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°°tds Examens Analyse5 Sma3 Fso-Ouajda 20-21

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SMA3 ANALYSE 5

LIVRE TDs+EXAMENS
FSO OUAJDA
https://sites.google.com/site/saborpcmath/

COURS DE SOUTIEN
SMPC SMAI ENSAM ENSA FST
Résumé des cours, corrigé des exercices et
des examens, pour les étudiants niveau
universitaire
‫ تصحيح المتحانات‬+ ‫ تمارين شاملة‬+‫طلب الدروس الكتب السالسل‬
PHYSIQUE CHIMIE

MATH : INFORMATIQUE

‫اتقدم بالشكر لجميع االساتذة الكرام و طلبة كلية العلوم ومختلف‬


‫المدارس العليا على ارسال سالسل التمارين مع التصحيح لمشاركتها مع‬
‫جميع المتعلمين و مع االجيال القادمة‬

Veuillez nous contacter :


06-38-14-88-74
par whatsapp :06-02-49-49-25
UNIVERSITÉ MOHAMMED PREMIER
faculté des sciences Année universitaire : 2020/2021
oujda Filière : SMA
Département de Mathématiques Semestre : S3, Module : Analyse 5

Série TD n◦1

Exercice 1. Pour tout (x1 , ..., xn )Rn , on pose :

||x||1 = |x1 | + ... + |xn |,


h i1
2 2 2
||x||2 = |x1 | + ... + |xn | ,
||x||∞ = max{|x1 |2 + ... + |xn |2 }.

1. Montrer que pour tout x ∈ Rn : ||x||∞ ≤ ||x||2 ≤ ||x||1 ≤ n||x||∞ .


2. Tracer dans R2 la boules unités pour ces trois normes.

Exercice 2. Pour tout (x, y) ∈ R2 , on pose : ||(x, y)|| = max(|x + y|, |x − 2y). Montrer qu’il
s’agit bien d’une norme sur R2 et dessiner sa boule unité fermée.
p
Exercice 3. 1. Montrer que d1 telle que : d1 (x, y) = |x − y| définie bien une distance sur R.
2. Soit f une fonction de R vers R. On pose : d(x, y) = |f (x) − f (y)|. Montrer que d est une
distance sur R si et seulement si f est injective.
3. Les fonctions suivantes d2 et d3 sont elles des distances sur R ?

d2 (x, y) = |x3 − y 3 |, d3 (x, y) = |x2 − y 2 |.

Exercice 4. Soit d une distance sur Rn , montrer que :

∀x, y, z ∈ Rn , |d(x, y) − d(y, z)| ≥ d(x, z).

Exercice 5. 1. Montrer que dans un espace métrique (Rn , d), l’intersection de tous les voi-
sinages d’un point a élément de Rn se réduit à {a}.
2. Soient A et B deux parties dans Rn telles que A ⊂ B. Démontrer que Å ⊂ B̊ et que
A ⊂ A.
3. Prouver que E\A = int(E\A). En déduire que l’adhérence A d’une partie A de Rn est
fermé et que c’est le plus petit fermé contenant A.
4. Soit d1 la distance discrète sur Rn définie par : d1 (x, y) = 0 si x = y et d1 (x, y) = 1 si
x 6= y. Déterminer toutes les boules ouvertes et fermées de rayon 13 et celles de rayon 1.

Exercice 6. Soient A et B deux parties dans Rn muni de sa norme usuelle.


1. Comparer Fr(Å) et Fr(A).
2. Comparer Fr(A) et Fr(A).
3. Montrer que Fr(A ∩ B) ⊂ Fr(A) ∪ Fr(B).

Exercice 7. Soit (Rn , d) un espace métrique. On considère A une partie non vide de Rn telle
que : ∀a, a0 ∈ A avec a 6= a0 , d(a, a0 ) ≥ 1. Montrer que A est fermé de Rn

Exercice 8. Soit (Rn , d) un espace métrique.


1. Montrer que toute partie fermée F d’une partie compacte K de Rn est elle-même compacte.
2. Soit K une partie compacte de Rn et x ∈ Rn . Montrer qu’il existe y ∈ K tel que d(x, K) =
d(x, y), où d(x, K) = inf d(x, z).
z∈K

Exercice 9. Soient E et F deux parties compactes non vides et disjointes de Rn .


1. ∀x ∈ E, montrer qu’il existe un voisinage ouvert Vx de x et un ouvert Ux contenant F tel
que Vx ∩ Ux = ∅.
2. Déduire qu’il existe deux ouverts U et V disjoints de Rn tels que E ⊂ V et F ⊂ U .

Exercice 10. Soit (E, d) un espace métrique.


1. Soit A une partie de E connexe. Montrer que toute partie B ⊂ E vérifiant A ⊂ B ⊂ A
est connexe.
2. Si (An )n≥0 est une suite de parties[connexes de E telle que An ∩ An+1 6= ∅ pour tout
n ≥ 0. Prouver par récurrence que An est connexe.
n≥0

Exercice 11. Soit (Rn , d) un espace métrique. Pour tout x ∈ Rn et toute partie A de Rn , on
pose d(x, A) = inf d(x, y).
y∈A

1. Montrer que d(x, A) = 0 ⇐⇒ x ∈ A.


2. Montrer que pour A fixé dans Rn , l’application suivante est continue :

ψ : Rn −→ R
x 7−→ d(x, A).

3. Soient A et B deux fermé disjoints de Rn (i.e., A∩B = ∅). Montrer qu’il existe deux ouverts
disjoints U et V de Rn tel que A ⊂ U et B ⊂ V .

page 2
Correction de la Série N ◦1

Corrigé 1. 1. Soit j ∈ [1 : n] tel que ||x||∞ = |xj |.


• On a :

||x||2∞ = max{|x1 |2 , ..., |xn |2 }


= |xj |2
≤ |x1 |2 + · · · + |xn |2 = ||x||22 .

Donc
||x||∞ ≤ ||x||2 (1)
• On a :

||x||22 = |x1 |2 + · · · + |xn |2 = ||x||22 ,


X
≤ |x1 |2 + · · · + |xn |2 + 2 |xi ||xj |,
1≤i<j≤n
2
≤ (|x1 | + · · · + |xn |) = ||x||2 .

Donc
||x||2 ≤ ||x||1 (2)
• On a :

||x||1 = |x1 | + · · · + |xn | = ||x||2 ,


≤ ||x||∞ + · · · + ||x||∞ ,
≤ n||x||∞ .

Donc
||x||1 ≤ n||x||∞ (3)
Finalement (1), (2) et (3) nous donnent le résultat.
2. Pour une norme ||.|| dans R2 , on a : B= la boule unité fermée={(x, y) ∈ R/||(x, y)|| ≤ 1}.
• On a

B 1 = {(x, y) ∈ R2 /||(x, y)||1 ≤ 1}


= {(x, y) ∈ R2 /|x| + |y| ≤ 1}

− Si x ≥ 0 et y ≥ 0 =⇒ x + y ≤ 1 =⇒ x + y − 1 ≤ 0.
− Si x ≥ 0 et y ≤ 0 =⇒ x − y ≤ 1 =⇒ x − y − 1 ≤ 0.
− Si x ≤ 0 et y ≥ 0 =⇒ −x + y ≤ 1 =⇒ −x + y − 1 ≤ 0.
− Si x ≤ 0 et y ≤ 0 =⇒ −x − y ≤ 1 =⇒ −x − y − 1 ≤ 0.

page 3
• On a

B∞ = {(x, y) ∈ R2 /||(x, y)||∞ ≤ 1}


= {(x, y) ∈ R2 / max{|x| + |y|} ≤ 1}
= {(x, y) ∈ R2 /|x| ≤ 1 et |y| ≤ 1}
= {(x, y) ∈ R2 / − 1 ≤ x ≤ 1 et − 1 ≤ y ≤ 1}
= [−1, 1] × [−1, 1].

• On a

B2 = {(x, y) ∈ R2 /||(x, y)||22 ≤ 1}


= {(x, y) ∈ R2 /|x|2 + |y|2 ≤ 1}
= {(x, y) ∈ R2 /x2 + y 2 ≤ 1}
= Disque de centre O et de rayon 1.

page 4
Corrigé 2. • Soit
|| · || : R2 −→ R+
(x, y) 7−→ max{|x + y|, |x − 2y|}.
− || · || est bien définie car |x + y| ≥ 0 et |x − 2y| ≥ 0.
− On a :

||(x, y)|| = 0 ⇐⇒ max{|x + y|, |x − 2y|} = 0,


⇐⇒ |x + y| = 0 et |x − 2y| = 0,
⇐⇒ x = −y et x = 2y,
=⇒ x = −y et − y = 2y,
=⇒ x = −y et 3y = 0,
=⇒ x = y = 0.

On a aussi x = y = 0 =⇒ |x + y| = 0 et |x − 2y| = 0. Par suite, ||(0, 0)|| = 0.


Donc, finalement, ||(x, y)|| = 0 si et seulement si x = y = 0.
− Soit λ ∈ R, alors :

||λ(x, y)|| = ||(λx, λy)||,


= max{|λx + λy|, |λx − 2λy|},
= max{|λ||x + y|, |λ||x − 2y|},
= |λ| max{|x + y|, |x − 2y|},
= |λ| · ||(x, y)||.

− Pour tout (x, y) et (x0 , y 0 ) ∈ R2 , on a

||(x, y) + (x0 , y 0 )|| = ||(x + x0 , y + y 0 )||,


= max{|x + x0 + y + y 0 |, |x + x0 − 2(y + y 0 )|},
= max{|x + x0 + y + y 0 |, |x + x0 − 2(y + y 0 )|},
≤ max{|x + y| + |x0 + y 0 |, |x + −2y| + |x0 − 2y 0 |},
≤ max{|x + y|, |x − 2y|} + max{|x0 + y 0 |, |x0 − 2y 0 |},
≤ ||(x, y)|| + ||(x0 , y 0 )||.

Par suite, || · || est une norme sur R2 .

page 5

B(O, 1) = B((0, 0), 1) = {(x, y) ∈ R2 /||(x, y)|| ≤ 1}


= {(x, y) ∈ R2 / max{|x + y|, |x + −2y)|} ≤ 1}
= {(x, y) ∈ R2 /|x + y| ≤ 1 et |x + −2y| ≤ 1
= {(x, y) ∈ R2 / − 1 ≤ x + y ≤ 1 et − 1 ≤ x + −2y ≤ 1
= {(x, y) ∈ R2 /x + y − 1 ≤ 0, x + y + 1 ≥ 0, x − 2y − 1 ≤ 0 et x + y + 1 ≥ 0

Corrigé 3. 1.
R2 −→ p
d1 (·, ·) : R+
(x, y) 7−→ |x − y|.
p
− d1 est une application bien définie car |x − y| ≥ 0.
p
− d1 (x, y) = 0 ⇐⇒ |x − y| ≥ 0 ⇐⇒ |x − y| ≥ 0 ⇐⇒ x = y.
p p
− d1 (x, y) = |x − y| = |y − x| = d1 (y, x).
p p
− d1 (x, z)2 = |x − z| ≤ |x − y| + |y − z| ≤ |x − y| + |y − z|p + 2 |x − y| |y − z|
≤ (sqrt|x − y| + |y − z|)2
≤ (d1 (x, y) + d1 (y, z))2 .

Par suite, d1 (x, z) ≤ d1 (x, y) + d1 (y, z).


2. f : R −→ R et

d1 (·, ·) : R2 −→ R+
(x, y) 7−→ |f (x) − f (y)|.
=⇒) Montrons que f est injective :
Soient x et y ∈ R, on a f (x) = f (y) =⇒ f (x) − f (y) = 0. Donc |f (x) − f (y)| = 0, alors
d(x, y) = 0. Par suite, x = y (car d est une distance). Par conséquent f est injective.
⇐=) Supposons que f est injective. Montrons que d est une distance sur R2 .

page 6
− On a :

d(x, y) = 0 =⇒ |f (x) − f (y)| = 0,


=⇒ f (x) = f (y),
=⇒ x = y ( car f est injctive).

On a aussi x = y =⇒ f (x) = f (y) =⇒ |f (x) − f (y)| =⇒ d(x, y) = 0.


− d(x, y) = |f (x) − f (y)| = |f (y) − f (x)| = d(y, x).
− Soit z un autre élément de R, alors :

d(x, z) = |f (x) − f (z)| = |f (x) − f (y) + f (y) − f (z)|,


≤ |f (x) − f (y)| + |f (y) − f (z)|,
≤ d(x, y) + d(y, z)

3. • d2 (x, y) = |x3 − y 3 | = |f (x) − f (y)|, avec f (x) = x3 .


La fonction f est monotone, donc injective. Par suite, d’après la question 2, d es une
distance sur R2 .
• d2 (x, y) = |x2 − y 2 | = |f (x) − f (y)|, avec f (x) = x2 . Notons que f n’est pas injective,
car f (x) = f (y) =⇒ x = y ou y = x. Par suite, d3 n’est une distance.

Corrigé 4. Pour tout x, y et z ∈ Rn , on a :

d(x, y) ≤ d(x, z) + d(z, y)


≤ d(x, z) + d(y, z)

Ce qui donne :
d(x, y) − d(y, z) ≤ d(x, z) (4)
On a aussi :

d(y, z) ≤ d(y, x) + d(x, z)


≤ d(x, y) + d(x, z)

Donc
d(y, z) − d(x, y) ≤ d(x, z)
Ce qui donne :
− d(x, z) ≤ d(x, y) − d(y, z) (5)
Les deux inégalités (5) et (4), donnent

−d(x, z) ≤ d(x, y) − d(y, z) ≤ d(x, y)

Par conséquent,
|d(x, y) − d(y, z)| ≤ d(x, z).
\
Corrigé 5. 1. Désignons par V(a) l’ensemble de tous les voisinages de a. Montrons que V = {a}.
V ∈V(a)

page 7
\ \
− Notons que pour tout V ∈ V(a) on a : a ∈ V Alors a ∈ V . Par suite {a} ⊂ V.
V ∈V(a) V ∈V(a)
\
− On a : V ∈ =⇒ ∃r > 0, B(a, r) ⊂ V . Alors il existe un certain n ∈ N∗ tel que
V ∈V(a)
B(a, n1 ) ⊂ V .
\ \ 1
On peut écrire aussi que : V ⊂ B(a, ).
n∈N∗
n
V ∈V(a)
On a :
\ 1
x∈ V =⇒ ∀ ∈ N∗ ; x ∈ B(a, )
n
V ∈V(a)
1
=⇒ ∀ ∈ N∗ ; d(x; a) <
n
\
Alors quand n −→ +∞ , on trouve d(x, a) = 0. Par suite x = a et alors V ⊂ {a}.
V ∈V(a)

2. • On a :

x ∈ Å =⇒ ∃r > 0; B(x, r) ⊂ A ⊂ B,
=⇒ ∃r > 0; B(x, r) ⊂ B,
=⇒ x ∈ B̊.

Finalement Å ⊂ B̊, si A ⊂ B.
• On a :

x ∈ A =⇒ ∀r > 0; B(x, r) ∩ A 6= ∅,
=⇒ ∀r > 0; B(x, r) ∩ B 6= ∅ car A ⊂ B,
=⇒ x ∈ B.

Finalement A ⊂ B.
Ou bien :

x ∈ A =⇒ ∃(xn ) ⊂ A; lim x = x,
n→+∞
=⇒ ∃(xn ) ⊂ B; lim x = x,
n→+∞

=⇒ x ∈ B.

3. Soit F un fermé tel que A ⊂ F . On a F = F , car F est fermé. Montrons que A ⊂ F .

x ∈ A =⇒ ∀ε > 0; B(x, ε) ∩ A 6= ∅,
=⇒ ∀ε > 0; B(x, ε) ∩ F 6= ∅ car A ⊂ F,
=⇒ x ∈ F = F =⇒ A ⊂ F.
=⇒ A est le plus petit

page 8
Il reste à montrer que A est un fermé. Pour cela on montre que E\A = CA
E est ouvert. On
˚
[ car
a E\A = int(E\A) = E\A,
x ∈ E\A ⇐⇒ ∃ε > 0; B(x, ε) ∩ A = ∅,
⇐⇒ ∃ε > 0; B(x, ε) ⊂ (E\A),

⇐⇒ x ∈ E\A.


