République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère d’Enseignement Supérieur et de la Recherche
Scientifique
Université des Sciences et de la Technologie d’Oran Mohamed
Boudiaf
Faculté de Génie Mécanique
Département de Génie Maritime
Polycopié de Travaux
Pratiques
Hydrodynamique Navale
Notions de Base
Destiné aux étudiants de 2 eme Année Licence
Génie Maritime
Mr. GUEN Mohammed
Préface
Le présent document est un support pédagogique a pour but de
permettre aux étudiants de 2eme Année Génie Maritime d’approfondir leurs
connaissances dans le domaine d’hydrodynamique navale et d’acquérir
certaines notions de base pour une application directe sur le bassin d’essai
des carènes.
Le polycopié comporte trois chapitres
Chapitre I Généralités sur la Résistance à l’avancement
Chapitre II Résistance des Vagues
Chapitre III Applications sur le bassin d’essai des carènes
Enfin Je serai reconnaissant à toutes personnes qui peuvent m’aider pour
améliorer le contenu de ce document
Sommaire
Préface
Introduction Générale
Liste des figures
Liste des tableaux
Chapitre I Généralités sur la résistance à l’avancement du Navire
1. Composantes de la résistance à l’avancement
1.1 La résistance visqueuse
1.2 La résistance tourbillonnaire
1.3 La résistance aérodynamique
1.4 La résistance d’embruns
1.5 La résistance de vagues
1.6 Résistance à l’avancement totale du navire
1 .7 Rôle du bulbe d’étrave
1.8 Nombre de Froude
Chapitre II Résistance des Vagues
2.1 Introduction
2.2 Méthode ITTC 1957
2.3 Méthode de Hughes –Prohaska
2.4 Méthode de Froude
Chapitre III Applications sur le bassin d’essai des carènes
3.1 Introduction
3.2 Plan de forme
3.3 Mise à flot de la maquette
3.4 Correction du GM
3.5 Fixation de la maquette au chariot
3.6 Etalonnage du systéme de mesure de la résistance à l’avancement
3.7 Estimation de la résistance à l’avancement
3.8 Visualisation des systèmes des vagues générée par la maquette
Conclusion
Liste des Figures
Chapitre I
Figure 1.1. Résistance à l’avancement du Navire
Figure 1.2. Résistance visqueuse
Figure 1.3. Résistance tourbillonnaire
Figure 1.4. Résistance aérodynamique
Figure 1.5. Résistance d’embruns
Figure.1.6 Systèmes de vagues
Figure.1.7 Système de bulbe
Chapitre III
Figure 3.1 Assemblage des couples pour la finalisation de la maquette
Figure 3.2 Vérification de la stabilité de la maquette
Figure 3.3 Système de fixation de la maquette
Figure 3.4 La positons de la masselotte
Figure. 3.5 Les masses utilisées
Figure 3.7 Montage expérimental
Figure 3.8. Système de mesure des hauteurs de houles
Figure 3.9 Bassin des carènes du département de Génie Maritime
Figure 3.10 Le Générateur de Houle
Figure 3.11 La Plage casseur des vagues
Figure 3.12 Le chariot de remorquage
Figure 3.13 Appareil de comande du chariot
Figure 3.14 La Zone Opérationnel
Figure 3.15 Système de Vague
Figure 3.16 Résistance de vague Vs Nombre de Froude
Figure 3.17 Système de vague à l’étrave et à l’étambot en phase
n=2
Figure 3.18 Système de vague à l’étrave et à l’étambot en phase
n=3
Figure 3.19 Vague de l’étrave
Figure 3.20 Longueur de vague λ
Figure 3.21 Vague d’étambot
Introduction
La résistance à l’avancement est une discipline importante qui traite le
contact du navire avec l’eau. Il s’agit de déterminer la force qui vaincre le
déplacement du navire. Historiquement, c’est l’un des premiers sujets
traitée en hydrodynamique navale depuis XVIII siècle fondée sur les travaux
de recherches de D’Alembert, puis de Reech et de Froude, basée sur le
principe de la similitude adoptée par les expériences sur modèle réduit.
