Cours de Probabilités - Bac Technique
Cours de Probabilités - Bac Technique
Bac Technique
Kadri Wassim
25 mars 2016
Sommaire
I Variable aléatoire 13
2 Variables aléatoires réelles 14
I Loi de probabilité d'une variable aléatoire : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
I.1 Activité 1 page 333 : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
I.2 Dénition : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
I.3 Exemple : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
II Espérance mathématique : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
II.1 Activité : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
II.2 Dénition : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
II.3 Remarque : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
II.4 Exemple : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
II.5 Dénition : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
II.6 Activité 2 page 339 : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
II.7 Fonction de répartition : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
III Loi Binomiale : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
III.1 Activité : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
III.2 Théorème et dénition : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
III.3 Exercice 4 page 359 : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
1
Cours Probabilité Bac Technique
I Langage de probabilité :
? On appelle univers (ou univers des possibles) , l'ensemble des résultats ( ou éventualités)possibles d'une
expériences aléatoire.Cet ensemble se note Ω .
? Toute partie A de Ω est appelée événement.
? Si A = ∅, on dit que A est l'événement impossible.
? Si A = Ω, on dit que A est l'événement certain.
? Si A est une partie contenant un seul élément de Ω , on dit que A est un événement élémentaire.
? L'événement A ∩ B est l'évènement "A etB " . Il est réalisé si les deux événements A et B sont réalisés
simultanément .
? L'événement A ∪ B est l'évènement " A ou B " . Il est réalisé si l'un au moins des deux événements A et
B est réalisé.
? L'ensemble C A , qu'on note A , est l'évènement contraire de A .Il est réalisé ssi A n'est pas réalisé.
? Deux évènements A et B sont dits incompatibles s'ils ne peuvent pas se réaliser en même temps .C-à-d
ssi A ∩ B = ∅ .
? Si A et B sont deux évènements de Ω tels que A ⊂ B alors B \ A désigne l'ensemble des éléments de B
qui n'appartiennent pas à A .
II Rappel
II.1 Activité
On lance une fois un dé cubique dont les faces sont numérotées de 1 à 6 et on observe le numéro de la
face supérieur.
L'ensemble Ω = {1, 2, 3, 4, 5, 6} est appelé l'univers des cas possibles.
Toute partie de Ω est appelé l'évènement de Ω.
1. Déterminer les evènements suivants :
A : " Obtenir un nombre strictement inférieur à 6 ".
B : " Obtenir un nombre multiple de 6 ".
C : " Obtenir un nombre divisible par 8 ".
D : " Obtenir un nombre inférieur à 8 ".
2. On suppose que tous les faces ont la même probabilité d'apparition, déterminer les probabilité de chacun
des évènement précédents.
Solution :
1. A = {1 , 2 , 3 , 4 ,5}.
B = {6}.
C = ∅ ⇒ appelé évènement impossible.
D=Ω
3
Cours Probabilité Bac Technique
2. p(A) = 5
6
1
p(B) = 6
p(C) = 0
p(D) = 66 = 1 = p(Ω).
II.2 Dénition :
Dénition
Soit Ω un univers ni. On appelle probabilité dénie sur l'ensemble P(Ω) des parties de Ω, toute
application p de P(Ω) dans [0, 1] vériant :
p(Ω) = 1.
Pour tous évènements A et B tel que A ∩ B = ∅ on a : p(A ∪ B) = p(A) + p(B).
II.3 Propriétés :
Propriétés
II.4 Exemple :
Une urne contient 5 boules rouges, 4 boules noires et 3 boules vertes.
On tire simultanément et au hazard 3 boules de l'urne.
Calculer la probabilité de chacun des évènements suivants :
A : " Obtenir 3 boules rouges ".
B : " Obtenir 3 boules de même couleurs ".
C : " Obtenir au moins une boules rouges ".
Solution :
Cherchons card(Ω).
