
Nous avons noté chez le groupe « A » une prédominance masculine avec 25 patients
45,6%
54,4%
Féminin
Masculin
-8-
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3.2. Groupe « B » :
47%
53%
Féminin
Masculin
4. Milieu :
6,5%
Urbain
Rural
93,5%
-9-
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4.1. Groupe « A » :
4.2. Groupe « B » :
5. Répartition âge-sexe :
Dans les 2 groupes, le sexe féminin est prédominant dans les tranches d’âges [15 -24] et
5.1. Groupe « A » :
0
15-24 25-34 35-44 45-54 55-64 65-74
Femmes Hommes
- 10 -
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5.2. Groupe « B » :
0
15-24 25-34 35-44 45-54 55-64 65-74
Femmes Hommes
1. Délai de consultation :
1.1. Groupe « A » :
Le délai de consultation chez les patients du groupe « A » a varié entre 3 jours et 2 ans
1.2. Groupe « B » :
- 11 -
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2. Motif de consultation :
2.1. Groupe « A » :
Dans le groupe « A » sur 42 patients, les motifs de consultation ont été répartis comme suit :
− 30 patients, soit 71,4 % ont consulté pour des signes de thyrotoxicose très différents.
− 2 patients ont consulté pour un goitre, 2 patients pour un éclat du regard et 2 ont
4,8%
Eclat du regard
4,8%
4,8% Goitre
71,4%
HTAP
Découverte fortuite
- 12 -
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2.2. Groupe « B » :
Dans le groupe « B » sur 15 patients, les motifs de consultation ont été répartis comme suit :
Thyrotoxicose
6,7%
6,7%
Eclat du regard
6,7%
Cardiothyréose type ACFA
6,7%
Découverte au cours d'une hospitalisation
60% pour diabète inaugural
6,7%
Goitre
6,7%
Découverte au cours d'une hospitalisation
pour acidocétose
HTAP
3. Antécédents :
Dans notre étude, les antécédents marquants ont été répartis comme suit dans les 2 groupes :
3.1. Groupe « A » :
Endocrinopathie auto-immune
Asthme
Diabète de type 1
Tabagisme
0 2 4 6 8 10 12
- 13 -
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- Trois sœurs qui ont présenté des antécédents personnels et familiaux très
inaugural dont une présentait des taches de vitiligo au niveau du visage et du tronc
tardivement.
Elles avaient toutes un oncle diabétique de type 1 ainsi qu’une mère et une autre sœur,
3.2. Groupe « B » :
Asthme
Endocrinopathie auto-immune
Diabète de type 1
Tabagisme
0 1 2 3 4
- 14 -
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4. Signes cliniques :
a. Syndrome thyrotoxique :
Les signes cliniques ont été variés dans les 2 groupes, dominés par la thermophobie,
et les palpitations.
a.1. Groupe « A » :
35
30
25
20
15
10
Nombre de patients
- 15 -
Place de l’irathérapie dans le traitement de la maladie de Basedow : Expérience du Service d’Endocrinologie
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a.2. Groupe « B » :
12
10
Nombre de patients
b. Complications :
Aucune crise aigue thyréotoxique n’a été notée au cours de cette étude.
4.2. Goitre :
a. Groupe « A » :
- 16 -
Place de l’irathérapie dans le traitement de la maladie de Basedow : Expérience du Service d’Endocrinologie
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14,29%
Homogène
Hétérogène
85,71%
44%
56%
Ferme
Elastique
- 17 -
Place de l’irathérapie dans le traitement de la maladie de Basedow : Expérience du Service d’Endocrinologie
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100% 93,75%
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10% 6,25%
0%
Vasculaire Non vasculaire
b. Groupe « B » :
Neuf patients sur 15 ont présenté un goitre au moment du diagnostic, soit 60 % des patients.
33,33%
66,67%
Ferme Elastique
- 18 -
Place de l’irathérapie dans le traitement de la maladie de Basedow : Expérience du Service d’Endocrinologie
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20%
Homogène
Hétérogène
80%
étaient vasculaires.
4.3. Ophtalmopathie :
Dans le groupe « A », 9 patients ont présenté une exophtalmie, soit 19,6% des patients :
− Une patiente a présenté une exophtalmie droite de grade I à la TDM orbitaire avec
- 19 -
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1. Biologie :
1.1. Groupe « A » :
dossiers objectivant :
Le taux moyen de T4L était de 54,62 pmol/L et le taux moyen de T3L était de 39,74
pmol/L.
30
25
20
15
10
0
< 0,004 0,01-0,09 > 0,1
- 20 -
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1.2. Groupe « B » :
Le taux moyen de la T4L était de 57,5 pmol/L et le taux moyen de la T3L était de 29,15
pmol/L.
14
12
10
0
<0,004 [0,02-0,031[
2. Immunologie :
2.1. Groupe « A » :
Les Ac anti-RTSH ont été positifs chez 36 patients, soit 87,8%, et négatifs chez 5 patients
soit 12,2%.
Leur taux moyen était de 14,56 UI/L avec des valeurs extrêmes de 0,3 et 72,9 UI/L.
- 21 -
Place de l’irathérapie dans le traitement de la maladie de Basedow : Expérience du Service d’Endocrinologie
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100%
87,8%
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
12,2%
10%
0%
Positifs Négatifs
Les Ac anti-TPO ont été dosés chez 28 patients : Ils étaient positifs chez 21 patients soit
75% et négatifs chez 7 patients soit 25%. Le taux moyen était de 184,9 UI/mL avec des valeurs
80% 75%
70%
60%
50%
40%
30% 25%
20%
10%
0%
Positifs Négatifs
- 22 -
Place de l’irathérapie dans le traitement de la maladie de Basedow : Expérience du Service d’Endocrinologie
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Les Ac anti-TG ont été positifs chez 12 patients, soit 44,44%, et négatifs chez 15
Leur taux moyen était de 441,58 UI/mL avec des valeurs extrêmes de 10 et 3863 UI/mL.
60%
55,56%
50%
44,44%
40%
30%
20%
10%
0%
Positifs Négatifs
2.2. Groupe « B » :
Les Ac anti-RTSH ont été dosés chez 15 patients : Ils étaient positifs chez 14 patients,
soit dans 93,3 % des cas et négatifs chez 1 patient, soit dans 6,7% des cas. Leur taux moyen
- 23 -
Place de l’irathérapie dans le traitement de la maladie de Basedow : Expérience du Service d’Endocrinologie
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100% 93,30%
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10% 6,70%
0%
Positifs Négatifs
Les Ac anti-TPO ont été dosés chez11 patients : Ils étaient positifs chez 10 patients, soit
91% et négatifs chez 1 patient, soit 9%. Leur taux moyen était de 188,22 UI/mL avec de valeurs
extrêmes de 5 et 600UI/mL.
100%
91%
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
9%
10%
0%
Positifs Négatifs
- 24 -
Place de l’irathérapie dans le traitement de la maladie de Basedow : Expérience du Service d’Endocrinologie
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Les Ac anti-TG ont été dosés chez 11 patients : Ils étaient positifs chez 6 patients, soit
54,55% et négatifs chez 5 patients, soit 45,45 %. Leur taux moyen était de 569,27UI/mL avec
60%
54,55%
50%
45,45%
40%
30%
20%
10%
0%
Positifs Négatifs
3. Imagerie :
a. Groupe « A » :
figure ci-dessous :
- 25 -
Place de l’irathérapie dans le traitement de la maladie de Basedow : Expérience du Service d’Endocrinologie
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27%
Goitre vasculaire
Goitre nodulaire
32,4%
Goitre (non précisé)
21,6% Aspect de thyroïdite
Nodule thyroïdien
5,4% 13,5%
b. Groupe « B » :
6,25%
12,5% 25%
Goitre vasculaire
Goitre nodulaire
Goitre (non précisé)
Aspect de thyroïdite
Nodule thyroïdien
31,25% 18,75%
- 26 -
Place de l’irathérapie dans le traitement de la maladie de Basedow : Expérience du Service d’Endocrinologie
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figure ci-dessus.
a. Groupe « A » :
maladie de Basedow.
Discret goitre de fixation asymétrique avec une zone chaude médiolobaire gauche
b. Groupe « B » :
réguliers
4. Retentissement de la thyrotoxicose :
Par ailleurs, des anomalies d’ordre cardiaque surtout, ont été notées :
- 27 -
Place de l’irathérapie dans le traitement de la maladie de Basedow : Expérience du Service d’Endocrinologie
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− Un patient a présenté une tachyACFA à 130 bpm avec à l’ETT un ventricule gauche
− Un patient a présenté une ACFA à l’ECG avec à l’ETT un aspect de cœur pulmonaire
chronique.
− Deux patients ont présenté un bloc de branche droit, incomplet chez l’un deux.
IV. Traitement :
1. Traitement médical :
Presque tous les patients ayant présenté des signes de thyrotoxicose ont reçu un
Les patients ont reçu un traitement initial à base d’ATS (Carbimazole) et de L-thyroxine
Une patiente a dû arrêter les ATS au cours de la 1 ère semaine suite aux effets
- 28 -
Place de l’irathérapie dans le traitement de la maladie de Basedow : Expérience du Service d’Endocrinologie
de l’Hôpital Militaire Avicenne Marrakech
a. Phase d’attaque :
b. Phase d’entretien :
Les doses de l’ATS et de la LT4 administrées en phase d’entretien ont beaucoup varié
a. Groupe « A » :
La durée moyenne du traitement a été de 19 mois et demi avec une durée minimale de
b. Groupe « B » :
La durée moyenne du traitement a été de 19 mois avec une durée minimale de 11 mois
1.4. Evolution :
− Onze patients sont toujours sous traitement médical avec une bonne évolution.
− Une patiente a présenté une intolérance au traitement imposant l’arrêt des ATS et un
− Treize patients ont bien évolué sous traitement médical seul avec obtention d’une euthyroïdie.
- 29 -
Place de l’irathérapie dans le traitement de la maladie de Basedow : Expérience du Service d’Endocrinologie
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Les Ac anti-RTSH en fin de traitement ont été dosés chez 20 patients du groupe « A » et
se sont révélés positifs dans 75% des cas avec une moyenne de5,83UI/L et des extrêmes de 0,3
et 32,67UI/L.
Dans le groupe « B », le dosage a intéressé 11 patients et se sont révélés positifs dans 72,7%
avec une moyenne de7,94 UI/L et des extrêmes de 0.98 et 32,67 UI/L .
Les effets secondaires du traitement ont été notés chez une seule patiente au cours de la
1ère semaine du traitement, chose qui a imposé un arrêt immédiat des ATS pour la traiter ensuite
Elle a présenté une leucopénie à 2950/mm3 avec une neutropénie à 780/mm3 en plus
d’une hépatite de forme cholestatique retenue devant des ASAT à 876U/L, des ALAT à 967U/L et
Les bilans biologiques de contrôle après arrêt du traitement ont objectivé une
Le suivi des autres patients au cours du traitement médical et après arrêt nous a permis
• Une patiente a eu une bonne évolution sous traitement médical, mais assez
particulière :
Elle a présenté des palpitations tout au long du traitement avec des troubles
menstruels.