C’est enfin un sujet important pour déterminer les performances du navire
car la résistance à l’avancement est nécessaire pour le dimensionnement et
l’installation de l’appareil propulsif dans la salle des machines. Les études
de l'hydrodynamique navale sont également nécessaire personnel de bord
qui doit pouvoir diriger le navire quels que soient l'état de la mer et les
obstacles rencontrées. La résistance à l’avancement d’un navire est définit
comme l’effort nécessaire qu’il faut exercer sur ce dernier pour son
déplacement avec un mouvement rectiligne uniforme à vitesse constante sur
une mer complètement calme. La connaissance de cette résistance donne
l’idée initiale de la puissance à installer égale au produit de la résistance par
la vitesse d’avance. Il suffit de prendre en considération les phénomènes
secondaires qui conduisent à augmenter la puissance à installer :
- L’appareil propulsif (en général les hélices) qui tend à accélérer
l’écoulement d’eau autour du navire et a pour but d’augmenter la résistance
par le phénomène de succion.
- Les navires se déplacent dans un état de mer houleuse qui donne
naissance à une résistance supplémentaire, la résistance ajoutée sous houle.
Le dimensionnement de l’appareil propulsif doit prendre en considération ces
différents éléments. Notre but majeur est de s’intéresser aux problèmes de
résistance à l’avancement que l’on peut aussi appeler résistance de
remorquage.
Résistance à l’avancement du Navire
On appelle résistance à l’avancement d’un navire, l’effort appliquée sur la
carène lors d’un déplacement rectiligne uniforme à vitesse constante en eau
calme figure 1.1
Rt
Figure 1.1 Résistance à l’avancement du Navire
1. Composantes de la résistance à l’avancement
Différents phénomènes d’origine physique contribuent à la composition de la
résistance à l’avancement tels que
1.1 La résistance visqueuse La résistance visqueuse est définit par le
coefficient de résistance visqueuse lié directement au régime de l’écoulement
et à l’état surfacique de la carène qui entraine une mince couche de fluide
appelée Couche limite. Ce phénomène provoque d’une perte d’énergie qui
l’on résulte une force qui s’oppose du sens du mouvement du navire.
Figure 1.2. Résistance visqueuse
1.2 La résistance tourbillonnaire Elle est liée au naissance des
tourbillons sur les arêtes vives ou les appendices de la carène. Ces
tourbillons sont visqueuses dues au (décollement de couches limites) ou
bien non visqueuse (tourbillons de portance de profils).
Figure 1.3. Résistance tourbillonnaire
1.3 La résistance aérodynamique Elle est définie par l’effet de l’air sur les
superstructures (œuvres mortes). Son influence est presque négligeable
estimée à l’aide de formules empiriques.
Figure 1.4. Résistance aérodynamique
1.4 La résistance d’embruns Elle est définie par la création d’un
déferlement des vagues d’accompagnement qui peuvent apparaitre dans des
types de navires rapide. Comme pour la résistance tourbillonnaire, elle peut
être assez difficile à distinguer quantitativement par rapport aux autres
types de résistance.
Figure 1.5. Résistance d’embruns
1.5 La résistance de vagues Lorsqu’un navire (ou un sous-marin à faible
immersion) se déplace dans une eau calme donne naissance à un champ de
vagues transversale et longitudinale
Figure.1.6 Systèmes de vagues
Pour un mouvement permanent du navire ce champs de vague se
caractérise par
Le champ des vagues est fixe pendant le déplacement du navire
Le champ des vagues est responsable de la naissance de la résistance
à l’avancement
Connu par le nom de la résistance des vagues.
