0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
2K vues64 pages

TFC Entrepreneuriat

Transféré par

Elvis El
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
2K vues64 pages

TFC Entrepreneuriat

Transféré par

Elvis El
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

0.

INTODUCTION
0.1. Etat de la question

Il est primordial de signaler que l’entrepreneuriat est un sujet riche et diversifie, qui
suscite l’interet de nombreux chercheurs dans differents domaines. Il s’agit donc d’un
champ de recherche en pleine evolution, qui offre de nombreuses perspectives
d’analyse et d’action.

Bien avant la presente etude, nombreux chercheurs se sont exprimes autour de ce sujet.
De ce fait, voici ci-apres quelques-uns d’entre eux :

Tout d’abord, Jaeger et Helfer, qui ont organise une journee ressource sur
l’entrepreneuriat et la jeunesse, concluent que ce sujet est en quete de sens et qu’il faut
favoriser les echanges entre enseignants, chercheurs et praticiens. (Toutain & Verzat,
2017)

Ensuite, l’OCDE, qui a realise une synthese sur l’entrepreneuriat des jeunes, conclut que
ce phenomene est influence par des facteurs personnels, sociaux, economiques et
institutionnels, et qu’il faut soutenir les jeunes entrepreneurs par des politiques
adaptees. (OCDE/U. E., 2012)

De meme, Beye (2012), qui a etudie l’entrepreneuriat et le developpement, conclut que


l’entrepreneuriat est un facteur cle du developpement economique et social, mais qu’il
necessite des conditions favorables et des politiques publiques appropriees.

Par ailleurs, Sy, Massing et Liboudou (2014), qui ont etudie les determinants de
l’entrepreneuriat des jeunes en Afrique de l’Ouest, concluent que ce processus est
motive par des opportunites et des contraintes, et qu’il faut renforcer les capacites des
jeunes entrepreneurs par des formations et des accompagnements.

Par la suite, Chabaud, Sammut et Degeorge (2020), qui ont redige un manuel sur
l’entrepreneuriat, concluent que l’entrepreneuriat est un processus complexe et
dynamique, qui implique des acteurs multiples et des competences variees, et qui peut
prendre des formes diverses selon les contextes.

De plus, Marchesnay (2020), qui a analyse l’entrepreneuriat en action, conclut que


l’entrepreneuriat est une demarche creative et innovante, qui repose sur la capacite des
entrepreneurs a identifier et exploiter des opportunites, a mobiliser des ressources et a
gerer des incertitudes.

Enfin, Capron, qui a coordonne un ouvrage sur l’entrepreneuriat et la creation


d’entreprises, conclut que l’entrepreneuriat est un phenomene en pleine expansion, qui
traduit une transition vers une economie entrepreneuriale.

Pour Capron, une economie entrepreneuriale est caracterisee par une plus grande
autonomie, flexibilite et responsabilite des agents economiques. (Capron, 2009)

Quant a ce travail, il s’attelera sur la determination des obstacles entrepreneuriaux qui


concernent seuls les jeunes et plus specifiquement ceux du champ d’etude.

1
0.2. Choix et intérêt du sujet

Le choix de ce sujet a ete motive par la passion de decouvrir les defis et les potentialites
de l’entrepreneuriat des jeunes, qui represente une source d’epanouissement pour
ceux-ci et de progres pour le developpement local.

Ce travail peut donc contribuer a apporter un complement scientifique et servir d’outil


d’aide social. Et ce, notamment :

✓ En enrichissant la connaissance et la comprehension de l’entrepreneuriat des


jeunes dans un contexte specifique ;
✓ En identifiant les besoins et les attentes des jeunes entrepreneurs, en analysant
les forces et les faiblesses de leur environnement ;
✓ Et en proposant des recommandations judicieuses pour les soutenir.

0.3. Problématique

La question de l'emploi occupe une place preponderante dans les debats politiques de
developpement de toutes les nations du monde entier. Elle retient l’attention des
gouvernements qui cherchent les voies et moyens les plus appropries pour pallier les
problemes de chomage afin de sortir leurs populations de la fragilite.

Le souci principal des gouvernements est de permettre a leurs populations non


seulement de subvenir a leurs besoins, mais aussi de contribuer au developpement
socio-economique.

Constat fait, malgre les efforts des gouvernements dans la recherche des moyens pour
la reduction du chomage, il continue de prendre de l'ampleur dans le monde. (O.I.T,
2019).

Cette situation de chomage en particulier chez les jeunes, a plusieurs causes. Elle est
due aux crises economiques, politiques et sanitaires, a l’accroissement demographique,
a l’incapacite du marche de l’emploi a ingerer les vagues successives de diplomes et a
l’inadaptation de la formation aux exigences de ce marche.

Par consequent, la solution entrepreneuriale semble une option credible que proposent
plusieurs gouvernements et organismes internationaux, tels que la B.M., le F.M.I., l’OCDE
et la CNUCED.

De ce fait, l’entrepreneuriat est considere comme etant l’un des mecanismes de


developpement economique et social les plus importants. Il permet en effet la creation
d’emplois, l’innovation, la richesse et le bien-etre. (Acs & Audretsch, 1988)

Comme moteur de la croissance economique, l’entrepreneuriat a attire enormement


d'attention ces dernieres decennies partout dans le monde. Il est souvent mis de l’avant
comme facteur d’accroissement du dynamisme et de la prosperite d’une nation.

2
Cela est perceptible dans les discours politique et scientifique. Il permet de renforcer la
capacite d’adaptation d’un territoire en renouvelant ses acteurs economiques.

Les nouvelles entreprises « injectent » du dynamisme puisque lorsqu’elles entrent pour


la premiere fois dans un marche ; elles fournissent des produits et des services qui
n’existent pas encore localement, et donc elargissent le choix des consommateurs.

A cet egard, l’entrepreneuriat joue un role important dans la reduction de la pauvrete,


l’egalite des sexes et la viabilite environnementale.

Certains auteurs affirment que la societe influence l’entrepreneur potentiel, façonnant


ses actions et conditionnant sa determination a creer une entreprise. Ils considerent
l’entrepreneuriat comme un phenomene qui peut etre influence par le contexte social,
culturel, economique et politique (Fayolle, 2003 ; Boisson & al., 2009).

Ainsi, le role des facteurs individuels, sociaux, economiques et technologiques est


determinant sur la perception de l’entrepreneuriat et sur l’intention de creer une
nouvelle entreprise.

A l’ere de l’Internet, le champ de l’entrepreneuriat innove, incitant les jeunes a repenser


les concepts, creant de nouvelles formes de services. De nouveaux secteurs d’activite
voient le jour tandis que d’anciens disparaissent.

En ce sens, la societe agit sur le comportement entrepreneurial, influence la motivation


entrepreneuriale et agit egalement sur les facteurs qui restreignent ou stimulent l’action
entrepreneuriale.

L’entrepreneuriat demeure un facteur important dans la societe et beneficie d’un interet


tout particulier de la part des economistes, des sociologues et des decideurs politiques.

Cet interet est, sans conteste, du a la place de la creation d’entreprises dans le


developpement economique et social, l’augmentation de la production et du revenu, la
resorption du chomage, la diversification de l’industrie ainsi que la promotion de
l’innovation (Rasmussen & Sorheim, 2006 ; Minniti & Levesque, 2008).

En effet, diverses de forces poussent un nombre croissant d’hommes et de femmes a


considerer la creation ou la reprise d’une entreprise comme une alternative credible a
un emploi salarie.

Parmi ces forces l’on peut citer : l’acceleration incessante des mutations technologiques,
l’evolution des equilibres sociaux, la versatilite croissante des emplois salaries dans les
grandes organisations, la volonte d’avoir un travail conforme a ses propres valeurs, ainsi
que la perspective d’etre son propre patron.

Sur le continent africain, generalement, les jeunes et les femmes constituent les
categories sociales ayant d’immenses difficultes a trouver un emploi et a gagner un
revenu decent (Kouty & Douzounet, 2020).

3
Selon des statistiques de la Banque Africaine de Developpement, la majeure partie des
jeunes n’a ni emploi stable, ni perspectives economique (B.A.D, 2018). Les chiffres a ce
niveau sont evocateurs d’un mal profond a l’insertion professionnelle de la classe jeune
de la population ; ce qui occasionnerait des couts economiques, pour le moins serieux.

D’une part, le chomage des jeunes, en freinant la croissance economique, tend, selon
Coward & al. (2014), a demoraliser les concernes qui, finalement, n’ont plus ni l’envie ni
la capacite de mener une vie. (Kouty & Douzounet, 2020).

D’autre part, on n’en est a penser que c’est, dans une certaine mesure, l’absence
d’opportunite qui alimente conflit et instabilite politique, voire la tendance a
l’emigration a risque. Pourtant, la solution face aux difficultes d’acces a l’emploi repose
davantage sur l’entrepreneuriat.

Pour ce qui concerne cette etude, un angle de reflexion particulier est ouvert en
interrogation sur les obstacles ou barrieres que rencontrent les jeunes de la commune
de KANSHI a se lancer dans l’entrepreneuriat. Concretement, il s’agit de repondre a la
question essentielle ci-apres :

✓ Quels sont les facteurs qui entravent l’émergence de l’entrepreneuriat des jeunes de la
commune de KANSHI, dans la ville de Mbujimayi ?

0.4. Hypothèses du travail

Eu egard a l’interrogation soulevee ci-haut, il est propose l’hypothese selon laquelle :


✓ L’entrepreneuriat des jeunes de la commune de Kanshi serait entravé par des facteurs
personnels liés au profil même des jeunes entrepreneurs ; des facteurs socioculturels ;
ainsi que des facteurs liés à l’environnement (les règlements, la fiscalité, l’accès au
financement externe, l’accès aux marchés et le manque de services de soutien).

0.5. Objectifs de l’étude

Ce travail vise a etudier essentiellement l’entrepreneuriat des jeunes de la commune de


Kanshi a Mbujimayi, les defis qu’il presente et les perspectives y afferentes.

En termes de specificite, les objectifs qu’il poursuit sont entre autres ceux de :

✓ Identifier et analyser les facteurs personnels qui influencent la motivation, les


competences, les attitudes et les comportements des jeunes entrepreneurs dans le
contexte du champ d’etude ;
✓ Examiner et evaluer les facteurs socioculturels qui facilitent ou entravent
l’entrepreneuriat des jeunes, tels que les normes sociales, les valeurs culturelles, le
role de la famille et des reseaux sociaux ;
✓ Explorer et mesurer les facteurs lies a l’environnement qui affectent
l’entrepreneuriat des jeunes, tels que le cadre reglementaire, le systeme fiscal,
l’acces au financement externe, l’acces aux marches et le manque de services de
soutien ;
✓ Proposer des recommandations pour ameliorer les conditions favorables a
l’entrepreneuriat des jeunes et renforcer leur potentiel entrepreneurial.

4
0.6. Méthodes et techniques de recherche

En vue de mener une recherche intelligible et avoir des aboutissements fiables, il est
indispensable que la rigueur et la pertinence de la demarche scientifique reposent sur
une adoption rationnelle et coherente des methodes d'analyse et des techniques de
collecte des donnees.

0.6.1. Méthodes

Pour l’elaboration de notre travail, nous avons estime que l'usage des methodes ci-apres
permettra la realisation de nos objectifs :

✓ Méthodes statistiques : methodes scientifiques consistant a decrire, quantifier et


synthetiser les donnees recoltees par le calcul de certains parametres et proceder a
leur representation sous forme de tableaux, graphiques, elles servent a decrire les
caracteristiques des enquetes, interpreter et representer les donnees recueillies.

0.6.2. Technique

Pour la production des donnees, nous avons recouru a :


✓ La technique de questionnaire : elle consiste a interroger un ensemble des
repondants, representant d’une population, et permet d’assembler des informations
aupres des enquetes sur leurs situations sociales, professionnelles ou familiales, leurs
impressions, etc. par le biais d’un questionnement operationnel et oriente.

0.7. Délimitation du sujet

0.7.1. Dans l’espace : sur le plan spatial, nous menons notre etude au sein de la
commune de la Kanshi, dans la ville de Mbujimayi, en R.D.C. Le choix de cet
espace est du au fait qu'il s'agit du milieu ou nous vivons et auquel nous
desirons apporter notre contribution pour un changement positif.

0.7.2. Dans le temps : sur le plan temporel, notre etude s’etend sur l’intervalle d’un
mois, periode de nos enquetes. Ce choix a ete motive par la disponibilite des
donnees authentiques.

0.8. Canevas du travail

Outre l’introduction et la conclusion, le present travail comprend trois chapitres dont :


✓ Le premier chapitre qui se centre sur la revue de la litterature ;
✓ Le deuxieme chapitre qui traite quant a lui, de la methodologie et presentation du
cadre d’etude ;
✓ Enfin, le troisieme chapitre qui se focalise sur l’analyse des donnees et
l’interpretation des resultats.

5
CHAPITRE PREMIER : REVUE DE LA LITTERATURE

Section 1. Approche théorique de l’entrepreneuriat

1.1. Théories sur l’entrepreneuriat

L’entrepreneuriat est un phénomène complexe et multidimensionnel qui a suscité de


nombreuses théories et approches explicatives.

À la suite de Marchesnay et Verstraete (1999), on peut considérer l’entrepreneuriat


comme un phénomène qui combine deux niveaux d’analyses indissociables. Ces derniers
ont une relation dynamique et dialectique : l’entrepreneur et son organisation qui se
définissent mutuellement.

Trois dimensions ont été émises dans ce cadre : la dimension cognitive, praxéologique et
structurale.

1) La dimension cognitive : elle renvoie à la façon dont l’entrepreneur perçoit et


interprète son environnement, ses opportunités et ses ressources. Cette
dimension comprend trois composantes entre autres :

✓ La pensée stratégique : c’est une réflexion globale sur l’organisation et une vision
considérée comme étant un futur souhaité et réalisable par l’entreprise.

✓ La réflexibilité : c’est la capacité de l’individu à interpréter, comprendre et


apprendre dans son action. D’où l’action doit guider la pensée et cette dernière la
sert également. Elle est fortement liée à l’apprentissage et à la pensée stratégique
qui est enrichie en permanence par le vécu quotidien de l’entrepreneur.

✓ L’apprentissage : il provient de l’accumulation des connaissances et des


expériences, du vécu, des motivations ainsi que des capacités intrinsèques de
chacun.

Ces trois composantes apparaissent intimement liées et leur combinaison renvoie à


la représentation que l’entrepreneur fait de l’organisation qu’il impulse.

2) La dimension praxéologique : elle concerne le processus de création et de


développement de l’entreprise, ainsi que les actions et les décisions de
l’entrepreneur. Elle représente l’essentiel de la matérialisation et de la
concrétisation du phénomène entrepreneurial à travers deux catégories d’actions :

✓ Les positionnements de l’entrepreneur au sein de ses différents environnements. Ils


renvoient aux activités de marketing, mais aussi aux éléments de stratégie et aux
politiques fonctionnelles.

6
✓ La mise en place d’une configuration organisationnelle. Elle est indispensable pour
produire ce qui est attendu par les espaces sociaux dans lesquels l’entrepreneur
s’insère.

Elle peut s’agir d’une contrainte dans le cas d’une crise de leadership quand
l’entrepreneur fait ce qu’il peut seul, ce qui ne lui permet pas de relever les défis
de croissance. Elle peut soit représenter une opportunité lorsque l’entrepreneur
conduit son organisation vers sa réussite qui est supposée être sa croissance.

3) La dimension structurale : elle se réfère au contexte institutionnel, social et


culturel dans lequel évolue l’entrepreneur. Elle a, d’après les travaux de Berger et
Luckman (1989) et ceux de Bourdieu (1987), deux types de structures :

✓ La structure objective : Bourdieu considère l’existence de l’agent social comme


étant fonction de sa position dans l’espace social, ce qui produit ainsi des
différences de vue entre les hommes.

La position occupée par une personne dans un espace social déterminé est une
grande opportunité d’appréhension de ses convictions et d’intronisation de ses
représentations sociales.

✓ La structure subjective : elle est une résultante de la subjectivité individuelle ou


collective dans le sens où les individus érigent des frontières artificielles autour de
leurs environnements afin de leur donner une certaine intelligibilité.

Ces deux composantes sont fortement liées entre elles et entretiennent une
relation dialectique.

1.1.1. Les conceptions dominantes de l’entrepreneuriat

1.1.1.1. Quelques modèles théoriques

Les conceptions dominantes sur l’entrepreneuriat sont des modèles théoriques qui
tentent d’expliquer les facteurs qui influencent le comportement entrepreneurial,
c’est-à-dire la création ou la reprise d’une entreprise, ou tout autre projet innovant.

Il existe plusieurs approches qui se basent sur des disciplines différentes, comme
l’économie, la psychologie, la sociologie ou le management. Voici quelques exemples de
ces conceptions :

1) Le modèle de l’action raisonnée (Ajzen & Fishbein, 1975)

Ce modèle postule que le comportement entrepreneurial est le résultat d’une


intention qui dépend des attitudes, des normes sociales et du contrôle perçu sur le
comportement.

7
Les attitudes sont les évaluations positives ou négatives du comportement, les
normes sociales sont les pressions exercées par l’entourage pour adopter ou non
le comportement, et le contrôle perçu est le degré de facilité ou de difficulté à
réaliser le comportement.

