J1.
risques
chimiques
Préparé et Présenté par
Haderbache latifa
Introduction aux risques chimiques
Toutes les fonctions sont des sources de risques. Ces risques
affectent tout ou partie des ressources humaines, matérielles ou
financières de l'entreprise.
Ils naissent du caractère aléatoire des facteurs internes et
externes qui régissent la vie de l'entreprise.
Définition générale du risque :
Un risque est un événement dont l’occurrence est incertaine et
dont la réalisation affecte les objectifs de l’entreprise qui le subit.
Attention: danger et risque c’est différent!
- Le « danger » est une situation, une condition ou une pratique
qui comporte en elle-même un potentiel à causer des dommages
aux personnes, aux biens ou à l’environnement.
- Le « risque » est la possibilité de survenance d’un dommage
résultant d’une exposition à un danger. Le risque est la composante
de deux paramètres : la «gravité » et la « probabilité ». Plus
la gravité et la probabilité d’un événement sont élevées, plus
le risque est élevé.
Introduction aux risques chimiques
Les risques purs sont tous les risques générés par l’environnement
de l’entreprise :
— social (grèves, émeutes) ; juridique et politique (lois et décrets,
normes, règlements) ;
— géographique (pollution, tempêtes, etc.) ;
— économique et commercial (fluctuation des marchés, variation des
indices) ;
— technique (nouveaux procédés, flux tendus, automatisation,
concentration).
Certains risques sont donc directement générés par l’activité de
l’entreprise. On les qualifie d’endogènes.
D’autres naissent dans l’environnement de l’entreprise et l’affectent
par contrecoup. On les appelle exogènes.
Introduction aux risques chimiques
Mesure d’un risque
Un risque se mesure par deux caractéristiques :
— la fréquence f, qui mesure la probabilité d’occurrence de
l’événement dommageable ;
— la gravité G, qui mesure les conséquences du sinistre.
Le produit f x G est un indicateur de l’acuité du risque.
On distinguera cinq zones de risques sur le diagramme f x G
(figure 1) :
Introduction aux risques chimiques
Risques de la production
Les risques apparaissant lors des processus de production sont
multiples et divers. Ils sont dus:
• aux procédés eux-mêmes,
• aux matériels,
• à l’enclenchement incorrect de séquences successives,
• à la circulation des produits,
• aux pannes,
• aux accidents divers,
• aux contrôles en cours et à la fin de la production,
• à la pollution...
Introduction aux risques chimiques
Risques chimiques:
Définition des produits chimiques
Une substance chimique, ou produit chimique (parfois appelée substance
pure), est tout échantillon de matière de composition chimique définie et
présentant des propriétés caractéristiques (couleur, odeur, densité, point
de fusion, etc.), indépendamment de son origine.
De manière générale, cette notion désigne un produit manufacturé
(synthétisé) par l'Homme (n'existant pas dans la nature ou copiant des
molécules existant dans la nature).
Pour le vocabulaire administratif normalisé de l’UE:
les « substances chimiques » désignent « les éléments chimiques et leurs
composés tels qu'ils se présentent à l'état naturel ou tels qu'ils sont
obtenus par tout procédé de production »;
le mot « préparation » désigne « les mélanges ou solutions composés de
deux substances ou plus »
Introduction aux risques chimiques
Typologie:
En 2016, on dénombre plus de cent millions de substances, classées par
familles et/ou par usage ou propriétés. Un produit chimique (ou une
substance chimique) peut par exemple être :
- solide, liquide, gazeux, volatil, nanoparticulaire ;
- soluble ou non (dans des solvants organiques ou inorganiques) ;
- utilisé dans (ou obtenu par) un procédé chimique ; issu de la chimie
organique ou inorganique (exemples : cuivre (élément chimique), eau
pure (composé chimique), diazote, chlorure de sodium, minéraux,
alliages) ;
- simple ou composé (exemples : composé organique tel que glucides,
lipides, protéines, vitamines, acides nucléiques, etc.) ;
- inerte ou chimiquement ou biologiquement actif ;
- dangereux, à risques, toxique (dont neurotoxique, affectant le
développement du cerveau et de l'intelligence) ou écotoxique,
- combustible, explosif, corrosif, biocide, etc. ;
- radioactif (radioactivité alpha, bêta et/ou gamma) ;
- stable ou instable ;
- dégradable, biodégradable, non biodégradable, etc.