- 30 -
Place de l’irathérapie dans le traitement de la maladie de Basedow : Expérience du Service d’Endocrinologie
de l’Hôpital Militaire Avicenne Marrakech
polyarthralgies des petites articulations surtout les IPP (pas de Sd sec, AAN+,
• Une patiente est tombée enceinte au cours du traitement médical et a présenté une
prééclampsie avec une TA à 18/9 cmHg. Elle a été mise sous 10mg de Carbimazole
par jour.
• Une patiente dont la maladie a été révélée par une HTAP avec antécédant d’anémie
• Le bilan a objectivé une HTAP légère à l’ETT, une FOGD sans anomalies avec à
l’examen anatomopathologique une gastrite antrale non active, non atrophique avec
absence de l’HP.
• Un patient en récidive contrôlé par traitement médical a présenté une aggravation des
- 31 -
Place de l’irathérapie dans le traitement de la maladie de Basedow : Expérience du Service d’Endocrinologie
de l’Hôpital Militaire Avicenne Marrakech
aggravation à l’arrêt.
Sur les 46 patients suivis pour la maladie de Basedow (Groupe « A »), 17 ont été traités
37%
100%
2.2. Indications :
Chez 16 patients, l’indication a été soit une résistance au traitement médical bien
conduit, soit une récidive de la maladie dans un délai qui a varié de 15 jours à 22 mois.
- 32 -
Place de l’irathérapie dans le traitement de la maladie de Basedow : Expérience du Service d’Endocrinologie
de l’Hôpital Militaire Avicenne Marrakech
Chez une seule patiente, le traitement a été indiqué à cause des effets secondaires du
5,9%
23,5%
70,6%
Dans ce groupe traité par irathérapie, 13 patients ont reçu une seule cure d’irathérapie,
soit 76,5% des patients, 3 patients ont reçu 2 cures, soit 17,6% et 1 seul patient a reçu 3 cures
soit 5,9 %.
5,9%
17,6%
76,5%
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Tous les patients ont reçu une première dose dont l’activité a varié entre 8 et 15 mCi.
5,88%
41,17%
52,94%
Les activités administrées chez les patients ayant reçu plus d’une cure d’irathérapie sont
Nous avons essayé de déceler les particularités de ces patients ayant eu recours à plus
d’une cure :
− Patiente n°1 : Jeune âge (20 ans), petite activité délivrée lors de la 1ère cure (8 mCi),
− Patient n°2 : Sujet âgé (61 ans), tabagisme chronique à > 20PA, suivi pour
anti-RTSH positifs.
- 34 -
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− Patiente n°3 : Jeune âge (25 ans), maladie de Basedow familiale (chez 2 sœurs), terrain
présence d’un goitre modéré, récidive après une bonne évolution sous ATS, Ac anti-
− Patiente n°4 : Jeune âge (20ans), association à un diabète de type 1 et un vitiligo, maladie
de Basedow dans la fratrie (chez 2 sœurs) terrain auto-immun familial, anticorps anti-
RTSH, anti-TPO et anti-TG franchement positifs, récidive après une bonne évolution sous
ATS, Ac anti-RTSH positifs en fin de traitement médical avec un taux (9,12 UI/L) supérieur
− Patient n°5 : Sujet âgé (52 ans), association à d’autres maladies auto-immunes
a. À court terme :
À court terme, sur l’ensemble des patients qui ont reçu l’iode radioactif, aucun effet
Une xérophtalmie et des douleurs oculaires ont été notées chez une patiente après irathérapie.
b. À moyen et à long terme :
Les résultats au long cours ont été appréciés en termes de survenue d’une hypothyroïdie,
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Le délai de survenue de ce nouveau statut thyroïdien après irathérapie a été très variable
de quelques mois pour les hypothyroïdies précoces définitives et de plus de 2 ans pour les
- 5 patients ont pu bénéficier d’un retour à l’euthyroïdie, soit 29,4% des patients.
- 8 patients sont passés en hypothyroïdie, soit 47,1% des patients dont 2 patientes qui
La seconde cure a été justifiée par la récidive de l’hyperthyroïdie après la première cure
- 4 patients sont restés en hyperthyroïdie soit 23,5% dont une patiente adressée pour 2ème
cure (10 mCi reçue récemment, non évaluée), un patient qui a reçu 3 cures d’iode
radioactif et un autre patient qui a reçu 2 cures puis adressé vers la chirurgie.
23,5%
29,4%
47,1%
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DISCUSSION
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I. Rappels :
pharynx embryonnaire.
cou, subit une migration caudale selon le trajet représenté par le tractus thyréoglosse.
une forme bilobée et prend sa place définitive à la partie antérieure de l’axe laryngotrachéal.
À ses lobes viennent s’appendre, lors de la 7ème semaine, les corps ultimobranchiaux
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foramen caecum de l’ébauche linguale ; elle migre ensuite vers le bas pour atteindre son site
définitif en dessous et en avant du larynx. Jusqu’à la 5ème semaine, la thyroïde reste connectée
au foramen caecum par le conduit thyréo-glosse. La glande atteint sa situation définitive dans le
Ces ébauches latérales sont colonisées par des cellules neuroectodermiques, à l’origine
développement. [6]
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La glande thyroïde est une glande endocrine, impaire et médiane, située à la base du
clinique et aux techniques d’imagerie, bien que cela soit plus ou moins facile selon la
Elle comporte deux lobes latéraux réunis ensemble par un isthme d’où naît de manière
inconstante le lobe pyramidal (ou lobe de Lalouette) sous forme d’un prolongement supérieur
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Son volume est sujet à de grandes variations individuelles liées au morphotype, à l’âge,
au sexe (18 cm3 chez la femme, 20 cm3 chez l’homme, 16 cm3 chez l’adolescent) et à la charge
en iode.
Ses dimensions sont d'environ 5 cm pour la hauteur, 2 cm pour la largeur pour chaque
La glande thyroïde est donc située dans la région cervicale infra-hyoïdienne, au-dessus
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2.3. Vascularisation :
a. Vascularisation artérielle :
Elle est assurée par les artères thyroïdiennes supérieures, moyennes et inférieures.
Elle chemine vers le bas pour rejoindre le pôle supérieur du lobe thyroïdien au contact
La branche interne s’anastomose avec son homologue controlatérale tandis que la branche
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l’artère sous-clavière. Elle croise la face postérieure de la carotide primitive puis se divise elle
controlatérale.
supérieure.
b. Vascularisation veineuse :
Le drainage veineux thyroïdien est essentiellement assuré par la veine jugulaire interne
qui reçoit le tronc thyrolinguo-facial dans lequel se déverse la veine thyroïdienne supérieure.
Latéralement au lobe naît la veine thyroïdienne moyenne se jetant elle aussi dans la veine
jugulaire interne.
Les veines thyroïdiennes inférieures drainent la partie inférieure des lobes et de l’isthme
c. Lymphatiques :
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2.4. Innervation :
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métaboliques.
La présence de ces récepteurs ainsi que l’influence des amines sur le métabolisme de
l’iodure indiquent que le système adrénergique exerce un effet direct sur le fonctionnement de
3. Histologie :
Les cellules folliculaires ou thyrocytes sont des cellules polarisées reposant sur une lame
basale et s’assemblant en une assise unistratifiée réalisant une formation sphérique : le follicule
partir d’une prohormone, la thyroglobuline (Tg). Exemple unique dans l’organisme, ces cellules
fonctionnent sur un mode à la fois exocrine (synthèse et sécrétion de Tg puis stockage dans la
double fonction :
Le pôle apical des thyrocytes projette des microvillosités dans la lumière du follicule qui
hormones thyroïdiennes.
Celles-ci peuvent ensuite être déversées dans la circulation sanguine via le pôle
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Les faces latérales des cellules folliculaires adjacentes sont réunies entre elles par des
complexes de jonction.
L’aspect des thyrocytes varie selon leur état d’activité. Au repos, les cellules sont aplaties
À l’inverse, en cas d’hyperactivité les cellules prennent une forme cylindrique, les
organites de synthèse protéique sont plus nombreux tandis que la substance colloïde se raréfie
de1% du parenchyme thyroïdien. Elles sont en contact avec la lame basale du follicule, d’où leur
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1. Notions de base :
1.1. L’iode :
L’iode est un oligo-élément présent en faible quantité chez l’homme adulte dont 10 à
L’apport quotidien d’iode recommandé par l’OMS est de 150 µg/jour et une
consommation adéquate est assurée principalement par le sel iodé et par des aliments
provenant de la mer, notamment les algues, les crustacées et les poissons marins.
L’eau de mer est en effet la principale source d’iode : jusqu’à 5 parties par million
(mg/L).
Le sel de table enrichi en iode constitue la source alimentaire la plus simple et la plus
Absorbé par le tube digestif, l’iodure présent dans la circulation sanguine est concentré
dans la thyroïde grâce au symporteur Iode/Sodium présent sur la membrane basale des cellules
thyroïdiennes.
poids corporel et comprenant la thyroïde (iode organique), les glandes salivaires, gastriques et
L’iode est présent dans les selles ou la sueur mais le rein est le principal émonctoire :
Le seul rôle connu de l’iode dans l’espèce humaine est de constituer l’élément essentiel
nécessaire pour la synthèse des hormones thyroïdiennes, thyroxine (T4) et triiodothyronine (T3).
[13,14,15,16,17]
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1.2. La thyroglobuline :
Elle contient deux sous-unités identiques comportant chacune 2 749 acides aminés.
La Tg iodée s’accumule dans la colloïde, assurant ainsi un stockage des HT sous la forme
d’une véritable prohormone inactive, dans un espace clos isolé des influences métaboliques non
spécifiques. [18,19]
1.3. La thyroperoxydase :
Ces activités dépendent étroitement d’un substrat, l’H2O2, qui lui est fourni par un
Les cellules folliculaires assurent la production des hormones thyroïdiennes sous forme
aminé tyrosine et comprenant deux cycles phénols réunis par un pont diphényl-éther.
Les hormones thyroïdiennes ne diffèrent que par le nombre et la position des atomes
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l’intermédiaire d’un transporteur spécifique NIS sous l’effet d’un gradient sodique
• Ces ions sont ensuite transportés du milieu intracellulaire vers la colloïde par la
• Les ions iodure sont oxydés en iode libre, incorporés à la thyroglobuline grâce à la
iodo-tyrosines) et le couplage des MIT et DIT permet la formation des HT, stockées
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• La fusion d’une vésicule et d’un lysosome permet la libération des HT par clivage
protéolytique de la thyroglobuline.
