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Complications de la Lithiase Biliaire

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Université « Ahmed Benbella » Oran 1

Faculté de Médecine
Département de Médecine

Complications de la Lithiase Biliaire

Pr [Link]
Service de Chirurgie Générale et Cancérologie « Ait Idir Ali »,
CHU Oran
2019-2020
OBJECTIFS PEDAGOGIQUES

Décrire les principales complications de la lithiase vésiculaire


et leurs éléments diagnostiques

Décrire les principales complications de la lithiase biliaire et leurs


éléments diagnostiques
A. Cholécystite Aigue

B. Angiocholite Aigue
A. Cholécystite Aigue
GENERALITES

La cholécystite est une complication de la lithiase vésiculaire. responsable de


90 % des CA

On distingue deux formes : cholécystite aigue –cholécystite chronique.


La cholécystite aigue est définie par l’inflammation puis l’infection de la VB
(vésicule biliaire) et de son contenu due le plus souvent à un calcul enclavé dans
le canal cystique empêchant la vidange vésiculaire.

Le diagnostic doit être clinique +++ ; associé à une hyperleucocytose et des
signes échographiques caractéristiques.

Il s’agit d’une urgence médico-chirurgicale +++.


PHYSIOPATHOLOGIE

L’obstruction entraîne une augmentation de la pression vésiculaire avec


œdème et inflammation de la paroi vésiculaire. A ce stade la bile est stérile:
= c’est L’HYDROCHOLÉCYSTE

Une surinfection par des germes d’origine digestive transforme le contenu


vésiculaire qui devient purulent.
= c’est le stade de CHOLÉCYSTITE AIGUE

Enfin apparaissent les lésions de nécrose ischémique,


= c’est la CHOLÉCYSTITE GANGRÉNEUSE

L’évolution peut se faire vers la perforation en péritoine libre (PÉRITONITE


BILIAIRE) OU LA FISTULISATION (duodénale, colique ou cholédocienne)
B- Signes Généraux :

 Syndrome infectieux associant :


 T° > 38,5 +/- frissons ; tachycardie ; langue saburrale ;
 Pas d’ictère !!

C- Signes Physiques :

 Douleur intense provoquée par la palpation de l’HCD (hypochondre droit) ;


qui inhibe l’inspiration profonde ;
 Défense pariétale localisée ;
 Grosse vésicule palpable (si pyocholécyste).
II- Examens complémentaires :

A- Echographie : Examen clé

Permet la confirmation du diagnostic de la cholécystite dans 99% ;


surtout si présence de signes pathognomoniques :

 Murphy échographique ;
 Epaississement de la paroi vésiculaire> 3- 4 mm+++ ;
 Aspect feuilleté de la paroi ;
 Présence de calcul (image hyperéchogène avec cône d’ombre) ;
 Parfois distension avec un diamètre transversal > 4cm++.
Dans la cholécystite aigue la paroi
vésiculaire est épaissie (au-delà
de 4 mm)
B- Examen Biologique :

 NFS : hyperleucocytose à PNN. (10 000 à 12 000 GB/mm3)


 Pas d’anomalie du bilan hépatique de même que le taux d'amylasémie.
 Les hémocultures doivent être faites dès que possible, avant la mise en
route de l'antibiothérapie. Elles permettent rarement d'isoler un germe.

C- ASP +/- :

 Peut montrer une calcification se projetant au niveau de l’hypochondre


droit.
 L’appendicite aigue sous-hépatique

 L’ulcère perforé (pneumopéritoine)

 La pancréatite aigue (lipase, amylase)

 La pyélonéphrite droite (CBU, écho, TDM)

 Une pneumopathie de la base droite

 L’abcès du foie

 La cholécystite aigue alithiasique (5% des cholécystites de réanimation ou


d’immunodéprimés)
Cholécystite aigue alithiasique
A- Péritonite biliaire

1- Plastron vésiculaire « péritonite plastique localisée » :

 Réaction inflammatoire périvésiculaire liée à l’évolution vieillie


d’une cholécystite aiguë.
 Evolution sur plusieurs jours ; à l’examen : une masse mal limitée
de l’HCD.
 Echographie- TDM.

