0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
53 vues104 pages

Étude de la VoIP avec OPNET

Transféré par

Toutestpour Lemieux
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
53 vues104 pages

Étude de la VoIP avec OPNET

Transféré par

Toutestpour Lemieux
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique

Université Dr. YAHIA Fares de Médéa

Faculté des Sciences et de la Technologie

Département de Génie Electrique et de l’Informatique

Projet de fin d’étude

Pour l’obtention du diplôme de Master

En Systèmes des télécommunications

Thème :

Etude et simulation de la voix sur IP en


utilisant l’OPNET

Proposé et dirigé par : Réalisé par :


- Dr. OULD ZMIRLI Mohamed - MAMI Ihsene

- TCHOKETCH KEBIR Hadjer

Année universitaire:
2012-2013
Remerciement

Au terme de ce mémoire, nous tenons tout d’abord à remercier par nos profondes gratitudes à
ALLAH qui nous a donné la force, la patience et le courage nécessaires pour accomplir ce
modeste travail.

Nous remercions également nos chers parents qui nous ont toujours soutenu et encouragé.

Nous tenons à remercier notre promoteur : Dr. OULD ZMIRLI Mohamed pour l’aide que nous a
apporté, sa disponibilité et ses précieux conseils durant le déroulement de ce travail afin de le
bien mener.

Nos vifs et sincères remerciements vont également à tous les enseignants de département de
Génie Electrique et Informatique de l’université Dr. YAHYA Fares de Médéa .

Ainsi, nos remerciements s’adressent aux membres de jury pour leur participation dans
l’évaluation de ce travail.
Dédicaces

‘’Le plus court chemin entre deux points forme une ligne directe ‘’

Je suis très reconnaissant à mes chers parents pour leur Inspiration qui m’a guidé à mes
directs buts durant le chemin de ma vie .pour leur encouragement et Leur coopération qui m'a
renforcé pour accomplir mes études. Que dieu les garde.

Je dédie ce modeste travail à mon petit frère Youcef.

A mes frères et mes belles-sœurs : Nasreddine et Yasmine et mes neveux Abd El-Rahmane
et Ahmad ; Ayoub et Amina et ma nièce Halla.

A mes sœurs et mes beaux-frères : Sara et Farid et ses enfants Anes, Radjaa et Bachir ;
Hassiba et Abdallah et mes neveux Abd Alkarim, Abd Elmalak, Abd Elhadi, Abd Eldjalil et
Loaye ; Soumia et Mohamed et leur petite fille Rihab et mes neveux Fatahe et Chouaib.

A les familles TCHOKETCH KEBIR et HADRI en générale.

A mes proches amies, en premier lieu mon binôme MAMI Ihsene, a ALI KHOUDJA
Imane, BOUMENIR Karima, MOULAI MUSTAFA Touba, OMARI Amina, OULD BABA ALI
Leila et TEBIB Meriem.

A tous qui me connait sans exception.

Hadjer
Dédicaces

Je dédié ce travail à :

ü Mes chères mama et papa qu’ALLAH les garde et à qui je dis merci beaucoup pour votre
soutien moral et financier, pour vos encouragements et que c’est grâce à vous que j’ai pu
atteindre ce niveau et terminer mes études.

ü Mes grands-parents : passido, omi et mani en leur espérant une longue vie avec une
bonne santé et que DIEU les protège.

ü Celui qui crée le bonheur et la joie dans ma vie, mon petit frère : Ayoub.

ü Mes frères : Mohamed, Amine et Yacine.

ü Toute l’équipe : Meriem, Karima, Leila, Iman, Amina, Touba et surtout mon binôme
Hadjer.

ü Toutes les familles : MAMI et SAFAR BATI sans exception.

Ihsene
‫ﻣﻠﺨﺺ‬
‫ﻣﻠﺨﺺ‬
‫ﺍﻟﺼﻮﺕ ﻋﺒﺮ ﺑﺮﻭﺗﻮﻛﻮﻝ ﺍﻹﻧﺘﺮﻧﺖ ﻫﻮ ﺗﻜﻨﻮﻟﻮﺟﻴﺎ ﺗﺴﻤﺢ ﺑﻨﻘﻞ ﺍﻟﻤﻜﺎﻟﻤﺎﺕ ﻋﻦ ﻁﺮﻳﻖ ﺷﺒﻜﺔ‬
‫ﺩﺭﺳﻨﺎ‬
‫ﻭ ﻫﻲ‬,‫ﺍﻟﻌﻤﻞ‬ ‫ﺷﺒﻜﺔﻫﺬﺍ‬
‫ﺍﻹﻧﺘﺮﻧﺖ‬ ‫ ﻓﻲ‬.‫ﺍﻟﻤﻨﺨﻔﻀﺔ‬ ‫ﺑﻨﻘﻞ ﺗﻜﺎﻟﻴﻔﻬﺎ‬
‫ﺍﻟﻤﻜﺎﻟﻤﺎﺕ ﻋﻦ ﻁﺮﻳﻖ‬ ‫ﺑﻔﻀﻞ‬ ‫ﺷﻌﺒﻴﺔ‬
‫ﺗﺴﻤﺢ‬ ‫ﺗﻜﻮﻥﻫﻮﺍﻷﻛﺜﺮ‬
‫ﺗﻜﻨﻮﻟﻮﺟﻴﺎ‬ ‫ﺑﺮﻭﺗﻮﻛﻮﻝﺑﺄﻥ‬
‫ﺍﻹﻧﺘﺮﻧﺖ‬ ‫ﻫﻲ ﻣﺮﺷﺤﺔ‬ ‫ﺍﻟﺼﻮﺕﻭ ﻋﺒﺮ‬
‫ﺍﻹﻧﺘﺮﻧﺖ‬
‫ﺗﺼﻤﻴﻤﻬﺎ ﻭ‬
‫ﺟﻮﺩﺓ‬ ‫ﻭﺃﻳﻀﺎﺘﻲ ﺗﺘﻠﻒ‬ ‫ﺩﺭﺳﻨﺎ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﺘﻘﻨﻴﺔ‬
‫ﺍﻟﺨﺼﺎﺋﺺ ﺍﻟ‬ ‫ ﺩﺭﺳﻨﺎ‬,‫ﺍﻟﻌﻤﻞ‬
‫ﻫﺬﺍﺃﺧﺮﻯ‬ ‫ﻣﻦﻓﻲﺟﻬﺔ‬
.‫ﺍﻟﻤﻨﺨﻔﻀﺔ‬ ‫ﺑﻔﻀﻞ ﺗﻜﺎﻟﻴﻔﻬﺎ‬
.‫ﺑﺮﻭﺗﻮﻛﻮﻻﺗﻬﺎ‬ ‫ﺍﻷﻛﺜﺮ ﺷﻌﺒﻴﺔ‬
‫ﺗﺼﻤﻴﻤﻬﺎ ﻭ‬ ‫ﺗﻜﻮﻥﻭﺃﻳﻀﺎ‬ ‫ﻣﺮﺷﺤﺔ ﺑﺄﻥ‬
‫ﺍﻟﺘﻘﻨﻴﺔ‬ ‫ﻫﺬﻩ‬
‫ﻋﺪﺓ ﺷﺒﻜﺎﺕ‬
‫ﺑﺎﺳﺘﻌﻤﺎﻝ‬ ‫ﺍﺳﺘﻌﺎﻧﺔﻭ ﺑﻤﺤﺎﻛﺎﺕ‬
‫ﺍﻟﻮﻳﻤﺎﻛﺲ‬ ‫ﻫﺬﺍﺍﻟﻮﻳﻔﻲ‬,‫ﺍﻹﺗﺮﻧﺖ‬
‫ ﻭ‬,‫ﻣﺜﻞﺍﻟﺼﻮﺕ‬ ‫ﺷﺒﻜﺎﺕﺟﻮﺩﺓ‬
‫ﻋﺪﺓﺘﻲ ﺗﺘﻠﻒ‬
‫ﺍﻟﺨﺼﺎﺋﺺ ﺍﻟ‬
‫ﺍﺳﺘﻌﺎﻧﺔﺩﺭﺳﻨﺎﺑﻤﺤﺎﻛﺎﺕ‬
‫ﺟﻬﺔ ﺃﺧﺮﻯ‬
‫ ﻭﻣﻦﻫﺬﺍ‬.‫ﺑﺮﻭﺗﻮﻛﻮﻻﺗﻬﺎ‬
,‫ﺍﻟﺼﻮﺕ‬
‫ﻋﺪﺩ ﺍﻷﺟﻬﺰ ﻭ ﻧﻮﻉ‬, ‫ ﺑﻐﻴﺔ ﺩﺭﺍﺳﺔ ﺗﺄﺛﻴﺮ ﺍﻟﻤﺴﺎﻓﺔ‬OPNET ‫ ﺍﻟﻮﻳﻔﻲ ﻭ ﺍﻟﻮﻳﻤﺎﻛﺲ ﺑﺎﺳﺘﻌﻤﺎﻝ ﺑﺮﻧﺎﻣﺞ‬,‫ﻣﺜﻞ ﺍﻹﺗﺮﻧﺖ‬
.‫ﻋﺪﺩ ﺍﻷﺟﻬﺰ ﻭ ﻧﻮﻉ ﺍﻟﻤﺸﻔﺮ ﻋﻠﻰ ﺟﻮﺩﺓ ﺍﻟﺨﺪﻣﺔ‬, ‫ ﺑﻐﻴﺔ ﺩﺭﺍﺳﺔ ﺗﺄﺛﻴﺮ ﺍﻟﻤﺴﺎﻓﺔ‬OPNET ‫ﺑﺮﻧﺎﻣﺞ‬
.‫ﺍﻟﻤﺸﻔﺮ ﻋﻠﻰ ﺟﻮﺩﺓ ﺍﻟﺨﺪﻣﺔ‬
: ‫ﻣﻔﺎﺗﻴﺢ‬ VoIP , ‫ ﺷﺒﻜﺔ ﺍﻟﻜﻤﺒﻴﻮﺗﺮ‬, ‫ ﻧﻮﻋﻴﺔ ﺍﻟﺨﺪﻣﺔ‬,WiFi, Ethernet, WiMAX , OPNET
: ‫ﻣﻔﺎﺗﻴﺢ‬VoIP , ‫ ﺷﺒﻜﺔ ﺍﻟﻜﻤﺒﻴﻮﺗﺮ‬, ‫ ﻧﻮﻋﻴﺔ ﺍﻟﺨﺪﻣﺔ‬,WiFi, Ethernet, WiMAX , OPNET

Résumé
Résumé
La voix sur IP est une technologie qui permet la communication des appels
La voix
sur un réseau sur IP est
d’Internet une est
et elle technologie
supposée qui permet
d’être la communication
devenue la plus populaire desgrâce
appels
à sur
ces un
basréseau d’Internet
coûts. Dans ceet travail,
elle est supposée
nous avons d’être devenue
étudié la plusainsi
la VoIP populaire grâce
que son
à ces basetcoûts.
architecture Dans ce D’autre
ses protocoles. travail, part,
nousnous
avons étudié
avons la VoIP
étudiés ainsi quequison
les paramètres
architecture
peuvent et seslaprotocoles.
détériorer qualité deD’autre
la VoIPpart,etnous
cela avons étudiés
à l’aide de les paramètres
simulations surqui
peuvent types
différents détériorer la qualité
de réseaux de la WiFi
: Ethernet, VoIP etet WiMAX
cela à l’aide de simulations
en utilisant le logicielsur
différents
OPNET typesafin
Modeler de d’évaluer
réseaux : l’influence
Ethernet, WiFi
de laetdistance,
WiMAX le en utilisant
nombre le logiciel
de postes et
OPNET Modeler afin d’évaluer l’influence
le type du codec sur la qualité de service. de la distance, le nombre de postes et
le type du codec sur la qualité de service.
Mots clés : VoIP, voix sur IP, qualité de service, réseau, OPNET, Ethernet, WiFi,
Mots clés : VoIP, voix sur IP, qualité de service, réseau, OPNET, Ethernet, WiFi,

Abstract
Abstract
VoIP is a technology that allows communication calls to be made over the
VoIPit is
internet and a technology
is expected that allows
to become communication
the popular calls to bedue
for communication made over
to its lowthe
internet
cost. andproject,
In this it is expected to become
we studied the popular
the VoIP, for communication
its architecture due to itsInlow
and its protocols.
cost. Inwe
addition, thisstudied
project,
theweparameters
studied the VoIP,canitsdeteriorate
which architecturetheand its protocols.
quality of VoIP In
addition,
using we studied
simulations the parameters
on various kinds of which
computer cannetworks:
deteriorateEthernet,
the qualityWiFIof and
VoIP
using simulations
WiMAX by using OPNET on various kinds inoforder
Modeler computer networks:
to evaluate the Ethernet,
influence WiFI
of theand
WiMAX
distance, the by
numberusingofOPNET Modeler
stations and in of
the type order
codecto on
evaluate the of
the quality influence
service of the
distance, the number of stations and the type of codec on the quality of service
Keywords: VoIP, quality of service, computer network, OPNET, Ethernet, WiFi,
Keywords: VoIP, quality of service, computer network, OPNET, Ethernet, WiFi,
WiMAX.
WiMAX.
Table des matières

Introduction générale ............................................................................................................ 1


Chapitre I : Etude générale de la voix sur IP
I. Introduction ................................................................................................................... 2
II. Présentation de la voix sur IP ...................................................................................... 2
II.1 Définition de la VoIP .............................................................................................. 2
II.2 Architecture de la VoIP .......................................................................................... 2
II.3 Fonctionnement de la VoIP .................................................................................... 3
II.3.1 Acquisition du signal........................................................................................ 4
II.3.2 Numérisation .................................................................................................... 4
II.3.3 Compression..................................................................................................... 5
II.3.4 Habillage des en-têtes ...................................................................................... 6
II.3.5 Emission et transport ....................................................................................... 7
II.3.6 Réception.......................................................................................................... 7
II.3.7 Conversion numérique analogique.................................................................. 7
II.3.8 Restitution ........................................................................................................ 7
III. Protocoles de la voix sur IP ........................................................................................ 7
III.1 Protocoles de transport ......................................................................................... 8
III.1.1 Protocole RTP ................................................................................................ 8
III.1.1.1 Fonctions de RTP .................................................................................... 8
III.1.1.2 En-tête RTP ............................................................................................. 9
III.1.1.3 Avantages et inconvénients de RTP ...................................................... 10
III.1.2 Protocole RTCP............................................................................................ 10
III.1.1.1 Fonctions de RTCP................................................................................ 10
III.1.1.2 En-tête RTCP......................................................................................... 11
III.1.1.3 Avantages et inconvénients de RTCP ................................................... 12
III.2 Protocoles de Signalisation ................................................................................. 12
III.2.1 La norme H.323 de l’UIT ............................................................................. 12
III.2.1.1 Architecture H.323 ................................................................................ 12
III.2.1.2 Pile protocolaire H.323 .......................................................................... 13
III.2.1.3 Avantages et inconvénients ................................................................... 16
III.2.2 Protocole SIP de l’IETF ............................................................................... 18
III.2.2.1 Clients et serveurs SIP........................................................................... 18
III.2.2.2 Messages SIP.......................................................................................... 19
III.2.2.3 Exemple de communication SIP ........................................................... 20
III.2.2.4 Avantages et inconvénients de SIP........................................................ 21
III.2.3 Le protocole MGCP ..................................................................................... 22
III.2.3.1 Architecture MGCP .............................................................................. 22
III.2.3.2 Avantages et inconvénients ................................................................... 23
VI. Avantages et inconvénients de la VoIP .................................................................... 24
VI.1 Avantages ............................................................................................................ 24
VI.2 Inconvénients....................................................................................................... 24
V. Conclusion .................................................................................................................. 25
Chapitre II : Description des différents modèles de simulations réalisées
I. Introduction ................................................................................................................. 26
I.1 Facteurs de dégradation de la qualité de service QoS VoIP ................................. 27
a. Latence (Délai de bout en bout) .................................................................... 27

b. Gigue .............................................................................................................. 28

c. Perte de paquets .............................................................................................. 28

