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Section III: Règles de Sécurité: Decret Modifie, Complete Et Commente Dans L'Ordre Croissant Des Numéros R 235

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Section III: Règles de Sécurité: Decret Modifie, Complete Et Commente Dans L'Ordre Croissant Des Numéros R 235

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DECRET MODIFIE, COMPLETE et COMMENTE dans l’ordre CROISSANT

des numéros R 235.

DECRET 92-332 du 31 mars 1992 relatif aux dispositions concernant la sécurité et la santé
que doivent observer les maîtres d’ouvrage lors de la construction de lieux de travail ou
lors de leurs modifications, extensions ou transformations.

DOCTRINE CODE DU TRAVAIL Q1 : DEFINITION DU LIEU DE TRAVAIL ?


R1 : La définition du lieu de travail est celle de la directive CEE n° 89-654.
Cette définition couvre tous les espaces situés à l 'intérieur ou à l'extérieur des bâtiments de l'établissement
destinés à recevoir des postes de travail et, plus largement, où le travailleur a accès dans le cadre de son travail.
C1 : II s'agit donc, notamment, de tous les locaux annexes d'usage collectif, de tous les dégagements et espaces
accessibles et également des postes et des espaces de maintenance.

DOCTRINE CODE DU TRAVAIL Q2 : LE CODE DU TRAVAIL S'APPLIQUE-T-IL AUX BATIMENTS


SOUMIS AUX AUTRES REGLEMENTATIONS ?
R2 : Oui. Les dispositions du Code du Travail sont également applicables pour les bâtiments soumis à la
réglementation ERP, à la réglementation relative aux installations classées pour la protection de l'environnement,
la réglementation des immeubles à usage d'habitation.
Non pour les IGH.
C2 : Lorsqu'il y a plusieurs prescriptions pour un même objectif, le principe de la règle la plus contraignante est à
retenir.

DOCTRINE CODE DU TRAVAIL Q17 : QUELLE REGLEMENTATION APPLIQUER AUX ENTREPOTS ?


R17 : 1°) Soumis à autorisation : s’inspirer de l’arrêté type (circulaire du 29 décembre 1988) avec allégements ou
aggravations.
2°) Soumis à déclaration : appliquer l’arrêté type (circulaire du 29 décembre 1988).
3°) Autres : s’inspirer de l’arrêté type.
C17 : Les entrepôts frigorifiques sont traités dans la 4ème partie de la doctrine (risque industriel et technologique)
Selon le principe rappelé ci-avant, ces dispositions ne s'opposent pas à l'application de règles plus contraignantes
lorsque ces bâtiments sont soumis à la réglementation relative aux installations classées pour la protection de
l'environnement.

Section III : Règles de sécurité

Art. R 235-3-18

Les lieux de travail doivent être aménagés en tenant compte de la présence de TRAVAILLEURS
HANDICAPES selon les principes suivants :
1°) Lorsqu'un bâtiment est prévu pour recevoir un effectif compris entre 20 et 200 personnes, au
moins un niveau doit être aménagé pour permettre de recevoir des travailleurs handicapés;
2°) Lorsqu'un bâtiment est prévu pour recevoir un effectif supérieur à 200 personnes, tous les
locaux d'usage général et susceptibles d'accueillir des personnes handicapées doivent être
aménagés pour permettre de recevoir des travailleurs handicapés.
Les dispositions adoptées pour les accès, portes, dégagements et ascenseurs desservant les postes
de travail et les locaux annexes tels que locaux sanitaires, locaux de restauration, parcs de
stationnement, doivent permettre l'accès et l'évacuation des personnes handicapées, notamment
celles circulant en fauteuil roulant.

L'aménagement des postes de travail doit être réalisé, où rendu ultérieurement possible.
Des dispenses aux dispositions du présent article pourront être accordées par le directeur

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départemental du travail et de l'emploi ou le fonctionnaire assimilé, après avis de la commission
consultative départementale de la protection civile, de la sécurité et de l'accessibilité pour les
établissements recevant du public.
Les modalités d'application des dispositions du présent article sont définies par arrêté des
ministres chargés du travail, de l’agriculture et de la construction.

Arrêté du 27 juin 1994 relatif aux dispositions destinées à rendre accessible les lieux de
travail aux personnes handicapées (nouvelles constructions ou aménagements) en
application de l’article R 235-3-18 du code du travail.

Art 3 II (Arrêté du 27 juin 1994)


Lorsqu'un ASCENSEUR dessert un bâtiment dont le plancher bas du dernier niveau est à plus de 8
mètres du sol mais ne constituant pas un immeuble de grande hauteur au sens de l'article R 122-
2 du code de la construction, les dispositions complémentaires suivantes doivent être observées.

1. La protection de l'ascenseur doit répondre aux dispositions de l'article 8 de l'arrêté pris pour
l'application des articles R 235-4-8 et R 235-4-15 du code du travail (A 5/8/92 modifié).

2. L’accès à chaque niveau doit s’effectuer au travers d ’un LOCAL d'attente servant de REFUGE dont
les caractéristiques doivent être les suivantes :
a) Superficie : la superficie du local doit être calculée de façon à recevoir toutes les personnes
handicapées appelés à fréquenter le niveau concerné lorsque leur nombre est connu et, dans, le cas
contraire, à recevoir à 1/100 des effectifs susceptibles de fréquenter
ce niveau; cette superficie est augmentée lorsque ce local donne également accès à l'escalier de sorte
que cet accès reste disponible ;
b) Résistance au feu : les parois de ce local doivent être au moins coupe-feu de degré une heure, les
blocs-portes doivent être au moins pare-flamme de degré une demi-heure, équipés de ferme-porte et
ouvrant vers l’intérieur du local ;
c) Réaction au feu : les revêtements doivent avoir au moins les degrés de réaction au feu prescrits par
l'article 9 de l'arrêté cité au paragraphe II, 1°, du présent article; (A 5/8/92 modifié)
d) Désenfumage : le local doit être désenfumé dans les conditions fixées par la section 2 du même
arrêté ;
e) Distance maximale : la distance maximale à parcourir de tout point accessible pas une personne
handicapée pour atteindre la porte d'accès du local d'attente le plus proche est de 40 mètres lorsqu'il y
a le choix entre deux locaux d'attente et de 30 mètres dans le cas
contraire ;
f) Equipement : le local doit être équipé d'un éclairage de sécurité conforme à l'arrêté du 10
novembre 1976 et d'un système permettant de communiquer avec le concierge ou gardien du bâtiment
ou tout autre préposé.

Toutefois, des SOLUTIONS AUTRES que le local d'attente peuvent être réalisées, après accord de
l'inspecteur du travail et avis de la commission consultative départementale de la protection civile, de la
sécurité et de l'accessibilité pour les établissements recevant du public, telles que coursive d'accès et
ascenseur extérieur, coursive d'accès extérieure.

3. Un tel ascenseur doit disposer d'une alimentation électrique de sécurité qui peut être assurée:
a) Soit par un groupe moteur thermique-générateur qui, à partir de la défaillance de la source normale,
doit pouvoir assurer l'alimentation de l'ascenseur dans un délai inférieur à une seconde ;
b) Soit par une dérivation issue directement du tableau principal et sélectivement protégée.

4. La cabine d'un tel ascenseur doit être équipée :


a) D'un dispositif de commande accompagnée, fonctionnant à l'aide d'une clé ; un nombre suffisant de
clés, d'un modèle unique, doit être remis au chef d'établissement ;
b) D'un système permettant de communiquer avec le poste de sécurité s'il existe ou avec l'une des
personnes mentionnées au paragraphe II, 2°,f, ci-dessus.

Art. R 235-3-21

La SIGNALISATION DE SECURITE ET DE SANTE installée sur les lieux de travail est conforme
aux dispositions de l’article R 232-1-13.

Art R 232-1-13 (extrait)

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La signalisation relative à la sécurité et à la santé au travail doit être conforme à des modalités
déterminées par arrêté des ministres chargés du travail et de l’agriculture.

ARRETE du 04 novembre 1993 relatif à la signalisation de sécurité et de santé au travail

Art. 9 (Arrêté du 4/11/93)


Une SIGNALISATION doit baliser les cheminements empruntés par le personnel POUR
L'EVACUATION vers la sortie la plus rapprochée.
Cette signalisation est assurée par des panneaux conformes aux dispositions de l'annexe II, points 1 et
5. Ces panneaux peuvent être opaques ou transparents lumineux et regroupés avec l'éclairage de
sécurité.
Les dégagements faisant partie des dégagements réglementaires et qui ne servent pas habituellement
de passage pendant la période de travail doivent être signalés par des panneaux comportant un
panneau additionnel portant la mention «Sortie de secours».

Art. 10 (Arrêté du 4/11/93)


Les équipements de lutte contre l’incendie doivent être identifié par une coloration des équipements et
par un panneau de localisation ou une coloration des emplacements ou des accès aux emplacements
dans lesquels ils se trouvent.
La couleur d’identification de ces équipements est rouge.
La surface rouge doit être suffisante pour permettre une identification facile.
Les panneaux prévus à l'annexe II, point 6, doivent être utilisés en fonction des emplacements de ces
équipements.
Lorsque ces équipements sont directement visibles, les panneaux ne sont pas obligatoires.

Art. 14 (Arrêté du 4/11/93)


Les SYSTEMES D'ALARME SONORES exigés à l'article R 232-12-18 du code du travail sont
constitués d'équipements d'alarme dont les types sont précisés dans l'annexe IV.
Un équipement d'alarme au moins de type 3 doit être installé dans les établissements dont l'effectif est
supérieur à 700 personnes et dans ceux dont l'effectif est supérieur à 50 personnes lorsque sont
entreposées ou manipulées des substances ou préparations visées à l’article R 232-12-14 du code du
travail.
Un équipement d’alarme au moins de type 4 doit être installé dans les autres établissements visés à
l'article R 232-12-18 du code du travail.
Toutefois, si le chef d'établissement souhaite disposer d’une temporisation il doit installer un
équipement d'alarme du type 2 a ou 2 b au minimum et respecter toutes les contraintes liées à ce type.

Art. 15 (Arrêté du 4/11/93)


Les moyens et dispositifs de signalisation doivent, selon le cas, être régulièrement nettoyés, entretenus,
vérifiés et réparés, remplacés si nécessaire, de manière à conserver leurs qualités intrinsèques ou de
fonctionnement, et. notamment les signaux lumineux et les signaux acoustiques doivent faire l’objet
d'une vérification de leur bon fonctionnement et de leur réelle efficacité, avant leur mise en service et
ultérieurement, au moins chaque semestre.
La vérification des alimentations de secours doit être pratiquée au moins une fois par an.

ANNEXE IV (Arrêté du 4/11/93) (extraits)


2. équipements d’alarme :
Les types des équipements d’alarme sont définis dans la norme NF S 61-936 et ceux des blocs
autonomes d’alarme sonore par la norme NF C 48-150.
Un équipement d’alarme comporte l’ensemble des appareils nécessaires au déclenchement et à
l’émission des signaux sonores d'évacuation d’urgence.

Les DECLENCHEURS MANUELS doivent être disposés dans les circulations, à chaque niveau, à
proximité immédiate de chaque escalier, au rez-de-chaussée à proximité immédiate de chaque sortie.
Ils doivent être placés à une hauteur d’environ 1.50 m au-dessus du sol et ne pas être dissimulés par le
vantail a une porte lorsque celui-ci est maintenu ouvert. De plus, ils ne doivent pas présenter une saillie
supérieure à 0.10 m.

Les diffuseurs d'alarme sonore, notamment les blocs autonomes d'alarme sonore (BAAS) des types Ma
et Sa, au sens de la norme précitée, doivent être placés à une hauteur minimale de 2.10 mètres.
Pour les systèmes d'alarme de type 3, lorsqu'un bâtiment est équipé de plusieurs blocs autonomes
d'alarme sonore (BAAS), l'action sur un seul déclencheur manuel doit provoquer le fonctionnement de
tous les BAAS du bâtiment

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Section IV : Prévention des Incendies – Evacuation

Sous-section 1 – Dispositions générales

Art. R 235-4

Les dispositions de la présente section s'appliquent aux établissements mentionnés à l'article


R 232-12.
Les bâtiments et les locaux régis par la présente section doivent être conçus et réalisés de manière
à permettre en cas de sinistre :
a) L'évaluation rapide de la totalité des occupants dans des conditions de sécurité maximale ;
b) L'accès de l'extérieur et l'intervention des services de secours et de lutte contre l'incendie ;
c) La limitation de la propagation de l'incendie à l'intérieur et à l'extérieur des bâtiments.

Ces bâtiments et locaux doivent être isolés de ceux occupés par des tiers dans les conditions fixées
par la réglementation visant ces derniers. Les effectifs à prendre en compte sont définis
conformément aux dispositions de l’article R 232-12-1.

