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Interactive Forest Atlas Car FR

ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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MINISTÈRE DES EAUX,

Forêts, chasse et PêCHE

R A P P O R T W R I

Washington, DC
www.wri.org

MINISTÈRE DES EAUX,


Forêts, chasse et PêCHE

Bangui, République centrafricaine

Financé par : Avec la collaboration de :

Projet d’appui à
ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
la réalisation des plans
d’aménagement forestier VERSION 1.0
ISBN: 978-1-56973-739-2
Document de Synthèse
ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE
LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
(version 1.0)

DOCUMENT DE SYNTHÈSE

MINISTÈRE DES
EAUX, FORÊTS,
CHASSE ET PÊCHE

RAPPORT DU WORLD RESOURCES INSTITUTE, PRODUIT EN COLLABORATION AVEC LE MINISTÈRE DES EAUX, FORÊTS, CHASSE ET PÊCHE
DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Hyacinth Billings
Directrice de production

Maggie Powell
Mise en page

Photographies de la page de couverture (gauche à droite)


Camion chargé de grumes : PARPAF, 2008
Forêt à Bayanga (vue du ciel) : Nicolas Rost, 2007, Flickr
Personne autochtone du sud de la République centrafricaine :
Richard Franco, 2004, Flickr
Éléphants à Bayanga: Nicolas Rost, 2007, Flickr

World Resources Institute et le Ministère des eaux, forêts, chasse et pêche de la


République centrafricaine. 2010. Atlas forestier interactif de la République centrafricaine -
version 1.0 : Document de synthèse. Washington, D.C. : World Resources Institute.
Disponible sur : www.wri.org/forests

Toutes les publications du World Resources Institute (WRI) traitent de sujets au premier plan des
préoccupations publiques. Le WRI assume la responsabilité du choix des sujets de ses publica-
tions mais ne restreint pas les libertés des auteurs et chercheurs. Le WRI sollicite et tient compte
des recommandations et avis des groupes d’experts et relecteurs consultés dans le cadre de la
révision de ses différentes publications. Sauf indication contraire, toutes interprétations et conclu-
sions présentées dans les publications du WRI sont celles de leurs auteurs.

Copyright ©2010 World Resources Institute et Ministère des eaux, forêts, chasse et pêche de
la République centrafricaine. Tous droits réservés.

ISBN 978-1-56973-746-0

ii ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse


TABLE DES MATIÈRES

Remerciements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .v Méthodologie de production de l’Atlas . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .12


Approche fonctionnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .12
Acronymes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . vi Approche technique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .13
Communication et sensibilisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .13
Préface. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .vii Portée et limitations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .14
Résumé exécutif . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . viii Thèmes de l’Atlas. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .14
L’affectation du territoire forestier. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .14
Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .1
Les routes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .14
Contexte du secteur forestier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .4 Les forêts de production. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .18
La situation du territoire forestier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .4 Les aires protégées. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .23
Le cadre institutionnel et réglementaire du secteur forestier . . . . . . . . . . . . . . . .4 Conclusions et perspectives. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .27
L’affectation de la zone forestière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .7
La gestion durable de la zone de production . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .7 Références bibliographiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .28
Les secteurs de la transformation industrielle
et de la commercialisation du bois. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 Annexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .29

ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse iii
LISTE DES FIGURES, TABLEAUX, CARTES, ENCADRÉS ET ANNEXES

Liste des figures Liste des cartes Liste des annexes


Figure 1 Schéma institutionnel du MEFCP Carte 1 La végétation Annexe 1 Liste des données SIG de l’Atlas
Figure 2 Le zonage des forêts centrafricaines Carte 2 Affectation du domaine forestier Annexe 2 La stratification des permis forestiers (PEA)
Figure 3 Architecture fonctionnelle de production de Carte 3 Les infrastructures de transport et de Annexe 3 Illustration des imprécisions des limites
l’Atlas transformation des aires protégées, des routes et des zones
Figure 4 Part de la superficie totale des permis Carte 4 Statut d’attribution des permis forestiers d’intérêt cynégétique
forestiers (PEA) attribuée par nationalité en (PEA) en 2009
2009 Carte 5 Situation de plans d’aménagement des permis
Figure 5 Évolution annuelle des quantités de bois abattu forestiers (PEA) en 2009
et des taxes d’abattage des permis forestiers Carte 6 Le découpage de l’aménagement des permis
(PEA), dont la configuration n’a pas varié de forestiers (PEA)
2005 à 2008 Carte 7 Les aires protégées
Figure 6 Évolution des quantités de bois abattu et des
taxes d’abattage des permis forestiers (PEA)
par compagnie forestière en 2008 Liste des encadrés
Encadré 1 Les types et règles d’exploitation forestière
Liste des tableaux Encadré 2 Les modalités d’octroi des permis
d’exploitation et d’aménagement (PEA)
Tableau 1 Évolution des quantités de bois abattu et de Encadré 3 Les avancées du nouveau Code forestier
produits ligneux transformés en m3 de 1999 à Encadré 4 La vocation des types d’aires protégées
2008 existantes en RCA en décembre 2009
Tableau 2 Évolution des exportations et ventes locales de Encadré 5 La mise en place de la gestion forestière
produits ligneux en m3 de 2005 à 2008 durable
Tableau 3 Les données de l’Atlas et leurs attributs Encadré 6 La procédure d’exploitation durable
Tableau 4 Liste des permis forestiers (PEA) et des Encadré 7 Les documents de gestion et d’exploitation
sociétés forestières en 2009
Encadré 8 Cartographier les routes et les pistes
Tableau 5 Liste des aires protégées d’exploitation forestière sur une base
annuelle : Un moyen efficace de surveillance
des activités forestières industrielles
Encadré 9 Le découpage de l’aménagement

iv ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse


REMERCIEMENTS

Auteurs La production de cette première version de l’Atlas Enfin, il convient de remercier en particulier les
forestier interactif de la République centrafricaine personnes mentionnées ci-après pour leur aide
Lauriane Boisrobert a été rendue possible grâce au soutien financier précieuse à la publication de l’Atlas :
Spécialiste en systèmes d’information géogra- du Programme régional de l’Afrique centrale
phique (SIG) et en télédétection, Lauriane Bois- pour l’environnement (CARPE) de l’Agence des Support technique et administratif :
robert était chargée d’étude au World Resources États-Unis pour le développement international Matthew Steil (WRI)
Institute (WRI) de 2007 à 2010. (USAID). Il convient par ailleurs de remercier le Pierre Méthot (WRI)
Bureau régional pour l’Afrique centrale de l’Union Susan Minnemeyer (WRI)
Grégoire Bégoto mondiale pour la nature (UICN) pour avoir facilité Lyna Bélanger (WRI)
Grégoire Bégoto était le coordinateur national des les activités du WRI en Afrique centrale, mais éga- Soulé Gildas (MEFCP)
projets du WRI en République centrafricaine de lement Environmental Systems Research Institute Scott Thompson (WRI)
2007 à 2010. (ESRI) et Leica Geosystems (ERDAS), qui ont
bien voulu fournir les licences d’utilisation de leurs Validation des données de l’Atlas :
logiciels respectifs à des tarifs avantageux. Georges Ngasse (MEFCP)
Jean-Baptiste Mamang (MEFCP)
Les auteurs souhaitent remercier le personnel du Gaston-Prosper Nakoé (CDF)
Ministère des eaux, forêts, chasse et pêche (ME- Denis-Lambert Ndomba (PARPAF)
FCP) de la République centrafricaine (RCA) pour
sa collaboration précieuse et soutenue, ainsi que le Relecture du document de synthèse :
Projet d’appui à la réalisation des plans d’aménage- Rémi Moncel (WRI)
ment forestier (PARPAF) et le Centre des données Florence Daviet (WRI)
forestières (CDF), pour avoir fourni aux auteurs Florence Landsberg (WRI)
la majeure partie des informations indispensables Anne-Gaëlle Javelle (WRI)
à la production de cet Atlas. Les auteurs expri- Hervé Maïdou (PARPAF)
ment leur gratitude à l’égard du Projet des forêts Nicolas Bayol (FRM)
d’Afrique centrale (FORAF), du Fonds mondial Eugène Bouawa (l’Observatoire économique de la
pour la nature (WWF), de la coopération allemande filière bois en République centrafricaine)
(GTZ), du Centre de coopération internationale en Paolo Cerutti (Center for International Forestry
recherche agronomique pour le développement (CI- Research)
RAD), de Forêt Ressources Management (FRM) Luc Dimanche (MEFCP)
et de l’Agence française de développement (AFD), Théodore Mbaro (MEFCP)
pour avoir facilité l’accès à certaines des données Yves-Brice Erenendji (Association centrafricaine
utilisées dans l’Atlas. des professionnels en évaluation environnementale)

ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse v


ACRONYMES

AAC Assiette annuelle de coupe DFAP Direction de la faune et des aires protégées PAO Plan annuel d’opération
AFD Agence française de développement DIAF Direction de l’inventaire et de l’aménage- PARN Projet d’aménagement des ressources natu-
AFLEG Application de la législation forestière et ment forestier de la République démocra- relles
gouvernance en Afrique (Africa Forest Law tique du Congo PARPAF Projet d’appui à la réalisation des plans
Enforcement and Governance) DMC Disaster Monitoring Constellation d’aménagement forestier
ALOS Advanced Land Observing Satellite ECOFAC Écosystèmes forestiers d’Afrique centrale PEA Permis d’exploitation et d’aménagement
ArcGIS Arc Geographic Information System EIA Environmental Investigation Agency PFBC Partenariat pour les forêts du bassin du
ASTER Advanced Spaceborne Thermal Emission FLEGT Forest Law Enforcement, Governance and Congo
and Reflection Radiometer Trade PG Plan de gestion
CAS-DF Compte d’affectation spécial pour le déve- FORAF Forêts d’Afrique centrale PTE Permis temporaire d’exploitation
loppement forestier FRM Forêt Ressources Management RCA République centrafricaine
CDAE Convention définitive d’aménagement et FSC Forest Stewardship Council REDD Reduced Emissions from Deforestion and
d’exploitation Degradation
GPS Global Positioning System
CDF Centre des données forestières SIG Système d’information géographique
GTZ Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit
CIRAD Centre de coopération internationale en re- (Coopération allemande) SIGEF Système d’information de gestion forestière
cherche agronomique pour le développement
MEFCP Ministère des eaux, forêts, chasse et pêche TEREA Terre Environnement Aménagement
COMIFAC Commission des forêts d’Afrique centrale
OFAC Observatoire des forêts d’Afrique centrale UFG Unité forestière de gestion
CPAE Convention provisoire d’aménagement et
OLB Origine et légalité du bois USAID United States Agency for International Deve-
d’exploitation
ONG Organisation non gouvernementale lopment
DEIF Direction des exploitations et industries
PAF Plan d’aménagement forestier WRI World Resources Institute
forestières
ZIC Zone d’intérêt cynégétique

