FICHE D’ÉTUDE
QUESTIONS-RÉPONSES
I. APPROCHES DIAGNOSTIQUES
1. Quels sont les deux types d'approches diagnostiques possibles pour
détecter une infection virale ?
2. En quoi consiste l'approche indirecte dans le diagnostic viral ?
3. Comment les anticorps sont-ils utilisés dans l'approche indirecte ?
4. Qu'est-ce qu'un test sérologique ?
5. Qu'indique la présence d'anticorps dans le sérum ?
6. Quelles sont les classes d'immunoglobulines principalement
recherchées dans le diagnostic viral ?
7. Quelle est la différence entre les IgM et les IgG en termes de réponse
immunitaire ?
8. Qu'est-ce que la séroconversion ?
9. Pourquoi les IgM indiquent-elles souvent une infection récente ?
10. Pourquoi les IgG persistent-elles à vie ?
11. Qu'est-ce que l'avidité des IgG et comment est-elle utilisée dans le
diagnostic ?
12. En quoi consiste l'approche directe dans le diagnostic viral ?
13. Comment peut-on visualiser un virus par microscopie électronique
?
14. Qu'est-ce que la culture virale et comment est-elle utilisée dans le
diagnostic ?
15. Quels sont les éléments constitutifs du virus qui peuvent être
détectés dans l'approche directe ?
16. Quelles sont les techniques de détection des acides nucléiques
mentionnées dans le texte ?
17. Pourquoi les techniques de détection des acides nucléiques sont-elles
devenues importantes dans le diagnostic viral ?
18. Qu'est-ce que la PCR et comment est-elle utilisée dans le diagnostic
viral ?
19. Comment caractérise-t-on le génome viral une fois détecté ?
20. Quelles sont les techniques d'hybridation utilisées pour caractériser
un virus ?
21. Quelles sont les techniques de séquençage mentionnées dans le texte
?
22. Quels sont les avantages de l'approche indirecte par rapport à
l'approche directe dans certains cas ?
23. Quelles sont les limites de l'approche indirecte par rapport à
l'approche directe ?
24. Comment les résultats des tests sérologiques peuvent-ils être
interprétés cliniquement ?
25. Quelles sont les implications cliniques de la détection d'IgM par
rapport à IgG ?
26. Comment la détection du génome viral par PCR peut-elle influencer
le traitement d'une infection virale ?
27. Pourquoi est-il parfois nécessaire d'utiliser les deux approches
diagnostiques conjointement ?
28. Comment la détection directe du virus peut-elle être affectée par la
charge virale ?
29. Quelles sont les applications pratiques des techniques de détection
des acides nucléiques en médecine ?
30. Comment les avancées technologiques ont-elles influencé le
développement des méthodes de diagnostic viral ?
II. CARACTÉRISTIQUES D’UN TEST
Partie 1 : La sensibilité clinique d’un test
31. Qu’est-ce que la sensibilité clinique d’un test ?
32. Si un test a une sensibilité de 98%, combien de personnes sur 100
infectées seront détectées par ce test
33. Quelle est la sensibilité clinique d’un test destiné à la détection du
virus de la mosaïque du tabac s’il est capable de détecter 95 infections
sur 100 ?
34. Comment évalue-t-on la sensibilité clinique d’un test ?
35. Dans l’exemple donné, combien de cas positifs et négatifs sont
utilisés pour calculer la sensibilité clinique
36. Quelle est la formule pour calculer la sensibilité clinique d’un test ?
Partie 2 : La spécificité clinique d’un test
37. Qu’est-ce que la spécificité clinique d’un test ?
38. Dans l’exemple, quelle est la spécificité clinique d’un test de
dépistage du SIDA chez des donneurs de sang ?
39. Que signifie une spécificité clinique de 99,8% ?
40. Comment évalue-t-on la spécificité clinique d’un test ?
41. Dans l’exemple donné, combien de cas négatifs sont utilisés pour
calculer la spécificité clinique ?
42. Quelle est la formule pour calculer la spécificité clinique d’un test ?
Partie 3 : La sensibilité analytique d’un test
43. Qu’est-ce que la sensibilité analytique d’un test ?
44. Que représente la quantité minimale de matière à analyser dans le
contexte de la sensibilité analytique ?
45. Dans l’exemple donné, combien de virus par ml de sang un test pour
l’hépatite B doit-il détecter pour être considéré comme sensible ?
46. Qu’est-ce que le “seuil de sensibilité” ?
47. Pourquoi la sensibilité analytique est-elle importante pour un test ?
48. Comment peut-on décrire la sensibilité analytique d’un test dans un
contexte clinique ?