Introduction aux risques chimiques
Risques chimiques:
Sont considérées comme dangereuses les substances et préparations
appartenant aux catégories suivantes:
Explosible
Comburante
Extrêmement inflammable
Facilement inflammable
Inflammable
Très toxiques
Toxiques
Nocives
Corrosives
Irritantes
Sensibilisantes
Cancérogènes
Mutagènes
Toxiques pour la reproduction
Dangereuses pour l’environnement
Introduction aux risques chimiques
Propriétés physico-chimiques et toxicologiques des principaux
produits identifiés dans les situations d’exposition des salariés
En général les propriétés auxquelles il faudrait faire attention quand
on manipule une substance sont :
- Le point d’éclair et l’inflammabilité au contact de l’eau ou de
l’oxygène
- Le pH (acidité ou basicité)
- La réactivité (très réactif, inerte, etc.).
- La toxicité (cancérogène, mutagène, irritant)
Introduction aux risques chimiques
Le point d’éclair et l’inflammabilité au contact de l’eau ou de
l’oxygène
Le point d'éclair ou point d'inflammabilité (en anglais : flash point)
correspond à la température la plus basse à laquelle un corps
combustible émet suffisamment de vapeurs pour former, avec l’air
ambiant, un mélange gazeux qui s’enflamme sous l’effet d’une
source d’énergie calorifique telle qu’une flamme pilote, mais pas
suffisamment pour que la combustion s’entretienne d’elle-même
(pour ceci, il faut atteindre le point d'inflammation). Si
l’inflammation ne nécessite pas de flamme pilote, on parle alors
d’auto-inflammation.
Une substance est d’autant plus inflammable (peut s’enflammer plus
facilement) que son point d’éclair est bas.
Introduction aux risques chimiques
Le point d’éclair et l’inflammabilité:
- Les liquides inflammables de catégorie 1 et 2, ont un point éclair
inférieur à 23°C. C’est leur température d’ébullition, inférieure
ou supérieure à 35°C, qui distingue leur degré d’inflammabilité.
- Les liquides dont le point éclair est compris entre 21°C et 55°C
- les liquides inflammables de catégorie 3 ont leur point éclair
compris entre 23°C et 60 °C.
- Les trois catégories de Liquides inflammables portent toutes le
nouveau pictogramme d’inflammabilité.
Introduction aux risques chimiques
Le pH (acidité ou basicité)
Le potentiel hydrogène, noté pH, est une mesure de l'activité
chimique des hydrons (appelés aussi couramment protons ou ions
hydrogène) en solution. Notamment, en solution aqueuse, ces ions
sont présents sous la forme de l'ion hydronium (le plus simple des
ions oxonium).
- Plus souvent, le pH mesure l’acidité ou la basicité d’une solution.
Ainsi, dans un milieu aqueux à 25 °C :
- une solution de pH = 7 est dite neutre ;
- une solution de pH < 7 est dite acide ; plus son pH diminue, plus
elle est acide ;
- une solution de pH > 7 est dite basique ; plus son pH augmente,
plus elle est basique.