I.2 Note d’opinion moyenne(MOS) ............................................................................. 28


II. Présentation de simulateur réseau OPNET Modeler 14.5 ........................................ 29
II.1 Interface d’OPNET .............................................................................................. 30
II.1.1 Project editor (éditeur de projet) ................................................................ 30
II.1.2 Network model editor (éditeur de modèle de réseau) ................................. 32
II.1.3 Node model editor (éditeur de modèle de nœud) ........................................ 32
II.1.4 Process model editor (éditeur de modèle de processus) .............................. 32
II.1.5 Antenna pattern ........................................................................................... 32
II.1.6 Modulation curve (courbe de modulation) ................................................. 32
II.1.7 Simulation Sequence (ordre de simulation) ................................................ 32
II.1.8 Analysis Configuration (Configuration d’analyse) ..................................... 32
II.2 Cycle traditionnel d’un projet OPNET .............................................................. 33
III. Description des projets de simulations réalisés ....................................................... 33
III.1 Création d’un projet dans l’OPNET ............................................................ 33
III.2 Configuration d’application VoIP et de profil ................................................... 35
III.2.1 Configuration d’application VoIP ............................................................. 35
III.2.2 Configuration de profil .............................................................................. 37
III.3 Topologies des différents cas de simulations (scénarios) ................................... 39
III.3.1 Vue générale sur les projets réalisées ........................................................ 39
III.3.1.1 Projet 1 : réseau Ethernet ................................................................... 39
III.3.1.2 Projet 2 : réseau WiFi ........................................................................ 40
III.3.1.3 Projet 3 : Wimax ................................................................................. 42
III.3.2 Vue générale sur les scénarios.................................................................... 45
III.4 Choix des statistiques à collecter ........................................................................ 51
VI. Conclusion ................................................................................................................. 51
Chapitre III : Résultats de simulations et discussions
I. Introduction ............................................................................................................... 53
II. Résultats de simulations et discussions .................................................................... 53
Projet 1 : réseau Ethernet ......................................................................................... 53
1. Modification de distance ................................................................................ 53
2. Modification de nombre de poste .................................................................. 55
3. Modification de type de codec ....................................................................... 59

Projet 2 : réseau WiFi ................................................................................................ 62


1. Modification de distance ................................................................................ 62
2. Modification de nombre de poste .................................................................. 65
3. Modification de type de codec ....................................................................... 68

Projet 1 : réseau Wimax ............................................................................................ 71


1. Modification de distance ................................................................................ 71
2. Modification de nombre d’utilisateurs .......................................................... 74
3. Modification de type codec ............................................................................ 77

III. Conclusion ................................................................................................................ 80


Conclusion générale ............................................................................................................ 81
Liste des figures

Figure I.1 : Architecture de la VoIP ....................................................................................... 2

Figure I.2 : Les huit étapes de fonctionnement de la VoIP ..................................................... 4

Figure I.3 : Echelle MOS des différents codecs ..................................................................... 6

Figure I.4 : En-tête RTP ........................................................................................................ 9

Figure I.5 : En-tête RTCP .................................................................................................... 11

Figure I.6 : Architecture matérielle d’une zone H.323 ......................................................... 12

Figure I.7 : La pile protocolaire H.323................................................................................. 14

Figure I.8 : Scénario complet d’une communication H.323.................................................. 15

Figure I.9 : Architecture protocolaire SIP ............................................................................ 18

Figure I.10 : Ouverture d’une communication en mode proxy ............................................. 21

Figure II.1 : Projets de simulation ....................................................................................... 27

Figure II.2 : OPNET Modeler 14.5 ...................................................................................... 29

Figure II.3 : Palette d’objets ................................................................................................ 30

Figure II.4 : Environnement géographique de l’OPNET ...................................................... 31

Figure II.5 : Création d’un nouveau projet ........................................................................... 33

Figure II.6 : Nommage de projet et de scénario ................................................................... 34

Figure II.7 : Création d’un scénario vide ............................................................................. 34

Figure II.8 : Choix de la taille du réseau .............................................................................. 34

Figure II.9 : Résumé des choix ............................................................................................ 35

Figure II.10 : Application Definition ................................................................................... 35

Figure II.11 : Configuration d’application ........................................................................... 36


Figure II.12 : Application VoIP ........................................................................................... 36

Figure II.13 : Profile Definition ........................................................................................... 37

Figure II.14: Configuration de profil ................................................................................... 37

Figure II.15: Paramètres d’application................................................................................. 38

Figure II.16: Attributs de poste de travail ............................................................................ 38

Figure II.17: Supported profile ............................................................................................ 39

Figure II.18: Supported services .......................................................................................... 39

Figure II.19: Configuration de poste de travail .................................................................... 41

Figure II.20: Configuration de routeur (point d’accès) ......................................................... 42

Figure II.21: Configuration de Wimax................................................................................. 43

Figure II.22: Configuration de station de base ..................................................................... 44

Figure II.23: Configuration de poste de travail .................................................................... 45

Figure II.24: Topologie de réseau Ethernet longue distance ................................................. 48

Figure II.25: Topologie de sous réseau d’une compagnie .................................................... 48

Figure II.26: Ethernet avec 20 utilisateurs ........................................................................... 49

Figure II.27: Configuration de LAN .................................................................................... 49

Figure II.28: Choix des paramètres à poursuivre.................................................................. 51

Figure III.1: Gigue dans les scénarios courte et longue distance dans le réseau Ethernet ...... 53

Figure III.2:Valeur MOS dans les scénarios courte et longue distance dans le réseau Ethernet
............................................................................................................................................. 54

Figure III.3: Délai de bout en bout dans les scénarios courte et longue distance dans le réseau
Ethernet ........................................................................................................... 54

Figure III.4: Perte de paquets dans les scénarios courte et longue distance dans le réseau
Ethernet ........................................................................................................... 55
Figure III.5:Gigue dans les scénarios utilisant 2, 10, 20 et 100 postes dans un réseau
Ethernet ........................................................................................................... 56

Figure III.6: Valeur MOS dans les scénarios utilisant 2, 10, 20 et 100 postes dans un réseau
Ethernet ........................................................................................................... 56

Figure III.7: Délai de bout en bout dans les scénarios utilisant 2, 10, 20 et 100 postes dans un
réseau Ethernet................................................................................................. 57

Figure III.8: Perte de paquet dans les scénarios utilisant 2, 10, 20 et 100 postes dans un
réseau Ethernet................................................................................................. 58

Figure III.9: Gigue dans les applications VoIP avec différents types de codec dans le réseau
Ethernet ........................................................................................................... 59

Figure III.10: Valeur MOS dans les applications VoIP avec différents types de codec dans le
réseau Ethernet................................................................................................. 60

Figure III.11: Délai dans les applications VoIP avec différents types de codec dans le réseau
Ethernet ........................................................................................................... 60

Figure III.12: perte de paquet dans les applications VoIP avec différents types de codec dans
le réseau Ethernet ............................................................................................ 61

Figure III.13: Gigue dans les scénarios courte et longue distance dans le réseau WiFi ......... 63

Figure III.14:Valeur MOS dans les scénarios courte et longue distance dans le réseau WiFi63

Figure III.15: Délai de bout en bout dans les scénarios courte et longue distance dans le
réseau WiFi ..................................................................................................... 64

Figure III.16: Perte de paquets dans les scénarios courte et longue distance dans le réseau
WiFi .............................................................................................................. 64

Figure III.17: Gigue dans les scénarios utilisant 2, 6, 10 et 14 postes dans un réseau WiFi . 65

Figure III.18: Valeur MOS dans les scénarios utilisant 2, 6, 10 et 14 postes dans un réseau
WiFi .............................................................................................................. 65

Figure III.19: Délai dans les scénarios utilisant 2, 6, 10 et 14 postes dans un réseau WiFi .. 66
Figure III.20: Perte de paquet dans les scénarios utilisant 2, 6, 10 et 14 postes dans un réseau
WiFi ................................................................................................................ 67

Figure III.21: Gigue dans les applications VoIP avec différents types de codec dans le
réseau WiFi .......................................................................................................................... 68

Figure III.22: Valeur MOS dans les applications VoIP avec différents types de codec dans le
réseau WiFi ...................................................................................................... 69

Figure III.23: Délai dans les applications VoIP avec différents types de codec dans le réseau
WiFi ................................................................................................................ 69

Figure III.24: Perte de paquet dans les applications VoIP avec différents types de codec dans
le réseau WiFi ................................................................................................. 70

Figure III.25: Gigue dans les scénarios courte et longue distance dans le réseau Wimax ..... 72

Figure III.26:Valeur MOS dans les scénarios courte et longue distance dans le réseau Wimax
............................................................................................................................................. 72

Figure III.27: Délai de bout en bout dans les scénarios courte et longue distance dans le
réseau Wimax ................................................................................................. 73

Figure III.28 : Perte de paquets dans les scénarios courte et longue distance dans le réseau
Wimax ............................................................................................................. 73

Figure III.29: Gigue dans les scénarios utilisant 2, 6, 10 et 14 postes dans un réseau Wimax
........................................................................................................................ 74

Figure III.30: Valeur MOS dans les scénarios utilisant 2, 6, 10 et 14 postes dans un réseau
Wimax ........................................................................................................... 75

Figure III.31: Délai dans les scénarios utilisant 2, 6, 10 et 14 postes dans un réseau Wimax
........................................................................................................................ 75

Figure III.32: Perte de paquet dans les scénarios utilisant 2, 6, 10 et 14 postes dans un réseau
Wimax.................................................................................................................................. 76

Figure III.33: Gigue dans les applications VoIP avec différents types de codec dans le
réseau Wimax .................................................................................................. 77
Figure III.34: Valeur MOS dans les applications VoIP avec différents types de codec dans le
réseau Wimax .................................................................................................. 78

Figure III.35: Délai dans les applications VoIP avec différents types de codec dans le réseau
Wimax ............................................................................................................. 78

Figure III.36: Perte de paquet dans les applications VoIP avec différents types de codec dans
le réseau Wimax .................................................................................................................. 79
Liste des tableaux

Tableau I.1: Codecs d’état des messages de réponse SIP ..................................................... 20

Tableau II.1: Exemple de simulateurs réseaux..................................................................... 26

Tableau II.2: Comparaison des satisfactions des utilisateurs en fonction de MOS................ 29

Tableau II.3: Les fonctions principales de l’éditeur objet .................................................... 31

Tableau II.4: Composants Ethernet ................................................................................... 40

Tableau II.5: Composants WiFi .......................................................................................... 41

Tableau II.6:Composants Wimax ........................................................................................ 43

Tableau II.7: Les topologies des scénarios de courte distance pour les trois réseaux ............ 46

Tableau II.8: Les topologies des scénarios de longue distance pour les réseaux WiFi et
Wimax.................................................................................................................................. 47

Tableau II.9:Topologies des réseaux WiFi et Wimax avec différents nombre d’ordinateurs.50

Tableau III.1: Gigue, MOS, délai de bout en bout et perte de paquets dans les différents cas
de scénario de projet Ethernet ............................................................................................ 62

Tableau III.2: Gigue, MOS, délai de bout en bout et perte de paquets dans les différents cas
de scénario de projet WiFi .................................................................................................... 71

Tableau III.3: Gigue, MOS, délai de bout en bout et perte de paquets dans les différents cas
de scénario de projet Wimax................................................................................................. 80
Liste des abréviations

ATM: Asynchronous Transfer Mode (Mode de transfert asynchrone).

BER: Bit Error Rate (Taux d’erreur binaire).

CSRC: Contributing Source (Identificateur de source de contribution).

DNS : Domain Name Server (système de noms de domaine).

DSP: Digital Signal Processor (Traitement numérique de signal).

DTMF: Dual Tone Multi Frequency (Double tonalité multifréquence).

IETF: Internet Engineering Task Force (Détachement d'ingénierie d'Internet).

IP: Internet Protocol (Protocole d’internet).

LDAP: Lightweight Directory Access Protocol (Protocole d'accès de répertoire léger).

MCU: Multipoint Control Unit (Unité de contrôle multipoints).

MG: Media Gateway (Passerelle de média).

MGC: Media Gateway Controller (Contrôleur de passerelle de média).

MGCP: Media Gateway Controller Protocol (Protocole contrôleur de passerelle de média).

MMUSIC: Multiparty Multimedia SessIon Control (Contrôle de session multimedia


multipartie).
MOS: Mean Opinion Score (Note d’opinion moyenne).

MPPP: Multilink Point to Point Protocol (Protocole de point à point multiliaisons).

OPNET: Operation NETwork (Opération de réseau).

PABX: Private Automatic Branch eXchange. (Autocommutateur de téléphonie privée).


QoS: Qualite of Service (Qualité de service).

RAS: Remote Access Server (Serveur d’accès distant).

RNIS: Réseau Numérique à Intégration de Services


RR : Receiver Report (Rapport du récepteur).

RSVP: Resource reSerVation setup Protocol (Protocole de réservation des ressources).

RTC : Réseau Téléphonique Commuté

RTCP: Real-time Transport Control Protocol (Protocole de contrôle de transport temps réel).

RTP: Real-time Transport Protocol (Protocole de transport temps réel).

SAP: Session Announcement Protocol (Protocole d'annonce de session).

SB-MICDA: Modulation et Codage Différentiel Adaptatif à Sous-Bandes

SDES: Source Description (Description de la source).

SDP: Session Description Protocole (Protocole de description de session).

SG: Signaling Gateway (Passerelle de signalisation).

SIGTRAN: SIGnaling TRANsmission (Transmission de signalization).

SIP: Session Initiation Protocol (Protocole d’initiation de session).

SR: Sender Report (Rapport d’émetteur).

SSRC: Synchronization Source (Identificateur de source de synchronisation)

TCP: Transmission Control Protocol (Protocole de contrôle de transmission).

TTY: Text TeletYpe (Téléscripteur).

UAC: User Agent Client (Client agent utilisateur).

UAS : User Agent Server (Client agent serveur).

UDP: User Datagram Protocol (Protocole de datagramme d’utilisateur).

UIT: Union Internationale des Télécommunications.


VoIP: Voice over IP (Voix sur IP).

WiFi: Wireless Fidelity (Fédilité sans fil).

