TD – EC6 Correction PCSI 2020 – 2021
T RAVAUX D IRIGÉS DE EC6
Exercice 1 : RLC série en RSF
On considère le circuit ci-contre alimenté par le générateur de tension de
û ø
R C
,
f.é.m e(t) sinusoïdale de fréquence f = 50 Hz, R = 500 Ω, L = 0,1 H et
C = 1 µF.
La valeur efficace du courant traversant le circuit est Ieff = 0,03 A. i e
En prenant l’intensité comme origine des phases, c’est à dire, i = Im cos ωt,
û
déterminer e(t). L
ø û ø,
Le circuit évoluant en RSF, on utilisera la R C R Z C = jCω1
,
méthode des complexes.
On commence par représenter l’équivalent
du circuit en RSF en remplaçant chaque di- i e Im Em
pôle par son impédance équivalente. ↔
Sur cette figure, on représente également L Z L = jLω
l’intensité du courant et la force électromo-
trice du générateur par leurs amplitudes complexes I m et E m telles que i(t) = I m .ejωt = Im .ej(ωt+0)
√
d’où I m = Im = 2Ieff (la phase à l’origine de i(t) est nulle) et e(t) = E m .ejωt = Em .ej(ωt+ϕ) si
e(t) = Em . cos(ωt + ϕ).
On applique ensuite une simple loi des mailles :
" #
1
E m − Z L .Im − [Link] − Z C .Im = 0 ⇒ E m = R + j(Lω − ) .Im = Em .ejϕ
Cω
1
Lω− Cω
q
Avec Em = |E m | = R2 + (Lω − Cω ) Im ≃ 135,4 V et ϕ = arg(E m ) = arctan
1 2
R
≃ −1,41 rad.
ÿúÿ
On a donc e(t) = 135,4 cos(100πt − 1,41)
Exercice 2 : Résolution d’un circuit en RSF
û -
b On considère le circuit représenté ci contre. A iR (t) R B
Il √
est alimenté par un générateur de tension sinusoïdal : e(t) =
E 2 cos ωt.
e L C
1. Déterminer iR (t), l’intensité du courant qui traverse R.
2. En déduire la pulsation pour que le courant dans R soit
ÿúÿ ÿú ÿ û ÿ ùÿ
indépendant de R.
û - û -
A iR (t) R B A IR R B A
ÿ ÿ
/
E IR
ZC
e L C E ZL ZC
ZC R ZL
↔ ↔
B
1. Comme on se place en régime sinusoïdal forcé, on peut utiliser la méthodes des complexes :
on remplace le circuit par son équivalent en faisant apparaître les impédances complexes
puis on le transforme pour obtenir I R la valeur efficace complexe de iR (t).
1
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√ j(ωt+0)
Comme
√ la référence des phases est la phase à l’origine de e(t), on a e(t) = E 2.e =
E [Link]ωt , c’est à dire E = E.
On utilise le passage Thévenin ↔ Norton pour faire apparaître le générateur de courant de
courant électromoteur ZE = jCωE et le pont diviseur de courant tel que
C
1/R E jCωE jCωE
IR = = R = 1
Y L + 1/R + Y C Z C jLω
+ 1 + jRCω 1 + jR(Cω − Lω
)
√
On a ainsi i(t) = IR 2 cos(ωt + ϕ) avec IR = |I R | = √ CωE
1 2
et ϕ = arg(I R ) =
1+R2 (Cω− Lω )
1 π 1
arg(jCωE) − arg(1 + jR(Cω − Lω
)) = 2
− arctan(R(Cω − Lω )).
2. On remarque que I R ne dépend plus de R si Cω − Lω
1
= 0 ⇒ ω = √LC 1
.
Exercice 3 : Résolution d’un circuit en RSF
On étudie le montage représenté ci contre. e(t) est la f.e.m
d’un générateur de tension sinusoïdale :
ø
.
û ÿ ÿ
i0 (t)
ÿ ø
-
e(t) = Em cos ωt. L
i0 (t) est le c.e.m d’un générateur de courant alternatif sinu- R
soïdal en phase avec le précédent : i0 (t) = I0 cos ωt. e(t) C R
Déterminer le courant i(t) représenté sur la figure.
i(t)
On donnera i(t) sous la forme i(t) = Im cos(ωt + ϕ).
