Comprendre le Service Public en Droit
Comprendre le Service Public en Droit
DROIT ADMINISTRATIF
Cours de M. Coulibaly
Professeur agrégé des universités
Le service public
Nota bene : Cette version « Examens » du cours est plus que suffisante
1. pour tout type d’épreuve d’examen (Oral et Écrit)
2. et, le cas échéant, pour les travaux dirigés.
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Conseil
A vant de vous rendre à quelque séance que ce soit du cours en amphithéâtre, assurez-
vous que vous n’avez pas oublié l’impératif catégorique suivant :
***
SECTION I
LA FONCTION DE PRESTATION :
LE SERVICE PUBLIC
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PREMIÈRE PARTIE :
L’encadrement normatif de l’activité administrative
2. Une fonction normative. Elle consiste à édicter des règles, des normes. Ces règles déter-
minent ce que doit être le comportement des administrés : obligation de porter un masque,
limitation de vitesse, interdiction de projeter un film ou d'organiser une manifestation… L’ex-
pression « fonction normative » caractérise l'activité de police administrative (SECTION II).
La distinction de Charles Eisenmann a le mérite de la clarté. Mais elle pêche par son mani-
chéisme conceptuel.
Les deux fonctions sont, en fait, étroitement liées.
La fonction de prestation est remplie dans le cadre d'une réglementation.
Exemple : les universités. Les usagers y bénéficient de prestations (enseignement, évi-
demment), tout en étant tenus au respect de certaines règles – pas toujours écrites d’ailleurs.
Inversement, la fonction normative n'exclut pas la fourniture de prestations. La police admi-
nistrative apparaît aussi comme un service public.
On ne peut retenir qu’une version revue et corrigée de la distinction : certaines activités ad-
ministratives sont principalement des activités de prestation (SECTION I), d'autres principale-
ment des activités normatives (SECTION II).
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Réponse :
E R
*
A – La qualification de service public décidée par le législateur
Dans l’arrêt APREI (CE, Sect., 22 février 2007, Association du Personnel Relevant des Établissements
pour Inadaptés (A.P.R.E.I.), n° 264541), le Conseil d’État fait expressément référence à la qualification
de service public décidée par le législateur.
Il importe d’analyser les modalités d’une telle qualification ainsi que sa portée juridique.
2
La qualification implicite de service public. Elle est formulée de la manière suivante :
« Tel organisme est un établissement public à caractère industriel et commercial. »
ou
« Tel organisme est un établissement public à caractère administratif. »
Dans un cas comme dans l’autre, la qualification est implicite (et d’ailleurs doublement), et ce, pour
les raisons suivantes :
La qualification d’établissement public donnée à l’organisme implique la qualification de ser-
vice public de l’activité de l’organisme, car un établissement public a nécessairement comme
activité principale la gestion d’un service public ;
De même, la mention du caractère industriel et commercial comme celle du caractère admi-
nistratif de l’établissement public font référence au service public géré par ledit établissement.
En effet, nous verrons plus loin qu’un service public est soit à caractère administratif, soit à
caractère industriel et commercial.
À retenir simplement, en vue de l’examen, ceci : Le législateur peut qualifier de service public une
activité, soit de manière explicite, soit de manière implicite.
*
Exemple de qualification législative implicite :
L’article 1er de la loi n° 91-1385 du 31 décembre 1991 portant dispositions diverses en matière de
transports dispose :
« Voies navigables de France constitue un établissement public industriel et commercial. »
Le caractère implicite de cette qualification n’a pas échappé à l’attention du Tribunal des conflits –
TC, 29 décembre 2004, Époux Blanckeman c/ Voies navigables de France, n° C3416.
*
Exemple de qualification législative explicite : l’activité des sociétés de courses de che-
vaux a été qualifiée de service public par la loi du 10 mai 2010
Explications :
En vertu de la loi du 2 juin 1891 ayant pour objet de réglementer l’autorisation et le fonctionnement
des courses de chevaux, deux sociétés de course, dites « sociétés mères », personnes morales de droit
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privé agréées par le ministre chargé de l’agriculture, disposent d’un monopole pour l’organisation des
courses de chevaux :
o la société d’encouragement à l’élevage du cheval français (SECF), qui organise les courses de
trot et gère directement les hippodromes de Vincennes, Enghien et Cabourg ;
o France Galop, société mère du galop qui gère quant à elle l’hippodrome d’Auteuil pour les
courses d’obstacles ainsi que les hippodromes de Longchamp, Saint-Cloud, Chantilly, Maisons-Laffitte
et Deauville pour les courses de plat.
Pendant plus d’un siècle, la jurisprudence a refusé de considérer comme un service public l’activité
des sociétés de course.
À preuve, CE, 7 juin 1999, Syndicat hippique national et autres, n° 188812 :
« Considérant, en premier lieu, qu'il ressort des dispositions de la loi du 2 juin 1891 susvisée
que les sociétés de courses, en tant qu'elles sont chargées d'organiser les courses et le pari
mutuel, ne sont pas investies d'une mission de service public et qu'elles ont le caractère de
personnes morales de droit privé soumises au contrôle de la puissance publique dans les con-
ditions fixées par les textes législatifs et les règlements pris pour leur application ; »
Cette jurisprudence a vécu.
En effet, par la loi n° 2010-476 du 12 mai 2010 relative à l’ouverture à la concurrence et à la régulation
du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne, le législateur a expressément qualifié de service
public l’activité des sociétés de course de chevaux.
Plus précisément, il a modifié l’article 2 de la loi susmentionnée du 2 juin 1891 pour énoncer expres-
sément que les sociétés de course « participent, notamment au moyen de l’organisation des courses
de chevaux, au service public d’amélioration de l’espèce équine et de promotion de l’élevage […] ».
*
Nota bene : Il est souligné, dans cette partie du cours, que le législateur peut qualifier, de manière
explicite ou implicite, de service public une activité donnée. Toutefois, il importe de savoir qu’il peut
faire le contraire : décider qu’une activité donnée n’est pas un service public.
À preuve, dans l’arrêt APREI (CE, Sect., 22 février 2007, Association du Personnel Relevant des Établis-
sements pour Inadaptés (A.P.R.E.I.), n° 264541) précité, le Conseil d’État
d’abord, mentionne les « cas dans lesquels le législateur a lui-même entendu reconnaître ou, à
l'inverse, exclure l'existence d'un service public »,
puis conclut : « Si l'insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées constitue une
mission d'intérêt général, il résulte toutefois des dispositions de la loi du 30 juin 1975, éclairées par leurs
travaux préparatoires, que le législateur a entendu exclure que la mission assurée par les organismes
privés gestionnaires de centres d'aide par le travail revête le caractère d'une mission de service public
[… ] »
**
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De surcroît, face à la qualification législative de service public donnée à une activité déterminée, le
juge s’interdit de vérifier que cette activité satisfait aux critères jurisprudentiels nécessaires à la qua-
lification de service public.
De l’avis du juge, une telle entreprise serait vaine, car son résultat ne peut affecter la qualification de
service public décidée par le législateur.