Il s’applique sur une partie de la surface libre proche du navire et sur
son arrière
A l'arrière du navire les vagues sont contenues en formant un demi
angle de 20° si la profondeur d'eau est considérable, on les appelle
vagues d'accompagnement
Dans cette zone on apparaît deux types de vagues, les vagues
transversales et les vagues longitudinales figure. 1.6.
1.6 Résistance à l’avancement totale du navire
La résistance à l'avancement totale d'un navire RT, connu aussi sous le nom
" Résistance de remorquage " est composé de plusieurs paramètres
(Hypothèse de Froude)
RT = RW + RV + RAA
Avec
RAA est la résistance aérodynamique (négligeable).
RV est la résistance visqueuse ", somme de la résistance de frottement
(RF) qui dépend de la surface mouillée ( Sm ) c-a-d de l'état lisse de
cette surface ( le paramètre de rugosité intervient dans le coefficient
de frottement CF ) et de la résistance de remous.
RW est la résistance de vague
On définit aussi la résistance résiduelle Rr la résistance totale
diminuée de la résistance au frottement dont principalement la
résistance de vague.
La résistance de vague se résulte, de la vitesse de propagation ou la vitesse
de célérité de la déformation de la surface libre (houle ) cette déformation est
définit selon la relation :
C=
D’autre part la houle possède une énergie potentielle exprimée par la
formule suivante :
Le navire fourni donc de l'énergie au fluide au repos pour créer des vagues.
Cette énergie donne naissance à la force de traînée dont l'intensité dépend de
l'amplitude des ondes créées
Au niveau de la surface libre, une élévation de la pression se traduit par une
élévation de la hauteur d’eau selon Bernoulli. Les Paquets des fluides
subissent une déformation de telle façon que la pression augmente au
voisinage de l'étrave avec une élévation légère de la vitesse du fluide, près
de l'arrière. Ceci se traduit par la naissance des vagues
1 .7 Rôle du bulbe d’étrave
Figure.1.7 Système de bulbe
Pour diminuer l’effet de la résistance à l’avancement L'ajout d’un bulbe
d’étrave à l’extrémité avant du navire pour diminuer le creux de la vague
d'étrave tout en créant vers l'avant la première crête, Mais cette idée, n'est
donc pas toujours applicable, en particulier aux navires de petites
dimensions.
1.8 Nombre de Froude
Lorsque Les navires sont en mouvement, ils entraînent avec eux par la
même vitesse un système de vague dites " Vagues d'accompagnement "
qui se forment tout au long de la ligne de flottaison, dont la célérité
correspond donc à la vitesse du navire (C=NNavire).
Pour un navire de longueur L et une vitesse VN, On définit le nombre de
Froude par la formule suivante
Selon la valeur du nombre de Froude nous pouvons citer les cas
suivants
1.9 Pour un nombre de Froude < 0.4
Le navire a une vitesse d’avance très petite ainsi que les vagues
d’accompagnement possède une longueur d’onde inférieure à la
longueur du Navire. Cala veut dire lorsqu’il ya deux vagues et
plus Froude inférieur à 0,4 la résistance de vague est
relativement très petite par contre la résistance de frottement est
considérable presque 90% de la résistance totale. En éloignant
de cet intervalle la résistance de vague devient progressivement
de plus en plus importante par rapport à la vitesse du navire.
Froude ≤ 0.4
Pour un nombre de Froude de l'ordre de 0.4
Lorsque la vitesse du navire augmente, la longueur d’onde des
vagues croit aussi jusqu’elle atteint la longueur du navire (L de
l'ordre de lambda). Alors dans ce cas le navire se positionne sur
une onde qui se compose de deux crêtes à l’avant et à l’arrière et
un creux au milieu.
Dans ce cas le nombre de Froude est de l'ordre de 0.4. La
vitesse du navire est alors appelée " vitesse limite théorique de la
carène ".