Art. R 232-12
Les dispositions de la présente section s'appliquent à tous les établissements mentionnés à l'article L.
231-1 à l'exception de ceux qui constituent des immeubles de grande hauteur au sens de l'article R.
122-2 du code de la construction et de l'habitation, pour lesquels des dispositions spécifiques sont
applicables.
Ces dispositions sont prises sans préjudice des dispositions plus contraignantes prévues pour les
établissements recevant du public au sens de l'article R. 123-2 du code de la construction et de
l'habitation ou pour les bâtiments d'habitation.
L'application des dispositions relatives à la prévention des incendies et à l'évacuation, prévues pour
les nouvelles constructions ou les nouveaux aménagements à la section IV du chapitre V du présent
titre, dispense de l'application des mesures équivalentes de la présente section.

Art. R 232-12-1
L'effectif théorique des personnes susceptibles d'être présentes à prendre en compte pour l'application
de la présente section comprend l'effectif du personnel, majoré, le cas échéant, de l'effectif du public
susceptible d'être admis et calculé suivant les règles précisées par la réglementation relative à la
protection du public contre les risques d'incendie et de panique pour les établissements recevant du
public.

COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 235-4 :


Le champ d'application de cette section est le même que celui de la section IV du chapitre II, il est précisé ci-avant
pour l'article R. 232-12. Les objectifs de cette section sont rappelés :
- évacuation rapide de la totalité des occupants dans des conditions de sécurité maximale; les mesures
d'application portent notamment sur les dégagements et le désenfumage ;
- accès et possibilité d'intervention des services de secours et de lutte contre l'incendie;
les mesures d'application portent, notamment, sur les accès aux bâtiments et le désenfumage ;
- limitation de la propagation de l'incendie à l'intérieur et à l'extérieur des bâtiments ; les mesures d'application
portent, notamment sur l'isolement des bâtiments, les recoupements, la stabilité au feu, l'emploi de matériaux
classés pour leur comportement au feu et le désenfumage.
Enfin les effectifs sont évalués selon les principes fournis à l'article R. 232-12-1. Cette évaluation est de la
responsabilité du maître d'ouvrage, elle conditionne l'utilisation ultérieure qui pourra être faite des locaux.

Sous-section 2 – Dégagements

Art. R 235-4-1

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Les établissements visés par la présente section doivent satisfaire aux articles R 232-12-2, R 232-
12-4, R 232-12-5 et R 232-12-7.
« Toutefois, pour l'application des dispositions du deuxième alinéa de l'article R 232-12-5, la largeur,
à prendre en compte est au moins égale à deux unités de passage, au sens de l'article R 235-4-2
(décret n°94-347 du 02/05/94).»

COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 235-4-1 :


Cet article rappelle les dispositions auxquelles sont également soumis les chefs d'établissements, pour les locaux
existants, à savoir :
- répartition des dégagements, qui doivent être toujours libres et disposés de manière à éviter les culs-de-sac;
- ouverture des portes dans le sens de la sortie, lorsque l'effectif est supérieur à 50 personnes ;
- ouverture des portes de l'intérieur par une manœuvre simple et sans clé ;
- prise en compte des portes coulissantes motorisées, au regard des dégagements réglementaires ;
- dispositions relatives aux escaliers et à leurs rampes ou mains courantes ; toutefois la seconde main courante
est exigée pour les escaliers de 2 unités de passage ;
- dispositions relatives à la signalisation des sorties.

Art. R 232-12-2
Les établissements mentionnés à l'article R 232-12 doivent posséder des dégagements (portes, couloirs,
circulations, escaliers, rampes) répartis de manière à permettre une évacuation rapide de tous les
occupants dans des conditions de sécurité maximale.
Ces dégagements doivent être toujours libres. Aucun objet, marchandise ou matériel ne doit faire
obstacle à la circulation des personnes ou réduire la largeur des dégagements au-dessous des minima
fixés ci-après.
Ces dégagements doivent être disposés de manière à éviter les culs-de-sac.

Art. R 232-12-4
Les portes susceptibles d'être utilisées pour l’évacuation de plus de 50 personnes doivent s'ouvrir
dans le sens de la sortie.
Les portes faisant partie des dégagements réglementaires doivent pouvoir s'ouvrir par une manœuvre
simple. Toute porte verrouillée doit être manœuvrable de l'intérieur dans les mêmes conditions et sans
clé.
Les portes coulissantes, à tambour ou s'ouvrant vers le haut ne peuvent constituer des portes de
secours. Elles ne sont pas considérées comme des dégagements réglementaires. Toutefois les portes
coulissantes motorisées qui, en cas de défaillance du dispositif de commande ou du dispositif
d'alimentation, libèrent la largeur totale de la baie par effacement latéral ou par débattement sur
l'extérieur par simple poussée peuvent constituer des dégagements réglementaires.
L'existence d'ascenseurs, monte-charge, chemins ou tapis roulants ne peut justifier une diminution du
nombre et de la largeur des dégagements.

COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 232-12-4 (extrait) :


La précision « toute porte verrouillée doit être manœuvrable de l'intérieur par une manœuvre simple et
sans clé » est nouvelle ; elle découle de la transposition de la directive CEE « Lieux de travail » déjà
citée. Elle implique que la solution de « clé sous verre dormant » n'est plus acceptable.
La manœuvre facile d'un seul dispositif par vantail tel que bec de cane, poignée tournante, crémone à
poignée ou à levier, barre anti-panique permettant son ouverture, répond à l'objectif. Est également
considéré comme acceptable tout dispositif de déverrouillage approuvé pour les établissements recevant
du public. De plus. pour les portes des locaux existants de moins de 100 mètres carrés, un système de
déverrouillage à bouton moleté peut être accepté.
Ce principe de référence aux dispositifs approuvés pour les établissements recevant du public peut
également être retenu pour l'acceptation de certaines portes automatiques, notamment à tambour,
comme dégagement réglementaire en façade.

Art. R 232-12-5
Tous les escaliers doivent se prolonger jusqu'au niveau d'évacuation sur l'extérieur. Les parois et les
marches ne doivent pas comporter de revêtement facilement inflammable au sens défini par l'arrêté cité
à l'article R 235-4-15.
Les escaliers doivent être munis de rampe ou de main-courante ; ceux d'une largeur au moins égale à
1,5 m en sont munis de chaque côté.
Les escaliers desservant les étages doivent être dissociés, au niveau de l'évacuation sur l'extérieur, de
ceux desservant les sous-sols.

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COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 232-12-5 :
Les dispositions concernant les escaliers en bois ont été remplacées par celles concernant la nature des
matériaux de revêtement des parois et des marches qui est un élément important susceptible de favoriser
le développement d'un incendie. Le classement de ces revêtements ne doit pas être inférieur à M 3, au
sens de la qualité du classement, ce qui signifie que les matériaux classés MO, M1, M 2 et M 3 sont
conformes.
Ce classement est précisé par l'arrêté du 31 mai 1994, qui renvoie aux arrêtés du ministre de l'Intérieur
pris en application de l'article R. 121-5 du Code de la construction et de l'habitation. Il s'agit d'un
classement de réaction au feu des matériaux présentés sous forme de panneaux, plaques, films, voiles,
feuilles,... qui ne s'applique, ni aux matières premières non transformées, ni aux objets.

Art. R 232-12-7
Une signalisation conforme à l'article R 232-1-13 (rem = Arrêté du 4/11/93 sur signalisation santé,
sécurité au travail) doit indiquer le chemin vers la sortie la plus rapprochée.
Les dégagements qui ne servent pas habituellement de passage pendant la période de travail doivent
être signalés par la mention sortie de secours.
Les établissements doivent disposer d'un éclairage de sécurité, conforme à la réglementation en vigueur,
permettant d'assurer l'évacuation des personnes en cas d'interruption accidentelle de l’éclairage normal.

COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 232-12-7 :


La référence pour la signalisation est l'arrêté du 4 novembre 1993, pour l'éclairage de sécurité, l'arrêté du
10 novembre 1976.

Art. R 235-4-2

Chaque dégagement doit avoir une largeur minimale de passage proportionnée au nombre total de
personnes appelées à l’emprunter. Cette largeur est calculée en fonction d'une largeur type appelée
« unité de passage » de 0,60 m.
Toutefois, quand un dégagement ne comporte qu'une ou deux unités de passage, la largeur est
respectivement portée de 0,60 m à 0,90 m et de 1,20 m à 1,40 m.
Aucune saillie ou dépôt ne doit réduire la largeur réglementaire des dégagements ; toutefois, les
aménagements fixes sont admis jusqu'à une hauteur maximale de 1,10 m à condition qu'ils ne
fassent pas saillie de plus de 0,10 m.

COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 235-4-2 :


La notion d'unité de passage (UP) a la même signification et les mêmes dimensions que dans la réglementation
des établissements recevant du public.
Par dégagement il faut entendre toute partie de la construction permettant le cheminement d'évacuation des
occupants : porte, sortie, issue, circulation horizontale, zone de circulation, escalier, couloir, rampe...
Toutefois, la notion de dégagement ne concerne pas les portes des petits locaux, ainsi la largeur minimale de
0,80 mètre est acceptable pour une porte ne desservant qu'une pièce d'une surface inférieure à 30 m², comme le
précise l'article 2 § 2 de l'arrêté du 27 juin 1994 relatif à l'accessibilité des lieux de travail aux personnes
handicapées, et une largeur minimale de 0.60 mètre est acceptable pour des locaux, tels que cabinets d'aisance
ou douches individuelles.
On appelle :
- dégagement normal : un dégagement comptant dans le nombre minimal de dégagements imposés en
application des dispositions réglementaires;
- dégagement accessoire : un dégagement répondant aux dispositions du tableau de l'article R. 235-4-3,
imposé lorsque exceptionnellement les dégagements normaux ne sont pas judicieusement répartis ;
- dégagement de secours : un dégagement qui, pour des raisons d'exploitation, n'est pas utilisé en
permanence ;
- dégagements réglementaires : l'ensemble des dégagements précités comptant dans le nombre minimal des
dégagements imposés en application des dispositions réglementaires ;
- dégagement supplémentaire : un dégagement en surnombre des dégagements définis ci-dessus.
Le dernier alinéa permet de considérer qu'entre un mur et un garde-corps ou une rampe d'une hauteur maximale
de 1,10 m , 0,80 m correspond à 1 UP ; 1.30 m correspond à 2 UP ; et qu'entre 2 garde-corps ou rampes de même
hauteur maximale, 0.80 m correspond à 1 UP ; 1.20 m correspond à 2 UP.

Art. R 235-4-3

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DOCTRINE CODE DU TRAVAIL Q8 : MODE DE CALCUL DE L'EFFECTIF ?
R8 : Sur déclaration du maître d'ouvrage ; à défaut, appliquer 1 personne par 10 m2 de surface utile dans les
bâtiments à usage de bureaux et d'activités tertiaires.
C8 : Concernant les activités industrielles, sans connaissance des effectifs, il y a lieu de prescrire le respect du
calcul des dégagements conformément au Code du Travail (article R 235-4-3 et article R 235-4-4).
En cas de litige, demander une déclaration d'effectifs du maître d ' ouvrage.

Tous les locaux où les travailleurs ont normalement accès doivent être desservis par des
dégagements dont le nombre et la largeur exigibles sont précisés dans le tableau suivant :

NOMBRE de NOMBRE TOTAL


EFFECTIF dégagement d’unités
réglementaire de passage
Moins
de 20 1 1
personnes…
De 1 + 1 dégagement 1
20 à 50 accessoire (a)
personnes… ou 1 (b) 2
De 2 2
51 à 100 ou 1+1 dégagement
personnes… accessoire (a) 2
De
101 à 200 2 3
personnes…
De
201 à 300 2 4
personnes…
De
301 à 400 2 5
personnes…
De
401 à 500 2 6
personnes…

Au-dessus des 500 premières personnes :


- le nombre des dégagements est augmenté d'une unité par 500 ou fraction de 500 personnes ;
- la largeur cumulée des dégagements est calculée à raison d'une unité de passage pour 100
personnes ou fraction de 100 personnes.
Dans le cas de rénovation ou d'aménagement d'un établissement dans un immeuble existant, la
largeur de 0,90 m peut être ramenée à 0.80 m.
(a) Un dégagement accessoire peut être constitué par une sortie, un escalier, une coursive, une
passerelle, un passage souterrain ou un chemin de circulation, rapide et sûr, d'une largeur minimale
de 0,60 m, ou encore par un balcon filant, une terrassa, une échelle fixe.
(b) Cette solution est acceptée si le parcours pour gagner l'extérieur n'est pas supérieur à 25 mètres
et si les locaux desservis ne sont pas en sous-sol.

COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 235-4-3 :


Le tableau de cet article est similaire aux valeurs prévues pour les établissements recevant du public.

Art. R 235-4-4

Pour les locaux situés en sous-sol et dont l'effectif est supérieur à 100 personnes, les dégagements
sont déterminés en prenant pour base l'effectif ainsi calculé :
a) L'effectif des personnes est arrondi à la centaine supérieure ;
b) Il est majoré de 10 % par mètre ou fraction de mètre au-delà de deux mètres de profondeur.

