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Ministère de l’Éducation Nationale, du Préscolaire et des Sports

Classes Préparatoires aux Grandes Écoles


Filière : Physique et sciences de l'ingénieur (PSI)
Programme de physique
Seconde année
Table des matières
Préambule
1. Objectifs de formation en physique ………………….…………………………………………………………………...………....3
2. Repères pour l’enseignant…………………………………………………………………………………..……………….….………4
3. Communication à l’écrit et à l’oral……………….………………………………………………………………………………......4
4. Évaluation des élèves………………….………..…………………………….………………………………………………….………4
5. Organisation des programmes………………….………………………………………………………………………………...……5

A. Formation expérimentale
1. Objectifs de la formation expérimentale………………….………………………………………………………………………...5
2. Organisation de la formation expérimentale………………….…………………………………...……………………………….6
2.1. Mesures et incertitudes………………….………………………………………………………………………..……………..……………..7
2.2. Prévention du risque au laboratoire de physique ………………….………………………………………….……...…………….…..8
2.3. Thèmes de travaux pratiques et objectifs………………….…………………………………..……………………………...…………..8
2.4. Compte rendu………………….……………………………………………………………………………….…………………..…………..11

B. Contenus thématiques
1. Mécanique des fluides………………….…………….……………………….……………………….….……………………….…..13
1.1. Étude phénoménologique des fluides en écoulement………………….…………….………………………….…..…………14
1.2. Cinématique des fluides………………….…………….……………………….…………….…………………….….……..….……14
1.3. Dynamique des fluides………………….…………….……………………….…………….……………………….……….….……15
1.4. Bilans dynamiques et thermodynamiques………………….…………….……………………….………….………….…..……16

2. Électronique………………….…………….……………………….…………….……………………….……………………………...16
2.1. Stabilité et réponse d’un système linéaire………………….…………….……………………….……………….…..…….……17
2.2. Oscillateurs………………….…………….……………………….…………….………………….…...…………….…………….……18
2.3. Électronique numérique………………….…………….……………………….…………….………………….…….……………...18
2.4. Modulation et démodulation d’amplitude………………….…………….………………………………….…….……………...19

3. Électromagnétisme………………….…………….……………………….…………….………………….……….…………….……20
3.1. Transport de charge………………….…………….……………………….…………….………………….…………………….……20
3.2. Condensateur………………….…………….……………………….…………….……………………….……………………….……21
3.3. Équations de MAXWELL………………….………….……………………….…………….……………………….……...…….……21
3.4. Forces de LAPLACE ………………….…………….…………………….…………….……………………….…………….………...22
3.5. Induction électromagnétique………………….…………….……………………….…………….……………………….………...22
3.6. Milieux ferromagnétiques …………………….…………….…………………….…………….………….…………….…………...24

4. Conversion de puissance………………….…………….……………………….…………….……………………….……………...24
4.1. Conversion électromagnétique statique………………….…………….……………………….…………….…………….……..25
4.2. Conversion électromécanique………………….…………….……………………….…………….…………….……….…………25
4.3. Conversion électronique………………….…………….……………………….…………….…………….……….……….………..26

5. Physique des ondes………………….…………….……………………….…………….……………………….….…………………27


5.1. Phénomènes de propagation unidimensionnels non dispersifs………………….……………….……….…………….……27
5.2. Ondes sonores dans les fluides………………….…………….……………………….……….………..……….…………….……27
5.3. Ondes électromagnétiques dans le vide………………….…………….……………………….……….……...…………….……28
5.4. Phénomènes linéaires de propagation unidimensionnels dispersifs………………….…………….………………...….…29

6. Optique………………….…………….……………………….…………….……………………….….………………………………...29
6.1. Interférences de deux ondes cohérentes………………….…………….……………………….…………………………...….…29
6.2. Étude du réseau plan ……...…………….…………….……………………………………………….………...…….………….……30

7. Thermodynamique………………….…………….……………………….…………….……………………….….…………………..30
7.1. Diffusion thermique………………….…………….……………………….…………….……………………….…………….……...31
7.2. Diffusion de particules………………….…………….……………………….…………….……………………….……..……….…32

2
Annexes
1. Liste de matériel de physique………………….……………………………………………………………………………………..32
2. Outils mathématiques pour la physique ………………….……………………………………………………………...………..33
3. Outils numériques pour la physique ………………….………………………………………………………..…………………..35

Préambule
1. Objectifs de formation en physique
La réforme du programme de physique de la classe de PSI est rendue nécessaire par l’évolution des contextes
scientifiques, techniques et pédagogiques sur le plan international. Elle permettra de réduire le décalage croissant entre
la physique enseignée et la physique pratiquée telle qu'elle se manifeste en permanence via ses applications
technologiques et numériques. Elle s’appuie sur les acquis déjà travaillés au secondaire qualifiant et en classe de PCSI.
Le programme de physique de la filière PSI vise à préparer les élèves de la deuxième année des classes préparatoires
aux différents concours et à apporter les connaissances fondamentales indispensables à la formation générale d’un futur,
ingénieur, enseignant ou chercheur.

La physique est une science à la fois théorique et expérimentale. Elle permet de découvrir l'Univers de
l'infiniment petit jusqu'à l'infiniment grand en passant par les échelles intermédiaires de la vie de tous les jours. Son
enseignement s'appuie sur une approche théorique mathématisée de la discipline et vise à élaborer des modèles, des plus
simples aux plus complexes, qui seront confrontés à l'expérience. Ces deux composantes de la démarche scientifique
s’enrichissent mutuellement et de façon cohérente. La formation dispensée au cours des deux années de préparation doit
ainsi, dans une approche équilibrée entre théorie et expérience, apporter à l’élève les outils conceptuels et
méthodologiques pour lui permettre de comprendre le monde naturel et technique qui l’entoure et de faire l’analyse
critique des phénomènes étudiés. Les méthodes utilisées doivent encourager l’élève à devenir graduellement acteur de
sa formation pour qu’il comprenne mieux l’impact de la science et que, plus assuré dans ses connaissances, pour qu’il
soit préparé à poursuivre son cursus d’études dans les grandes écoles.

La démarche de modélisation occupe également une place centrale dans le programme pour former les élèves à
établir, de manière autonome, un lien fait d’allers - retours entre le « monde » des objets, des expériences, des faits, et
celui des modèles et des théories. L’enseignant doit rechercher un point d’équilibre entre des approches
complémentaires : conceptuelle et expérimentale, abstraite et concrète, théorique et appliquée, inductive et déductive,
qualitative et quantitative. La construction d’un modèle passe aussi par l’utilisation maîtrisée des mathématiques dont
un des fondateurs de la physique expérimentale, GALILÉE, énonçait déjà qu’elles sont le langage dans lequel est écrit le
monde.

L’enseignement de la physique est renforcé par une réhabilitation de la formation expérimentale des élèves à
travers les travaux pratiques (TP) et les expériences de cours. Chaque fois que c’est possible, l’enseignant est invité à
présenter des expériences de cours pour illustrer ses propos.

L’enseignement de la physique est enrichi par l’introduction d’activités numériques qui permettront
d’aborder de nombreux champs de la discipline. L’introduction d’activités numériques dans le programme prend en
compte la place nouvelle des sciences numériques dans la formation des scientifiques notamment dans le domaine de la
simulation. Ces activités offrent aux élèves la possibilité :

- d’effectuer une modélisation avancée du monde réel, par exemple par la prise en compte d’effets non
linéaires ;
- de réaliser un programme complet structuré allant de la prise en compte de données expérimentales à la
mise en forme des résultats permettant de résoudre un problème scientifique donné ;
- d’étudier l'effet d'une variation des paramètres sur le temps de calcul, sur la précision des résultats, sur la
forme des solutions pour des programmes d'ingénierie numérique choisis ;
- d’utiliser les fonctions de l'environnement logiciel pour résoudre un problème scientifique mis en
équation lors des enseignements de physique ;
- d’utiliser les fonctions de l'environnement logiciel pour afficher les résultats sous forme graphique ;
- de tenir compte des aspects pratiques comme l'impact des erreurs d'arrondi sur les résultats, le temps de
calcul ou le stockage en mémoire.

Pour certains thèmes, les activités numériques à développer sont explicitement signalées en caractères gras
italiques dans la colonne des commentaires du tableau des contenus thématiques. Deux activités numériques sont
associées au thème « Mesures et incertitudes ». Elles définissent des savoir-faire numériques exigibles. Une
simulation informatique en langage Python est requise. Dans ce cas, le professeur mettra à la disposition de ces élèves,
un exemple de programme informatique écrit dans ce langage de programmation familier à l’élève en cours
d’informatique.
3
En plus des activités exigibles, on pourra utiliser l’outil informatique à chaque fois que celui-ci est susceptible
d’apporter un gain de temps ou une meilleure illustration des enseignements. C’est ainsi qu’on pourra faire appel, selon
les circonstances, à des logiciels de calcul formel et de représentation graphique, ou à des banques de données.

L’esprit de la démarche scientifique adopté dans l’exécution du programme de physique, empreinte de rigueur
et de sens critique permanent, doit permettre à l’élève, sur toute question du programme :

- de communiquer l’essentiel des résultats sous forme claire et concise, tant à l’oral qu’à l’écrit ;
- d’en analyser le caractère de pertinence : modèle utilisé, limites du modèle, influence des paramètres,
homogénéité des formules, symétries, interprétation des cas limites, ordres de grandeur et précision ;
- d’en rechercher l’impact pratique ;
- de devenir graduellement acteur de sa formation afin de mieux comprendre l’impact de la science tout en
étant plus assuré dans ses connaissances, et d’être prêt à poursuivre son cursus d’études dans les grandes
écoles.

2. Repères pour l’enseignant


Lors de la mise en application du programme et dans le cadre de la liberté pédagogique, l’enseignant organise
son enseignement en respectant les principes directeurs suivants :

- privilégier la mise en activité des élèves en évitant tout dogmatisme ;


- adopter une progressivité dans la difficulté des exercices de travaux dirigés permettant ainsi aux élèves
l’assimilation, l’entraînement et l’approfondissement.
- permettre et encadrer l'expression par les élèves de leurs conceptions initiales ;
- valoriser l’approche expérimentale ;
- contextualiser les apprentissages pour leur donner du sens ;
- procéder régulièrement à des synthèses pour expliciter et structurer les savoirs et savoir-faire et les
appliquer dans des contextes différents ;
- tisser des liens aussi bien entre les notions du programme qu’avec les autres enseignements, notamment
les mathématiques, les sciences de l’ingénieur et l’informatique, communs aux élèves de la filière PSI ;
- favoriser l'acquisition d'automatismes et développer l'autonomie et l’initiative des élèves en proposant des
temps de travail personnel ou en groupe.

3. Communication à l’écrit et à l’oral


La phase de mise au point d’un raisonnement et de rédaction d’une solution permet à l’élève de développer les
savoirs et les savoir-faire d’expression écrite. La qualité de la rédaction et de la présentation, ainsi que la clarté et la
précision des raisonnements, constituent des objectifs très importants. La qualité de structuration des échanges entre le
professeur et sa classe, entre le professeur et chacun de ses élèves, entre les élèves eux-mêmes, doit également
contribuer à développer des savoirs et des savoir-faire de communication (écoute et expression orale) à travers la
formulation d’une question, d’une réponse, d’une idée, d’hypothèses, l’argumentation de solutions ou l’exposé de
démonstrations. Les travaux individuels ou en petits groupes proposés aux élèves en dehors du temps d’enseignement,
au lycée ou à la maison, (interrogations orales, devoirs libres, comptes rendus de travaux pratiques ou de travaux dirigés
ou d’interrogations orales) contribuent fortement à développer la communication à l’écrit et à l’oral. La communication
utilise des moyens diversifiés : les élèves doivent être capables de présenter un travail clair et soigné, à l’écrit ou à
l’oral, au tableau ou à l’aide d’un dispositif de projection.

4. Évaluation des élèves


L’évaluation des apprentissages en classes préparatoires se définit comme une démarche de collecte
d’informations conduisant à un jugement sur la valeur du travail et du résultat d’un élève, par rapport aux objectifs
d’une activité d’enseignement, en vue de prendre une décision quant au cheminement ultérieur de l’apprenant. C’est un
acte pédagogique ; formatif et sommatif. Elle vise à mesurer le degré de maîtrise des savoirs et savoir-faire tels que
définis par le programme et le niveau d’autonomie et d’initiative des élèves. L’élaboration d’une situation d’évaluation
prévoit une progression dans les difficultés suffisamment large pour apprécier les différents niveaux des élèves.
L’évaluation doit être établie en relation avec les objectifs de formation et les performances attendues des élèves.

Rappelons que la filière PSI s'adresse aux élèves intéressés par une approche des sciences fondamentales
appliquées basées sur l'expérimentation et la modélisation, désirant comprendre le fonctionnement des différents objets
et ayant des facilités pour la manipulation. Il va de soi que les spécificités de cette filière doivent se retrouver dans le
contenu des deux approches, théorique et expérimentale, ainsi que dans l’évaluation et le contrôle des connaissances.
Les pratiques d’évaluation doivent respecter l’esprit des objectifs : tester l’aptitude de l’élève moins à résoudre les
équations qu’à les poser, puis à analyser les résultats, tant dans leur caractère théorique que pratique.

4
5. Organisation des programmes
Le programme de physique est organisé en deux parties « Formation expérimentale » et « Contenus
thématiques ».

Dans la première partie, sont décrits l’organisation de la formation expérimentale et les objectifs de cette
formation que les élèves doivent développer et acquérir à la fin de l’année scolaire. La mise en œuvre de la formation
expérimentale doit s’appuyer sur des problématiques concrètes et clairement identifiées. Elles doivent être
programmées par l’enseignant de façon à assurer un apprentissage progressif de l’ensemble des connaissances et des
savoir-faire attendus.

La seconde partie, intitulée « Contenus thématiques », est structurée autour de sept thèmes. Elle met en
valeur les éléments clefs constituant l’ensemble des savoirs et des savoir-faire dont l’assimilation par les élèves est
requise. Il est recommandé d’aborder les items de cette partie qui se prêtent à l’exercice, par une approche
expérimentale démonstrative ou par une simulation numérique. L’expérience de cours démonstrative menée par
l’enseignant pendant le cours éveillerait la curiosité des élèves et susciterait un questionnement actif et collectif, ce qui
permettrait de faire évoluer la réflexion théorique et la modélisation. Le choix des thèmes des expériences de cours
relève de l’initiative pédagogique et de la responsabilité du professeur.

Pour faciliter la progressivité des acquisitions, pour tenir compte des contraintes liées à la formation
expérimentale et afin d’avoir une vision globale à l’échelle nationale, il est impératif de suivre la progression des sept
thèmes de cette partie dans l’ordre suivant :

1. Mécanique des fluides ;


2. Électronique ;
3. Électromagnétisme ;
4. Conversion de puissance ;
5. Physique des ondes ;
6. Optique ;
7. Thermodynamique.

L’ordre d’exposition, au sein de chaque thème, relève bien sûr de la liberté pédagogique du professeur,
cependant, il devra faciliter la progressivité des acquisitions.

Trois annexes sont consacrées :

- au matériel de physique nécessaire à la mise en œuvre du programme ;


- aux outils mathématiques et numériques que les élèves doivent savoir mobiliser de façon autonome dans
le cadre des enseignements de la physique à la fin de l’année de la classe de PSI.

