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OFGL Rapport2021

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Rapport

de l’Observatoire
des finances et de
la gestion publique
locales
LES FIN A NCES D ES CO LLEC TI V ITÉS
LO C A LES EN 2 021

Président : André Laignel


Rapporteur : Charles Guené
Juillet 2021

Observatoire des finances


Rapport
de l’Observatoire
des finances et de
la gestion publique
locales
L E S F I N A N C E S D E S CO L L E C T I V I T É S
LOC ALES EN 2 021

Observatoire des finances


et de la gestion publique locales
Rapport de l’Observatoire des finances et de la gestion publique locales
Les finances des collectivités locales en 2021

Préparé par :
le département des études et des statistiques locales (DESL), service statistique ministériel
de la Direction générale des collectivités locales (DGCL) :
Luc Brière, Guillaume Leforestier, Léana Carelle, Madjou Fotsing, Deborah Massis,
Bénédicte Mordier, X avier Niel, Lionel Sebbane, Nesheen Solanki
et
l’Observatoire des finances et de la gestion publique locales (OFGL) :
Matthieu Chtioui, Nicolas Laroche, Samuel Lerestif, et Thomas Rougier.

Sous la direction d’André Laignel, maire d’Issoudun, premier vice-président délégué de l’AMF,
président de l’Observatoire des finances et de la gestion publique locales ;
et de Charles Guené, sénateur de la Haute-Marne, rapporteur de l’Observatoire des finances
et de la gestion publique locales.

Direction de la publication :
Faustin Gaden (DGCL), secrétaire du Comité des finances locales.
Coordination éditoriale :
Luc Brière, X avier Niel (DGCL).

Conception graphique et réalisation :


Cursives, Paris
Achevé d’imprimer en octobre 2021
© Observatoire des finances et de la gestion publique locales, octobre 2021
ISBN numérique : 978-2-11-167079-2

Crédits photos de couverture : ministère de l’Intérieur (DICOM) – Frédéric de La Mure/MAE –


Vernier/[Link] – Simone van den Berg/[Link] – J. Varlet/Office de tourisme de Franche-Comté –
Adobe Stock – Frédéric Eberhardt/MAE – DSC CCHMARC-UIISC.
Rapport
de l’Observatoire
des finances et de
la gestion publique
locales
L E S F I N A N C E S D E S CO L L E C T I V I T É S
LOC ALES EN 2 0 21

Président : André Laignel


Rapporteur : Charles Guené
Juillet 2021
Sommaire

Avant-propos. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  7

Vue d’ensemble sur 2020.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  9


Les finances locales et la crise COVID :
éléments d’évaluation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  25
Fiches par niveau de collectivités. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  49
Les finances du secteur communal. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  49
Les finances des départements. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  73
Les finances des régions et des CTU. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  89

Annexes
A nnexe 1
Les comptes des administrations publiques locales. . . . . . . . . . . . . . 102

A nnexe 2
Les finances des collectivités locales. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 106
Annexe 2A – Les budgets principaux. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 106
Annexe 2B – Les budgets annexes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 118
Annexe 2C – Consolidation entre budgets principaux et annexes . . . . . . 128
Annexe 2D – Consolidation entre collectivités. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 136
Annexe 2E – Estimations 2021 des finances départementales
et régionales. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 141
Annexe 2F – Présentation fonctionnelle des comptes en 2020. . . . . . . . . 143

A nnexe 3
Les collectivités locales ultramarines. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 148

A nnexe 4
Les transferts, extensions et créations de compétences. . . . . . . . . . . 162
Annexe 4A – Principes applicables en cas de compensation financière
aux collectivités territoriales. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 162
Annexe 4B – Les vecteurs de la compensation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 164
Annexe 4C – Bilan de la compensation des transferts de compétences
et de services depuis 2004.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 169
Annexe 4D – La problématique des dépenses d’aide sociale.. . . . . . . . . . 175
Annexe 4E – Dépenses des collectivités locales dans les principaux
domaines de compétences transférés. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 181
A nnexe 5
Ratios financiers obligatoires et disparités des situations
communales, départementales et régionales. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 182
Annexe 5A – Disparités communales. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 185
Annexe 5B – Disparités intercommunales.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 187
Annexe 5C – Disparités départementales. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 188
Annexe 5D – Disparités régionales. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 189
A nnexe 6
Le périmètre des communes et des EPCI au 1er janvier 2021. . . . . . . 190

A nnexe 7
Les finances des établissements publics locaux (EPL) . . . . . . . . . . . . 197

A nnexe 8
La fiscalité locale. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 200

A nnexe 9
Les concours financiers de l’État aux collectivités locales. . . . . . . . . . 216
Annexe 9A – Périmètre des concours financiers de l’État
aux collectivités territoriales. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 218
Annexe 9B – La dotation globale de fonctionnement en 2021. . . . . . . . . 221
Annexe 9C – Autres concours financiers de l’État.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 227
Annexe 9D – Une part croissante de la DGF consacrée à la péréquation. 231
Annexe 9E – Les principaux indicateurs de ressources et de charges. . . . 231
A nnexe 10
La péréquation entre collectivités locales. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 235
Annexe 10A – La péréquation, objectif de valeur constitutionnelle.. . . . . 235
Annexe 10B – La montée en puissance des dispositifs
de péréquation horizontale. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 237
A nnexe 11
Les effectifs et les salaires dans les collectivités locales . . . . . . . . . . . 243

A nnexe 12
Synthèse du rapport public annuel 2020
du Conseil national d’évaluation des normes (CNEN) . . . . . . . . . . . . 271
Annexe 12A – Composition et rôle du CNEN.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 271
Annexe 12B – Bilan d’activité 2020.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 272

Liste des abréviations. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 277


6
Avant-propos

L’Observatoire des finances et de la gestion publique locales (OFGL) a


pour mission de collecter, d’analyser et de partager les données sur les
finances et la gestion des collectivités locales.

Dans le cadre de cette mission, l’OFGL produit un rapport annuel qui


dresse un état des lieux des finances locales.
Il permet d’accéder à des données de références, calculées et structurées
par le département des études et des statistiques locales de la DGCL, prin-
cipalement à partir des données fiscales et des comptes de gestion fournies
par la DGFiP, de données de la DGCL et de l’INSEE.

L’un des objectifs est de fournir, au plus tôt, les résultats de l’exercice 2020,
pour l’ensemble des collectivités locales mais aussi par niveau de collecti-
vités. Dans le contexte de crise sanitaire et économique aiguë, cette pro-
duction de résultats 2020 présente tout d’abord une analyse d’ensemble,
puis un dossier dédié à l’évaluation des effets de la crise sur les finances
locales en 2020, enfin, des analyses par niveau de collectivités.

Les annexes fournissent des données complémentaires utiles à une vision


la plus complète possible des finances locales. De même, la plateforme de
partage de données [Link] sera mise à jour, avec l’ensemble des don-
nées individuelles utiles à tous les observateurs pour mesurer les disparités
existantes derrière les résultats d’ensemble.

Ce rapport nécessite quelques précisions de lecture :


– les données 2020 sont des premiers résultats, non définitifs ;
– ce rapport est l’occasion de poursuivre les travaux de consolida-
tion initiés depuis trois ans : entre budgets principaux et annexes, et
entre niveaux de collectivités. Ils sont présentés en annexe 2C et 2D.
Le commentaire porte sur les données des budgets principaux avant
consolidation, mais ils s’attachent à signaler les impacts éventuels de la
consolidation sur les résultats obtenus.

7
8
Vue d’ensemble sur l’année 2020

Remarque générale : toutes les données relatives à la vue d’ensemble sont


détaillées sous forme de tableaux dans les annexes 1 et 2.

Introduction : le compte des administrations publiques

Selon les comptes publiés par l’Insee fin mai 2021, le produit intérieur
brut (PIB) a reculé de - 7,9 % en volume en 2020, après + 1,8 % en 2019
et + 1,9 % en 2018. Il s’agit de la plus forte récession de l’économie fran-
çaise depuis la crise des années 1930. Les dépenses de consommation des
ménages se replient de - 7,1 % et la FBCF de - 8,6 %, tandis que le solde
du commerce extérieur contribue à hauteur de - 1,1 point au repli du PIB.
Le déficit public pour 2020 s’établit à 212,0 Md€, soit 9,2 % du PIB, après
3,1 % en 2019. Les recettes des administrations publiques diminuent de
- 5,0 %, et les dépenses augmentent de + 5,4 %.

La dégradation historique du besoin de financement des administrations


publiques en 2020 provient en premier lieu de l’État, dont les recettes fis-
cales ont chuté avec le ralentissement de l’activité, tandis que les dépenses
de prestations sociales et de subventions ont bondi. Le coût de la crise
sanitaire est également porté par les administrations de sécurité sociale
qui voient leurs prestations augmenter fortement, alors que le produit des
cotisations diminue nettement. Le déficit des administrations locales se
creuse légèrement, de - 3,1 Md€, malgré une baisse de leurs dépenses, la
baisse de leurs recettes étant plus prononcée. Ces montants s’entendent
au sens de la comptabilité nationale, c’est-à-dire notamment y compris
la Société du Grand Paris et Île-de-France Mobilités, ce qui n’est pas le
cas dans le reste du rapport, consacré aux seules collectivités locales.
Sous l’effet de la forte augmentation des dépenses de l’État (+ 12,3 %) et
de celles des administrations de sécurité sociale (+ 9,7 %), le poids des
dépenses des APUL dans les dépenses de l’ensemble des administrations
publiques diminue de plus d’un point. Elles en représentent 19,0 %
en 2020, après avoir atteint 20,1 % en 2019 (graphique 1 et annexe 1).

La dette des administrations publiques a augmenté de + 270,6 Md€


en 2020 et s’établit à 2 650,1 Md€, soit 115,1 % du PIB. Les administra-
tions publiques locales contribuent à l’augmentation de la dette à hauteur
de + 19,5 Md€. Cette hausse résulte de l’endettement de la Société du
Grand Paris (+ 11,0 Md€), d’Île-de-France Mobilités (+ 1,5 Md€), du sec-
teur communal (+ 2,5 Md€) et des régions (+ 2,9 Md€).

9
V ue d ’ ensemble sur l’ année 2 0 2 0

G raphique 1 – P oids des dépenses des administrations publiques locales


dans les dépenses publiques totales

%
22

21

20

19

18

17

16

15
1979 1983 1987 1991 1995 1999 2003 2007 2011 2015 2020

Les barres verticales indiquent les années d’élections municipales


Source : Insee, comptes nationaux – base 2014.

Les collectivités locales en besoin de financement,


pour la première fois depuis cinq ans

En 2020, année de crise sanitaire, les collectivités locales ont enregistré


un besoin de financement de - 0,5 Md€. Ce solde représente la différence
entre recettes et dépenses de l’année avant mouvements sur la dette ; il fait
suite à cinq années consécutives en capacité de financement. Les situa-
tions sont cependant très différentes d’un niveau de collectivités à l’autre :
les régions et collectivités territoriales uniques (CTU) sont en besoin de
financement de - 2,3 Md€, tandis que les départements sont quasiment
à l’équilibre (- 0,1 Md€) et le bloc communal en capacité de financement
(+ 2,0 Md€) (graphique 2).

10
V ue d ’ ensemble sur l’ année 2 0 2 0

G raphique 2 – C apacité (+) ou besoin (-) de financement des collectivités locales


selon le niveau de collectivités

D écomposition selon E nsemble des collectivités


le niveau de collectivités

Md€ Md€
+4 +4
+3 +3 + 2,1
+ 1,7
+2 +2 + 0,9 + 0,9
+1 +1
+ 0,0
0 0
-1 -1 - 0,5

-2 -2
-3 -3
-4 -4
-5 -5 - 4,3
-6 -6
-7 -7
-8 -8
2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020
Bloc communal Départements Régions et CTU

Lecture : en 2020, le bloc communal a dégagé une capacité de financement de + 2,0 Md€, les régions et les collectivités territoriales
uniques (CTU) expriment en revanche un besoin de financement de - 2,3 Md€ et les départements sont quasiment à l’équilibre
(- 0,1 Md€). Au total, le besoin de financement des collectivités locales est de - 0,5 Md€.
Source : DGCL. Données : DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

Augmentation de l’encours de dette de + 3,3 %

Ces trois soldes différents se sont traduits en 2020 par des comportements
d’endettement eux aussi très différents. Les régions et les départements
ont fortement augmenté leur recours à l’emprunt, qui double dans les
régions et progresse de + 72 % dans les départements, à l’inverse du bloc
communal (+ 2,5 %). La dette des régions, après une année 2019 de quasi-
stabilité (+ 0,7 %), retrouve un taux de progression très fort (+ 9,0 %),
comparable aux évolutions des années 2014 et 2015 (graphique 3). Celle
des départements, après avoir reculé quatre années de suite, revient à
son niveau de 2018 (+ 3,2 %). En comparaison, les mouvements du sec-
teur communal paraissent plus modérés : l’encours de dette progresse de
+ 1,6 % (+ 0,3 % pour les communes et + 5,1 % pour les groupements à
fiscalité propre).

Sur l’ensemble des collectivités, le stock de la dette affiche une évolution


de + 3,3 % qui contraste avec les stabilités constatées en 2018 (+ 0,1 %)
et 2019 (- 0,2 %). Une partie de cet accroissement correspond au finance-
ment d’opérations sur les années à venir puisque, dans le même temps,
la variation du fonds de roulement sur 2020 redevient importante
(+ 3,6 Md€).

11
V ue d ’ ensemble sur l’ année 2 0 2 0

G raphique 3 – É volution de l’ encours de dette


selon le niveau de collectivités
indice 100 = 2014
140 Régions et CTU
Secteur communal
135
Départements
130

125

120

115

110

105

100

95

90
2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020

Source : DGCL. Données : DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

Baisse de - 6,2 % des dépenses d’investissement

Ce recours à l’emprunt est à mettre en regard des comportements d’inves-


tissement, là aussi très différents selon les niveaux de collectivités.

Les régions (et CTU) ont augmenté massivement leurs dépenses d’inves-
tissement (+ 14,2 %), soit par des subventions versées directement au sec-
teur privé (+ 26,8 %) ou aux organismes de transport (+ 10,4 %), soit par
l’intermédiaire du fonds national de solidarité (à hauteur d’un peu plus
de 500 M€), ou encore sous forme de prêts et d’avances remboursables
(+ 89,2 %). Ces dépenses des régions sont à mettre en parallèle des supplé-
ments de recettes qu’elles ont reçues à cet égard en 2020 (+ 13,9 %, dont
en particulier des dotations d’investissement et des subventions de l’État)
(graphique 4).

12
V ue d ’ ensemble sur l’ année 2 0 2 0

G raphique 4 – taux de croissance des dépenses et des recettes d ’ investissement


selon le niveau de collectivités

D épenses d ’ investissement R ecettes d ’ investissement


( hors remboursements de dette ) ( hors emprunts )

% %
+ 20 + 30
+ 1,0 % + 14,2 %
+ 15 + 25

+ 10 + 20 + 13,9 %

+5 + 15

0 + 10

-5 +5

- 10 - 6,2 % 0
- 10,2 %
- 15 -5 - 1,7 %
- 3,5 %
- 4,5 %
- 16,3 % - 6,4 %
- 20 - 10
Ensemble Communes GFP Départements Régions Ensemble Communes GFP Départements Régions
et CTU et CTU
2017 2018 2019 2020 2017 2018 2019 2020

Source : DGCL. Données : DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

Les départements sont parvenus à garder leurs investissements en légère


augmentation (+ 1,0 %), malgré une baisse de leurs recettes d’investisse-
ment (- 3,5 %).

Le bloc communal diminue en revanche ses investissements de - 14,5 %


(hors remboursements de dette). Une baisse était prévisible, comme
chaque fois à ce stade du cycle électoral, où un recul d’environ - 9 % est
habituellement enregistré ; elle était, de fait, inscrite dans les budgets pri-
mitifs votés au début de l’année 2020, donc avant la crise sanitaire. La
baisse observée à la fin de l’année 2020 a cependant été beaucoup plus
forte que celle prévue en début d’année. Tant les communes que les grou-
pements à fiscalité propre s’inscrivent dans ce mouvement de fort repli.

Recul de l’épargne brute de - 10,8 % et allongement du délai


de désendettement de + 0,7 an

Le financement des investissements communaux par l’épargne brute


(c’est-à-dire par l’excédent de la section de fonctionnement) a en effet été
plus difficile en 2020 (graphique 5a). Ce constat ne se limite pas au secteur
communal (- 5,5 % sur l’épargne brute) : c’est le cas aussi pour les départe-
ments, dont l’épargne a chuté (- 14,1 %), comme pour les régions et CTU
(- 21,6 %). Mais pour ces dernières, les recettes d’investissement ont, pour
partie, pris le relais de l’épargne.

L’encours de dette, rapporté à cette épargne, constitue un bon indicateur


synthétique de la situation financière, connu sous le nom de délai de

13
V ue d ’ ensemble sur l’ année 2 0 2 0

désendettement. Il exprime le nombre théorique d’années nécessaires à la


collectivité locale pour rembourser son encours de dette si elle devait pour
cela utiliser la totalité de son épargne brute. En 2020, l’encours de dette
augmentant et l’épargne brute diminuant, ce délai se dégrade pour tous les
niveaux de collectivités, et en particulier pour les régions (graphique 5b).

G raphique 5 – Taux de croissance de l’ épargne brute et délai de désendettement


selon le niveau de collectivités

5 a – É pargne brute 5 b – D élai de désendettement


%
nombre d’années
+ 20
6,0 Secteur
+ 15 communal
5,5
Régions
+ 10
et CTU
+5 Ensemble
5,0 Départements
0

-5 - 1,5 %
4,5
- 10 - 7,4 %
- 10,8 %
- 15 4,0
- 14,1 %
- 20

- 25 - 21,6 % 3,5

Ensemble Communes GFP Départements Régions


3,0
et CTU
2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020
2017 2018 2019 2020

Source : DGCL. Données : DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

Davantage de régions et de départements ont en 2020


un délai de désendettement supérieur à 8 ans

Sur 17 régions ou CTU, une seule (La Réunion) avait en 2019 un délai de
désendettement supérieur à 8 années ; elles sont sept dans ce cas en 2020,
dont trois (Guadeloupe, Guyane, Martinique) avec un délai de désendet-
tement supérieur à 12 ans (graphique 6).

Cette dégradation s’observe aussi parmi les départements, avec sept dépar-
tements en 2020 ayant un délai de désendettement supérieur à 8 ans,
contre seulement deux en 2019 (l’Aisne et la Seine-Saint-Denis).

Pour le bloc communal en revanche, la dégradation du ratio moyen


(5,1 années en 2020 contre 4,8 en 2019) ne se traduit pas par l’augmen-
tation de la proportion de communes ou groupements à fiscalité propre
dépassant les 8 années (cf. aussi les fiches par niveau de collectivités dans le
rapport final).

14
V ue d ’ ensemble sur l’ année 2 0 2 0

G raphique 6 – R épartition des collectivités selon leur délai de désendettement

RÉGIONS ET C TU D É PA R T E M E N T S
% %
100 100

80 80

60 60

40 40

20 20

0 0
2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020

CO M M U N E S GFP
% %
100 100

80 80

60 60

40 40

20 20

0 0
2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020

< 8 ans 8 à 12 ans > 12 ans

Lecture : en 2014, 79 % des communes avaient une capacité de désendettement inférieure à 8 années.
Source : DGCL. Données : DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

La mesure des évolutions des dépenses et des recettes de fonctionnement


est perturbée par les modifications de champ en 2020

L’épargne brute de l’ensemble des collectivités a diminué en 2020 car les


recettes de fonctionnement ont diminué (- 1,6 %) tandis que les dépenses
ont continué d’augmenter (+ 0,2 %). Ces évolutions résultent d’un
ensemble de facteurs qui ne sont pas seulement liés à la crise sanitaire.

L’évolution des comptes des départements est affectée par la reprise, par
l’État, des dépenses et des recettes liées au RSA dans le département de
La Réunion. De ce fait, la TICPE perçue par les départements diminue

15
V ue d ’ ensemble sur l’ année 2 0 2 0

globalement de - 8,1 % et la DGF de - 1,6 %. En excluant La Réunion,


la TICPE perçue par les départements baisse seulement de - 1,2 % et
la DGF reste stable.

De même, la réforme de l’apprentissage transfère au monde profes-


sionnel les dépenses et les recettes liées à l’apprentissage, ce qui modifie
les comptes des régions et des CTU. Leurs dépenses de fonctionnement
baissent ainsi de - 3,2 % et leurs recettes de - 7,3 % ; mais hors apprentis-
sage, les dépenses de fonctionnement des régions et CTU augmentent en
réalité de + 3,0 % et leurs recettes ne reculent que de - 1,6 %.

Dès lors, pour apprécier l’évolution des finances des collectivités locales
en 2020, la prise en compte des simples dépenses de fonctionnement ou
des seules recettes de fonctionnement présente des biais qu’il est indis-
pensable de neutraliser. Ne pas tenir compte de ces biais conduit à sous-
estimer l’évolution des dépenses et des recettes.

Par ailleurs, les finances locales subissent en 2020 certains effets de la crise
sanitaire et de ses conséquences économiques et sociales. Ces effets ont
des traductions en termes de recettes et de dépenses. En dépenses, la crise
sanitaire a généré des économies, liées par exemple à la fermeture de cer-
tains équipements ou de services ; mais des dépenses nouvelles ont dans
le même temps été engagées (achats matériels spécifiques, soutien aux
entreprises ou aux ménages). En recettes, les collectivités enregistrent des
pertes dues au recul de l’activité économique ; mais d’une autre côté, des
financements exceptionnels sous forme de compensations ou d’avances
remboursables sont apparus.

Recettes de fonctionnement : stabilité des recettes fiscales,


baisse des recettes tarifaires et hausse des subventions

En prenant les précautions rappelées précédemment sur les modifications


de contours dans les comptes des départements et des régions, on peut
détailler les recettes qui ont baissé en 2020 et celles qui n’ont pas été
atteintes par la crise sanitaire (voir aussi le dossier du rapport).

Les recettes de fonctionnement ont diminué de - 1,6 % à champ courant,


et de - 0,6 % à périmètre constant (hors département de La Réunion et
taxe d’apprentissage des régions).

Le produit des impôts locaux directs, enregistré dans les budgets princi-
paux des collectivités locales, a augmenté en 2020 de + 1,8 % (cf. annexe 8
pour les montants totaux qui incluent aussi les recettes perçues par les budgets
annexes et par les syndicats). Cette hausse est surtout tirée par les impôts
économiques (CVAE, IFER, TASCOM) : s’appuyant sur les résultats d’en-
treprises antérieurs à 2020, le rendement de ces impôts n’a pas été touché
en 2020 par les effets de la crise sanitaire liée à la Covid (graphique 7a). Le
produit des taxes d’habitation et foncières a un peu moins augmenté, du

16
V ue d ’ ensemble sur l’ année 2 0 2 0

fait notamment de la faible progression de la taxe d’habitation, liée au gel


de ses taux dans le contexte de sa suppression progressive. Les collectivités
ne mobilisent par ailleurs pas le levier fiscal sur le foncier bâti : les taux
restent quasiment stables en 2020. Le produit de la taxe d’enlèvement
des ordures ménagères (TEOM) progresse peu. Ni les bases fiscales (dont
la revalorisation dépend pour partie de l’inflation de l’année précédente),
ni les taux d’imposition, n’ont été, par définition, touchés par la crise
sanitaire.

Aux impôts directs s’ajoutent d’autres taxes locales, dont les plus impor-
tantes sont les droits de mutation à titre onéreux (DMTO), la taxe inté-
rieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) et la taxe
spéciale sur les conventions d’assurances (TSCA) (graphique 7a). La forte
baisse de ces « autres impôts et taxes » par rapport à 2019 (‑ 6,3 % pour les
seuls budgets principaux des collectivités locales, hors syndicats) résulte,
en premier lieu, de la disparition de la taxe d’apprentissage à la suite de la
réforme de l’apprentissage, ensuite, de la suppression du financement par
la TICPE des dépenses du RSA pour le département de La Réunion, recen-
tralisé par l’État, et enfin, de la baisse de certaines recettes d’activité, liée
à la crise sanitaire de la Covid : DMTO, TICPE, versement mobilité, cer-
tificats d’immatriculation, mais aussi, pour des montants bien moindres,
taxe de séjour, taxe sur les jeux et paris, sur la publicité extérieure, droits
de place, etc. (graphique 7b). Hors le département de La Réunion et hors
taxe d’apprentissage des régions, la baisse des recettes de l’ensemble de ces
« autres impôts et taxes » est moins importante (- 2,7 %).

Le total des impôts et taxes (impôts directs et autres taxes locales) enre-
gistré dans les budgets principaux des collectivités locales (hors syndicats)
diminue en 2020 de ‑ 1,3 %. Hors taxe d’apprentissage et hors les impôts
perçus par le département de La Réunion, l’ensemble des recettes fiscales
est en réalité stable (+ 0,1 %).

À ces recettes fiscales viennent s’ajouter des recettes tarifaires ou pro-


venant de la vente de biens ou de services (eau, location d’immeuble,
bois, etc. ; cf. le dossier de ce rapport). Seul le bloc communal présente dans
certains cas une réelle dépendance à ces ressources. Ces recettes tarifaires
ou domaniales étant généralement liées à l’activité économique, elles ont,
pour la plupart d’entre elles, beaucoup diminué en 2020. Les reculs les
plus frappants concernent les redevances liées aux activités périscolaires,
culturelles, sportives et sociales, ou liées aux transports. Seules quelques
recettes augmentent, comme les ventes d’eau, les redevances d’assainis-
sement, les services départementaux d’analyse et de désinfection, ou les
redevances funéraires.

Si la baisse globale de ces ventes de biens ou de services est très marquée


(- 16,8 %), elles ne constituent qu’une faible part des recettes de fonction-
nement des collectivités (graphique 8). Il en va de même pour les subven-
tions et les participations reçues, d’un poids limité, mais en forte hausse
en 2020 (+ 7,2 %).

17
V ue d ’ ensemble sur l’ année 2 0 2 0

G raphique 7 a – P roduits des principales recettes fiscales

Md€
35 Foncier bâti (FB)
Taxe d’habitation (TH)
30 CVAE
DMTO
25 TICPE
CFE
20 TSCA
TEOM
15 Versement mobilité
Cartes grises
10 Taxe d’apprentissage
IFER
5 TASCOM

0
2015 2016 2017 2018 2019 2020

Source : DGCL. Données DGFiP, Recensement des éléments d’imposition (REI) et comptes de
gestion ; budgets principaux et annexes. Champ : ensemble des collectivités locales, y compris
les syndicats.

G raphique 7 b – P roduits de certaines autres recettes fiscales


sensibles à l’ activité

M€
600 Taxe de séjour
Jeux et paris
500
Taxe locale sur
la publicité extérieure
Droits de place
400

300

200

100

0
2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020

Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux et annexes.


Champ : ensemble des collectivités locales, y compris les syndicats.

18
V ue d ’ ensemble sur l’ année 2 0 2 0

G raphique 8 – R ecettes de fonctionnement

indice 100 en 2014 Md€


140 Subventions 150 Impôts et taxes
reçues et Concours
130 participations de l’État
Impôts et taxes 120 Subventions
120
Ventes de biens reçues et
110 et services participations
Autres recettes 90 Ventes de biens
100 Concours et services
de l’État Autres recettes
60
90

80
30
70

60 0
2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020

Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

Hausse des dépenses de fonctionnement au même rythme qu’en 2019

Les dépenses de fonctionnement ont augmenté de + 0,2 % en 2020. Mais


hors dépenses des régions liées à l’apprentissage et en excluant le dépar-
tement de La Réunion, dont les dépenses liées au RSA ont été reprises par
l’État, les dépenses de fonctionnement ont augmenté en réalité de + 1,3 %
en 2020, au même rythme donc qu’en 2019. Là aussi, les situations sont
très différentes d’un niveau de collectivités à l’autre.

Évolution selon le niveau de collectivités


L’augmentation des dépenses de fonctionnement est la plus forte pour
les départements : + 1,8 % à champ courant, et + 3,1 % si on exclut La
Réunion, soit bien plus qu’en 2019 (+ 1,3 % également à champ constant,
donc hors Paris) et qu’en 2018 (- 0,8 % à champ constant, donc hors
Corse). Les dépenses d’intervention notamment, liées en grande partie
aux compétences sociales des départements, augmentent de + 2,2 % (et
en réalité de + 4,0 %, hors La Réunion).

L’augmentation des dépenses de fonctionnement est également très


forte pour les régions et les CTU. Si à champ courant elles diminuent de
- 3,2 %, elles augmentent en fait de + 3,0 % hors dépenses liées à l’appren-
tissage. Notamment, les dépenses exceptionnelles de soutien à l’économie
font augmenter les « autres dépenses de fonctionnement » des régions et
des CTU de + 68,5 %.

Les dépenses du secteur communal sont en revanche globalement


stables (0,0 %). Cette apparente stabilité résulte d’une progression des
dépenses des groupements à fiscalité propre (+ 2,1 %) et d’une baisse de
celles des communes (- 0,8 %), en particulier pour les plus petites d’entre
elles (- 1,8 % pour les communes de moins de 10 000 habitants et - 0,2 %

19
V ue d ’ ensemble sur l’ année 2 0 2 0

pour celles de plus de 10 000 habitants) (cf. aussi la fiche sur le secteur com-
munal). La diminution des dépenses de fonctionnement des communes
est particulièrement vive dans le domaine des transports, du logement, de
la culture et des sports (cf. annexe 2F).

Évolution selon la nature des dépenses


Tous niveaux de collectivités confondus, les dépenses les moins pertur-
bées en 2020 sont les frais de personnel : leur évolution (+ 1,1 %) pro-
longe celle de 2019 (+ 1,5 %) (graphique 9). D’une part, les contractuels
prennent une place de plus en plus importante (graphique 10). D’autre
part, les contrats aidés disparaissent progressivement, tandis que le
nombre d’apprentis continue d’augmenter (graphique 11).

G raphique 9 – D épenses de fonctionnement

indice 100 en 2014 Md€


115 Frais de 80 Dépenses
personnel d’intervention
110 70
Dépenses Frais de
105 d’intervention personnel
60
Autres dépenses Achats
100 de fonctionn. et charges
50
95 Achats externes
et charges 40 Autres dépenses
90 externes de fonctionn.
Charges 30 Charges
85
financières financières
80 20

75 10

70 0
2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020

Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

G raphique 10 – R émunérations des titulaires et des contractuels


( hors contrats aidés , hors apprentis )
indice 100 en 2014 Md€
125 Contractuels 40 Contractuels
Fonctionnaires Fonctionnaires
35
120
30
115
25

110 20

15
105
10
100
5

95 0
2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020

Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

20
V ue d ’ ensemble sur l’ année 2 0 2 0

G raphique 11 – R émunération des contrats aidés et des apprentis


M€ M€
1 200 CONTR ATS AIDÉS 140 APPRENTIS
Ensemble Ensemble
Communes 120 Communes
1 000
GFP GFP
Départements 100 Départements
800 Régions Régions
et CTU 80 et CTU
600
60

400
40

200
20

0 0
2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020

Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

Dans le même temps, la crise sanitaire a réduit certaines charges, notam-


ment pour les communes et leurs groupements. L’ensemble des « achats
et charges externes » a ainsi diminué de - 3,3 % (‑ 6,4 % pour les com-
munes). Certaines composantes sont en progression, comme celles cor-
respondant à l’achat de fournitures d’entretien et de petits équipements
(+ 29,8 %). D’autres, plus nombreuses, diminuent, traduisant la mise en
veille de certains services ou équipements. Les consommations d’énergie
des communes (- 2,9 %) ou de carburants (- 20,6 %) ont reculé, de même
que celles d’alimentation (- 23,5 %), de publicité, foires, réceptions et rela-
tions publiques (- 36,9 %), de transports (- 37,0 %), ou encore les frais de
déplacement (- 45,3 %) (graphique 12).

L’évolution des dépenses d’intervention est très affectée par les chan-
gements de périmètres en 2020 : + 0,2 % à champ courant, mais en réa-
lité + 3,2 % hors le département de La Réunion et hors dépenses liées à
l’apprentissage des régions et CTU. Cela constitue une nette accélération,
après + 0,1 % en 2018 et + 1,2 % en 2019. Ce sont surtout les dépenses des
départements liées au RSA qui expliquent cette progression (+ 7,2 % hors
La Réunion). Les dépenses d’intervention des régions, hors dépenses liées
à l’apprentissage, augmentent plus modérément : + 2,4 % (et - 7,5 % en
comptant les dépenses liées à l’apprentissage). La progression des dépenses
d’intervention du secteur communal est du même ordre (+ 2,1 %), là aussi
en nette accélération après des années de baisse ou de stagnation.

La baisse des charges financières se poursuit (- 7,4 %), dans un contexte


de taux d’intérêt faibles (graphique 9).

Les « autres dépenses de fonctionnement » ont en revanche bondi en


2020 de + 14,9 %, après deux années de forte baisse (graphique 9). C’est
principalement le fait des communes (les dépenses des régions sont
en forte augmentation en 2020 mais gardent malgré cela un poids très
faible). Les indemnités des élus locaux (enregistrées dans cet agrégat) ont
en effet été revalorisées dans les petites communes en 2020. Les dépenses

21
V ue d ’ ensemble sur l’ année 2 0 2 0

de formation ont aussi augmenté (+ 9,0 %), dans le cadre du renouvel-


lement des conseils municipaux et communautaires après les élections.
Certaines dépenses exceptionnelles des communes ont par ailleurs forte-
ment augmenté du fait de la crise sanitaire, en particulier dans les grandes
communes (cf. la fiche sur le bloc communal et le dossier).

G raphique 12 – Q uelques achats et charges externes


en forte diminution en 2020
M€
1 000 Études
Relations publiques
900
Alimentation
800 Combustibles
700 et carburants
Honoraires
600 Transports
500 Déplacements
400

300

200

100

0
2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020

Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

La consolidation des comptes des collectivités locales

• Aux résultats fournis par les budgets principaux des collectivités locales
(+ 0,2 % d’augmentation des dépenses de fonctionnement), on peut
ajouter ceux des syndicats (annexe 2A), dont les dépenses de fonctionne-
ment ont diminué de - 3,7 % en 2020 (graphique).

D épenses de fonctionnement : évolution depuis 2014


indice 100 en 2014
120

Budgets annexes
115 Comptes consolidés
Budgets principaux
Syndicats
110

105

100

95
2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020

Source : DGCL, comptes consolidés. Données DGFiP, comptes de gestion.

22
V ue d ’ ensemble sur l’ année 2 0 2 0

• On peut ajouter aussi les budgets annexes de l’ensemble de ces collec­


tivités, dont les dépenses de fonctionnement ont diminué en 2020
(- 0,2 %), contrairement aux années précédentes (annexe 2B).

• En sommant les budgets principaux et les budgets annexes de l’ensemble


des collectivités locales (y compris syndicats), et en neutralisant les flux
internes entre les différents budgets (remboursements de personnels, prise
en charge des déficits des budgets annexes, subventions de fonctionne-
ment ou d’investissement entre différents niveaux de collectivités, etc.),
on obtient un compte consolidé de l’ensemble des collectivités locales
(annexes 2C et 2D). Selon ce compte consolidé, les dépenses de fonction-
nement ont en fait diminué de - 0,2 % en 2020 (au lieu d’augmenter de
+ 0,2 % pour les seuls budgets principaux des collectivités hors syndicats).
Les recettes de fonctionnement ont baissé de ‑ 1,8 % (contre - 1,6 % pour
les budgets principaux non consolidés et hors syndicats). De son côté,
l’investissement baisse de - 7,6 % (contre - 6,2 % dans le compte non
consolidé). L’ensemble des budgets consolidés dégage toujours un besoin
de financement (- 0,5 Md€) mais, contrairement aux seuls budgets prin-
cipaux des collectivités hors syndicats, il est en amélioration par rapport
à 2019 (- 0,8 Md€).
Pour les budgets annexes et les syndicats, les activités ayant enregistré les
plus fortes baisses de dépenses sont les secteurs de production et distribu-
tion d’énergie, les écoles, l’aménagement de zones, ainsi que les sports,
le tourisme et la culture qui représentent toutefois des montants moins
importants (annexe 2F).

23
24
Les finances locales et la crise Covid :
éléments d’évaluation
T H O M A S R O U G I E R , M A T T H I E U C H T I O U I , N I C O L A S L A R O C H E , S A M U E L L E R E S T I F, O F G L

La crise sanitaire liée au Covid et ses conséquences économiques et


sociales ont eu des répercussions sur les finances et la gestion des collecti-
vités locales en 2020.
Si certaines recettes locales sont protégées d’un effet immédiat de la crise
(taxes foncières, dotations de l’État…), d’autres sont très directement
impactées. D’une part, plusieurs ressources fiscales ont vu leur assiette
diminuer dès 2020 (taxe de séjour, certificats d’immatriculation, TICPE…)
et, d’autre part, les effets du confinement avec interruption de certains
services ont eu un retentissement immédiat sur d’autres financements
comme les recettes tarifaires et les produits du domaine. Sur certaines
ressources, les collectivités ont par ailleurs pu décider de mesures d’abat-
tement et d’exonération afin de soutenir certains redevables particulière-
ment touchés par la crise.
En matière de dépenses, les effets de la crise sont intervenus assez rapide-
ment. Contrairement aux recettes, ils s’observent à la baisse mais aussi à la
hausse. Certaines actions ou certains services publics ont été mis en veille,
supprimés ou repoussés, ce qui a généré des économies. Dans le même
temps, d’autres engagements, parfois nouveaux à l’échelle locale, sont
apparus : achats de matériels ou de prestations spécifiques, et interventions
d’urgence auprès du tissu économique, ou à destination des plus précaires.
Ce dossier dresse un état des lieux à partir des données disponibles sur les
comptes 2020 des collectivités (source DGFiP au 30 avril 2021).
Ces informations budgétaires apportent des éclairages instructifs mais
ne permettent pas de mesurer l’ensemble des impacts de la crise Covid.
D’abord parce que certains ne seront constatés que sur l’exercice 2021,
voire plus tard (relations aux délégataires ou opérateurs, fiscalité sur les
entreprises…), ensuite parce que certains effets s’entremêlent avec les
projets ou décisions propres à chaque territoire. L’analyse des effets de la
crise sur les finances des collectivités est d’abord réalisée sans prendre en
compte les mesures de compensations financières décidées par l’État lors
des lois de finances rectificatives de 2020. Le chiffrage de ces dispositions
figure dans la partie synthèse du dossier.

Fiscalité locale : effets immédiats de la crise ciblés


sur certaines assiettes

Les collectivités locales prises dans leur ensemble, c’est-à-dire y compris


les établissements de coopération intercommunale avec ou sans fiscalité
propre, perçoivent en 2020 l’équivalent de 150,7 Md€ de ressources de

25
L es finances locales et la crise C ovid  : éléments d ’ évaluation

nature fiscale. Les assiettes associées sont très diverses : certaines reposent
sur le foncier (taxe foncière sur les propriétés bâties, CFE, TEOM…),
d’autres sur des consommations de biens ou de services (TVA, taxe de
séjour…). Certaines sont imputées dans les comptes des collectivités
l’année même de leur règlement par le contribuable, d’autres sont rever-
sées par les services fiscaux avec un décalage temporel.
Cette diversité des assiettes et des rythmes d’encaissement se retrouve dans
l’analyse des impacts de la crise Covid sur ces ressources fiscales. Ainsi, cer-
taines taxes perçues par les collectivités n’ont subi aucun effet de la crise
en 2020. C’est par exemple le cas des principales taxes directes telles que
la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE, 19,5 Md€),
la taxe foncière sur propriété bâtie (32,3 Md€), la taxe d’enlèvement des
ordures ménagères (7,1 Md€) ou la taxe d’habitation (23,8 Md€) pour sa
dernière année d’existence sur les résidences principales dans les comptes
des collectivités. Pour certaines de ces taxes, l’absence d’impact se prolon-
gera sur les années suivantes. Pour d’autres en revanche, les principales
pertes sont attendues sur 2021, voire 2022 (CVAE, CFE…).
Dans le cas de l’octroi de mer, le produit perçu s’élève à 1,23 Md€ pour les
collectivités ultramarines concernées en 2020. L’évolution constatée dans
les comptes de gestion en 2020 (- 0,1 %) ne semble pas refléter la totalité
de l’impact attendu. Ce qui laisse entendre que l’impact budgétaire sera,
pour le plus grand nombre de collectivités d’outre-mer, constaté en 2021.
L’analyse qui suit s’attarde sur les ressources fiscales pour lesquelles
les effets de la crise liée au Covid se sont matérialisés dans les comptes
des collectivités dès 2020. Elles représentent un total de 42,4 Md€,
soit 29 % des recettes fiscales, et affichent un repli de - 3,7 % en 2020,
soit - 1,61 Md€. Cette perte représente l’équivalent de 3,8 % de leur
épargne brute de l’année précédente et 6,5 % de leur épargne nette.
Le caractère « spécialisé » de certaines ressources peut se traduire par des
effets différenciés en fonction de la catégorie de collectivités et, bien
entendu, d’une collectivité à l’autre, ce qui constitue l’un des enjeux prin-
cipaux à court terme.

Pour le bloc communal, syndicats compris, les pertes de ressources fis-


cales sont estimées à - 694 M€1, soit une baisse de - 5,2 %. Elles cor-
respondent à près de 2,6 % de son épargne brute 2019, 5,0 % de son
épargne nette.
Elles se concentrent sur certaines taxes sectorielles en lien avec des acti-
vités particulièrement touchées par les effets de la crise (taxe de séjour,
produits sur les jeux…), sur le versement mobilité et sur les droits de
mutation à titre onéreux.

1. Ce montant ne comprend pas la baisse des droits de place, comptablement rattachés


aux recettes fiscales mais analysés dans ce dossier avec les recettes domaniales. Il ne tient
par ailleurs pas compte du « filet de sécurité » voté en LFR3 pour 2020 listé plus loin dans
le document.

26
L es finances locales et la crise C ovid  : éléments d ’ évaluation

Tableau 1 – R ecettes fiscales impactées par la crise C ovid en 2020 /


détails bloc communal

Communes(a) Syndicats GFP(b) Bloc communal

M€ 2020/2019 M€ 2020/2019 M€ 2020/2019 M€ 2020/2019

Droits de mutation
à titre onéreux 4 193 - 2,5 % - 106 – – – 382 + 3,0 % +11 4 575 - 2,0 % - 94
TICPE 261 - 0,6 % - 1,6 – – – 112 - 2,0 % - 2,3 372 - 1,0 % -4
Versement mobilité (VM) 15 - 4,7 % - 0,7 1 179 - 4,8 % - 59 3 174 - 5,6 % - 188 4 368 - 5,4 % - 248
Taxe sur la consommation
finale d’électricité (TCFE) 849 - 2,1 % - 19 703 - 1,5 % - 10 35 - 10,6 % - 4,1 1 587 - 2,0 % - 33
Taxe de séjour 170 - 37,1 % - 100 6 - 4,4 % -0 200 - 21,7 % - 55 376 - 29,3 % - 156
Produits des jeux 191 - 34,4 % - 100 1 - 28,1 % -0 15 - 35,4 % - 8,1 207 - 34,4 % - 108
Taxe sur les remontées
mécaniques 31 - 19,7 % - 7,7 2 - 16,3 % -0 1 - 0,1 % -0 34 - 19,1 % -8
Taxes sur les passagers 2 - 44,8 % -2 0 - 30,4 % -0 0 - 40,6 % - 0,1 3 - 43,7 % -2
Impôts sur les carburants
(outre-mer) 97 - 8,2 % - 8,7 – – – 9 - 7,1 % -1 107 - 8,1 % -9
Octroi de mer 913 + 0,6 % +6 – – – – – – 914 + 0,8 % +7
Taxe locale sur la publicité
extérieure 161 - 18,8 % - 37,4 – – – 2 - 4,1 % -0 163 - 18,7 % - 37

Ensemble 6 885 - 5,2 % - 377 1 891 - 3,6 % - 71 3 929 - 5,9 % - 248 12 706 - 5,2 % - 694

Pour mémoire, ensemble


des impôts et taxes
(nets des reversements) 55 173 + 0,1 % + 54 2 120 - 4,4 % - 98 23 696 + 1,9 % + 452 80 988 + 0,5 % + 407
(a) Y compris Ville de Paris.    (b) Groupements à fiscalité propre. Y compris métropole de Lyon et les EPT de la MGP.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion, ensemble des budgets (principaux et annexes) des collectivités locales.

Ainsi, la taxe de séjour perçue par le bloc communal s’élève à 376 M€


en 2020 et présente une baisse de - 29 %, soit 156 M€ en moins
qu’en 2019. Pour certaines de ces collectivités touristiques, se sont ajou-
tées des pertes sur des taxes plus spécifiques : taxes sur les remontées
mécaniques, taxes sur les passagers et surtout produits des jeux. Ces taxes
diminuent de - 118 M€, un tiers de leur niveau initial.
L’ensemble de ces recettes liées à l’activité touristique représente un poids
relativement faible dans le périmètre de la fiscalité du bloc communal
mais elles sont concentrées sur des zones pour lesquelles ces baisses ont
des effets sensibles.
Pour le versement mobilité (VM), antérieurement versement transport,
les autorités organisatrices de la mobilité (AOM) fixent un taux sous cer-
taines conditions, qui s’applique à une assiette constituée des revenus
d’activité tels qu’ils sont pris en compte pour la détermination de l’assiette
des cotisations d’assurance-maladie mises à la charge des employeurs.
Les contributions concernent les employeurs des secteurs public et privé
qui emploient 11 salariés et plus dans les périmètres des AOM. Elles sont
recouvrées par les Urssaf qui les reversent aux AOM dans les mois sui-
vants. L’impact de la crise et notamment de la montée en puissance du
mécanisme de chômage partiel est donc visible sur 2020 dans les comptes
des collectivités1.

1. Pour une vision plus transversale des équilibres financiers 2020 des AOM disposant de
la ressource VM, voir l’encadré pages 43-45.

27
L es finances locales et la crise C ovid  : éléments d ’ évaluation

Le produit du versement mobilité, hors Île-de-France1, affiche un repli


dans les comptes des collectivités et de leurs groupements de - 5,4 %
en 2020, l’équivalent de 248 M€ en moins.
Même s’il s’agit de montants beaucoup plus faibles, une autre taxe pré-
levée sur les entreprises est en repli en 2020 : la taxe locale sur la publi-
cité extérieure. Elle diminue en 2020 de - 37 M€, soit 19 % de son niveau
antérieur. Cette taxe est instaurée de manière facultative et concerne les
supports publicitaires visibles. Cette baisse est en partie liée à des décisions
locales, les collectivités ayant eu la possibilité de voter un abattement
exceptionnel de tout ou partie de l’imposition avant d’engager les recou-
vrements à partir du 1er septembre2.
Dans le même temps, les droits de mutation à titre onéreux (DMTO)
perçus par les communes diminuent de ‑ 2,5 % en 2020, - 106 M€. Ces
produits comprennent la fraction des DMTO correspondant aux com-
munes de moins de 5 000 habitants non classées stations de tourisme qui
est répartie par les départements sur la base des montants de l’année pré-
cédente et qui n’est donc pas encore impactée par la crise. Hors cette partie
péréquée, les « autres » DMTO baissent d’environ - 3 %. Ce repli reste donc
contenu par rapport à ce qui avait été envisagé, signe d’un marché immo-
bilier qui est resté, en nombre de transactions et en prix, relativement
actif. Cette évolution masque cependant des disparités locales impor-
tantes avec des territoires en nette déprise et d’autres plutôt préservés.

Pour les départements, le même constat est opéré sur les DMTO avec un
repli d’ensemble plus contenu que prévu, - 1,6 % en 2020 soit - 189 M€3.
Pour deux départements sur trois, le produit des DMTO a même pro-
gressé, voire nettement augmenté dans certains cas puisque 25 d’entre
eux affichent des taux de croissance supérieurs à + 5 %. Pour les 32 dépar-
tements enregistrant une baisse, cette dernière est en moyenne de - 6 % ;
pour 14 d’entre eux, la situation est atypique puisqu’ils figurent dans la
liste des contributeurs au fonds de péréquation, avec le plus souvent une
contribution qui augmente, ce qui accentue leur perte de ressources.
La prise en compte des mécanismes départementaux de péréquation sur
ces DMTO est donc importante pour apprécier les impacts individuels en
cette année si spécifique4 : les 29 départements contributeurs à ces méca-
nismes affichent une diminution moyenne de - 8 % de leur produit net
de DMTO, les 69 départements bénéficiaires de la péréquation présentent
une croissance de + 10 % de leur produit net, près d’un quart de cette
dynamique est liée à la mobilisation d’une réserve de 120 M€ sur décision
du Comité des finances locales.

1. IdF Mobilités est un établissement public administratif qui n’est pas pris en compte
dans le périmètre des collectivités locales et leurs EPCI analysé dans ce rapport annuel
sur les finances locales.
2. Article 16 de l’ordonnance du 22 avril 2020 (no 2020-460).
3. La Ville de Paris (- 6,7 % en 2020), la métropole de Lyon, les CTU et la collectivité de
Corse qui ne sont pas comptabilisées dans les données départementales expliquent une
partie de l’écart entre l’évolution du produit des communes (- 2,5 %) et celle des conseils
départementaux (- 1,6 %). Si on intègre ces collectivités à statut particulier, la perte de
produit DMTO « départemental » s’élève à 290 M€.
4. Hors collectivités à statut particulier (Paris, CTU, métropole de Lyon et collectivité de
Corse).

28
L es finances locales et la crise C ovid  : éléments d ’ évaluation

Dans le courant de l’année 2020, les anticipations sur les produits de DMTO
étaient nettement plus pessimistes et ont donné lieu à la création par le
Gouvernement d’un dispositif d’avances remboursables (LFR3 2020). Les
résultats fournis sur les DMTO ne comprennent pas ces avances, qui ont été
inscrites comme une dette en section d’investissement pour un montant
de plus de 330 M€ dont une partie a été ou sera rapidement remboursée
compte tenu des encaissements plus favorables des DMTO sur l’année. Au
final, le dispositif d’avance concerne 8 départements pour 119 M€1.
Les départements constatent par ailleurs, dans leur grande majorité,
une diminution de leur taxe sur la consommation finale d’électricité
(- 17 M€ pour atteindre 660 M€ en 2020, soit - 2,5 % en moyenne). Ils
subissent également des ressources au titre de la TICPE en légère baisse,
- 65 M€ (- 1,2 %), neutralisation faite des effets liés à la recentralisation
du RSA à La Réunion.
Plus marquée, et concentrée sur les trois départements d’outre-mer, la
taxe sur les carburants affiche un repli de - 15 % en 20202.
Au final, pour les départements, les ressources fiscales affectées par
la crise couvrent un périmètre de 17,5 Md€, avec une diminution
moyenne modérée (- 1,6 %, - 284 M€) mais des effets individuels
potentiellement plus marqués, notamment pour les départements
d’outre-mer et les départements subissant de fortes baisses de leurs
droits de mutation. La perte de ces ressources fiscales représente au
total l’équivalent de 3,0 % de l’épargne brute des départements et
4,8 % de l’épargne nette.

Pour les régions et CTU, la récession s’est traduite de manière directe sur
plusieurs taxes en lien avec la consommation.
La fraction de TVA attribuée aux régions depuis 2018 est assise sur les
recettes de l’année en cours. Elle est donc très directement pénalisée par
le repli national de TVA (- 7,4 %). Cependant, le mécanisme de garantie
étant actionné (montant minimal correspondant à la DGF perçue
en 2017), la perte est ramenée à - 266 M€ dans les comptes 2020, soit
- 6,2 %. Hors spécificités de l’outre-mer, toutes les régions subissent par
construction le même repli.
À cette diminution de TVA s’ajoute celle des recettes de TICPE, là aussi
une fraction de ces ressources bénéficie d’une garantie mais une autre suit
bien les baisses de consommation observées en 2020. Une grande partie
de la baisse constatée dans les comptes (- 7,4 %) est « mécanique », liée à la
réforme de l’apprentissage. Au final, la baisse à périmètre constant est éva-
luée à - 84 M€. Pour les régions ou CTU d’outre-mer, la perte la plus impor-
tante concerne la taxe spécifique sur les carburants, - 10 % en 2020.
Plus historique dans les comptes régionaux, le produit des certificats
d’immatriculation subit également les effets de la crise, - 9,0 % soit
207 M€ en moins. Pour 10 des 17 régions ou CTU, la baisse est proche
de cette moyenne (entre - 8 % et - 11,4 %) mais, pour 4 autres, elle est
particulièrement forte (inférieure à - 15 %).

1. Source : Jean-René Cazeneuve, Baromètre no 4, 31 mars 2021.


2. Régions et CTU d’outre-mer sont également concernées. Sur l’ensemble des conseils
départementaux ou régionaux et des CTU, la taxe sur les carburants affiche une baisse
totale de 11 %, - 46,6 M€.

29
L es finances locales et la crise C ovid  : éléments d ’ évaluation

Au final, le périmètre des ressources régionales en prise directe avec


la crise dès 2020 représente 12,3 Md€ ; il accuse un repli de - 628 M€,
soit - 4,9 %. Cette baisse représente l’équivalent de 9,7 % de l’épargne
brute des budgets des régions et CTU de l’année précédente (2019)
mais près de 14 % de l’épargne nette.

Tableau 2 – R ecettes fiscales impactées par la crise C ovid en 2020


R égions , départements et ensemble

Départements Régions et CTU Ensemble des collectivités


locales

M€ 2020/2019 M€ 2020/2019 M€ 2020/2019

Droits de mutation à titre onéreux 11 306 - 1,6 % - 189 166 - 16,5 % - 33 16 047 - 1,9 % - 316
TICPE(a) 5 355 - 1,2 % - 65 5 328 - 1,6 % - 84 11 056 - 1,4 % - 153
Versement mobilité (VM) – – – – – – 4 368 - 5,4 % - 248
Taxe sur la consommation finale
d’électricité (TCFE) 660 - 2,5 % - 17 9 + 26,8 % +2 2 256 - 2,1 % - 48
Taxes sur les certificats
d’immatriculation – – – 2 091 - 9,0 % - 207 2 091 - 9,0 % - 207
Taxe de séjour 24 + 18,5 % +4 1,1 n. s. + 1,0 401 - 27,4 % - 151
Produits des jeux – – – – – – 207 - 34,4 % - 108
Taxe sur les remontées mécaniques 16 - 15,3 % -3 – – – 51 - 18,0 % - 11
Taxes sur les passagers – – – 0,6 n. s. + 0,6 3,3 - 31,6 % - 1,5
Impôts sur les carburants (outre-mer) 81 - 14,7 % - 14 296 - 9,9 % - 33 484 - 10,3 % - 56
Octroi de mer 20 + 3,3 % + 0,6 296 - 2,8 % - 8,5 1 231 - 0,1 % - 0,9
Fraction de TVA – – – 4 025 - 6,2 % - 266 4 025 - 6,2 % - 266
Taxe locale sur la publicité extérieure – – – – – – 163 - 18,7 % - 37

Ensemble 17 461 - 1,6 % - 284 12 214 - 4,9 % - 628 42 382 - 3,7 % - 1 606

Pour mémoire, ensemble des impôts


et taxes (nets des reversements)(a) 47 676 + 0,9 % + 413 22 044 - 1,8 % - 395 150 708 + 0,3 % + 425

n. s. : non significatif.
(a) Pour les départements, évolution hors Réunion (recentralisation RSA). Pour les régions/CTU, évolution estimée hors
réforme apprentissage.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion, ensemble des budgets (principaux et annexes) des collectivités locales.

Recettes domaniales et tarifaires en première ligne


dans le bloc communal

Dans le périmètre des ressources des collectivités locales, certaines cor-


respondent à l’exploitation du domaine public ou à la tarification des
services rendus. Elles concernent très majoritairement le bloc communal
(communes, groupements à fiscalité propre et syndicats) sur lequel l’ana-
lyse qui suit se concentre.
Pour certaines de ces ressources, les effets de la crise ne sont pas direc-
tement mesurables ou se mélangent à d’autres effets.
Ainsi, les produits liés aux ventes de terrains aménagés et surtout les
cessions d’immobilisation affichent un net repli en 2020 dans le bloc

30
L es finances locales et la crise C ovid  : éléments d ’ évaluation

communal, respectivement - 60 M€ et - 817 M€. Si la crise a pu générer


des retards ou reports dans des opérations de vente ou des effets sur les
prix, la présence d’un cycle de baisses en période d’élections municipales
n’est pas une surprise. L’ampleur de la diminution des cessions semble
particulièrement forte, deux fois plus importante qu’en 2014, mais
elle a débuté dès 2019 et fait suite à plusieurs années de fortes hausses
entre 2014 et 2018. Au final, avec 2,18 Md€ en 2020, le montant des
cessions d’immobilisations revient à un niveau proche de celui de 2014,
2,26 Md€.
Autres recettes en repli sans que cela soit uniquement imputable à la crise,
les ventes des récoltes et produits forestiers affichent une évolution
de - 16 %, - 45 M€ en 2020. La présence d’une diminution comparable
en 2019 (- 35 M€) et l’existence de difficultés propres à la filière bois dans
certaines régions (bois scolytés, baisses de prix…) semblent démontrer
que les facteurs explicatifs sont multiples et que les baisses ne sont que
partiellement liées à la crise Covid.
De même, les recettes liées à la production d’eau (vente, taxe pollution)
ou à l’assainissement (redevances) affichent des évolutions plus illus-
tratives du transfert de ces compétences des communes vers les groupe-
ments, que des impacts conjoncturels liés à la crise. Ainsi, les redevances
d’assainissement baissent de - 26 % dans les communes et augmentent de
+ 11 % dans les groupements à fiscalité propre.
Pour d’autres recettes en revanche les effets de la crise sont nets et plus
facilement mesurables.
Au premier rang des pertes de ressources figurent les recettes tarifaires et
autres ressources directement liées à des prestations de services. Sans cou-
vrir le coût des services, ces recettes représentent des volumes importants
pour les communes et leurs groupements.
Hors gestion des déchets et assainissement, ces recettes tarifaires repré-
sentent 6,9 Md€ en 2020, soit ‑ 1,9 Md€ de moins qu’en 2019 (- 21,4 %).
De nombreuses compétences du bloc communal sont concernées par ces
modalités de financement.
Ainsi, sur le secteur des transports déjà touché par la diminution du ver-
sement mobilité, la chute des recettes tarifaires est de 29 %1. La baisse
concomitante de leurs deux principales sources de financement constitue
une menace très spécifique sur les équilibres financiers des autorités orga-
nisatrices de la mobilité (AOM). Ce constat a entraîné la mise en place par
le Gouvernement de mesures spécifiques de soutien, principalement sous
forme d’avances remboursables (cf. encadré pages 43-45, consacré à l’ana-
lyse de ces AOM).
Le secteur périscolaire, avec ses cantines scolaires, ses classes découvertes
et une partie de l’activité des centres de loisirs, est le domaine le plus
touché en montant de perte de recettes tarifaires : - 640 M€ en 2020
(- 30 %). Plus du tiers des recettes perdues concerne ce secteur.

1. Hors Île-de-France Mobilités. La baisse constatée des recettes tarifaires dans le secteur
des transports s’élève à ‑ 366 M€, elle est cependant atténuée par l’apparition dans cer-
tains comptes d’agglomération de recettes tarifaires en 2020 (antérieurement perçues par
le délégataire). Ces mêmes mouvements constatés les années précédentes dans d’autres
communautés expliquent une partie de la hausse de 2019 (+ 200 M€). Une fois ces effets
neutralisés, la baisse des recettes fiscales est plus certainement de l’ordre de 390 M€
en 2020 (- 31 %).

31
L es finances locales et la crise C ovid  : éléments d ’ évaluation

Mais ce sont les secteurs culturels, d’une part, et sport et loisirs, d’autre
part, qui affichent les diminutions de recettes tarifaires les plus fortes en
pourcentage, avec respectivement - 45 % et - 43 %.
De leur côté, les redevances et droits à caractère social baissent d’un quart.
Ces recettes comprennent notamment les produits liés aux crèches et gar-
deries mais aussi certaines recettes en lien avec des services aux personnes
âgées ou la santé.
En parallèle, mais pour des montants moins élevés, d’autres recettes liées à
la valorisation du domaine ou des services du bloc communal sont impac-
tées par la crise.
Pour les redevances d’occupation du domaine public ou permis de sta-
tionnement, la perte de ressources du bloc communal s’élève à 126 M€
(- 18 %). Le confinement et la fermeture des activités utilisant le domaine
public ont également des conséquences sur les redevances de stationne-
ment et forfaits post-stationnement (- 182 M€, - 25 %) ainsi que sur les
droits de places (- 68 M€, - 42 %). Ces baisses, liées à l’absence d’occupa-
tion du domaine ou à des exonérations temporaires votées par les conseils
municipaux en soutien aux redevables, font partie des ressources prises en
compte dans les dispositifs de compensations votées en LFR3.
Le revenu des immeubles, produit des locations de salles municipales ou
de bureaux dans le cadre de pépinières d’entreprises par exemple, marque
également le pas en 2020, - 7,9 %, soit près de 190 M€ en moins pour un
total de 2,2 Md€.