λ=L
Pour un nombre de Froude compris entre 0.4 et 0.7
Lorsque la vitesse du navire continue à augmenter, la crête
s’éloigne du navire alors le navire se trouve en situation «
Cabré » cette situation est très défavorable du point de vue
résistance à l’avancement et cela correspond à un nombre de
Froude entre 0,4 et 0,7 et la longueur d’onde se situe entre L et
3L environ. Alors la résistance de vague est largement
prédominante (de l'ordre de 70 à 80 % de la résistance totale).
λ
Pour un Froude supérieur à 0.7
Enfin, si la vitesse du navire augmente de plus en plus alors le
navire se retrouve entièrement situé sur la vague avant cette
dernière l'hydroplanage (ou planning ). Ceci correspond à un
Froude supérieur à 0.7
Les cas où le Froude reste inférieure à 0.3 sont les plus fréquents. Les
cas pour lesquels le Froude est supérieur à 0.3 ne sont possibles que
pour des navires relativement légers dotés d'une puissance propulsive
importante, aux formes porteuses. Le but étant de minimiser la
résistance de vague, les constructeurs recherchent une bonne maîtrise
de la zone de transition (pour laquelle le Froude est compris entre 0.3
et 0.7). On peut se rendre compte de ceci en observant, sur certains
bateaux à moteurs (du style vedettes rapides) le " pic " de résistance à
l'avancement très caractéristique rencontré à la partie avant du navire,
alors en situation cabrée, il est nécessaire de pousser à fond pour un
court instant la puissance qui peut être réduite, en même temps que
l'allure est stabilisée.
La Résistance des Vagues
Suite au chapitre I la résistance des vagues est divisée en deux systèmes
de vagues, transversales et longitudinales. Il s’applique sur une partie
de la surface libre proche du navire et sur son arrière
La partie arrière du navire les vagues sont contenues en formant un
demi angle de 20° si la profondeur d'eau est considérable, on les appelle
vagues d'accompagnement au niveau de cette zone on apparaît deux
types de vagues, les vagues transversales et les vagues
longitudinales. Il existe une multitude des formule empiriques qui ont
pour but de prédire la résistance des vague du navire parmi lesquelles
nous pouvons citer
Méthode ITTC 1957
La résistance de coque est composée de
Rt = Rf + Rr
Rf Résistance de frottement
Rr Résistance résiduaire
Généralement la résistance est exprimée en fonction d’un coefficient
adimensionnel
ou S surface mouillée, VS la vitesse du Navire
La résistance résiduaire est définie comme suit
Le coefficient de résistance total a aussi une autre expression
CT = CR + Cf + Ca
La résistance totale du navire est définie comme suit
Le coefficient de la résistance de frottement est déterminé par la formule
ITTC57
La présente formule prend en considération l’effet de forme qui augmente la
valeur de 12%
Le coefficient Ca est relié directement à l’été de surface de la coque allant des
navires rivetés jusqu’au des navires soudés. Le tableau ci-après donne les
valeurs de Ca suivant la longueur entre perpendiculaire Lpp du navire.
Lpp (m) Ca
50 - 150 0 ,00035- 0,0004
150 - 210 0,0002
210 - 260 0,0001
260 - 300 0
300 - 350 -0,0001
350 - 400 -0,00025
Méthode de Hughes –Prohaska
Le coefficient de la résistance totale est présenté comme suit
CT = (1+K) . Cf + CW
Avec CW coefficient de résistance des vagues, (1+K) coefficient de forme
Le coefficient de la résistance des vagues est défini comme
Cw = CT – Cf (1+K)
Le coefficient de la résistance totale
CT = CW + (1+K) Cf + Ca
Donc la résistance totale
RT = CT. ½ ρ. S. V 2S
Le coefficient de frottement est déterminé suivant Hughes par la formule
suivante
Remarques
Le coefficient de corrélation Ca est complètement différent à celui
défini par la Méthode ITTC 1957
La méthode de Hughes – Prohaska depend directement au facteur
de forme
Le facteur de forme (1+K) est considéré indépendant au Nombre de
Froude Fn et le nombre de Reynolds Re
Méthode de Froude
En 1870 William Froude a réalisé ces premiers expériences sur une séries
de prototypes de différente rugosité pour aboutir à la formule empirique
suivantes
Rf = f. S. Vn
Avec f , n sont des constantes empiriques reliés directement à l’état de
surface de la coque et la longueur du navire . Après plusieurs années son
fils a proposé la formule empirique suivante
Rf = f. S. V1, 852
Dans la limite de conditions expérimentales le facteur f peut être exprimé de
la façon suivante
f = 1,365 + 2,530/2,68 + L
Le coefficient de frottement f concerne uniquement les navires navigant
dans l’eau de mer pour le cas contraire il faut multiplier ces valeurs par le
coefficient 0,975.