Wimax: Worldwide interoperability for microwave access. (L'interopérabilité mondiale pour


l'accès micro-ondes)
Introduction
générale
Introduction générale

Introduction générale

Depuis quelques années, la technologie VoIP (voix sur IP) commence à intéresser les
entreprises, surtout celles de service comme les centres d’appels. La migration des entreprises
vers ce genre de technologie n’est pas pour rien, le but est principalement de minimiser le
coût des communications, de configuration et d’assistance.

C’est une sous-estimation pour dire que la VoIP est populaire puisqu’elle a une
dominance commandante dans l’industrie des télécommunications. La grande transitoire dans
la popularité est due à sa rentabilité et flexibilité sur les marchés des consommateurs
d’entreprise. VoIP exige seulement un raccordement à large bande pour une communication
locale ou longue distance sur les réseaux IP, elle supporte également des dispositifs de la
téléphonie traditionnelle avec un coût moins cher aux consommateurs.

Aujourd’hui, la VoIP est devenue une des technologies les plus employées dans un
aspect globale, comme elle présente un développement extraordinaire de son utilisation dans
les maisons et les organisations. Jusqu’ici, une série de logiciels de communications VoIP ont
déjà en service dans le marché, tel que Skype, AIM, Windows live Messenger, Yahoo
Messenger, Jabber et Google Talk.

La voix sur IP est la transmission d’une conversation vocale sur un réseau IP c’est-à-
dire sur un réseau de données par opposition à une transmission sur les réseaux téléphoniques
classiques ou commutés. Ce travail a pour but d’étudier cette technologie d’une façon
générale et d’évaluer les paramètres de sa qualité de service à travers une simulation à l’aide
du simulateur réseau : OPNET Modeler 14.5.

Ce mémoire est divisé en trois chapitres, le premier chapitre sera consacré à une étude
générale de la voix sur IP, il présente la partie théorique.

Le deuxième chapitre aura le but de présenter le simulateur OPNET en détaillant le


fonctionnement de ces interfaces, ainsi que la description des différents scénarios de
simulations avec l’explication de la méthode de travail suivie.

Le dernier chapitre présente les résultats obtenus à partir des simulations de plusieurs
scénarios décrites dans le deuxième chapitre.

1
Chapitre 1 :
Etude générale de la voix
sur IP
Etude générale de la Voix sur IP

I. Introduction :
VoIP est un terme qui regroupe l'ensemble des protocoles internet destinés à la
transmission des signaux sonores à travers un réseau basé sur des adresses IP. De plus, il
permet l'extension de l'internet au réseau servant aux communications téléphoniques
traditionnelles.
Le but de ce chapitre est d‘étudier cette technologie en détaillant son architecture, son
fonctionnement, ses protocoles de synchronisation et de transport ainsi que ses avantages et
ses inconvénients.

II. Présentation de la voix sur IP :


II.1. Définition de la VoIP:
La voix sur IP (VoIP ou Voice over Internet Protocol) consiste à transmettre une
conversation vocale sur un réseau au protocole IP (Internet Protocol) c'est à dire sur un réseau
de données par opposition à une transmission sur le réseau téléphonique classique ou réseau
téléphonique commuté (RTC).
IP présente la caractéristique de transporter des données sous forme de paquets. La voix
est donc digitalisée, compressée, envoyée par paquets de données sur le réseau conformément
au protocole IP. Les données reçues sont décompressées et converties en voix audible.
Tous types de réseau IP peuvent donc être utilisés, réseaux privés ou réseau internet
public, ainsi que tous types d’accès au réseau, Frame Relay, ATM, sans fil, fibre… [2]

II.2. Architecture de la VoIP :


L’architecture générale de la voix sur IP en entreprise est présentée dans la figure I.1.

Figure I.1 : Architecture de la VoIP

2
Etude générale de la Voix sur IP

Le schéma illustré dans la figure I.1, décrit de façon générale la topologie d'un réseau de
voix sur IP. Elle comprend des terminaux, un serveur de communication et une passerelle vers
les autres réseaux. Chaque norme a ensuite ses propres caractéristiques pour garantir une plus
ou moins grande qualité de service. L'intelligence du réseau est aussi déportée soit sur les
terminaux, soit sur le Gatekeeper (contrôleur de communication). On retrouve les éléments
communs suivants :
Le routeur : Il permet d'aiguiller les données et le routage des paquets entre deux
réseaux. Certains routeurs, comme les Cisco 2600, permettent de simuler un gatekeeper grâce
à l'ajout de cartes spécialisées supportant les protocoles VoIP.

Le PABX : C'est le commutateur du réseau téléphonique classique. Il permet de faire le


lien entre la passerelle ou le routeur et le réseau RTC. Une mise à jour du PABX est aussi
nécessaire. Si tout le réseau devient IP, il n'y a plus besoin de ce matériel [3].

Terminaux : Ce sont les équipements de traitement destinés aux utilisateurs, leur


permettant d’émettre et de recevoir des appels. Deux terminaux doivent au minimum être
présents pour qu’une communication ait lieu.

Gatekeeper, ou garde-barrière : C’est l’équipement permettant la localisation des


utilisateurs. Ces derniers peuvent s’identifier entre eux par des noms, auxquels il faut attribuer
l’adresse IP correspondante dans le réseau ou, si l’appelé n’est pas situé dans un réseau IP, la
localisation de l’entité intermédiaire à joindre pour l’appel. Outre cette fonction primordiale,
un gatekeeper remplit tout un ensemble de fonctions complémentaires de gestion et de
contrôle des communications, certaines étant indispensables et d’autres facultatives.

Gateway, ou passerelle : C’est l’équipement permettant à des utilisateurs du réseau IP


de joindre les utilisateurs qui sont actifs sur d’autres types de réseaux téléphoniques, RTC,
RNIS ou ATM. On peut avoir autant de passerelles différentes que nécessaire, suivant la
nature des réseaux non-IP à interconnecter [4].

II.3. Fonctionnement de la VoIP :


Le principe de la voix sur IP est la numérisation de la voix, c'est-à-dire le passage d'un
signal analogique à un signal numérique. Celui-ci est compressé en fonction des codecs
choisis, cette compression a comme but de réduire la quantité d'information qui est transmise

3
Etude générale de la Voix sur IP

sur le réseau. Le signal obtenu est découpé en paquets, à chaque paquet on ajoute les en-têtes
propres au réseau (IP, UDP, RTP....) et pour finir, il est envoyé sur le réseau.
A l'arrivée, les paquets transmis sont réassemblés en supprimant d'abord les en-têtes. La
donnée ainsi obtenue est décompressée puis convertie en signal analogique afin que
l'utilisateur puisse écouter le message d'origine.
La technologie de la voix sur IP nous présente une architecture découpée en 8 grandes
étapes comme le montre la figure I.2.

Figure I.2 : Les huit étapes de fonctionnement de la VoIP

II.3.1. Acquisition du signal :


La première étape consiste naturellement à capter la voix à l’aide d’un micro, qu’il
s’agisse de celui d’un téléphone ou d’un micro-casque. Ce signal est de type continu ou
analogique.

II.3.2. Numérisation :
La voix passe alors dans un convertisseur analogique numérique qui réalise deux tâches
distinctes :
• l’échantillonnage du signal sonore, c’est-à-dire un prélèvement périodique de ce
signal ;

4
Etude générale de la Voix sur IP

• la quantification, qui consiste à affecter une valeur numérique (en binaire) à


chaque échantillon. Plus les échantillons sont codés sur un nombre de bits
important, meilleure sera la qualité (on parle de “résolution”) de la conversion.
Généralement, la voix est échantillonnée à 8 kHz et chaque échantillon est codé sur
8 bits, ce qui donne un débit de 64 kbit/s (norme G711).

II.3.3. Compression :
Le signal une fois numérisé peut être traité par un DSP (Digital Signal Processor) qui
va le compresser, c’est-à-dire réduire la quantité d’informations (bits) nécessaire pour
l’exprimer. Plusieurs normes de COmpression / DECompression (Codecs) sont utilisées pour
la voix.
L’avantage de la compression est de réduire la bande passante nécessaire pour
transmettre le signal. Mais ce gain peut se faire au détriment de la qualité sonore.
Celle-ci peut être mesurée sur une échelle allant de 1 à 5, appelée échelle MOS (Mean
Opinion Score). Un score MOS est une mesure subjective réalisée grâce à une étude auprès
d’un panel d’individus. L’échelle varie de 1 à 5 où 5 (score théorique) désigne une qualité
parfaite.
Parmi les principaux codecs décrits par l’UIT (Union Internationale des
Télécommunications), on peut citer :

• G711 : compresse le signal à un débit de 64 kbit/s. Cette norme, largement supplantée


par les suivantes, continue néanmoins à servir de référence en termes de fidélité au
signal. (score MOS de 4,2)
• G722 : Cette norme, connue également sous l’appellation SB-MICDA (Modulation et
Codage Différentiel Adaptatif à Sous-Bandes), propose trois niveaux de débits : 64,
56, ou 48 kbit/s. Ses principaux avantages sont de coder le spectre sonore jusqu’à
7000 Hz et d’être très rapide (délai algorithmique de 1,5 ms). Son score en 64 kbit/s
est de 4.
• G723.1 : Il s’agit d’une norme particulièrement adaptée aux transmissions bas débits
puisqu’elle fonctionne à 6,4 kbit/s ou 5,3 kbit/s. La contrepartie est une moindre
qualité (scores MOS respectivement de 3,9 et 3,7).
• G729 : Avec les normes de la famille G723, G729 est le codec le plus utilisé pour la
VoIP. Il fonctionne à un débit de 8 kbit/s et obtient un score MOS de 4.0, ce qui

5
Etude générale de la Voix sur IP

correspond à la qualité téléphonique. Comme G723.1, il ne permet pas la transmission


des signaux fax ou fréquences vocales (DTMF, Dual Tone Multi Frequency).

Figure I.3 : Echelle MOS des différents codecs

II.3.4. Habillage des en-têtes :


Les données “brutes” qui sortent du DSP doivent encore être enrichies en informations
avant d’être converties en paquets de données à expédier sur le réseau. Trois “couches”
superposées sont utilisées pour cet habillage :
• IP : La couche IP correspond à l’assemblage des données en paquets. Chaque paquet
commence par un en-tête indiquant le type de trafic concerné, ici du trafic UDP.
• UDP : La deuxième couche, UDP, consiste à formater très simplement les paquets. Si
l’on restait à ce stade, leur transmission serait non fiable : UDP ne garantit ni le bon
acheminement des paquets, ni leur ordre d’arrivée.
• RTP (Real Time Protocol) / RTCP (Real Time Control Protocol): Pour pallier
l’absence de fiabilité d’UDP, un formatage RTP est appliqué de surcroît aux paquets.
Il consiste à ajouter des en-têtes d’horodatage et de synchronisation pour s’assurer du
réassemblage des paquets dans le bon ordre à la réception. RTP est souvent renforcé
par RTCP qui comporte, en plus, des informations sur la qualité de la transmission et
l’identité des participants à la conversation.

6
Etude générale de la Voix sur IP

II.3.5. Emission et transport :


Les paquets sont acheminés depuis le point d’émission pour atteindre le point de
réception sans qu’un chemin précis soit réservé pour leur transport. Ils vont transiter sur le
réseau (réseau local, réseau étendu voire Internet) en fonction des ressources disponibles et
arriver à destination dans un ordre indéterminé.

II.3.6. Réception :
Lorsque les paquets arrivent à destination, il est essentiel de les replacer dans le bon
ordre et assez rapidement. Faute de quoi une dégradation de la voix se fera sentir.

II.3.7. Conversion numérique analogique :


La conversion numérique analogique est l’étape réciproque de l’étape 2, qui permet de
transformer les données reçues sous forme de série discrète en un signal électrique “continu”.

II.3.8. Restitution :
Dès lors, la voix peut être retranscrite par le haut-parleur du casque, du combiné
téléphonique ou de l’ordinateur [5].

III. Protocoles de la voix sur IP :


La voix sur IP nécessite l’utilisation des protocoles pour la signalisation et le transport
des données y compris H.323, SIP, MGCP, RTP et RTCP qu’on va les détailler dans cette
partie, ainsi que des protocoles complémentaires comme :

§ RSVP (Resource reSerVation Protocol) qui autorise pour les flux multimédia, une
réservation de ressources réseau de bout en bout. Ce protocole permet la cohabitation
des flux multimédia et des flux sporadiques non prioritaires ;
§ MPPP (Multilink Point to Point Protocol) qui assure la segmentation des paquets
longs en petits paquets et autorise le multiplexage de ces paquets avec des paquets
temps réel [6].

7
Etude générale de la Voix sur IP

III.1. Protocoles de transport:


Nous décrivons deux protocoles de transport utilisés dans la voix sur IP à savoir l’RTP
et le RTCP.
III.1.1. Protocole RTP :
III.1.1.1. Fonctions de RTP :
RTP est un protocole qui a été développé par l'IETF afin de faciliter le transport temps
réel de bout en bout des flux de données, audio et vidéo sur les réseaux IP, c'est à dire sur les
réseaux de paquets. RTP est un protocole qui se situe au niveau de l'application et qui utilise
les protocoles sous-jacents de transport TCP ou UDP. Mais l'utilisation de RTP se fait
généralement au-dessus d’UDP ce qui permet d'atteindre plus facilement le temps réel. Les
applications temps réels comme la parole numérique ou la visioconférence constitue un
véritable problème pour l’internet. Qui dit application temps réel, dit présence d'une certaine
qualité de service (QoS) que RTP ne garantit pas du fait qu'il fonctionne au niveau Applicatif.
De plus, RTP est un protocole qui se trouve dans un environnement multipoint, donc on peut
dire que RTP possède à sa charge, la gestion du temps réel, mais aussi l'administration de la
session multipoint.

RTP est un protocole adapté aux applications présentant des propriétés temps réel. Il
permet ainsi de :
• Reconstituer la base de temps des flux (horodatage des paquets : possibilité de
resynchronisation des flux par le récepteur) ;
• Mettre en place un séquencement des paquets par une numérotation afin de permettre
la détection des paquets perdus. Ceci est un point primordial dans la reconstitution des
données. Mais il faut savoir quand même que la perte d'un paquet n'est pas un gros
problème si les paquets ne sont pas perdus en trop grand nombre. Cependant il est très
important de savoir quel est le paquet qui a été perdu afin de pouvoir pallier à cette
perte. Et ce par le remplacement par un paquet qui se compose d'une synthèse des
paquets précédant et suivant ;
• Identifier le contenu des données pour leurs associer un transport sécurisé ;
• L'identification de la source c'est à dire l'identification de l'expéditeur du paquet. Dans
un multicast, l'identité de la source doit être connue et déterminée ;
• Transporter les applications audio et vidéo dans des trames (avec des dimensions qui
sont dépendantes des codecs qui effectuent la numérisation). Ces trames sont incluses

8
Etude générale de la Voix sur IP

dans des paquets afin d'être transportées et doivent de ce fait être récupérées
facilement au moment de la phase de dépaquétisation afin que l'application soit
décodée correctement.

