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Étude linéaire n°6 : Héléne Dorion, Mes forets

C’est le bruit du monde (dans une chute de galet)

Introduction :
Héléne Dorion est une autrice québécoise née en avril 1958, elle est la première femme vivante au
programme du bac de français. En 2021, lors du confinement elle publie un recueil de poème
nommé «Mes Forêts» dans lequelle elle va parler des grandes forets québécoises. Dans cet extrait
intitulé «c’est le bruit du monde» elle porte une attention particulière aux détails de la vie et aussi à
ceux de la ville et de la nuit
Problématique : Comment le passage de macrocosme au microcosme permet-il à la poétesse de
proposer un apprentissage de la sensitivité ?
Mouvement :
-l’irruption de la mémoire dans un monde bruyant
-les bruits de la ville, de l’artificiel et du jetable
-l’effondrement de la nuit

I/L’irruption de la mémoire dans un monde bruyant :


C’est le bruit du monde -démonstratif empathique «c’est» qui amène l’idée d’une
présentation, d’une généralité d’un fait.
- Le «bruit»=ensemble de sons, d’intensités variable, dépourvus
d’harmonie, résultat de vibrations irrégulières.
-le «monde» = ensemble des constitués, des êtres et des choses
crées, l’univers, les cosmos
-ce premier vers constitue une présentation hyperbolique des
interférences, des «bruits» qui viennent perturber un équilibre
cosmique.
L’écoulement du temps-nos -métaphore classique du temps qui s’écoule comme de l’eau, un
souvenirs noués à la nuit ruisseau qui suit son [Link] linéaire du temps année
après année
-le tiret «_» marque une pause, un ralentissement, qui met en
valeur l’idée de temps, la laisse résonner
-4éme personne «nos» = la poétesse se fait l’écho d’un ensemble
plus grand, polyphonique (celui de l’humanité ?)
-Allitération en «n» qui mime le lien entre les souvenirs et la
nuit (+ assonance en « i ») n=noue phonétique le monde.
-La nuit apparaît comme le lieu de la mémoire, ce qui contraste
avec l’écoulement du temps évoqué plus haut.
C’est le bruit du monde Structure symétrique de la strophe, Leitmotiv avec le refrain =
effet de boucle et de cycle
• Ce premier moment vient mettre en place une parole polyphonique, celle de l’humanité
peut-être prise entre son passé et le « bruit du monde », ce qui interfère avec elle.
Dimension musicale importante ici, avec le «bruit»,mais aussi les allitérations et les
assonances.

II/ Les bruits de la ville, de l’artificiel et du jetable :


Au coin des villes -Apparition de l’environnement urbain. L’idée de coin évoque
les périphéries mais aussi les grands carrefours routiers. Le
pluriel met en évidence qu’il s’agit bien de toute le villes qui
reproduisent ce schéma routier.
Sirènes klaxons alarmes du -énumération des bruits de la [Link] espaces entre chaque
siècle élément créent des silences solennels.
-Le complément du nom «du siècle» indique bien qu’il s’agit de
notre époque contemporaine, de la contingence.
Amas de choses jetables -allusion aux ordures, aux poubelles, à celles qui débordent et
qui forment des amas. Rétrospectivement, on peut songer au au
vers précédent en termes de pollution sonore
-forme de mélancolie face à cette surabondance de déchets.
-Le terme «choses», vague et au pluriel, souligne la diversité des
éléments jetés.
Et tintamarre de nos pas -la conj. de coord. Crée une jonction entre les bruits de la ville,
les déchets et les pas de ceux qui l’arpente, souvent à toute
vitesse.
Cet ensemble forme un tintamarre (=grand bruit dépourvu
d’harmonie provenant d’une ou plusieurs sources)
-on retrouve la notion d’absence d’harmonie, de désordre
sonore.
• L’irruption de la ville nocturne dans le poème est placée sous le signe des bruits, des déchets
, des carrefours. Ce paysage urbain va évoluer de manière inquiétant dans le mouvement
suivant.

III/ L’effondrement de la nuit


L’écoulement du temps- -Le gn réapparaît : il devient un motif presque musical(=mélodie
qui revient).Effet de répétition, impression d’un air entêtants.
Le bruit d’une terre ébranlée -le bruit ici se précise et se rapproche de celui d’un séisme, celui
de la terre qui s’ouvre, de la destruction.
- «ébranlement»=secousse/tremblement
Où les fenêtres deviennent -Métonymie, métaphore de la lumière qui s’éteint à l’intérieur
noires des maisons ou des immeubles
-le pluriel «les fenêtres» donnent au lecteur une impression de
surplomber « la terre ébranlée » : il les voit toutes.
Les toits s’effondrent -l’image du séisme se poursuit avec le verbe «s’effondrer»
-le toit, c’est le sommet d’une habitation, ce qui le protège des
intempéries. Leur effondrement est particulièrement signifiant.
Comme de vastes illusions -comparaison complexe. Qu’est- ce qui continue une vaste
illusion ? L’image du séisme ou bien les fenêtres noires et les
toits ?
La poétesse ne tranche pas
-Illusion = « conception erronée car ne correspond pas à la
réalité considéré comme objective»
• Les vastes illusions clôt le passage sous les traits du songe et du rêve, comme si les
impressions décrites dans le poème n’était qu’un cauchemar

Conclusion :
sensibilisation à un regard qui se porte sur les impressions, par le biais de connotations multiples et
de références opposées ( la nuit, le cosmos) aux bruits et aux secousses de la ville nocturne
Ouverture :
Cette invitation à un regard plus sensible aux détails, aux sonorités à la musique, se vérifie lorsque
Héléne Dorion écrit «écoute l’instant fragile et pur» à la fin de la page.

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