vi ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse


PRÉFACE

Ces quinze dernières années, la République cen- FCP, en termes de production, de gestion, de mise à large diffusion constituent une autre démonstration
trafricaine (RCA) s’est engagée dans une politique jour et de diffusion des données géographiques, sta- de l’engagement de la RCA dans la gestion durable
de gestion forestière durable et socialement res- tistiques et qualitatives sur le secteur forestier, ainsi et transparente de ses forêts et la bonne gouver-
ponsable afin de préserver les « services environ- que leur intégration dans les processus décisionnels nance forestière. Le MECFP tient à remercier
nementaux » (services fournis par l’écosystème) relatifs à la gestion durable des forêts. L’un des sincèrement le WRI pour la qualité de sa collabo-
que les forêts lui procurent. Soutenue et encouragée résultats de cette collaboration est la réalisation du ration.
dans le cadre d’accords de coopération bilatérale et présent Atlas forestier interactif de la République
de financements extérieurs, la RCA fut le premier centrafricaine – version 1.0.
pays d’Afrique centrale à disposer, dès 1997, d’un
permis d’exploitation forestière de type industriel, Cet Atlas est un pas important pour l’accès à
sous aménagement et réellement opérationnel. l’information et la gestion durable des forêts
Aujourd’hui, environ 75 % des permis forestiers de centrafricaines. En effet, il permet de communi-
type industriel de la RCA sont exploités conformé- quer au niveau national et international les efforts
ment à des plans d’aménagement dans le cadre de et succès de la RCA en matière de gestion du-
la gestion durable. rable et de transparence. Aux acteurs intéressés et
impliqués dans le secteur forestier de la RCA, il Emmanuel BIZOT
Toutefois, malgré ces avancées notables, la RCA a met à disposition toutes les données disponibles Le Ministre des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche
encore plusieurs défis à relever. Les questions liées le 31 décembre 2009 concernant l’affectation,
au changement climatique et au processus REDD l’exploitation, l’aménagement, la protection et la
(Reduced Emissions from Deforestion and Degra- conservation du territoire forestier. Les versions
dation) devront faire l’objet d’un effort substantiel subséquentes de l’Atlas, qui seront produites dans
du gouvernement centrafricain. En outre, la RCA le cadre dudit accord de collaboration, rendront
doit maintenant être en mesure de répondre aux compte de la progression des efforts engagés par le
exigences des consommateurs et des pays importa- MEFCP et le WRI dans le renforcement des capaci-
teurs en ce qui concerne la provenance, la légalité tés et la mise en place d’un système d’information
et la conformité à de nouvelles normes environne- au sein du MEFCP.
mentales et sociales plus strictes pour les produits
forestiers. Le MEFCP est fier d’avoir collaboré à la produc-
tion de cet outil et entend s’investir dans l’inté-
C’est pour répondre à ce dernier défi que le Minis- gration de ce dernier dans son processus interne
tère des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche (MEFCP) de prise de décision. Le MECFP espère que les
et le World Resources Institute (WRI) ont choisi différents acteurs et parties prenantes du secteur
de travailler en collaboration depuis 2007. Leurs forestier centrafricain sauront apprécier la qualité et
objectifs sont le renforcement des capacités du ME- la pertinence de cet Atlas, dont la publication et la

ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse vii
RÉSUMÉ EXÉCUTIF

Introduction Contexte du secteur forestier las est destiné à être diffusé très largement auprès de
tous les acteurs du secteur forestier centrafricain (par
Le Ministère des eaux, forêts, chasse et pêche L’exploitation forestière se localise dans le mas- Internet et CD-ROM). Des ateliers de sensibilisation
(MEFCP) et le World Resources Institute (WRI) se sif forestier fermé du sud-ouest de la République sont prévus pour familiariser les acteurs du secteur
sont associés pour améliorer, d’une part, la qualité centrafricaine. Celui-ci forme l’extrémité nord de forestier de la République centrafricaine, dont prin-
et la disponibilité de l’information géographique la forêt du bassin du Congo. Afin de mieux enca- cipalement le MEFCP, avec l’Atlas et ses utilisations
nécessaire à la prise de décision dans le secteur fo- drer l’exploitation forestière et de préserver les potentielles.
restier, et d’autre part, les capacités nationales de la services environnementaux que la forêt lui procure,
République centrafricaine en matière de télédétec- le gouvernement centrafricain œuvre à la carto-
tion, systèmes d’information géographique et carto- graphier, à l’organiser et à la gérer de façon du-
graphie. Ce document de synthèse présente l’un des rable. Ces quinze dernières années, la République Thèmes de l’Atlas
produits majeurs attendus de cette collaboration – à centrafricaine a amélioré le cadre réglementaire O L’affectation du territoire forestier. Ce thème
savoir la toute première version de l’Atlas forestier et institutionnel de son secteur forestier. Ainsi, le donne une vue d’ensemble des différents types
interactif de la République centrafricaine (ci-après droit d’exploitation industrielle est octroyé par le d’affectation du domaine forestier de l’État. La
l’Atlas). Cet Atlas permet de suivre la mise en MEFCP par le biais d’un permis d’exploitation et représentation spatiale de ce thème permet no-
œuvre de la politique de gestion durable du gouver- d’aménagement, sous conditions d’exécution d’un tamment de prévenir les conflits d’usage du sol.
nement centrafricain et de faciliter le contrôle de plan d’aménagement et d’installation d’une unité
O Les routes. Ce thème présente les infrastructures
l’exploitation forestière. L’Atlas tire son originalité de transformation.
d’exploitation et de transport du secteur fores-
de deux innovations : (1) le recueil d’informations
tier, ainsi que le réseau routier public du terri-
qui n’étaient pas facilement accessibles jusqu’ici
toire centrafricain. La superposition de l’em-
et (2) la combinaison et la présentation de ces Méthodologie de production de placement des routes et pistes forestières aux
informations sous forme cartographique. Dispo- l’Atlas zones aménagées pour l’exploitation forestière
nible sur CD-ROM, l’Atlas se compose d’une
Cette version de l’Atlas a été assurée par une équipe industrielle permet notamment d’identifier des
application cartographique interactive, organisée
mixte WRI-MEFCP et a reposée sur l’expertise du irrégularités potentielles et d’orienter ainsi les
par thèmes, qui permet aux utilisateurs de visua-
WRI dans les domaines des techniques de l’informa- missions de surveillance sur le terrain.
liser des informations sur le secteur forestier et
d’imprimer des cartes. L’Atlas est utile à toutes tion géographique, du renforcement de capacité et de O Les forêts de production. Ce thème traite du
les parties prenantes du secteur forestier centrafri- la conduite de projet cartographique. Elle a permis statut d’attribution des permis forestiers indus-
cain. Il s’adresse aux décideurs et aux techniciens d’impliquer les parties prenantes du secteur forestier triels, des chiffres de l’exploitation, du statut
impliqués dans la production, la gestion ou l’utili- centrafricain, notamment par l’échange de données d’aménagement et du découpage des forêts en
sation de l’information géographique sur le secteur géographiques. Toute l’information géographique et permis forestiers. La représentation spatiale de
forestier. descriptive, collectée ou produite, a été assemblée, ces informations permet de suivre la mise en
traitée et stockée au sein d’un système d’information œuvre de la politique d’exploitation durable de
mixte, constitué d’un système d’information géogra- la République centrafricaine et de vérifier la
phique et d’une base de données relationnelle. L’At- conformité au règlement forestier.

viii ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse
O Les aires protégées. Ce thème présente la répar- Conclusions et perspectives
tition des aires protégées dans le massif du sud-
ouest et sur le reste du territoire centrafricain. L’Atlas rassemble, pour la première fois, au sein
Leur représentation spatiale permet d’appuyer d’une plate-forme unique, cartographique et inte-
les autorités compétentes et leurs partenaires ractive, toute l’information sur le secteur forestier,
dans le cadre de la mise en place de nouvelles jusqu’ici mise à disposition des décideurs sous
aires protégées ou de corridors de conservation, forme de simples cartes « papiers » et de tableaux
ainsi que d’appuyer l’aménagement des aires divers. Les versions à venir de cet Atlas permet-
protégées. tront de mettre à jour les données déjà disponibles
et de rajouter des nouvelles informations indispen-
sables, permettant ainsi un meilleur suivi spatio-
temporel du territoire et du secteur forestier.

ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse ix


INTRODUCTION

Le secteur forestier occupe une place de choix présenter une quantité importante d’informations
Fiche d’identité de la République dans la stratégie de réduction de la pauvreté de la spatialement référencées, sur un territoire immense.
centrafricaine (RCA) République centrafricaine (RCA) (Ministère de Les données sont collectées par des méthodes de
l’économie, du plan et de la coopération interna- relevés de terrain ou basées sur l’interprétation de
Avec une superficie
tionale, 2007) et contribue de manière significative photo aériennes et images satellitaires.
de 623 000 km2, la
RCA est située au
aux économies nationale et locale. En RCA, la part
nord de l’équateur, du secteur forestier dans le produit intérieur brut En RCA, les SIG ont fait leur apparition il y a en-
entre les latitudes est la plus élevée de tous les pays de la sous-région viron vingt ans par le biais de deux projets d’am-
3°N et 11°N et les (10 %). L’essentiel de l’exploitation forestière se pleur : le projet d’aménagement des ressources
longitudes 14°E et concentre dans le massif forestier du sud-ouest, dit naturelles (PARN) de 1990 à 1996 et la création du
27°E. La RCA est un « fermé »1, qui s’étend sur 3,8 millions d’hectares Centre des données forestières (CDF), au sein du
pays enclavé, entou- (ha). Ministère des eaux, forêts, chasse et pêche (ME-
ré par le Cameroun, FCP), en 1996. Enfin, le Projet d’appui à la réali-
le Tehad, le Sou- En plus d’offrir des produits forestiers ligneux et sation des plans d’aménagement forestier3 (PAR-
dan, la République non ligneux d’importance économique, la forêt PAF), démarré en 2000 et toujours opérationnel
démocratique du Congo et la République du Congo. centrafricaine génère de nombreux services envi- à la fin décembre 2009, a permis de produire des
Le port maritime le plus proche se situe au Cameroun
ronnementaux, comme le maintien de la fertilité données géospatiales4, délimitant de façon carto-
(Douala), à plus de 1 000 km de Bangui. Ce port dessert
entre autres les activités d’importations et d’exportations
des sols ou la séquestration du carbone. Elle est graphique les contours des zones d’exploitation
des produits forestiers de la RCA. Le relief est plutôt essentielle à la survie et au bien-être des popula- forestière industrielle et les zones de découpage
plat avec une alternance de plateaux et de plaines. Une tions, et notamment des peuples autochtones, dont de l’aménagement. Le PARPAF appuie ainsi la
dorsale médiane sépare le bassin hydrographique du le mode de vie et la culture y sont intimement asso- rationalisation de l’exploitation dans le cadre de la
Congo de celui du Tchad et les reliefs les plus accentués ciés. Elle offre enfin une biodiversité unique et des gestion durable.
sont localisés aux extrémités occidentales et orientales paysages exceptionnels, des atouts incontestables
de la RCA. Selon les estimations de 2005 de la Division au développement touristique. Malgré ces efforts, l’information à disposition de
des Statistiques des Nations Unies (HNP Stats), la RCA la RCA pour la prise de décision et la gestion du
compte environ 4,2 millions d’habitants, avec un taux de Pour prendre des décisions adaptées et efficaces domaine forestier national reste insuffisante, et ce
croissance démographique annuel projeté de 1,8% entre qui garantissent l’utilisation rationnelle et socia- pour plusieurs raisons. Tout d’abord, l’information
2005 et 2010. lement responsable des écosystèmes forestiers, géospatiale existante au niveau national ne satisfait
et donc leur durabilité, il est essentiel de disposer pas certaines normes cartographiques générale-
d’informations complètes et pertinentes au niveau ment acceptées par les praticiens de la géomatique
économique, écologique et social. Pour cela, les moderne. A titre d’exemple, les données géospa-
systèmes d’information géographique2 (SIG) sont tiales actuellement produites ne sont généralement
employés depuis environ trente ans dans le secteur pas accompagnées de métadonnées et pas toujours
forestier. Ils permettent de collecter, de gérer et de structurées convenablement (incohérences topo-

ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse 1


logiques). D’autre part, les données géospatiales Dans ce contexte, une convention de collaboration Le présent document de synthèse est un guide de
répondent le plus souvent à des besoins d’appoint, a été signée entre le MEFCP et le World Resources lecture et d’interprétation de la première version de
ponctuels, ciblés et non reliées, ce qui rend les Institute (WRI) en 2007 pour renforcer les capaci- l’Atlas mise à disposition sur CD-ROM. Il com-
données incompatibles entre elles, en raison des tés techniques nationales par l’approche spatiale et porte trois sections. Tout d’abord, ce document
différents référentiels géographiques et niveaux disséminer l’information forestière complète et à décrit la situation actuelle du territoire forestier et
de détail utilisés lors de la saisie ou de la numéri- jour à l’ensemble des parties prenantes du secteur apporte des éléments de contexte pour comprendre
sation des données. Par ailleurs, le CDF n’est plus forestier. Les résultats majeurs attendus de cette la suite du document et les données de l’Atlas. La
opérationnel au niveau SIG, le manque de moyens collaboration sont la production d’un Atlas forestier deuxième partie est consacrée à la méthodologie
financiers ne permettant pas l’actualisation et le interactif de la République centrafricaine (ci-après employée pour la production de l’Atlas. Enfin, la
maintien de ses matériels et logiciels. Finalement, l’Atlas) et le renforcement des capacités techniques troisième partie donne une vue d’ensemble des
il n’existe pas d’outils cartographiques qui facili- du MEFCP en SIG: télédétection, cartographie et données de l’Atlas − essentiellement sous la forme
tent une prise de décision rapide et informée, et qui gestion de bases de données. La première version de cartes − et en présente quelques utilisations
sont conviviaux, faciles à utiliser et à la portée des de l’Atlas couvre les informations disponibles sur potentielles.
parties prenantes du secteur forestier en RCA. le secteur forestier centrafricain le 31 décembre
2009.