III.1.1.2. En-tête RTP :


L’en-tête d'un paquet RTP est obligatoirement constitué de 16 octets. Cet en-tête

précède le "Payload" qui représente les données utiles.

Figure I.4 : En-tête RTP

V : Ce champ permet d’indiquer la version de RTP.


P : Ce bit indique s’il est à 1 que les données possèdent une partie de bourrage.
X : Ce bit spécifie, s’il est à 1, que l'en-tête est suivi d'un en-tête supplémentaire.
CC : Ce champ représente le nombre de CSRC qui suit l'en-tête.
M : Ce bit définit que l'interprétation de la Marque est par un profil d'application.
PT : Ce champ identifie le type du payload (audio, vidéo, image, texte, html, etc.).
Numéro de séquence : Ce champ représente le numéro d'ordre d'émission des paquets. Sa
valeur initiale est aléatoire et il s'incrémente de 1 à chaque paquet envoyé, il peut servir à
détecter des paquets perdus.
Timestamp : Ce champ horodatage représente l'horloge système ou l'horloge
d'échantillonnage de l'émetteur. Elle doit être monotone et linéaire pour assurer la
synchronisation des flux.
SSRC : ce champ identifie de manière unique la source de synchronisation, sa valeur est
choisie de manière aléatoire par l'application.
CSRC : Ce champ identifie les sources de contribution. La liste des participants ayant leur
contribution (audio, vidéo) aux donnée du paquet [3].

9
Etude générale de la Voix sur IP

III.1.1.3. Avantage et inconvénient de RTP :


Le protocole RTP permet de reconstituer la base de temps des différents flux
multimédia (audio, vidéo, etc.); de détecter les pertes de paquets; et d’identifier le contenu des
paquets pour leur transmission sécurisée.
Par contre, il ne permet pas de réserver des ressources dans le réseau ou d’apporter une
fiabilité dans le réseau. Ainsi il ne garantit pas le délai de livraison.
III.1.2. Protocole RTCP :
III.1.2.1. Fonctions de RTCP :
Le protocole RTCP est fondé sur la transmission périodique des paquets de contrôle à
tous les participants d'une session. C'est le protocole UDP (par exemple) qui permet le
multiplexage des paquets de données RTP et des paquets de contrôle RTCP.
Le protocole RTP utilise le protocole RTCP, Real-time Transport Control Protocol, qui
transporte les informations supplémentaires pour la gestion de la session. Les récepteurs
utilisent RTCP pour renvoyer vers les émetteurs un rapport sur la QoS.
Ces rapports comprennent le nombre de paquets perdus, le paramètre indiquant la
variance d'une distribution (plus communément appelé la gigue : c'est à dire les paquets qui
arrivent régulièrement ou irrégulièrement) et le délai aller-retour. Ces informations permettent
à la source de s'adapter, par exemple, de modifier le niveau de compression pour maintenir
une QoS.

Les principales fonctions qu’offre le protocole RTCP sont les suivants :


• Une synchronisation supplémentaire entre les médias : Les applications
multimédia sont souvent transportées par des flots distincts. Par exemple, la voix,
l'image ou même des applications numérisées sur plusieurs niveaux hiérarchiques
peuvent voir les flots gérés et suivre des différents chemins.
• L'identification des participants à une session : En effet, les paquets RTCP
contiennent des informations d'adresses, comme l'adresse d'un message électronique,
un numéro de téléphone ou le nom d'un participant à une conférence téléphonique.
• Le contrôle de la session : En effet le protocole RTCP permet aux participants
d'indiquer leur départ d'une conférence téléphonique (paquet Bye de RTCP) ou
simplement de fournir une indication sur leur comportement.

Le protocole RTCP demande aux participants de la session d'envoyer périodiquement


les informations citées ci-dessus. La périodicité est calculée en fonction du nombre de

10
Etude générale de la Voix sur IP

participants de l'application. On peut dire que les paquets RTP ne transportent que les données
des utilisateurs. Tandis que les paquets RTCP ne transportent en temps réel, que de la
supervision.

On peut détailler les paquets de supervision en 5 types:


Ø SR (Sender Report) : Ce rapport regroupe des statistiques concernant la transmission
(pourcentage de perte, nombre cumulé de paquets perdus, variation de délai (gigue),
etc.). Ces rapports sont issus d'émetteurs actifs d'une session.
Ø RR (Receiver Report) : Ensemble de statistiques portant sur la communication entre
les participants. Ces rapports sont issus des récepteurs d'une session.
Ø SDES (Source Description) : Carte de visite de la source (nom, e-mail, localisation).
Ø BYE : Message de fin de participation à une session.
Ø APP : Fonctions spécifiques à une application [8].

III.1.2.2. En-tête RTCP :

Figure I.5 : en-tête RTCP

V : Ce champ, codé sur 2 bits, permet d'indiquer la version de RTP, qui est la même que dans
les paquets RTCP. Actuellement, V=2.
P : Ce bit indique, S’il est à 1, que les données possèdent une partie de bourrage.
RC : Ce champ, basé sur 5 bits, indique le nombre de blocs de rapport de réception contenus
en ce paquet. Une valeur de zéro est valide.
PT : Ce champ est fixé à 200 pour identifier ce datagramme RTCP comme SR.
Longueur : Ce champ de 2 octets, représente la longueur de ce paquet RTCP incluant l'en-
tête et le bourrage.
SSRC: Ce champ, représente l'identification de la source pour le créateur de ce paquet SR [3].

11
Etude générale de la Voix sur IP

III.1.2.3. Avantage et inconvénient de RTCP :


Le protocole RTCP est adapté pour la transmission de données temps réel. Il permet
d’effectuer un contrôle permanant sur une session et ces participants. Par contre il fonctionne
en stratégie bout à bout. Et il ne peut pas contrôler l'élément principal de la communication
« le réseau » [8].
III.2. Protocoles de signalisation:
Il existe plusieurs protocoles qui peuvent supporter la voix sur IP tel que le H.323, SIP
et MGCP. Les deux protocoles les plus utilisés actuellement dans les solutions VoIP présentes
sur le marché sont le H.323 et le SIP.
III.2.1. La norme H.323 de l’UIT :
III.2.1.1. Architecture H.323 :
La recommandation H.323 définit un modèle architectural pour assurer le transport de la
voix sur un réseau en mode paquets de type IP, c’est-à-dire sans qualité de service.
L’architecture H.323 comprend diverses fonctionnalités (ou éléments) représentées dans la
figure I.6.

Figure I.6 : Architecture matérielle d’une zone H.323

Les terminaux H.323 sont raccordés directement au LAN IP. Ils ont la capacité
d’établir des communications voix, vidéo et/ou données en temps réel avec tout terminal de la
zone H.323 ou non en mode point à point, multipoint ou diffusion. L’appel est réalisé selon le
protocole Q.931 (protocole D du RNIS). Les protocoles mis en œuvre par un terminal H.323
sont :
• H.225 ou RAS (Registration Admission Status), ce protocole gère l’enregistrement
auprès d’une passerelle (Registration), réalise une demande de ressource auprès du

12
Etude générale de la Voix sur IP

Gatekeeper (Admission et Status). Il est également chargé de la signalisation et de


l’établissement d’un appel (sous-ensemble du protocole Q.931 du RNIS) ;
• H.245, ce protocole permet aux terminaux d’échanger leurs capacités audio/vidéo
(codecs supportés, nombre de canaux possibles, modes de conférence acceptés...) et de
négocier les canaux logiques de dialogue ;
• T.120, protocole optionnel qui gère l’échange de données entre terminaux H.323.

La passerelle H.323 ou Gateway assure l’interface avec une entité H.323 et une entité
non H.323 comme les réseaux RNIS (H.320) ou ATM (H.321), la conversion de signalisation
H.225/Q.931, l’adaptation des supports et des débits. Chaque passerelle H.323 connaît les
numéros E.164 (numéros de téléphone) qui lui sont rattachés, elle dispose en mémoire d’une
table de correspondance qui associe à un numéro E.164 une adresse IP, un email ou un alias.
Si le réseau est important, la maintenance des tables peut devenir vite impossible. Ce
problème trouve sa solution par l’emploi d’un Gatekeeper (garde barrière) qui va centraliser
les tables de conversion d’adresses. Chaque Gateway vient s’enregistrer sur son Gatekeeper et
lui déclare toutes ses adresses E.164. Lorsqu’une passerelle doit établir un appel, elle
s’adresse au Gatekeeper qui lui fournit l’adresse IP de la passerelle destination.

Le garde barrière H.323 ou Gatekepeer, système optionnel de gestion des


communications établies par les entités H.323 fournit les services :
• Translation d’adresses (alias, email, E.164...) ;
• Contrôle des droits des utilisateurs (rejet éventuel d’appel) ;
• Gestion de la bande passante ;
• Gestion de la passerelle H.323 (management de la zone) ;
• Journalisation des appels.

Enfin, le MCU (Multipoint Control Unit) aussi optionnel gère l’établissement, le


mixage et la diffusion des conférences (contrôle des liaisons multipoints en multicast).

III.2.1.2. Pile protocolaire H.323 :


La figure I.7 décrit la pile protocolaire H.323. La voix est transportée en mode
datagramme sur UDP tandis que la signalisation est transportée en mode connecté sur TCP.
Les spécifications H.323 correspondent aux niveaux session et supérieurs du modèle de

13
Etude générale de la Voix sur IP

référence, cette approche assure l’interopérabilité des systèmes quel que soit le réseau de
transport utilisé [6].

Figure I.7 : La pile protocolaire H.323

Exemple de scénario d’une communication complète :


Une communication complète inclut l’ensemble des messages envoyés pour initier,
établir et terminer une communication entre deux correspondants.
On considère une zone H.323 (il y a donc présence d’un gatekeeper pour le contrôle
d’admission des terminaux). On suppose que la signalisation se fait en mode direct (seuls les
messages de signalisation RAS sont routés vers le gatekeeper). On suppose également que ces
terminaux se sont préalablement enregistrés auprès du gatekeeper et qu’ils dépendent tous
deux d’un même gatekeeper (la localisation n’est donc pas à entreprendre).

14
Etude générale de la Voix sur IP

Figure I.8 : Scénario complet d’une communication H.323

15
Etude générale de la Voix sur IP

La figure I.8 illustre un exemple de communication complète entre deux terminaux


H.323. Les étapes successives qui caractérisent cet échange sont les suivantes :
1. Connexion (protocole H.225.0). Avant de contacter son correspondant, l’appelant
s’assure d’être autorisé à émettre cet appel auprès du gatekeeper (RAS), puis envoie sa
requête au terminal appelé (Q.931). Celui-ci s’assure à son tour auprès du gatekeeper
d’avoir le droit d’effectuer cette communication (RAS). Pour les deux correspondants,
on considère le cas où l’appel est autorisé pour pouvoir poursuivre. Dès que le
terminal appelé reçoit la permission, il envoie des messages alertant l’appelant de sa
disponibilité (Q.931) et lui confirmant que la connexion peut être débuté (Q.931).
2. Négociation des paramètres et ouverture du canal de contrôle (protocole H.245.0).
Commence un échange réciproque de messages pour déterminer les paramètres à
mettre en place lors de la communication (H.245). À ce stade, il serait possible de
négocier, par exemple, le choix des flux désirés (voix, vidéo ou les deux), le choix des
codecs ainsi que les débits souhaités. Le canal de signalisation de contrôle est ainsi
ouvert.
3. Début de la communication (RTP/RTCP). La communication audio et vidéo peut
commencer en laissant transiter les médias.
4. Fermeture des canaux de signalisation. Lorsqu’un correspondant met fin à l’appel (en
raccrochant son combiné, par exemple), la communication est clôturée par un message
de signalisation fermant le canal Q.931. Ensuite, chacun des intervenants indique au
gatekeeper la terminaison de l’appel, ce qui permet à ce dernier de déterminer la durée
de l’appel à des fins de statistiques, journalisation ou facturation ou d’allouer la bande
passante libérée à d’autres appels [4].
III.2.1.3. Avantages et inconvénients :
Les principaux bénéfices qu'apporte la norme H.323 sont les suivants :
ü Codec standard : H.323 établit des standards pour la compression et la
décompression des flux audio et vidéo. Ceci assure que des équipements provenant de
fabricants différents ont une base commune de dialogue.
ü Interopérabilité : Les utilisateurs veulent pouvoir dialoguer sans avoir à se soucier de
la compatibilité du terminal destinataire. En plus d'assurer que le destinataire est en
mesure de décompresser l'information, H.323 établit des méthodes communes
d'établissement et de contrôle d'appel.
ü Indépendance vis à vis du réseau : H.323 est conçu pour fonctionner sur tout type
d'architecture réseau. Comme les technologies évoluent et les techniques de gestion de

16
Etude générale de la Voix sur IP

la bande passante s'améliorent, les solutions basées sur H.323 seront capables de
bénéficier de ces améliorations futures.
ü Indépendance vis à vis des plates-formes et des applications : H.323 n'est lié à
aucun équipement ou système d'exploitation.
ü Support multipoint : H.323 supporte des conférences entre trois points terminaux ou
plus sans nécessiter de la présence d'une unité de contrôle spécialisée.
ü Gestion de la bande passante : Le trafic audio et vidéo est un grand consommateur
de ressources réseau. Afin d'éviter que ces flux ne congestionnent le réseau, H.323
permet une gestion de la bande passante à disposition. En particulier, le gestionnaire
du réseau peut limiter le nombre simultané de connexions H.323 sur son réseau ou
limiter la largeur de bande à disposition de chaque connexion. De telles limites
permettent de garantir que le trafic important ne soit pas interrompu.
ü Support multicast : H.323 supporte le multicast dans les conférences multipoints.
Multicast envoie chaque paquet vers un sous-ensemble des destinataires sans
réplication, permettant une utilisation optimale du réseau.

A l'heure actuelle, le standard de fait pour les systèmes de téléphonie sur IP est la norme
H.323 de l'UIT. Indispensable pour permettre un minimum l'interopérabilité entre
équipements de fournisseurs différents, ce standard présente toutefois les inconvénients
suivants :
ü Protocole complexe, créé initialement pour les conférences multimédia et qui
incorpore des mécanismes superflus dans un contexte purement téléphonique. Ceci a
notamment des incidences au niveau des terminaux H.323 (téléphones IP, par
exemple) qui nécessitent de ce fait une capacité mémoire et un traitement sans
incidence au niveau de leur coût.
ü Comprend de nombreuses options susceptibles d'être implémentées de façon
différentes par les constructeurs et donc de poser des problèmes d'interopérabilité ou
de plus petit dénominateur commun (dans le choix du codec, par exemple). D'autre
part, comme le seul codec obligatoire est le codec G.711 (64 Kbits/s) et que le support
des autres codecs plus efficaces est optionnel, l'interopérabilité entre produits
provenant de constructeurs différents ne signifie pas qu'ils feront un usage optimal de
la bande passante. En effet, dans le cas où les codecs à bas débits sont différents, le
transport de la voix se fera à 64 Kbits/s, ce qui, en terme de bande passante, ne
présente guère d'avantages par rapport à un système téléphonique classique [3].