G raphique 1 – É volution en 2020 des principales recettes


liées aux services et à l’ occupation du domaine public
et impactées par la crise - bloc communal - en millions d ’ euros

Prestations - recettes tarifaires

- 366 Transport

- 642 Périscolaire

- 239 Social

- 284 Sports et loisirs

- 201 Culture

- 139 Non ventilés et autres

Autres recettes d’activité et domaniales

- 68 Droits de place

Redevances fermiers
- 41
et concessionnaires

- 188 Revenus des immeubles

Prod. domaine (stationnement,


- 342
redev. occupation…)
- 700 - 600 - 500 - 400 - 300 - 200 - 100 0

Source : DGCL – OFGL à partir des comptes de gestion DGFiP, budgets principaux et annexes.
Communes, groupements à fiscalité propre et syndicats.

32
L es finances locales et la crise C ovid  : éléments d ’ évaluation

Tableau 3 – S ecteur communal : recettes d ’ activité ( domaniales , tarifaires …)


et évaluation des impacts C ovid
en M€ Évolution 2020/2019
Communes(a) Syndicats GFP(b) Total Variations Communes(a) Syndicats GFP(b) Bloc
2020 communal
2020 2019

Ventes de produits finis 881 1 831 1 892 4 603 - 74 - 1 - 23,5 % - 3,1 % + 15,6 % - 1,6 %
vente d’eau 323 1 412 1 185 2 920 + 51 + 62 - 33,2 % - 2,9 % + 27,3 % + 1,8 %
taxes et redevance d’eau 82 240 297 619 - 35 + 5 - 46,9 % + 0,6 % + 14,0 % - 5,3 %
vente de terrains aménagés 366 19 335 720 - 60(c) - 78 - 7,1 % + 28,9 % - 9,7 % - 7,7 %
Ventes récoltes
et produits forestiers 209 13 1 222 - 43(c) - 35 - 15,6 % - 24,8 % - 46,0 % - 16,3 %
coupes de bois 189 10 0 199 - 38(c) - 34 - 15,6 % - 19,8 % - 33,5 % - 15,9 %
Produits domaniaux 1 197 87 205 1 489 - 342(d) + 93 - 20,0 % - 0,7 % - 17,1 % - 18,7 %
concessions et redevances
funéraires 123 3 3 129 + 6 + 1 + 3,6 % + 52,4 % + 14,1 % + 4,5 %
droits de stationnement
et redevances occupation
domaine public 475 16 87 578 - 126 + 101 - 19,8 % + 6,1 % - 9,9 % - 17,9 %
redevance stationnement
et post-stationnement 480 1 64 545 - 182 - 4 - 26,3 % + 8,5 % - 13,9 % - 25,0 %
autres produits du domaine 119 67 51 237 - 40 - 4 - 10,7 % - 3,7 % - 30,8 % - 14,3 %
Prestations de services - recettes
tarifaires 3 326 3 278 4 829 11 433 - 1 854 + 452 - 30,0 % - 6,0 % - 4,3 % - 14,0 %
transport 12 321 545 878 - 366(d) + 200 - 32,5 % - 32,4 % - 27,5 % - 29,4 %
culture 166 15 59 241 - 201(d) + 17 - 47,7 % - 36,1 % - 41,0 % - 45,5 %
sports et loisirs 220 22 136 378 - 284(d) + 16 - 40,9 % - 38,8 % - 46,5 % - 42,9 %
social 595 27 136 758 - 239(d) - 3 - 25,8 % - 23,8 % - 15,0 % - 24,0 %
périscolaire 1 256 92 115 1 464 - 642(d) + 46 - 31,1 % - 26,3 % - 26,2 % - 30,5 %
gestion déchets 15 225 247 486 - 38 + 18 - 39,1 % - 2,6 % - 8,5 % - 7,3 %
assainissement 474 1 160 2 426 4 061 + 56 + 119 - 26,0 % - 0,9 % + 10,6 % + 1,4 %
non ventilés et autres 587 1 415 1 165 3 167 - 139(d) + 40 - 21,9 % + 1,8 % + 0,1 % - 4,2 %
Autres recettes analysées
ventes de marchandises 74 79 76 228 - 44(c) - 15 - 11,5 % - 19,4 % - 16,9 % - 16,2 %
concessions, brevets, marques 31 57 16 104 - 7(c) + 1 - 22,7 % + 5,9 % - 7,6 % - 6,5 %
revenus des immeubles 1 733 66 403 2 203 - 188(d) - 1 - 8,7 % - 11,3 % - 3,5 % - 7,9 %
fermiers et concessionnaires 402 388 329 1 119 - 41(d) + 123 - 8,4 % + 6,1 % - 7,4 % - 3,5 %
droits de place 90 0,1 2 92 - 68(d) + 2 - 42,3 % - 21,2 % - 50,2 % - 42,5 %
produit des cessions
d’immobilisations 1 673 41 460 2 175 - 817(c) - 88 - 27,0 % - 72,7 % - 16,2 % - 27,3 %
(a) Y compris Ville de Paris.   
(b) Groupements à fiscalité propre, y compris métropole de Lyon et les EPT de la MGP.
(c) Impact crise Covid-19 sur variations : possible mais partiellement. Total = - 971 €.
(d) Impact crise Covid-19 sur variations : certain. Total = - 2 510 €.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion, ensemble des budgets (principaux et annexes) des collectivités locales
et de leurs syndicats.

Enfin, citons les redevances reversées par les fermiers et concession-


naires qui reculent de - 3,5 % (- 41 M€). La dernière baisse de ces recettes
remontait à 2013. Bien que probable, le lien direct de ce repli avec la crise
Covid est moins évident que pour d’autres recettes, d’autant plus que les
impacts de cette crise sur les relations financières entre collectivités et
délégataires ne concernent pas que ce poste. Ainsi, certaines interventions
d’urgence sont probablement passées par des indemnités d’imprévision
versées par les collectivités aux délégataires ou par des renégociations de

33
L es finances locales et la crise C ovid  : éléments d ’ évaluation

contrats. Il est par ailleurs probable que les principaux impacts se mani-
festent sur les années suivantes, quand délégataires et collectivités auront
dressé le bilan des effets induits sur l’équilibre financier des contrats.
Au final, sur les « ressources d’activité » couvrant principalement
des recettes domaniales ou tarifaires, le bloc communal affiche
en 2020 une perte liée à la crise Covid et à ses conséquences évaluée à
‑ 2,5 Md€. Ce montant représente l’équivalent de 9,4 % de l’épargne
brute de 2019 des communes, groupements à fiscalité propre et syn-
dicats, budgets annexes compris. Il correspond à 18 % de l’épargne
nette.
Pour ce bloc communal, le Gouvernement a mis en place avec le
Parlement (LFR3 pour 2020) un « filet de sécurité » garantissant un niveau
global de ressources (domaniales et fiscales mais pas tarifaires) a minima
égal à celui de la moyenne des années 2017-2019. Initialement calibré sur
750 M€, il a finalement mobilisé 193 M€ en raison de baisses des pro-
duits fiscaux (DMTO en particulier) moins fortes que dans les premières
estimations. Par ailleurs, d’autres mesures compensatoires financées par
l’État et concernant les AOM (autorités organisatrices de la mobilité) ou le
versement mobilité, ont également été adoptés en 2020 (voir infra).

Au final, des pertes de recettes représentant 10 %


de l’épargne brute

L’observation agrégée des effets de la crise Covid sur les ressources des
collectivités permet d’estimer la perte à - 4,2 Md€ en 2020. Le poids des
pertes fiscales représente 38 % de ce total, les 62 % restants correspondent
à des recettes « d’activité », liées à l’exploitation des équipements et aux
services.
Ces pertes représentent, en moyenne et toutes collectivités confondues,
l’équivalent de 10 % de l’épargne brute (solde entre recettes et dépenses
de fonctionnement) et près de 17 % de l’épargne nette (solde après rem-
boursement de la dette).

34
L es finances locales et la crise C ovid  : éléments d ’ évaluation

Tableau 4 – R ecettes fiscales et d ’ activité impactées par la crise C ovid en 2020


en M€
(a) (b)
Variations entre 20219 et 2020 Communes Syndicats GFP Bloc Départements Régions Ensemble
communal et CTU CL

Produits domaniaux
et droits de place (1) - 365 - 1 - 45 - 410 + 2 - 2 - 409
Prestations de services / recettes
tarifaires(c) (2) - 1 249 - 193 - 429 - 1 871 - 37 - 7 - 1 915
Autres recettes d’activité (revenus des
immeubles, redev. concessionnaires) (3) - 201 + 14 - 41 - 229 - 8 + 0 - 237
Recettes fiscales (4) - 377 - 71 - 248 - 694 - 284 - 628 - 1 606
Total recettes « impactées » - 2 192 - 251 - 762 - 3 204 - 327 - 636 - 4 167

Pertes et épargnes
Épargne brute (EPB) 2019 en M€ (5) 13 964 3 673 9 201 26 838 9 367 6 459 42 680
Recettes « activités » / EPB 2019
[(1)+(2)+(3)]/(5) - 13,0 % - 4,9 % - 5,6 % - 9,4 % - 0,5 % - 0,1 % - 6,0 %
Recettes fiscales / EPB 2019 (4)/(5) - 2,7 % - 1,9 % - 2,7 % - 2,6 % - 3,0 % - 9,7 % - 3,8 %
Total perte recettes en % EPB - 15,7 % - 6,8 % - 8,3 % - 11,9 % - 3,5 % - 9,9 % - 9,8 %
Évolution constatée EPB en 2020 - 8,5 % - 0,4 % - 0,9 % - 5,4 % - 14,2 % - 21,7 % - 9,4 %

Épargne nette (EPN) 2019 en M€ (6) 6 920 2 020 5 004 13 944 5 944 4 567 24 610
Recettes « activités » / EPN 2019
[(1)+(2)+(3)]/(6) - 26,2 % - 8,9 % - 10,3 % - 18,0 % - 0,7 % - 0,2 % - 10,4 %
Recettes fiscales / EPN 2019 (4)/(6) - 5,4 % - 3,5 % - 4,9 % - 5,0 % - 4,8 % - 13,7 % - 6,5 %
Total perte recettes en % EPN - 31,7 % - 12,4 % - 15,2 % - 23,0 % - 5,5 % - 13,9 % - 16,9 %
(a) Y compris Ville de Paris.
(b) Groupements à fiscalité propre – y compris métropole de Lyon et les EPT de la MGP.
(c) Hors assainissement et déchets.
Source : DGCL et OFGL. Données DGFiP, comptes de gestion, ensemble des budgets (principaux et annexes) des collectivités
locales et de leurs syndicats.

Mais cette épargne a bien entendu varié différemment, en fonction de la


dynamique des autres ressources et des charges.
Ainsi, pour le bloc communal (syndicats compris), alors que les pertes de
ressources liées à la crise Covid représentent 12 % de leur épargne brute
de l’année, cette dernière affiche une baisse plus de deux fois moindre en
2020, - 5,4 % sur les comptes consolidés (budgets principaux et annexes).
La stabilité des dépenses de fonctionnement et la croissance de certaines
autres ressources (taxes foncières, CET…) ont ainsi permis d’atténuer
l’érosion de cet autofinancement.
À l’inverse, les départements perdent l’équivalent de 3,5 % de leur épargne
brute sous forme de moindres recettes sans pouvoir les compenser par
d’autres ressources dynamiques ou par une atténuation des charges à sup-
porter compte tenu de la pression ajoutée par la crise sur les dépenses
sociales. Au final, leur épargne brute se replie de 14 %.

35
L es finances locales et la crise C ovid  : éléments d ’ évaluation

Dépenses : coup de frein sur certaines opérations


mais apparition de nouveaux engagements

En 2020, les dépenses de fonctionnement consolidées (budgets principaux


et annexes) des collectivités locales et de leurs EPCI ont très légèrement
diminué (- 0,2 %). Hors impact de la recentralisation du RSA à La Réunion
et de la réforme de l’apprentissage, les dépenses progressent en fait très
légèrement (+ 0,9 %). La crise de la Covid-19 n’a pas été sans impact sur
cette évolution. D’une part, elle a obligé les collectivités à engager des
dépenses nouvelles pour contribuer à l’effort sanitaire ou pour soutenir
les populations et acteurs de leurs territoires face aux conséquences éco-
nomiques et sociales de la crise. D’autre part et à l’inverse, les différentes
périodes de confinement ont conduit à l’annulation ou au report de cer-
taines opérations, à la fermeture ou à la réduction de certains services
publics, générant ainsi une diminution mécanique de leurs charges.
Par ailleurs, la section d’investissement a pu également être sollicitée pour
des mesures de soutien aux secteurs économiques en difficulté.
La connaissance exacte des charges nouvellement engagées et des éco-
nomies réalisées n’est pas possible à la lecture des comptes, car un même
poste de dépenses peut recouvrir les deux types de mouvements opposés.
Il inclut également les décisions prises par les collectivités indépendam-
ment de la situation de crise sanitaire. Cependant, l’observation de cer-
tains postes, dont l’évolution en 2020 est en rupture complète avec celles
observées les années précédentes, s’avère instructive et met en lumière
certains effets de la crise.

Achats et charges externes, à la fois sources d’économies


et de dépenses nouvelles

Ainsi, l’analyse des achats et charges externes fournit des enseignements


sur l’impact de la crise en matière de dépenses. Avec un repli de - 3,1 %
pour l’ensemble des collectivités, ce poste est plutôt le reflet d’économies
mais il comprend également certaines dépenses rendues nécessaires par
le contexte sanitaire.

Pour le bloc communal, syndicats compris, les achats et charges


externes ont chuté de - 3,7 % en 2020, soit une baisse de - 1,5 milliard
d’euros, une ampleur jamais enregistrée au cours du précédent mandat
municipal et intercommunal.

Derrière cette évolution globale, plusieurs postes ont connu des diminu-
tions marquées, en lien avec l’annulation ou le report de certaines opéra-
tions, ou l’adaptation des services publics aux périodes de confinement :
– les publicités, publications et relations publiques (- 449 M€) ;
– les contrats de prestation de services (- 373 M€) ;
– les achats de combustibles, de carburants et d’eau (- 320 M€) ;
– les achats d’aliments (- 208 M€) ;

36
L es finances locales et la crise C ovid  : éléments d ’ évaluation

– les achats de prestations de transports collectifs (- 144 M€) ;


– les honoraires (- 111 M€) ;
– les frais de déplacements individuels, missions, réceptions (- 95 M€).
En cumulé, la baisse des charges sur ces différents postes s’établit à
- 1,7 Md€, soit l’équivalent de 6,3 % de l’épargne brute des communes et
de leurs groupements de l’année précédente.

À l’inverse, le poste des fournitures d’entretien et de petit équipement s’ac-


croît de + 31,3 %, soit une hausse de + 356 M€, 1,3 % de l’épargne brute
de 2019. Il traduit une partie des achats réalisés par le secteur communal
pour protéger ses habitants, ses élus et ses agents (masques, matériels de
protection, gels hydroalcooliques…). Une partie des achats de masques
réalisés par les collectivités a été prise en charge par l’État (voir infra).

Tableau 5 – D écomposition des achats et charges externes


du bloc communal en 2020

Communes(a) Syndicats GFP(b) Bloc communal

M€ 2020/2019 M€ 2020/2019 M€ 2020/2019 M€ 2020/2019

Achats et charges externes 17 419 - 7,5 % - 1 405 5 987 - 2,0 % - 124 13 953 + 0,5 % + 74 37 359 - 3,7 % - 1 455
Publicité, publications,
relations publiques 584 - 37,1 % - 344 52 - 30,7 % - 23 175 - 31,9 % - 82 811 - 35,6 % - 449
Contrats de prestations
de services 2 565 - 13,7 % - 407 3 299 - 0,3 % - 12 7 167 + 0,6 % + 45 13 031 - 2,8 % - 373
Combustibles, carburants,
eau 3 261 - 7,0 % - 246 341 - 4,4 % - 16 818 - 6,6 % - 58 4 421 - 6,7 % - 320
Alimentation 544 - 23,2 % - 164 86 - 23,5 % - 26 69 - 20,4 % - 18 699 - 23,0 % - 208
Transports 147 - 38,6 % - 92 58 - 20,9 % - 15 180 - 16,9 % - 37 384 - 27,3 % - 144
Honoraires 453 - 15,7 % - 84 250 - 2,5 % -6 370 - 5,2 % - 20 1 073 - 9,4 % - 111
Déplacements, missions
et réceptions 72 - 45,0 % - 59 20 - 41,2 % - 14 27 - 44,6 % - 22 120 - 44,3 % - 95
Fournitures d’entretien
et de petit équipement 1 103 + 27,2 % + 236 75 + 7,8 % +5 318 + 56,6 % + 115 1 496 + 31,3 % + 356
Autres 8 690 - 2,7 % - 244 1 806 - 0,9 % - 17 4 828 + 3,2 % + 150 15 324 - 0,7 % - 111
(a) Y compris Ville de Paris.   
(b) Groupements à fiscalité propre. Y compris métropole de Lyon et les EPT de la MGP.
Sources : traitements OFGL, données DGFiP. Comptes de gestion 2020, budgets principaux et annexes.

Pour les départements et régions, l’analyse des achats et charges externes


– dont le poids dans les budgets est plus faible que pour les collectivités du
bloc communal – fait également ressortir des postes en forte baisse, quand
d’autres bondissent, traduisant les impacts multiples de la crise. À l’instar
des communes et de leurs groupements, départements et régions ont pu
réaliser certaines économies, comme sur les achats de prestations de trans-
port collectif, qui connaissent la plus forte baisse en montant (- 129 M€
pour les départements et ‑ 187 M€ pour les régions). Mais ils ont égale-
ment accompagné activement les acteurs de leur territoire en engageant
des dépenses nouvelles, comme le traduit la forte hausse des dépenses de
fournitures d’entretien et de petit équipement (respectivement + 192 M€
et + 208 M€).

37
L es finances locales et la crise C ovid  : éléments d ’ évaluation

Des dépenses au titre des allocations RSA très directement impactées

Hors dépenses re-centralisées (RSA de La Réunion et dépenses régionales


consacrées à l’apprentissage), les dépenses d’intervention de l’ensemble
des collectivités locales ont connu une hausse de + 3,0 % en 2020.
Au sein de cet agrégat, ce sont les dépenses consacrées au règlement des
allocations RSA par les départements et les autres collectivités concernées
qui ont été les plus directement touchées. Hors Réunion, elles ont crû de
+ 787 M€ (+ 7,5 %) en 2020, en lien avec la hausse du nombre de bénéfi-
ciaires (+ 8,5 % entre octobre 2019 et octobre 20201). Selon la CNAF2, sans
la crise sanitaire, le nombre d’allocataires du RSA serait resté quasiment
stable pendant les trois premiers trimestres de l’année 2020. La hausse des
effectifs depuis juin s’est d’abord expliquée par le faible nombre de sorties
du RSA, principalement celles liées à une amélioration des ressources, puis
par l’importance des entrées d’allocataires, notamment des personnes qui
avaient quitté le dispositif antérieurement.
Sur l’ensemble des seuls départements, la variation des allocations RSA
représente une diminution moyenne de - 7,7 % de leur épargne brute.
Individuellement, l’impact est bien entendu variable. La quasi-totalité
des départements voient leurs dépenses au titre des allocations RSA pro-
gresser, mais parfois de manière particulièrement forte : pour 85 % d’entre
eux, le taux de croissance est ainsi supérieur à + 5 %, et même supérieur à
+ 10 % pour 26 % des départements.
Sur les autres composantes des dépenses d’intervention, les impacts
de la crise sanitaire, à la hausse comme à la baisse, semblent moins mar-
qués. On pourra noter la légère progression des subventions versées par
le bloc communal aux CCAS-CIAS (+ 3,7 %, soit + 74 M€). À l’inverse,
les subventions versées par les communes au secteur privé, notamment
associatif, ont légèrement diminué (- 3,6 %, soit - 113 M€).
En complément des impacts sur les achats et charges externes et sur
certaines dépenses d’intervention au titre des compétences de chaque
niveau, on constate en 2020 de fortes progressions des charges excep-
tionnelles dont une partie importante est très probablement liée à la
crise, par exemple en soutien au secteur des transports, et plus largement
à des interventions exceptionnelles auprès des acteurs les plus touchés par
la crise : + 132 M€ sur les régions et CTU, + 61 M€ sur les départements et
+ 242 M€ sur le bloc communal.

Mobilisation de la section d’investissement pour les régions et CTU

Les régions et collectivités territoriales uniques (CTU) affichent en 2020


une progression sensible de leurs dépenses d’investissement (+ 14,9 %,
budgets principaux et annexes consolidés). Cette dynamique ne concerne
pas les dépenses d’équipements directs sur le patrimoine propre des
régions qui reculent de - 4,1 % ; elle s’observe en revanche sur la plupart

1. « Plus de 2 millions d’allocataires du RSA fin octobre 2020 », DREES, décembre 2020.
2. « Estimations avancées des évolutions des foyers allocataires du RSA », CNAF, RSA
conjoncture, supplément exceptionnel lié à la Covid-19, novembre 2020.

38
L es finances locales et la crise C ovid  : éléments d ’ évaluation

des interventions auprès des tiers partenaires des régions. Cette situation
est en grande partie la conséquence de la crise Covid. Les régions et CTU
sont en effet intervenues de manière intensive auprès des secteurs écono-
miques les plus touchés, soit en partenariat (État, Bpifrance, CCI, Banque
des territoires…) sur des plans nationaux déclinés localement, soit direc-
tement avec des plans régionaux.
Ainsi, les subventions d’investissement versées à l’État augmentent
de + 525 M€, principalement en raison de leur participation au fonds
national de solidarité mis en place par l’État à destination des entreprises.
De même, la forte augmentation des subventions aux personnes de
droit privé (+ 411 M€) ainsi que la montée en puissance des prêts et
avances remboursables (+ 183 M€) sont étroitement liées aux décisions
d’urgence prises dès le confinement de l’économie.

Tableau 6 – D épenses d ’ investissement des régions et CTU


S ubventions et prêts à des tiers en 2020

Évolutions 2020/2019
2019 2020
en M€ en %

Subventions d’équipement versées 7 285 8 788 + 1 503 + 20,6 %


– aux tiers (fonds européens) 1 463 1 677 + 214 + 14,6 %
– aux personnes de droit privé* 1 534 1 944 + 411 + 26,8 %
– aux établissements scolaires publics 125 138 + 13 + 10,3 %
– aux organismes publics 4 164 5 029 + 865 + 20,8 %
dont État* 118 643 + 525 + 444,5 %
dont régions 5 3 -2 - 48,5 %
dont départements 136 161 + 26 + 18,9 %
dont communes et structures intercommunales 980 1 003 + 23 + 2,4 %
dont autres groupements de collectivités,
collectivités à statut particulier et EPL 223 288 + 64 + 28,8 %
dont SPIC 57 48 -8 - 14,5 %
dont organismes de transport 1 905 2 103 + 198 + 10,4 %
dont organismes publics divers 740 779 + 39 + 5,3 %
Dépenses d’équipements directs
(sur patrimoine propre) 3 408 3 268 - 140 - 4,1 %
Prêts* 206 389 + 183 + 88,7 %
– avances remboursables 179 276 + 97 + 53,9 %
– autres prêts 27 114 + 85 + 313,3 %
Autres (subventions, participations,
autres imobilisations financières) 315 437 + 122 + 38,7 %

Total dépenses d’investissement consolidées (BP + BA) 11 239 12 909 + 1 670 + 14,9 %
(1)
* Ensemble des dépenses « sous influence crise Covid » 1 858 2 977 + 1 119 + 60,2 %
en % épargne brute 2019 17,3 %
(1) La notion d’« influence Covid » n’est pas identifiée dans les comptes de gestion en tant que telle. Elle constitue donc ici une évaluation
et n’a pas de caractère exhaustif.
Source : traitement OFGL, données DGFiP, comptes de gestion, budgets principaux et annexes sur les nomenclatures M71
et M57.

39
L es finances locales et la crise C ovid  : éléments d ’ évaluation

G raphique 2 – D épenses d ’ investissement des régions et CTU :


3 postes sous influence directe de la crise C ovid , base 100 en 2012

350 Subventions
d’équipement
300 versées à l’État
Prêts et avances
250 remboursables
Subventions
200 d’équipement
aux personnes
150 de droit privé

100

50

0
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020

Source : traitements OFGL, données DGFiP, budgets principaux et annexes, M57 et M71.

Au global, sur 1,67 Md€ d’augmentation des dépenses d’investissement


des régions et CTU en 2020, 1,12 Md€ est très directement lié à la crise,
l’équivalent de 17 % de l’épargne brute des régions en 2019.

Synthèse des effets estimés de la crise sur les finances


des collectivités locales

L’ensemble des recherches effectuées sur les comptes de gestion des col-
lectivités fournit donc des éléments d’appréciation des impacts de la crise
Covid sur les finances locales en 2020. L’approche reste cependant par-
tielle et estimative, compte tenu de la globalisation de certaines dépenses
dans des comptes génériques et de la difficulté d’isoler l’impact des
choix opérés localement, indépendamment de la crise (cycle électoral,
situations financières initiales, engagements antérieurs vis-à-vis d’un
tiers…). Le tableau qui suit synthétise les effets mesurés et commentés
précédemment.

40
L es finances locales et la crise C ovid  : éléments d ’ évaluation

Tableau 7 – É valuation des effets de la crise


sur les finances des collectivités locales
en M€

Bloc Départements Régions Ensemble


communal et CTU
(y c. syndicats)

Recettes fiscales - 694 - 284 - 628 - 1 606


Recettes d’activité (domaines, tarifs,
revenus des immeubles…) - 2 510 - 42 -9 - 2 561
Recettes (1) - 3 204 - 327 - 636 - 4 167

Achats et charges externes


– postes « à économies » - 1 701 - 288 - 223 - 2 211
– fournitures d’entretien et de petit équipement + 356 + 192 + 208 + 756
Allocations RSA + 58 + 690 + 38 + 787
Charges exceptionnelles + 242 + 61 + 132 + 435
Dépenses d’investissement - soutien économie
(hors prêts et avances) (*) (*) + 936 + 936
Dépenses d’investissement - soutien économie
(prêts et avances) (*) (*) + 183 + 183
Dépenses (2) - 1 044 + 655 + 1 275 + 885

Coût net avant aides de l’État (1) - (2) - 2 160 - 982 - 1 911 - 5 052
en % de l’épargne brute 2019 - 8,0 % - 10,5 % - 29,6 % - 11,8 %
en % de l’épargne nette 2019 - 15,5 % - 16,5 % - 41,8 % - 20,5 %
(*) Impact Covid non identifié.
Source : traitements OFGL, données budgets principaux et annexes (DGFiP). Avertissement :
ces mesures des effets de la crise sont des évaluations à partir de traitements possibles sur les
comptes de gestion.

À l’échelle de l’ensemble des collectivités locales, les baisses de ressources


imputables à la crise s’élèvent à - 4,2 Md€. Elles concernent tous les
niveaux de collectivités mais le bloc communal représente à lui seul les
trois quarts des pertes, notamment en raison de sa plus grande dépen-
dance aux recettes tarifaires et domaniales.
En parallèle, l’impact sur les dépenses, plus difficile à mesurer, regroupe
des surcoûts (achats de matériel, aides aux acteurs économiques ou aux
ménages…) et des économies (achats correspondant à des services mis en
veille). Il est évalué de manière partielle à environ + 900 M€. Il est négatif
pour le bloc communal (‑ 1,0 Md€) mais positif pour les départements
(+ 0,65 Md€), en lien avec la hausse des allocations RSA, et pour les régions
(+ 1,3 Md€) compte tenu de leurs interventions sur le secteur économique.
Au final, sur la base de ces estimations, le coût net avant prise en compte
des aides de l’État se monte à 5,1 Md€ en 2020, soit l’équivalent de
12 % de l’épargne brute de l’année précédente (excédent des recettes sur
les dépenses de fonctionnement) et 20,5 % de l’épargne nette (épargne
brute – remboursements de la dette). Derrière ces chiffres, des disparités
entre niveaux de collectivités et entre collectivités elles-mêmes appa-
raissent et nécessiteront des analyses spécifiques.
Ces résultats ne tiennent pas comptes des mesures d’urgence mises
en place par le Gouvernement, notamment dans le cadre des lois de
finances rectificatives 2020. Certaines de ces mesures impliquaient des
financements nationaux à destinations des collectivités, certains sous
forme de compensation, d’autres sous forme d’avances remboursables.

41
L es finances locales et la crise C ovid  : éléments d ’ évaluation

Citons les principaux dispositifs financiers mis en place pour les collecti-
vités locales :
– Financements supplémentaires dédiés à l’investissement ; il s’agit
notamment de l’abondement de 950 M€ sur la dotation de soutien à
l’investissement local (DSIL) exceptionnelle. Au 31 décembre 2020, plus
de 574 millions d’euros de subventions (AE) avaient été accordées au
bénéfice de 3 357 projets1. La matérialisation effective (CP) de ces dota-
tions supplémentaires dans les comptes de collectivités devrait inter-
venir principalement à compter de 2021 ou 2022.
– Concours exceptionnel de l’État pour l’achat de masques par les col-
lectivités locales, qui s’est traduit par la prise en charge par l’État de
50 % du coût des masques achetés entre le 13 avril et 1er juin 2020, dans
la limite d’un prix de référence. Un montant de 213,8 M€ a été versé
à environ 16 000 collectivités, permettant ainsi un cofinancement par
l’État d’envi­ron 400 millions de masques.
– Le montant total de la dotation définitive versée au titre de l’article 21
de la troisième loi de finances rectificative de 2020 (article instaurant
la mesure dite du « filet de sécurité » financier) s’élève à 193 M€2, dont
163 M€ pour 4 168 communes et 51 EPCI à fiscalité propre et 29 M€
pour les groupements de collectivités autorités organisatrices de la
mobilité (AOM) ou percevant de la fiscalité liée au tourisme et au loisir3.
– Les AOM ont également bénéficié d’un dispositif d’avance remboursable
au titre de la quatrième loi de finances rectificative pour 2020. Ainsi,
85 AOM (71 EPCI, 11 syndicats et 3 communes) ont sollicité le verse-
ment d’une avance pour un montant total de 574 M€.
– Garanties spécifiques pour les collectivités d’outre-mer et la collectivité
de Corse (31 M€)4.
– Mécanisme d’avances remboursables en cas de perte sur les DMTO
pour les départements. Sur les 40 bénéficiaires initiaux (394 M€), seuls
8 départements pour 119 M€5 devraient finalement correspondre aux
critères retenus en raison de la bonne tenue de ces produits fiscaux dans
de nombreux territoires.
Hors la DSIL exceptionnelle qui n’a pas d’effet sur les encaissements
en 2020 et sans compter les avances remboursables compte tenu de leur
nature spécifique, les compensations versées par l’État en 2020 repré-
sentent près de 440 M€, soit l’équivalent de 1 % de l’épargne brute ini-
tiale des collectivités locales prises dans leur ensemble et 1,8 % de leur
épargne nette.

1. Source et détails des projets soutenus : [Link]


letat-investit-dans-les-territoires-consultez-la-carte-des-projets-soutenus-la-dsil-
exceptionnelle.
2. Ce chiffre n’est pas exhaustif dans la mesure où un certain nombre de collectivités
n’avaient pas encore clôturé leur compte de gestion au 19 avril.
3. Par ailleurs, un dispositif de soutien financier spécifique a été institué au profit d’Île-
de-France Mobilités. À ce titre, l’État s’est engagé sur un soutien de plus de 2,5 milliards
d’euros pour compenser les pertes de recettes de l’établissement qui bénéficie ainsi d’une
dotation destinée à compenser les pertes de versement mobilité. Enfin, l’établissement a
également bénéficié d’une avance remboursable de plus d’un milliard d’euros.
4. Source : dossier de presse France Relance, « Coup de projecteur sur les mesures de sou-
tien aux collectivités locales », 6 mai 2021.
5. Source : Jean-René Cazeneuve, Baromètre no 4, « Impact de la crise sur les finances
locales », 31 mars 2021.

42
L es finances locales et la crise C ovid  : éléments d ’ évaluation

Situation spécifique des autorités organisatrices


de la mobilité (AOM)

En 2020, les autorités organisatrices de la mobilité (AOM) ont été particu-


lièrement touchées par la crise de la Covid-19. L’observation des comptes
des 200 collectivités autorités organisatrices qui perçoivent du versement
mobilité (VM) et qui disposent d’un compte spécifique pour ces activités
en 2019 et 20201 traduit cet impact.

En fonctionnement, ces collectivités ont vu leurs recettes baisser de


manière drastique (- 7,1 %). Leurs deux principales recettes, le verse-
ment mobilité (59 % des recettes 2019) et les recettes tarifaires (17 % des
recettes 2019), ont simultanément reculé de - 5,5 % et de - 29,3 %, en lien
avec la baisse de l’activité salariée et la diminution de la fréquentation des
transports. Pour quelques syndicats, les baisses de versement mobilité ont
fait l’objet d’une compensation spécifique en fonctionnement2.

De leur côté, les dépenses de fonctionnement des services de transports


– majoritairement liées au financement des délégataires ou prestataires –
ont stagné (+ 0 %), à l’instar de l’évolution de l’ensemble des dépenses
de fonctionnement des collectivités du bloc communal (- 0,4 %) : l’offre
de services, même en mode dégradé, n’a en effet pas suivi l’effondrement
des recettes.

Il en a résulté une détérioration très forte des soldes d’épargne des auto-
rités organisatrices de la mobilité. L’épargne brute, excédent des recettes
sur les dépenses de fonctionnement, a reculé de - 39,3 %, son poids dans
les recettes de fonctionnement passant de 18 % à 12 %. Mais surtout,
après remboursement de la dette, l’épargne nette a chuté de - 72,8 %,
avec un taux d’épargne nette tombé de 10 % à 3 %, réduisant à la portion
congrue la part des ressources de fonctionnement affectée au financement
des investissements en 2020.

1. Hors Île-de-France Mobilités, ces collectivités représentent 60 % des AOM 2020 et per-
çoivent 89 % du versement mobilité. Il s’agit essentiellement de groupements à fiscalité
propre (168 groupements, 73 % des dépenses de fonctionnement des AOM analysées),
mais également de syndicats (21 syndicats, 27 % des dépenses de fonctionnement) et de
quelques communes (7 communes) au poids plus marginal.
2. La troisième loi de finances rectificative (LFR3) pour 2020, votée en juillet 2020, a mis
en place une compensation des pertes de versement mobilité pour les syndicats qui sont
autorités organisatrices de la mobilité. Cette garantie leur assure de percevoir en 2020 le
montant moyen de versement mobilité de la période 2017-2019. 22 syndicats ont béné-
ficié de ce mécanisme de compensation pour un montant total de 28 millions d’euros.

43
L es finances locales et la crise C ovid  : éléments d ’ évaluation

Taux d ’ épargne et taux d ’ équipement des AOM bénéficiant


du versement mobilité
%
35 Taux d’épargne brute
Taux d’épargne nette
30 Taux d’équipement

25

20

15

10

0
2017 2018 2019 2020

Source : traitement OFGL données DGFiP. Comptes de gestion, budgets principaux et/ou annexes
de 200 AOM percevant du VM. Montants des épargnes et des dépenses d’équipement rapportés
aux recettes de fonctionnement.

Cette baisse de la capacité d’autofinancement, couplée au ralentisse-


ment ou à l’arrêt de certains chantiers ainsi qu’aux effets du cycle des
élections municipales et intercommunales, s’est traduite par une dimi-
nution des investissements des autorités organisatrices de la mobilité de
- 31,0 %, soit une chute deux fois plus marquée que celle de l’ensemble
des dépenses d’investissement des communes et groupements à fiscalité
propre (- 15,3 %).

En investissement, les autorités organisatrices de la mobilité ont cepen-


dant pu bénéficier des avances remboursables proposées par l’État1. Ces
avances, assimilables à une dette, ont ainsi constitué plus de 40 % du
montant des emprunts de 2020. Avances et emprunts bancaires ont repré-
senté l’équivalent de 84 % des dépenses d’investissement hors rembour-
sement de la dette et ont compensé la diminution de l’épargne nette,
cette dernière n’ayant couvert que 13 % des dépenses d’investissement
de l’année.

Ces avances ont également participé à une augmentation du fonds de


roulement assez forte en 2020, ainsi qu’à un accroissement de l’encours
de dette (+ 7,2 %). Cette hausse de l’encours de dette mais surtout la

1. La quatrième loi de finances rectificative (LFR4) pour 2020, votée en novembre 2020,
a prévu un mécanisme d’avances remboursables pour l’ensemble des autorités organisa-
trices de la mobilité touchées par une baisse du versement mobilité et des recettes tari-
faires. Une convention précise les modalités de versement et de remboursement de ces
avances. Elles seront remboursées à partir du moment où le montant de versement mobi-
lité et des recettes tarifaires auront rattrapé le montant moyen de ces recettes observé
sur la période 2017-2019, ou au plus tard à partir de 2031. La durée de remboursement
sera d’au moins 6 ans. 86 collectivités ont demandé à bénéficier de ces avances, pour un
montant global de 583 millions d’euros.

44
L es finances locales et la crise C ovid  : éléments d ’ évaluation

diminution très forte de l’épargne ont fait passer la capacité de désen-


dettement des autorités organisatrices de la mobilité de 7,4 années à
13,1 années. En moyenne, près de 40 % de cette dégradation est cepen-
dant comptablement atténuée par l’utilisation par certaines collectivités
de la possibilité de basculer les avances remboursables de l’État en section
de fonctionnement1.

Tableau – É quilibres financiers des autorités organisatrices


de la mobilité qui perçoivent du versement mobilité et qui disposent
d ’ un compte spécifique pour ces activités en 2019 et 2020
en Md€

Opération réelles 2019 2020 2020/2019

Recettes de fonctionnement (a) 6,92 6,43 - 7,1 %


dont versement mobilité 4,10 3,88 - 5,5 %
dont recettes tarifaires 1,16 0,82 - 29,3 %
Dépenses de fonctionnement (b) 5,67 5,67 + 0,0 %
Épargne brute (c = a - b) 1,25 0,76 - 39,3 %
Remboursements de dette (d) 0,56 0,57 + 1,8 %
Épargne nette (e = c - d) 0,69 0,19 - 72,8 %

Dépenses d’investissement hors remboursements (f) 2,17 1,50 - 31,0 %


Épargne nette 0,69 0,19 - 72,8 %
Recettes d’investissement hors emprunts (g) 0,43 0,33 - 23,2 %
Emprunts et avances remboursables (h) 0,99 1,26 + 27,8 %
Variation du fonds de roulement (e) + (g) + (h) - (f) - 0,06 + 0,28

Dette au 31 décembre 9,29 9,96 + 7,2 %


Traitement : OFGL.
Source : données DGFiP. Comptes de gestion, budgets principaux et/ou annexes de 200 autorités
organisatrices de la mobilité qui perçoivent du versement mobilité et qui disposent d’un compte
spécifique pour ces activités en 2019 et 2020.

1. À l’instar du reste du rapport, les données présentées dans cette partie portent sur des
opérations réelles. Il convient cependant de noter que les collectivités bénéficiaires des
avances remboursables pouvaient exceptionnellement les basculer en recettes de fonc-
tionnement par le biais d’une écriture d’ordre budgétaire. 31 % des avances rembour-
sables ont ainsi été réinscrites en fonctionnement de cette manière. En tenant compte
de ces opérations d’ordre, la capacité de désendettement des autorités organisatrices de
la mobilité s’établit à 10,7 années.

45
L es finances locales et la crise C ovid  : éléments d ’ évaluation

Les CCAS et CIAS conservent


une situation financière rassurante

Les centres communaux et intercommunaux d’action sociale (CCAS-


CIAS) étaient en première ligne lors de la crise sanitaire et sociale, notam-
ment en accompagnant les populations les plus fragiles. Dès lors, il semble
naturel d’analyser l’évolution de la situation de ces entités, qui plus est
avec l’effet de la crise qui va perdurer sur les années à venir.
Afin de travailler sur un périmètre constant et pertinent, les structures
étudiées dans cette partie sont celles présentant au moins un montant
non nul en dépenses de fonctionnement, recettes de fonctionnement ou
encours de dette (pour le budget principal), et qui existent en 2019 et
2020. Cela porte leur nombre à 13 403, le centre d’action sociale de la
Ville de Paris étant exclu de l’analyse1. À noter que le nombre de CCAS-
CIAS poursuit sa tendance à la baisse : ils étaient 15 371 en 2018 (avec
au moins un montant non nul en dépenses de fonctionnement, recettes
de fonctionnement ou encours de dette), 14 457 en 2019, et sont 13 517
en 20202.

Consolidation de l’autofinancement des CCAS-CIAS en 2020


Du côté des budgets principaux, les dépenses de fonctionnement sont
quasiment stables en 2020 (- 0,2 %) sous l’effet conjugué de la baisse des
achats et charges externes (- 7,6 %, - 48 M€) et de la faible hausse des frais
de personnel (+ 0,7 %). Sur le premier poste, des économies ont pu être
réalisées, comme pour les collectivités en général, sur des achats divers,
par exemple : publicités, publications et relations publiques, en dimi-
nution de - 16,7 M€ ; déplacements, missions et réceptions, - 8,2 M€.
Les dépenses de secours connaissent en revanche une augmentation de
+ 15 % (+ 21 M€), en lien direct avec l’aide apportée par les CCAS-CIAS
aux populations les plus touchées par la crise, mais ne suffisent pas à
contrebalancer la baisse des achats.
Les recettes de fonctionnement sont, quant à elles, en hausse (+ 1,9 %),
malgré une baisse des produits de la vente de biens et services (- 6,5 %,
- 40 M€) et du revenu des immeubles (- 5 %, - 6 M€). L’accroissement des
participations des différents niveaux de collectivités, et notamment des
communes (+ 52 M€), en est la principale raison.
Ces mouvements combinés en section de fonctionnement engendrent
une forte hausse de l’autofinancement en 2020 (épargne brute à + 80 %,
+ 61 M€).
Du côté des budgets annexes, regroupant en particulier des EHPAD et
résidences autonomie, une augmentation des dépenses de fonctionne-
ment est constatée (+ 4,5 %), principalement liée à la forte progression
des frais de personnel (+ 145 M€, + 6,2 %). Une partie de cette dynamique

1. Le périmètre étudié et les chiffres obtenus peuvent ainsi varier légèrement de ceux de
l’annexe 7 du rapport de l’OFGL.
2. Cette tendance à la baisse n’est pas nouvelle et s’observe depuis plus de 10 ans, avec
une diminution significative en 2016 (cf. OFGL, Cap sur… les enjeux financiers portés par
les CCAS et CIAS, no 13, octobre 2020).

46
L es finances locales et la crise C ovid  : éléments d ’ évaluation

provient des primes ou indemnités versées aux agents présents durant la


crise1, notamment au sein des établissements d’hébergement pour per-
sonnes âgées dépendantes ainsi que des établissements et services accom-
pagnant les personnes adultes et enfants en situation de handicap2. Les
achats et charges externes sont aussi en légère hausse (+ 11 M€) du fait
d’un accroissement des dépenses de fournitures médicales ou encore de
produits d’entretien rendu nécessaire, compte tenu de la situation sani-
taire particulière de l’année 2020.
Les recettes de fonctionnement augmentent plus fortement que les
dépenses (+ 5,5 %), et ce malgré une diminution de - 32 M€ du produit
de la vente de biens et services. Les subventions et participations reçues,
et notamment les sommes versées par l’Assurance-maladie aux EHPAD
(+ 167 M€, dont plus de la moitié correspond à la compensation des
primes versées au personnel des EHPAD ou d’autres surcoûts liés à la crise
au sein de ces structures), expliquent majoritairement cet accroissement
des recettes. Il en découle un autofinancement dynamique également au
sein des budgets annexes (épargne brute à + 30 %, + 42 M€).

Des investissements en baisse mais une reconstitution


des marges de manœuvre pour les années à venir
Les dépenses d’investissement, déjà faibles pour les CCAS-CIAS en compa-
raison des actions portées par la section de fonctionnement, connaissent
une forte baisse en 2020 (- 29 % sur l’ensemble des budgets non conso-
lidés, soit 96 M€ en moins).
En conséquence de cette baisse de l’investissement et de l’augmentation
de l’autofinancement, et malgré un net repli des recettes d’investissement
hors emprunts (- 36,5 %)3, le recours à l’endettement diminue fortement,
avec une souscription d’emprunts quasiment divisée par deux par rapport
à 2019. Il en résulte ainsi un amoindrissement de l’encours de dette au
31 décembre des CCAS-CIAS (- 2,1 %).
En revanche, l’accroissement des dépôts au compte du trésor de ces struc-
tures est marqué, avec + 148 M€ sur 2020. Il consolide les marges de
manœuvre des CCAS-CIAS et permettra de couvrir une partie des actions
à mener sur 2021 et les années suivantes pour amortir les conséquences
de la crise auprès des populations les plus fragiles.

1. Décret no 2020-711 du 12 juin 2020, pris pour l’application de l’article 11 de la loi


no 2020-473 du 25 avril 2020 de finances rectificative pour 2020.
2. Les comptes de la nomenclature M22 sur lesquels doit être imputée la prime Covid
versée au personnel non médical augmentent de 42 M€ en 2020.
3. Les recettes d’investissement hors emprunts sont en nette diminution, mais repré-
sentent des montants limités (- 55 M€). La chute du produit des cessions (- 44 M€ sur
les budgets principaux) explique cette tendance.

47
L es finances locales et la crise C ovid  : éléments d ’ évaluation

Tableau – É quilibres financiers des CCAS-CIAS en 2020


et évolution par rapport à 2019
en M€

Opération réelles 2020 Évolution 2020/2019 (%)

Montant Montant BP + BA BP BA BP + BA
BP BA non
consolidé

Dépenses de fonctionnement (a) 2 777 3 464 6 240 - 0,2 % 4,5 % 2,4 %


Achats et charges externes 581 893 1 474 - 7,6 % 0,4 % - 2,9 %
Frais de personnel 1 762 2 499 4 262 0,7 % 6,2 % 3,8 %
Secours 162 0,2 163 15,0 % - 26,8 % 14,9 %
Recettes de fonctionnement (b) 2 914 3 645 6 559 1,9 % 5,5 % 3,9 %
Subventions reçues et participations 2 147 1 926 4 073 4,6 % 12,7 % 8,3 %
dont participation des communes 1 525 7 1 533 3,6 % 7,2 % 3,6 %
dont produits des EHPAD
à charge Assurance-maladie – 756 756 – 28,3 % 28,3 %
Ventes de biens et services 574 1 567 2 140 - 6,5 % - 2,0 % - 3,2 %
Revenu des immeubles 113 18 131 - 5,0 % - 7,3 % - 5,3 %
Épargne brute (c = b - a) 137 181 319 79,7 % 29,8 % 47,4 %

Dépenses d’investissement
hors remboursements (d) 110 125 235 - 21,1 % - 34,6 % - 28,9 %
Recettes d’investissement
hors emprunts (e) 48 47 95 - 49,9 % - 12,9 % - 36,5 %
Remboursement de dette (f) 37 72 108 - 24,9 % 1,8 % - 9,2 %
Emprunts (g) 29 60 89 - 47,1 % - 42,5 % - 44,1 %
Flux net de dette (h = g - f) -8 - 12 - 19
Variation du fonds de roulement
(i = c + e + h - d) 68 92 159

Dette au 31 décembre 422 957 1 380 - 4,8 % - 0,8 % - 2,1 %


Dépôts au trésor au 31 décembre 1 378 1,3 1 379 + 13,8 % - 94,0 % + 12,0 %
Traitement : OFGL.
Source : données DGFiP, comptes de gestion, budgets principaux (BP) et annexes (BA). Les don-
nées présentées dans ce tableau concernent les CCAS-CIAS ayant au moins un montant non nul
en dépenses de fonctionnement, recettes de fonctionnement ou encours de dette (pour les budgets
principaux) et existant en 2019 et 2020. Les montants obtenus peuvent ainsi varier de ceux de
l’annexe 7 du rapport de l’OFGL.
Fiches par niveau de collectivités

Les finances du secteur communal  GUILL AUME LEFORESTIER, X AVIER NIEL (DGCL)

(communes, y compris Ville de Paris dans sa nouvelle configuration


à partir de 2019, groupements à fiscalité propre,
établissements publics territoriaux [EPT] de la métropole du Grand Paris
[MGP], et métropole de Lyon)

L’ équilibre des comptes du secteur communal (a) de 2020

Dépenses Recettes
F ONC T I ONNE M E NT

Frais de personnel
48,5 Md€ • + 0,9 %

Impôts et taxes
73,8 Md€ • + 0,7 %

Achats et charges externes


23,1 Md€ • - 4,8 %

Dépenses d’intervention
17,9 Md€ • + 2,1 % Concours de l’État
22,7 Md€ • + 0,6 %
Autres
6,7 Md€ • Subventions
Excédent de fonctionnement + 5,8 % et participations
(épargne brute) Autres 5,5 Md€ • + 10,8 %
17,9 Md€
Md € • - 5,5 % 12,0 Md€ • - 15,8 %

I NV E S T I S S E M E NT

Excédent de fonctionnement
(épargne brute)
Dépenses d’équipement 17,9 Md€
Md € • - 5,5 %
Subventions et autres
25,8 Md€ • - 16,4 % Autres
5,3 Md€ • - 3,7 %
3,4 Md€ • - 20,8 %
Dotations et subventions
Capacité 11,8 Md€ • - 0,6 %
de financement
+ 2,0 Md€
F I NA NC E M E NT
Capacité
Remboursements de dette de financement
Emprunts
8,7 Md€ • - 3,1 % 9,4 Md€ • + 2,5 % + 2,0 Md€
Variation du fonds
de roulement
+ 2,7 Md€

(a) Y compris la métropole de Lyon, les EPT de la métropole du Grand Paris et la Ville de Paris.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

49
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D U S E C T E U R C O M M U N A L

Principales modifications du périmètre


dans le secteur communal en 2020

Le secteur communal comprend les communes, les groupements à fisca-


lité propre (GFP : communautés de communes, communautés d’agglo­
mération, communautés urbaines et métropoles), les établissements
publics territoriaux (EPT) de la métropole du Grand Paris, ainsi que, par
convention, la métropole de Lyon. Cette dernière est une collectivité ter-
ritoriale à statut particulier et exerce, sur son territoire, les compétences
d’un département et d’un groupement à fiscalité propre ; dans les ana-
lyses menées dans ce rapport, elle est rattachée au secteur communal, de
façon cohérente avec ce qui est fait en comptabilité nationale. La création
au 1er janvier 2019 de la collectivité à statut particulier Ville de Paris (loi
no 2017-257 du 28 février 2017), en lieu et place de la commune de Paris
et du département de Paris, oblige à ne pas l’intégrer dans les calculs des
évolutions entre 2018 et 2019, sauf mention explicite.

Après la nouvelle vague de fusions de communes au 1er janvier 2019,


seules trois communes nouvelles ont été créées au cours de l’année 2019,
avant mi-mars. Il ne pouvait en effet être procédé à aucune modification
des circonscriptions électorales, que sont les communes, dans l’année qui
précédait les élections municipales de mars 2020, ce qui interdisait par
conséquent la création de communes nouvelles. Chacune de ces trois
communes nouvelles (deux en Côte-d’Or et une dans le Loiret) est issue de
deux anciennes communes. Par ailleurs, on note dans le Calvados le pre-
mier cas de « défusion » d’une commune nouvelle créée en janvier 2017 :
par décision du tribunal administratif de Caen, l’arrêté préfectoral por-
tant création de la commune nouvelle de Saline a été annulé, recréant
ainsi les anciennes communes de Troarn et Sannerville. Au total, on ne
compte donc en France métropolitaine et dans les départements d’outre-
mer (DOM) que deux communes de moins qu’en 2019, soit 34 968 com-
munes au 1er janvier 2020.

Au 1er janvier 2020, la France métropolitaine et les DOM comptent


1 254 EPCI à fiscalité propre, soit quatre de moins qu’en 2019. Depuis la
forte réduction (- 39 %) du nombre de ces structures au 1er janvier 2017,
liée à la mise en œuvre des schémas départementaux de coopération inter-
communale (SDCI) prévus par la loi NOTRe, la carte intercommunale n’a
connu que quelques changements. En 2020, il y a notamment la création
d’une nouvelle communauté urbaine (CU) : celle du Grand Besançon, qui
était une communauté d’agglomération (CA) en 2019 ; on compte de ce
fait une CA de moins en 2020. En outre, 9 communautés de communes
(CC) ont disparu : 2 ont fusionné pour créer une nouvelle CC dans le
Cher, 4 ont fusionné pour créer une nouvelle CC dans le Jura, une CC a
fusionné avec une CA pour créer une nouvelle CA dans l’Eure, une CC
a fait de même en Seine-et-Marne et une « défusion » dans la Creuse (sur
décision du tribunal administratif de Limoges) a entraîné la dissolution
d’une CC créée au 1er janvier 2017. En conséquence, 5 CC ont été créées :
la fusion dans le département du Cher, la fusion dans le département

50
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D U S E C T E U R C O M M U N A L

du Jura et les 3 CC issues de la « défusion » dans la Creuse. Soit au final


4 CC de moins qu’au 1er janvier 2019. (Pour la situation au 1er janvier 2021,
cf. annexe 6 du présent rapport.)

Délai de désendettement du bloc communal :


retour à la situation de 2018

La situation financière des communes et de leurs groupements à fiscalité


propre s’était améliorée depuis 2016 : à titre d’illustration, le délai moyen
de désendettement (rapport de l’encours de dette à l’épargne brute) était
passé de 5,6 ans en 2016 à 4,8 ans en 2019, soit une baisse de - 14 % (gra-
phique 1). En 2020, la situation revient à son niveau de 2018 (cf. annexe 2
pour les tableaux des données).
Ce constat d’ensemble masque cependant des disparités entre les deux
niveaux de collectivités (communes d’une part et groupements à fiscalité
propre d’autre part) et à l’intérieur de chacune des catégories.

G raphique 1 – D élai de désendettement des communes


et de leurs groupements à fiscalité propre

nombre d’années
6,5 Communes
Secteur communal
GFP
6,0

5,5

5,0

4,5

4,0
2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020

Source : DGCL. Données : DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux, montants en opéra-
tions réelles.

I. Les communes

Désendettement des petites communes en 2020


Pour les communes, la détérioration de la situation en 2020, en raison
de la crise sanitaire, est le fait des plus grandes d’entre elles (graphique 2a.
La Ville de Paris, du fait de ses compétences élargies aux compétences

51
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D U S E C T E U R C O M M U N A L

départementales, sera souvent traitée à part dans les comparaisons par strate
de population). Les grandes communes étant déjà celles qui enregistraient
les délais de désendettement les plus élevés, les disparités entre petites
et grandes communes se sont donc aggravées à cet égard en 2020, alors
qu’elles s’étaient atténuées jusque-là, depuis le début de la mandature
(graphique 2b).

G raphique 2 – D élai de désendettement des communes ( hors Paris )


2 a – É volution 2 b – D epuis 2014,
entre 2019 et 2020 par strate de population

nombre d’années nombre d’années


+ 1,2 10 > 100 000 h
50 000-
+ 1,0 9 100 000 h
+ 0,8 20 000-
8
50 000 h
+ 0,6 10 000-
7
20 000 h
+ 0,4
6 5 000-10 000 h
+ 0,2 3 500-5 000 h
5 2 000-3 500 h
0,0
1 000-2 000 h
4 500-1 000 h
- 0,2
200-500 h
- 0,4 3
0-200 h
0-200 h

200-500 h

500-1 000 h

2 000-3 500 h

3 500-5 000 h
1 000-2 000 h

5 000-10 000 h

10 000-20 000 h

20 000-50 000 h

50 000-100 000 h

> 100 000 h

2
2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020

Source : DGCL. Données : DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux, montants en opérations réelles.

Cette évolution moyenne des délais de désendettement (+ 0,4 an) résulte


de celles enregistrées sur la dette (+ 0,3 %) et sur l’épargne brute (- 7,4 %).
Les comportements d’endettement des communes depuis 2014 ont été
très différents selon leur taille. Jusqu’en 2019, les petites communes se
sont plus endettées que les grandes. Cette stratification était très nette
en dessous de 5 000 habitants (graphique 3a), tandis que les communes
de plus de 5 000 habitants avaient des comportements plus homogènes
(graphique 3b).
En 2020, c’est l’inverse : seules les plus grandes communes ont dû
s’endetter, tandis que les communes de moins de 10 000 habitants ont
réduit leurs emprunts de presque - 30 % et diminué leur stock de dette de
- 2,5 %. Les évolutions de l’épargne brute peuvent expliquer partiellement
cela, puisque ce sont les plus grandes communes qui voient leur épargne
décroître, tandis que l’épargne brute des petites communes continue
d’augmenter (graphique 4).

52
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D U S E C T E U R C O M M U N A L

G raphique 3 – É volution de l’ encours de dette selon la taille des communes

3 a – C ommunes de moins 3 b – C ommunes de plus


de 5 000 habitants de 5 000 habitants
indice 100 en 2014 indice 100 en 2014
125 0-200 h 125 > 100 000 h
200-500 h y compris Paris
120 500-1 000 h 120 > 100 000 h
1 000-2 000 h hors Paris
115 2 000-3 500 h 115 50 000-
3 500-5 000 h 100 000 h
110 110 20 000-
50 000 h
105 105 5 000-
10 000 h
100 100 10 000-
20 000 h
95 95

90 90
2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020

Note : la Ville de Paris a un impact fort sur la strate des communes de plus de 100 000 habitants. Hors Paris, le comportement d’endet-
tement des communes de plus de 100 000 habitants ressemble à celui des autres grandes communes ; y compris Paris, l’encours de dette
augmente de manière très atypique.
Source : DGCL. Données : DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux, montants en opérations réelles.

G raphique 4 – É volution de l’ epargne brute selon la taille des communes

4 a – C ommunes de moins 4 b – C ommunes de plus


de 10 000 habitants de 10 000 habitants
indice 100 en 2014 indice 100 en 2014
150 5 000-10 000 h 150 50 000-
145 3 500-5 000 h 145 100 000 h
2 000-3 500 h > 100 000 h
140 140
1 000-2 000 h hors Paris
135 500-1 000 h 135 20 000-
130 200-500 h 130 50 000 h
0-200 h 10 000-
125 125
20 000 h
120 120
115 115
110 110
105 105
100 100
95 95
2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020

Source : DGCL. Données : DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux, montants en opérations réelles.

Jusqu’en 2019, l’épargne brute des communes avait augmenté, du fait


d’une évolution plus favorable pour les recettes que pour les dépenses,
même en cas de diminution, comme en 2016 (graphique 5a). En 2020 c’est
l’inverse : les recettes de fonctionnement baissent globalement plus que
les dépenses. Cet effet n’est en réalité observé que pour les communes de
plus de 10 000 habitants. Pour les petites communes, les dépenses dimi-
nuent au contraire plus que les recettes (graphiques 5c et 5d).

53
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D U S E C T E U R C O M M U N A L

G raphique 5 – É volution des recettes et des dépenses de fonctionnement des communes

5 a – É volution depuis 2014 5 b – É volution de l’ épargne brute


en 2020 ( hors Paris )

indice 100 en 2014 %


103 Recettes + 10
Dépenses
102 +5

0
101

-5
100

- 10
99
- 15
98
- 20

5 000-

50 000-
1 000-2 000 h

10 000 h
10 000-
20 000 h
20 000-
50 000 h

100 000 h
0-200 h

200-500 h

500-1 000 h

2 000-3 500 h

3 500-5 000 h

> 100 000 h


97
2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020

5 c – É volution des dépenses 5 d – É volution des recettes


en 2020 ( hors Paris ) en 2020 ( hors Paris )

% %
2 2

1 1

0 0

-1 -1

-2 -2

-3 -3
5 000-

50 000-

5 000-

50 000-
2 000-3 500 h

10 000 h
10 000-
20 000 h
20 000-
50 000 h

100 000 h

> 100 000 h

1 000-2 000 h

10 000 h
10 000-
20 000 h
20 000-
50 000 h

100 000 h

> 100 000 h


0-200 h

200-500 h

500-1 000 h

1 000-2 000 h

3 500-5 000 h

0-200 h

200-500 h

500-1 000 h

2 000-3 500 h

3 500-5 000 h

Source : DGCL. Données : DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux, montants en opérations réelles.

Diminution des recettes de fonctionnement,


surtout pour les plus grandes communes
Depuis 2014, les recettes de fonctionnement des petites communes ont
évolué plus rapidement que celles des grandes communes (graphique 6).
C’est encore le cas en 2020 : les recettes des communes de moins de
500 habitants sont les seules à avoir augmenté ; celles des communes de
plus de 100 000 habitants ont diminué de - 1,9 % hors Paris (et de - 3,7 %
y compris Paris).