12! 12 × 11 × 10 × 9! 1320
3
card(Ω) = C12 = = = = 220.
3! × 9! 3 × 2 × 1 × 9! 6
5!
card(A) = C53 = = 10.
3! × 2!
card(A) 10 1
⇒ p(A) = = = .
card(Ω) 220 22
card(B) = C33 + C53 + C43 = 10 + 4 + 1 = 15.
card(B) 15 3
⇒ p(B) = = = .
card(Ω) 220 44
7 37
Donc : p(C) = 1 − p(C) = 1 − = .
44 44
Ou bien d'autre manière :
card(C) 185 37
⇒ p(C) = = = .
card(Ω) 220 44
II.5 Retenons :
Tirage de p jetons d'un sac contenant n jetons p ≤ n.
II.7 Exercices :
Exercice 1 page 326 :
p1 = p3 , p2 = p4 , p5 = p6 = 2p1 = 3p2
1. p1 + p2 + p3 + p4 + p5 + p6 = 1
2 2
⇐⇒ p1 + p1 + p1 + p1 + 2p1 + 2p1 = 1
3 3
3
⇐⇒ p1 = .
22
p1 p2 p3
p4 p5 p6
D'où 3 2 32 6 6
22 22 22
22 22 22
10 12
2. p(A) = p2 + p4 + p6 = et p(B) = p5 + p6 =
22 22
Arbres pondérés :
Lorsqu'on est en présence d'une situation de conditionnement, il est conseillé d'établir un arbre de pro-
babilité.
Règles de construction :
La somme des probabilités des branches issues d'un même noeud est 1.
La probabilité de l'événement correspondant à un trajet est le produit des probabilités des diérentes
branches composant ce trajet.
L'arbre de probabilités ci-après modélise la situation de l'activité précédente.
1 6 1
A −→ p(A ∩ B) = 6 × 10 = 10
1
6
B
5
6 6 5 6 1
A −→ p(A ∩ B) = 6 × 10 = 2
10
4 1 4 1
A −→ p(A ∩ B) = 2 × 10 = 5
10 1
2
B
1
2 1 4 1
A −→ p(A ∩ B) = 2 × 10 = 5
III.2 Dénition :
Dénition
Soit Ω un univers, p une probabilité dénie sur P(Ω) et A et B deux évènements tel que p(B) 6= 0.
On appelle probabilité conditionnelle de A sachant B qu'on lit : " Probabilité de A sachant B ", le
p(A ∩ B)
nombre réel : p(A/B) = . On note aussi PB (A).
p(B)
III.3 Application :
Une entreprise dispose de deux machines M1 et M2 pour fabriquer des pièces. Certains pièces sont dé-
2
fectueuses. Les de la production fourni par M1 . La machine M1 produise 90% des pièces sans défaut et la
3
machine M2 produise 5% des pièces sont défectueuses.
On choisit au hasard une pièce et on considère les évènements :
A : La pièce provient de M1 .
D : La pièce est défectueuse.
1. Construire l'arbre de probabilité.
2. Calculer p(D).
3. Calculer la probabilité pour que la pièce provienne de M1 sachant qu'elle est défectueuse.
Solution :
1. Arbre de probabilité
D −→ p(D ∩ A)
10
p(D/A) = 100
A
90
p(D/A) = 100
2
p(A) = 3 D −→ p(D ∩ A)
1
p(A) = 3 D −→ p(D ∩ A)
5
p(D/A) = 100
A
95
p(D/A) = 100
D −→ p(D ∩ A)
2. D = (D ∩ A) ∪ D ∩ A .
10 2 5 1 25 1
p(D) = p (D ∩ A) + p D ∩ A = p(D/A)p(A) + p(D/A)p(A). p(D) = .