2 ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse


Document de synthèse

Les composantes de l’Atlas


Manuel de présentation et d’utilisation
O Le manuel de présentation et
d’utilisation fournit à l’utilisateur les
instructions nécessaires pour se familia-
riser avec les fonctionnalités de Données SIG et métadonnées
l’interface cartographique de l’Atlas.
O L’Atlas proprement dit se compose
d’une application cartographique, reliée
à une base de données, qui permet aux
utilisateurs de visualiser les cartes en
détail, de faire des panoramiques ou
des zooms sur les zones d’intérêt, et
de visualiser également des couches
d’informations. L’utilisateur a accès
à des informations complémentaires,
sous forme de tableaux (attributs) et de
liens hypertextes. L’Atlas est facilement
imprimable, transférable et modifiable.
Atlas
O Les données du SIG et leurs métadon-
nées serviront aux utilisateurs souhaitant
exploiter les données de l’Atlas. Les
Affiche
métadonnées renseignent sur la méthode
utilisée pour produire chaque couche et
indiquent les sources.
O Le présent document de synthèse fournit
une vue d’ensemble de la méthodologie
utilisée, du contenu de l’Atlas et des ap-
plications possibles.
O L’affiche présente la situation de
l’exploitation forestière en 2009.

ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse 3


CONTEXTE DU SECTEUR FORESTIER

La situation du territoire forestier Le cadre institutionnel et pratiques déloyales (Encadré 2). Les avancées
de ce code sont présentées dans l’Encadré 3.
La RCA se situe en zone de transition écologique. réglementaire du secteur forestier
Localisée dans sa partie la plus méridionale, la O Les normes nationales d’élaboration des plans
forêt fermée, majoritairement dense et humide, Le cadre institutionnel d’aménagement,6 produites par le PARPAF, sont
ne couvre que 15 % environ du territoire centra- développées dans deux documents de référence
L’administration chargée de la gestion des éco- rendus officiels. Le premier, l’arrêté n° 019/
fricain (Billand, 2009). Il s’agit de la partie nord systèmes forestiers est le MEFCP, qui regroupe
de la forêt fermée du bassin du Congo (Carte 1). MEFCPE/DIRCAB du 5 juillet 2006, officialise
cinq directions dont celle du CDF, principalement les prescriptions techniques des études préli-
L’extrême nord de la RCA est constitué de steppes impliquée dans le cadre de ce projet (Figure 1).
et de savanes arbustives ou herbeuses, tandis que minaires requises pour l’élaboration des plans
Le CDF a pour mission de gérer l’information d’aménagement. Le second, l’arrêté n° 09.026
la partie centrale du pays est composée de forêts forestière et de produire les statistiques forestières
plus ouvertes (forêts claires, forêts galeries, forêts du 28 juin 2009, décrit les dernières étapes du
annuelles. Le MEFCP comprend également une processus d’élaboration des plans d’aménage-
denses semi-humides et sèches). brigade d’intervention et de contrôle qui vérifie ment.
les infractions et fait respecter la législation for-
La forêt fermée, dense et humide, se répartit sur Le Code forestier interdit toute exploitation fo-
estière. Finalement, l’administration forestière est
deux massifs forestiers. Le premier, plus vaste et restière dans les aires protégées, avec certaines
soutenue par le PARPAF qui s’occupe de mettre
composé d’un mélange de forêts denses et hu- exceptions dans le cas des peuples autochtones
en place les normes d’aménagement, d’encadrer
mides, ainsi que de savanes péri-forestières, se et des communautés riveraines. D’autres textes
et d’accompagner les exploitants forestiers dans la
situe dans l’extrême sud-ouest du pays. Le second, définissent les règles relatives à la protection et à la
production des plans d’aménagement.
de taille plus réduite et au couvert un peu moins conservation de la biodiversité. Les plus récents ou
dense, se trouve dans le sud-est (forêt de Bangas- pertinents sont notamment :
sou). D’après les recensements forestiers du PARN, Le cadre légal
le massif du sud-ouest est dominé par la forêt dense O L’Ordonnance n° 84.045 du 2 juillet 1984
Plusieurs textes régissent les activités liées à la res- relative à la protection de la faune sauvage et à
semi-décidue (essences de la famille des ulmacées,
source forestière : la réglementation de l’exercice de la chasse en
sterculacées, sapotacées et méliacées). Elle est
riche en essences exploitables telles que le sapelli République centrafricaine ;
O Le Code forestier5 rendu officiel par la Loi n°
(Entandrophragma cylindricum), le sipo (E. utile) O La Loi n° 07.018 du 28 décembre 2007 qui
08.022 promulguée le 17 octobre 2008 rem-
et l’ayous (Triplochiton scleroxylon). Dans cer- établit le Code de l’environnement ;
place celui du 9 juin 1990. Fruit de deux années
taines régions du massif, il existe d’autres arbres
de rédaction et de concertation et appuyé par O Les décrets de création des aires protégées qui
géants dans les strates supérieures de la forêt,
le bureau d’études et d’audit Terre Environne- décrivent les limites des aires protégées et leur
comme le mukulungu (Autranella congolensis),
ment Aménagement (TEREA), le Code fores- catégorie.
témoignant d’une secondarisation ancienne.
tier définit les différents types d’exploitation
(Encadré 1) et décrit les modalités d’octroi des
titres forestiers, normes qui visent à éliminer les

4 ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse


CARTE 1 La végétation

Sources : Végétation (GlobCover, ESA-ESRIN, 2008), préfecture (WRI, 2008 ; à partir de données du PARN de 1990 et du
Ministère de l’intérieur de la République centrafricaine), lieux habités (Université de Bangui, date inconnue), rivières (PAR-
PAF, 2008), frontières (PARN, date inconnue ; à partir de VMAP0 de NIMA produit en 1997).

ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse 5


Figure 1. Schéma institutionnel du MEFCP
ENCADRÉ 1. Les types et règles d’exploitation
forestière
DIRECTION GÉNÉRALE DES EAUX, FORÊTS, CHASSE ET PÊCHE

L’exploitation des forêts centrafricaines est régie par


les règles suivantes :
Direction des Direction des • L’exploitation industrielle est soumise à
Direction de la Direction des eaux, Direction du Centre
inventaires et exploitations
faune et des aires de la pêche et de des données
l’obtention d’un permis d’exploitation et
aménagements et industries
protégées (DFAP) l’aquaculture (DEPA) forestières (CDF) d’aménagement (PEA) et à une convention
forestiers (DIAF) forestières (DEIF) d’aménagement passée entre l’État et la société
forestière.
• L’exploitation artisanale est soumise à
Service des
Service des normes Service des
inventaires et de
Cellule l’obtention d’un permis artisanal (limité à dix hect-
et des inventaires industries
l’aménagement de
Service de la pêche cartographique ares) d’une durée d’un an renouvelable, octroyé à
forestiers forestières et SIG une personne physique de nationalité centrafric-
la faune
aine ou aux communautés de base (associations ou
groupements villageois). Elle est permise unique-
Service des ment dans les séries de production à l’usage des
Service de Service de
aménagements
l’exploitation l’exploitation de la
Service de Cellule de populations désignées dans le plan d’aménagement
forestiers et de l’aquaculture statistique (cf. Encadré 9 pour la définition des séries de
forestière faune
l’herbier national production).
• L’exploitation à des fins de subsistance est
encadrée dans les forêts communautaires (desti-
Service de Service de la Service de nées aux communautés riveraines) par une con-
Service de la Cellule de
traitement de sylviculture, de la l’aménagement et
conservation et de compilation des vention de gestion passée entre l’administration
données forestières, conservation des de la surveillance
fauniques et sols et de la gestion
la gestion des aires
des bassins
données forestières forestière et la communauté, selon un plan de
halieutiques du patrimoine
protegées
hydrographiques
et cynégétiques gestion simple.
• L’exploitation commerciale à petite échelle
est permise dans les forêts classées au profit des
particuliers. Elle ne requiert pas de plan de gestion
Brigade mobile en dessous d’une surface déterminée par voie
d’intervention et de réglementaire.
vérification
• Le déboisement est interdit dans les réserves
naturelles, les parcs nationaux et les sanctuaires.
Source : MEFCP, 2008. Dans les autres types de forêts, les activités de
déboisement sont définies par voie réglementaire
et après autorisation de l’administration forestière.
Source : Adapté de la Loi n° 08.022 (Code forestier) du 17
octobre 2008.

6 ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse


L’affectation de la zone forestière
ENCADRÉ 2. Les modalités d’octroi des permis ENCADRÉ 3. Les avancées du nouveau Code
d’exploitation et d’aménagement forestier Le domaine forestier national se divise en deux
(PEA) catégories d’affectation: (1) le domaine forestier
permanent (de l’État et du public) et (2) le domaine
• Il fixe la durée de validité des titres forestiers,
forestier non permanent (des collectivités terri-
L’octroi d’un PEA est régi par les obligations qui est égale à la durée de la vie de la société
dans la mesure où les sociétés forestières at- toriales et des particuliers) (Figure 2). Un terrain
suivantes : forestier peut être classé ou retiré du domaine
tributaires respectent les prescriptions des plans
1. Un appel d’offre est lancé par le ministre chargé d’aménagement. forestier national, voire transféré d’une catégorie à
des forêts, stipulant les opportunités et contraintes une autre, par décret de classement ou de déclasse-
• Il inscrit les étapes obligatoires de l’aménagement
issues de la consultation des populations river- ment respectivement, qui précisera la localisation,
et les organismes en charge.
aines.
• Il définit les rôles et les responsabilités des dif- l’étendue, les objectifs et le mode de gestion. Les
2. La liste des soumissionnaires est publiée dans les zones d’affectation forestière ont pour vocation la
férents acteurs impliqués dans la gestion participa-
organes de presse officiels et privés, nationaux ou
tive et introduit le comité chargé de superviser les production, les loisirs, la conservation, ainsi que
internationaux.
actions de gestion participative des forêts. la protection de la faune, de la flore et d’habitats
3. Les propositions soumises sont examinées par une
• Il définit les droits d’usage et les droits du sol des particuliers (Encadré 4).
enquête de moralité afin de retenir les soumission-
peuples autochtones et des communautés river-
naires qualifiés sur le plan technique et financier.
aines vis-à-vis des permis d’exploitation forestière
4. Seules les sociétés forestières qui s’engagent à et des aires protégées.
mettre en œuvre un plan d’aménagement, tel que La gestion durable de la zone de
• Il met l’accent sur le respect des obligations socia-
défini dans le Code forestier, et qui s’engagent à
les des concessionnaires à l’égard des populations production
la transformation du bois sur le territoire national,
riveraines et des employés du secteur forestier. Depuis vingt ans, la politique du secteur forestier
peuvent être retenues.
• Il détaille les dispositions de contrôle et de suivi de de la RCA est axée sur la gestion rationnelle du
5. Le PEA est délivré par un décret pris en Conseil
l’exécution des plans d’aménagement. massif forestier du sud-ouest (Encadré 5). Selon
des ministres sur rapport du ministre chargé des
forêts. Source : Adapté de la Loi n° 08.022 (Code forestier) du 17 le Code forestier, l’aménagement des forêts de
Source : Adapté de la Loi n° 08.022 (Code forestier) du 17
octobre 2008 production consiste « à valoriser et à conserver les
octobre 2008. écosystèmes forestiers en vue de leur exploitation
rationnelle et durable ». Aussi, l’exploitation fo-
restière durable exige le maintien des fonctions, du
renouvellement et de la diversité des écosystèmes
forestiers, ainsi que la satisfaction des aspirations
socioéconomiques de toutes les parties prenantes
(l’État, l’exploitant forestier, les populations lo-
cales et les peuples autochtones).

ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse 7


Figure 2. Le zonage des forêts centrafricaines

DOMAINE FORESTIER NATIONAL

Domaine forestier permanent Domaine forestier non permanent

Domaine forestier de l’État Forêts du domaine public

Anciennes jachères ou Domaine forestier des


terres agropastorales sans collectivités publiques
titres de proprieté (par décret de classement)

Aires protégées : Autres usages :


• Parc national • Forêt de production Permis d’exploitation Domaine forestier des
• Réserve de faune • Jardin botanique et d’aménagement particuliers (forêts classées
• Sanctuaire de faune • Forêt scientifique ou de (PEA) privées / plantations privées)
• Sanctuaire de flore recherche
• Réserve écologique ou de • Forêt à écologie fragile
biosphère • Secteur de chasse
Forêt communautaire
• Réserve naturelle intégrale • Zone tampon ou pré-parc (par convention de gestion)
• Jardin zoologique de l’État • Périmètre de protection
• Forêt récréative • Périmètre de reboisement
• Réserve spéciale

Source : Adapté de la Loi nº 08.022 (Code forestier) du 17 octobre 2008.

8 ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse


ENCADRÉ 4. La vocation des types d’aires protégées existantes en RCA en décembre 2009 ENCADRÉ 5. La mise en place de la gestion
forestière durable
• Les parcs nationaux sont des aires affectées à la protection des espèces animales ou végétales à l’état sauvage, des
minéraux et formations géologiques, des biotopes et écosystèmes, des sites naturels et paysages présentant une valeur L’exploitation forestière a survécu à des périodes
scientifique ou esthétique ainsi qu’à la récréation du public. d’instabilité politique et de conflits internes depuis
• Les réserves de faune sont des aires affectées à la protection de la faune et de son environnement naturel. Les 1980, et la notion de plan d’aménagement a pris forme
activités agropastorales y sont réglementées, ainsi que l’accès du public. avec le Code forestier (Loi n° 90.003) du 09 juin
1990. Les permis temporaires d’exploitation (PTE)
• Les réserves écologiques ou de biosphère sont des superficies de forêt représentative d’écosystèmes fragiles où
furent alors progressivement transformés en permis
l’utilisation des ressources naturelles est réglementée afin de sauvegarder des conditions écologiques originelles.
d’exploitation et d’aménagement (PEA). En 1994, un
• Les réserves naturelles intégrales sont des aires gérées principalement à des fins d’étude, de recherche scienti- projet pilote d’aménagement fut mené sur le permis
fique ou de surveillance continue de l’environnement. Elles sont soustraites à toute présence humaine, sauf autori- numéro 163, avec l’appui financier de l’Agence fran-
sation délivrée par le ministre chargé des forêts. çaise de développement (AFD). Il fut suivi de la mise
D’autres affectations territoriales n’entrent pas dans la catégorie des aires protégées mais soutiennent le réseau des aires en place du premier plan d’aménagement réellement
protégées : opérationnel en 1996, dénommé plan d’aménagement
forestier (PAF), avec l’appui du projet Écosystèmes
• Les réserves spéciales sont des zones à usages multiples, destinées à la conservation des écosystèmes, à la préser-
forestiers d’Afrique centrale (ECOFAC) de l’Union
vation des espèces animales et à la satisfaction des besoins des populations (exploitation forestière artisanale /
européenne. En 2000 fut créé le Projet d’appui à la ré-
industrielle et exploitation faunique).
alisation des plans d’aménagement forestier (PARPAF),
• Les jardins botaniques hébergent des espèces naturelles ou plantées pour l’éducation du public. financé conjointement par l’AFD et l’État centrafricain
• Les forêts scientifiques et de recherche sont des périmètres forestiers classés et réservés à l’enseignement, à la − par l’intermédiaire du Compte d’affectation spécial
recherche appliquée en sciences forestières et à l’éducation environnementale. pour le développement forestier (CAS-DF) − pour
• Les zones tampons ou pré-parcs sont des aires de transition entre une zone d’activité anthropique et une aire guider les exploitants dans leur production des plans
protégée. d’aménagement. En 2006 le ministère chargé des forêts
décidait de fermer tous les permis spéciaux de coupe
Source : Adapté de la Loi n° 08.022 (Code forestier) du 17 octobre 2008. inadaptés à une gestion durable.

Source : Adapté de Liabastre et Borie, 2005, et de Gérard, 2007.

ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse 9


Le MEFCP et l’exploitant forestier planifient
l’exploitation forestière pour assurer l’approvi- ENCADRÉ 6. La procédure d’exploitation durable ENCADRÉ 7. Les documents de gestion et
sionnement de l’industrie forestière en produits d’exploitation
ligneux et s’engagent à appliquer un plan d’aména- Après attribution du PEA, le PARPAF prépare le
gement (Encadré 6). Tout d’abord, une permission cahier des charges avec la participation de la société Le plan d’aménagement forestier (PAF) s’applique
temporaire d’exploiter dans les PEA est accordée forestière et du MEFCP, à partir des prescriptions aux permis d’exploitation et d’aménagement (PEA).
par convention provisoire d’aménagement et techniques de la production cartographique et de Des objectifs déterminés en fonction d’un inventaire
d’exploitation (CPAE), passée entre le MEFCP et l’inventaire d’aménagement principalement. de la ressource sont fixés pour une période allant
l’exploitant forestier, qui deviendra convention généralement de vingt-cinq à trente ans. Tout plan
définitive (CDAE) à l’issue de la réalisation et de Après approbation du cahier des charges par la d’aménagement peut être réexaminé tous les cinq ans
société forestière, le MEFCP et la société forestière en cas de contraintes ou de nouvelles données.
l’approbation d’un plan d’aménagement forestier
signent un accord temporaire d’exploitation, sous la
(PAF). Les modalités d’exploitation, propres à forme d’une convention provisoire d’aménagement Le plan de gestion (PG) dit « quinquennal » s’applique
chaque PEA, seront détaillées dans les documents et d’exploitation (CPAE). Valable pour trois ans, aux unités forestières de gestion (UFG). Il présente
de gestion et d’exploitation (Encadré 7). cette convention fixe l’exploitation sur une assiette de les différentes interventions prévues par la société en
coupe provisoire. La non-observation des dispositions termes d’exploitation forestière, de réalisations socia-
Les plans d’aménagement se réalisent différem- réglementaires de la CPAE autorise l’administration à les et de protection de l’environnement pendant une
ment en RCA que dans les autres pays d’Afrique annuler le titre d’exploitation. période de cinq ans. Le concessionnaire dispose d’un
centrale (Liabastre et Borie, 2005). Par exemple, au délai de six mois après la signature du PAF pour sou-
La production de tous les documents préparatoires (la mettre son premier PG. Les PG suivants seront égale-
Cameroun, au Gabon et en République du Congo,
cartographie des peuplements forestiers, l’inventaire ment soumis à un délai de six mois avant l’ouverture
la réalisation des plans d’aménagement est entière- d’aménagement et les études socioéconomiques) et la de l’exploitation des UFG concernées.
ment à la charge des exploitants forestiers, qui font rédaction du plan d’aménagement prennent entre un
le plus souvent appel à des cabinets d’expertise et deux ans environ. Ces documents et travaux requis Le plan annuel d’opération (PAO) vient compléter
et de conseil. En RCA, l’État est impliqué dans la sont intégralement réalisés par le PARPAF. le PG. Chaque année, pour le 1er novembre précédant
réalisation des plans d’aménagement en tant que l’ouverture d’une assiette annuelle de coupe (AAC), le
maître d’ouvrage et par sa contribution financière Après dépôt du plan d’aménagement auprès du ME- concessionnaire présente son PAO à l’administration
au PARPAF. La maîtrise d’œuvre a été attribuée FCP et de la société forestière, puis agrément par le des eaux et forêts pour approbation. Les PAO précisent
MEFCP, la société forestière et le MEFCP signent la de façon détaillée et chronologiquement les activités qui
au groupement formé par le Centre de coopéra-
convention définitive d’aménagement et d’exploitation seront menées dans les AAC.
tion internationale en recherche agronomique pour (CDAE).
le développement (CIRAD) et Forêt Ressources Source : Adapté de la Loi n° 08.022 (Code forestier) du 17
Management (FRM)7. Les exploitants forestiers Source : Adapté de la Loi n° 08.022 (Code forestier) du 17 octobre 2008 et des normes nationales d’élaboration des plans
sont associés aux décisions d’avancement de la octobre 2008 et des normes nationales d’élaboration des plans d’aménagement (PARPAF, 2009).
rédaction des plans d’aménagement et chargés de d’aménagement (PARPAF, 2006).
la réalisation technique et financière de l’inventaire
d’aménagement.

10 ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse


Les secteurs de la transformation TABLEAU 1. Évolution des quantités de bois abattu et de produits ligneux transformés en m3
industrielle et de la de 1999 à 2008
commercialisation du bois 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
L’article 44 du Code forestier oblige les détenteurs Bois abattu 552 808 702 994 671 239 663 714 516 166 513 848 454 402 624 861 537 998 555 143
de PEA à transformer sur place le bois de première Sciages 78 889 102 353 109 327 97 314 68 550 69 281 71 386 84 304 97 001 73 675
catégorie, soit les essences les plus recherchées et Contreplaqués 1 682 1 500 1 776 2 016 1 531 1 563 1 434 805 740 194
définies dans le plan d’aménagement, à hauteur Source : Annuaire statistique du secteur forestier et cynégétique centrafricain de 2008 (MEFCP, à paraître).
minimale de 70 % des volumes abattus. Aussi, la
RCA compte huit usines de première transforma-
tion (sciage, déroulage, tranchage et séchage des
débités) et une usine de seconde transformation
(contreplaqués), pour onze PEA attribués.

Pourtant, la part des produits forestiers transfor-


més localement en RCA est faible (Tableau 1). En
2008, les produits forestiers transformés (sciages
et contreplaqués) ne concernaient qu’environ 13 % TABLEAU 2. Évolution des exportations et ventes locales de produits ligneux en m3
du volume de bois abattu. Le taux de transforma- de 2005 à 2008
tion serait toutefois supérieur, si l’on effectuait le Produit 2005 2006 2007 2008
calcul par rapport au volume de grumes entrées en
EXPORTATION
scierie. En fait, les usines de transformation du bois
présentent en RCA fonctionnent pour la plupart en Grumes 145 912 192 259 193 213 155 301
dessous de leurs capacités installées, essentielle- Sciages 52 940 70 779 76 042 62 233
ment en raison de leur vétusté (CCIMA, 2005). Contreplaqués 5 475 513 48

VENTE LOCALE
Finalement, la majeure partie de la commercia- Sciages 8 585 10 742 11 567 13 247
lisation se fait sous la forme de grumes, qui sont
Contreplaqués 585 836 967 787
entièrement destinées à l’exportation (Tableau 2).
Source : Annuaire statistique du secteur forestier et cynégétique centrafricain de 2008 (MEFCP, à paraître).
La faible production en contreplaqués est essentiel-
lement destinée aux marchés locaux.

ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse 11


MÉTHODOLOGIE DE PRODUCTION DE L’ATLAS

Approche fonctionnelle Figure 3. Architecture fonctionnelle de production de l’Atlas

Les responsables de la mise en œuvre


MEFCP
Le MEFCP facilite l’accès aux données et aux Aménagement des
permis forestiers
ressources requises pour la production de l’Atlas. PARPAF
Le WRI met son expérience et ses compétences en Inventaire et aménagement forestier Information sur les permis
DIAF • Réalisation des plans
techniques de l’information, ainsi qu’en conduite et (décrets d’attribution et
d’aménagement forestier
• Élaboration des directives des conventions d’aménagement)
gestion de projets cartographiques, au service de la inventaires et aménagements forestiers
production de l’Atlas et contribue au renforcement • Suivi des inventaires et aménagement
des capacités techniques nationales du MEFCP. Sur
le plan opérationnel, l’exécution des activités de Limites géographiques des
permis forestiers, découpage de
production de l’Atlas repose sur une équipe mixte l’aménagement, stratification
Exploitations et industries forestières
MEFCP-WRI (Figure 3) qui assure (1) la produc- DEIF Limites géographiques et forestière, cours d’eau et routes
tion de nouveaux ensembles de données géospa- • Gestion des permis industriels et
description des usines de d’exploitation forestière
tiales et descriptives ; (2) l’ajustement des données d’exploitation
transformation du bois
(capacité de production
existantes et (3) l’intégration des données au sein • Suivi des industries, exploitations,
maximale supportée, types
d’un système d’information. transformation et commercialisation
d’industrie, titulaires) Équipe atlas forestier
des produits industriels
projet WRI-MEFCP
• Structuration des données
Implication des parties prenantes du • Vérification et harmonisation
secteur forestier Faune et aires protégées • Intégration
DFAP Information sur la gestion des • Mise à jour et transfert
Le MEFCP et le WRI encouragent la participation • Suivi des inventaires et activités de aires protégées et de la faune
et la concertation des différents acteurs du secteur gestion de la faune (décret de création des aires
• Délimitation et aménagement des protégées)
forestier (régionaux, nationaux et locaux)8, pour fa- aires protégées
Limites géographiques des aires
protégées et zones d’intérêt
ciliter la coordination et le partage de l’information cynégétique, position des cours d’eau /
relatives aux activités de production de données en infrastructures routières publiques
RCA. Ainsi, la réalisation de la première version de
l’Atlas repose sur des données fournies par cer- Données forestières et cartographie
CDF
taines parties prenantes du secteur forestier centra- Partenaires et autres
• Production de rapports annuels GTZ / WWF / ECOFAC / FORAF,
fricain (Figure 3). Par ailleurs, l’équipe travaillant d’activités Rapport d’activités projet PARN
sur l’Atlas informe les autres acteurs du secteur • Liste des infractions, cartographie des et statistiques officielles • Gestion des aires protégées
forestier lorsque leurs activités peuvent avoir des exploitations et aires protégées
• Gestion de la faune
répercussions, comme par exemple, rectifier les • Cartographie de base

12 ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse


limites de certains thèmes. Finalement, la publica- O réajustement spatial ou édition des éléments forestière ou l’affectation du territoire forestier.
tion d’un Atlas est toujours précédée d’une séance cartographiques pour corriger les incohérences Certains thèmes comportent des données des-
de validation des données au cours de laquelle les (erreurs topologiques), en assurant par exemple criptives supplémentaires provenant de la base
fournisseurs des données sont consultés sur l’adé- la connectivité géométrique. de données Access. Les documents officiels,
quation desdites données. comme les décrets de création des aires proté-
La démarche idéale de production des données gées, sont accessibles de manière interactive via
géospatiales est la suivante : certains thèmes.
Approche technique O numérisation des éléments cartographiques O La production d’un installeur. Toutes les
de base (routes et rivières) à partir d’images données (géospatiales, descriptives ou docu-
Le système d’information de l’Atlas satellites Landsat, de coordonnées de points ments officiels) et les composantes de l’Atlas
d’intérêt fournis par le Global Positioning détaillées dans l’introduction de ce document
L’Atlas repose sur un système d’information mixte System (coordonnées GPS), de la cartographie de synthèse sont ensuite compilées en un seul
constitué d’un SIG (ArcGIS) et d’une base de don- de base et d’autres images satellites (ALOS, fichier exécutable. Ce programme permet d’ins-
nées relationnelle (Microsoft Access). Les données ASTER, DMC) ajustées spatialement aux taller automatiquement toutes les composantes
descriptives sont enregistrées et structurées au images Landsat. de l’Atlas à l’aide de boîtes de dialogue.
sein de la base de données Access, tandis que les
données géospatiales sont stockées et organisées au O construction des éléments des couches théma-
tiques (contours des aires protégées) à partir des Le renforcement des capacités techniques
sein d’une base de données géographique (geoda-
tabase) sous ArcGIS. Les documents de référence éléments cartographiques de base, des réfé- En parallèle à la production de l’Atlas, le WRI et
et les images satellites (Landsat, ASTER, ALOS, rences géographiques contenues dans les dé- le MEFCP renforcent les capacités techniques du
DMC) réunis et organisés au sein du système d’in- crets officiels et de coordonnées GPS de points CDF, essentiellement par le biais de formations
formation sont reliés à la base de données Access et d’intérêt. en SIG, GPS, cartographie, télédétection et bases
aux données géospatiales pour en faciliter l’accès. Les données descriptives sont recueillies au sein de données. Par ailleurs, le WRI met en place les
de la base de données après importation ou saisie équipements, logiciels et images satellitaires néces-
à la main d’informations en provenance du CDF saires à produire l’Atlas et pour son implantation
Le traitement et la production des au sein du CDF.
données et des autres parties prenantes du secteur forestier,
ou encore, à partir de documents officiels (décrets,
Les données géospatiales récoltées subissent les rapports ou plans d’aménagement).
traitements suivants : Communication et sensibilisation
La production de l’application Afin de promouvoir son utilisation, en RCA et à
O regroupement en une seule couche de toutes les
Les données du système d’information sont en- l’étranger, l’Atlas et les autres produits dérivés
données éparses ou numérisées en section mais
suite mises en forme pour répondre aux besoins de font l’objet d’une vaste campagne de diffusion
appartenant à la même catégorie ;
visualisation et d’interactivité selon deux étapes : par le MEFCP et le WRI. En RCA, l’Atlas est
O unification de la codification selon la nomen- distribué en nombre, sous la forme de CD-ROM,
clature héritée des travaux du PARN et du du document présent et d’une affiche, à toutes les
O La production de la carte interactive. Les
PARPAF, ainsi que des normes de codification parties prenantes du secteur forestier. Des ateliers
données géospatiales sont organisées par thème,
du WRI pour la production d’atlas nationaux en de sensibilisation et d’introduction à son utilisa-
comme, par exemple, les routes d’exploitation
Afrique centrale ;

ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse 13


tion sont organisés en priorité pour le personnel du THÈMES DE L’ATLAS
MEFCP, ainsi que pour les autres parties prenantes
du secteur forestier centrafricain. Dans un souci de
transparence et pour faciliter l’accès à l’informa-
tion au niveau international notamment, les don- Cet atlas est structuré autour de plusieurs thèmes Les applications possibles
nées de l’Atlas au format SIG et une application présentés ci-après sous forme de cartes, de
figures et de tableaux. Cependant, certaines des La cartographie précise et complète de l’affectation
cartographique Web sont mises en ligne sur le site du territoire forestier peut permettre de prévenir les
Internet du WRI (www.wri.org/forests). fonctionnalités et interactivités qu’offre l’Atlas
ne peuvent être décrites dans ce document de conflits d’usage, en évitant par exemple, d’attri-
synthèse. Les utilisateurs sont alors invités à buer des permis d’exploration ou d’exploitation
les découvrir par eux-mêmes, en installant sur minière à l’intérieur des aires protégées. Aussi, ce
Portée et limitations leurs ordinateurs le CD-ROM accompagnant ce thème peut servir à mettre en évidence les chevau-
L’Atlas doit être considéré comme un outil en évo- document. Les couches SIG qui s’y trouvent et chements entre zones d’affectation et à relever les
lution permanente. Des thèmes nouveaux et des in- leurs caractéristiques (attributs) sont détaillées dans imprécisions de positionnement ou de numérisation
formations nouvelles apparaîtront dans les versions le Tableau 3 et à l’Annexe 1. des contours du zonage. Par ailleurs, une carto-
subséquentes. De plus, la méthode adoptée pour graphie précise de l’occupation du sol permet de
la première version pourra être légèrement modi- numériser d’autres types d’affectation du territoire,
fiée en fonction de l’évolution des technologies de comme les forêts des particuliers ou des collectivi-
L’affectation du territoire forestier tés publiques, ainsi que les forêts communautaires.
traitement et de présentation de l’information. Par
ailleurs, certains thèmes restent incomplets dans Ce thème donne une vue d’ensemble des diffé-
cette première version, comme les routes, parce rentes affectations du domaine forestier de l’État,
qu’ils requéraient des formations complémentaires reconnues et délimitées de façon cartographique, Les routes
ou des travaux de numérisation qui n’ont pu être selon les termes du Code forestier, les décrets de
création des aires protégées et les décrets d’attri- Ce thème fait référence au réseau routier public
achevés à temps pour cette version. et aux infrastructures d’exploitation et de trans-
bution des PEA. La Carte 2 ci-après permet de vi-
sualiser la localisation des PEA, des aires protégées port du secteur forestier centrafricain. La Carte 3
L’Atlas ne pourrait servir seul à juger de la léga- ci-après permet de les localiser, avec un niveau de
lité ou l’illégalité d’activités forestières en RCA. et des zones tampons, ainsi que la répartition des
zones d’intérêt cynégétique (ZIC) sur le territoire détail plus élevé sur le massif du sud-ouest, où se
Il reste un outil d’appui pour l’identification des concentre l’essentiel de l’exploitation industrielle.
zones d’activités illégales potentielles à investiguer. centrafricain. On observe alors que le territoire
forestier du sud-ouest est mis en valeur sur presque Cependant, dans cette première version de l’Atlas,
Il appartient aux autorités compétentes en RCA de les pistes d’exploitation forestière du sud-ouest
juger elles-mêmes de la légalité d’activités fores- toute sa superficie, entre protection (aires proté-
gées) et exploitation forestière industrielle (PEA). fournies par le PARPAF ne correspondent qu’à la
tières, après avoir réalisé des enquêtes de vérifi- situation de 2002 à 2003. Dans les versions subsé-
cation sur le terrain auprès des acteurs du secteur quentes, les routes et pistes d’exploitation fores-
forestier et des communautés riveraines. tière seront numérisées sur une base annuelle et
renseignées sur leur état de fonctionnement (route
en activité ou abandonnée).

14 ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse


TABLEAU 3. Les données de l’Atlas et leurs attributs
Classes Couches SIG Échelle / résolution Attributs
La végétation Stratification de la végétation (permis attribués) (Annexe 2) 1 : 50 000 • Type de végétation
Couverture de végétation (Globcover) 300 m • Type de végétation
L’exploitation du bois Permis d’exploitation et d’aménagement (PEA) 1 : 200 000 • Année d’attribution du permis
• Société forestière
• Origine des capitaux
• Superficie totale (calculée/officielle) et utile
• Décret d’attribution
• Volume annuel abattu (m3)
• Taxe d’abattage prélevée (FCFA)
• Statut de l’aménagement
• Certification forestière/légalité du bois
• Convention d’aménagement
La conservation de la Aires protégées 1 : 1 500 000 au nord et • Type d’aires protégées
biodiversité et la gestion de 1 : 200 000 au sud • Surface calculée et officielle
la faune • Catégorie UICN
• Date de création
• Décret de création
Autres usages du domaine Pré-parcs ou zones tampons 1 : 200 000 • Date de création
forestier permanent de l’État Parc présidentiel 1 : 200 000 • Date de création
Secteurs de chasse ou zones d’intérêt cynégétique 1 : 200 000 • Type de secteurs de chasse
• Situation annuelle d’activité de chasse
• Date de création
L’aménagement forestier Séries d’aménagement 1 : 200 000 • Type de série
Unités forestières de gestion (UFG) 1 : 200 000 • Période autorisée pour l’exploitation des UFG
Assiettes annuelles de coupe (AAC) 1 : 200 000 • État d’activité des AAC en 2008
Les infrastructures du Pistes d’exploitation forestière (situation en 2002–2003) 1 : 200 000 • Type de routes
secteur forestier Usines de transformation du bois 1 : 200 000 • Type d’industries
• Année de création
• Capacité maximale supportée (m3/mois)
La cartographie de base Localités, limites administratives, réseau hydrologique, routes publiques 1 : 200 000 • Toponyme
• Type

ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse 15


CARTE 2 Affectation du domaine forestier

Sources : Permis forestiers (PARPAF, 2008 ; modifiés par WRI en 2008), aires protégées et zones tampons (ECOFAC,
MEFCP, GTZ, PARPAF ; modifiées par WRI en 2008), zones d’intérêt cynégétique et parc présidentiel (PARPAF,
2008), végétation (GlobCover, ESA-ESRIN, 2008), lieux habités (Université de Bangui, date inconnue), routes
(FORAF, 2008 ; à partir de données du PARN de 1990 et du PARPAF de 2007), rivières (PARPAF, 2008), frontières
(PARN, date inconnue ; à partir de VMAP0 de NIMA produit en 1997), relief (USGS-EROS, 2008).