DOCTRINE CODE DU TRAVAIL Q11 : DEFINITION D'UN SOUS-SOL ?

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R11 : S’inspirer de l'article CO 39 (soit la sous-face du plancher haut est à moins de 1 m au-dessus du NMSE de
ce local ou niveau, soit le plancher bas est à plus de 1 m en contrebas du NMSE de ce local ou niveau).

COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 235-4-4 :


Ces dispositions sont également similaires à celles prévues pour les établissements recevant du public. Comme
pour ces établissements, l'augmentation de la largeur des dégagements est destinée à prendre en compte le
ralentissement de l'évacuation lié à la montée vers l'extérieur, elle ne concerne donc pas les circulations
horizontales.

Art. R 235-4-5

Seuls les locaux où la nature technique des activités le justifie peuvent être situés à plus de 6
mètres en dessous du niveau moyen des seuils d'évacuation.

COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 235-4-5 :


Cet article a pour but de limiter l’implantation des locaux de travail en sous-sol, qui ne peuvent bénéficier de
conditions d'éclairage naturel optimales et dont les conditions de sécurité (évacuation, désenfumage) sont
généralement moins bonnes. Toutefois cette disposition n'interdit pas l'implantation de locaux techniques ou de
locaux d'archives situés à plus de 6 mètres en dessous du sol, dès lors qu'ils ne comportent pas de poste de travail
permanent.

Art. R 235-4-6

La distance maximale à parcourir pour gagner un escalier en étage ou en sous-sol ne doit jamais
être supérieure à 40 mètres.
Le débouché au niveau du rez-de-chaussée d'un escalier doit s'effectuer à moins de 20 mètres d'une
sortie sur l'extérieur.
Les itinéraires de dégagements ne doivent pas comporter de cul-de-sac supérieur à 10 mètres.

DOCTRINE CODE DU TRAVAIL Q1O : COMMENT CONSIDERER LA NOTION DE DISTANCE DE 25 M ET DE


40 M POUR GAGNER L'EXTERIEUR (article R 235-4-3 et R 235-4-6) ?
R1O : Cette distance est à considérer à partir du poste de travail le plus défavorisé pour rejoindre l'extérieur ou un
dégagement protégé.

COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 235-4-6 :


Ces principes reprennent certaines dispositions de la réglementation des établissements recevant du public.
Les distances maximales à parcourir sont les suivantes :
- 40 mètres, en étage et en sous-sol, du poste de travail à l'escalier le plus proche:
- 20 mètres, en rez-de-chaussée de l'escalier à une sortie sur l'extérieur.
Les 10 mètres concernent les parcours en circulations encloisonnées en cul-de-sac et, dans les grands espaces,
les zones desservies par un accès en cul-de-sac.

Lettre du bureau CT 6 du 26/11/96 adressée à Monsieur Jean BRIDIER Secrétaire technique


du syndicat national de la construction des fenêtres, façades et activités associées.
Faisant suite à notre réunion du 5 novembre 1996, vous avez souhaité que je développe et clarifie
l'interprétation du dernier alinéa de l'article R. 235-4-6 du code du travail à propos des culs-de-sac, que
j'avais évoqué dans ma lettre du 26 septembre dernier.
Cette interprétation concerne le cloisonnement de locaux existants, lorsque le principe de cul-de-sac
inférieur ou égal à 10 mètres ne peut trouver une application rationnelle, il est bien évident que pour les
constructions nouvelles ce principe doit toujours être observé.
Comme je vous l'ai indiqué dans ma lettre du 26 septembre dernier, la notion de cul-de-sac n'existe, à
mon sens, que dès lors que la réglementation exige deux issues.
Or, la réglementation n'exige qu'un seul dégagement réglementaire (à l'exclusion des locaux à risques
particuliers visés par les articles R. 235-4-12 et R. 232-12-15) lorsque l'effectif est inférieur à 20
personnes, il en est de même lorsque l'effectif est compris entre 20 et 50 personnes, mais dans ce cas
les dispositions réglementaires sont assorties des conditions complémentaires suivantes :
• les locaux ne sont pas en sous-sol,
• le dégagement a une largeur de deux unités de passage,
• le parcours pour gagner l'extérieur n'est pas supérieur à 25 mètres.
En reprenant ce principe à chacun des niveaux qui pose problème au regard des "culs-de-sac" à
l'exclusion des sous-sols, un parcours de 25 mètres peut être accepté pour un dégagement desservant un

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effectif maximum de 50 personnes. Ce parcours se calcule entre la porte du local le plus éloigné et celle
de l'escalier protégé, qui peut être considéré comme l'extérieur, dès lors que le dégagement a une
largeur au moins égale à deux unités de passage.

Dans les autres cas, comme l’a précisé la circulaire DRT 95-07 du 14 avril 1995 les 10 mètres concernent
les itinéraires en cul-de-sac :
- en circulation - entre porte du dernier local desservi et porte de l'escalier ;
- en grand espace - dans les zones n'ayant qu'un seul accès.

L'article R. 235-4-17 du code du travail prévoit la possibilité d'accorder dispense d'une partie de
l'application des prescriptions relatives à la prévention des incendies et l'évacuation, notamment dans le
cas de réaménagement de locaux ou de bâtiments existants, sur proposition de mesures compensatoires
assurant un niveau de sécurité jugé équivalent.
La dispense est accordée par le directeur régional du travail et de l'emploi, après enquête de l'inspecteur
du travail, après avis lorsqu'il existe, du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail ou, à
défaut, des délégués du personnel et après consultation de la commission consultative départementale de
sécurité et d'accessibilité.

Art. R 235-4-7

Les marches ne doivent pas être glissantes. S'il n'y a pas de contremarche, les marches successives
doivent se recouvrir de 0,05 mètre.
II est interdit de placer une ou deux marches isolées dans les circulations principales.
Les dimensions des marches des escaliers doivent être conformes aux règles de l'art. Les volées ne
doivent pas compter plus de 25 marches. Les paliers doivent avoir une largeur égale à celle des
escaliers et en cas de volées non contrariées, leur longueur doit être supérieure à 1 m.
Les escaliers tournants doivent être à balancement continu sans autre palier que ceux desservant
les étages. Les dimensions des marches sur la ligne de foulée à 0,60 m du noyau ou du vide central
doivent être conformes aux régies de l'art.
Le giron extérieur des marches doit être inférieur à 0,42 m.

COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 235-4-7 :


Ces dispositions sont également similaires à celles prévues pour les établissements recevant du public.

Sous-section 3 – Désenfumage

Art. R 235-4-8

Les locaux situés en rez-de-chaussée et en étage de plus de 300 m², les locaux aveugles et ceux
situés en sous-sol de plus de 100 m² et tous les escaliers doivent comporter un dispositif de
désenfumage naturel ou mécanique.
Les dispositifs de désenfumage naturel sont constitués en partie haute et en partie basse d'une ou
plusieurs ouvertures communiquant avec l'extérieur, ceci pour l'évacuation des fumées et l'amenée
d'air.
La surface totale des sections d'évacuation des fumées doit être supérieure au centième de la
superficie du local desservi avec un minimum de 1 m² ; il en est de même pour celle des amenées
d'air.
Chaque dispositif d'ouverture doit être aisément manœuvrable à partir du plancher.
Dans le cas de désenfumage mécanique, le débit d'extraction doit être calculé sur la base d'un
m³/s/100 m².
Les modalités d'application des dispositions de la présente sous-section sont définies par arrêté des
ministres chargés du travail, de l'agriculture et de la construction.

DOCTRINE CODE DU TRAVAIL Q12 : FAUT-IL DESENFUMER TOUS LES ESCALIERS ?


R12 : Oui, quelle que soit la hauteur du bâtiment, qu'ils soient encloisonnés ou pas.

DOCTRINE CODE DU TRAVAIL Q13 : LES LOCAUX AVEUGLES DOIVENT-ILS ETRE DESENFUMES
QUELLE QUE SOIT LEUR SURFACE (article R 235-4-8) ?
R13 : Désenfumer les locaux aveugles d’une surface supérieure à 100 m².

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C13 : Ceci par analogie avec le désenfumage des locaux situés au sous-sol.

DOCTRINE CODE DU TRAVAIL Q14 : COMMENT DESENFUMER LES COMPARTIMENTS (QUELLE QUE
SOIT LEUR SURFACE) ?
R14 : - Si non cloisonné ou cloison partielle (pas toute hauteur), désenfumage de tout le volume.
- Si cloisonnement de dalle à dalle ou de plafond suspendu étanche à dalle, le désenfumage du compartiment
peut se faire par des ouvrants placés en façade sans obligation de commande d 'ouverture centralisée située à
l'entrée du compartiment ; le désenfumage des circulations de ce compartiment se fait alors par
l'intermédiaire des locaux si les ouvrants de désenfumage sont placés sur deux façades opposées.
Par ailleurs, tous les locaux d'une surface > 300 m2 doivent être désenfumés.
- Si plateau vide sans autres renseignements au niveau du PC sur les futurs aménagements, alors désenfumage
de tout le volume.
C14 : Le désenfumage doit respecter les règles techniques énoncées dans l’IT 246.

Bureau CT 6, lettre du 26/02/96 portant sur le désenfumage des compartiments adressée à


Monsieur J. LEMOINE Président du CLOPSI, SOCOTEC
Par lettre du 13 février 1996 vous me demandez de vous confirmer interprétation de l'article R. 235-4-14
du code du travail à propos du désenfumage des compartiments, qui avait été évoqué lors de notre
récent entretien.
Sur ce point la circulaire DRT n° 95-07 du 14 avril 1995 relative aux lieux de travail précise :
« Le désenfumage des compartiments peut se faire exclusivement par des ouvrants placés en façade :
- si les circulations ne sont pas encloisonnées ;
- si les circulations de ces compartiments ont des ouvrants sur deux façades ;
- si le cloisonnement prévu ou prévisible ne fait pas obstacle au désenfumage et si les ouvrants de
désenfumage sont placés sur deux façades diamétralement opposées ».
Les questions posées concernent le 3ème tiret ci-dessus.
L'objectif fixé par la circulaire consiste à effectuer un balayage entre deux façades opposées, l'une des
façades jouant le rôle d'amenée d'air, l'autre servant à évacuer les fumées.

a) Compartiments comportant une circulation centrale.


L'objectif est considéré comme atteint :
- si, sur chaque façade, des ouvrants judicieusement répartis, présentent une surface géométrique
totale au moins égale au 1/100e de la surface globale du compartiment (1/IOOe en amenée d'air +
1/IOOe en évacuation des fumées) ;
- si la possibilité d'ouverture sans clé de tous les locaux comportant les ouvrants concernés en
façades est assurée pendant la présence du personnel.
Les ouvrants concernés peuvent, bien entendu, être également les accès aux services d'incendie et de
secours prévus par l’article R. 235-4-14 (2ème alinéa).

b) Compartiments comportant un noyau central.


En complément des mesures prévues en a) ci-dessus, les prescriptions complémentaires suivantes
doivent être observées :
- limiter la longueur totale du noyau central à la moitié de la longueur du compartiment,
- recouper au moins une fois le noyau, de part en part, par une circulation d’une largeur au moins égale à
1 unité de passage (0,90 mètre).

La dernière question concernait les commandes de désenfumage.


La circulaire précitée précise pour l’article R. 235-4-8 :
" Les exutoires et les ouvrants ainsi que leurs dispositifs de commande conformes aux normes en
vigueur, notamment aux normes NF.S.61.937, S.61-938 et S.61-939 et installés conformément aux
règles d'installation de la norme NF. S.61.932, sont réputés satisfaire aux dispositions de cet article".
Cette référence qui privilégie l'application de ces normes, ne les rend pas pour autant obligatoires. Ainsi
les commandes de désenfumage pour les ouvrants placés notamment en façade peuvent être réalisées
au moyen des dispositifs d'ouverture de ces fenêtres.

Section 2 (désenfumage) de l’arrêté du 5 août 1992 pris pour l'application des articles
R 235-4-8 et R 235-4-15 du code du travail et fixant des dispositions pour la prévention
des incendies et le désenfumage de certains lieux de travail. (bâtiments dont le plancher
bas du dernier niveau est situé à plus de 8 mètres du sol et qui sont destinés à l'activité
des établissements mentionnés à l'article R. 232-12 du code du travail).
Modifié par l’arrêté du 22 septembre 1995 et par l’arrêté du 10 septembre 1998.
Art. 10 (arrêté du 5 aôut 1992)
Le désenfumage a pour objet d'extraire des locaux incendiés une partie des fumées et gaz de combustion
afin de :

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- rendre praticables les cheminements utilisés pour l'évacuation et l'intervention des secours ;
- limiter la propagation de l'incendie en évacuant vers l'extérieur chaleur, gaz et produits imbrûlés.