17
Etude générale de la Voix sur IP

III.2.2. Le protocole SIP de l’IETF :


Actuellement la plupart des solutions développées utilisent la signalisation H.323
d’origine UIT-T. Développé au sein du groupe de travail MMUSIC (Multiparty Multimedia
SessIon Control) de l’IETF, le protocole SIP (Session Initiation Protocol) beaucoup simple
que H.323 pourrait, à terme, remplacer H.323. Les messages SIP sont au format texte, ce qui
confère au protocole une grande évolutivité. La figure I.9 illustre l’architecture SIP.

Figure I.9: Architecture protocolaire SIP.

RSVP : Réservation des ressources réseaux sur IP avec une excellente qualité de service.
RTP : Transport des informations en temps réel avec une excellente QoS.
RTCP : Assure le contrôle de flux des données multimédia.
SDP (Session Description Protocol) : Décrit les sessions multimédia [8].

À l’instar d’H.323, SIP s’appuie sur les protocoles temps réel (RTP et RTCP), il peut
éventuellement utiliser RSVP pour obtenir une certaine qualité de service sur le réseau. Le
protocole SAP (Session Announcement Protocol) informe de l’ouverture d’une session
multimédia en mode multicast ou non et le protocole SDP (Session Description Protocol)
fournit la description des sessions multimédia.

III.2.2.1. Clients et serveurs SIP :


Basé sur le modèle client-serveur, SIP distingue 2 types d’agent : les clients et les
serveurs.

18
Etude générale de la Voix sur IP

Les clients ou UAC (User Agent Client) sont les équipements à l’origine des appels SIP
(téléphone IP) ou des passerelles voix. Les passerelles voix SIP ont les mêmes fonctionnalités
que les passerelles H323.
Les agents serveurs (UAS, User Agent Server) sont des équipements classiques (Serveur
NT...) qui regroupent les services offerts par SIP. Ce sont :
o les serveurs d’enregistrement utilisés pour la localisation des utilisateurs (Registar).
Les serveurs d’enregistrement contiennent toutes les caractéristiques des agents SIP
autres que les passerelles ;
o les serveurs de délégation (Proxy Server) qui gèrent les clients SIP, reçoivent et
transmettent les requêtes au serveur suivant (next-hop server). Le SIP Proxy a un rôle
similaire au Gatekeeper d’H.323. Un SIP Proxy peut interroger un SIP Registar ou un
DNS pour acquérir les informations d’acheminement, de la signalisation et des
communications ;
o les serveurs de redirection (Redirect Server) qui sur requête transmettent l’adresse du
« nexthop server » à l’agent client.
III.2.2.2. Messages SIP :
Les messages SIP sont de deux types, les requêtes et les réponses. Les primitives de
requêtes sont :
ü REGISTER, ce message est émis par un agent pour informer un serveur SIP Registar
sur sa localisation. Le client fournit une adresse du type Nom@Domaine ;
ü INVITE, message d’ouverture de session, émis par un UAC. Ce message peut être
transmis directement à l’agent appelé ou à un serveur Proxy pour l’acheminement ;
ü BYE, émis par tout agent client pour mettre fin à une session en cours ;
ü CANCEL annule une session, ne peut être utilisé que pendant la phase d’ouverture ;
ü ACK acquitte un message INVITE et établit la session d’échange ;
ü OPTIONS, message d’obtention des capacités (caractéristiques) d’un terminal,
similaire à H.245.
Les messages de réponse sont aussi au nombre de 6, ce sont :
ü INFORMATIONAL, simple message de service ;
ü SUCCESSFULL, message indiquant que l’action a été menée à bien (succès)...
ü REDIRECTION, une autre action doit être conduite pour valider la requête ;
ü CLIENT FAILURE, message signalant une erreur de syntaxe, la requête ne peut être
traitée ;
ü SERVER FAILURE, message signalant une erreur sur un agent serveur,

19
Etude générale de la Voix sur IP

ü GLOBAL FAILURE, erreur générale, la requête ne peut être traitée par aucun serveur.

Les messages de réponse comportent un code d’état, dont les principaux sont listés dans
le tableau I.1.

Type de message code d’état appellation commentaires éventuels


100 Trying Appel pris en compte
INFORMATIONAL 180 Ringing Retour de sonnerie
188 Queued Mise en attente
Signale que l’appelé a
SUCCESSFUL 200 OK
décroché
301 Moved permanently Rediriger l’appel vers cette
REDIRECTION nouvelle position
305 Use proxy server Transiter par ce proxy
400 Bad request Emis quand un serveur
401 Unauthorised reçoit une requête pour lui-
CLIENT FAILURE 420 Bad extension même
483 Loop Detected
485 Address incomplete
500 Interna Server Error
SERVER FAILURE
504 Gateway timeout
Emis quand l’appelé ne
600 Busy
GLOBAL FAILURE désire pas établir de
603 Decline
communication

Tableau I.1 : Codes d’état des messages de réponse SIP

III.2.2.3. Exemple de communication SIP :


La figure I.10 illustre un appel SIP vers un utilisateur qui s’est déplacé. Le client
appelant envoie une requête INVITE au serveur proxy auquel il est relié. Ce message contient
l’adresse connue du destinataire. Le Proxy Server interroge le Location Server (DNS, LDAP
ou autre) qui lui fournit la nouvelle adresse, le Proxy redirige la requête vers la nouvelle
adresse de l’appelé (INVITE). Le poste appelé sonne et le poste appelant reçoit un message de
retour de sonnerie (SIP 180). L’appelé décroche signifiant ainsi son acceptation de la
communication, le système émet alors un message SIP 200 (OK). L’appelant acquitte le
message d’acceptation.

20
Etude générale de la Voix sur IP

Figure I.10 : Ouverture d’une communication en mode proxy

Sans Server Proxy, l’appelant se serait adressé à un Redirect Server, celui-ci consulte le
Location Server et envoie à l’appelant la nouvelle adresse dans un message SIP 302 (moved
temporarily) ou SIP 301 (moved permanently). L’appelant émet alors une requête INVITE
directement à l’appelé [6].
III.2.2.4. Avantages et inconvénients de SIP :
Ouvert, standard, simple et flexible sont les principales atouts du protocole SIP, voilà en
détails ces différents avantages :
Ø Ouvert : les protocoles et les documents officiels sont détaillés et accessibles à tous
en téléchargement.
Ø Standard : l'IETF a normalisé le protocole et son évolution continue par la création
ou l'évolution d'autres protocoles qui fonctionnent avec SIP.
Ø Simple : SIP est simple et très similaire à http.
Ø Flexible : SIP est également utilisé pour tout type de sessions multimédia (voix,
vidéo, mais aussi musique, réalité virtuelle, etc.).

Par contre une mauvaise implémentation ou une implémentation incomplète du


protocole SIP dans les User Agents peut perturber le fonctionnement ou générer du trafic

21
Etude générale de la Voix sur IP

superflu sur le réseau. Un autre inconvénient est le faible nombre d'utilisateurs : SIP est
encore peu connu et utilisé par le grand public, n'ayant pas atteint une masse critique, il ne
bénéficie pas de l'effet réseau.

III.2.3. Le protocole MGCP:


Un autre protocole entre en compétition, le MGCP (Media Gateway Control Protocol)
encore plus simple, il centralise « l’intelligence » et peut donc être intégré à des terminaux
peu intelligents (clients légers).
MGCP définit plusieurs entités. La passerelle de signalisation (SG, Signalling Gateway)
assure la mise en relation de la signalisation du réseau téléphonique traditionnel, généralement
SS7, avec la signalisation utilisée dans le réseau en mode paquet. La passerelle média (MG,
Media Gateway) réalise la paquétisation des signaux voix. Enfin, le contrôleur de passerelle
média (MGC, Media Gateway Controller), cœur du système, pilote les différentes passerelles
[6].
III.2.3.1. Architecture de MGCP :

MGCP est un système centralisé composé :

• d'un contrôleur, qui rappelle par sa fonction un ancien standard téléphonique, appelé
Media Gateway Controller, MGC ou plus familièrement soft-switch ;

• d'au moins une passerelle multimédia (MG, Media Gateway), qui se charge de convertir
les échantillons de voix et vidéo entre circuits téléphoniques et paquets réseau ;
• d'au moins une passerelle de signalisation (Signaling gateway, SG).

Le contrôleur (MGC) utilise MGCP pour dire à la passerelle multimédia (MG) :

ü Quels évènements doivent remonter au contrôleur ;


ü Comment les terminaux (les téléphones) doivent être mis en relation ;
ü Quels signaux doivent être joués sur les terminaux.

MGCP permet également au standard d'interroger l'état actuel des terminaux sur la
passerelle multimédia. La passerelle multimédia utilise MGCP pour signaler des évènements
comme le raccrochage ou les numéros composés au standard. La passerelle de signalisation se
trouve souvent sur le même équipement physique que la passerelle multimédia, mais ce n'est
pas une obligation. Le contrôleur n'utilise pas MGCP pour contrôler la passerelle de
signalisation ; on utilise plutôt les protocoles SIGTRAN pour transporter la signalisation entre
la passerelle de signalisation et le contrôleur.

22
Etude générale de la Voix sur IP

III.2.3.2. Avantages et inconvénients :


Avantages :
Les avantages du protocole MGCP sont : le réseau peut être configuré de manière
centralisée, et les passerelles multimédias sont des éléments simples.
Le Call Agent a un rôle central de gestion des passerelles multimédias. Il offre ainsi le
moyen de mettre à jour des fonctionnalités sur les passerelles, sans avoir besoin d’intervenir
sur chacune d’elles. Le réseau devient ainsi facilement administrable à distance.
La création de nouveaux services est simplifiée, puisque leur implémentation et leur
gestion sont automatiquement propagées. À l’inverse, le Call Agent peut imposer un
traitement personnalisé selon des configurations paramétrables qui supportent le nomadisme
des utilisateurs. Par exemple, un utilisateur peut avoir la possibilité de personnaliser sa
sonnerie d’appel dans une base de données cliente, à laquelle accède le Call Agent. Lorsque
l’utilisateur se déplace et se connecte sur un autre réseau, le Call Agent peut détecter les
préférences de l’utilisateur dans la base de données, de façon à lui conserver la sonnerie qu’il
avait configurée.
Dans la mesure où elles n’assument pas la logique de contrôle des appels, mais
seulement les traitements de bas niveau, les passerelles sont des entités relativement simples
et peu coûteuses. Si l’une d’elles tombe en panne, il est facile de la remplacer car il n’est pas
nécessaire de reprogrammer toutes les configurations de la passerelle décrivant son état avant
la panne : c’est le Call Agent qui se charge de configurer dynamiquement la passerelle.
Inconvénients :
MGCP propose une architecture centralisée chargée du contrôle dans le réseau. Par
conséquent, le réseau est dépendant de cette entité centrale, qui constitue un point de
vulnérabilité.
En cas de dysfonctionnement de ce serveur, le réseau tout entier devient défaillant
puisque aucun contrôle ne peut plus y être effectué. Néanmoins, le protocole MGCP a prévu
des procédures pour que, en cas de panne, une passerelle puisse basculer d’un contrôleur vers
un autre. Un autre inconvénient de MGCP est qu’il impose globalement une plus grande
quantité de messages de signalisation. Les terminaux qui l’implémentent ne se connectent
jamais directement entre eux, mais doivent impérativement au préalable en demander
l’autorisation au centre de contrôle.
Ce mode de fonctionnement se distingue nettement de ceux des protocoles H.323 et
SIP, qui permettent aux terminaux de communiquer entre eux sans faire intervenir d’entité

23
Etude générale de la Voix sur IP

tierce. Globalement, les protocoles H.323 et SIP assurent le contrôle des appels eux-mêmes,
tandis que le protocole MGCP assure le contrôle des entités du réseau [4].

IV. Avantages et inconvénients de la VoIP :


IV.1 Avantages :
La VoIP offre de nombreuses nouvelles possibilités aux opérateurs et utilisateurs qui
bénéficient d’un réseau basé sur IP. Les avantages les plus marqués sont les suivants :
Réduction de coût :
La VoIP permet la réduction de nombreux coûts tels que les coûts de communication,
de câblage, de maintenance, de supervision de système…
Flexibilité :
La VoIP peut selon ses besoins du moment augmenter ou réduire le nombre des postes
en services, ajouter ou supprimer des fonctionnalités.
Evolutivité :
La technologie de VoIP trouve ses racines dans deux évolutions structurelles : l’une
portant sur les moyens de transport de la voix, l’autre sur le standard lui-même.
Standard ouvert :
La VoIP n’est plus uniquement H323, mais un usage multi-protocoles selon les besoins
de services nécessaires. Par exemple, H323 fonctionne en mode égale à égale alors que
MGCP fonctionne en mode centralisé. Ces différences de conception offrent immédiatement
une différence dans l'exploitation des terminaisons considérées.

IV.2 Inconvénients :
Les points faibles de la voix sur IP sont :
Fiabilité et qualité sonore :
Un des problèmes les plus importants de la téléphonie sur IP est la qualité de la
retransmission qui n’est pas encore optimale. En effet, des désagréments tels la qualité de la
reproduction de la voix du correspondant ainsi que le délai entre le moment où l’un des
interlocuteurs parle et le moment où l’autre entend peuvent être extrêmement problématiques.
De plus, il se peut que des morceaux de la conversation manquent (des paquets perdus
pendant le transfert) sans être en mesure de savoir si des paquets ont été perdus et à quel
moment.

24
Etude générale de la Voix sur IP

Dépendance de l’infrastructure technologique et support administratif exigent :


Les centres de relations IP peuvent être particulièrement vulnérables en cas
d’improductivité de l’infrastructure. Par exemple, si la base de données n’est pas disponible,
les centres ne peuvent tout simplement pas recevoir d’appels. La convergence de la voix et
des données dans un seul système signifie que la stabilité du système devient plus importante
que jamais et l’organisation doit être préparée à travailler avec efficience ou à encourir les
conséquences.
Vol :
Les attaquants qui parviennent à accéder à un serveur VoIP peuvent également accéder
aux messages vocaux stockés et au même au service téléphonique pour écouter des
conversations ou effectuer des appels gratuits aux noms d’autres comptes.
Attaque de virus :
Si un serveur VoIP est infecté par un virus, les utilisateurs risquent de ne plus pouvoir
accéder au réseau téléphonique. Le virus peut également infecter d’autres ordinateurs
connectés au système.

V. Conclusion :
La voix sur IP est une technologie qui utilise les réseaux informatique comme support
de communication, elle est basée sur des standards ouverts, chaque standard possède ses
propres caractéristiques pour garantir une bonne qualité de service en tenant compte des
contraintes temporelles, le facteur le plus important lors de transport de la voix.
La VoIP est une bonne solution en matière de flexibilité, évolutivité et de réduction de
coût, alors comme on a pu le voir la voix sur IP est la technologie la plus rentable pour
effectuer des conversations. Actuellement, il est évident que la VoIP va continuer à évoluer.