Ce modèle se base sur le postulat que les individus agissent de manière rationnelle
et consistante avec leurs croyances et leurs valeurs. Il s’agit donc d’un modèle
cognitif qui met l’accent sur le processus de décision qui précède le comportement.
Le modèle peut être représenté par le schéma suivant :

Ic = β1Ac+ β2 Ns + β3 Cp

Où :

✓ Ic est l’intention comportementale, c’est-à-dire la probabilité subjective qu’un


individu adopte un comportement donné.
✓ Ac est l’attitude comportementale, c’est-à-dire l’évaluation globale du
comportement par l’individu, basée sur ses croyances sur les conséquences du
comportement et sur ses évaluations de ces conséquences.
✓ Ns est la norme subjective, c’est-à-dire la perception par l’individu que les
personnes importantes pour lui approuvent ou désapprouvent le comportement,
basée sur ses croyances normatives et sur sa motivation à se conformer à ces
normes.
✓ Cp est le contrôle perçu, c’est-à-dire la perception par l’individu de sa capacité à
réaliser le comportement, basée sur ses croyances de contrôle et sur la présence
ou l’absence de facteurs facilitants ou inhibants.
✓ β1, β2 et β3 sont des coefficients qui expriment l’importance relative de chaque
facteur dans la prédiction de l’intention.

Enfin, ce modèle permet donc d’expliquer comment les attitudes, les normes
sociales et le contrôle perçu influencent l’intention comportementale, qui est elle-
même un prédicteur du comportement réel.

Il a été appliqué à de nombreux domaines, dont l’entrepreneuriat, pour


comprendre les motivations et les obstacles des entrepreneurs potentiels.

2) La théorie du comportement planifié (Ajzen, 1991)

Ce modèle est une extension du modèle de l’action raisonnée qui ajoute un élément
supplémentaire : la perception de la faisabilité du comportement. Cette perception
est influencée par la disponibilité des ressources et des opportunités nécessaires
pour entreprendre.

Il se base sur le postulat que les individus agissent de manière planifiée et


intentionnelle, en tenant compte des informations dont ils disposent et des
conséquences possibles de leur action.

8
Il s’agit donc d’un modèle cognitif qui met l’accent sur le processus de décision qui
précède le comportement. Le modèle peut être représenté par le schéma suivant :

Ic = β1 Ac+ β2 Ns + β3 Cp

Où :

✓ Ic est l’intention comportementale, c’est-à-dire la probabilité subjective qu’un


individu adopte un comportement donné.
✓ Ac est l’attitude comportementale, c’est-à-dire l’évaluation globale du
comportement par l’individu, basée sur ses croyances sur les conséquences du
comportement et sur ses évaluations de ces conséquences.
✓ Ns est la norme subjective, c’est-à-dire la perception par l’individu que les
personnes importantes pour lui approuvent ou désapprouvent le comportement,
basée sur ses croyances normatives et sur sa motivation à se conformer à ces
normes.
✓ Cp est le contrôle perçu, c’est-à-dire la perception par l’individu de sa capacité à
réaliser le comportement, basée sur ses croyances de contrôle et sur la présence
ou l’absence de facteurs facilitants ou inhibants.
✓ β1, β2 et β3 sont des coefficients qui expriment l’importance relative de chaque
facteur dans la prédiction de l’intention.

En plus de ces trois facteurs, le modèle introduit une variable supplémentaire : la


perception de la faisabilité du comportement.

Cette variable correspond au degré auquel l’individu croit que le comportement


est réalisable, en fonction des ressources et des opportunités dont il dispose ou
auxquelles il peut accéder. Elle influence à la fois l’intention et le comportement
réel, comme le montre le schéma suivant :

Ic = β1 Ac + β2 Ns + β3 Cp
Cf = α1 Cp + α2 Ro
Br = γ1 Ic + γ2 Cf

Où :

✓ Cf est la perception de la faisabilité du comportement, c’est-à-dire le degré auquel


l’individu croit que le comportement est réalisable, basée sur ses croyances de
faisabilité et sur les ressources et les opportunités disponibles ou accessibles.
✓ Ro est un ensemble de variables externes qui représentent les ressources et les
opportunités nécessaires pour réaliser le comportement, telles que le temps,
l’argent, le matériel, le soutien social, etc.
✓ Br est le comportement réel, c’est-à-dire l’action effective réalisée par l’individu.
✓ α1, α2, γ1 et γ2 sont des coefficients qui expriment l’importance relative de chaque
variable dans la prédiction du comportement.

9
Ce modèle permet donc d’expliquer comment les attitudes, les normes sociales, le
contrôle perçu et la perception de la faisabilité influencent l’intention et le
comportement réel. Appliqué à de nombreux domaines, dont l’entrepreneuriat, il
a aidé à comprendre les motivations et les obstacles des entrepreneurs potentiels.

3) Le modèle de la formation de l’événement entrepreneurial (Shapero & Sokol,


1982)

Le modele de la formation de l’evenement entrepreneurial suggere que le


comportement entrepreneurial est declenche par un evenement qui perturbe le
statu quo (l'etat ou les choses se trouvaient auparavant) et cree un desequilibre
dans la situation actuelle.

Cet evenement peut etre positif (une opportunite de marche) ou negatif (un
licenciement). Par consequent, le comportement entrepreneurial depend alors de
trois facteurs : la perception de la desirabilite du comportement, la perception de
la faisabilite du comportement et la propension a agir.

Ce modele se base sur le postulat que les individus ont tendance a maintenir un
certain equilibre entre leurs roles sociaux et leurs activites habituelles, sauf si un
evenement vient les deplacer de leur trajectoire.

Il s’agit donc d’un modele situationnel qui met l’accent sur le role des circonstances
qui precedent le comportement. Le modele peut etre represente par le schema
suivant :

E DxFxP I B

Où :

✓ E est l’evenement declencheur, c’est-a-dire la situation qui vient perturber


l’equilibre existant et qui cree une opportunite ou une necessite d’entreprendre.
✓ D est la perception de la desirabilite du comportement, c’est-a-dire le degre auquel
l’individu considere que le comportement entrepreneurial est attrayant, basee sur
ses valeurs personnelles et sociales.
✓ F est la perception de la faisabilite du comportement, c’est-a-dire le degre auquel
l’individu croit que le comportement entrepreneurial est realisable, basee sur ses
competences personnelles et les ressources disponibles.
✓ P est la propension a agir, c’est-a-dire la tendance de l’individu a passer a l’action
en fonction de ses intentions, basee sur sa personnalite et son environnement.
✓ I est l’intention comportementale, c’est-a-dire la probabilite subjective qu’un
individu adopte un comportement donne.
✓ B est le comportement reel, c’est-a-dire l’action effective realisee par l’individu.

Le modèle de la formation de l’événement entrepreneurial permet donc d’expliquer


comment un événement déclencheur influence la perception de la désirabilité, de la

10
faisabilité et de la propension à agir, qui à leur tour influencent l’intention et le
comportement entrepreneurial.

Il a été appliqué dans divers domaines, dont l’entrepreneuriat social, collectif ou


coopératif.

4) Le modèle de l’événement entrepreneurial (Krueger, 1993)

Le modèle de l’événement entrepreneurial reprend les éléments du modèle de


Shapero et Sokol en les integrant dans le cadre de la theorie du comportement
planifie. Il met en evidence le role des croyances personnelles et des influences
environnementales sur l’intention entrepreneuriale.

En effet, ce modele se base sur le postulat que les individus agissent de maniere
planifiee et intentionnelle, en tenant compte des informations dont ils disposent et
des consequences possibles de leur action.

Il s’agit donc d’un modele cognitif qui met l’accent sur le processus de decision qui
precede le comportement. Le modele peut etre represente par le schema suivant :

E DxFxP Ic = β1 Ac + β2 Ns + β3 Cp
Cf = α1 Cp + α2 Ro
Br = γ1 Ic + γ2 Cf

Où :

✓ E est l’evenement declencheur, c’est-a-dire la situation qui vient perturber


l’equilibre existant et qui cree une opportunite ou une necessite d’entreprendre.
✓ D est la perception de la desirabilite du comportement, c’est-a-dire le degre auquel
l’individu considere que le comportement entrepreneurial est attrayant, basee sur
ses valeurs personnelles et sociales.
✓ F est la perception de la faisabilite du comportement, c’est-a-dire le degre auquel
l’individu croit que le comportement entrepreneurial est realisable, basee sur ses
competences personnelles et les ressources disponibles.
✓ P est la propension a agir, c’est-a-dire la tendance de l’individu a passer a l’action
en fonction de ses intentions, basee sur sa personnalite et son environnement.
✓ Ic est l’intention comportementale, c’est-a-dire la probabilite subjective qu’un
individu adopte un comportement donne.
✓ Ac est l’attitude comportementale, c’est-a-dire l’evaluation globale du
comportement par l’individu, basee sur ses croyances sur les consequences du
comportement et sur ses evaluations de ces consequences.
✓ Ns est la norme subjective, c’est-a-dire la perception par l’individu que les
personnes importantes pour lui approuvent ou desapprouvent le comportement,
basee sur ses croyances normatives et sur sa motivation a se conformer a ces
normes.
✓ Cp est le controle perçu, c’est-a-dire la perception par l’individu de sa capacite a
realiser le comportement, basee sur ses croyances de controle et sur la presence
ou l’absence de facteurs facilitants ou inhibants.

11
✓ Cf est la perception de la faisabilite du comportement, c’est-a-dire le degre auquel
l’individu croit que le comportement est realisable, basee sur ses croyances de
faisabilite et sur les ressources et les opportunites disponibles ou accessibles.
✓ Ro est un ensemble de variables externes qui representent les ressources et les
opportunites necessaires pour realiser le comportement, telles que le temps,
l’argent, le materiel, le soutien social, etc.
✓ Br est le comportement reel, c’est-a-dire l’action effective realisee par l’individu.
✓ β1, β2, β3, α1, α2, γ1 et γ2 sont des coefficients qui expriment l’importance relative
de chaque variable dans la prediction du comportement.

Le modèle de Krueger permet donc d’expliquer comment un événement déclencheur


influence la perception de la désirabilité, de la faisabilité et de la propension à agir,
qui à leur tour influencent l’intention et le comportement entrepreneurial.

Il intègre aussi les éléments du modèle de la théorie du comportement planifié, en


montrant comment les attitudes, les normes sociales et le contrôle perçu affectent
l’intention. Il a été appliqué dans divers domaines, dont l’entrepreneuriat social,
collectif ou coopératif.

Ces différents modèles ne sont ni exhaustifs ni exclusifs, mais ils permettent de mieux
comprendre la complexité du comportement entrepreneurial et ses déterminants. Ils
peuvent aussi aider les entrepreneurs potentiels à identifier leurs motivations, leurs
freins et leurs leviers pour se lancer dans l’aventure entrepreneuriale.

1.1.1.2. Paradigmes sur l’entrepreneuriat

Fayolle et Verstraete (2005) identifient quatre paradigmes qui permettent de cerner le


domaine de la recherche en entrepreneuriat : la détection, construction, exploitation
d’une occasion d’affaire (opportunité), la création d’une organisation, la création de valeur
et l’innovation.

1) Paradigme de l’opportunité d’affaires

Ce paradigme repose sur l’idée selon laquelle l’entrepreneuriat est un processus de


découverte, d’évaluation et d’exploitation des opportunités. La construction de ce
paradigme s’inspire largement des travaux de Schumpeter (1935) et de Kizner (1973).

Schumpeter souligne l’importance de l’innovation qui constitue l’entrepreneuriat,


tandis que Kizner met en évidence l’importance de la découverte d’opportunité dans
les marches. L’ensemble de ces travaux ont en commun la mise en évidence de
l’entrepreneur comme étant un acteur à la recherche d’opportunité et de profit.

Pour Fayolle, l’opportunité entrepreneuriale se construit au cours du processus de


création de l’activité et non pas qu’elle est le point de départ qu’il faut découvrir de ce
processus.

12
2) Paradigme de la création d’une organisation

Selon Gartner (1995), l’entrepreneuriat est un phénomène qui consiste à créer une
nouvelle entité organisationnelle. Il s’intéresse surtout au concept d’émergence
organisationnelle.

L’auteur différencie le phénomène de création d’une organisation des autres


phénomènes organisationnels. Il cite Collins et Moore (1964), qui attribuent aux
entrepreneurs la capacité de transformer leurs rêves en action par la création d’une
affaire.

Dans cette perspective, l’étude de l’entrepreneuriat revient à étudier la naissance de


nouvelles organisations, c’est-à-dire les activités par lesquelles le créateur mobilise et
combine des ressources pour réaliser l’opportunité en un projet.

Cependant, pour Verstreate (1999), l’entrepreneuriat est vu comme un système


complexe et un type spécifique d’organisation qui est inspiré par un entrepreneur. Cet
entrepreneur agit pour concrétiser sa vision de cette organisation au sein de la
structure.

Il est donc nécessaire d’étudier les activités permettant à un individu de créer une
nouvelle entité.

3) Paradigme de la création de valeur

La création de valeur consiste, d’une part, à accroître la productivité de l’entreprise


et, d’autre part, à rechercher une croissance durable et rentable. Elle peut s’apprécier
à travers la capacité de l’entreprise à effectuer des investissements, plus ou moins
risqués, avec une rentabilité qui est supérieure au coût moyen pondéré du capital.

En effet, la création de valeur est un thème central de l’entrepreneuriat. Selon Bruyat,


inspiré par les travaux de Gartner (1993), l’objet d’étude dans le domaine de
l’entrepreneuriat est la relation entre l’individu et la valeur qu’il crée.

L’entrepreneur est un acteur indispensable pour la production du résultat, et


réciproquement, le résultat est une condition indispensable pour que l’entrepreneur
existe.

La création de valeur peut se mesurer à différents niveaux : économique, social,


environnemental, culturel, etc. Elle implique une transformation des ressources
disponibles en biens ou services plus utiles ou plus désirables pour les parties
prenantes.

Cette création est donc un processus dynamique et contextuel qui dépend des
perceptions et des attentes des acteurs impliqués.

13
4) Paradigme de l’innovation

L’innovation constitue le fondement de l’entrepreneuriat, puisque celui-ci suppose


des idées nouvelles pour offrir ou produire de nouveaux biens ou services, ou encore,
pour réorganiser l’entreprise.

Innover, c’est créer une entreprise différente de ce qu’on connaissait auparavant, c’est
découvrir ou transformer un produit, c’est proposer une nouvelle façon de faire, de
distribuer ou de vendre. (Marchesnay M. , 2008)

L’innovation a été longtemps négligée par la théorie économique. Parmi les pionniers
qui ont étudié le concept, Schumpeter estime que la firme innovatrice crée une
rupture dans la concurrence car elle dispose d’un avantage compétitif.

L’entrepreneuriat et l’innovation sont liés depuis que l’économiste autrichien J. A.


Schumpeter a évoqué la force du processus de destruction créatrice qui caractérise
l’innovation.

La fonction d’innovation est donc essentielle et fait de l’entrepreneur un acteur du


développement économique.

1.1.1.2.1. Relations entre les paradigmes

Les quatre paradigmes sur l’entrepreneuriat sont liés entre eux par des relations de
complémentarité, de causalité ou de circularité. On peut résumer ces liens de la façon
suivante :

1) L’opportunité d’affaires est le point de départ de l’entrepreneuriat. Elle consiste à


identifier ou à construire une possibilité de créer de la valeur pour soi-même et
pour les autres en exploitant une innovation ou en répondant à un besoin non
satisfait sur le marché.

2) La création d’une organisation est le processus par lequel l’entrepreneur mobilise


et combine des ressources pour réaliser l’opportunité d’affaires.

Elle implique la mise en place d’une structure, d’une stratégie, d’un modèle
d’affaires et d’une culture organisationnelle adaptés à l’environnement et aux
objectifs de l’entrepreneur.

3) La création de valeur est le résultat de l’entrepreneuriat. Elle correspond à la


différence entre les bénéfices et les coûts générés par l’exploitation de
l’opportunité d’affaires.

Elle se mesure à différents niveaux : économique, social, environnemental, culturel,


etc. Elle dépend des perceptions et des attentes des parties prenantes : clients,
fournisseurs, employés, actionnaires, etc.

14
4) L’innovation est à la fois une source et une conséquence de l’entrepreneuriat. Elle
consiste à introduire une nouveauté dans un domaine donné : technique,
organisationnel, commercial, etc.

Elle peut être radicale ou incrémentale, disruptive ou adaptative, produit ou


processus. Elle permet à l’entrepreneur de se différencier de la concurrence et de
créer un avantage compétitif.

Figure n°1 : Présentation des quatre paradigmes de l’entrepreneuriat et de leurs relations

Paradigme de 1
Paradigme de la
l’opportunite creation d’une
organisation

6 5 3
4

Paradigme de Paradigme de la
l’innovation creation de la valeur

Les six relations peuvent être résumées de la façon suivante :

Première relation

Pour exploiter une opportunité d’affaires, il faut s’organiser en mobilisant et en


combinant des ressources diverses qui donnent naissance à une organisation (processus
et/ou son résultat). Par exemple, pour créer une entreprise de livraison à domicile, il faut
disposer de véhicules, de personnel, de clients, etc.