Art. 11 (arrêté du 5 aôut 1992)


En complément de l'article R 235-4-8 du code du travail, le paragraphe II (2, e) de l'article 6
(chaque compartiment) et le paragraphe l de l'article 8 (tous les escaliers mécaniques ou non et les
ascenseurs) du présent arrêté définissent les locaux et les dégagements où un DESENFUMAGE EST
OBLIGATOIRE.

Art. 12 (arrêté du 5 août 1992)


Le désenfumage naturel est réalisé par des amenées d'air et des évacuations de fumées communiquant
avec l'extérieur, directement ou au moyen de conduits, et disposées de manière à assurer un balayage
satisfaisant du local.
Les évacuations de fumées sont réalisées :
- soit par des ouvrants en façade ;
- soit par des exutoires ;
- soit par des bouches raccordées à des conduits.
Les amenées d'air sont réalisées :
- soit par des ouvrants en façade ;
- soit par les portes des locaux à désenfumer donnant sur l'extérieur ou sur des locaux largement aérés
ou mis en surpression ;
- soit par des bouches raccordées à des conduits.

Art. 13 (arrêté du 5 août 1992)


I – Le désenfumage par tirage mécanique est assuré par des extractions mécaniques de fumées et des
amenées d'air naturelles ou mécaniques disposées de manière à assurer un balayage du volume à
désenfumer.
Le balayage peut être complété par une mise en surpression relative des volumes adjacents.

II – Les amenées d'air naturelles sont réalisées suivant les dispositions de l'article 12 précédent. Les
extractions et amenées d'air mécaniques sont réalisées au moyen de bouches reliées par des conduits à
des ventilateurs et suivent les principes de l’article 12 précité.

III. - Un système de ventilation permanent peut être utilisé pour désenfumage dans la mesure où il
répond aux principes du présent arrêté.

Art. 14 (arrêté du 5 août 1992)


« La règle du centième de la superficie du local desservi, précisée à l'article R 235-4-8, se rapporte à la
surface géométrique des évacuations de fumée et des amenées d'air. La surface utile d'évacuation
minimale de fumée (S.U.E.) est de 1/200 de la même superficie (A 22/09/95) » ;
Les règles d'exécution techniques des systèmes de désenfumage et des écrans de cantonnement
doivent prendre en compte les règles définies par l'instruction technique relative au désenfumage dans
les établissements recevant du public et l'importance prévisible des fumées en fonction des matières
entreposées ou manipulées.
« Les règles de construction et les principes de désenfumage des atriums doivent prendre en compte les
règles définies par l’instruction technique relative à la construction et au désenfumage des volumes libres
intérieurs dans les établissements recevant du public (IT n° 263) (A 22/09/95). »

DOCTRINE CODE DU TRAVAIL Q15 : COMMENT DESENFUMER LES PATIOS, ATRIUMS, ET LES
VOLUMES LIBRES INTERIEURS ?
R15 : Appliquer la NIT 263

Art. 15 (arrêté du 5 août 1992)


Avant leur mises en service les installations de désenfumage doivent faire l’objet d’un contrôle par un
technicien compétent.
Une notice comportant les caractéristiques des installations de désenfumage et les informations
permettant leur contrôle périodique et leur maintenance doit être transmise aux utilisateurs des locaux.
Cette notice fait partie du dossier de maintenance des lieux de travail prévue à l’article R 235-5 du code
du travail.

Lettre du CT 6 du 07/03/97 adressée à Monsieur J. LEMOINE Président du CLOPSI


Par lettre citée en référence, vous souhaitez connaître, si le désenfumage des parties d'escalier situées en
sous-sol est nécessaire lorsque leur volume est dissocié de celui desservant les étages.
L'article 8 paragraphe l de l'arrêté du 5 août 1992 précise que le volume d'encloisonnement des
escaliers desservant les sous-sols ne doit pas être en communication directe avec celui des escaliers

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26
desservant les étages, cette disposition est applicable aux bâtiments dont le plancher bas du dernier
niveau est situé à plus de 8 m du sol.
Le commentaire de l'article R. 235-4-8 dans la circulaire DRT n° 95-07 du 14 avril 1995 relatif au
désenfumage. précise que le respect des mesures prévues par la réglementation des
établissements recevant du public dispense des mesures prévues par le code du travail. Or il est
fréquemment admis pour ces établissements de ne pas imposer un désenfumage spécifique des parties
d'escalier situées en sous-sol.
Je suis donc favorable à une même interprétation pour les bâtiments soumis aux dispositions du code du
travail.
Bien entendu une analyse spécifique des risques devra justifier que la situation est bien comparable à
celle rencontrée dans un établissement recevant du public.

COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 235-4-8 :


Les locaux visés par cet article qui doivent comporter un dispositif de désenfumage sont les suivants :
- tous les locaux de plus de 300 m²
- les locaux aveugles de plus de 100 m² ;
- les locaux en sous-sol de plus 100 m² ;
- tous les escaliers encloisonnés ou non encloisonnés ;
- tous les compartiments, quelle que soit leur surface, lorsque cette disposition est adoptée dans les bâtiments
dont le plancher bas du dernier niveau est situé à plus de 8 mètres du sol.
Ce désenfumage concerne :
- tout le compartiment s'il n'est pas prévu de cloisonnement ;
- les locaux visés ci-dessus et les dégagements (hormis les escaliers internes au compartiment établis sur deux
niveaux) lorsque le compartiment comporte des cloisons.

Le tableau suivant résume les principes présentés :

Type d’ouvrant SUE/SG SG SUE

Ouvrants
et bouches 0.5 1/100  1/200
en façade
Exutoires
Avec Généralement Généralement
PV d’essai > 0.5 1/100  1/200
Exutoires sans
PV d’essai mais 0.3 1/60  1/200
ouvrant à 110°

Par exception au principe général d'application des mesures les plus contraignantes, rappelé à l’article R. 232-12,
pour les dispositions relatives au désenfumage applicables aux locaux accessibles au public, le respect des
mesures prévues par la réglementation des établissements recevant du public dispense des mesures prévues par
le Code du travail.

Pour les bâtiments à usage d'entrepôt et autres locaux de réserves qui ne sont pas intégrés dans des
établissements recevant du public, le respect des valeurs minimales de désenfumage du Code du travail s'impose
dès lors qu'il s'agit de lieux de travail au sens de l'article R. 232-1.

Ces règles peuvent être :


- soit des surfaces de désenfumage plus importantes ;
- soit l'interdiction du désenfumage lorsqu'il présente des risques pour l'environnement.

Enfin le désenfumage ne sera pas exigé en cas de technologie incompatible, comme les chambres froides, ou
lorsque des mesures de confinement sont rendues obligatoires. Dans les cas d'absence de désenfumage, une
analyse de risques déterminera si des mesures compensatoires sont nécessaires.

Les exutoires et les ouvrants ainsi que leurs dispositifs de commande conformes aux normes en vigueur,
notamment aux normes NF S 61-937, S 61-938 et S 61-939, et installés conformément aux règles d'installation de
la norme NF S 61-932, sont réputés satisfaire aux dispositions de cet article.

La règle du 1/100 de la superficie du local desservi se rapporte à la surface géométrique des évacuations de
fumée et des amenée d'air.

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La référence à l'instruction technique (Circulaire du 3 mars 1981, IT 246 du ministère de l’Intérieur, JONC du 4
mai 1982) citée à l'article 14 de l'arrêté du 5 août 1992, conduit prendre en compte également la surface utile des
évacuations de fumée (SUE), car cet SUE détermine l'efficacité réelle des exutoires. Par simplification, la valeur
minimale retenue pour la SUE est de 1/200 de la surface du local ou du canton de désenfumage. En
conséquence, pour les locaux de surface supérieure à l 000 mètres carrés, l'application du taux prévu à l'annexe l
de l’instruction technique précitée n'est pas obligatoire.

Tous les exutoires accompagnés de procès-verbaux d'essais réalisés par un laboratoire agréé qui ont un rapport
SUE/surface géométrique (SG) supérieur ou égal à 0,5 et tous les ouvrants et les bouches en façade qui sont
toujours affectés d'un rapport de 0,5 ont donc, si leur surface géométrique est égale ou supérieure au 1/100, leur
SUE égale ou supérieure au 1/200. En revanche, en cas d'utilisation d'exutoire n'ayant pu faire l'objet d'essais, une
surface géométrique de 1/100 sera toujours insuffisante. En effet, selon l'instruction technique précitée, on attribue
à ces exutoires, à condition que leurs dispositifs d'obturation ouvre au moins à 110° ou qu'en position d'ouverture
ils ne fassent pas obstacle à l'écoulement normal des fumées, un rapport SUE/surface géométrique (SG) de 0,3.
Pour ces exutoires, une SUE supérieure ou égale à 1/200 ne peut être obtenue que si la surface géométrique est
supérieure ou égale à 1/60 de la surface du local

L'article 14 de l'arrêté du 5 août 1992 fait référence aux règles définies par l'instruction technique n° 246 précitée,
relative au désenfumage dans les établissements recevant du public, pour les règles d'exécution techniques des
systèmes de désenfumage et des écrans de cantonnement.

On peut rappeler qu'un écran de cantonnement est une séparation verticale placée en sous-face de la toiture ou du
plafond de façon à s'opposer à l'écoulement latéral de la fumée et des gaz de combustion et que la hauteur de cet
écran améliore l'efficacité du désenfumage. Il ne concerne que les grands volumes, puisque la superficie maximale
d'un canton de désenfumage précisée par l'instruction technique est de 1600 m² et sa longueur, 60 m.
Ces valeurs étant indicatives pour les lieux de travail, elles pourront, le cas échéant, être légèrement dépassées,
pour tenir compte des structures des grands volumes.

Pour le désenfumage des atriums la référence à prendre en compte est l'instruction technique n° 263 relative à la
construction et au désenfumage des volumes libres intérieurs dans les établissements recevant du public
(annexe de la circulaire du 30déc. J994, JO du 7février 1995).

Sous-section 4 – Chauffage des locaux

Art. R 235-4-9

Les établissements visés par la présente section doivent satisfaire aux articles R 232-12-8, R 232-
12-9, R 232-12-10 et R. 232-12-12.
Sauf incompatibilité liée à la nature technique des activités, les installations fixes destinées au
chauffage et à l'alimentation en eau chaude sanitaire dont la puissance utile est supérieure à 70 kW
doivent satisfaire à la réglementation relative à ces installations visant les bâtiments d'habitation, de
bureaux ou recevant du public.
«Indépendamment de l'application, s'il y a lieu, des règles propres aux bâtiments d'habitation, de
bureaux ou recevant du public, les installations fixes destinées au chauffage et à l'alimentation en
eau chaude ne doivent pas présenter de risques pour la sécurité et la santé des travailleurs. En
particulier, elles ne doivent ni aggraver les risques d'incendie ou d'explosion afférents aux activités
auxquelles les bâtiments recevant ces installations sont destinés, ni provoquer d'émission de
substances dangereuses, insalubres ou gênantes, ni être cause de brûlures ou d'inconfort pour les
salariés. Les modalités d'application de ces dispositions sont précisées, en tant que de besoin, par
arrêté des ministres chargés du travail, de l'agriculture et de construction (décret n°94-347 du
02/05/94).»

COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 235-4-9 :


Les dispositions de la section relatives au chauffage visant les chefs d'établissements sont applicables. Les
principes généraux de sécurité pour les installations sont rappelés.

Art. R 232-12-8
Les dispositions de la présente sous-section s'appliquent sans préjudice de l'application des
réglementations relatives :

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« a) Aux installations fixes destinées au chauffage et à l'alimentation en eau chaude ;
« b) Aux installations de gaz combustibles et d'hydrocarbures liquéfiés ;
« c) Au stockage et à l'utilisation des produits pétroliers.

Art. R 232-12-9
L'emploi pour le chauffage de combustibles liquides dont le point éclair est inférieur à 55 °C est interdit.

Art. R 232-12-10
Les appareils de production-émission de chaleur, ainsi que leurs tuyaux et cheminées, sont installés de
façon à ne pouvoir communiquer le feu aux matériaux de la construction, aux matières et objets
susceptibles d'être placés à proximité et aux vêtements du personnel.

Art. R 232-12-12
Les canalisations amenant les liquides ou gaz combustibles aux appareils fixes de production-émission de
chaleur doivent être entièrement métalliques et assemblées par soudure. L'emploi des conduites en
plomb est interdit.
Les circuits alimentant les installations doivent comporter un dispositif d'arrêt d'urgence de l'alimentation
en énergie de l’ensemble des appareils. Ce dispositif d'arrêt doit être manœuvrable à partir d'un endroit
accessible en permanence et signalé
conformément à la réglementation en vigueur.

COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 232-12-12 :


L’interdiction des conduites en plomb est une disposition nouvelle. Un délai d’application jusqu’au 1er
janvier 1996 peut être accordé, sous réserve qu’il n’y ait pas de danger immédiat.