54
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D U S E C T E U R C O M M U N A L

La fiscalité locale, et en particulier les impôts indirects, a en effet davan-


tage bénéficié aux petites communes en 2020 (graphique 7). Les recettes
fiscales liées à l’activité (DMTO, taxe de séjour) reculent de presque - 10 %
dans les grandes communes alors qu’elles augmentent de plus de + 6 %
pour les communes de moins de 500 habitants. Concernant les DMTO, les
communes de moins de 5 000 habitants non classées stations de tourisme
perçoivent en 2020 une recette sur la base des DMTO de l’année 2019,
dans le cadre d’un fonds départemental, alors que les plus grandes com-
munes perçoivent directement les recettes de DMTO de 2020. La diminu-
tion de la recette n’est donc pas sensible dès cette année pour les petites
communes.
Les contributions de l’État aux très petites communes augmentent aussi
beaucoup, du fait de la hausse de la dotation particulière élu local (DPEL)
versée aux communes de moins de 500 habitants dans le cadre de la reva-
lorisation de leurs indemnités (cf. infra, sur la rémunération et la formation
des élus).
Les « ventes de biens et services » et certaines « autres recettes de fonc-
tionnement » retracent les recettes relatives aux actions périscolaires,
sociales, sportives ou culturelles des communes, mais aussi certaines
redevances (stationnement, funéraires, etc.), les produits des locations
d’immeubles ou les ventes de terrains aménagés, d’eau ou de bois. Toutes
ces recettes sont en forte diminution en 2020 pour les communes, sauf
les redevances funéraires. Les baisses concernent l’ensemble des strates
de population, mais sont plus fortes pour les communes de plus de
2 000 habitants (entre ‑ 20 % et - 25 %), qui gèrent les équipements col-
lectifs utilisés également par les habitants des petites communes envi-
ronnantes. Les subventions reçues augmentent beaucoup, mais restent
malgré cela marginales (cf. aussi le dossier de ce rapport sur l’impact de la crise
sanitaire sur les recettes des collectivités).

G raphique 6 – É volution des recettes de fonctionnement


des communes ( hors Paris )
indice 100 en 2014
108 0-200 h
200-500 h
106
500-1 000 h
1 000-2 000 h
2 000-3 500 h
104 3 500-5 000 h
5 000-10 000 h
102 10 000-20 000 h
20 000-50 000 h
50 000-100 000 h
100
> 100 000 h hors Paris

98

96
2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020

Source : DGCL. Données : DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux, montants en opéra-
tions réelles.

55
56
- 10
+ 10
- 10

+ 18

- 26
- 24
- 22
- 18
- 20
- 16
- 14
- 12
-8
-6
-4
-2
0
0
+2
+4
+6
+8
+ 12
+ 14
+ 16
-8
-6
-4
-2
0
+2
+4
+6
+8

%
%
%
0-200 h 0-200 h 0-200 h

200-500 h 200-500 h 200-500 h

500-1 000 h 500-1 000 h 500-1 000 h

1 000-2 000 h 1 000-2 000 h 1 000-2 000 h

2 000-3 500 h 2 000-3 500 h 2 000-3 500 h

3 500-5 000 h 3 500-5 000 h 3 500-5 000 h

5 000- 5 000- 5 000-


10 000 h 10 000 h 10 000 h
10 000- 10 000- 10 000-
I M P Ô T S D I R EC T S

20 000 h 20 000 h 20 000 h


20 000- 20 000- 20 000-

CO N T R I B U T I O N S D E L’ É TAT
50 000 h 50 000 h 50 000 h

VENTES DE BIENS ET SERVICES


50 000- 50 000- 50 000-
100 000 h 100 000 h 100 000 h

> 100 000 h > 100 000 h > 100 000 h


G raphique 7 – Taux

- 10
+ 10
+ 18

- 26
- 24
- 22
- 18
- 20
- 16
- 14
- 12
-8
-6
-4
-2
0
0
+2
+4
+6
+8
+ 12
+ 14
+ 16
-10
-8
-6
-4
-2
0
2
4
6
8

%
%
%

0-200 h 0-200 h 0-200 h

200-500 h 200-500 h 200-500 h

500-1 000 h 500-1 000 h 500-1 000 h


de croissance en

1 000-2 000 h 1 000-2 000 h 1 000-2 000 h


2020

2 000-3 500 h 2 000-3 500 h 2 000-3 500 h

3 500-5 000 h 3 500-5 000 h 3 500-5 000 h

5 000- 5 000- 5 000-


des différentes recettes de fonctionnement des communes

10 000 h 10 000 h 10 000 h


F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D U S E C T E U R C O M M U N A L

10 000- 10 000- 10 000-

AUTRES RECET TES


I M P ÔT S I N D I R E C T S

20 000 h 20 000 h 20 000 h

Source : DGCL. Données : DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux, montants en opérations réelles.
20 000- 20 000- 20 000-
50 000 h 50 000 h 50 000 h
50 000- 50 000- 50 000-
S U B V E N T I O N S E T PA R T I C I PAT I O N S

100 000 h 100 000 h 100 000 h

> 100 000 h > 100 000 h > 100 000 h


F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D U S E C T E U R C O M M U N A L

G raphique 8 – L es différentes recettes de fonctionnement des communes

8 a – É volution depuis 2014 8 b – E n milliards d ’ euros


( à champ constant ) ( à champ courant )
indice 100 en 2014 Md€
130 Subventions 60 Impôts et taxes
reçues et Concours
125
participations 50
de l’État
120 Impôts et taxes Ventes de biens
115 Ventes de biens et services
et services 40 Subventions
110
Autres recettes reçues et
105 Concours 30 participations
de l’État Autres recettes
100
20
95

90
10
85

80 0
2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020

Source : DGCL. Données : DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux, montants en opérations réelles.

Les dépenses de fonctionnement


G raphique 9 – L es différentes dépenses de fonctionnement des communes

9 a – É volution depuis 2014 9 b – E n milliards d ’ euros


( à champ constant ) ( à champ courant )
indice 100 en 2014 Md€
120 Autres dépenses 45 Frais de
de fonctionn. personnel
40
110
Frais de Achats et
personnel 35 charges externes
Achats et Dépenses
100 charges externes 30 d’intervention
Dépenses 25 Autres dépenses
90 d’intervention de fonctionn.
Charges 20 Charges
financières financières
80 15

10
70
5

60 0
2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020

Source : DGCL. Données : DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux, montants en opérations réelles.

Les dépenses de fonctionnement des communes ont baissé en 2020


(- 0,8 %). Depuis le début de la mandature en 2014, c’est la troisième fois
qu’une diminution est observée ; celle de l’année 2020 n’est pas la plus
forte (- 1,5 % en 2016) (graphique 5a).
Chaque année depuis 2014, l’évolution globale des dépenses des com-
munes dépasse rarement 1 %, à la hausse comme à la baisse. Un grand
nombre de communes enregistrent pourtant de fortes variations de leurs
dépenses de fonctionnement, là aussi à la hausse comme à la baisse :

57
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D U S E C T E U R C O M M U N A L

chaque année de 2017 à 2019, environ 30 % des communes augmentaient


leurs dépenses de plus de + 5 % et environ 24 % les baissaient de plus
de - 5 % (graphique 10). Un nombre beaucoup plus réduit de communes
enregistraient des variations modérées : 7 % des communes augmentaient
leurs dépenses sans dépasser + 1,25 %, 7 % aussi de + 1,25 % à + 2,5 %, et
les mêmes proportions en ce qui concerne des baisses équivalentes.
En 2020, ces proportions ont légèrement changé : un peu plus de com-
munes ont beaucoup baissé leurs dépenses (30 % des communes les ont
baissées à un rythme supérieur à - 5 %, au lieu de 24 % habituellement),
un peu moins de communes les ont beaucoup augmentées (graphique 10).

G raphique 10 – R épartition du nombre de communes


selon l’ évolution de leurs dépenses de fonctionnement

% de communes
35

30

2017
25
2018
20 2019
2020
15

10

0
de plus de - 5 de - 2,5 de - 1,25 de 0 de + 1,25 de + 2,5 de plus
de 5 % à - 2,5 % à - 1,25 % à0% à + 1,25 % à + 2,5 % à+5% de 5 %

BAISSE DES DÉPENSES HAUSSE DES DÉPENSES

Lecture : en 2020, 26 % des communes ont augmenté leurs dépenses de fonctionnement de plus de + 5 %.
Source : DGCL. Données : DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux, montants en opéra-
tions réelles.

Les communes qui enregistrent les plus fortes évolutions de leurs dépenses
de fonctionnement, à la baisse ou à la hausse, sont souvent des petites
communes (graphique 11). Dès lors, la répartition des dépenses selon le
rythme de ces évolutions n’a pas du tout la même forme que celle du
nombre des communes, et la modification de cette répartition entre 2019
et 2020 est beaucoup plus sensible (graphique 12). Mais malgré la baisse
globale des dépenses (- 0,8 %), il reste tout de même 9 % de ces dépenses
qui ont augmenté de plus de + 5 % en 2020 (contre 14 % en 2019).
En d’autres termes, en 2020 comme en 2019, un grand nombre de com-
munes ont vu leurs dépenses de fonctionnement augmenter beaucoup,
mais cela représente une proportion de dépenses bien moindre en 2020
qu’en 2019.

58
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D U S E C T E U R C O M M U N A L

G raphique 11 – Taille moyenne des communes


selon l’ évolution de leurs dépenses de fonctionnement en 2020
nombre d’habitants
4 500

4 000

3 500

3 000

2 500

2 000

1 500

1 000

500

0
de plus de - 5 de - 2,5 de - 1,25 de 0 de + 1,25 de + 2,5 de plus
de 5 % à - 2,5 % à - 1,25 % à0% à + 1,25 % à + 2,5 % à+5% de 5 %

BAISSE DES DÉPENSES HAUSSE DES DÉPENSES

Lecture : la taille moyenne des communes ayant augmenté leurs dépenses de fonctionnement en 2020 de
plus de + 5 % est de 724 habitants.
Source : DGCL. Données : DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux, montants en opéra-
tions réelles.

G raphique 12 – R épartition du volume des dépenses de fonctionnement


selon le rythme de leur évolution

% des dépenses
35
2019
30 2020
25

20

15

10

0
de plus de - 5 de - 2,5 de - 1,25 de 0 de + 1,25 de + 2,5 de plus
de 5 % à - 2,5 % à - 1,25 % à0% à + 1,25 % à + 2,5 % à+5% de 5 %

BAISSE DES DÉPENSES HAUSSE DES DÉPENSES

Lecture : en 2019, 14 % des dépenses de fonctionnement avaient augmenté de plus de 5 % ; en 2020,


seulement 9 % des dépenses ont augmenté à ce rythme.
Source : DGCL. Données : DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux, montants en opéra-
tions réelles.

Baisse des dépenses de fonctionnement


dans les communes de taille moyenne
La baisse des dépenses de fonctionnement en 2020 s’observe surtout parmi
les communes de taille moyenne, tandis que les plus grandes communes ne
les diminuent pas (graphique 5c). C’est une situation inhabituelle : de 2014
à 2019, les dépenses de fonctionnement ont toujours évolué moins forte-
ment pour les grandes communes (graphique 13). En 2020, l’évolution des

59
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D U S E C T E U R C O M M U N A L

achats et charges externes selon la taille des communes explique l’essen­tiel


de cette situation atypique : ces dernières années les plus grandes com-
munes restreignaient leurs achats, tandis que les plus petites ne parve-
naient pas à les diminuer ou à les ralentir. En 2020, les achats et charges
externes des communes de plus de 100 000 habitants en matière de santé
et d’action sociale ont augmenté de + 21 %, bien plus que ceux des autres
communes, et notamment que ceux des communes de taille moyenne
(entre 5 000 et 50 000 habitants), qui ont baissé (graphique 14).

G raphique 13 – É volution des dépenses de fonctionnement


des communes ( hors Paris )
indice 100 en 2014
106 0-200 h
200-500 h
500-1 000 h
104
1 000-2 000 h
2 000-3 500 h
102 3 500-5 000 h
5 000-10 000 h
100 10 000-20 000 h
20 000-50 000 h
50 000-100 000 h
98
> 100 000 h hors Paris

96

94
2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020

Source : DGCL. Données : DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux, montants en opéra-
tions réelles.

G raphique 14 – Taux de croissance en 2020


des achats et charges externes des communes de plus de 3 500 habitants
pour quelques fonctions

%
40 Sécurité et salubrité
publiques
30 Santé, action sociale
et familiale
20 Enseignement,
formation et
10 apprentissage
Sport et jeunesse
0 Culture

- 10

- 20

- 30
3 500- 5 000- 10 000- 20 000- 50 000- > 100 000 h
5 000 h 10 000 h 20 000 h 50 000 h 100 000 h

Note : les ventilations des dépenses par fonction ne sont disponibles que pour les communes de plus de
3 500 habitants.
Source : DGCL. Données : DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux, montants en opéra-
tions réelles.

60
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D U S E C T E U R C O M M U N A L

En 2020, les plus petites communes n’ont pas non plus baissé leurs
dépenses de fonctionnement (graphique 5c). C’est, cette fois-ci, plus habi-
tuel (graphique 13), mais la situation en 2020 pour les plus petites com-
munes provient plutôt des « autres dépenses de fonctionnement ». Dans le
cadre de la loi « Engagement et proximité », les indemnités des élus locaux
(enregistrées dans cet agrégat) ont en effet fortement augmenté dans les
petites communes en 2020, hausse financée notamment par la dotation
particulière élu local (DPEL). Le plafond d’indemnisation des maires et des
adjoints de communes de moins de 500 habitants a ainsi été augmenté
de 50 % (pour atteindre 992 €/mois pour le maire), celui des communes
de 500 à 999 habitants de 30 % (à 1 568€/mois) et celui des communes de
1 000 à 3 500 habitants de 20 % (1 672€/mois).
Au total, les indemnités des élus locaux ont augmenté de + 10,0 % en
2020, dont + 23,6 % pour les communes de moins de 500 habitants,
+ 17,0 % pour celles entre 500 et 1 000 habitants, et + 11,5 % pour celles
entre 1 000 et 3 500 habitants. Pour les autres communes, les hausses ne
dépassent pas 2 %, et les indemnités versées aux élus dans les communes
de plus de 200 000 habitants, ou entre 10 000 et 20 000 habitants, ont
baissé (graphique 15a). Les dépenses de formation ont aussi augmenté
(+ 9,0 %), notamment dans le cadre du renouvellement des conseils
municipaux et communautaires après les élections et de la reprise du droit
individuel à la formation des élus (DIFE) (graphique 15b). Cette hausse ne
concerne que les communes de moins de 20 000 habitants.

G raphique 15 – Taux de croissance des dépenses d ’ indemnisation et de formation


des élus locaux en 2020
15 a – I ndemnités 15 b – F rais de formation

% %
+ 25 + 23,6 + 30 + 24,6 + 23,3
+ 20,5 + 20,5
+ 17,1
+ 20
+ 20
+ 17,0
+ 10
+ 15
+ 11,5 0

+ 10 - 10 - 7,1

- 20 - 16,7
+5
+ 0,9 + 0,9 + 1,4 + 1,5 - 30 - 26,4
0
- 40
- 0,7 - 1,1
- 43,6
-5 - 50
10 000-

50 000-

100 000-

50 000-

100 000-
20 000-
50 000 h

10 000-
20 000 h

20 000-
50 000 h
3 500-10 000 h

20 000 h

100 000 h

200 000 h

> 200 000 h

500-1 000 h

1 000-3 500 h

3 500-10 000 h

100 000 h

200 000 h

> 200 000 h


0-500 h

500-1 000 h

1 000-3 500 h

0-500 h

Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux, montants en opérations réelles.

61
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D U S E C T E U R C O M M U N A L

Baisse des dépenses d’investissement,


quelle que soit la strate de population
Les dépenses d’investissement des communes ont diminué en 2020 de
- 16,3 % (hors remboursements de dette). L’observation d’une baisse est
habituelle à ce stade du cycle électoral communal : la mise en place de
nouvelles équipes et le temps nécessaire pour la définition de nouveaux
projets stoppent les investissements (graphique 16). La dernière mandature
(2014-2020) a une nouvelle fois obéi à cette tendance récurrente. La baisse
de 2020 est proche de celle de 2014 (- 14,0 %). La crise sanitaire, qui a
stoppé les chantiers en cours pendant le confinement de la population,
a par ailleurs touché le processus électoral en espaçant les deux tours des
élections municipales de plus de trois mois.

G raphique 16 – É volution des dépenses d ’ investissement des communes


(hors remboursements de dette) selon la position dans le cycle électoral

indice 100 l’année de l’élection


150 Cycle 2001-2008
(7 années)
140 Cycle 1995-2001
Cycle 2008-2014
130
Cycle 2014-2020
120

110

100

90

80

70
N N+1 N+2 N+3 N+4 N+5 N + 6 (N + 7)

Lecture : dans le cycle électoral 2014-2020, les dépenses d’investissement ont baissé de - 12,6 % entre
2014 et 2015 (années N et N + 1 du cycle 2014-2020). Au même stade du cycle 2008-2014, elles avaient
augmenté de + 3,6 %.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux, montants en opéra-
tions réelles.

En 2020, la baisse des investissements concerne l’ensemble des strates


de population, avec des replis compris entre - 15 % et - 20 %, sauf pour
les communes de plus de 100 000 habitants, qui affichent une baisse de
- 11 % (graphique 17a).
Les plus petites communes présentent des baisses moyennes particuliè-
rement accentuées en 2020, bien plus marquées qu’en 2014. Elles font
pourtant partie de celles dont l’épargne brute a augmenté (dans le cadre
d’un recul global de l’épargne brute) (graphique 5b). Pour les communes
de plus de 3 500 habitants, strate par strate, les diminutions en 2020 sont
en revanche très comparables à celles observées en 2014.
Les recettes d’investissement ne suivent pas la même tendance : d’une
part, les petites communes ne présentent pas de recul plus marqué que
les grandes, d’autre part, il n’y a pas de différence significative et systéma-
tique entre 2020 et 2014 (graphique 17b).

62
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D U S E C T E U R C O M M U N A L

Désendettement des petites communes


Les petites communes, avec une épargne brute qui ne s’est pas dégradée
en 2020, des recettes d’investissement qui reculent à peu près autant que
celles des grandes communes, et des dépenses d’investissement particu-
lièrement réduites, ont alors eu la possibilité de se désendetter ; davantage
que les grandes communes, et davantage aussi qu’en 2014 (graphique 18).

G raphique 17 – Taux de croissance des dépenses et des recettes d ’ investissement


des communes selon la taille des communes

17 a – D épenses ( hors remboursements de dette ) 17 b – R ecettes ( hors emprunts )

% %
+5
2014 +5
2014
2020 2020
0 0

-5 -5

- 10 - 10

- 15 - 15

- 20 - 20

- 25 - 25
5 000-

50 000-

5 000-

50 000-
> 100 000 h*

> 100 000 h*


20 000-
50 000 h

100 000 h

0-200 h

200-500 h

500-1 000 h

1 000-2 000 h

2 000-3 500 h

3 500-5 000 h

10 000 h
10 000-
20 000 h
20 000-
50 000 h
1 000-2 000 h

2 000-3 500 h

3 500-5 000 h

10 000 h
10 000-
20 000 h

100 000 h
0-200 h

200-500 h

500-1 000 h

* - 12,4 % hors Paris en 2020. * - 16,0 % hors Paris en 2020.


Lecture : en 2020, les dépenses d’investissement des communes de moins de 200 habitants ont baissé de - 17,7 %. En 2014 (donc au
même stade du cycle électoral, dans le cycle précédent) elles avaient baissé de - 7,5 %.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux, montants en opérations réelles.

G raphique 18 – Taux de croissance de l’ encours de dette


des communes selon la taille des communes

%
+6 2019
+5 2020
+4
+3
+2
+1
0
-1
-2
-3
-4
0- 200- 500- 1 000- 2 000- 3 500- 5 000- 10 000- 20 000- 50 000- >
200 500 1 000 2 000 3 500 5 000 10 000 20 000 50 000 100 000 100 000
h h h h h h h h h h h*

* + 1,0 % hors Paris en 2020.


Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux, montants en opéra-
tions réelles.

63
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D U S E C T E U R C O M M U N A L

II. Les groupements de communes à fiscalité propre

Contrairement à ceux des communes, les délais de désendettement des


groupements à fiscalité propre (GFP) ne sont pas corrélés à la taille de la
population qu’ils recouvrent. Le délai moyen de désendettement des GFP
de moins de 15 000 habitants est par exemple proche de celui des GFP
entre 100 000 et 300 000 habitants, et leur évolution entre 2016 et 2019
est assez semblable (graphique 19a).
Les évolutions en 2020 sont en revanche très contrastées selon la taille
des GFP : amélioration pour les petits GFP et dégradation pour les grands
(graphique 19b).
Ces évolutions contrastées de 2020 résultent de mouvements sur l’épargne
brute et sur l’encours de la dette qui vont dans le même sens : amélioration
de l’épargne brute et quasi-stabilité de l’endettement pour les petits GFP,
détérioration de l’épargne et accroissement de l’endettement pour les plus
grands (graphiques 20a et 20b). Les GFP de taille intermédiaire sont beaucoup
plus proches d’un certain équilibre (épargne stable, faible endettement).
Cette stratification entre grands et petits GFP est propre à 2020 ; depuis
2016, on ne retrouve en effet pas vraiment de constance dans les évolu-
tions de l’épargne brute ou de la dette des GFP selon la taille de ces der-
niers (graphiques 20c et 20d).
L’épargne brute est la différence entre les recettes et les dépenses de fonc-
tionnement. En 2020, l’épargne brute des plus petits GFP augmente beau-
coup, du fait de la faible progression des dépenses (elles baissent même
pour les GFP de moins de 15 000 habitants) (graphique 21). C’est l’inverse
pour les plus grands GFP : leurs dépenses augmentent plus que leurs
recettes, ce qui explique la diminution de leur épargne brute. Pour les
GFP de taille intermédiaire, les dépenses et les recettes évoluent à peu près
au même rythme.

G raphique 19 – D élai de désendettement des gfp

19 a – D epuis 2016 19 b – É volution en 2020


selon la taille des GFP
nombre d’années nombre d’années
6,0 0-15 000 h + 0,6
15 000-
+ 0,5
5,5 30 000 h
30 000- + 0,4
5,0
50 000 h + 0,3

4,5
50 000- + 0,2
100 000 h
+ 0,1
4,0 100 000-
300 000 h 0,0
3,5 > 300 000 h - 0,1
- 0,2
3,0
- 0,3
2,5 - 0,4
15 000-

30 000-

50 000-

100 000-
0 - 15 000 h

30 000 h

50 000 h

100 000 h

300 000 h

> 300 000 h

2,0
2016 2017 2018 2019 2020

Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

64
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D U S E C T E U R C O M M U N A L

G raphique 20 – C omposantes du délai de désendettement des GFP


20 a – É volution de l’ épargne brute 20 b – É volution de l’ encours de dette
des GFP en 2020 des GFP en 2020

% %
+ 10 + 9,0 + 10
+ 8,4
+9 +9
+8 +8 + 6,9
+7 +7
+ 5,4
+6 +6
+5 +5
+4 +4 + 3,2
+3 + 1,7 +3 + 2,2
+2 +2 + 0,6
+1 + 0,2 +1
0 0
-1 -1
-2 -2 - 1,2
-3 -3
-4 -4
- 3,9
-5 -5
-6 - 5,4 -6
15 000-

30 000-

50 000-

100 000-

15 000-

30 000-

50 000-

100 000-
0 - 15 000 h

30 000 h

50 000 h

100 000 h

300 000 h

> 300 000 h

0 - 15 000 h

30 000 h

50 000 h

100 000 h

300 000 h

> 300 000 h


20 c – É volution de l’ épargne brute 20 d – É volution de l’ encours de dette
des GFP depuis 2016 des GFP depuis 2016
indice 100 en 2016 indice 100 en 2016
140 0 - 15 000 h 140 0 - 15 000 h
15 000- 15 000-
135 30 000 h 135 30 000 h
30 000- 30 000-
130 130
50 000 h 50 000 h
125 50 000- 125 50 000-
100 000 h 100 000 h
120 100 000- 120 100 000-
300 000 h 300 000 h
115 > 300 000 h 115 > 300 000 h

110 110

105 105

100 100
2016 2017 2018 2019 2020 2016 2017 2018 2019 2020
Champ : pour chaque couple d’années, GFP n’ayant pas changé de contour.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

65
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D U S E C T E U R C O M M U N A L

G raphique 21 – É volution des dépenses et des recettes de fonctionnement


des GFP en 2020
21 a – D épenses de fonctionnement 21 b – R ecettes de fonctionnement

% + 3,0
%
+3 + 2,7 +3
+ 2,5 + 2,5

+2 +2
+ 1,3 + 1,3 + 1,4
+ 1,2 + 1,1
+ 0,9
+1 +1

+ 0,1
0 0

- 0,4
-1 -1
15 000-

100 000-

15 000-

100 000-
0 - 15 000 h

30 000 h

30 000-
50 000 h

50 000-
100 000 h

300 000 h

> 300 000 h

0 - 15 000 h

30 000 h

30 000-
50 000 h

50 000-
100 000 h

300 000 h

> 300 000 h


PETITS MOYENS GR ANDS PETITS MOYENS GR ANDS

Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

Dépenses de fonctionnement des GFP


Les dépenses de fonctionnement des groupements à fiscalité propre ont
augmenté en 2020 de + 2,1 %. La croissance des frais de personnel ralentit
(+ 2,3 %, après + 3,9 % en 2019) (graphique 22). Cet accroissement est
limité pour les plus grands GFP (graphique 23), phénomène qu’on obser-
vait aussi les années précédentes.

G raphique 22 – L es différentes dépenses de fonctionnement des GFP


22 a – É volution depuis 2014 22 b – E n milliards d ’ euros

indice 100 en 2014 Md€


140 Frais de 12 Frais de
personnel 11 personnel
130 Dépenses 10
Dépenses
d’intervention d’intervention
9
120 Achats et Achats et
charges externes 8 charges externes
110 Autres dépenses 7 Autres dépenses
Charges 6 Charges
100 financières 5 financières
4
90
3
2
80
1
70 0
2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020

Source : DGCL. Données : DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

66
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D U S E C T E U R C O M M U N A L

G raphique 23 – Taux de croissance en 2020 des différentes dépenses


de fonctionnement des GFP

FR AIS DE PERSONNEL DÉPENSES D’INTERVENTION


% %
+ 4,8 + 4,9
+4 +5 + 4,6 + 4,6
+ 3,1 + 3,1 + 3,9
+ 2,8
+3 + 2,5 + 2,5 +4

+2 +3

+1 +2
+ 0,2
0 +1

-1 0

-2 -1

-3 -2 - 1,4
15 000-

30 000-

100 000-

15 000-

30 000-

100 000-
0 - 15 000 h

30 000 h

50 000 h

50 000-
100 000 h

300 000 h

> 300 000 h

0 - 15 000 h

30 000 h

50 000 h

50 000-
100 000 h

300 000 h

> 300 000 h


AC H AT S E T C H A R G E S E X T E R N E S AUTRES DÉPENSES DE FONC TIONNEMENT
% %
+1 + 18
+ 0,0 + 15,6
+ 16
0
+ 14
- 0,3
-1 - 0,5
+ 12 + 11,0
-2 + 10

-3 +8
+ 6,1
+6 + 5,2
-4 + 3,8
- 3,9 - 4,1 +4
-5 + 1,1
+2
- 5,0
-6 0
15 000-

30 000-

15 000-
100 000-

30 000-

100 000-
0 - 15 000 h

30 000 h

50 000 h

50 000-
100 000 h

300 000 h

> 300 000 h

0 - 15 000 h

30 000 h

50 000 h

50 000-
100 000 h

300 000 h

> 300 000 h

Source : DGCL. Données : DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

Les évolutions des dépenses d’intervention, en forte hausse (+ 4,3 %)


pour quasiment toutes les tailles de GFP, et celles des achats et charges
externes, en légère baisse (- 1,0 %) surtout pour les plus petits GFP, se
compensent partiellement.
Les charges financières continuent de diminuer. La forte augmentation
des autres dépenses de fonctionnement (+ 8,9 %) provient des dépenses
exceptionnelles, versées en 2020 sous forme de subventions pour soutenir
l’activité.
Du côté des dépenses de fonctionnement, ce sont donc surtout les achats
et charges externes qui, en 2020, distinguent les petits et les grands GFP,
dont on a vu qu’ils avaient des évolutions radicalement différentes de leur
épargne brute (graphiques 20 et 21).
Les accroissements de ces achats et charges externes se sont portés princi-
palement vers les actions de salubrité publique, tandis que les subventions
ont plus été orientées vers la relance de l’économie (graphique 24).

67
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D U S E C T E U R C O M M U N A L

G raphique 24 – Taux de croissance en 2020 des diverses dépenses de fonctionnement


des GFP par fonction

AC H AT S E T C H A R G E S E X T E R N E S DÉPENSES D’INTERVENTION
% %
+ 48 + 19
+ 50 + 20

+ 40
+ 15
+ 30

+ 20 + 10
+6 +6 +6
+ 10 +7
+4 +5
+1 +2
0 +1

-4 0
- 10 -7
- 10 -1 -1 -1
- 15 - 11
- 20 -5
Sécurité et

Sécurité et
Action économique
Sport et jeunesse
Culture

Enseignement,
formation
et apprentissage

Environnement,
aménagement
et services urbains
transversale

Transports

Environnement,
aménagement,
services urbains
Santé, action sociale
et familiale

salubrité publiques

Sport et jeunesse
Enseignement,
formation
et apprentissage
Transports

Culture

salubrité publiques

Santé, action sociale


et familiale
Action économique
transversale
Services généraux

Services généraux
FR AIS DE PERSONNEL AUTRES DÉPENSES DE FONC TIONNEMENT
% %
+ 12 + 11,0 + 50
+ 41
+ 10 + 40 + 34 + 36

+8 + 30

+ 5,6
+6 + 5,3 + 20
+ 12
+ 3,9
+4 + 10
+ 2,8
+ 2,4
+ 1,8
+2 + 1,0 0
+ 0,6 -1
-2 -1
-5
0 - 10 -7
Sport et jeunesse
Sport et jeunesse

Environnement,
aménagement

Enseignement,
et services urbains
Sécurité et salubrité
publiques

Transports

Santé, action sociale


et familiale
Action économique
transversale
Enseignement,
formation
et apprentissage

Action économique
transversale
Environnement,
aménagement
et services urbains
Sécurité et salubrité
publiques

Santé, action sociale


et familiale

Culture

formation
et apprentissage

Transports
Culture

Services généraux

Services généraux

Note : les ventilations des dépenses par fonction ne sont disponibles que pour les GFP de plus de 10 000 habitants.
Source : DGCL. Données : DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

Recettes de fonctionnement des GFP


Les recettes de fonctionnement des groupements à fiscalité propre ont
augmenté en 2020 de + 1,4 %. Les impôts et taxes représentent la plus
grande partie de ces recettes. Leur évolution en 2020 sur les budgets
principaux reste positive (+ 2,5 %, net des reversements aux communes)
(graphique 25) car l’assiette des impôts locaux directs n’est, en 2020, pas
encore touchée par la crise (cf. annexe 8). Les impôts directs progressent
de + 4,3 % (net des reversements) et les autres impôts et taxes reculent
de ‑ 1,9 %.

68
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D U S E C T E U R C O M M U N A L

G raphique 25 – L es différentes recettes de fonctionnement des GFP


25 a – É volution depuis 2014 25 b – E n milliards d ’ euros

indice 100 en 2014 Md€


150 Subventions 20 Impôts et taxes
reçues et Concours
18
140
participations de l’État
Impôts et taxes 16 Ventes de biens
Ventes de biens 14 et services
130 et services Subventions
12
Autres recettes reçues et
120 Concours 10 participations
de l’État Autres recettes
8
110
6

4
100
2

90 0
2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020

Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

L’évolution globale des recettes de fonctionnement des GFP en 2020 n’est


pas marquée par de gros contrastes entre les différentes strates de popu-
lation (graphique 21b). C’est notamment le cas pour les impôts directs,
principale composante des recettes de fonctionnement.
Mais celles des autres composantes des recettes de fonctionnement, prises
séparément, le paraissent parfois plus (graphique 26). Ainsi, les impôts
indirects enregistrés dans les budgets principaux des GFP de plus de
300 000 habitants baissent beaucoup, mais cela provient en réalité d’un
transfert de TEOM d’une grande métropole vers un budget annexe créé
en 2020 à cet effet. De même, les subventions reçues par les très grands
GFP ont bondi en 2020, en réalité à cause d’une écriture de subventions
d’une grande métropole versées à ses arrondissements qui était négative
en 2019, et qui disparaît en 2020 dans la version provisoire de la source
utilisée ici. Les contributions de l’État baissent pour les grands GFP
et augmentent pour les petits. Inversement, les grands GFP voient les
revenus issus des ventes de services ou de produits du domaine chuter
moins fortement que ceux des petits GFP.

69
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D U S E C T E U R C O M M U N A L

G raphique 26 – É volution de certaines recettes de fonctionnement des GFP en 2020

IMPÔTS INDIREC TS CO N T R I B U T I O N S D E L’ É TAT


% %
+3 + 2,2 + 1,8 +4
+ 1,5
+2
+1 +3
0 + 2,0 + 2,0
-1 - 0,3 +2 + 1,7
- 0,4
-2
-3 +1 + 0,4
-4
-5 0
-6
-7 -1 - 0,5
-8
-9 -2 - 1,5
- 10
- 11 - 10,1 -3

15 000-
15 000-

0 - 15 000 h

30 000 h

30 000-
50 000 h
0 - 15 000 h

30 000 h

50 000-
100 000 h

100 000-
300 000 h

> 300 000 h


30 000-
50 000 h

50 000-
100 000 h

100 000-
300 000 h

> 300 000 h

VENTES DE BIENS ET SERVICES S U B V E N T I O N S E T PA R T I C I PAT I O N S


% %
0 + 70 + 63,7

-2 + 60

-4 - 3,3 + 50
- 4,3
-6 + 40

-8 - 7,4 + 30
+ 19,5
- 10 + 20
- 9,5
- 10,7 + 6,0 + 8,0
- 12 - 11,2 + 10 + 4,9 + 3,3

- 14 0
15 000-
15 000-

100 000-

0 - 15 000 h

30 000 h
0 - 15 000 h

30 000 h

30 000-
50 000 h

50 000-
100 000 h

100 000-
300 000 h

> 300 000 h


30 000-
50 000 h

50 000-
100 000 h

300 000 h

> 300 000 h

Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

Dépenses d’investissement des GFP en baisse


pour toutes les strates de population
Les dépenses d’investissement des GFP ont diminué en 2020 de - 10,2 %
(hors remboursement de dette). En 2014, au même stade du cycle élec-
toral, elles avaient baissé de ‑ 7,1 % (graphique 27).
Toutes les strates de population sont concernées par cette baisse en 2020
(bien qu’elle reste hétérogène selon les strates). En 2014, les investisse-
ments des plus petits GFP augmentaient légèrement (graphique 28a).
Les recettes d’investissement (hors emprunts) ont, en 2020, moins
diminué (- 4,5 %) que les dépenses. Les plus fortes baisses s’observent à la
fois parmi les plus petits et les plus grands GFP (graphique 28b). La situa-
tion de 2020 est très différente de celle de 2014, où les recettes d’inves-
tissement avaient globalement augmenté, en particulier celles des plus
grands GFP.

70
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D U S E C T E U R C O M M U N A L

En 2020, les plus petits GFP, dont l’épargne brute augmente et dont les
dépenses d’investissement diminuent sensiblement plus que leurs recettes,
parviennent à maintenir une capacité de financement positive (gra-
phique 29). Cela leur permet de limiter l’accroissement de leur encours de
dette, et même de le réduire pour les plus petits d’entre eux (graphique 30).

G raphique 27 – É volution des dépenses d ’ investissement des GFP


( hors remboursements de dette )
selon la position dans le cycle électoral

indice 100 l’année de l’élection


220 Cycle 2001-2008
(7 années)
200 Cycle 1995-2001
Cycle 2008-2014
180 Cycle 2014-2020

160

140

120

100

80
N N+1 N+2 N+3 N+4 N+5 N + 6 (N + 7)

Lecture : dans le cycle électoral 2014-2020, les dépenses d’investissements des GFP ont baissé de - 8,2 %
entre 2014 et 2015 (années N et N + 1 du cycle 2014-2020). Au même stade du cycle 2008-2014, elles
avaient baissé de - 1,5 %.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

G raphique 28 – Taux de croissance des dépenses et des recettes d ’ investissement


des GFP selon la taille des GFP
28 a – D épenses ( hors remboursements de dette ) 28 b – R ecettes ( hors emprunts )

% %
+ 12 + 21
+9 2014 2020 + 18 2014 2020
+6 + 15
+3 + 12
+ 8,3
0 +9
-3 +6
-6 +3
- 6,1
-9 0
- 9,1 - 8,5 - 1,0
- 12 -3
- 15 - 10,0 - 13,1 -6 - 4,1 - 1,8

- 18 -9 - 6,6
- 16,7
- 10,3
- 21 - 12
15 000-

30 000-

50 000-

100 000-

15 000-

30 000-

50 000-

100 000-
0 - 15 000 h

30 000 h

50 000 h

100 000 h

300 000 h

> 300 000 h

0 - 15 000 h

30 000 h

50 000 h

100 000 h

300 000 h

> 300 000 h

Lecture : en 2020, les dépenses d’investissement des GFP de moins de 15 000 habitants ont baissé de - 16,7 %. En 2014 (donc au même
stade du cycle électoral, dans le cycle précédent) elles avaient augmenté de + 1,1 %.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

71
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D U S E C T E U R C O M M U N A L

G raphique 29 – B esoin (-) ou capacité (+) G raphique 30 – Taux de croissance


de financement des GFP en 2020 de l’ encours de dette des GFP
selon la taille des GFP selon la taille des GFP
M€ %
+ 100 +8
+ 60,3 + 6,9
+ 41,9 + 44,2 +7 2014 2020
+ 50
+6 + 5,4
0 +5
- 28,1 +4 + 3,2
- 50
+3 + 2,2
- 100
+2
+ 0,6
- 150 - 136,2 +1
0
- 200
-1
- 250 - 233,3 -2 - 1,2
15 000-

30 000-

50 000-

100 000-

15 000-

30 000-

50 000-

100 000-
> 300 000 h*
300 000 h

0 - 15 000 h

30 000 h
0 - 15 000 h

30 000 h

50 000 h

100 000 h

50 000 h

100 000 h

300 000 h

> 300 000 h


* Hors métropoles de Lyon et d’Aix-Marseille-Provence, dont les montants sont perturbés par des mouvements exceptionnels et des
données provisoires.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

72
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D E S D É PA R T E M E N T S

Les finances des départements L E A N A C A R E L L E M A D J O U F O T S I N G , X A V I E R N I E L ( D G C L )


hors métropole de Lyon et collectivités territoriales uniques

Introduction méthodologique

L’analyse des comptes des départements depuis le début de la mandature


2015-2020 (graphique 1) est rendue difficile pour plusieurs raisons.
– La recentralisation, par l’État, du revenu de solidarité active (RSA) et de
son financement, prévu par l’article 81 de la loi des finances 2019, a
débuté avec le département de Mayotte et la CTU de Guyane en 2019.
Elle se poursuit en 2020 avec le département de La Réunion, ce qui
affecte (à la baisse) les dépenses et les recettes de fonctionnement.
– La collectivité à statut particulier de la Ville de Paris a été créée en 2019
en lieu et place de la commune de Paris et du département de Paris. Elle
est traitée ici par convention avec les communes ; les évolutions des
départements en 2019 sont donc calculées hors département de Paris
dans les montants de 2018.
– Les flux de subventions entre la commune et le département de Paris, en
lien avec le financement de l’action sociale, ont été modifiés dès 2018,
avant la création de la collectivité à statut particulier. Les subventions
reçues par les départements en 2018 s’en sont alors trouvées affectées (à
la baisse), pour des raisons purement comptables.
– L’année 2018 a aussi été marquée par la création de la collectivité de
Corse, issue de la fusion des deux départements et de la collectivité ter-
ritoriale de Corse. Les évolutions sur 2018 sont donc présentées à péri-
mètre constant (hors Corse), comme ce fut le cas en 2015 (hors Rhône,
lors de la création de la métropole de Lyon) et en 2016 (hors Martinique
et Guyane, lors de la création des collectivités territoriales uniques).
– Les transferts de compétences dans le domaine du transport, des dépar-
tements vers les régions, débutés en 2017 et prolongés en 2018, ont été
accompagnés d’un transfert de financement sous la forme d’une dimi-
nution de la part de CVAE perçue par les départements, part transférée
aux régions. Lorsque le produit de CVAE transféré a dépassé le mon-
tant du coût des transferts effectués, les départements concernés ont
reçu de la part des régions des attributions de compensation (AC) du
transfert de CVAE. Inversement, certains départements ont dû verser
une attribution de compensation à leur région. Cela touche ces années-
là les dépenses et les recettes de fonctionnement, qui doivent alors être
décrites « hors fonction transports » pour les dépenses (en particulier les
achats et charges externes), et « hors AC de CVAE » (pour les recettes).

73
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D E S D É PA R T E M E N T S

G raphique 1 – Taux de croissance annuels des principaux agrégats comptables


des départements

%
+ 25
+ 20
+ 15
+ 10
+5 + 1,8 % + 3,2 %
+ 1,0 %
0
- 0,4 %
-5 - 3,5 %
- 10
- 15
- 14,1 %
Dépenses Recettes Épargne Dépenses Recettes Encours
de fonctionnement de fonctionnement brute d’investissement d’investissement de dette
(hors remboursements) (hors emprunts)

2016 2017 2018 2019 2020

Évolutions neutralisées des modifications institutionnelles sur la période (métropole de Lyon, CTU, Corse, Paris).
Source : DGCL. Données : DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux, montants en opérations réelles.

Amélioration de la situation financière des départements de 2015 à 2019,


puis retour en 2020 à la situation de 2018

La situation financière des départements s’est améliorée entre 2015 et


2019 : le délai moyen de désendettement est passé de 5,2 ans en 2015 à
3,4 ans en 2019, soit une baisse de - 34 % (graphique 2). Cette améliora-
tion était due, d’une part, à une importante augmentation de l’épargne
brute (+ 43 % entre 2015 et 2019) et, d’autre part, mais dans une moindre
mesure, à une baisse de l’encours de dette (- 6 %) (graphique 3). Les amé-
liorations les plus fortes ont eu lieu en 2016 (du fait de l’augmentation
des recettes fiscales, habituelles au lendemain d’élections) et en 2019 (du
fait des rentrées particulièrement dynamiques de DMTO, liées à la bonne
tenue du marché de l’immobilier cette année-là).
En 2020, année de crise de la Covid-19, l’épargne brute, l’encours de dette
et le délai de désendettement reviennent à leur niveau de 2018.

74
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D E S D É PA R T E M E N T S

G raphique 2 – D élai de désendettement des départements

nombre d’années
5,5

5,0

4,5

4,0

3,5

3,0
2015 2016 2017 2018 2019 2020

Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion, budgets principaux, opérations réelles.

Graphique 3 – Évolution de l’ épargne brute


et de la dette des départements

indice 100 en 2015


150

140

130
Épargne brute
120

110

Dette
100

90
2015 2016 2017 2018 2019 2020

Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion, budgets principaux opérations réelles.

Les recettes de fonctionnement ont évolué


plus vite que les dépenses entre 2015 et 2019

L’augmentation importante de l’épargne brute entre 2015 et 2019 était


liée à une évolution plus rapide des recettes de fonctionnement (+ 5 %
entre 2015 et 2019) par rapport aux dépenses de fonctionnement (+ 1 %).
L’inverse est constaté en 2020 : recul des recettes de - 0,4 % et accélération
des dépenses de + 1,8 % (graphique 4).

75
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D E S D É PA R T E M E N T S

G raphique 4 – É volution des recettes et dépenses de fonctionnement


entre 2015 et 2020
indice 100 en 2015
105

104

103
Recettes
102

101

Dépenses
100

99

98
2015 2016 2017 2018 2019 2020

Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion, budgets principaux, opérations réelles.

Stabilité des recettes de fonctionnement


malgré le recul de l’activité économique

À champ constant, c’est-à-dire en excluant La Réunion, dont le finance-


ment du RSA a été repris par l’État, les recettes de fonctionnement des
départements ont augmenté en réalité de + 0,6 % en 2020. Vingt dépar-
tements ont vu leurs recettes diminuer en 2020, dont six départements
qui enregistrent des baisses inférieures à - 5 % (l’Ain, les Alpes-Maritimes,
le Rhône, les Yvelines, les Hauts-de-Seine et La Réunion). C’est beaucoup
plus qu’en 2019, où seulement quatre départements avaient des recettes
qui baissaient (le Haut-Rhin et le Bas-Rhin, la Sarthe et le Territoire de
Belfort), dont aucun en dessous de - 2,5 % (graphique 5). Les autres dépar-
tements ont vu leurs recettes augmenter en 2020, dont vingt-cinq de plus
de + 2,5 %. Un seul a vu ses recettes augmenter de plus de + 5 % en 2020
(la Côte-d’Or, avec des DMTO en forte accélération), contre onze dépar-
tements en 2019.

76
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D E S D É PA R T E M E N T S

G raphique 5 – R épartition des départements selon les variations


de leurs recettes de fonctionnement

nombre de départements
60
2019
50 2020

40

30

20

10

0
de plus de - 5 de - 2,5 de - 1,25 de 0 de + 1,25 de + 2,5 de plus
de 5 % à - 2,5 % à - 1,25 % à0% à + 1,25 % à + 2,5 % à+5% de 5 %

BAISSE DES DÉPENSES HAUSSE DES DÉPENSES

Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion, budgets principaux, opérations réelles.

La fiscalité (directe et indirecte) représente presque les trois quarts de ces


recettes. Les principaux impôts locaux directs perçus par les départements
sont, en 2020, la taxe foncière et la CVAE ; les autres principaux impôts et
taxes sont les droits de mutation à titre onéreux (DMTO), la taxe sur les
conventions d’assurance (TSCA) et la taxe intérieure de consommation
sur les produits énergétiques (TICPE) (graphique 6 et cf. l’annexe 8 pour
plus de détails). L’ensemble du produit des impôts et taxes augmente de
+ 0,9 % en 2020 hors La Réunion (mais est resté stable : 0,0 %, à champ
courant).
Les produits de la taxe sur le foncier bâti en représentent la plus grande
part ; ils ont augmenté de + 1,7 % en 2020 et dépassent 14 Md€ (gra-
phique 6). En effet, les recettes de la taxe foncière sont peu sensibles à
la conjoncture économique, et les taux sont restés très stables depuis la
hausse de 2016, année post-électorale pour les départements.
Le montant des droits de mutation à titre onéreux (DMTO) est lié direc-
tement à l’évolution du nombre de transactions immobilières et à celle
des prix de l’immobilier. Depuis 2014, il dépend également des taux de
la taxe de publicité foncière. En 2020, quatre départements ont de nou-
veau maintenu leur taux à 3,80 % (Indre, Isère, Morbihan et Mayotte) ;
tous les autres conservent un taux correspondant au taux plafond de
4,50 %. En 2020, le marché de l’immobilier a connu un fort ralentisse-
ment, avec une forte baisse du nombre de transactions immobilières au
début de l’année, du fait du confinement (graphique 7a pour les logements
anciens). Malgré cela, les prix ont continué d’augmenter quasiment au
même rythme qu’en 2019 (graphique 7b), et au total, le produit des DMTO
n’a baissé que de - 1,6 % en 2020 (à 11,3 Md€), une réduction bien infé-
rieure à ce qui avait été supposé au début de la crise sanitaire. Cette baisse
masque des disparités importantes. Pour deux départements sur trois, le
produit des DMTO a progressé, voire nettement augmenté dans certains
cas puisque 25 d’entre eux affichent des taux de croissance supérieurs à
+ 5 %. Pour les 32 départements enregistrant une baisse, cette dernière

77
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D E S D É PA R T E M E N T S

est en moyenne de - 6 % ; pour 14 d’entre eux, la situation est atypique


puisqu’ils figurent dans la liste des contributeurs au fonds de péréquation,
avec le plus souvent une contribution qui augmente, ce qui accentue leur
perte de ressources.
La taxe sur les conventions d’assurance (TSCA) a progressé de + 3,3 % en
2020. Elle représente 7,5 Md€.

G raphique 6 – P roduits de la fiscalité des départements

Md€
16 FB
DMTO
14 TSCA
TICPE
12
CVAE
10 CVAE hors AC

0
2015 2016 2017 2018 2019 2020

FB : foncier bâti ; DMTO : droits de mutation à titre onéreux ; TSCA : taxe sur les conventions d’assurance ;
CVAE : cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises ; AC : attribution de compensation ; TICPE : taxe
intérieure de consommation sur les produits énergétiques.
Champ : périmètre constant entre 2015 et 2020, donc hors Rhône, Martinique, Guyane, Corse et Paris.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

G raphiques 7
7 a – N ombre de transactions 7 b – I ndice trimestriel
de logements anciens des prix des logements anciens –
cumulé sur 12 mois F rance métropolitaine ( indice CVS)
milliers indice 100 en 2015
1 200 120
1 150
1 100
115
1 050
1 000
950 110

900
850 105
800
750
100
700
650
600 95
2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021

Source : CGEDD - MLETR. Données DGFiP. Source : Insee.

78
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D E S D É PA R T E M E N T S

La taxe intérieure sur les produits énergétiques (TICPE) a en revanche


baissé de - 1,2 % hors La Réunion, sous l’effet du ralentissement de l’acti-
vité économique (- 8,1 % à champ courant, à 5,3 Md€).
Les produits de CVAE en 2020 (3,9 Md€) ont augmenté de + 1,7 %, peu
impactés par la crise sanitaire, car se fondant sur les résultats des entre-
prises antérieurs à 2020.
Après avoir légèrement augmenté en 2019 (+ 0,7 %), les concours de l’État
baissent peu en 2020 (- 0,4 % en excluant le département de La Réunion
dont le financement du RSA a été repris par l’État, et - 1,5 % à champ
courant). La DGF est stable à champ constant (0,0 %), et la baisse des
concours reflète celle des attributions de péréquation et de compensa-
tion fiscale (- 1,9 %), et plus particulièrement celle des « dotations pour
transfert de compensation d’exonérations de fiscalité directe locale » et
des « autres attributions de péréquation et de compensation ».
Les dotations et participations reçues par les départements augmentent
de + 3,2 % en 2020 à périmètre constant (+ 1,7 % à champ courant), après
deux années successives de baisse (- 2,9 % en 2019 et - 8,9 % en 2018).
Cette hausse est principalement liée aux participations de l’État (sur
les fonctions famille et enfance, et sur l’insertion, notamment), et aux
dotations versées par la CNSA (en particulier au titre de l’APA). À l’in-
verse, les participations des régions diminuent de moitié, marquant le
quasi-­achèvement des participations liées aux transferts de compétence
transport.
Les ventes de biens et services baissent en 2020 (- 7,0 %, après + 7,1 %
en 2019). Cette diminution s’explique par la baisse des redevances et des
droits des services à caractère culturel ou à caractère social, services qui
ont été interrompus du fait de la crise sanitaire.
Les autres recettes de fonctionnement, qui pour les départements sont
essentiellement composées des recouvrements de dépenses d’aide sociale,
baissent sensiblement, pour la quatrième année consécutive (- 6,4 %
en 2020).

Les dépenses de fonctionnement continuent d’augmenter

En 2020, les dépenses de fonctionnement des départements augmentent


de + 3,1 %, hors La Réunion, pour neutraliser les effets de la suppression
des dépenses liées au RSA (elles augmentent de + 1,8 % à champ cou-
rant). Il s’agit donc en 2020 d’une nette accélération des dépenses (après
+ 1,3 % en 2019, hors Paris). Seuls huit départements (dont La Réunion)
ont vu leurs dépenses diminuer en 2020, dont deux départements qui
enregistrent des baisses inférieures à - 5 % (l’Ain, avec l’arrêt en 2020
des dépenses liées aux transports, transférés à la région, et La Réunion).
C’est beaucoup moins qu’en 2019, où dix-neuf départements avaient des
dépenses qui baissaient (graphique 8). Les autres départements ont vu leurs
dépenses augmenter en 2020, dont seize de plus de + 5 %, contre seule-
ment trois départements en 2019 (les Yvelines, La Réunion et Mayotte).

79
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D E S D É PA R T E M E N T S

G raphique 8 – R épartition des départements


selon les variations de leurs dépenses de fonctionnement

nombre de départements
60

2019
50
2020

40

30

20

10

0
de plus de - 5 de - 2,5 de - 1,25 de 0 de + 1,25 de + 2,5 de plus
de 5 % à - 2,5 % à - 1,25 % à0% à + 1,25 % à + 2,5 % à+5% de 5 %

BAISSE DES DÉPENSES HAUSSE DES DÉPENSES

Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion, budgets principaux, opérations réelles.

Les achats et charges externes n’ont pourtant que très peu augmenté
(+ 0,2 % en 2020, après + 1,4 % l’année précédente), malgré les achats
de matériel de protection dans le cadre de la lutte contre la Covid-19
(graphique 9), des économies ayant pu être dégagées sur d’autres postes.
La chute des achats en 2017 et 2018 correspond au transfert de la compé-
tence transport aux régions.
Les frais de personnel accélèrent en 2020 (+ 1,6 % en 2020, après + 0,9 %
en 2019) et les charges financières continuent de diminuer (- 8,5 %)
grâce aux taux d’intérêt très bas appliqués ces dernières années, et à la
baisse du stock de dette constaté en 2018 et 2019.

G raphique 9 – É volution des dépenses de fonctionnement des départements


selon le type de dépenses

indice 100 en 2015 Md€


110 Dépenses 45 Dépenses
d’intervention d’intervention
105 40
Frais de Frais de
100 personnel 35 personnel
Autres dépenses Achats et
95 Charges 30 charges externes
90 financières 25 Autres dépenses
Achats et Charges
85 charges externes 20 financières
80 15

75 10

70 5

65 0
2015 2016 2017 2018 2019 2020 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020

Évolutions neutralisées des modifications institutionnelles Montants tous départements confondus (mais hors CTU
sur la période (CTU, Corse, métropole de Lyon, Paris, de Martinique et Guyane à partir de 2016, hors collectivité
La Réunion). de Corse à partir de 2018 et hors Ville de Paris à partir de 2019).
Source : DGCL. Données : DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

80
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D E S D É PA R T E M E N T S

L’influence de la crise est concentrée sur les dépenses d’intervention.


Pour les départements, la très grande majorité de ces dépenses relève de
l’action sociale : presque la moitié sont constituées des « allocations indi-
viduelles de solidarité » (AIS), c’est-à-dire le revenu de solidarité active
(RSA), l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) et la prestation de
compensation de handicap (PCH), qui se substitue progressivement à
l’allocation compensatrice pour tierce personne (ACTP). Ces dépenses
d’allocations individuelles augmentent globalement de + 5,0 % si l’on
exclut La Réunion (+ 1,0 % pour l’ensemble des départements). En par-
ticulier, les dépenses départementales liées au RSA ont augmenté, hors
La Réunion, de + 7,2 % en 2020 (graphique 10a). La crise sanitaire a en
effet entraîné une augmentation du nombre de bénéficiaires en 2020.
Les dépenses liées à l’APA ont augmenté de + 2,1 %, au même rythme
qu’en 2019. Celles liées au handicap (PCH et ACTP) sont celles qui ont
évolué le plus rapidement depuis 2015 (et de + 3,3 % en 2020), mais elles
demeurent très inférieures à l’APA et au RSA (graphique 10b).

G raphique 10 – D épenses d ’ allocations individuelles de solidarité

10 a – E n évolution à contour constant (a) 10 b – E n milliards d ’ euros (b)

indice 100 en 2015 Md€


125 12
PCH et ACTP
RSA 10
120
APA RSA
8 APA
115 PCH et ACTP
6

110
4

105
2

100 0
2015 2016 2017 2018 2019 2020 2015 2016 2017 2018 2019 2020

(a) C’est-à-dire, pour chaque année, hors les collectivités qui changent de nature et hors les départements dont le RSA est pris en charge
par l’État.
(b) En pointillé, dépenses de toutes les collectivités concernées par les dépenses d’AIS, donc y compris la Ville de Paris, la Corse, la
Martinique, la Guyane et la métropole de Lyon. En traits pleins, seulement les départements (y compris La Réunion).
RSA : revenu de solidarité active ; PCH et ACTP : prestation de compensation de handicap, qui se substitue progressivement à l’allocation
compensatrice pour tierce personne ; APA : allocation personnalisée d’autonomie.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

Baisse des recettes d’investissement

Les recettes d’investissement (hors emprunts) ont baissé en 2020 (- 3,5 %),
après une très forte augmentation en 2019 (+ 11,1 %) (graphique 11).
Le FCTVA versé par l’État accélère pourtant sa progression, entamée il y
a trois ans (+ 10,5 % en 2020, après + 6,1 % en 2019 et + 1,9 % en 2018)
et corrélée à la hausse des investissements réalisés. Mais les dotations et

81
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D E S D É PA R T E M E N T S

subventions d’investissement enregistrées dans les comptes de gestion


des départements baissent en 2020 (- 7,2 %) : d’une part, la progression
en 2020 de la dotation de soutien à l’investissement des départements
(DSID : + 36 M€) ne compense pas la quasi-disparition de la dotation glo-
bale d’équipement (DGE : - 53 M€) ; d’autre part, les subventions d’inves-
tissement en provenance de l’État et des régions sont enregistrées dans les
comptes de gestion des départements en forte diminution.
Les autres recettes d’investissement baissent, elles aussi, fortement en
2020 (- 21,8 %, après + 17,1 % en 2019), notamment du fait du repli des
cessions d’immobilisations dans certains départements, après il est vrai
une année 2019 marquée par de fortes augmentations.

Ralentissement des dépenses d’investissement

Cette diminution des recettes, conjuguée au retour de l’épargne brute


à son niveau de 2018, freine le rebond des investissements entamé
en 2018 : les dépenses d’investissement (hors remboursements de dette)
n’ont augmenté que de + 1,0 % en 2020, après + 13,5 % l’année précé-
dente (graphique 12). Alors que les dépenses de fonctionnement des dépar-
tements sont essentiellement des dépenses sociales, les investissements
relèvent surtout du réseau routier, puis dans une moindre mesure des col-
lèges, et ensuite de l’aménagement et du développement urbain et rural
(graphique 13).
On distingue trois types de dépenses d’investissement. Les dépenses
d’équipement croissent à un rythme très inférieur à celui de 2019
(+ 2,0 %, après + 11,9 %) (graphique 12). Les efforts se sont portés princi-
palement vers les domaines de la sécurité, de l’environnement (déchets
et actions en faveur du milieu naturel), de la voirie, et dans les collèges.
Les reculs les plus marqués se situent dans le domaine de l’action sociale.
Par ailleurs, les subventions d’équipement versées baissent (- 2,0 %),
après avoir fortement augmenté en 2019 (+ 16,9 %). Les évolutions sont
très contrastées selon les secteurs : fortes hausses des subventions d’équi-
pement en faveur des personnes âgées, des infrastructures de transports,
ou vers l’environnement ; baisses dans l’enseignement et dans le transport
de voyageurs.
Les autres dépenses d’investissement augmentent en revanche forte-
ment en 2020 (+ 20,9 %, après + 8,4 % en 2019), principalement sous
forme de prêts, d’avances remboursables ou de titres de participation.

82
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D E S D É PA R T E M E N T S

G raphique 11 – É volution des recettes d ’ investissement


des départements ( hors emprunts )

indice 100 en 2015


120 FCTVA
Dotations subventions
110 d’investissement
Recettes
100
d’investissement
90 hors emprunts
Autres recettes
80 d’investissement

70

60

50

40
2015 2016 2017 2018 2019 2020

Champ : à périmètre constant entre 2015 et 2020, donc hors Rhône, Martinique, Guyane, Corse et Paris.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

G raphique 12 – É volution des dépenses d ’ investissement des départements


( hors remboursements de dettes )
indice 100 en 2015
120 Dépenses
d’équipement
115
Dépenses
110 d’investissement
Subventions
105 d’équipement
100 Autres dépenses
d’investissement
95

90

85

80

75
2015 2016 2017 2018 2019 2020

Champ : à périmètre constant entre 2015 et 2020, donc hors Rhône, Martinique, Guyane, Corse et Paris.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

83
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D E S D É PA R T E M E N T S

G raphique 13 – D épenses d ’ investissement des départements


par fonction ( hors remboursements de dettes )

Md€
4,0 Réseaux et
infrastructures
3,5 Enseignement
Aménagement
3,0
et environnement
2,5
Services généraux
Culture, sports
2,0 Développement
économique
1,5 Action sociale
Transports
1,0 Sécurité
Prévention
0,5
médico-sociale
0
2015 2016 2017 2018 2019 2020

Champ : à périmètre constant entre 2015 et 2020, donc hors Rhône, Martinique, Guyane, Corse et Paris.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

Stabilité des disparités globales de délai de désendettement depuis 2015

Le délai de désendettement mesure le nombre d’années théorique


d’épargne brute pour rembourser son stock de dette. Malgré une détériora-
tion sur 2020, ce délai moyen s’améliore depuis 2015. Cette amélioration
masque cependant des disparités : en 2015, 25 départements affichaient
un délai de désendettement supérieur à 8 ans (graphique 14). Ce n’était
plus le cas que pour 2 départements en 2019 : l’Aisne et la Seine-Saint-
Denis, dont les délais de désendettement dépassaient même 12 ans. En
2020, ces deux départements sont toujours dans ce cas, mais 5 autres
départements ont désormais des délais de désendettement supérieurs à
8 ans : les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône et le Rhône, mais aussi
la Nièvre et le Val-de-Marne, qui avaient pourtant réussi à assainir en 2019
des situations très dégradées auparavant (graphique 15). En 2020 comme
chaque année auparavant, l’Indre continue de financer ses investisse-
ments sur ses seules ressources propres et de n’avoir aucune dette.
Entre 2015 et 2020 les délais de désendettement se sont réduits, mais
la disparité globale autour de ces moyennes en diminution ne s’est pas
réellement modifiée : les écarts relatifs entre les délais de désendettement
les plus élevés et ceux les plus courts sont restés à peu près les mêmes
(encadré).