- De pH 1 à 3 et de 11 à 14 la substance est corrosive
- De pH 3 à 5 et de 9 à 11 elle est irritante
Introduction aux risques chimiques
La réactivité et la stabilité d’une substance
On retrouve dans cette catégorie plusieurs systèmes:
- Mélanges dangereux: qui donnent des réactions exothermiques
Le cas de: l’acide nitrique + alcool
+ anhydride acétique Nitrates (instables
+ acétone et risque
+ acide sulfurique d’explosion)
Les métaux alcalins+ eau
Na
Avec eau ou glace (risque d’explosion)
Cs, Rb, K
- Substance explosive:
les dérivés de l’eau oxygénée (peroxydes, peracides, …instables)
les dérivés de l’acide perchlorique (réactions violentes avec les
matériaux organiques: perchlorates, perchlorates d’alkyles,
instables)
Les dérivés nitrés (formation de nitrates instables)
Les dérivés acétyléniques avec les métaux (acétylures de métaux
instables)
Oxygène et graisse (explosion)
Introduction aux risques chimiques
La réactivité et la stabilité d’une substance
- Les substances pyrophoriques:
C’est la propriété de certaines substances de
s'enflammer spontanément aux températures ambiantes,
généralement une matière pulvérulente qui s’enflamme en moins de
cinq min.
Ces substances ont par conséquent leur température d'auto-
inflammation inférieure à la température ambiante.
- Exemple: zinc, Ni de raney, platine ou gaz (silane)
- Mélanges à éviter :
Métaux légers+ solvants chlorés = HCl+ ………
Eau de javel+ acide (détartrant) = Cl + …………
Introduction aux risques chimiques
La toxicité (cancérogène, mutagène, irritant)
Une substance toxique est une substance qui interrompt ou trouble
gravement les fonctions vitales d'un organisme ou d'un écosystème.
ex.
Les substances toxiques produites par l'homme, comme le
glyphosate ou le pyralène, ou l'uranium enrichi, sont généralement
multi-toxiques :
- Cancérogène
- Mutagène
- Reprotoxique.
C'est pourquoi ces substances toxiques produites par l'homme sont
souvent regroupées dans la catégorie spécifique des très dangereux
produits CMR.
Introduction aux risques chimiques
Risques liés aux acides et bases
Sont réputés acides et bases au sens des règles de sécurité, les solides ou
liquides qui ont une réaction acide ou alcaline et qui, mises en contact avec
des tissus vivants, ont un effet caustique pouvant entraîner des lésions ou la
destruction de ces tissus.
De nombreux services utilisent des acides ou des bases quotidiennement.
Il s’agit avant tout des laboratoires mais également des services d’entretien
(produits de traitement de l’eau, eau de Javel, détergents),
les mécaniciens et électroniciens (réalisation des circuits imprimés), les
électriciens et personnel de maintenance des véhicules (batteries), les
services d’audiovisuel.
Le pH d’une solution dépend à la fois de la concentration et de la force de
l’acide/base (son degré de dissociation dans l’eau).
Introduction aux risques chimiques
Risque liés aux acides
Introduction aux risques chimiques
Dangers principaux des acides et des bases
1. Le contact avec des acides et bases concentrés peut provoquer
des brûlures graves de la peau, des muqueuses et des yeux.
2. L’étendue des dommages dépend de 4 facteurs : Le pouvoir de
corrosion, la concentration, la température de la solution et la durée du
contact.
3. L’inhalation de vapeurs acides peut provoquer des irritations et des
brûlures des voies respiratoires.
4. L’exposition chronique aux acides et bases faibles ou dilués, peut
provoquer des dommages aux tissus (dermatites). L’acide salicylique ou
l’acide oxalique peuvent, par exemple, réduire la couche de
kératine protégeant la peau et conduire à une irritation importante des
tissus.
5. En plus des dommages directs aux tissus, certains acides, comme
l’acide chromique ou l’acide picrique, même dilués, peuvent
provoquer des réactions allergiques.
6. La dilution d’acides/bases concentrés dans l’eau est fortement
exothermique et peut conduire à des éclaboussures.
Introduction aux risques chimiques
Autres Dangers des acides et des bases
1. L’acide fluorhydrique présente un risque mortel. Il peut en effet
traverser le derme et attaquer l’organisme en profondeur (nécrose des
tissus). Sa manipulation nécessite des précautions de la peau
particulières.