On a aussi E\A est ouvert =⇒ E\A est ouvert =⇒ A est fermé.
4. Soit d1 la distance définie par
d1 (· , ·) : R2 −→  R+
0 ; x=y
(x, y) 7−→
6 y.
1 ; x=

− BO (x0 , 31 ) = {x ∈ Rn /d1 (x, x0 ) < 13 }) = {x0 }, car 1


3
< 1.
− BF (x0 , 1) = {x ∈ Rn /d1 (x, x0 ) ≤ 1} = Rn .
− BO (x0 , 1) = {x ∈ Rn /d1 (x, x0 ) < 1} = {x0 }.
− BF (x0 , 31 ) = {x ∈ Rn /d1 (x, x0 ) < 31 } = {x0 }.
˚ ˚
Corrigé 6. 1. On a : Fr(A) = A/Å et Fr(Å) = Å\Å = Å\Å (Å ouvert =⇒ Å = Å). Donc
Fr(Å) ⊂ A\Å = Fr(A) (car Å ⊂ A).
Finalement Fr(Å) ⊂ Fr(A).
2. Fr(A) = A\Å = A ∩ (CÅ
E ) = A ∩ E\A.
Fr(A) = A ∩ E\A.
On a

A ⊂ A =⇒ (E\A) ⊂ (E\A),
=⇒ E\A ⊂ E\A
=⇒ Fr(A) ⊂ A ∩ E\A = Fr(A)
=⇒ Fr(A) ⊂ Fr(A),

N.B : CÅ
E = E\A, car

x ∈ E\Å ⇐⇒ x 6∈ Å
⇐⇒ ∀ε > 0; B(x, ε) ∩ CA
E 6= ∅

⇐⇒ x ∈ CEA = E\A

3. On a :
Fr(A ∩ B) = A ∩ B ∩ CA∩B
E

= A ∩ B ∩ CA B
E ∪ CE

⊂ (A ∩ B) ∩ CA B
E ∪ CE .

En effet :

page 9
• On a vu que si A ⊂ B =⇒ A ⊂ B. Par conséquent :

A ∩ B ⊂ A =⇒ A ∩ B ⊂ A
=⇒ A ∩ B ⊂ A ∩ B
A ∩ B ⊂ B =⇒ A ∩ B ⊂ B

On peut facilement montrer que : A ∪ B ⊂ A ∪ B. Il s’ensuit que :

CA B A B
E ∪ CE ⊂ CE ∪ CE .

Alors

Fr(A ∩ B) ⊂ (A ∩ B) ∩ (CA B
E ∩ CE )
   
⊂ (A ∩ B) ∩ CA B
E ∪ (A ∩ B) ∩ CE )
   
⊂ A ∩ CAE ∪ B ∩ CB
E
⊂ Fr(A) ∪ Fr(B)

Finalement Fr(A ∩ B) ⊂ Fr(A) ∪ Fr(B).

Corrigé 7. A fermé ⇐⇒ CA ouvert ⇐⇒ ∀(an )n ⊂ A telle que lim an = x, alors x ∈ A


Soit ∀(an )n ⊂ A telle que lim an = x (i.e. (an ) converge). Alors (an )n est une suite de
Cauchy, donc ∀ε > 0, ∃Nε ∈ N; ∀p > q ≥ Nε ; ||ap − aq || < ε.
En particulier pour ε = 1, ∃N1 ∈ N; ∀p > q ≥ N1 , on a :

||ap − aq || = d(ap , aq ) < 1. (6)

D’une autre part, comme pour tout a, a0 ∈ A avec a 6= a0 , on a d(a, a0 ) ≥ 1, d’après (6) ap = aq
(car ap , aq ∈ A et d(ap , aq ) < 1).
Par suite ∃N1 ∈ N; ∀p > q ≥ N1 tel que ap = aq = aN1 une constante, (c’est-à-dire que la
suite (an ) est stationnaire). Donc lim an = aN1 ∈ A. Par conséquent A est fermé.

Corrigé 8. 1. Notons que F ⊂ K et K bornée car compact, alors F est bornée. Or F fermé
alors il est compact.
2. Notons que

d(x, K) = inf d(x, z) =⇒ ∀ε > 0, ∃zε ∈ K; 0 ≤ d(x, zε ) < d(x, K) + ε


z∈K
1
=⇒ ∀n ∈ N+ ; ∃zn ∈ K; 0 ≤ d(x, zn ) < d(x, K) + (7)
n
(la dernière implication est obtenues en prenant ε = n1 ). Comme (zn )n ⊂ K et K est
compact, alors d’après le théorème de Bolzano-Weierstrass, il existe une sous-suite (znk )
qui converge vers un certain y ∈ K. Alors d’après (7), 0 ≤ d(x, znk ) < d(x, K) + n1k .
Par suite, quant on tend k vers +∞, on trouve 0 ≤ d(x, y) ≤ d(x, K). Or d(x, K) ≤
d(x, y) (par définition de d(x, K)), alors d(x, K) = d(x, y). Finalement, ∃y ∈ K tel que
d(x, K) = d(x, y).

Corrigé 9. E et F deux parties compactes et disjointes de Rn .

page 10
1. Soit x ∈ E, ∀ ∈ F , on a x 6= y, alors ∃Vx ∈ V(x) et Uy ∈ V(y) : Vx ∩ Uy = ∅.
S
On a : F ⊂ y∈F Uy , où (Uy )y∈F est un recouvrement d’ouvert de F qui est compact. Alors
on peut extaire un sous-recouvrement fini Uy1 , ...,Uyq tel que : F ⊂ Uy1 ∪ ... ∪ Uyq := Ux
(qui est un ouvert). On pose Vx = Vy1 ∩ ... ∩ Vyq ∈ V(x) (qui est aussi un ouvert) et
Vyi ∩ Uyi = ∅, ∀1 ≤ i ≤ q.
Il reste à montrer que Vx ∩ Ux = ∅. On a :

Vx ∩ Ux = Vx ∩ (Uy1 ∪ ... ∪ Uyq )


= (Vx ∩ Uy1 ) ∪ ... ∪ (Vx ∩ Uyq )
⊂ (Vy1 ∩ Uy1 ) ∪ ... ∪ (Vyq ∩ Uyq )

Donc Vx ∩ Ux = ∅.
2. D’après 1. ∀x ∈ E, ∃Vx ∈ V(x), Ux (ouvert), tel que Ux ∩ Vx = ∅ et F ⊂ Ux .
(Vx )x∈E est un recouvrement d’ouverts de E compact. Donc il existe Vx1 , ..., Vxp un sous-
recouvrement fini tel que E ⊂ Vx1 ∪ ... ∪ Vxp = V (ouvert).
On pose : U = Ux1 ∩ ... ∩ Uxp (qui est ouvert), tel que F ⊂ U . Montrons que

U ∩ V = ∅.

On a

U ∩V = (U ∩ Vx1 ) ∪ ... ∪ (U ∩ Vxp )


⊂ (Ux1 ∩ Vx1 ) ∪ ... ∪ (Uxp ∩ Vxp ) = ∅.

Donc U ∩ V = ∅ et E ⊂ V et F ⊂ U et U , V sont deux ouverts.


Corrigé 10. 1. Rappelons que E connexe =⇒ toute application continue f : E −→ {0, 1} est
constante.
Soit f : B −→ {0, 1} continue. A ⊂ B =⇒ f/A : A −→ {0, 1} est continue.
Or A est connexe donc, f/A = cte. Montrons que f est constante sur B. Soit b ∈ B ⊂ A,
alors ∃(bn )n ⊂ A : lim bn = b. Puisque f est continue sur B, alors lim f (bn ) = f (b). Or
f (bn ) = k = cte, ∀n ∈ N. D’où f (b) = k = cte, ∀n ∈ N. Par conséquent, B est connexe.
2. Montrons d’abord, par récurrence,
Sn que pour tout n ∈ N∗ , et pour tout A1 , ..., An connexes
tels que Ai ∩ Ai+1 6= ∅, i=1 Ai est connexe. Pour n = 2 : A = A1 ∪ A2 (avec A1 ∩ A2 6= ∅
sont deux connexes). Soit f : A −→ {0, 1} continue. Montrer que f = cte.
On a 
f/A1 −→ {0, 1} continue
=⇒ f/A1 = k1 = cte,
A1 convexe
et

f/A2 −→ {0, 1} continue
=⇒ f/A2 = k2 = cte.
A2 convexe
Comme A1 ∩ A2 6= ∅, alors ∃x ∈ A1 ∩ A2 , donc f (x) = k1 = k2 . Par conséquent f (x) = cte
sur A.
(H.R) Supposons maintenant que A1 , ..., An sont des connexes tels que Ai ∩ Ai+1 6= ∅ et
B = A1 ∪ ... ∪ An est connexe.

page 11
On a A1 ∪ ... ∪ An ∪ An+1 = B ∪ An+1 avec (An ∩ An+1 ) ⊂ (B ∩ An+1 ) =⇒ B ∩ An+1 6= ∅ (car
(An ∩ An+1 ) 6= ∅). Notons de plus que B et An+1 sont connexes d’après le n = 2 ci-dessus,

B ∪ ASn+1 est aussi un connexe. Par suite, ∀n ∈ N , et pour tout A1 , ..., An comme ci-dessus,
n
on a i=1 Ai est connexe.
S
Montrons maintenant que A = n≥1 An est un connexe. Soit f : A −→ {0, 1} une fonction
continue. Pour montrer que A est connexe, il suffit de montrer que f est constante. Soit
x et y deux éléments de A. Alors il S existe n, m ∈ N tel que x ∈ An et y ∈ Am . Soit
N = max{n, m}. Alors x, y ∈ A = N 0
i=1 Ai qui est un connexe. Considérons maintenant
la restriction de f sur A0 , qui est f/A0 −→ {0, 1}. C’est une foction constante (car A0 est
connexe), alors f/A0 (x) = f/A0 (y). Par suite f (x) = f (y), ∀x, y ∈ A. Alors f est constante.
D’où le résultat.
Ce qui donne le résultat.

Corrigé 11. 1. Rappelons que d(x, A) = inf y∈A d(x, y), ce qui implique que :

∀ε > 0, ∃a ∈ A : d(x, a) ≤ d(x, a) + ε,

alors

d(x, A) = 0 ⇐⇒ ∀ε > 0, ∃a ∈ A : d(x, a) ≤ ε


⇐⇒ ∀ε > 0, B(x, ε) ∩ A 6= ∅
⇐⇒ x ∈ A.

2. Soit
ψ : Rn −→ R
x 7−→ d(x, A)
D’après la question précédente on a ψ −1 ({0}) = A et ∀x 6∈ A ; ψ(x) 6= 0.
L’exercice 4 implique que :

∀x, y ∈ Rn , ∀a ∈ A : |d(x, a) − d(y, a)| < d(x, y).

Alors
−d(x, y) < d(x, a) − d(y, a) < d(x, y).
Donc
d(y, a) − d(x, y) < d(x, a) < d(x, y) + d(y, a).
Par passage à l’ inf sur A, on obtient :

d(y, A) − d(x, y) ≤ d(x, a) ≤ d(x, y) + d(y, A) =⇒ −d(x, y) ≤ d(x, A) − d(y, A) ≤ d(x, y)


=⇒ |d(x, A) − d(y, A)| ≤ d(x, y)
=⇒ |ψ(x) − ψ(y)| ≤ d(x, y)

Alors ψ est uniformément continue, donc ψ est continue.


3. On considère
φ : Rn −→ R
.
x 7−→ d(x, A) − d(x, B)

page 12
• D’après la question 2, φ est continue sur Rn .
• D’après la question 1, d(x, A) = 0 ⇐⇒ x ∈ A = A (car A est fermé), et aussi
d(x, B) = 0 ⇐⇒ x ∈ B = B.
Alors on a

∀x ∈ B : φ(x) = d(x, A) − 0 > 0 =⇒ x ∈ φ−1 ]0, +∞[)


=⇒ B ⊂ φ−1 ]0, +∞[) = V.

V est ouvert car ]0, +∞[ est ouvert et φ continue.


De même

∀x ∈ A : φ(x) = 0 − d(x, B) > 0 =⇒ x ∈ φ−1 ]0, +∞[)


=⇒ A ⊂ φ−1 ]0, +∞[) = U.

V est ouvert car ]0, +∞[ est ouvert et φ continue.


De plus U ∩V = ∅, car sinon ∃x ∈ x ∈ U ∩V , donc φ(x) ∈ U et φ(x) ∈ V . Alors φ(x) < 0
et φ(x) > 0, ce qui est absurde.
Remarque : On a :

f continue au point a ⇐⇒ lim f (x) = a


x→+a
⇐⇒ ∀(an )n ⊂ E/ lim an = a, alors lim f (an ) = f (a).
n→+∞ n→+∞

On a aussi : :

f continue sur E ⇐⇒ ∀O ouvert , f −1 (O) est ouvert


⇐⇒ ∀F fermé , f −1 (F ) est fermé .

page 13
UNIVERSITÉ MOHAMMED PREMIER
faculté des sciences Année universitaire : 2020/2021
oujda Filière : SMA
Département de Mathématiques Semestre : S3, Module : Analyse 5

Série TD n◦2

Exercice 1. Déterminez et représentez dans R2 le domaine de définition des fonctions :


√ √
x2 −y 3. f (x, y) = log(x + y) + x.
1. f (x, y) = √y .
√ √
2. f (x, y) = √log
x−y
y
. 4. f (x, y) = log y + 1 − y + 1 − x2

Exercice 2. Ces limites existent-elles dans R ?


1 xy
1. lim . 4. lim .
(x,y)→(1,1) x − y (x,y)→(0,0) x2
+ y2
y3 xy(x2 − y 2 )
2. lim . 5. lim .
(x,y)→(1,0) (x − 1)2 + y 2 (x,y)→(0,0) x2 + y 2
x x4 + y 4
3. lim y 2 sin( ). 6. lim .
(x,y)→(0,0) y (x,y)→(0,0) x2 + y 2

Exercice 3. Montrer que la fonction f : R2 \{(0, 0)} −→ R définie par :

sin(x2 ) − sin(y 2 )
f (x, y) =
x2 + y 2
n’est pas prolongeable par continuité en (0, 0).
Exercice 4. Soit f : R −→ R une fonction de classe C 1 . On considère la fonction F : R2 −→ R
définie par :  f (x)−f (y)
x−y
si x 6= y,
F (x, y) = 0
f (x) si x = y.
Montrer que la fonction F est continue sur R2 .
Exercice 5. Montrer que la fonction f : R2 \{(0, 0)} −→ R définie par :

xy 2
f (x, y) =
x2 + y 4
n’est pas prolongeable par continuité en (0, 0).
6x2 y
Exercice 6. Soit f : R2 \{(0, 0)} −→ R une fonction définie par : f (x, y) = x2 +y 2
.
Montrer que lim f (x, y) = 0 de trois manières :
(x,y)→(0,0)

1. D’après la définition.
2. D’après le théorème de pincement.
3. En utilisant les coordonnées polaires.

Exercice 7. Soit f la fonction définie sur R2 par :


( 3
x y−xy 3
x2 +y 2
si (x, y) 6= (0, 0),
f (x, y) =
0 si (x, y) = (0, 0).

1. La fonction f est-elle continue en (0, 0) ?


2. Déduire que f est continue sur R2 .

Exercice 8. Soient f et g deux applications continues de Rn dans Rm .


1. Montrer que {x ∈ Rn |f (x) = g(x)} est fermé dans Rn .
2. En déduire que si f et g coı̈ncident sur une partie dense de Rn , alors f = g.

Exercice 9. Une application de X dans Y est dite ouverte si l’image de tout ouvert de X est
un ouvert de Y ; fermée si l’image de tout fermé de X est fermé de Y .
1. Montrer qu’une fonction polynomiale de R2 dans R est une application fermée.
2. Montrer que l’application (x, y) ∈ X × Y −→ x ∈ X est ouverte mais pas nécessairement
fermée (considérer l’hyperbole équilatère de R2 ).

page 2
Correction de la Série N ◦2


x2 −y
Corrigé 1. 1. f (x, y) = √ .
y

Df = {(x, y) ∈ R2 /x2 − y ≥ 0 et y > 0}


= {(x, y) ∈ R2 /0 < y ≤ x2 }

log(y)
2. f (x, y) = √
x−y
.

Df = {(x, y) ∈ R2 /y > 0 et x − y > 0}


= {(x, y) ∈ R2 /0 < y < x}.

page 3

3. f (x, y) = log(x + y) + x.

Df = {(x, y) ∈ R2 /x + y > 0 et x ≥ 0}
= {(x, y) ∈ R2 /y > −x et x ≥ 0}.

√ √
4. f (x, y) = log(y) + 1 − y + 1 − x2 . On a

Df = {(x, y) ∈ R2 /y > 0 et 1 − y ≥ 0 et 1 − x2 ≥ 0}

Le tableau suivant nous donne le signe de 1 − x2 .

x −∞ −1 1 +∞

1 − x2 − 0 + 0 −

Par suite :

Df = {(x, y) ∈ R2 /0 < y ≤ 1 et − 1 ≤ x ≤ 1}
= [−1, 1]×]0, 1].