Partie 4 : La spécificité analytique d’un test
49. Qu’est-ce que la spécificité analytique d’un test ?
50. Que signifie un test très spécifique dans le contexte de la spécificité
analytique ?
51. Dans l’exemple donné, quel virus un test très spécifique est-il
capable de détecter ?
52. Quelle est la différence entre un test très spécifique et un test moins
spécifique ?
53. Pourquoi la spécificité analytique est-elle importante pour un test ?
54. Comment la spécificité analytique d’un test peut-elle affecter le
diagnostic des patients ?
Partie 5 : La valeur prédictive positive d’un test ou la valeur
prédictive d’un test positif (VPP)
55. Qu’est-ce que la valeur prédictive positive (VPP) d’un test ?
56. Que signifie une VPP élevée pour un test ?
57. Quels facteurs influencent la VPP d’un test ?
58. Dans l’exemple donné, quelle est la prévalence de la maladie pour
laquelle la VPP est calculée ?
59. Comment la spécificité d’un test affecte-t-elle sa VPP ?
60. Pourquoi la probabilité pré-test est-elle importante pour interpréter
la VPP d’un test ?
Partie 6 : La valeur prédictive négative d’un test ou la valeur
prédictive d’un test négatif (VPN)
61. Qu’est-ce que la valeur prédictive négative (VPN) d’un test et
pourquoi est-elle importante dans le contexte médical ?
62. Comment la probabilité pré-test du diagnostic affecte-t-elle la valeur
prédictive négative d’un test ?
63. Pourquoi est-il crucial d’avoir un système d’auto-exclusion des
donneurs lors des transfusions sanguines ?
64. Quel est l’objectif principal de diminuer la probabilité pré-test de
tomber sur une personne infectée par des virus comme celui de
l’hépatite ou du SIDA ?
65. Comment l’auto-exclusion des donneurs améliore-t-elle la fiabilité
des tests effectués sur les dons sanguins ?
66. En quoi l’augmentation de la probabilité qu’un test négatif
corresponde réellement à l’absence d’infection est-elle bénéfique pour
la santé publique et la sécurité des transfusions sanguines ?
III. TECHNIQUE DE DIAGNOSTIC
Partie 1: Tests sérologiques
67. Qu’est-ce qui déclenche la réaction immunologique spécifique
lorsqu’un organisme entre en contact avec un antigène étranger ?
68. Quels sont les deux volets principaux de la réaction immunologique
induite par un antigène ?
69. Quelle est la différence entre la réaction humorale et la réaction
cellulaire dans le contexte de l’immunologie virale ?
Partie 2: Production d’anticorps spécifiques
70. Comment sont détectés les anticorps spécifiques dans les tests
sérologiques ?
71. Pourquoi les tests sérologiques sont-ils généralement effectués sur
le sérum ?
72. Quelles sont les classes principales d’immunoglobulines utilisées
dans le diagnostic des maladies virales ?
Partie 3: Applications des tests sérologiques
73. Qu’est-ce que la séropositivité signifie dans le contexte des tests
sérologiques ?
74. Pourquoi ne peut-on pas dater le moment exact de l’infection par la
présence d’anticorps ?
75. Qu’est-ce que la séroconversion et qu’indique-t-elle dans le
diagnostic viral ?
76. Quelles sont les implications de l’augmentation de la concentration
d’anticorps entre deux prélèvements sériques ?
77. Comment peut-on interpréter une augmentation de la concentration
d’anticorps en termes de réponse immunitaire ?
78. Quelles informations peut fournir un test sérologique au sujet d’une
infection virale persistante dans l’organisme ?
Exemple de tests sérologiques
Partie : Les tests d’agglutination
79. Qu’est-ce que l’agglutination dans le contexte des tests
sérologiques ?
80. Quels types de particules microscopiques sont utilisés dans les tests
d’agglutination ?
81. Comment les anticorps participent-ils à la formation des ponts entre
les particules lors des tests d’agglutination ?
82. Quel est l’effet « prozone » et comment peut-il affecter les résultats
des tests d’agglutination ?
83. Comment la dilution du sérum peut-elle résoudre le problème de
l’effet « prozone » ?
84. Quelle est la méthode de titration pour définir le taux d’anticorps
dans un test d’agglutination ?
Partie : ELISA (EIA)
85. Que signifie l’acronyme ELISA ?
86. Comment fonctionne un test ELISA ?
87. Quelles sont les différentes variantes des tests ELISA mentionnées
dans le texte ?
