PROGRAMMES MATHS CE2
Mathématiques
Au cycle 2, la résolution de problèmes est au centre de l’activité mathématique des élèves, développant leurs capacités
à chercher, raisonner et communiquer. Les problèmes permettent d’aborder de nouvelles notions, de consolider des
acquisitions, de provoquer des questionnements. Ils peuvent être issus de situations de vie de classe ou de situations
rencontrées dans d’autres enseignements, notamment « Questionner le monde », ce qui contribue à renforcer le lien
entre les mathématiques et les autres disciplines. Ils ont le plus souvent possible un caractère ludique. On veillera aussi
à proposer aux élèves dès le CP des problèmes pour apprendre à chercher qui ne soient pas de simples problèmes
d’application à une ou plusieurs opérations mais nécessitent des recherches avec tâtonnements.
La composante écrite de l’activité mathématique devient essentielle. Ces écrits sont d’abord des écritures et
représentations produites en situation par les élèves eux-mêmes qui évoluent progressivement avec l’aide du
professeur vers des formes conventionnelles institutionnalisées dans les cahiers par des traces écrites qui ont valeur de
référence. Il est tout aussi essentiel qu’une verbalisation reposant sur une syntaxe et un lexique adaptés accompagne le
recours à l’écrit et soit favorisée dans les échanges d’arguments entre élèves. L’introduction et l’utilisation des
symboles mathématiques sont réalisées au fur et à mesure qu’ils prennent sens dans des situations basées sur des
manipulations, en relation avec le vocabulaire utilisé, assurant une entrée progressive dans l’abstraction.
Les élèves consolident leur compréhension des nombres entiers, déjà rencontrés au cycle 1. Ils étudient différentes
manières de désigner les nombres, notamment leurs écritures en chiffres, leurs noms à l’oral, les compositions-
décompositions fondées sur les propriétés numériques (le double de, la moitié de, etc.), ainsi que les décompositions
en unités de numération (unités, dizaines, etc.).
L’étude des quatre opérations (addition, soustraction, multiplication, division) commence dès le début du cycle à partir
de problèmes qui contribuent à leur donner du sens, en particulier des problèmes portant sur des grandeurs ou sur leurs
mesures. La pratique quotidienne du calcul mental conforte la maîtrise des nombres et des opérations et permet
l’acquisition d’automatismes procéduraux et la mémorisation progressive de résultats comme ceux des compléments à
10, des tables d’addition et de multiplication.
En lien avec le travail mené dans « Questionner le monde » les élèves rencontrent des grandeurs qu’ils apprennent à
mesurer, ils construisent des connaissances de l’espace essentielles et abordent l’étude de quelques relations
géométriques et de quelques objets (solides et figures planes) en étant confrontés à des problèmes dans lesquels ces
connaissances sont en jeu. L’étude des grandeurs et de leurs mesures doit faire l’objet d’un enseignement structuré et
explicite qui s’appuie sur des situations de manipulation.
Les thèmes autour du changement climatique, du développement durable et de la biodiversité doivent être retenus
pour développer des compétences en mathématiques en lien avec les disciplines plus directement concernées. Une
entrée par la résolution de problèmes est à privilégier. Les notions suivantes peuvent être mobilisées dans ce cadre :
comprendre et utiliser des nombres entiers pour dénombrer, ordonner, repérer ; comparer, estimer, mesurer des
longueurs, des masses, des contenances, des durées ; utiliser les unités spécifiques de ces grandeurs et les règles de
conversion.
Compétences travaillées Domaines du
socle
Chercher 2, 4
- S’engager dans une démarche de résolution de problèmes en observant, en posant des
questions, en manipulant, en expérimentant, en émettant des hypothèses, si besoin avec
l’accompagnement du professeur après un temps de recherche autonome.
- Tester, essayer plusieurs pistes proposées par soi-même, les autres élèves ou le professeur.
Modéliser 1, 2, 4
- Utiliser des outils mathématiques pour résoudre des problèmes concrets, notamment des
problèmes portant sur des grandeurs et leurs mesures.
- Réaliser que certains problèmes relèvent de situations additives, d’autres de situations
multiplicatives, de partages ou de groupements.
- Reconnaître des formes dans des objets réels et les reproduire géométriquement.
Représenter 1, 5
- Appréhender différents systèmes de représentations (dessins, schémas, arbres de calcul, etc.).
- Utiliser des nombres pour représenter des quantités ou des grandeurs.
- Utiliser diverses représentations de solides et de situations spatiales.
Raisonner 2, 3, 4
- Anticiper le résultat d’une manipulation, d’un calcul, ou d’une mesure.