Lettre du CT 6 du 08/02/96 adressée à Monsieur J. LEMOINE Président du CLOPSI


Interprétation de l'article R. 235-4-9 du code du travail
Par lettre en date du 24 janvier 1996, vous avez demandé mon avis sur l'interprétation de l'article R.
235-4-9 du code du travail (décret 92-332 du 31 mars 1992 modifié par le décret 94-937 du 5 mai
1994).
L'installation obligatoire dans une chaufferie d'un appareil de production de chaleur de puissance utile
supérieure à 70 kW n'est exigible que dans les bâtiments visés par l'arrêté du 23 juin 1978 à savoir :
- les bâtiments d'habitation,
- les bâtiments de bureaux,
- les bâtiments recevant du public.
Pour les autres locaux de travail, l'utilisation pour le chauffage, d'appareils de production-émission au
sens de l'arrêté du 23 juin 1978, c'est-à-dire :
- les générateurs d'air chaud,
- les aérothermes,
- les tubes et panneaux radiants qui produisent la chaleur destinée au chauffage et qui émettent cette
chaleur dans le local où ils sont installés sont autorisés sans limitation de puissance, sous réserve que
soient respectés les principes développés dans l'article R 235-4-9 précité.
Ainsi, ces appareils ne doivent pas :
- aggraver les risques d'incendie ou d'explosion afférents aux activités auxquelles les bâtiments sont
destinés,
- provoquer d'émission de substances dangereuses, insalubres ou gênantes,
- être cause de brûlures ou d'inconfort pour les salariés.

Art. R 235-4-10

Lorsque le chauffage est réalisé au moyen de générateur d'air chaud à combustion, la pression
du circuit d'air doit toujours être supérieure à la pression des gaz brûlés.
Un dispositif de sécurité doit assurer automatiquement l'extinction ou la mise en veilleuse de
l'appareil ou de l'échangeur de chauffage de l'air et l'arrêt des ventilateurs lorsque la température de
l'air dépasse 120°. Toutefois ce dispositif n'est pas exigible pour les appareils indépendants
émettant de la chaleur dans les seuls locaux où ils sont installés, ou lorsque le réchauffage de l'air
est assuré par un échangeur ne pouvant atteindre cette température.
Toute matière combustible est interdite à l'intérieur des conduits de distribution ou de reprise, à
l'exception des accessoires des organes terminaux situés dans une pièce.
Cette prescription s'applique également aux installations de ventilation mécanique contrôlée et à
toutes les gaines mettant en communication plusieurs niveaux.

COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 235-4-10 :

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Ces dispositions reprennent certains principes de la réglementation des établissements recevant du public.

Art. R 235-4-11

L'usage de la brasure tendre - température de fusion du métal d'apport inférieure à 450 °C - n'est
pas autorisé pour les canalisations amenant les liquides ou gaz combustibles.

COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 235-4-11 :


Ces dispositions reprennent certains principes de la réglementation des établissements recevant du public.

Sous-section 5 – Locaux où sont entreposées ou manipulées des


matières inflammables

Art. R 235-4-12

Les bâtiments doivent être conçus et réalisés de manière à respecter les dispositions de l'article R.
232-12-13, du troisième alinéa de l'article R. 232-12-14, des premier et deuxième alinéas de
l'article R.232 12 15 et de l'article R. 23-2-16.

COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 235-4-12 :


Cet article reprend le dispositions des articles du chapitre applicable aux chefs d'établissements, en ne gardant
que celles relatives à la construction ou à l’aménagement.

Art R 232-12-13
Les dispositions spécifiques relatives aux installations électriques pour les locaux ou les emplacements
présentant des dangers d’incendie ou des risques d’explosion sont précisées dans la réglementation
relative à la protection des travailleurs dans les établissements qui mettent en œuvre des courants
électriques, prévue par le décret n° 88-1056 du 14 novembre 1988.

Art. R 232-12-14 (3ème alinéa)


Ces locaux doivent disposer d'une ventilation permanente appropriée.

Art. R 232-12-15 (1er et 2ème alinéas)


Dans les locaux mentionnés à l'article précédent ainsi que dans ceux où sont entreposées ou manipulées
des substances ou préparations classées facilement inflammables, ainsi que des matières dans un état
physique tel qu'elles sont susceptibles de prendre feu instantanément au contact d'une flamme ou d'une
étincelle et de propager rapidement l'incendie, aucun poste habituel de travail ne doit se trouver à plus
de dix mètres d'une issue donnant sur l'extérieur ou sur un local donnant lui-même sur l'extérieur.
Si les fenêtres de ces locaux sont munies de grilles ou grillages, ceux-ci doivent s'ouvrir très facilement
de l'intérieur.

COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 232-12-15 :


Le local donnant sur l’extérieur visé au premier alinéa peut être un dégagement.

Art. R 232-12-16
Un arrêté des ministres chargés du travail et de l'agriculture fixe, en tant que de besoin, les dispositions
spécifiques relatives aux installations industrielles utilisant le gaz combustible et les hydrocarbures
liquéfiés.

Sous-section 6 – Bâtiments dont le plancher bas du dernier niveau


est situé à plus de 8 mètres du sol

Art. R 235-4-13

Les bâtiments dont le plancher bas du dernier niveau est situé à plus de 8 mètres du sol extérieur
doivent satisfaire aux dispositions complémentaires des articles suivants prenant en compte
l'augmentation des risques en cas de sinistre.

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COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 235-4-13 :
Le seuil de 8 mètres correspond à la hauteur accessible directement par une échelle courante des services
d'incendie et de secours. Le niveau de référence est celui du sol de l'entrée principale du bâtiment.
Les planchers installés à l'intérieur de bâtiments, formant coursive technique en caillebotis ou mezzanine non
cloisonnée vers l'espace principal du bâtiment, ne sont pas considérés, au sens de cet article, comme les
planchers bas du dernier niveau, puisque les occupants potentiels sont dans le même volume et qu'ils ne peuvent
être surpris par un début d incendie. Toutefois, les surfaces de mezzanine réalisées en plancher plein ne doivent
pas dépasser 50 % du plancher qu'elles surplombent. Les planchers-terrasses où se trouvent des équipements
techniques qui ne nécessitent pas la présence permanente des salariés ne sont pas non plus considérés comme
les planchers bas du dernier niveau.

Art. R 235-4-14

COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 235-4-14 :


Les principes posés par cet article ont été précisés par l'arrêté d'application du 5 août 1992.
Ces principes sont similaires à ceux des établissements recevant du public. Toutefois leur présentation plus
concise n'a pas toujours permis de développer certaines dispositions qui allègent certains principes de base.

Aussi, par exception au principe développé à l'article R. 232-12, qui précise que la règle la plus
contraignante est applicable, les dispositions de la réglementation des établissements recevant du public qui
visent les quatre premières catégories d'établissements peuvent être prises en référence pour justifier une
mesure moins contraignante dès lors qu'il n'y a pas de risques particuliers.
A titre d'exemple, on peut citer :
- la possibilité de ne pas exiger, en cloisonnement traditionnel, de parois pare-flammes entre les locaux
sans risques particuliers, à l'intérieur d'un ensemble de locaux contigus qui ne dépassent pas 300 m² au
même niveau, à condition qu'il n'y ait aucun local réservé au sommeil ;
- la possibilité de ne pas exiger, comme il a été précisé à l'article R. 235-4-8, plus de désenfumage que n'en
impose la réglementation des établissements recevant du public.

Les bâtiments définis à l’article précédent doivent avoir une structure d'une stabilité au feu de
degré de 1 heure et des planchers coupe-feu de même degré.

DOCTRINE CODE DU TRAVAIL Q7 : QUELLES SONT LES REGLES DE STABILITE AU FEU POUR LES
BATIMENTS < 8M ?
R7 : Pas d 'activités : pas d 'exigence.
Activités tertiaires : pas d'exigence.
Autres activités :
- bâtiment à rez-de-chaussée : pas d'exigence ;
- bâtiment à plusieurs niveaux : SF 1/2 heure pour support du niveau.

COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 235-4-14 (suite) :


Le premier alinéa impose une structure d'une stabilité au feu de degré 1 heure et des planchers coupe-feu
de même degré. Le plus souvent, pour des structures légères, ces degrés ne peuvent être atteints sans
que
celles-ci soient protégées (matériaux fibreux, enduits projetés, habillages résistants aux hautes
températures). Dans certaines circonstances, par exemple, lorsque les conditions d'exploitation ne
facilitent pas l'utilisation de tels procédés, des dispenses, dans le cadre de l'article R. 235-4-17, pourront
être envisagées pour des structures métalliques.
Il devra être alors prévu des mesures compensatoires, telles que :
- équipement d'alarme de type 1, avec détection généralisée dans le bâtiment,
- limitation des effectifs en poste au-dessus de 8 mètres et limitation de la hauteur,
- système d'extinction automatique,
- dégagements protégés limités par des parois coupe-feu de degré l heure,
- dégagements supplémentaires.
Bien entendu, une analyse de risques réels dans les bâtiments concernés, respectant les principes généraux
énoncés à l'article R 235-4, devra être effectuée.

Ils doivent être accessibles au moins sur une façade aux services d'incendie et de secours (voir
doctrine Q3 et 4).

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Art. 3 (arrêté du 5 août 1992)
Chaque bâtiment doit avoir une façade comportant une sortie normale au niveau d'accès et des
baies accessibles à chacun de ses niveaux aux échelles aériennes des services de secours et de lutte
contre l'incendie.
Est considérée comme baie accessible toute baie ouvrante, de dimensions suffisantes permettant
d'accéder à un niveau accessible aux occupants (circulation horizontale commune ou local accessible en
permanence).
Cette façade doit être desservie par voie utilisable pour la mise en station des échelles ou voie échelle
au sens de l'article 4 de l'arrêté du 31 janvier 1986, modifié par l'arrêté du 18 août 1986 relatif à la
protection contre l'incendie des bâtiments d'habitation.

DOCTRINE CODE DU TRAVAIL Q3 : QUELLES SONT LES CONDITIONS DE DESSERTE ET


D'ACCESSIBILITE DES BATIMENTS ?
R3 : 1) Bâtiment > 8m
Façades :
- Article R 235-4-13 : au moins une façade accessible par les services de secours et d'incendie (voie
échelle).
- Bâtiment important ou recoupé : plusieurs façades accessibles.
- Bâtiment à plusieurs lots : un accès par lot au minimum.
Baies (si nous sommes interrogés sur ce point précis)
Les baies accessibles situées à chaque niveau seront dimensionnées :
Façade aveugle : s'inspirer de l‘article CO 3 (ERP).
Autre : h mini : 1,30 m l mini : 0,90 m.
2) Bâtiment < 8m
Les conditions de desserte seront assurées, au minimum, par un chemin de 1.80 m avec une largeur
stabilisée de 1.40 m conduisant au bâtiment depuis la voie publique.
L’accessibilité aux différents niveaux sera assurée par des baies aux mêmes dimensions définies au 1).

C3 : l’une au moins des façades accessibles doit posséder une ou plusieurs sorties normales, ouvertes en
permanence pendant les heures d 'occupation des locaux. Les sorties ouvrant sur les autres façades
accessibles peuvent être des sorties de secours. Dans le cas d’une seule façade accessible, il s'agit de
l'accès principal au bâtiment. Les caractéristiques des voies échelles sont celles définies dans le règlement
HAB.
Le plancher bas du dernier niveau est celui de l'étage le plus haut (avec ou sans poste de travail).

DOCTRINE CODE DU TRAVAIL Q4 : SI UN BATIMENT EST INACCESSIBLE AUX ENGINS DES


SAPEURS-POMPIERS, PEUT-ON PREVOIR DES MESURES COMPENSATOIRES : DESENFUMAGE
DES CIRCULATIONS, ISSUES SUPPLEMENTAIRES PAR EXEMPLE ?
R4 : NON. Appliquer l'article R 111.4 du Code de l'urbanisme conduisant à émettre un avis défavorable sur
le projet soumis.
C4 : Le maître d'ouvrage a toujours la faculté de demander une dérogation au directeur régional du travail et
de l'emploi ou au fonctionnaire de contrôle assimilé (article 235-4-17 et article 232-14-1).

Ils doivent être isolés de tout bâtiment ou local occupé par des tiers au minimum par des parois
coupe-feu de degré 1 heure ou par des sas comportant des portes pare-flammes de degré demi-
heure munies de ferme-porte et s'ouvrant vers l'intérieur du sas.

