Section III: Règles de Sécurité: Decret Modifie, Complete Et Commente Dans L'Ordre Croissant Des Numéros R 235
Section III: Règles de Sécurité: Decret Modifie, Complete Et Commente Dans L'Ordre Croissant Des Numéros R 235
DECRET 92-332 du 31 mars 1992 relatif aux dispositions concernant la sécurité et la santé
que doivent observer les maîtres d’ouvrage lors de la construction de lieux de travail ou
lors de leurs modifications, extensions ou transformations.
Art. R 235-3-18
Les lieux de travail doivent être aménagés en tenant compte de la présence de TRAVAILLEURS
HANDICAPES selon les principes suivants :
1°) Lorsqu'un bâtiment est prévu pour recevoir un effectif compris entre 20 et 200 personnes, au
moins un niveau doit être aménagé pour permettre de recevoir des travailleurs handicapés;
2°) Lorsqu'un bâtiment est prévu pour recevoir un effectif supérieur à 200 personnes, tous les
locaux d'usage général et susceptibles d'accueillir des personnes handicapées doivent être
aménagés pour permettre de recevoir des travailleurs handicapés.
Les dispositions adoptées pour les accès, portes, dégagements et ascenseurs desservant les postes
de travail et les locaux annexes tels que locaux sanitaires, locaux de restauration, parcs de
stationnement, doivent permettre l'accès et l'évacuation des personnes handicapées, notamment
celles circulant en fauteuil roulant.
L'aménagement des postes de travail doit être réalisé, où rendu ultérieurement possible.
Des dispenses aux dispositions du présent article pourront être accordées par le directeur
R 235 TE 05/08/2024 DECRET 92–332 du 31/03/92 MODIFIE, COMPLETE et COMMENTE Page 1 sur
26
départemental du travail et de l'emploi ou le fonctionnaire assimilé, après avis de la commission
consultative départementale de la protection civile, de la sécurité et de l'accessibilité pour les
établissements recevant du public.
Les modalités d'application des dispositions du présent article sont définies par arrêté des
ministres chargés du travail, de l’agriculture et de la construction.
Arrêté du 27 juin 1994 relatif aux dispositions destinées à rendre accessible les lieux de
travail aux personnes handicapées (nouvelles constructions ou aménagements) en
application de l’article R 235-3-18 du code du travail.
1. La protection de l'ascenseur doit répondre aux dispositions de l'article 8 de l'arrêté pris pour
l'application des articles R 235-4-8 et R 235-4-15 du code du travail (A 5/8/92 modifié).
2. L’accès à chaque niveau doit s’effectuer au travers d ’un LOCAL d'attente servant de REFUGE dont
les caractéristiques doivent être les suivantes :
a) Superficie : la superficie du local doit être calculée de façon à recevoir toutes les personnes
handicapées appelés à fréquenter le niveau concerné lorsque leur nombre est connu et, dans, le cas
contraire, à recevoir à 1/100 des effectifs susceptibles de fréquenter
ce niveau; cette superficie est augmentée lorsque ce local donne également accès à l'escalier de sorte
que cet accès reste disponible ;
b) Résistance au feu : les parois de ce local doivent être au moins coupe-feu de degré une heure, les
blocs-portes doivent être au moins pare-flamme de degré une demi-heure, équipés de ferme-porte et
ouvrant vers l’intérieur du local ;
c) Réaction au feu : les revêtements doivent avoir au moins les degrés de réaction au feu prescrits par
l'article 9 de l'arrêté cité au paragraphe II, 1°, du présent article; (A 5/8/92 modifié)
d) Désenfumage : le local doit être désenfumé dans les conditions fixées par la section 2 du même
arrêté ;
e) Distance maximale : la distance maximale à parcourir de tout point accessible pas une personne
handicapée pour atteindre la porte d'accès du local d'attente le plus proche est de 40 mètres lorsqu'il y
a le choix entre deux locaux d'attente et de 30 mètres dans le cas
contraire ;
f) Equipement : le local doit être équipé d'un éclairage de sécurité conforme à l'arrêté du 10
novembre 1976 et d'un système permettant de communiquer avec le concierge ou gardien du bâtiment
ou tout autre préposé.
Toutefois, des SOLUTIONS AUTRES que le local d'attente peuvent être réalisées, après accord de
l'inspecteur du travail et avis de la commission consultative départementale de la protection civile, de la
sécurité et de l'accessibilité pour les établissements recevant du public, telles que coursive d'accès et
ascenseur extérieur, coursive d'accès extérieure.
3. Un tel ascenseur doit disposer d'une alimentation électrique de sécurité qui peut être assurée:
a) Soit par un groupe moteur thermique-générateur qui, à partir de la défaillance de la source normale,
doit pouvoir assurer l'alimentation de l'ascenseur dans un délai inférieur à une seconde ;
b) Soit par une dérivation issue directement du tableau principal et sélectivement protégée.
Art. R 235-3-21
La SIGNALISATION DE SECURITE ET DE SANTE installée sur les lieux de travail est conforme
aux dispositions de l’article R 232-1-13.
R 235 TE 05/08/2024 DECRET 92–332 du 31/03/92 MODIFIE, COMPLETE et COMMENTE Page 2 sur
26
La signalisation relative à la sécurité et à la santé au travail doit être conforme à des modalités
déterminées par arrêté des ministres chargés du travail et de l’agriculture.
Les DECLENCHEURS MANUELS doivent être disposés dans les circulations, à chaque niveau, à
proximité immédiate de chaque escalier, au rez-de-chaussée à proximité immédiate de chaque sortie.
Ils doivent être placés à une hauteur d’environ 1.50 m au-dessus du sol et ne pas être dissimulés par le
vantail a une porte lorsque celui-ci est maintenu ouvert. De plus, ils ne doivent pas présenter une saillie
supérieure à 0.10 m.
Les diffuseurs d'alarme sonore, notamment les blocs autonomes d'alarme sonore (BAAS) des types Ma
et Sa, au sens de la norme précitée, doivent être placés à une hauteur minimale de 2.10 mètres.
Pour les systèmes d'alarme de type 3, lorsqu'un bâtiment est équipé de plusieurs blocs autonomes
d'alarme sonore (BAAS), l'action sur un seul déclencheur manuel doit provoquer le fonctionnement de
tous les BAAS du bâtiment
R 235 TE 05/08/2024 DECRET 92–332 du 31/03/92 MODIFIE, COMPLETE et COMMENTE Page 3 sur
26
Section IV : Prévention des Incendies – Evacuation
Art. R 235-4
Ces bâtiments et locaux doivent être isolés de ceux occupés par des tiers dans les conditions fixées
par la réglementation visant ces derniers. Les effectifs à prendre en compte sont définis
conformément aux dispositions de l’article R 232-12-1.
Art. R 232-12
Les dispositions de la présente section s'appliquent à tous les établissements mentionnés à l'article L.
231-1 à l'exception de ceux qui constituent des immeubles de grande hauteur au sens de l'article R.
122-2 du code de la construction et de l'habitation, pour lesquels des dispositions spécifiques sont
applicables.