. + . = =
100 3 100 3 300 12
10
p(A ∩ D) p(D/A)p(A) ×2 4
3. PD (A) = p(A/D) = = = 10025 3 =
p(D) p(D) 300
5
p(Ω ∩ A)
2. p(Ω/A) = = 1.
p(A)
1
p(B ∩ A) 1
p(B/A) = = 65 = .
p(A) 6
5
1
p(C ∩ A) 1
p(C/A) = = 18
5 = .
p(A) 6
15
p(D ∩ A) 0
p(D/A) = = 5 = 0.
p(A) 6
3. B ∪ C = {(6, 1); (5, 2); (4, 3); (3, 4); (2, 5); (1, 7); (3, 1); (2, 2); (1, 3); }
(B ∪ C) ∩ A = {(6, 1); (5, 2); (4, 3); (3, 4); (2, 5); (1, 7); (3, 1); (1, 3); }
8
D'où p ((B ∪ C) ∩ A) = .
36
8
p ((B ∪ C) ∩ A) 8 4
p ((B ∪ C)/A) =
p(A)
= 36 5 = 30 = 15 .
6
1 1 4
p(B/A) + p(C/A) = + = = p ((B ∪ C)/A).
5 15 15
24
B∩A 12 4
4. p(B/A) = 5 = 15 = 5 .
= 36
p(A) 6
p(B ∩ A) 1 4
1 − p(B/A) = 1 − = 1 − = = p(B/A).
p(A) 5 5
III.5 Propriété :
Soit Ω un univers, p une probabilité dénie sur P(Ω) et B un évènements tel que p(B) 6= 0.
On a : p(Ω/B) = 1
Pour tout évènements incompatibles A1 et A2 on a :
p ((A1 ∪ A2 )/B) = p(A1 /B) + p(A2 /B)
.
Pour tout évènement A on a : p(A/B) = 1 − p(A/B).
p(A ∩ B)
2. (a) p(A/B) = .
p(B)
A ∩ B : "Obtenir une boule rouge et deux blanches".
card(A ∩ B) 63
card(A ∩ B) = C31 × C72 = 63. D'où : p(A ∩ B) = = .
card(Ω) 120
63
63
119 = 119 .
⇒ p(A/B) = 120
120
63
card(A ∩ B)
⇒ p(B/A) =
card(A) 63 = 1.
= 120
120
card(A ∩ B) = 32 = 9
9 1
d'où p(A ∩ B) = = .
36 4
1
b) p(A ∩ B) = .
4
1 1 1
p(A) × p(B) = × = .
2 2 4
=⇒ p(A ∩ B) = p(A) × p(B).
p(A ∩ B) p(A) × p(B)
c) p(A/B) = = = p(A).
p(B) p(B)
III.8 Dénition :
Dénition
Ce qui équivaut à :
p(A/B) = p(A)
si p(B) 6= 0.
p(A ∩ B ∩ C)
4. On a : p (C/A ∩ B) = .
p(A ∩ B)
=⇒ p(A ∩ B ∩ C) = p (C/A ∩ B) × p(A ∩ B) = p (C/A ∩ B) × p(B/A) × p(A).
IV.2 Retenons :
Dénition
Soient Ω un univers, p une probabilité dénie sur P(Ω) et A , B et C trois événements tel
que p(A) 6= 0 et p(B) 6= 0. On a :
p(A) = p(A/B)p(B) + p(A/B)p(B)
=⇒ C'est le principe des probabilités totale.
d) D'après ce qui précède :
p(A ∩ B) p(B/A)p(B)
p(B/A) = =
p(A) p(A/B)p(B) + p(A/B)p(B)
=⇒ C'est la loi de Bayes.
2 1
p(B/R) = = .
4 2
p(B) = p(B/R)p(R) + p(B/R)p(R)
1 4 12 31
= × + ×
2 35 35 35
2 372
= +
35 1225
442
= .
1225
(b) H = R/B .