Introduction
Généralement pour la construction d’un navire, l’architecte navale
rencontre des problèmes de complexités divers relative aux conditions
imposées par l’armateur et celles reliées aux navires.
Les chantiers de construction navale s’adressent essentiellement à des
chercheurs aux différents laboratoires spécialisés pour effectuer des essaies
sur des maquettes portant sur la stabilité du navire, manœuvrabilité,
résistance à l’avancement et des essais reliées aux systèmes propulsif du
navire. Le but de cette polycopie c’est de permettre aux étudiants de bien
comprendre les problèmes d’origine hydrodynamique par voie expérimentale.
Ce chapitre est devisé en deux parties
Réalisation de la maquette
Essais sur le bassin des carènes qui englobe les paries suivantes
- Etalonnage du système de mesure de la résistance à l’avancement
- Visualisation des systèmes des vagues générée par la maquette
- Estimation de la résistance à l’avancement de la maquette
Pour la préparation de la maquette l’étudiant doit prendre connaissance des
dimensions du navire réel il s’agit ici d’un « pétrolier « qui possède les
caractéristiques suivantes
Caractéristiques du Navire Caractéristiques de la maquette
Lpp = 95 m Lwl = 5,5 cm
B = 23 m B = 18, 3 cm
C = 9,5 m C = 7,5 cm
T = 5, 17 m T = 6, 17 cm
Pt = 3897.31 tonne Pt=15 kg
CM = 0,931 CM = 0,931
CB = 0,552 CB = 0,552
CP = 0,5964 CP = 0,5964
NB la position du centre de carène par rapport à l’étrave est 27,33 % et par
rapport à l’étambot est de 49, 5 %
Généralement la maquette est réalisée en Trois étapes
Plan de forme
Projection et réalisation de la maquette par l’assemblage et fixation des
couples à partir d’un plan de forme
Figure 3.1 Assemblage des couples pour la finalisation de la maquette
Mise à flot de la maquette
Figure 3.2 Vérification de la stabilité de la maquette
Il est nécessaire de corriger l’étanchéité et la stabilité de la maquette par sa
mise à flot
Correction du GM
La correction du GM nécessite l’utilisation du sable (cargaison en vrac), lors
d’un mouvement de la maquette la surface du sable crée un moment en
provoquant une gite.
Fixation de la maquette au chariot
A la fin fixation de la maquette au niveau du chariot de remorquage. Le
système de fixation est très simple composé de deux tôles parallèle en acier
liée entre elles par une tige filetée servant à les rapprocher ensemble par un
réglage à vis. Des rainures ont été réalisées sur les deux tôles sur lesquelles
glisse la goupille du chariot Figure 3.3. Ce système permet d’obtenir les deux
conditions de remorquage pilonment et tangage libre.
Figure 3.3 Système de fixation de la maquette
Etalonnage du systéme de mesure
de la résistance à l’avancement
But d’étalonnage
L’étalonnage est une opération qui consiste à garantir sous des conditions
spécifiées un ajustage, vérification de l’instrument de mesure utilisée pour
un travail expérimental.