Ces dispositions sont prises sans préjudice des dispositions plus contraignantes prévues pour les
établissements recevant du public au sens de l'article R. 123-2 du code de la construction et de
l'habitation ou pour les bâtiments d'habitation.
L'application des dispositions relatives à la prévention des incendies et à l'évacuation, prévues pour
les nouvelles constructions ou les nouveaux aménagements à la section IV du chapitre V du présent
titre, dispense de l'application des mesures équivalentes de la présente section.
Art. R 232-12-1
L'effectif théorique des personnes susceptibles d'être présentes à prendre en compte pour l'application
de la présente section comprend l'effectif du personnel, majoré, le cas échéant, de l'effectif du public
susceptible d'être admis et calculé suivant les règles précisées par la réglementation relative à la
protection du public contre les risques d'incendie et de panique pour les établissements recevant du
public.
Sous-section 2 – Dégagements
Art. R 235-4-1
R 235 TE 05/08/2024 DECRET 92–332 du 31/03/92 MODIFIE, COMPLETE et COMMENTE Page 4 sur
26
Les établissements visés par la présente section doivent satisfaire aux articles R 232-12-2, R 232-
12-4, R 232-12-5 et R 232-12-7.
« Toutefois, pour l'application des dispositions du deuxième alinéa de l'article R 232-12-5, la largeur,
à prendre en compte est au moins égale à deux unités de passage, au sens de l'article R 235-4-2
(décret n°94-347 du 02/05/94).»
Art. R 232-12-2
Les établissements mentionnés à l'article R 232-12 doivent posséder des dégagements (portes, couloirs,
circulations, escaliers, rampes) répartis de manière à permettre une évacuation rapide de tous les
occupants dans des conditions de sécurité maximale.
Ces dégagements doivent être toujours libres. Aucun objet, marchandise ou matériel ne doit faire
obstacle à la circulation des personnes ou réduire la largeur des dégagements au-dessous des minima
fixés ci-après.
Ces dégagements doivent être disposés de manière à éviter les culs-de-sac.
Art. R 232-12-4
Les portes susceptibles d'être utilisées pour l’évacuation de plus de 50 personnes doivent s'ouvrir
dans le sens de la sortie.
Les portes faisant partie des dégagements réglementaires doivent pouvoir s'ouvrir par une manœuvre
simple. Toute porte verrouillée doit être manœuvrable de l'intérieur dans les mêmes conditions et sans
clé.
Les portes coulissantes, à tambour ou s'ouvrant vers le haut ne peuvent constituer des portes de
secours. Elles ne sont pas considérées comme des dégagements réglementaires. Toutefois les portes
coulissantes motorisées qui, en cas de défaillance du dispositif de commande ou du dispositif
d'alimentation, libèrent la largeur totale de la baie par effacement latéral ou par débattement sur
l'extérieur par simple poussée peuvent constituer des dégagements réglementaires.
L'existence d'ascenseurs, monte-charge, chemins ou tapis roulants ne peut justifier une diminution du
nombre et de la largeur des dégagements.
Art. R 232-12-5
Tous les escaliers doivent se prolonger jusqu'au niveau d'évacuation sur l'extérieur. Les parois et les
marches ne doivent pas comporter de revêtement facilement inflammable au sens défini par l'arrêté cité
à l'article R 235-4-15.
Les escaliers doivent être munis de rampe ou de main-courante ; ceux d'une largeur au moins égale à
1,5 m en sont munis de chaque côté.
Les escaliers desservant les étages doivent être dissociés, au niveau de l'évacuation sur l'extérieur, de
ceux desservant les sous-sols.
R 235 TE 05/08/2024 DECRET 92–332 du 31/03/92 MODIFIE, COMPLETE et COMMENTE Page 5 sur
26
COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 232-12-5 :
Les dispositions concernant les escaliers en bois ont été remplacées par celles concernant la nature des
matériaux de revêtement des parois et des marches qui est un élément important susceptible de favoriser
le développement d'un incendie. Le classement de ces revêtements ne doit pas être inférieur à M 3, au
sens de la qualité du classement, ce qui signifie que les matériaux classés MO, M1, M 2 et M 3 sont
conformes.
Ce classement est précisé par l'arrêté du 31 mai 1994, qui renvoie aux arrêtés du ministre de l'Intérieur
pris en application de l'article R. 121-5 du Code de la construction et de l'habitation. Il s'agit d'un
classement de réaction au feu des matériaux présentés sous forme de panneaux, plaques, films, voiles,
feuilles,... qui ne s'applique, ni aux matières premières non transformées, ni aux objets.
Art. R 232-12-7
Une signalisation conforme à l'article R 232-1-13 (rem = Arrêté du 4/11/93 sur signalisation santé,
sécurité au travail) doit indiquer le chemin vers la sortie la plus rapprochée.
Les dégagements qui ne servent pas habituellement de passage pendant la période de travail doivent
être signalés par la mention sortie de secours.
Les établissements doivent disposer d'un éclairage de sécurité, conforme à la réglementation en vigueur,
permettant d'assurer l'évacuation des personnes en cas d'interruption accidentelle de l’éclairage normal.
Art. R 235-4-2
Chaque dégagement doit avoir une largeur minimale de passage proportionnée au nombre total de
personnes appelées à l’emprunter. Cette largeur est calculée en fonction d'une largeur type appelée
« unité de passage » de 0,60 m.
Toutefois, quand un dégagement ne comporte qu'une ou deux unités de passage, la largeur est
respectivement portée de 0,60 m à 0,90 m et de 1,20 m à 1,40 m.
Aucune saillie ou dépôt ne doit réduire la largeur réglementaire des dégagements ; toutefois, les
aménagements fixes sont admis jusqu'à une hauteur maximale de 1,10 m à condition qu'ils ne
fassent pas saillie de plus de 0,10 m.
Art. R 235-4-3
R 235 TE 05/08/2024 DECRET 92–332 du 31/03/92 MODIFIE, COMPLETE et COMMENTE Page 6 sur
26
DOCTRINE CODE DU TRAVAIL Q8 : MODE DE CALCUL DE L'EFFECTIF ?
R8 : Sur déclaration du maître d'ouvrage ; à défaut, appliquer 1 personne par 10 m2 de surface utile dans les
bâtiments à usage de bureaux et d'activités tertiaires.
C8 : Concernant les activités industrielles, sans connaissance des effectifs, il y a lieu de prescrire le respect du
calcul des dégagements conformément au Code du Travail (article R 235-4-3 et article R 235-4-4).
En cas de litige, demander une déclaration d'effectifs du maître d ' ouvrage.
Tous les locaux où les travailleurs ont normalement accès doivent être desservis par des
dégagements dont le nombre et la largeur exigibles sont précisés dans le tableau suivant :
Art. R 235-4-4
Pour les locaux situés en sous-sol et dont l'effectif est supérieur à 100 personnes, les dégagements
sont déterminés en prenant pour base l'effectif ainsi calculé :
a) L'effectif des personnes est arrondi à la centaine supérieure ;
b) Il est majoré de 10 % par mètre ou fraction de mètre au-delà de deux mètres de profondeur.