• Les HT peuvent ensuite être déversées dans la circulation générale tandis que la
triiodothyronine (T3), qui est l'hormone active, essentiellement dans le foie et le muscle squelettique.
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Chacune des protéines RTSH, TPO, Tg est susceptible de se comporter comme un auto-
Sécrétée par la thyroïde, la thyroxine (T4) est véhiculée dans le sang sous la forme de
Pour exercer son activité de contrôle de l’expression des gènes cibles dans le noyau
(actions génomiques nucléaires), la T4 doit être transportée à l’intérieur de la cellule cible (étape
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Dans le cytosol, la T3 peut se lier à des protéines appelées cytosolic thyroid hormone
binding protein (CTHBP), comme la mu-crystalline, qui l’acheminent vers le noyau (étape n°5) ou
En l’absence de T3, les récepteurs thyroïdiens (TR) présents dans le noyau sous forme de
dimères (le plus souvent avec RXR, l’un des récepteurs de l’acide rétinoïque) inhibent
fixation d’un complexe multiprotéique activateur et stimule ainsi l’expression des gènes cibles.
Les hormones thyroïdiennes ont aussi des actions extranucléaires (étape n° 8) utilisant
des formes cytoplasmiques plus ou moins tronquées des TR, un ou des récepteurs
membranaires (de type couplé aux protéines G), voire même n’utilisant pas des récepteurs.
Ces actions peuvent intéresser la mitochondrie et des gènes cibles présents dans son
génomiques).[14]
Les hormones thyroïdiennes ont des effets multiples par liaison de la T3 à son récepteur
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glycémie ;
D’autres facteurs modulent également la fonction thyroïdienne : Il s’agit par exemple des
multiples afférences neuronales qui stimulent ou inhibent la libération de la TRH dans le NPV.
produits par les extrémités axonales des nerfs du système nerveux végétatif, certaines
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L’impératif de sécréter des quantités similaires d’HT quel que soit l’apport exogène en
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aussi un effet indirect : la carence iodée marquée et prolongée aboutit à une diminution du taux
1. Epidémiologie :
Bien qu’elle puisse être observée à tout âge, le pic d’incidence se situe entre 40 et 60
Elle touche moins fréquemment l’homme (prévalence de 0,5 %), l’enfant et le sujet
âgé.[22]
2. Physiopathologie :
La maladie de Basedow est une thyroïdite auto-immune avec une composante génétique
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Certaines sous-classes de gènes HLA de classe II (HLA A1 B8 et DR3) ont été identifiées
comme facteurs génétiques prédisposants et, chez les jumeaux monozygotes, la concordance
L’histoire familiale d’une maladie de Basedow est associée à un risque accru et à une survenue
à un plus jeune âge de la maladie. Parmi les facteurs de l’environnement associés à une maladie de
Si les processus immunologiques menant à la maladie de Basedow sont très peu connus,
produites par les lymphocytes intrathyroïdiens: les anticorps anti-récepteurs de la TSH qui se
3. Diagnostic clinique :
cliniques qui surviennent lorsque les tissus périphériques sont exposés et répondent à un excès
durée et du terrain.
C'est l'association de plusieurs troubles qui fait évoquer le diagnostic ; par ordre de
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a. Troubles cardiovasculaires :
cardiothyréose.
− Une tachycardie régulière, sinusale, exagérée lors des efforts et des émotions,
b. Troubles neuropsychiques :
c. Thermophobie :
Elle est accompagnée d'une hypersudation avec des mains chaudes et moites.
d. Amaigrissement :
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l'hypercatabolisme.
e. Autres signes :
Rarement, gynécomastie chez l'homme et troubles des règles (de tous types)
a. Le goitre :
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chez les fumeurs), elles sont dues à une inflammation des muscles orbitaires (myosite), des
Sans relation avec le degré de thyrotoxicose, mais liées à la présence d'anticorps anti
supérieur [25])
picotements, photophobie.
l'ophtalmomètre de Hertel.
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Les signes de gravité, tels qu'une orbitopathie maligne (avec diminution de l'acuité
d'ulcération cornéenne.
− La paralysie complète d'un ou plusieurs muscles (fausse paralysie par rétraction musculaire).
− L’atteinte du nerf optique par compression à l'apex orbitaire (+++) (baisse de l'acuité
− L’hypertonie oculaire avec souffrance papillaire due à la compression du globe par les
muscles rétractés.
o L'étude de la cornée
Dans les formes importantes, l'imagerie par IRM permet de mesurer le degré de
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d'apprécier le risque de compression du nerf optique ainsi que son caractère évolutif
Figure 44: Orbitopathie basedowienne : Asynergie oculopalpébrale (a), rétraction (b) et œdèmes
(a et b) palpébraux [20].
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c. La dermopathie basedowienne :
Elle est le plus souvent associée à une orbitopathie modérée à sévère, et survient dans
présents dans le derme, visibles en biopsie, permettant dans les cas difficiles de confirmer le
diagnostic.
Sa forme la plus fréquente est le myxœdème prétibial, réalisant des placards, fermes,
indolores, de coloration beige, infiltrant le derme (aspect de peau d’orange) à la face antérieure
Elle peut parfois prendre une forme éléphantiasique ou nodulaire. Elle peut être précédée
Le tabagisme, les passages en hypothyroïdie et des titres d’ARTSH élevés sont des
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Figure 47: Myxœdème localisé: placard érythémateux à surface "peau d'orange" au cours d'une
maladie de Basedow [27].
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d. Manifestations rares :
Elle touche moins de 1 % des maladies de Basedow, et accompagne souvent les formes
graves de dermopathie.
Un épaississement cutané digital peut être observé, et l’atteinte peut être douloureuse.
Des appositions périostées des métacarpes et/ou des métatarses, des premières et deuxièmes
phalanges des doigts et/ou des orteils, sont visibles en radiographie. Une hyperfixation en
thymus. Elle est le plus souvent isolée, sans évidence de myasthénie ou de thymome. [22]
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Un épaississement valvulaire lié à des dépôts de GAG a été décrit, pouvant conduire à un
e. Pathologies associées :
immune, anémie de Biermer) sont à distinguer de la simple anémie ferriprive par diminution de
l’absorption du fer.
4. Bilan paraclinique :
4.1. Biologie :
Elle constitue le test le plus sensible et le plus spécifique des dysfonctions primitivement
thyroïdiennes.
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b. Bilan de retentissement :
Il permet de détecter des perturbations non spécifiques et non constantes, mais pouvant
révéler la maladie:
o Hypercalcémie modérée ;
o Discrète hyperglycémie (parfois) et, surtout, aggravation d'un diabète associé. [20]
4.2. Immunologie :
De point de vue immunologique, on détecte tout comme dans les thyroïdites auto-
des patients atteints de la maladie de Basedow mais à des taux pas trop élevés.
On détecte également chez 95% des patients des autoanticorps qui sont caractéristiques
de la maladie à savoir les anticorps anti-récepteurs de la TSH, dont la mesure est le test le plus
− qu'il est sans intérêt d'en suivre l'évolution en cours de traitement (HAS).
− qu'en fin de traitement, leur dosage permet de classer les patients en 2 groupes : un
groupe avec des élévations persistantes, peu susceptible d’être en rémission avec un
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4.3. Imagerie :
operateur-dépendante.
Toutefois, il s'agit d'un examen non invasif, peu couteux, pouvant apporter rapidement
Ultérieurement ces données auront une valeur prédictive, puisque la présence d’une
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indispensable dans les formes typiques de maladie de Basedow (goitre diffus soufflant,
thyroïdien.
Mais elle reste l'examen le plus utile pour déterminer le mécanisme des hyperthyroïdies
de diagnostic difficile. Elle est aussi indispensable avant un éventuel traitement radio-
isotopique.
Elle est pleinement réalisable au cours des soi-disant allergies à l'iode, les phénomènes
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5. Complications :
Non prise en charge, la maladie de Basedow peut entrainer des complications mettant en
jeu le pronostic vital du patient, d’où l’intérêt d’un traitement bien conduit quel que soit le
Ces complications peuvent être révélatrices, graves, et atteignent surtout les personnes
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auriculaire (FA) (risque évalué à 30 % chez les personnes âgées ayant une TSH effondrée) et, plus
b. Insuffisance cardiaque :
Une confusion extrême, des syndromes d’agitation graves, et des bouffées délirantes
pronostic vital. Elle est exceptionnelle, survenant surtout après thyroïdectomie en l'absence de
préparation médicale.
Chez la personne âgée, pouvant confiner à un état grabataire, aggravées par la dénutrition.
5.5. Ostéoporose :
Surtout observée chez les femmes ménopausées, l'ostéoporose est due à l'action
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6. Diagnostic différentiel :
Elle peut être responsable dans sa phase initiale, quoique très rarement, d'une
hyperthyroïdie, ou « hashitoxicose ».
élevé.[20,32]
b. Thyroïdite du post-partum :
Elle touche environ 5 % des femmes dans les semaines suivant l'accouchement, mais
substitutive. Le retour spontané à l'euthyroïdie est habituel. Mais la situation peut récidiver
après chaque grossesse ou évoluer dans 5 à 10 % des cas vers l'hypothyroïdie définitive.
TSH. [20,28]
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Ces nodules se manifestent à un âge plus avancé que la maladie de Basedow (patients
plus fragiles — les nodules toxiques peuvent être révélés par une complication cardiaque).
multinodulaires anciens.
• L'hyperthyroïdie peut être déclenchée par un apport massif d'iode (examen avec
b. Adénome toxique :
• Il est dû dans la plupart des cas à une mutation somatique activatrice du récepteur
de la TSH.
kystique à l'échographie.
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a. Iode :
-Effet de l'apport brutal d'iode sur une pathologie thyroïdienne nodulaire préexistante :
zones de fixation au niveau des structures actives malgré la saturation ; cette forme est appelée
-Effet toxique de l'iode sur les thyréocytes entraînant une lyse des cellules thyroïdiennes
et une thyroïdite : la thyroïde est habituellement d'aspect clinique normal, l'échographie montre
une glande hypoéchogène homogène et la scintigraphie montre une absence totale de fixation,
b. Hormones thyroïdiennes :
par le patient, peut entraîner une thyrotoxicose (thyrotoxicose « factice »). L'attention peut être
attirée par la profession médicale ou paramédicale du patient (accès facile aux médicaments) et
c. Interféron :
Les interférons sont des cytokines intervenant dans la régulation de l'immunité. Ils sont
actuellement une cause importante de dysthyroïdie iatrogène. Les dysthyroïdies sous interféron (α
surtout, mais aussi β) sont fréquentes (5 à 40 % selon les séries) et surviennent surtout chez les
comme des thyroïdites avec, éventuellement, une phase d'hyperthyroïdie suivie d'hypothyroïdie,
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mais aussi comme de véritables maladies de Basedow avec présence d'anticorps anti-récepteurs de
La thyroïdite subaiguë est une affection banale d'origine virale, atteignant généralement
- Se traduit par un état inflammatoire initial dans un contexte grippal, avec goitre
(VS) et de la CRP.