88. Comment les tests ELISA permettent-ils l’automatisation des tests
sérologiques ?
89. Quelle est la différence entre les unités internationales (UI) et les
unités arbitraires (UA) dans les résultats ELISA ?
90. Comment les tests ELISA peuvent-ils être utilisés pour la détection
d’antigènes ?
Partie 3 : Hémagglutination
91. Qu’est-ce que l’Hémagglutination et en quoi diffère-t-elle de
l’agglutination ?
92. Pourquoi utilise-t-on des globules rouges dans les tests
d’Hémagglutination ?
93. Pour quelle raison les tests d’Hémagglutination sont-ils souvent
utilisés ?
94. Comment les particules virales se lient-elles aux acides sialiques
dans les tests d’Hémagglutination ?
95. En quoi le virus de la grippe est-il pertinent dans le contexte des tests
d’Hémagglutination ?
96. Quels types de protéines de surface sont présentes sur les globules
rouges utilisées pour les tests d’Hémagglutination ?
Partie 4 : Western Blot
97. Qu’est-ce qu’un test Western blot (WB) et quand est-il utilisé ?
98. Quelle est la relation entre le test Western blot et le test ELISA ?
99. Comment les protéines sont-elles séparées dans le test Western blot ?
100. Que signifie le transfert (« blotting ») dans le test Western blot ?
101. Comment les sérums sont-ils testés pour rechercher les anticorps
contre les différentes protéines dans le test Western blot ?
102. Comment les résultats des tests Western blot apparaissent-ils
visuellement ?
RÉPONSES AUX QUESTIONS
a. APPROCHES DIAGNOSTIQUES
1. Les deux approches sont la recherche directe du virus ou de ses
éléments, et une approche indirecte basée sur la détection des anticorps
produits en réponse à l’infection virale.
2. L’approche indirecte recherche les anticorps produits par l’organisme
en réponse à la présence du virus. Cela permet d’identifier un contact
récent ou ancien avec l’agent pathogène.
3. Les anticorps, tels que les IgG et les IgM, reconnaissent
spécifiquement un antigène viral. Leur présence dans le sérum peut
indiquer une séropositivité ou une séroconversion, aidant ainsi à
diagnostiquer une infection virale.
4. Un test sérologique est une méthode qui permet de détecter la présence
d’anticorps dans le sérum d’un individu, indiquant ainsi une réponse
immunitaire à une infection virale.
5. La présence d’anticorps dans le sérum indique un contact préalable de
l’organisme avec un antigène spécifique, en l’occurrence un virus, soit
récemment (IgM) soit de manière plus durable (IgG).
6. Les classes d’immunoglobulines principalement recherchées sont les
IgG et les IgM.
7. Les IgM sont principalement présentes lors de la première réponse en
phase aiguë d’une infection virale et disparaissent généralement en
quelques mois. Les IgG apparaissent également au début de l’infection
mais persistent à vie et montrent une augmentation de leur avidité pour
l’antigène au fil du temps.
8. La séroconversion fait référence au changement de statut sérologique
d’une personne, indiquant la transition d’une absence d’anticorps à leur
présence détectable suite à une infection virale.
9. Les IgM sont produites en réponse à une infection virale récente et leur
présence dans le sérum indique généralement une infection en cours ou
récente.
10. Les IgG ont une longue durée de vie dans l’organisme et persistent
à vie après une infection virale. Elles sont essentielles pour la mémoire
immunitaire et offrent une protection durable contre les infections
récurrentes par le même virus.
11. L’avidité des IgG fait référence à leur capacité à se lier fortement à
l’antigène viral. Au début de l’infection, les IgG ont une faible avidité
qui augmente au fil du temps. Cette mesure peut être utilisée pour dater
une infection virale.
12. L’approche directe vise à détecter directement le virus ou ses
constituants dans l’échantillon biologique. Cela peut inclure la
visualisation du virus par microscopie électronique, la culture virale
pour observer ses effets sur les cellules, ou la détection d’antigènes
viraux spécifiques ou de séquences d’acide nucléique viral.
13. La microscopie électronique permet de visualiser les particules
virales de manière détaillée, en utilisant un faisceau d’électrons pour
créer une image agrandie du virus.
14. La culture virale consiste à cultiver le virus dans un environnement
contrôlé, comme des cellules cultivées en laboratoire. Cela permet
d’observer les effets directs ou indirects du virus sur les cellules et de
le caractériser.