L'ajustage est un ensemble d'opérations réalisées sur un système de mesure
pour qu'il fournisse des indications prescrites correspondant à des valeurs
données des grandeurs à mesurer
La vérification consiste à apporter la preuve à partir de mesures
(étalonnage) que des exigences spécifiées, c'est-à-dire les erreurs maximales
tolérées, sont satisfaites. Le résultat d'une vérification se traduit par une
décision de conformité ou de non-conformité (qui exige un ajustage, d'une
réparation, ou d'une réforme de l'appareil.
La correction consiste à modifier la valeur lue.
Etalonnage du systéme de mesure de la résistance à l’avancement
Durant cette partie du TP, l’étalonnage doit se faire en deux parties suivant
la position de la masselote du cadrant de la balance
Position base de
la masselotte
Position haute de
la masselotte
Figure 3.4. La positons de la masselotte
L’étudiant doit effectuer l’étalonnage en utilisant des masses de diffrentes
poids pour aboutir à la fin à l’équation général d’étalonnage
Figure. 3.5 Les masses utilisées
Figure. 3.6 Les masses utilisées
La lecture doit se faire sur le cadrant de la balance relative aux différentes
positions de la masselotte (position haute et basse), Figure. 3.6
Position Basse de la masselotte
Masses (gramme) Valeur lue
200
400
595
695
735
Position haute de la masselotte
Masses (gramme) Valeur lue
80
130
200
230
400
595
A la fin l’étudiant doit aboutir à deux équations de la résistance à
l’avancement en fonction des Masses relative au deux positions de la
masselotes (haute et base)
Les deux courbes de tandances ont un comportement polynomiale du
seconde ordre
Y1 = C1+A1.V Lue+ B1.VLue2 (Y1 L’effort en gramme pour la position base de masselote)
Y2 = C2 + A2 . VLue + B2. V2 Lue (Y2 L’effort en gramme pour la position haute de masselote)
Pour minimise la marge d’érreur, l’étudiant doit refaire l’étalonnage après
avoir décalé les valeurs de la résistance à l’avancement en fonction de la
vitesse de la maquette (Voir le tableau ci-dessous)
V (m/s) Valeur lue sur le RRésistance (N) RRésistance décalée (N)
cadrant
L’étudiant doit representer la courbe de la Rsistance total fonction de la
vitesse RT = f (V). la courbe representative posséde un comportement linéaire
Y= A.X
Estimation de la résistance à
l’avancement
Les Tests de Résistance
Généralement les tests de résistance mesurent la résistance à
l’avancement du navire sans hélice et sans autres appendices, parfois
des tests de résistance sont effectués à la fois pour la coque «nue», mais
cela nous conduit à des marges d’erreurs beaucoup plus importantes que
pour les coques réelles, alors nous obligé à apporter des corrections
appropriées. La maquette (modèle) est remorquée par des poids et des fils
Figure 3.5. donc la force de remorquage principale provient du poids
principal G1, le poids G2 est utilisé pour la correction. La résistance
totale sera donc comme suit :
Le signe positif si le fil vertical se déplace vers l'arrière et l’angle alpha est
déterminé en mesurant la distance sur l'échelle de longueur. les
techniques expérimentales modernes utilisent également des capteurs qui
fournissent des mesures instantanées à une grande précision en
comparant avec la méthode classique à balance.