- S'accompagne d'une phase initiale d'hyperthyroïdie (par lyse des cellules), suivie
peut être aidé par la scintigraphie dans les cas difficiles montrant cartographie blanche (absence
Elle se manifeste au premier trimestre de la grossesse par une nervosité excessive, une
Elle passe souvent inaperçue mais peut, rarement, créer une thyrotoxicose importante,
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TSH). [20]
7. Traitement :
Un traitement symptomatique peut être débuté dans l'attente des résultats de l'enquête
étiologique :
ordinairement possible.
est souvent choisi car il est non cardiosélectif (il réduit la tachycardie mais aussi les
intention.
− Le traitement radical par l’iode radioactif ou par chirurgie qui s’adresse surtout aux échecs
du précédent. Le choix relève d’un avis spécialisé et sera discuté au cas par cas.
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En entrant en compétition avec l’iodure, les ATS inhibent la peroxydase à toutes ses
ils inhibent la synthèse des hormones thyroïdiennes par blocage de la thyroperoxydase. Ils n’ont
en revanche aucun effet sur la libération des hormones déjà stockées dans les vésicules
Carbimazole ou 300 à 600 mg par jour de propylthiouracile (dix fois moins actif) pendant 4 à 6
peut associer de la T4 selon un schéma « Block & Replace » sauf chez la femme enceinte
Les ATS sont dans l’ensemble bien tolérés, mais des effets secondaires ont été rapportés
− Manifestations mineures : Les plus fréquentes (6%) sont des rashs urticariens qui
du traitement.
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− Agranulocytose : elle s’observe chez 0,1 à 0,5% des patients mais grave. Il s’agit
Les facteurs favorisants sont l’âge et la dose supérieure à 30mg/j pour le méthimazole.
− Hépatites : très rares (0,1-0,2 %). Elles empruntent une forme cholestatique avec le
− Pour s'assurer d'un retour à l'euthyroïdie, il faut doser la T4 libre (ou la T3 libre en cas
d'hyperthyroïdie à T3) à la 4e semaine (la TSH peut rester basse longtemps par inertie
devrait être effectué tous les 3 à4 mois pendant la durée du traitement médical.
− Pour dépister l'agranulocytose : il faut surveiller la NFS tous les 10 jours pendant
les deux premiers mois et avertir le patient d'arrêter le traitement et de faire une
b. Traitement chirurgical :
basedowienne [45].
Elle peut être préconisée d’emblée lorsque le risque de récidive est élevé : goitre
volumineux, élévation importante des hormones thyroïdiennes et/ou du titre des AC anti-RTSH,
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Dans les formes récidivantes, elle constitue une alternative au traitement par l’iode
de grossesse.
paralysie transitoire ou permanente du nerf récurrent est minimum dans des mains
inférieur 0,5 %.
V. L’irathérapie :
1. Historique :
Jusqu’au milieu des années 1930, le métabolisme de l’iode était peu connu.
En 1936, quand Saul Hertz et son chef, J. Howard Means du Massachusetts General
Hospital (MGH) à Boston ont réalisé que l'iode radioactif pourrait être fabriqué et utilisé en tant
que traceur, ils se sont arrangés avec les physiciens Robley Evans et Arthur Roberts du
Massachusetts Institute of Technology (MIT) pour créer l’iode 128 de demi-vie courte et étudier
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En 1938, ils ont montré que la thyroïde du lapin a rapidement pris l’I-128, surtout quand
il n'y avait que peu d'iode non radioactif présent dans la glande.
Il n'y avait cependant aucun espoir d'utiliser cet isotope comme traitement en raison de
En 1939, Joseph Hamilton et Mayo Soley, travaillant avec le cyclotron d'Ernest Lawrence à
Berkeley, en Californie, ont pu fabriquer plusieurs autres isotopes : l’iode 130 (demi-vie de 12
Le groupe de Berkeley, utilisant 131I, fut le premier à montrer que la glande thyroïde
Le groupe MGH-MIT a également construit un cyclotron et avait généré en 1940 ces deux
nouveaux isotopes.
Le 31 mars 1941, Hertz et Roberts étaient les premiers à traiter avec succès quelques
Les deux groupes, de Boston et de Berkeley, ont présenté leurs résultats [48,49] lors de
la même réunion de l'American Society for Clinical Investigation à Atlantic City, au New Jersey,
au printemps 1942.
Bien qu'efficace, le traitement de l'hyperthyroïdie par l'iode radioactif n'avait pas été
largement adopté à la fin de la guerre en 1945, en partie à cause de la rareté de l'iode radioactif
Le 11 mai 1946, le JAMA (Journal of the American Medical Association) a publié deux
articles [50,51] provenant de la MGH Thyroid Clinic, d’auteurs différents, annonçant cette
Au cours de cette même année, l'iode radioactif dérivé de la fission devenait facilement
disponible en tant que sous-produit du projet Manhattan à Oak Ridge, dans le Tennessee.
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Des centaines de patients ont été traités en quelques années, tant pour l'hyperthyroïdie
L’iode 131 est un radionucléide artificiel obtenu par fission d’uranium 235 ou par
Il décroît en xénon 131 stable avec émission de rayonnement gamma de 364 keV (81%),
637 keV (7,3%) et 284 keV (6,0 %) et de rayonnement bêta-moins d’énergie maximale 606 keV.
La majeure partie de la dose due aux rayonnements β est absorbée dans une sphère de 1
Employé à faible dose, l'iode-131 est utilisé comme traceur pour des diagnostics en
thyroïde.[46,47]
L'iode radioactif est administré au patient par voie orale sous forme d'iodure de sodium
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Il est capté et organifié de la même façon que l'iode naturel. Son émission bêta est
se résorber.
rares cas, un deuxième traitement est nécessaire et, très rarement, un troisième. [55–58]
4. Unités et mesures :
Trois types d’unités sont utilisés en Médecine Nucléaire, permettant de quantifier trois
grandeurs :
− La DOSE caractérise l’énergie absorbée par les tissus en un point, ramenée à l’unité
s’exprime en sieverts (Sv). Elle est calculée en sommant les irradiations de toutes
les parties de l’organisme, avec des facteurs de pondération qui tiennent compte
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5. Indications et contre-indications :
5.1. Indications :
hyperfonctionnels).
5.2. Contre-indications:
Par ailleurs, autre impact de ce traitement sur un projet de grossesse, un délai doit être
respecté pour raisons radiobiologiques entre la dose d’iode et la conception, de quatre à six
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6. Avantages et inconvénients :
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Malgré l’expérience de plus de 60 années, il n’a pas été possible de définir d’algorithme
de dosimétrie qui permettrait à tout coup d’obtenir l’euthyroïdie. En conséquence, plutôt que de
Pour ce faire, les doses administrées doivent être relativement importantes, dites «
ablatives », de l’ordre de 370 à 600 MBq (10 à 16,2 mCi) ou de 5,9 à 6,5 MBq (160 à 176 μCi)
Un nombre croissant de centres administre une dose fixe forfaitaire de radioactivité mais
nombreux sont ceux qui ajustent la dose délivrée au volume de la glande et au taux de captage
8. Effets indésirables :
Des réactions inflammatoires locales transitoires et des douleurs cervicales sont parfois
observées dans les jours suivant le traitement, en lien avec une thyroïdite radique, pouvant
préparation médicale par ATS peut être proposée, il est préférable de l ’interrompre quatre à
sept jours avant la cure pour ne pas limiter son efficacité [35,63].
l’orbitopathie basedowienne (notamment chez les fumeurs) dont il faut tenir compte dans
l’indication [64–66].
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Il n’a pas été mise en évidence de retentissement sur la fertilité, de risque génétique, ni
9. Radioprotection : [53]
des consignes de radioprotection sont données pour limiter l’irradiation des proches et du
public [34].
La radioprotection du patient nécessite l’emploi des plus petites activités efficaces pour
Afin de faciliter l’élimination de la radioactivité (non fixée), une bonne hydratation s’impose.
En général, l’iode 131 n’est pas utilisé chez les enfants dans le traitement de la maladie
Chez l’adulte jeune, l’iode radioactif en Europe est peu proposé en première intention.
Ces restrictions ne sont pas prises de manière équivalente dans tous les pays,
notamment aux Etats-Unis où l’iode radioactif est utilisé chez les enfants atteints de maladie de
Basedow [64].
mCi ou plus d’131 I (740 MBq) en chambre protégée plombée (30 mCi aux Etats - Unis).
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L’irradiation de l’entourage des patients ne doit pas dépasser 1 mSv/an, mais dans
certaines régions françaises telles que la Bretagne ou la Creuse, l’irradiation naturelle est déjà
supérieure à ce chiffre.
Un contrôle individuel de l’irradiation externe des personnels travaillant dans les services
Aucun contrôle n’est envisageable à grande échelle auprès de l’entourage des patients
Cependant les recommandations européennes pour l’entourage des patients ayant reçu
de l’iode 131 sont de restreindre les contacts avec les sujets à risque (enfants et femmes
enceintes).
radioactif en ambulatoire qu’il n’existe pas de risque significatif pour le patient, sa famille ou
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1. Âge :
Dans notre étude, nous avons trouvé une moyenne d’âge de 43 ans dans le groupe « A »
Les différentes études menées au Maroc [3,70,71] , en Tunisie [72,73], en Chine [74] et
aux États-Unis [75] ont trouvé des moyennes d’âge autour de 43 ans.
Une étude réalisée au Sénégal [76] a montré une moyenne d’âge un peu plus basse de
34,6 ans.
50 42,6 43
40,38 40,5 40,8
45 39,1
34,6
40
35
30
25
20
15
10
5
0
Sénégal USA (2017) Tunisie Casablanca Chine (2017) Fès (2017) Notre série
(2016) (2017) (2018)
Figure 54 : Répartition des moyennes d'âge des patients selon les études.
2. Sexe :
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prédominance masculine dans le groupe « A » avec 54,4% de sujets masculins contre 45,6% de
femmes réalisant ainsi un sex-ratio F/H de 0,84. Ceci est sans doute dû au fait que notre étude
Le pourcentage de sujets masculins (54%) trouvé par El Ghissassi et al. [77] dans une étude
appuye notre présomption quant à l’inhabituelle prédominance masculine observée dans notre étude.
confirment la prédominance de cette affection chez la femme avec un sex-ratio allant de 1,76 à 11,5 ;
Tableau III : Pourcentages des deux sexes et sex-ratios en comparaison avec d’autres études.