R 235 TE 05/08/2024 DECRET 92–332 du 31/03/92 MODIFIE, COMPLETE et COMMENTE Page 7 sur
26
R11 : S’inspirer de l'article CO 39 (soit la sous-face du plancher haut est à moins de 1 m au-dessus du NMSE de
ce local ou niveau, soit le plancher bas est à plus de 1 m en contrebas du NMSE de ce local ou niveau).
Art. R 235-4-5
Seuls les locaux où la nature technique des activités le justifie peuvent être situés à plus de 6
mètres en dessous du niveau moyen des seuils d'évacuation.
Art. R 235-4-6
La distance maximale à parcourir pour gagner un escalier en étage ou en sous-sol ne doit jamais
être supérieure à 40 mètres.
Le débouché au niveau du rez-de-chaussée d'un escalier doit s'effectuer à moins de 20 mètres d'une
sortie sur l'extérieur.
Les itinéraires de dégagements ne doivent pas comporter de cul-de-sac supérieur à 10 mètres.
R 235 TE 05/08/2024 DECRET 92–332 du 31/03/92 MODIFIE, COMPLETE et COMMENTE Page 8 sur
26
effectif maximum de 50 personnes. Ce parcours se calcule entre la porte du local le plus éloigné et celle
de l'escalier protégé, qui peut être considéré comme l'extérieur, dès lors que le dégagement a une
largeur au moins égale à deux unités de passage.
Dans les autres cas, comme l’a précisé la circulaire DRT 95-07 du 14 avril 1995 les 10 mètres concernent
les itinéraires en cul-de-sac :
- en circulation - entre porte du dernier local desservi et porte de l'escalier ;
- en grand espace - dans les zones n'ayant qu'un seul accès.
L'article R. 235-4-17 du code du travail prévoit la possibilité d'accorder dispense d'une partie de
l'application des prescriptions relatives à la prévention des incendies et l'évacuation, notamment dans le
cas de réaménagement de locaux ou de bâtiments existants, sur proposition de mesures compensatoires
assurant un niveau de sécurité jugé équivalent.
La dispense est accordée par le directeur régional du travail et de l'emploi, après enquête de l'inspecteur
du travail, après avis lorsqu'il existe, du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail ou, à
défaut, des délégués du personnel et après consultation de la commission consultative départementale de
sécurité et d'accessibilité.
Art. R 235-4-7
Les marches ne doivent pas être glissantes. S'il n'y a pas de contremarche, les marches successives
doivent se recouvrir de 0,05 mètre.
II est interdit de placer une ou deux marches isolées dans les circulations principales.
Les dimensions des marches des escaliers doivent être conformes aux règles de l'art. Les volées ne
doivent pas compter plus de 25 marches. Les paliers doivent avoir une largeur égale à celle des
escaliers et en cas de volées non contrariées, leur longueur doit être supérieure à 1 m.
Les escaliers tournants doivent être à balancement continu sans autre palier que ceux desservant
les étages. Les dimensions des marches sur la ligne de foulée à 0,60 m du noyau ou du vide central
doivent être conformes aux régies de l'art.
Le giron extérieur des marches doit être inférieur à 0,42 m.
Sous-section 3 – Désenfumage
Art. R 235-4-8
Les locaux situés en rez-de-chaussée et en étage de plus de 300 m², les locaux aveugles et ceux
situés en sous-sol de plus de 100 m² et tous les escaliers doivent comporter un dispositif de
désenfumage naturel ou mécanique.
Les dispositifs de désenfumage naturel sont constitués en partie haute et en partie basse d'une ou
plusieurs ouvertures communiquant avec l'extérieur, ceci pour l'évacuation des fumées et l'amenée
d'air.
La surface totale des sections d'évacuation des fumées doit être supérieure au centième de la
superficie du local desservi avec un minimum de 1 m² ; il en est de même pour celle des amenées
d'air.
Chaque dispositif d'ouverture doit être aisément manœuvrable à partir du plancher.
Dans le cas de désenfumage mécanique, le débit d'extraction doit être calculé sur la base d'un
m³/s/100 m².
Les modalités d'application des dispositions de la présente sous-section sont définies par arrêté des
ministres chargés du travail, de l'agriculture et de la construction.
DOCTRINE CODE DU TRAVAIL Q13 : LES LOCAUX AVEUGLES DOIVENT-ILS ETRE DESENFUMES
QUELLE QUE SOIT LEUR SURFACE (article R 235-4-8) ?
R13 : Désenfumer les locaux aveugles d’une surface supérieure à 100 m².
R 235 TE 05/08/2024 DECRET 92–332 du 31/03/92 MODIFIE, COMPLETE et COMMENTE Page 9 sur
26
C13 : Ceci par analogie avec le désenfumage des locaux situés au sous-sol.
DOCTRINE CODE DU TRAVAIL Q14 : COMMENT DESENFUMER LES COMPARTIMENTS (QUELLE QUE
SOIT LEUR SURFACE) ?
R14 : - Si non cloisonné ou cloison partielle (pas toute hauteur), désenfumage de tout le volume.
- Si cloisonnement de dalle à dalle ou de plafond suspendu étanche à dalle, le désenfumage du compartiment
peut se faire par des ouvrants placés en façade sans obligation de commande d 'ouverture centralisée située à
l'entrée du compartiment ; le désenfumage des circulations de ce compartiment se fait alors par
l'intermédiaire des locaux si les ouvrants de désenfumage sont placés sur deux façades opposées.
Par ailleurs, tous les locaux d'une surface > 300 m2 doivent être désenfumés.
- Si plateau vide sans autres renseignements au niveau du PC sur les futurs aménagements, alors désenfumage
de tout le volume.
C14 : Le désenfumage doit respecter les règles techniques énoncées dans l’IT 246.
Section 2 (désenfumage) de l’arrêté du 5 août 1992 pris pour l'application des articles
R 235-4-8 et R 235-4-15 du code du travail et fixant des dispositions pour la prévention
des incendies et le désenfumage de certains lieux de travail. (bâtiments dont le plancher
bas du dernier niveau est situé à plus de 8 mètres du sol et qui sont destinés à l'activité
des établissements mentionnés à l'article R. 232-12 du code du travail).
Modifié par l’arrêté du 22 septembre 1995 et par l’arrêté du 10 septembre 1998.
Art. 10 (arrêté du 5 aôut 1992)
Le désenfumage a pour objet d'extraire des locaux incendiés une partie des fumées et gaz de combustion
afin de :
R 235 TE 05/08/2024 DECRET 92–332 du 31/03/92 MODIFIE, COMPLETE et COMMENTE Page 10 sur
26
- rendre praticables les cheminements utilisés pour l'évacuation et l'intervention des secours ;
- limiter la propagation de l'incendie en évacuant vers l'extérieur chaleur, gaz et produits imbrûlés.
II – Les amenées d'air naturelles sont réalisées suivant les dispositions de l'article 12 précédent. Les
extractions et amenées d'air mécaniques sont réalisées au moyen de bouches reliées par des conduits à
des ventilateurs et suivent les principes de l’article 12 précité.