Corrigé
 2. 1. On a :
1
 lim
 f (x, y) =
(1+ ,1) 0+
1 =⇒ (1,1)
lim f (x, y) n’existe pas
 lim f (x, y) =

(1− ,1) 0−

page 4
y3 0
2. lim 2 2
= (une forme indéterminée).
(1 ,1) (x − 1) + y
+ 0
On pose le changement de variable suivant :

x − 1 = r cos(θ)
=⇒ (x − 1)2 + y 2 = r2
y = r sin(θ)

r3 sin(θ)3

x −→ 1
Alors =⇒ r −→ 0. Donc lim = lim r sin(θ)3 = 0.
y −→ 0 r−→0 r2 r−→0
x
3. lim y 2 sin( ) =? On a
(0,0) y
x x
| sin( )| ≤ 1 =⇒ |y 2 sin( )| ≤ y 2 .
y y
x
Par conséquent lim y 2 sin( ) = 0.
(0,0) y
xy 0
4. lim 2 2
= (une forme indéterminée).
(0,0) x + y 0
xy x2 1
lim 2 2
= lim 2
= .
(x,y)−→(0,0) x + y x−→0 2x 2
x=y
xy 0
lim = lim 2 = 0.
(x,y)−→(0,0) x2 +y 2 y−→0 y
x=0 et y6=0 y6=0
xy xy
Donc lim 2 2
6= lim . Par suite lim f (x, y) n’existe pas.
(x,y)−→(0,0) x +y (x,y)−→(0,0) x + y 2
2 (0,0)
x=y x=0 et y6=0
2 2
xy(x − y ) 0
5. lim 2 2
= (une forme indéterminée).
(0,0) x +y 0
−y ) 2 2 |xy||x2 +y 2 |
1 ère méthode : | xy(x
x2 +y 2
|≤ |x2 +y 2 |
= |xy|−→0.
(0,0)
2 2
xy(x − y )
Alors lim = 0.
(0,0) x2 + y 2
2 ème méthode : On considère le changement de variable :

x = r cos(θ)
=⇒ x2 + y 2 = r2
y = r sin(θ)

Alors (x, y) −→ (0, 0) =⇒ r −→ 0. On a :

r2 sin(θ) cos(θ)(r2 (cos(θ) − sin(θ)))


lim = lim r2 sin(θ) cos(θ)((cos(θ) − sin(θ)))
r−→0 r2 r−→0
= 0.

En effet : | sin(θ) cos(θ)| ≤ 1 et | cos(θ) − sin(θ)| ≤ | cos(θ)| + | sin(θ)| ≤ 2.


Par conséquent :

|r2 cos(θ) sin(θ)(cos(θ) − sin(θ))| ≤ 2r2 −→ 0.


r−→0

page 5
x4 + y 4 0
6. lim 2 2
= (une forme indéterminée).
(0,0) x + y 0
On a x + y = (x2 + y 2 )2 − 2xy et |xy| ≤ 21 (x2 + y 2 ). Donc
4 4

x4 + y 4
2 2
≤ 2(x2 + y 2 ) −→ 0.
x +y (0,0)

2 ème méthode : On considère le changement de variable :



x = r cos(θ)
=⇒ x2 + y 2 = r2
y = r sin(θ)
On a (x, y) −→ (0, 0) =⇒ r −→ 0. Par suite :
x4 + y 4
lim 2 2
= lim r2 (cos4 (θ) + sin4 (θ)) = 0.
(0,0) x +y r−→0
r6=0

En effet : |r2 (cos4 (θ) + sin4 (θ))| ≤ 2r2 −→ 0.


r−→0

sin(x2 ) − sin(y 2 ) 0
Corrigé 3. On a lim 2 2
= (une forme indéterminée).
(0,0) x +y 0
− sin(y 2 )
Remarquer que lim f (x, y) = 0 et lim f (x, y) = lim = −1.
(0,0) y−→0 y−→0 y2
x=y x=0 x=0
Alors lim f (x, y) n’existe pas. Par conséquent, f n’est pas prolongeable par continuités en
(0,0)
(0, 0).
Corrigé 4. Remarquer que R2 . Soit a0 = (x0 , y0 ) ∈ R2 .
• Si x0 6= y0 , alors
f (x) − f (y)
lim F (x, y) = lim
(x,y)−→(x0 ,y0 ) (x0 ,y0 ) x−y
f (x0 ) − f (y0 )
= (carf est continue)
x0 − y 0
= F (x0 , y0 ).
Alors F est continue au point a0 .
• Si x0 = y0 , alors :
−) lim F (x, y) = lim f 0 (x) = f 0 (x0 ) (car f est C 1 ).
(x0 ,y0 ) x−→x0
x=y
Donc lim F (x, y) = F (x0 , y0 ).
(x0 ,y0 )
x=y

f (x) − f (y)
−) lim F (x, y) = lim .
(x0 ,y0 ) (x0 ,y0 ) x−y
x6=y x6=y
Supposons que x < y (on traite le cas x > y d’une manière similaire), alors d’après le
théorème des accroissements finis sur ]x, y[, ∃cx ∈]x, y[ telle que
f (x) − f (y)
= f 0 (cx ).
x−y

page 6
Donc

lim F (x, y) = lim f 0 (cx ) = f 0 (x0 )(car x0 = y0 )


(x0 ,y0 ) x−→x0
x6=y
= F (x0 , y0 ).

Finalement F est continue sur R2 (car a0 est quelconque dans R2 ).


x x3
Corrigé 5. • lim f (x, y) = lim = lim = 0.
(0,0) x−→0 1 + x2 x−→0 x2 + x4
x=y

y4 1
• lim f (x, y) = lim =
(0,0) x−→0 2x4 2
x=y 2
Alors lim f (x, y) 6= lim f (x, y). Par suite f n’est pas prolongeable par continuité en (0, 0).
(0,0) (0,0)
x=y x=y 2

Corrigé 6. lim f (x, y) = 0 ; ||(x, y)||1 = |x| + |y|.


(0,0)
x=y

1. ∀ε > 0, ∃∀(x, y) ∈ Df : ||(x, y) − (0, 0)|| < η =⇒ |f (x, y) − 0| < ε.


On a :
6x2 |y| 1
|f (x, y) − 0| = 2 2
≤ |x| (car|xy| ≤ (x2 + y 2 ))
x +y 2
= 3||(x, y)||1 ≤ 3η < ε

Donc il suffit de choissir η ∈]0, 3ε [.


6x2 |y|
2. |f (x, y) − 0| = |f (x, y) − 0| = x2 +y 2
≤ 3|x| −→ 0.
x−→0
6x2 |y| 6x2 |y| 1 1
Ou bien : |f (x, y) − 0| = x2 +y 2
≤ x2
= 6|y| −→ 0, car x2 +y 2
≤ x2
.
y−→0
3. 
x = r cos(θ)
=⇒ x2 + y 2 = r2
y = r sin(θ)
On a (x, y) −→ (0, 0) =⇒ r −→ 0. Alors

6r3 cos2 (θ) sin(θ)


lim f (x, y) = lim 2
= lim r cos2 (θ) sin(θ) = 0,
(0,0) r−→0
r6=0
r r−→0
r6=0

Car |r cos2 (θ) sin(θ)| ≤ |r| −→ 0.


r−→0

|x3 y−xy 3 | x2 |xy|+y 2 |xy|


Corrigé 7. 1. |f (x, y)| = x2 +y 2
≤ x2 +y 2
= |xy| −→ 0.
(0,0)
Alors lim f (x, y) = 0 = f (0, 0). Donc f est continue au point (0, 0).
(0,0)
On peut aussi répondre à cette question en utilisant les coordonnées polaire.
2. Notons que f est continue sur R2 \{(0, 0)} f est obtenue comme étant somme, produit et
quotient de fonctions continues sur R2 \{(0, 0)}. Or d’après la question 1., f est continues
en (0, 0), alors f est continue sur R2 .

page 7
Corrigé 8. 1. Posons h = f − g et A = {x ∈ Rn /f (x) = g(x)}. Alors A = {x ∈ Rn /h(x) =
0} = h−1 ({0}).
Puisque {0} est fermé dans Rn et h continue sur Rn , alors h−1 ({0}) est fermé, donc A est
fermé.
2. Supposons qu’il existe une partie B danse dans Rn (c-à-d : B = Rn ) telle que f (x) =
g(x) ∀x ∈ B. Montrons que f (x) = g(x) ∀x ∈ Rn .
Soit x ∈ Rn = A, alors ∃(an )n ⊂ A telle que an −→ x. Puisque f et g sont continue sur
n→+∞
Rn , alors

lim f (an ) = f (x) et lim g(an ) = g(x). (1)


n→+∞ n→+∞

Puisque (an )n ⊂ A, alors f (an ) = g(an ), ∀n. Donc lim f (an ) = lim g(an ), alors d’après
n→+∞ n→+∞
l’égalité (1), f (x) = g(x).
Finalement f = g sur Rn .
Corrigé 9. 1. Soit P une application polynomiale de R2 −→ R. Soit F un fermé de R2 . Mon-
trons que P (F ) est fermé de R.
Soit (yn )n∈N ⊂ P (F ) telle que lim yn = y ∈ R. Alors ∀n ∈ N ; ∃xn ∈ F telle que P (xn ) =
n→+∞
yn .
Notons que notre but est de montrer que y ∈ P (F ) (c-à-d : on va montrer qu’il existe x ∈ F
tel que P (x) = y).
Comme P est continue, deg(P ) < ∞ et (P (xn ))n = (yn )n est une suite convergente, alors
la suite (xn )n est bornée.
Soit K = {xn /n ∈ N} est un compact dans R2 (car c’est un fermé borné), alors d’après le
théorème de Bolzano-Weierstrass il existe une sous-suite (xnk ) de (xn )n telle que lim xnk =
k→+∞
x ∈ K. Comme (xn )n ⊂ F et F fermé, alors x ∈ F . Par suite, lim P (xn ) = P (x) = y ∈
n→+∞
P (F ).
2. Soit
π R × R −→ R
(x, y) 7−→ x.
• Soit O un ouvert de R2 . Montrons que π(O) est un ouvert dans R. Soit x0 ∈ π(O), ∃a0 =
(x0 , y0 ) ∈ O/π(a0 ) = x0 . Comme O est ouvert, ∃r > 0 tel que B(a0 , r) ⊂ O. Alors
π[B(a0 , r)] ⊂ π(O). On a π[B(a0 , r)] =]x0 − r, x0 + r[. Donc ∀x0 ∈ π(O), ∃ > 0 tel que
]x0 − r, x0 + r[⊂ π(O).
Alors π(O) est un ouvert dans R, donc π est une application ouverte.
• π n’est pas fermée.
On a le contre exemple suivant : Soit H = {(x, y) ∈ R2 /xy = 1}. H est fermé dans R2 .
En effet pour tout ((xn , yn ))n ⊂ H, telle que

xn −→ x
,
yn −→ y
on a xn yn −→ xy et xn yn = 1 =⇒ xy = 1. Donc (x, y) ∈ H.
Mais π(H) = R∗ =] − ∞, 0[∪]0, +∞[ qui est ouvert.

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faculté des sciences
oujda
Département de Mathématiques

Livre des exercices et des examens corrigés


Analyse 5 (SMA, S3)

Réalisé par :
N. Tsouli et M. M. Chems-Eddin

Année Universitaire : 2020-2021


Table des matières

1 Exercices corrigés 2
1.1 Normes et distances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Intérieur, adhérence et frontière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.3 Ouverts, fermés et compactes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.4 Domaine de définition, limite et continuité d’une fonction à deux variables . . . 14
1.5 Différentiabilité et dérivabilité partielle des fonctions à plusieurs variables . . . . 22

2 Examens corrigés 29
2.1 Les énoncés des examens . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
2.2 Correction de l’examen rattrapage 2018/19 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
2.3 Correction de l’examen rattrapage 2015/16 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
2.4 Correction de l’examen de la session ordinaire 2014/15 . . . . . . . . . . . . . . 41
2.5 Correction de l’examen rattrapage 2014/15 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
2.6 Correction de l’examen de la session ordinaire 2015/16 . . . . . . . . . . . . . . 41
2.7 Correction de l’examen rattrapage 2015/16 (2) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
2.8 Correction de l’examen rattrapage 2016/17 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42

1
Chapitre 1

Exercices corrigés

1.1 Normes et distances


Exercice 1. Pour tout (x1 , ..., xn ) ∈ Rn , on pose :

||x||1 = |x1 | + · · · + |xn |,


h i 21
||x||2 = |x1 |2 + · · · + |xn |2 ,
||x||∞ = max{|x1 |, ..., |xn |}.

1. Montrer que pour tout x ∈ Rn : ||x||∞ ≤ ||x||2 ≤ ||x||1 ≤ n||x||∞ .


2. Tracer dans R2 les boules unités pour ces trois normes.

Correction:. 1. Soit j ∈ [1 : n] tel que ||x||∞ = |xj |.


• On a :

||x||2∞ = max{|x1 |2 , ..., |xn |2 }


= |xj |2
≤ |x1 |2 + · · · + |xn |2 = ||x||22 .

Donc
||x||∞ ≤ ||x||2 (1.1)
• On a :

||x||22 = |x1 |2 + · · · + |xn |2 ,


X
≤ |x1 |2 + · · · + |xn |2 + 2 |xi ||xj |,
1≤i<j≤n
2
≤ (|x1 | + · · · + |xn |) = ||x||2 .

Donc
||x||2 ≤ ||x||1 (1.2)

2
1.1. NORMES ET DISTANCES

• On a :

||x||1 = |x1 | + · · · + |xn | = ||x||2 ,


≤ ||x||∞ + · · · + ||x||∞ ,
≤ n||x||∞ .

Donc
||x||1 ≤ n||x||∞ (1.3)
Finalement (1.1), (1.2) et (1.3) nous donnent le résultat.
2. Pour une norme ||.|| dans R2 , on a : B= la boule unité fermée={(x, y) ∈ R/||(x, y)|| ≤ 1}.
• On a

B 1 = {(x, y) ∈ R2 /||(x, y)||1 ≤ 1}


= {(x, y) ∈ R2 /|x| + |y| ≤ 1}

− Si x ≥ 0 et y ≥ 0 =⇒ x + y ≤ 1 =⇒ x + y − 1 ≤ 0.
− Si x ≥ 0 et y ≤ 0 =⇒ x − y ≤ 1 =⇒ x − y − 1 ≤ 0.
− Si x ≤ 0 et y ≥ 0 =⇒ −x + y ≤ 1 =⇒ −x + y − 1 ≤ 0.
− Si x ≤ 0 et y ≤ 0 =⇒ −x − y ≤ 1 =⇒ −x − y − 1 ≤ 0.

• On a

B∞ = {(x, y) ∈ R2 /||(x, y)||∞ ≤ 1}


= {(x, y) ∈ R2 / max{|x|, |y|} ≤ 1}
= {(x, y) ∈ R2 /|x| ≤ 1 et |y| ≤ 1}
= {(x, y) ∈ R2 / − 1 ≤ x ≤ 1 et − 1 ≤ y ≤ 1}
= [−1, 1] × [−1, 1].

page 3
1.1. NORMES ET DISTANCES

• On a

B2 = {(x, y) ∈ R2 /||(x, y)||22 ≤ 1}


= {(x, y) ∈ R2 /|x|2 + |y|2 ≤ 1}
= {(x, y) ∈ R2 /x2 + y 2 ≤ 1}
= Disque de centre O et de rayon 1.

????????????????????????????????????????????????????????
????????????????????????????????????????????????????????

Exercice 2. Pour tout (x, y) ∈ R2 , on pose : ||(x, y)|| = max(|x + y|, |x − 2y|). Montrer qu’il
s’agit bien d’une norme sur R2 et dessiner sa boule unité fermée.

Correction:. • Soit
|| · || : R2 −→ R+
(x, y) 7−→ max{|x + y|, |x − 2y|}.
− || · || est bien définie car |x + y| ≥ 0 et |x − 2y| ≥ 0.

page 4
1.1. NORMES ET DISTANCES

− On a :

||(x, y)|| = 0 ⇐⇒ max{|x + y|, |x − 2y|} = 0,


⇐⇒ |x + y| = 0 et |x − 2y| = 0,
⇐⇒ x = −y et x = 2y,
=⇒ x = −y et − y = 2y,
=⇒ x = −y et 3y = 0,
=⇒ x = y = 0.

On a aussi x = y = 0 =⇒ |x + y| = 0 et |x − 2y| = 0. Par suite, ||(0, 0)|| = 0.


Donc, finalement, ||(x, y)|| = 0 si et seulement si x = y = 0.
− Soit λ ∈ R, alors :

||λ(x, y)|| = ||(λx, λy)||,


= max{|λx + λy|, |λx − 2λy|},
= max{|λ||x + y|, |λ||x − 2y|},
= |λ| max{|x + y|, |x − 2y|},
= |λ| · ||(x, y)||.

− Pour tout (x, y) et (x0 , y 0 ) ∈ R2 , on a

||(x, y) + (x0 , y 0 )|| = ||(x + x0 , y + y 0 )||,


= max{|x + x0 + y + y 0 |, |x + x0 − 2(y + y 0 )|},
= max{|x + x0 + y + y 0 |, |x + x0 − 2(y + y 0 )|},
≤ max{|x + y| + |x0 + y 0 |, |x + −2y| + |x0 − 2y 0 |},
≤ max{|x + y|, |x − 2y|} + max{|x0 + y 0 |, |x0 − 2y 0 |},
≤ ||(x, y)|| + ||(x0 , y 0 )||.

