LE PRIX QUE NOUS DEVONS PAYER
Luc 14 : 25 - 33
LEÇON 149 – Cours des Jeunes
VERSET DE MEMOIRE : "Quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être
mon disciple" (Luc 14 : 27).
Le Rêve de la Multitude
La multitude qui suivait Jésus croyait qu’Il allait devenir un grand roi sur la terre.
N’avait-Il pas nourri 5000 personnes avec cinq pains et deux petits poissons ? Plusieurs
malades avaient été guéris, et des foyers rendus heureux. Ne serait-il pas merveilleux d’avoir
un roi qui pouvait leur donner tout ce qu’ils voulaient afin qu’ils pussent jouir de l’aisance et
de l’honneur pour ne plus jamais avoir à travailler ? Et avec la puissance miraculeuse de Christ
qui pouvait même calmer la tempête, le gouvernement romain serait impuissant de les garder
en esclavage plus longtemps.
Mêmes les disciples partageaient ce rêve, et voulaient faire descendre du ciel le feu
pour détruire quelqu’un qui avait dédaigneusement repoussé Jésus. Ils n’avaient pas encore
appris la vérité que l’Apôtre Paul proclama plus tard : "Car le royaume de Dieu, ce n’est pas
le manger et le boire, mais la justice, la paix, et la joie, par le Saint-Esprit" (Romains 14 : 17).
Jésus connaissait la pensée de la multitude et essaya de leur expliquer qu’Il voulait
planter Son royaume dans leurs cœurs. Ils devaient continuer à payer des taxes à César, et ils
devaient obéir à leurs dirigeants de ce temps-là ; mais au même moment ils pouvaient, avec
leurs péchés pardonnés, jouir de Sa liberté dans leurs cœurs et avoir l’espérance de la vie
éternelle dans le monde à venir.
Une Parole Dure
Jésus expliquait plusieurs fois que Le suivre ne rendrait pas la vie facile ici sur la terre.
"Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids : mais le Fils de l’homme n’a
pas où reposer sa tête" (Luc 9 : 58). Les gens voudraient-ils toujours Le suivre dans ces
conditions ?
Un Joug Doux
Jésus dit aussi : "Mon joug est doux, et mon fardeau léger" (Matthieu 11 : 30).
Comment de tels sacrifices pouvaient-ils être faciles ? Le vrai disciple de Jésus est né de
nouveau et comprend les choses de l’Esprit. Son plaisir est de faire la volonté de Dieu. Il se
rend compte qu’être attaché à Jésus signifie que Jésus portera la partie pesante.
La vie d’un chrétien exige le service et la consécration. Jésus met Son joug sur Ses
convertis, et ils se donnent pour Le servir. Aucun joug n’est mis sur un bœuf lorsqu’il est
envoyé au pâturage. Le joug est mis sur lui quand il a un fardeau à tirer. Mais le service de
Jésus n’est pas une corvée. Il a de l’enthousiasme en s’abandonnant totalement au Seigneur,
et Son service apporte la joie.
Une Place pour Tous
Notre vie en tant que chrétiens ne nous rapporte rien si nous vivons seulement pour
nous-mêmes. Jésus nous a bénis pour être une bénédiction pour quelqu’un d’autre. Pour être
utiles, nous devons abandonner nos propres idées. Jésus veut celui qu’Il peut utiliser
n’importe quand, n’importe où Il choisira.
Jésus a pour chacun de Ses gens une place à occuper. Peut-être c’est une place
modeste ; mais si nous restons là où Il nous a placés, nous y serons lorsqu’Il nous appellera
pour un plus grand service.
Le Poste de Travail de David
Nous nous rappelons que David gardait les brebis de son père quand Samuel envoya
le chercher pour être oint roi d’Israël. Que se passerait-il si David s’était dit que ce travail
n’était pas très important, et que les brebis pouvaient prendre soin d’elles-mêmes pendant
qu’il allait visiter un ami ? Il ne serait pas trouvé quand Samuel appela, et aurait pu rater
l’honneur d’être roi.