Comme on se place en régime sinusoïdal forcé, on peut utiliser la méthode des complexes : e(t) =
E m .ejωt = Em .ejωt , i0 (t) = I 0 .ejωt = I0 .ejωt et i(t) = I m .ejωt = Im .ej(ωt+ϕ) .
On représente le circuit en faisant apparaître les impédances complexes et les amplitudes com-
ø . ø
plexes.
ÿ ÿ
û ÿ ÿ , ø
On simplifie le circuit en utilisant les lois d’association des dipôles et les transformation Thévenin
û ,
↔ Norton.
I0 R.I0
R.I0
û - ÿ ÿ ø - ø
ZL Z1
ÿ ø /
Em R
R ZL R
ZL ZC R
Em ZC R E1 R
Im Im Im
↔ ↔
Z C .Z L ZL jLω Em Em
Z1 = = = 2
et E 1 = Z 1 . =
ZC + ZL 1 + Z L .Y C 1 − LCω ZL 1 − LCω 2
Par application de la loi de Pouillet, on en déduit immédiatement
E 1 − RI0 Em − R(1 − LCω 2 )I0 |Em − R(1 − LCω 2 )I0 |
Im = = ⇒ Im = |I m | =
2R(1 − LCω 2 ) + jLω
q
Z1 + R + R 4R2 (1 − LCω 2 )2 + (Lω)2
Puis en multipliant numérateur et dénominateur par −j afin d’avoir une partie réelle du dénomi-
nateur toujours positive,
−j(Em − R(1 − LCω 2 )I0 ) π 2R(1 − LCω 2 )
Im = ⇒ ϕ = arg(I m ) = − + arctan
−2jR(1 − LCω 2 ) + Lω 2 Lω
2
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Exercice 4 : Quartz Piézo-électrique : résonance et antirésonance
On considère, comme schéma électrique simplifié équivalent d’un quartz piézo-électrique destiné
b à servir d’étalon de fréquence dans une horloge, un dipôle AB composé de deux branches en
parallèle.
Dans l’une, une inductance L pure en série avec un condensateur de capacité C ; dans l’autre, un
condensateur de capacité C0 .
On posera CC0 = a, et on gardera les variables L, C0 , ω et a.
1. Le dipôle AB étant alimenté par une tension sinusoïdale de pulsation ω, calculer l’impé-
dance complexe ZAB = Z. Calculer son module |Z| = Z, et son argument ϕ.
2. Étudier en fonction de la pulsation l’impédance Z ; pour cela :
— on précisera tout particulièrement les limites de Z quand ω tend vers zéro ou l’infini ;
— on appellera ω1 et ω2 , les valeurs finies non nulles de la pulsation pour lesquelles Z est
respectivement nulle et infinie. Quel est le comportement électrique simple de AB pour
ω = ω1 et ω = ω2 ?
Donner Z = f (C0,ω,ω1 ,ω2 ).
3. Représenter graphiquement Z en fonction de ω.
4. Préciser par un graphe à main levée, et sans aucun calcul, comment qualitativement est
modifié la courbe Z = f (ω) si l’on tient compte de la résistance du bobinage d’inductance
ÿ ÿ ÿ ÿ ÿ ÿ ÿ ÿ
L.
C ZL ZC
1. Le dipôle AB est en régime sinusoïdal forcé. L
On représente son équivalent en notation A B ↔A B
complexe. C0 Z C0
Pour simplifier les calculs, on calculera
Y l’admittance complexe du dipôle.
1 1 1 jCω 1 − LCω 2
Y = Y C0 + ⇒ = jC0 ω+ 1 = jC0 ω+ ⇒ Z =
ZL + ZC Z jCω
+ jLω 1 − LCω 2 jC0 ω(1 − LCω 2 ) + jCω
Et avec C = aC0 , on en déduit
1 − aLC0 ω 2 |1 − aLC0 ω 2 | π
Z = −j 2
⇒ Z = 2
et ϕ = ±
C0 ω(1 + a − aLC0 ω ) C0 ω|1 + a − aLC0 ω | 2
car Z est un imaginaire pur.
2. Étude de Z : Z(ω) = |N (ω)|
|D(ω)|
est le rapport d’un polynôme du second degré N(ω) = 1 −
aLC0 ω par un polynôme de degré trois D(ω) = C0 ω|1 + a − aLC0 ω 2| en ω.
2
— Quand ω → 0, N(ω) → 1 et D(ω) → 0 donc Z(ω) → ∞.