Par suite, || · || est une norme sur R2 .


B(O, 1) = B((0, 0), 1) = {(x, y) ∈ R2 /||(x, y)|| ≤ 1}


= {(x, y) ∈ R2 / max{|x + y|, |x + −2y)|} ≤ 1}
= {(x, y) ∈ R2 /|x + y| ≤ 1 et |x + −2y| ≤ 1
= {(x, y) ∈ R2 / − 1 ≤ x + y ≤ 1 et − 1 ≤ x + −2y ≤ 1
= {(x, y) ∈ R2 /x + y − 1 ≤ 0, x + y + 1 ≥ 0, x − 2y − 1 ≤ 0 et x + y + 1 ≥ 0

page 5
1.1. NORMES ET DISTANCES

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p
Exercice 3. 1. Montrer que d1 telle que : d1 (x, y) = |x − y| définie bien une distance sur R.
2. Soit f une fonction de R vers R. On pose : d(x, y) = |f (x) − f (y)|. Montrer que d est une
distance sur R si et seulement si f est injective.
3. Les fonctions suivantes d2 et d3 sont elles des distances sur R ?

d2 (x, y) = |x3 − y 3 |, d3 (x, y) = |x2 − y 2 |.

Correction:. 1.
R2 −→ R
d1 (·, ·) : p
+

(x, y) 7−→ |x − y|.


p
− d1 est une application bien définie car |x − y| ≥ 0.
p
− d1 (x, y) = 0 ⇐⇒ |x − y| = 0 ⇐⇒ |x − y| = 0 ⇐⇒ x = y.
p p
− d1 (x, y) = |x − y| = |y − x| = d1 (y, x).
p p
− d1 (x, z)2 = |x − z| ≤ |x − y| + |y − z| ≤ |xp− y| + |y −pz| + 2 |x − y| |y − z|
≤ ( |x − y| + |y − z|)2
≤ (d1 (x, y) + d1 (y, z))2 .

Par suite, d1 (x, z) ≤ d1 (x, y) + d1 (y, z).


2. f : R −→ R et

d1 (·, ·) : R2 −→ R+
(x, y) 7−→ |f (x) − f (y)|.
=⇒) Montrons que f est injective :
Soient x et y ∈ R. On a f (x) = f (y), alors f (x) − f (y) = 0. Donc |f (x) − f (y)| = 0,
ce qui donne d(x, y) = 0. Par suite, x = y (car d est une distance). Il s’ensuit que f est
injective.
⇐=) Supposons que f est injective. Montrons que d est une distance sur R2 .

page 6
1.1. NORMES ET DISTANCES

− On a :
d(x, y) = 0 =⇒ |f (x) − f (y)| = 0,
=⇒ f (x) = f (y),
=⇒ x = y (car f est injctive).

On a aussi ; x = y =⇒ f (x) = f (y) =⇒ |f (x) − f (y)| = 0 =⇒ d(x, y) = 0.


− d(x, y) = |f (x) − f (y)| = |f (y) − f (x)| = d(y, x).
− Soit z un autre élément de R, alors :
d(x, z) = |f (x) − f (z)| = |f (x) − f (y) + f (y) − f (z)|,
≤ |f (x) − f (y)| + |f (y) − f (z)|,
≤ d(x, y) + d(y, z).

3. • d2 (x, y) = |x3 − y 3 | = |f (x) − f (y)|, avec f (x) = x3 .


La fonction f est monotone, donc injective. Par suite, d’après la question 2, d est une
distance sur R2 .
• d2 (x, y) = |x2 − y 2 | = |f (x) − f (y)|, avec f (x) = x2 . Notons que f n’est pas injective,
car f (x) = f (y) =⇒ x = y ou x = −y. Par suite, d3 n’est une distance.
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Exercice 4. Soit d une distance sur Rn , montrer que :
∀x, y, z ∈ Rn , |d(x, y) − d(y, z)| ≤ d(x, z).
Correction:. Pour tout x, y et z ∈ Rn , on a :
d(x, y) ≤ d(x, z) + d(z, y)
≤ d(x, z) + d(y, z)
Ce qui donne :
d(x, y) − d(y, z) ≤ d(x, z) (1.4)
On a aussi :
d(y, z) ≤ d(y, x) + d(x, z)
≤ d(x, y) + d(x, z)
Donc
d(y, z) − d(x, y) ≤ d(x, z)
Ce qui donne :
− d(x, z) ≤ d(x, y) − d(y, z) (1.5)
Les deux inégalités (1.5) et (1.4), donnent
−d(x, z) ≤ d(x, y) − d(y, z) ≤ d(x, y)
Par conséquent,
|d(x, y) − d(y, z)| ≤ d(x, z).

page 7
1.2. INTÉRIEUR, ADHÉRENCE ET FRONTIÈRE

1.2 Intérieur, adhérence et frontière


Exercice 5. 1. Montrer que dans un espace métrique (Rn , d), l’intersection de tous les voi-
sinages d’un point a élément de Rn se réduit à {a}.
2. Soient A et B deux parties dans Rn telles que A ⊂ B. Démontrer que Å ⊂ B̊ et que
A ⊂ A.
3. Prouver que E\A = int(E\A). En déduire que l’adhérence A d’une partie A de Rn est
fermé et que c’est le plus petit fermé contenant A.
4. Soit d1 la distance discrète sur Rn définie par : d1 (x, y) = 0 si x = y et d1 (x, y) = 1 si
x 6= y. Déterminer toutes les boules ouvertes et fermées de rayon 13 et celles de rayon 1.
\
Correction:. 1. Désignons par V(a) l’ensemble de tous les voisinages de a. Montrons que V = {a}.
V ∈V(a)
\ \
− Notons que pour tout V ∈ V(a) on a : a ∈ V . Alors a ∈ V . Par suite {a} ⊂ V.
V ∈V(a) V ∈V(a)
− Soit V ∈ V(a), alors ∃r > 0, B(a, r) ⊂ V . Donc, il existe un certain n ∈ N tel que ∗

B(a, n1 ) ⊂ V .
\ \ 1
On peut écrire aussi que : V ⊂ B(a, ).
n∈N∗
n
V ∈V(a)
On a :
\ 1
x∈ V =⇒ ∀n ∈ N∗ ; x ∈ B(a, )
n
V ∈V(a)
1
=⇒ ∀n ∈ N∗ ; d(x; a) < .
n
\
Alors quand n −→ +∞ , on trouve d(x, a) = 0. Par suite x = a et alors V ⊂ {a}.
V ∈V(a)
2. • On a :
x ∈ Å =⇒ ∃r > 0; B(x, r) ⊂ A ⊂ B,
=⇒ ∃r > 0; B(x, r) ⊂ B,
=⇒ x ∈ B̊.
Finalement Å ⊂ B̊, si A ⊂ B.
• On a :
x ∈ A =⇒ ∀r > 0; B(x, r) ∩ A 6= ∅,
=⇒ ∀r > 0; B(x, r) ∩ B 6= ∅ car A ⊂ B,
=⇒ x ∈ B.
Finalement A ⊂ B.
Ou bien :
x ∈ A =⇒ ∃(xn ) ⊂ A; lim x = x,
n→+∞
=⇒ ∃(xn ) ⊂ B; lim x = x,
n→+∞

=⇒ x ∈ B.

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1.2. INTÉRIEUR, ADHÉRENCE ET FRONTIÈRE

3. Soit F un fermé tel que A ⊂ F . On a F = F , car F est fermé. Montrons que A ⊂ F .


x ∈ A =⇒ ∀ε > 0; B(x, ε) ∩ A 6= ∅,
=⇒ ∀ε > 0; B(x, ε) ∩ F 6= ∅ car A ⊂ F,
=⇒ x ∈ F = F =⇒ A ⊂ F.
=⇒ A est le plus petit

Il reste à montrer que A est un fermé. Pour cela on montre que E\A = CA
E est ouvert. On
˚
[ car
a E\A = int(E\A) = E\A,
x ∈ E\A ⇐⇒ ∃ε > 0; B(x, ε) ∩ A = ∅,
⇐⇒ ∃ε > 0; B(x, ε) ⊂ (E\A),

⇐⇒ x ∈ E\A.


On a aussi E\A est ouvert =⇒ E\A est ouvert =⇒ A est fermé.
4. Soit d1 la distance définie par
d1 (· , ·) : R2 −→  R+
0 ; x=y
(x, y) 7−→
6 y.
1 ; x=
− BO (x0 , 31 ) = {x ∈ Rn /d1 (x, x0 ) < 13 }) = {x0 }, car 1
3
< 1.
− BF (x0 , 1) = {x ∈ Rn /d1 (x, x0 ) ≤ 1} = Rn .
− BO (x0 , 1) = {x ∈ Rn /d1 (x, x0 ) < 1} = {x0 }.
− BF (x0 , 31 ) = {x ∈ Rn /d1 (x, x0 ) < 31 } = {x0 }.
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Exercice 6. Soient A et B deux parties dans Rn muni de sa norme usuelle.
1. Comparer Fr(Å) et Fr(A).
2. Comparer Fr(A) et Fr(A).
3. Montrer que Fr(A ∩ B) ⊂ Fr(A) ∪ Fr(B).
˚ ˚
Correction:. 1. On a : Fr(A) = A/Å et Fr(Å) = Å\Å = Å\Å (Å ouvert =⇒ Å = Å). Donc
Fr(Å) ⊂ A\Å = Fr(A) (car Å ⊂ A).
Finalement Fr(Å) ⊂ Fr(A).
2. Fr(A) = A\Å = A ∩ (CÅ
E ) = A ∩ E\A.
Fr(A) = A ∩ E\A.
On a

A ⊂ A =⇒ (E\A) ⊂ (E\A),
=⇒ E\A ⊂ E\A
=⇒ Fr(A) ⊂ A ∩ E\A = Fr(A)
=⇒ Fr(A) ⊂ Fr(A),

page 9
1.3. OUVERTS, FERMÉS ET COMPACTES

N.B : CÅ
E = E\A, car

x ∈ E\Å ⇐⇒ x 6∈ Å
⇐⇒ ∀ε > 0; B(x, ε) ∩ CA
E 6= ∅

⇐⇒ x ∈ CEA = E\A

3. On a :
Fr(A ∩ B) = A ∩ B ∩ CA∩B
E

= A ∩ B ∩ CA B
E ∪ CE
⊂ (A ∩ B) ∩ CA B
E ∪ CE .

En effet :
• On a vu que si A ⊂ B =⇒ A ⊂ B. Par conséquent :

A ∩ B ⊂ A =⇒ A ∩ B ⊂ A
=⇒ A ∩ B ⊂ A ∩ B
A ∩ B ⊂ B =⇒ A ∩ B ⊂ B

On peut facilement montrer que : A ∪ B ⊂ A ∪ B. Il s’ensuit que :


CA B A B
E ∪ CE ⊂ CE ∪ CE .

Alors
Fr(A ∩ B) ⊂ (A ∩ B) ∩ (CA B
E ∩ CE )
   
⊂ (A ∩ B) ∩ CA B
E ∪ (A ∩ B) ∩ CE )
   
⊂ A ∩ CAE ∪ B ∩ CE
B

⊂ Fr(A) ∪ Fr(B)
Finalement Fr(A ∩ B) ⊂ Fr(A) ∪ Fr(B).

1.3 Ouverts, fermés et compactes


Exercice 7. Soit (Rn , d) un espace métrique. On considère A une partie non vide de Rn telle
que : ∀a, a0 ∈ A avec a 6= a0 , d(a, a0 ) ≥ 1. Montrer que A est fermée de Rn
Correction:. Rappelons que ; A fermé ⇐⇒ CA ouvert ⇐⇒ ∀(an )n ⊂ A telle que lim an = x,
alors x ∈ A
Soit (an )n ⊂ A telle que lim an = x (i.e. (an ) converge dans A). Alors (an )n est une suite
de Cauchy. Donc
∀ε > 0, ∃Nε ∈ N; ∀p > q ≥ Nε ; d(ap , aq ) < ε.
En particulier pour ε = 1, ∃N1 ∈ N; ∀p > q ≥ N1 , on a :
d(ap , aq ) < 1. (1.6)
D’une autre part, comme pour tout a, a0 ∈ A avec a 6= a0 , on a d(a, a0 ) ≥ 1. Par suite, d’après
l’inégalité (1.6) ap = aq (car ap , aq ∈ A et d(ap , aq ) < 1).
Par suite ∃N1 ∈ N; ∀p > q ≥ N1 tel que ap = aq = aN1 une constante, (c’est-à-dire que la
suite (an ) est stationnaire). Donc lim an = aN1 ∈ A. Par conséquent A est fermé.

page 10
1.3. OUVERTS, FERMÉS ET COMPACTES

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Exercice 8. Soit (Rn , d) un espace métrique.


1. Montrer que toute partie fermée F d’une partie compacte K de Rn est elle-même compacte.
2. Soit K une partie compacte de Rn et x ∈ Rn . Montrer qu’il existe y ∈ K tel que d(x, K) =
d(x, y), où d(x, K) = inf d(x, z).
z∈K

Correction:. 1. Notons que F ⊂ K et K bornée car compacte, alors F est bornée. Or F


fermé alors il est compacte.
2. Notons que

d(x, K) = inf d(x, z) =⇒ ∀ε > 0, ∃zε ∈ K; 0 ≤ d(x, zε ) < d(x, K) + ε


z∈K
1
=⇒ ∀n ∈ N+ ; ∃zn ∈ K; 0 ≤ d(x, zn ) < d(x, K) + (1.7)
n
(la dernière implication est obtenues en prenant ε = n1 ). Comme (zn )n ⊂ K et K est
compacte, alors d’après le théorème de Bolzano-Weierstrass, il existe une sous-suite (znk )
qui converge vers un certain y ∈ K. Alors d’après l’inégalité (1.7), 0 ≤ d(x, znk ) <
d(x, K)+ n1k . Par suite, quand on fait tendre k vers +∞, on obtient 0 ≤ d(x, y) ≤ d(x, K).
Or d(x, K) ≤ d(x, y) (par définition de d(x, K)), alors d(x, K) = d(x, y). Finalement,
∃y ∈ K tel que d(x, K) = d(x, y).

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Exercice 9. Soient E et F deux parties compactes non vides et disjointes de Rn .


1. ∀x ∈ E, montrer qu’il existe un voisinage ouvert Vx de x et un ouvert Ux contenant F tel
que Vx ∩ Ux = ∅.
2. Déduire qu’il existe deux ouverts U et V disjoints de Rn tels que E ⊂ V et F ⊂ U .

Correction:. E et F deux parties compactes et disjointes de Rn .


1. Soit x ∈ E, ∀ ∈ F , on a x 6= y, alors ∃Vx ∈ V(x) et Uy ∈ V(y) : Vx ∩ Uy = ∅.
S
On a : F ⊂ y∈F Uy , où (Uy )y∈F est un recouvrement d’ouvert de F qui est compacte.
Alors, on peut extaire un sous-recouvrement fini Uy1 , ...,Uyq tel que : F ⊂ Uy1 ∪ ... ∪ Uyq :=
Ux (qui est un ouvert). On pose Vx = Vy1 ∩ ... ∩ Vyq ∈ V(x) (qui est aussi un ouvert) et
Vyi ∩ Uyi = ∅, ∀1 ≤ i ≤ q.
Il reste à montrer que Vx ∩ Ux = ∅. On a :

Vx ∩ Ux = Vx ∩ (Uy1 ∪ ... ∪ Uyq )


= (Vx ∩ Uy1 ) ∪ ... ∪ (Vx ∩ Uyq )
⊂ (Vy1 ∩ Uy1 ) ∪ ... ∪ (Vyq ∩ Uyq )

Donc Vx ∩ Ux = ∅.

page 11
1.3. OUVERTS, FERMÉS ET COMPACTES

2. D’après 1. ∀x ∈ E, ∃Vx ∈ V(x), Ux (ouvert), tel que Ux ∩ Vx = ∅ et F ⊂ Ux .


(Vx )x∈E est un recouvrement d’ouverts de E qui est compacte. Donc il existe Vx1 , ..., Vxp
un sous-recouvrement fini tel que E ⊂ Vx1 ∪ ... ∪ Vxp = V (ouvert).
On pose : U = Ux1 ∩ ... ∩ Uxp (qui est ouvert), tel que F ⊂ U . Montrons que

U ∩ V = ∅.

On a

U ∩V = (U ∩ Vx1 ) ∪ ... ∪ (U ∩ Vxp )


⊂ (Ux1 ∩ Vx1 ) ∪ ... ∪ (Uxp ∩ Vxp ) = ∅.

Donc U ∩ V = ∅ et E ⊂ V et F ⊂ U et U , V sont deux ouverts.

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Exercice 10. Soit (E, d) un espace métrique.