84
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D E S D É PA R T E M E N T S

G raphique 14 – R épartition des départements


selon leur délai de désendettement

%
100 > 12 ans

8 à 12 ans
80
< 8 ans

60

40

20

0
2015 2016 2017 2018 2019 2020

Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion, budgets principaux, opérations réelles.

G raphique 15 – D élai de désendettement des départements


en 2015 et en 2020
en nombre d’années

DÉL AIS EN 2 02 0

18

D É T É R I O R AT I O N
16

Seine-Saint-Denis
14

Aisne
12 Rhône
Alpes-Maritimes
Val-de-Marne

10
Nièvre
Bouches-du-Rhône
Val-d’Oise
8
Cher

Nord
6 Pas-de-Calais

A M É L I O R AT I O N
2

0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18

D É L A I S D E D É S E N D E T T E M E N T E N 2 015 ( E N N O M B R E D 'A N N É E S )

Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion, budgets principaux, opérations réelles.

85
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D E S D É PA R T E M E N T S

Analyse de la disparité des délais de désendettement


entre départements

Entre 2015 et 2020, le délai de désendettement (DD) moyen est passé de


5,2 ans à 3,4 ans. La façon dont les départements se répartissent autour
de cette moyenne a changé : en 2015, 25 départements avaient un DD
supérieur à 8 ans, dont trois, supérieur à 16 ans (Cher, Pas-de-Calais,
Seine-Saint-Denis) ; en 2020 la distribution s’est fortement décalée : un
plus grand nombre de départements affichent des délais compris entre 2
et 4 ans, et très peu des délais supérieurs à 8 ans (graphique A).

G raphique A – D istribution des délais de désendettement


des départements en 2015…
nombre de départements
20

15

10

0
0_1 1_2 2_3 3_4 4_5 5_6 6_7 7_8 8_9 9_10 10_11 11_12 12_13 13_14 14_15 15_16 16_17

nombre d’années

… en 2020
nombre de départements
20

15

10

0
0_1 1_2 2_3 3_4 4_5 5_6 6_7 7_8 8_9 9_10 10_11 11_12 12_13 13_14 14_15 15_16 16_17

nombre d’années

Lecture : en 2015, cinq départements avaient un délai de désendettement compris entre 0 et 1 an.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion, budgets principaux, opérations réelles.

86
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D E S D É PA R T E M E N T S

Le nombre de départements avec un délai de désendettement supérieur à


8 ans est passé de 26 en 2015 à 16 en 2016 (graphique B1). Ces 16 départe-
ments en 2016 avaient aussi un délai de désendettement supérieur à 8 ans
en 2015, donc deux années de suite (graphique B2). De même, en 2017, le
nombre de départements ayant un DD supérieur à 8 ans deux années de
suite est le même que celui ayant trois années de suite un DD supérieur
à 8 ans (9 départements). Idem depuis 2018 pour des délais supérieurs à
8 ans trois années de suite et quatre années de suite. Cela signifie qu’il
n’y a pas de « roulement » des départements d’une année sur l’autre entre
une situation difficile vis-à-vis de l’endettement (DD supérieur à 8 ans)
et une situation plus confortable (DD inférieur à 8 ans). Dans le contexte
d’une situation globale qui s’améliore, il reste un groupe homogène de
départements – plus réduit – qui ne parvient que difficilement à sortir de
la « zone des 8 ans ou plus ».

G raphique B – N ombre de départements ayant un délai


de désendettement supérieur à 8 ans …

B1 – L’ année en cours

nombre de départements
30

25

20

15

10

0
2015 2016 2017 2018 2019 2020

B2 – P lusieurs années de suite


nombre de départements
30 > 8 ans,
2 années de suite
25 > 8 ans,
3 années de suite
> 8 ans,
20 4 années de suite

15

10

0
2015 2016 2017 2018 2019 2020

Lecture : 16 départements avaient un DD supérieur à 8 ans deux années de suite, de 2015 à 2016, contre
7 de 2017 à 2018.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion, budgets principaux, opérations réelles.

87
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D E S D É PA R T E M E N T S

Pour autant, la dispersion autour de la valeur moyenne n’a pratiquement


pas changé : de 2015 à 2020, le rapport interquartile se situe autour de
2,2. En d’autres termes, le délai de désendettement au-delà duquel on
trouve les 25 % de départements avec les délais les plus élevés est 2,2 fois
supérieur au délai de désendettement en dessous duquel on trouve les
25 % ayant les délais les moins élevés, et ceci de manière pratiquement
inchangée depuis 2015 (graphique C). Les disparités entre départements
n’ont pas significativement évolué entre 2015 et 2020, dans le contexte de
l’amélioration globale : cette amélioration a été homogène.

G raphique C – I ndicateur de disparité des délais de désendettement


(Q3 / Q1 : rapport interquartile )

2,5

2,0

1,5

1,0

0,5

0,0
2015 2016 2017 2018 2019 2020

Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion, budgets principaux, opérations réelles.

88
Les finances des régions LE ANA C ARELLE MADJOU FOTSING, X AVIER NIEL (DGCL)

y compris les collectivités territoriales uniques (CTU)

Introduction méthodologique

L’analyse des comptes des régions et CTU depuis le début de la mandature


2015 est rendue difficile pour plusieurs raisons :
– La réforme l’apprentissage en 2020, qui recentralise la compétence au
profit des branches professionnelles avec transfert du financement à
l’opérateur France Compétences, affecte (à la baisse) les dépenses et les
recettes des régions (taxe d’apprentissage, TICPE). Dans cette étude, les
évolutions « hors apprentissage » sont calculées en enlevant, en recettes,
les montants correspondant à la taxe d’apprentissage, et en dépenses, les
montants correspondant à la fonction « apprentissage » enregistrés dans
les comptes de gestion.
– La recentralisation, par l’État, du revenu de solidarité active (RSA), et
de son financement, prévu par l’article 81 de la loi des finances 2019,
de la CTU de Guyane, affecte à la baisse les dépenses et les recettes de
fonctionnement cette année-là.
– L’année 2018 a été marquée par la création, au 1er janvier, de la collecti-
vité de Corse, issue de la fusion des deux départements et de la collecti-
vité territoriale de Corse. Les évolutions sur 2018 sont donc présentées
à champ constant (hors Corse), comme ce fut le cas en 2016 (hors
Martinique et Guyane, lors de la création des collectivités territoriales
uniques).
– La dotation globale de fonctionnement (DGF) des régions a été sup-
primée en 2018. Les régions perçoivent le produit d’une fraction de TVA
en remplacement de leur DGF, pour plus de 4 Md€. Dans l’analyse des
recettes de fonctionnement, l’évolution des concours de l’État et celle
des impôts s’en trouvent fortement modifiées.
– Les transferts de compétences dans le domaine du transport des dépar-
tements vers les régions ont débuté en 2017. Ils se poursuivent en 2018
et leurs effets sont donc encore sensibles en 2018 en année pleine. Cela
touche les recettes et les dépenses, en particulier les achats et charges
externes, et elles doivent alors être décrites aussi hors fonctions 813, 814
et 815 de la nomenclature M71, correspondant aux compétences transfé-
rées : transports scolaires, interurbains, mixtes, et dénommées « fonctions
transport transférées » dans ce document. Les dépenses d’investissement
sont beaucoup moins concernées par ces mouvements. Ces transferts de
compétences vers les régions sont accompagnés d’un transfert de finan-
cement, sous la forme d’une diminution de la part de CVAE perçue par les
départements, part maintenant versée aux régions. Lorsque le produit de
CVAE transféré a dépassé le montant du coût des transferts effectués, les
départements concernés ont reçu de la part des régions des attributions
de compensation (AC) du transfert de CVAE. Ces attributions de com-
pensation sont comptées en moindre recettes fiscales dans le compte des
régions et leurs recettes s’en trouvent affectées (en particulier l’agrégat
« impôts locaux »). Inversement, certains départements ont parfois dû
verser une AC à leur région, qui l’inscrit alors en recettes fiscales. L’analyse
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D E S R É G I O N S

des recettes de fonctionnement doit alors aussi être parfois considérée


comme « hors attribution de compensation nette de CVAE ».
– Les régions gèrent les fonds européens en les reversant à des collectivités.
Ces flux ne correspondent donc pas à des dépenses des régions, mais
à celles d’autres collectivités. Selon les régions et selon les années ces
fonds prennent plus ou moins d’importance, parfois en section de fonc-
tionnement, parfois en section d’investissement. En recettes comme en
dépenses, il faut pouvoir analyser certaines évolutions « hors gestion des
fonds européens » (fonction 6 de la nomenclature M71).

Les dépenses de fonctionnement en progression,


hors impact de la réforme de l’apprentissage

La réforme de l’apprentissage, qui recentralise la compétence au profit


des branches professionnelles, affecte à la baisse les dépenses de fonc-
tionnement, essentiellement les dépenses d’intervention et les achats et
charges externes. Hors apprentissage, les dépenses de fonctionnement
ont augmenté de + 3,0 % en 2020 (mais baissent de ‑ 3,2 % apprentissage
compris, graphique 1). Les dépenses d’intervention, qui en sont la com-
posante la plus importante, augmentent de + 2,4 % hors apprentissage (et
baissent de - 7,5 % y compris l’apprentissage, graphique 2). Les achats et
charges externes augmentent de + 3,1 % (contre + 2, 9 % y compris taxe
d’apprentissage). Les frais de personnel augmentent en 2020 (+ 1,9 %,
après + 2,3 % en 2019). Les charges financières continuent de baisser
(- 3,8 % en 2020, après - 2,3 % en 2019). Les autres dépenses de fonc-
tionnement augmentent fortement en 2020 (+ 68,5 %) du fait des sub-
ventions exceptionnelles versées par les régions au secteur privé, dans le
cadre de la crise sanitaire.

G raphique 1 – Taux de croissance annuels des principaux agrégats comptables


des régions et collectivités territoriales uniques (CTU)
%
25
20
+ 14,2 + 13,9
15
+ 9,0
10
5
0
-5 - 3,2
-10 - 7,3
-15
-20
-25 - 21,6
Dépenses de Recettes de Épargne Dépenses Recettes Encours
fonctionnement fonctionnement brute d’investisement d’investissement de dette
(hors remboursements) (hors emprunts)

2016 2017 2018 2019 2020

Évolutions neutralisées des modifications institutionnelles sur la période (CTU, Corse).


Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

90
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D E S R É G I O N S

G raphique 2 – D épenses de fonctionnement des régions et CTU


selon le type de dépenses
Md€
16 Dépenses d’intervention
Frais de personnel
14 Achats et charges
Charges financières
12
Autres
10

0
2015 2016 2017 2018 2019 2020

Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

Baisse des recettes de fonctionnement

La réforme de l’apprentissage affecte également les recettes de fonctionne-


ment, au travers des recettes fiscales. Les recettes de fonctionnement des
régions et CTU ont baissé de - 1,6 % hors taxe d’apprentissage (- 7,3 %
avec l’apprentissage). Les impôts et taxes ont diminué de - 3,2 % hors taxe
d’apprentissage (- 9,8 % taxe comprise). Les impôts locaux ont continué
d’augmenter (+ 2,6 % en 2020), grâce à la CVAE qui est le plus important
d’entre eux, et qui n’a pas encore été touchée par le recul de l’activité
économique de 2020, son calcul se faisant sur les résultats des entreprises
antérieurs à 2020 (graphique 3). Les autres impôts et taxes, qui sont la
composante la plus importante des recettes de fonctionnement, dimi-
nuent de - 6,6 % hors taxe d’apprentissage (et de - 16,4 % taxe comprise).
Les produits de la TICPE ont diminué de - 8,0 %, principalement en raison
de la recentralisation de produit suite à la réforme de l’apprentissage. Dans
le même temps, les produits des taxes sur les certificats d’immatriculation
affichent une baisse de ‑ 8,9 %, du fait de la crise sanitaire. Les concours
de l’État ont augmenté de + 4,0 %, du fait de la compensation du prélève-
ment sur la réforme d’apprentissage. La fraction de TVA, qui a remplacé la
DGF des régions après sa suppression en 2018, est impactée par la crise et
baisse de ‑ 6,2 % en 2020. Elle revient ainsi au niveau de 2017 de la DGF,
après deux années d’augmentation (le mécanisme de garantie est activé).
Les péréquations et compensations fiscales continuent de baisser (- 9,2 %
en 2020, après - 5,9 % en 2019). Les subventions reçues ont continué
d’augmenter en 2020 (+ 13,2 %), notamment du fait de l’utilisation
accrue des fonds européens, et de l’augmentation des participations de
l’État fléchées vers des fonctions de santé ou d’action économique.

91
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D E S R É G I O N S

G raphique 3 – R ecettes de fonctionnement des régions

Par type de recettes D étail des impôts et taxes

Md€ Md€
15 Autres impôts 15 CVAE
et taxes CVAE et AC
Impôts locaux TICPE
12 Concours 12 Fraction de TVA
de l’État Cartes grises
Subventions et Apprentissage
9 9
participations
Autres recettes
6 6

3 3

0 0
2015 2016 2017 2018 2019 2020 2015 2016 2017 2018 2019 2020

CVAE : cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises ; AC : attribution de compensation ; TICPE : taxe intérieure de consommation sur
les produits énergétiques.
Champ : Périmètre constant sur la période, donc hors Martinique, Guyane et Corse.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

Forte baisse de l’épargne brute des régions, et surtout des CTU

Du fait de la baisse plus importante des recettes de fonctionnement par


rapport aux dépenses de fonctionnement, l’épargne brute des régions et
CTU a fortement diminué en 2020 (- 21,6 %). La réforme de l’appren-
tissage affectant à la fois les dépenses et les recettes de fonctionnement,
l’évolution de l’épargne brute n’est pas significativement affectée.
Quasiment toutes les régions sont concernées par la baisse de l’épargne
brute ; la région Auvergne-Rhône-Alpes est la seule à la voir augmenter
(graphique 4).

G raphique 4 – Taux de croissance de l’ épargne brute des régions en 2020


Nouvelle-Aquitaine

Centre-Val de Loire
Hauts-de-France

Franche-Comté
Pays de la Loire

Île-de-France

Rhône-Alpes
Guadeloupe

Bourgogne-
Normandie
Martinique

La Réunion

Auvergne-
Grand-Est

FM+DOM
Occitanie

Bretagne
Guyane

Corse

PACA

%
0
-4 +1
- 11 -9
- 20 - 14
- 22 - 18 - 21,6
- 27 - 25 - 24
- 40 - 32 - 30
-36 -34

- 60

- 80 - 73 - 73

- 100 - 93

Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

92
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D E S R É G I O N S

Les recettes d’investissement restent très dynamiques

Les dépenses et les recettes d’investissement sont très peu orientées vers
la fonction relevant de l’apprentissage ; leurs évolutions ne sont pas ici
neutralisées de cette fonction. La gestion des fonds européens, qui consiste
à transférer les subventions européennes à d’autres collectivités pour
qu’elles les attribuent aux destinataires finaux, ne doit en revanche pas
être comptée comme des flux de recettes ou de dépenses des régions et doit
donc, le cas échéant, être neutralisée. L’augmentation des montants liés à
cette gestion des fonds européens a été très importante entre 2017 et 2019.
Les recettes d’investissement (hors emprunts) ont continué d’augmenter
en 2020 (+ 13,9 %). Les dotations et subventions d’investissement, qui
en sont la composante principale, ont augmenté de + 15,9 %, du fait des
subventions de l’État orientées vers la relance de l’activité économique et
vers le financement des centres de formation d’apprentis (CFA). Le FCTVA
a augmenté de + 0,9 % en 2020. Les autres recettes d’investissement
se sont accrues de + 12,4 % en 2020 (après + 6,2 % en 2019 et + 39,8 %
en 2018) du fait des produits des cessions d’immobilisations et de cer-
taines immobilisations financières (dépôts et cautionnements versés)
(graphique 5).

G raphique 5 – R ecettes d ’ investissement des régions et CTU


( hors emprunts )
Md€
4,5 Dotations et subventions
d’investissement
4,0
(dont hors gestion
3,5 des fonds européens)
FCTVA
3,0 Autres recettes
2,5 d’investissement

2,0

1,5

1,0

0,5

0
2015 2016 2017 2018 2019 2020

Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

Les dépenses d’investissement continuent d’augmenter

Les dépenses d’investissement (hors remboursements de la dette) des


régions et CTU continuent d’augmenter en 2020 (+ 14,2 %, après + 10,5 %
en 2019).
Les subventions d’investissement, qui en sont la composante la plus
importante, augmentent de + 19,8 % en 2020 (graphique 6). Du fait de la
crise sanitaire, l’État a mis en place un fonds national de solidarité, sous
forme de subventions d’investissement, pour venir en aide aux entreprises

93
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D E S R É G I O N S

les plus impactées. Les dépenses d’équipement ont en revanche diminué


(- 3,8 %), du fait de la baisse importante des dépenses d’investissement de
La Réunion pour son réseau routier, après plusieurs années de forte crois-
sance. Les autres dépenses d’investissement ont fortement augmenté
(+ 52,1 % en 2020), sous forme de prêts et d’avances remboursables, tou-
jours en lien avec la crise sanitaire.
La fonction développement économique est celle qui contribue le plus
à la progression en 2020 des dépenses d’investissement (+ 68,2 %) (gra-
phique 7). En revanche, la fonction enseignement (lycées) baisse de
- 3,8 %, après une année 2019 en forte hausse. La fonction formation
professionnelle et apprentissage baisse de - 27,2 % en raison de la réforme
de l’apprentissage.

G raphique 6 – D épenses d ’ investissement des régions et CTU


( hors remboursement de la dette )
Md€
9 Subventions
d’équipement
8
(dont hors gestion
7 des fonds européens)
Dépenses
6 d’équipement
5 Autres dépenses
d’investissement
4

0
2015 2016 2017 2018 2019 2020

Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

G raphique 7 – R épartition par fonction des dépenses d ’ investissement


des régions et CTU
Md€
3,0 Transports
Enseignement
2,5
Développement
économique
Gestion fonds européens
2,0 Aménagement territoires
Culture, sports
1,5 Environnement
Services généraux
Formation
1,0
professionnelle
et apprentissage
0,5 Santé, social

0,0
2015 2016 2017 2018 2019 2020

Champ : périmètre constant sur la période, donc hors Martinique, Guyane et Corse.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

94
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D E S R É G I O N S

Augmentation du besoin de financement et recours important à l’emprunt

Après plusieurs années d’amélioration de leur situation financière, qui leur


avait permis d’atteindre l’équilibre en 2019, les régions et CTU retrouvent
un besoin de financement proche de celui de 2015 (‑ 2,3 Md€ en 2020,
graphique 8). Le besoin de financement représente la différence entre les
dépenses et les recettes de l’année, avant prise en compte des mouve-
ments sur la dette. Seule La Réunion parvient à dégager une capacité de
financement en 2020 (graphique 9).
Ce besoin de financement global a conduit les régions et CTU à s’en-
detter de nouveau : leurs emprunts ont plus que doublé (+ 136,2 %). Les
remboursements de dette ayant de leur côté augmenté de + 26,1 %, le
flux net de dette est alors très supérieur à ceux des années précédentes
(graphique 8).

G raphique 8 – S oldes de gestion des régions et des CTU


Md€
+ 2,5

+ 2,0

+ 1,5

+ 1,0

+ 0,5

0,0

- 0,5

- 1,0

- 1,5

- 2,0

- 2,5
2015 2016 2017 2018 2019 2020
Flux net de dette Besoin de financement

Source : DGCL. Données : DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

G raphique 9 – B esoin (-) ou capacité (+) de financement des régions et CTU en 2020
Nouvelle-Aquitaine

Centre-Val de Loire
Hauts-de-France

Franche-Comté
Pays de la Loire

Île-de-France

Rhône-Alpes

Guadeloupe
Bourgogne-

Normandie

Martinique

La Réunion
Auvergne-

Grand-Est
Occitanie

Bretagne

Guyane
Corse
PACA

M€
+ 50 +4

- 50 - 36 - 29 - 11
- 83
- 150 - 132 - 123 - 121 - 121 - 121
- 154 - 141
- 184 - 170
- 250 - 202

- 350 - 304

- 450 - 416

Source : DGCL. Données : DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

95
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D E S R É G I O N S

L’encours de dette a augmenté de + 9,0 % en 2020. Cette progression,


combinée à la baisse importante de l’épargne brute (- 21,6 %), dégrade
très significativement le délai de désendettement des régions et CTU, qui
s’élève à 6,0 ans (en progression de + 1,7 an).
Trois régions (Guadeloupe, Martinique et Guyane) se retrouvent en 2020
avec des délais de désendettement supérieurs à 12 ans, ce qui n’avait
plus été le cas depuis 2017 (graphique 10). Les régions Pays de la Loire et
Provence-Alpes-Côte d’Azur voient leurs situations financières se dégrader
en 2020 et leurs délais de désendettement dépasser 8 ans. La Normandie
reste la région qui affiche le délai de désendettement le plus faible (2,6 ans
en 2020).

G raphique 10 – R épartition des régions et CTU


selon leur capacité de désendettement

%
100 > 12 ans

8 à 12 ans
80
< 8 ans

60

40

20

0
2015 2016 2017 2018 2019 2020

Source : DGCL. Données : DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

96
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D E S R É G I O N S

Régions fusionnées et régions inchangées :


progressions quasiment équivalentes des dépenses
de fonctionnement entre 2015 et 2020

Dans le cadre de la réforme territoriale de la loi du 16 janvier 2015, le


nombre de « territoires régionaux » est passé de 27 en 2015 à 18 en 2016
(en incluant Mayotte, les quatre DOM et la Corse dans le décompte).
Six régions de France métropolitaine ont gardé leur contour d’origine et
les autres ont fusionné pour donner naissance à sept nouvelles régions.
L’examen de l’effet de ces regroupements sur l’évolution des dépenses des
régions est réalisé à champ constant (hors Martinique, Guyane et Corse).
Hors transports transférés et hors gestion des fonds européens, les
dépenses de fonctionnement des régions se trouvaient en 2019 au
même niveau qu’en 2015. En 2020, hors apprentissage, ces dépenses ont
augmenté à des rythmes assez proches pour les deux groupes de régions :
+ 4,2 % pour les régions fusionnées et + 3,2 % pour les régions inchan-
gées (graphique E1). De 2015 à 2020, la progression moyenne est très
légèrement supérieure pour les régions fusionnées (+ 0,9 % en moyenne
chaque année) à celle des régions inchangées (+ 0,8 % par an sur la même
période).

G raphique E1 – É volution des dépenses de fonctionnement


selon les groupes de régions
(hors apprentissage, transports transférés et gestion des fonds européens)

indice 100 en 2015


108

104

Régions inchangées
100

Régions fusionnées
96

92
2015 2016 2017 2018 2019 2020

Champ : périmètre constant sur la période, donc hors Martinique, Guyane et Corse.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux et annexes.

De 2015 à 2018, les dépenses d’investissement avaient baissé pour les


deux groupes de régions (graphique E2). La baisse était toutefois moins
marquée pour les régions fusionnées que pour les régions inchangées.
En 2019, l’augmentation très importante des investissements des régions
fusionnées est liée à la région Normandie, qui avait presque doublé ses
investissements en mettant en place une offre de transport (hors trans-
ports transférés). En 2020, le rythme des investissements des régions

97
F iches par niveau de collectivités – L E S F I N A N C E S D E S R É G I O N S

fusionnées (+ 16,8 %) reste, de manière générale, supérieur à celui des


autres régions (+ 11,2 %).

G raphique E2 – É volution des dépenses d ’ investissement


selon les groupes de régions
(hors apprentissage, transports transférés et gestion des fonds européens)

indice 100 en 2015


140

130

120
Régions fusionnées

110

100

90
Régions inchangées
80
2015 2016 2017 2018 2019 2020

Champ : périmètre constant sur la période, donc hors Martinique, Guyane et Corse.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux et annexes.
A nnexes
Plan des annexes

A nnexe 1
Les comptes des administrations publiques locales. . . . . . . . . . . . . . 102
A nnexe 2
Les finances des collectivités locales. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 106
A..Les budgets principaux. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 106
B.. Les budgets annexes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 118
C..Consolidation entre budgets principaux et annexes . . . . . . . . 128
D..Consolidation entre collectivités. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 136
E.. Estimations 2021 des finances départementales
et régionales. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 141
F.. Présentation fonctionnelle des comptes en 2020. . . . . . . . . . . 143
A nnexe 3
Les collectivités locales ultramarines. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 148
A nnexe 4
Les transferts, extensions et créations de compétences. . . . . . . . . . . 162
A..Principes applicables en cas de compensation financière
aux collectivités territoriales. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 162
B.. Les vecteurs de la compensation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 164
C..Bilan de la compensation des transferts de compétences
et de services depuis 2004. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 169
D..La problématique des dépenses d’aide sociale.. . . . . . . . . . . . . 175
E.. Dépenses des collectivités locales dans les principaux
domaines de compétences transférés. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 181
A nnexe 5
Ratios financiers obligatoires et disparités des situations
communales, départementales et régionales. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 182
A..Disparités communales. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 185
B.. Disparités intercommunales. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 187
C..Disparités départementales. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 188
D..Disparités régionales. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 189
A nnexe 6
Le périmètre des communes et des EPCI au 1er janvier 2021. . . . . . . 190
A nnexe 7
Les finances des établissements publics locaux (EPL) . . . . . . . . . . . . 197
A nnexe 8
La fiscalité locale. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 200
A nnexe 9
Les concours financiers de l’État aux collectivités. . . . . . . . . . . . . . . . 216
A..Périmètre des concours financiers de l’État
aux collectivités territoriales. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 218
B.. La dotation globale de fonctionnement en 2021. . . . . . . . . . . 221
C..Autres concours financiers de l’État. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 227
D..Une part croissante de la DGF consacrée à la péréquation. . . 231
E.. Les principaux indicateurs de ressources et de charges. . . . . . 231
A nnexe 10
La péréquation entre collectivités locales. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 235
A..La péréquation, objectif de valeur constitutionnelle. . . . . . . . 235
B.. La montée en puissance des dispositifs
de péréquation horizontale. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 237
A nnexe 11
Les effectifs et les salaires dans les collectivités locales . . . . . . . . . . . 243
A nnexe 12
Synthèse du rapport public annuel 2020
du Conseil national d’évaluation des normes (CNEN) . . . . . . . . . . . . 271
A..Composition et rôle du CNEN. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 271
B.. Bilan d’activité 2020. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 272

Liste des abréviations. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 277


A nnexe 1

Les comptes des administrations


publiques locales
LUC BRIÈRE (DGCL)

Dans le contexte de la crise sanitaire, le besoin de financement de l’ensemble


des administrations publiques défini au sens de Maastricht atteint un niveau
historiquement jamais atteint à - 212,0 Md€ (tableau 1), soit - 9,2 % du PIB.

L’État et les administrations de sécurité sociale, supportant la majeure partie du


coût des mesures de soutien d’urgence, contribuent le plus à cette détérioration
du solde, à hauteur respectivement de 71,3 Md€ (hors reprise de la dette de
SNCF Réseau par l’État) et de 63,3 Md€. Les administrations publiques locales
(APUL) sont en déficit de - 4,2 Md€ mais les seules collectivités locales sont
à l’équilibre (0,0 Md€), après un excédent de + 1,2 Md€ en 2019. Le déficit
des organismes divers d’administration locale (ODAL) se creuse, à - 4,2 Md€
après un déficit de - 2,3 Md€ en 2019, du fait de la forte augmentation des
dépenses de participation aux organismes de transport de la part d’Île-de-France
Mobilités, et, dans une moindre mesure, de la progression des investissements
de la Société du Grand Paris.

Tableau 1 – C apacité (+) ou besoin (-) de financement des administrations publiques


en milliards d’euros

2016 2017 2018 2019 2020


Administrations publiques centrales (État + ODAC) - 82,1 - 74,5 - 68,5 - 88,1 - 159,0
Administrations de sécurité sociale - 2,2 + 4,9 + 11,7 + 14,5 - 48,8
Administrations publiques locales + 3,0 + 1,6 + 2,7 - 1,1 - 4,2
dont : collectivités locales + 3,3 + 2,3 + 4,2 + 1,2 + 0,0
organismes divers d’administration locale - 0,3 - 0,7 - 1,5 - 2,3 - 4,2
Total administrations publiques - 81,3 - 68,0 - 54,1 - 74,7 - 212,0
Déficit public notifié (au sens du traité de Maastricht)
en pourcentage du PIB - 3,6 - 3,0 - 2,3 - 3,1 - 9,2

Source : Insee, comptes nationaux – base 2014.

APUL : baisse des dépenses de - 0,9 % et baisse des recettes de - 2,0 %


Les dépenses et les recettes des administrations publiques locales (APUL) sont
en recul, dans le contexte de la crise sanitaire, de la réforme de l’apprentissage,
et de la recentralisation du revenu de solidarité active (RSA) à La Réunion.

Le montant des dépenses se replie ainsi à 269,8 Md€ en 2020 (- 0,9 %). Pour
les seules collectivités locales, au sens de la comptabilité nationale, la baisse des
dépenses est plus marquée (- 1,7 % en 2020). Sous l’effet de la forte augmenta-
tion des dépenses de l’État (+ 12,3 %) et de celles des administrations de sécurité
sociale (+ 9,7 %) pour soutenir l’économie du fait de la crise sanitaire, le poids
des dépenses des APUL dans les dépenses de l’ensemble des administrations
publiques diminue de plus d’un point. Elles en représentent 19,0 % en 2020,
après avoir atteint 20,1 % en 2019 (graphique 1). Les dépenses d’investissement

102
A N N E X E 1 – L E S C O M P T E S D E S A D M I N I S T R AT I O N S P U B L I Q U E S L O C A L E S

(FBCF) des APUL sont en recul en 2020 (- 8,8 %) du fait de la crise, soit une
baisse plus accentuée qu’habituellement en début de cycle électoral (+ 0,4 % en
moyenne sur les cinq cycles précédents) (graphique 2).

G raphique 1 – É volution des dépenses des administrations


publiques locales et du PIB
Indice 100 en 1990
280
APUL
260

240

220

200
PIB
180

160

140

120

100
1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016 2018 2020

Source : Insee, comptes nationaux – base 2014.

G raphique 2 – Taux de croissance annuel de la formation brute


de capital fixe des administrations publiques locales
%
+ 15
+ 14 Année électorale pour les communes
+ 13
+ 12
+ 11
+ 10
+9
+8
+7
+6
+5
+4
+3
+2
+1
1996 2002 2010 2014 2016 2020
0
- 1 1990 1992 1994 1998 2000 2004 2006 2008 2012 2018
-2
-3
-4
-5
-6
-7
-8
-9
- 10

Source : Insee, comptes nationaux – base 2014.

Le total des recettes des APUL (265,6 Md€) se contracte de - 2,0 % en 2020, plus
fortement que les dépenses. Les prélèvements obligatoires perçus par les APUL
sont en repli modéré en 2020 (- 1,8 %) car l’assiette des impôts directs locaux
est peu sensible à l’activité économique. Le dégrèvement de la taxe d’habita-
tion pour 80 % des foyers est sans effet direct sur les recettes locales puisque

103
A N N E X E 1 – L E S C O M P T E S D E S A D M I N I S T R AT I O N S P U B L I Q U E S L O C A L E S

compensé par l’État. Les concours financiers de l’État progressent en 2020 du


fait du dynamisme du fonds de compensation de la TVA. Globalement, les
impôts perçus par les APUL s’établissent à 153,4 Md€ et représentent 6,7 % du
PIB (tableau 2), et 15,0 % de l’ensemble des prélèvements obligatoires.

Tableau 2 – Taux de prélèvements obligatoires


en % du PIB

2016 2017 2018 2019 2020


(1)
Impôts après transferts perçus par :
• les administrations publiques centrales 13,9 14,4 13,8 12,9 12,8
• les administrations publiques locales 6,2 6,2 6,4 6,4 6,7
• les administrations de sécurité sociale 7,7 7,7 8,4 9,5 10,0
• les institutions de l’Union européenne 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2
Cotisations sociales effectives (2) perçues par :
• l’État 0,4 0,4 0,4 0,3 0,4
• les administrations de sécurité sociale 16,3 16,3 15,7 14,5 14,4
Prélèvements obligatoires effectifs 44,6 45,1 44,7 43,8 44,5
Les prélèvements obligatoires comprennent :
(1) les impôts après transferts (c’est-à-dire après transferts de recettes fiscales et nets des impôts dus non recouvrables) ;
(2) les cotisations sociales effectives (nettes des cotisations dues non recouvrables).
Source : Insee, comptes nationaux – base 2014.

La dette publique au sens de Maastricht augmente de + 270,6 milliards d’euros


en 2020 pour s’établir à 2 650,1 milliards d’euros, soit 115,1 % du PIB. Ce ratio
augmente sous le double effet du déficit et de la contraction du PIB en 2020.
Exprimé en points de PIB de 2019, il serait de 108,7 %. Les APUL augmentent
leur contribution à la dette publique de + 19,5 Md€ du fait de l’endettement de
la Société du Grand Paris (+ 11,1 Md€), d’Île-de-France Mobilités (+ 1,5 Md€),
des régions (+ 2,9 Md€) et du secteur communal (+ 2,5 Md€).

La France dans l’Union européenne


Les dépenses des administrations publiques locales représentent en France
11,8 % du PIB en 2020 (tableau 3). Ce taux est inférieur à la moyenne euro-
péenne (18,2 % y compris les dépenses des États fédérés) et à celui d’autres
grands pays, notamment ceux d’organisation fédérale.

En revanche, la part de l’investissement des administrations publiques locales


dans l’investissement public en France (56,7 % de la FBCF des APU) est supé-
rieure à la moyenne européenne (55,7 %).

Enfin, la dette des APUL qui représente en France 10,1 % du PIB en 2020 se situe
en moyenne à un niveau inférieur à la moyenne européenne (14,1 %).

Définitions
Les comptes nationaux sont établis selon des concepts harmonisés au niveau
européen, et qui sont revus à intervalles réguliers. Les données présentées ici
sont conformes à la méthodologie de la « base 2014 ».

Les administrations publiques locales (APUL) comprennent les collectivités


locales et les organismes divers d’administration locale (ODAL). Les collec-
tivités locales regroupent les collectivités territoriales, leurs groupements à

104
A N N E X E 1 – L E S C O M P T E S D E S A D M I N I S T R AT I O N S P U B L I Q U E S L O C A L E S

fiscalité propre, certains syndicats, ainsi que leurs services annexes. Les ODAL
comprennent les chambres d’agriculture, de commerce, des métiers, les orga-
nismes consulaires, les sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural
(SAFER). À l’inverse, certains syndicats de communes et les régies sont exclus
du champ des APUL lorsque le produit de leurs ventes couvre plus de 50 % de
leurs coûts de production.

Tableau 3 – D épenses , FBCF et dette des administrations publiques locales * en 2020

Dépenses Formation brute de capital Dette


des administrations fixe des administrations des administrations
publiques locales publiques locales publiques locales
en % part dans en % part dans en % part dans
du PIB les APU (en %) du PIB les APU (en %) du PIB les APU (en %)
Allemagne 24,6 48,2 1,9 69,6 24,8 35,5
Autriche 19,0 32,8 1,4 40,8 10,8 12,9
Belgique 29,5 49,1 2,1 78,6 22,3 19,6
Bulgarie 8,2 19,0 0,7 33,5 1,2 4,6
Chypre 1,6 3,5 1,5 14,4 0,7 0,6
Croatie 14,5 26,1 0,4 48,2 2,6 2,9
Danemark 34,6 64,1 2,7 47,8 7,0 16,7
Espagne 24,7 47,2 1,7 67,2 29,1 24,2
Estonie 10,5 23,3 1,9 33,8 3,2 17,7
Finlande 22,7 40,1 2,8 60,4 11,0 15,9
France 11,8 19,0 2,1 56,7 10,1 8,7
Grèce 3,9 6,4 1,0 32,1 0,7 0,3
Hongrie 6,5 12,5 1,5 23,8 0,6 0,7
Irlande 2,7 9,7 0,9 32,1 1,7 2,9
Italie 15,5 27,1 1,4 54,0 7,4 4,8
Lettonie 11,3 26,0 2,3 40,6 7,2 16,5
Lituanie 9,9 22,7 1,7 41,6 1,2 2,6
Luxembourg 5,2 10,9 1,8 35,1 1,4 5,5
Malte 0,6 1,2 0,1 2,5 0,0 0,0
Pays-Bas 14,0 29,2 1,7 50,4 7,0 12,9
Pologne 14,9 30,7 2,1 46,6 4,2 7,4
Portugal 6,5 13,3 1,0 46,7 5,3 3,9
Roumanie 9,5 22,3 2,5 53,9 1,7 3,6
Slovaquie 7,9 16,5 1,1 31,5 2,4 3,9
Slovénie 9,1 17,6 1,8 42,4 1,9 2,4
Suède 25,8 48,7 2,6 50,4 13,0 32,5
Tchéquie 13,0 27,5 2,3 46,4 1,5 4,0
Union européenne (à 27) 18,2 34,1 1,9 55,7 14,1 15,5
* Y compris « administrations d’États fédérées » pour les États fédéraux.
Source : Eurostat ; valeurs mises à jour le 2 juin 2021.

Pour en savoir plus


« Les comptes des administrations publiques en 2020 – Un déficit public histo-
rique dans le contexte de la crise sanitaire », Insee Première no 1859, mai 2021.

Pour les définitions des agrégats de la comptabilité nationale, cf. le site de l’Insee :
[Link]

105
A nnexe 2

Les finances des collectivités locales

A. Les budgets principaux GUILL AUME LEFORESTIER, X AVIER NIEL (DGCL)

1. Une approche méthodologique privilégiant les opérations réelles


L’ensemble du rapport de l’Observatoire s’appuie désormais sur des agrégats
comptables en ne prenant en compte que les opérations dites « réelles », c’est-
à-dire correspondant à des transferts monétaires effectifs. La différence avec
l’approche dite « budgétaire », publiée dans les éditions du rapport antérieures
à 2017, correspond à des opérations qui retracent des mouvements entre lignes
budgétaires sans encaissement ou décaissement effectifs. Les opérations réelles
présentent ainsi une vision plus économique de l’activité des collectivités
locales (pour plus de détails, voir l’édition 2017 du rapport).
Les budgets annexes ne sont pas intégrés au calcul des fiches financières de
l’annexe 2A ; ils sont présentés dans l’annexe 2B. Les annexes 2C et 2D pré-
sentent les comptes consolidés, c’est-à-dire les comptes des budgets princi-
paux et annexes, neutralisés des flux entre budgets (principaux et annexes) et
entre les différentes personnes morales (régions, départements, groupements,
communes, etc.). Les syndicats sont désormais inclus dans le champ de la
consolidation, car ils représentent le même poids que les budgets annexes
et jouent parfois des rôles complémentaires (cf. BIS de la DGCL no 126,
novembre 2018).

2. Des évolutions calculées « à périmètres constants »


La transformation du paysage administratif des collectivités locales entraîne
depuis plusieurs années des modifications du contour des différents niveaux
de collectivités dans des proportions importantes. La métropole de Lyon a été
créée en 2015, la métropole du Grand Paris en 2016, les collectivités territoriales
uniques de Martinique et de Guyane en 2016 également et la collectivité de
Corse en 2018, la Ville de Paris en 2019. Pour apprécier correctement l’évolu-
tion des finances des différents niveaux de collectivités (communes, GFP, dépar-
tements, régions, CTU), il faut donc tenir compte des divers changements de
périmètres que cela induit.

1) C’est le cas entre 2014 et 2015 du fait de la création de la métropole de


Lyon. Bien qu’elle soit une collectivité locale à statut particulier, exerçant des
compétences à la fois départementales et intercommunales, cette métropole
est assimilée dans ce rapport à un GFP, comme cela est fait par l’Insee dans les
comptes nationaux, en raison des flux importants qui existent entre la métro-
pole de Lyon et ses communes membres, comme il en existe entre les GFP et
leurs communes membres. Les montants des agrégats financiers de 2015 pour
les GFP intègrent donc ceux de cette métropole particulière. En revanche, les
évolutions entre 2014 et 2015 des agrégats concernant les départements et les
GFP seraient artificiellement affectées par ce changement de périmètre. Pour
calculer ces évolutions, on retire donc du champ des GFP en 2014 la commu-
nauté urbaine de Lyon, et en 2015 la métropole de Lyon ; de même, on retire
du champ des départements le conseil départemental du Rhône en 2014 et en

106
A N N E X E 2 A – L E S F I N A N C E S D E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S ( L E S B U D G E T S P R I N C I PA U X )

2015. Pour les évolutions entre 2015 et 2016 en revanche, la métropole de Lyon
est intégrée dans le champ des GFP sur les deux années.

2) Au 1er janvier 2016, la Martinique et la Guyane se dotent d’une collectivité


territoriale unique (CTU), dont les compétences recouvrent celles des régions
et des départements. Pour établir les résultats de 2016, on choisit d’associer
leurs comptes à ceux des régions. Mais, en suivant la même logique que pour
la métropole de Lyon en 2015, il faut calculer les évolutions des comptes des
départements et des régions entre 2015 et 2016 à périmètre constant : on retire
donc en 2015 les départements et les régions de Martinique et Guyane, et en
2016 les collectivités territoriales uniques. Dans l’annexe 3, les données des
trois départements, des deux régions et des deux CTU sont établies séparément.

3) La métropole du Grand Paris (MGP) a été créée le 1er janvier 2016 ; elle
regroupe 131 communes. Les 11 établissements publics territoriaux (EPT)
prennent en 2016 la suite des GFP qui existaient en 2015 et intègrent les com-
munes qui étaient jusqu’à présent isolées ; la situation de Paris reste particulière
puisque la commune joue le rôle d’EPT. Dans les comptes du présent rapport, la
MGP et ses EPT sont intégrés dans les groupements à fiscalité propre, Paris res-
tant dans le compte des communes. Des flux financiers importants apparaissent
alors à partir de 2016 entre les communes, les EPT et la MGP. Le traitement
retenu varie selon les flux.

a - La loi NOTRe (Nouvelle organisation territorial de la République) garantit


aux EPT le même niveau de ressources que les groupements à fiscalité propre
préexistants. Selon les cas, c’est la MGP qui verse une dotation d’équilibre aux
EPT, ou l’inverse ; les montants en jeu sont de l’ordre d’un milliard d’euros. Les
montants sont déclarés en recettes ou moindres recettes par la MGP (comptes
74861 ou 74869 en M57) et par les EPT (comptes 7431 ou 7439 en M14). Il n’y
a donc aucun traitement spécifique à faire puisque ces flux s’annulent au sein
du même agrégat (« autres recettes de fonctionnement ») dans le même niveau
de collectivités (les GFP).

b - Une autre conséquence de la création de la MGP en 2016 est la mise en place


du fonds de compensation des charges territoriales (FCCT), pour compenser le
fait que les communes perçoivent aujourd’hui des recettes fiscales qui étaient
auparavant perçues par les GFP (FB, TH, ex-part départementale de TH…).
Compte tenu de la nature comptable des opérations, le versement des com-
munes est enregistré dans leur compte 65541 en M14, comme une contribu-
tion, et en recettes des GFP (en compte 74752). Ce flux, de l’ordre d’un milliard
d’euros, perturberait l’analyse de l’évolution des comptes si l’on considérait la
contribution des communes comme une subvention versée, puisque cela aug-
menterait artificiellement leurs dépenses ; ce flux perturberait également les
comparaisons entre communes, notamment par taille puisque ce flux concerne
surtout des communes de plus de 20 000 habitants. Pour pouvoir mieux inter-
préter les comptes des communes, on décide donc dans ce rapport de neutra-
liser leur contribution au FCCT en ne la considérant pas comme une dépense,
mais en la déduisant des recettes fiscales des communes ; dans le compte des
GFP, on intègre symétriquement ces recettes perçues par les GFP non pas dans
les subventions reçues, mais dans l’agrégat « fiscalité reversée » afin de privilé-
gier une approche économique plutôt que strictement comptable. Les nouvelles
spécifications des agrégats comptables décrites dans le tableau de définitions en
ligne précisent ces traitements.

107
A N N E X E 2 A – L E S F I N A N C E S D E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S ( L E S B U D G E T S P R I N C I PA U X )

c - Par ailleurs, d’autres flux apparaissent du fait que la MGP perçoit des res-
sources (DGF, impôts économiques) qui étaient perçues en 2015 par les GFP
préexistants ou par les communes membres, et que, pour l’essentiel, la MGP
reverse en 2016 aux communes.
Ces flux n’affectent toutefois que quelques agrégats comptables au sein des
recettes de fonctionnement : la fiscalité reversée reçue par les communes, les
impôts locaux, la DGF, et par répercussion au niveau supérieur d’agrégation, les
postes « concours de l’État », et « impôts et taxes ». Pour apprécier les évolutions
de ces agrégats entre 2015 et 2016, il convient donc là encore de raisonner à
périmètre géographique constant, c’est-à-dire de soustraire de l’analyse en 2015
et en 2016 les 131 communes et tous les EPCI touchés directement ou indirec-
tement en 2016 par la création de la MGP.
L’ensemble des recettes de fonctionnement n’est en revanche pas affecté, les
flux se compensant à l’intérieur de cet ensemble pour chaque niveau de collec-
tivité. Pour les postes qui ne sont pas affectés, il n’est pas nécessaire de présenter
des évolutions « à périmètre constant, hors contour de la MGP ». Nous présen-
tons donc les évolutions « hors contour de la MGP » seulement pour les agrégats
cités ci-dessus, qui sont touchés par ces flux.

4) En 2018, l’analyse des budgets des départements et régions s’opère en neutra-


lisant les effets de la fusion de la collectivité territoriale de Corse et des départe-
ments de Corse sur les évolutions présentées. En niveaux, les montants agrègent
la Corse avec les régions et les CTU à partir de 2018.

5) En 2019, l’analyse des communes et des départements s’opère en neutralisant


les effets de la création de la Ville de Paris en lieu et place de la commune et
du département. En niveaux, les montants agrègent la Ville de Paris avec les
communes à partir de 2019.

3. Évolutions des instructions comptables


Contrairement aux années 2017 et 2018, les nomenclatures comptables n’ont
pas connu de changements majeurs en 2019 et 2020.
(Cf. en ligne, joint avec le rapport, le tableau des définitions des agrégats de dépenses
et de recettes selon les nomenclatures des collectivités.)

108
A N N E X E 2 A – L E S F I N A N C E S D E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S ( L E S B U D G E T S P R I N C I PA U X )

Fiches financières
A1. Communes – Opérations réelles
en milliards d’euros
Budgets principaux 2017 2018/ 2018 2019/ 2019 2020/ 2020
2017 2018 2019
à champ
constant(b) Valeurs provisoires
Dépenses de fonctionnement (1) 67,94 - 0,5 % 67,58 + 0,9 % 70,15 - 0,8 % 69,60
Achats et charges externes 16,39 + 2,1 % 16,73 + 2,5 % 17,22 - 6,4 % 16,13
Frais de personnel 37,61 + 0,0 % 37,63 + 1,0 % 38,21 + 0,5 % 38,41
Charges financières 1,92 - 6,7 % 1,79 - 6,7 % 1,68 - 8,2 % 1,54
Dépenses d’intervention 9,16 - 6,5 % 8,56 - 0,5 % 10,22 + 0,5 % 10,27
Autres dépenses de fonctionnement 2,86 - 0,2 % 2,86 - 2,2 % 2,81 + 15,5 % 3,24

Recettes de fonctionnement (2) 79,27 + 0,8 % 79,90 + 1,5 % 83,10 - 1,8 % 81,59
Impôts et taxes 51,71 + 1,2 % 52,34 + 1,9 % 55,09 + 0,1 % 55,15
– impôts locaux 44,88 + 1,4 % 45,51 + 1,7 % 46,68 + 1,3 % 47,27
dont fiscalité reversée 11,16 - 1,3 % 11,02 - 1,6 % 10,85 - 0,8 % 10,76
– autres impôts et taxes 6,83 - 0,1 % 6,82 + 3,3 % 8,42 - 6,3 % 7,89
Concours de l’État 14,17 - 0,3 % 14,13 + 0,7 % 14,22 + 1,1 % 14,38
– dotation globale de fonctionnement (DGF) 11,73 - 0,4 % 11,68 + 0,5 % 11,72 + 0,3 % 11,76
– autres dotations 0,25 + 15,8 % 0,28 + 4,9 % 0,30 + 14,6 % 0,34
– péréquations et compensations fiscales 2,20 - 1,6 % 2,16 + 1,4 % 2,20 + 3,6 % 2,28
Subventions reçues et participations 3,73 - 6,3 % 3,50 - 2,1 % 3,49 + 7,5 % 3,76
Ventes de biens et services 5,82 + 9,4 % 6,37 + 2,6 % 6,61 - 22,7 % 5,11
Autres recettes de fonctionnement 3,83 - 7,0 % 3,57 + 1,2 % 3,69 - 13,4 % 3,20

Épargne brute (3) = (2) - (1) 11,33 + 8,7 % 12,32 + 4,9 % 12,95 - 7,4 % 11,99
Épargne nette = (3) - (8) 5,18 + 17,7 % 6,10 + 8,9 % 6,61 - 13,8 % 5,70

Dépenses d’investissement hors remboursements (4) 20,93 + 5,9 % 22,16 + 13,6 % 25,36 - 16,3 % 21,22
Dépenses d’équipement 18,67 + 6,9 % 19,96 + 14,1 % 22,80 - 17,2 % 18,87
Subventions d’équipement versées 1,15 + 9,2 % 1,26 + 21,0 % 1,63 - 8,7 % 1,48
Autres dépenses d’investissement 1,11 - 14,9 % 0,95 - 5,5 % 0,94 - 7,5 % 0,87

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 10,18 + 10,3 % 11,23 + 4,8 % 11,88 - 6,4 % 11,12
FCTVA 2,34 + 9,3 % 2,56 + 8,1 % 2,77 + 8,9 % 3,01
Autres dotations et subventions d’équipement 4,74 + 11,6 % 5,29 + 10,7 % 5,90 - 3,8 % 5,68
Autres recettes d’investissement 3,10 + 9,2 % 3,39 - 7,5 % 3,21 - 24,5 % 2,43

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 88,87 + 1,0 % 89,74 + 4,1 % 95,51 - 4,9 % 90,82
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 89,45 + 1,9 % 91,13 + 1,9 % 94,99 - 2,4 % 92,71
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) + 0,58 + 1,39 - 0,53 + 1,89

Remboursements de dette (8) 6,15 + 1,2 % 6,22 + 1,0 % 6,35 - 0,8 % 6,29
Emprunts (9) 6,38 - 11,1 % 5,67 + 12,4 % 6,05 - 3,1 % 5,86
Flux net de dette = (9) - (8) + 0,23 - 0,55 - 0,30 - 0,44

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 95,02 + 1,0 % 95,96 + 3,9 % 101,86 - 4,7 % 97,11
Recettes totales (11) = (7) + (9) 95,83 + 1,0 % 96,80 + 2,5 % 101,03 - 2,4 % 98,57
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) + 0,81 + 0,84 - 0,82 + 1,46

Dette au 31 décembre (12) (a) 65,21 - 0,4 % 64,95 - 0,5 % 64,72 + 0,3 % 64,89

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 14,3 % + 1,1 pt 15,4 % + 0,5 pt 15,6 % - 0,9 pt 14,7 %
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 6,5 % + 1,1 pt 7,6 % + 0,6 pt 8,0 % - 1,0 pt 7,0 %
Taux d’endettement = (12) / (2) 82,3 % - 1,0 pt 81,3 % - 1,6 pt 77,9 % + 1,7 pt 79,5 %
Capacité de désendettement = (12) / (3) 5,8 ans - 0,5 an 5,3 ans - 0,3 an 5,0 ans + 0,4 an 5,4 ans
(a) La dette de l’année N n’est pas exactement égale à la dette de l’année N - 1 augmentée du flux net de dette de l’année N, du fait de
certaines différences conceptuelles entre le stock et les flux reportés ici.     (b) Évolution calculée à champ constant, c’est-à-dire hors Paris.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux. Montants en opérations réelles calculés hors
gestion active de la dette.

109
A N N E X E 2 A – L E S F I N A N C E S D E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S ( L E S B U D G E T S P R I N C I PA U X )

A2a. Groupements de communes à fiscalité propre(a) – Opérations réelles


en milliards d’euros
Budgets principaux 2017 2018/ 2018 2019/ 2019 2020/ 2020
2017 2018 2019
Valeurs provisoires
Dépenses de fonctionnement (1) 24,72 + 2,7 % 25,38 + 2,4 % 26,00 + 2,1 % 26,54
Achats et charges externes 6,66 + 2,4 % 6,82 + 2,8 % 7,01 - 1,0 % 6,94
Frais de personnel 9,04 + 4,5 % 9,45 + 3,9 % 9,82 + 2,3 % 10,04
Charges financières 0,68 - 8,8 % 0,62 - 5,5 % 0,58 - 7,2 % 0,54
Dépenses d’intervention 6,86 + 5,4 % 7,24 + 0,9 % 7,30 + 4,3 % 7,62
Autres dépenses de fonctionnement 1,48 - 14,9 % 1,26 + 2,1 % 1,29 + 8,9 % 1,40

Recettes de fonctionnement (2) 29,99 + 3,1 % 30,93 + 3,6 % 32,03 + 1,4 % 32,49
Impôts et taxes 16,60 + 5,3 % 17,48 + 4,3 % 18,23 + 2,5 % 18,69
– impôts locaux 11,18 + 6,8 % 11,94 + 8,3 % 12,94 + 4,3 % 13,49
– autres impôts et taxes 5,42 + 2,2 % 5,54 - 4,4 % 5,30 - 1,9 % 5,20
Concours de l’État 8,38 - 1,1 % 8,28 + 1,1 % 8,37 - 0,2 % 8,35
– dotation globale de fonctionnement (DGF) 6,79 - 1,4 % 6,69 - 0,9 % 6,63 - 1,2 % 6,54
– autres dotations 0,08 + 9,6 % 0,09 + 5,2 % 0,09 + 6,6 % 0,10
– péréquations et compensations fiscales 1,51 - 0,2 % 1,50 + 9,9 % 1,65 + 3,3 % 1,71
Subventions reçues et participations 1,29 + 5,2 % 1,35 + 7,4 % 1,46 + 18,8 % 1,73
Ventes de biens et services 2,76 + 6,2 % 2,93 + 4,3 % 3,05 - 5,7 % 2,88
Autres recettes de fonctionnement 0,97 - 8,3 % 0,89 + 3,6 % 0,92 - 8,5 % 0,84

Épargne brute (3) = (2) - (1) 5,27 + 5,3 % 5,55 + 8,7 % 6,03 - 1,5 % 5,94
Épargne nette = (3) - (8) 3,05 + 0,2 % 3,05 + 12,5 % 3,43 + 3,9 % 3,57

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 8,66 + 7,8 % 9,34 + 18,1 % 11,02 - 10,2 % 9,90
Dépenses d’équipement 6,12 + 11,1 % 6,80 + 19,0 % 8,10 - 14,0 % 6,96
Subventions d’équipement versées 1,65 + 5,3 % 1,74 + 15,2 % 2,00 + 5,2 % 2,11
Autres dépenses d’investissement 0,88 - 9,9 % 0,80 + 16,1 % 0,92 - 10,4 % 0,83

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 3,31 + 9,0 % 3,61 + 16,9 % 4,22 - 4,5 % 4,03
FCTVA 0,74 + 11,7 % 0,83 + 12,7 % 0,93 + 7,9 % 1,01
Autres dotations et subventions d’équipement 1,61 + 18,9 % 1,91 + 17,1 % 2,24 - 7,2 % 2,08
Autres recettes d’investissement 0,97 - 9,6 % 0,88 + 20,3 % 1,05 - 9,6 % 0,95

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 33,38 + 4,0 % 34,72 + 6,6 % 37,03 - 1,6 % 36,44
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 33,30 + 3,7 % 34,54 + 5,0 % 36,25 + 0,7 % 36,52
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) - 0,07 - 0,18 - 0,77 + 0,08

Remboursements de dette (8) 2,23 + 12,3 % 2,50 + 4,1 % 2,60 - 8,6 % 2,38
Emprunts (9) 2,44 + 2,3 % 2,50 + 24,3 % 3,11 + 13,4 % 3,52
Flux net de dette = (9) - (8) + 0,22 - 0,00 + 0,50 + 1,14

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 35,60 + 4,5 % 37,22 + 6,5 % 39,63 - 2,0 % 38,82
Recettes totales (11) = (7) + (9) 35,75 + 3,6 % 37,04 + 6,3 % 39,36 + 1,7 % 40,04
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) + 0,14 - 0,18 - 0,27 + 1,22

Dette au 31 décembre (12) (b) 25,07 + 1,2 % 25,37 + 2,2 % 25,94 + 5,1 % 27,26

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 17,6 % + 0,4 pt 17,9 % + 0,9 pt 18,8 % - 0,5 pt 18,3 %
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 10,2 % - 0,3 pt 9,9 % + 0,8 pt 10,7 % + 0,3 pt 11,0 %
Taux d’endettement = (12) / (2) 83,6 % - 1,6 pt 82,0 % - 1,1 pt 81,0 % + 2,9 pts 83,9 %
Capacité de désendettement = (12) / (3) 4,8 ans - 0,2 an 4,6 ans - 0,3 an 4,3 ans + 0,3 an 4,6 ans
(a) Y compris métropole de Lyon, métropole du Grand Paris et établissements publics territoriaux (EPT) de la MGP.
(b) La dette de l’année N n’est pas exactement égale à la dette de l’année N - 1 augmentée du flux net de dette de l’année N, du fait de
certaines différences conceptuelles entre le stock et les flux reportés ici.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux. Montants en opérations réelles calculés hors
gestion active de la dette.

110
A N N E X E 2 A – L E S F I N A N C E S D E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S ( L E S B U D G E T S P R I N C I PA U X )

A2b. Groupements de communes à fiscalité propre,


par type de groupement – Opérations réelles
en millions d’euros
Budgets principaux – 2020 Métropoles (a) Communautés Communautés Communautés Ensemble
urbaines d’agglomération de communes des GFP (a)
(CU) (CA) (CC)

Dépenses de fonctionnement (1) 9 074 1 477 9 204 6 788 26 543


Achats et charges externes 2 181 381 2 572 1 808 6 942
Frais de personnel 3 191 579 3 555 2 714 10 040
Charges financières 222 37 184 100 542
Dépenses d’intervention 3 176 385 2 306 1 749 7 616
Autres dépenses de fonctionnement 304 95 588 417 1 404

Recettes de fonctionnement (2) 11 508 1 874 10 917 8 188 32 486


Impôts et taxes 5 921 1 121 6 405 5 239 18 687
– impôts locaux 4 319 991 4 341 3 840 13 491
– autres impôts et taxes 1 602 131 2 063 1 399 5 195
Concours de l’État 3 740 512 2 715 1 384 8 351
– dotation globale de fonctionnement (DGF) 3 121 348 2 074 1 000 6 543
– autres dotations 40 8 29 24 101
– péréquations et compensations fiscales 579 156 612 359 1 706
Subventions reçues et participations 436 39 597 657 1 729
Ventes de biens et services 1 074 147 967 691 2 879
Autres recettes de fonctionnement 337 53 233 217 841

Épargne brute (3) = (2) - (1) 2 434 397 1 713 1 400 5 943
Épargne nette = (3) - (8) 1 379 248 952 987 3 565

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 3 953 708 3 034 2 205 9 900
Dépenses d’équipement 2 655 530 2 098 1 682 6 965
Subventions d’équipement versées 930 107 712 357 2 106
Autres dépenses d’investissement 368 71 225 165 829

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 1 627 295 1 145 966 4 033
FCTVA 396 64 301 245 1 005
Autres dotations et subventions d’équipement 835 146 551 544 2 076
Autres recettes d’investissement 396 85 293 177 951

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 13 027 2 184 12 238 8 993 36 443
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 13 135 2 169 12 061 9 153 36 518
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) + 107 - 15 - 177 + 161 + 76

Remboursements de dette (8) 1 055 149 761 413 2 378


Emprunts (9) 1 868 198 1 058 398 3 521
Flux net de dette = (9) - (8) 813 48 297 -15 1 143

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 14 082 2 333 12 999 9 405 38 821
Recettes totales (11) = (7) + (9) 15 003 2 367 13 119 9 551 40 040
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) +920 +33 +120 +145 +1219

Dette au 31 décembre (12) 12 569 1 814 8 621 4 255 27 259

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 21,1 % 21,2 % 15,7 % 17,1 % 18,3 %
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 12,0 % 13,2 % 8,7 % 12,0 % 11,0 %
Taux d’endettement = (12) / (2) 109,2 % 96,8 % 79,0 % 52,0 % 83,9 %
Capacité de désendettement = (12) / (3) 5,2 ans 4,6 ans 5,0 ans 3,0 ans 4,6 ans
(a) Y compris métropole de Lyon, métropole du Grand Paris (MGP) et établissements publics territoriaux (EPT) de la MGP.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux en opérations réelles. Montants calculés hors
gestion active de la dette.