A. Formation expérimentale
La physique, à l’instar de toutes les sciences, est un entrelacement subtil de modèles théoriques et de
validations expérimentales. Les travaux dirigés permettent aux élèves de s'entraîner et de mieux s'approprier les
concepts et techniques enseignés. Les travaux pratiques leur apportent quant à eux une compréhension plus concrète des
phénomènes naturels et technologiques étudiés et développent leurs savoirs et savoir-faire expérimentaux. Ils
permettent ainsi de tisser un lien étroit entre le réel et sa représentation et constituent pour les élèves un moyen
d'appropriation de techniques, de méthodes, mais aussi de notions et de concepts.

D’un autre côté, l’activité expérimentale part d’un questionnement inscrit dans un cadre de réflexion théorique
et conduit l'élève à analyser la tâche qui lui est demandée, à s'approprier la problématique attachée, à envisager un
protocole comportant des expériences, puis à le réaliser. L’élève est alors invité à porter un jugement critique sur la
pertinence des résultats obtenus, ce qui permet de conclure quant à la validité des hypothèses formulées. Une séance de
travaux pratiques doit comporter non seulement la manipulation proprement dite, mais aussi des temps de réflexion, de
construction intellectuelle et d’échanges avec le professeur. C’est pourquoi ce dernier choisit les sujets d’étude plus en
raison de leurs qualités formatrices que des phénomènes particuliers qui en constituent le support.

1. Objectifs de la formation expérimentale


Le programme de physique introduit les activités expérimentales avec deux principaux objectifs : un objectif
d’éducation scientifique et d’apprentissage des principaux concepts qui permettent de comprendre le monde moderne en
tant que citoyen éclairé et un objectif de préparation à l’évaluation des savoirs et savoir-faire expérimentaux acquis et
par la suite au monde professionnel.
5
À ce propos, le programme de physique souligne l’importance :

- de la pratique expérimentale (travaux pratiques et expériences de cours) comme caractéristique des


sciences physiques ;
- de l’acquisition des connaissances scientifiques et techniques de base (ordres de grandeur, schémas
d’explication qualitative, modélisation, information sur le monde technique et les connaissances
fondamentales en physique y compris les plus récentes) ;
- de l’entraînement à la manipulation, à l’observation, à la réalisation et à la représentation d’objets et de
phénomènes ;
- de l'entraînement aux modes de raisonnement des sciences physiques, en essayant de présenter aux élèves
l’interaction dialectique entre théorie et expériences.

Effectués en binôme ou trinôme, les TP apprennent aux élèves :

- à se familiariser avec le matériel et à s'adapter à ses contraintes ;


- à réaliser des mesures et des acquisitions, à les commenter, les interpréter et les confronter à un modèle
théorique ;
- à concevoir progressivement leurs propres protocoles expérimentaux afin de mettre en œuvre une
démarche leur permettant de réaliser les TP ; puis, plus tard, s’approprier les concepts de la démarche
scientifique durables et indispensables à tous les futurs ingénieurs, chercheurs ou enseignants.

La formation expérimentale des élèves est réalisée à travers deux composantes : les expériences de cours et les
travaux pratiques. Ces deux composantes, complémentaires, ne répondent pas tout à fait aux mêmes objectifs :

- les expériences de cours démonstratives menées par l’enseignant pendant le cours suscitent un questionnement
actif et collectif autour d’une situation expérimentale bien choisie permettant de faire évoluer la réflexion
théorique et la modélisation, d’aboutir à des lois simplificatrices et unificatrices, de dégager des concepts
transversaux entre différents domaines de la physique, de montrer aux élèves que « la théorie et l’expérience
sont indissociablement liées » et enfin de mieux se situer par rapport aux objectifs de la leçon. Le choix des
thèmes des expériences de cours relève de l’initiative pédagogique et de la responsabilité du professeur.
- les travaux pratiques permettent, dans une approche contextualisée, suscitée par une problématique clairement
identifiée, et chaque fois que cela est possible transversale, l’acquisition de savoirs et savoir-faire techniques,
de savoirs dans le domaine de la mesure et de l’évaluation de sa précision, d’autonomie dans la mise en œuvre
de protocoles simples associés à la mesure des grandeurs physiques les plus souvent mesurées.

Afin d’améliorer la pratique expérimentale et rendre les apprentissages plus efficaces, il convient :

- de questionner les élèves avant, pendant et après le TP sur ce qu’ils sont en train de faire et surtout sur le
pourquoi ;
- de faire usage d’un matériel sophistiqué (carte d’acquisition, oscilloscope numérique, spectromètre à fibre
optique …) de façon consciente et réfléchie. La mesure effectuée avec l’ordinateur, par exemple, ne doit pas se
réduire à un presse-bouton. Les enjeux doivent être clairs pour les élèves ;
- d’être attentif aux exigences des élèves et à l’attendu des différentes évaluations. Ces exigences doivent être
clairement motivées et non pas seulement dictées par la volonté de minimiser l’effort à fournir ;
- de varier le plus possible la typologie des TP. Par exemple, en alternant le fait d’exposer la théorie avant le TP
ou laisser les élèves découvrir la théorie, en alternant entre un texte protocolaire et un bref texte les invitant à
développer la mise en œuvre expérimentale après une recherche documentaire.

Il est important de préciser par écris, en préambule de l’énoncé de chaque TP, les objectifs et les savoir-faire
visés et de ne pas manquer à en évaluer rapidement le degré de réalisation et de maîtrise à la fin de chaque étape ou à la
fin de la séance.

2. Organisation de la formation expérimentale


Cette partie précise les connaissances et les savoir-faire associés à la formation expérimentale des
élèves et que ces derniers doivent acquérir à travers les activités expérimentales. Elle aborde la thématique de
l’évaluation des incertitudes des mesures et la question de la prévention du risque au laboratoire de physique-chimie.
Elle précise aussi la liste des thèmes de travaux pratiques et fixe les objectifs de chaque thème. Elle souligne enfin
l’importance de l’évaluation régulière des acquis des élèves inscrits dans le volet de la formation expérimentale.

Une liste de matériel de physique, que les élèves doivent savoir utiliser avec l’aide d’une notice succincte,
figure dans l’annexe « 1. Liste de matériel de physique » du présent programme. Son placement en annexe du
programme, et non à l’intérieur de la partie dédiée à la formation expérimentale, est délibéré : il exclut l’organisation de
6
séances de travaux pratiques dédiées à un appareil donné et centrées seulement sur l’acquisition des compétences
techniques associées.

2.1. Mesures et incertitudes


La notion d’incertitude est indispensable dans la démarche expérimentale. En effet, elle est nécessaire pour
juger de la qualité d’une mesure ou de sa pertinence. Sans elle, on ne peut examiner la compatibilité d’une mesure avec
une loi physique. Ce thème intitulé « Mesures et incertitudes » vise à fournir les outils nécessaires à l’analyse des
résultats expérimentaux.

Les élèves doivent avoir conscience de la variabilité des résultats obtenus lors d’un processus de mesure d’une
grandeur physique et sa caractérisation à l’aide de l’incertitude-type, en connaître les origines et les sources, estimer
leur influence sur le résultat final, comprendre et s’approprier ainsi les objectifs visés par l’évaluation des incertitudes.
Ils détermineront ensuite ce qu’il faudrait faire pour améliorer la précision d’un résultat.

Enfin, il est essentiel que les notions sur les mesures et incertitudes diffusent dans chacun des thèmes du
programme, théoriques et expérimentaux, tout au long des deux années préparatoires et qu’elles soient régulièrement
évaluées.

Le tableau ci-dessous explicite les savoir-faire exigibles sur le thème « mesures et incertitudes ». Le recours à
la simulation vise à illustrer, sur la base de mesures expérimentales, différents effets de la variabilité de la mesure d’une
grandeur physique dans les cas des incertitudes-types composées et de la régression linéaire.

Contenu Savoir-faire exigibles


Variabilité de la mesure d’une grandeur physique. Notion Identifier les incertitudes liées, par exemple, à
d’incertitude. Incertitude-type. l’opérateur, à l’environnement, aux instruments ou à la
Erreur ; composante aléatoire et composante systématique méthode de mesure.
de l’erreur. Procéder à l’évaluation d’une incertitude-type par une
Incertitude-type A. Incertitude-type B. Propagation des approche statistique (évaluation de type A).
incertitudes. Écart normalisé. Procéder à l’évaluation d’une incertitude-type par une
Évaluation d’une incertitude-type. autre approche que statistique (évaluation de type B).
Associer un intervalle de confiance à l’écart-type dans
l’hypothèse d’une distribution suivant la loi normale.
Incertitude-type composée. Évaluer l’incertitude-type d’une grandeur s’exprimant en
Incertitude élargie. fonction d’autres grandeurs, dont les incertitudes-types
sont connues, à l’aide d’une somme, d’une différence,
d’un produit ou d’un quotient.
Comparer entre elles les différentes contributions lors de
l’évaluation d’une incertitude-type composée.
Activité numérique : simuler, à l’aide d’un langage de
programmation ou d’un tableur, un processus aléatoire
permettant de caractériser la variabilité de la valeur
d’une grandeur composée.
Écriture du résultat d’une mesure. Écrire, avec un nombre adapté de chiffres significatifs, le
Chiffres significatifs. résultat d’une mesure.
Comparaison de deux valeurs ; écart normalisé. Comparer deux valeurs dont les incertitudes- types sont
connues à l’aide de leur écart normalisé.
Analyser les causes d’une éventuelle incompatibilité entre
le résultat d’une mesure et le résultat attendu par une
modélisation.
Régression linéaire. Utiliser un logiciel de régression linéaire afin d’obtenir
les valeurs des paramètres du modèle.
Analyser les résultats obtenus à l’aide d’une procédure de
validation : analyse graphique intégrant les barres
d’incertitude ou analyse des écarts normalisés.
Activité numérique : simuler, à l’aide d’un langage de
programmation ou d’un tableur, un processus aléatoire
de variation des valeurs expérimentales de l’une des
grandeurs – simulation Monte-Carlo – pour évaluer
l’incertitude sur les paramètres du modèle.

7
2.2. Prévention du risque au laboratoire de physique et de chimie
L’apprentissage et le respect des règles de sécurité dans les laboratoires et les salles de travaux pratiques visent
d’une part à réduire les risques liés aux activités expérimentales et d’autre part à sensibiliser les élèves au respect de la
législation ainsi qu’à l’impact de leur activité sur l’environnement. L’élève doit adopter une approche méthodique,
prudente et soignée et se concentrer sur ce qu’il est en train de faire.

La prévention des différents risques repose, d’une part, sur la mise en sécurité des installations électriques,
mécaniques, thermodynamiques, … et des matériels exploités et, d’autre part, sur le respect des règles de sécurité lors
de leur utilisation ou lors d’opération sur ou à proximité des différentes installations.

Des savoirs et des « savoir-faire » sont attachés au thème « Prévention du risque au laboratoire de physique
et de chimie ». Ils sont détaillés dans le tableau ci-dessous.

Notions et contenu Savoir-faire exigibles


1. Prévention des risques au laboratoire Adopter une attitude responsable et adaptée au
travail en laboratoire. Développer une attitude
autonome dans la prévention des risques.
- Risque chimique Relever les indications sur le risque associé au
Règles de sécurité au laboratoire. Classes et catégories de prélèvement, au mélange et au stockage des produits
danger. Pictogrammes de sécurité pour les produits chimiques. chimiques et adopter une attitude responsable lors de
Mentions de danger (H) et conseils de prudence (P). Fiches de leur utilisation.
sécurité.
- Risque électrique Adopter une attitude responsable lors de l’utilisation
Le risque électrique comprend le risque de contact, direct ou d’appareils électriques.
non, avec une pièce nue sous tension, le risque de court-circuit,
et le risque d’arc électrique. Ses conséquences sont
l’électrisation, l’électrocution, l’incendie, l’explosion…
- Risques optique et électromagnétique Utiliser les sources laser et les diodes
Les rayonnements optiques auxquels peuvent être exposés les électroluminescentes de manière adaptée.
élèves sont parfois nocifs pour les yeux et pour la peau. Une Adopter une attitude responsable lors de l’utilisation
démarche de prévention adaptée permet de réduire les risques des émetteurs d’ondes hyperfréquences.
pour la santé et la sécurité.
- Risque thermique Adopter une attitude responsable lors de
L’exposition à une ambiance thermique chaude ou la manipulations de corps chauds ou froids.
manipulation de corps chauds ou froids peut être à l’origine de
brûlures ou de gelures localisées potentiellement graves.
- Risque mécanique Adopter une attitude responsable lors de
Les risques mécaniques englobent la coupure, la lacération ou la manipulations de dispositifs engageant des hautes ou
piqûre, l'écrasement, le contact avec des machines. des basses pressions ou lors de la conjonction d’un
élément d’un montage et l’énergie d’un mouvement.
- Risque sonore Adopter une attitude responsable lors de l’utilisation
Le bruit au travail constitue une nuisance majeure et peut des émetteurs d’onde infrasonores, sonores ou
provoquer des surdités mais aussi stress et fatigue qui, à la ultrasonores.
longue, ont des conséquences sur la santé et la qualité du travail.
2. Prévention de l’impact environnemental
Traitement et rejet des espèces chimiques. Adapter le mode d’élimination d’une espèce
chimique ou d’un mélange en fonction des
informations recueillies sur la toxicité ou les risques.
Sélectionner, parmi plusieurs modes opératoires,
celui qui minimise les impacts environnementaux.

2.3. Thèmes de travaux pratiques et objectifs


La liste suivante est une proposition non exhaustive de thèmes des TP. Le choix des sujets, des
manipulations à réaliser et de la progression des TP (comme celui des expériences de cours) relève de l’initiative
pédagogique et de la responsabilité du professeur : les thèmes proposés par le programme sont purement indicatifs,
ceux-ci peuvent être remplacés par tout thème à l’initiative du professeur et ne faisant appel qu’aux connaissances du
8
programme de la classe. Cependant, leur contenu doit répondre aux objectifs fixés par le programme. Les connaissances
et les savoir-faire expérimentaux développés à travers les objectifs des différents thèmes de travaux pratiques sont
exigibles aux épreuves d’évaluation, écrites et expérimentales, en classe et éventuellement aux concours. Ils peuvent
faire l'objet de questions aux épreuves écrites et orales. Rappelons qu’à travers les thèmes des travaux pratiques, il
faudra procéder à l’évaluation des incertitudes types A et types B, à l’étude de leur propagation à l’aide d’un langage de
programmation et à la présentation de la valeur numérique d’un résultat expérimental.