1 4
p(B ∩ R) p(B/R)p(R) × 35
p(H) = p(R/B) = = = 2
442
35
= .
p(B) p(B/R)p(R) + p(B/R)p(R) 1225
221
Variable aléatoire
13
Chapitre 2
a) Les valeurs prise par X sont −3, 1, 2. On note X(Ω) = {−3, 1, 2}.
2
p(X = −3) =
6
b) La loi de probabilité de X est : p(X = 1) = 3
6
1
p(X = 2) =
6
c) p(X = xi ) = 26 + 36 + 16 = 1.
X
xi ∈X(Ω)
I.2 Dénition :
Dénition
f : Ω → [0 ; 1]
xi 7→ p(X = xi )
I.3 Exemple :
On lance trois fois de suite un jeton qui porte 1 sur l'une des faces et 0 sur l'autre face. Soit X la variable
aléatoire qui à chaque expérience associe la somme des trois numéros obtenus.
1. Déterminer l'ensembles des valeurs prise par X .
2. Déterminer la loi de probabilité de X .
Solution :
14
Cours Probabilité Bac Technique
2. Loi de probabilité
(X = 0) (X = 1) (X = 2) (X = 3)
{(0, 0, 0)} {(1, 0, 0), (0, 1, 0), (0, 0, 1)} {(1, 1, 0), (0, 1, 1), (1, 0, 1)} {(1, 1, 1)}
3 3 3 3
1 1 1 3 1 3 1 1
p(X = 0) = = p(X = 1) = ×3= p(X = 2) = ×3= p(X = 3) = =
2 8 2 8 2 8 2 8
II Espérance mathématique :
II.1 Activité :
Un joueur lance un dé équilibré :
? Si le nombre de la face supérieur est impair, il gagne en dinars la somme égale à ce nombre.
? Si le nombre de la face supérieur est pair, il perd en dinars la somme égale à ce nombre.
On désigne par X la variable aléatoire qui prend la valeur du gain algébrique.
1. Déterminer la loi de probabilité de X .
6
2. Calculer l'expression xi p(X = xi ).
X
i=1
Solution :
II.2 Dénition :
Dénition
Soit X une variable discrète prenant les valeurs xi avec les probabilités respectives pi ,
pour :i ∈ {1, 2, 3, ......, n}.
On appelle espérance mathématique de X , ou valeur moyenne de X que l'on note E(X) ou
X , le réel dénie par :
n
X
E(X) = pk xk = p1 x1 + p2 x2 + ............. + pn xn
k=1
II.3 Remarque :
Si X indique le gain algébrique (positif ou négatif) réalisé dans un jeu, alors on dit que :
∗ Le jeu est favorable ou gagnant si et seulement si E(X) > 0 .
∗ Le jeu est défavorable ou perdant si et seulement si E(X) < 0 .
∗ Le jeu est équitable si et seulement E(X) = 0 .
II.4 Exemple :
On désigne par X l'aléa numérique qui indique le gain algébrique en dinars réalisé dans un jeu. La loi de
probabilité de X est donné par le tableau suivant :
xi −0, 25 1 2 2, 5 b
p(X = xi ) 0, 4 0 0, 05 0, 15 a
Déterminer a et b pour que le jeu soit équitable.
Solution :
On a :
5
X
p(X = xi ) = 1 ⇐⇒ 0, 4 + 0 + 0, 05 + 0, 15 + a = 1
i=1
Donc 0, 60 + a = 1 ⇐⇒ a = 0, 4.
5
x − ip(X = xi ) = −0, 25 × 0, 4 + 1 × 0 + 2 × 0, 05 + 2, 5 × 0, 15 + 0, 4 × b = 0, 375 + 0, 4b.
X
E(X) =
i=1
Le jeu est équitable E(X) = 0 ⇐⇒ 0, 375 + 0, 4b = 0 ⇐⇒ b = −9, 375.