25
Chapitre 2 :
Description des différents
modèles de simulations
réalisées
Description des différents modèles de simulations réalisées

I. Introduction :

Une simulation consiste à simuler par un programme informatique un réseau, et un


scénario d’utilisation de ce réseau afin de recueillir des statistiques permettant d’évaluer le
fonctionnement d’un mécanisme donné. L’exécution du programme de simulation est donc
enregistrée dans une trace, qui peut être analysée (soit en cours de simulation, soit à
posteriori).
La simulation est l’un des outils classiquement mis en œuvre lorsque l’on veut analyser
les performances quantitatives d’un système. Cet outil complète celui de la modélisation (qui
ne permet pas en général de bien représenter les détails de fonctionnement d’un système
complexe) et celui du test pratique (qui demande une mise en œuvre lourde, et nécessite la
réalisation effective des éléments du système).
La simulation quantitative permet de représenter un niveau de détails variable, et
d’évaluer les performances d’un système ou d’un protocole avant que ce dernier ne soit
réellement construit ou effectivement déployé dans un réseau. Par contre, comme le problème
réel est «modélisé» par un programme, il est souvent nécessaire d’effectuer des
simplifications du comportement réel qui peuvent rendre les résultats concernant le système
simulé obtenus non représentatifs du comportement du système réel. Tout l’art du simulateur
consiste à modéliser de façon simple mais représentative un système complexe. [12]
Il existe plusieurs logiciels de simulation des réseaux, le tableau II.1 présente quelques
simulateurs.

NS3 GNS3 Boson Netsim Packet Tracer Opnet Modeler

Tableau II.1 : Exemple de simulateurs réseau

L’OPNET est le simulateur choisi dans notre projet pour modéliser des réseaux de type
Ethernet, Wi-Fi et WiMAX et pour évaluer la transmission de la voix sur IP dans ces réseau
en étudiant l’influence de la distance séparant deux utilisateurs, le nombre de postes

26
Description des différents modèles de simulations réalisées

communicants et le type de codec utilisé sur la qualité de service QoS de la VoIP, en


considérant quelques paramètres y compris la gigue, la valeur MOS , le délai de bout en bout,
et la perte des paquets.

Cette étude est de réaliser trois projets basés sur des différents types de réseaux
(Ethernet, Wi-Fi et WiMAX), et chaque projet contient plusieurs scénarios permettant de
suivre la qualité de service en fonction des changements de plusieurs facteurs.

Réseau

Ethernet WiFi WiMAX

Changement de :

ü Distance.
ü Nombre de postes.
ü Type de codec.

Figure II.1 : Projets de simulation

I.1. Facteurs de dégradation de la qualité de service (QoS) de la VoIP :

Les réseaux de nouvelle génération doivent être capables de prendre en charge la


qualité de service de chaque application transitant sur le même réseau. Il est indispensable
d’assurer une bonne qualité de service pour fournir aux utilisateurs la même fiabilité et qualité
que le réseau à commutation de circuit RTC. La qualité de la VoIP est principalement affectée
par : la latence, la gigue et la perte de paquets.

a. Latence (délai de bout en bout) :

La latence désigne le délai de transmission du signal de bout en bout. Le délai est


l'intervalle de temps dans lequel se déplacent des paquets d'un nœud à un autre nœud. Il est
provoqué par le temps d’extrémité pour créer des paquets, par le temps nécessaire pour

27
Description des différents modèles de simulations réalisées

remplir les données en paquets, ou le temps d'organiser des données numériques sur une
liaison physique. VoIP est très sensible au retard; par conséquent, elle doit être contrôlée et
gérée. Il est inefficace d'attendre que tous les paquets arrivent dans un ordre organisé, par
conséquent, certains paquets peuvent être supprimés s'ils ne sont pas arrivés à temps et cela
peut provoquer de courtes périodes de silence dans le flux audio et provoquant une mauvaise
qualité de la VoIP. Idéalement, la contrainte de délai pour paquets VoIP n'est pas supérieure à
80 ms [9].

b. Gigue :

La gigue est un paramètre également très important de la parole téléphonique. Prenons


un exemple. Si les délais de transit de tous les paquets transportant une conversation
téléphonique sont égaux à 100 ms, la moyenne est également de 100 ms. Si maintenant le
délai de transit d’un paquet sur deux est de 120 ms et d’un paquet sur deux de 80 ms, la
moyenne est toujours de 100 ms mais la gigue a augmenté, elle est passée de 0 à 20 ms. Tant
que la gigue reste acceptable, il est possible de resynchroniser les paquets. Mais lorsque la
gigue augmente trop et dépasse le temps maximal de latence, l’application commence à se
dégrader [10].

c. Perte de paquets :

La perte de paquets présente les paquets supprimés afin de gérer le trafic réseau. Il est
inévitable dans les réseaux IP et se produit pour diverses raisons. Par exemple, elle se produit
lorsque les routeurs ou commutateurs fonctionnent au-delà de la capacité ou de la file d'attente
des tampons sur les flux. Les paquets perdus en VoIP sont traités comme du bruit. Bien que
certaines applications peuvent tolérer la perte de paquets car elles peuvent attendre que les
paquets sont retransmis, certaines applications sensibles au temps ne sont pas tolérantes à la
perte de paquets, tels que les applications téléphones à texte (TTY). La perte de paquets en
VoIP doit être gérée ou contrôlée car elle effectue la distorsion du signal vocal [9].

I.2. Note d’opinion moyenne (MOS):

Dans la communication vocale, la qualité de service est mesurée sur la base de MOS qui
fournit des statistiques de qualité de la voix. Pour déterminer la MOS, la qualité de voix est
testée et évaluée après avoir traversée le codec et le nombre spécifique des taux d’auditeurs de

28
Description des différents modèles de simulations réalisées

qualité de voix. La gamme de MOS est de 1 (non recommandée) à 5 (très satisfaite) et 4 est
considéré comme une valeur convenable. [11]

valeur MOS satisfaction des utilisateurs


1 - 2.6 non recommandée
2.6 – 3.1 presque tous les utilisateurs insatisfaits
3.1- 3.6 beaucoup d’utilisateurs insatisfaits
3.6 – 4.0 certains utilisateurs insatisfaits
4.0 – 4.3 Satisfaite
4.3 – 5 très satisfaite
Tableau II.2 : Comparaison des satisfactions des utilisateurs en fonction de MOS

II. Présentation du simulateur réseau OPNET Modeler 14.5 :


Commercialisé en 1986 par Alain Cohen (franco-Américain), OPNET est une offre de
logiciels de modélisation et de simulation de réseaux s’adressant à différents publics :
▪ OPNET Modeler qui s'est imposé dans le monde de la recherche et du développement,
▪ SP Guru pour les opérateurs,
▪ IT Guru pour les entreprises.
Son approche orientée objet et son éditeur graphique correspondent bien à la structure
des réseaux actuels et de ses composants, ce qui permet de modéliser relativement et
intuitivement un système. De nombreux réseaux et technologies sont intégrés, permettant
ainsi une modélisation précise des systèmes communicants. [12]

Figure II.2 : OPNET modeler 14.5

29
Description des différents modèles de simulations réalisées

OPNET modeler est réputé dans l’industrie pour la modélisation et la simulation des
réseaux. Modeler permet de dessiner et d’étudier des réseaux de communications, des
équipements, des protocoles et des applications avec facilité et évolutivité. Modeler est utilisé
par les entreprises technologiques les plus performantes pour accélérer leurs procédés de
recherches et de développements.
L’approche orientée objet associée à des éditeurs graphiques intégrés de Modeler
simplifie la composition des réseaux et des équipements. Ceci permet de réaliser facilement
une correspondance entre votre système d’informations et votre modèle.
Modeler est basé sur une série d’éditeurs hiérarchisés qui parallélisent la structure du
réseau réel, des équipements est des protocoles. [13]
II.1. Interfaces d’OPNET :
Parmi les nombreuses interfaces que propose OPNET au démarrage, nous trouvons :
I.1.1. Project editor (éditeur de projet) :
L’éditeur de projets représente un graphique de la topologie des communications du
réseau. Ce dernier est constitué d’objets équipements et liens configurables via des boites de
dialogues.
Les méthodes de copier-coller des équipements et des liens à partir des palettes d’objets
de l’éditeur permettent de réaliser le réseau. Il est également possible d’utiliser la fonction
d’importation rapide de l’ensemble de la configuration. Il est possible d’utiliser la librairie
OPNET ou de réaliser une propre palette intégrant des équipements et liens.

Figure II.3 : Palette d’objet

30
Description des différents modèles de simulations réalisées

L’éditeur de projet intègre également un environnement géographique avec des


caractéristiques dimensionnelles reprenant les composants utiles pour la modélisation de
réseaux câblés ou sans fils.

Figure II.4 : Environnement géographique de l’OPNET

L’utilisation du menu Protocoles permet de configurer rapidement les protocoles et


d’activer des paramètres particuliers.
Alors Project editor est l’interface principale du logiciel qu’elle permet :
ü d’implanter des modèles issus des bibliothèques OPNET ainsi que des modèles crées
par l’utilisateur ;
ü de configurer puis lancer des simulations ;
ü de visualiser les résultats des simulations.
Les principales fonctions de cette interface sont disponibles sous formes d’icônes. Le
tableau II.3 montre les plus importantes fonctions.

ouvrir la palette d'objet

mise en panne des objets sélectionnés

remise en marche des objets sélectionnés

retour au réseau supérieur

ouvrir le centre de trafic

lancer la simulation

visualiser les résultats

Tableau II.3 : les fonctions principales de l’éditeur objet

31
Description des différents modèles de simulations réalisées

II.1.2. Network model editor (éditeur de modèle de réseau):


Permet de représenter la topologie d’un réseau de communication constitué de nœuds et
de liens par l’intermédiaire de boîtes de dialogues (palettes et glisser/poser). Cette interface
tient compte du contexte géographique.

II.1.3. Node model editor (éditeur de modèle de nœud) :


Affiche une représentation modulaire d’un élément de la bibliothèque ou d’un élément
créé par l’utilisateur. Chaque module envoie et reçoit des paquets vers d’autres modules. Les
modules représentent des applications, des couches protocolaires ou des ressources physiques
(buffer, port, …).

II.1.4. Process Model editor (éditeur de modèle de processus):


Offre une représentation d’un module par des machines à états finis ; chaque état est lié
à un autre état par des transitions conditionnelles ou non conditionnelles.

II.1.5 . Antenna pattern (modèle d’antenne) :


Cette interface permet de modéliser une antenne pour radiocommunication par son
diagramme de rayonnement 3D et ses coordonnées polaires.

II.1.6. Modulation curve (courbe de modulation) :


Donne une visualisation du taux d’erreur binaire BER en fonction du rapport signal sur
bruit pour différents types de modulations.

II.1.7. Simulation Sequence (ordre de simulation):


Permet de paramétrer les simulations OPNET en temps et attributs des modèles (types
de liens, d’antenne, de services …).

II.1.8. Analysis configuration (configuration d’analyse) :


Configuration du stockage des résultats issus des simulations, sous différentes formes
[12].

32
Description des différents modèles de simulations réalisées

II.2. Cycle traditionnel d’un projet OPNET :


1. Création d’un projet.
2. Création d’un scénario.
3. Installation des objets dans la zone de travail.
4. Configuration des attributs des objets.
5. Choix de statistiques à collecter.
6. Lancement de la simulation.
7. Visualisation des résultats.

III. Description des projets de simulations réalisés :

Le but général de nos simulations est de suivre la qualité de service de la VoIP dans
trois réseaux différents en utilisant l’OPNET. Chaque réseau est modélisé dans un projet
contenant 9 scénarios :

• Deux (02) scénarios concernant la distance séparant deux clients VoIP (longue
distance et courte distance) ;
• Quatre (04) scénarios concernant le nombre de postes communicants (2, 10, 50, 100)
pour le réseau Ethernet et (2, 6, 10,14) pour les deux réseaux sans fil Wi-Fi et
WiMAX ;
• Trois (03) scénarios concernant le type de codec utilisé (G.711, G.723 et G729.A).

III.1. Création d’un projet dans l’OPNET :

Pour créer un nouveau projet, on choisit File → New. La fenêtre suivante s’affiche.

Figure II.5 : Création d’un nouveau projet

33
Description des différents modèles de simulations réalisées

On sélectionne « Project » puis on donne un nom au projet et au scénario associé, exemple :

Figure II.6 : Nommage de projet et de scénario

Une fenêtre de topologie initiale s’ouvre, on choisit « Create empty scenario » pour
créer un nouveau scénario vide.

Figure II.7 : Création d’un scénario vide.

On choisit ensuite la taille du réseau : s’il est de l’ordre mondial ou bien s’il s’agit d’un
réseau d’entreprise, d’un campus ou tout simplement d’un bureau.

Figure II.8 : Choix de la taille du réseau

34
Description des différents modèles de simulations réalisées

Ensuite, une fenêtre pour spécifier la taille s’ouvre, on termine par le choix de la
technologie à utiliser. Une dernière fenêtre d’assistant s’ouvre résumant nos choix, on clique
alors sur « Finish ». Un espace de travail s’affiche en fonction des paramètres choisis et une
fenêtre de palette d’objet s’ouvre.

Figure II.9 : Résumé des choix

III.2. Configuration de l’application VoIP et du profil:


Pour une simulation réussite de la voix sur IP dans l’OPNET, les postes de travail
doivent être configurés pour supporter les applications VoIP. Alors, il est nécessaire de définir
leur comportement dans un profil construit par ces applications.
III.2.1 Configuration de l’application VoIP:
Le composant correspondant à la configuration des applications est tiré de la palette des
objets, il permet de définir les applications qu’elles vont être utilisées dans le réseau.

Figure II.10 : Application Definition

Un clic droit sur ce composant puis le choix de « Edit Attributes » nous permettent de
sélectionner et de modifier les paramètres des applications souhaitées.

35
Description des différents modèles de simulations réalisées

Figure II.11 : Configuration de l’application

Tous les nœuds du réseau sont configurés pour supporter l’application : voix sur IP, les
paramètres de cette application sont modifiés par un double clic sur « voice ».

Figure II.12 : Application VoIP

36
Description des différents modèles de simulations réalisées

Dans notre cas des applications VoIP, les durés de silence « Silence Length» et de
conversation « Talk Spurt Length » utilisées dans un seul appel ont été laissées avec la
distribution exponentielle « par défaut », le type de codec utilisé est G.711 et avec un serveur
vocal interactif « Interactive Voice (6) » permettant à l’appelant d’être toujours disponible.

Une fois l’application est définie, la définition du profil peut être utilisée pour appliquer
le service avec dispositifs de réseau.

III.2.2 Configuration du profil :


La définition du profil est utilisée pour spécifier comment les applications sont utilisées
par les utilisateurs, le composant correspondant à sa configuration est le suivant :

Figure II.13 : Profile Definition

Les attributs de ce profil sont modifiés suivant les figure II.14 et II.15.

Figure II.14 : Configuration du profil

37
Description des différents modèles de simulations réalisées

Figure II.15 : Paramètres d’application

« Start Time Offset » est la durée entre le temps de début de profil et le temps de début
de l’application. Pour que le démarrage de l’application soit en même temps que le
profil, on règle cette valeur à « No Offset ».
« Duration » précise la durée de l’application en quelques secondes, on a met « End of
profile » pour que l’application puisse prendre fin en même temps que le profil se
termine.
« Repeatability » précise le nombre de session d’application dans le profil.