III. - Un système de ventilation permanent peut être utilisé pour désenfumage dans la mesure où il
répond aux principes du présent arrêté.
DOCTRINE CODE DU TRAVAIL Q15 : COMMENT DESENFUMER LES PATIOS, ATRIUMS, ET LES
VOLUMES LIBRES INTERIEURS ?
R15 : Appliquer la NIT 263
R 235 TE 05/08/2024 DECRET 92–332 du 31/03/92 MODIFIE, COMPLETE et COMMENTE Page 11 sur
26
desservant les étages, cette disposition est applicable aux bâtiments dont le plancher bas du dernier
niveau est situé à plus de 8 m du sol.
Le commentaire de l'article R. 235-4-8 dans la circulaire DRT n° 95-07 du 14 avril 1995 relatif au
désenfumage. précise que le respect des mesures prévues par la réglementation des
établissements recevant du public dispense des mesures prévues par le code du travail. Or il est
fréquemment admis pour ces établissements de ne pas imposer un désenfumage spécifique des parties
d'escalier situées en sous-sol.
Je suis donc favorable à une même interprétation pour les bâtiments soumis aux dispositions du code du
travail.
Bien entendu une analyse spécifique des risques devra justifier que la situation est bien comparable à
celle rencontrée dans un établissement recevant du public.
Ouvrants
et bouches 0.5 1/100 1/200
en façade
Exutoires
Avec Généralement Généralement
PV d’essai > 0.5 1/100 1/200
Exutoires sans
PV d’essai mais 0.3 1/60 1/200
ouvrant à 110°
Par exception au principe général d'application des mesures les plus contraignantes, rappelé à l’article R. 232-12,
pour les dispositions relatives au désenfumage applicables aux locaux accessibles au public, le respect des
mesures prévues par la réglementation des établissements recevant du public dispense des mesures prévues par
le Code du travail.
Pour les bâtiments à usage d'entrepôt et autres locaux de réserves qui ne sont pas intégrés dans des
établissements recevant du public, le respect des valeurs minimales de désenfumage du Code du travail s'impose
dès lors qu'il s'agit de lieux de travail au sens de l'article R. 232-1.
Enfin le désenfumage ne sera pas exigé en cas de technologie incompatible, comme les chambres froides, ou
lorsque des mesures de confinement sont rendues obligatoires. Dans les cas d'absence de désenfumage, une
analyse de risques déterminera si des mesures compensatoires sont nécessaires.
Les exutoires et les ouvrants ainsi que leurs dispositifs de commande conformes aux normes en vigueur,
notamment aux normes NF S 61-937, S 61-938 et S 61-939, et installés conformément aux règles d'installation de
la norme NF S 61-932, sont réputés satisfaire aux dispositions de cet article.
La règle du 1/100 de la superficie du local desservi se rapporte à la surface géométrique des évacuations de
fumée et des amenée d'air.
R 235 TE 05/08/2024 DECRET 92–332 du 31/03/92 MODIFIE, COMPLETE et COMMENTE Page 12 sur
26
La référence à l'instruction technique (Circulaire du 3 mars 1981, IT 246 du ministère de l’Intérieur, JONC du 4
mai 1982) citée à l'article 14 de l'arrêté du 5 août 1992, conduit prendre en compte également la surface utile des
évacuations de fumée (SUE), car cet SUE détermine l'efficacité réelle des exutoires. Par simplification, la valeur
minimale retenue pour la SUE est de 1/200 de la surface du local ou du canton de désenfumage. En
conséquence, pour les locaux de surface supérieure à l 000 mètres carrés, l'application du taux prévu à l'annexe l
de l’instruction technique précitée n'est pas obligatoire.
Tous les exutoires accompagnés de procès-verbaux d'essais réalisés par un laboratoire agréé qui ont un rapport
SUE/surface géométrique (SG) supérieur ou égal à 0,5 et tous les ouvrants et les bouches en façade qui sont
toujours affectés d'un rapport de 0,5 ont donc, si leur surface géométrique est égale ou supérieure au 1/100, leur
SUE égale ou supérieure au 1/200. En revanche, en cas d'utilisation d'exutoire n'ayant pu faire l'objet d'essais, une
surface géométrique de 1/100 sera toujours insuffisante. En effet, selon l'instruction technique précitée, on attribue
à ces exutoires, à condition que leurs dispositifs d'obturation ouvre au moins à 110° ou qu'en position d'ouverture
ils ne fassent pas obstacle à l'écoulement normal des fumées, un rapport SUE/surface géométrique (SG) de 0,3.
Pour ces exutoires, une SUE supérieure ou égale à 1/200 ne peut être obtenue que si la surface géométrique est
supérieure ou égale à 1/60 de la surface du local
L'article 14 de l'arrêté du 5 août 1992 fait référence aux règles définies par l'instruction technique n° 246 précitée,
relative au désenfumage dans les établissements recevant du public, pour les règles d'exécution techniques des
systèmes de désenfumage et des écrans de cantonnement.
On peut rappeler qu'un écran de cantonnement est une séparation verticale placée en sous-face de la toiture ou du
plafond de façon à s'opposer à l'écoulement latéral de la fumée et des gaz de combustion et que la hauteur de cet
écran améliore l'efficacité du désenfumage. Il ne concerne que les grands volumes, puisque la superficie maximale
d'un canton de désenfumage précisée par l'instruction technique est de 1600 m² et sa longueur, 60 m.
Ces valeurs étant indicatives pour les lieux de travail, elles pourront, le cas échéant, être légèrement dépassées,
pour tenir compte des structures des grands volumes.
Pour le désenfumage des atriums la référence à prendre en compte est l'instruction technique n° 263 relative à la
construction et au désenfumage des volumes libres intérieurs dans les établissements recevant du public
(annexe de la circulaire du 30déc. J994, JO du 7février 1995).
Art. R 235-4-9
Les établissements visés par la présente section doivent satisfaire aux articles R 232-12-8, R 232-
12-9, R 232-12-10 et R. 232-12-12.
Sauf incompatibilité liée à la nature technique des activités, les installations fixes destinées au
chauffage et à l'alimentation en eau chaude sanitaire dont la puissance utile est supérieure à 70 kW
doivent satisfaire à la réglementation relative à ces installations visant les bâtiments d'habitation, de
bureaux ou recevant du public.
«Indépendamment de l'application, s'il y a lieu, des règles propres aux bâtiments d'habitation, de
bureaux ou recevant du public, les installations fixes destinées au chauffage et à l'alimentation en
eau chaude ne doivent pas présenter de risques pour la sécurité et la santé des travailleurs. En
particulier, elles ne doivent ni aggraver les risques d'incendie ou d'explosion afférents aux activités
auxquelles les bâtiments recevant ces installations sont destinés, ni provoquer d'émission de
substances dangereuses, insalubres ou gênantes, ni être cause de brûlures ou d'inconfort pour les
salariés. Les modalités d'application de ces dispositions sont précisées, en tant que de besoin, par
arrêté des ministres chargés du travail, de l'agriculture et de construction (décret n°94-347 du
02/05/94).»