Exemple déjà cité : l’activité des sociétés de courses de chevaux a été qualifiée de service public
par la loi du 10 mai 2010
Explications en deux temps.
1
Comme nous l’avons souligné plus haut, avant l’intervention du législateur, le juge a estimé, pen-
dant plus d’un siècle, que l’activité des sociétés de courses de chevaux n’était pas une mission de
service public. Pourquoi ? Parce que, selon le juge, elle ne répondait pas à l’un des critères jurispru-
dentiels requis ; elle présentait un défaut d’intérêt général suffisant – CE, 7 juin 1999, Syndicat hippique
national et autres, n° 188812, arrêt précité.
2
Après que la loi du 10 mai 2010 a qualifié de service public l’activité des sociétés de courses de
chevaux, le Conseil d’État a dû s’incliner, réviser sa position et reconnaître donc que l’activité des
sociétés de courses de chevaux est une mission de service public – CE, 12 octobre 2018, M. Boutin et
société d’entraînement Mathieu Boutin, n° 410998.
Précision : Étant donné que le juge est soumis à la loi, il doit s’incliner devant la qualification de
service public donnée par la loi à une activité déterminée, et ce, même si cette activité ne remplit pas
les critères jurisprudentiels requis pour la qualification de service public.
Dit d’une manière encore plus simple : obéissance est due à la loi.
Il n’en va pas de même si la qualification de service public émane de l’administration. Dans ce cas, le
juge est libre de réfuter (d’inverser) la qualification au regard des critères jurisprudentiels.
**
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*
B – La qualification de service public décidée par le juge : les deux
critères jurisprudentiels exigés
En l’absence de loi octroyant ou refusant expressément la qualification de service public à une ac-
tivité donnée, il appartient au juge de dire si cette activité peut ou non être qualifiée de service public.
Pour ce faire, le juge utilise les deux critères énoncés par la jurisprudence dite APREI amplifiée par
l’arrêt CE, Sect., 22 février 2007, Association du Personnel Relevant des Établissements pour Inadaptés
(A.P.R.E.I.), n° 264541.
Pour mieux comprendre cet arrêt, voir Celia Vérot, Conclusions sur CE, Sect., 22 février 2007 Association
du Personnel Relevant des Établissements pour Inadaptés (A.P.R.E.I.), n° 264541.
En vertu de la jurisprudence « APREI », pour qu’une activité soit qualifiée de service public par le
juge, elle doit satisfaire cumulativement à deux critères :
1
Un critère matériel : le caractère d'intérêt général de l’activité. La satisfaction d'un besoin d'inté-
rêt général doit constituer la raison d'être de cette activité ;
2
Un critère organique : un lien direct ou indirect entre cette activité et une personne publique.
Signalons, au passage, que la jurisprudence « APREI » a consacré l’abandon d’un troisième critère
formulé par la jurisprudence dite « Narcy » issue de l’arrêt CE, Sect., Sieur Narcy, n°43834.
Ce troisième critère qui n’est plus exigé, c’était la détention de prérogatives de puissance publique
par la personne chargée de gérer un service public.
Voir, par exemple, Bernard Stirn, « Le service public dans la jurisprudence du Conseil d’État français » in
Service(s) public(s) en Méditerranée, Colloque à Athènes, 19 octobre 2017.
1
Première certitude. L'intérêt général n'est pas une simple somme d'intérêts particuliers. Par
exemple, dans certains cas, il y aurait quelque paradoxe à vouloir additionner l'intérêt particulier des
chauffards et celui des victimes d'accidents de la route. Bref, il ne suffit pas d’additionner des intérêts
particuliers pour mettre au jour l’intérêt général.
2
Deuxième certitude. L'intérêt général est souvent le résultat d'un arbitrage entre différents in-
térêts particuliers.
1
Conclusions sur : CE, Sect., 29 décembre 1997, Commune de Nanterre, n° 157500 ; CE, Sect., 29 décembre 1997, Commune
de Gennevilliers, n° 157425, (RFDA 1998 p. 539).
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L'arbitrage a lieu :
soit sur le fondement d'un critère quantitatif : l'intérêt du plus grand nombre - éventuelle-
ment revu et corrigé par les pouvoirs publics ;
soit sur le fondement d'un critère qualitatif : sur des valeurs. Par exemple, les chômeurs ne
sont pas majoritaires. Mais cette vérité n'empêche pas que leurs intérêts particuliers l'empor-
tent, dans certains cas, sur ceux de la majorité - services publics gratuits aux frais de la majo-
rité. La survie d’une minorité est jugée ici plus importante que certains intérêts pécuniaires de
la majorité.
Des deux certitudes exposées ci-dessus nous pouvons déduire ce qui suit :
1. L’intérêt général n'est jamais l'intérêt de tout le monde ;
2. L’intérêt général, c'est souvent l'intérêt de la majorité ;
3. L’intérêt général, c'est parfois l'intérêt d'une minorité ;
4. L’intérêt général, c'est toujours l'intérêt de certains.
Ainsi présenté, l'intérêt général est le premier critère jurisprudentiel auquel doit satisfaire une ac-
tivité pour pouvoir être qualifiée de service public.
Toutefois, si répondre principalement à un besoin d'intérêt général est une condition nécessaire à
la qualification de service public, ce n’est pas une condition suffisante.
En effet, bien des activités servent l’intérêt général sans recevoir la qualification de service public.
Autrement dit, si toutes les activités de service public sont forcément des activités d'intérêt géné-
ral, la réciproque n’est pas vraie : toutes les activités d'intérêt général ne sont pas forcément des
activités de service public.
Pour que la qualification de service public soit retenue, au critère de l'intérêt général doit s’ajouter
le critère du lien avec une personne publique.
**
2
Ou bien, la personne publique juridiquement responsable d’une activité d'intérêt général a con-
fié la gestion de cette activité d'intérêt général à une autre personne publique, à un établissement
public par exemple.
Dans les deux cas, c'est une personne publique qui gère l'activité d'où le recours à l'expression « lien
direct avec une personne publique » pour désigner ces deux situations.
*
Dans le cas du lien direct avec une personne publique, celle-ci peut être
une personne publique à compétence générale (i)
ou une personne publique à compétence spéciale. Par exemple, un établissement public (ii)
**
Les établissements sont présents dans les domaines les plus divers :
Santé (Établissement français du sang, par exemple)
Enseignement (lycées, universités)
Culture (Centre Pompidou, des musées nationaux comme le Louvre),
Économie (Caisse des dépôts et consignations, par exemple).
On appelle
établissement public à caractère administratif (EPA), un établissement public qui gère un ser-
vice public à caractère administratif (Exemple : Météo-France, depuis le 1er janvier 1994),
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1
Principe de rattachement
Un établissement public est juridiquement rattaché à la personne publique qui l’a créé et placée
sous son contrôle. Il s’agit de l’une des personnes publiques à compétence générale présentées au i
ci-dessus, page 17 (État ou collectivité territoriale).
En principe, on appelle
établissement public national, un établissement public créé par l’État et rattaché à l’État,
établissement public local, un établissement public créé par une collectivité territoriale (com-
mune, département, région, etc.) et rattaché à cette collectivité territoriale.