David avait encore devant lui plusieurs années de formation avant de pouvoir occuper
le trône d’Israël ; et pendant ces jours d’épreuves, il voulait toujours obéir à Dieu plutôt que
de faire sa propre volonté. En son temps, il devint le plus grand roi d’Israël parce qu’il était
fidèle dans les petites choses pour plaire toujours à Dieu.
Le Plaisir de Jésus
Jésus dit à Ses disciples : "Je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la
volonté de celui qui m’a envoyé" (Jean 6 : 38). Il est venu pour souffrir et mourir pour les
pécheurs. Il n’a de Lui-même commis aucun péché, et ne méritait pas la mort ; mais Son plaisir
était de faire la volonté de Dieu et de verser Son Sang pour racheter les perdus. Les railleries
de la foule, les souffrances dues au froid et à la faim, Il endurait joyeusement tout parce qu’Il
savait qu’Il faisait ce que le Père voulait qu’Il fît. Et à cause de la joie qu’il y avait devant Lui, Il
supporta la croix, méprisant la honte.
La Provision pour sa Propre Famille
Quand Jésus dit : "Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa
femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon
disciple", cela ne signifie pas qu’aussitôt qu’un homme devient un chrétien, il laissera sa
famille s’occuper d’elle-même. Dans la lettre de Paul à Timothée, il dit : "Si quelqu’un n’a pas
soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu’un
infidèle" (1 Timothée 5 : 8). Mais si quelqu’un de notre famille voulait détourner notre cœur
du service de Dieu, nous devions d’abord considérer la volonté de Dieu. La vie éternelle sera
beaucoup plus importante que quelques jours de paix au sein de notre famille ici, sur la terre.
Notre travail, c’est d’essayer de gagner pour Dieu les membres non sauvés de notre
famille. Nous ne voulons pas qu’ils souffrent de la punition éternelle. Avec l’amour de Dieu
dans notre cœur, nous les aimerons tellement que nous prierons sincèrement pour qu’eux
aussi puissent être sauvés. Nous leur ferons du bien pour leur montrer que nous les aimons ;
et nous vivons devant eux de telle manière qu’ils savent que nous sommes des Chrétiens.
Mais nous ne prendrons pas part à leurs péchés. Nous ne gagnerons personne au
Sauveur si nous laissons tomber notre modèle de vie chrétienne. Nous sommes les
ambassadeurs de Dieu. Nous représentons le Royaume céleste dans ce monde ; et le monde
doit voir Jésus en nous. "De Sion, beauté parfaite, Dieu resplendit" (Psaume 50 : 2). La Sion
spirituelle est l’Eglise des Premiers-nés aujourd’hui, et à travers chaque individu, la beauté de
la sainteté doit resplendir. Dieu sera reconnu en Son peuple.
La Séparation d’avec le Péché
Nous avons appris que si quelqu’un vient à nous avec un faux enseignement, nous ne
devons pas le considérer (2 Jean 10 : 11). Nous aimerions le voir sauvé ; mais au lieu de courir
le risque de perdre notre âme en écoutant ses mauvais enseignements, nous devons l’éviter.
Nous devons nous séparer du péché. Si nous prenons du plaisir à faire la volonté de
Dieu, nous serons souvent mal compris par des pécheurs, et pourrons même être persécutés
comme si nous n’avions pas d’affection naturelle. Jésus dit une fois : "Ne croyez pas que je
sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée …
L’homme aura pour ennemi les gens de sa maison" (Matthieu 10 : 34 - 36). S’il y a des gens
dans notre maison qui n’aiment pas Dieu, ils penseront peut-être que nous perdons le temps
que nous passons à servir Christ. Ils peuvent se moquer de la sincérité de notre adoration.
Mais voulons-nous plaire à Dieu ou à l’homme ? Quand nous nous tiendrons en jugement
devant le Roi des rois, nos familles ou nos amis ne pourront pas nous aider. Nos pensées
mêmes seront étalées devant Dieu, et nous verrons si nous L’avons servi de tout notre cœur.