DOCTRINE CODE DU TRAVAIL Q 5 : QUELLES SONT LES CONDITIONS D'ISOLEMENT PAR


RAPPORT AUX TIERS (LOCAUX OU BATIMENTS) ?
R5 : 1) Bâtiment > 8m :
Parois coupe-feu de degré 1 heure avec sas d'intercommunication possible équipé de portes pare-flammes
de degré 1/2 heure (article R 235-4-14).
Cette disposition est minimale ; elle s'applique donc aux bureaux et activités tertiaires.
S'il y a présence d'activités industrielles, la notion d'isolement par parois coupe-feu de degré deux heures,
sans intercommunication, s'impose.
2) Bâtiment < 8m :
. Bureaux : Conditions d'isolement relevant du bâtiment tiers.
. Activités tertiaires : idem.
. Autres activités : parois coupe-feu de degré une heure avec intercommunication possible par sas,
pare-flammes de degré une demi-heure.
C5 : Le troisième alinéa de l'article R 235-4-14 (sas avec portes PF° 30 mn + FP + ouverture vers l’intérieur )
semble en contradiction avec le deuxième alinéa de l'article 4 (§1°) de l'arrêté du 5 août 1992 (porte CF°30

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mn +FP). La règle générale pour la communication avec tout bâtiment ou local occupé par des tiers reste le
sas. La possibilité de la porte coupe-feu de degré ½ heure, précisée par l'arrêté précité, ne concerne que la
liaison entre deux bâtiments d'un même établissement. Il y a nécessité de connaître la nature du (des)
tiers ; dans le cas contraire, il y a lieu de prescrire un isolement coupe-feu de degré deux heures.

COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 235-4-14 (suite) :


Le troisième alinéa de cet article pourrait sembler en contradiction avec le deuxième alinéa de l'article 4 § 1°
de l'arrêté du 5 août 1992. La règle générale pour la communication avec tout bâtiment ou local occupé par
des tiers reste le sas comportant des portes pare-flammes de degré 1/2 heure. Toutefois, la porte
d'intercommunication, coupe-feu de degré 1/2 heure et munie d'un ferme-porte, autorisée par l'arrêté précité,
est une solution équivalente.

Art. 4 (arrêté du 5 août 1992)


1°) L'isolement latéral entre un bâtiment visé par le présent arrêté et un autre bâtiment ou
établissement contigu occupé, par des tiers doit être constitué par une paroi coupe-feu de degré une
heure.
Une porte d'intercommunication peut être aménagée, sous réserve d'être coupe-feu de degré une demi-
heure et munie d’un ferme-porte.
Cette disposition ne porte pas préjudice à l’application d'autres réglementations imposant un degré
d'isolement supérieur.
La structure du bâtiment doit être conçue de manière telle que l’effondrement du bâtiment tiers
n'entraîne pas celui du bâtiment.

2°) Deux bâtiments distants de 5 m au moins ou respectant les dispositions du paragraphe 1°) précédent
sont considérés comme des bâtiments distincts pour l'application du présent arrêté.

3°) Si la façade non aveugle d'un bâtiment tiers domine la couverture du bâtiment, cette
couverture doit être réalisée en éléments de construction au moins pare-flammes de degré une demi-
heure sur une distance de 4 mètres mesurée horizontalement à partir de cette façade.
Dans le cas où le bâtiment domine la couverture d'un autre bâtiment qui n'est pas au moins
réalisée conformément aux prescriptions de l'alinéa précédent, le mur dominant la couverture doit être
constitué par une paroi au moins coupe-feu de degré une heure sur 8 mètres de hauteur.

DOCTRINE CODE DU TRAVIL Q9 : FAUT-IL APPLIQUER LA REGLE DU C + D ?


R9 : Quand il y a présence d’activités à risque en partie inférieure, il y a lieu d'appliquer un C + D de 1 m au
minimum.

4°) Les parois des parcs de stationnement couverts, sans préjudice de l'application des prescriptions
spécifiques concernant ces parcs, doivent être au moins coupe-feu de degré une heure ; toutefois, les
intercommunications sont autorisées si elles, s'effectuent par des sas munis de portes au moins pare-
flamme de degré une demi-heure équipées de ferme-portes et s'ouvrant vers l'intérieur du sas.

DOCTRINE CODE DU TRAVAIL Q18 : QUELLE REGLEMENTATION APPLIQUER AUX PARCS DE


STATIONNEMENTS INTEGRES AUX BATIMENTS DE BUREAUX ET D’ACTIVITES ?
R18 : - Parc classé soumis à autorisation : s’inspirer de l’arrêté type 2935 avec allégements ou aggravations.
- Parc classé soumis à déclaration : appliquer l’arrêté type 2935
- Autres parcs : s’inspirer de la réglementation des parcs de stationnements situés dans les bâtiments
d’habitation (mesures relatives à la DAI moins contraignantes).

Art. 5 (arrêté du 5 août 1992)


Sans préjudice des dispositions de l'article R. 235-4-14 du code du travail relatives à la stabilité au feu de
la structure principale des bâtiments, les planchers sur vide sanitaire non aménageable peuvent être
coupe-feu de degré une demi-heure.

Leurs escaliers et leurs ascenseurs doivent être :


a) Soit encloisonnés dans des cages coupe-feu de degré 1 heure comportant des portes pare-
flammes de degré demi-heure « pour les escaliers (décret n°94-347 du 02/05/94)» et un
dispositif de désenfumage en partie supérieure ;
b) Soit à l'air libre.

Art. 8 (arrêté du 5 août 1992)


Tous les escaliers mécaniques ou non et les ascenseurs doivent être protégés, c’est-à-dire encloisonnés
ou à l’air libre.

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Toutefois, l’absence de protection des escaliers est admise :
« - pour un escalier supplémentaire desservant au plus deux étages et le rez-de-chaussée et s’il est fait
application des dispositions de l’article 6 relatives au compartimentage ;
- en cloisonnement traditionnel, pour un escalier supplémentaire desservant au plus deux étages et le
rez-de-chaussée ;
- en compartiments, pour tout escalier interne au compartiment établi sur deux niveaux ; ( A
22/09/95) »
- pour un seul escalier monumental situé dans un hall qui ne dessert que des niveaux
s'ouvrant sur ce hall « et si le volume du hall est isolé des autres parties du bâtiment
suivant les dispositions de l'article 6, paragraphe 1. (A 22/09/95) »

l – Escaliers et ascenseurs encloisonnés :


L'encloisonnement d'un escalier ou d'un « ou plusieurs ascenseurs (A 22/09/95) » est constitué par une
cage continue jusqu'au niveau d'évacuation vers l'extérieur.
L'encloisonnement peut être commun à un escalier et à un ascenseur.
Sans préjudice de l'application de l'article R 232-12-5 du code du travail, le volume d'encloisonnement
des escaliers desservant les sous-sols ne doit pas être en communication directe avec celui des escaliers
desservant les étages.
Les parois d'encloisonnement doivent être au moins coupe feu de degré une heure .
Les blocs-portes de la cage d'escalier doivent être au moins pare-flamme de degré une demi-heure et
munis de ferme-portes.
L'escalier encloisonné doit être maintenu à l'abri de la fumée « ou désenfumés (A 22/09/95) », dans les
conditions prévues par la section 2 du présent arrêté.
Les portes palières de la cage d'ascenseur doivent être au moins coupe-feu de degré un quart d'heure ou
pare-flamme de degré une demi-heure.
Le volume d'encloisonnement ne doit comporter aucun conduit principal présentant des risques d'incendie
ou d'enfumage, à l'exception des canalisations électriques propres à l'escalier. En outre, ce volume ne
doit donner accès à aucun local annexe.
Des colonnes sèches, conformes aux normes en vigueur, doivent être installées dans les escaliers
protégés des bâtiments dont le plancher bas le plus élevé est à plus de 18 mètres du niveau de la voie
accessible aux engins des sapeurs-pompiers.

DOCTRINE CODE DU TRAVAIL Q16 : QUAND PRESCRIRE DES COLONNES SECHES ?


R16 : Lorsque le dernier étage est > 18m.

II – Escaliers et ascenseurs à l’air libre :


Un escalier ou une cage d’ascenseur à l’air libre doit avoir au moins une de ces faces ouverte sur toute sa
hauteur sur l’extérieur. Cette face doit comporter des vides au moins égaux à la moitié de sa surface
totale.

La distribution intérieure de ces bâtiments doit permettre, notamment par des recoupements ou
des compartimentages, de limiter la propagation du feu et des fumées.

COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 235-4-14 (suite) :


Le cas des travaux d'aménagement de cloisonnements de bureaux dans des immeubles qui n'avaient pas
été soumis aux dispositions de la présente section lors de leur construction, pose souvent des problèmes
d'application. Chaque fois que possible, des solutions répondant aux dispositions réglementaires seront
mises en œuvre. Si l'immeuble comporte plusieurs escaliers, la solution du compartimentage, suivant les
dispositions de l'article 6 §11 de l'arrêté du 5 août 1992, permet la réalisation d'un cloisonnement à l'intérieur
de chaque compartiment sans spécification particulière de résistance au feu. Si l'immeuble ne comporte
qu'un seul escalier et que les locaux ne dépassent pas 300 mètres carrés par niveau, un cloisonnement
sans spécification particulière de résistance au feu peut être réalisé.
Si ces dispositions ne peuvent être réalisées, une dispense assortie de mesures compensatoires, comme il
a été dit au paragraphe précédent, doit être demandée.

Dans le cas de travaux d'aménagement de cloisonnement partiel, à réaliser dans des bâtiments construits
avant que les dispositions visées ici soient applicables, les solutions raisonnablement praticables allant dans
le sens d'une amélioration de la sécurité, dans le cadre d'un plan d'action programmé, pourront être
acceptées.

Dans le cas de bâtiments où le cloisonnement des locaux ne fait pas l'objet de l'opération initiale, le maître
d'ouvrage initial doit s'assurer que les travaux d'aménagement ultérieur pourront répondre aux dispositions
réglementaires.

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Le désenfumage des compartiments peut se faire exclusivement par des ouvrants placés en façade :
- si les circulations ne sont pas encloisonnées ;
- si les circulations de ces compartiments ont des ouvrants sur deux façades ;
- si le cloisonnement prévu ou prévisible ne fait pas obstacle au désenfumage et si les ouvrants de
désenfumage sont placés sur deux façades diamétralement opposées.

L'aménagement intérieur des locaux, notamment les revêtements des murs, des sols et des
plafonds, les tentures et les rideaux doivent répondre à des caractéristiques relatives à leur réaction
au feu pour éviter un développement rapide d'un incendie pouvant compromettre l'évacuation.

Art. 6 (arrêté du 5 août 1992)


I. – Cloisonnement traditionnel :
a) Les parois verticales doivent être au moins :
- coupe-feu de degré une heure entre les locaux et les dégagements ;
- pare-flamme de degré une demi-heure entre les locaux sans risques particuliers ;
« ... Toutefois cette disposition n’est pas exigée à l’intérieur d’un ensemble de locaux contigus qui ne
dépasse pas 300 m² au même niveau, à condition qu’il n’y ait aucun local réservé au
sommeil. (A22/09/95) »
b) Les blocs-portes et les éléments verriers des baies équipant les parois verticales doivent être au moins
pare-flamme de degré une demi-heure ;
c) Les circulations horizontales de grande longueur encloisonnées doivent être recoupées au moins tous
les 30 mètres par des « blocs-portes au moins pare-flamme de degré une demi-heure munis de ferme-
portes en va-et-vient. blocs-portes en va-et-vient au moins pare-flamme de degré une demi-heure munis
de ferme-portes (A 22/09/95). »

II. – Compartiments :
1°) Afin de faciliter l’exploitation ou l’aménagement des locaux, il peut être créé des compartiments à
l’intérieur desquels les exigences de résistance au feu des parois verticales ne sont pas imposées.
Toutefois, ces compartiments ne sont pas dispensés de l'application des dispositions prévues à l'article 8
ci-après.

2°) Les compartiments doivent avoir les caractéristiques suivantes :


a) Chaque niveau doit comporter au moins deux compartiments de capacités d'accueil équivalentes :
- un compartiment peut s'étendre sur deux niveaux ;
- la surface maximale d'un compartiment est de 1000 m² ;
« Toutefois, un seul compartiment est admis par niveau si la surface de ce niveau ne dépasse pas 500
m². (A 10/09/98) » ;
b) Les parois verticales limitant les compartiments, façade exclues, doivent être au moins coupe-feu de
degré une heure ;
c) Chaque compartiment doit comporter un nombre d'issues judicieusement réparties et proportionnées à
l'effectif maximal des personnes admises conformément aux dispositions de l'article R 235-4-3 du code
du travail. Une issue du compartiment, de deux unités de passage au moins dès que l'effectif du
compartiment dépasse 100 personnes, doit déboucher sur l'extérieur ou sur un dégagement protégé par
un bloc-porte au moins pare-flamme de degré une demi-heure, muni d'un ferme-porte ;
d) Le passage d'un compartiment à un autre ne peut se faire que par des dispositifs de communication
situés sur les circulations principales.
Le dispositif de communication doit être :
- soit un bloc-porte en va-et-vient au moins pare-flamme de degré une heure ;
- soit un sas avec des blocs-portes en va-et-vient, au moins pare-flamme de degré une demi-heure ;
e) Chaque compartiment doit être désenfumé suivant les dispositions de la section 2 du présent arrêté.

III. – Locaux à risques particuliers :


Les locaux présentant des risques particuliers d'incendie associés à un potentiel calorifique important
doivent être isolés des autres locaux et dégagements par des murs et des planchers au moins coupe-feu
de degré une heure.
Les portes d'intercommunication doivent être au moins coupe-feu de degré une demi-heure et munies de
ferme-portes.