Taille de la % des % des Sex-ratio
Auteurs Année
série femmes hommes (F/H)
Choukry et al. [3]
2018 N=78 / / 4
CHU Ibn Rochd, Casablanca
Bouziane et al. [70]
2017 N=72 72,2 % 27,8% 2,6
CHU de Fès
Bennour et al. [72]
2017 N=47 64% 36% 1,76
Tunisie
Zhang et al. [74]
2017 N=2543 68,8% 31,2% 2,20
Chine
Wu el al. [75]
2017 N=900 72.5% 27,5% 2,64
USA
Diagne et al. [76]
2016 N=108 88% 12% 7,3
Sénégal
Yassine et al. [78]
2015 N=35 88,57% 11,43 7,75
CHU de Fès
Szumowski et al. [79]
2015 N=295 74,86% 25,14% 2.97
Pologne
Nouikes Zitouni et al. [80]
2012 N=100 92% 8% 11,5
Algérie
El Ghissassi et al. [77]
2012 N=26 46% 54% 0,78
Hôpital militaire, Rabat
Notre série 2018 N=46 45,6% 54,4% 0,84
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1. Délai de consultation :
moyenne avec des extrêmes de 3 jours et 2 ans pour l’ensemble des patients de la série (groupe
« A ») et de 6 mois en moyenne avec des extrêmes de15 jours et 18 mois pour le groupe « B ».
Nos résultats se rapprochent de ceux d’une étude réalisée au CHU de Fès [81] et qui avait trouvé
un délai de consultation des patients qui a varié entre 15 jours et plus de 6 mois, avec une
Dans une étude menée par Diagne et al. [76], les patients ont consulté en moyenne 12,3
mois après le début des symptômes, avec des extrêmes allant de 5 à 26 mois.
Une autre étude en Algérie [80] avait retrouvé une durée d’évolution supérieure à 2 ans
2. Motif de consultation :
Dans notre série, les motifs de consultation les plus fréquents étaient les signes de
thyrotoxicose dans 71,4% et 60% des cas dans les groupes « A » et « B » respectivement, suivis
par l’éclat du regard et du goitre chez 4,8% des patients du groupe « A » et 6,7% des patients du
groupe « B ».
Nos résultats étaient proches de ceux de la série de Yassine et al. [78] chez qui le mode
de découverte était une thyrotoxicose dans 71,4% des cas, un goitre dans 11, 4% des cas et une
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Place de l’irathérapie dans le traitement de la maladie de Basedow : Expérience du Service d’Endocrinologie
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Dans une étude de Diagne et al. [76], les principaux motifs de consultation étaient les
palpitations dans 46,3% des cas, l’amaigrissement dans 39,8%, l’orbitopathie dans 38% des cas
L’étude réalisée par Bennis au CHU de Fès [81] a trouvé que 91.42% des patients se sont
patients présentaient une tuméfaction cervicale antérieure alors que 42.85% des patients ont été
La cardiothyréose de type ACFA a révélé la maladie chez 2 de nos patients, soit dans
4,8% des cas. Presque le même pourcentage a été retrouvée dans la série de Bouzid et al. [82] où
5% des patients ont présenté un tableau sévère avec cardiothyréose à type d’ACFA.
Diagne at al. [76] a également retrouvé la cardiothyréose chez 4 patients soit dans 3,7% des cas.
particulier les hyperthyroïdies [83]. Elle a constitué le mode de révélation de la maladie chez une
auteurs [83–87], ayant conclu que l’HTAP pouvait révéler ou survenir au cours de la maladie de
Basedow, d’où l’intérêt de doser les hormones thyroïdiennes devant toute HTAP primitive en
depuis longtemps [88]. Dans l’étude menée par Chabchoub et al. [89], cette association a été
retrouvée dans 68 cas (6,3 %) dominée par le diabète de type 1, l’insuffisance surrénalienne et le
vitiligo.
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Une étude de Oueslati ayant concerné 120 patients atteints de la maladie de Basedow a
retrouvé un diabète de type 1 chez 2,5 % des patients, une anémie de Biermer chez 1,6 %, une
myasthénie chez 1,6 %, un vitiligo chez 3,4 %, une rectocolite hémorragique chez 0,8 %, une
pelvi-spondylodiscite rhumatismale chez 0,8 %, une alopécie chez 1,6 % et une maladie de
Dans notre étude, sur les 46 patients, le diabète de type 1 a été retrouvé chez 4 patients
soit dans 8,7% des cas et l’association à d’autres maladies auto-immunes a été noté également
dans 8,7% des cas (vitiligo dans 4,3% des cas, syndrome sec dans 2,2% des cas et insuffisance
Des maladies de Basedow familiales sont décrites dans 3,6 % des cas [90].
L’histoire familiale d’une maladie de Basedow est associée à un risque accru et à une survenue à
un plus jeune âge de la maladie [1]. Tel est le cas pour une patiente de notre série dont la
survenue de la maladie a été plus précoce que ses deux sœurs également atteintes de la
maladie.
Ce caractère familial de la maladie chez les 3 sœurs est aussi associé à un terrain auto-
immun (diabète de type 1 chez deux sœurs en plus du vitiligo chez l’une d’elles et insuffisance
La série de Hadj Ali et al. [91] compte elle aussi 4 cas de maladie de Basedow familiale.
Ce caractère familial a été aussi retrouvé chez 15% patients de la série de Nouikes Zitouni et al.
[80].
Un antécédent familial de thyréopathie a été aussi constaté dans 2 % des cas par Hadj Ali.
L’étude de Bennis[81] avait noté des antécédents de goitre familial chez 6 patients, soit
Notre étude a objectivé la présence d’une pathologie thyroïdienne familiale dans 19,6%
des cas.
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Place de l’irathérapie dans le traitement de la maladie de Basedow : Expérience du Service d’Endocrinologie
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L’incidence de la maladie de Basedow est majorée chez les fumeurs, avec un risque
relatif compris entre 1,9 (IC95 : 1,1-2,7) et 3,3 (IC95 : 2,09-5,22) par comparaison avec les
Dans notre série, le tabagisme a été l’antécédent le plus retrouvé dans presque 24% des
4. Tableau clinique :
Le diagnostic de la maladie de Basedow était retenu dans la série de Choukry et al. [3]
sur les données cliniques notamment l’asthénie, les troubles du sommeil, l’amaigrissement et
Dans l’étude de Diagne et al. [76], 101 patients (93,5%) avaient présenté un syndrome de
thyrotoxicose. Les signes les plus fréquemment retrouvés étaient les signes cardiovasculaires
dans 79,6% des cas, les troubles neuropsychiques dans 57,4% des cas, l'amaigrissement avec
La symptomatologie était dominée dans l’étude d’El Mokhtari et al.[98] par une
La série de Yassine et al. [78] a objectivé des signes cliniques d’hyperthyroïdie chez 82 %
des patients, essentiellement des signes généraux (74%), cardiovasculaires (60%), et exophtalmie
(62%).
Tous les patients de la série de Feleh et al. [73] avaient présenté une thyrotoxicose,
L’étude de Hadj Ali et al. [91] a objectivé un amaigrissement chez tous les patients avec
un IMC ≥ 30 Kg/m² qui ne constituaient que 1,6% des patients. L’examen trouve un goitre
homogène dans 86,3% des cas et une exophtalmie dans 63,3% des cas. L’arythmie complète par
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fibrillation auriculaire est notée chez 6% des patients et le myxœdème prétibial chez 1 % des
patients.
symptomatologie dominée essentiellement par la thermophobie dans 73,8% et 66,7% des cas
respectivement, l’amaigrissement dans 71,4% et 53,3% des cas, le tremblement des extrémités
dans 61,9% et 66,7% des cas, les palpitations dans 57,1% et 33,3% des cas et l’asthénie dans
La présence du goitre a été notée chez 64% des patients du groupe « A » (homogène
dans 86% des cas et vasculaire dans 94% des cas) et chez 65% des patients du groupe « B »
(homogène dans 80% des cas, élastique dans 67% des cas et vasculaire dans 100% des cas).
L’exophtalmie a été présente dans 19,6% des cas dans le groupe « A » et 5,9% des cas
dans le groupe « B ». Le myxœdème prétibial n’a été noté qu’une seule fois dans notre étude.
1. Biologie :
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2. Immunologie :
cliniquement [99].
Dans notre étude, les Ac anti-TSH étaient positifs chez 87,8 % du groupe « A » avec un
taux moyen de 13,90 UI/L et des valeurs extrêmes de 0,3 et 72,9 UI/L, suivis des Ac anti-TPO
Le taux de positivité des anticorps a été supérieur dans le groupe « B » (ayant eu recours
à l’irathérapie) avec des Ac anti-TSH positifs chez 93,3% des patients d’une valeur moyenne de
16,17 UI/L et des extrêmes de 0,8 et 72,9 UI/mL, suivis des Ac anti-TPO positifs dans 91% des
Dans l’étude Feleh et al.[73], les anticorps anti-récepteurs à la TSH cherchés chez 32
Résultat également objectivé dans la série de Yassine et al. [78] ayant aussi trouvé des Ac
anti-TSH positifs dans 100 % des cas et des Ac anti-TPO positifs (62 %).
Contrairement aux études précédentes, seuls les Ac anti-TPO et anti-TG ont été
cherchés par Hadj Ali et al. [91] chez 95 patients, revenus positifs dans 73,7 % des cas.
3. Imagerie :
Dans notre étude, les aspects échographiques étaient très variables, dominés par les
dans 94 % des cas dans la série de Yassine et al. [78] et dans 85% des cas dans la série de Feleh
et al. [73].
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Place de l’irathérapie dans le traitement de la maladie de Basedow : Expérience du Service d’Endocrinologie
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Dans les études de Feleh et al.[73], Yassine et al.[78] et Mokhtari et al. [98],un aspect
compatible avec une maladie de Basedow à la scintigraphie a été trouvé dans tous les cas.
4. Retentissement de la thyrotoxicose :
Le bilan de retentissement dans notre étude a révélé surtout des anomalies d’ordre
cardiaque.
quelques auteurs.
Adesokan[101] rapporte aussi le cas d’une patiente de 10 ans, traitée par carbimazole et
Bien que l'hyperthyroïdie soit une cause connue mais rare des BAV, les données sur la
prise en charge optimale de ces patients sont insuffisantes. D’autres études sont nécessaires
patients traités médicalement, l’euthyroïdie a été obtenue dans 29% des cas, la rechute est
survenue dans 15,5% des cas et la résistance dans 31% des cas.
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Place de l’irathérapie dans le traitement de la maladie de Basedow : Expérience du Service d’Endocrinologie
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Les 24,5% des patients restants sont toujours sous traitement médical avec une bonne
évolution.
Dans l’étude de Hadj Ali et al.[91], une guérison a été constatée dans près de 60 % des
cas après une durée moyenne du traitement (Benzylthiouracil) de 17,4 mois et un suivi moyen
de 53,7 mois.