1. Soit A une partie de E connexe. Montrer que toute partie B ⊂ E vérifiant A ⊂ B ⊂ A
est connexe.
2. Si (An )n≥0 est une suite de parties[connexes de E telle que An ∩ An+1 6= ∅ pour tout
n ≥ 0. Prouver par récurrence que An est connexe.
n≥0

Correction:. 1. Rappelons que ; E est connexe ⇐⇒ toute application continue f : E −→ {0, 1}


est constante.
Soit f : B −→ {0, 1} continue. A ⊂ B =⇒ f/A : A −→ {0, 1} est continue.
Or A est connexe donc, f/A = cte. Montrons que f est constante sur B. Soit b ∈ B ⊂ A,
alors ∃(bn )n ⊂ A telle que lim bn = b. Puisque f est continue sur B, alors lim f (bn ) = f (b).
Or f (bn ) = k = cte, ∀n ∈ N (car (bn )n ⊂ A). D’où f (b) = k = cte, ∀n ∈ N. Par conséquent,
B est connexe.
2. • Montrons d’abord, parSrécurrence, que pour tout n ≥ 2, et pour tout A1 , ..., An connexes
tels que Ai ∩ Ai+1 6= ∅, ni=1 Ai est connexe.
Montrons que le résultat est vrai pour n = 2. Soit A = A1 ∪ A2 (avec A1 ∩ A2 6= ∅ sont deux
connexes). Soit f : A −→ {0, 1} continue. Montrer que f = cte.
On a 
f/A1 −→ {0, 1} continue
=⇒ f/A1 = k1 = cte,
A1 convexe
et

f/A2 −→ {0, 1} continue
=⇒ f/A2 = k2 = cte.
A2 convexe
Comme A1 ∩ A2 6= ∅, alors pour tout x ∈ A1 ∩ A2 , on a f (x) = k1 = k2 . Par conséquent
f (x) = cte sur A.
(H.R) Supposons maintenant que A1 , ..., An sont des connexes tels que Ai ∩ Ai+1 6= ∅ et
B = A1 ∪ ... ∪ An est connexe.

page 12
1.3. OUVERTS, FERMÉS ET COMPACTES

On a A1 ∪ ... ∪ An ∪ An+1 = B ∪ An+1 avec (An ∩ An+1 ) ⊂ (B ∩ An+1 ) =⇒ B ∩ An+1 6= ∅ (car


(An ∩ An+1 ) 6= ∅). Notons de plus que B et An+1 sont connexes d’après le n = 2 ci-dessus,
Snun connexe. Donc, par récurrence, ∀n ∈ N et pour tout A1 , ..., An comme

B ∪An+1 est aussi
ci-dessus, on a i=1 Ai est connexe.
S
• Montrons maintenant que A = n≥1 An est un connexe. Soit f : A −→ {0, 1} une fonction
continue. Pour montrer que A est connexe, il suffit de montrer que f est constante. Soient
x et y deux éléments de A. Alors il S existe n, m ∈ N tel que x ∈ An et y ∈ Am . Soit
N = max{n, m}. Alors x, y ∈ A0 = N i=1 Ai qui est un connexe. Considérons maintenant
la restriction de f sur A , qui est f/A0 −→ {0, 1}. C’est une fonction constante (car A0
0

est connexe, d’après le point précédent), alors f/A0 (x) = f/A0 (y). Par suite f (x) = f (y),
∀x, y ∈ A. Alors f est constante sur A. D’où A est connexe.
Ce qui donne le résultat.

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Exercice 11. Soit (Rn , d) un espace métrique. Pour tout x ∈ Rn et toute partie A de Rn , on
pose : d(x, A) = inf d(x, y).
y∈A

1. Montrer que : d(x, A) = 0 ⇐⇒ x ∈ A.


2. Montrer que pour A fixé dans Rn , l’application suivante est continue :

ψ : Rn −→ R
x 7−→ d(x, A).

3. Soient A et B deux fermés disjoints de Rn (i.e., A ∩ B = ∅). Montrer qu’il existe deux
ouverts disjoints U et V de Rn tels que A ⊂ U et B ⊂ V .

Correction:. 1. Rappelons que d(x, A) = inf y∈A d(x, y), ce qui implique que :

∀ε > 0, ∃a ∈ A : d(x, a) ≤ d(x, A) + ε.

Alors

d(x, A) = 0 ⇐⇒ ∀ε > 0, ∃a ∈ A : d(x, a) ≤ ε


⇐⇒ ∀ε > 0, B(x, ε) ∩ A 6= ∅
⇐⇒ x ∈ A.

2. Soit
ψ : Rn −→ R
x 7−→ d(x, A)
D’après la question précédente on a ψ −1 ({0}) = A et ∀x 6∈ A ; ψ(x) 6= 0.
L’exercice 1.1 implique que :

∀x, y ∈ Rn , ∀a ∈ A : |d(x, a) − d(y, a)| ≤ d(x, y).

Alors
−d(x, y) ≤ d(x, a) − d(y, a) ≤ d(x, y).

page 13
1.4. DOMAINE DE DÉFINITION, LIMITE ET CONTINUITÉ D’UNE FONCTION À
DEUX VARIABLES

Donc
d(y, a) − d(x, y) ≤ d(x, a) ≤ d(x, y) + d(y, a).
Par passage à l’ inf sur A, on obtient :

d(y, A) − d(x, y) ≤ d(x, a) ≤ d(x, y) + d(y, A) =⇒ −d(x, y) ≤ d(x, A) − d(y, A) ≤ d(x, y)


=⇒ |d(x, A) − d(y, A)| ≤ d(x, y)
=⇒ |ψ(x) − ψ(y)| ≤ d(x, y)

Alors ψ est uniformément continue, donc ψ est continue.


3. On considère
φ : Rn −→ R
x 7−→ d(x, A) − d(x, B).
• D’après la question 2, φ est continue sur Rn .
• D’après la question 1, d(x, A) = 0 ⇐⇒ x ∈ A = A (car A est fermé), et aussi
d(x, B) = 0 ⇐⇒ x ∈ B = B (car B est fermé).
Alors on a

∀x ∈ B : φ(x) = d(x, A) − 0 > 0 =⇒ x ∈ φ−1 (]0, +∞[)


=⇒ B ⊂ φ−1 (]0, +∞[) = V.

V est ouvert car ]0, +∞[ est ouvert et φ continue.


De même

∀x ∈ A : φ(x) = 0 − d(x, B) > 0 =⇒ x ∈ φ−1 (] − ∞, 0[)


=⇒ A ⊂ φ−1 (] − ∞, 0[) = U.

V est ouvert car ]0, +∞[ est ouvert et φ continue.


De plus U ∩ V = ∅, car sinon ∃x ∈ U ∩ V , tel que φ(x) ∈ U et φ(x) ∈ V . Alors φ(x) < 0
et φ(x) > 0, ce qui est absurde.
Remarque : On a :

f continue au point a ⇐⇒ lim f (x) = a


x→+a
⇐⇒ ∀(an )n ⊂ E/ lim an = a, alors lim f (an ) = f (a).
n→+∞ n→+∞

On a aussi : :

f continue sur E ⇐⇒ ∀O ouvert , f −1 (O) est ouvert


⇐⇒ ∀F fermé , f −1 (F ) est fermé .

1.4 Domaine de définition, limite et continuité d’une fonction


à deux variables
Exercice 12. Déterminez et représentez dans R2 le domaine de définition des fonctions :

page 14
1.4. DOMAINE DE DÉFINITION, LIMITE ET CONTINUITÉ D’UNE FONCTION À
DEUX VARIABLES

√ √
x2 −y 3. f (x, y) = log(x + y) + x.
1. f (x, y) = √
y
.
log y √ √
2. f (x, y) = √
x−y
. 4. f (x, y) = log y + 1 − y + 1 − x2


x2 −y
Correction:. 1. f (x, y) = √ .
y

Df = {(x, y) ∈ R2 /x2 − y ≥ 0 et y > 0}


= {(x, y) ∈ R2 /0 < y ≤ x2 }

log(y)
2. f (x, y) = √
x−y
.

Df = {(x, y) ∈ R2 /y > 0 et x − y > 0}


= {(x, y) ∈ R2 /0 < y < x}.


3. f (x, y) = log(x + y) + x.

Df = {(x, y) ∈ R2 /x + y > 0 et x ≥ 0}
= {(x, y) ∈ R2 /y > −x et x ≥ 0}.

page 15
1.4. DOMAINE DE DÉFINITION, LIMITE ET CONTINUITÉ D’UNE FONCTION À
DEUX VARIABLES

√ √
4. f (x, y) = log(y) + 1 − y + 1 − x2 . On a

Df = {(x, y) ∈ R2 /y > 0 et 1 − y ≥ 0 et 1 − x2 ≥ 0}

Le tableau suivant nous donne le signe de 1 − x2 .


Par suite :

Df = {(x, y) ∈ R2 /0 < y ≤ 1 et − 1 ≤ x ≤ 1}
= [−1, 1]×]0, 1].

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Exercice 13. Ces limites existent-elles dans R ?


1 xy
1. lim . 4. lim .
(x,y)→(1,1) x − y (x,y)→(0,0) x2
+ y2
y3 xy(x2 − y 2 )
2. lim . 5. lim .
(x,y)→(1,0) (x − 1)2 + y 2 (x,y)→(0,0) x2 + y 2
x x4 + y 4
3. lim y 2 sin( ). 6. lim .
(x,y)→(0,0) y (x,y)→(0,0) x2 + y 2

Correction:.
 1. On a :
 1
 lim f (x, y) = +
(1+ ,1) 0
 1 =⇒ (1,1)
lim f (x, y) n’existe pas
 lim f (x, y) =
(1− ,1) 0−
y3 0
2. lim 2 2
= (une forme indéterminée).
(1+ ,1) (x − 1) + y 0
On pose le changement de variable suivant :

x − 1 = r cos(θ)
=⇒ (x − 1)2 + y 2 = r2
y = r sin(θ)

x −→ 1 r3 sin(θ)3
Alors =⇒ r −→ 0. Donc lim = lim r sin(θ)3 = 0.
y −→ 0 r−→0 r2 r−→0

page 16
1.4. DOMAINE DE DÉFINITION, LIMITE ET CONTINUITÉ D’UNE FONCTION À
DEUX VARIABLES

x
3. lim y 2 sin( ) =? On a
(0,0) y
x x
| sin( )| ≤ 1 =⇒ |y 2 sin( )| ≤ y 2 .
y y
x
Par conséquent lim y 2 sin( ) = 0.
(0,0) y
xy 0
4. lim 2 2
= (une forme indéterminée).
(0,0) x + y 0
xy x2 1
lim 2 2
= lim 2
= .
(x,y)−→(0,0) x + y x−→0 2x 2
x=y
xy 0
lim = lim 2 = 0.
(x,y)−→(0,0) x2 +y 2 y−→0 y
x=0 et y6=0 y6=0
xy xy
Donc lim 2 2
6= lim . Par suite lim f (x, y) n’existe pas.
(x,y)−→(0,0) x +y (x,y)−→(0,0) x + y 2
2 (0,0)
x=y x=0 et y6=0
2 2
xy(x − y ) 0
5. lim 2 2
= (une forme indéterminée).
(0,0) x +y 0
−y ) 2 2 |xy||x2 +y 2 |
1 ère méthode : | xy(x
x2 +y 2
|≤ |x2 +y 2 |
= |xy|−→0.
(0,0)
2 2
xy(x − y )
Alors lim = 0.
(0,0) x2 + y 2
2 ème méthode : On considère le changement de variable :

x = r cos(θ)
=⇒ x2 + y 2 = r2
y = r sin(θ)

Alors (x, y) −→ (0, 0) =⇒ r −→ 0. On a :


r2 sin(θ) cos(θ)(r2 (cos(θ) − sin(θ)))
lim = lim r2 sin(θ) cos(θ)((cos(θ) − sin(θ)))
r−→0 r2 r−→0
= 0.

En effet : | sin(θ) cos(θ)| ≤ 1 et | cos(θ) − sin(θ)| ≤ | cos(θ)| + | sin(θ)| ≤ 2.


Par conséquent :

|r2 cos(θ) sin(θ)(cos(θ) − sin(θ))| ≤ 2r2 −→ 0.


r−→0

x4 + y 4 0
6. lim 2 2
= (une forme indéterminée).
(0,0) x + y 0
On a x + y = (x2 + y 2 )2 − 2xy et |xy| ≤ 21 (x2 + y 2 ). Donc
4 4

x4 + y 4
≤ 2(x2 + y 2 ) −→ 0.
x2 + y 2 (0,0)

2 ème méthode : On considère le changement de variable :



x = r cos(θ)
=⇒ x2 + y 2 = r2
y = r sin(θ)

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1.4. DOMAINE DE DÉFINITION, LIMITE ET CONTINUITÉ D’UNE FONCTION À
DEUX VARIABLES

On a (x, y) −→ (0, 0) =⇒ r −→ 0. Par suite :

x4 + y 4
lim 2 2
= lim r2 (cos4 (θ) + sin4 (θ)) = 0.
(0,0) x +y r−→0
r6=0

En effet : |r2 (cos4 (θ) + sin4 (θ))| ≤ 2r2 −→ 0.


r−→0

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Exercice 14. Montrer que la fonction f : R2 \{(0, 0)} −→ R définie par :

sin(x2 ) − sin(y 2 )
f (x, y) =
x2 + y 2
n’est pas prolongeable par continuité en (0, 0).
sin(x2 ) − sin(y 2 ) 0
Correction:. On a lim 2 2
= (une forme indéterminée).
(0,0) x +y 0
− sin(y 2 )
Remarquer que lim f (x, y) = 0 et lim f (x, y) = lim = −1.
(0,0) y−→0 y−→0 y2
x=y x=0 x=0
Alors lim f (x, y) n’existe pas. Par conséquent, f n’est pas prolongeable par continuités en
(0,0)
(0, 0).
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Exercice 15. Soit f : R −→ R une fonction de classe C 1 . On considère la fonction F : R2 −→ R
définie par :  f (x)−f (y)
x−y
si x 6= y,
F (x, y) = 0
f (x) si x = y.
Montrer que la fonction F est continue sur R2 .
Correction:. Remarquer que R2 . Soit a0 = (x0 , y0 ) ∈ R2 .
• Si x0 6= y0 , alors
f (x) − f (y)
lim F (x, y) = lim
(x,y)−→(x0 ,y0 ) (x0 ,y0 )x−y
f (x0 ) − f (y0 )
= (carf est continue)
x0 − y 0
= F (x0 , y0 ).

Alors F est continue au point a0 .


• Si x0 = y0 , alors :
−) lim F (x, y) = lim f 0 (x) = f 0 (x0 ) (car f est C 1 ).
(x0 ,y0 ) x−→x0
x=y
Donc lim F (x, y) = F (x0 , y0 ).
(x0 ,y0 )
x=y

page 18
1.4. DOMAINE DE DÉFINITION, LIMITE ET CONTINUITÉ D’UNE FONCTION À
DEUX VARIABLES

f (x) − f (y)
−) lim F (x, y) = lim .
(x0 ,y0 ) (x0 ,y0 ) x−y
x6=y x6=y
Supposons que x < y (on traite le cas x > y d’une manière similaire), alors d’après le
théorème des accroissements finis sur ]x, y[, ∃cx ∈]x, y[ telle que
f (x) − f (y)
= f 0 (cx ).
x−y
Donc
lim F (x, y) = lim f 0 (cx ) = f 0 (x0 )(car x0 = y0 )
(x0 ,y0 ) x−→x0
x6=y
= F (x0 , y0 ).
Finalement F est continue sur R2 (car a0 est quelconque dans R2 ).
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Exercice 16. Montrer que la fonction f : R2 \{(0, 0)} −→ R définie par :
xy 2
f (x, y) =
x2 + y 4
n’est pas prolongeable par continuité en (0, 0).
x x3
Corrigé 1. • lim f (x, y) = lim = lim = 0.
(0,0) x−→0 1 + x2 x−→0 x2 + x4
x=y
y4 1
• lim f (x, y) = lim =
(0,0) x−→0 2x4 2
x=y 2
Alors lim f (x, y) 6= lim f (x, y). Par suite f n’est pas prolongeable par continuité en (0, 0).
(0,0) (0,0)
x=y x=y 2
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6x2 y
Exercice 17. Soit f : R2 \{(0, 0)} −→ R une fonction définie par : f (x, y) = x2 +y 2
.
Montrer que lim f (x, y) = 0 de trois manières :
(x,y)→(0,0)
1. D’après la définition.
2. D’après le théorème de pincement.
3. En utilisant les coordonnées polaires.
Correction:. lim f (x, y) = 0 ; ||(x, y)||1 = |x| + |y|.
(0,0)
x=y

1. ∀ε > 0, ∃∀(x, y) ∈ Df : ||(x, y) − (0, 0)|| < η =⇒ |f (x, y) − 0| < ε.


On a :
6x2 |y| 1
|f (x, y) − 0| = 2 2
≤ |x| (car|xy| ≤ (x2 + y 2 ))
x +y 2
= 3||(x, y)||1 ≤ 3η < ε
Donc il suffit de choisir η ∈]0, 3ε [.