2. Une brûlure au HF concentré (50-70%) est immédiatement ressentie,
alors qu’il peut s’écouler plusieurs heures avant de ressentir une
brûlure au HF dilué (1-25%).
3. Une brûlure à HF sur seulement 2% du corps peut déjà s’avérer létale.
4. En plus de leur nature corrosive, certains acides sont toxiques
pour l’organisme et donc nuisibles par inhalation.
5. Les bases pénètrent généralement les tissus plus profondément que les
acides. Les dommages liés aux brûlures des solutions basiques
sont donc potentiellement plus importants (en particulier pour les
yeux).
6. En cas de fuite, de renversement, ou d’erreurs de manipulation, les
acides et bases peuvent entrer en contact avec des produits
incompatibles ([Link]. solvant organique + acide nitrique) et provoquer
des réactions dangereuses.
Introduction aux risques chimiques
Quantification des risques liés à l’utilisation des produits chimiques en
situation professionnelle
Dose = [C]*t
VLEP = valeur limite d’exposition professionnelle
VLEP CT = valeur limite d’exposition à court terme (15 mn de travail)
VLEP 8h=VME = valeur moyenne d’exposition (8h de travail)
Le contrôle de l’exposition des salariés aux agents chimiques est destiné à :
évaluer le niveau réel des expositions auxquelles ceux-ci sont soumis et les
comparer à des valeurs limites d’expositions professionnelles (VLEP) ou des
valeurs limites biologiques (VLB),
déterminer si ce niveau respecte ou non les limites fixées par la
réglementation,
objectiver des expositions suite à l’évaluation du risque chimique,
prendre les mesures de prévention adaptées.
Il doit être effectué régulièrement, et notamment à la suite de tout changement
susceptible de modifier l’exposition des travailleurs à un agent chimique
(changement de produits, modification des process ou des conditions
opératoires…).
Introduction aux risques chimiques
Limites des VLEP
Le respect d’une VLEP doit empêcher l’apparition d’une atteinte à la santé
de caractère irréversible liée à l’utilisation d’un ou plusieurs produits
chimiques. Mais les VLEP, quand elles existent, ont des limites :
- certains agents CMR fonctionnent sans effet de seuil, c’est-à-dire qu’ils
peuvent avoir des effets même à de très faibles doses. Pour ces agents,
les VLEP sont déterminées en tolérant une faible probabilité de
survenue de la maladie par exemple 10-6 (ce qui correspond à 1 cas de
survenue de la maladie sur 1 million d’individus exposés, au niveau de
la VLEP, 8 heures par jour, 5 jours par semaine pendant 40 ans).
- Les VLEP n’intègrent pas la pénibilité de certains travaux qui peuvent
accroître la pénétration des polluants dans l’organisme.
- Les VLEP ne prennent en compte que les expositions par voie
respiratoire et pas celles par voie digestive ou cutanée.
- Les VLEP ne sont pas définitives, elles évoluent en fonction des
connaissances scientifiques.
Introduction aux risques chimiques
La surveillance biologique :
La surveillance biologique des expositions est complémentaire de la
surveillance des atmosphères. Elle permet d'affiner l'évaluation de
l'exposition au poste de travail, en donnant un reflet de la quantité de
produit ayant pénétré dans l’organisme.
Elle peut être définie comme l'identification et la mesure des substances de
l'environnement du poste de travail dans les liquides biologiques (le plus
souvent sang et urine) ou l'air expiré des salariés exposés, pour évaluer
l'exposition réelle et le risque pour la santé de chacun d'eux en comparant
les résultats à des références appropriées.
Les paramètres de la surveillance biologique sont appelés indicateurs
biologiques d’exposition (IBE), biomarqueurs ou bio-indicateurs
d’exposition.
Utilisée dans le cadre du suivi médical de salariés exposés aux risques
chimiques, elle relève d’une prescription médicale par le médecin du
travail. Elle participe à assurer la traçabilité des expositions.