N° Thèmes des travaux pratiques Objectifs

Électronique

- Connaître les caractéristiques essentielles d’un appareil à l’aide de sa


notice ou directement de l’appareil : impédance d’entrée, impédance
1 Étude d'un filtre passe-bande accordable de sortie, bande passante selon le cas.
- Maîtriser l’utilisation des instruments électroniques usuels.
- Appréhender les conséquences des valeurs de la résistance d’entrée
ou de sortie d’un appareil de mesure sur le fonctionnement d’un
Effet d’un filtre linéaire sur un signal circuit.
2
périodique - Comprendre et réaliser l'acquisition d'un signal périodique simple
puis l’analyser par transformée de FOURIER.
- Caractériser un signal à l’aide de son spectre.
Analyse spectrale d’un signal - Mettre en œuvre un dispositif expérimental illustrant l’action d’un
3
électronique filtre sur un signal périodique.
- Choisir de façon cohérente les paramètres (durée, nombre
d’échantillons, fréquence d’échantillonnage) d’une d’acquisition
Traitement numérique d'un signal, numérique afin de respecter la condition de NYQUIST-SHANNON.
4
échantillonnage, filtrage numérique… - Confronter les résultats expérimentaux aux expressions théoriques.
- Déterminer rapidement le type de filtre étudié et de sa fréquence de
coupure.
- Tracer le diagramme de BODE expérimental en gain et en phase.
- Obtenir la réponse d’un filtre à un signal créneau et à un signal
5 Modulation et démodulation d'amplitude triangulaire.
- Étudier le filtrage linéaire d’un signal non sinusoïdal à partir d’une
analyse spectrale.
- Mettre en évidence le caractère intégrateur ou dérivateur d’un filtre
dans son diagramme asymptotique.
- Identifier la présence de la rétroaction sur l’entrée inverseuse d’un
Oscillateur auto-entretenu quasi
6 amplificateur linéaire intégré comme un indice d’une possibilité de
sinusoïdal stabilité du régime linéaire.
- Produire un signal par multiplication de signaux.
- Mettre en œuvre la modulation d’amplitude.
- Décrire le spectre d’un signal modulé.
- Réaliser la démodulation d’amplitude par détection de crête.
- Réaliser la démodulation synchrone.
- Mettre en œuvre un convertisseur analogique/numérique et un
traitement numérique afin de réaliser un filtre passe-
bas.
- Utiliser un convertisseur numérique/analogique pour restituer un
signal analogique.
- Mettre en évidence et étudier le phénomène de repliement de spectre
7 Oscillateur de relaxation dû à l’échantillonnage lors de l’utilisation d’un oscilloscope
numérique ou d’une carte d’acquisition.
- Analyser un spectre calculé numériquement et repérer l’influence du
repliement spectral et des fuites spectrales.
- Réaliser une mesure de résolution (nombre de bits) d’un CAN.
- Réaliser un filtrage numérique.
- Détecter le caractère non linéaire d’un système par l’apparition de
nouvelles composantes spectrales.
- Réaliser un comparateur à hystérésis et analyser son fonctionnement.
- Valider la relation théorique donnant la période d’un oscillateur de
relaxation.
9
- Mettre en œuvre un oscillateur quasi-sinusoïdal et un oscillateur de
relaxation.
- Analyser les spectres des signaux générés lors de la mise en œuvre
d’un oscillateur.

Électronique de puissance

Étude d'un transformateur : - Mise en évidence du cycle d’hystérésis d’un milieu ferromagnétique.
8
ferromagnétisme - Mettre en œuvre un transformateur et étudier son rendement sur
Étude d'un transformateur : bilan de charge résistive.
9 - Savoir utiliser un transformateur d’isolement.
puissance
- Mesurer une puissance moyenne à l’aide d’un wattmètre numérique.
10 Étude de la machine à courant continu - Exploiter les résultats de mesures afin de déterminer les
caractéristiques d’un transformateur réel.
Conversion électronique de puissance, - Mettre en œuvre une machine à courant continu.
11
étude d'un hacheur - Déterminer les pertes mécaniques et les pertes fer du moteur à
Asservissement de vitesse d’une machine courant continu.
12 - Étudier la commande du transistor de puissance du
à courant continu
hacheur.
13 Oscillateurs électriques couplés - Étudier un hacheur chargé par une association d’une résistance et
d’une bobine.
Redressement double alternance et - Savoir estimer la résistance et la capacité convenables pour réaliser
14
détection un détecteur de crête satisfaisant.

Physique des ondes


- Analyser la phénoménologie associée à différents types d’ondes :
planes, sphériques, progressives, stationnaires, harmoniques et
comprendre les liens possibles entre ces qualificatifs.
Ondes mécaniques, acoustiques, corde
15 - Décrire une onde stationnaire observée par stroboscopie sur la corde
vibrante
de MELDE.
- Mettre en œuvre un dispositif expérimental permettant d’analyser le
spectre du signal acoustique produit par une corde vibrante.
- Mettre en œuvre une détection synchrone pour mesurer une vitesse
par décalage DOPPLER.
- Comprendre les origines de la dispersion : réponse du milieu ou
16 Effet DOPPLER conditions aux limites transverses.
- Déterminer la période, la fréquence et la longueur d’onde d’une
onde.
- Mesurer la vitesse de phase et le déphasage dû à la propagation d’un
phénomène ondulatoire.
- Déterminer la célérité de propagation des ultrasons.
- Mesurer le retard d’une salve d’ultrasons.
17 Propagation dans un câble coaxial - Étudier l’émission, la polarisation, la propagation et la réception
d’une onde électromagnétique dans le domaine des ondes
centimétriques (ou micro-ondes).
- Mettre en œuvre un dispositif permettant d’étudier une onde
électromagnétique, dans le domaine des ondes centimétriques.
- Mettre en évidence une polarisation rectiligne.
- Réaliser des expériences de goniométrie, de diffraction et
d'interférences aux échelles de longueur d'onde des hyperfréquences.
Ondes électromagnétiques centimétriques - Étudier la propagation d'un signal dans le câble coaxial.
18
en propagation libre - Déterminer une différence de fréquences à partir d’enregistrements
de battements ou d’observation sensorielle directe.
- Mettre en œuvre un dispositif expérimental pour visualiser et
caractériser le phénomène d’interférences de deux ondes.
Optique

10
- Éclairer un objet de manière adaptée.
- Optimiser la qualité d’une image.
- Choisir une ou plusieurs lentilles en fonction des contraintes
expérimentales.
- Utiliser des polariseurs et étudier quantitativement la loi de MALUS.
- Mettre à profit les réglages concernant la lunette et le collimateur
Interférence et diffraction des ondes afin d’utiliser un goniomètre.
19 lumineuses - Savoir mesurer un angle à l’aide du vernier d’un goniomètre.
- Étudier la déviation de la lumière par un réseau.
- Mettre en évidence le minimum de déviation.
- Mesurer la densité de traits d'un réseau à partir de raies de longueur
d'onde connue.
- Mesurer une longueur d’onde optique.
- Procéder à l’évaluation des incertitudes-types B et leur propagation à
l’aide d’un langage de programmation.
- Visualiser les spectres d’émission atomique du sodium, du mercure
20 Polarisation des ondes lumineuses et de l’hydrogène.
- Déterminer un spectre à l’aide d’un spectromètre à fibre optique.
- Obtenir, observer et analyser quantitativement des figures
d’interférences.
- Savoir réaliser un protocole de réglage en contrôlant les étapes
successives.
Réglage et utilisation d’un - Savoir utiliser une lame à retard.
21
spectrogoniomètre, spectroscope à réseau - Mettre en œuvre un photorécepteur.
- Mettre en œuvre des expériences utilisant un capteur photographique
numérique.
- Réaliser un enregistrement à l’aide d’un capteur CCD.
Thermodynamique

- Comparer expérimentalement les conductivités thermiques de


quelques matériaux.
- Classer les matériaux selon leurs propriétés isolantes.
22 Conduction thermique - Étudier la propagation de la chaleur dans des barres métalliques.
- Mesurer la conductivité thermique d’un matériau.
- Mettre en œuvre un dispositif expérimental utilisant une caméra
thermique ou un capteur dans le domaine des infrarouges.
Mécanique
- Étudier le mouvement oscillatoire d’un pendule mécanique.
- Mesurer la période d’oscillation d’un pendule.
- Mettre en évidence le défaut d’isochronisme du pendule.
- Mesurer la période d’oscillation en fonction de la longueur.
- Mesurer le moment d’inertie d’un solide en rotation et étudier sa
variation quand on déplace les masses qui le constituent.
- Déterminer l’accélération de la pesanteur g.
- Comparer les oscillations d’un pendule pesant au modèle du pendule
simple.
23 Oscillateurs mécaniques couplés
- Réaliser l’acquisition expérimentale du portrait de phase d’un
pendule pesant.
- Réaliser l’acquisition des oscillations de deux oscillateurs
mécaniques couplés.
- Mettre en évide les différents modes propres.
- Mettre en évidence le phénomène de battement.
- Mesurer un couple de frottement.
- Réaliser l’étude énergétique d’un pendule pesant et mettre en
évidence la diminution de l’énergie mécanique.

2.4. Compte-rendu
La séance de travaux pratiques donne lieu à une synthèse écrite comportant, sous forme succincte, l’indication
et l’exploitation des résultats. À cet égard on attache de l’importance à leur présentation graphique. L’utilisation d’un

11
ordinateur, soit pour l’acquisition et le traitement de données expérimentales, soit pour comparer les résultats des
mesures aux données théoriques, évite des calculs longs et répétitifs et favorise le tracé de courbes. Si les élèves sont
appelés à utiliser d’autres appareils, toutes les indications nécessaires doivent leur être fournies.

Il est impératif d'exiger de l'élève la rédaction d'un compte-rendu pendant une séance de travaux pratiques.
Cette aptitude constitue un des objectifs de la formation scientifique. Les activités expérimentales sont aussi l’occasion
de travailler l’expression orale lors d’un point de situation ou d’une synthèse finale par exemple. Le but est de bien
préparer les élèves de CPGE à la présentation des travaux et projets qu’ils auront à conduire et à exposer aux épreuves
orales et au cours de leur formation en école d’ingénieur et, plus généralement, dans le cadre de leur métier de
chercheur ou d’ingénieur.

L’élève doit rédiger dans son cahier, au fur et à mesure, un compte-rendu :

- définissant les objectifs du thème de travaux pratiques ;


- précisant la problématique préalablement définie ;
- expliquant les choix expérimentaux effectués et les techniques de mesure utilisées ;
- comprenant les mesures effectuées, et les courbes tracées et/ou visualisées, les photos des écrans d’appareil de
mesure ou de visualisation et précisant bien les choix des paramètres de mesure (amplitudes, fréquences,
calibres, etc.) ;
- interprétant les différentes courbes et mesures en relation avec les résultats théoriques fournis.

Si l’intérêt du compte-rendu est évident, en revanche il faut veiller à ce qu’il ne prenne pas une importance
considérable, en temps, par rapport au travail expérimental proprement dit.

D'autre part, les différentes activités pratiques doivent être couronnées par l'évaluation hebdomadaire et
trimestrielle des savoirs et savoir-faire expérimentaux. Lors de cette évaluation, il faudrait bien expliciter les
distinctions entre savoir et savoir-faire, et entre savoir utiliser et savoir mettre en œuvre.

B. Contenus thématiques
Chaque thème du programme comporte une introduction spécifique indiquant les objectifs de formation et les
domaines d’application. Elle est complétée par un tableau en deux colonnes qui identifient, d’une part, les notions et
contenus à connaître, et donc exigibles, d’autre part, des commentaires ainsi que les activités numériques, supports de la
formation. Les activités numériques sont identifiées en caractères gras italiques ; le langage de programmation
conseillé est le langage Python. Les thèmes des activités numériques sont choisis de manière à représenter la diversité
des applications possibles. Le professeur veillera à ce qu'une concertation régulière avec l’enseignant d’informatique
soit développée autour de l’exécution de ces activités.

Le programme a été rédigé et abondamment commenté, avec le souci majeur de faciliter la transition entre
l’enseignement secondaire et le système des classes préparatoires. Pour atteindre ce but, il a été jugé indispensable :

- d’introduire progressivement les outils et les méthodes de l’enseignement de physique post-baccalauréat sur
des situations conceptuelles aussi proches que possible de celles qui ont été rencontrées au lycée ; en évitant,
quand c’est possible, l’emploi d’outils mathématiques non encore maîtrisés, liés à des concepts physiques
nouveaux ;
- de coordonner entre les enseignements de mathématiques, sciences industrielles, informatique, physique et
chimie utilisant des outils souvent communs, pour faciliter le travail d’assimilation des élèves. Ceci rejette tout
cloisonnement des enseignements scientifiques et suppose au contraire une concertation étroite au sein de
l’équipe pédagogique ;
- de valoriser l’approche expérimentale des phénomènes pour stimuler chez l’élève une attitude active et
créatrice, favorisant l’appropriation des connaissances et le développement d’un certain savoir-faire manuel.
Les travaux pratiques (TP) et les expériences de cours sont les temps forts de cette valorisation.
- de valoriser l’approche numérique afin de permettre aux élèves de mettre en œuvre leurs connaissances en
informatique dans le cadre de l’étude d’une application en physique.

Les têtes de chapitre sont très classiques, de façon que les acquis des élèves soient clairement identifiés.

Volume horaire
Thème Partie
indicatif (heure)
1. Mécanique des
1.1. Étude phénoménologique des fluides en écoulement 6
fluides

12
1.2. Cinématique des fluides 4

1.3. Dynamique des fluides 8

1.4. Bilans dynamiques et thermodynamiques 8

2.1. Stabilité et réponse d’un système linéaire 8

2.2. Oscillateurs 4
2. Électronique
2.3. Électronique numérique 3

2.4. Modulation et démodulation d’amplitude 2

3.1. Transport de charge 2

3.2. Condensateur 3

3.3. Équations de Maxwell 6


3. Électromagnétisme
3.4. Forces de LAPLACE 2

3.5. Induction électromagnétique 8

3.6. Milieux ferromagnétiques 5

4.1. Conversion électromagnétique statique 5

4. Conversion de
4.2. Conversion électromécanique 11
puissance

4.3. Conversion électronique 5

5.1. Phénomènes de propagation unidimensionnels non dispersifs 7

5.2. Ondes sonores dans les fluides 8


5. Physique des ondes
5.3. Ondes électromagnétiques dans le vide 5

5.4. Phénomènes linéaires de propagation unidimensionnels 6


dispersifs

6.1. Interférences non localisées de deux ondes cohérentes 7


6. Optique
6.2. Diffraction des ondes lumineuses, étude du réseau plan 4

7.1. Diffusion thermique 5


7. Thermodynamique
7.2. Diffusion de particules 3

1. Mécanique des fluides

L’objectif de cette partie est de présenter les grandeurs essentielles caractérisant un écoulement. On considère
l’accélération comme la dérivée particulaire de la vitesse. L’étude du mouvement de la particule de fluide est
déterminée par l’application du principe fondamental de la dynamique sans faire référence aux équations d’Euler ou de
Navier-Stokes.
13
Le professeur pourra aborder les différentes notions de cette partie dans l’ordre qu’il souhaite en fonction du
besoin pédagogique.

Les objectifs généraux de cette partie sont :

- utiliser les trois échelles macroscopique, microscopique, mésoscopique ;


- définir avec rigueur un système approprié ;
- réaliser des bilans sous forme globale et locale ;
- utiliser des modèles et analyser leurs limites ;
- appliquer les lois générales de la mécanique des fluides et de la thermodynamique ;
- étudier des systèmes d'intérêt industriel.

L’enseignement de la mécanique de solide relève du cours des sciences industrielles.

1.1. Étude phénoménologique des fluides en écoulement


On introduit la notion de viscosité sur un exemple d’écoulement de cisaillement simple. Cette notion permet de
classer les écoulements et évoquer la résolution des paradoxes auxquels peut conduire le modèle de l’écoulement
parfait. Les expressions des forces surfaciques de viscosité n’est pas exigible.