Sont notamment considérés comme locaux à risques particuliers :


- les locaux réceptacles des vide-ordures ;
- les machineries d’ascenseur ;
- les locaux comportant les installations de ventilation mécanique contrôlée « inversée (A 22/09/95»
(V.M.C.) et les installations de conditionnement d'air ;
- les locaux contenant des groupes électrogènes ;

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- les postes de livraison et de transformation électrique ;
- les cellules à haute tension ;
- les cuisines contenant des appareils de cuisson d'une puissance totale nominale supérieure à 20 kW ;
- les locaux d'archives et les réserves ;
- les dépôts contenant plus de 150 litres de liquides inflammables ;
- les locaux de stockage de butane et de propane commerciaux n'ayant pas une face ouverte sur
l'extérieur.

DOCTRINE CODE DU TRAVAIL Q6 : QUELLES SONT LES CONDITIONS D'ISOLEMENT INTERNE


POUR LES CUISINES ET LOCAUX À RISQUES ?
R6 : Cuisine (ouverte ou fermée) : s'inspirer des articles PE 16 (cuisines isolées) et PE 17 (cuisines
ouvertes).
Locaux à risque : enveloppe coupe-feu de degré une heure.
Si risque important, demander enveloppe coupe-feu de degré deux heures.
C6 : Les cuisines sont considérées comme locaux à risques particuliers (article 6 III de l’arrêté du 5
août 1992). Sont particulièrement visées ici les cuisines ouvertes.

Article PE 16 Cuisines isolées des locaux accessibles au public


§ 1. Les cuisines isolées des locaux accessibles au public doivent satisfaire aux dispositions ci-après:
- les planchers hauts et les parois verticales doivent avoir un degré coupe-feu 1heure ;
- la porte de communication entre la cuisine et les salles accessibles au public est de degré pare-flammes
1/2 heure et elle est soit à fermeture automatique, soit équipée d'une ferme-porte.
§ 2. Les cuisines doivent comporter une extraction d'air vicié, de buées et de graisse présentant les
caractéristiques suivantes:
- les hottes ou autres dispositifs de captation doivent être construits en matériaux incombustibles ;
- les conduits doivent être non poreux, construits en matériaux incombustibles, être stables au feu de degré
1/4 d'heure et respecter les dispositions de l'arrêté relatif aux conduits de fumée desservant les logements.
De plus, s'ils traversent des locaux tiers, ils doivent assurer dans la traversée de ces locaux un coupe-feu de
degré 1 heure.
- le circuit d'air doit comporter soit un filtre à graisse, soit une boîte à graisse facilement nettoyable.

Article PE 17 Cuisines ouvertes sur un local accessible au public


En complément des dispositions de l'article PE 16, les cuisines fonctionnant en libre-service et les cuisines
ayant un caractère démonstratif ou publicitaire aménagées dans les salles accessibles au public doivent
respecter les dispositions suivantes :
- elles sont séparées des locaux accessibles au public par une retombée d'une hauteur minimale de 0,50 m
construite en matériaux incombustibles et stable au feu de degré 1/4 d'heure;
- le dispositif d'extraction de l'air vicié doit être mécanique et conçu de façon à maintenir en permanence
l'espace cuisine en dépression par rapport à la salle ;
- les ventilateurs d'extraction doivent être de 2ème catégorie au sens de l'annexe technique visée à l'article
CH 42.

Art. 7 (arrêté du 5 août 1992)


a) Les combles inaccessibles et l'intervalle existant entre le plafond et le plafond suspendu doivent être
recoupés par des éléments en matériaux de catégorie M0 ou par des parois au moins pare-flamme de
degré un quart d'heure.
Les vides doivent avoir une superficie maximale de 300 m², la plus grande dimension n'excédant pas 30
mètres.
Ces recoupements ne sont pas exigés si les vides précités sont protégés par un réseau fixe d'extinction
automatique à eau, conforme aux normes en vigueur, ou se trouvent à l'intérieur de compartiments
répondant aux prescriptions de l'article 6 ;
b) « Les parois des conduits et des gaines reliant plusieurs niveaux ou plusieurs locaux sans risques
particuliers doivent être réalisé en matériaux incombustibles au moins coupe-feu de degré un quart
d'heure. Les trappes doivent être pare-flammes de même degré.
Cette prescription n’est pas exigible pour les conduits d’eau en charge et pour les autres conduits si leur
diamètre nominal est inférieur ou égal à 125 mm.
Les conduits et les gaines doivent satisfaire aux dispositions fixées ci-dessous :

1°) Tous les conduits de distribution et de reprise d'air doivent être en matériaux de catégorie M0.
Toutefois les calorifuges de ces conduits, s'ils sont placés à l’extérieur des conduits, peuvent être en
matériaux de catégorie M1.

2°) Une résistance pare-flammes de traversée trente minutes doit être assurée par les conduits

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traversant des parois :
- d’isolement entre compartiments ou entre niveaux ;
- de locaux à risques particuliers cités à l'article 6, paragraphe III, à l'exception des locaux comportant
des installations de V.M.C. inversée et des installations de conditionnement d'air et des cuisines
contenant des appareils de cuisson d'une puissance nominale supérieure à 20 kW.
Cette prescription n'est pas exigible pour les conduits d'eau en charge et pour tous les autres conduits si
leur diamètre nominal est inférieur ou égal à 125 millimètres.
Sont réputés satisfaire à l'exigence pare-flammes trente minutes les conduits métalliques à point de
fusion supérieur à 850 °C et de diamètre nominal inférieur ou égal à 315 mm, à l'exception des conduits
aérauliques.

3°) Dans le cas où le conduit ne respecte pas les exigences fixées au point b) 2 ci-dessus il doit être :
- soit placé dans une gaine en matériaux incombustibles assurant un pare-flammes de traversée trente
minutes :
- soit équipé d'un dispositif d'obturation automatique de degré coupe-feu un quart d'heure.
Les gaines verticales doivent être recoupées par un matériau incombustible au moins tous les deux
niveaux.

4°) Les trappes éventuelles disposées sur les conduits ou les gaines doivent être pare-flammes de même
degré que lesdits conduits et gaines.

5°) Dans le cas particulier des conduits traversant des parois d'isolement avec un bâtiment tiers ou un
parc de stationnement visé à l'article 4, paragraphe 4°, le degré coupe-feu une heure doit être restitué, à
l'exception des conduits d'eau en charge et des conduits de diamètre nominal inférieur à 75 mm. (A
22/09/95) »

Art. R 235-4-15

Les prescriptions de l'article précédent s'appliquent compte tenu de la classification des matériaux et
des éléments de construction en fonction de leur comportement au feu, telle que définie aux articles
R. 121-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation et précisée par les arrêtés du
ministre de l'intérieur pris en application de l'article R. 121-5 dudit code.
Les modalités d'application des dispositions de la présente sous-section sont définies par arrêté des
ministres chargés du travail, de l'agriculture et de la construction.

Art. 2 (arrêté du 5 août 1992)


Les prescriptions du présent arrêté font référence à la classification des matériaux et des éléments de
construction en fonction de leur comportement au feu précisé à l’article R 235-4-15 du code du travail.

Art. 9 (arrêté du 5 aôut 1992)


I – Revêtement muraux des locaux et dégagements :
a) Dans les locaux et les dégagements les revêtements muraux doivent être au moins de catégorie M 2.
b) Par dérogation aux dispositions du paragraphe a précédent :
- les lambris, s'ils sont en matériaux au moins de catégorie M 3 peuvent être posés sur tasseaux, et- le
vide créé entre ces lambris et les parois doit être bourré par un matériau de catégorie M 0 ;
- les papiers collés et les peintures appliqués sur les parois verticales incombustibles peuvent être mis en
œuvre sans justification de classement en réaction au feu, en revanche, sur support combustible, les
peintures et papiers devront être pris en compte dans l'essai de réaction au feu, sauf si le potentiel
calorifique de ces peintures et papiers est inférieur à 2,1 MJ/m².

II. - Plafonds et plafonds suspendus des locaux et dégagements :


a) Les revêtements de plafond et les éléments constitutifs des plafonds suspendus dans les
dégagements et les locaux doivent être en matériaux au moins de catégorie M 1.
Toutefois, il est admis pour ces éléments et ces revêtements, y compris les luminaires et leurs
accessoires, une tolérance de 25 p. 100 de la superficie totale de ces plafonds, en matériaux de
catégorie :
- M 2 dans les dégagements ;
- M 3 dans les locaux.
b) Les éléments constitutifs et les revêtements des plafonds ajourés ou à résilles peuvent être en
matériaux de catégorie M 2 lorsque la surface des pleins est inférieure à 50 p. 100 de la surface totale de
ces plafonds.
c) La suspente et la fixation des plafonds suspendus doivent être en matériaux de catégorie M 0 et ne pas
supporter de contrainte supérieure à 20 N/mm² à froid.

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d) Les plafonds suspendus installés dans les dégagements doivent rester en place sous l'effet des
variations de pression dues au fonctionnement du désenfumage mécanique.

III – Parties translucides et transparentes incorporées dans les plafonds :


Les matériaux constituant les parties translucides ou transparentes incorporées dans les plafonds et les
plafonds suspendus et permettant l'éclairage naturel des locaux ci des dégagements doivent être au
moins de catégorie M 3, ou M 4 s'ils ne produisent pas de gouttes enflammées. Leur surface doit être
inférieure à 25 p. 100 de la superficie du local ou du dégagement.

IV – Revêtements de sol :
Les revêtements de sol doivent être en matériaux au moins de catégorie M 4.

V – Revêtements des escaliers encloisonnés :


Les revêtements des escaliers encloisonnés doivent être en matériaux au moins de catégorie :
- M 1 pour les parois verticales, les plafonds et les rampants ;
- M 3 pour les marches et les paliers de repos.

VI – Revêtements en matériaux isolants :


Les isolants acoustiques, thermiques ou autres, mis en œuvre en contact direct avec l'air, sur les parois
verticales ou sous les plafonds d'un local ou d'un dégagement, doivent être en matériaux au moins de
catégorie M l.
Toutefois des isolants en matériaux de catégorie inférieure peuvent être autorisés s'ils sont protégés par
un écran thermique, tel qu'il est défini, pour les bâtiments d'habitation des troisième et quatrième
familles, dans le guide de l'isolation par l'intérieur des bâtiments d'habitation (cahier du C.S.T.B.). Les
isolants utilisés sous rampant de toiture doivent répondre aux prescriptions dudit guide relatives à la
première et à la deuxième famille.

VII – Eléments de décoration :


1°) Les éléments de décoration en relief fixés sur les parois verticales doivent répondre aux exigences
suivantes :
a) Dans les dégagements protégés, ils doivent être en matériaux au moins de catégorie M 2, à l'exception
des objets de décoration de surface limitée ;
b) Dans les locaux et autres dégagements, ils doivent être en matériaux au moins de catégorie M 2
lorsque la surface globale de tous ces éléments est supérieure à 20 p. 100 de la superficie totale des
parois verticales.

2°) Les éléments de décoration ou d'habillage flottant de surface supérieure à 0.50 mètre carré,
guirlandes, objets légers de décoration, etc., situés à l'intérieur des locaux dont la superficie est
supérieure à 50 mètres carrés, ou des dégagements, doivent être en matériaux au moins de catégorie M
1.

VIII –Tentures, portières, rideaux, voilages :


1°) L'emploi de tentures, portières, rideaux, voilages est interdit en travers des dégagements.
Lorsque les portes pare-flamme imposées dans les dégagements sont garnies de lambrequins et
d'encadrements en étoffe ou de rideaux tendus sur les vantaux, ces garnitures doivent être en matériaux
au moins de catégorie M 2.

2°) Les tentures, portières, rideaux, voilages doivent répondre, suivant leur emplacement, aux exigences
suivantes :
a) Dans !es escaliers encloisonnés. ils doivent être en matériaux au moins de catégorie M 1 ;
b) Dans les autres dégagements et les locaux de superficie supérieure à 50 m², ils doivent être en
matériaux au moins de catégorie M 2.

3°) Les cloisons extensibles, les cloisons coulissantes, les cloisons amovibles doivent être en matériaux
au moins de catégorie M 3.
Toutefois, lorsqu'une cloison amovible joue le rôle d'une cloison fixe, cette cloison doit répondre aux
exigences de résistance au feu prévues à l'article 6 précédent.

IX – Gros mobiliers, agencement principal, planchers légers en superstructure :


a) Le gros mobilier et l'agencement principal ne doivent pas gêner ou rétrécir les chemins de circulation ;
b) Les aménagements de plancher léger en superstructure installés à l'intérieur des bâtiments doivent
comporter une ossature en matériaux au moins de catégorie M 3.

COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 235-4-15 :

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La classification des matériaux et des éléments de construction en fonction de leur comportement au feu est celle
du Code de la construction et de l'habitation, précisée par les arrêtés du ministère de l’intérieur. La classification
des matériaux selon leur réaction au feu est présentée ci-avant à l'article R 232-12-5.
La classification des éléments de construction en fonction de leur résistance au feu peut relever de trois catégories,
selon les fonctions particulières et le rôle qu'ils sont appelés à
jouer au cours d'un incendie :
a) classement de «stabilité au feu » de l'élément pour lequel le critère de résistance mécanique est seul requis ;
b) classement « pare-flammes » de l'élément pour lequel sont requis les critères :
- de résistance mécanique;
- d'étanchéité aux flammes et aux gaz chauds ou inflammables;
c) classement « coupe-feu » de l'élément pour lequel sont requis les critères :
- de résistance mécanique;
- d'étanchéité aux flammes et aux gaz chauds ou inflammables;

Sous-section 7 – Moyens de prévention et de lutte contre l'incendie

Art. R 235-4-16

Les dispositions relatives à la construction, ou l'aménagement des bâtiments des bâtiments des
articles R 232-12-17 à R 232-12-22 sont applicables.

COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 235-4-16 :


Cet article renvoie aux dispositions applicables aux chefs d'établissements, qui concernent également la
construction ou l'aménagement.

Art. R 232-12-17
Les chefs d'établissement doivent prendre les mesures nécessaires pour que tout commencement
d'incendie puisse être rapidement et efficacement combattu dans l'intérêt du sauvetage du personnel.
Le premier secours est assuré par des extincteurs en nombre suffisant et maintenus en bon état de
fonctionnement.
Il y a au moins un extincteur portatif à eau pulvérisée de 6 litres au minimum ou, en cas de risque
électrique, à poudre de 6 kilogrammes, pour 200 m² de plancher, avec un minimum d'un appareil par
niveau.
En outre, les locaux présentant des risques particuliers d'incendie doivent être dotés d'au moins un
extincteur approprié aux risques.
Les établissements sont équipés, si cela est jugé nécessaire, de robinets d'incendie armés, de
colonnes sèches, de colonnes humides, d'installations fixes d'extinction automatique
d'incendie ou d'installations de détection automatique d'incendie.
Tous les dispositifs non automatiques doivent être d'accès et de manipulation faciles.
Dans tous les cas où la nécessité l'impose, une quantité de sable ou de terre meuble proportionnée à
l'importance de l'établissement, à la disposition des locaux et à la nature des travaux exécutés est
conservée à proximité des emplacements de travail, avec un moyen de projection, pour servir à éteindre
un commencement d'incendie.
Toutes ces installations doivent faire l'objet d'une signalisation durable, apposée aux endroits appropriés.

Art. R 232-12-18
Les établissements où peuvent se trouver occupées ou réunies habituellement plus de 50, ainsi que
ceux, quelle que soit leur importance, où sont manipulées et mises en œuvre des matières inflammables
citées à l’article R. 232-12-14 (cf ci-dessus) doivent être équipés d'un système d'alarme sonore.
L’alarme générale doit être donnée par bâtiment si l'établissement comporte plusieurs bâtiments isolés
entre eux.
Le signal sonore d'alarme générale ne doit pas permettre la confusion avec d'autres signalisations
utilisées dans l'établissement. Il doit être audible de tout point du bâtiment pendant le temps nécessaire
à l'évacuation, avec une autonomie minimale de 5 mn.

COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 232-12-18 :


L'alarme sonore est une nouvelle disposition issue de la directive CEE n° 89-654 du 30 novembre 1989
« Lieux de travail » plusieurs fois citée.
L'arrêté du 4 novembre 1993 précise comment doit être réalisée cette alarme. Cette disposition est
applicable le 1er janvier 1996. Les systèmes d'alarme sonore conformes aux normes citées à l'annexe IV
de l'arrêté précité et installés conformément à la norme NF S 61-932, notamment, pour ce qui concerne
la nature des câbles permettant un temps de fonctionnement minimal de 5 minutes, sont réputés

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satisfaire aux dispositions du présent article.
Une installation d'alarme existante pourra être maintenue en place, sans mise en conformité, notamment,
avec les normes citées en référence, si elle est en parfait état de marche et répond aux objectifs de la
réglementation, à savoir une durée de fonctionnement minimal 5 minutes.

Art. R 232-12-19
Des arrêtés des ministres chargés du travail et de l'agriculture peuvent préciser certaines dispositions
relatives aux moyens de prévention et de lutte contre l'incendie et rendre obligatoires certaines normes
concernant ce matériel.

COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 232-12-19 :


D’une manière générale, les matériels exigés devront être conformes aux normes en vigueur. Les
matériels admis à la marque NF , estampillés comme tels (ou autre certification européenne jugée
équivalente) et installés conformément aux règles de l’art sont réputés satisfaire aux dispositions
réglementaires.

Art. R 232-12-20
Dans les établissements mentionnés à l'article R 232-12-18 (cf ci-dessus), une consigne est établie et
affichée d'une manière très apparente :
a) Dans chaque local pour les locaux dont l'effectif est supérieur à cinq personnes et pour les locaux visés
à l'article R 232-12-15 :
b) Dans chaque local ou dans chaque dégagement desservant un groupe de locaux dans les autres cas.
Cette consigne indique le matériel d'extinction et de secours qui se trouve dans le local ou à ses
abords. Elle désigne le personnel chargé de mettre ce matériel en action.
Elle désigne de même, pour chaque local, les personnes chargées de diriger l'évacuation du personnel et,
éventuellement, du public, et, le cas échéant, précise les mesures spécifiques liées à la présence de
handicapés.
Elle indique les moyens d'alerte et désigne les personnes chargées d'aviser les sapeurs-pompiers dès le
début d'un incendie. L'adresse et le numéro d'appel téléphonique du service de secours de premier appel
y sont portés en caractères apparents.
Elle indique que toute personne apercevant un début d'incendie doit donner l'alarme et mettre en œuvre
les moyens de premier secours, sans attendre l'arrivée du personnel spécialement désigné.

COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 232-12-20 :


L'obligation d'affichage de la consigne a été limitée aux locaux visés à l'article R. 232-12-15 et aux
dégagements.
La consigne est complétée pour préciser les mesures spécifiques liées à la présence de travailleurs
handicapés. Notamment, une aide pour l'évacuation, adaptée à la nature du handicap, sera, le cas
échéant, prévue.

Art. R 232-12-15 (extrait)


Dans les locaux mentionnés à l’article précédent ainsi que dans ceux où sont entreposés ou manipulés
des substances et préparations classées facilement inflammables, ainsi que des matières dans un état
physique tel que qu’elles sont susceptibles de prendre feu instantanément au contact d’une flamme ou
d’une étincelle et de propager rapidement l’incendie, aucun poste habituel de travail ne doit se
trouver à plus de 10 m d’une issue donnant sur l’extérieur ou sur un local donnant lui-même à
l’extérieur.
Il est interdit de déposer et de laisser séjourner les substances, préparations ou matières visées à l’alinéa
premier dans les escaliers, passages et couloirs, sous les escaliers ainsi qu’à proximité des issues des
locaux et bâtiments.
Les chiffons, cotons et papiers imprégnés de liquides inflammables ou de matières grasses doivent être,
après usage, enfermés dans des récipients métalliques clos et étanches.

COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 232-12-15 :


Le local donnant sur l’extérieur visé au premier alinéa peut être un dégagement.

Art. R 232-12-21
La consigne doit prévoir des essais et visites périodiques du matériel et des exercices au cours
desquels le personnel apprend à reconnaître les caractéristiques du signal sonore d'alarme générale, à se
servir des moyens de premier secours et à exécuter les diverses manœuvres nécessaires.
Ces exercices et essais périodiques doivent avoir lieu au moins tous les 6 mois. Leur date et les
observations auxquelles ils peuvent avoir donné lieu sont consignées sur un registre tenu à la
disposition de l'inspecteur du travail.

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COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 232-12-21 :
La périodicité des exercices a été reportée de 3 mois à 6 mois.
Le contenu des exercices au cours desquels le personnel apprend à reconnaître les caractéristiques du
signal sonore d'alarme générale, à se servir des moyens de premiers secours et à exécuter les diverses
manœuvres nécessaires, conduit à réaliser périodiquement un exercice d'évacuation. Mais, cette
évacuation n'est pas forcément réalisée à chaque exercice, car, notamment dans les établissements
importants, situés en centre urbain, une telle évacuation peut générer des problèmes de sécurité sur la
voie publique. Tel est le cas des établissements pour lesquels l'exercice d'évacuation pourrait présenter
des risques pour la sécurité des personnels (établissements bancaires par exemple). Il est important que
les exercices intègrent l'organisation de l'évacuation, vérifient que l'encadrement chargé de l'évacuation
est bien opérationnel, sans pour autant que l'évacuation soit menée chaque fois à son terme.
Les essais périodiques du matériel, qui doivent être réalisés au moins tous les 6 mois, ne dispensent
pas des vérifications de ce même matériel qui doivent être réalisées selon une périodicité appropriée
comme le précisent l'article R. 232-1-12 du Code du travail et certaines règles spécifiques.

Art. R 232-1-12 (extrait)


Les installations et les dispositifs techniques et de sécurité des lieux de travail doivent être
entretenus et vérifiés suivant une périodicité appropriée. Et consignées dans un dossier annexé au
dossier de maintenance.

Art. R 232-12-22
La consigne pour le cas d'incendie doit être communiquée à l'inspecteur du travail.

Sous-section 8 – Mesures d’application

Art. R 235-4-17

II peut être accordé dispense d'une partie de l'application des prescriptions de la présente section,
notamment dans le cas de réaménagement de locaux ou de bâtiments existants, sur proposition de
mesures compensatoires assurant un niveau de sécurité jugé équivalent.
La dispense est accordée par le directeur régional du travail et de l'emploi ou le fonctionnaire de
contrôle assimilé, après enquête de l'inspecteur du travail, après avis, lorsqu'il existe, du comité
d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail ou, à défaut, des délégués du personnel et après
consultation de la commission centrale de sécurité où la commission consultative départementale de
la protection civile, de la sécurité et de l'accessibilité pour les établissements recevant du
public.

COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 235-4-17 :


Le principe de dispense est équivalent à celui prévu pour les chefs d'établissements à l'article R 232-14-1.
Ces dispenses ne peuvent concerner les établissements recevant du public, car l'autorité compétente est alors
celle prévue par le Code de la construction.

COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 232-14-1 (extrait) :


Proposition de mesures compensatoires pour assurer un niveau de sécurité équivalent et avis de la CCDSA au
sens du décret n° 95-260 du 8 mars 1995.

Art 5 (DECRET 92-332 du 31 mars 1992)

Les dispositions de l'article R 235-3-5 du code du travail entreront en vigueur deux mois après la
date de publication du présent décret.
Les autres dispositions 'du présent décret, y compris celles des renvois aux articles du chapitre II du
titre III du livre II du code du travail, seront applicables le 1er janvier 1993.
Toutefois les dispositions du présent décret ne sont pas applicables :
1°) Aux opérations de construction ou d'aménagement de bâtiments pour lesquelles la
demande de permis de construire est antérieure aux dates d'effet ci-dessus mentionnées ;
2°) Aux opérations ne nécessitant pas de permis de construire, lorsque le début des
travaux est antérieur à ces mêmes dates.

COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 les nouvelles dispositions R 235 :

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ENTRÉE EN VIGUEUR DES NOUVELLES DISPOSITIONS DE CE CHAPITRE
Conformément à la directive CEE n° 89-654 du 30 novembre 1989 ces dispositions sont entrées en vigueur le 1 er
janvier 1993. Seules les dispositions de l'article R. 235-3-5, relatives aux installations
électriques, qu'il était urgent de rendre applicables, entraient en vigueur 2 mois après la date de publication du
décret, c'est-à-dire le2 juin 1992.
Pour éviter les difficultés avec les opérations en cours au moment de la publication de ce décret, il n'était pas
applicable :
- aux opérations de construction ou d’aménagement de bâtiments pour lesquelles la demande de permis de
construire était antérieure au l "'janvier 1993,
- aux opérations ne nécessitant pas de permis de construire, lorsque le début des travaux était antérieur à cette
même date.
Toutefois les dispositions précisées par voie d'arrêté sont applicables depuis la date de leur entrée en vigueur. Ces
dates sont notamment :
- le 1er janvier 1994 pour les nouvelles dispositions relatives à la signalisation;
- le 14 juillet 1994 pour les dispositions relatives aux portes et portails automatiques et semi-automatiques,
- le 17 janvier 1995 pour les dispositions destinées à rendre accessibles les lieux de travail aux personnes
handicapées.

NOTE GÉNÉRALE

Les normes citées dans la présente circulaire sont des normes françaises; ces normes doivent progressivement
devenir, dans le cadre de la libre circulation des produits, des normes européennes harmonisées. Dans cette
attente, les normes en vigueur dans un autre Etat membre de l’Union européenne ou de l’Espace économique
européen justifiant d'une équivalence avec les normes françaises ont même valeur au regard des prévisions
techniques de cette circulaire.

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