- Raisonner sur des figures pour les reproduire avec des instruments.
- Tenir compte d’éléments divers (arguments d’autrui, résultats d’une expérience, sources
internes ou externes à la classe, etc.) Pour modifier ou non son jugement.
- Prendre progressivement conscience de la nécessité et de l’intérêt de justifier ce que l’on
affirme.
Calculer 4
- Calculer avec des nombres entiers, mentalement ou à la main, de manière exacte ou approchée,
en utilisant des stratégies adaptées aux nombres en jeu.
- Contrôler la vraisemblance de ses résultats.
Communiquer 1, 3
- Utiliser l’oral et l’écrit, le langage naturel puis quelques représentations et quelques symboles
pour expliciter des démarches, argumenter des raisonnements.
Grandeurs et mesures
Dans les différents enseignements mais aussi dans leur vie quotidienne, les élèves sont amenés à comparer des objets
ou des phénomènes en utilisant des nombres. À travers des activités de comparaison, ils apprennent à distinguer
différents types de grandeurs et à utiliser le lexique approprié : longueurs (et repérage sur une droite), masses,
contenances (et volume contenu), durées (et repérage dans le temps), prix. La comparaison de grandeurs peut être
directe, d’objet à objet (juxtaposer deux baguettes), nécessiter la comparaison à un objet intermédiaire (utiliser un
troisième récipient pour déterminer laquelle de deux bouteilles a la plus grande contenance) ou à plusieurs objets de
même grandeur (mettre bout à bout plusieurs baguettes identiques pour comparer les longueurs de deux lignes tracées
au sol). Elle peut également reposer sur la comparaison de mesures des grandeurs.
Dans le cas des longueurs, des masses, des contenances et des durées, les élèves ont une approche mathématique de la
mesure d’une grandeur : ils déterminent combien de fois une grandeur à mesurer « contient » une grandeur de
référence (l’unité). Ils s’approprient ensuite les unités usuelles et apprennent à utiliser des instruments de mesure (un
sablier, une règle graduée, un verre mesureur, une balance, etc.).
Pour résoudre des problèmes liés à des situations vécues, les élèves sont amenés à calculer avec des grandeurs. Ils
utilisent les propriétés des nombres et les opérations, et en consolident ainsi la maîtrise. Pour comprendre les
situations et valider leurs résultats ils doivent aussi donner du sens à ces grandeurs (estimer la longueur d’une pièce ou
la distance entre deux arbres dans la cour, juger si un livre peut être plus lourd qu’un autre, etc.) en s’appuyant sur
quelques références qu’ils se seront construites. Ces problèmes sont l'occasion de renforcer et de relier entre elles les
connaissances numériques et géométriques, ainsi que celles acquises dans « Questionner le monde ». Ils peuvent faire
intervenir des grandeurs repérables (temps, température), des activités de représentation sur un axe, de comparaison
(avant, après ; plus froid, plus chaud), de soustraction (calcul d’une durée, calcul d’un écart de température).
Attendus de fin de cycle
- Comparer, estimer, mesurer des longueurs, des masses, des contenances, des durées.
- Utiliser le lexique, les unités, les instruments de mesures spécifiques de ces grandeurs.
- Résoudre des problèmes impliquant des longueurs, des masses, des contenances, des durées, des prix.
Comparer, estimer, mesurer des longueurs, des masses, des contenances, des durées Utiliser le lexique, les
unités, les instruments de mesures spécifiques de ces grandeurs
- Comparer des objets selon plusieurs grandeurs et identifier quand il s’agit d’une longueur, d’une masse, d’une
contenance ou d’une durée :
o lexique spécifique associé aux longueurs, aux masses, aux contenances, aux durées : lourd, léger, grand, petit,
haut, bas, court, long.
- Comparer des longueurs, des masses et des contenances, directement, en introduisant la comparaison à un objet
intermédiaire ou par mesurage :
o principe de comparaison des longueurs, des masses, des contenances.
- Estimer à vue des rapports très simples de longueur.
- Estimer les ordres de grandeurs de quelques longueurs, masses et contenances en relation avec les unités
métriques.
- Vérifier avec un instrument dans les cas simples :
o ordres de grandeur des unités usuelles en les associant à quelques objets familiers ;
o rapports très simples de longueurs (double et moitié).
- Dans des cas simples, mesurer des longueurs, des masses et des contenances en reportant une unité (bande de
papier ou ficelle, poids, récipient) :
o notion d’unité : grandeur arbitraire prise comme référence pour mesurer les grandeurs de la même espèce.