16 ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse


CARTE 3 Les infrastructures de transport et de transformation

Sources : Usines de transformation (PARPAF, 2008), lieux habités (Université de Bangui, date inconnue), routes
(FORAF, 2007 ; à partir de données du PARN de 1990 et du PARPAF de 2007), rivières (PARPAF, 2008), frontières
(PARN, date inconnue ; à partir de VMAP0 de NIMA produit en 1997), végétation (GlobCover, ESA-ESRIN, 2008),
relief (USGS-EROS, 2008).

ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse 17


Les applications possibles attribués alors que trois autres (localisés à l’extré-
ENCADRÉ 8. Cartographier les routes et les mité sud de la RCA) restaient non attribués (Carte
Tout d’abord, une cartographie précise et à jour pistes d’exploitation forestière sur 4 et Tableau 4). On notera que les sociétés SCAD
de l’emplacement et de la nature du réseau rou- une base annuelle : Un moyen (société centrafricaine), SEFCA (société libanaise),
tier permet de visualiser les connections entre les efficace de surveillance des activités Thanry (société chinoise) et IFB (société française)
points de production et les marchés locaux, ainsi forestières industrielles sont présentes en RCA depuis plus de dix ans. Par
que les lieux d’entreposage et de sortie du pays. Ce ailleurs, les sociétés forestières à capitaux liba-
thème permet également de localiser les routes et La numérisation des routes à partir d’images satel-
litaires sur une base annuelle (voire même plus nais, chinois et français détiennent près de 70 %
les pistes vitales pour les communautés isolées. De de la surface totale des permis forestiers attribués
fréquemment si possible) permettrait d’orienter les
plus, la numérisation et la cartographie des infor- missions de surveillance et de vérification sur le terrain (Figure 4).
mations spatiotemporelles constituent un moyen de la brigade mobile d’intervention et de vérification
efficace de suivi de l’exploitation forestière, ce du MEFCP, sur un territoire vaste et difficilement ac-
qui sera davantage le cas dans les versions ulté- cessible. La superposition des permis d’exploitation et
Les applications possibles
rieures de l’Atlas, lorsque les données auront été d’aménagement (PEA) du parcellaire d’aménagement Superposé à d’autres ensembles de données,
complètement mises à jour. Le suivi de l’étendue avec les routes et pistes d’exploitation forestière per- comme les routes et pistes d’exploitation fores-
des pistes d’exploitation forestière intéressent tout met de vérifier que les pistes sont bien situées dans des
zones réservées à l’exploitation (conformité au plan
tière, la cartographie de l’attribution des PEA peut
particulièrement le MEFCP, qui y voit un moyen fournir des informations sur les activités forestières
d’aménagement) et légalement attribuées.
d’appuyer le contrôle de l’exploitation illégale douteuses dans des zones forestières non-attribuées
(Encadré 8). D’autre part, il est possible d’obtenir Les missions de terrain permettront de lever toutes et non-réservées à cet usage.
une estimation du défrichement et de la dégrada- ambiguïtés, dans le cas où les images satellitaires
tion forestière, en mettant en relation les lieux, les dévoilent des routes qui empiètent en zones non-auto-
études dendrométriques et les surfaces de coupe risées. Cette méthode est employée au Cameroun par Les chiffres de l’exploitation
avec les statistiques d’exploitation (volume abattu, des ONG, des observateurs indépendants et surtout par
la brigade de contrôle du ministère chargé des forêts
Les chiffres de l’exploitation seront utiles à l’en-
essence). Cette application peut trouver des débou- semble des acteurs du secteur économique (gou-
dans leur lutte contre la coupe illégale et le braconnage
chés dans le cadre du mécanisme de financement vernement centrafricain, organismes donateurs et
(Cameroun Environmental Watch, Greenpeace, Global
des Nations Unies pour la réduction des émissions Witness, Resource Extraction Monitoring). Elle a instituts d’analyse économique). Cette première
liées à la déforestation et à la dégradation des forêts permis d’identifier des activités d’exploitation illégale version de l’Atlas comprend des données relatives
(REDD), mais également dans le cadre de la réduc- au Cameroun il y a quelques années, par la découverte aux volumes de bois abattu et aux taxes d’abattage
tion d’impact de l’exploitation. de pistes tracées à l’intérieur d’aires protégées et à recouvrées par le Trésor, et ce par PEA et par année
l’extérieur des assiettes annuelles de coupe (AAC)
(Figures 5 et 6). Ces informations permettent de
prévues par le plan d’aménagement.
suivre la variation annuelle des volumes de bois
Les forêts de production abattu, qui oscillent entre 500 000 et 700 000 m3
par an entre 2005 et 2008. Ces fluctuations sont
L’attribution des permis d’exploitation répartition spatiale en fonction de la date d’at- essentiellement le résultat de l’ouverture ou de la
forestière de type industriel tribution et des exploitants forestiers, et d’autre fermeture des permis à l’exploitation et des condi-
part, d’obtenir des données quantitatives comme tions des marchés économiques. Selon la Figure 6,
La cartographie de l’attribution des PEA permet,
la superficie d’exploitation (superficie utile). En la société SEFCA était le plus gros producteur en
d’une part, d’avoir une vue d’ensemble de leur
date du 31 décembre 2009, onze PEA avaient été RCA en 2008, avec une production de 223 656 m3

18 ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse


Figure 4. Part de la superficie totale des permis
forestiers (PEA) attribuée par intérêt TABLEAU 4. Liste des permis forestiers (PEA) et des sociétés forestières en 2009
en 2009 Superficie totale
SIG Superficie utile administrative
N° Société forestière Origine capital (ha) % (ha) %*
171 SCAD République centrafricaine 473 089 13 296 306 14
174 SEFCA Liban 396 300 11 333 000 15
184 VICA Chine 370 275 10 221 907 10
183 SEFCA Liban 325 358 9 294 478 13
185 SCAF Grèce 269 417 7 294 478 13
189 – – 235 942 6 – –
167 – – 228 065 6 – –
164 Thanry Chine 225 323 6 193 800 9
186 IFB France 217 688 6 109 444 5
188 – 212 241 6 – –
165 IFB France 207 329 6 119 000 5
175 SFK Chine 188 038 5 96 281 4
169 IFB France 186 345 5 150 208 7
187 SCD Italie 156 548 4 88 547 4
Total : 3 691 958 100 2 197 449 100
Source : CD-ROM de l’Atlas.
Sources : CD-ROM de l’Atlas, à partir des décrets d’attribution des permis forestiers.
* Les pourcentages ont été arrondis à l’unité.

ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse 19


CARTE 4 Statut d’attribution des permis forestiers (PEA) en 2009

Sources: Permis forestiers (PARPAF, 2008 ; modifiés par WRI en 2008), aires protégées et zones tampons (ECOFAC,
MEFCP, GTZ, PARPAF ; modifiées par WRI en 2008), végétation (GlobCover, ESA-ESRIN, 2008), lieux habités
(Université de Bangui, date inconnue), rivières (PARPAF, 2008), frontières (PARN, date inconnue, à partir de VMAP0 de
NIMA produit en 1997).

20 ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse


de bois abattu, soit environ 40 % de volume total Figure 5. Évolution annuelle des quantités de bois abattu et des taxes d’abattage des permis forestiers
de bois abattu en 2008 en RCA. (PEA), dont la configuration n’a pas varié de 2005 à 2008
700 000 3 000 000
Les applications possibles

Taxe d’abattage recouvrée


600 000 2 500 000
Dans un contexte difficile de fluctuation des Volume

Volume abattu (m3)


500 000

(x1000 FCFA)
abattu
marchés d’exportation et des caprices du cours 2 000 000
400 000
du dollar, le suivi des volumes de bois abattu, des 1 500 000 Taxe d’abattage
exportations et des ventes locales facilite la gestion 300 000
de la ressource et la prise de décision. Par ailleurs, 200 000
1 000 000

la combinaison des chiffres de l’exploitation avec 500 000


100 000
d’autres données telles que des indicateurs de
pauvreté, ainsi que la localisation des routes, des
pistes d’exploitation forestière et des usines de 2005 2006 2007 2008

transformation, peuvent contribuer à une réflexion Sources : CD-ROM de l’Atlas, à partir de l’Annuaire statistique du secteur forestier et cynégétique centrafricain de 2008
sur les priorités nationales d’investissement dans (MEFCP, à paraître) et des données fournies par le CDF.
une optique de développement durable. Note : Cette figure n’inclue pas les chiffres concernant les permis forestiers hors PEA (dans leur configuration actuelle),
c’est-à-dire ceux exploités par SESAM en 2005 et par SEBOCA depuis 2006.

L’aménagement
Une vue d’ensemble spatiales de la situation ac- Figure 6. Évolution des quantités de bois abattu et des taxes d’abattage des permis forestiers (PEA) par
tuelle des plans d’aménagement des PEA permet de compagnie forestière en 2008
rendre compte des avancées par rapport aux objec- 250 000 1 000 000
tifs que le MEFCP et le PARPAF se sont fixés. On 900 000
notera que sur les onze PEA attribués, huit ont des

Taxe d’abattage recouvrée


200 000 800 000
Volume abattu (m3)

plans d’aménagement finalisés et sont sous conven- 700 000

(x1000 FCFA)
tion définitive (CDAE), tandis que les trois autres 150 000 600 000
sont sous convention provisoire (CPAE) (Carte 5). 500 000
100 000 400 000
Les applications possibles 300 000
50 000 200 000
La cartographie de la situation actuelle des plans
100 000
d’aménagement des PEA rend compte des accom-
plissements du PARPAF et du MEFCP en termes Thanry IFB SCAD SEFCA SFK VICA SCAF SCD
de gestion durable du massif forestier du sud-ouest.
La diffusion de ces efforts et de ces succès sur la Volume abattu Taxe d’abattage
scène nationale et internationale devrait profiter au
secteur forestier centrafricain à tous les niveaux, et Sources : CD-ROM de l’Atlas, à partir de l’Annuaire statistique du secteur forestier et cynégétique centrafricain de 2008 (MEFCP,
à paraître) et des données fournies par le CDF.

ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse 21


de ce fait, encourager des mesures et des pratiques
toujours plus durables et respectueuses de l’envi- ENCADRÉ 9. Le découpage de l’aménagement
ronnement. La communication sur ce thème devrait
susciter par exemple des échanges d’idées sur les Les résultats des différentes études socioéconomiques et d’autres études requises pour l’aménagement durable des per-
bonnes pratiques de gestion forestière employées mis d’exploitation et d’aménagement (PEA) permettent de dégager plusieurs entités surfaciques, encore appelées séries
par les exploitants de la RCA, ou encore, encoura- d’aménagement :
ger l’acquisition d’écolabels comme celui du Fo-
rest Stewardship Council (FSC) ou de certifications • la série de production, réservée à l’exploitation forestière ;
d’origine et de légalité du bois (OLB). • la série de reconstitution du potentiel ligneux, qui sert à la reconstitution naturelle des formations végétales et éco-
systèmes ;
• la série de conservation, qui exclue toute exploitation forestière mais préserve les droits d’usage des populations ;
Le découpage de l’aménagement des • la série de protection, qui correspond à la mise en défens d’une partie du PEA pour la protection intégrale des éco-
permis forestiers systèmes qui y sont présents ;
• la série de l’agriculture et de l’occupation humaine, essentiellement réservée à l’habitat, l’agriculture et l’élevage
Le découpage des permis forestiers mis en place en (l’exploitation artisanale à l’usage des populations y est permise dans la mesure où un permis d’exploitation artisa-
RCA permet de garantir un niveau d’approvision- nale a été octroyé) ;
nement en bois relativement constant et écono- • la série d’utilisation réservée, qui s’applique à des zones impropres à la production soutenable de bois d’œuvre, sur
miquement rentable selon les principes actuels lesquelles ne peuvent s’exercer que des activités anthropiques ;
d’aménagement forestier durable (Encadré 9 et • la série du reboisement/boisement, réservée à la mise en place de plantations ;
Carte 6). Les PEA sont divisés en unités forestières
• la série de recherche.
d’aménagement (UFG), elles-mêmes scindées en
assiettes annuelles de coupe (AAC). Les UFG sont Chaque PEA (série de production uniquement) est divisée en unités forestières de gestion (UFG) qui sont définies
comme des unités équivolumétriques permettant une récolte équilibrée. Le nombre d’UFG par PEA est compris entre
ordonnées et réparties de manière à se succéder les cinq et six. Une UFG est exploitable sur une période de cinq ans, si bien que la durée de la rotation d’exploitation varie
unes aux autres pour faciliter la gestion de l’exploi- de vingt-cinq à trente ans selon le nombre d’UFG.
tation dans la mesure du possible.
Chaque UFG est divisée en cinq assiettes annuelles de coupe (AAC) de même superficie utile. Le plan d’aménagement
Les applications possibles définit l’ordre de passage des AAC. Accordées en général pour accommoder la production sur une année, elles restent
parfois ouvertes pendant une durée de trois ans.
La superposition des séries de conservation, de
protection et de reconstitution du potentiel ligneux, Source : Adapté de la Loi n° 08.022 (Code forestier) du 17 octobre 2008 et des normes nationales d’aménagement (PARPAF, 2009).
avec d’autres données de l’Atlas, telles que la
localisation des aires protégées, des lieux habités,
des PEA et des cours d’eau, peut servir de support
à la planification de la conservation de la biodiver- de l’aménagement des PEA pour le contrôle de la de détecter les écarts à l’ordre de passage de la
sité. La distribution spatiale de tous ces éléments légalité de l’exploitation forestière introduite sous rotation et d’identifier l’exploitation abusive.
pourrait ainsi appuyer la création de corridors le thème « Les routes ». En effet, la combinaison
de déplacement de la faune. On peut également d’informations comme l’année d’ouverture et de
souligner l’intérêt de la cartographie du découpage fermeture des AAC avec l’état d’utilisation et la
localisation des routes et pistes forestières permet

22 ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse


TABLEAU 5. Liste des aires protégées
Superficie
Catégorie administrative Superficie SIG
Nom Type Date de création UICN (ha) (ha) Description
Vassako-Bolo Réserve naturelle intégrale 1933 I 86 000 83 040 Savane arborée, savane arbustive, galerie forestière
André Félix Parc national 1940 II 170 000 92 703 Savane herbeuse, savane arbustive, galerie forestière
Bamingui-Bangoran Parc national 1933 II 1 070 000 1 094 128 Savane arborée, savane arbustive, galerie forestière
Dzanga-Ndoki Parc national 1990 II 122 000 126 256 Forêt dense humide
Manovo-Gounda Parc national 1933 II 1 740 000 1 948 273 Savane herbeuse, savane arborée, galerie forestière
Mbaéré-Bodingué Parc national 1996 II 86 700 79 974 Forêt dense proche de savane
Aouk-Aoukalé Réserve de faune 1939 IV 330 000 112 688 Savane boisée, plaine, savane arbustive
Gribingui-Bamingui Réserve de faune 1933 IV 450 000 427 483 Savane boisée, galerie forestière, clairière, plaine
Nana-Barya Réserve de faune 1953 IV 230 000 229 785 Savane boisée, plaine herbeuse, savane arbustive
Yata-Ngaya Réserve de faune 1940 IV 420 000 539 264 Savane arbustive et steppe
Zemongo Réserve de faune 1925 IV 1 010 000 985 527 Savane boisée et forêt claire, galerie forestière, savane arbustive
Basse-Lobaye Réserve de biosphère 1951 – 14 600 17 861 Forêt dense semi-décidue, essentiellement savane enclavée
Total : 5 729 300 5 736 982
Sources : CD-ROM de l’Atlas, à partir des décrets de création des aires protégées.

Les aires protégées Les applications possibles


Les aires protégées couvrent une grande diversité Ce thème peut informer et aider les autorités et les
de paysages, allant des forêts denses aux savanes membres du Parlement à prendre des décisions
herbeuses (Carte 7 et Tableau 5). Elles occupent éclairées sur des questions d’utilisation du sol et
environ 9 % du territoire centrafricain. Jusqu’en ainsi avoir, par exemple, un impact plus important
1990, la seule aire protégée du massif forestier sur les zones de protection de la biodiversité et de
du sud-ouest était la réserve de biosphère de la gestion de la faune. Ce thème peut aussi servir à
Basse-Lobaye. Par la suite ont été créés les parcs mettre en place des zones tampons ou des corri-
nationaux de Dzangha-Ndoki (1990) et Mbaéré- dors pour le déplacement de la faune (voir la partie
Bodingué (1996). « Le découpage de l’aménagement des permis
forestiers »). Par ailleurs, l’identification rapide
des superpositions des limites des aires protégées
avec les limites des forêts communautaires devrait
contribuer à la prévention des conflits d’usage.

ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse 23


CARTE 5 Situation de plans d’aménagement des permis forestiers (PEA) en 2009

Sources : Permis forestiers (PARPAF, 2008 ; modifiés par WRI en 2008), aires protégées et zones
tampons (ECOFAC, MEFCP, GTZ, PARPAF ; modifiées par WRI en 2008), végétation (Glob-
Cover, ESA-ESRIN, 2008), lieux habités (Université de Bangui, date inconnue), rivières (PARPAF,
2008), frontières (PARN, date inconnue, à partir de VMAP0 de NIMA produit en 1997).

24 ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse


CARTE 6 Le découpage de l’aménagement des permis forestiers (PEA)

Sources : Permis forestiers (PARPAF, 2008 ; modifiés par WRI en 2008), unités forestières de gestion et assiettes
annuelles de coupe (PARPAF, 2008), lieux habités (Université de Bangui, date inconnue), rivières (PARPAF,
2008), frontières (PARN, date inconnue ; à partir de VMAP0 de NIMA produit en 1997), végétation (GlobCover,
ESA-ESRIN, 2008), relief (USGS-EROS, 2008).

ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse 25


CARTE 7 Les aires protégées

Sources : Aires protégées et zones tampons (ECOFAC, MEFCP, GTZ, PARPAF ; modifiés par
WRI en 2008), végétation (GlobCover, ESA-ESRIN, 2008), lieux habités (Université de Bangui,
date inconnue), routes et rivières (FORAF, 2007 ; à partir de données du PARN de 1990 et du
PARPAF de 2007), frontières (PARN, date inconnue, à partir de VMAP0 de NIMA produit en
1997), relief (USGS-EROS, 2008).

26 ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse


CONCLUSIONS ET PERSPECTIVES

Ce document de synthèse présente l’un des produits les éléments dupliqués, causés notamment par l’ab- bassin du Congo, comme par exemple la Commis-
attendus de la collaboration du MEFCP et du WRI, sence de référentiel géographique commun ou par sion des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC),
à savoir l’Atlas forestier interactif de la République des numérisations indépendantes, sans structuration le Partenariat pour les forêts du bassin du Congo
centrafricaine. D’une part, cet Atlas centralise des topologique (Annexe 3). De plus, les informations (PFBC), les processus d’application de la législa-
données géospatiales et descriptives, habituelle- essentielles au suivi et à l’analyse chronologique, tion forestière et gouvernance en Afrique (AFLEG/
ment présentées dans des tableaux ou des cartes comme la situation et les chiffres de l’affectation FLEGT) et l’Observatoire des forêts d’Afrique
« papiers » au sein de rapports disparates et non territoriale, de l’exploitation, de la transformation, centrale (OFAC) dans le cadre du projet des Forêts
reliées, en une seule plate-forme cartographique de l’attribution et de l’aménagement, seront mises d’Afrique centrale (FORAF). D’autre part, cette
interactive unique. D’autre part, l’Atlas est un outil à jour. Aussi, le thème des routes deviendra alors publication servira aux projets du WRI comme
d’information, de communication et de sensibi- pleinement opérationnel, puisque les routes fores- l’Atlas forestier interactif régional.
lisation, mis à la disposition et encourageant la tières seront numérisées sur une base annuelle9. Par
participation de tous les acteurs du secteur forestier, ailleurs, de nouvelles informations y seront ajou- Finalement, dans un contexte de règles d’importa-
pour favoriser des décisions et des actions mieux tées, telles que des données descriptives et d’autres tion de plus en plus strictes, l’Atlas peut servir de
coordonnées et informées. informations relatives à l’exploitation et à la trans- support d’information. À titre d’exemple, l’amen-
formation (volumes de coupe autorisés, volumes dement au Lacey Act10, adopté par le Congrès
Les versions subséquentes de cet Atlas permettront sur pied, volume d’entrée et de sortie des usines). américain le 22 mai 2008, pourrait obliger les so-
à la fois de répondre aux limitations techniques ciétés importatrices de bois et de produits ligneux
identifiées dans cette version et de rajouter des Le développement de cet Atlas doit être envi- à fournir des certificats d’origine et de légalité, des
informations essentielles au suivi, à la gestion et au sagé en complémentarité avec d’autres initiatives attestations de paiement de taxe et d’autres docu-
contrôle des forêts. Tout d’abord, les données de la sous-régionales visant à promouvoir le suivi, la ments officiels. L’atlas peut et doit alors jouer un
première version seront réajustées en vue de corri- transparence, la recherche et la mise à disponi- rôle centralisateur de toutes ces informations.
ger les décalages, les défauts de positionnement et bilité de données sur le secteur forestier dans le

ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse 27


RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

Billand, A. Les forêts de la République centrafricaine Ministère de l’économie, du plan et de la coopération


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du Congo (PFBC). Les forêts du bassin du Congo réduction de la pauvreté, 2008–2010. Bangui :
— État des forêts, 2008. Office des publications de Ministère de l’économie, du plan et de la coopéra-
l’Union européenne, 2009, pp. 87–100. Disponible tion internationale, 113 p. Disponible sur : http://
sur : http://www.observatoire-comifac.net/docs/ www.minplan-rca.org/documents-cles/doc_
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dérivés. Bangui : CCIMA, 2005, 34 p. Disponible l’Atlas.
sur : http://www.intracen.org/TDC/SSTP/SUP-
Projet d’appui à la réalisation des plans d’aménagement
PLYDEMANDSURVEYS/36534.pdf (consulté forestier (PARPAF), 2009. Normes nationales d’éla-
le 18.03.2010). boration des plans d’aménagement : Phase d’élabo-
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valences de la filière bois des six pays forestiers Bangui: PARPAF, 62 p. Disponible sur le CD-ROM
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forestier en République centrafricaine. 2005, 9 p.
Disponible sur : http://www.cbfp.org/tl_files/
archive/thematique/rca/amenagement_rca.pdf
(consulté le 18.03.2010).