2- Abcès

3- Péritonite généralisée.
1

Cholécystite PERITONITE
aiguë BILIAIRE
1 2
Plastron

1
3

PLASTRON ABCES
2
B- Hydrocholécyste :
 Tableau clinique : crise de colique hépatique intense ; avec des
vomissements qui calment la douleur ; mais pas d’hyperhémie ni ictère.

 Palpation d’une grosse vésicule au niveau de l’HCD.

 Biologie : normale.

 Echographie : grosse vésicule à paroi fine ; contenu homogène ; calcul.


C- Pyocholécyste :

Tableau clinique : est celui d’un hydrocholécyste avec des signes infectieux
 T° à 40°C ;
 AEG ;
 Grosse vésicule avec défense de l’HCD.
 Biologie : syndrome infectieux.
 Echographie : grosse vésicule en rétention avec contenu hétérogène.

D- Cholécystite emphysémateuse :
 Forme Rare ;
 Présence De Gaz
 → Évolution Vers Une Perforation.
E- Forme occlusive

 Elle est surtout le fait du sujet âgé.


 Il s’agit d’une occlusion fébrile.

F- Forme ictérique

 L’ictère doit être rapporté jusqu’à preuve du contraire à une lithiase


associée de la voie biliaire principale.
 Dans certains cas, l’ictère peut être dû à une compression extrinsèque de la
voie biliaire principale par un calcul enclavé dans le collet vésiculaire
(syndrome de Mirizzi) ou par une pédiculite hépatique associée
I- But de Traitement :

 Eradiquer l’infection et sa cause.


 Eviter une complication ultérieure.
II- Moyens thérapeutiques :

A- Médical :

 Patient hospitalisé dans un service de chirurgie ; au repos ; à jeun ; sous


perfusion.

 Antalgiques : SPASFON* ; VISCERALGINE*.

 Vessie de glace.

 Antibiothérapie dirigée contre les germes les plus fréquents


(entérobactéries et anaérobies) ; débutée par voie IV après avoir pratiqué 3
hémocultures à 1 heure d’intervalle ; dans le but d’adapter l’ATB à
l’antibiogramme. Elle peut associer : C3G + gentamicine (3 mg/kg/j),
métronidazole (Flagyl) 1,5 g/24 h,
B- Chirurgical :

1- Cholécystectomie par laparotomie :


 Sous anesthésie générale ;
 Voie sous costale droite ou médiane sus ombilicale ;
 Ligature section de l’artère puis du canal cystique ;
 Cholangiographie per opératoire si possible ;
 Envoyer la pièce opératoire à l’anapath+++.

2- Cholécystectomie par coelioscopie :


 Doit être évitée si inflammation étendue.

3- Drainage percutané échoguidé de décompression


 Si sujet âgé ; risque opératoire avec une cholécystectomie secondaire ; sauf
contre indication opératoire définitive.
Indications thérapeutiques :

A- Cholécystite aiguë :
 Traitement en urgence : perfusion (2l de sérum glucosé à 5% +4g
Nacl+2g Kcl/l) + antalgiques.

1- Devant un malade vu tôt ; sans contre indication opératoire :


 ATB dès que le diagnostic est posé ;
 Cholécystectomie en urgence (dans les 48h après l’admission) ;
 Arrêt des ATB en post opératoire.

2- Devant un malade vu tardivement ou non opérable :


 Antibiothérapie prolongée (5j par voie IV ou 2 j après l’apyrexie) ; puis
relais par voie orale pendant 10J ;
 Si évolution favorable → traitement chirurgical dans les 2 mois.
 Si évolution défavorable → drainage percutané dans les 48h.
B- Formes anatomo-cliniques :
1- Hydrocholécyste :
 Cholécystectomie en urgence ;
 Sinon ; cholécystostomie si contre indication opératoire.

2- Pyocholécyste :
 Malade opérable ; vu tôt : ATB+ cholécystectomie.
 Malade non opérable, vu tard : antibiothérapie prolongée et drainage.

3- C. emphysémateuse :
 Urgence chirurgicale+ ATB.

4- Abcès :
 Traitement médical → drainage percutané→chirurgie.

5- Plastron :
 Traitement médical→ chirurgie secondaire.