Le taux de rechute après ATS sans tenir compte de la durée du traitement a été de de
25%, et l’évolution vers l’hypothyroïdie était de 1,3%, à savoir que13,7% des patients ont été
perdus de vue.
Les résultats de ces différentes études confirment que le taux de rémission sous ATS est
relativement faible.
Cette absence de rémission se traduit par des rechutes fréquentes dont les facteurs ont
Glinoer et al. rapportent en effet un taux de récidive de 18% chez le non-fumeur contre 57%
contre 100% chez le fumeur en cas de persistance des anticorps antirécepteur de la TSH [104].
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Place de l’irathérapie dans le traitement de la maladie de Basedow : Expérience du Service d’Endocrinologie
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élevé chez le fumeur que chez le non-fumeur, avec des risques relatifs estimés entre 4,4 et 7,7
Dans l’étude de Bouziane et al. [70], le taux de rechute était plus élevé chez le groupe de
Basedow masculins (26,7 %) ; tous les patients tabagiques ont présenté une rechute (n = 4).
n’étaient pas associés aux rechutes, tandis qu’un titre d’anticorps anti-récepteurs de la TSH très
élevé ainsi qu’une recrudescence de faibles taux de TSH pendant la période de rémission étaient
Par contre, Ben Othman [102] a rapporté que le sexe, l’âge, le tabagisme, la durée de
traitement, le goitre et l’ophtalmopathie n’étaient pas associés aux rechutes et que le taux de
rechutes était plus important en cas d’antécédents familiaux de dysthyroïdie (p = 0,03). Les
patients qui avaient un facteur déclenchant de leur maladie de Basedow avaient aussi un taux de
2. Effets indésirables :
Les complications décrites dans notre étude au cours du suivi sont pour la majorité sans
rapport avec le traitement par ATS. Néanmoins, une patiente avait présenté des effets
Dans l’étude de Hadj Ali et al. [91], une agranulocytose a été constatée chez une patiente
décédée de choc septique avec pancytopénie, une leucopénie (globules blancs à moins de 4 000
par mm3) a été observée dans 4,6% des cas et une hépatite toxique dans 1,2%.
Une hépatite a été également rapporté par Kota [107] chez un patient ayant développé
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Place de l’irathérapie dans le traitement de la maladie de Basedow : Expérience du Service d’Endocrinologie
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Sundaresh [38] a rapport des effets indésirables chez 43 patients (17,3%) traités par ATS:
dysgueusie (4,4%), éruptions cutanées (2,8%), nausées et troubles gastriques (2,4%) et prurit
(1,6%).
Dans l’étude de Ben Abdelkrim et al. [108], la survenue d’effets secondaires a été noté
chez 16 patients sur 76 soit dans 21% des cas. Un cas d’agranulocytose, 6 cas de troubles
digestifs, 2 cas de cytolyse hépatique, 4 cas de rash cutané avec ANCA positifs, 1 cas de
bêtabloquant et un ATS. Un seul patient n’a pas été mis sous ATS devant une leucopénie. Les
effets indésirables notés étaient : une réaction allergique (1 cas) et une leucopénie (3 cas) sous
L’irathérapie est de plus en plus utilisée comme traitement de choix chez la plupart des
patients atteints de la maladie de Basedow, et a prouvé être efficace et sûre à la fois comme
En 2011, dans une étude menée auprès des cliniciens, 69% des membres de l'American
Thyroid Association (ATA) ont suggéré l’utilisation de l’ablation par iode radioactif pour un
patient atteint de la maladie de Basedow, alors que seulement 22% des répondants européens,
22% des chinois, 11% des japonais et 11% des coréens ont choisi ce moyen de traitement.
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Place de l’irathérapie dans le traitement de la maladie de Basedow : Expérience du Service d’Endocrinologie
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Une étude semblable menée 20 ans avant, en 1991, avait révélé des tendances
Dans notre série, 37% des patients ont été traité par irathérapie, exclusivement en 2ème
intention.
Notre résultat rejoint celui de d’El Ghissassi et al. [77] qui a utilisé l’irathérapie chez 39%
La comparaison de ces pourcentages à ceux retrouvés dans les autres études menées sur
des séries de patients basedowiens, reflète la grande différence entre les équipes en ce qui
Figure 55: Changements dans les tendances thérapeutiques entre 1991 et 2011[114].
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Place de l’irathérapie dans le traitement de la maladie de Basedow : Expérience du Service d’Endocrinologie
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2. Indications :
Dans notre étude, l’irathérapie a été précédé d’un traitement médical préféré en 1ère
intention dans 97,8% des cas et utilisé devant des effets secondaires des ATS chez une patiente,
Cependant, dans une autre étude menée par Dejax et al. [115], à propos du traitement
de l’hyperthyroïdie du sujet âgé de plus de 65 ans par l’131I, 21 cas de maladies de Basedow
ont bénéficié de ce traitement dont quatre avaient reçu l’iode en première intention, soit 19 %.
Dans l’étude de Alaya et al[103], l’irathérapie a été utilisée en 1ère intention chez 7,5 %
des patients.
Presque le même pourcentage a été trouvé dans la série de Feleh et al. [73] ayant utilisé
l’irathérapie chez 7,1% des patients en 1ère intention à cause d’une leuconeutropénie.
Dans notre série, l’131I a été indiqué comme traitement de seconde intention chez 100%
des malades.
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Les objectifs diffèrent d’une équipe à l’autre. Un choix thérapeutique doit se faire entre
des activités standards fixées empiriquement avec apparition précoce d’une hypothyroïdie et
des activités calculées plus faibles visant à préserver une fonction thyroïdienne normale avec
installation plus tardive de l’hypothyroïdie. Mais, dans ce dernier cas, le taux d’échec
thérapeutique est plus important incitant au recours à une 2ème voire une 3ème cure
d’irathérapie[120].
qui tiennent compte du poids thyroïdien estimé en grammes, de la dose souhaitée (100 à 200
- 101 -
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Une autre étude, cependant, a indiqué que l’utilisation de trois doses fixes en quantités
basées sur la taille de la glande, déterminée par palpation (5, 10 ou 15 mCi [185, 370 ou 555
[35,59].
Dans notre série, les activités administrées étaient de 8, 10, 12 et 15 mCi, variables d’un
patient à l’autre.
Le tableau ci-dessous compare les activités administrées lors de la 1ère à cure à celles de
la littérature.
L’activité moyenne administrée a été de 9,7mCi lors de la 1ère cure et de 9,2mCi lors de
la 2ème cure.
Cette activité moyenne est relativement inférieure à celles trouvés dans d’autres études.
- 102 -
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5. Nombre de cures :
L’irathérapie est administré en une seule dose ou en doses multiples sur plusieurs mois
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Une seule cure a été suffisante pour obtenir la rémission dans 76,5% des cas, alors que
23,5% des patients avaient nécessité des cures supplémentaires en raison de la persistance de
l’hyperthyroïdie ou sa récidive.
Dans une étude menée par Hennen et al. [130], certains cas de maladie de Basedow se
L’évolution de ces formes justifie la proposition d’un traitement chirurgical à des patients
qui resteraient hyperthyroïdiens après deux et, en tous les cas, trois doses d’131I comme est le
cas pour un patient de notre série adressé en chirurgie après 2 cures inefficaces.
Les particularités soulevées chez ces patients pourraient éventuellement constituer des
terrain auto-immun familial, maladie de Basedow familiale, les anticorps franchement positifs au
moment du diagnostic, les taux d’anticorps anti-RTSH positifs en fin de traitement médical.
Dans une étude de Moreno et al. [131], la récidive après irathérapie est survenue dans
17.1% et a été significativement associée à la présence d’un goitre important ainsi qu’à des taux
Kosik et al. [132] a associé cette récidive aux taux anormalement élevés de T4L dans les 2
mois suivant l’irathérapie, trouvés chez 52.8% (p=0.0081) et conclue qu’ils sont de bons prédicteurs
- 104 -
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de ces taux et leur augmentation par rapport aux taux de départ avant la cure.
Le traitement par iode radioactif est généralement bien toléré dans la maladie de
basedow, or des effets secondaires peuvent survenir dans les jours ou les mois suivant la prise.
Dans notre série, le traitement a été très bien toléré. Aucun cas de mortalité, de crise
Néanmoins, une seule patiente avait présenté une xérophtalmie et des douleurs oculaires
après le traitement.
L’effet de l’iode 131 sur les glandes lacrymales quoique documenté, n’a pas été
Sa survenue a été rapporté par des auteurs [133–137] suite à l’utilisation de plus fortes
doses d’iode radioactif que celles utilisées dans le traitement de la malade de Basedow.
Mbodj et al. [71] rapporte une excellente tolérance du traitement au court terme[71].
Dans l’étude menée par Dejax et al.[115], 6 cas de réactions inflammatoires cervicales
ont été retrouvées sur les 270 patients traités par irathérapie.
L’étude menée par Lyazidi, sur l’ensemble des 19 patients de la série, trois patients
anxieuses dans les huit jours qui ont suivi la prise et un patient seulement a rapporté une notion
inflammatoire cervicale ou générale n’a été notée chez tous les patients traités.
- 105 -
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a. Rémission :
L’étude de notre série de 17 patients traités par IRA a montré que 29,4 % des patients
b. Echec du traitement :
Dans notre série, la persistance ou la récidive de l’hyperthyroïdie a été notée dans 23,5%
- 106 -
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Notre étude a été fortement limitée à cause de son caractère rétrospectif par :
Néanmoins, les résultats obtenus nous ont permis d’ouvrir la discussion avec les
données de la littérature, à partir de laquelle nous avons pu proposer une prise en charge de la
maladie en se basant sur les dernières recommandations et en tenant compte de la réelle place
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RECOMMANDATIONS
DE PRISE EN CHARGE
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Éléments à évaluer :
Continuer le
Ac anti-RTSH positifs en fin de traitement, Rechute
traitement
après traitement bien conduit.
médical pendant
18 mois.
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CONCLUSION
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Il s’agit d’un processus auto-immun au cours duquel les auto-anticorps stimulant les
récepteurs de la TSH entrainent un excès de synthèse des hormones thyroïdiennes et donc une
Son traitement est la préoccupation majeure des praticiens et aucune des trois
Le traitement médical par ATS, en première intention, est préféré par la majorité des
praticiens à travers le monde mais reste très pourvoyeur de résistances et de rechutes. Dans ce
Cette dernière a été utilisée pour la première fois en 1941 aux États-Unis et consiste à
utiliser l’iode radioactif (I131) pour détruire les cellules thyroïdiennes afin de contrôler la
Il s’agit d’un traitement radical, simple, peu agressif, et peu onéreux ayant fait preuve de
son efficacité et de son innocuité à la fois comme traitement de 1ère ou 2ème intention.
Au vu de nos résultats et des travaux réalisés sur l’irathérapie, il est évident que
l’utilisation de cette modalité thérapeutique ne devrait pas rester limitée aux échecs du
traitement médical, et devrait plutôt élargir son champs d’indications en se basant sur un
traitement médical.