Introduction aux risques chimiques
Les contrôles d’exposition
Les contrôles d’exposition peuvent se faire par des mesures atmosphériques,
qui ne prennent en compte que l’exposition par voie respiratoire, ou par
dosages biologiques (ou biométrologie), qui prennent en compte toutes les
voies d’expositions.
Les mesures de la concentration dans l’air des agents chimiques sont
organisées par l’employeur alors que les examens biologiques sont prescrits
par le médecin du travail. Dans tous les cas, les salariés doivent être informés
des objectifs et des modalités de ces contrôles.
Les locaux de travail où sont émis des polluants (gaz, vapeurs, poussières,
aérosols…) sont considérés comme des locaux à pollution spécifique soumis
à des règles spécifiques de ventilation.
Les installations de captage et de ventilation doivent permettre de réduire les
concentrations de ces polluants dans l’atmosphère au niveau le plus bas
possible, ces concentrations devant rester inférieures aux valeurs limites
d’exposition réglementaires contraignantes.
Introduction aux risques chimiques
Voies d’exposition:
On peut être exposé à des produits chimiques dangereux par :
1. Inhalation
2. Contact
3. Ingestion
4. Lésion cutanée.
Effets sur la santé :
Les différents dommages sur la santé
Le système respiratoire, le sang, les poumons, le foie, les reins et
le tube digestif, ainsi que d’autres organes et tissus, peuvent être
touchés et même subir de graves lésions.
Les vapeurs de certains solvants sont toxiques lorsqu’elles sont
inhalées.
Outre les effets plus graves indiqués ci-dessus, l’exposition peut
entraîner une atteinte sans retentissement visible immédiat sur la
santé, mais qui peut se traduire par un défaut de coordination, une
somnolence et des symptômes du même ordre, qui augmentent le
risque d’accident.
Introduction aux risques chimiques
Les effets immédiats et différés (pose le problème de vérification
cause/effet)
Les produits chimiques qui entrent en contact avec le corps humain (par
les voies respiratoires, la peau ou la bouche) peuvent perturber le
fonctionnement de l’organisme. Ils peuvent provoquer :
- des intoxications aiguës, avec des effets plus ou moins graves,
- des intoxications chroniques : le contact répété avec certains agents
chimiques, même à de faibles doses, peut alors porter atteinte aux
poumons, aux nerfs, au cerveau, aux reins…asthme, allergies,
insuffisances rénales, disfonctionnement neurologique, problèmes de
reproduction, problèmes de l’oreille, perturbation endocrinienne…etc.
En milieu professionnel, certains facteurs de risque de cancers sont
identifiés (expositions à certaines substances, à certains
rayonnements…). D’autres facteurs, notamment individuels, peuvent
influencer la survenue de cancers : facteurs liés au mode de vie
(consommation d’alcool, alimentation, tabagisme…) ou facteurs
génétiques.
Prévention
et Sécurité
chimique
- La sécurité à l’usine est la première des priorités,
- il n’y a pas d’autres endroits où on est en
présence d’autant de sources de danger,
- La routine est aussi un danger.
• Il est donc primordial qu’il ait une bonne connaissance des
effets toxiques de ces produits, de leurs voies d’exposition et
des risques que comportent leur manipulation et leur stockage.
• On peut obtenir auprès des fabricants ou des fournisseurs des
fiches de sécurité chimique ou d’autres types d’information
sur les risques de nature chimique, qui doivent être incluse
dans le guide d’hygiène et de sécurité de l’entreprise et qui
feront l’objet de communication en temps utile.
Règles générales de sécurité
savoir où se trouve le(la) plus proche :
• Téléphone (et quels sont les N° d’urgence)
• Sortie de secours
• Extincteur et couverture anti-feu
• Bac à sable (pour les feux de métaux)
• Pharmacie de secours et savoir comment les utiliser.