2
Principe de spécialité
Un établissement public a un champ d’action limité au périmètre de l’activité de service public pour
la gestion de laquelle il a été spécialement créé. Il s’agit là d’un principe général du droit (CE, Sect., 4
mars 1938, Consorts le Clerc, R. p. 229).
*
Un service public est une activité ou une mission. Un établissement public est une personne publique.
On doit plutôt dire ceci : un établissement public gère un service public.
Question : Peut-on dire alors qu’un service public est un établissement public ?
Réponse : NON, bien sûr que non. Un service public est une activité ou une mission. Un établisse-
ment public est une personne publique. Répétons que l’on doit plutôt dire ceci : un établissement
public gère un service public.
**
Depuis fort longtemps, la jurisprudence reconnaît qu’une personne privée peut gérer un service
public : CE, Ass., 20 décembre 1935, Société anonyme des Établissements Vezia, n° 39234 ; CE, Ass., 13
mai 1938, Caisse primaire « Aide et protection », n°57302.
Précision importante : Une personne privée chargée de gérer un service public n’est pas forcément
dotée de prérogatives de puissance – CE, Sect., 22 février 2007, Association du Personnel Relevant des
Établissements pour Inadaptés (A.P.R.E.I.), n° 264541. Sur la notion de prérogatives de puissance, voir
Cours sur les actes administratifs unilatéraux.
La personne privée est habilitée (autorisée) par une personne publique (en général, État ou collec-
tivité territoriale) à gérer un service public.
L’habilitation peut prendre la forme d’une autorisation unilatérale ou d’un contrat.
Exemple d’autorisation unilatérale : les fédérations sportives (FFF, FFR, etc.) gèrent le service public
des compétitions sportives parce que chacune d’elle a reçu à cet effet un agrément ministériel – CE,
Sect., 22 novembre 1974, Fédération des industries françaises d’articles de sport, n° 89828.
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Nul doute qu’en lisant les deux définitions qui précèdent vous aurez noté que la seule différence
entre un contrat de concession de service public ou d’un contrat de délégation de service public peut
être présentée comme suit :
La personne publique qui conclut un contrat de délégation de service public est une collectivité
territoriale, c’est-à-dire, par exemple, une commune, un département, une région ;
La personne publique qui conclut un contrat de concession de service public n’est pas une collec-
tivité territoriale ; ce peut être, par exemple, l’État ou un établissement public.
On l’aura compris : Dans le cas d’un contrat de concession de service public ou d’un contrat de
délégation de service public, le cocontractant de la personne publique prend tous les risques finan-
ciers, car il assure lui-même sa rémunération en exploitant le service public qui lui a été confié.
Il s’ensuit que bien souvent ce sont des personnes publiques « économes » ou en difficulté finan-
cière qui concluent un contrat de concession de service public ou un contrat de délégation de service
public.
**
On l’aura compris : Dans le cas d’un marché de service public, c’est la personne publique qui assure
la rémunération de son cocontractant qui ainsi ne prend aucun risque.
Il s’ensuit que bien souvent ce sont des personnes publiques riches (l’État ou les communes fortu-
nées, par exemple) qui concluent des marchés de service public.
**
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N’en déplaise à certains, un service est rarement gratuit, et ce, même si sa vocation première n’est
évidemment pas de réaliser des profits.
On appelle « redevance » le prix acquitté par l’usager c’est-à-dire le client d’un service public ou
d’un ouvrage public.
Nota bene : Une redevance n’est ni une taxe, ni un impôt. En effet, contrairement à un impôt ou
une taxe, une redevance entraîne une contrepartie directe : la prestation de service pour laquelle
l’usager a acquitté la redevance.
1
La redevance doit porter sur un service qui par nature peut donner lieu à la percep-
tion d’une redevance. En effet, certains services publics ne peuvent être financés que par
l'impôt ; c’est, en principe, le cas de la police ;
2
La redevance doit correspondre à un service rendu à l'usager. Ce n’est donc ni un
impôt ni une taxe. En l'absence de service directement rendu à l'usager qui l'acquitte, la
redevance est illégale ;
3
Enfin, le montant de la redevance doit correspondre au coût réel du service rendu. Il
doit donc y avoir une certaine équivalence entre la redevance et le coût réel du service.
**
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Rappel*
- une activité
1. L’enseignement
2. La santé
4. La distribution d’eau
***
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*
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1
Dans cette décision, le Tribunal des conflits estime que « la colonie de la Côte-d’Ivoire exploite un service de transport dans
les mêmes conditions qu’un industriel ordinaire ».
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1
Le droit applicable :
L'activité du SPA (service public à caractère administratif) relève globalement du droit administra-
tif ;
L'activité du SPIC (service public à caractère industriel et commercial) relève globalement du droit
privé.
Les rapports du SPA avec son personnel, ses usagers et les tiers sont globalement soumis au droit
administratif ;
Les rapports du SPIC avec son personnel, ses usagers ou avec les tiers sont globalement soumis au
droit privé.
2
Le juge compétent en cas de litige :
Le contentieux des SPA ressortit globalement à la compétence des juridictions administratives ;
Le contentieux des SPIC relève de la compétence des juridictions judiciaires.
L’usage de l’adverbe « globalement » dans tous les développements qui précèdent indique qu’il est
chaque fois question d’un principe assorti d’exceptions.
Nous avons intentionnellement passé sous silence ces exceptions que les étudiants n’ont pas l’obli-
gation de savoir en vue des épreuves d’examen.
**
C'est l’examen de ces trois critères qui fera apparaître un service comme un service public à caractère
administratif ou comme un service public à caractère industriel et commercial.
Néanmoins, aucun de ces trois critères ne peut être considéré a priori comme décisif, car le juge ap-
précie au cas par cas.
1
Le critère de l'objet du service public.
Si le service public exerce une activité qui pourrait être le fait d'une entreprise privée, on est, proba-
blement, en présence d'un service public à caractère industriel et commercial (SPIC).
En revanche, si le service public n'exerce pas une activité qui pourrait être le fait d'une entreprise
privée, on a affaire, peut-être, à un service public à caractère administratif (SPA).
2
Le critère de l’origine des ressources du service public.
Si le service public est financé, ne serait-ce que partiellement, au moyen de redevances payées par
les usagers, il a sans doute un caractère industriel et commercial (SPIC).
Si ses ressources proviennent exclusivement de subventions publiques ou de recettes fiscales, il s'agit,
vraisemblablement, d'un service public à caractère administratif (SPA).
3
Le critère des modalités de fonctionnement du service public.
Si le service public fonctionne comme une entreprise privée (par exemple, en donnant la priorité aux
profits) grande est alors la probabilité qu’il s’agisse d’un service public à caractère industriel et com-
mercial (SPIC).
Si, à l’inverse, le service public ne fonctionne pas comme une entreprise privée (par exemple, gratui-
tement pour les usagers, c’est-à-dire les clients), il a sans doute un caractère administratif (SPA).