Art. R 232-12-8
Les dispositions de la présente sous-section s'appliquent sans préjudice de l'application des
réglementations relatives :
R 235 TE 05/08/2024 DECRET 92–332 du 31/03/92 MODIFIE, COMPLETE et COMMENTE Page 13 sur
26
« a) Aux installations fixes destinées au chauffage et à l'alimentation en eau chaude ;
« b) Aux installations de gaz combustibles et d'hydrocarbures liquéfiés ;
« c) Au stockage et à l'utilisation des produits pétroliers.
Art. R 232-12-9
L'emploi pour le chauffage de combustibles liquides dont le point éclair est inférieur à 55 °C est interdit.
Art. R 232-12-10
Les appareils de production-émission de chaleur, ainsi que leurs tuyaux et cheminées, sont installés de
façon à ne pouvoir communiquer le feu aux matériaux de la construction, aux matières et objets
susceptibles d'être placés à proximité et aux vêtements du personnel.
Art. R 232-12-12
Les canalisations amenant les liquides ou gaz combustibles aux appareils fixes de production-émission de
chaleur doivent être entièrement métalliques et assemblées par soudure. L'emploi des conduites en
plomb est interdit.
Les circuits alimentant les installations doivent comporter un dispositif d'arrêt d'urgence de l'alimentation
en énergie de l’ensemble des appareils. Ce dispositif d'arrêt doit être manœuvrable à partir d'un endroit
accessible en permanence et signalé
conformément à la réglementation en vigueur.
Art. R 235-4-10
Lorsque le chauffage est réalisé au moyen de générateur d'air chaud à combustion, la pression
du circuit d'air doit toujours être supérieure à la pression des gaz brûlés.
Un dispositif de sécurité doit assurer automatiquement l'extinction ou la mise en veilleuse de
l'appareil ou de l'échangeur de chauffage de l'air et l'arrêt des ventilateurs lorsque la température de
l'air dépasse 120°. Toutefois ce dispositif n'est pas exigible pour les appareils indépendants
émettant de la chaleur dans les seuls locaux où ils sont installés, ou lorsque le réchauffage de l'air
est assuré par un échangeur ne pouvant atteindre cette température.
Toute matière combustible est interdite à l'intérieur des conduits de distribution ou de reprise, à
l'exception des accessoires des organes terminaux situés dans une pièce.
Cette prescription s'applique également aux installations de ventilation mécanique contrôlée et à
toutes les gaines mettant en communication plusieurs niveaux.
R 235 TE 05/08/2024 DECRET 92–332 du 31/03/92 MODIFIE, COMPLETE et COMMENTE Page 14 sur
26
Ces dispositions reprennent certains principes de la réglementation des établissements recevant du public.
Art. R 235-4-11
L'usage de la brasure tendre - température de fusion du métal d'apport inférieure à 450 °C - n'est
pas autorisé pour les canalisations amenant les liquides ou gaz combustibles.
Art. R 235-4-12
Les bâtiments doivent être conçus et réalisés de manière à respecter les dispositions de l'article R.
232-12-13, du troisième alinéa de l'article R. 232-12-14, des premier et deuxième alinéas de
l'article R.232 12 15 et de l'article R. 23-2-16.
Art R 232-12-13
Les dispositions spécifiques relatives aux installations électriques pour les locaux ou les emplacements
présentant des dangers d’incendie ou des risques d’explosion sont précisées dans la réglementation
relative à la protection des travailleurs dans les établissements qui mettent en œuvre des courants
électriques, prévue par le décret n° 88-1056 du 14 novembre 1988.
Art. R 232-12-16
Un arrêté des ministres chargés du travail et de l'agriculture fixe, en tant que de besoin, les dispositions
spécifiques relatives aux installations industrielles utilisant le gaz combustible et les hydrocarbures
liquéfiés.
Art. R 235-4-13
Les bâtiments dont le plancher bas du dernier niveau est situé à plus de 8 mètres du sol extérieur
doivent satisfaire aux dispositions complémentaires des articles suivants prenant en compte
l'augmentation des risques en cas de sinistre.
R 235 TE 05/08/2024 DECRET 92–332 du 31/03/92 MODIFIE, COMPLETE et COMMENTE Page 15 sur
26
COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 235-4-13 :
Le seuil de 8 mètres correspond à la hauteur accessible directement par une échelle courante des services
d'incendie et de secours. Le niveau de référence est celui du sol de l'entrée principale du bâtiment.
Les planchers installés à l'intérieur de bâtiments, formant coursive technique en caillebotis ou mezzanine non
cloisonnée vers l'espace principal du bâtiment, ne sont pas considérés, au sens de cet article, comme les
planchers bas du dernier niveau, puisque les occupants potentiels sont dans le même volume et qu'ils ne peuvent
être surpris par un début d incendie. Toutefois, les surfaces de mezzanine réalisées en plancher plein ne doivent
pas dépasser 50 % du plancher qu'elles surplombent. Les planchers-terrasses où se trouvent des équipements
techniques qui ne nécessitent pas la présence permanente des salariés ne sont pas non plus considérés comme
les planchers bas du dernier niveau.
Art. R 235-4-14
Aussi, par exception au principe développé à l'article R. 232-12, qui précise que la règle la plus
contraignante est applicable, les dispositions de la réglementation des établissements recevant du public qui
visent les quatre premières catégories d'établissements peuvent être prises en référence pour justifier une
mesure moins contraignante dès lors qu'il n'y a pas de risques particuliers.
A titre d'exemple, on peut citer :
- la possibilité de ne pas exiger, en cloisonnement traditionnel, de parois pare-flammes entre les locaux
sans risques particuliers, à l'intérieur d'un ensemble de locaux contigus qui ne dépassent pas 300 m² au
même niveau, à condition qu'il n'y ait aucun local réservé au sommeil ;
- la possibilité de ne pas exiger, comme il a été précisé à l'article R. 235-4-8, plus de désenfumage que n'en
impose la réglementation des établissements recevant du public.
Les bâtiments définis à l’article précédent doivent avoir une structure d'une stabilité au feu de
degré de 1 heure et des planchers coupe-feu de même degré.
DOCTRINE CODE DU TRAVAIL Q7 : QUELLES SONT LES REGLES DE STABILITE AU FEU POUR LES
BATIMENTS < 8M ?
R7 : Pas d 'activités : pas d 'exigence.
Activités tertiaires : pas d'exigence.
Autres activités :
- bâtiment à rez-de-chaussée : pas d'exigence ;
- bâtiment à plusieurs niveaux : SF 1/2 heure pour support du niveau.
Ils doivent être accessibles au moins sur une façade aux services d'incendie et de secours (voir
doctrine Q3 et 4).
R 235 TE 05/08/2024 DECRET 92–332 du 31/03/92 MODIFIE, COMPLETE et COMMENTE Page 16 sur
26
Art. 3 (arrêté du 5 août 1992)
Chaque bâtiment doit avoir une façade comportant une sortie normale au niveau d'accès et des
baies accessibles à chacun de ses niveaux aux échelles aériennes des services de secours et de lutte
contre l'incendie.