• Consigner tous les accidents ou les incidents avec toutes les
informations nécessaires (date, heure, cause, type de blessure,
personne touchée, secours apportés, par qui)
Règles générales de sécurité
• Laisser les passages libres
• Travailler en position stable
• Utiliser du matériel propre et en bon état et Avant
utilisation, vérifier l’état de votre matériel
• Se déplacer sans courir
• Etiqueter clairement les flacons et récipients
• Entretenir les appareils et les équipements
• Eliminer régulièrement les déchets chimiques ou autres.
Utilisez les Tableaux d’affichages
• Consignes générales de sécurité
• Types de danger se trouvant à l’usine
• Indication claire des emplacements des extincteurs
• Indication des sorties de sécurité
• Indication des équipements en panne
• Indication des équipements et produits dangereux
produits chimiques et
communication
active
Fiche de donnée de sécurité d’une substance (FDS)
La Fiche de Données de Sécurité est un document de synthèse et
d’informations sur l’utilisation, les précautions d’emplois et les risques
présentés par un produit chimique.
La Fiche de Donnée de Sécurité, actualisée autant que nécessaire, est
datée et fournie gratuitement à ses destinataires au moment de la
première livraison et, par la suite, après toute révision comportant de
nouvelles informations significatives sur le produit, sur ses propriétés ou sur
les précautions à prendre lors de sa manipulation.
Elle doit être rédigée dans une langue accessible à l’utilisateur
Contenu de la Fiche de Données de Sécurité
1. l’identification du produit chimique et de la personne,
physique ou morale, responsable de sa mise sur le marché,
2. les informations sur les composants, notamment leur
concentration ou leur gamme de concentration,
nécessaires à l’appréciation des risques,
3. l’identification des dangers,
4. la description des premiers secours à porter en cas d’urgence,
5. les mesures de lutte contre l’incendie,
6. les mesures à prendre en cas de dispersion accidentelle,
7. les précautions de stockage, d’emploi et de manipulation,
8. les procédures de contrôle de l’exposition des travailleurs
et les caractéristiques des équipements de protection
individuels adéquats,
Contenu de la Fiche de Données de Sécurité
9. les propriétés physico-chimiques,
10. la stabilité du produit et sa réactivité,
11. les informations toxicologiques,
12. les informations éco-toxicologiques,
13. des informations relatives à l’élimination des déchets,
14. des informations relatives au transport,
15. les informations réglementaires relatives en particulier au classement et à
l’étiquetage du produit
16. toutes autres informations disponibles pouvant contribuer à la sécurité ou
à la santé des travailleurs et la protection de l’environnement.
Voici un exemple d’une FDS complète FDS - ACIDE CHLORIDRIQUE -
[Link]
La FDS simplifiée
La mise à disposition des Fiches de Données de Sécurité des produits aux
agents est nécessaire mais pas suffisante.
En effet, la masse d’informations délivrée par la FDS est difficilement
exploitable, il faut donc compléter cette information par un affichage
simple, beaucoup plus accessible pour les agents (fiche simplifiée).
Les informations essentielles à donner à un agent pour assurer sa sécurité
sont les suivantes :
- les risques présentés par le produit : rubrique 3,
- les conditions d’emploi du produit : rubriques 7,8 et 10,
- les équipements de protection individuelle à porter : rubrique 8,
- les conditions de stockage : rubrique 7,
- la conduite à tenir en cas d’urgence : rubrique 4 et 5,
Ces informations peuvent être rassemblées sur une fiche «simplifiée» d’une
seule page beaucoup plus facile à lire qu’une Fiche de Données de Sécurité.