*
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Compte tenu de ces trois critères, voici la définition du SPA et celle du SPIC :
*
Exemples de qualification jurisprudentielle
1
« Considérant que le service public de distribution de l'eau est en principe, de par son objet, un service public industriel et
commercial ; qu'il en va ainsi même si, s'agissant de son organisation et de son financement, ce service est géré en régie par
une commune, sans disposer d'un budget annexe, et si le prix facturé à l'usager ne couvre que partiellement le coût du service
; qu'en revanche le service ne peut revêtir un caractère industriel et commercial lorsque son coût ne fait l'objet d'aucune
facturation périodique à l'usager ; » - TC, 21 mars 2005, Mme Alberti-Scott, n° C3413.
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les piscines municipales – TC, 9 janvier 2017, Société Centre Léman c/ communauté d’agglomé-
ration d’Annemasse - Les Voirons, n °4074 :
« Considérant qu’il ressort des pièces du dossier que le centre aquatique Château
bleu, qui comprend notamment une piscine olympique et un espace « bien-être »
doté d’une salle de « cardio-fitness », d’un sauna, d’un hammam et d’un bain à re-
mous, propose des activités d’« aqua-gym » et d’« aqua-bike » ; qu’eu égard à son
organisation et à ses conditions de fonctionnement, le centre ne saurait être regardé
comme un service public industriel et commercial ; qu’il présente par suite, pour l’en-
semble de ses activités, un caractère administratif ; »
**
Question : Qui peut gérer un SPA (service public à caractère administratif) ? Qui peut gérer un SPIC (ser-
vice public à caractère industriel et commercial) ?
Réponse : Un service public à caractère administratif peut être géré par une personne publique ou par
une personne privée.
De même, la gestion d'un service public à caractère industriel et commercial peut être le fait d'une per-
sonne publique ou d'une personne privée.
Question : Quel rapport y a-t-il entre « établissement public » et SPA ou SPIC ?
Réponse (Rappel) :
Définition : Un établissement public est une personne publique autonome qui a été spécialement crée
afin d’assurer, à titre principal, la gestion d’une activité de service public précisément définie.
Exemples : Météo France, les universités…
Si le service public géré par l’établissement public est un service public à caractère administratif, l’éta-
blissement public est qualifié d’établissement public à caractère administratif.
Exemples : les universités, Pôle emploi, le Centre National d’Art et de Culture Georges Pompidou.
Si l’établissement public gère un service public à caractère industriel et commercial, on le qualifie d’éta-
blissement public à caractère industriel et commercial.
Exemples : la Cité des Sciences et de l'Industrie, le Théâtre National de l'Opéra de Paris, la RATP.
Certains établissements publics gèrent à la fois un service public à caractère administratif et un service
public à caractère industriel et commercial. On les qualifie d’établissements publics « à double visage ».
C’est le cas de l’Office national des forêts – ONF.
**
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1 – Le principe de continuité 33
2 – Le principe d’adaptation ou de mutabilité 34
3 – Le principe d’égalité 35
a – La portée du principe d’égalité devant le service public 35
b – Les trois cas dans lesquels un traitement différencié des usagers est légal 36
c – La neutralité et la laïcité, corollaires du principe d’égalité devant le service public38
L’affaire du port de l’abaya ou du qamis 39
1
Cours de droit administratif, 1943 - 1944.
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1 – Le principe de continuité
Raison d’être du principe de continuité :
Le service public a été créé ou reconnu comme tel pour faire face, non à un caprice, mais à un besoin
d'intérêt général.
Par définition, ce besoin est continu.
En conséquence, le service public doit fonctionner sans solution de continuité, sans interruptions in-
tempestives.
Toutefois, fonctionner continuellement n'est pas fonctionner continûment.
Le principe de continuité s’accommode des interruptions fondées sur les textes, l’intérêt général ou
la nature des choses.
*
Nature juridique du principe de continuité :
Pour le Conseil constitutionnel, la continuité du service public constitue un principe de valeur cons-
titutionnelle : Cons. const., 25 juillet 1979, Décision n° 79-105 DC, Loi modifiant les dispositions de la loi
n° 74-696 du 7 août 1974 relatives à la continuité du service public de la radio et de la télévision en cas de
cessation concertée du travail.
Selon le Conseil d’État, il s'agit d'un « principe fondamental » : CE, 13 juin 1980, Madame Bonjean,
n° 17995.
Toutefois, sauf dispositions législatives contraires, le principe de continuité n’empêche pas l’adminis-
tration de mettre fin à un service public lorsqu’elle estime nécessaire de le faire – CE, Sect., 18 mars
1977, Chambre de commerce de la Rochelle, n° 97939.
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*
Conséquences du principe de continuité sur le droit de grève :
Définition de la grève :
La grève est une cessation collective et concertée du travail destinée à appuyer des reven-
dications d’ordre professionnel.
S’agissant des conséquences du principe de continuité du service public sur le droit de grève, il y a
un principe et des exceptions.
Le principe :
Les agents du service public en général ont le droit de se mettre en grève, moyennant toutefois le
dépôt d’un préavis et des retenues sur traitement (salaire) dans la fonction publique.
Les exceptions :
Les agents de certains services publics jugés fondamentaux, voire vitaux, sont privés du droit de
grève : police, justice, administration pénitentiaire, etc.
D’autres peuvent faire grève moyennant l’organisation d’un service minimum : hôpitaux, audiovi-
suel public, etc.
**
2
Conséquence à l’égard de l’administration elle-même
L’autorité administrative doit prendre des mesures d’adaptation du service public afin d’assurer un
accès « normal » de l’usager au service public, mais elle ne saurait adapter le service public de telle
sorte que soit compromis cet accès « normal » – CE, Sect., 25 juin 1969, Vincent, n° 69449.
La même conséquence vaut également à l’égard d’une personne privée chargée de gérer un service
public.
**
3 – Le principe d’égalité
De l’égalité en général il est difficile de parler sans citer avec délectation deux auteurs.
Alexis de Tocqueville, d’abord : « Les peuples démocratiques ont un goût naturel pour la liberté. […]
Mais ils ont pour l’égalité une passion ardente, insatiable, éternelle et invincible. » – De la démocratie
en Amérique, t.2, p. 122
Jean Rivero, ensuite : « Le pilier de l’égalité, à son sommet, s’épanouit et se diversifie, tels ces piliers
de cathédrales qui évoquent la ligne du palmier, en un bouquet de nervures dont chacune supporte
sa part de la voûte. »1
De l’égalité en général dérive le principe d’égalité devant le service public.
1
J. Rivero, « Rapport sur les notions d’égalité et de discrimination en droit public français », in Travaux de l’Association Henri
Capitant, tome XIV, années 1961-1962, éd. Dalloz, 1965, p. 841.
2
Décision n° 2009-584 DC du 16 juillet 2009, Loi portant réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires.
3
Décision n° 86-217 DC du 18 septembre 1986, Loi relative à la liberté de communication.
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Quant au Conseil d’État, il a très tôt reconnu le principe d’égalité devant le service public en tant
que principe général du droit conduisant à l’annulation des différences de traitement injustifiées
entre usagers du service public : CE, Sect., 9 mars 1951, Société des concerts du conservatoire, n° 92004.