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1.4. DOMAINE DE DÉFINITION, LIMITE ET CONTINUITÉ D’UNE FONCTION À
DEUX VARIABLES

6x2 |y|
2. |f (x, y) − 0| = |f (x, y) − 0| = x2 +y 2
≤ 3|x| −→ 0.
x−→0
6x2 |y| 6x2 |y| 1 1
Ou bien : |f (x, y) − 0| = x2 +y 2
≤ x2
= 6|y| −→ 0, car x2 +y 2
≤ x2
.
y−→0
3. 
x = r cos(θ)
=⇒ x2 + y 2 = r2
y = r sin(θ)
On a (x, y) −→ (0, 0) =⇒ r −→ 0. Alors

6r3 cos2 (θ) sin(θ)


lim f (x, y) = lim 2
= lim r cos2 (θ) sin(θ) = 0,
(0,0) r−→0
r6=0
r r−→0
r6=0

Car |r cos2 (θ) sin(θ)| ≤ |r| −→ 0.


r−→0

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Exercice 18. Soit f la fonction définie sur R2 par :


( 3
x y−xy 3
x2 +y 2
si (x, y) 6= (0, 0),
f (x, y) =
0 si (x, y) = (0, 0).

1. La fonction f est-elle continue en (0, 0) ?


2. Déduire que f est continue sur R2 .
|x3 y−xy 3 | x2 |xy|+y 2 |xy|
Correction:. 1. |f (x, y)| = x2 +y 2
≤ x2 +y 2
= |xy| −→ 0.
(0,0)
Alors lim f (x, y) = 0 = f (0, 0). Donc f est continue au point (0, 0).
(0,0)
On peut aussi répondre à cette question en utilisant les coordonnées polaire.
2. Notons que f est continue sur R2 \{(0, 0)} f est obtenue comme étant somme, produit et
quotient de fonctions continues sur R2 \{(0, 0)}. Or d’après la question 1., f est continues
en (0, 0), alors f est continue sur R2 .

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Exercice 19. Soient f et g deux applications continues de Rn dans Rm .


1. Montrer que {x ∈ Rn |f (x) = g(x)} est fermé dans Rn .
2. En déduire que si f et g coı̈ncident sur une partie dense de Rn , alors f = g.

Correction:. 1. Posons h = f − g et A = {x ∈ Rn /f (x) = g(x)}. Alors A = {x ∈ Rn /h(x) =


0} = h−1 ({0}).
Puisque {0} est fermé dans Rn et h continue sur Rn , alors h−1 ({0}) est fermé, donc A est
fermé.
2. Supposons qu’il existe une partie B danse dans Rn (c-à-d : B = Rn ) telle que f (x) =
g(x) ∀x ∈ B. Montrons que f (x) = g(x) ∀x ∈ Rn .

page 20
1.4. DOMAINE DE DÉFINITION, LIMITE ET CONTINUITÉ D’UNE FONCTION À
DEUX VARIABLES

Soit x ∈ Rn = A, alors ∃(an )n ⊂ A telle que an −→ x. Puisque f et g sont continue sur


n→+∞
Rn , alors
lim f (an ) = f (x) et lim g(an ) = g(x). (1.8)
n→+∞ n→+∞

Puisque (an )n ⊂ A, alors f (an ) = g(an ), ∀n. Donc lim f (an ) = lim g(an ), alors d’après
n→+∞ n→+∞
l’égalité (1.8), f (x) = g(x).
Finalement f = g sur Rn .
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Exercice 20. Une application de X dans Y est dite ouverte si l’image de tout ouvert de X est
un ouvert de Y ; fermée si l’image de tout fermé de X est fermé de Y .
1. Montrer qu’une fonction polynomiale de R2 dans R est une application fermée.
2. Montrer que l’application (x, y) ∈ X × Y −→ x ∈ X est ouverte mais pas nécessairement
fermée (considérer l’hyperbole équilatère de R2 ).
Correction:. 1. Soit P une application polynomiale de R2 −→ R. Soit F un fermé de R2 .
Montrons que P (F ) est fermé de R.
Soit (yn )n∈N ⊂ P (F ) telle que lim yn = y ∈ R. Alors ∀n ∈ N ; ∃xn ∈ F telle que P (xn ) =
n→+∞
yn .
Notons que notre but est de montrer que y ∈ P (F ) (c-à-d : on va montrer qu’il existe x ∈ F
tel que P (x) = y).
Comme P est continue, deg(P ) < ∞ et (P (xn ))n = (yn )n est une suite convergente, alors
la suite (xn )n est bornée.
Soit K = {xn /n ∈ N} est un compact dans R2 (car c’est un fermé borné), alors d’après le
théorème de Bolzano-Weierstrass il existe une sous-suite (xnk ) de (xn )n telle que lim xnk =
k→+∞
x ∈ K. Comme (xn )n ⊂ F et F fermé, alors x ∈ F . Par suite, lim P (xn ) = P (x) = y ∈
n→+∞
P (F ).
2. Soit
π R × R −→ R
(x, y) 7−→ x.
• Soit O un ouvert de R2 . Montrons que π(O) est un ouvert dans R. Soit x0 ∈ π(O), ∃a0 =
(x0 , y0 ) ∈ O/π(a0 ) = x0 . Comme O est ouvert, ∃r > 0 tel que B(a0 , r) ⊂ O. Alors
π[B(a0 , r)] ⊂ π(O). On a π[B(a0 , r)] =]x0 − r, x0 + r[. Donc ∀x0 ∈ π(O), ∃ > 0 tel que
]x0 − r, x0 + r[⊂ π(O).
Alors π(O) est un ouvert dans R, donc π est une application ouverte.
• π n’est pas fermée.
On a le contre exemple suivant : Soit H = {(x, y) ∈ R2 /xy = 1}. H est fermé dans R2 .
En effet pour tout ((xn , yn ))n ⊂ H, telle que

xn −→ x
,
yn −→ y
on a xn yn −→ xy et xn yn = 1 =⇒ xy = 1. Donc (x, y) ∈ H.
Mais π(H) = R∗ =] − ∞, 0[∪]0, +∞[ qui est ouvert.

page 21
1.5. DIFFÉRENTIABILITÉ ET DÉRIVABILITÉ PARTIELLE DES FONCTIONS À
PLUSIEURS VARIABLES

1.5 Différentiabilité et dérivabilité partielle des fonctions à plu-


sieurs variables
Exercice 21. Déterminer, pour chacune des fonctions suivantes, le domaine de définition Df .
Calculer ensuite les dérivées en chaque point du domaine de définition lorsqu’elles existent :
1. f (x, y) = x2 exy ,
p
2. f (x, y) = ln(x + x2 + y 2 ),
3. f (x, y) = sin2 x + cos2 y.
Correction:. 1. f (x, y) = x2 exy , Df = R2 .
∂f
• fx0 (x, y) = ∂x
(x, y) = 2xexy + x2 ye(xy) = (2x + x2 y)e(xy) .
∂f
• fy0 (x, y) = ∂y
(x, y) = x3 exy .
p
2. f (x, y) = ln(s + x2 + y 2 ).
p
Df = {(x, y) ∈ R2 /x +
x2 + y 2 > 0 et x2 + y 2 ≥ 0}
p
= {(x, y) ∈ R2 /x + x2 + y 2 > 0}
p
−) Si x > 0 =⇒ x + x2 + y 2 > 0 (vraie)
p y2
−) Si x < 0 =⇒ x + x2 + y 2 = p > 0 si y 6= 0
x2 + y 2 − x
Par suite, Df = {(x, y) ∈ R2 /x > 0 ou y 6= 0}.
2x
1+ p
2 x2 + y 2 1
• fx0 (x, y) = p =p .
x + x2 + y 2 x2 + y 2
2y
p
2 x2 + y 2 y
• fy0 (x, y) = p =p p .
x + x2 + y 2 x2 + y 2 (x + x2 + y 2 )
3. f (x, y) = sin2 (x) + cos2 (2y), Df = R2 .
• fx0 (x, y) = 2 sin(x) cos(y) = sin(2x).
• fy0 (x, y) = 2 sin(y) cos(y) = sin(2y).
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Exercice 22. Soient Ω un ouvert non vide de Rn et f, g, h : Ω −→ R2 des fonctions telles que

∀x ∈ Ω, f (x) ≤ g(x) ≤ h(x).

On suppose que f et h sont différentiables en a ∈ Ω et f (a) = h(a).


1. Déterminer la différentielle de f − h au point a.
2. Montrer que g est différentiable au point a.
3. Déduire la différentielle de g au point a.

page 22
1.5. DIFFÉRENTIABILITÉ ET DÉRIVABILITÉ PARTIELLE DES FONCTIONS À
PLUSIEURS VARIABLES

Correction:. 1. On a (f − h)(a) = f (a) − h(a) = 0, f − h est différentiable au point a ∈ Ω et


∀x ∈ Ω ; (f − h)(x) ≥ 0.
Donc a est un maximum de f − h, par suite c’est un point maximum de f − h, par suite
point critique de f − h. Alors f (a) = dh(a)).
2. f (a) = g(a) = h(a), df (a) = dh(a).
∀k assez proche de a tel que a + k ∈ Ω, on a f (a + h) ≤ g(a + k) ≤ h(a + k), ce qui implique
f (a + k) − f (a) ≥ g(a + k) − g(a) ≤ h(a + k) − h(a).
Alors
f (a + k) − f (a) − df (a) · k g(a + k) − g(a) − df (a) · k h(a + k) − h(a) − df (a) · k
≤ ≤ .
||k|| ||k|| ||k||
| {z } | {z } | {z }
ε1 (k) ε(k) ε2 (k)

Puisque lim ε1 (k) = lim ε2 (k) = 0, alors lim ε(k) = 0. D’où g(a + k) = g(a) + df (a) · k +
k−→0 k−→0 k−→0
||k||ε(k), avec lim ε(k) = 0.
k−→0
Finalement g est différentiable en a.
3. D’après la question 1., on a df (a) = dg(a) = dh(a).
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Exercice 23. Soit la fonction f : R2 −→ R définie par

 x2 − y 2
xy 2 si (x, y) 6= (0, 0),
f (x, y) = x + y2

0 si (x, y) = (0, 0).

Étudier la continuité de f . Montrer que f est de classe C 1 .


Correction:. • Df = R2 .
• Sur R2 \{(0, 0)}, f est continue comme étant quotient, somme et produit de fonction conti-
nues.
0
• Au point (0, 0), ”f (0, 0) = ” (une forme indéterminée).
0
x2 − y 2 |x2 + y 2 |
|f (x, y)| = xy ≤ |xy| = |xy| −→ 0.
x2 + y 2 |x2 + y 2 | (0,0)

Alors lim f (x, y) = 0 = f (0, 0). Par suite, f est continue (0, 0) et puisque continue sur
(0,0)
R2 \{(0, 0)}, alors elle est continue sur R2 .
NB : On peut utiliser les coordonnées polaires :

x = r cos(θ) et y = r sin(θ).
• On a
 
x2 − y 2 2x(x2 + y 2 ) − 2x(x2 − y 2 )
fx0 (x, y) = y + xy
x2 + y 2 (x2 + y 2 )2
 2 
x − y2 2x2 y 3 y(x4 − y 4 + 4x2 y 3 )
= y + =
x2 + y 2 (x2 + y 2 )2 (x2 + y 2 )2

page 23
1.5. DIFFÉRENTIABILITÉ ET DÉRIVABILITÉ PARTIELLE DES FONCTIONS À
PLUSIEURS VARIABLES

4 4 2 x3
• fy0 (x, y) = − x(y (x−x2 +y)+5y
2 )2 .
fx0 et fy0 sont continues sur R\{(0, 0)} comme étant somme, produit et quotient de fonctions
continues.
• Au point (0, 0),
f (x, 0) − f (0, 0)
fx0 (0, 0) = lim = 0.
x−→0
x6=0
x
f (0, y) − f (0, 0)
fy0 (0, 0) = lim = 0.
y−→0 y
y6=0

Posons 
x = r cos(θ)
=⇒ x2 + y 2 = r2 .
y = r sin(θ)
Donc (x, y0) −→ (0, 0) =⇒ r −→ 0. Donc on voit facilement que :
y(x4 − y 4 + 4x2 y 3 )
−) fx0 (x, y) = lim = 0 = fx0 (0, 0).
(0,0) (x2 + y 2 )2
−) lim fy0 (x, y) = 0 = fy0 (0, 0).
(0,0)

Alors fx0 et fy0 sont continue en (0, 0) et puisque elle sont continues sur R2 {(0, 0)}, alors elles
sont continues sur R2 . Finalement f est de classes C 1 sur R2 .
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Exercice 24. Soit f la fonction de R2 définie par :

f (x, y) = x3 + y 3 − 3xy.

1. Déterminer les extremums de f .


2. Préciser la nature de ces extremums.
Correction:. f (x, y) = x3 + y 3 − 3xy, f est de classes C 2 sur R2 .
1. On a  
fx0 (x, y) = 3x2 − 3y = 0 x2 = y
=⇒
fy0 (x, y) = 3y 2 − 3x = 0 y2 = x
Ce qui implique (x = 0 et y = 0) ou (x = 1 et y = 1). Par conséquent, les points critiques
sont O(0, 0) et A(1, 1).
00 00 00
2. s = fx,y (x, y) = −3, r = fx,x (x, y) = 6x, t = fy,y (x, y) = 6y.
• O(0, 0) =⇒ s = −3, r = t = 0 =⇒ ∆ = s2 − rt = 9 > 0 =⇒ O(0, 0)point selle
• A(1, 1) =⇒ ∆ = s2 − rt = −25 < 0 et r = 6 > 0. Alors A(1, 1) est un minimum.
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Exercice 25. On considère la fonction f définie par

f (x, y) = x[(log x)2 + y 2 ].

page 24
1.5. DIFFÉRENTIABILITÉ ET DÉRIVABILITÉ PARTIELLE DES FONCTIONS À
PLUSIEURS VARIABLES

1. Déterminer le domaine de définition Df de la fonction f .


2. Calculer fx0 (x, y) et fy0 (x, y) en tout point (x, y) ∈ Df .
3. Déterminer les points critiques de la fonction f .
4. Indiquer si ces points critiques correspondent à des extremums locaux.
Correction:. On considère la fonction f définie par :

f (x, y) = x((log x)2 + y 2 ).

1. Df = {(x, y) ∈ R2 /x > 0 et y ∈ R} = R∗+ × R


2. On a
∂f
(x, y) = fx0 (x, y) = log2 (x) + y 2 + 2 log(x).
∂x
et
∂f
(x, y) = fy0 (x, y) = 2xy.
∂y
3. On a  
fx0 (x, y) = 0 log2 (x) + 2 log(x) + y 2 = 0
=⇒
fy0 (x, y) = 0 2xy = 0.


log2 (x) + 2 log(x) + y 2 = 0
=⇒
y = 0 (car x > 0).

log(x)(log(x) + 2) = 0
=⇒
y = 0 (car x > 0).

log(x) = 0 ou log(x) = −2
=⇒
y = 0 (car x > 0).
=⇒ (x = 1, y = 0) ou (x = e−2 , y = 0)
=⇒ A(1, 0) et B(e−2 , 0) sont les points critiques.