FDS simplifié[Link]
Étiquetage et
communication active/
produits chimiques
Étiquetage et communication active/ produits chimiques
Le SGH « Système Général Harmonisé (SGH) » s’applique de façon obligatoire
aux substances depuis fin 2010. Le calendrier d’application du règlement CLP
(classification, labelling and packaging) est le suivant
– 1er décembre 2010 : application obligatoire pour les substances mais les deux
classifications UE et CLP-SGH subsistent dans la FDS
– 1er juin 2015 : application obligatoire pour les mélanges et disparition de
l’ancienne classification UE dans la FDS
Ce nouveau système comprend 9 pictogrammes. il a pour but d’uniformiser
l’étiquetage des produits chimiques à l’échelle mondiale.
portant le pictogramme « Comburant »
Ces produits peuvent provoquer ou aggraver un
incendie, ou même provoquer une explosion
s'ils sont en présence de produits
inflammables.
Exemples: Dioxygène O2, Ozone O3, Eau
oxygénée H2O2, Halogène : Fluor, Chlore,
Brome, Iode, Hypochlorite et autre
hypohalogène, Chlorite, chlorate, perchlorate,
et autres composé oxydé d'halogènes, Acide
nitrique, Dioxyde d'azote (NO2), Oxyde
métallique (notamment oxydes de fer ou de
cuivre), Potassium iodates,Octasoufre (S8)
Portant le pictogramme « Inflammable »
Ces produits peuvent s’enflammer, suivant les
cas :
au contact d’une flamme ou d’une étincelle,
sous l’effet de la chaleur ou d’un frottement, au
contact de l’air (en s’évaporant certains
produits dégagent des gaz qui s’enflamment
spontanément)
Exemple de produits inflammables :
L'essence, le pétrole
L'éther
Le méthanol (l'alcool)
Le méthane (CH4)
Portant le pictogramme « explosif »
Ces produits peuvent exploser au contact d'une
flamme, d'une étincelle, d'électricité statique,
sous l'effet de la chaleur, d'un choc, de
frottements ...
Exemple de produits explosif :
Nitrate d'ammonium (NH4NO3)(catastrophe
AZF à Toulouse), La nitroglycérine
Gaz (hydrogène, acétylène, propane, butane,
LPG), Les aérosols de tous genres (même
vides) sont des bombes en puissance au-dessus
de 50°C : purificateurs d'air, laques pour
cheveux, peintures, vernis, dégivrants pour
pare-brises, etc.
l'acide picrique
Portant le pictogramme « toxique »
Ces produits empoisonnent rapidement, même
à faible dose. Ils peuvent provoquer des effets
très variés sur l'organisme : nausées,
vomissements, maux de tête, perte de
connaissance ou d'autres troubles plus
importants entraînant la mort.
Exemple de produits toxique :
Méthanol, alcool à brûler, détachants
Désinfectants (créoline)
Peintures en aérosol (pour voitures par
exemple)
Détachants, trichloréthylène
CCl4 (tétrachlorure de carbone)
Portant le pictogramme « corrosif »
L’expression " produits corrosifs " s’applique à
des substances qui possèdent le pouvoir
d’endommager les tissus vivants (en particulier
ceux de l’organisme humain) et d’attaquer
d’autres matières comme les métaux et le bois
(exemple : acides, alcalis, ...).
Exemple de produits corrosif :
Déboucheur pour conduites, détartrants
Soude caustique, décapants
Acides forts, acide sulfurique (batteries)
Bases fortes (soude)
Nettoyants pour fours, toilettes
Produits pour lave-vaisselles (à l'état humide)
Portant le pictogramme « danger pour la santé »
Cancérogènes
Mutagènes
Reproduction toxics
Exemple de produits dangereux pour la santé :
Le dibrome (Br2)
Arsenic (As)
Chloroforme (CHCl3)
Chlorure de Cobalt (CoCl2)
Formamide
Portant le pictogramme « dangereux pour
l’environnement »
Ces produits provoquent des effets néfastes sur
les organismes du milieu aquatique (poissons,
crustacés, algues, autres plantes aquatiques...).