111
A N N E X E 2 A – L E S F I N A N C E S D E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S ( L E S B U D G E T S P R I N C I PA U X )

A3. Secteur communal (communes, groupements à fiscalité propre) (a) –


Opérations réelles
en milliards d’euros
Budgets principaux 2017 2018/ 2018 2019/ 2019 2020/ 2020
2017 2018 2019
à champ
constant(b) Données provisoires
Dépenses de fonctionnement (1) 92,66 + 0,3 % 92,96 + 1,3 % 96,15 - 0,0 % 96,14
Achats et charges externes 23,05 + 2,2 % 23,55 + 2,6 % 24,23 - 4,8 % 23,07
Frais de personnel 46,65 + 0,9 % 47,08 + 1,6 % 48,03 + 0,9 % 48,45
Charges financières 2,59 - 7,2 % 2,41 - 6,4 % 2,26 - 7,9 % 2,09
Dépenses d’intervention 16,02 - 1,4 % 15,80 + 0,2 % 17,53 + 2,1 % 17,89
Autres dépenses de fonctionnement 4,35 - 5,2 % 4,12 - 0,8 % 4,10 + 13,4 % 4,65

Recettes de fonctionnement (2) 109,26 + 1,4 % 110,83 + 2,1 % 115,14 - 0,9 % 114,08
Impôts et taxes 68,31 + 2,2 % 69,81 + 2,5 % 73,33 + 0,7 % 73,84
– impôts locaux 56,06 + 2,5 % 57,45 + 3,1 % 59,61 + 1,9 % 60,76
– autres impôts et taxes 12,25 + 0,9 % 12,36 - 0,5 % 13,71 - 4,6 % 13,08
Concours de l’État 22,55 - 0,6 % 22,41 + 0,9 % 22,59 + 0,6 % 22,73
– dotation globale de fonctionnement (DGF) 18,52 - 0,8 % 18,37 - 0,0 % 18,34 - 0,2 % 18,30
– autres dotations 0,33 + 14,3 % 0,38 + 5,0 % 0,39 + 12,6 % 0,44
– péréquations et compensations fiscales 3,70 - 1,0 % 3,66 + 4,9 % 3,85 + 3,5 % 3,99
Subventions reçues et participations 5,02 - 3,4 % 4,85 + 0,6 % 4,95 + 10,8 % 5,48
Ventes de biens et services 8,58 + 8,3 % 9,30 + 3,2 % 9,66 - 17,4 % 7,99
Autres recettes de fonctionnement 4,80 - 7,2 % 4,45 + 1,7 % 4,61 - 12,4 % 4,04

Épargne brute (3) = (2) - (1) 16,60 + 7,6 % 17,87 + 6,1 % 18,99 - 5,5 % 17,94
Épargne nette = (3) - (8) 8,23 + 11,2 % 9,15 + 10,1 % 10,04 - 7,7 % 9,26

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 29,59 + 6,5 % 31,50 + 15,0 % 36,39 - 14,5 % 31,12
Dépenses d’équipement 24,79 + 8,0 % 26,76 + 15,4 % 30,90 - 16,4 % 25,83
Subventions d’équipement versées 2,80 + 6,9 % 2,99 + 17,3 % 3,63 - 1,0 % 3,59
Autres dépenses d’investissement 2,00 - 12,7 % 1,74 + 4,7 % 1,86 - 8,9 % 1,69

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 13,50 + 10,0 % 14,85 + 7,9 % 16,10 - 5,9 % 15,15
FCTVA 3,08 + 9,9 % 3,39 + 9,3 % 3,70 + 8,7 % 4,02
Autres dotations et subventions d’équipement 6,35 + 13,4 % 7,20 + 12,4 % 8,14 - 4,8 % 7,75
Autres recettes d’investissement 4,07 + 4,8 % 4,26 - 1,4 % 4,26 - 20,8 % 3,38

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 122,25 + 1,8 % 124,46 + 4,8 % 132,54 - 4,0 % 127,26
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 122,76 + 2,4 % 125,67 + 2,8 % 131,24 - 1,5 % 129,23
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) + 0,51 + 1,22 - 1,30 + 1,97

Remboursements de dette (8) 8,37 + 4,2 % 8,72 + 1,9 % 8,95 - 3,1 % 8,67
Emprunts (9) 8,82 - 7,4 % 8,17 + 16,4 % 9,15 + 2,5 % 9,38
Flux net de dette = (9) - (8) + 0,45 - 0,55 0,20 + 0,70

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 130,62 + 2,0 % 133,18 + 4,6 % 141,49 - 3,9 % 135,93
Recettes totales (11) = (7) + (9) 131,58 + 1,7 % 133,84 + 3,6 % 140,39 - 1,3 % 138,61
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) + 0,96 + 0,66 - 1,09 + 2,67

Dette au 31 décembre (12) (c) 90,28 + 0,0 % 90,32 + 0,3 % 90,66 + 1,6 % 92,15

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 15,2 % + 0,9 pt 16,1 % + 0,6 pt 16,5 % - 0,8 pt 15,7 %
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 7,5 % + 0,7 pt 8,3 % + 0,7 pt 8,7 % - 0,6 pt 8,1 %
Taux d’endettement = (12) / (2) 82,6 % - 1,1 pt 81,5 % - 1,4 pt 78,7 % + 2,0 pts 80,8 %
Capacité de désendettement = (12) / (3) 5,4 ans - 0,4 an 5,1 ans - 0,3 an 4,8 ans + 0,4 an 5,1 ans
(a) Y compris métropole de Lyon, métropole du Grand Paris (MGP) et établissements publics territoriaux (EPT) de la MGP.
(b) Évolution calculée à périmètre constant, c’est-à-dire hors Ville de Paris.
(c) La dette de l’année N n’est pas exactement égale à la dette de l’année N - 1 augmentée du flux net de dette de l’année N, du fait de
certaines différences conceptuelles entre le stock et les flux reportés ici.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux. Montants en opérations réelles calculés hors
gestion active de la dette.

112
A N N E X E 2 A – L E S F I N A N C E S D E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S ( L E S B U D G E T S P R I N C I PA U X )

A4. Départements(a) – Opérations réelles


en milliards d’euros
Budgets principaux 2017 2018/ 2018 2019/ 2019(d) 2020/ 2020
2017 2018 2019
à champ à champ
constant(b) constant(c) Valeurs provisoires
Dépenses de fonctionnement (1) 58,19 - 0,8 % 57,28 + 1,3 % 56,01 + 1,8 % 57,03
Achats et charges externes 4,49 - 16,0 % 3,73 + 1,5 % 3,69 + 0,2 % 3,69
Frais de personnel 12,07 - 0,2 % 11,92 + 1,0 % 11,85 + 1,6 % 12,04
Charges financières 0,81 - 7,9 % 0,73 - 6,0 % 0,69 - 8,5 % 0,63
Dépenses d’intervention 39,97 + 0,7 % 40,01 + 1,9 % 39,06 + 2,2 % 39,90
Autres dépenses de fonctionnement 0,85 + 5,3 % 0,89 - 16,2 % 0,73 + 6,4 % 0,77
Recettes de fonctionnement (2) 66,00 - 0,7 % 65,06 + 3,2 % 65,15 - 0,4 % 64,88
Impôts et taxes 47,24 + 0,7 % 47,28 + 4,8 % 47,67 - 0,0 % 47,65
– impôts locaux 21,34 - 0,8 % 21,09 + 3,2 % 21,34 + 1,3 % 21,62
– autres impôts et taxes 25,90 + 1,9 % 26,19 + 6,2 % 26,33 - 1,1 % 26,03
dont : DMTO 11,15 + 4,0 % 11,52 + 11,1 % 11,50 - 1,6 % 11,31
TICPE 6,14 - 0,1 % 6,10 - 0,1 % 5,83 - 8,1 % 5,35
TSCA 6,96 + 3,1 % 7,12 + 3,1 % 7,27 + 3,3 % 7,52
Concours de l’État 10,50 - 0,0 % 10,36 + 0,7 % 10,43 - 1,5 % 10,27
– dotation globale de fonctionnement (DGF) 8,26 - 0,2 % 8,14 - 0,1 % 8,13 - 1,6 % 8,01
– autres dotations 0,46 + 2,0 % 0,46 - 1,2 % 0,46 - 0,1 % 0,46
– péréquations et compensations fiscales 1,77 + 0,4 % 1,76 + 4,9 % 1,84 - 1,8 % 1,81
Subventions reçues et participations 5,31 - 8,9 % 4,81 - 2,9 % 4,60 + 1,7 % 4,68
Ventes de biens et services 0,59 - 26,6 % 0,43 + 7,1 % 0,47 - 7,0 % 0,43
Autres recettes de fonctionnement 2,36 - 7,5 % 2,17 - 5,6 % 1,98 - 6,4 % 1,86
Épargne brute (3) = (2) - (1) 7,81 + 0,2 % 7,78 + 16,7 % 9,14 - 14,1 % 7,85
Épargne nette = (3) - (8) 4,51 + 1,7 % 4,56 + 24,6 % 5,74 - 20,4 % 4,57
Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 9,02 + 4,1 % 9,28 + 13,5 % 10,31 + 1,0 % 10,41
Dépenses d’équipement 5,42 + 7,9 % 5,77 + 11,9 % 6,41 + 2,0 % 6,53
Subventions d’équipement versées 3,40 - 2,4 % 3,28 + 16,9 % 3,68 - 2,0 % 3,61
Autres dépenses d’investissement 0,20 + 13,0 % 0,22 + 8,4 % 0,22 + 20,9 % 0,27
Recettes d’investissement hors emprunts (5) 2,44 + 3,6 % 2,49 + 11,1 % 2,53 - 3,5 % 2,44
FCTVA 0,83 + 1,9 % 0,84 + 6,1 % 0,89 + 10,5 % 0,98
Dotations et subventions d’équipement 1,20 + 2,9 % 1,21 + 13,1 % 1,22 - 7,2 % 1,13
Autres recettes d’investissement 0,40 + 9,0 % 0,43 + 17,1 % 0,43 - 21,8 % 0,33
Dépenses totales hors remboursements
(6) = (1) + (4) 67,21 - 0,2 % 66,56 + 3,0 % 66,32 + 1,7 % 67,44
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 68,43 - 0,6 % 67,55 + 3,5 % 67,68 - 0,5 % 67,33
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) 1,23 0,99 + 1,36 - 0,11
Remboursements de dette (8) 3,30 - 2,0 % 3,23 + 5,2 % 3,40 - 3,4 % 3,28
Emprunts (9) 2,50 + 0,9 % 2,49 - 2,2 % 2,44 + 72,3 % 4,20
Flux net de dette = (9) - (8) - 0,80 - 0,73 - 0,96 + 0,92
Dépenses totales (10) = (6) + (8) 70,51 - 0,3 % 69,79 + 3,1 % 69,72 + 1,4 % 70,72
Recettes totales (11) = (7) + (9) 70,93 - 0,5 % 70,04 + 3,3 % 70,12 + 2,0 % 71,53
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) 0,42 0,26 + 0,40 + 0,81
Dette au 31 décembre (12) (e) 33,01 - 1,8% 32,22 - 2,5 % 31,40 + 3,2 % 32,40
Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 11,8 % + 0,1 pt 12,0 % + 1,6 pt 14,0 % - 1,9 pt 12,1 %
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 6,8 % + 0,2 pt 7,0 % + 1,5 pt 8,8 % - 1,8 pt 7,0 %
Taux d’endettement = (12) / (2) 50,0 % - 0,5 pt 49,5 % - 2,9 pts 48,2 % + 1,7 pt 49,9 %
Capacité de désendettement = (12) / (3) 4,2 ans - 0,1 an 4,1 ans - 0,7 an 3,4 ans + 0,7 an 4,1 ans
(a) Hors collectivités territoriales uniques (CTU) de Martinique et de Guyane à partir de 2016 et collectivité de Corse à partir de
2018.    (b) Évolution calculée à périmètre constant, c’est-à-dire hors Corse.    (c) Évolution calculée à périmètre constant, c’est-à-
dire hors Paris.    (d) La Ville de Paris, créée en 2019 en lieu et place du département et de la commune de Paris, est considérée comme
une commune.    (e) La dette de l’année N n’est pas exactement égale à la dette de l’année N - 1 augmentée du flux net de dette de
l’année N, du fait de certaines différences conceptuelles entre le stock et les flux reportés ici.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux. Montants en opérations réelles calculés hors
gestion active de la dette.

113
A N N E X E 2 A – L E S F I N A N C E S D E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S ( L E S B U D G E T S P R I N C I PA U X )

A5. Régions et collectivités territoriales uniques (CTU)(a) – Opérations réelles


en milliards d’euros
Budgets principaux 2017 2018/ 2018 2019/ 2019 2020/ 2020
2017 2018 2019
à champ
constant(b) Valeurs provisoires
Dépenses de fonctionnement (1) 21,13 + 3,5 % 22,26 + 1,2 % 22,54 - 3,2 % 21,81
Achats et charges externes 3,00 + 18,4 % 3,58 + 3,9 % 3,72 + 2,9 % 3,83
Frais de personnel 3,69 + 3,5 % 3,95 + 2,3 % 4,05 + 1,9 % 4,12
Charges financières 0,60 - 0,4 % 0,60 - 2,3 % 0,59 - 3,8 % 0,56
Dépenses d’intervention 13,62 + 0,2 % 13,86 + 0,7 % 13,96 - 7,5 % 12,91
Autres dépenses de fonctionnement 0,22 + 11,7 % 0,26 - 12,9 % 0,23 + 68,5 % 0,38

Recettes de fonctionnement (2) 26,45 + 4,2 % 28,00 + 3,5 % 28,98 - 7,3 % 26,86
Impôts et taxes 18,28 + 28,2 % 23,80 + 2,6 % 24,43 - 9,8 % 22,04
– impôts locaux 7,13 + 10,4 % 7,97 + 6,9 % 8,52 + 2,6 % 8,74
– autres impôts et taxes 11,14 + 39,7 % 15,84 + 0,5 % 15,92 - 16,4 % 13,30
dont : cartes grises 2,23 + 4,4 % 2,33 - 1,2 % 2,30 - 9,0 % 2,09
TICPE 5,48 + 0,5 % 5,53 - 1,4 % 5,46 - 7,8 % 5,03
Concours de l’État 5,88 - 71,3 % 1,92 - 3,4 % 1,86 + 4,0 % 1,93
– dotation globale de fonctionnement (DGF) 4,13 - 95,2 % 0,30 - 0,0 % 0,30 - 0,1 % 0,30
– autres dotations 0,98 - 0,1 % 0,90 - 2,6 % 0,87 + 14,8 % 1,00
– péréquations et compensations fiscales 0,77 - 8,5 % 0,72 - 5,9 % 0,68 - 8,0 % 0,62
Subventions reçues et participations 1,84 - 5,5 % 1,77 + 19,7 % 2,12 + 10,7 % 2,34
Ventes de biens et services 0,08 + 62,1 % 0,13 + 24,8 % 0,17 - 13,3 % 0,15
Autres recettes de fonctionnement 0,37 + 8,8 % 0,37 + 9,5 % 0,41 - 1,1 % 0,40

Épargne brute (3) = (2) - (1) 5,32 + 6,9 % 5,74 + 12,3 % 6,44 - 21,6 % 5,05
Épargne nette = (3) - (8) 3,50 + 2,6 % 3,63 + 25,3 % 4,55 - 41,4 % 2,67

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 9,68 + 2,6 % 10,03 + 10,5 % 11,09 + 14,2 % 12,67
Dépenses d’équipement 3,33 - 6,0 % 3,20 + 5,8 % 3,38 - 3,8 % 3,26
Subventions d’équipement versées 5,74 + 10,3 % 6,35 + 12,4 % 7,14 + 19,8 % 8,55
Autres dépenses d’investissement 0,62 - 23,0 % 0,49 + 16,7 % 0,57 + 52,1 % 0,86

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 3,52 + 18,7 % 4,20 + 10,1 % 4,63 + 13,9 % 5,27
FCTVA 0,55 + 1,6 % 0,57 - 10,3 % 0,51 + 0,9 % 0,52
Dotations et subventions d’équipement 2,63 + 19,6 % 3,16 + 14,4 % 3,62 + 15,9 % 4,19
Autres recettes d’investissement 0,34 + 39,8 % 0,47 + 6,2 % 0,50 + 12,4 % 0,56

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 30,81 + 3,2 % 32,29 + 4,1 % 33,63 + 2,5 % 34,48
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 29,97 + 5,9 % 32,20 + 4,4 % 33,61 - 4,4 % 32,13
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) - 0,84 - 0,09 - 0,02 - 2,34

Remboursements de dette (8) 1,82 + 15,0 % 2,11 - 10,1 % 1,89 + 26,1 % 2,39
Emprunts (9) 2,53 + 7,0 % 2,70 - 24,7 % 2,03 + 136,2 % 4,80
Flux net de dette = (9) - (8) + 0,72 + 0,59 + 0,14 + 2,41

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 32,63 + 3,9 % 34,40 + 3,3 % 35,52 + 3,8 % 36,86
Recettes totales (11) = (7) + (9) 32,50 + 6,0 % 34,90 + 2,1 % 35,64 + 3,6 % 36,93
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) - 0,13 + 0,50 + 0,12 + 0,07

Dette au 31 décembre (12) (c) 26,83 + 3,1 % 27,81 + 0,7 % 27,99 + 9,0 % 30,50

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 20,1 % + 0,5 pt 20,5 % + 1,7 pt 22,2 % - 3,4 pts 18,8 %
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 13,2 % - 0,2 pt 13,0 % + 2,7 pts 15,7 % - 5,8 pts 9,9 %
Taux d’endettement = (12) / (2) 101,5 % - 1,1 pt 99,3 % - 2,7 pts 96,6 % + 17,0 pts 113,5 %
Capacité de désendettement = (12) / (3) 5,0 ans - 0,2 an 4,8 ans - 0,5 an 4,3 ans + 1,7 an 6,0 ans
(a) Y compris collectivités territoriales uniques (CTU) de Martinique et de Guyane à partir de 2016 et de Corse à partir de 2018.
(b) Évolution calculée à périmètre constant (hors Corse).    
(c) La dette de l’année N n’est pas exactement égale à la dette de l’année N - 1 augmentée du flux net de dette de l’année N, du fait de
certaines différences conceptuelles entre le stock et les flux reportés ici.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux. Montants en opérations réelles calculés hors
gestion active de la dette.

114
A N N E X E 2 A – L E S F I N A N C E S D E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S ( L E S B U D G E T S P R I N C I PA U X )

A6. Ensemble des collectivités locales(a) (hors syndicats) – Communes, groupements


à fiscalité propre, départements, CTU et régions(a) – Opérations réelles
en milliards d’euros
Budgets principaux 2017 2018/ 2018 2019/ 2019 2020/ 2020
2017 2018 2019
Valeurs provisoires
Dépenses de fonctionnement (1) 171,97 + 0,3 % 172,50 + 1,3 % 174,70 + 0,2 % 174,98
Achats et charges externes 30,53 + 1,1 % 30,86 + 2,5 % 31,64 - 3,3 % 30,59
Frais de personnel 62,41 + 0,9 % 62,95 + 1,5 % 63,93 + 1,1 % 64,61
Charges financières 4,00 - 6,4 % 3,74 - 5,4 % 3,54 - 7,4 % 3,28
Dépenses d’intervention 69,61 + 0,1 % 69,67 + 1,2 % 70,54 + 0,2 % 70,70
Autres dépenses de fonctionnement 5,42 - 2,8 % 5,27 - 4,2 % 5,05 + 14,9 % 5,80

Recettes de fonctionnement (2) 201,70 + 1,1 % 203,89 + 2,6 % 209,27 - 1,6 % 205,83
Impôts et taxes 133,83 + 5,3 % 140,90 + 3,2 % 145,43 - 1,3 % 143,53
– impôts locaux 84,54 + 2,3 % 86,51 + 3,4 % 89,47 + 1,8 % 91,12
– autres impôts et taxes 49,29 + 10,4 % 54,39 + 2,9 % 55,96 - 6,3 % 52,41
Concours de l’État 38,92 - 10,9 % 34,70 + 0,5 % 34,88 + 0,2 % 34,94
– dotation globale de fonctionnement (DGF) 30,91 - 13,2 % 26,82 - 0,1 % 26,78 - 0,6 % 26,61
– autres dotations 1,77 - 2,0 % 1,74 - 0,6 % 1,73 + 10,3 % 1,90
– péréquations et compensations fiscales 6,24 - 1,6 % 6,14 + 3,8 % 6,38 + 0,7 % 6,42
Subventions reçues et participations 12,17 - 6,1 % 11,43 + 2,0 % 11,66 + 7,2 % 12,50
Ventes de biens et services 9,26 + 6,6 % 9,87 + 4,3 % 10,30 - 16,8 % 8,56
Autres recettes de fonctionnement 7,53 - 7,1 % 7,00 + 0,0 % 7,00 - 10,1 % 6,30

Épargne brute (3) = (2) - (1) 29,73 + 5,6 % 31,39 + 10,1 % 34,57 - 10,8 % 30,84
Épargne nette = (3) - (8) 16,24 + 6,8 % 17,34 + 17,3 % 20,33 - 18,8 % 16,50

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 48,29 + 5,2 % 50,81 + 13,7 % 57,79 - 6,2 % 54,19
Dépenses d’équipement 33,54 + 6,5 % 35,73 + 13,9 % 40,69 - 12,5 % 35,62
Subventions d’équipement versées 11,94 + 5,7 % 12,62 + 14,4 % 14,45 + 9,0 % 15,75
Autres dépenses d’investissement 2,81 - 12,7 % 2,45 + 8,1 % 2,65 + 6,6 % 2,83

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 19,45 + 10,7 % 21,53 + 8,0 % 23,26 - 1,7 % 22,86
FCTVA 4,47 + 7,3 % 4,80 + 6,3 % 5,10 + 8,2 % 5,52
Autres dotations et subventions d’équipement 10,18 + 13,7 % 11,57 + 12,1 % 12,98 + 0,8 % 13,08
Autres recettes d’investissement 4,80 + 7,4 % 5,16 + 0,5 % 5,19 - 17,7 % 4,27

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 220,26 + 1,4 % 223,31 + 4,1 % 232,48 - 1,4 % 229,18
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 221,16 + 1,9 % 225,42 + 3,2 % 232,53 - 1,7 % 228,69
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) + 0,89 + 2,11 + 0,04 - 0,49

Remboursements de dette (8) 13,49 + 4,2 % 14,05 + 1,3 % 14,23 + 0,7 % 14,34
Emprunts (9) 13,85 - 3,6 % 13,36 + 2,0 % 13,62 + 34,9 % 18,38
Flux net de dette = (9) - (8) + 0,36 - 0,69 - 0,61 + 4,04

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 233,76 + 1,5 % 237,36 + 3,9 % 246,72 - 1,3 % 243,52
Recettes totales (11) = (7) + (9) 235,01 + 1,6 % 238,78 + 3,1 % 246,15 + 0,4 % 247,07
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) + 1,25 + 1,42 - 0,57 + 3,55

Dette au 31 décembre (12) (b) 150,12 + 0,1 % 150,34 - 0,2 % 150,05 + 3,3 % 155,06

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 14,7 % + 0,7 pt 15,4 % + 1,1 pt 16,5 % - 1,5 pt 15,0 %
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 8,1 % + 0,5 pt 8,5 % + 1,2 pt 9,7 % - 1,7 pt 8,0 %
Taux d’endettement = (12) / (2) 74,4 % - 0,7 pt 73,7 % - 2,0 pts 71,7 % + 3,6 pts 75,3 %
Capacité de désendettement = (12) / (3) 5,0 ans - 0,3 an 4,8 ans - 0,4 an 4,3 ans + 0,7 an 5,0 ans
(a) Y compris les établissements publics territoriaux (EPT) de la métropole du Grand Paris (MGP).
(b) La dette de l’année N n’est pas exactement égale à la dette de l’année N - 1 augmentée du flux net de dette de l’année N, du fait de
certaines différences conceptuelles entre le stock et les flux reportés ici.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux. Montants en opérations réelles calculés hors
gestion active de la dette.

115
A N N E X E 2 A – L E S F I N A N C E S D E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S ( L E S B U D G E T S P R I N C I PA U X )

A7. Syndicats(a) – Opérations réelles


en milliards d’euros
Budgets principaux 2017 2018/ 2018 2019/ 2019 2020/ 2020
2017 2018 2019
Valeurs provisoires
Dépenses de fonctionnement (1) 9,71 + 1,0 % 9,81 + 2,7 % 10,07 - 3,7 % 9,69
Achats et charges externes 4,88 + 3,2 % 5,04 + 3,7 % 5,22 - 3,9 % 5,02
Frais de personnel 2,49 + 1,3 % 2,52 + 1,3 % 2,55 + 0,5 % 2,57
Charges financières 0,52 - 3,0 % 0,50 - 8,7 % 0,46 - 12,0 % 0,40
Dépenses d’intervention 0,99 - 1,5 % 0,98 + 3,5 % 1,01 - 12,6 % 0,89
Autres dépenses de fonctionnement 0,83 - 7,5 % 0,77 + 6,7 % 0,82 - 0,3 % 0,82

Recettes de fonctionnement (2) 12,83 - 0,0 % 12,82 + 2,7 % 13,17 - 3,7 % 12,68
Impôts et taxes 1,99 - 0,2 % 1,98 + 6,3 % 2,11 - 4,7 % 2,01
– impôts locaux 0,19 - 14,2 % 0,17 + 7,9 % 0,18 + 0,7 % 0,18
– autres impôts et taxes 1,80 + 1,3 % 1,82 + 6,2 % 1,93 - 5,2 % 1,83
Concours de l’État 0,02 + 9,9 % 0,02 + 26,3 % 0,03 + 52,9 % 0,04
– dotation globale de fonctionnement (DGF) 0,01 - 2,2 % 0,01 - 7,0 % 0,01 + 263,1 % 0,02
– autres dotations 0,01 + 15,1 % 0,01 + 49,0 % 0,02 + 0,1 % 0,02
– péréquations et compensations fiscales 0,00 + 16,1 % 0,00 - 23,9 % 0,00 + 0,2 % 0,00
Subventions reçues et participations 5,04 + 0,9 % 5,08 + 0,5 % 5,11 + 0,3 % 5,12
Ventes de biens et services 4,72 - 0,5 % 4,69 + 2,7 % 4,82 - 7,6 % 4,45
Autres recettes de fonctionnement 1,06 - 1,8 % 1,05 + 6,3 % 1,11 - 4,6 % 1,06

Épargne brute (3) = (2) - (1) 3,11 - 3,1 % 3,02 + 2,8 % 3,10 - 3,6 % 2,99
Épargne nette = (3) - (8) 1,80 - 8,2 % 1,65 + 4,9 % 1,73 + 1,5 % 1,76

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 5,20 + 5,1 % 5,46 + 7,0 % 5,85 - 10,3 % 5,25
Dépenses d’équipement 4,66 + 5,3 % 4,90 + 3,5 % 5,07 - 11,3 % 4,50
Subventions d’équipement versées 0,11 + 11,2 % 0,13 + 132,0 % 0,30 + 6,8 % 0,32
Autres dépenses d’investissement 0,43 + 1,3 % 0,43 + 10,3 % 0,48 - 10,0 % 0,43

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 2,48 + 0,3 % 2,49 + 8,0 % 2,69 - 5,6 % 2,54
FCTVA 0,18 - 6,4 % 0,17 + 15,9 % 0,19 + 11,4 % 0,21
Autres dotations et subventions d’équipement 1,65 - 1,9 % 1,61 + 11,4 % 1,80 - 1,1 % 1,78
Autres recettes d’investissement 0,65 + 7,7 % 0,71 - 1,5 % 0,69 - 21,9 % 0,54

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 14,91 + 2,4 % 15,27 + 4,2 % 15,92 - 6,1 % 14,94
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 15,30 + 0,0 % 15,31 + 3,6 % 15,86 - 4,0 % 15,22
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) + 0,39 + 0,04 - 0,06 + 0,28

Remboursements de dette (8) 1,32 + 3,8 % 1,37 + 0,4 % 1,37 - 10,1 % 1,23
Emprunts (9) 1,16 + 13,1 % 1,31 - 0,9 % 1,29 + 4,7 % 1,35
Flux net de dette = (9) - (8) - 0,16 - 0,06 - 0,08 + 0,12

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 16,23 + 2,5 % 16,64 + 3,9 % 17,29 - 6,5 % 16,17
Recettes totales (11) = (7) + (9) 16,46 + 0,9 % 16,62 + 3,2 % 17,15 - 3,4 % 16,57
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) + 0,23 - 0,02 - 0,14 + 0,40

Dette au 31 décembre (12) (b) 14,76 - 3,2 % 14,29 + 0,9 % 14,41 - 6,0 % 13,55

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 24,3 % - 0,8 pt 23,5 % + 0,0 pt 23,6 % + 0,0 pt 23,6 %
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 14,0 % - 1,1 pt 12,9 % + 0,3 pt 13,1 % + 0,7 pt 13,8 %
Taux d’endettement = (12) / (2) 115,1 % - 3,7 pts 111,4 % - 2,0 pts 109,4 % - 2,6 pts 106,8 %
Capacité de désendettement = (12) / (3) 4,7 ans - 0,0 an 4,7 ans - 0,1 an 4,6 ans - 0,1 an 4,5 ans
(a) Types 421 à 424 dans les comptes de gestion, c’est-à-dire y compris les syndicats intercommunaux à vocation multiple (SIVOM),
les syndicats intercommuaux à vocation unique (SIVU), les pôles métropolitains et les PETR, mais hors EPT (assimilés à des EPCI à
fiscalité propre dans nos statistiques).
(b) La dette de l’année N n’est pas exactement égale à la dette de l’année N - 1 augmentée du flux net de dette de l’année N, du fait de
certaines différences conceptuelles entre le stock et les flux reportés ici.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux. Montants en opérations réelles calculés hors
gestion active de la dette.

116
A N N E X E 2 A – L E S F I N A N C E S D E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S ( L E S B U D G E T S P R I N C I PA U X )

A8. Ensemble des collectivités locales(a) (y compris syndicats) – Opérations réelles


en milliards d’euros
Budgets principaux 2017 2018/ 2018 2019/ 2019 2020/ 2020
2017 2018 2019
Valeurs provisoires
Dépenses de fonctionnement (1) 181,68 + 0,3 % 182,30 + 1,3 % 184,77 - 0,0 % 184,68
Achats et charges externes 35,41 + 1,4 % 35,90 + 2,7 % 36,86 - 3,4 % 35,61
Frais de personnel 64,90 + 0,9 % 65,47 + 1,5 % 66,48 + 1,0 % 67,18
Charges financières 4,52 - 6,0 % 4,24 - 5,8 % 4,00 - 7,9 % 3,68
Dépenses d’intervention 70,60 + 0,1 % 70,65 + 1,3 % 71,55 + 0,0 % 71,58
Autres dépenses de fonctionnement 6,25 - 3,4 % 6,04 - 2,8 % 5,87 + 12,7 % 6,62

Recettes de fonctionnement (2) 214,53 + 1,0 % 216,71 + 2,6 % 222,44 - 1,8 % 218,51
Impôts et taxes 135,81 + 5,2 % 142,88 + 3,3 % 147,54 - 1,4 % 145,54
– impôts locaux 84,73 + 2,3 % 86,67 + 3,4 % 89,65 + 1,8 % 91,29
– autres impôts et taxes 51,08 + 10,0 % 56,21 + 3,0 % 57,89 - 6,3 % 54,25
Concours de l’État 38,94 - 10,8 % 34,72 + 0,5 % 34,91 + 0,2 % 34,97
– dotation globale de fonctionnement (DGF) 30,91 - 13,2 % 26,82 - 0,1 % 26,78 - 0,6 % 26,63
– autres dotations 1,78 - 1,9 % 1,75 - 0,2 % 1,74 + 10,2 % 1,92
– péréquations et compensations fiscales 6,24 - 1,6 % 6,15 + 3,8 % 6,38 + 0,7 % 6,42
Subventions reçues et participations 17,21 - 4,1 % 16,51 + 1,6 % 16,77 + 5,1 % 17,62
Ventes de biens et services 13,97 + 4,2 % 14,56 + 3,8 % 15,11 - 13,9 % 13,02
Autres recettes de fonctionnement 8,60 - 6,4 % 8,04 + 0,9 % 8,11 - 9,3 % 7,36

Épargne brute (3) = (2) - (1) 32,85 + 4,7 % 34,41 + 9,5 % 37,67 - 10,2 % 33,83
Épargne nette = (3) - (8) 18,04 + 5,3 % 18,99 + 16,2 % 22,06 - 17,2 % 18,26

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 53,49 + 5,2 % 56,27 + 13,1 % 63,63 - 6,6 % 59,44
Dépenses d’équipement 38,20 + 6,4 % 40,64 + 12,6 % 45,76 - 12,3 % 40,12
Subventions d’équipement versées 12,05 + 5,8 % 12,75 + 15,6 % 14,74 + 9,0 % 16,06
Autres dépenses d’investissement 3,24 - 10,9 % 2,89 + 8,4 % 3,13 + 4,1 % 3,26

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 21,93 + 9,5 % 24,02 + 8,0 % 25,95 - 2,1 % 25,40
FCTVA 4,65 + 6,8 % 4,96 + 6,6 % 5,29 + 8,3 % 5,73
Autres dotations et subventions d’équipement 11,82 + 11,5 % 13,19 + 12,1 % 14,78 + 0,5 % 14,86
Autres recettes d’investissement 5,46 + 7,5 % 5,87 + 0,2 % 5,88 - 18,2 % 4,81

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 235,17 + 1,4 % 238,58 + 4,1 % 248,40 - 1,7 % 244,12
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 236,46 + 1,8 % 240,73 + 3,2 % 248,38 - 1,8 % 243,91
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) + 1,29 + 2,15 - 0,02 - 0,21

Remboursements de dette (8) 14,81 + 4,1 % 15,42 + 1,2 % 15,61 - 0,2 % 15,57
Emprunts (9) 15,01 - 2,3 % 14,67 + 1,7 % 14,92 + 32,3 % 19,73
Flux net de dette = (9) - (8) + 0,20 - 0,75 - 0,69 + 4,16

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 249,98 + 1,6 % 254,00 + 3,9 % 264,01 - 1,6 % 259,69
Recettes totales (11) = (7) + (9) 251,47 + 1,6 % 255,40 + 3,1 % 263,30 + 0,1 % 263,64
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) + 1,48 + 1,40 - 0,71 + 3,95

Dette au 31 décembre (12) (b) 164,88 - 0,2 % 164,63 - 0,1 % 164,46 + 2,5 % 168,61

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 15,3 % + 0,6 pt 15,9 % + 1,1 pt 16,9 % - 1,5 pt 15,5 %
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 8,4 % + 0,4 pt 8,8 % + 1,2 pt 9,9 % - 1,6 pt 8,4 %
Taux d’endettement = (12) / (2) 76,9 % - 0,9 pt 76,0 % - 2,0 pts 73,9 % + 3,2 pts 77,2 %
Capacité de désendettement = (12) / (3) 5,0 ans - 0,2 an 4,8 ans - 0,4 an 4,4 ans + 0,6 an 5,0 ans
(a) Hors établissements publics locaux.
(b) La dette de l’année N n’est pas exactement égale à la dette de l’année N - 1 augmentée du flux net de dette de l’année N, du fait de
certaines différences conceptuelles entre le stock et les flux reportés ici.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux. Montants calculés hors gestion active de la dette.
Données non consolidées entre les différents niveaux de collectivités, sauf reversements fiscaux.

117
ANNEXE 2B – LES FINANCES DES COLLECTIVITÉS LOCALES (LES BUDGETS ANNEXES)

B. Les budgets annexes des collectivités locales X AVIER NIEL (DGCL)

1. Budgets annexes : définitions et précaution d’utilisation


On présente ci-après les comptes des budgets annexes des collectivités locales
(pour plus de détails sur les définitions, voir l’édition 2017 du rapport).
L’interprétation de certains ratios doit se faire avec précaution, du fait de la
structure particulière des comptes des budgets annexes. Ces budgets sont en
effet créés pour gérer certaines activités précises, dont l’équilibre budgétaire
peut être très spécifique. Par exemple, une activité de lotissement, associée à
des opérations d’aménagement qui s’étalent sur plusieurs années, va entraîner
des dépenses sans contrepartie pendant plusieurs années puis une recette
importante l’année de revente du terrain une fois aménagé. Les ratios d’endet-
tement qui en résultent peuvent en être artificiellement affectés, selon l’année
considérée.
Les définitions des agrégats comptables selon les différentes nomenclatures
comptables (instructions budgétaires) sont détaillées dans le tableau mis en
ligne avec le rapport. Elles incluent les budgets annexes des établissements
publics sociaux et médico-sociaux (EPSM, en M22) en les associant à leur budget
de rattachement (communes, GFP, départements, etc.).

2. Principaux résultats
Avec un montant de 28,8 Md€, les dépenses totales des budgets annexes des
collectivités locales représentent (y compris remboursements d’emprunts)
l’équivalent de 11 % des dépenses totales de leurs budgets principaux. Pour
les groupements de communes à fiscalité propre cette proportion est beaucoup
plus importante (48 %), de même que pour les syndicats (24 %). Les budgets
annexes des communes sont en revanche nettement moins conséquents (4 %) ;
ceux des départements (2 %) et des régions (1 %) restent marginaux.

En 2020, les dépenses de fonctionnement des budgets annexes des collectivités


diminuent alors que celles des budgets principaux restent stables (‑ 0,2 % pour
les BA et ‑ 0,0 % pour les BP y compris ceux des syndicats).

118
ANNEXE 2B – LES FINANCES DES COLLECTIVITÉS LOCALES (LES BUDGETS ANNEXES)

P oids des budgets annexes

Exercice 2020 Nombre Dépenses totales Dépenses de Dépenses


de budgets (y compris fonctionnement d’investissement
remboursements (hors rembourse-
d’emprunts) ments d’emprunts)
Ensemble Budgets principaux (BP) 45 770 259,7 Md€ 184,7 Md€ 59,4 Md€
des collectivités Budgets annexes (BA) 36 912 28,8 Md€ 18,0 Md€ 8,1 Md€
locales BA / BP (en %) 81 % 11 % 10 % 14 %
Communes Budgets principaux (BP) 34 968 97,1 Md€ 69,6 Md€ 21,2 Md€
Budgets annexes (BA) 26 333 4,3 Md€ 2,5 Md€ 1,2 Md€
BA / BP (en %) 75 % 4% 4% 6%
GFP Budgets principaux (BP) 1 267 38,8 Md€ 26,5 Md€ 9,9 Md€
Budgets annexes (BA) 8 358 18,6 Md€ 12,2 Md€ 4,7 Md€
BA / BP (en %) 660 % 48 % 46 % 47 %
Départements Budgets principaux (BP) 96 70,7 Md€ 57,0 Md€ 10,4 Md€
Budgets annexes (BA) 371 1,6 Md€ 1,2 Md€ 0,4 Md€
BA / BP (en %) 386 % 2% 2% 3%
Régions et CTU Budgets principaux (BP) 17 36,9 Md€ 21,8 Md€ 12,7 Md€
Budgets annexes (BA) 20 0,4 Md€ 0,1 Md€ 0,2 Md€
BA / BP (en %) 118 % 1% 1% 2%
Syndicats Budgets principaux (BP) 9 422 16,2 Md€ 9,7 Md€ 5,2 Md€
Budgets annexes (BA) 1 830 3,91 Md€ 1,87 Md€ 1,67 Md€
BA / BP (en %) 19 % 24 % 19 % 32 %

Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion, y compris les EPSM (M22). Montants calculés hors gestion active de
la dette.

119
ANNEXE 2B – LES FINANCES DES COLLECTIVITÉS LOCALES (LES BUDGETS ANNEXES)

B1. Budgets annexes – Communes – Opérations réelles


en milliards d’euros
Budgets annexes 2017 2018/ 2018 2019/ 2019 2020/ 2020
2017 2018 2019
à champ
constant(b) Valeurs provisoires
Dépenses de fonctionnement (1) 3,20 - 2,8 % 3,11 - 3,2 % 3,07 - 17,5 % 2,53
Achats et charges externes 1,62 + 1,2 % 1,64 - 3,2 % 1,60 - 18,5 % 1,31
Frais de personnel 0,80 - 4,6 % 0,77 - 0,8 % 0,80 - 11,1 % 0,72
Charges financières 0,22 - 13,6 % 0,19 - 8,9 % 0,17 - 21,9 % 0,13
Dépenses d’intervention 0,02 + 1,5 % 0,02 + 5,2 % 0,03 - 19,0 % 0,02
Autres dépenses de fonctionnement 0,53 - 8,1 % 0,49 - 5,0 % 0,47 - 23,3 % 0,36

Recettes de fonctionnement (2) 4,49 - 5,9 % 4,23 - 5,2 % 4,08 - 18,6 % 3,32
Impôts et taxes 0,03 - 7,7 % 0,03 - 11,0 % 0,03 - 20,4 % 0,02
Concours de l’État 0,00 + 76,4 % 0,00 + 51,2 % 0,00 - 11,9 % 0,00
Subventions reçues et participations 0,59 - 4,1 % 0,57 + 2,4 % 0,64 - 3,4 % 0,62
Ventes de biens et services 3,19 - 5,4 % 3,02 - 7,7 % 2,79 - 25,0 % 2,09
Autres recettes de fonctionnement 0,68 - 9,9 % 0,61 + 1,2 % 0,62 - 5,6 % 0,58

Épargne brute (3) = (2) - (1) 1,29 - 13,7 % 1,12 - 10,6 % 1,01 - 22,0 % 0,79

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 1,83 - 10,1 % 1,64 + 13,6 % 1,87 - 36,3 % 1,19
Subventions reçues et participations 1,72 - 8,9 % 1,57 + 14,9 % 1,81 - 38,0 % 1,12
Ventes de biens et services 0,00 - 60,8 % 0,00 + 1,4 % 0,00 + 190,1 % 0,01
Autres recettes de fonctionnement 0,10 - 28,5 % 0,07 - 18,6 % 0,06 + 8,5 % 0,06

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 0,76 - 9,5 % 0,69 + 0,7 % 0,69 - 19,2 % 0,56
FCTVA 0,07 + 2,8 % 0,07 - 9,7 % 0,06 - 9,8 % 0,06
Dotations et subventions d’équipement 0,50 - 5,1 % 0,48 + 3,0 % 0,49 - 19,9 % 0,39
Autres recettes d’investissement 0,19 - 25,3 % 0,14 - 1,9 % 0,14 - 21,0 % 0,11

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 5,03 - 5,5 % 4,76 + 2,8 % 4,94 - 24,6 % 3,72
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 5,26 - 6,4 % 4,92 - 4,4 % 4,77 - 18,7 % 3,88
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) + 0,23 + 0,16 - 0,17 + 0,16

Remboursements de dette (8) 0,84 - 16,3 % 0,71 + 3,9 % 0,73 - 17,0 % 0,61
Emprunts (9) 0,83 + 3,6 % 0,86 + 7,5 % 0,93 - 39,1 % 0,57
Flux net de dette = (9) - (8) - 0,01 + 0,16 + 0,20 - 0,04

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 5,87 - 7,0 % 5,46 + 2,9 % 5,68 - 23,7 % 4,33
Recettes totales (11) = (7) + (9) 6,09 - 5,1 % 5,78 - 2,5 % 5,70 - 22,0 % 4,45
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) + 0,22 + 0,32 + 0,03 + 0,11

Dette au 31 décembre (12) (b) 7,88 - 8,5 % 7,21 - 2,4 % 7,03 - 17,6 % 5,79

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 28,8 % - 2,4 pts 26,4 % - 1,5 pt 24,7 % - 1,0 pt 23,7 %
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 10,0 % - 0,3 pt 9,7 % - 3,2 pts 6,8 % - 1,4 pt 5,4 %
Taux d’endettement = (12) / (2) 175,3 % - 4,9 pts 170,5 % + 5,4 pts 172,3 % + 2,1 pts 174,5 %
Capacité de désendettement = (12) / (3) 6,1 ans + 0,4 an 6,5 ans + 0,6 an 7,0 ans + 0,4 an 7,4 ans
(a) Évolution calculée à périmètre constant, c’est-à-dire hors Paris.
(b) La dette de l’année N n’est pas exactement égale à la dette de l’année N - 1 augmentée du flux net de dette de l’année N, du fait de
certaines différences conceptuelles entre le stock et les flux reportés ici.    
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets annexes, y compris les EPSM (M22). Montants en opérations
réelles calculés hors gestion active de la dette.

120
ANNEXE 2B – LES FINANCES DES COLLECTIVITÉS LOCALES (LES BUDGETS ANNEXES)

B2. Budgets annexes – Groupements de communes à fiscalité propre(a) –


Opérations réelles
en milliards d’euros
Budgets annexes 2017 2018/ 2018 2019/ 2019 2020/ 2020
2017 2018 2019
Valeurs provisoires
Dépenses de fonctionnement (1) 10,52 + 6,1 % 11,16 + 6,5 % 11,88 + 3,0 % 12,23
Achats et charges externes 5,46 + 14,7 % 6,26 + 9,9 % 6,88 + 2,1 % 7,02
Frais de personnel 1,76 + 8,0 % 1,90 + 4,0 % 1,97 + 9,0 % 2,15
Charges financières 0,46 + 3,5 % 0,48 - 5,8 % 0,45 + 2,9 % 0,46
Dépenses d’intervention 1,64 - 13,4 % 1,42 - 1,9 % 1,40 - 0,4 % 1,39
Autres dépenses de fonctionnement 1,20 - 8,2 % 1,10 + 7,4 % 1,18 + 2,1 % 1,21

Recettes de fonctionnement (2) 13,21 + 8,5 % 14,32 + 5,1 % 15,05 + 2,4 % 15,41
Impôts et taxes 4,34 + 6,7 % 4,63 + 8,2 % 5,01 - 0,0 % 5,01
Concours de l’État 0,01 + 15,4 % 0,01 - 1,8 % 0,01 + 12,2 % 0,01
Subventions reçues et participations 2,23 + 0,1 % 2,23 - 0,2 % 2,23 - 3,9 % 2,14
Ventes de biens et services 5,28 + 14,0 % 6,01 + 5,5 % 6,34 + 4,0 % 6,60
Autres recettes de fonctionnement 1,35 + 6,2 % 1,43 + 1,6 % 1,45 + 13,3 % 1,65

Épargne brute (3) = (2) - (1) 2,69 + 17,8 % 3,16 + 0,1 % 3,17 + 0,3 % 3,18

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 4,23 + 16,7 % 4,93 + 10,4 % 5,44 - 14,5 % 4,66
Dépenses d’équipement 3,65 + 19,6 % 4,36 + 9,3 % 4,77 - 13,5 % 4,12
Subventions d’équipement versées 0,04 - 4,3 % 0,04 + 8,5 % 0,04 + 0,9 % 0,04
Autres dépenses d’investissement 0,54 - 1,7 % 0,53 + 19,7 % 0,64 - 22,6 % 0,49

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 1,58 + 2,4 % 1,62 + 10,0 % 1,78 - 28,2 % 1,28
FCTVA 0,08 + 26,8 % 0,10 + 23,0 % 0,12 + 5,6 % 0,12
Dotations et subventions d’équipement 0,73 + 12,3 % 0,81 + 5,3 % 0,86 - 3,7 % 0,83
Autres recettes d’investissement 0,78 - 9,2 % 0,71 + 13,6 % 0,81 - 59,2 % 0,33

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 14,75 + 9,1 % 16,09 + 7,7 % 17,32 - 2,5 % 16,89
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 14,79 + 7,8 % 15,94 + 5,6 % 16,83 - 0,8 % 16,69
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) + 0,04 - 0,15 - 0,49 - 0,20

Remboursements de dette (8) 1,51 + 7,8 % 1,63 + 0,4 % 1,64 + 3,4 % 1,69
Emprunts (9) 1,61 + 25,0 % 2,01 + 15,8 % 2,32 - 9,0 % 2,12
Flux net de dette = (9) - (8) + 0,09 + 0,38 + 0,69 + 0,42

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 16,26 + 9,0 % 17,72 + 7,0 % 18,96 - 2,0 % 18,58
Recettes totales (11) = (7) + (9) 16,39 + 9,5 % 17,95 + 6,7 % 19,16 - 1,8 % 18,81
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) + 0,13 + 0,23 + 0,19 + 0,22

Dette au 31 décembre (12) (b) 17,51 + 7,7 % 18,86 + 4,4 % 19,70 + 7,4 % 21,15

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 20,3 % + 1,8 pt 22,1 % - 1,0 pt 21,1 % - 0,4 pt 20,6 %
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 8,9 % + 1,8 pt 10,7 % - 0,5 pt 10,2 % - 0,5 pt 9,6 %
Taux d’endettement = (12) / (2) 132,6 % - 0,9 pt 131,7 % - 0,8 pt 130,9 % + 6,4 pts 137,3 %
Capacité de désendettement = (12) / (3) 6,5 ans - 0,6 an 6,0 ans + 0,3 an 6,2 ans + 0,4 an 6,7 ans
(a) Y compris métropole de Lyon, métropole du Grand Paris (MGP) et établissements publics territoriaux (EPT) de la MGP.
(b) La dette de l’année N n’est pas exactement égale à la dette de l’année N - 1 augmentée du flux net de dette de l’année N, du fait de
certaines différences conceptuelles entre le stock et les flux reportés ici.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets annexes, y compris les EPSM (M22). Montants en opérations
réelles calculés hors gestion active de la dette.

121
ANNEXE 2B – LES FINANCES DES COLLECTIVITÉS LOCALES (LES BUDGETS ANNEXES)

B3. Budgets annexes – Secteur communal (communes, groupements à fiscalité propre) (a) –


Opérations réelles
en milliards d’euros
Budgets annexes 2017 2018/ 2018 2019/ 2019 2020/ 2020
2017 2018 2019
à champ
constant(b) Données provisoires
Dépenses de fonctionnement (1) 13,72 + 4,0 % 14,27 + 4,5 % 14,95 - 1,3 % 14,76
Achats et charges externes 7,08 + 11,6 % 7,90 + 7,4 % 8,48 - 1,8 % 8,33
Frais de personnel 2,56 + 4,0 % 2,66 + 2,7 % 2,78 + 3,2 % 2,87
Charges financières 0,68 - 2,0 % 0,67 - 6,7 % 0,62 - 3,9 % 0,60
Dépenses d’intervention 1,67 - 13,2 % 1,45 - 1,8 % 1,42 - 0,8 % 1,41
Autres dépenses de fonctionnement 1,73 - 8,2 % 1,59 + 3,6 % 1,65 - 5,1 % 1,56

Recettes de fonctionnement (2) 17,70 + 4,8 % 18,55 + 2,8 % 19,13 - 2,1 % 18,73
Impôts et taxes 4,37 + 6,6 % 4,66 + 8,0 % 5,04 - 0,1 % 5,03
Concours de l’État 0,01 + 23,0 % 0,01 + 7,6 % 0,01 + 6,1 % 0,02
Subventions reçues et participations 2,82 - 0,8 % 2,80 + 0,2 % 2,87 - 3,8 % 2,76
Ventes de biens et services 8,47 + 6,7 % 9,03 + 1,2 % 9,14 - 4,8 % 8,70
Autres recettes de fonctionnement 2,03 + 0,8 % 2,04 + 1,5 % 2,07 + 7,6 % 2,23

Épargne brute (3) = (2) - (1) 3,98 + 7,6 % 4,28 - 2,6 % 4,18 - 5,1 % 3,97

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 6,06 + 8,6 % 6,57 + 11,2 % 7,32 - 20,1 % 5,85
Subventions reçues et participations 5,37 + 10,5 % 5,93 + 10,8 % 6,58 - 20,3 % 5,25
Ventes de biens et services 0,04 - 10,3 % 0,04 + 8,2 % 0,04 + 9,2 % 0,05
Autres recettes de fonctionnement 0,64 - 5,9 % 0,60 + 15,6 % 0,70 - 20,0 % 0,56

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 2,35 - 1,5 % 2,31 + 7,3 % 2,48 - 25,7 % 1,84
FCTVA 0,14 + 15,4 % 0,17 + 9,4 % 0,18 + 0,1 % 0,18
Dotations et subventions d’équipement 1,23 + 5,2 % 1,29 + 4,5 % 1,35 - 9,6 % 1,22
Autres recettes d’investissement 0,98 - 12,4 % 0,85 + 11,2 % 0,95 - 53,6 % 0,44

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 19,78 + 5,4 % 20,85 + 6,6 % 22,27 - 7,4 % 20,61
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 20,05 + 4,1 % 20,86 + 3,3 % 21,60 - 4,8 % 20,57
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) + 0,27 + 0,02 - 0,66 - 0,04

Remboursements de dette (8) 2,36 - 0,9 % 2,34 + 1,5 % 2,37 - 2,9 % 2,30
Emprunts (9) 2,44 + 17,7 % 2,87 + 13,3 % 3,25 - 17,6 % 2,68
Flux net de dette = (9) - (8) + 0,08 + 0,54 + 0,88 + 0,38

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 22,13 + 4,7 % 23,18 + 6,1 % 24,64 - 7,0 % 22,91
Recettes totales (11) = (7) + (9) 22,49 + 5,5 % 23,74 + 4,6 % 24,86 - 6,5 % 23,25
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) + 0,35 + 0,55 + 0,22 + 0,34

Dette au 31 décembre (12) (c) 25,39 + 2,7 % 26,07 + 2,5 % 26,73 + 0,8 % 26,95

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 22,5 % + 0,6 pt 23,1 % - 1,2 pt 21,8 % - 0,7 pt 21,2 %
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 9,2 % + 1,3 pt 10,5 % - 1,1 pt 9,4 % - 0,6 pt 8,9 %
Taux d’endettement = (12) / (2) 143,4 % - 2,9 pts 140,5 % - 0,4 pt 139,7 % + 4,1 pts 143,9 %
Capacité de désendettement = (12) / (3) 6,4 ans - 0,3 an 6,1 ans + 0,3 an 6,4 ans + 0,4 an 6,8 ans
Montants non consolidés ; la consolidation est présentée à l’annexe 2C en incluant les budgets principaux et annexes.
(a) Y compris métropole de Lyon, métropole du Grand Paris (MGP) et établissements publics territoriaux (EPT) de la MGP.
(b) Évolution calculée à périmètre constant, c’est-à-dire hors Ville de Paris.
(c) La dette de l’année N n’est pas exactement égale à la dette de l’année N - 1 augmentée du flux net de dette de l’année N, du fait de
certaines différences conceptuelles entre le stock et les flux reportés ici.    
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets annexes, y compris les EPSM (M22). Montants en opérations
réelles calculés hors gestion active de la dette.

122
ANNEXE 2B – LES FINANCES DES COLLECTIVITÉS LOCALES (LES BUDGETS ANNEXES)

B4. Budgets annexes – Départements(a) – Opérations réelles


en milliards d’euros
Budgets annexes 2017 2018/ 2018 2019/ 2019(d) 2020/ 2020
2017 2018 2019
à champ à champ
constant(b) constant(c) Valeurs provisoires
Dépenses de fonctionnement (1) 1,43 - 15,0 % 1,21 + 3,6 % 1,19 - 0,0 % 1,19
Achats et charges externes 0,65 - 28,3 % 0,46 + 1,0 % 0,46 - 10,9 % 0,41
Frais de personnel 0,69 - 0,0 % 0,68 + 5,9 % 0,67 + 3,9 % 0,70
Charges financières 0,01 - 10,3 % 0,01 + 0,9 % 0,01 - 2,5 % 0,01
Dépenses d’intervention 0,05 - 45,1 % 0,02 + 39,0 % 0,03 + 11,5 % 0,04
Autres dépenses de fonctionnement 0,04 - 20,6 % 0,03 - 31,1 % 0,02 + 91,0 % 0,04

Recettes de fonctionnement (2) 1,62 - 14,3 % 1,38 + 8,1 % 1,42 - 3,2 % 1,37
Impôts et taxes 0,01 - 9,1 % 0,01 + 128,1 % 0,02 + 39,7 % 0,03
Concours de l’État 0,00 + 3 574,9 % 0,06 + 58,9 % 0,10 - 73,9 % 0,03
Subventions reçues et participations 1,10 - 17,5 % 0,90 + 8,4 % 0,91 + 2,9 % 0,94
Ventes de biens et services 0,61 - 10,1 % 0,55 - 0,7 % 0,54 - 3,6 % 0,52
Autres recettes de fonctionnement - 0,10 + 34,1 % - 0,14 + 4,7 % - 0,15 - 7,4 % - 0,14

Épargne brute (3) = (2) - (1) 0,18 - 9,2 % 0,17 + 40,1 % 0,23 - 20,0 % 0,18

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 0,27 - 0,8 % 0,27 + 58,8 % 0,42 - 15,4 % 0,35
Dépenses d’équipement 0,26 - 0,6 % 0,26 + 55,7 % 0,40 - 18,8 % 0,32
Subventions d’équipement versées 0,00 + 71,7 % 0,01 - 53,3 % 0,00 + 37,7 % 0,00
Autres dépenses d’investissement 0,00 - 69,7 % 0,00 + 1 168,5 % 0,02 + 63,3 % 0,03

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 0,11 + 65,6 % 0,18 - 21,0 % 0,14 - 4,6 % 0,13
FCTVA 0,01 - 15,4 % 0,01 + 24,0 % 0,01 - 17,0 % 0,01
Dotations et subventions d’investissement 0,09 + 59,6 % 0,15 - 14,3 % 0,13 - 2,8 % 0,12
Autres recettes d’investissement 0,01 + 182,5 % 0,03 - 66,3 % 0,01 - 21,4 % 0,01

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 1,70 - 12,7 % 1,48 + 13,9 % 1,61 - 4,0 % 1,54
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 1,73 - 9,2 % 1,56 + 4,7 % 1,56 - 3,4 % 1,51
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) + 0,02 + 0,08 - 0,05 - 0,03

Remboursements de dette (8) 0,03 + 1,4 % 0,03 - 7,8 % 0,03 + 16,8 % 0,03
Emprunts (9) 0,03 + 63,5 % 0,04 + 59,3 % 0,07 + 27,0 % 0,09
Flux net de dette = (9) - (8) - 0,00 + 0,01 + 0,04 + 0,06

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 1,73 - 12,5 % 1,51 + 13,4 % 1,64 - 3,6 % 1,58
Recettes totales (11) = (7) + (9) 1,75 - 8,1 % 1,60 + 6,2 % 1,63 - 2,0 % 1,60
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) + 0,02 + 0,09 - 0,00 + 0,02

Dette au 31 décembre (12) (e) 0,38 + 3,1 % 0,39 + 10,2 % 0,43 + 13,1 % 0,49

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 11,4 % + 0,7 pt 12,2 % + 3,7 pts 16,1 % - 2,8 pts 13,3 %
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 9,6 % + 0,3 pt 10,0 % + 4,0 pts 14,1 % - 3,2 pts 10,9 %
Taux d’endettement = (12) / (2) 23,6 % + 4,8 pts 28,6 % + 0,6 pt 30,6 % + 5,1 pts 35,7 %
Capacité de désendettement = (12) / (3) 2,1 ans + 0,3 an 2,4 ans - 0,5 an 1,9 an + 0,8 an 2,7 ans
(a) Hors collectivités territoriales uniques (CTU) de Martinique et de Guyane à partir de 2016 et de Corse à partir de 2018.
(b) Évolution calculée à périmètre constant, c’est-à-dire hors Corse.
(c) Évolution calculée à périmètre constant, c’est-à-dire hors Paris.
(d) La Ville de Paris, créée en 2019 en lieu et place du département et de la commune de Paris, est considérée comme une commune.
(e) La dette de l’année N n’est pas exactement égale à la dette de l’année N - 1 augmentée du flux net de dette de l’année N, du fait de
certaines différences conceptuelles entre le stock et les flux reportés ici.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets annexes, y compris les EPSM (M22). Montants en opérations
réelles calculés hors gestion active de la dette.