Est considérée comme baie accessible toute baie ouvrante, de dimensions suffisantes permettant
d'accéder à un niveau accessible aux occupants (circulation horizontale commune ou local accessible en
permanence).
Cette façade doit être desservie par voie utilisable pour la mise en station des échelles ou voie échelle
au sens de l'article 4 de l'arrêté du 31 janvier 1986, modifié par l'arrêté du 18 août 1986 relatif à la
protection contre l'incendie des bâtiments d'habitation.
C3 : l’une au moins des façades accessibles doit posséder une ou plusieurs sorties normales, ouvertes en
permanence pendant les heures d 'occupation des locaux. Les sorties ouvrant sur les autres façades
accessibles peuvent être des sorties de secours. Dans le cas d’une seule façade accessible, il s'agit de
l'accès principal au bâtiment. Les caractéristiques des voies échelles sont celles définies dans le règlement
HAB.
Le plancher bas du dernier niveau est celui de l'étage le plus haut (avec ou sans poste de travail).
Ils doivent être isolés de tout bâtiment ou local occupé par des tiers au minimum par des parois
coupe-feu de degré 1 heure ou par des sas comportant des portes pare-flammes de degré demi-
heure munies de ferme-porte et s'ouvrant vers l'intérieur du sas.
R 235 TE 05/08/2024 DECRET 92–332 du 31/03/92 MODIFIE, COMPLETE et COMMENTE Page 17 sur
26
mn +FP). La règle générale pour la communication avec tout bâtiment ou local occupé par des tiers reste le
sas. La possibilité de la porte coupe-feu de degré ½ heure, précisée par l'arrêté précité, ne concerne que la
liaison entre deux bâtiments d'un même établissement. Il y a nécessité de connaître la nature du (des)
tiers ; dans le cas contraire, il y a lieu de prescrire un isolement coupe-feu de degré deux heures.
2°) Deux bâtiments distants de 5 m au moins ou respectant les dispositions du paragraphe 1°) précédent
sont considérés comme des bâtiments distincts pour l'application du présent arrêté.
3°) Si la façade non aveugle d'un bâtiment tiers domine la couverture du bâtiment, cette
couverture doit être réalisée en éléments de construction au moins pare-flammes de degré une demi-
heure sur une distance de 4 mètres mesurée horizontalement à partir de cette façade.
Dans le cas où le bâtiment domine la couverture d'un autre bâtiment qui n'est pas au moins
réalisée conformément aux prescriptions de l'alinéa précédent, le mur dominant la couverture doit être
constitué par une paroi au moins coupe-feu de degré une heure sur 8 mètres de hauteur.
4°) Les parois des parcs de stationnement couverts, sans préjudice de l'application des prescriptions
spécifiques concernant ces parcs, doivent être au moins coupe-feu de degré une heure ; toutefois, les
intercommunications sont autorisées si elles, s'effectuent par des sas munis de portes au moins pare-
flamme de degré une demi-heure équipées de ferme-portes et s'ouvrant vers l'intérieur du sas.
R 235 TE 05/08/2024 DECRET 92–332 du 31/03/92 MODIFIE, COMPLETE et COMMENTE Page 18 sur
26
Toutefois, l’absence de protection des escaliers est admise :
« - pour un escalier supplémentaire desservant au plus deux étages et le rez-de-chaussée et s’il est fait
application des dispositions de l’article 6 relatives au compartimentage ;
- en cloisonnement traditionnel, pour un escalier supplémentaire desservant au plus deux étages et le
rez-de-chaussée ;
- en compartiments, pour tout escalier interne au compartiment établi sur deux niveaux ; ( A
22/09/95) »
- pour un seul escalier monumental situé dans un hall qui ne dessert que des niveaux
s'ouvrant sur ce hall « et si le volume du hall est isolé des autres parties du bâtiment
suivant les dispositions de l'article 6, paragraphe 1. (A 22/09/95) »
La distribution intérieure de ces bâtiments doit permettre, notamment par des recoupements ou
des compartimentages, de limiter la propagation du feu et des fumées.
Dans le cas de travaux d'aménagement de cloisonnement partiel, à réaliser dans des bâtiments construits
avant que les dispositions visées ici soient applicables, les solutions raisonnablement praticables allant dans
le sens d'une amélioration de la sécurité, dans le cadre d'un plan d'action programmé, pourront être
acceptées.
Dans le cas de bâtiments où le cloisonnement des locaux ne fait pas l'objet de l'opération initiale, le maître
d'ouvrage initial doit s'assurer que les travaux d'aménagement ultérieur pourront répondre aux dispositions
réglementaires.
R 235 TE 05/08/2024 DECRET 92–332 du 31/03/92 MODIFIE, COMPLETE et COMMENTE Page 19 sur
26
Le désenfumage des compartiments peut se faire exclusivement par des ouvrants placés en façade :
- si les circulations ne sont pas encloisonnées ;
- si les circulations de ces compartiments ont des ouvrants sur deux façades ;
- si le cloisonnement prévu ou prévisible ne fait pas obstacle au désenfumage et si les ouvrants de
désenfumage sont placés sur deux façades diamétralement opposées.
L'aménagement intérieur des locaux, notamment les revêtements des murs, des sols et des
plafonds, les tentures et les rideaux doivent répondre à des caractéristiques relatives à leur réaction
au feu pour éviter un développement rapide d'un incendie pouvant compromettre l'évacuation.
II. – Compartiments :
1°) Afin de faciliter l’exploitation ou l’aménagement des locaux, il peut être créé des compartiments à
l’intérieur desquels les exigences de résistance au feu des parois verticales ne sont pas imposées.
Toutefois, ces compartiments ne sont pas dispensés de l'application des dispositions prévues à l'article 8
ci-après.
R 235 TE 05/08/2024 DECRET 92–332 du 31/03/92 MODIFIE, COMPLETE et COMMENTE Page 20 sur
26
- les postes de livraison et de transformation électrique ;
- les cellules à haute tension ;
- les cuisines contenant des appareils de cuisson d'une puissance totale nominale supérieure à 20 kW ;
- les locaux d'archives et les réserves ;
- les dépôts contenant plus de 150 litres de liquides inflammables ;
- les locaux de stockage de butane et de propane commerciaux n'ayant pas une face ouverte sur
l'extérieur.
1°) Tous les conduits de distribution et de reprise d'air doivent être en matériaux de catégorie M0.
Toutefois les calorifuges de ces conduits, s'ils sont placés à l’extérieur des conduits, peuvent être en
matériaux de catégorie M1.
2°) Une résistance pare-flammes de traversée trente minutes doit être assurée par les conduits
R 235 TE 05/08/2024 DECRET 92–332 du 31/03/92 MODIFIE, COMPLETE et COMMENTE Page 21 sur
26
traversant des parois :
- d’isolement entre compartiments ou entre niveaux ;
- de locaux à risques particuliers cités à l'article 6, paragraphe III, à l'exception des locaux comportant
des installations de V.M.C. inversée et des installations de conditionnement d'air et des cuisines
contenant des appareils de cuisson d'une puissance nominale supérieure à 20 kW.