Figure 3.7. Montage expérimental
Présentation du bassin des carènes du département de
Génie Maritime
Le bassin des carènes du département de Génie Maritime est conçu pour
étudier le comportement des modèles réduits des navires. Les essais qui
peuvent être accompli dans le bassin des carènes sont
- Les essais de Remorquage
- Visualisation des vagues générées par les modèles
- Mesures des hauteurs de houles
Figure 3.8. Système de mesure des hauteurs de houles
Le bassin didactique du département posséde les dimensions suivantes
- Longueur : 20 m
- Largeur : 2 m
- Profondeur : 1.5 m
Figure 3.9. Bassin des carènes du département de Génie Maritime
Les équipements du bassin des carénes
Le bassin des carénes est équipé d’un matériel important qui aide d’obtenir
des résultats satisfaisantes
Un Générateur de Houle
Figure 3.10. Le Générateur de Houle
Une Plage casseur des vagues
Figure 3.11. La Plage casseur des vagues
Le Chariot de Remorquage
Figure 3.12. Le chariot de remorquage
Appareil de commande
Variateur de
vitesse
Figure 3.13. Appareil de comande du chariot
Le travail expérimental
Après le montage de la maquette et la mise en marche de l’enssemble
expérimentale et après avoir effectué la phase d’étallonage. Une
distance operationnel a été limitée pour la mesure de la vitesse
moyenne de la maquette toute en évitant les zones d’acceleration et
d’éceleration Figure. 3.14. Les étudiants prélévent les temps
necessaires pour la détermination de la vitesse moyenne.
- Un étudiant pour la lecture du chrono
- Un étudiant en position Départ
- Un étudiant en position Arrivée
- Un étudiant pour la lecture du cadrant (Effort) sur le plancher
- Un étudiant pour la lecture du cadrant au sol
Cette opération sera répété trois fois pour des besoins de précisions.
Zone
d’accélération
Zone
décélération
Zone
Opérationnel
Zone
Opérationnel
Figure 3.14. La Zone Opérationnel
Position du V (m/s) Valeur lue sur le Résistance Rt
variateur de cadrant
vitesse
Le prélevement des valeurs de la résistance d’après le cadrant permet
au étudiant de tracer la courbe de la résistance fonction de la vitesse
calculée. RT = f (VVitesse).
Position du V (m/s) Valeur lue sur le Résistance Rt
variateur de cadrant
vitesse
EHP= RT. VVitesse
Position du V (m/s) Résistance RT EHP (KW)
variateur de (N)
vitesse
Parallélement d’après les résultats obtenue l’étudiant peut tracer la
variation de la puissance de remorquage en fonction de la vitesse de la
maquette. EHP= f (VVitesse )
Visualisation des systèmes des
vagues générée par la maquette
Un navire qui se déplace engendre un champ de vague connue sous le nom
vague d’accompagnement dont les caractéristiques sont les suivantes
- Vagues transversale
-Vagues Divergente
La formation de cette dernière mis en jeu une énergie dépensée correspond à
la résistance des vagues fonctions de la géométrie de la carène
CR = CT – CF = Cw + CPv
CW Coefficient de résistance des vagues
CPV Coefficient de Résistance visqueuse
Vague transversale
Longueur de Vague
Vague Longitudinale
Figure 3.15 Système de Vague
Considérons un navire avançant à une vitesse V, alors la longueur de de la
vague transversale est donnée par la relation suivante
(1)
Il est clairement remarquable que si la vitesse du navire augmente la
longueur de vague augmente aussi.
Figure 3.16 Résistance de vague Vs Nombre de Froude
En générale la courbe décrivant la variation de la résistance de vague
fonction de nombre de Froude pour un tel type de navire se compose
essentiellement d’un certain nombre de creux et crête figure 3.14. Pour
vaincre l'énergie dépensée il est préférable que le navire se localise toujours
sous une crête.
Si le système de vague à l’étrave et à l’étambot sont en phase, il se produit la
naissance d’abord d’une crête à l’étrave à une distance d’environ le quart de
la longueur de vague transversale et un creux à l’étambot figure 3.15.
λ/2 λ= 4. LWL/ 7 λ/4
Figure 3.17 Système de vague à l’étrave et à l’étambot en phase
n=2
D’autre part si le système de vague transversale est en déphasage, il l’en
résulte une absence totale des vagues puisque l’amplitude des vagues à
l’étrave et à l’étambot sont inégale.