123
ANNEXE 2B – LES FINANCES DES COLLECTIVITÉS LOCALES (LES BUDGETS ANNEXES)

B5. Budgets annexes – Régions et collectivités territoriales uniques (CTU)(a) –


Opérations réelles
en milliards d’euros
Budgets annexes 2017 2018/ 2018 2019/ 2019 2020/ 2020
2017 2018 2019
à champ
constant(b) Valeurs provisoires
Dépenses de fonctionnement (1) 0,087 + 2,1 % 0,098 + 6,1 % 0,104 + 17,4 % 0,122
Achats et charges externes 0,034 0,031 0,033 0,033
Frais de personnel 0,008 0,013 0,012 0,011
Charges financières 0,000 0,000 0,000 0,000
Dépenses d’intervention 0,044 0,053 0,058 0,077
Autres dépenses de fonctionnement 0,000 0,001 0,001 0,001

Recettes de fonctionnement (2) 0,078 + 38,0 % 0,108 + 11,2 % 0,120 + 4,8 % 0,126
Impôts et taxes 0,000 0,000 0,000 0,000
Concours de l’État 0,000 0,000 0,000 0,000
Subventions reçues et participations 0,073 0,091 0,106 0,115
Ventes de biens et services 0,004 0,006 0,006 0,005
Autres recettes de fonctionnement 0,002 0,011 0,009 0,006

Épargne brute (3) = (2) - (1) - 0,008 0,010 0,016 0,004

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 0,135 + 12,5 % 0,152 - 0,5 % 0,152 + 59,8 % 0,242
Dépenses d’équipement 0,004 0,005 0,003 0,002
Subventions d’équipement versées 0,130 0,147 0,148 0,239
Autres dépenses d’investissement 0,002 0,000 0,001 0,001

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 0,146 - 8,0 % 0,135 + 46,6 % 0,198 + 54,7 % 0,305
FCTVA 0,000 0,000 0,000 0,000
Dotations et subventions d’investissement 0,146 0,133 0,197 0,305
Autres recettes d’investissement 0,001 0,002 0,000 0,000

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 0,222 + 12,8 % 0,250 + 2,1 % 0,256 + 42,5 % 0,365
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 0,225 + 8,1 % 0,243 + 30,9 % 0,318 + 35,8 % 0,432
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) 0,003 - 0,008 0,062 0,067

Remboursements de dette (8) 0,000 0,000 0,000 0,000


Emprunts (9) 0,003 0,000 0,000 0,000
Flux net de dette = (9) - (8) 0,003 0,000 0,000 0,000

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 0,222 + 12,8 % 0,251 + 2,2 % 0,256 + 42,5 % 0,365
Recettes totales (11) = (7) + (9) 0,228 + 6,7 % 0,243 + 30,9 % 0,318 + 35,8 % 0,432
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) 0,005 - 0,008 0,062 0,067

Dette au 31 décembre (12) (c) 0,056 - 19,0 % 0,045 - 0,4 % 0,045 - 0,4 % 0,045

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) - 10,7 % + 20,0 pts 9,3 % + 4,1 pts 13,4 % - 10,4 pts 3,0 %
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) - 10,8 % + 20,0 pts 9,2 % + 4,1 pts 13,3 % - 10,4 pts 2,9 %
Taux d’endettement = (12) / (2) 71,1 % - 29,3 pts 41,7 % - 4,3 pts 37,4 % - 1,9 pt 35,5 %
Capacité de désendettement = (12) / (3) - 6,7 ans + 11,2 ans 4,5 ans - 1,7 an 2,8 ans + 9,0 ans 11,8 ans
(a) Y compris collectivités territoriales uniques (CTU) de Martinique et de Guyane à partir de 2016 et de Corse à partir de 2018.
(b) Évolution calculée à périmètre constant (hors Corse).
(c) La dette de l’année N n’est pas exactement égale à la dette de l’année N - 1 augmentée du flux net de dette de l’année N, du fait de
certaines différences conceptuelles entre le stock et les flux reportés ici.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets annexes, y compris les EPSM (M22). Montants en opérations
réelles calculés hors gestion active de la dette.

124
ANNEXE 2B – LES FINANCES DES COLLECTIVITÉS LOCALES (LES BUDGETS ANNEXES)

B6. Budgets annexes – Ensemble des collectivités locales(a) – Opérations réelles


en milliards d’euros
Budgets annexes 2017 2018/ 2018 2019/ 2019 2020/ 2020
2017 2018 2019
Valeurs provisoires
Dépenses de fonctionnement (1) 15,24 + 2,2 % 15,58 + 4,3 % 16,25 - 1,0 % 16,08
Achats et charges externes 7,77 + 8,2 % 8,40 + 6,8 % 8,97 - 2,3 % 8,77
Frais de personnel 3,26 + 3,1 % 3,36 + 3,1 % 3,46 + 3,3 % 3,57
Charges financières 0,69 - 2,0 % 0,67 - 6,6 % 0,63 - 3,9 % 0,60
Dépenses d’intervention 1,76 - 13,2 % 1,53 - 0,7 % 1,51 + 0,8 % 1,53
Autres dépenses de fonctionnement 1,78 - 8,4 % 1,63 + 2,8 % 1,67 - 3,8 % 1,61

Recettes de fonctionnement (2) 19,40 + 3,3 % 20,04 + 3,2 % 20,67 - 2,1 % 20,23
Impôts et taxes 4,38 + 6,5 % 4,67 + 8,3 % 5,06 + 0,0 % 5,06
Concours de l’État 0,01 + 478,9 % 0,07 + 49,4 % 0,11 - 63,2 % 0,04
Subventions reçues et participations 3,99 - 5,0 % 3,79 + 2,4 % 3,88 - 1,9 % 3,81
Ventes de biens et services 9,08 + 5,6 % 9,59 + 1,0 % 9,68 - 4,8 % 9,22
Autres recettes de fonctionnement 1,93 - 0,7 % 1,92 + 1,0 % 1,94 + 8,6 % 2,10

Épargne brute (3) = (2) - (1) 4,16 + 7,3 % 4,46 - 0,8 % 4,42 - 6,1 % 4,15

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 6,46 + 8,2 % 6,99 + 12,7 % 7,88 - 18,3 % 6,44
Dépenses d’équipement 5,64 + 9,9 % 6,20 + 12,6 % 6,98 - 20,2 % 5,57
Subventions d’équipement versées 0,18 + 8,5 % 0,19 + 0,8 % 0,19 + 49,9 % 0,29
Autres dépenses d’investissement 0,65 - 6,6 % 0,60 + 17,6 % 0,71 - 18,0 % 0,58

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 2,60 + 0,9 % 2,63 + 7,1 % 2,81 - 19,0 % 2,28
FCTVA 0,15 + 13,9 % 0,17 + 9,8 % 0,19 - 0,5 % 0,19
Dotations et subventions d’équipement 1,47 + 7,2 % 1,57 + 6,3 % 1,67 - 1,4 % 1,65
Autres recettes d’investissement 0,99 - 10,3 % 0,88 + 8,0 % 0,95 - 53,3 % 0,45

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 21,70 + 4,0 % 22,57 + 6,9 % 24,13 - 6,7 % 22,52
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 22,00 + 3,0 % 22,66 + 3,6 % 23,48 - 4,1 % 22,51
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) + 0,30 + 0,09 - 0,65 - 0,01

Remboursements de dette (8) 2,39 - 0,8 % 2,37 + 1,4 % 2,40 - 2,7 % 2,33
Emprunts (9) 2,47 + 18,0 % 2,92 + 14,0 % 3,32 - 16,6 % 2,77
Flux net de dette = (9) - (8) + 0,08 + 0,55 + 0,93 + 0,44

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 24,09 + 3,5 % 24,94 + 6,4 % 26,53 - 6,3 % 24,85
Recettes totales (11) = (7) + (9) 24,47 + 4,5 % 25,58 + 4,8 % 26,81 - 5,7 % 25,28
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) + 0,38 + 0,64 + 0,28 + 0,43

Dette au 31 décembre (12) (b) 25,83 + 2,6 % 26,51 + 2,6 % 27,21 + 1,0 % 27,48

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 21,4 % + 0,8 pt 22,3 % - 0,9 pt 21,4 % - 0,9 pt 20,5 %
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 9,1 % + 1,3 pt 10,4 % - 0,6 pt 9,8 % - 0,8 pt 9,0 %
Taux d’endettement = (12) / (2) 133,1 % - 0,8 pt 132,3 % - 0,7 pt 131,6 % + 4,2 pts 135,8 %
Capacité de désendettement = (12) / (3) 6,2 ans - 0,3 an 5,9 ans + 0,2 an 6,2 ans + 0,5 an 6,6 ans
Montants non consolidés entre les différents niveaux de collectivités. La consolidation est présentée à l’annexe 2D en incluant les budgets
principaux.
(a) Y compris les établissements publics territoriaux (EPT) de la métropole du Grand Paris (MGP).
(b) La dette de l’année N n’est pas exactement égale à la dette de l’année N - 1 augmentée du flux net de dette de l’année N, du fait de
certaines différences conceptuelles entre le stock et les flux reportés ici.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets annexes, y compris les EPSM (M22). Montants en opérations
réelles calculés hors gestion active de la dette.

125
ANNEXE 2B – LES FINANCES DES COLLECTIVITÉS LOCALES (LES BUDGETS ANNEXES)

B7. Budgets annexes – Syndicats(a) – Opérations réelles


en milliards d’euros
Budgets annexes 2017 2018/ 2018 2019/ 2019 2020/ 2020
2017 2018 2019
Valeurs provisoires
Dépenses de fonctionnement (1) 1,46 + 8,5 % 1,59 + 9,9 % 1,75 + 7,3 % 1,87
Achats et charges externes 0,80 + 11,4 % 0,89 + 4,3 % 0,93 + 7,5 % 1,00
Frais de personnel 0,39 + 5,2 % 0,41 + 6,3 % 0,43 + 5,2 % 0,46
Charges financières 0,10 + 8,7 % 0,11 - 7,4 % 0,10 + 12,4 % 0,11
Dépenses d’intervention 0,02 + 9,4 % 0,02 + 176,3 % 0,06 + 154,2 % 0,14
Autres dépenses de fonctionnement 0,16 + 1,7 % 0,17 + 40,2 % 0,23 - 27,0 % 0,17

Recettes de fonctionnement (2) 1,94 + 7,1 % 2,08 + 11,4 % 2,32 + 9,7 % 2,54
Impôts et taxes 0,10 + 4,5 % 0,10 + 5,1 % 0,11 + 0,6 % 0,11
Concours de l’État 0,00 - 27,8 % 0,00 + 384,1 % 0,00 - 14,3 % 0,00
Subventions reçues et participations 0,44 + 6,9 % 0,47 + 14,3 % 0,53 + 6,1 % 0,57
Ventes de biens et services 1,22 + 4,8 % 1,28 + 9,9 % 1,41 + 4,2 % 1,47
Autres recettes de fonctionnement 0,18 + 23,6 % 0,23 + 16,5 % 0,27 + 49,8 % 0,40

Épargne brute (3) = (2) - (1) 0,48 + 2,7 % 0,49 + 16,2 % 0,57 + 17,0 % 0,67

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 1,20 + 10,8 % 1,33 + 16,6 % 1,56 + 7,6 % 1,67
Dépenses d’équipement 1,11 + 13,1 % 1,26 + 14,0 % 1,44 + 7,6 % 1,55
Subventions d’équipement versées 0,01 + 85,0 % 0,01 - 12,4 % 0,01 + 281,0 % 0,03
Autres dépenses d’investissement 0,08 - 23,4 % 0,06 + 70,7 % 0,11 - 12,5 % 0,10

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 0,64 + 28,3 % 0,82 + 9,8 % 0,90 - 10,5 % 0,80
FCTVA 0,02 - 7,3 % 0,02 + 20,6 % 0,02 - 16,7 % 0,02
Dotations et subventions d’équipement 0,51 + 35,9 % 0,69 + 5,2 % 0,73 - 11,0 % 0,65
Autres recettes d’investissement 0,10 - 2,0 % 0,10 + 38,9 % 0,14 - 7,3 % 0,13

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 2,67 + 9,5 % 2,92 + 13,0 % 3,30 + 7,4 % 3,55
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 2,58 + 12,3 % 2,90 + 11,0 % 3,21 + 4,0 % 3,34
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) - 0,09 - 0,03 - 0,09 - 0,20

Remboursements de dette (8) 0,29 + 10,5 % 0,32 - 13,3 % 0,28 + 30,2 % 0,37
Emprunts (9) 0,50 + 25,4 % 0,62 - 6,6 % 0,58 - 0,2 % 0,58
Flux net de dette = (9) - (8) + 0,20 + 0,30 + 0,30 + 0,21

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 2,96 + 9,6 % 3,25 + 10,3 % 3,58 + 9,2 % 3,91
Recettes totales (11) = (7) + (9) 3,07 + 14,4 % 3,52 + 7,9 % 3,79 + 3,4 % 3,92
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) + 0,11 + 0,27 + 0,21 + 0,01

Dette au 31 décembre (12) (b) 3,37 + 8,5 % 3,66 + 12,3 % 4,11 + 20,4 % 4,95

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 24,6 % - 1,0 pt 23,6 % + 1,0 pt 24,6 % + 1,7 pt 26,3 %
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 9,5 % - 1,5 pt 8,1 % + 4,5 pts 12,5 % - 0,6 pt 11,9 %
Taux d’endettement = (12) / (2) 173,8 % + 2,3 pts 176,0 % + 1,4 pt 177,4 % + 17,3 pts 194,7 %
Capacité de désendettement = (12) / (3) 7,1 ans + 0,4 an 7,5 ans - 0,3 an 7,2 ans + 0,2 an 7,4 ans
(a) Types 421 à 424 dans les comptes de gestion, c’est-à-dire y compris les syndicats intercommunaux à vocation multiple (SIVOM),
les syndicats intercommunaux à vocation unique (SIVU), les pôles métropolitains et les PETR, mais hors EPT (assimilés à des EPCI à
fiscalité propre dans nos statistiques).
(b) La dette de l’année N n’est pas exactement égale à la dette de l’année N - 1 augmentée du flux net de dette de l’année N, du fait de
certaines différences conceptuelles entre le stock et les flux reportés ici.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets annexes, y compris les EPSM (M22). Montants en opérations
réelles calculés hors gestion active de la dette.

126
ANNEXE 2B – LES FINANCES DES COLLECTIVITÉS LOCALES (LES BUDGETS ANNEXES)

B8. Budgets annexes – Ensemble des collectivités locales(a) (y compris syndicats) –


Opérations réelles
en milliards d’euros
Budgets annexes 2017 2018/ 2018 2019/ 2019 2020/ 2020
2017 2018 2019
Valeurs provisoires
Dépenses de fonctionnement (1) 16,71 + 2,8 % 17,17 + 4,8 % 17,99 - 0,2 % 17,95
Achats et charges externes 8,56 + 8,5 % 9,29 + 6,6 % 9,90 - 1,4 % 9,76
Frais de personnel 3,64 + 3,3 % 3,76 + 3,5 % 3,89 + 3,5 % 4,03
Charges financières 0,78 - 0,7 % 0,78 - 6,7 % 0,73 - 1,7 % 0,72
Dépenses d’intervention 1,78 - 13,0 % 1,55 + 1,6 % 1,57 + 6,2 % 1,67
Autres dépenses de fonctionnement 1,94 - 7,6 % 1,79 + 6,3 % 1,90 - 6,6 % 1,78

Recettes de fonctionnement (2) 21,34 + 3,6 % 22,12 + 3,9 % 22,99 - 0,9 % 22,77
Impôts et taxes 4,48 + 6,5 % 4,77 + 8,2 % 5,17 + 0,0 % 5,17
Concours de l’État 0,01 + 465,1 % 0,07 + 50,6 % 0,11 - 62,7 % 0,04
Subventions reçues et participations 4,43 - 3,8 % 4,26 + 3,7 % 4,42 - 0,9 % 4,37
Ventes de biens et services 10,30 + 5,5 % 10,87 + 2,1 % 11,09 - 3,6 % 10,69
Autres recettes de fonctionnement 2,11 + 1,4 % 2,14 + 2,7 % 2,20 + 13,6 % 2,50

Épargne brute (3) = (2) - (1) 4,63 + 6,8 % 4,95 + 0,9 % 4,99 - 3,5 % 4,82

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 7,67 + 8,7 % 8,33 + 13,3 % 9,44 - 14,0 % 8,12
Dépenses d’équipement 6,75 + 10,5 % 7,46 + 12,8 % 8,42 - 15,5 % 7,12
Subventions d’équipement versées 0,18 + 10,7 % 0,20 + 0,1 % 0,20 + 59,5 % 0,32
Autres dépenses d’investissement 0,73 - 8,5 % 0,67 + 22,7 % 0,82 - 17,3 % 0,68

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 3,24 + 6,3 % 3,44 + 7,7 % 3,71 - 16,9 % 3,08
FCTVA 0,17 + 11,4 % 0,19 + 10,8 % 0,21 - 2,2 % 0,21
Dotations et subventions d’équipement 1,98 + 14,6 % 2,27 + 6,0 % 2,40 - 4,3 % 2,30
Autres recettes d’investissement 1,09 - 9,5 % 0,99 + 11,3 % 1,10 - 47,3 % 0,58

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 24,37 + 4,6 % 25,50 + 7,6 % 27,43 - 5,0 % 26,07
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 24,58 + 4,0 % 25,56 + 4,4 % 26,70 - 3,2 % 25,85
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) + 0,21 + 0,06 - 0,73 - 0,21

Remboursements de dette (8) 2,68 + 0,4 % 2,69 - 0,4 % 2,68 + 0,8 % 2,70
Emprunts (9) 2,97 + 19,3 % 3,54 + 10,4 % 3,90 - 14,2 % 3,35
Flux net de dette = (9) - (8) + 0,29 + 0,85 + 1,22 + 0,65

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 27,05 + 4,2 % 28,19 + 6,8 % 30,11 - 4,5 % 28,77
Recettes totales (11) = (7) + (9) 27,54 + 5,6 % 29,10 + 5,2 % 30,60 - 4,6 % 29,20
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) + 0,49 + 0,91 + 0,49 + 0,44

Dette au 31 décembre (12) (b) 29,20 + 3,3 % 30,17 + 3,8 % 31,32 + 3,5 % 32,43

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 21,7 % + 0,7 pt 22,4 % - 0,7 pt 21,7 % - 0,6 pt 21,2 %
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 9,2 % + 1,1 pt 10,2 % - 0,1 pt 10,1 % - 0,8 pt 9,3 %
Taux d’endettement = (12) / (2) 136,8 % - 0,4 pt 136,4 % - 0,2 pt 136,3 % + 6,2 pts 142,4 %
Capacité de désendettement = (12) / (3) 6,3 ans - 0,2 an 6,1 ans + 0,2 an 6,3 ans + 0,5 an 6,7 ans
Montants non consolidés entre les différents niveaux de collectivités. La consolidation est présentée à l’annexe 2D en incluant les budgets
principaux.
(a) Non compris les établissements publics locaux.
(b) La dette de l’année N n’est pas exactement égale à la dette de l’année N - 1 augmentée du flux net de dette de l’année N, du fait de
certaines différences conceptuelles entre le stock et les flux reportés ici.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets annexes, y compris les EPSM (M22). Montants en opérations
réelles calculés hors gestion active de la dette.

127
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C. Consolidation des budgets principaux et annexes


des collectivités locales X AVIER NIEL (DGCL)

1. Neutraliser certains doubles comptes


La publication des comptes complets des collectivités locales implique de
présenter les budgets annexes (BA) en plus de leurs budgets principaux (BP)
(cf. annexes 2A et 2B). Additionner simplement ces comptes négligerait cepen-
dant le fait que certaines dépenses et recettes correspondent en réalité à des flux
entre le budget principal et ses budgets annexes. C’est par exemple le cas pour le
remboursement des frais correspondant à une mise à disposition de personnel.
Les subventions aux établissements chargés d’un service public à caractère
industriel et commercial (SPIC) peuvent aussi, sous certaines conditions, être
versées à des budgets annexes. En additionnant ces montants, on surestimerait
les dépenses et les recettes globales des collectivités.
Un groupe de travail a été constitué en 2018 par la DGCL et l’OFGL pour éla-
borer et documenter une méthode permettant d’estimer le montant des flux à
neutraliser. Il a rassemblé des membres de la DGFiP, de la Cour des comptes, de
la Caisse des dépôts, de La Banque postale, de l’AdCF ainsi que des représentants
du monde universitaire et des personnalités qualifiées (cf. l’édition 2018 du rap-
port pour le détail des méthodes adoptées). On identifie les comptes à neutraliser et
on soustrait, en dépenses et en recettes, le montant de ces flux entre le budget
principal et ses budgets annexes.

2. Intégrer les syndicats dans le champ global des comptes consolidés


Présenter un compte consolidé des collectivités locales nécessite aussi de lui
intégrer les syndicats. D’une part, ils représentent un volume de dépenses du
même ordre de grandeur que les budgets annexes, et d’autre part, ils leur sont en
quelque sorte complémentaires : tandis que les dépenses des budgets annexes
augmentent beaucoup plus vite que celles des budgets principaux, les dépenses
des syndicats ont baissé en 2016 et 2017. La complémentarité la plus évidente
s’observe pour les activités de transports, de voirie et le traitement des déchets.
Cumulées, les dépenses des budgets annexes et des syndicats évoluaient ainsi
comme celles des seuls budgets principaux. Négliger les syndicats reviendrait
alors à biaiser l’évolution des dépenses (et des recettes) des collectivités (cf. le
bulletin d’information statistique de la DGCL BIS no 126, novembre 2018). La
présente édition intègre les comptes consolidés des syndicats dans des tableaux
supplémentaires des annexes 2A, 2B, 2C et 2D, au lieu de les présenter séparé-
ment dans l’annexe 7, comme dans les éditions d’avant 2019.

3. Précautions d’utilisation et d’interprétation


Ce travail doit être considéré comme une approche « statistique » de la conso-
lidation des flux entre BP et BA et non comme une instruction comptable. Il
arrive en effet que des collectivités affectent des montants dans des comptes
non prévus à cet usage, ou dont le libellé reste ambigu. Par exemple, une somme
déclarée une année en « subvention de fonctionnement versée aux établisse-
ments à caractère administratif » (compte 657363) peut l’année suivante être
affectée, après réflexion de la collectivité, au compte 6521 : « prise en charge du
déficit du BA ». Si dans le même temps le BA a correctement enregistré chaque
année ce flux dans le compte 7552 : « prise en charge du déficit par le BP », les
règles de neutralisation préconisées ici peuvent générer des apparences d’irré-
gularités comptables. D’autres collectivités présentent des cas symétriques, et
sur un nombre suffisamment grand de collectivités les aléas d’enregistrement
comptable se compensent, comme dans toute approche statistique. Appliquées
à une seule collectivité, ces règles perdraient en revanche leur robustesse.

128
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Consolidation entre budgets principaux et annexes : définitions


Pour obtenir le compte consolidé, on soustrait à la somme des BP et des BA le
montant correspondant aux opérations suivantes :

Nature des flux Communes GFP Départements Régions CTU


(BP + BA) (BP + BA) (BP + BA) (BP + BA) (BP + BA)
Dépenses de fonctionnement
Achats et charges externes
Remboursements de frais Crédit net du Crédit net du Débit net du Crédit net du Crédit net du
des BP aux BA : 70871 des BA 70871 des BA 62872 des BP 70871 des BA 70871 des BA
Remboursements de frais Débit net du Débit net du Crédit net du Débit net du Débit net du
des BA aux BP : 62871(M14) et 62871 (M14, 70872 des BP 62871 (M71, 62871 (M71,
6287 (M14A et M57) et 6287 M57) et 6287 M57) et 6287
M4+) des BA (M14A et M4+) (M14A et M4+) (M14A et M4+)
des BA des BA des BA
Frais de personnel
Personnel facturé aux BA : Débit net du 6215 Débit net du 6215 Crédit net du Débit net du 6215 Débit net du 6215
des BA des BA 70841 des BP des BA des BA
Charges financières
Remboursements d’intérêts aux BP : Débit net du Débit net du
661133 des BA 661133 des BA
Dépenses d’intervention
Subventions de fonctionnement Débit net du Débit net du Débit net du Crédit net du Crédit net du
des BP aux BA : 657363 et 657363 et 65733 et 65736 7472 (M71, M43) 7472, 7473 (M71,
657364 des BP 657364 (6573641 des BP (6573641 et 747 (M49) M43) et 747
en M57) des BP en M57) des BA (M49) des BA
Autres dépenses de fonctionnement
Prise en charge par le BP du déficit Débit net du 6521 Débit net du 6521 Débit net du Crédit net du Crédit net du
des BA : des BP (65821 en M57) 65821 des BP 75822 des BA 75822 des BA
des BP
Reversement au BP de l’excédent Débit net du 6522 Débit net du 6522 Crédit net du Débit net du Débit net du
des BA : (M14 et M14A) (M14 et M14A), 75821 et 75861 65822 (M71, 65822 (M71,
et 672 (M4+) 65822 (M57) et des BP M57) et 672 M57) et 672
des BA 672 (M4+) des BA (M4+) des BA (M4+) des BA
Subventions exceptionnelles aux BA : Débit net du Débit net du Débit net du 6743 Crédit net du Crédit net du
67441 des BP 67441 (67431 en des BP 7748 (M71, M57) 7748 (M71, M57)
M57 avant 2018) et 774 (M4+) et 774 (M4+)
des BP des BA des BA
Recettes de fonctionnement
Impôts et taxes
Concours de l’État
Subventions reçues et participations
Subventions de fonctionnement Débit net du Débit net du Débit net du Crédit net du Crédit net du
des BP aux BA : 657363 et 657363 et 65733 et 65736 7472 (M71, M43) 7472, 7473 (M71,
657364 des BP 657364 (6573641 des BP (657363 et et 747 (M49) M43) et 747
en M57) des BP 6573641 en M57) des BA (M49) des BA
Ventes de biens et services
Remboursements de frais Crédit net du Crédit net du Débit net du Crédit net du Crédit net du
des BP aux BA : 70871 des BA 70871 des BA 62872 des BP 70871 des BA 70871 des BA
Remboursements de frais Débit net du Débit net du Crédit net du Débit net du Débit net du
des BA aux BP : 62871(M14) et 62871 (M14, 70872 des BP 62871 (M71, 62871 (M71,
6287 (M14A et M57) et 6287 M57) et 6287 M57) et 6287
M4+) des BA (M14A et M4+) (M14A et M4+) (M14A et M4+)
des BA des BA des BA
Personnel facturé aux BA : Débit net du 6215 Débit net du 6215 Crédit net du Débit net du 6215 Débit net du 6215
des BA des BA 70841 des BP des BA des BA

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Nature des flux Communes GFP Départements Régions CTU


(BP + BA) (BP + BA) (BP + BA) (BP + BA) (BP + BA)
Autres recettes de fonctionnement
Remboursements d’intérêts aux BP : Débit net du Débit net du
661133 des BA 661133 des BA
Prise en charge par le BP du déficit Débit net du 6521 Débit net du 6521 Débit net du Crédit net du Crédit net du
des BA : des BP (65821 en M57) 65821 des BP 75822 des BA 75822 des BA
des BP
Reversement au BP de l’excédent Débit net du 6522 Débit net du 6522 Crédit net du Débit net du Débit net du
des BA : (M14 et M14A) (M14 et M14A), 75821 et 75861 65822 (M71, 65822 (M71,
et 672 (M4+) 65822 (M57) et des BP M57) et 672 M57) et 672
des BA 672 (M4+) des BA (M4+) des BA (M4+) des BA
Subventions exceptionnelles aux BA : Débit net du Débit net du Débit net du 6743 Crédit net du Crédit net du
67441 des BP 67441 (67431 en des BP 7748 (M71, M57) 7748 (M71, M57)
M57 avant 2018) et 774 (M4+) et 774 (M4+)
des BP des BA des BA
Dépenses d’investissement
hors remboursements
Dépenses d’équipement
Subventions d’équipement versées
Subventions d’investissement Débit du 204163 Débit du 204163 Crédit du 1313, Crédit du 1312, Crédit du 1312,
des BP aux BA : et 204164 des BP et 204164 des BP 1323 et 1383 1322 et 1382 1322, 1382 et
des BA des BA 1313, 1323 et
1383 des BA
Autres dépenses d’investissement
Emprunts des BA aux BP : Crédit du 168741 Crédit du 168751
et 168748 des BA et 168758 des BA
Recettes d’investissement
hors emprunts
FCTVA
Autres dotations et subventions
d’équipement
Subventions d’investissement Débit du 204163 Débit du 204163 Crédit du 1313, Crédit du 1312, Crédit du 1312,
des BP aux BA : et 204164 des BP et 204164 des BP 1323 et 1383 1322 et 1382 1322, 1382 et
des BA des BA 1313, 1323 et
1383 des BA
Autres recettes d’investissement
Remboursements des emprunts Débit du 168741 Débit du 168751
par les BA : et 168748 des BA et 168758 des BA
Remboursements de dette
Remboursements des emprunts Débit du 168741 Débit du 168751
par les BA : et 168748 des BA et 168758 des BA
Emprunts
Emprunts des BA aux BP : Crédit du 168741 Crédit du 168751
et 168748 des BA et 168758 des BA
Lecture : les achats et charges externes des communes sont égaux à la somme des achats et charges externes des BP et des BA, de laquelle
on soustrait les remboursements de frais entre BP et BA. Les remboursements de frais des BP vers les BA sont estimés par le crédit net
du compte 70871 des BA ; les remboursements de frais des BA vers les BP sont estimés par le débit net des comptes 62871 des BA en
M14, 6287 des BA en M14A et M4, M41, M42, M43, M49, M22. Ces remboursements de frais versés respectivement par le BP et par
le BA se retrouvent par symétrie en recette du BA et du BP, et ils sont donc soustraits aussi du montant des « ventes de biens et services »
des communes.

Les montants soustraits étant identiques en recettes et en dépenses, la consoli-


dation est neutre sur l’épargne brute et sur la variation du fonds de roulement.
Les flux croisés sont donc nuls sur ces lignes dans les tableaux des résultats. Les
différences entre l’épargne brute avant et après consolidation, et entre varia-
tions du fonds de roulement avant et après consolidation, ne proviennent que
de l’ajout des budgets annexes.

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C1. Consolidation BP et BA des communes


en milliards d’euros
BP et BA consolidés 2017 2018/ 2018 2019/ 2019 2020/ 2020
2017 2018 2019
à champ
constant(a) Valeurs provisoires
Dépenses de fonctionnement (1) 70,26 - 0,6 % 69,84 + 0,7 % 72,34 - 1,5 % 71,25
Achats et charges externes 17,95 + 2,1 % 18,33 + 2,0 % 18,78 - 7,4 % 17,39
Frais de personnel 38,26 - 0,0 % 38,25 + 1,0 % 38,87 + 0,3 % 38,99
Charges financières 2,13 - 7,4 % 1,98 - 6,9 % 1,85 - 9,5 % 1,68
Dépenses d’intervention 8,94 - 6,9 % 8,32 - 0,5 % 9,97 - 0,2 % 9,95
Autres dépenses de fonctionnement 2,97 + 0,1 % 2,97 - 3,8 % 2,87 + 12,8 % 3,24

Recettes de fonctionnement (2) 82,88 + 0,5 % 83,28 + 1,2 % 86,30 - 2,6 % 84,03
Impôts et taxes 51,74 + 1,2 % 52,36 + 1,9 % 55,12 + 0,1 % 55,17
Concours de l’État 14,17 - 0,3 % 14,13 + 0,7 % 14,22 + 1,1 % 14,38
Subventions reçues et participations 4,09 - 7,1 % 3,80 - 1,9 % 3,85 + 4,7 % 4,03
Ventes de biens et services 8,80 + 4,4 % 9,19 - 0,8 % 9,20 - 23,6 % 7,03
Autres recettes de fonctionnement 4,08 - 6,9 % 3,80 + 0,6 % 3,91 - 12,5 % 3,42

Épargne brute (3) = (2) - (1) 12,62 + 6,4 % 13,44 + 3,6 % 13,96 - 8,5 % 12,78

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 22,62 + 4,7 % 23,67 + 13,7 % 27,06 - 17,8 % 22,25
Dépenses d’équipement 20,39 + 5,6 % 21,53 + 14,2 % 24,61 - 18,8 % 19,99
Subventions d’équipement versées 1,06 + 12,0 % 1,19 + 20,3 % 1,50 - 8,9 % 1,37
Autres dépenses d’investissement 1,17 - 18,2 % 0,96 - 5,1 % 0,95 - 5,8 % 0,89

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 10,79 + 9,6 % 11,83 + 4,4 % 12,42 - 7,2 % 11,53
FCTVA 2,41 + 9,1 % 2,63 + 7,6 % 2,83 + 8,5 % 3,07
Dotations et subventions d’équipement 5,15 + 10,6 % 5,69 + 9,8 % 6,27 - 5,1 % 5,95
Autres recettes d’investissement 3,24 + 8,3 % 3,51 - 7,6 % 3,32 - 24,5 % 2,50

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 92,88 + 0,7 % 93,51 + 4,0 % 99,40 - 5,9 % 93,50
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 93,68 + 1,5 % 95,11 + 1,6 % 98,72 - 3,2 % 95,56
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) + 0,80 + 1,60 - 0,68 + 2,06

Remboursements de dette (8) 6,94 - 0,4 % 6,90 + 1,2 % 7,04 - 2,5 % 6,87
Emprunts (9) 7,17 - 9,7 % 6,47 + 12,1 % 6,93 - 7,8 % 6,38
Flux net de dette = (9) - (8) + 0,23 - 0,43 - 0,12 - 0,49

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 99,81 + 0,6 % 100,42 + 3,8 % 106,44 - 5,7 % 100,37
Recettes totales (11) = (7) + (9) 100,84 + 0,7 % 101,58 + 2,2 % 105,64 - 3,5 % 101,94
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) + 1,03 + 1,16 - 0,80 + 1,57
Dette au 31 décembre (12) (b) 73,09 - 1,3 % 72,15 - 0,7 % 71,75 - 1,5 % 70,69

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 15,2 % + 0,9 pt 16,1 % + 0,4 pt 16,2 % - 1,0 pt 15,2 %
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 6,9 % + 1,0 pt 7,8 % + 0,4 pt 8,0 % - 1,0 pt 7,0 %
Taux d’endettement = (12) / (2) 88,2 % - 1,5 pt 86,6 % - 1,6 pt 83,1 % + 1,0 pt 84,1 %
Capacité de désendettement = (12) / (3) 5,8 ans - 0,4 an 5,4 ans - 0,2 an 5,1 ans + 0,4 an 5,5 ans
(a) Évolution calculée à périmètre constant, c’est-à-dire hors Paris.
(b) La dette de l’année N n’est pas exactement égale à la dette de l’année N - 1 augmentée du flux net de dette de l’année N, du fait de
certaines différences conceptuelles entre le stock et les flux reportés ici.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux et annexes, y compris les EPSM (en M22).
Montants en opérations réelles calculés hors gestion active de la dette.

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C2. Consolidation BP et BA des groupements de communes à fiscalité propre(a)


en milliards d’euros
BP et BA consolidés 2017 2018/ 2018 2019/ 2019 2020/ 2020
2017 2018 2019
Valeurs provisoires
Dépenses de fonctionnement (1) 33,27 + 3,9 % 34,57 + 3,7 % 35,86 + 2,0 % 36,56
Achats et charges externes 11,94 + 7,7 % 12,86 + 6,3 % 13,67 + 0,3 % 13,71
Frais de personnel 10,42 + 4,9 % 10,92 + 4,1 % 11,37 + 3,0 % 11,71
Charges financières 1,14 - 3,8 % 1,10 - 5,6 % 1,03 - 2,8 % 1,00
Dépenses d’intervention 7,65 + 1,7 % 7,78 + 0,3 % 7,81 + 3,1 % 8,05
Autres dépenses de fonctionnement 2,12 - 9,7 % 1,92 + 3,4 % 1,98 + 5,4 % 2,09

Recettes de fonctionnement (2) 41,22 + 5,0 % 43,29 + 4,1 % 45,06 + 1,4 % 45,68
Impôts et taxes 20,94 + 5,6 % 22,11 + 5,1 % 23,24 + 1,9 % 23,70
Concours de l’État 8,39 - 1,1 % 8,29 + 1,1 % 8,38 - 0,2 % 8,36
Subventions reçues et participations 2,66 + 1,7 % 2,71 + 3,1 % 2,79 + 4,1 % 2,91
Ventes de biens et services 7,48 + 11,0 % 8,30 + 5,4 % 8,75 - 0,1 % 8,75
Autres recettes de fonctionnement 1,75 + 6,7 % 1,87 + 0,6 % 1,88 + 4,4 % 1,97

Épargne brute (3) = (2) - (1) 7,96 + 9,5 % 8,71 + 5,6 % 9,20 - 0,9 % 9,12

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 12,66 + 11,0 % 14,05 + 15,5 % 16,23 - 11,3 % 14,40
Dépenses d’équipement 9,77 + 14,3 % 11,17 + 15,2 % 12,87 - 13,8 % 11,09
Subventions d’équipement versées 1,58 + 5,0 % 1,66 + 15,3 % 1,92 + 7,0 % 2,05
Autres dépenses d’investissement 1,30 - 6,1 % 1,22 + 18,1 % 1,45 - 12,6 % 1,26

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 4,74 + 6,9 % 5,06 + 15,2 % 5,84 - 11,5 % 5,17
FCTVA 0,82 + 13,1 % 0,92 + 13,8 % 1,05 + 7,7 % 1,13
Dotations et subventions d’équipement 2,23 + 17,3 % 2,61 + 13,7 % 2,97 - 5,5 % 2,80
Autres recettes d’investissement 1,70 - 9,8 % 1,53 + 18,7 % 1,82 - 32,2 % 1,23

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 45,93 + 5,9 % 48,62 + 7,1 % 52,08 - 2,2 % 50,96
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 45,96 + 5,2 % 48,35 + 5,3 % 50,89 - 0,1 % 50,85
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) + 0,04 - 0,27 - 1,19 - 0,11

Remboursements de dette (8) 3,69 + 10,6 % 4,08 + 3,0 % 4,20 - 4,2 % 4,02
Emprunts (9) 3,93 + 12,1 % 4,40 + 20,7 % 5,31 + 5,0 % 5,58
Flux net de dette = (9) - (8) + 0,24 + 0,33 + 1,12 + 1,56

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 49,61 + 6,2 % 52,70 + 6,8 % 56,28 - 2,3 % 54,98
Recettes totales (11) = (7) + (9) 49,89 + 5,7 % 52,75 + 6,5 % 56,21 + 0,4 % 56,43
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) + 0,28 + 0,05 - 0,07 + 1,44
Dette au 31 décembre (12) (b) 42,58 + 3,9 % 44,23 + 3,2 % 45,64 + 6,1 % 48,41

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 19,3 % + 0,8 pt 20,1 % + 0,3 pt 20,4 % - 0,5 pt 20,0 %
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 10,4 % + 0,4 pt 10,7 % + 0,4 pt 11,1 % + 0,1 pt 11,2 %
Taux d’endettement = (12) / (2) 103,3 % - 1,1 pt 102,2 % - 0,9 pt 101,3 % + 4,7 pts 106,0 %
Capacité de désendettement = (12) / (3) 5,4 ans - 0,3 an 5,1 ans - 0,1 an 5,0 ans + 0,3 an 5,3 ans
Dépenses et recettes nettes, notamment des reversements faits aux communes.    
(a) Y compris métropole de Lyon, métropole du Grand Paris (MGP) et établissements publics territoriaux (EPT) de la MGP.
(b) La dette de l’année N n’est pas exactement égale à la dette de l’année N - 1 augmentée du flux net de dette de l’année N, du fait de
certaines différences conceptuelles entre le stock et les flux reportés ici.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux et annexes, y compris les EPSM (M22). Montants
en opérations réelles calculés hors gestion active de la dette.

132
A N N E X E 2 C – L E S F I N A N C E S D E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S ( C O N S O L I D AT I O N D E S B P E T D E S B A )

C3. Consolidation BP et BA des départements(a)


en milliards d’euros
BP et BA consolidés 2017 2018/ 2018 2019/ 2019(d) 2020/ 2020
2017 2018 2019
à champ à champ
constant(b) constant(c) Valeurs provisoires
Dépenses de fonctionnement (1) 59,11 - 0,9 % 58,13 + 1,4 % 56,83 + 1,7 % 57,82
Achats et charges externes 5,11 - 17,5 % 4,18 + 1,4 % 4,12 - 1,0 % 4,08
Frais de personnel 12,74 - 0,1 % 12,58 + 1,3 % 12,50 + 1,7 % 12,71
Charges financières 0,81 - 7,9 % 0,74 - 5,9 % 0,70 - 8,5 % 0,64
Dépenses d’intervention 39,85 + 0,9 % 39,98 + 1,9 % 39,02 + 2,2 % 39,87
Autres dépenses de fonctionnement 0,59 + 10,9 % 0,66 - 23,2 % 0,49 + 8,8 % 0,53

Recettes de fonctionnement (2) 67,10 - 0,8 % 66,08 + 3,3 % 66,20 - 0,5 % 65,86
Impôts et taxes 47,25 + 0,7 % 47,29 + 4,8 % 47,69 - 0,0 % 47,68
Concours de l’État 10,50 + 0,6 % 10,42 + 1,1 % 10,53 - 2,2 % 10,30
Subventions reçues et participations 6,24 - 8,9 % 5,66 - 1,4 % 5,44 + 1,8 % 5,54
Ventes de biens et services 1,15 - 18,2 % 0,94 + 2,9 % 0,97 - 5,8 % 0,91
Autres recettes de fonctionnement 1,96 - 9,4 % 1,77 - 7,1 % 1,57 - 8,9 % 1,43

Épargne brute (3) = (2) - (1) 8,00 - 0,1 % 7,95 + 17,1 % 9,37 - 14,2 % 8,04

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 9,26 + 3,8 % 9,51 + 14,7 % 10,67 + 0,6 % 10,73
Dépenses d’équipement 5,68 + 7,6 % 6,03 + 13,7 % 6,81 + 0,7 % 6,86
Subventions d’équipement versées 3,38 - 2,8 % 3,25 + 16,6 % 3,63 - 1,3 % 3,58
Autres dépenses d’investissement 0,20 + 11,3 % 0,22 + 15,4 % 0,24 + 23,7 % 0,29

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 2,52 + 5,8 % 2,62 + 8,4 % 2,62 - 2,6 % 2,55
FCTVA 0,84 + 1,8 % 0,85 + 6,2 % 0,89 + 10,3 % 0,98
Dotations et subventions d’équipement 1,27 + 6,0 % 1,32 + 9,0 % 1,29 - 5,1 % 1,23
Autres recettes d’investissement 0,41 + 13,1 % 0,46 + 11,3 % 0,43 - 21,8 % 0,34

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 68,37 - 0,3 % 67,63 + 3,3 % 67,50 + 1,6 % 68,55
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 69,62 - 0,6 % 68,70 + 3,5 % 68,82 - 0,6 % 68,41
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) + 1,25 + 1,07 + 1,31 - 0,15

Remboursements de dette (8) 3,33 - 1,9 % 3,26 + 5,1 % 3,42 - 3,2 % 3,31
Emprunts (9) 2,53 + 1,5 % 2,54 - 1,1 % 2,51 + 71,1 % 4,29
Flux net de dette = (9) - (8) - 0,81 - 0,72 - 0,91 + 0,98

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 71,70 - 0,4 % 70,89 + 3,4 % 70,93 + 1,3 % 71,87
Recettes totales (11) = (7) + (9) 72,15 - 0,5 % 71,24 + 3,3 % 71,33 + 1,9 % 72,70
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) + 0,44 + 0,35 + 0,40 + 0,83
Dette au 31 décembre (12) (e) 33,39 - 1,8 % 32,61 - 2,4 % 31,83 + 3,3 % 32,89

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 11,9 % + 0,1 pt 12,0 % + 1,7 pt 14,2 % - 1,9 pt 12,2 %
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 6,9 % + 0,1 pt 7,1 % + 1,6 pt 9,0 % - 1,8 pt 7,2 %
Taux d’endettement = (12) / (2) 49,8 % - 0,5 pt 49,4 % - 2,8 pts 48,1 % + 1,9 pt 49,9 %
Capacité de désendettement = (12) / (3) 4,2 ans - 0,1 an 4,1 ans - 0,7 an 3,4 ans + 0,7 an 4,1 ans
(a) Hors collectivités territoriales uniques (CTU) de Martinique et de Guyane à partir de 2016 et collectivité de Corse à partir de 2018.
(b) Évolution calculée à périmètre constant, c’est-à-dire hors Corse.
(c) Évolution calculée à périmètre constant, c’est-à-dire hors Paris.
(d) La Ville de Paris, créée en 2019 en lieu et place du département et de la commune de Paris, est considérée comme une commune.
(e) La dette de l’année N n’est pas exactement égale à la dette de l’année N - 1 augmentée du flux net de dette de l’année N, du fait de
certaines différences conceptuelles entre le stock et les flux reportés ici.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux et annexes, y compris les EPSM (M22). Montants
en opérations réelles calculés hors gestion active de la dette.

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A N N E X E 2 C – L E S F I N A N C E S D E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S ( C O N S O L I D AT I O N D E S B P E T D E S B A )

C4. Consolidation BP et BA des régions et des CTU(a)


en milliards d’euros
BP et BA consolidés 2017 2018/ 2018 2019/ 2019 2020/ 2020
2017 2018 2019
à champ
constant(b) Valeurs provisoires
Dépenses de fonctionnement (1) 21,17 + 3,5 % 22,32 + 1,3 % 22,61 - 3,2 % 21,89
Achats et charges externes 3,03 + 18,2 % 3,61 + 3,9 % 3,75 + 2,9 % 3,86
Frais de personnel 3,69 + 3,5 % 3,97 + 2,3 % 4,06 + 1,8 % 4,13
Charges financières 0,60 - 0,4 % 0,60 - 2,3 % 0,59 - 3,8 % 0,56
Dépenses d’intervention 13,64 + 0,3 % 13,89 + 0,7 % 13,99 - 7,4 % 12,96
Autres dépenses de fonctionnement 0,22 + 12,0 % 0,25 - 13,2 % 0,22 + 70,9 % 0,38

Recettes de fonctionnement (2) 26,49 + 4,3 % 28,07 + 3,6 % 29,07 - 7,3 % 26,95
Impôts et taxes 18,28 + 28,2 % 23,80 + 2,6 % 24,43 - 9,8 % 22,04
Concours de l’État 5,88 - 71,3 % 1,92 - 3,4 % 1,86 + 4,0 % 1,93
Subventions reçues et participations 1,88 - 4,3 % 1,83 + 20,0 % 2,20 + 10,4 % 2,42
Ventes de biens et services 0,08 + 71,4 % 0,14 + 24,6 % 0,17 - 14,0 % 0,15
Autres recettes de fonctionnement 0,37 + 9,6 % 0,37 + 8,7 % 0,41 - 1,3 % 0,40

Épargne brute (3) = (2) - (1) 5,31 + 7,3 % 5,75 + 12,4 % 6,46 - 21,7 % 5,06

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 9,82 + 2,7 % 10,18 + 10,4 % 11,24 + 14,9 % 12,91
Dépenses d’équipement 3,34 - 6,0 % 3,20 + 5,8 % 3,39 - 3,8 % 3,26
Subventions d’équipement versées 5,87 + 10,4 % 6,49 + 12,2 % 7,28 + 20,6 % 8,79
Autres dépenses d’investissement 0,62 - 23,2 % 0,49 + 16,8 % 0,57 + 52,2 % 0,87

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 3,67 + 17,6 % 4,33 + 11,3 % 4,82 + 15,6 % 5,57
FCTVA 0,55 + 1,6 % 0,57 - 10,3 % 0,51 + 0,9 % 0,52
Dotations et subventions d’équipement 2,77 + 18,0 % 3,29 + 15,8 % 3,81 + 17,9 % 4,50
Autres recettes d’investissement 0,34 + 40,1 % 0,47 + 5,8 % 0,50 + 12,4 % 0,56

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 30,99 + 3,3 % 32,50 + 4,1 % 33,85 + 2,8 % 34,80
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 30,15 + 5,9 % 32,40 + 4,6 % 33,89 - 4,0 % 32,52
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) - 0,84 - 0,10 + 0,04 - 2,28

Remboursements de dette (8) 1,82 + 15,0 % 2,11 - 10,1 % 1,89 + 26,1 % 2,39
Emprunts (9) 2,54 + 6,9 % 2,70 - 24,7 % 2,03 + 136,2 % 4,80
Flux net de dette = (9) - (8) + 0,72 + 0,59 + 0,14 + 2,41

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 32,81 + 3,9 % 34,61 + 3,3 % 35,74 + 4,1 % 37,19
Recettes totales (11) = (7) + (9) 32,69 + 6,0 % 35,10 + 2,3 % 35,92 + 3,9 % 37,32
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) - 0,12 + 0,49 + 0,18 + 0,13
Dette au 31 décembre (12) (c) 26,89 + 3,0 % 27,85 + 0,7 % 28,04 + 9,0 % 30,55

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 20,1 % + 0,6 pt 20,5 % + 1,7 pt 22,2 % - 3,5 pts 18,8 %
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 13,2 % - 0,1 pt 13,0 % + 2,7 pts 15,7 % - 5,8 pts 9,9 %
Taux d’endettement = (12) / (2) 101,5 % - 1,2 pt 99,2 % - 2,8 pts 96,5 % + 16,9 pts 113,4 %
Capacité de désendettement = (12) / (3) 5,1 ans - 0,2 an 4,8 ans - 0,5 an 4,3 ans + 1,7 an 6,0 ans
(a) Collectivités territoriales uniques (CTU) de Martinique et de Guyane à partir de 2016 et collectivité de Corse à partir de 2018.
(b) Évolution calculée à périmètre constant, c’est-à-dire hors Corse.
(c) La dette de l’année N n’est pas exactement égale à la dette de l’année N - 1 augmentée du flux net de dette de l’année N, du fait de
certaines différences conceptuelles entre le stock et les flux reportés ici.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux et annexes, y compris les EPSM (M22). Montants
en opérations réelles calculés hors gestion active de la dette.

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A N N E X E 2 C – L E S F I N A N C E S D E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S ( C O N S O L I D AT I O N D E S B P E T D E S B A )

C5. Consolidation BP et BA des syndicats(a)


en milliards d’euros
BP et BA consolidés 2017 2018/ 2018 2019/ 2019 2020/ 2020
2017 2018 2019
Valeurs provisoires
Dépenses de fonctionnement (1) 11,00 + 1,8 % 11,19 + 3,3 % 11,57 - 2,2 % 11,32
Achats et charges externes 5,64 + 4,4 % 5,89 + 3,7 % 6,11 - 2,3 % 5,97
Frais de personnel 2,80 + 1,5 % 2,85 + 1,6 % 2,89 + 0,8 % 2,91
Charges financières 0,62 - 1,1 % 0,61 - 8,5 % 0,56 - 7,7 % 0,51
Dépenses d’intervention 0,99 - 2,0 % 0,97 + 3,3 % 1,00 - 4,2 % 0,96
Autres dépenses de fonctionnement 0,95 - 7,4 % 0,88 + 14,6 % 1,01 - 4,7 % 0,96

Recettes de fonctionnement (2) 14,59 + 0,7 % 14,70 + 3,7 % 15,24 - 1,7 % 14,98
Impôts et taxes 2,09 + 0,0 % 2,09 + 6,3 % 2,22 - 4,4 % 2,12
Concours de l’État 0,02 + 9,2 % 0,02 + 30,8 % 0,03 + 49,8 % 0,04
Subventions reçues et participations 5,45 + 1,2 % 5,52 + 1,0 % 5,57 + 0,9 % 5,62
Ventes de biens et services 5,83 + 0,4 % 5,85 + 4,0 % 6,09 - 5,3 % 5,76
Autres recettes de fonctionnement 1,20 + 1,2 % 1,22 + 9,3 % 1,33 + 7,4 % 1,43

Épargne brute (3) = (2) - (1) 3,59 - 2,4 % 3,51 + 4,7 % 3,67 - 0,4 % 3,66

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 6,40 + 6,1 % 6,79 + 8,9 % 7,39 - 6,4 % 6,92
Dépenses d’équipement 5,77 + 6,8 % 6,16 + 5,7 % 6,51 - 7,2 % 6,04
Subventions d’équipement versées 0,11 + 13,0 % 0,13 + 128,7 % 0,29 + 17,4 % 0,35
Autres dépenses d’investissement 0,51 - 2,8 % 0,50 + 18,1 % 0,59 - 10,5 % 0,53

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 3,11 + 6,0 % 3,29 + 8,4 % 3,57 - 6,6 % 3,34
FCTVA 0,20 - 6,4 % 0,19 + 16,4 % 0,22 + 8,4 % 0,23
Dotations et subventions d’équipement 2,15 + 7,0 % 2,30 + 9,5 % 2,52 - 3,7 % 2,43
Autres recettes d’investissement 0,76 + 6,3 % 0,81 + 3,6 % 0,84 - 19,4 % 0,67

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 17,40 + 3,4 % 17,98 + 5,4 % 18,96 - 3,8 % 18,23
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 17,70 + 1,7 % 17,99 + 4,5 % 18,81 - 2,7 % 18,31
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) + 0,30 + 0,01 - 0,15 + 0,08

Remboursements de dette (8) 1,61 + 4,9 % 1,69 - 2,2 % 1,65 - 3,2 % 1,60
Emprunts (9) 1,65 + 16,8 % 1,93 - 2,7 % 1,87 + 3,2 % 1,93
Flux net de dette = (9) - (8) + 0,04 + 0,24 + 0,22 + 0,33

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 19,01 + 3,5 % 19,67 + 4,8 % 20,61 - 3,8 % 19,83
Recettes totales (11) = (7) + (9) 19,35 + 2,9 % 19,92 + 3,8 % 20,69 - 2,1 % 20,25
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) + 0,34 + 0,25 + 0,07 + 0,41
Dette au 31 décembre (12) (b) 18,13 - 1,0 % 17,95 + 3,2 % 18,52 - 0,1 % 18,50

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 24,6 % - 0,8 pt 23,9 % + 0,2 pt 24,1 % + 0,3 pt 24,4 %
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 13,6 % - 1,2 pt 12,4 % + 0,9 pt 13,3 % + 0,5 pt 13,8 %
Taux d’endettement = (12) / (2) 124,3 % - 2,2 pts 122,1 % - 0,5 pt 121,5 % + 2,0 pts 123,5 %
Capacité de désendettement = (12) / (3) 5,0 ans + 0,1 an 5,1 ans - 0,1 an 5,0 ans + 0,0 an 5,1 ans
(a) Types 421 à 424 dans les comptes de gestion, c’est-à-dire y compris les syndicats intercommunaux à vocation multiple (SIVOM), les
syndicats intercommunaux à vocation unique (SIVU), les pôles métropolitains et les PETR, mais hors EPT (assimilés à des EPCI à fiscalité
propre dans nos statistiques).
(b) La dette de l’année N n’est pas exactement égale à la dette de l’année N - 1 augmentée du flux net de dette de l’année N, du fait de
certaines différences conceptuelles entre le stock et les flux reportés ici.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux et annexes, y compris les EPSM (M22). Montants
en opérations réelles calculés hors gestion active de la dette.

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A N N E X E 2 D – L E S F I N A N C E S D E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S ( C O N S O L I D AT I O N E N T R E C O L L E C T I V I T É S )

D. Consolidation des budgets


entre les différentes collectivités locales X AVIER NIEL (DGCL)

1. Neutraliser certains doubles comptes


1) De même qu’il faut neutraliser les flux entre le budget principal d’une collec-
tivité et ses budgets annexes pour pouvoir agréger l’ensemble de ses budgets, il
faut neutraliser les flux entre les différentes collectivités pour pouvoir agréger
les comptes des collectivités : flux entre communes pour présenter un compte
de l’ensemble des communes, flux entre communes et groupements à fiscalité
propre (GFP) pour les comptes du bloc communal, flux entre bloc communal,
départements et régions pour présenter le compte de l’ensemble des collecti-
vités locales.
Le groupe de travail précédemment évoqué (cf. annexe 2C) a abouti à des préco-
nisations sur les comptes à considérer pour estimer de la façon la plus vraisem-
blable possible les montants à neutraliser. Ces comptes sont présentés dans le
tableau de définitions.

2) Les montants et les évolutions de certains comptes sont plus affectés que
d’autres par la consolidation : la différence est concentrée sur les agrégats les
plus impactés par la consolidation et ceux pour lesquels la différence est la plus
grande entre budgets principaux et budgets annexes. Par exemple, les recettes
de fonctionnement de l’ensemble des collectivités locales (y compris syndicats)
baissent de ‑ 1,8 % en 2020, tant pour les seuls budgets principaux que pour
les comptes consolidés ; mais à l’intérieur de ces recettes, les « autres recettes de
fonctionnement » diminuent de ‑ 9,3 % pour les BP, augmentent de + 13,6 %
pour les BA, et diminuent in fine de ‑ 4,9 % dans les comptes consolidés.

136
A N N E X E 2 D – L E S F I N A N C E S D E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S ( C O N S O L I D AT I O N E N T R E C O L L E C T I V I T É S )

D1. Consolidation entre personnes morales distinctes :


communes et groupements à fiscalité propre (GFP) (bloc communal)

Lecture : les achats et charges externes consolidés des collectivités du bloc communal sont égaux à la somme des achats et charges
externes des budgets principaux et annexes des communes et des GFP (moins les flux BP-BA neutralisés), de laquelle on soustrait les
remboursements de frais entre communes et GFP. Les remboursements de frais des communes aux GFP sont estimés par le crédit net
du compte 70875 des GFP ; les remboursements de frais des GFP vers les communes sont estimés par le débit net du compte 62875 des
GFP. Ces remboursements de frais versés respectivement par les communes et les GFP se retrouvent par symétrie en recette des GFP et des
communes, et ils sont donc soustraits aussi du montant des « ventes de biens et services » des collectivités du bloc communal.

Comptes qui estiment les flux à neutraliser


Dépenses de fonctionnement
Achats et charges externes
Remboursements de frais des communes aux GFP : Crédit net du 70875 des GFP
Remboursements de frais des GFP aux communes : Débit net du 62875 des GFP
Frais de personnel
Personnel facturé aux communes : Crédit net du 70845 des GFP
Personnel facturé aux GFP : Débit net du 6217 des GFP
Charges financières
Remboursements d’intérêts aux GFP : Crédit net du 76231 des GFP
Remboursements d’intérêts aux communes : Débit net du 661131 des GFP
Dépenses d’intervention
Subventions de fonctionnement des communes aux GFP : Crédit net du 74741 et du 74748 des GFP
Subventions de fonctionnement des GFP aux communes : Débit net du 657341 et du 657348 des GFP
Autres dépenses de fonctionnement
Recettes de fonctionnement
Impôts et taxes
Concours de l’État
Subventions reçues et participations
Subventions de fonctionnement des communes aux GFP : Crédit net du 74741 et du 74748 des GFP
Subventions de fonctionnement des GFP aux communes : Débit net du 657341 et du 657348 des GFP
Ventes de biens et services
Remboursements de frais des communes aux GFP : Crédit net du 70875 des GFP
Remboursements de frais des GFP aux communes : Débit net du 62875 des GFP
Personnel facturé aux communes : Crédit net du 70845 des GFP
Personnel facturé aux GFP : Débit net du 6217 des GFP
Autres recettes de fonctionnement
Remboursements d’intérêts aux GFP : Crédit net du 76231 des GFP
Remboursements d’intérêts aux communes : Débit net du 661131 des GFP
Dépenses d’investissement hors remboursements
Dépenses d’équipement
Subventions d’équipement versées
Subventions d’investissement des communes aux GFP : Crédit des 13141, 13241, 13148 et 13248 des GFP
Subventions d’investissement des GFP aux communes : Débit du 204141 et du 204148 des GFP
Autres dépenses d’investissement
Recettes d’investissement hors emprunts
FCTVA
Autres dotations et subventions d’équipement
Subventions d’investissement des communes aux GFP : Crédit des 13141, 13241, 13148 et 13248 des GFP
Subventions d’investissement des GFP aux communes : Débit du 204141 et du 204148 des GFP
Autres recettes d’investissement
Remboursements d’emprunts par les GFP aux communes : Crédit du 276341 et du 276348 des GFP
Remboursements d’emprunts par les communes aux GFP : Débit du 168741 et du 168748 des GFP
Remboursements de dette
Remboursements d’emprunts par les GFP aux communes : Crédit du 276341 et du 276348 des GFP
Remboursements d’emprunts par les communes aux GFP : Débit du 168741 et du 168748 des GFP
Emprunts

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A N N E X E 2 D – L E S F I N A N C E S D E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S ( C O N S O L I D AT I O N E N T R E C O L L E C T I V I T É S )

D1. Consolidation du bloc communal (hors syndicats)(a)


en milliards d’euros
Comptes et niveaux consolidés 2017 2018/ 2018 2019/ 2019 2020/ 2020
2017 2018(b) 2019
Données provisoires
Dépenses de fonctionnement (1) 101,91 + 0,8 % 102,71 + 1,8 % 106,55 - 0,4 % 106,13
Achats et charges externes 29,48 + 4,3 % 30,76 + 4,0 % 32,05 - 4,3 % 30,68
Frais de personnel 47,69 + 0,8 % 48,09 + 1,8 % 49,18 + 0,9 % 49,63
Charges financières 3,25 - 6,0 % 3,05 - 6,4 % 2,87 - 7,0 % 2,67
Dépenses d’intervention 16,40 - 2,9 % 15,92 - 0,1 % 17,60 + 1,2 % 17,82
Autres dépenses de fonctionnement 5,09 - 4,0 % 4,89 - 0,9 % 4,85 + 9,8 % 5,33

Recettes de fonctionnement (2) 122,48 + 1,9 % 124,86 + 2,3 % 129,71 - 1,3 % 128,03
Impôts et taxes 72,69 + 2,5 % 74,47 + 2,9 % 78,36 + 0,6 % 78,87
Concours de l’État 22,56 - 0,6 % 22,43 + 0,9 % 22,60 + 0,6 % 22,75
Subventions reçues et participations 6,55 - 3,5 % 6,32 + 0,3 % 6,47 + 4,6 % 6,76
Ventes de biens et services 14,88 + 7,5 % 15,99 + 2,8 % 16,51 - 13,5 % 14,28
Autres recettes de fonctionnement 5,81 - 2,7 % 5,65 + 0,6 % 5,77 - 6,9 % 5,37

Épargne brute (3) = (2) - (1) 20,58 + 7,6 % 22,15 + 4,4 % 23,17 - 5,4 % 21,90

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 34,75 + 7,0 % 37,18 + 14,1 % 42,58 - 15,3 % 36,05
Dépenses d’équipement 30,16 + 8,4 % 32,69 + 14,6 % 37,48 - 17,1 % 31,08
Subventions d’équipement versées 2,12 + 8,8 % 2,31 + 13,4 % 2,71 + 4,1 % 2,82
Autres dépenses d’investissement 2,47 - 11,8 % 2,18 + 8,3 % 2,39 - 9,9 % 2,15

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 14,88 + 9,0 % 16,22 + 7,1 % 17,43 - 8,2 % 16,00
FCTVA 3,22 + 10,1 % 3,55 + 9,3 % 3,88 + 8,3 % 4,20
Dotations et subventions d’équipement 6,85 + 13,3 % 7,76 + 9,7 % 8,53 - 4,4 % 8,16
Autres recettes d’investissement 4,81 + 2,1 % 4,91 + 1,2 % 5,02 - 27,6 % 3,64

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 136,66 + 2,4 % 139,89 + 5,1 % 149,13 - 4,7 % 142,18
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 137,37 + 2,7 % 141,09 + 2,8 % 147,15 - 2,1 % 144,03
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) + 0,71 + 1,19 - 1,98 + 1,85

Remboursements de dette (8) 10,49 + 3,4 % 10,85 + 2,1 % 11,13 - 3,0 % 10,79
Emprunts (9) 11,09 - 2,0 % 10,87 + 15,8 % 12,24 - 2,3 % 11,96
Flux net de dette = (9) - (8) + 0,60 + 0,02 + 1,11 + 1,17

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 147,15 + 2,4 % 150,74 + 4,9 % 160,26 - 4,5 % 152,98
Recettes totales (11) = (7) + (9) 148,46 + 2,4 % 151,96 + 3,8 % 159,39 - 2,1 % 155,99
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) + 1,31 + 1,22 - 0,87 + 3,01
Dette au 31 décembre (12) (c) 115,67 + 0,6 % 116,39 + 0,9 % 117,39 + 1,5 % 119,10

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 16,8 % + 0,9 pt 17,7 % + 0,4 pt 17,9 % - 0,8 pt 17,1 %
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 8,2 % + 0,8 pt 9,0 % + 0,4 pt 9,3 % - 0,6 pt 8,7 %
Taux d’endettement = (12) / (2) 94,4 % - 1,2 pt 93,2 % - 1,3 pt 90,5 % + 2,5 pts 93,0 %
Capacité de désendettement = (12) / (3) 5,6 ans - 0,4 an 5,3 ans - 0,2 an 5,1 ans + 0,4 an 5,4 ans
(a) Y compris métropole de Lyon et, à partir de 2016, les établissements publics territoriaux (EPT) de la métropole du Grand Paris (MGP).
(b) Évolution calculée à périmètre constant, c’est-à-dire hors Ville de Paris.
(c) La dette de l’année N n’est pas exactement égale à la dette de l’année N - 1 augmentée du flux net de dette de l’année N, du fait de
certaines différences conceptuelles entre le stock et les flux reportés ici.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux et annexes, consolidés des flux croisés. Montants
en opérations réelles calculés hors gestion active de la dette.