00 00 2 log(x)+2 00
4. s = fx,y (x, y) = 2y, r = fx,y (x, y) = x
, t = fy,y (x, y) = 2y.
• A(1, 0) =⇒ ∆ = s2 − rt = −4 < 0 et r > 0. Par suite A est un minimum local.
NB : A est minimum local si ∀(x, y) ∈ Df , on a f (x, y) ≥ f (1, 0).
• B(e−2 , 0) =⇒ ∆ = s2 − rt = 4 > 0 =⇒ B est un point selle.
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Exercice 26. Soient x = (x1 , ..., xn ), h = (h1 , ..., hn ) de Rn et f ∈ C 1 (Rn , R). Pour tout t ∈ R,
on définit g(t) = f (γ(t)), où γ(t) = x + th.
1. Montrer que g ∈ C 1 (Rn , R).
2. Calculer g 0 (0) en fonction des dérivées partielles de f .
Correction:. ∀t ∈ R, g(t) = f (γ(t)).
1. g ∈ C 1 (R, R) comme étant composée de deux fonctions de classe C 1 qui sont f et γ.
2. ∀t ∈ R ; g 0 (t) = df (γ(t)) ◦ dγ(t).

page 25
1.5. DIFFÉRENTIABILITÉ ET DÉRIVABILITÉ PARTIELLE DES FONCTIONS À
PLUSIEURS VARIABLES

• On a
f : Rn −→ R
=⇒ df (x) = ∇f (x) = (fx0 1 (x), ..., fx0 n (x)).
x →7 f (x)
• On a
γ : R −→ Rn
t 7→ x+t·h
=⇒ dγ 0 (t) = (γ10 (t), ..., γn0 (t)) = (h1 , ..., hn ) = h.
= (x1 + t · h1 , ..., xn + t · hn )
| {z } | {z }
γ1 (t) γn (t)
 
γ10 (t) = h1 Xn
 .  0 0
0 0 0
=⇒ g (t) = (fx1 (γ(t), ..., fxn (γ(t)))  .
.  =⇒ g (t) = σ (t) = hi fx0 i (σ(t)).
γn0 (t) = hn i=1

X n X n
Pour t = 0 =⇒ g 0 (0) = hi fx0 i (γ(0)) = hi fx0 i (x) = df (x) · h .
i=1 i=1

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Exercice 27. Soit f : R3 −→ R une fonction de classe C 1 et soit g : R3 −→ R une fonction
définie par :
g(x, y, z) = f (x − y, y − z, z − x).
Montrer que :
∂g ∂g ∂g
+ + = 0.
∂x ∂y ∂z
Correction:. On a f : R3 −→ R et g : R3 −→ R.
1. g(x, y, z) = f (x − y, y − z, z − x) = f (γ(x, y, z)), g est de classe C 1 comme étant la composée
de deux fonctions de classe C 1 f et γ.

dg(x, y, z) = df (γ(x, y, z)) ◦ dγ(x, y, z)


 
1 −1 0
= (fx0 , fy0 , fz0 )  0 1 −1 
−1 0 1

=⇒ dg(x, y, z) = (fx0 − fz0 , fy0 − fx0 , fz0 − fy0 ) = (gx0 , gy0 , gz0 )
∂g ∂g ∂g
=⇒ gx0 + gy0 + gz0 = 0 =⇒ + + = 0.
∂x ∂y ∂z
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Exercice 28. Soit f : R2 −→ R une fonction définie par :

f (x, y) = x − y + sin(xy).

1. Monter qu’il existe un intervalle ouvert I de R2 contenant 0 et une fonction φ : I −→ R de


classe C 1 tels que : 
φ(0) = 0,
f (x, φ(x)) = 0, ∀x ∈ I.

page 26
1.5. DIFFÉRENTIABILITÉ ET DÉRIVABILITÉ PARTIELLE DES FONCTIONS À
PLUSIEURS VARIABLES

2. Calculer φ0 (0).
Correction:. f (x, y)x − y + sin(xy).
1. Df = R2 f est de classe C 1 sur R2 .
(a) fy0 (x, y) = −1 + x cos(xy) =⇒ fy0 (0, 0) = −1 6= 0.
(b) f (0, 0) = 0.
Donc vertu le théorème de la fonction implicite :


 • ∃I ∈ V(O)(ouvert),


 • ∃J ∈ V(O)(ouvert),
φ: I −→ J

 • ∃ une application de classe C 1 :

 x −
7 → y = φ(x)

telles que : 

 • I × J ⊂ Df = R2 , φ(0) = 0,

 • ∀x ∈ I; f (x, φ(x)) = 0,
 • ∀x ∈ I; fy0 (x, φ(x)) 6= 0,

 0
 • ∀x ∈ I; φ0 (x) = −f0x (x,φ(x))
f (x,φ(x))
y

−fx0 (0,φ(0)) −1
On a fx0 (x, y) = 1 + y cos(xy) et fy0 (x, y) = −1 + x cos(xy), donc φ0 (0) = fy0 (0,φ(0))
= −1
= 1.
Alors φ(x) = φ(0) + xφ0 (0) + xε(x) = x + xε(x), avec lim ε(x) = 0.
x→0
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Exercice 29. Soit f : R2 −→ R une fonction définie par :
 2
 x y + 3y 3
si (x, y) 6= (0, 0),
f (x, y) = x2 + y 2

0 si (x, y) = (0, 0).
1. La fonction f est-elle continue en (0, 0). Justifier la réponse.
2. La fonction f admet-elle des dérivées partielles par rapport à x, à y en (0, 0).
Donner la ou les valeurs dans le cas échéant et justifier la réponse.
3. La fonction f est-elle différentiable en (0, 0) ? Justifier la réponse.
4. Déterminer les dérivées partielles de f en un point (x0 , y0 ) 6= (0, 0).
5. Déterminer l’équation du plan tangent au graphe de f au point (1, 1, 2).
6. Soit F : R2 −→ R2 la fonction définie par F (x, y) = (f (x, y), f (y, x)). Déterminer la matrice
jacobienne de F au point (1, 1).
7. La fonction F admet-elle une réciproque locale au voisinage du point (1, 1) ?
Correction:. Posons x = r cos(θ), y = r sin(θ). Alors x2 + y 2 = r2 .
1. On a (x, y) −→ (0, 0) =⇒ r −→ 0. Donc
lim f (x, y) = lim r(cos2 (θ) sin(θ) + 3sin3 (θ))
(0,0) r→0
r6=0

= 0 = f (0, 0) car |cos2 (θ) sin(θ) + 3 sin3 (θ)| ≤ 4


=⇒ f est continue au point (0, 0).

page 27
1.5. DIFFÉRENTIABILITÉ ET DÉRIVABILITÉ PARTIELLE DES FONCTIONS À
PLUSIEURS VARIABLES

∂f f (x, 0) − f (0, 0) 0
2. fx0 (0, 0) = (0, 0) = lim = lim = 0,
∂x x→0
x6=0
x x→0 x
x6=0

∂f f (y, 0) − f (0, 0) 3y 3
fy0 (0, 0) = (0, 0) = lim = lim 3 = 3.
∂y y→0 y y→0 y
y6=0 y6=0

3. Par l’absurde, supposons que f est différentiable au point (0, 0), alors elle admets des dérivées
directionnelles Dv f (0, 0) suivant toute direction v ∈ R2 . En particulier, pour v = (1, 1), on
a
f (a + tv) − f (a)
Dv f (0, 0) = lim = df (0, 0) · v.
t→0
t6=0
t
   
0 0 1 1
Notons qu’on a : df (0, 0) · (1, 1) = (fx (0, 0), fy (0, 0)) = (0, 3) = 3.
1 1
f (t, t) − f (0, 0) 4t3
Mais Dv f (0, 0) = lim = lim 3 = 2. 2 6= 3 =⇒ contradiction.
t→0
t6=0
t t→0 2t
t6=0

Par conséquent, f n’est pas différentiable au point (0, 0).


4. On a :
2x0 y0 (x20 + y02 ) − 2x0 (x20 y + 3y03 ) −4x0 y03
• fc x0 (x0 , y0 ) = =
(x20 + y02 )2 (x20 + y02 )2
x2 (x2 + y02 ) − 2y0 (x20 y + 3y03 ) x40 + 8x20 y02 + 3y04
• fy0 (x0 , y0 ) = 0 0 =
(x20 + y02 )2 (x20 + y02 )2
Alors f est différentiable au point (x0 , y0 ) 6= (0, 0).
5. L’équation du plan tangent au point (x0 , y0 , f (x0 , y0 )) : (P ) : z = f (x0 , y0 ) + df (x0 , y0 ) · (x −
x0 , y − y0 ).
Pour (x0 , y0 ) = (1, 1) on a :

 f (x0 , y0 ) = f (1, 1) = 2
fx (x0 , y0 ) = fx0 (1, 1) = −1 et df (x0 , y0 ) = (fx0 (x0 , y0 ), fy0 (x0 , y0 ))

fy (x0 , y0 ) = fy0 (1, 1) = 0
 
x−1
=⇒ (P ) : z = 2 + (−1, 3) = 2 + (1 − x) + 3(y − 1)
y−1
=⇒ (P ) : z = 3y − x
6. F est de classe C 1 sur R2 \{(0, 0)} car les composantes de F le sont (f est de classe C 1 sur
R2 {(0, 0)}).
7.  0 
fx (x0 , y0 ) fy0 (x0 , y0 )
JF (x0 ,y0 ) = 0
fy (x0 , y0 ) fx0 (x0 , y0 )
 
−1 3
Pour (x0 , y0 ) = (1, 1), on a JF (x0 ,y0 ) =
3 −1
8. On a :
F : R2 −→ R2
(x, y) 7→ (f (x, y), f (y, x))
F est de classe C 1 au V((1, 1)) et det(JF (1,1) ) = −8 6= 0. Alors d’après le théorème d’inver-
sion locale, ∃U ∈ V((1, 1)), ∃V ∈ V((f (1, 1), f (1, 1))) = V((2, 2)), tels que F : U −→ V est
un difféomorphisme (i.e. F bijective F et F −1 de classe C 1 ).

page 28
Chapitre 2

Examens corrigés

2.1 Les énoncés des examens


Les énoncés des examens des années précédentes sont exposés dans les pages suivantes et
ils sont ordonnés comme suit :
• Examen rattrapage 2018/19 (pour la correction consulter la page 39),
• Examen rattrapage 2015/16 (pour la correction consulter la page 40),
• Examen de la session ordinaire 2014/15 (pour la correction consulter la page 41),
• Examen rattrapage 2014/15 (pour la correction consulter la page 41),
• Examen de la session ordinaire 2015/16 (pour la correction consulter la page 41),
• Examen rattrapage 2015/16 (pour la correction consulter la page 42),
• Examen rattrapage 2016/17 (pour la correction consulter la page 42),

29
UNIVERSITE MOHAMMED I
Faculté Des Sciences Année Universitaire 2018/19
Département De Mathématiques Filière SMA , Semestre: S3
Oujda Module: Analyse 5
Durée de l’epreuve : 1h30mn

Examen de Rattrapage
Exercice I
Soit E un espace vectoriel normé, et soient f, g : E −→ R deux fonctions
continues.
Montrer que l’ensemble {x ∈ E/f (x) ≤ g(x)} est un fermé de E.

Exercice II
Soient A, B deux parties de l’espace vectoriel normé (Rn , k . k).
1/ Démontrer que si A ⊂ B alors A ⊂ B.
2/ Comparer (A ∪ B) et A ∪ B ( Justifier votre réponse).

Exercice III
On considère la fonction f définie par
f (x, y) = cos(x) + y 2 − 2y + 1.
1/ Déterminer le domaine de définition Df de la fonction f.
2/ Trouver les points critiques de la fonction f .
3/ Préciser la nature de ces points critiques.

Exercice IV
Pour (x, y) ∈ R2 , posons f (x, y) = x + y − sin(xy).
1/ Démontrer qu’il existe un intervalle ouvert I contenant 0 et une fonction
φ : I −→ R de classe C 1 tels que

φ(0) = 0,
f (x, φ(x)) = 0, ∀x ∈ I.
2/ Calculer φ0 (0).

Exercice V
Soit (Rn , k . k) un espace vectoriel normé, et V un sous-espace vectoriel de
Rn .
1/ Montrer que V est un sous-espace vectoriel de Rn .
2/ Montrer que si int(V ) 6= ∅, alors V = Rn .

1
UNIVERSITE MOHAMMED I
Faculté Des Sciences Année Universitaire 2015/16
Département De Mathématiques Filière SMA , Semestre: S3
Et Informatique Module: Analyse 5
Oujda Durée de l’epreuve : 1h30mn

Examen de Rattrapage
Exercice I
Soit E un espace vectoriel normé, et soient f, g : E −→ R deux fonctions
continues.
1/ Montrer que {x ∈ E/f (x) ≤ g(x)} est un fermé de E.
2/ Montrer que {x ∈ E/f (x) < g(x)} est un ouvert de E.

Exercice II
On considère la fonction f définie par
f (x, y) = sin(x) + y 2 − 2y + 1.
1/ Déterminer le domaine de définition Df de la fonction f.
2/ Calculer ∂f
∂x
(x, y) et ∂f
∂y
(x, y) en tout point (x, y) ∈ Df .
3/ Déterminer les points critiques de la fonction f .
4/ Pour chacun de ces points déterminer s’il s’agit d’un maximum ou d’un
minimum local ou d’un point selle.
Exercice III
soient
f : R2 → R
(x, y) 7→ f (x, y)
de classe C 1 et
g : R+ × R → R
(r, θ) 7→ f (r cos θ, r sin θ).
1/ Montrer que g est de classe C 1 .
2/ Exprimer les dérivées partielles de g en fonction de celles de f .
3/ Déduire les dérivées partielles de f en fonction de celles de g.

Exercice IV
Soit (Rn , d) un espace métrique.
1/ Montrer que toute partie fermée F d’une partie compacte K de Rn est
elle-même compacte.
2/ Soit K une partie compacte de Rn et x ∈ Rn . Montrer qu’il existe y ∈ K
tel que d(x, K) = d(x, y), où d(x, K) = inf d(x, z).
z∈K

1
UNIVERSITE MOHAMMED I
Faculté Des Sciences Année Universitaire 2014/15
Département De Mathématiques Filière SMA
Et Informatique Semestre: S3, Module: Analyse 5
Oujda Durée de l’épreuve : 1h30

Examen de la Session Ordinaire

Exercice I
Soient f, g : R2 −→ R deux applications continues. On considère l’ensemble
défini par

O = {(x, y) ∈ R2 /f (x) < g(x)}.


Montrer que O est un ouvert de R2 .

Exercice II
Soient A et B deux parties dans Rn muni de sa norme usuelle.
1/ Comparer F r(Å) et F r(A).
2/ Comparer F r(A) etTF r(A). S
3/ Montrer que F r(A B) ⊂ F r(A) F r(B).

Exercice III
On considère la fonction f définie par
f (x, y) = x[(logx)2 + y 2 ].
1/ Déterminer le domaine de définition Df de la fonction f.
2/ Calculer ∂f
∂x
(x, y) et ∂f
∂y
(x, y) en tout point (x, y) ∈ Df .
3/ Déterminer les points critiques de la fonction f .
4/ Indiquer si ces points critiques correspondent à des extremums locaux.

Exercice IV
Soit f : R −→ R une fonction de classe C 1 .
On considère la fonction F : R2 −→ R définie par:
 f (x)−f (y)
x−y
si x 6= y,
F (x, y) =
f 0 (x) si x = y.
Montrer que la fonction F est continue sur R2 .

Barème approximatif : I=2pts, II=6pts, III=8pts et IV=4pts.

1
UNIVERSITE MOHAMMED I
Faculté Des Sciences Année Universitaire 2014/2015
Département De Mathématiques Filière SMA , Semestre: S3
Et Informatique Module: Analyse 5
Oujda Durée de l’epreuve : 1h 30mn

Examen de Rattrapage
Exercice I
Soient x = (x1 , ..., xn ), h = (h1 , ..., hn ) de Rn et f ∈ C 1 (Rn , R).
Pour tout t ∈ R, on définit g(t) = f (γ(t)), où γ(t) = x + th.
1/ Montrer que g ∈ C 1 (R, R).
2/ Calculer g 0 (0) en fonction des dérivées partielles de f .

Exercice II
Soit f la fonction de R2 dans R définie par:

f (x, y) = x3 + y 3 − 3xy.

1/ Déterminer les extremums de f .


2/ Préciser la nature de ces extremums.

Exercice III
Soient E et F deux parties compactes non vides et disjointes de Rn .
1/ ∀x ∈ E, montrer qu’il existe un voisinage ouvert Vx de x et un ouvert Ux
contenant F tel que Vx ∩ Ux = ∅.
2/ Déduire qu’ il existe deux ouverts U et V disjoints de Rn tels que E ⊂ V
et F ⊂ U .
(Indication: La famille {Vx ; x ∈ E} étant un recouvrement de E par des
ouverts de Rn )
Exercice IV
Soient Ω un ouvert non vide de Rn et f, g, h : Ω −→ R des fonctions telles
que
∀x ∈ Ω, f (x) ≤ g(x) ≤ h(x).
On suppose que f et h sont différentiables en a ∈ Ω et f (a) = h(a).
1/ Déterminer la différentielle de f − h au point a.
2/ Montrer que g est différentiable au point a.
3/ Déduire la différentielle de g au point a.

Barème approximatif : I=3pts, II=4pts, III=6pts et IV=7pts.

1
UNIVERSITE MOHAMMED I
Faculté Des Sciences Année Universitaire 2015/16
Département De Mathématiques Filière SMA
Et Informatique Semestre: S3, Module: Analyse 5
Oujda Durée de l’épreuve : 1h30

Examen de la Session Ordinaire

Exercice I
On considère la fonction f définie par

f (x, y) = x3 + y 3 − 3xy.

1/ Déterminer le domaine de définition Df de la fonction f.


2/ Calculer ∂f
∂x
(x, y) et ∂f
∂y
(x, y) en tout point (x, y) ∈ Df .
3/ Déterminer les points critiques de la fonction f .
4/ Pour chacun de ces points déterminer s’il s’agit d’un maximum ou d’un
minimum local ou global.

Exercice II
Pour (x, y) ∈ R2 , posons f (x, y) = x − y + sin(xy).
1/ Démontrer qu’il existe un intervalle ouvert I contenant 0 et une fonction
φ : I −→ R de classe C 1 tels que

φ(0) = 0,
f (x, φ(x)) = 0, ∀x ∈ I.

2/ Calculer φ0 (0).