Pour y parvenir, il serait souhaitable de mener des études avec un échantillon de patients
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ANNEXES
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Fiche d’exploitation :
I. Identité :
Nom et prénom : Age : ……… ans
Sexe : H F
N° du dossier : Année :
Adresse :
Ville de résidence : Origine :
Milieu : Urbain Rural
Tél :
III. ATCD :
1) Personnels
Médicaux :
Diabète de type 1
Endocrinopathie auto-immune : ……………………………………………………………………
Autres maladies auto-immunes :……………………………………………………………………
Chirurgicaux :
Opéré(e) :………………………………………………………
Non opéré(e)
Médicamenteux :
Prise de médication iodée:…………………………………
Toxiques :
Tabagisme :…………..PA
Autres:………………………………………………………........
2) Familiaux :
Pathologie thyroïdienne familiale :……………………………………………………………
Pathologie AI familiale :…………………………………………………………………………
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V. Examens paracliniques :
1) Confirmation de l’hyperthyroïdie périphérique :
TSH us :………………………….. LT4 :…………………………………
LT3 :………………………………….
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5) Bilan de retentissement :
NFS :
Ionogramme :
Bilan hépatique :
Bilan lipidique :
ECG :……………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………...
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Résultat:
Hypothyroïdie Euthyroïdie Hyperthyroïdie
Délai :……………………………………………………………
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RÉSUMÉS
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Résumé:
Utilisée pour la 1ère fois en 1941 aux États-Unis par Hertz et Roberts pour le traitement
invasive.
pour la maladie de Basedow, sur une période de 7ans et demi allant du 1er Janvier 2011 au 30
Juin 2018.
traitement de la maladie de Basedow dans notre contexte, et d’en évaluer les résultats.
paracliniques et thérapeutiques a été rempli à partir des données de chaque dossier. Ceci nous a
patients suivis pour la maladie de Basedow (la moyenne d’âge était de 43 ans et le sex-ratio
Dans les 2 groupes, on a pu noter une prédominance féminine dans les tranches d’âge
Des complications cardiaques ont aussi été révélateurs de la maladie : ACFA chez 2
Tous les patients du groupe « A » ont reçu un traitement médical en 1ère intention, dont
37% ont eu recours à l’irathérapie devant soit une résistance au traitement dans 70,6% des cas,
une rechute dans 23,5% des cas ou des effets secondaires graves (leuconeutropénie sévère,
hépatite) causées par les ATS imposant leur arrêt immédiat dans 5,9% des cas.
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Treize patients du groupe « B » ont reçu une seule cure d’irathérapie (76,5%), 3 patients
L’activité moyenne administrée lors de la 1ère cure a été de 9,7 mCi (41,2% ont reçu 8
mCi, 52,9% ont reçu une dose entre 10 et 12 mCi et 5,9% ont reçu une dose >12 mCi)
l’hyperthyroïdie.
court terme.
Au total, on a pu noter un succès du traitement dans 76,5% des cas et un échec dans
Malgré le nombre limité des patients et le faible recul de l’étude, ces résultats paraissent
encourageants.
Il serait utile de poursuivre le suivi de cette série de patients afin de pouvoir évaluer de
manière plus fiable les résultats au long cours de ce traitement et permettre ainsi
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Abstract:
Used for the first time in 1941 in the United States by Hertz and Roberts for the
treatment of hyperthyroidism in Grave’s Disease, radioactive active therapy (RAI) has been able
to gain its place within the already existing therapeutic arsenal by being efficient, easy to use
Endocrinology and Metabolic Diseases of the Military Hospital Avicenna of Marrakesh, over a
period of 7 years and half from January 1, 2011 to June 30, 2018.
The purpose of this study is to determine the place of radioiodine therapy in the
patients followed for Graves' disease (the average age was 43 years and the sex ratio (F/M) was
0.84), including a subgroup "B" corresponding to the 17 patients treated with RAI (the average
In both groups, we noticed a female predominance in the age groups [15-24] and [45-
The thyrotoxicosis syndrome was the most common reason for consultation.
Heart complications were also indicative of the disease: Cardiac Arrhythmia due to Atrial
All patients in group "A" received first-line medical treatment, 37% of whom resorted to
RAI because of either resistance to treatment in 70.6% of cases, relapse in 23.5% of cases, or
serious side effects (severe leukoneutropenia and cholestatic hepatitis) caused by antithyroid
drugs (ATD) which required an immediate interruption of the treatment in 5.9% of cases.
- 121 -
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Thirteen patients in group "B" received a single dose of radioiodine (76.5%), 3 patients
received 2 doses (17.6%) and only 1 patient received 3 doses of treatment (5.9%).
The average activity administered in the first dose of treatment was 9.7 mCi (41.2%
received 8mCi, 52.9% received an activity between 10 and 12 mCi and 5.9% received an activity
> 12 mCi)
The average activity of the 2nd dose of treatment was 9.2 mCi.
hyperthyroidism.
Only one case of xerophthalmia and ocular pain was noted in the short term.
Overall, the treatment was successful in 76.5% of cases and failed in 23.5% of cases.
Despite the limited number of patients and the short period we had in order to evaluate
reliably evaluate the long-term results of this treatment and thus allow the extension of its
range of indications.
Diseases of the Military Hospital Avicenna of Marrakesh to go towards this therapeutic modality
given the benefit it brings to patients in terms of ease of administration, good tolerance,
- 122 -
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ﻣﻠﺨﺺ:
ﺗﻢ ﺍﺳﺘﺨﺪﺍﻡ ﺍﻟﻴﻮﺩ ﺍﻟﻤﺸﻊ ﻷﻭﻝ ﻣﺮﺓ ﺳﻨﺔ 1941ﻓﻲ ﺍﻟﻮﻻﻳﺎﺕ ﺍﻟﻤﺘﺤﺪﺓ ﺍﻷﻣﺮﻳﻜﻴﺔ ﻣﻦ ﻁﺮﻑ ﻫﻴﺮﺯ ﻭ ﺭﻭﺑﺮﺗﺰ
ﻟﻌﻼﺝ ﻓﺮﻁ ﻧﺸﺎﻁ ﺍﻟﻐﺪﺓ ﺍﻟﺪﺭﻗﻴﺔ ﺍﻟﻨﺎﺗﺞ ﻋﻦ ﺩﺍء ﺟﺮﻳﻔﺰ ،ﻭ ﺍﺳﺘﻄﺎﻉ ﺃﻥ ﻳﺒﺮﺯ ﻣﻜﺎﻧﺘﻪ ﺩﺍﺧﻞ ﺍﻟﻤﻨﻈﻮﻣﺔ ﺍﻟﻌﻼﺟﻴﺔ ﺃﻧﺬﺍﻙ
ﻋﻤﻠﻨﺎ ﻫﻮ ﺩﺭﺍﺳﺔ ﺍﺳﺘﻌﺎﺩﻳﺔ ﻫﻤﺖ 46ﻣﺮﻳﻀﺎ ﻣﺼﺎﺑﺎ ﺑﺪﺍء ﺟﺮﻳﻔﺰ ﻭ ﻣﺘﺎﺑﻌﺎ ﺑﻤﺼﻠﺤﺔ ﺃﻣﺮﺍﺽ ﺍﻟﻐﺪﺩ ﻭ
ﺍﻷﻣﺮﺍﺽ ﺍﻹﺳﺘﻘﻼﺑﻴﺔ ﺑﺎﻟﻤﺴﺘﺸﻔﻰ ﺍﻟﻌﺴﻜﺮﻱ ﺍﺑﻦ ﺳﻴﻨﺎ ﺑﻤﺮﺍﻛﺶ ﺧﻼﻝ ﺍﻟﻔﺘﺮﺓ ﺍﻟﻤﻤﺘﺪﺓ ﺑﻴﻦ ﻳﻨﺎﻳﺮ 2011ﻭ ﻳﻮﻧﻴﻮ
ﺍﻟﻬﺪﻑ ﻣﻦ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﺪﺭﺍﺳﺔ ﻫﻮ ﺇﺑﺮﺍﺯ ﺍﻟﻤﻜﺎﻧﺔ ﺍﻟﺘﻲ ﻳﺤﺘﻠﻬﺎ ﺍﻟﻴﻮﺩ ﺍﻟﻤﺸﻊ ﻓﻲ ﻋﻼﺝ ﺩﺍء ﺟﺮﻳﻔﺰ ﻓﻲ ﻣﺤﻴﻄﻨﺎ ﻭ ﺗﻘﻴﻴﻢ ﻧﺘﺎﺋﺠﻪ.
ﺍﻧﻄﻼﻗﺎ ﻣﻦ ﻣﻌﻄﻴﺎﺕ ﻣﻠﻔﺎﺕ ﺍﻟﻤﺮﺿﻰ ،ﺗﻢ ﻣﻸ ﺍﺳﺘﻤﺎﺭﺓ ﻣﻌﺪﺓ ﻣﺴﺒﻘﺎ ﻭ ﺍﻟﺘﻲ ﺗﻀﻤﻨﺖ ﻣﺨﺘﻠﻒ ﺍﻟﻌﻨﺎﺻﺮ ﺍﻟﻮﺑﺎﺋﻴﺔ
ﻭﺍﻟﺴﺮﻳﺮﻳﺔ ﻭ ﺍﻟﺘﺸﺨﻴﺼﻴﺔ ﻭ ﺍﻟﻌﻼﺟﻴﺔ ،ﺍﻟﺸﻲء ﺍﻟﺬﻱ ﻣﻜﻨﻨﺎ ﻣﻦ ﺗﺤﺪﻳﺪ ﻣﺠﻤﻮﻋﺘﻴﻦ :ﻣﺠﻤﻮﻋﺔ "ﺃ" ﻣﺘﻜﻮﻧﺔ ﻣﻦ ﻣﺠﻤﻮﻉ
ﺍﻟﻤﺮﺿﻰ ﺍﻟﻤﺘﺎﺑﻌﻴﻦ ﻣﻦ ﺃﺟﻞ ﻣﺮﺽ ﺟﺮﻳﻔﺰ )ﻣﺘﻮﺳﻂ ﺍﻟﻌﻤﺮ ﺑﻬﺬﻩ ﺍﻟﻤﺠﻤﻮﻋﺔ ﻛﺎﻥ 43ﺳﻨﺔ ﻭ ﻧﺴﺒﺔ ﺍﻹﻧﺎﺙ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﺬﻛﻮﺭ
(0,84ﻭ ﻣﺠﻤﻮﻋﺔ "ﺏ" ﻣﺘﻔﺮﻋﺔ ﻣﻦ ﺍﻟﻤﺠﻤﻮﻋﺔ "ﺃ" ﻣﺘﻜﻮﻧﺔ ﻣﻦ 17ﻣﺮﻳﻀﺎ ﺗﻢ ﻋﻼﺟﻬﻢ ﺑﺎﻟﻴﻮﺩ ﺍﻟﻤﺸﻊ ) ﻣﺘﻮﺳﻂ
ﻓﻲ ﺍﻟﻤﺠﻤﻮﻋﺘﻴﻦ ،ﻛﺎﻧﺖ ﻧﺴﺒﺔ ﺍﻹﻧﺎﺙ ﻫﻲ ﺍﻷﻋﻠﻰ ﻓﻲ ﺍﻟﻔﺌﺎﺕ ﺍﻟﻌﻤﺮﻳﺔ ] [24-15ﻭ ] [54-45ﻓﻲ ﺣﻴﻦ
ﻋﻦ ﺍﻟﺮﺟﻔﺎﻥ ﺍﻻﺫﻳﻨﻲ ﻓﻲ ﺣﺎﻟﺘﻴﻦ ،ﻭ ﻓﺮﻁ ﺿﻐﻂ ﺍﻟﺪﻡ ﺍﻟﺮﺋﻮﻱ ﻓﻲ ﺣﺎﻟﺔ ﻭﺍﺣﺪﺓ.