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A N N E X E 2 D – L E S F I N A N C E S D E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S ( C O N S O L I D AT I O N E N T R E C O L L E C T I V I T É S )

D2. Consolidation entre personnes morales distinctes : ensemble (y compris syndicats)

Lecture : les dépenses d’intervention consolidés de l’ensemble des collectivités locales sont égales à la somme des dépenses d’intervention
consolidées du bloc communal (voir D1), des syndicats (voir C5), des départements (voir C3) et des régions (voir C4) de laquelle on soustrait
les subventions de fonctionnement entre personnes morales distinctes : du bloc communal auquel on ajoute les syndicats à cette étape de la
consolidation (BC) aux départements et aux régions (et CTU), des départements au BC et aux régions, des régions au BC et aux départements
etc. Le flux de subvention de fonctionnement du BC (y compris syndicats) aux départements est estimé par le débit net des comptes 65733
et 6552 des communes (hors Martinique et Guyane). Ces subventions du BC aux départements se retrouvent par symétrie en recette des
départements, et elles sont donc soustraites aussi des recettes de fonctionnement (dans le sous-total « Subventions reçues et participations »).

Bloc communal y compris syndicats [BC] + Départements Comptes qui estiment les flux à neutraliser
+ Régions + CTU
Dépenses de fonctionnement
Achats et charges externes
Frais de personnel
Charges financières
Dépenses d’intervention
Subventions de fonctionnement du BC aux départements Débit net du 65733 et 6552 du BC (hors Martinique et Guyane)
Subventions de fonctionnement du BC aux régions Débit net du 65732 du BC
Subventions de fonctionnement du BC aux CTU Débit net du 65732 et 6552 du BC de Martinique et Guyane
Subventions de fonctionnement des départements au BC Crédit net du 7473 du BC
Subventions de fonctionnement des régions au BC Crédit net du 7472 du BC (hors Martinique et Guyane)
Subventions de fonctionnement des CTU au BC Crédit net du 7472 et 7473 du BC de Martinique et Guyane
Subventions de fonctionnement des régions aux départements Crédit net du 7472 des départements
Subventions de fonctionnement des départements aux régions Débit net du 65732 des départements
Autres dépenses de fonctionnement
Recettes de fonctionnement
Impôts et taxes
Concours de l’État
Subventions reçues et participations
Subventions de fonctionnement du BC aux départements Débit net du 65733 et 6552 du BC (hors Martinique et Guyane)
Subventions de fonctionnement du BC aux régions Débit net du 65732 du BC
Subventions de fonctionnement du BC aux CTU Débit net du 65732 et 6552 du BC de Martinique et Guyane
Subventions de fonctionnement des départements au BC Crédit net du 7473 du BC
Subventions de fonctionnement des régions au BC Crédit net du 7472 du BC (hors Martinique et Guyane)
Subventions de fonctionnement des CTU au BC Crédit net du 7472 et 7473 du BC de Martinique et Guyane
Subventions de fonctionnement des régions aux départements Crédit net du 7472 des départements
Subventions de fonctionnement des départements aux régions Débit net du 65732 des départements
Ventes de biens et services
Autres recettes de fonctionnement
Dépenses d’investissement hors remboursements
Dépenses d’équipement
Subventions d’équipement versées
Subventions d’investissement du BC aux départements Débit du 20413 du BC
Subventions d’investissement du BC aux régions Débit du 20412 du BC
Subventions d’investissement des départements au BC Crédit du 1313, 1323, 1383 du BC
Subventions d’investissement des régions au BC Crédit du 1312, 1322, 1382 du BC
Subventions d’investissement des régions aux départements Crédit du 1312, 1322, 1382 des départements
Subventions d’investissement des départements aux régions Débit du 20412 des départements
Autres dépenses d’investissement
Recettes d’investissement hors emprunts
FCTVA
Autres dotations et subventions d’équipement
Subventions d’investissement du BC aux départements Débit du 20413 du BC
Subventions d’investissement du BC aux régions Débit du 20412 du BC
Subventions d’investissement des départements au BC Crédit du 1313, 1323, 1383 du BC
Subventions d’investissement des régions au BC Crédit du 1312, 1322, 1382 du BC
Subventions d’investissement des régions aux départements Crédit du 1312, 1322, 1382 des départements
Subventions d’investissement des départements aux régions Débit du 20412 des départements
Autres recettes d’investissement
Remboursements d’emprunts du BC aux régions Débit du 16872 du BC
Remboursements d’emprunts du BC aux départements Débit du 16873 du BC
Remboursements d’emprunts des régions au BC Crédit du 27632 du BC
Remboursements d’emprunts des départements au BC Crédit du 27633 du BC
Remboursements de dette
Remboursements d’emprunts du BC aux régions Débit du 16872 du BC

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A N N E X E 2 D – L E S F I N A N C E S D E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S ( C O N S O L I D AT I O N E N T R E C O L L E C T I V I T É S )

Bloc communal y compris syndicats [BC] + Départements Comptes qui estiment les flux à neutraliser
+ Régions + CTU
Remboursements d’emprunts du BC aux départements Débit du 16873 du BC
Remboursements d’emprunts des régions au BC Crédit du 27632 du BC
Remboursements d’emprunts des départements au BC Crédit du 27633 du BC
Emprunts

D2. Consolidation de l’ensemble des collectivités (y compris syndicats)(a)


en milliards d’euros
2017 2018/ 2018 2019/ 2019 2020/ 2020
2017 2018 2019
Valeurs provisoires
Dépenses de fonctionnement (1) 190,81 + 0,9 % 192,53 + 1,7 % 195,74 - 0,2 % 195,38
Achats et charges externes 43,26 + 2,7 % 44,44 + 3,6 % 46,03 - 3,1 % 44,59
Frais de personnel 66,92 + 0,8 % 67,48 + 1,7 % 68,63 + 1,1 % 69,39
Charges financières 5,27 - 5,2 % 5,00 - 5,9 % 4,71 - 6,9 % 4,38
Dépenses d’intervention 68,50 + 0,6 % 68,93 + 1,3 % 69,80 + 0,0 % 69,82
Autres dépenses de fonctionnement 6,86 - 2,6 % 6,68 - 1,6 % 6,57 + 9,5 % 7,19

Recettes de fonctionnement (2) 228,30 + 1,6 % 231,89 + 2,8 % 238,42 - 1,8 % 234,04
Impôts et taxes 140,30 + 5,2 % 147,66 + 3,4 % 152,70 - 1,3 % 150,71
Concours de l’État 38,95 - 10,7 % 34,79 + 0,7 % 35,02 - 0,0 % 35,02
Subventions reçues et participations 17,76 - 1,4 % 17,51 + 2,1 % 17,87 + 3,9 % 18,57
Ventes de biens et services 21,94 + 4,5 % 22,92 + 3,5 % 23,73 - 11,1 % 21,10
Autres recettes de fonctionnement 9,35 - 3,6 % 9,01 + 0,8 % 9,09 - 4,9 % 8,64

Épargne brute (3) = (2) - (1) 37,49 + 5,0 % 39,36 + 8,4 % 42,68 - 9,4 % 38,66

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 57,18 + 5,7 % 60,41 + 12,4 % 67,93 - 7,6 % 62,79
Dépenses d’équipement 44,95 + 7,0 % 48,09 + 12,7 % 54,18 - 12,8 % 47,24
Subventions d’équipement versées 8,43 + 6,0 % 8,93 + 11,5 % 9,96 + 17,6 % 11,72
Autres dépenses d’investissement 3,80 - 10,9 % 3,39 + 11,8 % 3,78 + 1,4 % 3,84

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 21,09 + 9,9 % 23,18 + 5,5 % 24,46 - 3,5 % 23,61
FCTVA 4,82 + 7,0 % 5,15 + 6,7 % 5,50 + 7,9 % 5,94
Dotations et subventions d’équipement 9,99 + 14,4 % 11,43 + 6,7 % 12,20 + 2,4 % 12,49
Autres recettes d’investissement 6,28 + 5,0 % 6,60 + 2,4 % 6,76 - 23,3 % 5,18

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 247,99 + 2,0 % 252,94 + 4,2 % 263,67 - 2,1 % 258,17
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 249,39 + 2,3 % 255,08 + 3,1 % 262,87 - 2,0 % 257,65
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) + 1,40 + 2,13 - 0,79 - 0,52

Remboursements de dette (8) 17,22 + 3,7 % 17,85 + 1,2 % 18,07 - 0,0 % 18,07
Emprunts (9) 17,81 + 1,3 % 18,04 + 3,4 % 18,66 + 23,2 % 22,99
Flux net de dette = (9) - (8) + 0,59 + 0,18 + 0,59 + 4,92

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 265,21 + 2,1 % 270,79 + 4,0 % 281,73 - 2,0 % 276,24
Recettes totales (11) = (7) + (9) 267,20 + 2,2 % 273,11 + 3,1 % 281,53 - 0,3 % 280,63
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) + 1,98 + 2,32 - 0,20 + 4,40
Dette au 31 décembre (12) (b) 194,08 + 0,4 % 194,80 + 0,5 % 195,79 + 2,7 % 201,04

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 16,4 % + 0,6 pt 17,0 % + 0,9 pt 17,9 % - 1,4 pt 16,5 %
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 8,9 % + 0,4 pt 9,3 % + 1,0 pt 10,3 % - 1,5 pt 8,8 %
Taux d’endettement = (12) / (2) 85,0 % - 1,0 pt 84,0 % - 1,9 pt 82,1 % + 3,8 pts 85,9 %
Capacité de désendettement = (12) / (3) 5,2 ans - 0,2 an 4,9 ans - 0,4 an 4,6 ans + 0,6 an 5,2 ans
(a) Non compris les établissements publics locaux.
(b) La dette de l’année N n’est pas exactement égale à la dette de l’année N - 1 augmentée du flux net de dette de l’année N, du fait de
certaines différences conceptuelles entre le stock et les flux reportés ici.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux et annexes, consolidés des flux croisés. Montants
en opérations réelles calculés hors gestion active de la dette.

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A N N E X E 2 E – L E S F I N A N C E S D E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S ( E S T I M AT I O N S 2 0 2 1 )

E. Estimations 2021 des finances départementales


et régionales LEANA CARELLE MADJOU FOTSING (DGCL)

Ces tableaux présentent les estimations réalisées à partir des prévisions d’évo-
lution inscrites aux budgets primitifs des départements et des régions, et appli-
quées aux premiers résultats des comptes de gestion.

E1. Départements (estimations 2021)


en milliards d’euros
(a)
2020 2021/2020 2021(a)
Dépenses de fonctionnement (1) 57,03 + 3,3 % 58,94
Achats et charges externes 3,69 + 1,9 % 3,76
Frais de personnel 12,04 + 1,4 % 12,21
Charges financières 0,63 - 6,3 % 0,59
Dépenses d’intervention 39,90 + 4,3 % 41,60
Autres dépenses de fonctionnement 0,77 + 0,5 % 0,78
Recettes de fonctionnement (2) 64,88 + 2,3 % 66,39
Impôts et taxes 47,65 + 3,2 % 49,19
– impôts locaux 21,62 - 49,4 % 10,94
– autres impôts et taxes 26,03 + 46,9 % 38,25
dont : DMTO 11,31 - 11,3 % 10,02
TICPE 5,35 - 14,4 % 4,58
TSCA 7,52 - 12,7 % 6,56
Concours de l’État 10,27 - 0,5 % 10,22
– dotation globale de fonctionnement (DGF) 8,01 - 0,4 % 7,98
– autres dotations 0,46 + 0,3 % 0,46
– péréquations et compensations fiscales 1,81 - 1,6 % 1,78
Subventions reçues et participations 4,68 + 2,6 % 4,80
Ventes de biens et services 0,43 - 7,3 % 0,40
Autres recettes de fonctionnement 1,86 - 3,7 % 1,79
Épargne brute (3) = (2) - (1) 7,85 - 5,1 % 7,45
Épargne nette = (3) - (8) 4,57 - 10,6 % 4,09
Dépenses d’investissement hors remboursements (4) 10,41 + 8,6 % 11,30
Dépenses d’équipement 6,53 + 10,3 % 7,21
Subventions d’équipement versées 3,61 + 8,5 % 3,92
Autres dépenses d’investissement 0,27 - 32,0 % 0,18
Recettes d’investissement hors emprunts (5) 2,44 + 7,5 % 2,63
FCTVA 0,98 + 5,3 % 1,03
Autres dotations et subventions d’investissement 1,13 + 17,9 % 1,34
Autres recettes d’investissement 0,33 - 21,3 % 0,26
Dépenses totales hors remboursements (6) = (1) + (4) 67,44 + 4,2 % 70,24
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 67,33 + 2,5 % 69,02
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) - 0,11 - 1,22
Remboursements de dette (8) 3,28 + 2,5 % 3,36
Emprunts (9) 4,20 + 16,3 % 4,89
Flux net de dette = (9) - (8) 0,92 1,52
Dépenses totales (10) = (6) + (8) 70,72 + 4,1 % 73,61
Recettes totales (11) = (7) + (9) 71,53 + 3,3 % 73,91
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) 0,81 0,30
Dette au 31 décembre (12) 32,40 + 4,7 % 33,93
Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 12,1 % + 0,9 pt 11,2 %
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 7,0 % + 0,9 pt 6,2 %
Taux d’endettement = (12) / (2) 49,9 % - 1,2 pt 51,1 %
Capacité de désendettement = (12) / (3) 4,1 ans - 0,4 an 4,6 ans
(a) Estimations obtenues à partir de l’évolution des budgets primitifs des départements 2020 et 2021 en opérations budgétaires.
Source : DGCL. Données DGFiP.

141
A N N E X E 2 E – L E S F I N A N C E S D E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S ( E S T I M AT I O N S 2 0 2 1 )

E2. Régions et CTU (estimations 2021)


en milliards d’euros
2020 2021/2020 (a) 2021(a)
Dépenses de fonctionnement (1) 21,81 + 2,3 % 22,30
Achats et charges externes 3,83 + 5,9 % 4,06
Frais de personnel 4,12 + 2,0 % 4,21
Charges financières 0,56 - 2,0 % 0,55
Dépenses d’intervention 12,91 + 1,7 % 13,13
Autres dépenses de fonctionnement 0,38 - 6,9 % 0,35
Recettes de fonctionnement (2) 26,86 - 1,7 % 26,40
Impôts et taxes 22,04 - 4,5 % 21,05
– impôts locaux 8,74 - 113,8 % - 1,21
– autres impôts et taxes 13,30 + 67,2 % 22,25
dont : cartes grises 2,09 - 33,1 % 1,40
TICPE 5,03 + 13,4 % 5,71
Concours de l’État 1,93 + 7,1 % 2,07
– dotation globale de fonctionnement (DGF) 0,30 - 0,2 % 0,30
– autres dotations 1,00 + 12,2 % 1,13
– péréquations et compensations fiscales 0,62 + 2,6 % 0,64
Subventions reçues et participations 2,34 + 18,5 % 2,78
Ventes de biens et services 0,15 - 18,7 % 0,12
Autres recettes de fonctionnement 0,40 - 1,4 % 0,40
Épargne brute (3) = (2) - (1) 5,05 - 18,8 % 4,10
Épargne nette = (3) - (8) 2,67 - 33,4 % 1,77
Dépenses d’investissement hors remboursements (4) 12,67 + 12,3 % 14,23
Dépenses d’équipement 3,26 + 10,8 % 3,61
Subventions d’équipement versées 8,55 + 11,4 % 9,53
Autres dépenses d’investissement 0,86 + 26,5 % 1,09
Recettes d’investissement hors emprunts (5) 5,27 + 23,8 % 6,53
FCTVA 0,52 - 1,4 % 0,51
Autres dotations et subventions d’investissement 4,19 + 16,9 % 4,90
Autres recettes d’investissement 0,56 + 99,3 % 1,11
Dépenses totales hors remboursements (6) = (1) + (4) 34,48 + 6,0 % 36,53
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 32,13 + 2,5 % 32,93
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) - 2,34 - 3,60
Remboursements de dette (8) 2,39 - 2,5 % 2,33
Emprunts (9) 4,80 + 14,0 % 5,47
Flux net de dette = (9) - (8) 2,41 3,14
Dépenses totales (10) = (6) + (8) 36,86 + 5,4 % 38,86
Recettes totales (11) = (7) + (9) 36,93 + 4,0 % 38,40
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) 0,07 - 0,46
Dette au 31 décembre (12) 30,50 + 10,3 % 33,65
Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 18,8 % + 3,3 pts 15,5 %
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 9,9 % + 3,2 pts 6,7 %
Taux d’endettement = (12) / (2) 113,5 % - 13,9 pts 127,4 %
Capacité de désendettement = (12) / (3) 6,0 ans - 2,2 ans 8,2 ans
(a) Estimations obtenues à partir de l’évolution des budgets primitifs des départements 2020 et 2021 en opérations budgétaires.
Source : DGCL. Données DGFiP.

142
A N N E X E 2 F – L E S F I N A N C E S D E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S ( P R É S E N TAT I O N F O N C T I O N N E L L E )

F. Présentation fonctionnelle des comptes en 2020


 GUILL AUME LEFORESTIER, LEANA CARELLE MADJOU FOTSING, X AVIER NIEL (DGCL)

F1. Communes de 3 500 habitants ou plus


en millions d’euros
2020 Fonction­ Investissement Total Part dans Évolution
nement (hors remb.) le budget 2020/2019
Services généraux des administrations publiques locales 18 595 3 109 21 704 30,6 % - 1,8 %
Autres opérations non ventilées 1 896 581 2 478 3,5 % - 5,4 %
Administration générale 15 700 2 367 18 066 25,5 % - 0,9 %
Conseil, assemblée locale 554 80 634 0,9 % - 4,0 %
Coopération décentralisée et actions interrégionales,
actions européennes et internationales 35 4 39 0,1 % - 18,5 %
Gestion des fonds européens 1 0 1 0,0 % - 55,4 %
Sécurité et salubrité publiques 2 775 275 3 050 4,3 % + 3,5 %
Services communs 32 2 34 0,0 % + 43,1 %
Gendarmerie, police, sécurité, justice 1 645 162 1 807 2,5 % + 0,7 %
Pompiers, incendies et secours 710 50 760 1,1 % + 4,5 %
Hygiène et salubrité publique 121 12 133 0,2 % + 21,4 %
Autres services de protection civile 236 41 277 0,4 % + 10,2 %
Enseignement, formation et apprentissage 8 540 2 109 10 649 15,0 % - 5,7 %
Services communs 1 174 176 1 350 1,9 % - 1,0 %
Enseignement du premier degré 4 473 1 586 6 059 8,5 % - 5,7 %
Enseignement du second degré 94 73 167 0,2 % + 13,1 %
Enseignement supérieur, professionnel et continue 100 45 145 0,2 % + 12,1 %
Hébergement et restauration scolaire 2 166 171 2 336 3,3 % - 8,3 %
Autres services annexes de l’enseignement 373 8 381 0,5 % - 11,6 %
Culture 4 186 1 083 5 269 7,4 % - 8,3 %
Services communs 463 90 553 0,8 % + 0,8 %
Expression et action culturelles 2 229 416 2 645 3,7 % - 10,3 %
Conservation et diffusion des patrimoines 1 438 545 1 983 2,8 % - 7,6 %
Sport et jeunesse 5 308 1 834 7 143 10,1 % - 7,3 %
Services communs 976 58 1 034 1,5 % - 6,9 %
Sports 1 815 1 505 3 321 4,7 % - 9,5 %
Jeunesse et loisirs 2 396 207 2 603 3,7 % - 4,6 %
Vie sociale et citoyenne 40 7 47 0,1 % + 1,2 %
Santé, action sociale et familiale 7 738 464 8 201 11,6 % + 1,1 %
Services communs 1 814 68 1 883 2,7 % + 3,1 %
Santé 383 45 428 0,6 % + 20,1 %
Petite enfance 3 002 223 3 225 4,5 % - 2,5 %
Personnes handicapées 17 13 31 0,0 % - 11,6 %
Personnes âgées 329 30 359 0,5 % - 9,6 %
Autres actions sociales et familiales 1 193 74 1 268 1,8 % + 3,3 %
APA 126 0 126 0,2 % - 7,0 %
RSA-Régularisations du RMI 444 0 444 0,6 % + 7,3 %
Logement, habitat 199 459 658 0,9 % - 10,1 %
Services communs 63 34 96 0,1 % - 13,8 %
Logement, habitat 133 420 553 0,8 % - 9,7 %
Environnement, aménagement et services urbains 6 122 3 235 9 356 13,2 % - 4,8 %
Services communs 1 505 529 2 034 2,9 % - 5,0 %
Eau et assainissement 176 46 222 0,3 % + 12,1 %
Déchets et propreté urbaine 1 363 71 1 434 2,0 % + 2,6 %
Éclairage public 587 342 928 1,3 % - 2,2 %
Espaces verts urbains 1 885 384 2 269 3,2 % - 3,2 %
Autres aménagements et services urbains divers 447 1 711 2 159 3,0 % - 11,2 %
Transports 1 818 2 241 4 060 5,7 % - 12,3 %
Services communs 13 2 15 0,0 % + 3,8 %
Transports scolaires 44 0 44 0,1 % - 26,3 %
Transports (hors scolaire) 510 75 586 0,8 % - 1,6 %
Voirie et routes 1 041 1 949 2 990 4,2 % - 14,4 %
Équipement de voirie 188 183 371 0,5 % - 7,5 %
Infrastructures et services liés aux transports 23 31 54 0,1 % - 17,3 %
Action économique transversale 567 314 881 1,2 % - 2,6 %
Services communs 4 0 4 0,0 % + 12,5 %
Interventions économiques 165 81 246 0,3 % - 9,4 %
Foires et marchés 84 77 162 0,2 % - 7,6 %
Aides au tourisme 156 44 199 0,3 % - 0,8 %
Autres aides sectorielles 153 107 260 0,4 % + 9,1 %
TOTAL 55 847 15 123 70 970 100,0 % - 4,1 %
Certaines dépenses ventilées au niveau de la fonction ne sont pas ventilées au niveau des sous-fonctions. Le total est donc parfois légè-
rement supérieur à la somme des sous-totaux.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux – opérations réelles.

143
A N N E X E 2 F – L E S F I N A N C E S D E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S ( P R É S E N TAT I O N F O N C T I O N N E L L E )

F2. Métropoles, communautés urbaines (CU), communautés d’agglomération (CA),


communautés de communes (CC) de 10 000 habitants ou plus
en millions d’euros
2020 Fonction­ Investissement Total Part dans Évolution
nement (hors remb.) le budget 2020/2019
Services généraux des administrations publiques locales 7 774 1 577 9 351 26,2 % - 6,4 %
Autres opérations non ventilées 1 585 508 2 092 5,9 % - 26,2 %
Administration générale 5 849 1 017 6 866 19,2 % + 1,5 %
Conseil, assemblée locale 193 2 194 0,5 % - 0,8 %
Coopération décentralisée et actions interrégionales,
actions européennes et internationales 18 5 22 0,1 % - 6,9 %
Gestion des fonds européens 11 1 12 0,0 % + 6,8 %
Sécurité et salubrité publiques 1 339 65 1 404 3,9 % + 3,4 %
Services communs 14 1 15 0,0 % - 4,9 %
Gendarmerie, police, sécurité, justice 57 25 82 0,2 % + 8,2 %
Pompiers, incendies et secours 1 202 27 1 229 3,4 % + 2,1 %
Hygiène et salubrité publique 27 2 28 0,1 % + 83,3 %
Autres services de protection civile 27 9 36 0,1 % + 7,9 %
Enseignement, formation et apprentissage 580 339 919 2,6 % - 0,9 %
Services communs 30 6 36 0,1 % + 0,3 %
Enseignement du premier degré 175 110 285 0,8 % + 2,2 %
Enseignement du second degré 61 68 128 0,4 % + 19,6 %
Enseignement supérieur, professionnel et continu 90 131 221 0,6 % - 9,1 %
Hébergement et restauration scolaire 178 16 194 0,5 % - 4,3 %
Autres services annexes de l’enseignement 40 8 49 0,1 % - 7,0 %
Culture 1 601 388 1 989 5,6 % - 4,0 %
Services communs 147 17 164 0,5 % - 6,8 %
Expression et action culturelles 895 209 1 104 3,1 % - 2,6 %
Conservation et diffusion des patrimoines 537 156 692 1,9 % - 5,2 %
Sport et jeunesse 1 505 742 2 247 6,3 % - 2,2 %
Services communs 105 12 117 0,3 % - 5,2 %
Sports 945 665 1 610 4,5 % - 1,3 %
Jeunesse et loisirs 417 46 464 1,3 % - 2,9 %
Vie sociale et citoyenne 0 0 0 0,0 % n. s.
Santé, action sociale et familiale 2 288 203 2 491 7,0 % + 3,6 %
Services communs 267 38 305 0,9 % + 9,6 %
Santé 33 22 55 0,2 % + 17,3 %
Petite enfance 695 64 759 2,1 % - 1,6 %
Personnes handicapées 2 1 3 0,0 % - 36,6 %
Personnes âgées 129 12 141 0,4 % + 8,2 %
Autres actions sociales et familiales 729 54 783 2,2 % + 1,7 %
APA 112 0 112 0,3 % + 6,7 %
RSA-Régularisations du RMI 288 0 288 0,8 % + 10,5 %
Logement, habitat 204 560 764 2,1 % - 3,0 %
Services communs 85 128 213 0,6 % + 1,4 %
Logement, habitat 116 422 538 1,5 % - 4,9 %
Environnement, aménagement et services urbains 6 831 2 436 9 267 26,0 % + 0,7 %
Services communs 752 335 1 086 3,0 % + 4,0 %
Eau et assainissement 411 243 654 1,8 % + 6,5 %
Déchets et propreté urbaine 4 488 326 4 814 13,5 % - 1,0 %
Éclairage public 203 131 335 0,9 % - 5,0 %
Espaces verts urbains 248 48 296 0,8 % - 0,2 %
Autres aménagements et services urbains divers 631 1 317 1 948 5,5 % + 2,6 %
Transports 2 402 2 214 4 616 12,9 % - 4,3 %
Services communs 95 1 96 0,3 % + 3,2 %
Transports scolaires 129 1 130 0,4 % - 23,6 %
Transports (hors scolaire) 1 227 233 1 460 4,1 % + 5,0 %
Voirie et routes 839 1 796 2 635 7,4 % - 9,2 %
Équipement de voirie 86 116 202 0,6 % + 0,2 %
Infrastructures et services liés aux transports 26 67 93 0,3 % + 36,2 %
Action économique transversale 1 459 1 188 2 647 7,4 % + 11,3 %
Services communs 51 38 89 0,2 % + 55,2 %
Interventions économiques 734 659 1 393 3,9 % + 4,1 %
Foires et marchés 31 18 50 0,1 % + 6,4 %
Aides au tourisme 418 130 548 1,5 % + 0,2 %
Autres aides sectorielles 198 326 524 1,5 % + 49,5 %
TOTAL 25 983 9 713 35 695 100,0 % - 1,5 %
Certaines dépenses ventilées au niveau de la fonction ne sont pas ventilées au niveau des sous-fonctions. Le total est donc parfois légè-
rement supérieur à la somme des sous-totaux.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux – opérations réelles.

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A N N E X E 2 F – L E S F I N A N C E S D E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S ( P R É S E N TAT I O N F O N C T I O N N E L L E )

F3. Départements
en millions d’euros

2020 Fonctionnement Investissement Total Part dans Évolution


(hors remb.) le budget
Services généraux 5 399 1 160 6 559 9,7 % + 4,6 %
Sécurité 2 651 184 2 834 4,2 % + 2,4 %
dont incendie et secours 2 614 157 2 771 4,1 % + 2,0 %
Enseignement 3 293 2 145 5 438 8,1 % + 0,9 %
dont collèges 2 453 2 005 4 457 6,6 % + 1,4 %
dont enseignement supérieur 63 47 110 0,2 % - 10,3 %
dont autres services périscolaires
et annexes 94 12 106 0,2 % + 0,5 %
Culture, vie sociale, jeunesse,
sports et loisirs 1 304 512 1 816 2,7 % + 0,6 %
dont culture 653 281 934 1,4 % - 0,6 %
dont sport 265 167 432 0,6 % + 0,6 %
dont jeunesse (action
socio-éducative…) et loisirs 82 33 116 0,2 % + 7,0 %
Prévention médico-sociale 878 33 911 1,4 % + 2,0 %
dont PMI et planification familiale 355 6 361 0,5 % - 2,0 %
dont prévention et éducation
pour la santé 76 3 79 0,1 % + 9,8 %
Action sociale
(hors RMI, APA et RSA) 22 021 364 22 385 33,2 % + 2,8 %
dont famille et enfance 8 337 82 8 419 12,5 % + 3,1 %
dont personnes handicapées 8 262 32 8 294 12,3 % + 1,2 %
dont personnes âgées 2 389 134 2 523 3,7 % + 0,9 %
APA 6 024 1 6 025 8,9 % + 2,1 %
dont APA à domicile 3 503 0 3 503 5,2 % + 2,8 %
dont APA versée au bénéficiaire
en établissement 199 0 199 0,3 % - 6,7 %
dont APA versée à l’établissement 2 190 0 2 190 3,2 % + 1,9 %
RMI et RSA 11 195 7 11 202 16,6 % - 0,3 %
dont insertion sociale 616 1 616 0,9 % - 7,2 %
dont insertion professionnelle 434 2 435 0,6 % + 0,5 %
dont allocations RSA 9 859 0 9 859 14,6 % + 0,2 %
Réseaux et infrastructures 2 181 3 822 6 003 8,9 % - 0,4 %
dont réseau routier départemental 1 059 3 018 4 077 6,0 % + 1,3 %
Aménagement et environnement 649 1 493 2 142 3,2 % + 1,6 %
dont aménagement
et développement urbain 60 426 486 0,7 % + 1,3 %
dont logement 85 312 396 0,6 % - 1,5 %
dont environnement 203 225 428 0,6 % + 7,5 %
Transports 756 248 1 004 1,5 % - 12,1 %
dont transports scolaires 301 0 301 0,4 % - 20,1 %
dont transports publics de voyageurs 397 212 609 0,9 % - 9,8 %
Développement économique 680 442 1 122 1,7 % + 12,0 %
dont structures d’animation
et de développement économique 105 81 185 0,3 % + 15,8 %
dont agriculture et pêche 182 95 277 0,4 % - 0,1 %
dont développement touristique 270 123 393 0,6 % + 23,6 %
Total 57 031 10 409 67 441 100,0 % + 1,7 %

Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

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A N N E X E 2 F – L E S F I N A N C E S D E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S ( P R É S E N TAT I O N F O N C T I O N N E L L E )

F4. Régions et CTU
en millions d’euros

2020 Fonctionnement Investissement Total Part dans Évolution


(hors remb.) le budget
Services généraux 3 064 259 3 324 9,6 % + 1,5 %
Formation professionnelle
et apprentissage 3 889 196 4 085 11,8 % - 22,8 %
dont formation professionnelle 2 420 9 2 429 7,0 % + 4,4 %
dont apprentissage 216 157 373 1,1 % - 79,1 %
dont formation sanitaire et sociale 1 219 28 1 246 3,6 % + 9,4 %
Enseignement 3 920 2 678 6 598 19,1 % - 0,8 %
dont lycées publics 3 186 2 086 5 273 15,3 % + 0,2 %
dont lycées privés 415 126 542 1,6 % + 0,2 %
dont enseignement supérieur 95 207 302 0,9 % - 0,8 %
Culture, sports et loisirs 692 446 1 139 3,3 % + 5,1 %
dont culture 495 243 738 2,1 % + 5,1 %
dont sports 153 189 341 1,0 % + 13,4 %
Santé et action sociale 988 46 1 034 3,0 % + 34,1 %
Aménagement des territoires 147 1 183 1 330 3,9 % + 8,8 %
dont agglomérations
et villes moyennes 2 201 203 0,6 % + 6,0 %
dont espace rural et autres espaces
de développement 33 420 453 1,3 % + 20,3 %
dont habitat (logement) 2 117 119 0,3 % - 13,0 %
Gestion des fonds européens 667 1 823 2 490 7,2 % + 16,5 %
Environnement 223 338 561 1,6 % + 14,0 %
dont politique de l’eau 26 76 102 0,3 % + 25,1 %
dont politique de l’énergie 27 159 186 0,5 % + 17,6 %
dont patrimoine naturel 75 46 121 0,4 % + 0,4 %
Transports 7 257 3 078 10 336 30,0 % + 0,7 %
dont transport ferroviaire régional
de voyageurs 3 380 1 631 5 011 14,5 % + 4,8 %
dont gares et autres infrastructures
ferroviaires 15 484 499 1,4 % + 2,3 %
dont transports scolaires 1 341 2 1 343 3,9 % - 1,5 %
dont transports interurbains 605 16 621 1,8 % + 2,8 %
dont transports mixtes 576 17 593 1,7 % - 18,5 %
dont voirie nationale 0 162 162 0,5 % + 60,7 %
dont voirie régionale 57 249 306 0,9 % - 23,1 %
Action économique 961 2 620 3 581 10,4 % + 47,0 %
dont interventions économiques
transversales 192 650 842 2,4 % + 97,7 %
dont recherche et innovation 180 315 495 1,4 % - 15,4 %
dont agriculture, pêche,
agroalimentaire 205 345 550 1,6 % + 3,3 %
dont industrie, artisanat, commerce
et autres services 227 1 138 1 365 4,0 % + 111,9 %
dont tourisme et thermalisme 131 158 289 0,8 % + 29,4 %
Total 21 810 12 668 34 477 100,0 % + 2,5 %

Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion ; budgets principaux.

146
A N N E X E 2 F – L E S F I N A N C E S D E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S ( P R É S E N TAT I O N F O N C T I O N N E L L E )

F5. Budgets annexes(a)
en millions d’euros

2020 Fonctionnement Investissement Total Part dans Évolution


(hors remb.) le budget
Administration ou activités non ventilées 996 949 1 945 8,6 % - 2,4 %
Enseignement 1er degré (y compris cantines) 89 15 104 0,5 % - 19,2 %
Culture 378 60 438 1,9 % - 14,9 %
Sports 183 108 291 1,3 % - 15,5 %
Tourisme 217 59 276 1,2 % - 14,4 %
Santé, action sociale et familiale
(y compris BA en M22) 976 106 1 082 4,8 % - 5,1 %
Aménagement de zones, lotissements, ateliers 943 298 1 241 5,5 % - 14,4 %
Eau et assainissement 3 437 2 955 6 393 28,4 % - 7,2 %
Collecte et traitement des déchets 3 112 325 3 437 15,3 % + 6,2 %
Protection et mise en valeur
de l’environnement 133 52 186 0,8 % - 1,9 %
Transports (y compris scolaires) 4 651 1 087 5 738 25,5 % - 10,6 %
Production et distribution d’énergie 71 41 112 0,5 % - 21,0 %
Autres activités économiques 892 387 1 279 5,7 % - 6,3 %
Ensemble des activités(b) 16 078 6 442 22 520 100,0 % - 6,7 %
(a) Communes, EPCI à fiscalité propre, y compris les EPT de la MGP et la métropole de Lyon, départements, régions et CTU. Y compris
les budgets annexes en M22 de ces collectivités.
(b) Voir la note du tableau des syndicats.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion.

F6. Syndicats(a)
en millions d’euros

2020 Fonctionnement Investissement Total Part dans Évolution


(hors remb.) le budget
Administration ou activités non ventilées 771 1 090 1 861 10,5 % - 1,9 %
Enseignement 1er degré (y compris cantines) 388 56 445 2,5 % - 9,2 %
Culture 170 18 188 1,1 % - 5,6 %
Sports 93 34 127 0,7 % - 17,0 %
Tourisme 96 49 145 0,8 % - 1,5 %
Santé, action sociale et familiale
(y compris BA en M22) 439 19 458 2,6 % - 3,2 %
Aménagement de zones, lotissements, ateliers 69 36 105 0,6 % - 23,2 %
Eau et assainissement 2 030 1 883 3 913 22,1 % - 4,0 %
Collecte et traitement des déchets 3 668 654 4 322 24,4 % - 2,7 %
Protection et mise en valeur
de l’environnement 367 251 618 3,5 % - 3,2 %
Transports (y compris scolaires) 2 060 583 2 643 14,9 % + 0,3 %
Production et distribution d’énergie 523 1 522 2 045 11,5 % - 6,3 %
Autres activités économiques 358 487 845 4,8 % + 0,8 %
Ensemble des activités(b) 11 032 6 683 17 714 100,0 % - 3,2 %
(a) Budgets principaux des syndicats à vocation unique, et ensemble des budgets annexes des syndicats, y compris en M22. Les budgets
principaux des SIVOM ne sont pas inclus. Montants non consolidés entre BP et BA.
(b) La ventilation est faite selon le code d’activité de l’établissement, codée dans le fichier des comptes de gestion. Elle ne reprend pas
la ventilation présentée pour les budgets principaux de ces collectivités, fondée sur la nomenclature fonctionnelle des comptes, car les
comptes des budgets annexes, comme ceux des syndicats et ceux des EPL, ne sont pas codés selon cette ventilation fonctionnelle.
Codes d’activités : administration ou activités non ventilées = 26, 38, 39, 40 ; enseignement du 1er degré = 03, 23 ; culture = 07 ;
sports = 08 ; tourisme = 09, 29, 30 ; santé-social = 05, 06, 31, 32, 33, 50, 51 ; aménagement de zones, ateliers, lotissements = 15, 22,
28, 36 ; eau = 01, OA, OE ; déchets = 10 ; environnement = 25 ; transports = 04, 13, 17 ; énergie = 02 ; autres activités = 11, 12, 14
16, 18, 19, 20, 21, 24, 27, 34, 35, 37.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion.

147
A nnexe 3

Les collectivités locales ultramarines


X AVIER NIEL (DGCL)

Les collectivités territoriales d’outre-mer regroupent deux catégories : les collec-


tivités des départements et régions d’outre-mer (DROM), qui relèvent de l’ar-
ticle 73 de la Constitution, et les collectivités d’outre-mer (COM), qui relèvent
de l’article 74 de la Constitution ; la Nouvelle-Calédonie, quant à elle, est une
collectivité sui generis.

Les départements et les régions de Guadeloupe et de La Réunion, les collecti-


vités territoriales uniques (CTU) de Guyane et de Martinique, le département
de Mayotte, auxquels sont applicables, sauf adaptations éventuelles, les règles
de droit commun, exercent des compétences particulières qui expliquent le
volume de leur budget. Ils disposent de recettes relevant du droit commun
et de recettes fiscales spécifiques : l’octroi de mer, la taxe sur les carburants et
les taxes sur les tabacs et les rhums. Par décision no 940/2014/UE du Conseil
du 17 décembre 2014, les autorités françaises ont obtenu des instances euro-
péennes, à compter du 1er juillet 2015, la reconduction du régime de l’octroi
de mer pour la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, La Réunion et Mayotte
jusqu’au 31 décembre 2020. La loi no 2015-762 du 29 juin 2015 a modifié en
conséquence la loi no 2004-639 du 2 juillet 2004 relative à l’octroi de mer.

Les COM sont constituées de la Polynésie française, du territoire de Wallis-et-


Futuna, de la collectivité de Saint-Pierre-et-Miquelon, de Saint-Barthélemy et
de Saint-Martin. Outre leurs compétences particulières, les COM et la Nouvelle-
Calédonie disposent d’une autonomie en matière fiscale. En effet, les COM
fixent elles-mêmes leurs propres règles fiscales et douanières et perçoivent le
produit de cette fiscalité.

Présentation des comptes consolidés par habitant


Ce rapport présente les comptes par habitant, sous leur forme consolidée, c’est-
à-dire la somme des budgets principaux et des budgets annexes, neutralisée
des flux entre les budgets et entre les niveaux de collectivités (cf. annexe 2 pour
la méthode de consolidation). La part que représentent les budgets annexes dans
l’ensemble des comptes est en effet très différente d’un territoire à l’autre, et
comparer les comptes par habitant sans tenir compte des budgets annexes biai-
serait les comparaisons.

La population de Mayotte est celle estimée par l’Insee chaque année. Elle dif-
fère donc de la population habituellement publiée et qui ne change pas d’un
recensement à un autre.

Toutes les données portent sur 2020 et sont encore provisoires.

148
A N N E X E 3 – L E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S U LT R A M A R I N E S

1. Comptes consolidés des communes des DOM (1/2)

Budgets principaux et annexes consolidés – Guadeloupe Martinique Guyane


Opérations réelles
Population municipale 390 253 - 1,0 % 372 594 - 1,0 % 268 700 - 0,2 %
Population totale (a) 396 153 - 1,0 % 377 711 - 1,2 % 271 124 - 0,3 %
Nombre de communes 32 + 0,0 % 34 + 0,0 % 22 + 0,0 %

Euros Euros Euros


2020 Évolution Évolution Évolution
par habitant (a) par habitant (a) par habitant (a)

Dépenses de fonctionnement (1) 1 452 - 1,2 % 1 412 + 0,2 % 1 182 + 0,1 %


Achats et charges externes 224 - 10,3 % 174 - 12,4 % 261 - 3,9 %
Frais de personnel 1 007 + 2,6 % 951 + 3,4 % 741 + 3,1 %
Charges financières 26 - 15,7 % 28 - 5,5 % 11 - 27,0 %
Dépenses d’intervention 162 - 6,0 % 223 + 1,3 % 142 + 5,3 %
Autres dépenses de fonctionnement 33 - 7,4 % 35 - 12,6 % 26 - 33,3 %

Recettes de fonctionnement (2) 1 499 - 4,6 % 1 481 + 2,7 % 1 282 + 1,4 %


Impôts et taxes 1 135 - 1,8 % 1 108 + 1,3 % 917 + 4,1 %
dont : impôts et taxes DOM et Corse 544 - 2,6 % 569 + 2,4 % 506 + 3,9 %
dont : octroi de mer 493 - 1,4 % 536 + 3,4 % 435 + 3,2 %
Concours de l’État 266 + 3,9 % 268 + 3,0 % 285 + 5,6 %
Subventions reçues et participations 36 - 29,2 % 55 + 24,3 % 34 - 41,9 %
Ventes de biens et services 29 - 37,7 % 23 + 28,9 % 29 - 25,5 %
Autres recettes de fonctionnement 33 - 46,3 % 26 + 3,0 % 18 + 7,1 %

Épargne brute (3) = (2) - (1) 48 - 53,9 % 70 + 103,7 % 100 + 19,6 %

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 238 - 17,9 % 124 - 5,8 % 277 - 13,8 %
Dépenses d’équipement 222 - 21,5 % 117 - 4,4 % 274 - 14,1 %
Subventions d’équipement versées 0 - 92,5 % 5 - 21,7 % 2 + 256,6 %
Autres dépenses d’investissement 16 + 303,1 % 2 - 28,9 % 2 - 28,9 %

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 215 - 3,0 % 105 - 18,3 % 351 + 31,0 %
FCTVA 34 + 6,6 % 8 - 49,9 % 46 + 33,5 %
Dotations et subventions d’équipement 172 + 7,1 % 87 - 11,2 % 303 + 59,6 %
Autres recettes d’investissement 8 - 71,2 % 10 - 30,6 % 2 - 95,9 %

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 1 690 - 3,9 % 1 536 - 0,3 % 1 460 - 2,9 %
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 1 714 - 4,4 % 1 586 + 0,9 % 1 634 + 6,6 %
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) 24 - 10 50 + 20 174 + 144

Remboursements de dette (8) 79 + 0,6 % 83 + 2,6 % 46 + 22,5 %


Emprunts (9) 52 - 17,4 % 31 - 23,3 % 27 + 15,2 %
Flux net de dette = (9) - (8) - 26 - 11 - 52 - 12 - 19 -5

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 1 768 - 3,7 % 1 619 - 0,2 % 1 505 - 2,2 %
Recettes totales (11) = (7) + (9) 1 766 - 4,9 % 1 617 + 0,3 % 1 660 + 6,7 %
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) -2 - 22 -2 +8 155 + 139
Dette au 31 décembre (12) 851 - 2,0 % 998 - 3,4 % 417 - 4,2 %

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 3,2 % - 3,4 pts 4,7 % + 2,3 pts 7,8 % + 1,2 pt
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) - 2,1 % - 3,7 pts - 0,9 % + 2,3 pts 4,3 % + 0,6 pt
Taux d’endettement = (12) / (2) 56,7 % + 1,5 pt 67,4 % - 4,2 pts 32,5 % - 1,9 pt
Délai de désendettement = (12) / (3) 17,9 ans + 9,5 ans 14,3 ans - 15,9 ans 4,2 ans - 1,0 an
(a) Population municipale et comptée à part. Population légale au 1er janvier, sauf Mayotte : estimations de population (Insee). Les totaux
incluant Mayotte sont estimés en conséquence.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion en opérations réelles ; budgets principaux et annexes, y compris les
EPSM (M22). Montants calculés hors gestion active de la dette. Insee, recensement de la population.

149
A N N E X E 3 – L E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S U LT R A M A R I N E S

1. Comptes consolidés des communes des DOM (2/2)

Budgets principaux et annexes consolidés – La Réunion Mayotte France métropolitaine


Opérations réelles
Population municipale 853 659 + 0,1 % 278 926 + 3,6 % 64 639 133 + 0,3 %
Population totale (a) 863 063 + 0,0 % 285 860 + 3,6 % 65 853 041 + 0,0 %
Nombre de communes 24 + 0,0 % 17 + 0,0 % 34 839 - 0,0 %

Euros Euros Euros


2020 Évolution Évolution Évolution
par habitant (a) par habitant (a) par habitant (a)

Dépenses de fonctionnement (1) 1 348 + 2,7 % 633 + 5,6 % 1 040 - 1,6 %


Achats et charges externes 195 - 9,2 % 117 - 4,5 % 258 - 7,4 %
Frais de personnel 859 - 0,1 % 435 + 8,3 % 564 + 0,2 %
Charges financières 24 - 17,4 % 3 - 3,4 % 25 - 9,3 %
Dépenses d’intervention 179 - 1,0 % 56 + 0,3 % 146 - 0,2 %
Autres dépenses de fonctionnement 89 + 249,3 % 22 + 33,8 % 47 + 11,3 %

Recettes de fonctionnement (2) 1 419 - 2,3 % 666 - 1,8 % 1 232 - 2,7 %


Impôts et taxes 1 049 + 0,3 % 361 + 0,1 % 806 + 0,1 %
dont : impôts et taxes DOM et Corse 433 - 1,4 % 254 - 2,4 % 0 + 106,2 %
dont : octroi de mer 381 - 0,0 % 246 + 0,6 % - -
Concours de l’État 237 + 5,0 % 260 + 1,0 % 210 + 1,0 %
Subventions reçues et participations 64 - 13,4 % 37 - 18,8 % 60 + 5,3 %
Ventes de biens et services 40 - 49,2 % 4 - 22,9 % 106 - 23,5 %
Autres recettes de fonctionnement 29 + 2,2 % 5 - 52,7 % 51 - 12,4 %

Épargne brute (3) = (2) - (1) 71 - 49,4 % 33 - 57,8 % 192 - 8,1 %

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 330 - 25,0 % 389 + 5,1 % 329 - 17,8 %
Dépenses d’équipement 291 - 28,3 % 387 + 4,7 % 295 - 18,8 %
Subventions d’équipement versées 14 - 15,2 % 2 n. s. 21 - 8,8 %
Autres dépenses d’investissement 26 + 36,1 % 0 - 73,9 % 13 - 7,1 %

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 234 + 4,1 % 253 + 43,1 % 168 - 7,8 %
FCTVA 45 + 9,1 % 33 + 35,5 % 45 + 8,4 %
Dotations et subventions d’équipement 142 - 3,3 % 216 + 44,3 % 85 - 6,2 %
Autres recettes d’investissement 47 + 27,9 % 4 + 45,5 % 37 - 24,6 %

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 1 678 - 4,2 % 1 022 + 5,4 % 1 369 - 6,1 %
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 1 654 - 1,5 % 919 + 7,5 % 1 399 - 3,3 %
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) - 24 + 50 - 103 + 12 31 + 40

Remboursements de dette (8) 133 + 24,5 % 18 + 22,0 % 101 - 2,9 %


Emprunts (9) 168 - 9,5 % 46 - 47,2 % 94 - 7,6 %
Flux net de dette = (9) - (8) 35 - 44 28 - 44 -7 -5

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 1 811 - 2,6 % 1 040 + 5,6 % 1 470 - 5,9 %
Recettes totales (11) = (7) + (9) 1 821 - 2,3 % 965 + 2,4 % 1 493 - 3,6 %
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) 11 +6 - 75 - 32 23 + 36
Dette au 31 décembre (12) 1 438 + 7,2 % 316 + 5,9 % 1 041 - 1,6 %

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 5,0 % - 4,7 pts 5,0 % - 6,6 pts 15,6 % - 0,9 pt
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) - 4,3 % - 6,7 pts 2,3 % - 7,1 pts 7,3 % - 0,9 pt
Taux d’endettement = (12) / (2) 101,3 % + 9,0 pts 47,4 % + 3,5 pts 84,5 % + 0,9 pt
Délai de désendettement = (12) / (3) 20,2 ans + 10,6 ans 9,5 ans + 5,7 ans 5,4 ans + 0,4 an
n. s. : non significatif.
(a) Population municipale et comptée à part. Population légale au 1er janvier, sauf Mayotte : estimations de population (Insee). Les totaux
incluant Mayotte sont estimés en conséquence.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion en opérations réelles ; budgets principaux et annexes, y compris les
EPSM (M22). Montants calculés hors gestion active de la dette. Insee, recensement de la population.

150
A N N E X E 3 – L E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S U LT R A M A R I N E S

2. Comptes consolidés des groupements de communes à fiscalité propre


des DOM (GFP) (1/2)

Budgets principaux et annexes consolidés – Guadeloupe Martinique Guyane


Opérations réelles
Population municipale 390 253 - 1,0 % 372 594 - 1,0 % 268 700 - 0,2 %
Population totale (a) 396 153 - 1,0 % 377 711 - 1,2 % 271 124 - 0,3 %
Nombre d’EPCI à fiscalité propre 6 + 0,0 % 3 + 0,0 % 4 + 0,0 %

Euros Euros Euros


2020 Évolution Évolution Évolution
par habitant (a) par habitant (a) par habitant (a)

Dépenses de fonctionnement (1) 431 - 1,4 % 499 + 0,0 % 281 - 5,8 %


Achats et charges externes 223 + 1,2 % 198 + 0,8 % 150 + 8,5 %
Frais de personnel 131 + 4,4 % 141 + 6,9 % 82 + 0,0 %
Charges financières 6 - 11,3 % 6 - 13,4 % 1 - 44,0 %
Dépenses d’intervention 36 - 28,1 % 116 + 6,7 % 33 - 14,9 %
Autres dépenses de fonctionnement 36 + 1,4 % 38 - 31,0 % 15 - 60,6 %

Recettes de fonctionnement (2) 424 - 2,6 % 539 + 2,8 % 399 - 4,7 %


Impôts et taxes 288 + 6,7 % 341 + 0,2 % 180 - 1,9 %
dont : impôts et taxes DOM et Corse 4 - 18,1 % 0 – 9 + 8,0 %
dont : octroi de mer 0 – 0 – 0 –
Concours de l’État 108 + 4,2 % 98 + 1,1 % 70 + 7,2 %
Subventions reçues et participations 23 + 158,3 % 16 + 33,5 % 95 + 27,4 %
Ventes de biens et services - 14 - 152,7 % 40 - 6,7 % 30 - 41,5 %
Autres recettes de fonctionnement 19 - 32,2 % 45 + 35,3 % 23 - 46,6 %

Épargne brute (3) = (2) - (1) -7 n. s. 40 + 58,0 % 118 - 1,9 %

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 59 + 45,3 % 68 + 11,7 % 156 + 105,1 %
Dépenses d’équipement 52 + 46,7 % 59 + 4,9 % 151 + 98,9 %
Subventions d’équipement versées 4 - 33,2 % 8 + 95,6 % 3 n. s.
Autres dépenses d’investissement 4 – 2 + 55,5 % 1 –

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 24 n. s. 20 - 26,4 % 44 + 92,0 %


FCTVA 2 + 63,3 % 2 + 79,1 % 19 + 371,4 %
Dotations et subventions d’équipement 19 - 495,1 % 18 - 3,3 % 26 + 34,9 %
Autres recettes d’investissement 3 - 23,2 % 1 - 92,5 % 0 - 100,0 %

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 491 + 2,6 % 568 + 1,3 % 436 + 16,7 %
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 449 + 2,9 % 560 + 1,3 % 443 + 0,4 %
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) - 42 +0 -8 +0 7 - 61

Remboursements de dette (8) 15 - 5,6 % 27 - 1,0 % 4 - 31,7 %


Emprunts (9) 10 - 51,4 % 47 + 376,5 % 0 + 76,6 %
Flux net de dette = (9) - (8) -6 -9 20 + 37 -4 +2

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 506 + 2,3 % 594 + 1,2 % 440 + 16,0 %
Recettes totales (11) = (7) + (9) 458 + 0,5 % 607 + 7,9 % 443 + 0,4 %
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) - 48 -9 12 + 37 3 - 59
Dette au 31 décembre (12) 255 - 1,2 % 242 + 12,4 % 119 - 2,8 %

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) - 1,6 % - 1,2 pt 7,4 % + 2,6 pts 29,6 % + 0,8 pt
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) - 5,3 % - 1,1 pt 2,5 % + 2,8 pts 28,6 % + 1,2 pt
Taux d’endettement = (12) / (2) 60,0 % + 0,8 pt 44,8 % + 3,8 pts 29,9 % + 0,6 pt
Délai de désendettement = (12) / (3) n. s. n. s. 6,0 ans - 2,4 ans 1,0 an - 0,0 an
n. s. : non significatif.
(a) Population municipale et comptée à part. Population légale au 1er janvier, sauf Mayotte : estimations de population (Insee). Les totaux
incluant Mayotte sont estimés en conséquence.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion en opérations réelles ; budgets principaux et annexes, y compris les
EPSM (M22). Montants calculés hors gestion active de la dette. Insee, recensement de la population.

151
A N N E X E 3 – L E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S U LT R A M A R I N E S

2. Comptes consolidés des groupements de communes à fiscalité propre


des DOM (GFP) (2/2)

Budgets principaux et annexes consolidés – La Réunion Mayotte France métropolitaine


Opérations réelles
Population municipale 853 659 + 0,1 % 278 926 + 3,6 % 64 639 133 + 0,3 %
Population totale (a) 863 063 + 0,0 % 285 860 + 3,6 % 65 853 041 + 0,0 %
Nombre d’EPCI à fiscalité propre 5 + 0,0 % 5 + 0,0 % 1 232 - 0,3 %

Euros Euros Euros


2020 Évolution Évolution Évolution
par habitant (a) par habitant (a) par habitant (a)

Dépenses de fonctionnement (1) 521 + 3,3 % 108 + 27,7 % 541 + 2,0 %


Achats et charges externes 305 - 0,1 % 19 + 45,9 % 201 + 0,3 %
Frais de personnel 110 + 9,5 % 21 + 38,2 % 174 + 2,9 %
Charges financières 13 + 34,6 % 0 + 154,4 % 15 - 3,1 %
Dépenses d’intervention 81 + 3,4 % 64 + 20,6 % 120 + 3,1 %
Autres dépenses de fonctionnement 12 + 14,5 % 4 + 20,0 % 31 + 6,1 %

Recettes de fonctionnement (2) 650 + 11,0 % 167 + 18,5 % 677 + 1,3 %


Impôts et taxes 431 + 2,2 % 104 + 30,5 % 349 + 1,9 %
dont : impôts et taxes DOM et Corse 6 - 8,9 % 4 – 0 + 160,4 %
dont : octroi de mer 0 – 4 – – –
Concours de l’État 97 + 2,6 % 60 + 31,0 % 124 - 0,4 %
Subventions reçues et participations 25 + 22,6 % 2 - 83,5 % 43 + 3,7 %
Ventes de biens et services 68 + 79,2 % 0 – 132 - 0,1 %
Autres recettes de fonctionnement 28 + 182,9 % 1 - 55,0 % 29 + 3,9 %

Épargne brute (3) = (2) - (1) 129 + 58,8 % 59 + 4,8 % 136 - 1,4 %

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 230 + 24,3 % 49 + 9,9 % 214 - 11,9 %
Dépenses d’équipement 211 + 22,5 % 41 + 0,0 % 164 - 14,6 %
Subventions d’équipement versées 13 + 65,7 % 8 + 132,6 % 31 + 6,6 %
Autres dépenses d’investissement 6 + 19,3 % 0 - 100,0 % 19 - 12,9 %

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 86 + 11,8 % 14 + 32,5 % 77 - 12,0 %


FCTVA 21 + 112,8 % 2 + 0,9 % 17 + 6,3 %
Dotations et subventions d’équipement 41 + 47,6 % 12 + 38,3 % 42 - 6,4 %
Autres recettes d’investissement 24 - 39,8 % 0 – 18 - 32,0 %

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 750 + 9,0 % 157 + 21,6 % 755 - 2,4 %
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 736 + 11,1 % 181 + 19,4 % 754 - 0,3 %
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) - 15 + 12 24 +2 -1 + 16

Remboursements de dette (8) 48 - 22,3 % 0 + 223,3 % 60 - 4,0 %


Emprunts (9) 105 + 40,7 % 21 - 6,7 % 83 + 4,3 %
Flux net de dette = (9) - (8) 57 + 44 20 -2 23 +6

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 798 + 6,4 % 157 + 21,7 % 816 - 2,5 %
Recettes totales (11) = (7) + (9) 840 + 14,1 % 201 + 16,1 % 837 + 0,2 %
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) 42 + 56 44 -0 21 + 22
Dette au 31 décembre (12) 560 + 19,6 % 47 + 70,1 % 724 + 5,9 %

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 19,9 % - 4,7 pts 35,5 % - 6,6 pts 20,1 % - 0,9 pt
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 12,5 % - 6,7 pts 35,3 % - 7,1 pts 11,2 % - 0,9 pt
Taux d’endettement = (12) / (2) 86,2 % + 9,0 pts 28,2 % + 3,5 pts 106,9 % + 0,9 pt
Délai de désendettement = (12) / (3) 4,3 ans - 1,4 an 0,8 an + 0,3 an 5,3 ans + 0,4 an
(a) Population municipale et comptée à part. Population légale au 1er janvier, sauf Mayotte : estimations de population (Insee). Les totaux
incluant Mayotte sont estimés en conséquence.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion en opérations réelles ; budgets principaux et annexes, y compris les
EPSM (M22). Montants calculés hors gestion active de la dette. Insee, recensement de la population.