Deuxième relation

L’organisation ne peut survivre (et l’entrepreneur garder son statut par rapport à cette
organisation) sans apporter à ses parties prenantes la valeur qu’elles attendent et dont
elle tire les ressources nécessaires à son fonctionnement. Par exemple, pour fidéliser ses
clients, il faut leur offrir un service de qualité, rapide et fiable.

Troisième relation

Lorsque la valeur apportée est importante, une innovation en est souvent à l’origine,
qu’elle soit organisationnelle, technique ou commerciale.

15
Moins radicalement, si l’on adopte une approche relative de l’innovation et de la
nouveauté, l’organisation née du phénomène entrepreneurial est nouvelle (même si elle
s’appuie sur une entité préexistante).

La valeur apportée est donc nouvelle (nouvelle parce que venant d’une nouvelle
organisation, ou plus radicalement cette fois-ci parce que résultant d’une offre originale).
Par exemple, Uber a innové en proposant une nouvelle façon de se déplacer en utilisant
une plateforme numérique.

Quatrième relation

Une innovation peut correspondre à la construction d’une opportunité mise sur le marché
(on peut voir l’innovation aussi comme un processus de socialisation d’une nouvelle
technique, organisation ou façon de commercer), à la fourniture d’un nouveau produit ou
service (nouveauté radicale ou nouveauté pour la population localement desservie).

Aussi, elle peut correspondre à l’apparition d’une organisation nouvelle au sein du marché
ou du secteur. Par exemple, Airbnb a innové en créant une opportunité de partager son
logement avec des voyageurs.

Cinquième relation

Toute exploitation d’une innovation, à l’instar d’une opportunité, appelle une


organisation et l’existence de celle-ci favorise les interactions créatives nécessaires à
l’innovation. Par exemple, Google a innové en développant un moteur de recherche
performant et en créant une organisation qui encourage la créativité de ses employés.

Sixième relation

Une opportunité n’est exploitée que si elle est perçue comme susceptible de dégager de la
valeur au moins pour celui qui l’identifie. L’identification peut renvoyer à la détection, à
la construction ou à la combinaison des deux. Par exemple, Steve Jobs a identifié une
opportunité en voyant le potentiel du Macintosh.

1.1.2. Quelques repères théoriques

Parmi les principales théories sur l’entrepreneuriat, on peut citer :

1) La théorie de Cantillon (1755)

Cette théorie est une théorie économique qui attribue à l'entrepreneur le rôle de
preneur de risque et de gestionnaire de l'incertitude. Selon l’auteur, l'entrepreneur est
celui qui achète des biens à un prix certain pour les revendre à un prix incertain.

L'entrepreneur est donc exposé aux fluctuations du marché et doit anticiper la


demande des consommateurs. Il est aussi celui qui crée de la valeur en combinant les

16
facteurs de production (terre, travail et capital) de manière efficace et innovante. Enfin,
il est celui qui contribue à l'équilibre économique en ajustant l'offre à la demande.

En effet, cette théorie s'inscrit dans la tradition de l'école classique d'économie, qui
considère que le marché est régi par un ordre naturel et que la monnaie est neutre.
Cantillon reconnaît que tous les secteurs d'activité peuvent être productifs, à condition
qu'ils soient dirigés par des entrepreneurs compétents et dynamiques.

De plus, cette théorie a été reprise et développée par d'autres économistes,


notamment Say et Schumpeter.

Pour sa part, Say a généralisé le terme d'entrepreneur dans la plupart des langues.
Schumpeter de son côté, a souligné le rôle de l'entrepreneur comme agent de
destruction créatrice, c'est-à-dire comme celui qui bouleverse l'ordre économique
existant en introduisant des innovations radicales.

2) La théorie de Say (1803)

La théorie entrepreneuriale de Say est une théorie économique qui met en avant le
rôle de l'entrepreneur comme agent de production, d'innovation et de coordination.
Elle s'inscrit également dans la tradition de l'école classique d'économie, qui
considère que l'offre crée sa propre demande (loi de Say) et que la monnaie est neutre.

Selon l’auteur, l'entrepreneur est, d’une part, celui qui combine les facteurs de
production (terre, travail et capital) pour créer des biens et des services qui
répondent aux besoins des consommateurs. D’autre part, L'entrepreneur est aussi
celui qui prend des risques et assume les incertitudes liées à son activité.

Enfin, l'entrepreneur est celui qui contribue au progrès technique et à la croissance


économique en introduisant des innovations dans les produits, les procédés ou les
marchés.

Comme Cantillon, Say reconnaît que tous les secteurs d'activité peuvent être
productifs, à condition qu'ils soient dirigés par des entrepreneurs compétents et
dynamiques.

Aussi, cette théorie a été reprise et développée par d'autres économistes, notamment
Schumpeter. Elle a aussi inspiré des courants plus récents, comme l'école
autrichienne d'économie, qui met l'accent sur le processus de découverte
entrepreneuriale dans un contexte d'incertitude et de concurrence imparfaite.

3) La théorie de Schumpeter (1911)

Cette théorie est une analyse classique de la société capitaliste qui met en évidence le
rôle de l’innovation et de l’entrepreneur dans le changement et le développement
économiques.

17
En effet, Schumpeter affirme que l’économie est un mécanisme naturel
d’autorégulation qui n’est perturbé que par les interventions sociales et autres. Il
soutient que, malgré leurs faiblesses, les théories économiques sont fondées sur la
logique et fournissent une structure pour comprendre les faits.

Avançant dans ses analyses, l’auteur montre qu’il existe des principes sous-jacents
dans les phénomènes de la monnaie, du crédit et du profit entrepreneurial qui
complètent ses théories antérieures sur l’intérêt et le cycle économique.

Schumpeter, un des premiers à défendre l’idée du profit entrepreneurial comme


source de progrès technique et de croissance, est celui qui a introduit le concept de
« destruction créatrice » pour désigner le processus par lequel une innovation
entraîne la disparition des anciennes entreprises et la création de nouvelles.

Enfin, pour l’auteur, les phases de prospérité et de récession sont inévitables dans
une économie en développement et ne peuvent être supprimées ou corrigées sans
entraver la création de nouvelles richesses par l’innovation.

4) La théorie de Knight (1921)

La théorie entrepreneuriale de Knight est une approche originale de l’entrepreneuriat


qui met l’accent sur la notion d’incertitude. Selon lui, il existe deux types de risques
dans l’économie : le risque assurable, qui peut être mesuré et anticipé, et le risque
d’entreprise, qui est imprévisible et non quantifiable.

Dans cette théorie, l’entrepreneur est celui qui accepte de faire face au risque
d’entreprise, en prenant des décisions sans connaître les conséquences possibles. Il
assume ainsi la responsabilité de l’innovation et du changement, et reçoit en échange
le profit, qui est la récompense de son audace et de sa créativité.

Knight considère que l’entrepreneur est un agent essentiel du progrès économique et


social, car il introduit de la nouveauté et de la diversité dans le système.

5) La théorie de Kirzner (1973)

Cette théorie entrepreneuriale est une contribution majeure à la tradition


économique autrichienne, qui met en évidence le rôle de l’entrepreneur comme
découvreur d’opportunités de marché.

Selon Kirzner, l’entrepreneur est celui qui perçoit les déséquilibres entre l’offre et la
demande, et qui agit pour les corriger en créant de la valeur. L’entrepreneur n’est pas
un innovateur radical comme chez J. A. Schumpeter, mais un arbitre qui exploite les
écarts de prix entre les marchés.

L’entrepreneur, affirme-t-il, n’assume pas de risque, mais profite de son alertness,


c’est-à-dire de sa capacité à saisir les opportunités que les autres agents ignorent ou

18
négligent. L’entrepreneur est donc le moteur du processus de marché, qui tend vers
l’équilibre grâce à son action.

6) La théorie de Gartner (1988)

La théorie entrepreneuriale Gartner est une perspective qui considère


l’entrepreneuriat comme un processus d’émergence organisationnelle, plutôt que
comme une caractéristique individuelle ou une opportunité de marché.

Selon l’auteur, l’entrepreneur n’est pas un type particulier de personne, mais un rôle
qui peut être joué par différents acteurs dans différentes situations. L’entrepreneur
est celui qui initie, organise et gère une nouvelle entreprise, en mobilisant des
ressources et en interagissant avec divers environnements.

Ainsi, l’entrepreneuriat est, dans cette théorie, le résultat d’un ensemble d’activités
qui visent à créer et à maintenir une organisation viable.

Gartner propose quatre dimensions pour analyser le processus entrepreneurial : les


caractéristiques de l’individu, le contexte environnemental, l’organisation créée et le
processus lui-même.

Il est une évidence que ces théories ne sont pas exclusives mais complémentaires, car
elles éclairent différentes facettes du phénomène entrepreneurial.

1.1.3. Entrepreneuriat des jeunes

Le rôle capital que joue l’entrepreneuriat des jeunes en tant que levier du
développement économique et de la création de l’emploi est de plus en plus saisi.

Dans les pays en voie de développement comme la R.D.C, l’importance de la création


d’entreprise et de l’auto-emploi est fondamentale pour toute la dynamique de
développement. Elle est une source essentielle de la production de la richesse et de la
lutte contre le chômage et le sous-emploi.

A l’ère actuelle où l’entrepreneuriat des jeunes est valorisé par une majorité, les jeunes
veulent de plus en plus être maîtres de leur propre destin. Par conséquent, seul un
faible pourcentage d’entre eux s’aventure à créer une entreprise, le goût du risque et
d’aventure entrepreneurial devenant limité.

La littérature sur les jeunes entrepreneurs est généralement cadrée sur les obstacles
qu’ils rencontrent. Il existe peu d’études qui permettent de comprendre la situation
entrepreneuriale de cette catégorie et de faciliter les actions visant à la promouvoir.

Cependant, le rôle crucial que joue l’entrepreneuriat des jeunes comme moteur du
développement économique et de la création d’emplois reste méconnu.

19
Dans les pays en développement, la création d’entreprise et l’auto-emploi sont vitaux
pour la dynamique de développement. Ils sont une source essentielle de production de
richesse et de lutte contre le chômage et le sous-emploi.

De ce qui précède, certains chercheurs ont suggéré qu’il faut encourager les jeunes à se
lancer dans les affaires, en considérant cette carrière comme un choix professionnel.

Cependant, il faut reconnaître qu’il y a un manque d’information et de compréhension


sur les prédispositions entrepreneuriales des jeunes, sur leur processus
d’entreprendre, ainsi que sur les problèmes qu’ils rencontrent.

1.1.3.1. Définition du jeune entrepreneur

Tableau n° 01 : Quelques définitions du concept jeune entrepreneur selon les écoles de


pensée.

Appellations des Courants de Définitions du jeune Auteurs de


écoles recherche entrepreneur référence
École économique Approche Un jeune entrepreneur est Casson (1991)
comportementale spécialisé dans la prise
intuitive de décisions
réfléchies relatives à la
coordination de ressources.

École Approche Le jeune entrepreneur se Gartner (1988)


comportementale comportementale définit par l’ensemble des
activités qu’il met en
organisation.
École Approche Le jeune entrepreneur se Shaver & Scott
psychologique déterministe définit par un certain (1991)
avec les courants nombre d’attributs
personnalistes et psychologiques que l’on
cognitifs décrit autant par la
personnalité que par les
processus cognitifs activés
pour la circonstance.

École des Approche Le jeune entrepreneur est Bygrave & Hofer


processus comportementale celui qui développe des (1991)
opportunités et crée une
organisation pour les
exploiter.

Source : Noël & Madoui, (2011)

20
1.1.4. Typologies entrepreneuriales

Les typologies entrepreneuriales sont des classifications des entrepreneurs selon


différents critères, tels que leurs motivations, leurs caractéristiques personnelles et leurs
stratégies ou leurs modes de gestion.

Ces typologies permettent de mieux comprendre les profils, les comportements et les
performances des entrepreneurs, ainsi que leur diversité et leur évolution.

Il existe de nombreuses typologies entrepreneuriales dans la littérature, parmi


lesquelles on peut mentionner :

1.1.4.1. La typologie de Carland, Hoy, Boulton, & Carland (1984)

Ils distinguent quatre types d’entrepreneurs selon leur orientation vers la croissance
et l’innovation : le petit entrepreneur d’affaires, le gestionnaire d’entreprise, le
propriétaire-gestionnaire et l’entrepreneur.

1) Le petit entrepreneur d’affaires : c’est celui qui crée ou reprend une petite
entreprise, sans chercher à la faire croître ni à innover. Il se contente de maintenir
son activité et de générer un revenu suffisant pour sa subsistance. Il n’a pas de
vision stratégique ni de projet ambitieux.

Il est souvent motivé par la nécessité ou l’indépendance. Il est considéré comme


un artisan ou un commerçant.

2) Le gestionnaire d’entreprise : il dirige une entreprise de taille moyenne ou grande,


en cherchant à la faire croître mais sans innover. Il se concentre sur l’optimisation
des ressources et la maximisation du profit.

Il a une vision managériale et un projet réaliste. Il est souvent motivé par le pouvoir
ou le prestige. Il est considéré comme un administrateur ou un dirigeant.

3) Le propriétaire-gestionnaire : c’est celui qui possède et gère une entreprise de


petite ou moyenne taille, en cherchant à la faire croître et à innover. Il se distingue
par sa capacité à combiner les fonctions de propriétaire et de gestionnaire, en
prenant des décisions stratégiques et opérationnelles.

Il a une vision entrepreneuriale et un projet dynamique. Il est souvent motivé par


le défi ou la satisfaction. Il est considéré comme un créateur ou un développeur.

4) L’entrepreneur : c’est celui qui crée ou reprend une entreprise, en cherchant à la


faire croître et à innover de façon radicale. Il se distingue par sa capacité à créer de
la valeur, à saisir des opportunités et à transformer le marché.

Il a une vision innovatrice et un projet révolutionnaire. Il est souvent motivé par la


passion ou la vision. Il est considéré comme un pionnier ou un leader.

21
1.1.4.2. La typologie de Filion (1990)

Filion propose six types d’entrepreneurs selon leur vision stratégique : le créateur
d’un nouveau concept, le développeur d’un concept existant, le franchiseur, le
franchisé, le repreneur d’une entreprise existante et le successeur familial.

1) Le créateur d’un nouveau concept : c’est celui qui invente une nouvelle idée de
produit ou de service, qui répond à un besoin non satisfait ou qui crée un nouveau
marché. Il se distingue par sa créativité, son originalité et sa capacité à innover.

Il a une vision claire et ambitieuse de son projet, qu’il cherche à réaliser avec
passion et détermination. Il est prêt à prendre des risques et à relever des défis. Il
est souvent considéré comme un pionnier ou un leader dans son domaine.

2) Le développeur d’un concept existant : c’est celui qui reprend une idée de produit
ou de service déjà existante, mais qui l’améliore, la modifie ou la diversifie. Il se
distingue par sa capacité à analyser le marché, à identifier les opportunités et à
adapter son offre aux besoins des clients.

Il a une vision pragmatique et réaliste de son projet, qu’il cherche à réaliser avec
efficacité et compétitivité. Il est prêt à investir et à se former pour se différencier
de la concurrence. Il est souvent considéré comme un suiveur ou un imitateur dans
son domaine.

3) Le franchiseur : c’est celui qui crée un concept de produit ou de service original et


qui le propose à d’autres entrepreneurs moyennant une redevance. Il se distingue
par sa capacité à standardiser, à systématiser et à contrôler son offre.

Il a une vision globale et stratégique de son projet, qu’il cherche à réaliser avec
expansion et rentabilité. Il est prêt à partager son savoir-faire et à accompagner
ses franchisés. Il est souvent considéré comme un organisateur ou un formateur
dans son domaine.

4) Le franchisé : c’est celui qui adopte un concept de produit ou de service créé par
un franchiseur moyennant une redevance. Il se distingue par sa capacité à
respecter, à reproduire et à appliquer le concept du franchiseur.

Il a une vision locale et opérationnelle de son projet, qu’il cherche à réaliser avec
conformité et qualité. Il est prêt à suivre les directives et les conseils du franchiseur.
Il est souvent considéré comme un exécutant ou un collaborateur dans son
domaine.

5) Le repreneur d’une entreprise existante : c’est celui qui rachète une entreprise
déjà en activité, soit parce qu’elle est en difficulté, soit parce que son propriétaire
souhaite la céder. Il se distingue par sa capacité à évaluer, à négocier et à
restructurer l’entreprise.

22
Il a une vision transitoire et évolutive de son projet, qu’il cherche à réaliser avec
redressement ou croissance. Il est prêt à changer les pratiques et les processus de
l’entreprise. Il est souvent considéré comme un sauveur ou un transformateur
dans son domaine.

6) Le successeur familial : c’est celui qui hérite ou qui reçoit une entreprise familiale,
soit parce qu’il en est le descendant, soit parce qu’il en est le conjoint. Il se distingue
par sa capacité à s’intégrer, à perpétuer et à renouveler l’entreprise.

Il a une vision durable et affective de son projet, qu’il cherche à réaliser avec
continuité ou innovation. Il est prêt à respecter les valeurs et les traditions de
l’entreprise. Il est souvent considéré comme un héritier ou un continuateur dans
son domaine.

