Cours TransformationZ
Cours TransformationZ
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t2 t3 t6
t t1 t4 t5 t
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1 2 3 4 5 n
•6
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Signal numérique (sn )
sn = s(n) = f (tn ) défini pour tout n entier, n > 0
•
I - Série entière
1) Exemple et définition
N
X 1 − xN +1
Exemple : Soit x un nombre réel, alors on sait que xn = 1 + x + x2 + x3 · · · + xN = .
n=0
1−x
Ainsi, lorsque |x| < 1, et donc, lim xN = 0, on a en prenant la limite de ces deux termes :
N →+∞
+∞
X 1
xn = .
n=0
1−x
Définition On appelle série entière de la variable x, toute série de terme général un = an xn , c’est-
à-dire toute expression :
+∞
X
an xn = a0 + a1 x + a2 x2 + a3 x3 + · · · + an xn + . . .
n=0
Sur tout intervalle où elle est convergente, cette série a pour somme une fonction.
Remarque : Une série entière généralise d’une certaine façon la notion de polynôme (polynôme de
degré infini).
2) Rayon de convergence
+∞
X
Soit (an ) une suite réelle, on se pose la question de la convergence d’une série entière an xn .
n=0
Définition On appelle rayon de convergence le plus petit nombre R positif tel que pour tout |x| < R,
+∞
X
la série an xn converge.
n=0
+∞
X
Propriété Soit an xn une série entière de rayon de convergence R, alors pour tout |x| < R, la
n=0
série est absolument convergente, et pour tout |x| > R, la série est divergente.
xn
Exemple : Soit la série entière de terme général un = .
n!
|un+1| |xn+1 | n! |x| |un+1 | |x|
D’après la règle de d’Alembert, = n
= , et donc, lim = lim =0
|un | (n + 1)! |x | n n→+∞ |un | n→+∞ n
pour tout x réel.
+∞ n
X x
Ainsi la série entière converge pour tout x réel ; son rayon de convergence est infini : R = +∞.
n=0
n!
c) Dérivation
Soit la série entière de terme général un = an xn de rayon de convergence R et de somme S(x).
S est continue et dérivable sur ] − R; R[ ; la série dérivée a même rayon de convergence et la série
peut être dérivée terme à terme :
+∞
!′ +∞ +∞
X X ′ X
S ′ (x) = an xn = an xn = nan xn−1
n=0 n=0 n=1
Exemple :
xn
On considère la série de terme général un = de rayon de convergence infini, et on pose
n!
+∞ n
X x
S(x) = la somme de cette série.
n=0
n!
+∞ n
!′ +∞ +∞ +∞ n
′
X x X nxn−1 X xn−1 X x
Alors, S (x) = = = = = S(x)
n=0
n! n=1
n! n=1
(n − 1)! n=0
n!
On en déduit que S(x) = kex .
+∞ n
x
X x
De plus, S(0) = 1 ⇐⇒ k = 1, d’où, pour tout x réel, S(x) = e = .
n=0
n!
Remarque :
• Le développement limité à l’ordre n au voisinage de 0 s’obtient en tronquant la série entière à
l’ordre n, et en ajoutant un terme xn ε(x), avec lim ε(x) = 0, ou de manière équivalente le terme
n→0
O(xn+1 ) ou o(xn ).
• Le développement limité n’est valable qu’au voisinage d’un point (0 dans les formules). Le
développement en série entière est quant à lui valable pour toutes les valeurs de x réel tel que
|x| < R.
• Cas particulier important du dernier développement en série entière
Pour α = 1, (1 + x)α = (1 + x)1 = 1 + x.
Au premier ordre, on a le développement limité, pour x → 0 : (1 + x)α = 1 + αx + o(x).
1 √ 1 1
Par exemple, pour α = , (1+x)1/2 = 1 + x ∼ 1+ x, et pour α = −1, (1+x)α = ∼ 1−x
2 2 1+x
Exercice 1 Déterminer les limites :
sin x 1 − cos x 2ex − 2 − x2 24x e−1/x − 1
• lim • lim • lim • lim • lim x
x→0 x x→0 x x→0 x3 x→0 1 − (1 + x)12 x→+∞ sin x1
II - Transformée en Z
Définition La transformée en z du signal discret causal défini par (xn ) = (x(n)), n ∈ IN, est la
fonction X de la variable complexe z définie par :
+∞
X
X(z) = x(n) z −n
n=0
Remarque :
1
• La transformée en z, X(z), est une série entière de la variable z −1 = .
z
Notations : On note X(z) ou (Zx) (z) la transformée en z du signal discret (xn ), ou encore Z [x(n)].
1) Transformées en z usuelles
a) Suite de Dirac
d(0) = 1
La suite de Dirac (ou suite canonique) est la suite d définie par .
d(n) = 0 pour n 6= 0
b) Dirac retardé
dk (k) = 1
La suite de Dirac retardée de k (k ∈ IN) est la suite dk définie par .
dk (n) = 0 pour n 6= k
+∞
X 1 z
Propriété (Zu) (z) = z −k = −1
= pour |z −1 | < 1 ⇐⇒ |z| > 1.
n=0
1−z z−1
z
Propriété (Zr) (z) = pour |z| > 1.
(z − 1)2
z(z + 1)
Propriété (Zc) (z) = pour |z| > 1.