- Dans des cas simples, mesurer des longueurs, des masses et des contenances en utilisant un instrument adapté
(règle graduée, bande de 1 dm de long graduée ou non, mètre gradué ou non, balance à plateaux, balance à lecture
directe, verre mesureur) :
o unités de mesures usuelles :
longueur : m, dm, cm, mm, km et relations entre m, dm, cm et mm ainsi qu’entre km et m ;
masse : g, kg, tonne et relations entre kg et g ainsi qu’entre tonne et kg ;
contenance : L, dL, cL et leurs relations ;
- Encadrer une mesure de grandeur par deux nombres entiers d’unités (par exemple : le couloir mesure entre 6 m et
7 m de long).
- Lire l’heure sur une horloge ou une montre à aiguilles.
- Comparer, estimer, mesurer des durées :
o unités de mesure usuelles de durées : j, semaine, h, min, s, mois, année, siècle, millénaire ;
o relations entre ces unités.
Dans des cas simples, représenter une grandeur par une longueur, notamment sur une demi-droite
graduée :
o des objets de grandeurs égales sont représentés par des segments de longueurs égales ;
o une grandeur double est représentée par une longueur double ;
o la règle graduée en cm comme cas particulier d’une demi-droite graduée.
- Lire les graduations représentant des grandeurs : cadran d’une balance, thermomètre, frise
chronologique, axes d’un graphique gradués en unités.
Résoudre des problèmes impliquant des longueurs, des masses, des contenances, des durées, des prix
- Résoudre des problèmes, notamment de mesurage et de comparaison, en utilisant les quatre opérations
sur les grandeurs ou leurs mesures :
o addition, soustraction, multiplication par un entier ; division : recherche du nombre de parts et de la
taille d’une part ;
o principes d’utilisation de la monnaie (en euros et centimes d’euros) ;
o lexique lié aux pratiques économiques ;
o mesurer des segments pour calculer la longueur d’une ligne brisée ou le périmètre d’un polygone.
- Résoudre des problèmes impliquant des conversions simples d’une unité usuelle à une autre :
o relations entre les unités usuelles ;
o lien entre les unités de mesure décimales et les unités de numération.
Espace et géométrie
Au cycle 2, les élèves acquièrent à la fois des connaissances spatiales comme l’orientation et le repérage dans l’espace
et des connaissances géométriques sur les solides et sur les figures planes. Apprendre à se repérer et se déplacer dans
l’espace se fait en lien étroit avec le travail dans « Questionner le monde » et « Éducation physique et sportive ». Les
connaissances géométriques contribuent à la construction, tout au long de la scolarité obligatoire, des concepts
fondamentaux d’alignement, de distance, d’égalité de longueurs, de parallélisme, de perpendicularité, de symétrie.
Les compétences et connaissances attendues en fin de cycle se construisent à partir de manipulations et de problèmes
concrets, qui s’enrichissent tout au long du cycle en jouant sur les outils et les supports à disposition, et en relation
avec les activités mettant en jeu les grandeurs géométriques et leur mesure.
Dans la suite du travail commencé à l’école maternelle, l’acquisition de connaissances spatiales s’appuie sur des
problèmes visant à localiser des objets ou à décrire ou produire des déplacements dans l’espace réel. L’oral tient
encore une grande place dans l’ensemble du cycle mais les représentations symboliques se développent et l’espace
réel est progressivement mis en relation avec des représentations géométriques. La connaissance des solides se
développe à travers des activités de tri, d’assemblages et de fabrications d’objets. Les notions de géométrie plane et les
connaissances sur les figures usuelles s’acquièrent à partir de manipulations et de résolutions de problèmes
(reproduction de figures, activités de tri et de classement, description de figures, reconnaissance de figures à partir de
leur description, tracés en suivant un programme de construction simple). La reproduction de figures diverses, simples
et composées est une source importante de problèmes de géométrie dont on peut faire varier la difficulté en fonction
des figures à reproduire et des instruments disponibles. Les concepts généraux de géométrie (droites, points, segments,
angles droits) sont présentés à partir de tels problèmes.
En géométrie comme ailleurs, il est particulièrement important que les professeurs utilisent un langage précis et adapté
et introduisent le vocabulaire approprié au cours des manipulations et situations d’action où il prend sens pour les
élèves, et que ceux-ci soient progressivement encouragés à l’utiliser.
Attendus de fin de cycle
- (Se) repérer et (se) déplacer en utilisant des repères et des représentations.
- Reconnaître, nommer, décrire, reproduire quelques solides.
- Reconnaître, nommer, décrire, reproduire, construire quelques figures géométriques.