Le nombre de REYNOLDS est défini à partir du rapport de deux temps caractéristiques construits par analyse
dimensionnelle. Le temps caractéristique de la convection est simplement le rapport entre la distance parcourue par la
particule fluide et la vitesse caractéristique. Le temps caractéristique de la diffusion est obtenu à partir de l’équation du
mouvement où les termes associé à la diffusion sont prépondérants. Le nombre de Reynolds permet d’aborder la notion
de similitude entre des systèmes réalisés à des échelles différentes et caractérisés par les mêmes nombres sans
dimension.
Programme Commentaire
Définition d’un fluide. On utilise la notion du libre parcours moyen de manière
Modèle du fluide continu. purement descriptive ; la notion de section efficace et le
modèle des sphères dures sont hors-programme.
Particule de fluide. On mentionne les trois échelles spatiales : échelle
microscopique (moléculaire), échelle mésoscopique (de
la particule fluide), échelle macroscopique.
On définit la particule de fluide comme un système
mésoscopique de masse constante.
Masse volumique. On donne l’ordre de grandeur des masses
volumiques de l’eau et de l’air dans les conditions
usuelles.

Pression. On définit la viscosité via les expressions


Viscosité dynamique. phénoménologiques des forces surfaciques de viscosité
Équivalents volumiques des forces de pression et des dans la situation simplifiée d’un champ de vitesses
forces de viscosité. V=Vx(y)ux ; on en déduit l’expression de la force
volumique de viscosité, dont on admet le caractère
général pour un fluide newtonien en écoulement
incompressible.
On donne l'ordre de grandeur de la viscosité de fluides
courants.
On signale la condition d'adhérence à l'interface fluide-
solide.
Toute modélisation microscopique de la viscosité est
exclue. La deuxième viscosité (de compressibilité) est
hors programme.

1.2. Cinématique des fluides


La cinématique des fluides est considérée exclusivement comme un outil : elle ne peut être l’objet principal
d’un problème écrit ou d’un exercice d’oral. On peut s’appuyer sur la lecture de cartes d’écoulements. La distribution
locale des vitesses dans un milieu continu et la matrice des taux de déformation sont hors-programme : on se limite à
illustrer sur quelques exemples pertinents la signification physique de div(v) et de rot(v).

Programme Commentaires
Description de LAGRANGE, description d’EULER. On mentionne l’intérêt et l’inconvénient de chaque

14
description.
Champ eulérien des vitesses : vitesse de la particule de On distingue vitesse microscopique et vitesse
fluide (vitesse microscopique et vitesse mésoscopique), mésoscopique.
ligne de courant, tube de courant.
Dérivée particulaire d’un champ : terme local ; terme On définit la dérivée particulaire d’une grandeur
convectif ([Link])v. eulérienne comme étant la dérivée totale de cette
grandeur en suivant le mouvement de la particule fluide.
On se limite au champ de masse volumique et au champ
des vitesses.
Densité de courant de masse. On signale que le vocabulaire de l’analyse vectorielle
Débit massique. (circulation, flux ...) est issu de la mécanique des fluides.
Bilans de masse : équations globale et locale de On déduit la condition imposée au champ des vitesses à
conservation de la masse. la limite d’un obstacle imperméable.
On signale l’analogie entre les lois de conservation de la
masse et de la charge électrique dans le cours
l’électromagnétisme.
Il s’agit simplement d’introduire les définitions en
dégageant le contenu physique des notions introduites
Écoulement stationnaire. Un écoulement est stationnaire si tous les champs
Ligne et tube de courant de masse. eulériens sont indépendants du temps.
À partir d’une carte de champ des vitesses en régime
stationnaire, on décrit qualitativement le champ des
accélérations.
Écoulement incompressible et homogène. On définit un écoulement incompressible et homogène
par la propriété d’une masse volumique constante et
Dρ !
uniforme ( = 0 , div(v ) = 0 en tout point). On relie
Dt
cette propriété à la conservation du volume pour un
système fermé.
Débit volumique. On signale la conservation du débit volumique le long
d’un tube de courant indéformable et on définit la notion
de vitesse débitante également appelée vitesse moyenne.
Écoulement irrotationnel. Potentiel des vitesses. Les notions de fonction de courant et de potentiel
complexe des vitesses sont hors-programme.

1.3. Dynamique des fluides


L’expression de l’accélération comme la dérivée particulaire de la vitesse est abordée mais les équations
d’EULER ou de NAVIER-STOKES ne sont pas au programme.

Programme Commentaire
Fluide parfait. Fluide visqueux. L’étude du mouvement de la particule de fluide est
déterminée par application du principe fondamental de la
dynamique.
Nombre de REYNOLDS. On interprète le nombre de REYNOLDS comme le rapport
d’un temps caractéristique de diffusion de quantité de
mouvement sur un temps caractéristique de convection.
On signale que la viscosité est un transport diffusif de
quantité de mouvement.
On évalue le nombre de Reynolds et on l’utilise pour
caractériser le régime d'écoulement.
L’étude est limitée aux écoulements visqueux
incompressibles.
Chute de pression dans une conduite horizontale. Loi de Dans le cas d’un écoulement à bas nombre de
HAGEN-POISEUILLE. REYNOLDS, on établit la loi de HAGEN-POISEUILLE pour
Résistance hydraulique. un écoulement laminaire incompressible homogène se
produisant dans une conduite cylindrique.
On signale que pour un écoulement quelconque, on
utilise des abaques donnant la chute de pression en
fonction du nombre de REYNOLDS.
On illustre l’adimensionnement des équations sur un
Notion de similitude et adimensionnement des équations exemple simple. On indique l’utilité de la similitude pour
15
en mécaniques des fluides. le passage des résultats expérimentaux ou numériques
concernant un prototype vers le système réel
correspondant.
Toute étude générale de la similitude est hors
programme.
Force de traînée d’une sphère solide en mouvement L’approche est purement descriptive. On s’intéresse à
rectiligne uniforme dans un fluide. Loi de STOKES. l’écoulement engendré par le mouvement rectiligne et
uniforme d’une sphère.
Coefficient de traînée Cx ; graphe de Cx en fonction du En exploitant d’une part les graphes expérimentaux
donnant la traînée en fonction du nombre de REYNOLDS
nombre de REYNOLDS.
et d’autre part des cartes de lignes de champ, des photos
ou des films de cet écoulement, on fait apparaître les
modèles limites de l’écoulement laminaire et de
l’écoulement turbulent, ainsi que les expressions
correspondantes de la traînée.
On associe une gamme de nombre de REYNOLDS à un
modèle de traînée linéaire ou un modèle quadratique.
Les écoulements turbulents en tant que tels ne sont pas
Notion d’écoulement laminaire et d’écoulement turbulent.
au programme.
Notion d’écoulement parfait et de couche limite. Un écoulement parfait est un écoulement où tous les
phénomènes diffusifs, notamment la viscosité, sont
négligeables : les particules de fluide évoluent de
manière adiabatique et réversible.
On introduit qualitativement la notion de couche limite
afin de préciser le domaine de validité du modèle de
l’écoulement parfait.
On reformule la condition à la limite d’un obstacle,
imposée au champ des vitesses.
Forces de traînée et de portance d’une aile d’avion à On donne et on exploite les allures des graphiques de
nombre de REYNOLDS élevé. Cx et Cz , et on les utilise pour préciser l’influence de
l’angle d’incidence sur les forces de traînée et de
portance.

1.4. Bilans dynamiques et thermodynamiques


Cette partie prolonge l’étude des machines thermiques réalisée en première année. Elle a pour objectif
d’effectuer des bilans de grandeurs extensives thermodynamiques et mécaniques. Ces bilans sont illustrés sur des
situations d’intérêt industriel (réacteur, éolienne, turbine, machines thermiques...). On définit également le modèle de
l’écoulement parfait qui permet d’introduire la relation de BERNOULLI. Si un bilan mécanique nécessite un changement
de référentiel, on peut utiliser la loi de composition des vitesses fournie.

Toute formulation générale, notamment le théorème d’EULER et le théorème de REYNOLDS, est hors-
programme.

Programme Commentaires
Système ouvert, système fermé. À partir d’une surface de contrôle ouverte vis-à-vis des
échanges, on se ramène à un système fermé approprié.
Théorèmes de Bernoulli pour les écoulements parfaits La forme généralisée du théorème de BERNOULLI pour
incompressibles et homogènes. les écoulements compressibles est hors-programme.
Applications : effet Venturi, débitmètre, tube de Pitot.

Exemples de bilans de quantité de mouvement, de On effectue un bilan d’énergie sur une installation
moment cinétique, d’énergie cinétique, d’énergie industrielle.
mécanique, d’énergie interne et d’entropie pour un On affirme que la puissance des actions intérieures est
écoulement unidimensionnel en régime permanent. nulle pour un écoulement parfait et incompressible.
Toute formulation générale, notamment le théorème
d’EULER et le théorème de REYNOLDS, est hors-
programme.

2. Électronique
Cette partie a pour objectif, en révisant les savoir et les savoir-faire sur les circuits électroniques acquis en
première année en cours, en expériences de cours et en travaux pratiques, de les reprendre dans l’esprit du traitement du
16
signal et de l’étude des systèmes (stabilité, oscillateur, réalisation de filtres actifs à forte impédance d’entrée pour une
association en cascade). Ces différentes thématiques sont illustrées à l’aide de l’amplificateur linéaire intégré,
(également appelé amplificateur opérationnel) dont l’étude n’est pas une fin en soi mais un outil permettant des
réalisations expérimentales variées.

On complète l’approche analogique des circuits électriques par un chapitre à vocation expérimentale consacré
au traitement numérique des signaux à travers les sujets suivants :

- l’échantillonnage et le repliement de spectre ;


- le filtrage numérique ;
- les conversions analogique/numérique et numérique/analogique.

Enfin, la problématique de la transmission d’un signal temporel codant une information est abordée dans
l’étude et la réalisation d’une modulation, en relation avec la partie du programme consacrée à la propagation des ondes
électromagnétiques.

Tout calcul théorique, notamment de transformée (de FOURIER, de LAPLACE ou autre), est exclu du
programme. Néanmoins, dans le but de faciliter le lien avec le cours de Sciences Industrielles pour l'Ingénieur, la
notation symbolique de la fonction de transfert H ( p) sera utilisée.

Les objectifs généraux de cette partie sont :

- passer d’une représentation temporelle à une représentation fréquentielle et réciproquement ;


- analyser la stabilité d’un système linéaire du premier et du second ordre ;
- étudier des manifestations des non linéarités ;
- effectuer une analyse spectrale de signaux ;
- effectuer quelques opérations de traitement du signal en électronique analogique et numérique.
- illustrer expérimentalement la condition de NYQUIST-SHANNON ;
- expliquer et mettre en œuvre un filtrage numérique.

2.1. Stabilité et réponse d’un système linéaire


On s’intéresse dans cette partie aux propriétés des systèmes linéaires déjà abordés en première année. Les
outils introduits en première année (loi des mailles, loi des nœuds, diviseur de tension) et savoirs et savoir-faire relatifs
au filtrage et à la décomposition harmonique d’un signal périodique sont révisés sans ajout de nouveaux acquis. Dans le
but de faciliter le lien avec le cours de sciences industrielles pour l'ingénieur, la notation symbolique de la fonction de
transfert H(p) est utilisée sans faire référence à la transformée de LAPLACE. L’étude est complétée par une analyse de la
stabilité des systèmes du premier et du second ordre en examinant le régime transitoire associé à l’équation
différentielle.

Programme Commentaires
Réponse d’un système linéaire à un signal sinusoïdal en Un système est linéaire quand il est régi par une équation
régime établi (réponse harmonique). différentielle linéaire.
Fonction de transfert entrée-sortie d'un système linéaire On fait remarquer qu’un signal possède une
continu et invariant. Représentation de BODE. Tracés représentation dans l’espace des temps et une
asymptotiques. représentation dans l’espace des fréquences.
L’utilisation en travaux pratiques de moyens numériques
d’analyse harmonique permettra des comparaisons
immédiates entre fonction de transfert et représentation
spectrale d’une réponse du système.
Stabilité. On étudie la stabilité d’un système d’ordre 1 ou 2 d’après
les signes des coefficients de l’équation différentielle
homogène ou de la fonction de transfert.
Modèle de l'ALI défini par une résistance d’entrée infinie, On montre sur l’exemple de l’amplificateur inverseur, les
une résistance de sortie nulle, une fonction de transfert du conséquences de la bande passante des ALI sur les
premier ordre en régime linéaire, une saturation de la limitations linéaires des fonctions réalisées au moyen de
tension de sortie. Limites du modèle : vitesse limite de ce composant.
balayage, saturation de l’intensité du courant de sortie. La vitesse limite de balayage de l’ALI est évoquée en
travaux pratiques afin d’identifier les distorsions
harmoniques traduisant un comportement non linéaire.
Les limitations associées aux courants de polarisation et
17
la tension de décalage ne sont pas étudiées.
Modèle de l’ALI idéal en régime linéaire et en régime On donne les hypothèses du modèle de l’ALI idéal en
saturé. régime linéaire, en particulier, une résistance d’entrée
infinie, une résistance de sortie nulle, une bande passante
infinie.
Rétroaction Toute étude générale de la rétroaction est hors
programme. On se limite à l’étude de la rétroaction sur
quelques exemple simples (amplificateur inverseur ou
non inverseur, suiveur, intégrateur).
La rétroaction et le bouclage des systèmes linéaires sont
introduits dans le but d’aborder la stabilité.
On souligne en particulier que la présence d’une
rétroaction sur la borne inverseuse de l’ALI est un indice
d’une probable stabilité du régime linéaire d’un montage.
Mise en cascade de montages simples On détermine les impédances d’entrées de quelques
montages simples (amplificateur inverseur ou non
inverseur, suiveur, intégrateur) et on explique l’intérêt de
réaliser des filtres de grande impédance d’entrée et de
faible résistance de sortie pour leur mise en cascade.
Comparateur simple On affirme que l’absence de rétroaction ou la présence
d’une unique rétroaction sur la borne non inverseuse est
un indice d’un probable comportement en saturation
Comparateur à hystérésis On établit le cycle d’un comparateur à hystérésis.
On utilise le phénomène d’hystérésis pour illustrer la
notion de la fonction mémoire.
On affirme que pour un signal d’entrée sinusoïdal, le
caractère non-linéaire engendre la génération
d’harmoniques en sortie.

2.2. Oscillateurs
Cette partie s’intéresse à une étude non exhaustive des oscillateurs en électronique. Les exemples sont choisis à
l’initiative du professeur et les calculs des fonctions de transfert des filtres ne constituent pas un objectif de formation.
En travaux pratiques, on complète l’étude par une analyse spectrale des signaux.

Programme Commentaires
Oscillateur quasi-sinusoïdal réalisé en bouclant un filtre On exprime les conditions théoriques (gain et fréquence)
passe-bande du deuxième ordre avec un amplificateur. d’auto-oscillation sinusoïdale d’un système linéaire
bouclé.
On analyse sur l’équation différentielle l’inégalité que
doit vérifier le gain de l’amplificateur afin d’assurer le
démarrage des oscillations.
On interprète le rôle des non-linéarités dans la
stabilisation de l’amplitude des oscillations.
On définit le taux de distorsion harmonique des signaux.
Oscillateur de relaxation associant un intégrateur et un On décrit les différentes séquences de fonctionnement
comparateur à hystérésis. d'un oscillateur de relaxation, on exprime les conditions
Générateur de signaux non sinusoïdaux. de basculement et on détermine la période d’oscillation.