28 ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse


ANNEXE 1 LISTE DES DONNÉES SIG DE L’ATLAS
(Données présentes sur le CD-ROM et accessibles dans le dossier « Données »)

Caractéristiques cartographiques de base et infrastructure


Nom du fichier Description Source des données
RCA_Pays_voisins_2009.shp Pays limitrophes de République National Geospatial Agency (NGA) - Vector Map Level 0 / Digital Chart of the World (5ème edition).
centrafricaine Projet d’aménagement des ressources naturelles (PARN), à partir d’une carte de l’Institut géographique national
français (IGN) au 1:200 000.
RCA_Prefectures_2009.shp Contours des préfectures (lignes et Projet d’Aménagement des Ressources Naturelles (PARN), à partir d’une carte de l’Institut géographique national
Et RCA_Lim_Pref_2009.shp polygones) français (IGN) au 1:200 000 et des décrets fixant les limites des préfectures.
RCA_Routes_2009.shp Routes forestières et publiques Projet des Forêts d’Afrique (FORAF), à partir de données du Projet d’aménagement des ressources naturelles
(PARN) et de données du Projet d’appui à la réalisation des plans d’aménagement forestier (PARPAF).
RCA_Hydro_Lin_2009.shp Réseau hydrologique (excluant les cours Projet des Forêts d’Afrique (FORAF), à partir de données du Projet d’aménagement des ressources naturelles
d’eau majeur du massif du sud-ouest) (PARN) et de données du Projet d’appui à la réalisation des plans d’aménagement forestier (PARPAF).
RCA_Hydro_Surf_2009.shp Cours d’eau importants de la zone Projet d’appui à la réalisation des plans d’aménagement forestier (PARPAF), numérisées à partir d’images
d’exploitation forestière du massif du sud- satellitaires Landsat de 2002–2003 et d’une carte de l’Institut géographique national français (IGN) au 1:200 000.
ouest
Affectation territoriale
Nom du fichier Description Source des données
RCA_PEA_2009.shp Permis d’exploitation et d’aménagement Projet d’appui à la réalisation des plans d’aménagement forestier (PARPAF).
(PEA) – 2009
RCA_Serie_2009.shp Limites des séries de d’aménagement Projet d’appui à la réalisation des plans d’aménagement forestier (PARPAF).
forestier – 2009
RCA_AAC_2009.shp Limites des Assiettes annuelles de coupe Projet d’appui à la réalisation des plans d’aménagement forestier (PARPAF).
(AAC) – 2009
RCA_UFG_2009.shp Limites des Unités forestières de gestion Projet d’appui à la réalisation des plans d’aménagement forestier (PARPAF).
(UFG) – 2009
RCA_Lieux_Habites_2009.shp Lieux habités Département de géographie de l’Université de Bangui.
RCA_AP_2009.shp Aires protégées Écosystèmes forestiers d’Afrique centrale (ECOFAC), Ministère des eaux, forêts, chasse et pêche (MEFCP),
Coopération allemande (GTZ), Projet d’appui à la réalisation des plans d’aménagement forestier (PARPAF).
RCA_Tampons_2009.shp Zones tampons Coopération allemande (GTZ), Projet d’appui à la réalisation des plans d’aménagement forestier (PARPAF).
RCA_Parc_President_2009.. Parc présidentiel Écosystèmes forestiers d’Afrique centrale (ECOFAC), Ministère des eaux, forêts, chasse et pêche (MEFCP).
shp RCA_Tampons_2009.shp
RCA_ZIC_2009.shp Zone d’intérêts cynégétiques Écosystèmes forestiers d’Afrique centrale (ECOFAC) et Ministère des eaux, forêts, chasse et pêche (MEFCP).

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ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse 29


ANNEXE 1 LISTE DES DONNÉES SIG DE L’ATLAS SUITE
(Données présentes sur le CD-ROM et accessibles dans le dossier « Données »)

Autres
Nom du fichier Description Source des données
RCA_SRTM Relief (hillshade) de la République U.S. Geological Survey Center for Earth Resource Observation and Science (EROS), National Aeronautics and
centrafricaine Space Administration (NASA), National Geospatial-Intelligence Agency (NGA), ESRI.
RCA_Pea_Stratification_2009. Stratification forestière de la zone de Projet d’appui à la réalisation des plans d’aménagement forestier (PARPAF).
shp production
GlobcoverRCA et Carte de végétation de la République Agence spatiale européenne (ESA) — Institut européen de recherches spatiales (ESRIN).
GlobcoverAC centrafricaine et régionale
RCA_Usines_2009.shp Usines de transformation du bois Projet d’appui à la réalisation des plans d’aménagement forestier (PARPAF).

30 ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse


ANNEXE 2 LA STRATIFICATION DES PERMIS FORESTIERS PEA
(Capture d’écran tirée de l’Atlas forestier interactif de la République centrafricaine — version 1.0)

Sources : Limites des permis forestiers (ECOFAC, MEFCP, GTZ, PARPAF ; modifiés par WRI en 2008),
limites des unités forestières de gestion et assiettes annuelles de coupe (PARPAF, 2008), lieux habités (Univer-
sité de Bangui, date inconnue), stratification forestière (PARPAF, 2008), végétation (GlobCover, ESA-ESRIN,
2008).

ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse 31


ANNEXE 3 ILLUSTRATION DES IMPRÉCISIONS DES LIMITES DES AIRES PROTÉGÉES, DES ROUTES
ET DES ZONES D’INTÉRÊT CYNÉGÉTIQUE
(Capture d’écran tirée de l’Atlas forestier interactif de la République centrafricaine — version 1.0)

Sources : Limites des aires protégées (ECOFAC, MEFCP, GTZ, PARPAF ; modifiées par WRI en 2008), limites des zones d’intérêt cynégétique
(PARPAF, 2008), lieux habités (Université de Bangui, date inconnue), routes (FORAF, 2008 ; à partir de données du PARN de 1990 et du PARPAF de
2007), végétation (GlobCover, ESA-ESRIN, 2008), frontières (PARN, date inconnue ; à partir de VMAP0 de NIMA produit en 1997).

32 ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse


NOTES

1. En RCA, la forêt dite « fermée » se définit comme 5. Ce document est disponible sur le CD-ROM de 9. Le succès de cette entreprise nécessitera un accès
l’ensemble des forêts denses humides, semi-hu- l’Atlas forestier de la République centrafricaine continu à des images satellitaires à un tarif raison-
mides, sèches et galeries forestières (Billand, 2009). (version 1.0). nable.
2. Un SIG est un système informatique capable 6. Ces documents sont disponibles sur le CD-ROM 10. D’après l’Environmental Investigation Agency
d’assembler, de stocker, de manipuler et d’afficher de l’Atlas forestier de la République centrafricaine (EIA), le Lacey Act interdit le commerce sur le sol
l’information à référence spatiale. Certains voient (version 1.0). Voir les Références bibliographiques. américain de végétaux et produits végétaux (papier,
aussi les SIG comme incluant les ressources hu- meubles) de sources illégales, c’est-à-dire (1) volés ;
7. Le CIRAD est un centre de recherche public français
maines et les données faisant partie du système (2) provenant d’aires protégées officiellement recon-
dans le domaine agronomique pour le développe-
(Bédard, Y., Département des sciences géomatiques, nues ; (3) violant la législation en vigueur du pays
ment, à caractère industriel et commercial. Forêt
Université Laval). source ; (4) sans autorisation d’exploitation et (5)
Ressources Management est un bureau d’études spé-
exploités sans paiement des taxes d’exploitation, de
3. Le PARPAF vise à doter l’administration d’une ca- cialiste de la forêt, de l’environnement et du secteur
transport et de commerce (plus d’information sur :
pacité propre de rédaction des plans d’aménagement du bois.
www.eia-global.org/lacey).
des permis d’exploitation forestière de type industri-
8. Les parties prenantes du secteur forestier compren-
el. Il met en place également un programme d’étude
nent les administrations locales et nationales, les in-
et de développement des écosystèmes des forêts
stitutions de recherche et de formation, les organisa-
denses et humides du sud-ouest de la RCA.
tions non gouvernementales (ONG), le secteur privé
4. La Cartothèque de l’Université du Québec à Mon- de l’industrie forestière, les agences de coopération
tréal définit les données géospatiales comme des et de développement, les bailleurs de fonds, les par-
données numériques représentant un territoire quel- lementaires et la société civile.
conque et ancrées dans un système de coordonnées
géographiques ou de projection bien défini, de sorte
qu’on puisse les situer exactement sur une portion du
globe terrestre. Les orthophotos projetées, les images
satellitaires corrigées, les couches d’information spa-
tiales vectorielles, etc. sont des données géospatiales.
Disponible sur : http://www.bibliotheques.uqam.
ca/ressources/donnees_geo/index.html.

ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse 33


INITIATIVE INFORMATION ET GOUVERNANCE FORESTIÈRE DU WRI
Le manque de transparence, d’informations O Un partenariat avec les gouvernements, le tif régional (en projet) et du Système d’infor-
précises et actualisées est un obstacle majeur à secteur privé et la société civile pour le ren- mation de gestion forestière (SIGEF).
l’amélioration de la gestion durable des forêts en forcement des capacités locales en matière de O Le renforcement des capacités des institutions
Afrique centrale. Les systèmes de gouvernance collecte, de production, de gestion et de dis- partenaires. En complément des outils déve-
nationaux, les initiatives ou processus natio- sémination de l’information sur les forêts afin loppés, le WRI participe au renforcement des
naux, sous-régionaux et internationaux visant d’améliorer leur gestion ; capacités techniques des institutions gouver-
à promouvoir la gestion durable des forêts sont O L’utilisation de technologies modernes de nementales et des organisations locales parte-
souvent confrontés à un manque d’informations gestion de l’information et de communication naires — organisations non gouvernementales
ou à des informations incomplètes, imprécises ou — imagerie satellitaire, systèmes d’information (ONG) et secteur privé — au moyen d’ateliers
insuffisamment partagées entre intervenants. géographique (SIG), Global Positioning System de sensibilisation et de sessions de formation.
(GPS), bases de données, Internet — afin de O L’assistance technique aux gouvernements
L’objectif de l’initiative Information et gouver- réduire les coûts et d’améliorer l’accès, l’actua-
nance forestière du World Resources Institute pour la mise en œuvre des politiques fores-
lisation et la qualité des informations ; tières.
(WRI), une organisation non gouvernementale à
but non lucratif sise à Washington, D.C. (USA), O L’analyse des systèmes de gestion forestière, O L’appui aux initiatives régionales. Pour la
est d’accroître la capacité des gouvernements, des afin de déterminer les besoins, de développer dissémination des informations, le WRI ap-
sociétés forestières privées ainsi que de la société des outils de gestion de l’information appro- puie des initiatives régionales de gouvernance
civile à agir et à prendre des décisions basées sur priés et d’encourager les gouvernements et forestière telles que la Commission des forêts
des informations plus précises et partagées, en le secteur privé à améliorer les pratiques de d’Afrique centrale (COMIFAC), l’Application
vue d’assurer une gestion durable et responsable gestion forestière. de la législation forestière et gouvernance
des forêts dans cinq pays d’Afrique centrale Les activités prioritaires identifiées par le WRI en Afrique (AFLEG/FLEGT), le Partenariat
(Cameroun, République du Congo, Gabon, Répu- dans la sous-région sont les suivants : pour les forêts du bassin du Congo (PFBC) et
blique centrafricaine et République démocratique l’Observatoire des forêts d’Afrique centrale
du Congo). O Le développement et la mise en œuvre d’ou- (OFAC).
tils d’aide à la décision. En partenariat, WRI
La stratégie du WRI repose essentiellement sur conçoit, produit et met en œuvre des outils et des
le renforcement des capacités nationales et le systèmes de gestion de l’information ainsi que
développement des outils nécessaires pour, d’une d’aide à la décision permettant la collecte, l’accès
part, recueillir, rassembler, gérer et disséminer les et la diffusion d’informations forestières straté-
informations indispensables, et, d’autre part, agir giques. Ces outils sont indispensables à l’amé-
et prendre des décisions de manière plus efficace. lioration de la gestion des forêts et au suivi des
Elle consiste en les points suivants : activités d’exploitation. Il s’agit d’atlas forestiers
interactifs nationaux, d’un atlas forestier interac-

34 ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (version 1.0) : Document de synthèse


MINISTÈRE DES EAUX,
Forêts, chasse et PêCHE

R A P P O R T W R I

Washington, DC
www.wri.org

MINISTÈRE DES EAUX,


Forêts, chasse et PêCHE

Bangui, République centrafricaine

Financé par : Avec la collaboration de :

Projet d’appui à
ATLAS FORESTIER INTERACTIF DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
la réalisation des plans
d’aménagement forestier VERSION 1.0
ISBN: 978-1-56973-739-2
Document de Synthèse

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