Plaçons-nous la volonté de Dieu devant toute autre chose que nous faisons ? Peut-
être une personne a senti qu’elle est convaincue de ses péchés, et qu’elle voulait donner toute
chose au Seigneur pour avoir ses péchés pardonnés et la paix dans son cœur. Pour un temps,
elle a servi Dieu avec enthousiasme, et est reconnaissante pour l’amour divin qui lui a été
montré. Mais comme le temps passait, elle devint occupée à prendre soin de sa famille, ou
de son travail, et elle n’avait plus de temps à passer pour Dieu comme elle l’a fait une fois.
Quand elle avait senti qu’elle avait besoin de Dieu, elle voulait se donner autant que possible
au Seigneur ; mais maintenant, les choses marchent assez bien pour elle et elle pense que,
sûrement, Jésus ne veut pas qu’elle passe autant de temps dans sa religion. Cette personne
est comme le bâtisseur dont Jésus parla qui posa la fondation de sa maison, mais qui n’avait
pas pensé à combien lui coûterait la construction d’une maison. Avant que sa maison ne fût
presqu’achevée, tout son argent était fini ; et là se trouvait le plan que les gens voyaient et
s’en moquaient : "Cet homme a commencé à bâtir, et il n’a pu achever" (Luc 14 : 30).
La Grâce Suffisante
Jésus n’exige jamais plus que ce que nous pouvons payer. Nous n’avons pas besoin
d’avoir peur, quand nous commençons à servir Dieu et à Lui donner notre vie, qu’Il nous
demandera l’impossible. Il nous a promis que Sa grâce est suffisante. Il veut que notre volonté
Lui soit soumise. Il veut que nous soyons utiles en tout lieu qu’Il trouve bon, ou que nous
soyons tranquilles et satisfaits s’Il ne nous utilise pas du tout pour un temps.
Parfois une personne sentira qu’elle a reçu un appel pour faire un grand travail pour
le Seigneur, et elle se précipitera pour le faire avant qu’elle ne soit bien préparée. Dieu veut
que ses travailleurs soient bien enracinés dans Sa parole, expérimentés dans l’Evangile ; ainsi,
ils sauront quelles épreuves les attendent, et ils auront de la sagesse pour faire face aux
situations qui surviendront. Si quelqu’un, dans son zèle, se précipite avant sa préparation
pour le travail, il fera naufrage par rapport à la foi et sera une disgrâce pour la cause de Christ.
Quelqu’un d’autre peut sentir qu’il a reçu un appel, et attend d’être envoyé, mais
s’impatientera à cause du délai. Lorsqu’une personne est vraiment appelée de Dieu et est
préparée, il y aura une ouverture. Dieu veut que les gens en qui Il peut avoir confiance soient
conduits par l’Esprit plutôt que par leur propre sagesse, des gens qui Le serviront avec
humilité, sans devenir fiers du travail qu’ils font pour le Seigneur. Si une personne a
entièrement confiance en Dieu, sa foi l’amènera à rester là où le Seigneur l’a mise.
Un jour, bientôt, Dieu appellera : "Rassemblez-moi mes fidèles, qui ont fait alliance
avec moi par le sacrifice (Psaume 50 : 5). Combien heureux serons-nous d’avoir tout donné
pour suivre Jésus ! Bien que le sacrifice puisse paraître grand maintenant, il s’effacera de
notre pensée quand nous entrerons dans la gloire que le Seigneur a préparée pour ceux qui
L’aiment vraiment.
QUESTIONS
1. Qu’est-ce que la multitude voulait que Jésus fît en ce qui concerne un royaume ?
2. Pourquoi voudrait-elle L’avoir pour roi ?
3. Où Jésus voulait-Il implanter Son royaume ?
4. Combien Jésus attend-Il de nous que nous abandonnions pour Le servir ?
5. Que dit Jésus concernant Son joug ?
6. Citez certaines choses que nous pouvons faire pour encourager d’autres à être sauvés.
7. Où était David quand il fut appelé pour être oint roi ?
8. A qui David essaya-t-il de plaire ?
9. A qui Jésus essaya-t-Il de plaire ?
10. Comment devons-nous vivre ?