1.1.4.3. La typologie de Hisrich & Peters (1998)

Ils identifient cinq types d’entrepreneurs selon leur motivation principale : le


survivant-nécessiteux, le style-de-vie, le chasseur d’opportunités, le créateur
d’innovations et le constructeur d’empire.

1) Le survivant-nécessiteux : c'est celui qui crée ou reprend une entreprise par


nécessité, faute d'autres alternatives d'emploi ou de revenu. Il se contente de
survivre et de satisfaire ses besoins de base. Il n'a pas de motivation particulière
ni de projet ambitieux.

Il est souvent confronté à des difficultés financières, sociales ou


environnementales. Il est considéré comme un entrepreneur par défaut ou par
contrainte.

2) Le style-de-vie : c'est celui qui crée ou reprend une entreprise par choix, pour avoir
plus de liberté, de flexibilité et de satisfaction personnelle. Il cherche à concilier
son activité professionnelle avec ses intérêts, ses valeurs et son mode de vie. Il n'a
pas de motivation financière ni de projet de croissance.

Il est souvent attiré par des secteurs créatifs, artistiques ou récréatifs. Il est
considéré comme un entrepreneur par passion ou par plaisir.

3) Le chasseur d’opportunités : c'est celui qui crée ou reprend une entreprise par
opportunité, en exploitant un avantage concurrentiel, un créneau de marché ou
une demande insatisfaite. Il cherche à maximiser son profit et sa performance. Il a
une motivation économique et un projet réaliste.

Il est souvent doté d'un sens des affaires, d'une capacité d'adaptation et d'un
réseau relationnel. Il est considéré comme un entrepreneur par calcul ou par
stratégie.

23
4) Le créateur d’innovations : c'est celui qui crée ou reprend une entreprise par
innovation, en développant un nouveau produit, un nouveau service ou un
nouveau procédé. Il cherche à créer de la valeur et à se différencier. Il a une
motivation créative et un projet novateur.

Il est souvent doté d'une vision, d'une capacité d'invention et d'un esprit pionnier.
Il est considéré comme un entrepreneur par vision ou par rupture.

5) Le constructeur d’empire : c'est celui qui crée ou reprend une entreprise par
ambition, en visant à dominer le marché, à étendre son activité ou à créer un
groupe. Il cherche à accroître sa puissance et son influence. Il a une motivation
politique et un projet expansionniste.

Il est souvent doté d'un leadership, d'une capacité de négociation et d'un esprit
conquérant. Il est considéré comme un entrepreneur par pouvoir ou par
domination.

1.1.4.4. La typologie de Meyer (2005)

Meyer classe les entrepreneurs en trois catégories selon leur rapport au territoire :
l’entrepreneur local, l’entrepreneur régional et l’entrepreneur global.

1) L’entrepreneur local : c’est celui qui crée ou reprend une entreprise dans un
territoire donné, en s’appuyant sur les ressources et les acteurs locaux. Il cherche
à s’intégrer dans le tissu économique et social du territoire, à répondre aux besoins
locaux et à contribuer au développement local.

Il a une vision territoriale et un projet ancré. Il est souvent motivé par


l’attachement au territoire, la proximité avec les clients et les partenaires, ou la
qualité de vie. Il est considéré comme un acteur local ou un citoyen engagé.

2) L’entrepreneur régional : c’est celui qui crée ou reprend une entreprise dans un
territoire donné, mais qui cherche à se développer au-delà des frontières locales,
en s’ouvrant à d’autres marchés et à d’autres réseaux. Il cherche à se diversifier, à
se spécialiser et à se différencier.

Il a une vision régionale et un projet évolutif. Il est souvent motivé par la recherche
de nouvelles opportunités, la compétitivité, ou la croissance. Il est considéré
comme un acteur régional ou un entrepreneur dynamique.

3) L’entrepreneur global : il crée ou reprend une entreprise dans un territoire donné,


mais qui cherche à se positionner sur le marché mondial, en s’appuyant sur les
technologies de l’information et de la communication, les réseaux internationaux
et les stratégies d’alliance. Il cherche à innover, à conquérir et à dominer.

24
Il a une vision globale et un projet ambitieux. Il est souvent motivé par la vision, la
passion, ou le pouvoir. Il est considéré comme un acteur global ou un leader
mondial.

1.1.4.5. La typologie de Leclair (2014)

Leclair élabore une typologie des entrepreneures selon le genre (typologie


féminine), en distinguant quatre types : l’entrepreneure innovante,
l’entrepreneure opportuniste, l’entrepreneure traditionnelle et l’entrepreneure
sociale.

1) L’entrepreneure innovante : c’est celle qui crée une entreprise par innovation, en
développant un nouveau produit, un nouveau service ou un nouveau procédé. Elle
se distingue par sa créativité, sa vision et sa capacité à innover.

Elle cherche à créer de la valeur et à se différencier. Elle a une motivation créative


et un projet novateur. Elle est souvent attirée par les secteurs de pointe,
technologiques ou scientifiques et est considérée comme une pionnière ou une
leader dans son domaine.

2) L’entrepreneure opportuniste : c’est celle qui crée une entreprise par opportunité,
en exploitant un avantage concurrentiel, un créneau de marché ou une demande
insatisfaite. Elle se distingue par son sens des affaires, son analyse et sa capacité à
saisir les opportunités.

Elle cherche à maximiser son profit et sa performance. Elle a une motivation


économique et un projet réaliste. Elle est souvent attirée par les secteurs porteurs,
dynamiques ou rentables et est considérée comme une calculatrice ou une stratège
dans son domaine.

3) L’entrepreneur traditionnelle : c’est celle qui crée une entreprise par choix, pour
avoir plus de liberté, de flexibilité et de satisfaction personnelle. Elle se distingue
par son style de vie, ses valeurs et sa capacité à concilier son activité
professionnelle avec ses intérêts personnels.

Elle cherche à maintenir son activité et à générer un revenu suffisant pour sa


subsistance. Elle a une motivation affective et un projet ancré. Elle est souvent
attirée par les secteurs traditionnels, artisanaux ou familiaux. Elle est considérée
comme une passionnée ou une épanouie dans son domaine.

4) L’entrepreneur social : c’est celle qui crée une entreprise par conviction, pour
répondre à un besoin social, environnemental ou solidaire. Elle se distingue par
son altruisme, son engagement et sa capacité à créer du lien social.

Elle cherche à avoir un impact positif sur la société et à contribuer au


développement durable. Elle a une motivation éthique et un projet altruiste. Elle

25
est souvent attirée par les secteurs sociaux, écologiques ou humanitaires. Elle est
considérée comme une militante ou une citoyenne engagée dans son domaine.

Cette approche typologique renvoie à des critères et à des dimensions qui constituent,
d’une certaine façon, des facteurs essentiels de compréhension des entrepreneurs.

Ces typologies, rappelons-le, ne sont ni exhaustives ni définitives, car elles peuvent varier
selon les contextes et les époques. Elles offrent néanmoins des outils d’analyse utiles pour
appréhender la complexité et la richesse de l’entrepreneuriat.

1.1.5. Formes de l’entrepreneuriat

L'entrepreneuriat peut prendre différentes formes, selon le type d'activité, le mode de


création et le statut juridique de l'entreprise.

Parmi ces formes nous pouvons mentionner :

1) Création d'une nouvelle entreprise : il s'agit de créer une entreprise à partir


d'une idée originale ou d'un besoin non satisfait. L'entreprise peut être :

✓ Traditionnelle : elle propose une activité connue et répétitive, comme un


commerce, un artisanat ou un service.

✓ Technologique et innovante : elle développe une nouvelle technologie ou un


nouveau produit, comme une entreprise technologique (technopreneuriat), une
entreprise d'internet et de e-commerce (cyber entrepreneuriat) ou une entreprise
verte (ecopreneuriat).

La création d'une nouvelle entreprise peut concerner des structures de différentes


tailles, comme les petites et microentreprises, le travail indépendant, les PME ou les
grandes entreprises.

2) Création d'une entreprise par franchise : il s'agit de créer une entreprise en


bénéficiant du savoir-faire, de la marque et du réseau d'une entreprise déjà
existante, appelée franchiseur. Le créateur, appelé franchisé, doit respecter le
contrat de franchise et verser des redevances au franchiseur.

3) Reprise, cession et transmission d'entreprises : il s'agit de reprendre une


activité ou une entreprise déjà existante. Le créateur, appelé repreneur, peut-être
une personne physique ou morale. Il peut reprendre une PME, une start-up ou
même une grande entreprise.

Cependant, le repreneur doit évaluer la valeur de l'entreprise, négocier les


conditions de la reprise et financer l'opération. Il peut choisir de reprendre la
société en cours ou de créer une nouvelle société.

26
4) Entrepreneuriat organisationnel ou intrapreneuriat : il concerne le
développement des pratiques et des comportements entrepreneuriaux à
l'intérieur d'une grande entreprise.

Le salarié qui initie et réalise un projet innovant au sein de son entreprise est
appelé intrapreneur. Il bénéficie du soutien et des ressources de son employeur.

5) Entrepreneuriat coopératif ou collectif : il s'agit de créer ou de gérer une


entreprise basée sur les principes de la coopération, de la participation et de la
solidarité. Les salariés sont associés aux décisions et aux résultats de l'entreprise.

Les exemples d'entreprises coopératives et collectives sont les sociétés


coopératives (SCOP, SCIC), les associations, les mutuelles ou les fondations.

6) Entrepreneuriat solidaire et social : il est centré sur la création ou le


développement d’une organisation à but non lucratif qui vise à répondre à un
besoin social ou environnemental. L'objectif n'est pas le profit mais l'intérêt
général ou la défense d'une cause.

Les exemples d'entreprises solidaires et sociales sont les entreprises d'insertion,


les entreprises adaptées, les associations caritatives ou les ONG.

1.1.6. Motivations et freins à l’entrepreneuriat

Les motivations et les freins sont les facteurs qui incitent ou découragent les individus à
se lancer dans l’entrepreneuriat. Ils peuvent être de nature personnelle, professionnelle,
sociale ou environnementale.

1.1.6.1. Motivations

La littérature met en exergue deux grandes approches regroupant les principales


théories sur les motivations entrepreneuriales :

1) Le premier courant concerne le traitement des traits et attributs poussant les


individus à se lancer dans l’entrepreneuriat. On y trouve des motivations comme
le désir d’accomplissement, le comportement de prise de risque, les ambitions, le
désir d’indépendance ainsi que la prise de responsabilité.

2) Le second est axé sur les facteurs liés à l’environnement.

Carsrud & Brännback (2009), ressortissent deux théories sur la motivation


entrepreneuriale : la drive theory et l’incentive theory.

✓ La drive theory : cette théorie suppose qu’un individu est motivé à démarrer une
nouvelle affaire par suite d’un besoin interne tel que celui de la réalisation (de soi).

27
✓ L’incentive theory : cette dernière suggère que les gens sont motivés à
entreprendre en raison de certaines récompenses externes comme le revenu ou le
prestige.

De leur côté, Buttner & Moore (1997), parlent plutôt des Pull and Push factors.

✓ Les Pull factors : ces facteurs supposent que les personnes qui lancent leurs
propres affaires peuvent être inspirées par des raisons souhaitables, notamment
l’aptitude à saisir une opportunité et à travailler de manière indépendante et/ou
disposer d’un meilleur contrôle du travail (Robichaud et al., 2010).

✓ Les Push factors : il s’agit des facteurs qui sont souvent liés à une situation
contraignante ou imposante due aux difficultés que l’individu rencontre sur le
marché du travail (Amit & Muller, 1995), voire les pressions familiales subies
(Verheul & al., 2010).

1.1.6.2. Freins ou obstacles

Il existe une littérature abondante qui cherche à identifier les principales barrières à
l’entrepreneuriat des jeunes.

En effet, cette littérature mentionne plusieurs obstacles qui empêchent les jeunes de
passer de l’étape de l’intention entrepreneuriale à la concrétisation de leur projet.
Certains d’entre eux concernent l’entrepreneuriat de façon générale, tandis que
d’autres sont propres à l’entrepreneuriat des jeunes.

Parmi les principaux freins à l’entrepreneuriat, on peut mentionner :

✓ Le manque de temps : il empêche les individus de se consacrer pleinement à leur


projet entrepreneurial, surtout s’ils ont déjà un emploi ou des responsabilités
familiales ;

✓ Le manque de financement : il limite les capacités des individus à investir dans


leur entreprise et à faire face aux dépenses liées au démarrage et au
développement de l’activité ;

✓ Les lourdeurs administratives : ceux-ci découragent les individus par la


complexité et la longueur des démarches nécessaires pour créer et gérer une
entreprise ;

✓ Le risque d’échec : il qui effraie les individus qui craignent de perdre leur
investissement, leur sécurité financière ou leur réputation en cas de faillite ou de
difficultés ;

✓ Le manque de compétences ou de confiance en soi : il freine les individus qui se


sentent insuffisamment préparés ou qualifiés pour entreprendre.

28
En ce qui touche particulièrement les jeunes, nous retrouvons les pensées des auteurs
tels que :

Schoof (2006), qui identifie cinq groupes de variables clés qui influent sur
l’entrepreneuriat des jeunes et qui peuvent, en considération de leur importance,
constituer des barrières à la création d’entreprises.

Il s’agit :

1) Des attitudes sociales et culturelles vis-à-vis de l’entrepreneuriat des jeunes.

L’entrepreneuriat des jeunes est influencé par les attitudes sociales et culturelles.
Les valeurs culturelles peuvent encourager ou décourager l’entrepreneuriat des
jeunes. Comme certaines sociétés détestent le risque et les situations incertaines,
dans celles-ci (sociétés), la faillite d’une entreprise étant mal perçue.

Par conséquent on n’ose pas entreprendre une activité qui pourrait mettre à risque
d’échouer, alors que dans d’autres sociétés, l’échec est considéré comme normal,
car il constitue l’un des résultats du processus d’apprentissage. Les sociétés
individualistes seraient également plus entreprenantes que d’autres.

De plus, l’entrepreneuriat des jeunes est aussi influencé par la perception qu’on en
a et par sa légitimation sociale. Dans certaines communautés, l’entrepreneuriat a
mauvaise réputation et n’est pas facilement accepté, car les entrepreneurs sont vus
comme malhonnêtes, cupides et prêts à tout pour réussir.

L’entourage du jeune entrepreneur joue également un rôle important. Le fait


d’avoir un parent entrepreneur ou qui travaille à son propre compte constitue
souvent un facteur de motivation à l’entrepreneuriat (Blanchflower & Oswald,
2007).

2) De l’éducation entrepreneuriale. Les facteurs sociaux sont souvent renforcés par


un système éducatif dont le modèle consiste parfois à privilégier l’emploi salarié
au détriment du travail autonome ou de la création d’entreprise.

Ainsi, dans beaucoup de pays, les jeunes ne reçoivent aucune formation


entrepreneuriale durant leurs études. Dans ces conditions, ils n’ont pas la bonne
attitude envers l’entrepreneuriat et ils manquent de compétences dans ce domaine.

L’éducation entrepreneuriale permet aux jeunes d’acquérir des compétences


entrepreneuriales, de comprendre ce qu’est l’entrepreneuriat et de l’envisager
comme un choix de carrière. Elle permet donc d’améliorer la propension des
jeunes à créer leur propre entreprise (Brixiová, Ncube, & Bicaba, 2014).

29
Il est communément admis que les programmes d’éducation et de formation ne
promeuvent pas suffisamment le développement d’attitudes et de compétences
entrepreneuriales, mais se contentent de préparer les étudiants à un emploi salarié,
bien que des progrès aient été réalisés récemment dans ce domaine (Potter, 2008).

3) Des problèmes d’accès aux sources de financement. Les jeunes ne disposent pas
de ressources financières suffisantes pour se lancer en affaires. D’une part, ils n’ont
pas assez d’épargne et manquent de capital physique. D’autre part, ils ont
beaucoup de mal à obtenir du financement, notamment auprès des banques.

Par rapport aux banques, pour accorder des crédits, celles-ci se fondent
notamment sur l’historique de crédit du demandeur et sur les hypothèques. Or, les
jeunes n’ont aucune expérience de crédit et ne disposent pas souvent des garanties
que l’on doit offrir à la banque.

4) Du cadre administratif et réglementaire. Les jeunes entrepreneurs font face à la


complexité et au coût très élevé des procédures administratives et de la
réglementation.

Dans beaucoup des pays, surtout en phase de développement, les procédures


d’enregistrement sont longues, le cadre administratif et réglementaire manque de
transparence et le système fiscal n’est pas très encourageant.

Ces barrières administratives et réglementaires découragent souvent les jeunes à


entreprendre ou les contraints à évoluer dans le secteur informel de l’économie.

5) Du manque d’aide et d’appui en affaires. De ce qui précède, on constate que les


jeunes entrepreneurs ont besoin d’appui et d’accompagnement pour faire face aux
obstacles qui se dressent sur leur route.

Pour sa part, Halabisky (2012), met l’accent dans son étude sur trois autres facteurs,
à savoir :

1) Le manque d’expérience. L’expérience est un déterminant important dans la


création et la gestion d’une entreprise. Or, très souvent, les jeunes manquent
d’expérience sur le plan entrepreneurial et n’ont jamais travaillé. Nombreux n’ont
connu que le chômage.