Pour que les postes de travail puissent avoir ce profil, leurs attributs doivent être
configurés comme le montre la figure II.16.

Figure II.16 : Attributs de poste de travail

38
Description des différents modèles de simulations réalisées

Figure II.17 : Supported Profile

Figure II.18 : Supported Services

III.3. Topologies des différents cas de simulations (scénarios) :


III.3.1. Vue générale sur les projets réalisés:
III.3.1.1. Projet 1 : Réseau Ethernet :
Le réseau Ethernet est le plus répandu des réseaux locaux sur lequel tous les utilisateurs
peuvent communiquer en même temps, son grand avantage est la simplicité. Nous avons
utilisé les composants représentés dans le tableau II.4 dans les topologies Ethernet réalisées.

39
Description des différents modèles de simulations réalisées

Objet Description

Ce poste de travail supporte la VoIP et il peut être soit émetteur ou


récepteur de paquets VoIP.
ethernet_wkstn

Tous les éléments à l'intérieur du réseau local sont connectés en


utilisant des liaisons 10 Base T duplex de 10 Mbits/s.
10 Base T

Ce composant représente un LAN Ethernet dans une topologie


commutée contenant un nombre de clients et un serveur. Le trafic de
client peut être dirigé vers le serveur interne aussi bien que les serveurs
externes.
10 Base T_LAN

Cet objet est utilisé comme un commutateur principal, il s’agit de


connecter les ordinateurs ou les LANs de même type.

ehernet 16_switch

Les paquets IP arrivant sur n'importe quelle interface sont routés à


l'interface appropriée de rendement basée sur leur adresse IP de
destination. Ce composant est le responsable de cette opération.
ethernet4_slip8_gtwy

C’est une liaison duplex de point à point connectant deux nœuds de


fonctionnement IP à longue distance avec un débit de 1.544 Mbits/s.
PPP_DS1

Tableau II.4 : Composants Ethernet

II.3.1.2. Projet 2 : Réseau Wi-Fi :


La technologie de base utilisée pour construire des réseaux sans fil peu coûteux est la
famille des protocoles 802.11, aussi connue sous le nom de WiFi (Wireless Fidelity). Elle a
connu une incroyable popularité ces dernières années.
Les composants utilisés dans ce projet sont décrits dans le tableau II.5.

40
Description des différents modèles de simulations réalisées

Objet Description

Poste de travail spécifique pour les réseaux locaux sans fil supportant
les applications VoIP .

wlan_wkstn

Il s'agit d'un routeur sans fil basé sur LAN avec une interface Ethernet.

wlan_ethernet_router

Tableau II.5 : Composants WiFi

Les configurations du poste de travail et du routeur permettant aux réseaux de


transmettre la voix sur IP sont indiquées dans les figures II.18 et II.19.

Figure II.19 : Configuration du poste de travail

41
Description des différents modèles de simulations réalisées

Figure II.20 : Configuration du routeur (Point d’accès).

Access Point Functionality (Fonctionnalité du point d’accès) : Il permet de déterminer


le point d’accès au réseau WiFi, activé (enabled) pour le routeur et (disabled) pour les
ordinateurs.
Physical Characteristics (Caractéristiques physiques) : Cet attribut détermine la
technologie de la couche physique en cours d’utilisation. On a choisi Extended Rate
Phy (802.11g) avec un débit de 54Mbits/s qui est très largement répandue
actuellement.

II.3.1.3. Projet 3 : WiMAX :


Le WiMAX (Worldwide Interoperability for Microwave Access) s'agit d'un ensemble de
normes techniques basées sur le standard de transmission radio 802.16 permettant la

42
Description des différents modèles de simulations réalisées

transmission des données IP haut débit par voie hertzienne. Le débit théorique maximum
supporté par le WiMAX est de 70 Mbits/s sur une distance théorique de plusieurs dizaines de
kilomètres.
Les composants utilisés pour réaliser le réseau WiMAX dans l’OPNET sont mentionnés
dans le tableau II.6.

Objet Description

Poste de travail spécifique pour les réseaux WiMAX


supportant les applications VoIP.
wimax_ss_wkstn

Routeur sans fil présentant une station de base WiMAX.


wimax_bs_ethernet4
_slip4_router

Ce nœud est employé pour stocker des profils physiques et de


services qu’ils peuvent être mis en référence par tous les
nœuds WiMAX dans le réseau.
WiMAX_Config
Tableau II.6 : Composants WiMAX

La configuration de ce dernier composant est représentée sur la figure II.21.

Figure II.21 : Configuration de WiMAX

43
Description des différents modèles de simulations réalisées

Les modèles WiMAX dans l’OPNET nécessitent un nœud de configuration additionnel


pour spécifier les paramètres de WiMAX. Le paramètre principal est le mode d'efficacité
(Efficiency Mode) qu’il doit être réglé à Physical Layer Enabled (Couche physique activée)
afin d’observer les effets de la distance.

La puissance de transmission, le gain d'antenne, sont les paramètres principaux qui ont
été manuellement changés pour la station de base et les postes de travail. Les valeurs typiques
pour la puissance de transmission sont 10W pour la station de base et 0.5W pour les
utilisateurs. Les gains d'antenne de la station de base et des postes de travail sont placés à
15dBi et 14dBi, respectivement [15]. Les figures III.21 et III.22 montrent la configuration
WiMAX pour la station de base et les postes de travail.

Figure II.22 : Configuration de la station de base

44
Description des différents modèles de simulations réalisées

Figure II.23 : Configuration des postes de travail

III.3.2. Vue générale sur les scénarios :


Chaque projet est testé en neuf scénarios de la façon suivante :
Scénario 1 : Courte distance
On simule la voix sur IP dans un simple réseau dont la distance entre l’utilisateur et le
commutateur est de 400m pour l’Ethernet, 200m pour le WiFi et 12,5km pour le WiMAX.

45
Description des différents modèles de simulations réalisées

Ethernet
(400m)

WiFi
(200m)

WiMAX
(12,5km)

Tableau II.7 : Les Topologies des scénarios de courte distance pour les trois réseaux

46
Description des différents modèles de simulations réalisées

Scénario 2 : Longue distance


Dans ce scénario, on sépare les postes de travail et le routeur par une distance de 370m
dans le réseau WiFi et d’environ 37km dans celui de WiMAX.

WiFi
(370m)

WiMAX
(37km)

Tableau II.8 : Les Topologies de scénarios de longue distance pour les réseaux WiFi et
WiMAX

En cas du réseau Ethernet, deux sous-réseaux situés à Oran et à Constantine


respectivement sont installés pour démontrer les performances des appels VoIP longue

47
Description des différents modèles de simulations réalisées

distance en utilisant les connexions Ethernet. Une liaison point à point duplex PPP DS1 est
utilisée pour connecter les routeurs des deux sous-réseaux.

Figure II.24 : Topologie du réseau Ethernet longue distance

Les topologies des deux compagnies sont identiques pour l’uniformité.

Figure II.25 : Topologie du sous réseau d’une compagnie

Scénarios 3, 4, 5 et 6 : Changement de nombre de postes


Pour étudier l’influence du nombre de postes de travail sur la qualité de la VoIP dans un
réseau Ethernet, on essaye avec 2, 10 , 20 et 100 abonnés. Pour faciliter la conception de ces

48
Description des différents modèles de simulations réalisées

réseaux, on s’appuie sur l’utilisation des réseaux locaux LAN qu’on peut contrôler le nombre
de leurs nœuds.
Exemple :

Figure II.26 : Ethernet avec 20 utilisateurs

Figure II.27 : Configuration de LAN.

Et pour les réseaux WiFi et WiMAX, on change le nombre d’utilisateurs de 2, 6, 10 et 14.

49
Description des différents modèles de simulations réalisées

WiFi WiMAX

6 postes

10 poses

14 postes

Tableau II.9 : Topologies des réseaux WiFi et WiMAX avec différents nombre d’ordinateurs

Scénario 7, 8 et 9 : Changement de type de codec


Les types de codec à étudier sont G.711, G723.1 5.3k et G729.A qu’on peut les
modifier à partir de la définition d’application :
« Application Definition » → voice → G.711, G723.1 5.3k ou G729.A

50
Description des différents modèles de simulations réalisées

III.4. Choix des statistiques à collecter :


Avant de lancer la simulation, l’OPNET exige l’indication des paramètres qu’on veut
les étudier pour pouvoir afficher leurs résultats après la simulation.
Dans notre projet, on va suivre les variations de la gigue, la valeur MOS, le délai de
bout en bout (latence) et la perte de paquets.

La sélection de ces paramètres s’effectue par les étapes suivantes :


1. On fait un clic droit sur l’espace de travail et on choisit « Choose Individual
Satistics » dans le menu déroulant.
2. Une boite de dialogue s’affichant classe hiérarchiquement les statistiques globales, de
chaque nœud ou des liaisons.
3. On sélectionne « Global Statisics » puis « voice ».
4. On coche les cases des paramètres que nous concerne dans notre simulation :
ü Jitter (sec).
ü MOS Value.
ü Packet End to End Delay (sec).
ü Traffic Received (packet/sec).
ü Traffic Sent (packet/sec).

Figure II.28: Choix des paramètres à poursuivre

VI. Conclusion :
OPNET est un logiciel puissant, qui permet de nombreuses modélisations de réseaux
grâce à ses nombreuses bibliothèques. De ce fait, le logiciel nécessite une bonne connaissance
et appréhension du domaine des réseaux pour maîtriser les tenants et aboutissants du logiciel.
Par ailleurs, il nous semble qu’OPNET par sa complexité et ses nombreuses possibilités
de paramétrages nécessite une véritable formation pour être totalement maîtrisé.

51
Description des différents modèles de simulations réalisées

Cependant, ce logiciel propose un mode scénario et des fonctionnalités (modélisation,


simulation, …) qu’il serait intéressant d’utiliser dans le cadre de sujets pratiques.[14]
Dans notre simulation avec l’OPNET, nous avons décidé d’examiner les performances
de la VoIP dans les réseaux Ethernet, WiFi et WiMAX pour une longue et une courte
distance, avec différents nombre d’utilisateurs, nous avons également examiné ces
performances avec différents types de codecs en détaillant la méthode de simulation en
utilisant l’OPNET.

52
Chapitre 3 :
Résultats de simulations
et discussions
Résultats de simulations et discussions

I. Introduction :
Dans le chapitre précédant, nous avons réalisé les topologies de nos réseaux et nous
avons configuré les objets qu’ils les composent ainsi que nous avons spécifié les statistiques à
collecter. Donc nous sommes maintenant prêts à les simuler.

Le lancement de simulation se réalise par le bouton dans la barre des outils, on


simule les scénarios pendant une durée de 10mn.

II. Résultats et discussions des simulations :


II.1. Projet 1 : Réseau Ethernet

II.1.1. Modification de la distance :

Les figures III.1, III.2, III.3, et III.4 présentent la gigue, la valeur MOS, le délai de bout
en bout et la perte de paquets dans les scénarios courte et longue distance dans le réseau
Ethernet.

Figure III.1 : Gigue dans les scénarios courte et longue distance dans le réseau Ethernet

53
Résultats de simulations et discussions

Figure III.2 : Valeur MOS dans les scénarios courte et longue distance dans le réseau
Ethernet

Figure III.3 : Délai de bout en bout dans les scénarios courte et longue distance dans le
réseau Ethernet

54
Résultats de simulations et discussions

Figure III.4 : Pertes de paquets dans les scénarios courte et longue distance dans le réseau
Ethernet

Comme il est évident dans la figure III.1, la gigue est nulle quand la distance entre les
utilisateurs et le commutateur est courte et dans le cas d’une longue distance elle augmente de
25µs. D’autre part, la figure III.3 montre l’augmentation du délai de bout en bout avec
l’augmentation de la distance, ce qui implique la dégradation de la valeur MOS. En outre, la
figure III.4 indique qu’il n y a aucune perte de paquets qu’elle que soit la distance.

II.1.2. Modification du nombre de postes :

Les figures III.5, III.6, III.7 et III.8 nous montrent l’influence du nombre de postes sur
la gigue, la valeur MOS, le délai de bout en bout et la perte de paquets.

55
Résultats de simulations et discussions

Figure III.5 : Gigue dans les scénarios utilisant 2, 10, 20 et 100 postes dans un réseau
Ethernet

Figure III.6 : Valeur MOS dans les scénarios utilisant 2, 10, 20 et 100 postes dans un réseau
Ethernet

56
Résultats de simulations et discussions

Figure III.7 : Délai dans les scénarios utilisant 2,10, 20 et 100 postes dans un réseau Ethernet

57
Résultats de simulations et discussions

Figure III.8 : Perte de paquets dans les scénarios utilisant 2,10, 20 et 100 postes dans un
réseau Ethernet

De toute évidence, quand le nombre de clients VoIP augmente, le délai de bout en bout
augmente car plus de paquets sont émis en même temps. La gigue augmente aussi parce que
beaucoup de paquets doivent attendre pour être transmis. Ainsi comme on peut le voir dans la
figure III.8, le trafic envoyé est 20000 paquets par seconde tandis que 16000 paquets /s sont
reçus alors 4000 paquets sont perdus par seconde dans le cas de 100 utilisateurs. Tous ces

58
Résultats de simulations et discussions

facteurs vont abaisser la qualité de service VoIP ce qui est montré par la valeur MOS dans la
figure III.6, cette valeur peut tomber jusqu’à ce qu’elle soit égale à 1(non recommandé).

II.1.3. Modification du type de codec :

La gigue, la valeur MOS, le délai de bout en bout, la perte de paquets sont présentés
dans les figures III.9, III.10, III.11 et III.12 respectivement.

Figure III.9 : Gigue dans les applications VoIP avec différents types de codec dans le réseau
Ethernet

59
Résultats de simulations et discussions

Figure III.10 : Valeur MOS dans les applications VoIP avec différents type de codec dans le
réseau d’Ethernet

Figure III.11 : Délai dans les applications VoIP avec différents type de codec dans le réseau
d’Ethernet

60
Résultats de simulations et discussions

Figure III.12 : Pertes de paquet dans les applications VoIP avec différents type de codec dans
le réseau d’Ethernet

A partir des figures ci-dessus, on peut remarquer que le type de codec n’influe pas sur la
gigue qu’elle est dans les trois cas nulle, ni sur la transmission de paquet c’est-à-dire pas de
perte de paquets mais ce facteur influe d’une façon claire sur la valeur MOS qu’elle est faible
dans le cas de l’utilisation du codec G.723. Ce dernier donne un délai très élevé par rapport au
codecs G.711 et G.729.

61
Résultats de simulations et discussions

Le tableau III.1 donne une comparaison générale entre les résultats des différents
scénarios du projet d’un réseau de type Ethernet.