II.5 Dénition :
Dénition
Exemple :
Dans l'activité précédente on a :
xi 1 2 3 4
4 3 2 1
p(X = xi ) 10 10 10 10
D'ou on obtient :
Intervalle Valeurs de F (X) c'est à dire p(X ≤ x) vaut :
des valeurs X vériant
de x X≤x
] − ∞, 1[ Aucune 0
[1; 2[ 1 p(X 4
= 1) = 10
[2; 3[ 1 et 2 p(X 7
= 1) + p(X = 2) = 10
[3; 4[ 1 , 2 et 3 p(X 9
= 1) + p(X = 2) + p(X = 3) = 10
[4; +∞[ 1 , 2 , 3 et 4 p(X = 1) + p(X = 2) + p(X = 3) + p(X = 4) = 1
Représentation graphique de F :
III.1 Activité :
La probabilité qu'un joueur de échette atteigne sa cible est égale à 0, 9.
1. On suppose que le joueur eectue deux tirs et on note X la variable aléatoire associant à cette épreuve
le nombre de succès réalisés.
(a) Déterminer la loi de probabilité de X .
(b) Déterminer la probabilité de l'évènement : A le joueur atteint au moins une fois sa cible .
2. On suppose que le joueur eectue 6 tirs et on note Y la variable aléatoire associant à cette épreuve le
nombre de succès réalisés.
(a) Déterminer les probabilités des évènements suivants :
B Le joueur réalise 5 succès .
C Le joueur réalise au moins un succès .
(b) Déterminer la loi de probabilité de Y .
Solution :
xi 0 1 2
p(X = xi ) 0, 01 0, 18 0, 81
(b) p(A) = 0, 18 × 0, 81 = 0, 99.
2. (a) p(B) = C65 (0, 9)5 × 0, 1 = 6 × (0, 9)5 × 0, 1 ' 0, 36.
p(C) = (0, 1)6 = 0, 000001 Donc p(C) = 0, 999999.
(b) p(Y = 0) = (0, 1)6 = 0, 000001.
p(Y = 1) = C61 × (0, 9) × (0, 1)5 = 0, 000054.
p(Y = 2) = C62 × (0, 9)2 × (0, 1)4 = 0, 0012.
p(Y = 3) = C63 × (0, 9)3 × (0, 1)3 = 0.0145.
p(Y = 4) = C64 × (0, 9)4 × (0, 1)2 = 0.0984.
p(Y = 5) = C65 × (0, 9)5 × (0, 1) = 0.3542.
p(Y = 6) = C66 × (0, 9)6 = 0.5314.
Soit une expérience aléatoire de n épreuves identiques, indépendantes et n'ayant que deux
issues
(succès ou échec), dont p la probabilité de l'évènement succès. On considère la variable
aléatoire X associant à cette expérience le nombre de succès réalises des n épreuves alors la
loi de probabilité de X est donné par :
♣
p(X = k) = Cnk pk q n−k
Avec p = p(succs) et q = 1 − p et k ∈ {0, 1, 2, ........, n}
On dit que X suit la loi binomiale de paramètres (n, p) et on a :
E(X) = n × p......et.......V (X) = n × p × q
4 1
(b) X suit une loi Binomiale de paramètre n = 3 et p = = .
k n−k 20 5
1 4
D'où p(X = k) = Cnk avec n = 3 et k ∈ {0, 1, 2, 3}.
5 5
0 3
1 4 64
p(X = 0) = C30 = .
5 5 125
1 2
1 4 48
p(X = 1) = C31 = .
5 5 125
2 1
1 4 12
p(X = 2) = C32 = .
5 5 125
3 0
1 4 1
p(X = 3) = C33 = .
5 5 125
(c) Fonction de répartition (à voir plus tard)
1 3
(d) E(X) = np = 3 × = .
5 5
1 4 12
V (X) = np(1 − p) = 3 × × = .
5 5 25
Parmi les variables aléatoires suivantes, indiquer celles qui sont continues :
Le temps que met un coureur pour parcourir 800 mètres.