(z − 1)3
2) Propriétés de la transformée en z
Propriété Linéarité
Si f et g sont deux signaux causaux discrets admettant des transformées en z, alors :
(Z(f + g)) (z) = (Zf ) (z) + (Zg) (z) et (Z(kf )) (z) = k (Zf ) (z)
En particulier :
Exercice 5 A l’aide des formules d’Euler, déterminer les transformées en z des signaux discrets
suivants :
• x1 (n) = cos(n)u(n) • x2 (n) = sin(n)u(n) • y1 (n) = cos(nω)u(n) • y2 (n) = sin(nω)u(n)
π
Dans les cas ω = et ω = π, représenter graphiquement les signaux et donner leurs transformées
2
en z.
2 • • •
• • • • • • n
−2 −1 0 1 2 3 4 5 6
x(n) = 0 pour n > 4
1 • •
• • • • • • • n
−2 −1 0 1 2 3 4 5 6
x(n) = 0 pour n > 4
1 •
• • • • • • n
−2 −1 0 1 2 3 4 5 6
-1 • • x(n) = 0 pour n > 4
3•
2 •
1 •
• • • • • • n
−2 −1 0 1 2 3 4 5 6
-1 x(n) = 0 pour n > 3
2 •
1 • •
• • • • • • n
−2 −1 0 1 2 3 4 5 6
x(n) = 0 pour n > 4
Exercice 8 Soit f la fonction numérique causale définie par : f (t) = (1 − e−2t ) U(t).
On échantillonne cette fonction à la période d’échantillonnage T . Donner sa transformée en Z.
Donner son expression lorsque T = 0, 5 seconde, T = 2 secondes et T = 4 secondes.
3) Transformée en z inverse
1
Exemple 1 : On recherche l’original de X(z) = .
(z − 2)(z − 3)
−1 1
X(z) se décompose en éléments simples suivant (faire le calcul !) : X(z) = + .
z−2 z−3
z z
On écrit alors X(z) = −z −1 + z −1 .
z−2 z−3
z z
L’originale de est 2n u(n), tandis que l’originale de est 3n u(n).
z−2 z−3
Le facteur z −1 correspond à un retard de 1.
On obtient donc l’originale de X(z) : x(n) = −2n−1 u(n−1)+3n−1 u(n−1) = (−2n−1 + 3n−1 ) u(n−1).
z 3 − 3z
Exemple 2 : On recherche l’originale de X(z) = .
(z + 3)(z − 1)2
X(z)
Le degré du numérateur étant égal à celui du dénominateur, on décompose en éléments
z
simples.
1 5 3
X(z) −
On obtient (faire le calcul !) : = 2 + 8 + 8 ,
z (z − 1)2 z − 1 z + 3
1 z 5 z 3 z
soit X(z) = − 2
+ + ,
2 (z − 1) 8z −1 8z +3
1 5 3 n 1 5 3 n
d’où, x(n) = − nu(n) + u(n) + (−3) u(n) = − n + + (−3) u(n)
2 8 8 2 8 8
z
Exercice 9 Trouver l’original de F (z) = (|z| > 1). (Décomposer en éléments simples F (z)).
z2 − 1
F (z)
Exercice 10 En utilisant une décomposition en éléments simples de F (z) ou de , trouver les
z
originaux de :
z−1 z z2
• F (z) = • G(z) = • H(z) = 2
z+3 (z − 1)(z − 2) z − 3z + 2
2z
Exercice 11 On donne X(z) = .
(z − 1)(2z − 1)
1. A l’aide des théorèmes de la valeur initiale et de la valeur finale, déterminer x(0) et lim x(n).
n→+∞
2. Déterminer l’original x(n) de X(z) et retrouver à partir de x(n) les résultats précédents.
S(z)
S(z) = H(z) E(z) ⇐⇒ H(z) =
E(z)
On suppose que la suite (x(n)) admet une transformée en z, que l’on notera X(z).
1. Calculer x(1) et x(2).
2. En appliquant la transformation en z à l’équation de récurrence, déterminer X(z).
Exercice 18 On considère les suites causales de nombres réels (un )n∈ZZ et (vn )n∈ZZ définies ainsi :
4 5
u(n + 1) = u(n) − v(n)
(
u(0) = 1
et, pour tout entier n > 0, (S) 3 3
v(0) = −1 v(n + 1) = 5 7
u(n) − v(n)
6 6
le but de l’exercice est de déterminer les expressions de u(n) et v(n) en fonction de n, et d’étudier la
convergence des suites (un ) et (vn ).
b) Montrer que les deux premières termes de la suite sont y(0) = 0 et y(1) = T .
c) Déterminer l’expression de la transformée en z, que l’on notera Y (z) de y(n).
zT
Montrer que Y (z) = 2
z + z(−2 + 3T ) + (1 − 3T + 2T 2 )
d) Montrer que les pôles (racines du dédnominateur) de Y (z) sont 1 − T et 1 − 2T .
En déduire l’expression de Y (z) :
(1 − T )z (2T − 1)z
Y (z) = z −1 + z −1
z − (1 − T ) z − (1 − 2T )
t 0 0, 1 0, 5 1
y(t)
n
T = 0, 1
y(n)
n
T = 0, 01
y(n)