Cette prescription n'est pas exigible pour les conduits d'eau en charge et pour tous les autres conduits si
leur diamètre nominal est inférieur ou égal à 125 millimètres.
Sont réputés satisfaire à l'exigence pare-flammes trente minutes les conduits métalliques à point de
fusion supérieur à 850 °C et de diamètre nominal inférieur ou égal à 315 mm, à l'exception des conduits
aérauliques.
3°) Dans le cas où le conduit ne respecte pas les exigences fixées au point b) 2 ci-dessus il doit être :
- soit placé dans une gaine en matériaux incombustibles assurant un pare-flammes de traversée trente
minutes :
- soit équipé d'un dispositif d'obturation automatique de degré coupe-feu un quart d'heure.
Les gaines verticales doivent être recoupées par un matériau incombustible au moins tous les deux
niveaux.
4°) Les trappes éventuelles disposées sur les conduits ou les gaines doivent être pare-flammes de même
degré que lesdits conduits et gaines.
5°) Dans le cas particulier des conduits traversant des parois d'isolement avec un bâtiment tiers ou un
parc de stationnement visé à l'article 4, paragraphe 4°, le degré coupe-feu une heure doit être restitué, à
l'exception des conduits d'eau en charge et des conduits de diamètre nominal inférieur à 75 mm. (A
22/09/95) »
Art. R 235-4-15
Les prescriptions de l'article précédent s'appliquent compte tenu de la classification des matériaux et
des éléments de construction en fonction de leur comportement au feu, telle que définie aux articles
R. 121-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation et précisée par les arrêtés du
ministre de l'intérieur pris en application de l'article R. 121-5 dudit code.
Les modalités d'application des dispositions de la présente sous-section sont définies par arrêté des
ministres chargés du travail, de l'agriculture et de la construction.
R 235 TE 05/08/2024 DECRET 92–332 du 31/03/92 MODIFIE, COMPLETE et COMMENTE Page 22 sur
26
d) Les plafonds suspendus installés dans les dégagements doivent rester en place sous l'effet des
variations de pression dues au fonctionnement du désenfumage mécanique.
IV – Revêtements de sol :
Les revêtements de sol doivent être en matériaux au moins de catégorie M 4.
2°) Les éléments de décoration ou d'habillage flottant de surface supérieure à 0.50 mètre carré,
guirlandes, objets légers de décoration, etc., situés à l'intérieur des locaux dont la superficie est
supérieure à 50 mètres carrés, ou des dégagements, doivent être en matériaux au moins de catégorie M
1.
2°) Les tentures, portières, rideaux, voilages doivent répondre, suivant leur emplacement, aux exigences
suivantes :
a) Dans !es escaliers encloisonnés. ils doivent être en matériaux au moins de catégorie M 1 ;
b) Dans les autres dégagements et les locaux de superficie supérieure à 50 m², ils doivent être en
matériaux au moins de catégorie M 2.
3°) Les cloisons extensibles, les cloisons coulissantes, les cloisons amovibles doivent être en matériaux
au moins de catégorie M 3.
Toutefois, lorsqu'une cloison amovible joue le rôle d'une cloison fixe, cette cloison doit répondre aux
exigences de résistance au feu prévues à l'article 6 précédent.
R 235 TE 05/08/2024 DECRET 92–332 du 31/03/92 MODIFIE, COMPLETE et COMMENTE Page 23 sur
26
La classification des matériaux et des éléments de construction en fonction de leur comportement au feu est celle
du Code de la construction et de l'habitation, précisée par les arrêtés du ministère de l’intérieur. La classification
des matériaux selon leur réaction au feu est présentée ci-avant à l'article R 232-12-5.
La classification des éléments de construction en fonction de leur résistance au feu peut relever de trois catégories,
selon les fonctions particulières et le rôle qu'ils sont appelés à
jouer au cours d'un incendie :
a) classement de «stabilité au feu » de l'élément pour lequel le critère de résistance mécanique est seul requis ;
b) classement « pare-flammes » de l'élément pour lequel sont requis les critères :
- de résistance mécanique;
- d'étanchéité aux flammes et aux gaz chauds ou inflammables;
c) classement « coupe-feu » de l'élément pour lequel sont requis les critères :
- de résistance mécanique;
- d'étanchéité aux flammes et aux gaz chauds ou inflammables;
Art. R 235-4-16
Les dispositions relatives à la construction, ou l'aménagement des bâtiments des bâtiments des
articles R 232-12-17 à R 232-12-22 sont applicables.
Art. R 232-12-17
Les chefs d'établissement doivent prendre les mesures nécessaires pour que tout commencement
d'incendie puisse être rapidement et efficacement combattu dans l'intérêt du sauvetage du personnel.
Le premier secours est assuré par des extincteurs en nombre suffisant et maintenus en bon état de
fonctionnement.
Il y a au moins un extincteur portatif à eau pulvérisée de 6 litres au minimum ou, en cas de risque
électrique, à poudre de 6 kilogrammes, pour 200 m² de plancher, avec un minimum d'un appareil par
niveau.
En outre, les locaux présentant des risques particuliers d'incendie doivent être dotés d'au moins un
extincteur approprié aux risques.
Les établissements sont équipés, si cela est jugé nécessaire, de robinets d'incendie armés, de
colonnes sèches, de colonnes humides, d'installations fixes d'extinction automatique
d'incendie ou d'installations de détection automatique d'incendie.
Tous les dispositifs non automatiques doivent être d'accès et de manipulation faciles.
Dans tous les cas où la nécessité l'impose, une quantité de sable ou de terre meuble proportionnée à
l'importance de l'établissement, à la disposition des locaux et à la nature des travaux exécutés est
conservée à proximité des emplacements de travail, avec un moyen de projection, pour servir à éteindre
un commencement d'incendie.
Toutes ces installations doivent faire l'objet d'une signalisation durable, apposée aux endroits appropriés.
Art. R 232-12-18
Les établissements où peuvent se trouver occupées ou réunies habituellement plus de 50, ainsi que
ceux, quelle que soit leur importance, où sont manipulées et mises en œuvre des matières inflammables
citées à l’article R. 232-12-14 (cf ci-dessus) doivent être équipés d'un système d'alarme sonore.
L’alarme générale doit être donnée par bâtiment si l'établissement comporte plusieurs bâtiments isolés
entre eux.
Le signal sonore d'alarme générale ne doit pas permettre la confusion avec d'autres signalisations
utilisées dans l'établissement. Il doit être audible de tout point du bâtiment pendant le temps nécessaire
à l'évacuation, avec une autonomie minimale de 5 mn.
R 235 TE 05/08/2024 DECRET 92–332 du 31/03/92 MODIFIE, COMPLETE et COMMENTE Page 24 sur
26
satisfaire aux dispositions du présent article.
Une installation d'alarme existante pourra être maintenue en place, sans mise en conformité, notamment,
avec les normes citées en référence, si elle est en parfait état de marche et répond aux objectifs de la
réglementation, à savoir une durée de fonctionnement minimal 5 minutes.