La température d'une personne en bonne santé.
Le nombre d'absents dans une classe.
Le poids d'un nouveau ne.
Le montant de la facture d'électricité.
Le nombre de repas servis dans un restaurant.
Dénition :
Dénition
Soit a et b deux réels tel que a < b. On appelle densité de probabilité sur l'intervalle [a, b] toute
Z b
fonction dénie, continue, et positive sur [a, b] et vériant : f (x)dx = 1.
a
Dénition :
Dénition
♣ On appelle loi uniforme sur I = [a, b] la loi de probabilité p dont la densité f est la fonction dénie
sur I par
:
0
si x<a
1
f (x) = b−a si a ≤ x≤b
0 si x>b
Z d
d−c
♣ Pour tout intervalle [c, d] ⊂ [a, b] on a : f (x)dx = .
c b−a
Exemple :
Soit D une droite graduée. On désigne par A et B les points de d'abscisses respectives 2 et 6. On choisit
au hasard un point du segment [AB] et on note x son abscisse.
1. Quel est la probabilité pour que x ∈ [2; 4].
2. Quel est la probabilité pour que x ∈ [5; 6].
3. Quel est la probabilité pour que M soit le milieu du segment [AB].
Solution :
d−c 4−2 2 1
1. p ([2; 4]) = = = = .
b−a 6−2 4 2
6−5 1
2. p ([5; 6]) = = .
6−2 4
4−4
3. la probabilité pour que M soit le milieu du segment [AB] est p ([4; 4]) = = 0.
6−2
Dénition :
Dénition
On dit que X la variable aléatoire à valeur dans un intervalle [a; b] suit la loi de probabilité
uniforme p si :
d−c
p (c ≤ X ≤ d) =
b−a
Exemple :
On suppose que la durée en (minute) du trajet qui sépare un élève de son école est une variable aléatoire
X à valeur dans [20; 25] qui suit la loi de probabilité uniforme p.
1. Calculer p (20 ≤ X ≤ 22) et p (22 ≤ X ≤ 25).
2. On considère l'application f : R → [0 ; 1] dénie par :
x <20
0 si
F (x) = p (20 ≤ X ≤ x) si x∈ [20; 25]
x > 25
1 si
Déterminer l'expression de F et tracer sa courbe.
Solution :
22 − 20 2
1. p (20 ≤ X ≤ 22) = = .
25 − 20 5
25 − 22 3
p (22 ≤ X ≤ 25) = = .
25 − 20 5
2. f : R → [0 ; 1].
• Si x ∈] − ∞, 20[ alors F (x) = 0.
• Si x ∈ [20, 25] alors F (x) = 25−20
x−20
= 15 x − 4.
• Si x ∈]25, +∞[ alors F (x) = 1.
Dénition :
On appelle loi uniforme sur [a, b] la loi de probabilité dont la densité f est la fonction constante égale à
1
sur [a, b].
b−a
Conséquence :
∗ x1 et x2 étant deux réels de l'intervalle [a, b] et X une variable aléatoire qui suit une loi uniforme sur [a, b]
on a :
x2 − x1
p ([x1 , x2 ]) = p (x1 ≤ X ≤ x2 ) =
b−a
.
∗ La fonction
de répartition de X est dénie sur R par :
0 si x <a
x−a
F (x) = si a ≤ x < b
b−a
si x ≥ b
1
∗ Si X une variable aléatoire qui suit la loi uniforme sur un intervalle [a, b] alors on a :
a+b (b − a)2
E(X) = V (X) =
2 2
Z x Z d Z x
2. On a : f (t)dt = 1 − e−λx ≤ 1 =⇒ f (t)dt ≤ f (t)dt ≤ 1.
0 c 0 Z d
On a f (x) = λe −λx
est strictement positif sur [0, +∞[ alors f (x) > 0 ainsi on obtient : 0 ≤ f (x)dx.
c
Z d
Enn : 0 ≤ f (x)dx ≤ 1.
c
Dénition :
Dénition
Soit λ un réel strictement positif, la fonction f dénie sur [0, +∞[ par : f (t) = λe−λt est appelée
desité de loi exponentielle.