λ = 4. LWL/ 9 λ= 4. LWL/ 9 λ/4
Figure 3.18 Système de vague à l’étrave et à l’étambot en phase
n=3
Ou n nombre de crête apparaissant le long du navire
Si n est un nombre impaire alors
Lwl - λ/4 = (2n-1). λ/2
c-a-d
Si n est un nombre pair alors
Le travail expérimental
Les essais seront effectué sur le bassin des caréne de l’atelier du
département de Génie Maritime. Après le montage de la maquette et la
mise en marche de l’enssemble expérimentale. Une distance
operationnel a été limitée pour la mesure de la vitesse moyenne de la
maquette toute en évitant les zones d’acceleration et d’éceleration. Les
étudiants prélévent les temps necessaires pour la détermination de la
vitesse moyenne.
- Un étudiant pour la lecture du chrono
- Un étudiant en position Départ
- Un étudiant en position Arrivée
- Un étudiant pour la visualisation du systéme de vague
- Un étudiant pour photographier le systéme de vagues
Cette opération sera répété autant de fois selon les besoins du travail
expérimental
Vague de
l’étrave
Figure 3.19 Vague de l’étrave
Figure 3.20 Longueur de vague λ
La longueur de vague correspond au nombre de graduation sur la maquette
(Différence entre deux bosses)
L’étudiant doit vérifier l’hypothèse de la longueur d’onde d’étrave
Vague d’étambot
Figure 3.21 Vague d’étambot
Position du V (m/s) n Nbre Froude Rt (N)
variateur de Nombre de
vitesse bosse
Le prélevement des valeurs de la résistance d’après le cadrant permet
au étudiant de tracer la courbe de la résistance fonction de la vitesse
calculée. RT = f (Fr).
Conclusion
Ces quelques pages donnent plus au moins une approche simple sur les
différentes théories et hypothèses utilisés dans le domaine de
l’hydrodynamique navale en essayant d’éclaircisses le maximum de ce qui a
été présenté dans les différents cours d’hydrodynamique.
Parmi les problèmes rencontrée dans la majorité de recherche c’est de
considérer l’eau comme incompressible, sont des situations très approchées
pour la dynamique des fluides. En plus les difficultés des problèmes dans les
maquettes d’essais c’est l’utilisation des modèles simple permettant d’avoir à
moindre cout un meilleur rendement.
En parallèle sur le plan numérique de nombreux problèmes sont encore à
résoudre c’est la prise en compte de termes non linéaires pour limiter les
impactes d’instabilité.
ANNEXES
140
120
100
Valeurs Lue
80
60
40
20
0
0 100 200 300 400 500 600 700
Position Basse de la masselote (g)
Figure A Courbe d’étalonnage (Position basse de la masselotte)
180
160
140
120
Valeurs Lue
100
80
60
40
20
0
0 50 100 150 200 250 300 350 400
Position haute de la massellote (g)
Figure B Courbe d’étalonnage (Position haute de la masselotte)
1,4
1,2
1,0
0,8
Rt
0,6
0,4
0,2
0,0
0 1 2 3 4 5 6 7
Vitesse (m/s)
Figure. C Résistance totale VS Vitesse
0,4 R² = 0,9219
0,35
0,3
0,25
0,2
0,15
0,1
0,05
0
0,1 0,12 0,14 0,16 0,18 0,2 0,22 0,24 0,26
Figure D Rw=(Fr)
Références
[1] Théorie Fondamentale du navire cours Hydrodynamique navale
Université Paris 6 Juin 2008.
[2] Sylvain DELACROIX Caractérisation de la génération et de la
propagation de bulles autour de la carène des navires scientifiques THÈSE
DE DOCTORAT Université de Bretagne Occidentale Mécanique des fluides
soutenue Mars 2015
[3] Imine O Cours AN 41 Hydrodynamique navale Département de Génie
Maritime 2003-2004
[4] M. Guen Travaux Pratique AN 41 2003-2004