Art. R 232-12-19
Des arrêtés des ministres chargés du travail et de l'agriculture peuvent préciser certaines dispositions
relatives aux moyens de prévention et de lutte contre l'incendie et rendre obligatoires certaines normes
concernant ce matériel.
Art. R 232-12-20
Dans les établissements mentionnés à l'article R 232-12-18 (cf ci-dessus), une consigne est établie et
affichée d'une manière très apparente :
a) Dans chaque local pour les locaux dont l'effectif est supérieur à cinq personnes et pour les locaux visés
à l'article R 232-12-15 :
b) Dans chaque local ou dans chaque dégagement desservant un groupe de locaux dans les autres cas.
Cette consigne indique le matériel d'extinction et de secours qui se trouve dans le local ou à ses
abords. Elle désigne le personnel chargé de mettre ce matériel en action.
Elle désigne de même, pour chaque local, les personnes chargées de diriger l'évacuation du personnel et,
éventuellement, du public, et, le cas échéant, précise les mesures spécifiques liées à la présence de
handicapés.
Elle indique les moyens d'alerte et désigne les personnes chargées d'aviser les sapeurs-pompiers dès le
début d'un incendie. L'adresse et le numéro d'appel téléphonique du service de secours de premier appel
y sont portés en caractères apparents.
Elle indique que toute personne apercevant un début d'incendie doit donner l'alarme et mettre en œuvre
les moyens de premier secours, sans attendre l'arrivée du personnel spécialement désigné.
Art. R 232-12-21
La consigne doit prévoir des essais et visites périodiques du matériel et des exercices au cours
desquels le personnel apprend à reconnaître les caractéristiques du signal sonore d'alarme générale, à se
servir des moyens de premier secours et à exécuter les diverses manœuvres nécessaires.
Ces exercices et essais périodiques doivent avoir lieu au moins tous les 6 mois. Leur date et les
observations auxquelles ils peuvent avoir donné lieu sont consignées sur un registre tenu à la
disposition de l'inspecteur du travail.
R 235 TE 05/08/2024 DECRET 92–332 du 31/03/92 MODIFIE, COMPLETE et COMMENTE Page 25 sur
26
COMMENTAIRES de la circulaire n°95-07 du 14 avril 1995 sur l’article R 232-12-21 :
La périodicité des exercices a été reportée de 3 mois à 6 mois.
Le contenu des exercices au cours desquels le personnel apprend à reconnaître les caractéristiques du
signal sonore d'alarme générale, à se servir des moyens de premiers secours et à exécuter les diverses
manœuvres nécessaires, conduit à réaliser périodiquement un exercice d'évacuation. Mais, cette
évacuation n'est pas forcément réalisée à chaque exercice, car, notamment dans les établissements
importants, situés en centre urbain, une telle évacuation peut générer des problèmes de sécurité sur la
voie publique. Tel est le cas des établissements pour lesquels l'exercice d'évacuation pourrait présenter
des risques pour la sécurité des personnels (établissements bancaires par exemple). Il est important que
les exercices intègrent l'organisation de l'évacuation, vérifient que l'encadrement chargé de l'évacuation
est bien opérationnel, sans pour autant que l'évacuation soit menée chaque fois à son terme.
Les essais périodiques du matériel, qui doivent être réalisés au moins tous les 6 mois, ne dispensent
pas des vérifications de ce même matériel qui doivent être réalisées selon une périodicité appropriée
comme le précisent l'article R. 232-1-12 du Code du travail et certaines règles spécifiques.
Art. R 232-12-22
La consigne pour le cas d'incendie doit être communiquée à l'inspecteur du travail.
Art. R 235-4-17
II peut être accordé dispense d'une partie de l'application des prescriptions de la présente section,
notamment dans le cas de réaménagement de locaux ou de bâtiments existants, sur proposition de
mesures compensatoires assurant un niveau de sécurité jugé équivalent.
La dispense est accordée par le directeur régional du travail et de l'emploi ou le fonctionnaire de
contrôle assimilé, après enquête de l'inspecteur du travail, après avis, lorsqu'il existe, du comité
d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail ou, à défaut, des délégués du personnel et après
consultation de la commission centrale de sécurité où la commission consultative départementale de
la protection civile, de la sécurité et de l'accessibilité pour les établissements recevant du
public.
Les dispositions de l'article R 235-3-5 du code du travail entreront en vigueur deux mois après la
date de publication du présent décret.
Les autres dispositions 'du présent décret, y compris celles des renvois aux articles du chapitre II du
titre III du livre II du code du travail, seront applicables le 1er janvier 1993.
Toutefois les dispositions du présent décret ne sont pas applicables :
1°) Aux opérations de construction ou d'aménagement de bâtiments pour lesquelles la
demande de permis de construire est antérieure aux dates d'effet ci-dessus mentionnées ;
2°) Aux opérations ne nécessitant pas de permis de construire, lorsque le début des
travaux est antérieur à ces mêmes dates.
R 235 TE 05/08/2024 DECRET 92–332 du 31/03/92 MODIFIE, COMPLETE et COMMENTE Page 26 sur
26
ENTRÉE EN VIGUEUR DES NOUVELLES DISPOSITIONS DE CE CHAPITRE
Conformément à la directive CEE n° 89-654 du 30 novembre 1989 ces dispositions sont entrées en vigueur le 1 er
janvier 1993. Seules les dispositions de l'article R. 235-3-5, relatives aux installations
électriques, qu'il était urgent de rendre applicables, entraient en vigueur 2 mois après la date de publication du
décret, c'est-à-dire le2 juin 1992.
Pour éviter les difficultés avec les opérations en cours au moment de la publication de ce décret, il n'était pas
applicable :
- aux opérations de construction ou d’aménagement de bâtiments pour lesquelles la demande de permis de
construire était antérieure au l "'janvier 1993,
- aux opérations ne nécessitant pas de permis de construire, lorsque le début des travaux était antérieur à cette
même date.
Toutefois les dispositions précisées par voie d'arrêté sont applicables depuis la date de leur entrée en vigueur. Ces
dates sont notamment :
- le 1er janvier 1994 pour les nouvelles dispositions relatives à la signalisation;
- le 14 juillet 1994 pour les dispositions relatives aux portes et portails automatiques et semi-automatiques,
- le 17 janvier 1995 pour les dispositions destinées à rendre accessibles les lieux de travail aux personnes
handicapées.
NOTE GÉNÉRALE
Les normes citées dans la présente circulaire sont des normes françaises; ces normes doivent progressivement
devenir, dans le cadre de la libre circulation des produits, des normes européennes harmonisées. Dans cette
attente, les normes en vigueur dans un autre Etat membre de l’Union européenne ou de l’Espace économique
européen justifiant d'une équivalence avec les normes françaises ont même valeur au regard des prévisions
techniques de cette circulaire.
R 235 TE 05/08/2024 DECRET 92–332 du 31/03/92 MODIFIE, COMPLETE et COMMENTE Page 27 sur
26