Exercice III
Soit (Rn , d) un espace métrique. Pour tout x ∈ Rn et toute partie A de Rn ,
on pose:
d(x, A) = inf d(x, y)
y∈A

1/ Monter que: d(x, A) = 0 ⇔ x ∈ A.


2/ Montrer que pour A fixé dans Rn , l’application

ψ : Rn → R
x 7→ d(x, A).
est continue.
3/ Soient A et B deux fermés disjoints de Rn (-ie- A u B = ∅). Montrer qu’il

1
existe deux ouverts disjoints U et V de Rn tel que A ⊂ U et B ⊂ V .

Exercice IV
Soit (Rn , d) un espace métrique. On considère A une partie non vide de Rn
telle que
∀a, a0 ∈ A avec a 6= a0 , d(a, a0 ) ≥ 1.
Montrer que A est une partie férmée de Rn .

2
UNIVERSITE MOHAMMED I
Faculté Des Sciences Année Universitaire 2015/16
Département De Mathématiques Filière SMA , Semestre: S3
Oujda Module: Analyse 5
Durée de l’epreuve : 1h30mn

Examen de Rattrapage
Exercice I
Soit E un espace vectoriel normé, et soient f, g : E −→ R deux fonctions
continues.
Montrer que l’ensemble {x ∈ E/f (x) ≤ g(x)} est un fermé de E.
Exercice II
Soient A, B deux parties d’un espace vectoriel normé (Rn , k . k) telles que
A ⊂ B.
1/ Démontrer que A ⊂ B.
2/ Comparer (A ∪ B) et A ∪ B.
Exercice III
On considère la fonction f définie par
f (x, y) = cos(x) + y 2 − 2y + 1.
1/ Déterminer le domaine de définition Df de la fonction f.
2/ Trouver les points critiques de la fonction f .
3/ Déterminer la nature de ces points critiques.

Exercice IV
Soient A et B deux fermés d’un espace vectoriel normé (Rn , k . k).
1/ Démontrer que A ∩ B = ∅ ⇐⇒ ∀x ∈ E, d(x, A) + d(x, B) > 0.
2/ On suppose que A et B sont disjoints. Démontrer qu’il existe f : E −→ R
continue telle que f/A = 0 et f/B = 1.
3/ En déduire qu’il existe deux ouverts U et V de E tels que A ⊂ U, B ⊂ V
et U ∩ V = ∅.

Exercice V
Soit (Rn , k . k) un espace vectoriel normé, et V un sous-espace vectoriel de
Rn .
1/ Montrer que V est un sous-espace vectoriel de Rn .
2/ Montrer que si int(V ) 6= ∅, alors V = Rn .

Exercice VI
Pour (x, y) ∈ R2 , posons f (x, y) = x − y + sin(xy).

1
1/ Démontrer qu’il existe un intervalle ouvert I contenant 0 et une fonction
φ : I −→ R de classe C 1 tels que

φ(0) = 0,
f (x, φ(x)) = 0, ∀x ∈ I.

2/ Calculer φ0 (0).

2
UNIVERSITE MOHAMMED I
Faculté Des Sciences Année Universitaire 2016/17
Département De Mathématiques Filière SMA
Semestre: S3, Module: Analyse 5
Oujda

Examen de Rattrapage
Exercice I
Soient A et B deux parties de Rn .
1/ Comparer A ∪ B et A ∪ B.(Justifier votre réponse)
2/ Comparer A ∩ B et A ∩ B.(Justifier votre réponse)
Exercice II
On considère la fonction

f (x, y) = x((log x)2 + y 2 ).

1/ Déterminer les points critiques de f .


2/ Péciser la nature de ces points critiques.
Exercice III
On considère la fonction g donné par:

g(x, y, z) = x − y − (1 + (x − y)2 ) tan z.

1/ Déterminer le domaine de définition Dg de g.


2/ Déterminer la matrice jacobienne Jg (a, b, c) de g au point (a, b, c) ∈ Dg .
3/ On considère la surface S de R3 donné par l’équation:

g(a, b, c) = 0 ∀(a, b, c) ∈ Dg .

Pout tout (a, b, c) ∈ S, démontrer qu’il existe un ouvert U voisinage de (a, b)


dans R2 , un intervalle I voisinage de c dans R et une fonction φ : U −→ I
de classe C 1 tels que

φ(a, b) = c,
g(x, y, φ(x, y)) = 0, ∀(x, y) ∈ U.

Exercice IV
Soit A une partie de Rn .
1/ Comparer les frantières F r(A) et F r(Rn A).
2/ Montrer que si B est une partie connexe de Rn qui rencontre A et Rn A,
alors B rencontre la frantière F r(A) de A.

1
2.2. CORRECTION DE L’EXAMEN RATTRAPAGE 2018/19

2.2 Correction de l’examen rattrapage 2018/19


Correction: (Exercice I). On a :

{x ∈ E/f (x) ≤ g(x)} = {x ∈ E/f (x) − g(x) ≤ 0}


= {x ∈ E/f (x) − g(x) ≤ 0}
= {x ∈ E/h(x) ≤ 0} avec h = f − g
−1
= h (] − ∞, 0])

Comme f et g sont continues, alors h l’est aussi. D’où {x ∈ E/f (x) ≤ g(x)} est un fermé (car
c’est l’image réciproque du fermé ] − ∞, 0] par la fonction continue h).

Correction: (Exercice II). 1. Voir série I.


2. On a A ⊂ A et B ⊂ B. Donc A ∪ B ⊂ A ∪ B. Par suite, A ∪ B ⊂ A ∪ B = A ∪ B, car
A ∪ B est fermé.

Correction: (Exercice III). 1. Df = R2 .


2. Déterminons les points critiques de f . On a ∂f
∂x
(x, y) = − sin(x) et ∂f
∂y
(x, y) = 2y − 2. Donc
 ∂f  
∂x
(x, y) = 0 − sin(x) = 0 x = 2kπ, avec k ∈ Z
∂f =⇒ =⇒
∂y
(x, y) = 0 2y − 2 = 0 y=1
D’où {(2kπ, 1)/k ∈ Z} est l’ensemble des points critiques de f .
00 00
3. fx,y (x, y) = 0, fx,x (x, y) = − cos(x), fy,y (x, y) = 2. Donc le hessien est :

− cos(x) 0
Hf (x, y) = = −2cos(x).
0 2
Donc, Hf (2kπ, 1) = −2cos(2kπ) = −2. Par suite, ce sont des points selles.

Correction: (Exercice IV). Voir l’exercice 28 (page 26).

Correction: (Exercice V). 1. • On a 0Rn ∈ V ⊂ V


• Soient α, β ∈ R et x, y ∈ V . Notons que

x ∈ V =⇒ ∃(xn )n ∈ V, telle que xn −→ x
y ∈ V =⇒ ∃(yn )n ∈ V, telle que yn −→ y

Donc, ∀n ∈ N, αxn + βyn ∈ V , car V est un espace vectoriel. Alors lim(αxn + βyn ) ∈ V .
n
D’une autre part, on a lim(αxn + βyn ) = α lim xn + β lim yn = αx + βy. D’où αx + βy ∈ V .
n n n
Par conséquent, V est un espace vectoriel.
2. On a V ∈ Rn . Soit x ∈ Rn . Montrons que x ∈ V . Comme int(V ) 6= ∅, alors il existe une
boule B(y, r) ⊂ V .
r r
Posons x0 = y + 2||x|| x. On a ||x0 − y|| = 2||x|| ||x|| = 2r < r. Donc x0 ∈ B(y, r). Par
suite, x0 ∈ V et alors 2||x|| ∈ V . Comme V est un espace vectoriel, alors pour tout α ∈ R,
r

2||x||
r
α 2||x|| ∈ V . En particulier si α = r
, on obtient, x ∈ V . Finalement Rn ⊂ V et alors
V = Rn .

page 39
2.3. CORRECTION DE L’EXAMEN RATTRAPAGE 2015/16

2.3 Correction de l’examen rattrapage 2015/16


Correction: (Exercice I). 1. Voir l’exercice I de l’examen rattrapage 2018/19.
2. {x ∈ E/f (x) < g(x)} = h−1 (] − ∞, 0[), avec h = f − g. Or h est continue, alors {x ∈
E/f (x) < g(x)} est un ouvert.
Correction: (Exercice II). 1. Df = R2 .
2. On a ∂f
∂x
(x, y) = cos(x) et ∂f
∂y
(x, y) = 2y − 2.
3. On a :
 ∂f  
∂x
(x, y) =0 cos(x) = 0 x = π2 + 2kπ, avec k ∈ Z
∂f =⇒ =⇒
∂y
(x, y) =0 2y − 2 = 0 y=1
Par conséquent, {( π2 + 2kπ, 1)/k ∈ Z} est l’ensemble des points critiques de la fonction f .
2 ∂2f ∂2f
4. On a, ∂∂xf2 (x, y) = − sin(x), ∂y 2
(x, y) = 2 et ∂x∂x
(x, y) = 0. Donc le hessien de la fonction f
au point ( π2 + 2kπ, 1) est
π − sin( π2 + 2kπ) 0 π
|Hf ( + 2kπ, 1)| = = −2 sin( + 2kπ) = −2.
2 0 2 2
Par suite, c’est point critiques sont des point selles.
Correction: (Exercice III). 1. La fonction f est de classe C 1 et γ(e, θ) = (r cos(θ), r sin(θ)) est
de classe C ∞ , alors la composée g = f ◦ γ est de classe C 1 .
2. On a :

∂g ∂f ∂f
(r, θ) = cos(θ) (r cos(θ), r sin(θ)) + sin(θ) (r cos(θ), r sin(θ))
∂r ∂x ∂y
et
∂g ∂f ∂f
(r, θ) = −r sin(θ) (r cos(θ), r sin(θ)) + r cos(θ) (r cos(θ), r sin(θ))
∂θ ∂x ∂y
3. D’après les équations ci-dessus, on a
 ∂g 2 ∂f ∂f
 −r cos(θ) ∂r (r, θ) = −r cos (θ) ∂x (r cos(θ), r sin(θ)) − r cos(θ) sin(θ) ∂y (r cos(θ), r sin(θ))

sin(θ) ∂g
∂θ
(r, θ) = −r sin2 (θ) ∂f
∂x
(r cos(θ), r sin(θ)) + r sin(θ) cos(θ) ∂f
∂y
(r cos(θ), r sin(θ))
Alors, en posant x = r cos(θ) et y = r sin(θ), avec r 6= 0, on obtient

∂f ∂g sin(θ) ∂g
(x, y) = cos(θ) (r, θ) − (r, θ),
∂x ∂r r ∂θ
si r = 0, **
De même, si r 6= 0 on obtient :

∂f ∂g cos(θ) ∂g
(x, y) = sin(θ) (r, θ) − (r, θ).
∂y ∂r r ∂θ
Correction: (Exercice IV). 1. Soit A ⊂ K une partie fermée. Or K est compacte de R2 , alors
la partie K est bornée. Alors A est aussi bornée, donc A compacte (car un compacte de Rn
est un fermé borné).
2. Voir l’exercice 8 (page 11).

page 40
2.4. CORRECTION DE L’EXAMEN DE LA SESSION ORDINAIRE 2014/15

2.4 Correction de l’examen de la session ordinaire 2014/15


Correction: (Exercice I). O = {x ∈ E/f (x) < g(x)} = h−1 (] − ∞, 0[), avec h = f − g. Comme
h est continue, alors O est un ouvert.

Correction: (Exercice II). Voir l’exercice 6 (page 9).

Correction: (Exercice III). Voir l’exercice 25 (page 24).

Correction: (Exercice IV). Voir l’exercice 15 (page 18).

2.5 Correction de l’examen rattrapage 2014/15


Correction: (Exercice I). Voir l’exercice 26 (page 25).

Correction: (Exercice II). Voir l’exercice 24 (page 24).

Correction: (Exercice III). Voir l’exercice 9 (page 11).

Correction: (Exercice IV). Voir l’exercice 22 (page 22).

2.6 Correction de l’examen de la session ordinaire 2015/16


Correction: (Exercice I). Voir l’exercice 24 (page 24).

Correction: (Exercice II). 1. On a :

∂f ∂f
(x, y) = −1 + x cos(xy) et en particuluer (0, 0) = −1 6= 0.
∂y ∂y

Donc, par le théorème des fonctions implicites, ∃I ∈ V(0) et φ : I −→ R une fonction de


classe C 1 tel que 
φ(0) = 0
f (x, φ(x)), ∀x ∈ I.
2. D’après, théorème des fonctions implicites, on a
∂f
(0, 0) 1
φ0 (0) = − ∂f
∂x
=− = 1.
∂y
(0, 0) −1

Correction: (Exercice III). Voir l’exercice 11 (page 13).

Correction: (Exercice IV). Voir l’exercice 7 (page 10).

page 41
2.7. CORRECTION DE L’EXAMEN RATTRAPAGE 2015/16 (2)

2.7 Correction de l’examen rattrapage 2015/16 (2)


Correction: (Exercice I). Voir l’exercice I de l’examen rattrapage 2015/16.

Correction: (Exercice II). 1. On a

x ∈ A =⇒ ∀r > 0, B(x, r) ∩ A 6= ∅
=⇒ ∀r > 0, B(x, r) ∩ B 6= ∅, car A ⊂ B.
=⇒ x ∈ B.

D’où A ⊂ B.
2. On a A ⊂ A et B ⊂ B. Alors A ∪ B ⊂ A ∪ B. Donc, A ∪ B ⊂ A ∪ B = A ∪ B, car A ∪ B
est fermé.

Correction: (Exercice III). Voir l’exercice III de l’examen rattrapage 2018/19.

Correction: (Exercice IV). 1. • Commençons par implication directe (=⇒). Soit x ∈ E.


∗ Si x 6∈ A ∪ B, alors x ∈ (E\(A ∪ B)) qui est un ouvert. Alors ∃r > 0, tel que B(x, r) ⊂
(E\(A ∪ B)). Donc clairement, d(x, A) + d(x, B) > 0 (en effet, d(x, A) > 0 et d(x, B) >
0, car B(x, r) ∩ A = ∅ et B(x, r) ∩ B = ∅)).
∗ Si x ∈ A ∪ B, alors x ∈ A ou x ∈ B. Supposons par exemple que x ∈ A. Comme A et B
sont disjoints, alors x ∈ (E\A) qui est ouvert. Donc, ∃r > 0, tel que B(x, r) ∩ B = ∅.
Donc d(x, B) > 0.
Or d(x, A) + d(x, B)
• (⇐=) Supposons qu’il existe un certain x ∈ A ∩ B. Comme d(x, A) + d(x, B) > 0, alors
d(x, A)) > 0 ou d(x, B) > 0. Supposons par exemple que, r = d(x, A)) > 0. Alors B(x, 2r )∩
A = ∅. Ce qui est absurde (car x ∈ A). Donc A ∩ B = ∅.
2. On considère la fonction,
d(x, A)
f (x) = .
d(x, A) + d(x, B)
3. Soit U = f −1 (] − ∞, 1/2[) et V = f −1 (]1/2, ∞[). On a U ∩ V = ∅, A ⊂ U et B ⊂ V . Ce qui
donne le résultat.

Correction: (Exercice V). Voir l’exercice V de l’examen rattrapage 2018/19.

Correction: (Exercice VI). Voir l’exercice IV de l’examen rattrapage 2018/19.

2.8 Correction de l’examen rattrapage 2016/17


Correction: (Exercice I). 1. A ∪ B ⊂ A ∪ B.
2. A ∩ B ⊂ A ∩ B.

Correction: (Exercice II). Voir l’exercice 25 (page 24).

Correction: (Exercice III). 1. Dg = R2 × {z ∈ R/z 6= π


2
+ 2kπ}

page 42
2.8. CORRECTION DE L’EXAMEN RATTRAPAGE 2016/17

2. On a
 
1 1 2
Jg (a, b, c) = 1 − 2(a − b) tan(c), −1 + 2(a − b) tan(c), − − (a − b) .
cos2 (c) cos2 (c)

3. On a ∂f
∂c
(a, b, c) = − cos12 (c) − cos12 (c) (a − b)2 = − cos12 (c) (1 + (a − b)2 ) 6= 0. Alors par le théorème
des fonctions implicites, on le résultat.

\ ˚
Correction: (Exercice III). 1. On a F r(Rn \A) = (Rn \A)\(Rn \A) = (Rn \Å)\(Rn \A) = A\Å.

2. Supposons que B ∩ F r(A) = ∅. Alors B ⊂ Å ∪ (Rn \A). Or A ∩ B 6= ∅, alors Å ∩ B 6= ∅.


Notons aussi que B ∩ (Rn \A) 6= ∅, car B ∩ (Rn \A) 6= ∅. Par conséquent, B est contenue
dans la réunion de deux ouverts (i.e. Å et (Rn \A)) disjoints dont l’intersection avec chacun
est non vide. Donc B n’est pas connexe, ce qui est absurde. Finalement, B ∩ F r(A) 6= ∅.

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