6- Péritonite généralisée :
 ATB+ chirurgie en urgence (cholécystectomie ; lavage et drainage Péritonéal).
B. Angiocholite Aigue
Généralités
 L’angiocholite aigue correspond à l’infection des voies biliaires
 C’est la conséquence d’une obstruction de la voie biliaire principale, dont
l’étiologie est le plus souvent lithiasique
 Le risque principal est le sepsis sévère/choc septique
Clinique
 La présentation clinique typique correspond à la triade de Villard :
apparition successive dans les 48 heures :
 D’une douleur de type colique hépatique
 D’une fièvre élevée de type canalaire
 D’un ictère rétentionnel
Examen physique :

 Syndrome infectieux pouvant être au premier plan


 Ictère cutanéomuqueux, témoin de l’obstacle biliaire extra hépatique
 Douleur provoquée de L’hypochondre droit, en général modérée
Signes biologiques :
 Infection bactérienne : hyperleucocytose à polynucléaires neutrophiles,
syndrome inflammatoire biologique marqué ;
 Ictère cholestatique : augmentation des enzymes de la cholestase, ictère à
biluribine conjuguée
L’échographie abdominale confirme le diagnostic :

 Elle montre l’obstacle biliaire sous forme d’une dilatation des voies
biliaires intra et extra hépatiques ;
 Elle confirme la maladie lithiasique biliaire : calculs vésiculaires ;
 Sa sensibilité pour le diagnostic de lithiase de la voie biliaire principale est
faible : environ 30 %
Traitement Médical
 Urgence médicale : hospitalisation en urgence en service de gastro
entérologie
 Traitement médical
 Antibiothérapie parentérale probabiliste active sur les BGN et les anaérobies
type C3G +métronidazole
 Réhydratation parentérale
 Correction des troubles de l’hémostase (baisse du TP fréquente par carence en
vit K, compliquant l’obstacle biliaire)
 Traitement antalgique adapté aux pallier de l’OMS
 Traitement antipyrétique par paracétamol

 Surveillance clinique et paraclinique : constantes vitales, syndrome


infectieux, douleur, bilan biologique hépatique
Traitement Endoscopique et Chirurgical

 Drainage biliaire en urgence au cours d’une cholangiopancréatographie


rétrograde endoscopique (CPRE) par sphinctérotomie et extraction des
calculs de la voie biliaire principale

 Cholécystectomie à distance idéalement par voie coelioscopique, sauf


pour les patients à très haut risque opératoire
 L’antibiothérapie et le drainage biliaire sont les deux
axes essentiels du traitement de l’angiocholite
aigue.

 Complications de la cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique


(CPRE)
 Pancréatite aigüe post-CPRE (3 à 5%) le plus souvent bénigne

 Hémorragie digestive après CPRE

 Perforation duodénale

 Angiocholite aigue
Récapitulatif

Angiocholite aigue = infection des voies biliaires


Présentation clinique : Triade de Villard : douleur – fièvre – ictère
Bilan biologique : cholestase ictérique + syndrome infectieux
Echographie hépatobiliaire : dilatation des voies biliaires intra et extra
hépatiques. La lithiase de la voie biliaire principale est rarement visualisée
C’est une urgence médicale
Antibiothérapie parentérale probabiliste active sur les BGN et sur les
anaérobies
Drainage biliaire par CPRE : Sphinctérotomie endoscopique et extraction du
ou des calculs de la voie biliaire principale (VBP)
QCM
1. Quel (s) élément (s) échographique (s) est (sont) en faveur d’une
cholécystite aigue ?
A. Lithiase vésiculaire
B. Paroi vésiculaire > 3 mm
C. Lithiase cholédocienne
D. Distension vésiculaire > 5 cm
E. Vésicule « Porcelaine »
A-B
2. Quel (s) geste (s) peut-on réaliser pour diagnostiquer une lithiase de la
voie biliaire principale ?

A. Echo-endoscopie
B. Cholangiographie peropératoire
C. Cholédocotomie
D. Bili- IRM
E. CPRE
A–B–D-E
3. Quel (s) geste (s) peut-on réaliser pour traiter une lithiase de la voie
biliaire principale ?

A. Echo-endoscopie
B. Cholangiographie peropératoire
C. Cholédocotomie
D. Bili-IRM
E. Sphinctérotomie endoscopique
C-E
4. Quel (s) signe (s) clinique (s) évoque (nt) une angiocholite
aigue ?
A. Douleur épigastrique
B. Fièvre
C. Douleur de l’hypocondre droit
D. Ictère

E. Signe de Murphy
A–B–C-D

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