15. Dans l’approche directe, on peut détecter des antigènes exprimés à
la surface des particules virales ou des cellules infectées, ainsi que des
séquences spécifiques d’acide nucléique viral qui sont caractéristiques
du virus.
16. Les techniques de détection des acides nucléiques mentionnées
comprennent principalement la PCR (Réaction de Polymérisation en
Chaîne) et d’autres méthodes d’amplification génique qui permettent
de détecter spécifiquement les séquences d’ADN ou d’ARN viral.
17. Ces techniques sont devenues importantes car elles permettent une
détection très sensible et spécifique du génome viral, même à faible
charge virale, facilitant ainsi le diagnostic précoce et précis des
infections virales.
18. La PCR est une technique permettant d’amplifier de manière
exponentielle de petites quantités de séquences spécifiques d’ADN ou
d’ARN. Elle est largement utilisée dans le diagnostic viral pour
détecter et quantifier le génome viral dans les échantillons biologiques.
19. Une fois détecté, le génome viral peut être caractérisé par différentes
techniques telles que l’hybridation moléculaire et le séquençage, qui
permettent d’analyser et d’identifier spécifiquement les
caractéristiques génétiques du virus.
20. Les techniques d’hybridation moléculaire incluent l’hybridation in
situ, l’hybridation Southern, et d’autres méthodes permettant de
détecter et de caractériser spécifiquement les séquences d’ADN ou
d’ARN viral dans un échantillon.
21. Les techniques de séquençage mentionnées comprennent
notamment le séquençage Sanger et les méthodes de séquençage à haut
débit (Next Generation Sequencing, NGS). Ces techniques permettent
de déterminer l’ordre exact des bases nucléotidiques dans le génome
viral.
22. L’approche indirecte peut être plus appropriée pour détecter une
réponse immunitaire prolongée ou pour diagnostiquer des infections
passées, tandis que l’approche directe est généralement utilisée pour
détecter l’infection active et le pathogène lui-même.
23. L’approche indirecte peut être moins sensible pour détecter les
infections précoces ou à faible charge virale, et elle dépend souvent de
la production d’anticorps qui peut varier d’un individu à l’autre.
24. Les résultats des tests sérologiques peuvent indiquer la présence
d’une infection récente ou passée, fournir des informations sur
l’immunité acquise et aider à évaluer le risque de réinfection ou la
réponse vaccinale.
25. La détection d’IgM indique souvent une infection récente et active,
tandis que les IgG persistent à vie et indiquent une immunité acquise.
Ces informations sont cruciales pour le suivi des patients et la gestion
des infections virales.
26. La PCR permet une détection précoce et précise du génome viral, ce
qui peut orienter le choix du traitement antiviral approprié et permettre
un suivi étroit de l’efficacité du traitement.
27. L’utilisation conjointe des deux approches diagnostiques (indirecte
et directe) peut fournir une évaluation plus complète de l’infection
virale, en combinant la détection des anticorps avec celle du virus lui-
même pour un diagnostic plus précis et une meilleure compréhension
de l’état clinique du patient.
28. La détection directe du virus peut être influencée par la quantité de
virus présente dans l’échantillon biologique, connue sous le nom de
charge virale. Une charge virale élevée facilite souvent la détection
directe, tandis qu’une charge virale faible peut nécessiter des méthodes
plus sensibles comme la PCR.
29. Les techniques de détection des acides nucléiques, telles que la PCR,
sont largement utilisées pour le diagnostic des infections virales, la
surveillance épidémiologique, le contrôle des épidémies, et le suivi de
l’efficacité des traitements antiviraux.
30. Les avancées technologiques, notamment le développement de la
PCR et des techniques de séquençage à haut débit, ont révolutionné le
diagnostic viral en permettant une détection plus rapide, plus sensible
et plus spécifique des agents pathogènes viraux, améliorant ainsi la
gestion clinique des infections virales et la santé publique globale.
II. CARACTÉRISTIQUES D’UN TEST
Partie 1 : La sensibilité clinique d’un test
31. La sensibilité clinique d’un test est la capacité d’un test à détecter
une infection, une maladie ou une immunité lorsque celle-ci est
présente.
32. Si un test a une sensibilité de 98%, cela signifie que sur 100
personnes infectées, le test en détectera 98.
33. La sensibilité clinique d’un test destiné à la détection du virus de la
mosaïque du tabac est de 95%, ce qui signifie qu’il est capable de
mettre en évidence la présence du virus 95 fois sur 100.
34. La sensibilité clinique s’évalue sur une population ayant l’attribut
recherché (maladie, infection ou immunité).