Le Conseil d’État a également défini la portée du principe d’égalité, en indiquant les cas dans les-
quels un traitement différencié des usagers est légal : CE, Sect., 10 mai 1974, Denoyez et Chorques,
n°88032 ; CE, Sect., 18 janvier 2013, Association SOS Racisme, n°328230.
b – Les trois cas dans lesquels un traitement différencié des usagers est légal
Il existe un principe et trois exceptions.
Le principe : En vertu du principe d’égalité devant le service public, la personne en charge d’un
service public doit traiter de manière identique tous les usagers (ou clients) de ce service public.
Exceptions : Il est trois cas où la personne en charge d’un service public peut, en toute légalité,
traiter différemment les usagers de ce service public, c’est-à-dire leur appliquer un traitement diffé-
rencié :
1. lorsqu’une loi permet un traitement différencié des usagers du service public,
2. lorsqu’il existe entre les usagers du service public des différences de situation
3. lorsqu’une nécessité d'intérêt général liée au service public justifie un traitement différen-
cié des usagers du service public.
Il y a lieu d’analyser le fondement de chacun de ces trois dans lesquels la personne en charge d’un
service public a le droit de traiter différemment les usagers de ce service public.
1
Fondement du premier cas dans lequel un traitement différencié des usagers est légal : la loi.
Un traitement différencié est justifié s’il est la conséquence nécessaire d’une loi, s’il est expressément
prévu par une disposition législative.
2
Fondement du deuxième cas dans lequel un traitement différencié des usagers est légal : des
différences de situation entre les usagers du service public.
Pour justifier un traitement différencié, les différences de situation existant entre les usagers doivent
être appréciables, objectives et en rapport avec l'objet du service public.
L’égalité de traitement n'a de valeur que si les usagers se trouvent dans des situations comparables
au regard de l'objet du service public. Parfois, un traitement identique équivaut à un traitement
inique. À situations différentes, traitements différents à condition que les différences de situation
revêtent les caractères ci-dessus énumérés.
3
Fondement du troisième cas dans lequel un traitement différencié des usagers est légal : une
nécessité d'intérêt général liée au service public.
Signification : Dans ce dernier cas, la personne en charge d’un service public estime que l’intérêt gé-
néral commande de traiter différemment les usagers de ce service public.
Ce troisième fondement apparaît comme subsidiaire. Avant d’y recourir, le juge s’assure d’abord de
l’inexistence des deux autres fondements susmentionnés (loi et différences de situation).
*
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Nota bene : L’administration n’a pas l’obligation de traiter différemment des personnes se trou-
vant dans des situations différentes.
Certes, comme nous l’avons vu, l’administration a le droit de traiter différemment des personnes se
trouvant dans des situations différentes. Mais il faut savoir que, selon le Conseil d’État, elle n’en a pas
l’obligation, sauf disposition législative contraire : CE, Ass., 28 mars 1997, Société Baxter et autres, n°
179049.
En d’autres termes, vous ne pouvez pas exiger de l’administration qu’elle vous traite différemment
au motif que votre situation serait différente de celle des autres.
**
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Réponses :
I. En ce qui concerne les élèves des écoles, collèges et lycées publics
L’article premier de la loi n° 2004-228 du 15 mars 2004 (devenu l’article L141-5-1 du code de l’édu-
cation) dispose :
« Dans les écoles, les collèges et les lycées publics, le port de signes ou tenues par lesquels
les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit. »
Analyse du Conseil d’État : « Il résulte de ces dispositions que, si les élèves des écoles,
collèges et lycées publics peuvent porter des signes religieux discrets, sont en revanche
interdits, d'une part, les signes ou tenues, tels notamment un voile ou un foulard isla-
mique, une kippa ou une grande croix, dont le port, par lui-même, manifeste ostensible-
ment une appartenance religieuse, d'autre part, ceux dont le port ne manifeste ostensi-
blement une appartenance religieuse qu'en raison du comportement de l'élève. » – CE,
Juge des référés, 7 septembre 2023, Association Action droit des musulmans, n°487891.
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Les principes de neutralité et de laïcité pèsent donc plus sur les agents que sur les usagers.
Ce traitement inégal s'explique aisément : parce qu'il a la charge de la mise en œuvre du principe
d'égalité devant le service public, « l'agent ne doit pas, par son comportement, autoriser un quel-
conque doute sur la neutralité du service public ».
***/***
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CE, 7 juin 1999 Syndicat hippique national et autres, n° 188812. | Disponible ici :
https://tinyurl.com/ms2f73m
CE, 12 octobre 2018 M. Boutin et société d’entraînement Mathieu Boutin, n° 410998. | Disponible
ici : https://tinyurl.com/4u4e87w9
CE, Ass., 20 décembre 1935 Société anonyme des Établissements Vezia, n° 39234. | Disponible
ici: https://tinyurl.com/4r6eu2a3
CE, Ass., 13 mai 1938 Caisse primaire « Aide et protection », n°57302. | Disponible ici :
https://tinyurl.com/yxarjee7
CE, Ass., 16 novembre 1956 Union syndicale des industries aéronautiques, n°26549. | Disponible
ici : https://tinyurl.com/42n9u57r
CE, Ass. 21 novembre 1958 Syndicat national des transporteurs aériens, n° 30693-33969. | Dis-
ponible ici : https://tinyurl.com/4u98emfu
CE, Ass., 28 mars 1997 Société Baxter et autres, n° 179049. | Disponible ici :
https://tinyurl.com/2e764muj
CE, Avis, 3 mai 2000 Mlle Marteaux, n° 217017. | Disponible ici : https://tinyurl.com/6vmcycu3
CE, Juge des référés, 7 septembre 2023 Association Action droit des musulmans, n°487891. | Dis-
ponible ici : https://tinyurl.com/nsa6k57h
CE, Juge des référés, 25 septembre 2023 Association La voix lycéenne et autre, n°487896. | Dis-
ponible ici : https://tinyurl.com/mn729hek
CE, Sect., 9 mars 1951 Société des concerts du conservatoire, n°92004. | Disponible ici :
https://tinyurl.com/4kxvw7pw
CE, Sect., 22 novembre 1974 Fédération des industries françaises d’articles de sport, n° 89828. |
Disponible ici : https://tinyurl.com/ys2sc3mb
CE, Sect., 18 mars 1977 Chambre de commerce de la Rochelle, n° 97939. | Disponible ici :
https://tinyurl.com/3n6pscfp
CE, Sect., 22 février 2007 Association du Personnel Relevant des Établissements pour Inadaptés
(A.P.R.E.I.), n° 264541. | Disponible ici : https://tinyurl.com/bd56nte6
VEROT (Celia), Conclusions sur CE, Sect., 22 février 2007 Association du Personnel Relevant des
Établissements pour Inadaptés (A.P.R.E.I.), n° 264541. Fondement juridique de notre définition du
service public. | Disponible ici : https://tinyurl.com/58m2tsck
CE, Sect., 18 janvier 2013 Association SOS Racisme, n°328230. | Disponible ici :
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CE, Sect., Avis, 10 avril 1992 SARL Hofmiller, n° 132539. | Disponible ici :
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Communiqué de presse du Conseil d’État sur CE, Juge des référés, 7 septembre 2023, Association
Action droit des musulmans, n°487891. | Disponible ici : https://tinyurl.com/n93r49vx
Communiqué de presse du Conseil d’État sur CE, Juge des référés, 25 septembre 2023, Association
La voix lycéenne et autre, n°487896. | Disponible ici : https://tinyurl.com/mr3hm33
Cons. const., 25 juillet 1979 Décision n° 79-105 DC, Loi modifiant les dispositions de la loi n° 74-
696 du 7 août 1974 relatives à la continuité du service public de la radio et de la télévision en cas de
cessation concertée du travail. | Disponible ici : https://rb.gy/p3bou
Loi du 2 juin 1891 ayant pour objet de réglementer l’autorisation et le fonctionnement des courses de
chevaux. | Disponible ici : https://tinyurl.com/yeykp45k
Loi n° 2004-228 du 15 mars 2004 encadrant, en application du principe de laïcité, le port de signes
ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics. |
Disponible ici : https://tinyurl.com/rb9sbs5z
Ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, 31 août 2023 Note de service relative au respect
des valeurs de la République. | Disponible ici : https://tinyurl.com/5xj553bb
Stirn, B. 19 octobre 2017 « Le service public dans la jurisprudence du Conseil d’État français », in.