2.3. Électronique numérique


L’avènement et les performances toujours croissantes des calculateurs électroniques ont conduit à vouloir
manipuler les signaux issus de capteurs, non plus sous forme analogique mais sous une forme dite numérique ou
numérisée, manipulable par ces calculateurs.

Cette partie, à vocation expérimentale, aborde la question du traitement numérique du signal dans le
prolongement du programme de première année. les notion de base sont introduites d’un point de vue expérimental et
constituent une initiation au traitement numérique des signaux à travers les points suivants : l’échantillonnage et le
repliement de spectre, les conversions analogique/numérique et numérique/analogique et le filtrage numérique. Le
phénomène de repliement de spectre est expliqué qualitativement au moyen d’illustrations démonstratives, l’objectif
étant de mettre en place la condition de NYQUIST-SHANNON afin de réaliser convenablement une acquisition numérique
en vue d’une analyse spectrale. Un filtrage numérique, du type passe-bas, est réalisé à l’aide d’un convertisseur
analogique/numérique (CAN) et d’un traitement numérique, un convertisseur numérique/analogique (CNA) restitue
ensuite un signal de sortie analogique.
18
Afin de mettre en évidence d’autres effets associés à l’échantillonnage, on réalise de manière comparative un
filtre analogique passe-bas et un filtre numérique remplissant la même fonction. Ce dernier est réalisé à l’aide d’une
chaîne de traitement : CAN, algorithme numérique, CNA. On étudie expérimentalement l’influence de la fréquence
d’échantillonnage.

Programme Commentaires
Signal analogique et signal numérique. Schéma On explique de façon qualitative les diverses
synoptique de traitement d’un signal analogique. transformations que l’on fait subir à un signal analogique
pour le rendre manipulable par un calculateur :
échantillonnage, quantification et codage.
Échantillonnage On réalise en travaux pratiques, l’échantillonnage d’un
Analyse spectrale numérique : choix des paramètres signal. On commente la structure du spectre du signal
(durée, nombre d'échantillons, fréquence obtenu après échantillonnage et on montre l’influence de
d’échantillonnage) d'une acquisition numérique afin de la fréquence d’échantillonnage.
respecter la condition de NYQUIST-SHANNON. Théorème
de NYQUIST-SHANNON.
Structure du spectre du signal obtenu après On met en évidence le phénomène de repliement de
échantillonnage. Repliement du spectre. spectre provoqué par l’échantillonnage lors de
l’utilisation d’un oscilloscope numérique ou d’une carte
d’acquisition.
Activité numérique : calculer, à l’aide d’un langage de
programmation, la transformée de Fourier discrète
d’un signal numérique.
Filtrage numérique. On présente une étude comparative d’un filtre
analogique passe-bas et d’un filtre numérique
remplissant la même fonction.
On met en œuvre, en travaux pratiques, un convertisseur
analogique/numérique et un traitement numérique afin de
réaliser un filtre passe-bas.
Restitution d’un signal analogique. On explique comment restituer le signal analogique à
l’aide d’un filtre passe-bas. On met en œuvre, en travaux
pratiques, un convertisseur numérique/analogique pour
restituer un signal analogique.
Activité numérique : réaliser, à l’aide d’un langage de
programmation, un filtrage numérique d’un signal issu
d’une acquisition, et mettre en évidence la limitation
introduite par l’échantillonnage.

2.4. Modulation et démodulation d’amplitude


La problématique de la transmission d’un signal temporel codant une information est abordée dans l’étude et la
réalisation d’une modulation, en relation avec la partie du programme consacrée à la propagation des ondes
électromagnétiques et le traitement du signal. Dans un premier temps, on fait une présentation sommaire du multiplieur
analogique puis on aborde l’aspect théorique de la modulation et de la démodulation. Les aspects expérimentaux du
sujet sont traités en travaux pratiques.

Programme Commentaires
Fonction multiplication analogique : schéma et relation de La fonction multiplication analogique concerne un
fonctionnement. multiplieur analogique réalisant la fonction
vs(t) = k.ve1.(t). ve2(t).
Multiplication d’un signal par une constante. On précise les caractéristiques du signal de sortie :
amplitude, fréquence et valeur moyenne.

Multiplication d’un signal sinusoïdal par lui-même. Dans le cas de la multiplication de deux signaux
Multiplication de deux signaux sinusoïdaux différents. sinusoïdaux différents, on distingue les deux cas :
fréquences voisines et fréquences très différentes.
En travaux pratiques, on fait l’analyse spectrale du signal
de sortie et on fait remarquer la non-linéarité du
composant multiplieur.
Transmission d’un signal codant une information variant On définit un signal modulé en amplitude, en fréquence,
dans le temps. Intérêt de la modulation. en phase.
On explique l’intérêt de la modulation dans la
transmission des signaux.
19
On donne des ordres de grandeur des fréquences utilisées
pour les signaux radio AM, FM, la téléphonie mobile.
Modulation d’amplitude à l’aide d’un multiplieur On interprète le signal modulé comme le produit d’une
analogique, taux de modulation. porteuse par une modulante et on décrit le spectre d’un
signal modulé.
Démodulation d’amplitude : On justifie la nécessité d’utiliser une opération non
linéaire.
- Démodulation par détection d’enveloppe. On fait constater l’influence du taux de modulation sur la
démodulation d’amplitude.
- Démodulation synchrone. On explique le principe de la détection synchrone.
On réaliser en travaux pratiques une démodulation
synchrone.

3. Électromagnétisme
L’enseignement de l’électromagnétisme est centré d’une part sur l’étude des phénomènes d’induction
électromagnétique et de leurs applications dont certaines sont développées dans la partie " Conversion de puissance ", et
d’autre part, sur l’étude de la propagation des ondes électromagnétiques (intégrée dans la partie " Physique des ondes ").
Cet enseignement s’appuie sur l’enseignement d’électromagnétisme de PCSI.

En ce qui concerne les forces de LAPLACE, on traite des modèles simples pour lesquels le calcul des forces de
LAPLACE ne requiert aucune technicité et on se limite aux expressions des forces volumiques et linéiques. Le flux coupé
et le théorème de MAXWELL sont hors-programme. Tout calcul de forces de LAPLACE à partir de l’énergie magnétique
est hors-programme.

L’enseignement d’électrostatique et de magnétostatique de la classe PCSI est complété par une approche locale
(équations de MAXWELL et relations de passage). Aucune technicité supplémentaire ne doit être recherchée dans les
calculs de champs électrique ou magnétique dans l’approximation des régimes quasi-stationnaires (ARQS) ou quasi-
permanents ; en particulier le calcul de champs magnétiques créés par une distribution volumique ou surfacique de
courants par la loi de Biot et Savart reste hors-programme.

Les objectifs généraux de cette partie sont :

- maîtriser le concept de champ scalaire et de champ de vecteurs et manipuler les opérateurs vectoriels relatifs
aux champs scalaires et vectoriels ;
- établir le lien entre des lois locales et des propriétés intégrales ;
- évaluer les actions d’un champ magnétique extérieur sur un circuit parcouru par un courant ou par analogie sur
un aimant ;
- analyser qualitativement les systèmes où les phénomènes d’induction sont à prendre en compte ;
- conduire des bilans énergétiques mettant en jeu matière et champ électromagnétique ;
- connaître des applications relevant du domaine de l’industrie ou de la vie courante où les phénomènes
d’induction sont présents et déterminants dans le fonctionnement des dispositifs ;
- mettre en œuvre des expériences illustrant la manifestation des phénomènes d’induction.

3.1. Transport de charge


L’étude du transport de charge repose essentiellement sur la notion de bilan de charge électrique, ce qui conduit à
la loi locale de conservation charge. Dans le cas d’un milieu conducteur, l’étude s’appuie sur un modèle microscopique.
Pour sensibiliser les élèves à l'aspect complexe de la matière, l’enseignant est invité à conduire une critique du modèle
historique de DRUDE en comparant le libre parcours moyen d’un électron libre avec la distance interatomique du réseau.
La conductivité électrique est réutilisée lors de l'étude des ondes électromagnétiques dans les conducteurs (effet de peau
et réflexion sur un métal).

Programme Commentaire
Densité volumique de charge électrique ρ, vecteur densité On décrit les différents types de porteurs de charge et on
volumique de courant électrique j. fait la distinction entre charges mobiles et charges fixes.
On part d’une description microscopique faisant
intervenir les porteurs de charges pour aboutir aux
grandeurs mésoscopiques ρ et j.
Intensité du courant électrique. On précise que l'intensité du courant électrique est le flux
du vecteur densité volumique de courant électrique à
travers une surface orientée.
Bilan de charge électrique. Équation locale de la On établit, en coordonnées cartésiennes, l’équation
20
conservation de la charge électrique. locale traduisant la conservation de la charge
électrique. On énonce l’équation locale et on en
interpréte chacun des termes.
Ligne de courant et tube de courant. On relie le caractère conservatif du vecteur densité
Caractère conservatif du vecteur densité volumique de volumique de courant électrique en régime stationnaire à
courant électrique en régime stationnaire. la loi des nœuds en électrocinétique dans le cadre de
l’ARQS.
Loi d’OHM locale. On donne la relation entre le vecteur densité volumique
de courant et le champ électrique dans un conducteur
ohmique.
On donne des ordres de grandeur de la conductivité
électrique.
Modèle de DRUDE. On établit une expression de la conductivité électrique,
en régime stationnaire, dans le cadre d’un modèle
microscopique.
Résistance d'un conducteur cylindrique. On établit l’expression de la résistance d'un conducteur
cylindrique en supposant qu’il est parcouru
uniformément par un courant parallèle à son axe.

3.2. Condensateur
L'étude du condensateur dans la géométrie plane permet d'introduire l'expression de l'énergie volumique du
champ électrique. La généralité de cette expression est admise. Aucune notion sur les conducteurs en équilibre
électrostatique n’est exigible. La modification de la permittivité introduite par la présence d’un isolant est affirmée sans
relation avec une description microscopique de la polarisation.

Programme Commentaires
Approche expérimentale de l’influence électrostatique. On décrit qualitativement le phénomène d'influence
électrostatique.
Condensateur plan. Capacité d'un condensateur plan idéal. On établit l’expression du champ d’un condensateur plan
en négligeant les effets de bord et on déduit l'expression
Rôle des isolants. de la capacité.
On affirme la modification de la permittivité par la
présence d’un isolant sans relation avec une description
microscopique de la polarisation.
Énergie d’un condensateur. Densité volumique d'énergie On établit l’expression de la densité volumique d’énergie
électrique. électrique dans le cas du condensateur plan à partir de
1
celle de l’énergie du condensateur E = CU 2 .
2

3.3. Équations de MAXWELL


Les équations de MAXWELL sont introduites comme des postulats de l'électromagnétisme. Elles permettent une
première approche quantitative du phénomène de propagation et, également, d’évoquer le lien avec l’induction
électromagnétique étudiée dans la suite.

Programme Commentaires
Équations de MAXWELL dans le vide. On se limite au cas où le référentiel est considéré
galiléen et on insiste sur le contenu physique de ces
équations.
Relations entre les composantes du champ On souligne que les relations de passage se substituent
électromagnétique de part et d’autre d’une interface. aux équations de MAXWELL dans le cas d’une
modélisation surfacique ; on fait le lien avec les
discontinuités rencontrées sur des exemples vus en PCSI.
Puissance volumique cédée par le champ L’expression de la densité d’énergie électromagnétique
électromagnétique à la matière. peut être affirmée sur les exemples du condensateur plan
Expression de la densité volumique d’énergie et d’un solénoïde infini.
électromagnétique. On affirme la signification physique du vecteur de
Vecteur de POYNTING. Équation locale de conservation de POYNTING.
l’énergie électromagnétique (identité de POYNTING). On interprète l’équation locale de POYNTING comme un
Forme intégrale de la conservation de l’énergie bilan d’énergie électromagnétique.
électromagnétique. Sur l’exemple d’un conducteur cylindrique parcouru

21
uniformément par un courant parallèle à son axe, on
montre que la puissance fournie par le champ
électromagnétique à un conducteur ohmique, est
intégralement dissipée par effet JOULE.
Cas de l’approximation des régimes quasi-permanents On exploite le caractère conservatif du flux du vecteur
(ARQP) ou quasi-stationnaires (ARQS). Limite de densité volumique de courant électrique dans l’ARQS,
validité. Équations de MAXWELL dans le cadre de pour interpréter la loi des nœuds et l’uniformité de
l’ARQP. l’intensité du courant électrique dans une branche d’un
circuit.
Cas du régime stationnaire. On se limite à écrire les équations de MAXWELL en
Équation de POISSON pour le potentiel électrostatique. régime stationnaire et à en déduire les résultats établis en
première année.
On établit l’équation de POISSON reliant le potentiel
électrostatique à la densité volumique de charge
électrique.
Propriétés topographiques On complète les propriétés topographiques vues en
première année en associant l’évasement des tubes de
champ à l’évolution de la norme du champ électrique en
dehors des sources.
On représente les lignes de champ connaissant les
surfaces équipotentielles et inversement.
On évalue la valeur d’un champ électrique à partir d’un
réseau de surfaces équipotentielles.
Application à l’étude de l’effet de peau dans un On définit le modèle limite du conducteur parfait et on
conducteur ohmique ; puissance volumique cédée par le dégage un critère de validité de ce modèle mettant en jeu
champ. Modèle limite du conducteur parfait. l’épaisseur de peau.

3.4. Forces de LAPLACE


Les forces de LAPLACE dans un circuit mobile sont introduites dans le cas d’un champ uniforme et stationnaire,
soit dans le modèle des rails de LAPLACE, soit dans celui d’un cadre rectangulaire en rotation. L'objectif de cette partie
est d'évaluer les actions d’un champ magnétique extérieur sur un circuit parcouru par un courant ou par analogie sur un
aimant représenté par un moment magnétique.

Programme Commentaires
Action d’un champ magnétique extérieur sur une On différencie le champ magnétique extérieur subi du
distribution volumique de courant : résultante et moment champ magnétique propre créé par le courant filiforme.
résultant des forces de LAPLACE. Cas d’un circuit
filiforme fermé. La notion de flux coupé ainsi que le théorème de
Puissance des forces de LAPLACE. MAXWELL ne sont pas au programme.
Résultante et puissance des forces de LAPLACE s’exerçant On établit l'expression de la résultante et on évalue la
sur une barre conductrice en translation rectiligne sur deux puissance des forces de LAPLACE.
rails parallèles (rails de LAPLACE) dans un champ
magnétique extérieur uniforme, stationnaire et orthogonal
aux rails.
Couple et puissance des actions mécaniques de LAPLACE On établit l'expression du couple et on évalue la
dans le cas d’une spire rectangulaire, parcourue par un puissance des forces de LAPLACE.
courant, en rotation autour d’un axe de symétrie de la
spire passant par les deux milieux de côtés opposés et
placée dans un champ magnétique extérieur uniforme et
stationnaire orthogonal à l’axe.
Action d’un champ magnétique extérieur uniforme sur un On associe à un aimant un moment magnétique.
aimant. Positions d’équilibre et stabilité.
Effet moteur d’un champ magnétique tournant. On étudie l’effet d’un champ magnétique tournant sur un
dipôle magnétique permanent.