35. Dans l’exemple donné, 198 cas positifs et 2 cas négatifs sont utilisés
pour calculer la sensibilité clinique.
36. La formule pour calculer la sensibilité clinique d’un test est :
Sensibilité clinique = (198 / (198 + 2)) x 100 = 99%.
Partie 2 : La spécificité clinique d’un test
37. La spécificité clinique d’un test est la capacité d’un test à être
réellement négatif quand une infection, une maladie ou une immunité
est absente.
38. Dans l’exemple donné, la spécificité clinique d’un test de dépistage
du SIDA chez des donneurs de sang est de 99,8%.
39. Une spécificité clinique de 99,8% signifie que parmi les donneurs
parfaitement négatifs, il y a 0,2% de résultats faussement positifs.
40. La spécificité clinique s’évalue sur une population n’ayant pas
l’attribut recherché (maladie, infection ou immunité).
41. Dans l’exemple donné, 998 cas négatifs et 2 cas positifs sont utilisés
pour calculer la spécificité clinique.
42. La formule pour calculer la spécificité clinique d’un test est :
Spécificité clinique = (998 / (998 + 2)) x 100 = 99,8%.
Partie 3 : La sensibilité analytique d’un test
43. La sensibilité analytique d’un test représente la quantité minimale de
matière à analyser que le test parvient à détecter.
44. La quantité minimale de matière à analyser dans le contexte de la
sensibilité analytique est la plus petite concentration de virus ou
d’agents pathogènes que le test peut détecter.
45. Dans l’exemple donné, un test pour la détection de l’hépatite B doit
détecter de façon reproductible au moins 10000 virus par ml de sang
pour être considéré comme sensible.
46. Le “seuil de sensibilité” est la sensibilité analytique d’un test.
47. La sensibilité analytique est importante car elle détermine la capacité
d’un test à détecter de faibles concentrations de l’agent pathogène, ce
qui est crucial pour un diagnostic précoce et précis.
48. La sensibilité analytique d’un test peut être décrite comme la
capacité du test à détecter des quantités minimes de l’agent pathogène
dans un échantillon clinique.
Partie 4 : La spécificité analytique d’un test
49. La spécificité analytique d’un test indique sa capacité à ne détecter
qu’un produit à analyser bien précis à l’exclusion de tout autre.
50. Un test très spécifique dans le contexte de la spécificité analytique
est capable de détecter uniquement le virus de la varicelle.
51. Dans l’exemple donné, un test très spécifique est capable de détecter
seulement le virus de la varicelle.
52. Un test très spécifique détecte spécifiquement un pathogène
particulier, tandis qu’un test moins spécifique peut détecter plusieurs
virus appartenant à la même famille, comme les Herpes viridae.
53. La spécificité analytique est importante car elle garantit que le test
ne donne pas de résultats faussement positifs en détectant d’autres
virus similaires.
54. La spécificité analytique d’un test peut affecter le diagnostic des
patients en assurant une détection précise du pathogène spécifique
recherché, réduisant ainsi les erreurs de diagnostic.
Partie 5 : La valeur prédictive positive d’un test ou la valeur
prédictive d’un test positif (VPP)
55. La valeur prédictive positive (VPP) d’un test indique les chances
qu’un test positif soit réellement positif et non faussement positif.
56. Une VPP élevée pour un test signifie que la probabilité qu’un résultat
positif soit vrai est élevée.
57. Les facteurs qui influencent la VPP d’un test incluent principalement
la sensibilité et la spécificité du test, ainsi que la prévalence de la
maladie dans la population testée.
58. Dans l’exemple donné, la prévalence de la maladie pour laquelle la
VPP est calculée est d’environ 16,6%.
59. La spécificité d’un test affecte sa VPP en influençant la probabilité
qu’un test positif soit réellement positif.
60. La probabilité pré-test est importante pour interpréter la VPP d’un
test car elle permet d’estimer la probabilité qu’une personne présentant
un résultat positif soit effectivement porteuse de la maladie, en fonction
de la prévalence de la maladie dans la population testée.
Partie 6 : La valeur prédictive négative d’un test ou la valeur
prédictive d’un test négatif (VPN)
61. La valeur prédictive négative (VPN) d'un test indique la probabilité
qu'un résultat négatif soit véritablement négatif et non faussement
négatif. C'est une mesure importante pour évaluer la fiabilité des tests
médicaux, particulièrement dans le contexte de dépistage d'infections
comme celles causées par les virus de l'hépatite ou du SIDA.