Service(s) public(s) en Méditerranée, Athènes. | Disponible ici : https://tinyurl.com/bdpdm598
TC, 22 janvier 1921 Colonie de la Côte d’Ivoire c. Société commerciale de l’Ouest africain, n°00706.
| Disponible ici : https://tinyurl.com/4zdt7bcp
MATTER (Paul), Conclusions sur TC, 22 janvier 1921, Colonie de la Côte d’Ivoire c. Société com-
merciale de l’Ouest africain, n°00706. Exposé des faits et des solutions examinées. | Disponible
ici : https://tinyurl.com/9rd35jah
TC, 9 juin 1986 Commune de Kintzheim c. Office national des forêts, n°02428. | Disponible ici :
https://tinyurl.com/38kcdunj
TC, 29 décembre 2004 Époux Blanckeman c/ Voies navigables de France, n° C3416. | Disponible
ici : https://tinyurl.com/32yb9e8c
TC, 9 janvier 2017 Société Centre Léman c/ communauté d’agglomération d’Annemasse - Les Voi-
rons, n °4074. | Disponible ici : https://tinyurl.com/4mue8nzj
À retenir
Définitions à retenir
Définitions Pages
Service public Page 8
Contrat de concession de service public p. 20
Contrat de délégation de service public p. 20
Marché de service public p. 21
Redevances p. 22
Service public à caractère administratif (SPA) p. 30
Service public à caractère industriel et commercial (SPIC) p. 30
Principe de continuité p. 34
Principe d’adaptation ou de mutabilité p. 34
Principe d’égalité devant le service public p. 35
Définitions audio : https://lex-data.fr/exercices/dadmgen/spc_dag_quiz_2023-2024_definitions/story_html5.html
*
Arrêts à retenir
Arrêts Pages
CE, Sect., 22 février 2007, Association du Personnel Relevant des Établissements Page 13
pour Inadaptés, APREI, n° 264541
TC, 22 janvier 1921, Colonie de la Côte d’Ivoire c. Société commerciale de l’Ouest afri- p. 27
cain, n° 00706 – arrêt dit du Bac d’Eloka
CE, Ass., 16 novembre 1956, Union syndicale des industries aéronautiques (USIA) p. 28
CE, 13 juin 1980, Madame Bonjean, n° 17995 p. 33
CE, Sect., 27 janvier 1961, Vannier p. 35
CE, Sect., 9 mars 1951, Société des concerts du conservatoire, n° 92004 p. 36
CE, Sect., 10 mai 1974, Denoyez et Chorques, n° 88032 88148 p. 36
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Service public
54 questions (plausibles) d’examen tant oral qu’écrit
Solutions :
Ces 54 questions et les bonnes réponses correspondantes sont aussi en ligne, sous forme d’exer-
cices interactifs, sur mon site Web, Lex publica, aux adresses complémentaires suivantes :
1. https://lex-data.fr/exercices/dadmgen/spc_dag_quiz_2023-2024_1/story_html5.html
2. https://lex-data.fr/exercices/dadmgen/spc_dag_quiz_2023-2024_2/story_html5.html
3. https://lex-data.fr/exercices/dadmgen/spc_dag_quiz_2023-2024_3/story_html5.html
4. https://www.lex-publica.com/inside/quiz/dadmgen/
1
Si l’on s’en tient à sa définition juridique, un service public est…
…un organisme ou une structure.
…une activité ou une mission.
…une personne publique ou privée.
2
Toutes les activités de l’État et des collectivités territoriales sont-elles des services publics ?
Oui.
Non.
3
Juridiquement parlant, que se passe-t-il lorsqu’une activité est reconnue comme étant un ser-
vice public ?
Elle devient gratuite.
On lui applique des règles spécifiques, notamment les lois du service public.
Elle cesse d’être rentable.
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4
Quel intérêt juridique y a-t-il à distinguer les activités de l’État et des collectivités territoriales
qui sont des services publics de celles qui ne le sont pas ?
La distinction entre droit public et droit privé.
Les activités de l’État et des collectivités territoriales reconnues comme services publics sont sou-
mises à des règles spécifiques, notamment aux lois du service public, encore appelées « lois de Rol-
land » : continuité, mutabilité et égalité.
Aucun intérêt juridique.
La délimitation des compétences respectives des juridictions administratives et judiciaires.
5
En pratique, qui décide de qualifier de service public une activité donnée ?
Indiquer la(es) bonne(s) réponse(s).
L’autorité administrative.
Le juge administratif ou judiciaire.
Le législateur.
6
Quelle qualification de service public donnée à une activité s’impose aux juridictions adminis-
tratives et judiciaires ?
Indiquer la(es) bonne(s) proposition(s).
La qualification de service public décidée par l’autorité administrative.
La qualification de service public décidée par le législateur (la loi).
La qualification de service public donnée par les citoyens.
7
Vous vous demandez si telle activité culturelle (ou autre) est ou non un service public.
Vous consultez la loi qui régit cette activité culturelle.
Que pourriez-vous y découvrir ?
Indiquer la(es) bonne(s) proposition(s).
Que la loi a qualifié de service public cette activité culturelle. Autrement dit, la loi dispose que
cette activité culturelle est un service public.
Que la loi a exclu expressément que cette activité culturelle soit un service public. Autrement dit,
la loi dispose que cette activité culturelle n’est pas un service public.
Que la loi ne retient ni n’exclut expressément la qualification de service public à propos de cette
activité culturelle. En d’autres termes, la loi est silencieuse sur cette question.
8
Si une loi qualifie de service public une activité donnée, le juge (administratif ou judiciaire)
est-il obligé d’abonder dans le même sens ?