Gigue MOS Délai perte de paquets


Courte distance,
0 3.67 60.24ms pas de perte
2 postes, G.711
Longue distance 25µs 3.69 63ms pas de perte
10 Postes 0 3.69 60.52ms pas de perte
20 Postes 0.37µs 3.69 60.52ms pas de perte
100 Postes 1.12µs 1 très élevé perte de 20%
G.723 0 2.57 100.14ms pas de perte
G.729 0 3.08 60.13ms pas de perte

Tableau III.1 : Gigue, MOS, délai de bout en bout et perte de paquets dans les
différents cas de scénarios pour un réseau Ethernet

La gigue est négligeable dans les scénarios de réseau Ethernet. La valeur MOS est
satisfaite dans les scénarios de courte et longue distance et lorsqu’on utilise 2, 10 et 20 postes
mais elle est insuffisante quand la vois est compressée et décompressée par G.723 et G729.A
et dans le cas de 100 clients elle est de 1 montrant une pire qualité de service. Dans ce même
réseau, il y a une perte de 20% de paquet ainsi un délai très élevé donc le réseau Ethernet avec
100 postes a un mal fonctionnement. Dans les autres cas le délai est acceptable et il y a
aucune perte de paquets.

II.2. Projet 2 : Réseau WiFi


II.2.1. Modification de la distance :

Dans les figures III.13, III.14, III.15 et III.16, on observe les variations de la gigue, la
valeur MOS, la latence et la perte de paquets en fonction de la distance séparent les
utilisateurs et les commutateurs.

62
Résultats de simulations et discussions

Figure III.13 : Gigue dans les scénarios courte et longue distance dans le réseau WiFi

Figure III.14 : Valeur MOS dans les scénarios courte et longue distance dans le réseau WiFi

63
Résultats de simulations et discussions

Figure III.15 : Délai de bout en bout dans les scénarios courte et longue distance dans le
réseau WiFi

Figure III.16 : Perte de paquets dans les scénarios courte et longue distance dans le réseau
WiFi

64
Résultats de simulations et discussions

D’après ce qu’on a vu, il est clair que la gigue et le délai de bout en bout augmentent
dans les longues distances mais ils restent acceptables en plus de l’apparition d’une perte de
paquets. Ainsi, la valeur MOS diminue indiquant la diminution de la qualité de la voix.

II.2.2. Modification du nombre de postes :

Les figures III.17, III.18, III.19 et III.20 montrent l’influence du nombre d’utilisateurs
sur la qualité de la VoIP dans le cas d’un réseau WiFi.

Figure III.17 : Gigue dans les scénarios utilisant 2, 6, 10 et 14 postes dans un réseau WiFi

65
Résultats de simulations et discussions

Figure III.18 : Valeur MOS dans les scénarios utilisant 2, 6, 10 et 14 postes dans un réseau
WiFi

Figure III.19 : Délai dans les scénarios utilisant 2, 6, 10 et 14 postes dans un réseau WiFi

66
Résultats de simulations et discussions

Figure III.20 : Perte de paquets dans les scénarios utilisant 2, 6, 10 et 14 postes dans un
réseau WiFi

Comme il est apparu dans les figures précédentes, lorsque le nombre de postes
augmente, la gigue aussi augmente. Pour le délai de bout en bout il est constant dans les trois
premiers cas ce qui donne une valeur constante de MOS et aucun paquet est perdu et il
augmente rapidement si on ajoute 4 autres postes alors le MOS diminue et environ 19% de
paquets sont perdus par seconde.

67
Résultats de simulations et discussions

II.2.3. Modification du type de codec :

L’influence des codecs G.711, G.723 et G.729 est apparue dans les figures III.21, III.22,
III.23 et III.24.

Figure III.21 : Gigue dans les applications VoIP avec différents types de codec dans le
réseau WiFi

68
Résultats de simulations et discussions

Figure III.22 : Valeur MOS dans les applications VoIP avec différents types de codec dans le
réseau WiFi

Figure III.23 : Délai dans les applications VoIP avec différents types de codec dans le réseau
WiFi

69
Résultats de simulations et discussions

Figure III.24 : Perte de paquets dans les applications VoIP avec différents types de codec
dans le réseau WiFi

Vu les résultats représentés dans les figures précédentes, on peut voir que le type de
codec utilisé n’influe pas sur la perte de paquets mais quand on parle de la gigue, le délai de
bout en bout et la valeur MOS dans le cas de G.711 et G.729 A, ces valeurs sont acceptables
par rapport à celles de codec G.723.

70
Résultats de simulations et discussions

Le tableau III.2 nous donne une comparaison globale entre les résultats des différents
scénarios dans le cas d’un réseau WiFi.

Gigue MOS Délai perte de paquets


Courte distance,
0.27µs 3.69 60ms pas de perte
2 postes, G.711
Longue distance 17.6µs 3.69 66ms perte de 2.75%
6 Postes 0.45µs 3.69 60ms pas de perte
10 Postes 1.86µs 3.69 60 ms pas de perte
14 Postes 0.2ms 2.09 90ms perte de 19%
G.723 0.47µs 2.57 100 ms pas de perte
G.729 0.12µs 3.08 60 ms pas de perte

Tableau III.2 : Gigue, MOS, délai de bout en bout et perte de paquets dans les
différents cas de scénarios pour un réseau WiFi

La gigue dans tous les cas reste acceptable alors la resynchronisation des paquets est
possible. La valeur MOS reste constante de 3,69 indiquant la qualité moyenne du service
VoIP dans les réseaux WiFi de courte distance utilisant le codec G.711 avec 2,6 et 10 clients,
et elle est de valeur inférieure à 3,6 dans le cas des codecs G.723 et G729.A et de 14
utilisateurs ce qui implique la dégradation de la qualité de la voix. Le délai de bout en bout de
tous les scénarios est acceptable seulement dans les deux scénarios de codec G.723 et de 14
postes où il est un peu élevé. De même, il y a une suppression de paquets dans le cas d’une
longue distance et avec 14 postes qu’elle est inacceptable.

II.3. Projet 3 : Réseau WiMAX

II.3.1. Modification de la distance :

Les figures III.25, III.26, III.27 et III.28 nous donnent une vue générale sur l’effet de la
distance sur la transmission des paquets VoIP dans un réseau WiMAX.

71
Résultats de simulations et discussions

Figure III.25 : Gigue dans les scénarios courte et longue distance dans le réseau WiMAX

Figure III.26 : MOS dans les scénarios courte et longue distance dans le réseau WiMAX

72
Résultats de simulations et discussions

Figure III.27 : Délai de bout en bout dans les scénarios courte et longue distance dans le
réseau WiMAX

Figure III.28 : Perte de paquets dans les scénarios courte et longue distance dans le réseau
WiMAX

73
Résultats de simulations et discussions

La valeur MOS, le délai de bout en bout et la perte de paquets sont inchangeables en


fonction de la distance dans nos réseaux WiMAX tandis que la gigue augmente mais elle reste
négligeable et acceptable.

II.3.2. Modification du nombre d’utilisateurs :

Les figures III.29, III.30, III.31 et III.32 présentent l’impact du nombre de clients sur la
qualité de service VoIP dans un réseau WiMAX.

Figure III.29 : Gigue dans les scénarios utilisant 2, 6, 10 et 14 postes dans un réseau
WiMAX

74
Résultats de simulations et discussions

Figure III.30 : Valeur MOS dans les scénarios utilisant 2, 6, 10 et 14 postes dans un réseau
WiMAX

Figure III.31 : Délai de bout en bout dans les scénarios utilisant 2, 6, 10 et 14 postes dans un
réseau WiMAX

75
Résultats de simulations et discussions

Figure III.32 : Perte de paquets dans les scénarios utilisant 2, 6 et 10, 14 postes dans un
réseau WiMAX

Dans le cas de modification du nombre de clients VoIP, on voit d’après les figures ci-
dessus que la valeur MOS ne dépend pas du nombre d’utilisateurs dans le réseau WiMAX.
Cependant, la gigue, le délai de bout en bout et le taux de paquets perdus augmente avec le
nombre de postes, le délai dans ce cas est très élevé et inacceptable.

76
Résultats de simulations et discussions

II.3.3. Modification du type de codec :

Les figures III.33, III.34, III.35 et III.36 nous montrent l’influence du type de codec sur
la qualité de la VoIP dans un réseau WiMAX.

Figure III.33 : Gigue dans les applications VoIP avec différents types de codec dans le
réseau WiMAX

77
Résultats de simulations et discussions

Figure III.34 : Valeur MOS dans les applications VoIP avec différents type de codec dans le
réseau WiMAX

Figure III.35 : Délai de bout en bout dans les applications VoIP avec différents type de codec
dans le réseau WiMAX

78
Résultats de simulations et discussions

Figure III.36 : Perte de paquets dans les applications VoIP avec différents type de codec dans
le réseau de WiMAX

Le codec G.729A est un bon type de codec permettant de donner des valeurs basses et
acceptables de la gigue, délai et de perte de paquets alors que le codec G.723 est un mauvais
type parce qu’il fournit une valeur MOS de 2,5 (insatisfaite et non recommandée) et un délai
plus élevé que celui des codecs G.711 et G729.A.

79
Résultats de simulations et discussions

Gigue MOS Délai perte de paquets


Courte distance,
55µs 3.55 100ms faible
2 postes, G.711
Longue distance 127µs 3.55 100ms faible
6 Postes 60µs 3.55 100ms faible
10 Postes 86µs 3.55 100ms faible
14 Postes 741µs 3.55 700ms environ 9%
G.723 62µS 2.5 120ms faible
G.729 8µS 3 80ms faible
Tableau III.3 : Gigue, MOS, délai de bout en bout et perte de paquet dans les différents cas
de scénarios pour un réseau WiMAX

En général, dans le WiMAX on a trouvé que la valeur MOS est constante dans tous les
réseaux utilisant le codec G.711, si le type de codec est changé la qualité sera diminuée.
Lorsqu’on parle de délai, il est le même sauf dans le cas de 14 postes de travail (inacceptable)
et dans le cas de codec G.723. La gigue augmente quand la distance et le nombre de clients
augmentent et dans tous les cas la perte de paquets est faible.

III. Conclusion :
Dans ce chapitre, nous avons fait des comparaisons entre plusieurs cas y compris longue
et coure distance séparant les utilisateurs et le commutateur, avec différents nombres de
postes de travail et entre quelques types de codec dans trois réseaux : Ethernet, WiFi et
WiMAX.

Les résultats des simulations nous ont indiqués que le codec G.711 est le meilleur parmi
les codecs utilisés dans la VoIP pour atteindre une bonne qualité de service.

Les paramètres que nous avons évalués comme la gigue, la note d’opinion moyenne
MOS, le délai de bout en bout et la perte de paquets nous aident pour distinguer les avantages
et les inconvénients de chaque réseau. Par exemple si on veut communiquer sans fil dans un
espace de dimensions limitées, le WiFi est le meilleur choix pour la transmission de la voix
sur IP, si on a besoin de transmettre la voix sans fil dans un étendu géographique de quelques
kilomètres, la bonne solution est le WiMAX mais il est claire que l’Ethernet reste le plus
puissant réseau pour les longues distances et il supporte un grand nombre d’utilisateurs par
rapport aux autres réseaux.

80
Conclusion
générale
Conclusion générale

Conclusion générale

La voix sur IP continuera à être employée et déployée couramment dans les jours qui
viennent puisqu’elle a beaucoup d’avantages. Dans ce projet, après avoir établi des études sur
la VoIP et ses différents protocoles et standards comme première étape, nous avons réalisé
plusieurs simulations en utilisant le fameux logiciel OPNET Modeler.

Nous avons testé plusieurs scénarios avec trois types de réseaux : l’Ethernet, le WiFi et
le WiMAX suivi d’une évaluation comparative des facteurs de détérioration de la qualité de
service de la VoIP tels que la gigue, le délai de bout en bout, la valeur MOS ainsi que la perte
de paquets.

D’après les simulations, nous avons trouvé que la qualité de la voix sur IP dépend de la
distance entre les nœuds de communication, le nombre de clients et le type du codec.

Les communications VoIP de longue distance introduisent un délai de bout en bout plus
élevé, plus de fluctuation de la gigue, plus de perte de paquets et moins de valeur MOS que
les communications de courte distance.

L’augmentation des utilisateurs cause la dégradation dans la qualité de service. De plus,


on a trouvé que le codec G711 est le meilleur type de codec à utiliser pour une
communication VoIP de haute qualité.

A travers ce travail nous avons appris l’utilisation du logiciel de simulation des réseaux
OPNET en choisissant les bonnes configurations pour obtenir les meilleures performances des
applications VoIP sur différents types de réseaux d’entreprises.

Et comme perspectives, nous proposons l’évaluation de cette nouvelle technologie de


communication, en mode conférence où plusieurs communicants dialogues en même temps.
En plus, nous suggérons d’élargir l’application de cette technique sur les communications
vidéo et multimédias, où on utilise la compression vidéo (par exemple H.264) au lieu de la
compression audio (G 711)

81
Bibliographie

[1] Khaled Salah, « Deploying VoIP in existing IP Networks », Département de l’information


et de l’informatique, université Roi Fahd de Pétrole et minerais.

[2] « VoIP Téléphonie sur IP », cahier de charge, copyright 2008. (En ligne).Disponible :
[Link] [Dernier accès : 10 Juin 2013].

[3] SebF, « Tout sur la VoIP ». (En ligne). Disponible : [Link]


[Dernier accès : 10 Juin 2013 ].

[4] Laurent Ouakil & Guy Pujolle, « Téléphonie sur IP », EYROLLES 2007.

[5] Yannick YANI KALOMBA, «Etude et mise au point d'un système de communication
VOIP : application sur un PABX-IP open source "cas de l'agence en douane
Getrak" », Université protestante de Lubumbashi - Ingénieur en réseaux et télécoms 2009.
[6] Claude Servin, « Réseau et télécoms », DUNOD 2003.
[7] Jeffrey Tam, Luke Dang & Jason Tsai, « Exploration of VoIP using Ethernet and Wi-Fi
networks under different scenarios », université de Simon Fraser, Canada.
Disponible: [Link]
[8] Rebha Bouziada, « étude et mise en place d’une solution VOIP sécurisée », mémoire de
projet de fin d’étude pour l’obtention du master professionnel en nouvelles technologies
des télécommunications et réseaux, 2010-2011
[9] Benson Lam, Winfield Zhao & Mincong Luo, « Communication networks analysis on
VoIP using opnet », projet final 2009, université de Simon Fraser.
Disponible: [Link]
[10] Guy Pujolle, « Les Réseaux », 5ème edition, EYEROLLS
[11] Shahid Ali & Bilal Zahid Rana, « OPNET Analysis of VoIP over MPLS VPN with IP
QoS », thèse de master 2009, école de l’informatique Blekinge. Disponible : [Link]
[12] « Simulation des réseaux », TP OPNET, module TC6, Master 1 Informatique, université
de TOULOUSE III.
[13] « OPNET», chapitre 4 (En ligne). Disponible :
[Link] . Dernier accès : 10 Juin 2013
[14] Deroussen Nadège & Laplagne Hervé, « projet OPNET », cours de Télécom 2 ème
année, institut des sciences de l’ingénieur de Toulon.
[15] Jeremy Yoo, « Performance evaluation of voice over IP on Wimax and WiFi based
networks », projet final 2009, université de Simon Fraser. Disponible:
[Link] . Dernier accès : 10 Juin 2013

Vous aimerez peut-être aussi