62. La VPN est fortement dépendante de la probabilité pré-test du
diagnostic, c'est-à-dire de la probabilité qu'une personne soit infectée
avant même de passer le test. Si cette probabilité est élevée, même un
test négatif peut ne pas exclure complètement la présence de l'infection,
réduisant ainsi la VPN du test.
63. Le système d'auto-exclusion des donneurs lors des transfusions
sanguines repose sur un interrogatoire écrit visant à diminuer la
probabilité pré-test de sélectionner des donneurs potentiellement
infectés par des virus comme ceux de l'hépatite ou du SIDA. Cette
mesure vise à améliorer la fiabilité des tests ultérieurement effectués
sur les dons, en augmentant la probabilité qu'un test négatif reflète
vraiment l'absence d'[Link] sûr, voici les réponses aux trois
dernières questions basées sur le texte :
64. L’objectif principal de diminuer la probabilité pré-test de tomber sur
une personne infectée par des virus comme celui de l’hépatite ou du
SIDA est de réduire le risque de transmission de ces infections par
transfusion sanguine. En identifiant et en excluant les donneurs
potentiellement infectés grâce à un processus d’auto-exclusion, on
améliore la sécurité des transfusions en minimisant les chances de
recevoir du sang contaminé.
65. L’auto-exclusion des donneurs améliore la fiabilité des tests
effectués sur les dons sanguins en réduisant la probabilité que les
échantillons testés proviennent de donneurs infectés. Cela augmente la
confiance dans les résultats des tests en augmentant la probabilité
qu’un test négatif soit effectivement négatif, contribuant ainsi à une
meilleure gestion des risques transfusionnels.
66. L’augmentation de la probabilité qu’un test négatif corresponde
réellement à l’absence d’infection est bénéfique pour la santé publique
en garantissant que les transfusions sanguines sont plus sûres et moins
susceptibles de transmettre des maladies infectieuses. Cela renforce
également la confiance du public dans les systèmes de sécurité des
transfusions et contribue à réduire les complications liées aux
transfusions sanguines, améliorant ainsi la santé globale des patients
receveurs.
III. TECHNIQUE DE DIAGNOSTIC
Partie 1: Tests sérologiques
67. La réaction immunologique spécifique est déclenchée lorsque
l’organisme entre en contact avec un antigène étranger, comme un
virus. Cela provoque une réponse immunitaire à deux volets.
68. Les deux volets de la réponse immunologique sont la réaction
humorale, qui implique la production d’anticorps spécifiques contre
l’antigène, et la réaction cellulaire, qui entraîne une augmentation des
cellules cytotoxiques spécifiques.
69. La réaction humorale se traduit par la production d’anticorps
(immunoglobulines) qui reconnaissent spécifiquement l’antigène viral,
tandis que la réaction cellulaire implique une activation des cellules
cytotoxiques, renforçant ainsi la réponse immunitaire contre l’infection
virale.
Partie 2: Production d’anticorps spécifiques
70. Les anticorps spécifiques peuvent être détectés relativement
facilement à l’aide de tests sérologiques. Ces tests sont généralement
réalisés sur du sérum, d’où leur nom de tests sérologiques.
71. Les anticorps, également appelés immunoglobulines ou gamma-
globulines, sont divisés en différentes classes telles que les IgG, IgM,
IgA et IgE. Les IgG (monomères) et les IgM (pentamères) sont
particulièrement recherchés dans le diagnostic des maladies virales en
raison de leur rôle dans la réponse immunitaire.
72. Les IgG sont des immunoglobulines monomériques présentes à un
stade plus avancé de l’infection virale, tandis que les IgM sont des
immunoglobulines pentamériques qui apparaissent plus tôt dans la
réponse immunitaire, souvent lors d’une infection récente.
Partie 3: Applications des tests sérologiques
73. La séropositivité dans le contexte des tests sérologiques signifie la
présence d’anticorps dans le sang. Cela indique que l’individu a été en
contact avec le virus, mais cela ne permet pas de dater le moment précis
de l’infection. Pour certains virus qui persistent dans l’organisme,
comme le virus du SIDA (VIH/HIV), la séropositivité indique
également que l’individu est porteur du virus.
74. La présence d’anticorps ne permet pas de dater le moment exact de
l’infection car les anticorps peuvent persister dans le sang longtemps
après l’infection initiale. Les anticorps indiquent seulement qu’il y a
eu un contact avec le virus à un certain moment dans le passé, mais ils
ne donnent pas de précision sur la date exacte de ce contact.