3.5. Induction électromagnétique


Dans cette partie, on cherche à mettre l’accent sur les applications relevant du domaine de l’industrie ou de la
vie courante où les phénomènes d’induction sont présents et déterminants dans le fonctionnement des dispositifs. Elle
s’appuie sur les nombreuses applications présentes dans notre environnement immédiat : boussole, moteur électrique,
alternateur, transformateur, haut-parleur, plaques à induction, frein électromagnétique, carte RFID (Radio Frequency
IDentification)...

22
Cette partie se prête parfaitement à une introduction expérimentale et constitue un bel exemple d’illustration de
l’histoire des sciences. On évoque, à ce sujet, les différents points de vue possibles sur le même phénomène selon le
référentiel dans lequel on se place. L’étude d’un circuit fixe dans un champ magnétique qui dépend du temps aborde le
phénomène d’auto-induction puis le couplage par mutuelle inductance entre deux circuits fixes. Elle traite du modèle du
transformateur de tensions. L’étude d’un circuit mobile dans un champ magnétique stationnaire est centrée sur la
conversion de puissance. Des situations géométriques simples permettent de dégager les paramètres physiques
pertinents afin de modéliser, par exemple, un dispositif de freinage.

Programme Commentaires
Flux d’un champ magnétique : Flux d’un champ
magnétique à travers une surface s’appuyant sur un
contour (courbe fermée) orienté.
Lois d’induction électromagnétique : On réalise des expériences de cours pour illustrer les lois
Conservation du flux magnétique de l’induction.
Loi de FARADAY
Courant induit par le déplacement relatif d’une boucle On présente les causes de la variation de flux
conductrice par rapport à un aimant ou un circuit magnétique.
inducteur. Sens du courant induit. On précise les conventions d’algébrisation du flux
Force électromotrice induite, loi de FARADAY : magnétique, de la f.é.m. induite et du courant induit.
On évite les situations où la loi de Faraday n’est pas

e=− . applicable.
dt
Loi de modération de LENZ. On réalise des expériences de cours pour illustrer la loi
de LENZ.
On utilise la loi de LENZ pour prédire ou interpréter les
phénomènes physiques observés.
On précise la signification physique du signe (-) dans la
loi de FARADAY.
Auto-induction : flux propre et inductance propre.
Inductance mutuelle entre deux bobines. Le théorème de NEWMANN ( M 12 = M 21 ) est
Circuits électriques à une maille, couplés par le
phénomène de mutuelle induction en régime sinusoïdal simplement affirmé.
forcé. On détermine l'inductance mutuelle entre deux bobines
de même axe de grande longueur en "influence totale".
Bilan énergétique de l’établissement du courant dans un On exprime l’énergie magnétique en fonction des
ensemble de deux circuits filiformes fermés indéformables coefficients d’inductance et des intensités.
et fixes : énergie magnétique. On vérifie sur l’exemple du solénoïde long la cohérence
de cette expression de l’énergie magnétique avec celle
qui a été obtenue à partir des équations de MAXWELL.

Densité volumique d'énergie magnétique. On établit l’expression de la densité volumique d’énergie


magnétique dans le cas d'une bobine dont on néglige les
1 2
effets de bord à partir de la relation E = LI .
2
2
Couplage partiel, couplage parfait. On établit la relation M ≤ L1 L2 dans le cas de deux
bobines couplées et on affirme le résultat pour deux
circuits quelconques en interaction mutuelle.
Applications : On interprète qualitativement les phénomènes observés.
- Rails de LAPLACE dans un champ magnétique On écrit les équations électrique et mécanique en
extérieur uniforme, stationnaire et orthogonal aux précisant les conventions de signe.
rails.
- Spire rectangulaire soumise à un champ magnétique
extérieur uniforme et en rotation uniforme autour d’un
axe fixe orthogonal au champ magnétique.
- Freinage par induction. On explique le principe du freinage par induction et on
en donne des exemples d’utilisation.
- Courants de FOUCAULT. On traite la distribution des courants de FOUCAULT dans
le cas d’un conducteur cylindrique soumis à un champ
magnétique parallèle à son axe, uniforme et oscillant. On
exprime la puissance dissipée par effet JOULE en
négligeant le champ propre et on explique le rôle du
23
feuilletage.
On analyse le fonctionnement du moteur à courant
continu à entrefer plan en s’appuyant sur la configuration
- Moteur à courant continu à entrefer
des rails de LAPLACE. On indique que ce dispositif est
utilisé dans certaines applications telles que les vélos
électriques, les ordinateurs ou pour actionner les pompes
à sang en médecine.

3.6. Milieux ferromagnétiques


L’objectif de cette partie est d’introduire les concepts nécessaires aux cours de la conversion électromagnétique
statique. Elle conduit à une réécriture de l’équation de MAXWELL-AMPÈRE, plus adaptée à
l’étude des milieux magnétiques.
L’électrostatique des milieux diélectriques étant hors programme, aucun calcul des champs B et H n’est demandé.

Programme Commentaire
Aimant permanent, champ magnétique créé dans son On se base sur la formule exprimant le champ d’un
environnement. dipôle magnétique pour décrire le champ créé par un
aimant à grande distance et on représente qualitativement
les lignes de champ magnétique.
Actions subies par un dipôle magnétique dans un On utilise les expressions de l’énergie potentielle, de la
champ magnétique extérieur. résultante et du moment fournies, pour décrire
qualitativement l’évolution d’un dipôle magnétique dans
un champ magnétique extérieur.
Magnéton de BOHR. On établit l’expression du magnéton de Bohr dans le
cadre du modèle de BOHR.
Vecteur aimantation M ; notions élémentaires sur les, On associe à une distribution d’aimantation une densité
courants d’aimantation ; vecteur excitation magnétique H. volumique de courants liés équivalente, l’expression
étant admise.
Équation de MAXWELL-AMPÈRE écrite avec le vecteur On interprète qualitativement que les sources de
excitation magnétique. l’excitation magnétique sont les courants électriques
libres, et que celles de champ magnétique sont les
courants électriques libres et l’aimantation.
Vecteur aimantation dans un milieu LHI.
Expression de la perméabilité magnétique relative d'un
milieu LHI.
Exemples de milieux LHI.
Milieu ferromagnétique. On donne l’allure des cycles d’hystérésis (excitation
Milieu ferromagnétique doux. magnétique, aimantation) et (excitation magnétique,
Perméabilité magnétique relative. champ magnétique) d’un milieu ferromagnétique.
Modélisation d’un milieu doux par une relation On distingue milieu dur et milieu doux.
constitutive linéaire. On cite des exemples de matériaux.
On donne l’ordre de grandeur de la perméabilité
magnétique relative.
Circuit magnétique avec ou sans entrefer. Champ On donne l’allure des lignes de champ dans un circuit
magnétique produit dans l’entrefer d’un électroaimant. magnétique en admettant que les lignes de champ sortent
orthogonalement à l’interface dans un entrefer.
Électroaimant. On exprime le champ magnétique produit dans l’entrefer
d’un électroaimant.
Inductance propre d’une bobine à noyau de fer doux On établit l’expression de l’inductance de la bobine à
modélisé linéairement. noyau et on l’utilise pour vérifier l’expression de
l’énergie magnétique emmagasinée
1
Emagn = ∫∫∫ 2µ µ B2 d τ .
0 r
Pertes d’une bobine réelle à noyau : pertes fer par courants On exprime le lien entre l’aire du cycle d’hystérésis et la
de FOUCAULT et par hystérésis, pertes cuivre. puissance moyenne absorbée.

4. Conversion de puissance
L’enseignement de cette partie fait appel à une approche synthétique de phénomènes d’électromagnétisme et
d’électronique concernant la transmission de puissance. L’objectif est de faire comprendre les concepts physiques mis
en œuvre dans ces phénomènes. Il s’agit donc d’un enseignement général portant sur des connaissances bien délimitées.
24
Toute spécification technique est exclue et strictement hors programme. En particulier les courants triphasés et la notion
de puissance réactive ne sont pas au programme. On souligne le rôle essentiel du fer et de l’aimantation du milieu dans
le calcul des actions. De même, on insiste sur la nécessité d’une forte perméabilité du noyau d’un transformateur pour
expliquer les relations entre les courants ou les tensions mis en jeu.

Les objectifs généraux de cette partie sont :

- réaliser des bilans d’énergie ;


- appliquer l’électromagnétisme à des problématiques industrielles ;
- élaborer des modèles, analyser des limitations et des défauts ;
- associer divers éléments (sources, convertisseurs) afin de concevoir une chaîne énergétique complète.

4.1 Conversion électromagnétique statique

Programme Commentaire
Couplage parfait de deux bobines à l’aide d’un circuit Les pertes et les défauts sont évoqués mais ne sont pas
ferromagnétique torique. Fonctionnement linéaire et sans modélisés. En particulier, l’inductance magnétisante est
fuites. Flux magnétique commun. hors programme.
Application au modèle de transformateur parfait : rapports On établit les lois de transformation des tensions et des
de transformations en tension et en intensité. Transfert courants du transformateur parfait, en respectant
d’impédance. l’algébrisation associée aux bornes homologues.
On explique l’intérêt du transport de l’énergie électrique
à haute tension afin de réduire les pertes en ligne. On
signale l’avantage d’un facteur de puissance élevé.
On décrit des solutions permettant de réduire les pertes
fer.
On explique le rôle du transformateur d’isolement.

4.2 Conversion électromécanique

Programme Commentaire
Contacteur électromagnétique en translation :
La notion de coénergie est hors programme.
Énergie et force électromagnétique d’un enroulement ⎛ ∂E ⎞
enlaçant un circuit magnétique présentant un entrefer On admet l’expression F = ⎜ ⎟ de la force
variable. ⎝ ∂x ⎠i
Fonctionnement d’un contacteur électromagnétique. électromagnétique calculée à partir de l’énergie
magnétique.
Pour expliquer son fonctionnement, on assimile le
contacteur électromagnétique à un relai.
Machine synchrone :
Structure d’un moteur synchrone diphasé et bipolaire. On se limite au cas du moteur à pôles lisses et à
excitation séparée.
Champ magnétique dans l’entrefer.
On se place dans le cas d’une machine de perméabilité
infinie à entrefer constant. On explique qualitativement
que, dans l’entrefer, on peut obtenir un champ
magnétique à dépendance angulaire sinusoïdale par
Champ glissant statorique. Champ glissant rotorique. association de plusieurs spires décalées.
On justifie l’existence d’un champ glissant statorique par
le fait que les deux phases sont alimentées en quadrature,
puis on montre que le champ glissant rotorique est lié à
Énergie et couple. la rotation de l’inducteur.
On exprime l’énergie magnétique emmagasinée en
fonction de la position angulaire du rotor.
⎛ ∂E ⎞
L’expression Γ =⎜ ⎟ du moment
⎝ ∂θ ⎠i
Condition de synchronisme. Stabilité du système. Principe électromagnétique est admise.
de l’autopilotage. On signale la particularité du démarrage et du contrôle
de la vitesse d’un moteur synchrone.
25
On décrit qualitativement le principe de l’autopilotage.
Modèle électrique de l’induit. Bilan énergétique.
Les expressions des coefficients d’inductance sont
admises. En tenant compte uniquement des pertes cuivre,
Réversibilité d’une machine synchrone. on justifie l’égalité entre la puissance électrique absorbée
par les f.c.é.m. et la puissance mécanique fournie. On
donne la représentation de Fresnel associées.

On cite quelques exemples d’application des machines


synchrones.
Machine à courant continu :
Structure d’un moteur à courant continu bipolaire à On se limite à moteur à courant continu à pôles
excitation séparée Lisses.
Collecteur. On fait l’analogie avec le moteur synchrone pour
expliquer que le collecteur assure le synchronisme entre
le champ statorique stationnaire et le champ rotorique
quelle que soit la position angulaire du rotor.
L’expression du couple Γ = Φi est admise.
Couple Γ = Φi et f.c.é.m. e = ΦΩ . On analyse le démarrage d’un moteur entraînant une
Équations électrique et mécanique. Caractéristique charge mécanique exerçant un moment de la forme
(Ω,Γ) . Γr = − f Ω .
Réversibilité d’une machine à courant continu. On donne quelques exemples d’application de machines
à courant continu.

4.3 Conversion électronique

Programme Commentaire
Formes continue et alternative de la puissance électrique. On cite des exemples illustrant la nécessité d’une
Transfert de puissance entre une source et une charge : conversion de puissance électrique.
rendement.
Ordre de grandeur des puissances mises en jeu. Nécessité On rappelle la continuité de l’énergie et ses
de la commutation et d’éléments de réserve d’énergie : conséquences sur la continuité du flux magnétique et de
interrupteurs, inductances et capacités. la charge électrique.
Interrupteurs idéaux. Fonctions de commutation : fonction On ne considère que des interrupteurs idéaux : courant
diode à commutation spontanée à l’amorçage et au nul dans l’interrupteur bloqué (ouvert), tension nulle aux
blocage, fonction transistor à commutation commandée à bornes de l’interrupteur amorcé (fermé). L’étude des
l’amorçage et au blocage. limites du modèle idéal et des pertes de puissance n’est
pas au programme.
Les diodes et les transistors ne seront considérés que
sous leurs aspects fonctionnels de commutation. Toute
considération technologique est hors programme.
Modélisation des générateurs et récepteurs par des sources La conversion entre sources non parfaites ainsi que la
de courant ou de tension. Sources parfaites, puissance décomposition de Fourier de la puissance sont exclues du
échangée. programme. On signale l’intérêt de condensateurs ou de
bobines pour parfaire une source.
On caractérise les sources par leur réversibilité en
tension, en intensité, en puissance et on cite des
exemples.
Transfert de puissance entre un générateur et un On explique le fonctionnement d’une cellule élémentaire
récepteur : règle d’association. à deux interrupteurs assurant le transfert d’énergie entre
Hacheur. une source de tension et une source de courant.
La connaissance des circuits de commande est hors
Application au transfert de puissance entre un générateur programme.
de tension continue et un récepteur de courant continu par On traite l’ondulation en intensité dans l’approximation
une cellule à deux interrupteurs : d’un hachage haute fréquence réalisant une intensité
Chronogrammes. Valeurs moyennes des signaux affine par morceaux.
On illustre l’intérêt de cette conversion pour assurer la
variation de vitesse d’une machine à courant continu.
On décrit les différentes séquences de commutation des
diodes pour un générateur de tension sinusoïdal
alimentant une charge assimilable à une source continue

26
de courant.
Redressement double alternance réalisé avec un pont de On décrit la structure en pont à quatre interrupteurs et les
diodes. séquences de commutation pour une fréquence de
commutation fixe.
Onduleur. On étudie, pour un générateur de tension continue et une
charge (R, L), la réalisation d’une intensité quasi
sinusoïdale par modulation de largeur d’impulsion.

5. Physique des ondes

L’enseignement de cette partie est basé sur une approche synthétique : les concepts sont introduits sur un exemple
et utilisés ensuite dans d’autres cas.