Oui.
Non.
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9
Si une autorité administrative qualifie de service public une activité donnée, le juge (adminis-
tratif ou judiciaire) est-il obligé d’abonder dans le même sens ?
Oui.
Non.
10
Si une loi refuse expressément la qualification de service public à une activité donnée, que
peut faire le juge ?
Le juge doit abonder dans le même sens que la loi et considérer que l’activité en question n’est
pas un service public.
Motif : le juge est soumis à la loi.
Le juge peut considérer que l’activité en question est un service public s’il estime qu’elle satisfait
aux critères jurisprudentiels.
Le juge, qui est indépendant, peut ne pas appliquer la loi.
11
Si aucune loi n’octroie ni ne refuse expressément la qualification de service public à une acti-
vité donnée, quels critères cette activité doit-elle remplir pour être qualifiée de service public par
le juge ?
Indiquer la(es) bonne(s) proposition(s).
Caractère d’intérêt général.
Réclamation des citoyens.
Lien direct ou indirect avec une personne publique.
Détention de prérogatives de puissance publique.
12
Quels sont les critères jurisprudentiels requis pour qu’une activité donnée soit considérée
comme un service public ?
Indiquer la(es) bonne(s) proposition(s).
L’activité doit plaire aux citoyens.
L’activité doit présenter un caractère d’intérêt général.
Il doit y a voir un lien direct ou indirect entre cette activité et une personne publique.
La personne, publique ou privée, qui gère cette activité doit détenir des prérogatives de puis-
sance publique.
13
En vertu des critères jurisprudentiels, un service public est-il nécessairement une activité
d'intérêt général ?
Oui.
Non.
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14
En vertu des critères jurisprudentiels, une activité d'intérêt général est-elle nécessairement
un service public ?
Oui.
Non.
15
Indiquer les propositions correctes :
L'intérêt général, c’est forcément l'intérêt de tout le monde.
L'intérêt général, c'est souvent l'intérêt de la majorité.
L'intérêt général, c'est parfois l'intérêt d'une minorité.
L'intérêt général est toujours le résultat d’un arbitrage (d’un choix) entre différents intérêts parti-
culiers.
16
Lesquelles des personnes ou entités suivantes sont des personnes publiques ?
La Première ministre.
L’État.
Une commune, un département, une région, une université, un hôpital public ou Pôle emploi.
Le maire d’une commune, le président d’une université, la ministre de l’Écologie, une députée ou
un sénateur.
17
Une personne publique est-elle forcément une personne morale ?
Oui.
Non.
18
Est-il exact que « personne publique » et « personne morale de droit public » sont syno-
nymes ?
C’est tantôt exact, tantôt inexact.
C’est toujours exact.
C’est toujours inexact.
19
Est-il exact que « service public » et « établissement public » sont synonymes ?
Oui.
Non.
20
Une commune est-elle un service public ?
Oui.
Non.
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21
Lesquelles des personnes ou entités suivantes sont des personnes privées ?
Indiquer la(es) bonne(s) réponse(s).
Vous ou moi.
Météo-France.
EDF.
Université Toulouse Capitole.
22
Une commune est-elle un établissement public ?
Oui.
Non.
23
Une personne privée est-elle forcément une personne morale ?
Oui.
Non.
24
Une entreprise privée peut-elle gérer un service public ?
Oui.
Non.
25
Une association relevant de la loi du 1er juillet 1901 peut-elle gérer un service public ?
Oui.
Non.
26
Une activité gérée par une personne publique est-elle nécessairement un service public ?
Oui.
Non.
27
Vous constatez qu’une personne privée gère un service public avec l’habilitation et sous le
contrôle d’une personne publique.
Choisissez les bonnes éventualités.
La personne publique a autorisé unilatéralement la personne privée à gérer le service public.
La personne publique et la personne privée ont conclu un contrat de concession ou de délégation
de service public.
La personne publique et la personne privée ont conclu un marché de service public.
La personne privée appartient à la personne publique.
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28
Une personne privée chargée de gérer un service public est-elle forcément dotée de préroga-
tives de puissance publique.
Oui.
Non.
29
Indiquez les propositions correctes :
La rémunération du titulaire d’un contrat de concession de service public [le concessionnaire] est
liée aux résultats de l’exploitation du service public qui lui a été concédé.
La rémunération du titulaire d’un marché de service public n’est pas liée aux résultats de l’exploi-
tation de l’exploitation du service public qui lui a été confié.
La rémunération du titulaire d’un contrat de délégation de service public [le délégataire] est liée
aux résultats de l’exploitation du service public qui lui a été délégué.
30
Indiquez les propositions correctes :
Dans un contrat de concession de service public, il n’y a pas transfert des risques de l’autorité
concédante au concessionnaire [le cocontractant].
Dans un marché de service public, il n’y a pas transfert des risques au titulaire du marché [le co-
contractant].
Dans un contrat de délégation de service public, il y a transfert des risques de l’autorité délé-
gante au délégataire [le cocontractant].
31
Qui peut conclure un contrat de concession de service public ?
Indiquer la(es) proposition(s) adéquate(s).
L’État.
Les collectivités territoriales (communes, départements, régions, etc.).
Les établissements publics locaux, c’est-à-dire les établissements publics qui sont rattachés à des
collectivité territoriales (communes, départements, régions, etc.).
Les établissements publics nationaux, c’est-à-dire les établissements publics qui sont rattachés à
l’État.
32
Qui peut conclure un contrat de délégation de service public ?
Indiquer la(es) proposition(s) adéquate(s).
L’État.
Les collectivités territoriales (communes, départements, régions, etc.).
Les établissements publics locaux, c’est-à-dire les établissements publics qui sont rattachés à des
collectivité territoriales (communes, départements, régions, etc.).
Les établissements publics nationaux, c’est-à-dire les établissements publics qui sont rattachés à
l’État.
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33
Qu’est-ce qu’une redevance ?
Une somme que l’on paye en qualité d’usager d’un service public.
Exemple : les droits d’inscription à l’université.
Une taxe ou un impôt.
34
À quelles conditions l’établissement d’une redevance sera-t-il considéré comme légal ?
Indiquer la(es) proposition(s) adéquate(s).
La redevance doit porter sur un service qui, par nature, peut donner lieu à la perception d’une
redevance.
La redevance doit correspondre à un service rendu à l'usager.
Le montant de la redevance doit correspondre au coût réel du service rendu.
35
Les activités gérées par l’État et les collectivités territoriales (communes, départements, ré-
gions, etc.) se composent…
…d’activités qui sont des activités de service public.
…d’activités qui ne sont pas des activités de service public.
36
Dans quel arrêt a été énoncée pour la première fois la distinction entre les services publics à
caractère administratif et les services publics à caractère industriel et commercial ?
CE, Ass., 16 novembre 1956, Union syndicale des industries aéronautiques, n°26549 (arrêt connu
sous l’appellation familière « arrêt USIA »).
TC, 22 janvier 1921, Colonie de la Côte d’Ivoire c. Société commerciale de l’Ouest africain,
n°00706 - arrêt dit du Bac d’Eloka.