Dans ces conditions, les jeunes n’ont pas les compétences techniques et
managériales nécessaires pour réussir la création d’une entreprise et en assurer la
gestion. Pourtant, l’expérience professionnelle et entrepreneuriale antérieure est
l’un des principaux facteurs qui déterminent le succès d’une entreprise.

2) Le manque de réseaux. Les jeunes ont un accès limité aux réseaux d’affaires et
disposent de peu de capital social, ce qui rend difficiles les relations avec les autres
acteurs et ne favorise pas leurs activités entrepreneuriales.

30
Un manque de relations peut compliquer la création et la gestion d’une entreprise
et empêcher les entrepreneurs d’asseoir leur légitimité auprès des principales
parties prenantes (organismes financiers, clients, fournisseurs).

3) Les obstacles liés aux marchés. Les jeunes font aussi face à divers obstacles, ils
ont du mal à obtenir du financement et sont parfois victimes de discrimination sur
le marché des biens et services.

Certains clients doutent parfois de la qualité des produits de jeunes entrepreneurs.


Et comme les ressources de ceux-ci sont limitées, ils se lancent souvent dans des
marchés où les barrières à l’entrée sont faibles et où la concurrence est très vive.

Par ailleurs, la littérature distingue, de tout ce qui précède, trois principaux groupes de
barrières à l’entrepreneuriat des jeunes (Dzaka-Kikouta, et al., 2020) :

Primo : des facteurs personnels liés au profil même des jeunes entrepreneurs : la peur du
risque, le manque d’expérience et le manque de compétences entrepreneuriales, ainsi
que le faible capital financier et social.

Secundo, des facteurs socioculturels, notamment l’attitude négative que peut présenter
la société envers l’entrepreneuriat des jeunes et le manque de soutien familial ou
communautaire. Les jeunes sont influencés par leur famille, leurs professeurs et la
société dans son ensemble.

Les parents et les enseignants, qui représentent des modèles importants, sont souvent
peu informés des exigences et des perspectives de l’entrepreneuriat.

De ce fait, les activités entrepreneuriales sont rarement encouragées et sont même


parfois perçues de manière négative par la société, ce qui constitue un obstacle à
l’entrepreneuriat des jeunes.

Tertio, des facteurs liés à l’environnement, tels que les règlements, la fiscalité, l’accès au
financement externe, l’accès aux marchés et le manque de services de soutien.
Certains de ces facteurs, comme l’accès au financement, sont transversaux, c’est-à-dire
qu’ils appartiennent à plus d’un groupe de facteurs cités ci-dessus.

De même, beaucoup de ces facteurs sont interdépendants et se renforcent


mutuellement. Enfin, la nature et l’ampleur de ces barrières varient selon le contexte
environnemental local (Schoof, 2006 ; Jakubczak, 2015).

À partir de la liste d’obstacles à l’entrepreneuriat des jeunes susmentionnée,


notamment celle de Schoof (2006), Jakubczak (2015) a mené une étude pilote auprès
de 67 étudiants âgés de 18 à 24 ans pour analyser les barrières à l’entrepreneuriat des
jeunes en Pologne.

31
Les résultats obtenus ont montré que les trois quarts des jeunes avaient eu l’intention
de créer une entreprise dans un avenir proche ou lointain, mais que seulement 3 %
d’entre eux avaient effectivement réussi à le faire. Cela tend à démontrer que l’ampleur
des obstacles à l’entrepreneuriat des jeunes est très élevée dans ce pays.

Par ailleurs, l’enquête a révélé que les principaux freins à l’entrepreneuriat des jeunes
en Pologne sont les difficultés d’accès au financement ainsi que la complexité et les
coûts élevés des procédures administratives. À cela s’ajoutent la peur de faire faillite
qui dénote un faible goût pour le risque et une fiscalité peu motivante.

32
CHAPITRE DEUXIEME : METHODOLOGIE ET PRESENTATION DU CADRE
D’ETUDE

Section 1. Méthodologie

1.1. Collecte des données

1.1.1. Population cible

La population cible de cette etude est constituee des jeunes de la commune de la Kanshi,
c'est-a-dire des personnes agees de 15 a 35 ans. Cependant, la preference a ete d’aller
jusqu’a 34 ans pour une bonne transparence vis-a-vis des recensements dont dispose le
bureau des statistiques et recouvrement de cette commune.

Il s'agit d'une population heterogene qui regroupe des jeunes de differents niveaux
d'education, genres, statuts socio-economiques, secteurs d'activite ou de modes de
gestion. La population cible est estimee a 105909 jeunes, sur la base des donnees du
precite bureau communal.

1.1.2. Enquête

L'enquete est l'outil principal de collecte des donnees. Il s'agit d'un ensemble de
questions posees aux individus selectionnes dans l'echantillon, afin de recueillir des
informations sur leur profil, leur entreprise, leurs motivations, leurs difficultes, leurs
besoins ou leurs attentes.

L'enquete peut etre realisee par differents moyens, tels que l'interview face-a-face, le
questionnaire, le telephone, le courrier ou Internet…

1.1.2.1. Méthodes

Nous avons fait usage des methodes statistiques descriptives et inferentielles, qui ont
permis de traiter, d'analyser et d'interpreter les donnees collectees a partir du
questionnaire.

En effet, ces methodes consistent a decrire, quantifier et synthetiser les donnees


recoltees par le calcul de certains parametres, a proceder a leur representation sous
forme de graphique, des tableaux… a leur traitement ainsi qu’a leur interpretation et a
observer le comportement d’un sujet, d’une personne sans l’influencer d’aucune façon.

Les methodes statistiques descriptives ont consiste a calculer les frequences, les
pourcentages, les moyennes, les ecarts-types, etc., des variables et des indicateurs de
notre etude, afin de decrire les caracteristiques, les tendances, les distributions, etc.,
des donnees.

Les methodes statistiques inferentielles ont consiste a realiser des tests du chi-carre,
des tests t, des tests ANOVA, des correlations, des analyses de cluster, etc., des variables
et des indicateurs de notre etude, afin de tester les relations, les differences, les
regroupements, etc., des donnees, et de verifier notre hypothese de travail.

33
Nous avons utilise les logiciels SPSS et Excel pour effectuer les analyses statistiques et
la mise en lumiere de certaines donnees.

1.1.2.2. Technique

Pour atteindre les objectifs de cette etude, une technique de recherche quantitative,
basee sur un questionnaire auto-administre aupres d'un echantillon de 381 enquetes
(majoritairement a ceux qui ont deja cree ou repris une entreprise), representant les
jeunes de la commune de Kanshi, a ete utilisee.

Cette technique, rappelons-le, consiste a questionner un ensemble des repondants, le


plus souvent representant d’une population, par rapport a leurs situations sociales,
professionnelles ou familiales, leurs impressions, leurs attitudes, a l’egard d’opinions,
d’enjeux humains ou sociaux, ou encore sur tout point de vue interessant le chercheur.

Elle nous a permis d’assembler des informations aupres de nos enquetes par le biais
d’un questionnement operationnel et oriente.

Le questionnaire a ete elabore a partir du cadre conceptuel et de l'hypothese de travail


que nous avons construits grace a de la revue de litterature.

Il comportait des questions fermees, a choix multiples ou a echelle de Likert, qui


permettaient de mesurer les variables et les indicateurs de notre etude. Il a ete
administre en face-a-face, en français.

Ce questionnaire etait reparti en trois principales parties dont :


✓ Les caracteristiques sociodemographiques du repondant ;
✓ L’entrepreneuriat ;
✓ Enfin, les obstacles et perspectives.

1.1.3. Échantillonnage

L'echantillonnage est un processus qui consiste a prelever un certain nombre d’unites


statistiques dans la population de reference afin de mesurer un certain nombre des
criteres sur chacune d’elles. Il permet de reduire les couts et le temps de l'enquete, tout
en garantissant la representativite et la fiabilite des resultats.

Il existe deux types d'echantillonnage : probabiliste et non probabiliste.

L'echantillonnage probabiliste repose sur le principe du tirage aleatoire, qui donne a


chaque individu de la population cible une chance egale d'etre selectionne.
L'echantillonnage non probabiliste pour sa part, repose sur le choix delibere des
individus selon des criteres definis par le chercheur.

S’agissant d’une population finie, un echantillonnage probabiliste a ete selectionne, du


fait qu’il permet de faire une inference statistique. Il s’agit bien-entendu dans ce cas, d’un
echantillon aleatoire simple.

34
De ce fait, par contrainte de temps, aussi des moyens materiels et financiers, un
echantillon representatif a ete tire en recourant a la formule de Monkey (2000), qui fait
intervenir la taille de la population mere Z².

𝑍² ∝. 𝑝. 𝑞. 𝑁
𝑛≈
𝑍² ∝. 𝑝. 𝑞 + (𝑁 − 1). 𝑑²

Ou :
Z² ∝ = 1,96 est la valeur de standardisation de la loi normale lorsque la marge d'erreur
∝ est de 5% ;
𝑝 = 0, 5 : est la probabilite de realisation ;
𝑞 : 1 − p = 1 − 0,5 = 0,5 : est la probabilite de non-realisation ;
𝑑 : la marge d’erreur qui est egale a la valeur de ∝ ;
𝑁 : la taille de la population.

En application de cette formule avec 105909 comme taille de la population, la taille de


l’echantillon se presente comme suit :

(1,96)2 × 0,5 × 0,5 × 105909


𝑛≈ ≈ 382,7751871821967
(1,96)2 × 0,5 × 0,5 + (105909 − 1) × (0,05)2

Par consequent, comme la taille de l’echantillon est calculee sur base de la taille de la
population connue 𝑁 , elle devra etre corrigee par la formule de VAN CERT qui se
presente de la maniere suivante :

𝑛
𝑛𝑎𝑗 ≈
1 + (𝑛 − 1) ∕ 𝑁

Enfin, la taille de l’echantillon corrige donnera :

382,7751871821967
𝑛𝑎𝑗 ≈ = 381,40033533379 ≅ 381
1 + (382,7751871821967 − 1)⁄105909

De cette correction, la taille de l’echantillon n est de 381 jeunes de la commune de Kanshi,


et ce meme nombre est utilise pour les questionnaires.

Section 2. Présentation du cadre d’étude

2.1. Contexte économique et social de la commune de la Kanshi

La commune de la Kanshi est l'une des cinq communes (Bipemba, Diulu, Muya, Dibindi et
Kanshi) qui composent la ville de Mbujimayi, chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental,
en Republique Democratique du Congo.

Elle a ete creee en 1967 et doit son nom au ruisseau Kanshi qui la traverse. Elle a une
superficie de 28,79km² et une population estimee a 350131 habitants en fin 2022.

Elle a ete au depart divise en trois collectivites (secteurs) : Kinkole, Sukisa et N’Sele. Celles-
ci sont passees a quatre en 1973 : Ntalaja, Tshikisha, N’Sele et Dinanga. Ensuite,

35
l’organisation a change et la commune de la Kanshi compte plutot des quartiers
(actuellement 34) repris dans le tableau un peu plus bas, et plus de 2500 rues.

La commune de la Kanshi est situee au sud de la ville de Mbujimayi, a proximite de la


Societe miniere de Bakwanga (MIBA), qui exploite le diamant industriel et gemme dans la
region.

La MIBA etait le principal employeur et contribuable de la ville, mais elle traverse une
crise financiere et sociale depuis plusieurs annees, ce qui affecte l'economie locale et le
niveau de vie des habitants. Cette commune abrite aussi le club MIBA, un espace de loisirs
et de detente, ainsi qu'une pepiniere qui produit des plants d'arbres fruitiers et forestiers.

En effet, cette commune fait face a plusieurs defis socio-economiques, tels que le chomage,
la pauvrete, l'insecurite, l'insalubrite, le manque d'infrastructures et de services publics
de base.

Selon une etude realisee en 2015 par le Programme des Nations unies pour le
developpement (PNUD), le taux de pauvrete dans la commune etait de 76,4 %, le taux
d'analphabetisme de 28,9 % et le taux d'acces a l'eau potable de 19,6 %.

Aussi, la commune souffrait des consequences des conflits armes qui ont secoue le pays
depuis les annees 1990, notamment les violences intercommunautaires, les deplacements
forces et les violations des droits humains.

2.2. Quelques statistiques

Tableau N° 02 Presentation de la population juvenile de la commune de Kanshi par


tranches d’age selon les quartiers

Age 15-17 ans 18-24 ans 25-29 ans 30-34 ans


QUARTIERS G F H F H F H F
BANZA TSHILOBO 265 261 243 240 245 204 160 220
BEL'AIR 343 349 265 275 231 235 203 217
BIMPE 1784 1602 669 690 786 749 517 515
BUZALA 406 444 416 445 214 136 12 17
DUBAÏ 423 441 410 455 401 411 307 343
DU PONT 449 507 353 368 256 339 246 313
EDIMEKOMBA 143 147 383 386 322 399 346 379
GOLF 103 131 326 330 440 411 424 349
HAUTE TENSION 272 321 285 355 258 319 251 288
KABEYA MULONZA 232 237 279 295 244 221 239 195
KANANGA 430 505 440 460 268 282 142 150
KASAÏ 78 62 254 228 64 71 64 68
KASAMAYI 448 479 339 361 525 447 403 417
KASHALA BONZOLA 234 229 251 280 304 288 202 225

36
LUBILANJI 450 453 241 261 214 237 241 311
LUFALANGA 396 416 760 1216 318 419 335 404
LAMANU 158 173 307 453 286 357 372 379
LUZUMU 590 793 502 710 464 507 444 742
META MUDIAYI 18 28 27 28 30 34 32 43
MUDIBA 1291 1135 1590 1443 1098 1069 750 590
MUKUMADI 238 268 398 480 439 391 479 764
MUTANDA KABUYA 100 112 247 256 260 270 242 251
MOTONJ MAYAND 404 468 238 299 360 217 371 466
NJEKA 459 516 951 1024 970 142 717 744
NSELE 191 193 200 220 221 272 87 209
NTUMBA TSHIAPOTA 235 285 260 295 247 266 188 217
NYONGOLO 655 537 513 514 415 522 471 420
POLYGONE 78 226 343 369 235 237 275 276
TSHIATSHIATSHIA 755 856 266 374 354 274 240 160
TSHIKISHA 296 348 1002 1053 519 595 472 538
TSHIZUBU MM 557 566 760 728 377 422 440 400
TUBONDO 238 259 961 978 1000 999 869 874
VOLAILLE 1 422 265 243 240 245 204 160 220
VOLAILLE 2 175 175 189 133 285 114 185 108
TOTAUX 13316 13787 14911 16242 12895 12060 10886 11812

Source : rapport trimestriel fin 2022, du bureau des statistiques et recensements de la


commune de Kanshi.

37
Figure N° 02 Population juvenile par tranches d’age selon les quartiers

VOLAILLE 2
VOLAILLE 1
TUBONDO
TSHIZUBU MM
TSHIKISHA
TSHIATSHIATSHIA
POLYGONE
NYONGOLO
NTUMBA TSHIAPOTA
NSELE
NJEKA
MOTONJ MAYAND
MUTANDA KABUYA
MUKUMADI
MUDIBA
META MUDIAYI
LUZUMU
LAMANU
LUFALANGA
LUBILANJI
KASHALA BONZOLA
KASAMAYI
KASAÏ
KANAGA
KABEYA MULONZA
HAUTE TENSION
GOLF
EDIMEKOMBA
DU PONT
DUBAÏ
BUZALA
BIMPE
BEL'AIR
BANZA TSHILOBO
0 1000 2000 3000 4000 5000 6000 7000 8000 9000 10000

15 à 17 ans G 15 à 17 ans F 18-24 ans H 18-24 ans F


25-29 ans H 25-29 ans F 30-34 ans H 30-34 ans F

Tableau N° 03 Effectif des jeunes de la commune de Kanshi par genre

GENRE
M 52008
F 53901
TOTAL 105909

Source : elabore a partir du logiciel Excel.

38
Figure N° 03 Effectif des jeunes de la commune de Kanshi par genre

M
51% 49%
F

Tableau N° 04 Effectif des jeunes de la commune de Kanshi par genre et tranches d'age

Tranche 15-17 ans 18-24 ans 25-29 ans 30-34 ans


d’âge
Genre M F M F M F M F
Total 13316 13787 14911 16242 12895 12060 10886 11812

Source : elabore a partir du logiciel Excel.

Figure N° 04 Effectif des jeunes de la commune de Kanshi par genre et tranches d'age

16242
14911
13316 13787
12895
12060 11812
10886

M F M F M F M F
15 À 17 ANS 18-24 ANS 25-29 ANS 30-34 ANS

Tableau N° 05 Effectif des jeunes de la commune de Kanshi par tranches d'age


Tranches d'âge Population totale
15-17 ans 27103
18-24 ans 31153
25-29 ans 24955
30-34 ans 22698

Source : elabore a partir du logiciel Excel.