Les objectifs généraux de cette partie sont :

- comprendre le rôle joué par une équation différentielle dans l’étude de l’évolution temporelle d’un système
physique ;
- relier linéarité et superposition ;
- interpréter physiquement et savoir reconnaître la forme analytique d’un signal qui se propage ;
- relier conditions aux limites et quantification, conditions aux limites et décomposition en ondes stationnaires ;
- dégager les similitudes de comportement entre systèmes analogues par une mise en équation pertinente
utilisant variables réduites et paramètres caractéristiques adimensionnés.

5.1. Phénomènes de propagation unidimensionnels non dispersifs

Programme Commentaires
Ondes transversales sur une corde vibrante. Équation On se limite aux petits mouvements d’une corde sans
d’onde. raideur dans un plan fixe.
Solutions de l’équation de D'ALEMBERT sous forme
d’onde plane progressive.
Cas particulier de l’onde plane progressive harmonique : On souligne le caractère idéal du modèle de l’onde plane
déphasage, double périodicité spatiale et temporelle. harmonique et on montre simplement (grâce à l’analyse
Vecteur d’onde. de FOURIER) qu’une telle onde constitue une composante
élémentaire d’un paquet d’ondes.
On fait apparaître le rôle simplificateur de la notation
complexe pour les ondes progressives harmoniques.
Interférences entre deux ondes mécaniques de même On utilise la représentation de FRESNEL pour déterminer
fréquence. l’amplitude de l’onde résultante en un point en fonction
du déphasage.
On exprime les conditions d’interférences constructives
ou destructives et on détermine l’amplitude de l’onde
résultante en un point en fonction du déphasage.
Ondes stationnaires. On introduit la méthode de séparation des variables.
On détermine les positions relatives des ventres et des
nœuds de vibrations.
On montre qu'on peut décomposer une onde stationnaire
en ondes progressives et vice-versa.
Oscillations libres d’une corde fixée à ses extrémités :
modes propres. Oscillations forcées d’une corde fixée à
une extrémité (corde de MELDE) : ondes stationnaires,
résonance.
Ondes de tension et de courant dans un câble coaxial sans On établit les équations de propagation dans le câble
pertes. Impédance caractéristique. coaxial modélisé comme un milieu continu, caractérisé
Réflexion en amplitude sur une impédance terminale. par une inductance linéique et une capacité linéique.
On étudie la réflexion en amplitude de tension pour une
impédance terminale nulle, infinie ou résistive.

5.2. Ondes sonores dans les fluides

Programme Commentaires
Mise en équation des ondes acoustiques dans On s’appuie sur les notions introduites pour les
27
l’approximation acoustique, équation de D'ALEMBERT, phénomènes unidimensionnels, tout en soulignant les
célérité, caractère longitudinal. apports nouveaux liés au caractère tridimensionnel.
Ondes planes progressives. On justifie les hypothèses de l’approximation acoustique
Domaine fréquentiel des ondes sonores. par des ordres de grandeur.
On adopte la description eulérienne en liaison avec le
cours de mécanique des fluides. On suppose
l’écoulement parfait.
On exprime la célérité en fonction de la température pour
un gaz parfait.
On donne les ordres de grandeur de la célérité pour l’air
et pour l’eau.
Structure d’ondes planes progressives harmoniques, On définit l’impédance acoustique comme le rapport de
impédance acoustique. la surpression sur la vitesse. Aucune autre définition de
l’impédance acoustique ne peut être exigée.
Aspects énergétiques : densité volumique d’énergie Les expressions du vecteur densité de courant
sonore, vecteur densité de courant énergétique, bilan énergétique et de la densité volumique d’énergie associés
énergétique de la propagation d’une onde sonore. Intensité à la propagation de l’onde sont admises.
sonore. Niveau sonore. On donne quelques ordres de grandeur de niveaux
Réflexion, transmission d’une onde sonore plane d’intensité sonore.
progressive sur une interface plane, sous incidence
normale. Conditions aux limites.
Coefficients de réflexion et de transmission des vitesses,
des surpressions et des puissances sonores.
Adaptation des impédances. On relie l’adaptation des impédances au transfert
maximum de puissance. On signale l’utilisation des
ondes ultra-sonores pour l’échographie médicale.
Onde sonore sphérique harmonique divergente. On commente l'expression de la surpression
1 r
p(r,t) ∝ cos(ω (t − )) générée par une sphère
r c
pulsante.
Effet DOPPLER pour les ondes sonores. On présente le principe d’une détermination de vitesse
par effet DOPPLER.

5.3. Ondes électromagnétiques dans le vide

Programme Commentaires
Équations de propagation du champ électromagnétique
dans une région sans charges ni courants. Onde plane.
Structure de l’onde plane progressive.
Cas particulier de l’onde monochromatique (harmonique
ou sinusoïdale).
Domaines spectraux et applications des ondes
électromagnétiques. On associe à chaque domaine du spectre des ondes
Relation entre le flux du vecteur de POYNTING et le flux de électromagnétiques des applications.
photons. On fournit la relation d’EINSTEIN-PLANCK et on l’utilise
pour établir la correspondance entre le flux de photons et
le flux du vecteur de POYNTING.
On donne quelques ordres de grandeur de flux
énergétiques surfaciques moyens (laser hélium-néon,
flux solaire).
États de polarisation d’une onde plane progressive Les polariseurs et les lames à retard sont introduits de
monochromatique. façon simple en TP.
Polarisation rectiligne d’une onde plane progressive
monochromatique. Loi de MALUS.
Réflexion d’une onde électromagnétique polarisée On exploite la continuité de la composante tangentielle
rectilignement sur un conducteur parfait, en incidence du champ électrique pour justifier l’existence d’une onde
normale. réfléchie et calculer celle-ci.
Pression de radiation. On établit l’expression du champ électromagnétique de
l’onde réfléchie et du vecteur densité de courant
surfacique. On calcule le coefficient de réflexion en
puissance.

28
On détermine la pression de radiation à l’aide de
l’expression de la force de LAPLACE.

5.4. Phénomènes linéaires de propagation unidimensionnels dispersifs

Programme Commentaires
Relation de dispersion, vitesse de phase, vitesse de Ces notions sont introduites sur un exemple de
groupe, dispersion, absorption. phénomène unidimensionnel linéaire.
Paquet d’ondes ; vitesse de groupe. Domaine spectral d’un On insiste sur l’intérêt de la décomposition en ondes
paquet d’onde de durée finie. planes proportionnelles à exp(i(ω t − kx)) avec ω
réel et k a priori complexe pour le traitement des
phénomènes de propagation linéaires.
Propagation d’une onde plane transverse progressive On considère un plasma comme un milieu dilué
harmonique dans un plasma. localement neutre, dont les charges sont sans interaction
Fréquence de coupure. Dispersion, vitesse de phase et entre elles et où les ions sont immobiles.
vitesse de groupe. Conductivité imaginaire pure. On décrit le modèle de la conduction électrique dans un
Interprétation énergétique. plasma et on construit une conductivité complexe en
Équation de propagation dans le plasma. Onde plane justifiant les approximations.
progressive harmonique dans le plasma. On associe le caractère imaginaire pur de la conductivité
Onde évanescente dans le domaine réactif ; absence de complexe à l’absence de puissance échangée entre le
propagation de l’énergie. champ et les porteurs.
On relie la fréquence de coupure aux caractéristiques du
plasma et on cite son ordre de grandeur dans le cas de
l’ionosphère.

6. Optique
On se restreint au domaine d’approximation où une description par des ondes scalaires est suffisante. Le
théorème de MALUS-DUPIN, outil nécessaire à l’étude de l’optique ondulatoire, est admis.

On signale le caractère très général des phénomènes d’interférences et de diffraction étudiés en optique en
insistant notamment sur le rôle des ordres de grandeur des longueurs d’onde rencontrées dans les différents domaines de
la physique ondulatoire. On évite les démonstrations mathématiques compliquées.

Toute étude générale de la cohérence est exclue.

Les objectifs généraux de cette partie sont :


- maîtriser la notion de phase d'une vibration harmonique et de sa variation au cours d'une propagation ;
- associer les caractéristiques géométriques d'un phénomène d'interférences (position et forme des franges,
interfrange) à celles du dispositif interférentiel et du milieu de propagation ;
- connaître certains ordres de grandeur propres aux phénomènes lumineux dans le domaine du visible (longueur
d'onde, temps de cohérence, temps de réponse d'un récepteur) ; faire le lien avec les problèmes de cohérence ;
- maîtriser les outils de l'optique géométrique (rayon lumineux, loi du retour inverse, relations de conjugaison) et
de l'optique ondulatoire (chemin optique, surface d'onde, théorème de MALUS-DUPIN) afin de conduire un
calcul de différence de marche entre deux rayons lumineux dans des situations simples.

6.1. Interférences de deux ondes cohérentes

Programme Commentaires
Modèle scalaire des ondes lumineuses. On admet qu’une onde lumineuse monochromatique peut
Chemin optique le long d’un rayon lumineux et retard de être décrite par une onde scalaire progressive,
phase associé. composante du champ électrique, qui se propage le long
Surfaces d’onde (ou équiphases). Onde plane, onde du rayon lumineux.
sphérique ; effet d’une lentille mince dans l’approximation On définit les surfaces d’ondes relatives à une source
de GAUSS. Théorème de MALUS-DUPIN. Récepteurs. ponctuelle S par l’ensemble des points M tels que (SM)
Éclairement ou intensité lumineuse. Densité spectrale. = constante. Le théorème de MALUS-DUPIN est admis.
On donne l’ordre de grandeur du temps de réponse de
quelques récepteurs de lumière et on évoque leurs
conséquences sur la détection des signaux lumineux.
Superposition de deux ondes lumineuses. Cohérence On compare les prévisions théoriques et les réalités
mutuelle. expérimentales et on affirme les conditions
29
Formule de FRESNEL : I = I 1 + I 2 + 2 I 1I 2 cos(j ) . d’interférence. La notion de train d’onde est hors
programme.
Conditions d'interférences.
Diviseurs d’ondes. Champ d’interférence, surfaces d’égale
intensité, frange d’interférence, différence de marche,
ordre d’interférence, facteur de contraste (ou visibilité).
Application : trous d’YOUNG ponctuels dans un milieu On justifie que les franges ne sont pas localisées.
non dispersif : source à distance finie et observation à
grande distance finie et à l'infinie.
Perte de contraste par élargissement angulaire de la On affirme et on utilise le critère semi-quantitatif de
source. 1
brouillage des franges Dp ³ (où Dp est évalué sur
2
la moitié de l’étendue spatiale de la source) pour
interpréter des observations expérimentales.
L’étude de tout dispositif interférentiel autre que les
trous d’YOUNG n’est pas exigible.

6.2. Étude du réseau plan


L’étude de la superposition de N ondes cohérentes ne doit pas donner lieu à des développements calculatoires. On
présente expérimentalement le phénomène de diffraction et on montre son influence sur le pouvoir de résolution.

Superposition de N ondes quasi-monochromatiques On établit l'expression de la différence de marche entre


cohérentes entre elles, de même amplitude et dont les deux motifs consécutifs.
phases sont en progression arithmétique.
Relation fondamentale des réseaux. On établit la relation fondamentale des réseaux liant la
condition d'interférences constructives à la valeur de la
différence de marche entre deux motifs consécutifs.
On établit, à l’aide du diagramme de FRESNEL, la demi-
largeur 2π/N des pics principaux de la courbe d’intensité
en fonction du déphasage.
Le calcul de l’intensité lumineuse est hors programme.
Diffraction à l’infini On décrit qualitativement l'influence de la diffraction
(On utilise la relation θ ≈ λ/d entre l’échelle angulaire
du phénomène de diffraction et la taille
caractéristique de l’ouverture).
Minimum de déviation dans un ordre donné. On souligne qualitativement l’intérêt expérimental du
minimum de déviation.
Dispersion par le réseau dans un ordre donné : spectre On interprète les positions des raies observées comme
d’ordre p. résultant d’une condition d’interférences constructives.
On définit le pouvoir dispersif d’un réseau en comparant
Pouvoir dispersif d’un réseau. différent réseaux.
Pouvoir de résolution. Critère de RAYLEIGH. On définit le pouvoir de résolution et on indique les
facteurs qui le limitent :
- pouvoir séparateur du détecteur ;
- influence de la diffraction.

7. Thermodynamique
Le cours de thermodynamique en deuxième année PSI est consacré à la conduction (ou diffusion) thermique et
à la diffusion de particules en relation avec le cours de thermodynamique de première année. Il est souhaitable, à
l’occasion d’exercices ou de problèmes, de reprendre certains acquis de thermodynamique (en particulier les premier et
second principes) enseignés en première année.

On souligne les analogies et les différences entre les différents phénomènes de transport abordés : diffusion
thermique, diffusion de particules et conduction électrique.

L'étude de la conduction thermique contribue aussi à consolider la maîtrise d’outils mathématiques puissants
(divergence, laplacien) dans un contexte concret.

Les objectifs généraux de cette partie sont :

30
- identifier la nature des transferts thermiques ;
- effectuer un bilan local et global d’énergie interne pour un solide dans le cas d’une situation à une variable
d’espace en géométrie cartésienne, cylindrique ou sphérique ;
- analyser et résoudre des équations aux dérivées partielles (analyse en ordre de grandeur, conditions initiales,
conditions aux limites).

7.1. Diffusion thermique


Le cours de conduction thermique permet un réinvestissement du cours de thermodynamique de PCSI et
contribue à asseoir les savoirs et les savoir-faire correspondants.

L’établissement de l’équation de la diffusion thermique est limité au cas des solides ; il est possible d’utiliser
les résultats établis dans d’autres situations, notamment dans le cas de l’étude des fluides, en affirmant la généralisation
des équations obtenues dans le cas des solides. Les mises en équations locales sont faites exclusivement sur des
géométries où une seule variable d’espace intervient. On admet ensuite les formes générales des équations en utilisant
les opérateurs d’analyse vectorielle. Enfin, aucune connaissance spécifique sur les solutions d’une équation de diffusion
ne figure au programme.

La loi de NEWTON à l’interface entre un solide et un fluide est introduite.