De même, quand ω → ∞, N(ω) → −aLC0 ω 2 et D(ω) → −aLC02 ω 3 donc Z(ω) → C10 ω →
0.
— La pulsation ω1 finie pour laquelle Z → 0 vérifie N(ω1 ) = 0 ⇒ ω1 = √LC1 1
= √aLC 0
.
De même, ω2 6= 0 pour laquelle Z → ∞ (AB ↔ interrupteur ouvert, I → 0, anti réso-
q √
nance) vérifie D(ω2 ) = 0 ⇒ 1 + a − aLC0 ω2 = 0 ⇒ ω2 = aLC0 = ω1 a + 1 > ω1
2 a+1
Pour ω ≃ ω1 , AB se comporte comme un interrupteur fermé et quand ω ≃ ω2 , AB se
comporte comme un interrupteur ouvert.
On peut écrire Z sous la forme
|ω 2 − ω12 |
Z=
C0 ω|ω 2 − ω22 |
3
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3. On en déduit le graphe Z(ω) : asymptotes verticales en ω → 0 et ω2 et Z → 0 pour ω =
ω1 < ω2 et ω → ∞.
4 Z(ω)
3 Z(ω) lissée
0
ω1 ω2 ω
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
4. La présence d’une résistance interne au dipôle AB va empêcher Z d’atteindre une valeur
nulle ou infinie, cela va donc "lisser" la courbe précédente.
Exercice 5 : Pont de Wheatstone en régime sinusoïdal et application
ÿ
ÿ ùÿ ÿ
On considère un pont de Wheatstone alimenté par un générateur A
de tension alternative u(t) = Um cos ωt. T est un écouteur télépho- Z1 Z2
nique d’impédance complexe Z T . T
ø
,
1. Quelle condition doivent satisfaire les i(t)
impédances complexes Z 1 , Z 2 , Z 3 et Z 4 D B E
pour que i soit nul ? Z3 u(t) Z4
2. Quel est le rôle de T ?
3. Application :
• les impédances Z 1 et Z 2 sont respectivement des résistances étalons R1 et R2 .
• Z 3 se compose d’un résistor de résistance variable R en série avec un condensateur de
capacité C.
• Z 4 se compose d’un résistor de résistance variable R identique en parallèle avec un
condensateur de même capacité C.
ÿ
Trouver les conditions d’équilibre du pont et en déduire une application.
ÿ ùÿ ÿ
A
1. En notation complexe, on a uAB = v A − vB = Z T .i.
Pour que i(t) soit nul, il faut et il suffit que uAB = 0. Z1 T Z2
ø
Si i(t) est nul, les dipôles Z 1 et Z 2 sont traversés par
,
i(t)
le même courant et par application de la formule des D B E
ponts diviseurs de tension,
Z2 Z2 Z3 u(t) Z4
u2 = uAE = u
Z 1 +Z 2 DE
= Z 1 +Z 2
u.
Z4
De même, u4 = uBE = Z 3 +Z 4
u et
Z2 Z4
uAB = 0 ⇒ uAE + uEB = 0 ⇒ uAE = uBE ⇒ = ⇒ Z 1 .Z 4 = Z 2 Z 3
Z1 + Z2 Z3 + Z4
4
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2. Si i(t) n’est pas nul, le pont n’est pas “équilibré” et l’écouteur téléphonique émet un son.
Cela permet de faire un réglage “à l’oreille” (il faut que la fréquence de travail corresponde
à celle d’un son audible).
3. Application : on a ici Z 1 = R1 , Z 2 = R2 , Z 3 = R + 1
jCω
et Y 4 = 1
Z4
= 1
R
+ jCω d’où
R1 1 1 R1 1
Z 1 .Z 4 = Z 2 Z 3 ⇒ R1 = R2 Z 3 Y 4 ⇒ = (R+ )( +jCω) ⇒ = 1+jRCω+ +1
R2 jCω R R2 jRCω
On obtient finalement R1
R2
− 2 + j(RCω − 1
RCω
) = 0.
Il faut donc R1 = 2R2 et RCω − 1
= 0 ⇒ ω = RC
RCω
1
.
Ce pont peut être utilisé comme fréquencemètre : on règle R et R1 = 2R2 connus, on
modifie C jusqu’à ce qu’on ne perçoive plus de son, on a alors f = 2πC
1
.