75. La séroconversion est l'apparition d'anticorps entre deux
prélèvements sériques successifs, généralement effectués à un
intervalle de 10 à 21 jours. La séroconversion indique qu'un premier
contact avec le virus a eu lieu autour du moment du premier
prélèvement, suggérant une infection récente.
76. Une augmentation de la concentration d’anticorps entre deux
prélèvements sériques indique qu’il y a eu une stimulation du système
immunitaire. Cela peut être dû à une infection récente ou à une
réactivation virale, qu’elle soit symptomatique ou non.
77. En termes de réponse immunitaire, une augmentation de la
concentration d’anticorps entre deux prélèvements suggère que le
système immunitaire a été activé. Cette activation pourrait être le
résultat d’un nouvel épisode infectieux ou d’une réactivation d’un virus
latent dans l’organisme.
78. Un test sérologique peut détecter la présence d’anticorps, ce qui
signe le contact avec le virus, mais ne permet pas de dater précisément
le moment de l’infection. Pour certains virus qui persistent dans
l’organisme, comme le virus du SIDA (VIH/HIV), la présence
d’anticorps indique également que l’individu est un porteur du virus,
ce qui signifie que le virus est toujours présent dans l’organisme.
Partie 1 : Les tests d’agglutination
79. L’agglutination dans le contexte des tests sérologiques se réfère à la
formation de ponts entre les particules microscopiques (telles que le
latex, la gélatine ou les globules rouges) recouvertes d’un antigène
viral avec des épitopes, lorsqu’elles sont mélangées à une dilution de
sérum contenant des anticorps. Cette réaction peut être visible sous
forme d’agglutination microscopique ou macroscopique.
80. Les types de particules microscopiques utilisées dans les tests
d’agglutination incluent le latex, la gélatine et les globules rouges.
81. Les anticorps sont capables de lier deux épitopes, formant ainsi des
ponts entre les particules recouvertes d’antigènes, ce qui mène à
l’agglutination visible des particules.
82. L’effet « prozone » survient lorsqu’il y a une très grande quantité
d’anticorps, provoquant un déséquilibre entre la quantité d’anticorps et
d’antigènes, ce qui empêche la réaction d’agglutination de se produire.
Ce déséquilibre peut conduire à des résultats faussement négatifs.
83. La dilution du sérum permet de réduire la concentration d’anticorps,
rétablissant ainsi l’équilibre nécessaire pour que la réaction
d’agglutination se produise et devienne positive.
84. La méthode de titration pour définir le taux d’anticorps dans un test
d’agglutination consiste à établir une série de dilutions de sérum et à
effectuer la réaction de détection avec chaque dilution. La plus haute
dilution qui offre encore une réaction positive donne le titre
d’anticorps. Par exemple, si une réaction positive est observée à une
dilution de 1/32 mais pas à 1/64, le titre d’anticorps est de 32.
Partie : ELISA (EIA)
85. L'acronyme ELISA signifie "Enzyme Linked ImmunoSorbent
Assay" ou "Enzyme ImmunoAssay".
86. Un test ELISA fait appel à un conjugué qui couple une enzyme à un
anticorps de détection. Ce test permet une automatisation complète et
peut tester de nombreux sérums en même temps. Les résultats peuvent
être comparés à une courbe standard pour évaluer le taux d'anticorps.
87. Les différentes variantes des tests ELISA mentionnées dans le texte
incluent les tests de capture et les tests compétitifs. Le principe du test
peut également être modifié pour la détection d’antigènes.
88. Les tests ELISA permettent l'automatisation complète des tests
sérologiques en utilisant des enzymes couplées à des anticorps de
détection, ce qui permet de tester de nombreux sérums simultanément.
89. Dans les résultats ELISA, les unités internationales (UI) sont
utilisées lorsque la comparaison se fait avec un standard international,
tandis que les unités arbitraires (UA) sont utilisées lorsqu'il n'y a pas
de standardisation.
90. Le principe du test d’ELISA peut être modifié pour la détection
d'antigènes, ce qui permet également son utilisation pour
l’identification de virus phytopathogènes à partir d’un extrait végétal.
Partie 3 : Hémagglutination
91. L'hémagglutination est un type spécifique d'agglutination où les
particules utilisées pour le test sont des globules rouges. Les globules
rouges ont leurs propres protéines de surface fortement glycosylées
comme antigènes. L'agglutination implique généralement d'autres
types de particules microscopiques, comme le latex ou la gélatine.