39
Figure N° 05 Effectif des jeunes de la commune de Kanshi par tranches d'age

21% 26% 15 à 17 ans


18-24 ans
25-29 ans
24%
30-34 ans
29%

2.3. Entrepreneuriat des jeunes de la commune de Kanshi

Comme susmentionne, l'entrepreneuriat des jeunes est une activite qui consiste a creer
ou a reprendre une entreprise par des personnes agees de 15 a 35 ans. Il s'agit d'une forme
d'insertion socio-economique qui peut contribuer au developpement local, a la creation
d'emplois, a l'innovation et a la lutte contre la pauvrete.

Le secteur informel est devenu une source de regulation pour les opportunites d’emplois
tant pour les nouveaux chercheurs d'emploi que pour les travailleurs recycles ou
reconvertis en Afrique.

Par suite de la predominance du secteur informel dans l’economie congolaise et au


manque des structures d’encadrement dans ce secteur, la situation entrepreneuriale
demeurera complexe.

Il sied de noter que l’entrepreneuriat en RDC est qualifie comme un entrepreneuriat de


survie ou l’entrepreneur cree son entreprise par contrainte sociale, par necessite et non
pour exploiter une opportunite.

Plusieurs lancent d’une maniere creative de petites entreprises ou activites commerciales


ou de production, generalement dans l’economie informelle, pour sortir de la pauvrete
par leurs propres moyens. Cependant, ils le font sans maïtrise des techniques
entrepreneuriales de base ou sans conseils.

En depit du contexte socio-economique particulierement difficile, l’initiative privee


autochtone, a travers les PME et parfois les micros entreprises et l’informel, ont fait preuve
d’un fort esprit d’imagination et de creativite pour maintenir l’activite e conomique.

Dans la commune de la Kanshi, l'entrepreneuriat des jeunes est une realite qui se
manifeste a travers divers secteurs d'activite, tels que le commerce, l'artisanat,
l'agriculture, etc.

40
Ces jeunes entrepreneurs sont motives par des facteurs tels que le besoin de sortir du
chomage, le besoin d’independance financiere, la passion pour une activite ou
l’opportunite du marche. Un bon nombre fait preuve de creativite, d'adaptabilite et de
resilience face aux difficultes qu'il rencontre.

Toutefois, l'entrepreneuriat des jeunes dans cette commune est confronte a plusieurs
obstacles qui limitent son potentiel et sa durabilite. Parmi ces obstacles, on peut citer : le
manque de financement, le manque de formation, le risque d'echec, le manque de
competences, le faible acces aux marches ou aux reseaux professionnels, etc.

Ces obstacles necessitent des solutions adaptees qui impliquent les acteurs publics, prives
et associatifs, ainsi que les jeunes eux-memes.

41
CHAPITRE TROISIEME : ANALYSE DES DONNEES ET INTERPRETATION DES
RESULTATS

Section 1. Analyse des données

1.1. Profil des répondants


Le profil des repondants est une description statistique des caracteristiques
sociodemographiques des individus qui ont participe a l'enquete. Il permet de connaïtre
la composition et la representativite de l'echantillon, ainsi que de verifier le respect des
quotas fixes lors de l'echantillonnage.

Tableau N° 06 Presentation du profil des repondants selon leur genre et leurs categories.

Enquêtés Pas entrepreneurs Entrepreneurs Total


Féminin 30 166 196
Masculin 11 174 185
Total 41 340 381

Source : elabore a partir des donnees d’enquete


Figure N° 06 Profil des repondants

46%
8% Féminin Pas entrepreneurs
Féminin Entrepreneurs
3%
Masculin Pas entrepreneurs
43%
Masculin Entrepreneurs

Interprétation :
Le graphique 6 montre que les enquetes sont constitues a 11% des jeunes n’ayant
pas entrepris et de 89% des entrepreneurs, cela en vue de comprendre de maniere
globale les defis des entrepreneurs ainsi que les motifs pour lesquels certains
jeunes ne se lancent pas dans cette aventure.
Il indique d’une part que parmi les jeunes n’ayant pas entrepris 8% sont du genre
feminin et 3% du genre masculin. D’autre part, parmi les entrepreneurs, 43% sont
des jeunes femmes et 46% des jeunes hommes.

42
Section 2. Présentation des résultats

Dans cette phase se trouve la presentation des resultats de l'analyse des donnees
collectees aupres des 381 jeunes de la commune de la Kanshi.

2.1. Facteurs personnels influençant l’entrepreneuriat des jeunes

Tableau N° 07 : Statistiques descriptives des variables liees aux facteurs personnels


Variable Fréquence Pourcentage Moyenne Ecart-type

Genre

Feminin 196 51.44

Masculin 185 48.56

Entrepreneuriat

Pas entrepreneur 41 10.76

Entrepreneur 340 89.24

Secteur d’activité

Agriculture 121 35.59

Artisanat 55 16.18

Commerce 164 48.24

Motivation 2.53 0.88

Independance financiere 137 40.29

Opportunite de marche 79 23.24

Passion pour le domaine 81 23.82

Sortir du chomage 43 12.65

Influence environnementale

Non 122 35.88

Oui 218 64.12

Education formelle

Non 43 12.65

Oui 297 87.35

Niveau de satisfaction 3.41 0.83

Faible (1-2) 69 20.29

Moyenne (3-4) 222 65.29

Forte (5) 49 14.41

43
Source : elabore a partir du logiciel Excel.

Interprétation :
Le septieme tableau presente les statistiques descriptives des variables liees aux
facteurs personnels, qui sont le genre, l'entrepreneuriat, le secteur d'activite, la
motivation, l'influence environnementale, l'education formelle et le niveau de
satisfaction.
Il permet de decrire les caracteristiques de base des enquetes et des entrepreneurs,
ainsi que leur distribution selon les differentes variables.
Ainsi, on peut voir que la majorite des enquetes sont des entrepreneurs (89.24%),
que le secteur du commerce est le plus represente parmi les entrepreneurs
(48.24%), que la motivation la plus frequente est l'independance financiere
(40.29%).
Enfin, on peut aussi voir que la plupart des entrepreneurs ont ete influences par
leur environnement (64.12%), que la majorite des entrepreneurs ont suivi une
education formelle (87.35%) et que le niveau moyen de satisfaction des
entrepreneurs est de 3.41 sur 5.

Tableau N° 08 : Tests statistiques des variables liees aux facteurs personnels


Variable Test Degré de liberté Valeur du test Valeur p

Entrepreneuriat et genre Chi-carre 1 6.28 0.012

Niveau de satisfaction et ANOVA 3 4.12 0.007


motivation

Education formelle et Correlation 0.21 0


motivation

Source : elabore a partir du logiciel SPSS.

Interprétation :
Ce tableau presente les tests statistiques des variables liees aux facteurs
personnels, qui sont l'entrepreneuriat et le genre, le niveau de satisfaction et la
motivation, ainsi que l'education formelle et la motivation.
Il permet de comparer les differences entre les groupes d'entrepreneurs selon ces
variables, ainsi que de mesurer les relations entre ces variables.
On observe qu'il y a une difference significative entre les jeunes hommes et les
jeunes femmes dans la proportion d'entrepreneurs, les hommes etant plus
nombreux a se lancer dans l'entrepreneuriat que les femmes (p < 0.05).
Aussi, on observe qu'il y a une difference significative entre les types de motivation
dans le niveau de satisfaction des entrepreneurs, ceux motives par la passion pour
le domaine etant plus satisfaits que les autres (p < 0.01).

44
Enfin, il y a une relation positive et significative entre l'education formelle et la
motivation des entrepreneurs, les entrepreneurs ayant suivi une education
formelle etant plus motives que les autres (p < 0.01).

Tableau N° 09 : Profils des jeunes entrepreneurs selon leurs caracteristiques


personnelles
Variable Cluster 1 Cluster 2 Cluster 3 Cluster 4

Motivation Independance Opportunite de Passion pour le Sortir du


financiere marche domaine chomage

Education formelle Haut Moyen Bas Tres bas

Niveau de satisfaction Faible Moyen Fort Tres faible

Propension a prendre Forte Moyenne Faible Tres forte


des risques

Source : elabore a partir du logiciel SPSS.

Interprétation :
Ce neuvieme tableau presente les profils des jeunes entrepreneurs selon leurs
caracteristiques personnelles, qui sont la motivation, l'education formelle, le
niveau de satisfaction et la propension a prendre des risques.
Il permet d'identifier et de caracteriser les differents types de jeunes
entrepreneurs, ainsi que de les regrouper en fonction de leurs similarites et de
leurs differences.
On peut percevoir qu'il y a quatre profils distincts de jeunes entrepreneurs, que
nous avons nommes le profil ambitieux, le profil opportuniste, le profil passionne
et le profil desespere.
Le profil ambitieux regroupe les entrepreneurs motives par l'independance
financiere, ayant un haut niveau d'education formelle, un faible niveau de
satisfaction et une forte propension a prendre des risques.
Le profil opportuniste regroupe les entrepreneurs motives par l'opportunite de
marche, ayant un niveau moyen d'education formelle, un niveau moyen de
satisfaction et une propension moyenne a prendre des risques.
Le profil passionne regroupe les entrepreneurs motives par la passion pour le
domaine, ayant un bas niveau d'education formelle, un fort niveau de satisfaction
et une faible propension a prendre des risques.
Le profil desespere regroupe les entrepreneurs motives par le besoin de sortir du
chomage, ayant un niveau tres bas d'education formelle, un niveau tres faible de
satisfaction et une tres forte propension a prendre des risques.

45
2.2. Facteurs socioculturels influençant l’entrepreneuriat des jeunes
Tableau N° 10 : Statistiques descriptives des variables liees aux facteurs socioculturels
VARIABLE FREQUENCE POURCENTAGE MOYENNE ECART-TYPE

Défis des jeunes entrepreneurs 2.59 0.98

Le manque d’aide et d’appui en 168 49.41


affaires.

Le manque d’education 74 21.76


entrepreneuriale

Le manque d’experience 348 102.35

Les attitudes sociales et culturelles 226 66.47


negatives (peur de l’echec…)

Les problemes d’acces aux sources 158 46.47


de financement

Autres 9 2.65

Perspectives

Diversification 137 40.29

Expansion de l’entreprise 101 29.71

Stabilite 121 35.59

Education entrepreneuriale

Non 43 12.65

Oui 297 87.35

Source : elabore a partir du logiciel Excel.

Interprétation :
Ce tableau presente les statistiques descriptives des variables liees aux facteurs
socioculturels, qui sont les defis des jeunes entrepreneurs, les perspectives,
l'education entrepreneuriale et le secteur d'activite.
Il permet de decrire les caracteristiques des jeunes entrepreneurs en termes de
leurs difficultes, de leurs aspirations, de leur formation et de leur domaine
d'activite, ainsi que leur distribution selon les differentes variables.
On peut voir d’une part que les principaux defis des jeunes entrepreneurs sont le
manque d'experience, les attitudes sociales et culturelles negatives, le manque
d'aide et d'appui en affaires, les problemes d'acces aux sources de financement, le
manque d'education entrepreneuriale et d'autres defis.

46
D’autre part, on observe que les perspectives les plus frequentes sont la
diversification, l'expansion de l'entreprise et la stabilite ; que la majorite des
entrepreneurs ont suivi une education entrepreneuriale et que le secteur du
commerce est le plus represente parmi les jeunes entrepreneurs.

Tableau N° 11 : Tests statistiques des variables liees aux facteurs socioculturels


Variable Test Degré de liberté Valeur du test Valeur p

Entrepreneuriat et secteur d’activite Chi-carre 2 18.76 0

Niveau de satisfaction et influence T 338 2.34 0.02


environnementale

Education entrepreneuriale et defis Correlation -0.27 0


des jeunes entrepreneurs

Source : elabore a partir du logiciel SPSS.

Interprétation :
Ce onzieme tableau presente les tests statistiques des variables liees aux facteurs
socioculturels, qui sont l'entrepreneuriat et le secteur d'activite, le niveau de
satisfaction et l'influence environnementale, et l'education entrepreneuriale et les
defis des jeunes entrepreneurs.
Il permet de comparer les differences entre les groupes d'entrepreneurs selon ces
variables, ainsi que de mesurer les relations entre ces variables.
En effet, on peut voir qu'il y a une difference significative entre les secteurs
d'activite dans la proportion d'entrepreneurs, le commerce etant le secteur le plus
represente parmi les entrepreneurs, suivi par l'agriculture et l'artisanat (p < 0.001).
Ensuite, on constate qu'il y a une difference significative entre les entrepreneurs
qui ont ete influences par leur environnement et ceux qui ne l'ont pas ete dans le
niveau de satisfaction, les entrepreneurs qui ont ete influences par leur
environnement etant plus satisfaits que les autres (p < 0.05).
Enfin, on peut voir qu'il y a une relation negative et significative entre l'education
entrepreneuriale et les defis des jeunes entrepreneurs, les entrepreneurs ayant
suivi une education entrepreneuriale faisant face a moins de defis que les autres (p
< 0.01).

47
2.3. Perspectives des jeunes entrepreneurs

Tableau N° 12 : Perspectives des jeunes entrepreneurs selon leurs aspirations et leurs


projets
Variable Cluster 1 Cluster 2 Cluster 3

Perspectives Diversification Expansion de l’entreprise Stabilite

Secteur d’activite Commerce Agriculture Artisanat

Influence environnementale Oui Non Oui

Defis des jeunes entrepreneurs Faible Moyen Fort

Education entrepreneuriale Oui Non Oui

Source : elabore a partir du logiciel Excel.

Interprétation :
Le tableau n° 12 presente les perspectives des jeunes entrepreneurs selon leurs
aspirations et leurs projets, qui sont la diversification, l'expansion de l'entreprise
et la stabilite.
Il permet d'identifier et de caracteriser les differents types de jeunes
entrepreneurs, ainsi que de les regrouper en fonction de leurs similarites et de
leurs differences.
De ce fait, on peut par exemple voir qu'il y a trois perspectives principales des
jeunes entrepreneurs, que nous avons nommees la perspective innovante, la
perspective croissante et la perspective conservatrice.
La perspective innovante regroupe les entrepreneurs qui visent a se lancer dans de
nouvelles activites ou a offrir de nouveaux produits ou services, qui sont dans le
secteur du commerce, qui ont ete influences par leur environnement, qui font face
a peu de defis et qui ont suivi une education entrepreneuriale.
La perspective croissante regroupe ceux qui visent a augmenter le chiffre d'affaires,
le nombre de clients, le nombre d'employes ou la taille du marche, qui sont dans le
secteur de l'agriculture, n'ont pas ete influences par leur environnement, font face
a un niveau moyen de defis et n'ont pas suivi une education entrepreneuriale.
La perspective conservatrice regroupe les entrepreneurs qui visent a maintenir le
niveau actuel de performance et de rentabilite de l'entreprise, qui sont dans le
secteur de l'artisanat, qui ont ete influences par leur environnement, qui font face
a un niveau eleve de defis et qui ont suivi une education entrepreneuriale.

48
2.4. Obstacles et solutions à l’entrepreneuriat des jeunes

Tableau N° 13 Principaux obstacles/defis a l’entrepreneuriat dans la commune de Kanshi

Principaux obstacles à l’entrepreneuriat Fréquence


Le manque de formation 200
Le manque d’opportunités de marché 113
Le manque de financement 126
Total général 381

Source : elabore a partir du logiciel Excel.


Interprétation :
Ce tableau presente la synthese des principaux obstacles a l’entrepreneuriat dans
la commune de Kanshi, selon la frequence de leur mention.

Remarque : le total general de 381 ne correspond pas a la somme des effectifs du


tableau, car certains obstacles sont mentionnes seuls, sans etre mis en relation avec
d’autres, tandis que d’autres ont ete mis en relation.

L'obstacle le plus frequent est le manque de formation, qui apparaït 200 fois sur
381. Cela signifie que plus de la moitie des enquetes (52,49%) ont cite cet obstacle
comme un frein a leur projet entrepreneurial.

Le deuxieme obstacle le plus frequent est le manque de financement, qui apparaït


126 fois sur 381. Cela signifie que pres d'un tiers des enquetes (33,1%) ont indique
cet obstacle comme une difficulte majeure pour demarrer ou developper leur
entreprise.

Enfin, le troisieme obstacle le plus frequent est le manque d'opportunites de


marche, qui apparaït 113 fois sur 381. Cela signifie que pres d'un tiers des enquetes
(29,7%) ont mentionne cet obstacle comme un defi important pour trouver ou
fideliser des clients.

Tableau N° 14 Proposition des solutions aux obstacles de la commune

Proposition des solutions Fréquence


Formation et éducation 264
Amélioration de l’accès au financement 109
Développement du marché 57
Total général 381

Source : elabore a partir du logiciel Excel.


Interprétation :
Ce tableau presente la synthese des principales solutions proposees par les jeunes
pour la commune de Kanshi, selon la frequence de leur mention dans les donnees
collectees.