Exemple de produits dangereux pour
l’environnement :
Certaines matières actives de pesticides
(composés organochlorés : lindane, parathion)
et de désherbants
CFC (chlorofluorocarbone)
Certains solvants (thiodicrésol)
Certains composés de métaux lourds
(méthanesulfonate de cuivre)
PCB (polychlorobiphenyls)
PCT (polychloroterphenyls)
Portant le pictogramme « gaz sous pression »
Ces produits sont des gaz sous pression
contenus dans un récipient. Certains peuvent
exploser sous l'effet de la chaleur : il s'agit des
gaz comprimés, des gaz liquéfiés et des gaz
dissous. Les gaz liquéfiés réfrigérés peuvent,
quant à eux, être responsables de brûlures ou de
blessures liées au froid appelées brûlures et
blessures cryogéniques.
Exemple de produits gaz sous pression :
Peintures en aérosol (pour voitures par
exemple)
Gaz en bonbonne (hydrogène, acétylène,
propane, butane, LPG )
Les aérosols de tous genres (même vides) sont
des bombes en puissance au-dessus de 50°C :
purificateurs d'air, laques pour cheveux,
peintures, vernis, dégivrants pour parebrises,
etc.
Portant le pictogramme « nocif/irritant »
ils empoisonnent à forte dose ;
ils sont irritants pour les yeux, la gorge, le nez
ou la peau ;
ils peuvent provoquer des allergies cutanées
(eczémas) ;
ils peuvent provoquer une somnolence ou des
vertiges.
Exemple de produits nocifs/irritants :
Le Chrome (Cr) : eczéma et allergies
Chloroforme (CHCl3) : somnolence ou vertige
Fluorure de sodium (NaF)
butylparaben, ethylparaben, propylparaben,
isobutylparaben
carbonate de sodium
eau de Javel
acide acétique
signalisation des dangers en entreprise par des pictogrammes
poison
Haute tension
radiations
Rayonnement ionisant
Rayonnement non ionisant
laser
danger Danger biologique
La signalisation de santé et de sécurité:
La Signalisation de Santé et de Sécurité est mise en œuvre
« toutes les fois que, sur un lieu de travail, un risque ne peut pas être
évité ou prévenu par l’existence d’une protection collective ou par
l’organisation du travail. »
Elle se cumule avec les obligations de signalisation en matière
d’évacuation, de premiers secours, de lutte contre l’incendie,
de substances et préparations dangereuses et de certains équipements
spécifiques.
De plus, la signalisation routière, ferroviaire et fluviale s’applique aussi
à l’intérieur des lieux de travail, s’il y a lieu.
Les moyens et objectifs:
La signalisation imposée peut être assurée par différents moyens :
un panneau, une couleur, un signal lumineux ou encore un signal
acoustique, et a pour objectifs :
• D’avertir d’une obligation, d’une interdiction, d’un risque de
danger.
• De permettre l’identification du matériel et de l’équipement de
lutte contre l’incendie.
• De permettre l’identification des issues de secours,
des équipements et des lieux de sauvetage et de secours.
La forme et la couleur des panneaux de signalisation sur les lieux de
travail sont réglementées par l’Arrêté du 4 Novembre 1993 modifié en
fonction de leur objet :
- Panneaux d’Interdiction : Ronds, cerclés et barrés de rouge
Exemple : panneau de signalisation interdiction de fumer.
- Panneaux d’Avertissement : Triangulaires à fond jaune
Exemple : panneau danger chariot élévateur.
- Panneaux d’Obligation : Ronds à fond bleu et pictogramme blanc
Exemple : panneau d'obligation de protection du visage.
- Panneaux de Sauvetage et de Secours : Carrés ou rectangulaires et
pictogrammes blancs sur fond vert
Exemple : panneau de sauvetage : point de lavage oculaire
Signalisation incendie
•Panneaux concernant le matériel ou l’équipement de lutte contre
l’Incendie : Carrés ou rectangulaires et pictogrammes blancs sur fond rouge
•Signalisation de Risque et Danger : Bandes jaunes et noires OU bandes rouges et
blanches
Merci pour
votre
attention