92. On utilise des globules rouges dans les tests d'hémagglutination
parce qu'ils possèdent des protéines de surface fortement glycosylées
qui peuvent servir d'antigènes. Cela permet de détecter les interactions
entre les anticorps et les antigènes présents sur les globules rouges.
93. Les tests d'hémagglutination sont souvent utilisés pour la détection
de particules virales qui se lient aux acides sialiques, comme le virus
de la grippe.
94. Les particules virales se lient aux acides sialiques présents sur les
protéines de surface des globules rouges, ce qui permet de détecter la
présence de ces virus par agglutination.
95. Le virus de la grippe est pertinent dans le contexte des tests
d'hémagglutination parce qu'il se lie aux acides sialiques sur les
globules rouges. Ce type de test est souvent utilisé pour détecter ce
virus spécifique.
96. Les globules rouges utilisées pour les tests d'hémagglutination
possèdent des protéines de surface fortement glycosylées qui servent
d'antigènes dans la détection d'interactions avec les anticorps ou les
particules virales.
Partie 4 : Western Blot
97. Un test Western blot (WB) est une technique utilisée pour confirmer
un résultat obtenu en sérologie de routine. Il est utilisé lorsqu’il est
nécessaire de vérifier la présence d’anticorps contre différentes
protéines virales après des tests sérologiques préliminaires.
98. Le test Western blot est une modification du test ELISA. Les deux
tests utilisent des principes similaires pour détecter des anticorps, mais
le Western blot permet une identification plus précise des protéines
virales spécifiques auxquelles les anticorps se lient.
99. Dans le test Western blot, les protéines d’un lysat viral sont séparées
par électrophorèse sur gel de polyacrylamide (PAGE).
100. Le transfert (“blotting”) dans le test Western blot fait référence au
processus de transfert des protéines séparées par électrophorèse vers
une feuille de nitrocellulose ou de nylon. Cette feuille est ensuite
découpée en lanières pour tester les sérums.
101. Les sérums sont testés pour rechercher les anticorps contre les
différentes protéines en appliquant les sérums sur les lanières de la
feuille de nitrocellulose ou de nylon. Les anticorps présents dans le
sérum se lient aux protéines spécifiques, et la réaction est détectée par
une méthode similaire à celle utilisée dans le test ELISA.
102. Les résultats des tests Western blot apparaissent visuellement sous
forme de bandes de dépôt à l’endroit où se trouve la protéine
concernée. Chaque bande correspond à une protéine spécifique à
laquelle les anticorps du sérum se sont liés.
Groupe I : Virus à ADN double brin (dsDNA)
Groupe II : Virus à ADN simple brin (ssDNA)
Groupe III : Virus à ARN double brin (dsRNA)
Groupe IV : Virus à ARN simple brin à polarité positive (ssRNA+)
Groupe V : Virus à ARN simple brin à polarité négative (ssRNA-)
Groupe VI : Virus à ARN simple brin à polarité positive avec une étape
de rétrotranscription (ssRNA-RT)
Groupe VII : Virus à ADN double brin avec une étape de
rétrotranscription (dsDNA-RT)
Exemples
i. Groupe I : ADN double brin (dsDNA)
1. Adénoviridae (Adénovirus)
2. Polyomaviridae (Polyomavirus)
3. Papillomaviridae (Papillomavirus)
4. Herpesviridae (Herpesvirus)
5. Poxviridae (Poxvirus)
ii. Groupe II : ADN simple brin (ssDNA)
1. Parvoviridae (Parvovirus B19)
iii. Groupe III : ARN double brin (dsRNA)
1. Reoviridae (Réovirus, Rotavirus)
iv. Groupe IV : ARN simple brin à polarité positive (ssRNA+)
1. Picornaviridae (Entérovirus, Rhinovirus)
2. Caliciviridae (Calicivirus)
3. Togaviridae (Alphavirus)
4. Flaviviridae (Flavivirus, Rubivirus, Hepacivirus)
5. Coronaviridae (Coronavirus)
v. Groupe V : ARN simple brin à polarité négative (ssRNA-)
1. Orthomyxoviridae (Influenza V.)
2. Paramyxoviridae (Pneumovirus, Paramyxovirus, Morbillivirus)
3. Rhabdoviridae (Lyssavirus)
4. Arenaviridae (Arenavirus)
vi. Groupe VI : ARN simple brin à polarité positive avec une
étape de rétrotranscription (ssRNA-RT)
1. Retroviridae (Oncornavirus, Lentivirus [VIH])
vii. Groupe VII : ADN double brin avec une étape de
rétrotranscription (dsDNA-RT)
1. Hepadnaviridae (Hepadnavirus).