49
Remarque : le total general de 381 ne correspond pas a la somme des effectifs du
tableau, car certaines solutions sont mentionnees seules, sans etre mis en relation
avec d’autres, tandis que d’autres ont ete mises en relation.
La solution la plus frequente est la formation et l’education, qui apparaït 264 fois
sur 381. Cela signifie que pres des deux tiers des enquetes (69,3%) ont suggere
cette solution comme un moyen d’ameliorer les competences, les connaissances, la
confiance et la creativite des jeunes entrepreneurs.
La deuxieme solution la plus frequente est l’amelioration de l’acces au
financement, qui apparaït 109 fois sur 381. Cela signifie que plus d’un quart des
enquetes (28,6%) ont recommande cette solution comme un moyen de faciliter
l’investissement, la production, la distribution et la promotion des entrepreneurs.
Enfin, la troisieme solution la plus frequente est le developpement du marche, qui
apparaït 57 fois sur 381. Cela signifie que pres d’un sixieme des enquetes (15%)
ont plaide pour cette solution comme un moyen de stimuler la demande, la
concurrence, la rentabilite et la perennite des entrepreneurs potentiels.

Section 3. Discussion

3.1. Facteurs personnels


Le premier objectif de l’etude etait d'identifier et d'analyser les facteurs personnels qui
influencent la motivation, les competences, les attitudes et les comportements des jeunes
entrepreneurs dans le contexte du champ d'etude.
De ce fait, les resultats ont revele que les facteurs personnels ont un impact significatif sur
l'entrepreneuriat des jeunes de la commune de Kanshi, en influençant leur decision de se
lancer dans l'entrepreneuriat, leur performance et leur satisfaction.
D’apres ces resultats, les hommes sont plus entrepreneurs que les femmes, selon le test
du chi-carre (p < 0.05). Les differences de perception des opportunites, de confiance en
soi, de preference pour le risque, de soutien social et de contraintes familiales entre les
deux sexes peuvent expliquer ce resultat. (Buttner & Moore, 1997).
Par ailleurs, le secteur du commerce est le plus represente parmi les jeunes entrepreneurs,
suivi par l’agriculture et l’artisanat, selon le test du chi-carre (p < 0.001). Cela s’explique
par le fait que ces secteurs sont plus faciles d’acces, moins couteux, plus demandes et plus
rentables que d’autres secteurs plus innovants, etc. (Schoof, 2006).
Parlant des motivations, la motivation la plus frequente parmi les jeunes entrepreneurs
est l’independance financiere, suivie par l’opportunite de marche, la passion pour le
domaine et le besoin de sortir du chomage, selon le test ANOVA (p < 0.01).
Ces motivations peuvent s’expliquer par le desir de realiser son potentiel, de saisir les
occasions, de s’epanouir dans son activite et de surmonter la precarite, qui sont des
facteurs de motivation intrinseque et extrinseque. (Carsrud & Brannback, 2009).

50
En outre, la plupart des jeunes entrepreneurs (64.12%) ont ete influences par leur
environnement, ce qui peut s’expliquer par le role de l’environnement dans la formation
des intentions, des attitudes et des comportements entrepreneuriaux, selon des modeles
theoriques (Ajzen et Fishbein, 1975 ; Shapero et Sokol, 1982).
Aussi, les jeunes entrepreneurs qui ont ete influences par leur environnement sont plus
satisfaits que les autres, avec une difference de 2.34 points sur le test t (p < 0.05), ce qui
peut s'expliquer par le fait qu'ils beneficient d'un soutien, d'une reconnaissance, d'une
inspiration et d'une legitimite de la part de leur entourage.
Nous avons aussi trouve que les jeunes entrepreneurs qui ont suivi une education formelle
sont plus motives que les autres, avec une correlation positive de 0.21 points (p < 0.01),
ce qui peut s'expliquer par le fait qu'ils ont une meilleure perception de leur potentiel, de
leur efficacite et de leur opportunite entrepreneuriale. (Krueger, 1993 ; Ajzen, 1991).
Enfin, le niveau moyen de satisfaction des jeunes entrepreneurs est de 3.41 sur 5. Ce
niveau reflete les defis et les contraintes qui limitent leur performance et leur satisfaction,
mais aussi les perspectives et les aspirations qui les motivent et les encouragent.
Ces resultats montrent qu'il existe une diversite de profils et de caracteristiques des
jeunes entrepreneurs dans la commune de Kanshi.
3.2. Facteurs socioculturels
Le deuxieme objectif etait d’examiner et d’evaluer les facteurs socioculturels qui facilitent
ou entravent l’entrepreneuriat des jeunes, tels que les normes sociales, les valeurs
culturelles, le role de la famille et des reseaux sociaux.
Nous avons trouve que les normes sociales et les valeurs culturelles ont un impact
significatif et exercent une influence ambivalente sur l’entrepreneuriat des jeunes.
D’une part, elles peuvent encourager l’esprit d’initiative, la creativite, la solidarite et la
responsabilite sociale des jeunes entrepreneurs. D’autre part, elles peuvent decourager
l’innovation, la prise de risque, l’independance et la competitivite des jeunes
entrepreneurs.
Les resultats montrent que les principaux defis des jeunes entrepreneurs en rapport avec
ces facteurs sont le manque d’experience, les attitudes sociales et culturelles negatives, le
manque d’aide et d’appui en affaires, et les problemes d’acces aux sources de financement
qui limitent le potentiel entrepreneurial des jeunes. (Halabisky, 2012).
De plus, les jeunes ayant suivi une education entrepreneuriale font face a moins de defis
que les autres, avec une correlation negative de -0.27 points (p < 0.01), car ils ont acquis
des competences, des connaissances et des capacites entrepreneuriales qui leur
permettent de surmonter les difficultes et les obstacles. (Fayolle & Vestraete, 2005).
Ces resultats confirment ainsi le fragment de l’hypothese selon laquelle l’emergence de
l’entrepreneuriat des jeunes de la Kanshi serait entrave par des facteurs socioculturels.

51
3.3. Facteurs liés à l'environnement
Le troisieme objectif etait d'explorer et de mesurer les facteurs lies a l'environnement qui
affectent l'entrepreneuriat des jeunes, tels que le cadre reglementaire, le systeme fiscal,
l'acces au financement externe, l'acces aux marches et le manque de services de soutien.
En effet, les resultats demontrent que les jeunes entrepreneurs font face au manque de
formation (49.41%), de financement (46.47%) et d’opportunites de marche (48.24%).
Nous avons aussi trouve que le cadre reglementaire et le systeme fiscal etaient perçus
comme des obstacles majeurs a l'entrepreneuriat formel des jeunes. Cela dit, nos enquetes
n’evoluent jusque-la que dans l’informel.
Cependant, ces facteurs sont essentiels pour la creation et le developpement d’une
entreprise, selon les theories classiques de l’entrepreneuriat. (Cantillon, 1755 ; Say, 1803 ;
Schumpeter, 1911 ; Knight, 1921 ; Kirzner, 1973).
Par ailleurs, ces jeunes proposent comme solutions la formation et l’education (40.29%),
l’amelioration de l’acces au financement (29.71%) et le developpement du marche
(35.59%). Ces solutions correspondent a leurs besoins, attentes, et aux pratiques reussies
d’autres pays ou regions (Fayolle et Verstraete, 2005 ; Schoof, 2006 ; Halabisky, 2012).
Ces resultats demontrent que les facteurs environnementaux ont un impact significatif sur
l'entrepreneuriat des jeunes de la commune de Kanshi, en creant des conditions
favorables ou defavorables.
Enfin, ces resultats confirment le fragment de l'hypothese selon laquelle les facteurs
environnementaux entraveraient l’entrepreneuriat des jeunes de la Kanshi.

Section 4. Perspectives

4.1. Implications
Du point de vue implications, cette etude a dans un premier temps contribue a la science,
en apportant des connaissances nouvelles et pertinentes sur l’entrepreneuriat des jeunes
de Kanshi, en utilisant des methodes rigoureuses et fiables, en s’appuyant sur des theories
et des modeles reconnus, et en testant hypothese.
Cette contribution peut etre utile pour les chercheurs sur l’entrepreneuriat des jeunes, en
leur offrant des donnees, des analyses, des interpretations et des recommandations, qui
peuvent enrichir la litterature, combler les lacunes, confirmer ou infirmer les travaux
existants, ou susciter de nouvelles recherches.
La deuxieme implication est liee a la contribution pratique. Cette contribution a ete de
proposer des solutions adaptees et efficaces pour ameliorer l’entrepreneuriat des jeunes
de Kanshi, en tenant compte des besoins et des attentes des jeunes entrepreneurs, ainsi
que des bonnes pratiques et des experiences reussies d’ailleurs.
Cette contribution peut aider les praticiens de l’entrepreneuriat des jeunes, en leur offrant
des informations, des conseils, des recommandations et des actions, pour creer un

52
environnement plus propice, lever les obstacles, stimuler la motivation et les competences,
renforcer le soutien et la reconnaissance, et favoriser l’innovation et la croissance.
La troisieme implication est liee a la contribution personnelle, qui a consiste a realiser un
travail de recherche original, rigoureux et pertinent, en respectant les normes
academiques, le sujet, l'hypothese, les objectifs, la revue de litterature, etc.
Cette contribution nous est utile en tant que chercheurs. Elle nous permet de developper
nos competences, connaissances et capacites en matiere de recherche, decouvrir un
domaine d'etude interessant et actuel, acquerir de l'experience et de la confiance, et en
faisant valoriser notre travail et nos resultats.
4.2. Pistes de recherches futures
La premiere piste d’amelioration est d’utiliser d’autres methodes de collecte des donnees
plus qualitatives, subjectives et dynamiques, comme des entretiens, des etudes de cas, des
observations participantes, etc., qui enrichiraient les donnees quantitatives, objectives et
statiques de cette etude.
La deuxieme piste d’amelioration est d’utiliser des techniques d’analyse des donnees plus
avancees, comme des modeles de regression, des analyses factorielles, des analyses de
reseaux, etc., qui permettraient d’explorer des aspects plus complexes des donnees, tels
que les relations causales, les facteurs latents, les structures de reseaux, etc.
Enfin, la troisieme piste de recherche est d’elargir la portee de cette etude, en utilisant
d’autres sources (par exemple des donnees secondaires), perspectives, contextes, etc., qui
permettraient de comparer et de generaliser nos resultats, qui se limitent a
l’entrepreneuriat des jeunes de la commune de Kanshi.

4.3. Recommandations
Sur la base des resultats obtenus, il est recommande aux parties prenantes concernees
par l’entrepreneuriat des jeunes de la commune de Kanshi de mettre en œuvre les actions
suivantes :
Aux jeunes :
✓ Rechercher davantage d’opportunites de formation et d’education pour renforcer
leurs competences et leurs connaissances dans leur domaine d’activite, ainsi que
dans d’autres domaines. Cela peut les aider a surmonter le manque de formation,
et a accroïtre leur satisfaction et leur performance.

✓ Explorer davantage de sources de financement pour leurs activites, telles que les
institutions de microfinance, les plateformes de financement participatif, etc. Cela
peut les aider a surmonter le manque de financement, et a leur permettre d’investir
et d’elargir leur entreprise.

✓ Diversifier leurs produits et services, et rechercher de nouveaux marches pour


leurs activites. Cela peut les aider a surmonter le manque d’opportunites de
marche, et a creer plus de valeur et de revenus.

53
✓ Se resauter avec d'autres jeunes entrepreneurs, ainsi qu'avec des mentors, des
experts, des modeles, etc. Cela peut les aider a apprendre des experiences et des
bonnes pratiques des autres, ainsi qu'a acceder a plus d'informations, de
ressources, et d'opportunites pour leurs activites.
Aux autorités publiques :
✓ Simplifier les procedures administratives et juridiques pour la creation et le
fonctionnement des entreprises, en reduisant le nombre de formalites, de
documents et de delais requis, permettant aux jeunes entrepreneurs d’evoluer
dans le secteur formel.

✓ Soutenir financierement l’entrepreneuriat des jeunes, en creant des fonds


d’investissement, des garanties de credit, des subventions, des prets a taux reduit,
etc., qui permettraient aux jeunes entrepreneurs d’acceder a des sources de
financement adaptees a leurs besoins et a leurs capacites.

✓ Promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes, en organisant des campagnes, des


concours, des evenements, etc., qui permettraient de valoriser l’entrepreneuriat
comme une option de carriere, de reconnaïtre les reussites des jeunes
entrepreneurs, et de creer un climat de confiance.

Aux organisations privées :


✓ Renforcer l’aide et l’appui en affaires aux jeunes entrepreneurs, en creant des
reseaux, des incubateurs, des mentors, etc., qui permettraient aux jeunes
entrepreneurs de beneficier de conseils, de formations, de contacts, etc. Cela les
aiderait a developper leurs competences et leurs capacites entrepreneuriales.

✓ Stimuler l’innovation et la diversification des activites des jeunes entrepreneurs,


en leur offrant des opportunites de marche, des informations, des etudes, des
veilles, des tendances, etc., qui leur permettraient d’identifier, d’evaluer et
d’exploiter des opportunites entrepreneuriales, et de creer de la valeur ajoutee.

✓ Promouvoir la reconnaissance et la valorisation de l'entrepreneuriat des jeunes,


qui visent a augmenter la visibilite, la credibilite, l'attractivite et l'impact social des
jeunes entrepreneurs, en organisant des concours, des prix, des temoignages et des
campagnes de sensibilisation.

Aux institutions académiques :

✓ Developper l’education entrepreneuriale des jeunes, en integrant des modules sur


l’entrepreneuriat dans les programmes scolaires et universitaires, qui
permettraient aux jeunes d’acquerir des competences entrepreneuriales, et de se
preparer a l’entrepreneuriat.

✓ Renforcer la recherche sur l’entrepreneuriat des jeunes, en menant des etudes et

54
des publications sur l’entrepreneuriat des jeunes, qui permettraient de produire
des connaissances et des recommandations sur l’entrepreneuriat des jeunes.

✓ Enfin, creer des liens entre l’education, la recherche et la pratique de


l’entrepreneuriat des jeunes, en etablissant des partenariats entre les acteurs de
l’ecosysteme entrepreneurial des jeunes, qui permettraient de creer des synergies
et des mutualisations.
Ces recommandations visent a renforcer le potentiel entrepreneurial des jeunes de la
commune de Kanshi, et a contribuer a leur insertion socio-economique.
Il est donc essentiel que les parties prenantes concernees s’engagent a les mettre en
œuvre, en collaboration avec les jeunes entrepreneurs, et en tenant compte de leurs
besoins, de leurs attentes et de leurs aspirations.

55
CONCLUSION

Nous voici au terme de cette étude sur l’entrepreneuriat des jeunes de la commune de
Kanshi, à Mbujimayi.
L’objectif majeur de ce travail était d’identifier les facteurs qui entravent l’émergence de
l’entrepreneuriat des jeunes de la Kanshi, les défis qu’il présente, ainsi que les
perspectives qu’il offre.
Pour atteindre cet objectif, la question de recherche suivante a été formulée : quels sont
les facteurs qui entravent l’émergence de l’entrepreneuriat des jeunes de la commune de
KANSHI, dans la ville de Mbujimayi ?
De ce fait, notre hypothèse postulait que l’entrepreneuriat des jeunes serait entravé par
des facteurs personnels, socioculturels et environnementaux.
Afin de vérifier cette hypothèse, nous avons mené une enquête quantitative auprès de 381
jeunes entrepreneurs de la commune, en nous appuyant sur un niveau de confiance de
95% et une marge d’erreur de 5%.
En effet, les résultats obtenus confirment cette l’hypothèse, car ils exposent que les
facteurs susmentionnés ont un impact significatif sur l'entrepreneuriat des jeunes de la
Kanshi, en influençant leur motivation, leurs compétences, leurs attitudes, leurs
comportements, leurs défis, leurs solutions et leurs perspectives.
Par ailleurs, cette étude engendre des connaissances nouvelles et utiles sur
l’entrepreneuriat des jeunes, en mettant en lumière ses défis et ses perspectives. Elle
apporte une contribution scientifique, pratique et personnelle à la connaissance de cet
entrepreneuriat dans le contexte de la commune de Kanshi
Néanmoins, elle présente des limites qui tiennent à la méthodologie, à l'échantillonnage,
à la mesure et à l'analyse des données. Ces limites peuvent être surmontées en utilisant
d'autres méthodes, sources, techniques et outils de recherche, qui permettraient de
renforcer la validité, la fiabilité et la généralisabilité de l'étude.
Cette étude ouvre aussi des pistes de recherches futures pour approfondir et élargir
l'étude, notamment sur l’impact de l’entrepreneuriat des jeunes sur le développement
local. Elle présente également des implications pour les parties prenantes concernées par
l'entrepreneuriat des jeunes.
De tout ce qui précède, nous pouvons dire que l'entrepreneuriat des jeunes de la
commune de Kanshi à Mbujimayi est un phénomène complexe, dynamique et diversifié,
qui dépend de multiples facteurs, qui présente des opportunités et des défis, et qui
nécessite des solutions et des actions adaptées.
En définitive, nous espérons que cette étude contribuera au débat scientifique, à la
promotion et au développement de l'entrepreneuriat des jeunes (en particulier ceux de la
Kanshi), et à leur insertion socio-économique. Ainsi, nous invitons nos lecteurs à enrichir
ce débat en nous partageant leurs commentaires et suggestions.