- Reconnaître et utiliser les notions d’alignement, d’angle droit, d’égalité de longueurs, de milieu, de symétrie.
(Se) repérer et (se) déplacer en utilisant des repères et des représentations
- Se repérer dans son environnement proche.
- Situer des objets ou des personnes les uns par rapport aux autres ou par rapport à d’autres repères :
o vocabulaire permettant de définir des positions (gauche, droite, au-dessus, en dessous, sur, sous, devant, derrière,
près, loin, premier plan, second plan, nord, sud, est, ouest, etc.) ;
o vocabulaire permettant de définir des déplacements (avancer, reculer, tourner à droite/à gauche, monter,
descendre, etc.).
- Produire des représentations des espaces familiers (l’école, les espaces proches de l’école, le village, le quartier) et
moins familiers (vécus lors de sorties) :
o quelques modes de représentation de l’espace (maquettes, plans, photos).
- S'orienter et se déplacer en utilisant des repères.
- Réaliser des déplacements dans l’espace et les coder pour qu’un autre élève puisse les reproduire.
- Produire des représentations d’un espace restreint et s’en servir pour communiquer des positions.
- Programmer les déplacements d’un robot ou ceux d’un personnage sur un écran :
o repères spatiaux ;
o relations entre l’espace dans lequel on se déplace et ses représentations.
Reconnaître, nommer, décrire, reproduire quelques solides
- Reconnaître et trier les solides usuels parmi des solides variés.
- Reconnaître des solides simples dans son environnement proche.
- Décrire et comparer des solides en utilisant le vocabulaire approprié.
- Réaliser et reproduire des assemblages de cubes et pavés droits et associer de tels assemblages à divers types de
représentations (photos, vues, etc.) ;
- Fabriquer un cube à partir d’un patron fourni :
o vocabulaire approprié pour :
nommer des solides (cube, pavé droit, boule, cylindre, cône, pyramide) ;
décrire des polyèdres (face, sommet, arête) ;
o les faces d’un cube sont des carrés ;
o les faces d’un pavé droit sont des rectangles (qui peuvent être des carrés).
Reconnaître, nommer, décrire, reproduire, construire quelques figures géométriques
Reconnaître et utiliser les notions d’alignement, d’angle droit, d’égalité de longueurs, de milieu, de
symétrie
- Décrire, reproduire sur papier quadrillé ou uni des figures ou des assemblages de figures planes
(éventuellement à partir d’éléments déjà fournis de la figure à reproduire qu’il s’agit alors de compléter).
- Utiliser la règle, le compas ou l’équerre comme instruments de tracé.
- Reconnaître, nommer les figures usuelles : carré, rectangle, triangle, triangle rectangle, polygone, cercle,
disque.
- Décrire à partir des côtés et des angles droits, un carré, un rectangle, un triangle rectangle. Les construire
sur un support uni connaissant la longueur des côtés.
- Construire un cercle connaissant son centre et un point, ou son centre et son rayon :
o vocabulaire approprié pour décrire les figures planes usuelles :
carré, rectangle, triangle, triangle rectangle, polygone, côté, sommet, angle droit ;
cercle, disque, rayon, centre ;
segment, milieu d’un segment, droite.
o propriété des angles et égalités de longueur des côtés pour les carrés et les rectangles ;
o lien entre propriétés géométriques et instruments de tracé :
droite, alignement et règle non graduée ;
angle droit et équerre ;
cercle et compas.
- Utiliser la règle (non graduée) pour repérer et produire des alignements.
- Repérer et produire des angles droits à l'aide d’un gabarit, d'une équerre.
- Reporter une longueur sur une droite déjà tracée, en utilisant une bande de papier avec un bord droit ou
la règle graduée ou le compas (en fin de cycle).
- Repérer ou trouver le milieu d’un segment, en utilisant une bande de papier avec un bord droit ou la
règle graduée :
o alignement de points et de segments ;
o angle droit ;
o égalité de longueurs ;
o milieu d’un segment.
- Reconnaître si une figure présente un axe de symétrie (à trouver), visuellement et/ou en utilisant du
papier calque, des découpages, des pliages.
- Reconnaître dans son environnement des situations modélisables par la symétrie (papillons, bâtiments,
etc.).
- Compléter une figure pour qu'elle soit symétrique par rapport à un axe donné :
o symétrie axiale ;
o une figure décalquée puis retournée qui coïncide avec la figure initiale est symétrique : elle a un axe de
symétrie (à trouver) ;
o une figure symétrique pliée sur son axe de symétrie, se partage en deux parties qui coïncident
exactement