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Dans quel arrêt ont été énoncés pour la première fois les critères de la distinction entre les
services publics à caractère administratif et les services publics à caractère industriel et commer-
cial ?
CE, Ass., 16 novembre 1956, Union syndicale des industries aéronautiques, n°26549 (arrêt connu
sous l’appellation familière « arrêt USIA »).
TC, 22 janvier 1921, Colonie de la Côte d’Ivoire c. Société commerciale de l’Ouest africain,
n°00706 - arrêt dit du Bac d’Eloka.
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Établissements publics et service public. 1/2
Indiquer les propositions correctes :
Un établissement public à caractère administratif (EPA) est un établissement public qui gère un
service public à caractère administratif.
Un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) est un établissement public
qui gère un service public à caractère industriel et commercial.
Un établissement public « à double visage » est un établissement public qui gère à la fois un ser-
vice public à caractère administratif et un service public à caractère industriel et commercial.
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Établissements publics et service public. 2/2
Indiquer les propositions correctes :
Certains établissements publics ne gèrent aucun service public.
Il existe des établissements publics qui ne gèrent ni un service public à caractère administratif, ni
un service public à caractère industriel et commercial.
En principe, les établissements publics gèrent soit un service public à caractère administratif, soit
un Quelques établissements publics gèrent à la fois un service public à caractère administratif et un
service public à caractère industriel et commercial.
40
Existe-t-il des services publics qui ne seraient
- ni des services publics à caractère administratif,
- ni des services publics à caractère industriel et commercial ?
Oui.
Non.
41
Quel intérêt y a-t-il à distinguer le service public à caractère administratif et le service public à
caractère industriel et commercial ?
Indiquer les propositions correctes :
Les litiges relatifs à un service public à caractère industriel et commercial relèvent globalement
de la compétence du juge judiciaire.
Les litiges relatifs à un service public à caractère administratif relèvent globalement de la compé-
tence du juge administratif.
Les litiges relatifs à un service public à caractère industriel et commercial sont en principe tran-
chés sur la base du droit privé.
Les litiges relatifs à un service public à caractère administratif sont en principe tranchés sur la
base du droit administratif.
42
Quels sont les trois critères qui permettent de distinguer un service public à caractère admi-
nistratif et un service public à caractère industriel et commercial ?
La rentabilité économique.
L’objet du service public.
L’origine des ressources du service public.
Les modalités de fonctionnement du service public.
43
Indiquez les propositions correctes :
Une personne publique peut gérer un service public à caractère industriel et commercial.
Une personne privée peut gérer un service public à caractère administratif.
Une personne publique peut gérer un service public à caractère administratif.
Une personne privée peut gérer un service public à caractère industriel et commercial.
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Les personnes publiques comme les personnes privées peuvent un SPA ou un SPIC.
44
Que faut-il entendre par la formule « lois de Rolland » ?
Des lois votées par le Parlement sur proposition d’un certain député Rolland.
Trois principes applicables à tous les services publics.
45
Quels sont les principes du service public, encore appelés « lois de Rolland » ?
Le principe de continuité.
Le principe d’adaptation ou de mutabilité.
Le principe d’adaptation ou de mutabilité.
Le principe d’égalité.
46
Indiquez les propositions correctes :
Un service public à caractère administratif (SPA) doit respecter les trois lois du service public.
Un service public à caractère industriel et commercial (SPIC) doit respecter les trois lois du ser-
vice public.
Un service public géré par une personne publique doit respecter les trois lois du service public.
Un service public géré par une personne privée doit respecter les trois lois du service public.
Tous les services publics, qu’il s’agisse de SPA ou de SPIC, qu’ils soient gérés par des personnes
publiques ou par des personnes privées, doivent respecter les trois lois du service public.
47
Que signifie le principe de continuité du service public ?
Que le service public doit fonctionner continuellement.
Que le service public doit fonctionner continûment, sans aucune solution de continuité.
Que le service public doit fonctionner de manière régulière ou constante.
Que le fonctionnement du service public ne doit jamais être interrompu.
48
Que signifie le principe d’adaptation ou de mutabilité du service public ?
Que le service public doit s'adapter aux variations de l'intérêt général.
Que la personne en charge d’un service public peut et, parfois, doit modifier ses règles d’organi-
sation ou de fonctionnement en vue de le rendre plus efficace ou plus attractif.
49
Que signifie le principe d’égalité devant le service public ?
Que normalement, c'est-à-dire en principe, l'administration doit traiter d'une manière identique
les usagers du service public.
Que, dans trois cas, l'administration peut traiter différemment les usagers du service public.
Qu'en aucun cas l'administration n'est obligée de traiter différemment des usagers se trouvant
dans des situations différentes.
Elle le peut, mais elle n’y est pas obligée, sauf texte contraire.
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Une personne (publique ou privée) qui gère un service public a-t-elle le droit de fixer des ta-
rifs différents, c’est-à-dire plus ou moins élevés selon les différentes catégories d’usagers de ce
service public ?
Non, en aucun.
Oui, dans trois cas.
51
Dans quels cas la personne en charge d’un service public peut-elle traiter différemment les
usagers de ce service public ?
Lorsqu’une loi autorise le traitement différencié des usagers.
Lorsque les usagers se trouvent dans des situations différentes au regard de l’objet du service
public.
En présence d’usagers français et d’usagers non français.
Lorsqu’une nécessité d’intérêt général justifie le traitement différencié des usagers.
52
Une personne (publique ou privée) qui gère un service public peut-elle refuser de traiter dif-
féremment les usagers de ce service public ?
Non, en aucun.
Oui, si aucune loi ne l’oblige à les traiter différemment.
53
Une personne (publique ou privée) qui gère un service public est-elle toujours obligée de trai-
ter de manière identique tous les usagers de ce service public ?
Non.
Oui.
Peut-être.
54
Le Laïcité et port de signes d’appartenance religieuse dans un service public.
Indiquer les propositions correctes :
Dans les écoles, les collèges et les lycées publics, les élèves ont le droit de porter des signes dis-
crets d’appartenance religieuse.
Dans les écoles, les collèges et les lycées publics, les enseignants ont le droit de porter des signes
discrets d’appartenance religieuse.
Dans les universités, les étudiants ont le droit de porter des signes ostensibles d’appartenance
religieuse.
Dans les universités, les enseignants ont le droit de porter des signes discrets d’appartenance re-
ligieuse.
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Solutions :
Ces 54 questions et les bonnes réponses correspondantes sont en ligne, sous forme d’exercices in-
teractifs, sur mon site Web, Lex publica, aux adresses complémentaires suivantes :
1. https://lex-data.fr/exercices/dadmgen/spc_dag_quiz_2023-2024_1/story_html5.html
2. https://lex-data.fr/exercices/dadmgen/spc_dag_quiz_2023-2024_2/story_html5.html
3. https://lex-data.fr/exercices/dadmgen/spc_dag_quiz_2023-2024_3/story_html5.html
4. https://www.lex-publica.com/inside/quiz/dadmgen/
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