On appelle loi de probabilité eponentielle de paramètre λ, l'application p qui :
Z d
* à tout intervalle [c, d] inclus dans [0, +∞[ associe le réel p ([c, d]) = λe−λx dx.
c
* à tout intervalle [c, +∞[ inclus dans [0, +∞[ associe le réel p ([c, +∞]) = e−λc .
Conséquence :
Z c
1. Pour tout réel c > 0 , p({c}) = λe−λx dx = 0.
c
Z c
2. Pour tout réel c > 0 , p ([0, c]) = λe−λx dx = 1 − e−λc .
0
3. p ([c, +∞]) = 1 − p ([0, c]) = e−λc .
Exemple :
Soit t la durée de vie (en semaines) d'un appareil électronique. On suppose que la probabilité que l'appareil
soit encore fonctionnel au bout d'un temps t suit la loi de probabilité exponentielle de paramètre λ = 0.5
1. Quelle est la probabilité que la durée de vie soit entre 100 et 200 semaines.
2. Quelle est la probabilité que la durée de vie soit plus que 200 semaines.
Solution :
Z 200
1. On a : p ([100, 200]) = λe−λt dt
100
Z 200
−0.5t
= 0.5e dt
100−0.5t 200
= −e 100
= −e100 + e−50
1 1
= 50 − 100
e e
1
2. p ([200, +∞[) = e−0.5×200 = e−100 = .
e100
Dénitions :
Dénition
p (X ≥ c) = e−λc
Exemple :
Le temps X en minute pour trouver la cause d'une erreur dans un programme d'ordinateur suit la loi
exponentielle de paramètre 0,02.
1. Calculer la probabilité pour que la durée de recherche soit :
(a) Inférieur à quart d'heure.
(b) Dépasse une heure.
si x < 0
F (x) = 0
2. On considère la fonction F : R −→ [0, 1] dénie par :
F (x) = p (0 ≤ X ≤ x) si x > 0
(a) Déterminer l'expression de F .
(b) Calculer lim F (x).
x→+∞
(c) Représenter F .
Solution :
Z 15 15
1. (a) p ([0, 15]) = 0.02e−0.02t dt = −e−0.02t 0 = 1 − e−0.3 .
0
(b) p ([60, +∞[) = e−0.02×60 = e−1.2 .
Z x Z x
2. (a) p (0 ≤ X ≤ x) = λe−λt dt = 0.02e−0.02t dt = e−0.02×0 − e−0.02×x = 1 − e−0.02x .
0 0
si x < 0
F (x) = 0
Donc
F (x) = 1 − e−0.02x si x > 0
lim F (x) = lim (1 − e−0.02x ) = 1
x→+∞ x→+∞
(b) courbe
Dénition :
Dénition
Soit X une variable aléatoire qui suit la loi de probabilité exponentielle p de paramètre λ.
On appelle
( fonction de répartition de X , l'application F : R −→ [0, 1] dénie par :
0 si x <0
F (x) =
p (0 ≤ X ≤ x) si x ≥ 0
Propriété :
Si X est une variable aléatoire qui suit la loi exponentielle de paramètre λ alors on a :
1 1
E(X) = V (X) =
λ λ2
(a) f (t) est de la forme λe−λt avec λ > 0. Donc f est une densité de probabilité d'une variable aléatoire
positif qui suit une loi exponentielle de paramètre λ = 41 .
1 1
E(X) = = 4 et V (X) = 2 = 16
λ λ
(b) p(0 ≤ X ≤ 6) = 1 − p ([6, +∞[) = 1 − e−λ×6 = 1 − e− 2 .
3