ﺟﻤﻴﻊ ﻣﺮﺿﻰ ﺍﻟﻤﺠﻤﻮﻋﺔ "ﺃ" ﺗﻠﻘﻮﺍ ﻋﻼﺟﺎ ﺃﻭﻟﻴﺎ ﺑﺎﻷﺩﻭﻳﺔ ﺍﻟﻤﻀﺎﺩﺓ ﻟﻠﺪﺭﻗﻴﺔ 37% ،ﻣﻨﻬﻢ ﺍﺣﺘﺎﺟﻮﺍ ﻟﻠﻌﻼﺝ
ﺑﺎﻟﻴﻮﺩ ﺍﻟﻤﺸﻊ ﺑﺴﺒﺐ ﻣﻘﺎﻭﻣﺔ ﺍﻟﻌﻼﺝ ﻓﻲ 70,6%ﻣﻦ ﺍﻟﺤﺎﻻﺕ ﻭﺍﻹﻧﺘﻜﺎﺱ ﻓﻲ 23,5%ﻣﻦ ﺍﻟﺤﺎﻻﺕ ﻭ ﺑﺴﺒﺐ
ﺍﻷﻋﺮﺍﺽ ﺍﻟﺠﺎﻧﺒﻴﺔ ﻟﻸﺩﻭﻳﺔ )ﻧﻘﺺ ﺍﻟﻜﺮﻳﺎﺕ ﺍﻟﺒﻴﻀﺎء ﺑﻨﻘﺺ ﻓﻲ ﺍﻟﺨﻼﻳﺎ ﺍﻟﻤﺘﻌﺎﺩﻟﺔ ،ﺍﻟﺘﻬﺎﺏ ﺍﻟﻜﺒﺪ ﺍﻟﺮﻛﻮﺩﻱ( ﻓﻲ 5,9%
13ﻣﺮﻳﻀﺎ ﻣﻦ ﺍﻟﻤﺠﻤﻮﻋﺔ "ﺃ" ﺗﻠﻘﻮﺍ ﺟﺮﻋﺔ ﻭﺍﺣﺪﺓ ﻣﻦ ﺍﻟﻴﻮﺩ ﺍﻟﻤﺸﻊ ) (76,5%ﻓﻲ ﺣﻴﻦ ﺍﺣﺘﺎﺝ 3ﻣﺮﺿﻰ
ﻛﺎﻥ ﻣﺘﻮﺳﻂ ﺍﻟﻨﺸﺎﻁ ﺍﻹﺷﻌﺎﻋﻲ ﻟﻠﺠﺮﻋﺔ ﺍﻻﻭﻟﻰ ﻫﻮ 7،9ﻣﻴﻠﻲ ﻛﻮﺭﻱ ) 41,2%ﺗﻠﻘﻮﺍ 8ﻣﻴﻠﻲ ﻛﻮﺭﻱ ﻭ
52,9%ﺗﻠﻘﻮﺍ ﻧﺸﺎﻁﺎ ﺑﻴﻦ 10ﻭ 12ﻣﻴﻠﻲ ﻛﻮﺭﻱ ﻓﻲ ﺣﻴﻦ ﺗﻠﻘﻰ 5,9%ﻧﺸﺎﻁﺎ ﺗﻌﺪﻯ 12ﻣﻴﻠﻲ ﻛﻮﺭﻱ(.
ﻣﻦ ﺟﺪﻳﺪ.
ﻟﻮﺣﻆ ﻭﺟﻮﺩ ﻋﺮﺽ ﺟﺎﻧﺒﻲ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﻤﺪﻯ ﺍﻟﻘﺼﻴﺮ ﻓﻲ ﺣﺎﻟﺔ ﻭﺍﺣﺪﺓ ﻭ ﺗﻤﺜﻞ ﻓﻲ ﺟﻔﺎﻑ ﺍﻟﻤﻠﺘﺤﻤﺔ ﻭ ﺃﻟﻢ ﻓﻲ ﺍﻟﻌﻴﻦ.
ﺇﺟﻤﺎﻻ ،ﺍﻋﺘﺒﺮ ﺍﻟﻌﻼﺝ ﻧﺎﺟﺤﺎ ﻓﻲ 76,5%ﻣﻦ ﺍﻟﺤﺎﻻﺕ ﻓﻲ ﺣﻴﻦ ﺃﺧﻔﻖ ﻓﻲ 23,5%ﻣﻦ ﺍﻟﺤﺎﻻﺕ.
ﺭﻏﻢ ﺍﻟﻌﺪﺩ ﺍﻟﻤﺤﺪﻭﺩ ﻟﻠﻤﺮﺿﻰ ﻓﻲ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﺪﺭﺍﺳﺔ ﻭ ﻗﺼﺮ ﺍﻟﻔﺘﺮﺓ ﺑﻴﻦ ﺗﻠﻘﻰ ﺍﻟﻌﻼﺝ ﻭ ﺗﻘﻴﻴﻢ ﻧﺘﺎﺋﺠﻪ ،ﻓﺈﻥ ﻫﺬﻩ
ﺗﺒﻴﻦ ﺩﺭﺍﺳﺘﻨﺎ ﻫﺬﻩ ﺍﺳﺘﻌﺪﺍﺩ ﻗﺴﻢ ﺃﻣﺮﺍﺽ ﺍﻟﻐﺪﺩ ﻭ ﺍﻷﻣﺮﺍﺽ ﺍﻹﺳﺘﻘﻼﺑﻴﺔ ﺑﺎﻟﻤﺴﺘﺸﻔﻰ ﺍﻟﻌﺴﻜﺮﻱ ﺍﺑﻦ ﺳﻴﻨﺎ
ﺑﻤﺮﺍﻛﺶ ﻟﻠﻤﻀﻲ ﻧﺤﻮ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﻌﻼﺟﻴﺔ ﻧﻈﺮﺍ ﻟﻠﻔﺎﺋﺪﺓ ﺍﻟﺘﻲ ﺗﺠﻠﺒﻬﺎ ﻟﻠﻤﺮﺿﻰ ﻣﻦ ﺣﻴﺚ ﺍﻟﻔﻌﺎﻟﻴﺔ ﻭ ﺳﻬﻮﻟﺔ ﺍﻹﺳﺘﻌﻤﺎﻝ ﻭ ﻛﺬﻟﻚ
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ﺳﻡ ِﺑﺎ� ﺍﻟﻌَ ِﻅﻳﻡ ْ
ﺃﻗ ِ
ﺃﺭﺍﻗﺏ ﷲ ﻓﻲ ِﻣ ْﻬﻧَﺗِﻲ.
َ ﺃﻥ
ﻭﺍﻷﻟَﻡ ﻭﺍﻟﻘَﻠَﻖ.
ﺳ ﱠﺭ ُﻫ ْﻡ.
ﺳﺗﺭ ﻋ َْﻭ َﺭﺗ ُﻬﻡ ،ﻭﺃﻛﺗ َﻡ ِ
ﻛﺭﺍ َﻣﺗ ُﻬﻡ ،ﻭﺃ ْ ﻭﺃﻥ ﺃﺣﻔَ َﻅ ِﻟﻠﻧَ ِ
ﺎﺱ َ
ﺍﻟﺩﻭﺍﻡ ﻣﻥ ﻭﺳﺎﺋِﻝ ﺭﺣﻣﺔ ﷲ ،ﺑﺎﺫﻟﺔ ِﺭﻋَﺎﻳَﺗﻲ ﺍﻟﻁﺑﻳﺔ ﻟﻠﻘﺭﻳﺏ ﻭﺍﻟﺑﻌﻳﺩ، َ
ﺃﻛﻭﻥ ﻋَﻠﻰ َ ﻭﺃﻥ
ﺍﻟﻣﺅﻣﻧﻳﻥ.
ِ ﺳﻭ ِﻟ ِﻪ َﻭ
ﷲ َﻭ َﺭ ُ
ﺍﻟﻠﺠﻨﺔ
ﺍﻟﺭﺋﻳﺳﺔ ﻥ .ﺍﻷﻧﺻﺎﺭﻱ ﺍﻟﺳﻳﺩﺓ
ﺃﺳﺗﺎﺫﺓ ﻓﻲ ﺃﻣﺭﺍﺽ ﺍﻟﻐﺩﺩ ﻭﺍﻷﻣﺭﺍﺽ ﺍﻻﺳﺗﻘﻼﺑﻳﺔ
ﺍﻟﻣﺷﺭﻑ ﻫـ .ﺑﺎﻳﺯﺭﻱ ﺍﻟﺳﻳﺩ
ﺃﺳﺗﺎﺫ ﻣﺑﺭﺯ ﻓﻲ ﺃﻣﺭﺍﺽ ﺍﻟﻐﺩﺩ ﻭﺍﻷﻣﺭﺍﺽ ﺍﻻﺳﺗﻘﻼﺑﻳﺔ
ﻍ .ﺍﻟﻣﻐﺎﺭﻱ ﻁﺑﻳﺏ ﺍﻟﺳﻳﺩﺓ
ﺃﺳﺗﺎﺫﺓ ﻣﺑﺭﺯﺓ ﻓﻲ ﺃﻣﺭﺍﺽ ﺍﻟﻐﺩﺩ ﻭﺍﻷﻣﺭﺍﺽ ﺍﻻﺳﺗﻘﻼﺑﻳﺔ
ﺍﻟﺣﻛﺎﻡ ﺃ .ﻣﻁﺭﺍﻥ ﺍﻟﺳﻳﺩ
ﺃﺳﺗﺎﺫ ﻣﺑﺭﺯ ﻓﻲ ﺍﻟﻁﺏ ﺍﻟﻧﻭﻭﻱ