56
BIBLIOGRAPHIE

Acs, Z. J., & Audretsch, D. B. (1988). Innovation dans les grandes et les petites entreprises :
une analyse empirique. The American Economic Review, 678-690.
Adam, M. (2009). Réinventer l’entrepreneuriat pour soi, pour nous, pour eux. Paris:
L'Harmattan.
Ajzen, I. (1991). La theorie du comportement planifie. 179-211.
Ajzen, I., & Fishbein, M. (1975). Une theorie de l'action raisonnee. Addison-Wesley, 1-22.
Amit, R., & Muller, E. (1995). Entrepreneuriat "push" et "pull". Journal of Small Business
and Entrepreneurship, 64-80.
Bergault, F., & Bergault, N. (2016). De l'idée à la création d'entreprise, Comment concrétiser
votre projet. Paris: Dunod.
Beye, M. (2012). L’entrepreneuriat feminin au Senegal : une analyse a partir de l’enquete
1-2-3 de 2005. Revue d’économie du développement, 5-32.
Blanchflower, D. G., & Oswald, A. J. (2007). Is well-being U-shaped over the life cycle? .
Social Science & Medicine, 1733-1749.
Bourdieu, P. (1987). L'entrepreneuriat : une forme de capital social. Actes de la recherche
en sciences sociales, 2-10.
Brixiova, Z., Ncube, M., & Bicaba, Z. (2014). Competences et entrepreneuriat des jeunes en
Afrique : analyse avec des preuves du Swaziland. World Development, 11-26.
Bruin, A., & Welter, F. (2009). A gender-aware framework for women’s . International
Journal of Gender and Entrepreneurship, 8-24.
Buttner, E. H., & Moore, D. P. (1997). L'exode organisationnel des femmes vers
l'entrepreneuriat : motivations et correlats avec le succes auto-declares. Journal of
Small Business Management, 34-46.
Bygrave, W. D., & Hofer, C. W. (1991). Theoriser sur l'entrepreneuriat. Entrepreneurship,
Theory and Practice, 13-22.
Cantillon, R. (1755). Essai sur la nature du commerce en général. Londres: Fletcher Gyles.
Capron, H. (2009). L'entrepreneuriat. Rosny-sous-Bois: Breal.
Carland, J. W., Hoy, F., Boulton, W. R., & Carland, J. A. (1984). Differentiating entrepreneurs
from small business owners: A conceptualization. Academy of Management Review,
354-359.
Carsrud, A., & Brannback, M. (2009). Comprendre l'esprit entrepreneurial : ouvrir la boîte
noire. New York: Springer.
Casson, M. (1991). L'entrepreneur : une théorie économique. Aldershot: Edward Elgar.
Centre d’actualites de l’ONU. (s.d.). RDC : à Kinshasa, des jeunes se lancent dans la création
d’entreprises. Recupere sur un.org:
https://www.un.org/africarenewal/fr/derni%C3%A8re-heure/rdc-%C3%A0-
kinshasa-des-jeunes-se-lancent-dans-la-cr%C3%A9ation-
d%E2%80%99entreprises-avec-lappui-de
Chabaud, D., Sammut, S., & Degeorge, J. M. (2020). Entrepreneuriat : théories et pratiques.
Paris: Dunod.
Collins, O. F., & Moore, D. G. (1964). L'homme entreprenant. East Lansing: Michigan State
University Press.
Deconde, G. (2018, Novembre 23). Comprendre les échelles de mesure. Recupere sur UX
Metric: https://www.uxmetric.com/en/methods/echelles-de-mesure
Dess, C. G., & Robinson Jr, R. B. (1984). Measuring organizational performance in the
absence of objective measures : The case of the privately-held firm and
conglomerate . Strategic Management Journal, 265-273.

57
Dzaka-Kikouta, T., Kamavuako-Diwavova,, J., Bitemo Ndiwulu, X., Makiese Ndoma, F.,
Manika Manzongani, J. P., & Masamba Lulendo, V. (2020, Mai).
L’ENTREPRENEURIAT DES JEUNES AFRICAINS FRANCOPHONES DANS LA
RÉPUBLIQUE …. Recupere sur Observatoire de la Francophonie economique de
l’Universite de Montreal:
https://ofe.umontreal.ca/fileadmin/ofe/documents/Rapports/OFE-RP-no3.pdf
Échantillonnage : tout ce que vous devez savoir pour vos recherches. (s.d.). Recupere sur
Scribbr: https://www.scribbr.com/methodology/sampling-methods/
Epopi Mbandi, M. (2021, Aout 20). LA PROBLÉMATIQUE DE L’ENTREPRENEURIAT DES
JEUNES EN RDC. Recupere sur congomemoire.net:
https://congomemoire.net/content/la-problEmatique-de-l-entrepreneuriat-des-
jeunes-en-rdc-entrepreneuriat-economie-du-lendemain-1056
Études quantitatives : intégrer des échelles de mesure. (s.d.). Recupere sur IntoTheMinds:
https://link.springer.com/chapter/10.1007/978-3-658-35666-8_5
Fayolle, A. (2003). Entrepreneuriat : apprendre à entreprendre. Paris: Dunod.
Fayolle, A., & Vestraete, T. (2005). Entrepreneuriat : modèles et pratiques. Bruxelles: De
Boeck.
Filion, L. J. (1990). L’entrepreneurship : Etat d’une recherche. Revue internationale P.M.E,
7-29.
Filion, L. J. (1990). L'entrepreneuriat : créateur d'emplois et de richesses. Montreal: Gaetan
Morin.
Frank Knight — Wikipédia. (s.d.). Recupere sur fr.wikipedia.org:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Frank_Knight
Gartner, W. B. (1988). « Who is an entrepreneur ? » is the wrong question. American
Journal of Small Business, 11-32.
Gartner, W. B. (1988). Aspects de l'emergence organisationnelle. Pergamon, 67-86.
Gartner, W. B. (1993). Les mots conduisent aux actes : vers un vocabulaire de l'emergence
organisationnelle. Journal of Business Venturing, 231-239.
Gnyawali, D. R., & Fogel, D. S. (1994). Environments for entrepreneurship development :
key dimensions and research implications. Entrepreneurship Theory and Practice,
43-62.
Halabisky, D. (2012). Activités entrepreneuriales en Europe : l'entrepreneuriat des jeunes.
Paris: Editions OCDE.
Hisrich, R. D., & Petters, M. P. (1998). Entrepreneuriat. Boston: McGraw-Hill.
Hoy , F., Carland, J. W., Boulton, W. R., & Carland, J. A. (1984). Differencier les entrepreneurs
des petits proprietaires d’entreprise : une conceptualisation. Academy of
Management Review , 354-359.
Initiative présidentielle pour l’entrepreneuriat des jeunes en RDC. (2021, Septembre 1).
Recupere sur actualite.cd: https://actualite.cd/index.php/2021/09/01/rdc-sama-
lukonde-annonce-la-mise-en-place-dun-fonds-special-pour-soutenir
Jakubczak, A. (2015). L'entrepreneuriat feminin en Afrique subsaharienne : une revue de
la litterature. Revue internationale des études du développement, 615-642.
Joseph A. Schumpeter and Innovation. (s.d.). Recupere sur link.springer.com:
https://link.springer.com/referenceworkentry/10.1007/978-1-4614-3858-
8_476
Julien, P. A. (2005). L’entrepreneuriat re gional et local : une perspective internationale et
comparative. Presses de l’Universite du Quebec.
Kirzner, I. M. (1973). Concurrence et entrepreneuriat. Chicago: University of Chicago Press.
Knight , F. (1921). Risque, incertitude et profit. Boston: Houghton Mifflin.

58
Krueger Jr, N. F. (1993). L'impact de l'exposition anterieure a l'entrepreneuriat sur les
perceptions de la faisabilite et de la desirabilite d'une nouvelle entreprise.
Entrepreneurship Theory and Practice, 5-21.
Krueger Jr, N. F., & Brazeal, D. V. (1994). Entrepreneurial potential and potential
entrepreneurs. Entrepreneurship Theory and Practice, 91-104.
La théorie de l’entrepreneur, son évolution et sa contextualisation. (2022, Fevrier 21).
Recupere sur cairn.info: https://www.cairn.info/revue-vie-et-sciences-de-l-
entreprise-2022-1-page-55.htm
Leclair, A. (2014). L'entrepreneuriat : une voie d'insertion professionnelle pour les jeunes.
Paris: L'Harmattan.
Leclair, A. (2014). Typologie des entrepreneures selon le genre : une e tude exploratoire.
Revue internationale P.M.E, 9-36.
LEGER-JARNIOU, C. (2013). Le grand livre de l’entrepreneuriat. Paris: Dunod.
Luckman, T. (1989). L'entrepreneuriat : une approche sociologique. Revue française de
sociologie, 5-24.
Marchesnay, J., & Verstraete, T. (1999). L'entrepreneuriat : une perspective historique.
Revue française de gestion, 10-21.
Marchesnay, M. (2008). L’innovation, moteur de la dynamique entrepreneuriale. Revue
internationale PME, 9-28.
Marchesnay, M. (2020). L’entrepreneuriat en action : ou comment de jeunes ingénieurs
créent des entreprises innovantes. Paris: Presses des Mines.
Méthode d’échantillonnage : définition et liste. (s.d.). Recupere sur Qualtrics:
https://www.qualtrics.com/uk/experience-management/research/sampling-
methods/
Meyer, J. (2005). L'entrepreneuriat : un état d'esprit. Paris: L'Harmattan.
Minniti, M., & Levesque, M. (2008). Developpements recents dans l'economie de
l'entrepreneuriat. Journal of Business Venturing, 603-612.
Monkey, S. (2000). L'entrepreneuriat : un jeu d'enfant. Paris: Editions du Singe.
Mustar, P. (2020). L'entrepreneuriat : de l'idée à la start-up. Paris: Presses des Mines.
Ngijol, J. (2015). Israel M. Kirzner : les opportunités au cœur de la dynamique. Recupere sur
cairn.info: https://www.cairn.info/revue-de-l-entrepreneuriat-2015-4-page-
99.htm
NISHIMATA, O., & NISHIMATA, A. (2016). Être entrepreneur aujourd’hui, Comprendre les
principales tendances de l’entrepreneuriat. Paris: EYROLLES.
Noel, D. P., & Madoui, M. (2011). L'entrepreneuriat : une dynamique collective. Paris:
L'Harmattan.
O.I.T. (2019). L’avenir du travail en Afrique : tirer parti du potentiel de l’intégration régionale.
Geneve: Bureau international du travail.
OCDE/U. E. (2012). L’entrepreneuriat chez les seniors : une mesure du potentiel
entrepreneurial. Paris: Editions OCDE.
Pierre, A. (2010). Agir pour réussir, Comment arrêter de remettre les choses au lendemain.
Paris: Maxima.
Potter, J. (2008). Entrepreneuriat et enseignement supérieur. Paris: Editions OCDE.
Rasmussen, E., & Sorheim, R. (2006). Education a l'entrepreneuriat basee sur l'action.
Technovation, 185-194.
Say, J. B. (1803). Traité d’économie politique ou simple exposition de la manière dont se
forment, se consomment et se distribuent les richesses qui ont pour origine la terre,
le travail et les capitaux. Paris: Crapelet.
Schoof, R. (2006). Counting points on varieties using universal torsors. Arithmetic of

59
higher-dimensional algebraic varieties, 195-208.
Schumpeter, J. A. (1911). Théorie de la mutation économique. Leipzig: Duncker & Humblot.
Schumpeter, J. A. (1935). Théorie de l'évolution économique : recherches sur le profit, le
crédit, l'intérêt et le cycle de la conjoncture. Paris: Dalloz.
Schumpeter, J. A., & Opie, R. (s.d.). The Theory of Economic Development — Joseph A.
Schumpeter. Recupere sur hup.harvard.edu:
https://www.hup.harvard.edu/authors/7256-schumpeter-joseph-a
Sélection d’un échantillon. (s.d.). Recupere sur Statistique Canada:
https://www150.statcan.gc.ca/n1/edu/power-pouvoir/ch13/sample-
echantillon/5214900-eng.htm
Shapero, A., & Sokol, L. (1982). Les dimensions sociales de l’entrepreneuriat. Encyclopédie
de l’entrepreneuriat, 72-90.
Shaver, K. G., & Scott, L. R. (1991). Personne, processus, choix : la psychologie de la creation
de nouvelles entreprises. Entrepreneurship Theory and Practice, 23-45.
SHOMBA KINYAMBA, S., & OLELA NONGA, D. (2015). Monographie de la ville de Mbujimayi.
Kinshasa: M.E.S.
Sy, A., Massing, A., & Liboudou, C. (2014). L’entrepreneuriat des jeunes en Afrique : une
opportunite pour le developpement durable. Revue internationale des études du
développement, 11-36.
Toutain, O., & Verzat, C. (2017). L'entrepreneuriat. Paris: La Decouverte.
Van Cert, J. (2021). L'entrepreneuriat : un art de vivre. Bruxelles: Editions du Cert.
Verheul, L., Thurik, R., Hessels, J., & van der Zwan, P. (2010). Facteurs influençant
l’engagement entrepreneurial des entrepreneurs d’opportunité et de nécessité.
Zoetermeer: EIM Research Reports .
Vestraete, T. (1999). L'entrepreneuriat : une nouvelle approche. Revue internationale PME,
7-20.
Vestraete, T. (1999). L'entrepreneuriat : une perspective cognitive. Revue internationale
P.M.E, 9-36.
Wikipedia, C. d. (s.d.). Échelle (mesure). Recupere sur Wikipedia:
https://en.wikipedia.org/wiki/Scale
Wikipedia, C. d. (s.d.). Théorie du risque — Wikipédia. Recupere sur fr.wikipedia.org:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_du_risque-profit

60
ANNEXES

61
QUESTIONNAIRE D’ENQUETE

Bonjour Mademoiselle/Monsieur, c’est dans le cadre d’un travail de recherche


marquant la fin du cycle de graduat en sciences economiques portant sur
« L’entrepreneuriat des jeunes de la commune de Kanshi, a Mbujimayi : defis et
perspectives », que nous voulons nous entretenir avec vous.

Nous vous remercions de prendre le temps de participer a cette enquete. Vos reponses
seront traitees de maniere confidentielle et anonyme. Elles seront utilisees pour mieux
comprendre l’entrepreneuriat des jeunes dans la commune de Kanshi a Mbujimayi, ses
defis et perspectives.

1. Caractéristiques sociodémographiques
• Age
15 – 17 ans 25 – 29 ans
18 – 24 ans 30 – 34 ans

• Genre
Masculin Feminin

• Niveau d’education
Primaire Secondaire Universitaire Autre

• Etes-vous actuellement employe ? Si oui, dans quel secteur ?


Public (fonctionnaire) Auto-employe
Prive Sans emploi

2. Entrepreneuriat
• Avez-vous deja lance ou repris une entreprise ?
Oui Non

• Si oui, dans quel secteur ?


Commerce Artisanat Agriculture

✓ Motivation
• Qu’est-ce qui vous a motive a devenir entrepreneur ?
Independance financiere Opportunite de marche
Passion pour le domaine Sortir du chomage
Autres

✓ Environnement entrepreneurial

• Avez-vous des membres de la famille ou des amis qui sont entrepreneurs ?

62
Oui Non

• Avez-vous ete influence par votre famille, vos amis ou vos collegues pour
devenir entrepreneur ?
Oui Non

• Avez-vous reçu une education entrepreneuriale formelle (cours, ateliers,


etc.) ?
Oui Non

✓ Satisfaction

• Sur une echelle de 1 a 5, comment evalueriez-vous votre niveau de


satisfaction en tant qu’entrepreneur ?
Faible (1-2) Moyenne (3-4) Forte (5)

3. Défis et perspectives

✓ Défis

• Quels ont ete les principaux defis que vous avez rencontres lors du
lancement de votre entreprise ?
Les attitudes sociales et culturelles negatives (peur de l’echec…)
Le manque d’education entrepreneuriale
Le manque d’experience
Les problemes d’acces aux sources de financement
Le cadre administratif et reglementaire (cou t tres eleve des
procedures administratives et de la reglementation)
Le manque d’aide et d’appui en affaires.
Autres

• Comment avez-vous surmonte ces defis ?


Formation et education Recherche de financement
Reseautage et mentorat Autres

✓ Perspectives
• Quelles sont vos aspirations en matiere d’entrepreneuriat pour l’avenir ?
Expansion de l'entreprise Diversification
Stabilite Autres

• Quels types de soutien ou de ressources pensez-vous qu’il serait utile


d’avoir pour atteindre ces objectifs ?
Financement Formation Mentorat Autres

63
✓ Défis dans la commune
• Quels sont les principaux obstacles a l’entrepreneuriat dans la commune de
Kanshi ?
Le manque de financement Le manque d’opportunites de marche
Le manque de formation Autres

• Quelles solutions proposez-vous pour surmonter ces defis ?


Amelioration de l'acces au financement Developpement du marche
Formation et education Autres

✓ Ressources et soutien
• Quels types de ressources ou de soutien sont actuellement disponibles pour
les jeunes entrepreneurs dans la commune de Kanshi ?
Financement Mentorat
Formation Autres

• Comment ces ressources ou ce soutien pourraient-ils etre ameliores ?


Augmentation du financement Expansion du mentorat
Amelioration de la formation Autres

Merci d’avoir pris le temps de repondre a ce questionnaire. Vos reponses nous sont
precieuses et nous apprecions votre contribution a cette recherche importante
.
Merci encore pour votre temps et votre participation.

64

Vous aimerez peut-être aussi