Programme Commentaires
Les modes de transfert thermique d’énergie : conduction,
convection et rayonnement.
Flux thermique.
Vecteur densité de flux thermique JQ.
Équilibre thermodynamique local. On énonce l’hypothèse de l’équilibre thermodynamique
local et on utilise les champs scalaires intensifs
(volumiques ou massiques) associés à des grandeurs
extensives de la thermodynamique.
Loi phénoménologique de FOURIER relative à la On souligne l’analogie entre les lois phénoménologiques
conduction thermique, conductivité thermique. d’OHM et de FOURIER. Toute modélisation
microscopique de la loi de FOURIER est hors programme.
On donne des ordres de grandeur de la conductivité
thermique dans les conditions usuelles : air, eau, verre,
acier…
Bilan d’énergie thermique. On établit, à l’aide du premier principe appliqué à un
Équation de la diffusion thermique. Linéarité de l’équation volume élémentaire l’équation de la diffusion thermique,
de diffusion. Relation de l’équation de diffusion avec avec ou sans terme source. On donne le terme source
l’irréversibilité temporelle du phénomène. local et intégral correspondant à l’effet JOULE.
On se limite à des problèmes unidimensionnels en
géométrie cartésienne, cylindrique ou sphérique.
On admet et on utilise une généralisation en géométrie
quelconque en utilisant les opérateurs divergence et
laplacien et leurs expressions fournies. Aucune méthode
de résolution de cette équation ne peut être supposée
connue.
Analyse dimensionnelle. On analyse l'équation de diffusion en ordre de grandeur
pour relier des échelles caractéristiques spatiale et
temporelle.
Activité numérique : à l’aide d’un langage de
programmation, résoudre l’équation de la diffusion
thermique à une dimension par une méthode des
différences finies dérivée de la méthode d’Euler
explicite de résolution des équations différentielles
ordinaires.
Conditions aux limites : continuité du flux thermique, Les transferts thermiques à l’interface entre un fluide et
continuité de la température pour un contact thermique une paroi solide sont décrits par l’expression
parfait, loi de NEWTON. Coefficient de transfert thermique phénoménologique) ϕ = h (Tparoi − Tfluide ) , appelée loi
de surface h.
de NEWTON.
Conduction thermique en régime stationnaire, On signale les analogies avec le calcul des conductances

31
conductance et résistance thermiques. Associations de électriques et on énonce les conditions d’application de
résistances thermiques en série ou en parallèle. l’analogie. Seule la mémorisation de l’expression de la
résistance thermique d’un barreau cylindrique calorifugé
latéralement est exigible.
ARQS, analogie électrocinétique avec un circuit RC. On met en évidence un temps caractéristique d’évolution
de la température, on justifie l’ARQS et on établit
l’analogie avec un circuit électrique RC.
Ondes thermiques : On fait le lien avec l’étude générale des phénomènes de
Régime sinusoïdal forcé : onde plane de diffusion propagation dispersif.
thermique. Relation de dispersion. Effet de peau On met en évidence le déphasage lié à la propagation et
thermique. on établit une distance caractéristique d’atténuation.

7.2. Diffusion de particules


On traite cette partie par analogie avec le phénomène de transport de charge et de conduction thermique. On
peut également utiliser la loi de FICK pour interpréter les paliers de diffusion en électrochimie.

Programme Commentaires
Les différents modes de transfert de masse : diffusion et
convection.
Vecteur densité de courant de particules JN.
Bilan de particules. Loi phénoménologique de FICK. On précisera que la diffusion particulaire traduit une
Équation de diffusion. situation d’un système hors-équilibre.
Toute modélisation microscopique de la loi de FICK est
hors-programme.
Aucune méthode de résolution de l’équation de la
diffusion ne peut être supposée connue.

Annexes
1. Liste de matériel de physique
Le standard national du matériel des CPGE donne la liste globale et détaillée du matériel nécessaire à la mise
en œuvre du programme de physique et chimie en ces classes.

Le tableau ci-dessous donne le matériel nécessaire à la mise en œuvre des programmes et que les élèves
doivent savoir utiliser lors d’une évaluation pratique avec l’aide d’une notice simplifiée. Une utilisation de matériel hors
de cette liste lors d’épreuves d’évaluation n’est pas exclue, mais elle doit obligatoirement s’accompagner d'instructions
appropriées et d’une introduction guidée suffisamment détaillée.

Domaine Matériel
• Goniomètre
• Viseur à frontale fixe
• Lunette auto-collimatrice
1 Optique • Spectromètre à fibre optique
• Laser à gaz et diode laser
• Sources de lumière spectrales
• Source de lumière blanche à condenseur
• Oscilloscope numérique
• Carte d’acquisition et logiciel dédié
• Générateur de signaux électrique Basse Fréquence avec modulation interne en
fréquence et sortie d'une tension image de la fréquence
2 Électronique
• Alimentation stabilisée en tension
• Multimètre numérique
• Multiplieur analogique
• Microcontrôleur
• Émetteur et récepteur d’ondes électromagnétiques
Ondes • Câble coaxial
• Émetteur et récepteur acoustique (domaine audible et domaine ultrasonore)

32
• Stroboscope
• Appareil photo numérique
3 Mécanique
• Pendule simple et pendule pesant
• Chute libre
• Capteur de pression
• Webcam avec logiciel dédié
• Caméra thermique
4 Thermodynamique • Thermomètre
• Thermocouple
• Thermistance
• Capteur infra-rouge
• Teslamètre
5 Électromagnétisme
• Balance de Coton

2. Outils mathématiques pour la physique


L’utilisation d’outils mathématiques est indispensable en sciences physiques. La capacité à mettre en œuvre de
manière autonome certains de ces outils mathématiques dans le cadre des activités relevant de la physique fait partie des
compétences exigibles à la fin de la première année. Le tableau ci-dessous explicite ces outils ainsi que le niveau de
maîtrise attendu en fin de première année. Il est complété dans le programme de seconde année. Cependant les
situations dont la gestion manuelle ne relèverait que de la technicité sont traitées à l’aide d’outils numériques
(calculatrices, logiciels de calcul numérique).

Programme Savoir-faire mathématiques exigibles


Équations algébriques :
Systèmes linéaires de n équations à p inconnues. Identifier les variables (inconnues) nécessaires à la
modélisation du problème sous forme d’un système
d’équations linéaires. On donne l’expression formelle des
solutions dans le seul cas n = p = 2 .

Équations non linéaires. Représenter graphiquement une équation de la forme


f (x) = g(x) et on interprète graphiquement la ou les
solutions.
Équations différentielles linéaires et non linéaires :
Identifier l’ordre d’une équation différentielle.
Équations différentielles linéaires à coefficients constants.
Mettre l’équation sous forme canonique.
Forme canonique.
Trouver la solution générale de l’équation sans second
Équations différentielles linéaires du premier ordre à
membre (équation homogène).
coefficients constants : y'+ ay = f (x) . Trouver l’expression des solutions lorsque f (x) est

Équations différentielles linéaires du deuxième ordre à constante ou de la forme Acos(ω x + ϕ ) (en utilisant la
coefficients constants : y"+ ay'+ by = f (x) . notation complexe).
Utiliser l’équation caractéristique pour trouver la solution
générale de l’équation sans second membre.
Autres équations différentielles d’ordre 1 ou 2.
Prévoir le caractère borné ou non de ses solutions (critère
de stabilité).
Exemples d’équations différentielles non linéaires.
Trouver l’expression des solutions lorsque f (x) est
constante ou de la forme Aexp(λ x) avec λ complexe.
Trouver la solution de l’équation complète correspondant
à des conditions initiales données.
Représenter graphiquement cette solution.
Obtenir une intégrale première d’une équation de
NEWTON x" = f (x) et l’exploiter graphiquement.
Séparer les variables d’une équation du premier ordre à
variables séparables.
Faire le lien entre les conditions initiales et le graphe de la
solution correspondante.
33
Fonctions :
Exponentielle, logarithme népérien et décimal, cosinus,
Fonctions usuelles.
a
Dérivée. Dérivée d’une fonction composée. Dérivée sinus, tangente, puissance réelle ( x → x ).
dx Utiliser la formule de TAYLOR à l’ordre un ou deux ;
temporelle d’une fonction, notation . interpréter graphiquement.
dt Connaître et utiliser les développements limités à l’ordre 1
Développement limité d’une fonction d’une variable au α
voisinage d’une valeur de la variable. Formule de TAYLOR des fonctions (1+ x ) et ln (1+ x ) , exp(x) et à l’ordre 2
à l’ordre un ou deux ; interprétation graphiquement.
Primitive et intégrale. des fonctions cos(x) et sin(x) .
Valeur moyenne. Interpréter l’intégrale comme une somme de contributions
Représentation graphique d’une fonction. infinitésimales, en lien avec la méthode des rectangles en
mathématiques.
Exprimer la valeur moyenne sous forme d’une intégrale.
Connaître la valeur moyenne sur une période des fonctions
2 2
cos , sin , cos et sin .
Déterminer un comportement asymptotique ; rechercher
un extremum local.
Utiliser des échelles logarithmiques ; identifier une loi de
puissance à une droite en échelle log-log.
Géométrie dans R2 et dans R3 : Exprimer les coordonnées d’un vecteur dans une base
orthonormée. Utiliser les systèmes de coordonnées
Vecteurs et système de coordonnées.
cartésiennes, cylindriques et sphériques.
Projection d'un vecteur et produit scalaire, interprétation
Interpréter géométriquement le produit scalaire et
géométrique.
connaître son expression en fonction des coordonnées
Produit vectoriel, interprétation géométrique.
dans une base orthonormée.
Produit mixte.
Utiliser la bilinéarité et le caractère symétrique du produit
Notions de dérivée temporelle d’un vecteur dans un
scalaire.
référentiel donné.
Interpréter géométriquement le produit vectoriel et
Transformations géométriques, symétries par rapport à un
connaître son expression en fonction des coordonnées
plan, translations et rotations de l’espace.
dans une base orthonormée directe.
Courbes planes.
Utiliser la bilinéarité et le caractère antisymétrique du
Courbes planes paramétrées.
produit vectoriel.
Longueurs, aires et volumes classiques.
Faire le lien avec l’orientation des trièdres.
Barycentre d'un système de points.
Utiliser les symétries par rapport à un plan, les translations
et les rotations de l’espace.
Utiliser leur effet sur l’orientation de l’espace.
Reconnaître l’équation cartésienne d’une droite, d’un
cercle.
Utiliser la représentation polaire d’une courbe plane ;
utiliser un grapheur pour obtenir son tracé.
Identifier une ellipse à l’aide de sa représentation
paramétrique ( x = acos(ω t) , y = acos(ω t − ϕ ) et la
π
tracer dans les cas particuliers ϕ =0, ϕ = et
2
ϕ =π .
Citer les expressions du périmètre d’un cercle, de l’aire
d’un disque, de l’aire d’une sphère, du volume d’une
boule, du volume d’un cylindre.
Énoncer la définition du barycentre.
Utiliser son associativité.
Exploiter les symétries pour prévoir la position du
barycentre d’un système homogène.
Trigonométrie : Définir une convention d’orientation des angles d’un plan
(euclidien) et lire des angles orientés.
Angle orienté, convention d’orientation des angles d’un
Relier l'orientation d'un axe de rotation à l'orientation
plan (euclidien). Lecture des lignes trigonométriques dans
positive des angles d’un plan perpendiculaire à cet axe.
un triangle rectangle, cas des petits angles.
Utiliser le cercle trigonométrique et l’interprétation
Fonctions cosinus, sinus et tangente.
géométrique des fonctions cosinus, sinus et tangente
Nombres complexes et représentation dans le plan, partie
comme aide-mémoire : relation
34
réelle, la partie imaginaire, le module et l’argument d’un
nombre complexe. Somme et produit de nombres
cos2 x + sin 2 x =1 , relations entre fonctions
complexes. trigonométriques et toutes relations du type cos(π ± x)
Notation complexe, utilisée pour la résolution de π
l’équation différentielle linéaire du second ordre à et cos( ± x) , parités, périodicité, valeurs des fonctions
coefficients constants dont le second membre est une 2
fonction sinusoïdale du temps. pour les angles usuels.
Citer les formules d’addition et de duplication des cosinus
et sinus ; utiliser un formulaire dans les autres cas.
Calculer et interpréter géométriquement la partie réelle, la
partie imaginaire, le module et l’argument d’un nombre
complexe.
Analyse vectorielle : On fait le lien entre le gradient et la différentielle.
Citer l’expression de la différentielle en fonction des
Gradient d’un champ scalaire, lien entre le gradient et la
dérivées partielles.
différentielle.
Citer l’expression du gradient en coordonnées cartésiennes
; utiliser un formulaire fourni en coordonnées cylindriques
ou sphériques.
Utiliser le fait que le gradient d’une fonction f est
perpendiculaire aux surfaces iso-f et orienté dans le sens
des valeurs de f croissantes.

3. Outils numériques pour la physique


La prise en compte de l’enseignement de l’informatique en sciences physiques est un défi important pour notre
système éducatif. L’introduction d’activités numériques dans le programme des classes préparatoires prend en compte
l’importance des sciences numériques dans la formation des scientifiques notamment dans le domaine de la simulation
et de la modélisation.

En sciences physiques, l’utilisation des outils numériques de codage en langage Python est centrée sur la
découverte de cet outil de programmation et l’exploitation de fonctions extraites de ses diverses bibliothèques. Python -
muni de ses nombreuses bibliothèques - est devenu le langage de référence dans les classes préparatoires scientifiques.
Il peut être utilisé comme : simple calculatrice, outil de résolution, visualisation graphique (avec Matplotlib), simulation
numérique (NumPy/SciPy), calcul formel (SymPy), réalisation d'interface graphique (TKinter, PyQt …), production de
sites, ....

Les activités numériques de codage fixées dans ce programme permettent aux élèves de développer des
connaissances et des savoir-faire utiles à la physique comme le raisonnement, la logique ou la décomposition d’un
problème complexe en étapes plus simples.

Le tableau ci-dessous explicite les outils relatifs aux activités numériques ainsi que les savoir-faire exigibles en
fin de première année. Il sera complété dans le programme de physique de seconde année.

Programme Savoir-faire exigibles


1. Outils numériques
Représentation graphique d’un nuage de points. Utiliser les fonctions de base de la bibliothèque
matplotlib pour représenter un nuage de points.
Représentation graphique d’une fonction. Utiliser les fonctions de base de la bibliothèque
matplotlib pour tracer la courbe représentative d’une
Courbes planes paramétrées. fonction.
Utiliser les fonctions de base de la bibliothèque
matplotlib pour tracer une courbe plane paramétrée.
2. Équations algébriques
Résolution d’une équation algébrique ou d’une équation Déterminer, en s’appuyant sur une représentation
transcendante : méthode dichotomique. graphique, un intervalle adapté à la recherche numérique
d’une racine par une méthode dichotomique.
Mettre en œuvre une méthode dichotomique afin de
résoudre une équation avec une précision donnée.
Utiliser la fonction bisect de la bibliothèque
[Link] (sa spécification étant fournie).
3. Intégration – Dérivation
Calcul approché d’une intégrale sur un segment par la Mettre en œuvre la méthode des rectangles pour calculer

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méthode des rectangles. une valeur approchée d’une intégrale sur un segment.

Calcul approché du nombre dérivé d’une fonction en un Utiliser un schéma numérique pour déterminer une valeur
point. approchée du nombre dérivé d’une fonction en un point.
4. Équations différentielles
Équations différentielles d’ordre 1. Mettre en œuvre la méthode d’EULER explicite afin de
résoudre une équation différentielle d’ordre 1.

Équations différentielles d’ordre supérieur ou égal à 2. Transformer une équation différentielle d’ordre n en un
système différentiel de n équations d’ordre 1.
Utiliser la fonction odeint de la bibliothèque
[Link] (sa spécification étant fournie).
5. Probabilités – statistiques
Variable aléatoire. Utiliser les fonctions de base des bibliothèques random
et/ou numpy (leurs spécifications étant fournies) pour
réaliser des tirages d’une variable aléatoire.
Utiliser la fonction hist de la bibliothèque
[Link] (sa spécification étant fournie) pour
représenter les résultats d’un ensemble de tirages d’une
variable aléatoire.
Déterminer la moyenne et l’écart-type d’un ensemble de
tirages d’une variable aléatoire.
Régression linéaire. Utiliser la fonction polyfit de la bibliothèque numpy (sa
spécification étant fournie) pour exploiter des données.
Utiliser la fonction [Link] de la bibliothèque
numpy (sa spécification étant fournie) pour simuler un
processus aléatoire.

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