152
A N N E X E 3 – L E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S U LT R A M A R I N E S

3. Comptes consolidés du secteur communal des DOM (1/2)

Budgets principaux et annexes consolidés – Guadeloupe Martinique Guyane


Opérations réelles
Population totale (a) 396 153 - 1,0 % 377 711 - 1,2 % 271 124 - 0,3 %
Nombre de communes 32 + 0,0 % 34 + 0,0 % 22 + 0,0 %
Nombre d’EPCI à fiscalité propre 6 + 0,0 % 3 + 0,0 % 4 + 0,0 %

Euros Euros Euros


2020 Évolution Évolution Évolution
par habitant (a) par habitant (a) par habitant (a)

Dépenses de fonctionnement (1) 1 880 - 1,3 % 1 908 + 0,2 % 1 462 - 1,1 %


Achats et charges externes 444 - 5,4 % 372 - 6,0 % 412 + 0,3 %
Frais de personnel 1 138 + 2,9 % 1 092 + 3,9 % 823 + 2,8 %
Charges financières 32 - 14,9 % 35 - 7,1 % 12 - 28,7 %
Dépenses d’intervention 197 - 10,9 % 338 + 3,4 % 174 + 0,8 %
Autres dépenses de fonctionnement 69 - 3,0 % 72 - 23,3 % 41 - 46,5 %

Recettes de fonctionnement (2) 1 921 - 4,3 % 2 018 + 2,7 % 1 681 - 0,1 %


Impôts et taxes 1 423 - 0,2 % 1 450 + 1,0 % 1 097 + 3,1 %
dont : impôts et taxes DOM et Corse 549 - 2,7 % 569 + 2,4 % 515 + 4,0 %
dont : octroi de mer 493 - 1,4 % 536 + 3,4 % 435 + 3,2 %
Concours de l’État 374 + 4,0 % 365 + 2,5 % 355 + 5,9 %
Subventions reçues et participations 59 - 0,8 % 70 + 29,5 % 129 - 3,2 %
Ventes de biens et services 13 - 81,8 % 62 + 2,9 % 59 - 34,6 %
Autres recettes de fonctionnement 52 - 42,0 % 71 + 21,2 % 41 - 31,5 %

Épargne brute (3) = (2) - (1) 41 - 59,8 % 110 + 84,2 % 218 + 7,0 %

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 294 - 10,2 % 192 + 1,2 % 432 + 8,8 %
Dépenses d’équipement 274 - 13,9 % 176 - 1,5 % 424 + 7,7 %
Subventions d’équipement versées 0 - 96,1 % 12 + 74,4 % 4 n. s.
Autres dépenses d’investissement 20 + 396,6 % 4 - 7,7 % 3 + 19,4 %

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 235 + 7,8 % 125 - 18,4 % 395 + 35,8 %
FCTVA 36 + 8,8 % 10 - 43,1 % 65 + 68,0 %
Dotations et subventions d’équipement 188 + 23,2 % 104 - 7,8 % 328 + 57,3 %
Autres recettes d’investissement 11 - 65,3 % 11 - 52,6 % 2 - 95,9 %

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 2 174 - 2,6 % 2 100 + 0,3 % 1 895 + 1,0 %
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 2 156 - 3,1 % 2 143 + 1,2 % 2 075 + 5,2 %
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) - 18 - 10 42 + 20 181 + 83

Remboursements de dette (8) 94 - 0,5 % 110 + 1,7 % 50 + 15,3 %


Emprunts (9) 62 - 25,6 % 78 + 54,7 % 27 + 15,4 %
Flux net de dette = (9) - (8) - 32 - 21 - 32 + 26 - 23 -3

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 2 268 - 2,5 % 2 210 + 0,3 % 1 944 + 1,3 %
Recettes totales (11) = (7) + (9) 2 218 - 3,9 % 2 220 + 2,4 % 2 102 + 5,3 %
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) - 50 - 31 10 + 46 158 + 80
Dette au 31 décembre (12) 1 105 - 1,8 % 1 240 - 0,7 % 536 - 3,9 %

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 2,1 % - 2,9 pts 5,4 % + 2,4 pts 13,0 % + 0,9 pt
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) - 2,8 % - 3,1 pts 0,0 % + 2,5 pts 10,0 % + 0,5 pt
Taux d’endettement = (12) / (2) 57,5 % + 1,4 pt 61,4 % - 2,1 pts 31,9 % - 1,3 pt
Délai de désendettement = (12) / (3) 27,2 ans + 16,0 ans 11,3 ans - 9,7 ans 2,5 ans - 0,3 an
n. s. : non significatif.
(a) Population municipale et comptée à part. Population légale au 1er janvier, sauf Mayotte : estimations de population (Insee). Les totaux
incluant Mayotte sont estimés en conséquence.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion en opérations réelles ; budgets principaux et annexes, y compris les
EPSM (M22). Montants calculés hors gestion active de la dette. Insee, recensement de la population.

153
A N N E X E 3 – L E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S U LT R A M A R I N E S

3. Comptes consolidés du secteur communal des DOM (2/2)

Budgets principaux et annexes consolidés – La Réunion Mayotte France métropolitaine


Opérations réelles
Population totale (a) 863 063 + 0,0 % 285 860 + 3,6 % 65 853 041 + 0,0 %
Nombre de communes 24 + 0,0 % 17 + 0,0 % 34 839 - 0,0 %
Nombre d’EPCI à fiscalité propre 5 + 0,0 % 5 + 0,0 % 1 232 - 0,3 %

Euros Euros Euros


2020 Évolution Évolution Évolution
par habitant (a) par habitant (a) par habitant (a)

Dépenses de fonctionnement (1) 1 865 + 3,0 % 722 + 8,2 % 1 556 - 0,5 %


Achats et charges externes 500 - 3,8 % 133 + 0,3 % 452 - 4,3 %
Frais de personnel 968 + 1,0 % 444 + 9,4 % 723 + 0,8 %
Charges financières 38 - 4,3 % 3 + 1,3 % 40 - 7,0 %
Dépenses d’intervention 259 + 0,3 % 116 + 9,2 % 263 + 1,3 %
Autres dépenses de fonctionnement 101 + 181,7 % 25 + 31,6 % 78 + 9,2 %

Recettes de fonctionnement (2) 2 065 + 1,6 % 812 + 1,6 % 1 884 - 1,4 %


Impôts et taxes 1 480 + 0,8 % 453 + 5,6 % 1 155 + 0,6 %
dont : impôts et taxes DOM et Corse 439 - 1,5 % 252 - 0,8 % 0 + 157,0 %
dont : octroi de mer 381 - 0,0 % 244 + 2,3 % – –
Concours de l’État 334 + 4,3 % 312 + 5,5 % 334 + 0,5 %
Subventions reçues et participations 87 - 5,7 % 37 - 35,1 % 100 + 4,7 %
Ventes de biens et services 106 - 6,9 % 4 - 21,3 % 215 - 13,4 %
Autres recettes de fonctionnement 57 + 49,5 % 6 - 53,2 % 80 - 7,1 %

Épargne brute (3) = (2) - (1) 200 - 9,8 % 90 - 31,6 % 328 - 5,4 %

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 556 - 10,6 % 425 + 5,1 % 534 - 15,6 %
Dépenses d’équipement 502 - 13,1 % 418 + 4,3 % 459 - 17,3 %
Subventions d’équipement versées 22 + 13,0 % 7 + 119,2 % 42 + 4,0 %
Autres dépenses d’investissement 32 + 32,8 % 0 - 74,3 % 32 - 10,6 %

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 316 + 6,1 % 258 + 41,5 % 234 - 8,9 %
FCTVA 66 + 29,4 % 33 + 33,3 % 62 + 7,9 %
Dotations et subventions d’équipement 179 + 4,9 % 221 + 42,8 % 118 - 5,4 %
Autres recettes d’investissement 71 - 6,9 % 4 + 46,1 % 54 - 27,6 %

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 2 421 - 0,5 % 1 147 + 7,0 % 2 089 - 4,8 %
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 2 381 + 2,1 % 1 070 + 9,0 % 2 117 - 2,3 %
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) - 39 + 62 - 77 + 13 28 + 57

Remboursements de dette (8) 180 + 7,4 % 18 + 23,6 % 160 - 3,2 %


Emprunts (9) 273 + 4,9 % 65 - 38,9 % 177 - 2,4 %
Flux net de dette = (9) - (8) 92 +0 47 - 45 17 +1

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 2 601 + 0,0 % 1 165 + 7,2 % 2 250 - 4,7 %
Recettes totales (11) = (7) + (9) 2 654 + 2,4 % 1 135 + 4,3 % 2 294 - 2,3 %
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) 53 + 62 - 30 - 32 45 + 58
Dette au 31 décembre (12) 1 997 + 10,4 % 354 + 11,4 % 1 765 + 1,3 %

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 9,7 % - 1,2 pt 11,1 % - 5,4 pts 17,4 % - 0,7 pt
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 1,0 % - 1,7 pt 8,9 % - 5,8 pts 8,9 % - 0,6 pt
Taux d’endettement = (12) / (2) 96,7 % + 7,8 pts 43,7 % + 3,8 pts 93,7 % + 2,5 pts
Délai de désendettement = (12) / (3) 10,0 ans + 1,8 an 3,9 ans + 1,5 an 5,4 ans + 0,4 an
(a) Population municipale et comptée à part. Population légale au 1er janvier, sauf Mayotte : estimations de population (Insee). Les totaux
incluant Mayotte sont estimés en conséquence.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion en opérations réelles ; budgets principaux et annexes, y compris les
EPSM (M22). Montants calculés hors gestion active de la dette. Insee, recensement de la population.

154
A N N E X E 3 – L E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S U LT R A M A R I N E S

4. Comptes consolidés des conseils généraux des DOM

Budgets principaux et annexes Guadeloupe La Réunion Mayotte France métropolitaine


consolidés – Opérations réelles
Population municipale 390 253 - 1,0 % 853 659 - 1,0 % 278 926 - 0,2 % 64 639 133 + 0,3 %
Population totale (a) 396 153 - 1,0 % 863 063 - 1,2 % 285 860 - 0,3 % 65 853 041 + 0,0 %

Euros Euros Euros Euros


2020 par Évolution par Évolution par Évolution par Évolution
habitant (a) habitant (a) habitant (a) habitant (a)

Dépenses de fonctionnement (1) 1 542 - 1,7 % 1 019 - 43,0 % 1 082 + 7,1 % 851 + 3,0 %
Achats et charges externes 58 + 3,5 % 63 + 12,4 % 216 + 14,7 % 60 - 1,5 %
Frais de personnel 285 - 0,3 % 359 + 3,5 % 544 + 5,2 % 184 + 1,5 %
Charges financières 4 - 39,3 % 6 - 3,0 % 12 - 9,4 % 10 - 8,5 %
Dépenses d’intervention 1 179 - 2,5 % 583 - 57,6 % 252 + 9,8 % 590 + 4,1 %
Autres dépenses de fonctionnement 16 + 40,4 % 9 + 15,0 % 58 - 7,0 % 8 + 8,8 %

Recettes de fonctionnement (2) 1 799 + 3,0 % 1 160 - 37,9 % 1 198 - 17,9 % 969 + 0,5 %
Impôts et taxes 1 284 + 2,9 % 714 - 40,9 % 502 + 4,0 % 705 + 0,8 %
dont : impôts et taxes DOM et Corse 58 - 21,1 % 40 - 10,5 % 204 - 1,6 % 0 - 67,0 %
dont : octroi de mer 0 – 0 – 73 - 0,4 % – –
Concours de l’État 368 + 1,7 % 286 - 33,7 % 598 - 32,0 % 148 - 0,4 %
Subventions reçues et participations 122 + 10,0 % 146 - 31,1 % 15 + 45,3 % 81 + 2,9 %
Ventes de biens et services 0 - 72,5 % 5 - 17,7 % 57 - 14,1 % 14 - 5,6 %
Autres recettes de fonctionnement 24 - 2,7 % 9 - 17,8 % 27 + 30,0 % 21 - 9,1 %

Épargne brute (3) = (2) - (1) 257 + 44,0 % 141 + 79,9 % 116 - 74,1 % 118 - 14,6 %

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 213 - 15,2 % 179 + 17,9 % 288 + 19,5 % 158 + 0,3 %
Dépenses d’équipement 166 - 21,6 % 103 + 11,0 % 184 - 7,6 % 101 + 0,9 %
Subventions d’équipement versées 44 + 23,0 % 71 + 28,1 % 88 + 132,3 % 53 - 2,2 %
Autres dépenses d’investissement 3 - 21,2 % 5 + 38,0 % 16 + 339,8 % 4 + 22,3 %

Recettes d’investissement
hors emprunts (5) 73 - 39,5 % 64 + 52,0 % 40 - 47,9 % 37 - 2,4 %
FCTVA 29 - 0,3 % 12 + 20,2 % 24 + 84,8 % 15 + 10,0 %
Dotations et subventions d’équipement 42 - 51,0 % 44 + 43,3 % 13 - 78,2 % 18 - 3,9 %
Autres recettes d’investissement 2 - 63,3 % 8 + 561,9 % 3 - 31,4 % 5 - 23,0 %

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 1 754 - 3,6 % 1 198 - 38,3 % 1 370 + 9,5 % 1 009 + 2,6 %
Recettes totales hors emprunts
(7) = (2) + (5) 1 872 + 0,2 % 1 225 - 35,9 % 1 238 - 19,4 % 1 006 + 0,4 %
Capacité ou besoin de financement
= (7) - (6) 118 + 69 27 + 57 - 132 - 416 -3 - 22

Remboursements de dette (8) 28 - 2,4 % 49 + 6,5 % 22 - 2,7 % 49 - 3,4 %


Emprunts (9) 33 - 64 + 37,5 % 1 + 19,2 % 64 + 71,0 %
Flux net de dette = (9) - (8) 5 + 34 15 + 14 - 21 +1 15 + 28

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 1 782 - 3,6 % 1 246 - 37,3 % 1 392 + 9,3 % 1 058 + 2,3 %
Recettes totales (11) = (7) + (9) 1 905 + 2,0 % 1 288 - 34,2 % 1 239 - 19,4 % 1 070 + 2,9 %
Variation du fonds de roulement
= (11) - (10) 123 + 103 42 + 72 - 153 - 416 12 +7
Dette au 31 décembre (12) 322 + 2,8 % 363 + 4,4 % 262 - 10,7 % 492 + 3,3 %

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 14,3 % + 4,1 pts 12,2 % + 8,0 pts 9,7 % - 21,1 pts 12,2 % - 2,2 pts
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 12,8 % + 4,2 pts 8,0 % + 6,2 pts 7,9 % - 21,3 pts 7,1 % - 1,9 pt
Taux d’endettement = (12) / (2) 17,9 % - 0,0 pt 31,3 % + 12,7 pts 21,9 % + 1,8 pt 50,7 % + 1,4 pt
Délai de désendettement = (12) / (3) 1,2 an - 0,5 an 2,6 ans - 1,9 an 2,3 ans + 1,6 an 4,2 ans + 0,7 an
(a) Population municipale et comptée à part. Population légale au 1er janvier, sauf Mayotte : estimations de population (Insee). Les totaux
incluant Mayotte sont estimés en conséquence.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion en opérations réelles ; budgets principaux et annexes, y compris les
EPSM (M22). Montants calculés hors gestion active de la dette. Insee, recensement de la population.

155
A N N E X E 3 – L E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S U LT R A M A R I N E S

5a. Comptes consolidés des régions

Budgets principaux et annexes consolidés – Guadeloupe La Réunion France métropolitaine


Opérations réelles
Population municipale 390 253 - 1,0 % 853 659 + 0,1 % 64 639 133 + 0,3 %
Population totale (a) 396 153 - 1,0 % 863 063 + 0,0 % 65 853 041 + 0,0 %

Euros Euros Euros


2020 Évolution Évolution Évolution
par habitant (a) par habitant (a) par habitant (a)

Dépenses de fonctionnement (1) 596 + 2,5 % 531 - 9,2 % 302 - 3,7 %


Achats et charges externes 92 - 17,2 % 98 + 17,3 % 55 + 2,8 %
Frais de personnel 177 + 1,1 % 170 - 1,7 % 54 + 1,8 %
Charges financières 18 + 6,7 % 24 - 12,4 % 8 - 5,2 %
Dépenses d’intervention 299 + 15,4 % 233 - 20,4 % 180 - 8,1 %
Autres dépenses de fonctionnement 11 - 45,9 % 7 - 25,2 % 5 + 82,9 %

Recettes de fonctionnement (2) 658 - 18,8 % 654 - 13,4 % 376 - 7,2 %


Impôts et taxes 474 - 12,4 % 439 - 14,1 % 312 - 10,0 %
dont : impôts et taxes DOM et Corse 329 - 9,9 % 259 - 8,0 % 3 - 6,5 %
dont : octroi de mer 199 - 8,1 % 120 - 3,6 % – –
Concours de l’État 124 - 22,2 % 93 - 0,4 % 23 + 6,5 %
Subventions reçues et participations 51 - 48,5 % 116 - 16,1 % 33 + 14,8 %
Ventes de biens et services 2 - 39,1 % 1 - 52,7 % 2 - 6,4 %
Autres recettes de fonctionnement 8 - 8,7 % 5 - 52,1 % 6 + 0,2 %

Épargne brute (3) = (2) - (1) 62 - 72,9 % 123 - 27,7 % 74 - 19,4 %

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 662 + 15,7 % 466 - 11,5 % 179 + 14,9 %
Dépenses d’équipement 348 + 8,3 % 186 - 41,3 % 42 - 2,0 %
Subventions d’équipement versées 212 - 14,9 % 230 + 18,5 % 126 + 20,0 %
Autres dépenses d’investissement 103 n. s. 51 + 223,2 % 12 + 38,1 %

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 390 + 11,7 % 372 + 8,5 % 73 + 15,7 %
FCTVA 21 - 7,6 % 22 - 62,3 % 7 + 11,3 %
Dotations et subventions d’équipement 364 + 13,0 % 339 + 23,7 % 58 + 16,9 %
Autres recettes d’investissement 5 + 12,7 % 11 + 10,4 % 8 + 12,1 %

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 1 258 + 9,1 % 998 - 10,3 % 482 + 2,5 %
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 1 048 - 9,6 % 1 025 - 6,5 % 450 - 4,1 %
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) - 210 - 217 28 + 42 - 32 - 31

Remboursements de dette (8) 54 + 5,0 % 68 + 47,3 % 34 + 26,6 %


Emprunts (9) 151 + 21,2 % 82 - 11,4 % 69 + 143,4 %
Flux net de dette = (9) - (8) 97 + 24 14 - 33 35 + 33

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 1 313 + 8,9 % 1 066 - 8,0 % 516 + 3,8 %
Recettes totales (11) = (7) + (9) 1 200 - 6,6 % 1 108 - 6,9 % 518 + 4,3 %
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) - 113 - 193 42 + 10 3 +2
Dette au 31 décembre (12) 938 + 12,7 % 1 478 + 0,9 % 426 + 9,3 %

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 9,5 % - 18,9 pts 18,8 % - 3,7 pts 19,7 % - 3,0 pts
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 1,2 % - 20,7 pts 8,3 % - 8,0 pts 10,7 % - 5,4 pts
Taux d’endettement = (12) / (2) 142,4 % + 39,8 pts 225,9 % + 31,9 pts 113,1 % + 17,1 pts
Délai de désendettement = (12) / (3) 15,0 ans + 11,4 ans 12,0 ans + 3,4 ans 5,7 ans + 1,5 an
n. s. : non significatif.
(a) Population municipale et comptée à part. Population légale au 1er janvier, sauf Mayotte : estimations de population (Insee). Les totaux
incluant Mayotte sont estimés en conséquence.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion en opérations réelles ; budgets principaux et annexes, y compris les
EPSM (M22). Montants calculés hors gestion active de la dette. Insee, recensement de la population.

156
A N N E X E 3 – L E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S U LT R A M A R I N E S

5b. Comptes consolidés des collectivités territoriales uniques (CTU)

Budgets principaux et annexes consolidés – Martinique Guyane Mayotte


Opérations réelles
Population municipale 372 594 - 1,0 % 268 700 - 0,2 % 278 926 + 3,6 %
Population totale (a) 377 711 - 1,2 % 271 124 - 0,3 % 285 860 + 3,6 %

Euros Euros Euros


2020 Évolution Évolution Évolution
par habitant (a) par habitant (a) par habitant (a)

Dépenses de fonctionnement (1) 2 409 + 8,4 % 1 459 + 4,2 % 1 082 + 7,1 %


Achats et charges externes 152 + 13,7 % 214 - 2,5 % 216 + 14,7 %
Frais de personnel 575 + 4,9 % 576 + 4,4 % 544 + 5,2 %
Charges financières 46 + 78,0 % 14 + 23,2 % 12 - 9,4 %
Dépenses d’intervention 1 622 + 8,3 % 632 + 4,6 % 252 + 9,8 %
Autres dépenses de fonctionnement 13 - 25,9 % 23 + 71,8 % 58 - 7,0 %

Recettes de fonctionnement (2) 2 486 - 0,8 % 1 486 - 5,5 % 1 198 - 17,9 %


Impôts et taxes 1 696 - 0,6 % 1 008 + 1,0 % 502 + 4,0 %
dont : impôts et taxes DOM et Corse 495 - 3,1 % 358 + 0,1 % 204 - 1,6 %
dont : octroi de mer 197 + 0,8 % 145 + 9,9 % 73 - 0,4 %
Concours de l’État 546 + 2,9 % 261 - 9,0 % 598 - 32,0 %
Subventions reçues et participations 184 + 5,7 % 195 - 25,9 % 15 + 45,3 %
Ventes de biens et services 28 - 54,2 % -2 n. s. 57 - 14,1 %
Autres recettes de fonctionnement 32 - 9,8 % 24 + 2,6 % 27 + 30,0 %

Épargne brute (3) = (2) - (1) 77 - 73,0 % 27 - 84,5 % 116 - 74,1 %

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 683 + 37,7 % 613 + 94,3 % 288 + 19,5 %
Dépenses d’équipement 272 - 1,2 % 302 + 65,6 % 184 - 7,6 %
Subventions d’équipement versées 386 + 86,5 % 260 + 98,8 % 88 + 132,3 %
Autres dépenses d’investissement 25 + 80,8 % 51 n. s. 16 + 339,8 %

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 286 + 0,1 % 595 + 51,4 % 40 - 47,9 %
FCTVA 0 - 100,0 % 25 + 0,6 % 24 + 84,8 %
Dotations et subventions d’équipement 283 + 13,9 % 555 + 52,1 % 13 - 78,2 %
Autres recettes d’investissement 3 - 52,3 % 14 + 475,7 % 3 - 31,4 %

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 3 093 + 13,7 % 2 072 + 20,8 % 1 370 + 9,5 %
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 2 772 - 0,7 % 2 081 + 5,9 % 1 238 - 19,4 %
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) - 321 - 394 8 - 240 - 132 - 416

Remboursements de dette (8) 125 + 8,3 % 57 - 0,1 % 22 - 2,7 %


Emprunts (9) 331 + 216,3 % 41 – 1 + 19,2 %
Flux net de dette = (9) - (8) 206 + 217 - 17 + 41 - 21 +1

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 3 218 + 13,5 % 2 130 + 20,1 % 1 392 + 9,3 %
Recettes totales (11) = (7) + (9) 3 103 + 7,1 % 2 121 + 8,0 % 1 239 - 19,4 %
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) - 115 - 177 -8 - 200 - 153 - 416
Dette au 31 décembre (12) 1 978 + 12,9 % 438 - 3,4 % 262 - 10,7 %

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 3,1 % - 8,2 pts 1,8 % - 9,1 pts 9,7 % - 21,1 pts
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) - 2,0 % - 8,7 pts - 2,1 % - 9,3 pts 7,9 % - 21,3 pts
Taux d’endettement = (12) / (2) 79,6 % + 9,7 pts 29,5 % + 0,6 pt 21,9 % + 1,8 pt
Délai de désendettement = (12) / (3) 25,8 ans + 19,6 ans 16,4 ans + 13,8 ans 2,3 ans + 1,6 an
n. s. : non significatif.
(a) Population municipale et comptée à part. Population légale au 1er janvier, sauf Mayotte : estimations de population (Insee). Les totaux
incluant Mayotte sont estimés en conséquence.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion en opérations réelles ; budgets principaux et annexes, y compris les
EPSM (M22). Montants calculés hors gestion active de la dette. Insee, recensement de la population.

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A N N E X E 3 – L E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S U LT R A M A R I N E S

6. Comptes consolidés des syndicats des DOM (1/2)

Budgets principaux et annexes consolidés - Guadeloupe Martinique Guyane


Opérations réelles
Population municipale 390 253 - 1,0 % 372 594 - 1,0 % 268 700 - 0,2 %
Population totale (a) 396 153 - 1,0 % 377 711 - 1,2 % 271 124 - 0,3 %
Nombre de syndicats (ayant un budget) 12 + 0,0 % 5 + 0,0 % 4 + 0,0 %

Euros Euros Euros


2020 Évolution Évolution Évolution
par habitant (a) par habitant (a) par habitant (a)

Dépenses de fonctionnement (1) 203 - 24,8 % 107 - 16,2 % 14 - 16,3 %


Achats et charges externes 97 - 12,5 % 46 - 31,1 % 3 - 19,6 %
Frais de personnel 97 - 0,2 % 42 + 2,8 % 11 - 12,1 %
Charges financières 4 - 39,3 % 3 + 8,2 % 0 –
Dépenses d’intervention 0 - 25,4 % 1 - 36,8 % 0 - 100,0 %
Autres dépenses de fonctionnement 5 - 90,7 % 14 - 2,5 % 0 - 44,4 %

Recettes de fonctionnement (2) 241 - 19,4 % 147 + 9,2 % 17 + 11,3 %


Impôts et taxes 60 - 1,2 % 16 + 4,9 % 0 –
dont : impôts et taxes DOM et Corse 0 – 0 – 0 –
dont : octroi de mer 0 – 0 – 0 –
Concours de l’État 0 + 125,7 % 0 – 0 - 100,0 %
Subventions reçues et participations 100 - 0,1 % 115 + 12,8 % 15 + 0,9 %
Ventes de biens et services 61 - 42,2 % 11 - 29,3 % 0 + 37,4 %
Autres recettes de fonctionnement 20 - 38,8 % 6 + 108,1 % 2 n. s.

Épargne brute (3) = (2) - (1) 38 + 30,9 % 41 + 436,6 % 3 - 266,4 %

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 45 - 10,1 % 59 - 2,4 % 1 - 30,5 %
Dépenses d’équipement 45 - 5,0 % 59 - 2,3 % 1 - 28,9 %
Subventions d’équipement versées 0 – 0 - 18,2 % 0 - 93,4 %
Autres dépenses d’investissement 0 - 100,0 % 0 - 100,0 % 0 - 100,0 %

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 39 + 25,8 % 12 - 76,6 % 1 - 32,1 %


FCTVA 6 + 56,4 % 3 - 80,7 % 0 - 100,0 %
Dotations et subventions d’équipement 33 + 21,2 % 9 - 81,8 % 1 - 11,7 %
Autres recettes d’investissement 0 - 100,0 % 0 - 100,1 % 0 - 98,1 %

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 247 - 22,5 % 165 - 11,7 % 15 - 17,4 %
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 280 - 15,1 % 159 - 14,7 % 17 + 9,1 %
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) 33 + 22 -6 -6 2 +5

Remboursements de dette (8) 17 - 2,7 % 18 - 62,0 % 1 + 67,1 %


Emprunts (9) 0 – 16 + 15,1 % 1 + 67,1 %
Flux net de dette = (9) - (8) - 17 +0 -2 + 32 0 +0

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 264 - 21,5 % 184 - 22,0 % 16 - 14,9 %
Recettes totales (11) = (7) + (9) 280 - 15,1 % 176 - 12,6 % 18 + 11,1 %
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) 16 + 23 -8 + 26 2 +5
Dette au 31 décembre (12) 130 - 10,5 % 169 - 0,0 % 0 –

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 15,9 % + 6,1 pts 27,5 % + 21,9 pts 16,5 % + 27,5 pts
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 9,0 % + 4,9 pts 15,1 % + 45,2 pts 10,9 % + 25,6 pts
Taux d’endettement = (12) / (2) 53,7 % + 5,3 pts 114,6 % - 10,6 pts 0,0 % + 0,0 pt
Délai de désendettement = (12) / (3) 3,4 ans - 1,6 an 4,2 ans - 18,2 ans 0,0 an + 0,0 an
n. s. : non significatif.
(a) Population municipale et comptée à part. Population légale au 1er janvier, sauf Mayotte : estimations de population (Insee). Les totaux
incluant Mayotte sont estimés en conséquence.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion en opérations réelles ; budgets principaux et annexes, y compris les
EPSM (M22). Montants calculés hors gestion active de la dette. Insee, recensement de la population.

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A N N E X E 3 – L E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S U LT R A M A R I N E S

6. Comptes consolidés des syndicats des DOM (2/2)

Budgets principaux et annexes consolidés - La Réunion Mayotte France métropolitaine


Opérations réelles
Population municipale 853 659 + 0,1 % 278 926 + 3,6 % 64 639 133 + 0,3 %
Population totale (a) 863 063 + 0,0 % 285 860 + 3,6 % 65 853 041 + 0,0 %
Nombre de syndicats (ayant un budget) 10 – 9,1 % 4 + 0,0 % 9 387 – 5,3 %

Euros Euros Euros


2020 Évolution Évolution Évolution
par habitant (a) par habitant (a) par habitant (a)

Dépenses de fonctionnement (1) 91 + 5,0 % 106 – 8,9 % 168 – 1,9 %


Achats et charges externes 63 + 2,6 % 40 – 17,9 % 89 – 2,1 %
Frais de personnel 18 – 0,5 % 60 + 0,8 % 43 + 0,8 %
Charges financières 1 – 28,4 % 3 – 43,0 % 8 – 7,4 %
Dépenses d’intervention 0 – 36,4 % 0 – 76,0 % 15 – 4,2 %
Autres dépenses de fonctionnement 9 + 67,7 % 2 + 30,4 % 14 – 3,1 %

Recettes de fonctionnement (2) 96 – 5,3 % 123 – 6,1 % 223 – 1,6 %


Impôts et taxes 3 + 6,7 % 26 + 9,5 % 32 – 4,6 %
dont : impôts et taxes DOM et Corse 0 – 0 – 0 n. s.
dont : octroi de mer 0 – 0 – – –
Concours de l’État 0 + 49,6 % 49 – 0 – 0,8 %
Subventions reçues et participations 77 – 3,4 % 11 – 79,6 % 83 + 1,0 %
Ventes de biens et services 10 – 24,7 % 38 – 20,3 % 87 – 5,0 %
Autres recettes de fonctionnement 7 + 5,2 % 0 – 98,4 % 21 + 7,9 %

Épargne brute (3) = (2) - (1) 5 – 66,0 % 18 + 14,9 % 55 – 0,7 %

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 40 – 37,3 % 38 – 58,4 % 104 – 6,1 %
Dépenses d’équipement 36 – 37,1 % 38 – 51,2 % 91 – 6,8 %
Subventions d’équipement versées 0 – 0 – 5 + 17,4 %
Autres dépenses d’investissement 4 – 39,3 % 0 – 100,0 % 8 – 9,5 %

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 34 + 43,2 % 26 – 48,7 % 50 – 6,5 %


FCTVA 3 + 930,0 % 0 – 97,9 % 3 + 10,9 %
Dotations et subventions d’équipement 25 + 46,6 % 25 – 32,6 % 36 – 3,4 %
Autres recettes d’investissement 5 – 11,3 % 0 – 10 – 20,0 %

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 131 – 12,9 % 144 – 30,8 % 272 – 3,6 %
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 130 + 3,9 % 149 – 17,9 % 273 – 2,5 %
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) –1 + 24 5 + 32 1 +3

Remboursements de dette (8) 3 – 18,4 % 2 – 92,4 % 24 – 2,2 %


Emprunts (9) 19 – 30,8 % 0 – 29 + 3,5 %
Flux net de dette = (9) - (8) 16 –8 –2 + 22 5 +2

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 134 – 13,1 % 146 – 37,0 % 296 – 3,4 %
Recettes totales (11) = (7) + (9) 149 – 2,4 % 149 – 17,9 % 302 – 2,0 %
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) 15 + 16 4 + 53 6 +4
Dette au 31 décembre (12) 90 + 6,6 % 86 – 5,7 % 278 – 0,1 %

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 5,2 % – 9,3 pts 14,5 % + 2,6 pts 24,6 % – 0,5 pt
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 2,4 % – 8,9 pts 13,0 % + 19,0 pts 13,8 % – 0,1 pt
Taux d’endettement = (12) / (2) 93,5 % + 10,5 pts 69,9 % + 0,3 pt 124,3 % + 4,7 pts
Délai de désendettement = (12) / (3) 17,9 ans + 12,2 ans 4,8 ans - 1,1 an 5,1 ans + 0,4 an
(a) Population municipale et comptée à part. Population légale au 1er janvier, sauf Mayotte : estimations de population (Insee). Les totaux
incluant Mayotte sont estimés en conséquence.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion en opérations réelles ; budgets principaux et annexes, y compris les
EPSM (M22). Montants calculés hors gestion active de la dette. Insee, recensement de la population.

159
A N N E X E 3 – L E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S U LT R A M A R I N E S

7. Comptes consolidés de l’ensemble des collectivités des DOM


(y compris syndicats) (1/2)

Budgets principaux et annexes consolidés - Guadeloupe Martinique Guyane


Opérations réelles
Population municipale 390 253 – 1,0 % 372 594 – 1,0 % 268 700 – 0,2 %
Population totale (a) 396 153 – 1,0 % 377 711 – 1,2 % 271 124 – 0,3 %
Nombre de communes 32 + 0,0 % 34 + 0,0 % 22 + 0,0 %

Euros Euros Euros


2020 Évolution Évolution Évolution
par habitant (a) par habitant (a) par habitant (a)

Dépenses de fonctionnement (1) 4 158 – 2,7 % 4 403 + 3,9 % 2 868 + 0,7 %


Achats et charges externes 691 – 7,5 % 570 – 4,4 % 629 – 0,8 %
Frais de personnel 1 696 + 2,0 % 1 709 + 4,2 % 1 410 + 3,3 %
Charges financières 58 – 13,7 % 84 + 27,2 % 26 – 7,8 %
Dépenses d’intervention 1 613 – 1,5 % 1 940 + 7,2 % 739 + 1,1 %
Autres dépenses de fonctionnement 101 – 36,1 % 100 – 21,2 % 65 – 28,8 %

Recettes de fonctionnement (2) 4 557 – 5,3 % 4 630 + 0,9 % 3 116 – 3,3 %


Impôts et taxes 3 241 – 1,1 % 3 162 + 0,2 % 2 105 + 2,1 %
dont : impôts et taxes DOM et Corse 936 – 6,7 % 1 064 – 0,3 % 873 + 2,4 %
dont : octroi de mer 692 – 3,4 % 733 + 2,7 % 581 + 4,8 %
Concours de l’État 866 – 1,7 % 911 + 2,7 % 616 – 1,0 %
Subventions reçues et participations 271 – 15,0 % 347 + 10,7 % 271 – 25,6 %
Ventes de biens et services 76 – 58,0 % 100 – 26,3 % 57 – 36,8 %
Autres recettes de fonctionnement 104 – 33,3 % 109 + 12,5 % 66 – 20,1 %

Épargne brute (3) = (2) - (1) 399 – 26,0 % 227 – 35,3 % 248 – 33,7 %

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 1 141 + 0,5 % 917 + 25,4 % 1 030 + 46,9 %
Dépenses d’équipement 832 – 7,3 % 507 – 1,4 % 727 + 25,8 %
Subventions d’équipement versées 184 – 18,5 % 381 + 91,8 % 248 + 110,3 %
Autres dépenses d’investissement 125 + 902,1 % 29 + 59,5 % 55 + 907,7 %

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 665 + 1,5 % 405 – 14,7 % 974 + 45,0 %
FCTVA 92 + 3,9 % 13 – 79,8 % 90 + 41,3 %
Dotations et subventions d’équipement 555 + 5,9 % 379 – 4,7 % 868 + 54,6 %
Autres recettes d’investissement 18 – 57,2 % 14 – 7,8 % 16 – 65,4 %

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 5 299 – 2,0 % 5 320 + 7,0 % 3 898 + 9,8 %
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 5 222 – 4,5 % 5 035 – 0,6 % 4 090 + 5,0 %
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) – 77 – 136 – 285 – 379 191 – 152

Remboursements de dette (8) 193 + 0,5 % 253 – 6,8 % 108 + 6,9 %


Emprunts (9) 247 + 18,3 % 425 + 151,4 % 69 + 186,0 %
Flux net de dette = (9) - (8) 54 + 37 172 + 274 – 39 + 38

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 5 492 – 1,9 % 5 573 + 6,3 % 4 006 + 9,7 %
Recettes totales (11) = (7) + (9) 5 468 – 3,6 % 5 460 + 4,3 % 4 158 + 6,1 %
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) – 23 – 99 – 113 – 105 152 – 115
Dette au 31 décembre (12) 2 495 + 3,2 % 3 387 + 6,9 % 974 – 3,7 %

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 8,8 % – 2,5 pts 4,9 % – 2,7 pts 8,0 % – 3,6 pts
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 4,5 % – 2,7 pts – 0,6 % – 2,3 pts 4,5 % – 4,0 pts
Taux d’endettement = (12) / (2) 54,7 % + 4,5 pts 73,2 % + 4,1 pts 31,3 % – 0,1 pt
Délai de désendettement = (12) / (3) 6,3 ans + 1,8 an 14,9 ans + 5,9 ans 3,9 ans + 1,2 an
(a) Population municipale et comptée à part. Population légale au 1er janvier, sauf Mayotte : estimations de population (Insee). Les totaux
incluant Mayotte sont estimés en conséquence.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion en opérations réelles ; budgets principaux et annexes, y compris les
EPSM (M22). Montants calculés hors gestion active de la dette. Insee, recensement de la population.

160
A N N E X E 3 – L E S C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S U LT R A M A R I N E S

7. Comptes consolidés de l’ensemble des collectivités des DOM


(y compris syndicats) (2/2)

Budgets principaux et annexes consolidés - La Réunion Mayotte France métropolitaine


Opérations réelles
Population municipale 853 659 + 0,1 % 278 926 + 3,6 % 64 639 133 + 0,3 %
Population totale (a) 863 063 + 0,0 % 285 860 + 3,6 % 65 853 041 + 0,0 %
Nombre de communes 24 + 0,0 % 17 + 0,0 % 34 839 - 0,0 %

Euros Euros Euros


2020 Évolution Évolution Évolution
par habitant (a) par habitant (a) par habitant (a)

Dépenses de fonctionnement (1) 3 489 - 18,0 % 1 927 + 6,5 % 2 851 + 0,1 %


Achats et charges externes 724 + 0,4 % 392 + 5,2 % 656 - 3,2 %
Frais de personnel 1 514 + 1,2 % 1 059 + 6,7 % 1 004 + 1,0 %
Charges financières 68 - 7,7 % 18 - 17,1 % 65 - 7,0 %
Dépenses d’intervention 1 058 - 44,5 % 371 + 9,7 % 1 021 + 1,0 %
Autres dépenses de fonctionnement 125 + 116,9 % 87 + 2,9 % 106 + 9,5 %

Recettes de fonctionnement (2) 3 958 - 16,5 % 2 154 - 10,6 % 3 426 - 1,6 %


Impôts et taxes 2 636 - 17,3 % 992 + 4,8 % 2 203 - 1,1 %
dont : impôts et taxes DOM et Corse 739 - 4,4 % 463 - 1,1 % 3 - 6,3 %
dont : octroi de mer 500 - 0,9 % 323 + 1,7 % - -
Concours de l’État 713 - 15,6 % 966 - 18,3 % 505 + 0,5 %
Subventions reçues et participations 408 - 18,7 % 64 - 46,9 % 272 + 4,8 %
Ventes de biens et services 122 - 9,7 % 99 - 16,9 % 317 - 10,9 %
Autres recettes de fonctionnement 78 + 17,9 % 33 - 20,9 % 128 - 4,9 %

Épargne brute (3) = (2) - (1) 469 - 3,3 % 227 - 62,2 % 575 - 9,1 %

Dépenses d’investissement
hors remboursements (4) 1 184 - 7,9 % 724 - 1,8 % 919 - 7,9 %
Dépenses d’équipement 826 - 20,9 % 651 - 5,5 % 693 - 12,9 %
Subventions d’équipement versées 266 + 39,4 % 57 + 87,4 % 170 + 16,6 %
Autres dépenses d’investissement 91 + 82,3 % 16 - 8,6 % 56 - 1,2 %

Recettes d’investissement hors emprunts (5) 729 + 16,0 % 291 - 3,6 % 337 - 4,3 %
FCTVA 104 - 13,9 % 58 + 14,0 % 88 + 8,6 %
Dotations et subventions d’équipement 531 + 28,0 % 226 - 7,4 % 173 + 1,0 %
Autres recettes d’investissement 94 + 1,7 % 7 - 1,7 % 77 - 23,5 %

Dépenses totales hors remboursements


(6) = (1) + (4) 4 673 - 15,6 % 2 651 + 4,1 % 3 770 - 2,0 %
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 4 687 - 12,7 % 2 445 - 9,8 % 3 764 - 1,8 %
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) 14 + 186 - 206 - 371 -6 +7

Remboursements de dette (8) 300 + 14,0 % 42 - 31,1 % 267 - 0,1 %


Emprunts (9) 437 + 2,6 % 67 - 38,7 % 339 + 23,2 %
Flux net de dette = (9) - (8) 137 - 26 26 - 24 72 + 64

Dépenses totales (10) = (6) + (8) 4 973 - 14,3 % 2 693 + 3,3 % 4 037 - 1,9 %
Recettes totales (11) = (7) + (9) 5 125 - 11,5 % 2 513 - 11,0 % 4 102 - 0,1 %
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) 151 + 160 - 180 - 395 66 + 71
Dette au 31 décembre (12) 3 928 + 6,0 % 712 + 0,1 % 2 960 + 2,6 %

Ratios
Taux d’épargne brute = (3) / (2) 11,8 % + 1,6 pt 10,5 % - 14,4 pts 16,8 % - 1,4 pt
Taux d’épargne nette = [(3) - (8)] / (2) 4,3 % - 0,4 pt 8,6 % - 13,8 pts 9,0 % - 1,5 pt
Taux d’endettement = (12) / (2) 99,2 % + 21,0 pts 33,0 % + 3,5 pts 86,4 % + 3,5 pts
Délai de désendettement = (12) / (3) 8,4 ans + 0,7 an 3,1 ans + 2,0 ans 5,1 ans + 0,6 an
(a) Population municipale et comptée à part. Population légale au 1er janvier, sauf Mayotte : estimations de population (Insee). Les totaux
incluant Mayotte sont estimés en conséquence.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion en opérations réelles ; budgets principaux et annexes, y compris les
EPSM (M22). Montants calculés hors gestion active de la dette. Insee, recensement de la population.

161
A nnexe 4

Les transferts,
extensions et créations de compétences
OLIVIER L AIGNE AU, GABRIEL SZEFTEL, BENJAMIN BEHAEGEL,
S A B R I N A G AU T H I E R , M A R I E PA R PA I L LO N , PAU L V I E I L L E D E N T ( D G C L)

A. Principes applicables en cas de compensation financière


aux collectivités territoriales
Conformément à l’article 72-2 (4e alinéa) de la Constitution, modifié par la
révision constitutionnelle du 28 mars 2003 : « Tout transfert de compétences entre
l’État et les collectivités territoriales s’accompagne de l’attribution de ressources équi-
valentes à celles qui étaient consacrées à leur exercice. Toute création ou extension de
compétences ayant pour conséquence d’augmenter les dépenses des collectivités territo-
riales est accompagnée de ressources déterminées par la loi. »
Le Code général des collectivités territoriales complète ces garanties constitu-
tionnelles1.

1. Quatre cas d’accroissement des charges pour les collectivités territoriales ouvrent
droit à compensation ou à un accompagnement financier de la part de l’État
• Les transferts de compétences, pour lesquels la compensation financière est
intégrale, concomitante, garantie, contrôlée et conforme à l’objectif d’auto-
nomie financière. Conformément à la jurisprudence constitutionnelle2, l’appli-
cation du principe de neutralité financière impose d’arrêter le montant alloué
par l’État à l’exercice de la compétence transférée au « coût historique », sans
obligation de réévaluer dans le temps ce montant en fonction du coût d’exer-
cice des charges transférées (absence de « compensation glissante »).
• Les créations de compétences et les extensions de compétences, pour les-
quelles le législateur est tenu de prévoir un accompagnement financier dès lors
que le nouveau dispositif juridique présente un caractère obligatoire pour les
collectivités territoriales. Dans ces deux cas de figure, le transfert de ressources
est déterminé par la loi, le législateur disposant d’un pouvoir d’appréciation.
L’accompagnement financier, accordé en loi de finances, ne correspond pas à
une compensation intégrale à l’euro près3. Il appartient au législateur de déter-
miner le montant des « ressources » attribuées, en veillant à ce qu’elles soient
suffisantes afin de ne pas porter atteinte aux principes de libre administration
des collectivités territoriales et d’autonomie financière.
• La modification par voie réglementaire des règles relatives à l’exercice
d’une compétence transférée. La compensation de l’accroissement net de

1. Articles L. 1614-1 du CGCT pour les transferts de compétences, L. 1614-1-1 pour les
créations et extension de compétences, L. 1614-2 pour les modifications des règles rela-
tives à l’exercice des compétences transférées.
2. Décisions du Conseil constitutionnel no 2003-487 DC du 18 décembre 2003 et
no 2003-489 DC du 29 décembre 2003.
3. Décisions du Conseil constitutionnel no 2004-509 DC du 13 janvier 2005 et no 2011-
144 QPC du 30 juin 2011 relative à la prestation de compensation du handicap (PCH).

162
A N N E X E 4 – L E S T R A N S F E R T S , E X T E N S I O N S E T C R É AT I O N S D E C O M P É T E N C E S

charges est garantie, à condition que la réforme procède d’une mesure règle-
mentaire, soit obligatoire et qu’elle ne constitue pas une mesure de portée
générale (telle que la revalorisation du point d’indice). Le montant de la com-
pensation des charges nouvelles doit alors être égal à la différence entre le coût
de la compétence tel qu’il résulte de l’application du décret imposant de nou-
velles normes et le coût de cette même compétence selon les règles antérieu-
rement en vigueur, abstraction faite des effets des décisions librement prises
par les collectivités exerçant la compétence. À l’instar des transferts de compé-
tences, les modifications par voie réglementaire des règles relatives à l’exercice
des compétences transférées font l’objet d’une compensation intégrale.

2. Le rôle de la Commission consultative sur l’évaluation des charges (CCEC)


La commission consultative sur l’évaluation des charges (CCEC), émanation
du Comité des finances locales, est consultée sur les modalités d’évaluation
des accroissements et diminutions des charges résultant des transferts de com-
pétences entre l’État et les collectivités territoriales (articles L. 1211-4-1 et
R. 1212-5 du CGCT). Elle constate également l’évolution des charges résultant
des créations de compétences, des extensions de compétences ou des modi-
fications par voie législative des compétences transférées (article L. 1614-3-1
du CGCT).
La CCEC établit à l’intention du Parlement, à l’occasion de l’examen du projet
de loi de finances de l’année, un bilan de l’évolution des charges transférées aux
collectivités territoriales (article L. 1614-3 du CGCT). Afin de contrôler le coût
des charges transférées aux collectivités territoriales, tel que présenté par les
ministères prescripteurs de normes dans le cadre des fiches et études d’impact,
une coordination est assurée entre les travaux de la CCEC et ceux du Conseil
national d’évaluation des normes (CNEN).

3. En l’état actuel du droit, trois cas d’accroissement de charges n’ouvrent pas droit
à compensation pour les collectivités territoriales
• L’aménagement de compétence effectué par la loi
Une décision qui « affecte » une compétence transférée « sans en modifier le
périmètre », et sans en transformer ni la finalité ni la nature, n’est pas une exten-
sion de compétence, et par voie de conséquence n’ouvre droit à aucune com-
pensation. Il ne suffit pas que, par suite d’une modification de droit ou de fait,
les charges résultant de la compétence transférée augmentent pour que l’État
soit obligé de compenser cette augmentation1.
• L’attribution par la loi de missions nouvelles au maire
en qualité d’agent de l’État
Elle ne s’analyse pas comme un transfert de compétence au profit des com-
munes2. Toutefois, même lorsqu’une mission nouvelle est confiée par la loi aux

1. Décision no 2004-509 DC du 13 janvier 2005 (voir commentaire figurant aux


Cahiers du Conseil constitutionnel). Exemples sur la protection de l’enfance : CE,
30 décembre 2009, départements de Seine-Saint-Denis et de Saône-et-Loire et décision
du CC no 2010-109 QPC du 25 mars 2011 ; QPC no 2010-56, Val-de-Marne, sur la loi
portant réforme de la protection juridique des majeurs.
2. À titre d’exemple, il n’est pas résulté un droit à compensation financière des com-
munes lors de la mise en place du passeport biométrique ou de la carte d’identité élec-
tronique du fait de l’accueil des demandeurs de titres d’identité non résidents de la
commune. Les communes perçoivent une simple « indemnisation » qui correspond à un
effort financier de l’État effectué en dehors de toute obligation juridique.

163
A N N E X E 4 – L E S T R A N S F E R T S , E X T E N S I O N S E T C R É AT I O N S D E C O M P É T E N C E S

maires, en qualité d’agents de l’État, la mesure pourrait s’exposer à une cen-


sure du Conseil constitutionnel si les charges résultant de la mission nouvelle
étaient excessives pour l’organisation des services municipaux, entraînant ainsi
une atteinte au principe de la libre administration des collectivités territoriales.
• Les mesures de portée générale prises par voie réglementaire
(décret ou arrêté)
Des mesures, même ayant pour effet de rendre le service plus onéreux pour
les collectivités qui en ont la charge, ne sont pas de nature à ouvrir un droit à
compensation dès lors que ces mesures sont de portée générale et n’affectent
pas exclusivement des compétences exercées par un niveau spécifique de col-
lectivités territoriales (ces mesures peuvent également concerner l’État et des
entreprises privées)1.

B. Les vecteurs de la compensation


Il existe plusieurs vecteurs de compensation financière :
– les dotations versées par l’État sous forme de crédits budgétaires, qui sont
libres d’emploi pour les collectivités territoriales (les ressources ne sont pas
affectées à une catégorie ou à une nature de dépenses). Le montant de com-
pensation versé au titre de la dotation générale de décentralisation (DGD) et
les crédits du fonds régional de l’apprentissage et de la formation profession-
nelle continue prévus aux 1° et 2° de l’article L. 4332-1 du CGCT ne sont plus
indexés et n’évoluent plus à compter de 2009, sauf nouveaux transferts de
compétences à compenser ;
– les prélèvements sur recettes (PSR), opérés sur les recettes du budget général
de l’État, qui permettent d’effectuer le versement des sommes aux collectivités
territoriales sans recourir à la procédure préalable de délégation ministérielle
de crédits aux préfets ;
– la fiscalité transférée, correspondant aux produits d’impôts d’État reversés
aux collectivités territoriales.

Plusieurs clauses de garantie permettent de sanctuariser de manière pérenne les


montants de compensation financière versés pour l’exercice des compétences
transférées. Lorsque le produit de la fiscalité transférée est inférieur au montant
du droit à compensation, l’État est tenu de majorer le montant de la fiscalité
transférée à due concurrence, conformément à la jurisprudence du Conseil
constitutionnel2. Ainsi, les lois de décentralisation successives et les LFI com-
portent de telles clauses de garantie3.

1. Avis du Conseil d’État du 2 mai 1984 (no 334 900) ; CE, 2 mars 2010, région Rhône-
Alpes, no 322781 (décret GIPA) ; CE, 21 février 2018, région PACA (no 404879) ; CE,
21 février 2018, département du Calvados et autres (no 409286).
2. Décision DC no 2003-489 du 29 décembre 2003, considérant 23, et décision no 2004-
511 DC du 29 décembre 2004, considérant 36.
3. Article 119 de la loi no 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités
locales, article 41 de la LFI pour 2014, article 91 de la loi no 2014-58 du 27 janvier 2014
de modernisation de l’action publique et d’affirmation des métropoles (MAPTAM),
article 133 de la loi no 2015-991 du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territo-
riale de la République (NOTRe).

164
A N N E X E 4 – L E S T R A N S F E R T S , E X T E N S I O N S E T C R É AT I O N S D E C O M P É T E N C E S

1. Les parts de fiscalité transférée aux départements


a. Compensation du transfert du RMI puis du RSA : la taxe intérieure
de consommation sur les produits énergétiques (TICPE)
L’article 59 de la LFI pour 2004 attribue aux départements une part de la taxe
intérieure de consommation sur les produits pétroliers (TIPP), devenue taxe
intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), pour com-
penser la décentralisation du RMI-RMA à compter du 1er janvier 2004 (voir
annexe 4 du rapport de l’OFL 2011). Depuis 2006, cette compensation est versée
par douzièmes égaux via un compte d’avances (crédits du programme 833 –
action 2 « avances aux départements sur le produit de la TICPE »). Ce même
vecteur permet également de compenser les charges résultant pour les départe-
ments de la généralisation du RSA (voir infra).

b. Compensation au titre de la loi relative aux libertés et


responsabilités locales (LRL) : la taxe spéciale sur les conventions
d’assurance (TSCA) et la taxe intérieure de consommation
sur les produits énergétiques (TICPE)

• L’attribution initiale de la TSCA


L’article 52 de la LFI pour 2005 constitue le socle juridique de l’attribution aux
départements d’une fraction de taux de la taxe spéciale sur les conventions d’as-
surance mentionnée à l’article 1001 du Code général des impôts (CGI), destinée
à financer les transferts de compétences prévus par la loi LRL du 13 août 2004.
Cet article a ensuite été modifié de 2005 à 2007 pour majorer la fraction de
taux de la TSCA transférée aux départements afin de couvrir les nouvelles
charges transférées chaque année dans le cadre de la mise en œuvre de la loi du
13 août 2004 (voir annexe 4 du rapport de l’OFL 2009).
• L’élargissement de l’assiette de la TSCA transférée et l’attribution
aux départements d’une part de TICPE
En raison de l’augmentation du droit à compensation dû aux départements,
l’assiette de TSCA mobilisée s’est révélée insuffisante pour assurer le finance-
ment des transferts de compétences. L’article 38 de la LFI pour 2008 a ainsi
modifié l’article 52 de la loi de finances pour 2005 afin :
– de fixer à 11,55 % la fraction de tarif de la TSCA afférente aux véhicules ter-
restres à moteur versée aux départements en compensation des transferts réa-
lisés entre 2005 et 2008 (toujours déterminée par rapport à l’assiette 2004) ;
– d’élargir l’assiette transférée aux départements à la TSCA afférente aux contrats
incendie et navigation (1° et 3° de l’article 1001 du CGI) ;
– de prévoir l’attribution aux départements d’un financement complémentaire
sous la forme d’une fraction du produit de la TIPP, devenue TICPE. Cette part
de TICPE, distincte de la TICPE attribuée au titre du RMI, est obtenue pour
l’ensemble des départements par application d’une fraction du tarif de cette
taxe aux quantités de carburant vendues chaque année sur l’ensemble du ter-
ritoire national.

L’article 1er de la LFR pour 2016 et l’article 52 de la LFI pour 2017 ont majoré de
0,001 €/hl les fractions de tarif de la TICPE pour atteindre 1,74 € par hectolitre
de supercarburant sans plomb et 1,231 € par hectolitre de gazole, correspon-
dant à un montant provisionnel de compensation des charges transférées dû à
compter de 2017 aux départements de 2,823 Md€ (tableau 1).

165
A N N E X E 4 – L E S T R A N S F E R T S , E X T E N S I O N S E T C R É AT I O N S D E C O M P É T E N C E S

Si la somme des produits de la TSCA et de la TICPE perçue pour une année


donnée par un département représente un montant inférieur à son droit à
compensation pour l’année considérée, l’article 119 de la loi du 13 août 2004
précitée et l’article 52 de la LFI pour 2005 garantissent au département l’attri-
bution à due concurrence d’une part du produit de la TICPE revenant à l’État.
En vertu de l’article 2 de la LFR pour 2007, cette clause de garantie s’applique
automatiquement : si nécessaire, l’État verse au département le solde du droit à
compensation de l’année dès le début de l’année suivante.

Tableau 1 – C ompensation aux départements par transfert de fiscalité


en application du III de l’ article 52 de la LFI 2005
TSCA LRL TICPE LRL

Fraction Fraction Montant Ajustement Total Super­ Gazole Montant Ajustement Total
de TSCA TSCA du droit à au titre TSCA carburant du droit à au titre de TICPE Total fiscalité
Loi de transférée LRL
contrats incendie compensation de l’exercice LRL sans compensation l’exercice LRL
finances
auto­ et provisionnel plomb provisionnel
mobiles navigation de l’exercice de l’exercice

(en %) (en €) (en €) (en €) (en €/hl) (en €/hl) (en €) (en €) (en €) (en €)

LFI 2011 1,662 1,176 659 026 274


11,55 oui 2 132 832 329 2 132 832 329 666 306 671 2 799 139 000
LFR 2011 1,681 1,189 7 280 397

LFI 2012 1,715 1,213 679 785 319


11,55 oui 2 132 832 329 2 132 832 329 681 899 858 2 814 732 187
LFR 2012 1,720 1,217 2 114 539

LFI 2013 1,729 1,223 685 558 797


11,55 oui 2 132 832 329 2 132 832 329 686 168 865 2 819 001 194
LFR 2013 1,730 1,224 610 068

LFI 2014 1,737 1,229 688 628 567


11,55 oui 2 132 832 329 2 132 832 329 688 769 011 2 821 601 340
LFR 2014 1,737 1,229 140 0444

LFI 2015 1,739 1,230 689 390 179


11,55 oui 2 132 832 329 2 132 832 329 689 392 690 2 822 225 019
LFR 2015 1,739 1,230 2 511

LFI 2016 1,739 1,230 689 620 436


11,55 oui 2 132 832 329 2 132 832 329 689 635 597 2 822 467 926
LFR 2016 1,739 1,231 15 161

LFI 2017 1,740 1,231 689 938 049


11,55 oui 2 132 832 329 2 132 832 329 689 933 746 2 822 766 075
LFR 2017 1,740 1,231 - 4 303

LFI 2018 11,55 oui 2 132 832 329 2 132 832 329 1,740 1,231 689 933 746 689 933 746 2 822 766 075

LFI 2019 11,55 oui 2 132 832 329 2 132 832 329 1,740 1,231 689 933 746 689 933 746 2 822 766 075

LFI 2020 11,55 oui 2 132 832 329 2 132 832 329 1,740 1,231 689 933 746 689 933 746 2 822 766 075

LFI 2021 11,55 oui 2 132 832 329 2 132 832 329 1,740 1,231 689 933 746 689 933 746 2 822 766 075

Source : DGCL.

c. La TSCA-SDIS
L’article 53 de la LFI pour 2005 a attribué aux départements une deuxième frac-
tion de TSCA, distincte de celle attribuée au titre des transferts de compétences
prévus par la loi LRL et destinée à contribuer au financement des services dépar-
tementaux d’incendie et de secours (SDIS), en contrepartie d’une diminution
opérée sur leur dotation globale de fonctionnement (DGF). Elle se monte à
1 226,7 M€ en 2020 (graphique 1). (Les modalités de création et de financement des
SDIS sont détaillées dans l’annexe 4 du rapport de l’OFL 2010.)

166
A N N E X E 4 – L E S T R A N S F E R T S , E X T E N S I O N S E T C R É AT I O N S D E C O M P É T E N C E S

G raphique 1 - TSCA affectée aux départements


pour le financement des SDIS
M€ 1 227
1 189
1 200 1 130
1 086
1 035
979 987 987 1 003
1 000 918 919 924 936
852 879
843
800

600

400

200

0
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020

Source : DGFiP.

2. Les parts de fiscalité transférée aux régions au titre des lois LRL, MAPTAM et
NOTRe : la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE)
a. Modalités de la compensation des transferts de compétences
effectués depuis 2005
L’article 52 de la LFI pour 2005, complété par l’article 40 de la LFI pour 2006,
constitue le socle juridique de l’attribution aux régions (y compris la collectivité
de Corse et les collectivités territoriales uniques de Martinique et de Guyane)
d’une fraction de tarif de la TICPE destinée à financer les transferts de compé-
tences prévus par la loi LRL du 13 août 2004 et à compenser les charges nou-
velles résultant de dispositions ultérieures.
Les modalités de la compensation des transferts de compétences effectués de
2005 à 2010, puis en 2011 et 2012, sont détaillées dans l’annexe 4 des rapports
de l’OFL 2010 à 2012. Depuis 2006 et la régionalisation de l’assiette de la TICPE,
les régions d’outre-mer ne perçoivent plus de TICPE dite « LRL », mais de la DGD
en compensation des transferts de compétences prévus par la loi LRL (147,7 M€
en 2021).
L’article 78 de la LFI pour 2019 a augmenté les fractions de tarif de la TICPE-LRL
attribuées aux régions métropolitaines et à la collectivité territoriale de Corse,
correspondant à un montant de compensation de 25 212 €.

b. La modulation des fractions de tarif de TICPE par les régions


Afin de se conformer à la réglementation européenne, l’article 89 de la LFR pour
2016 a transformé en fraction figée de TICPE affectée par l’État les réfactions de
1,77 €/hl pour les supercarburants et de 1,15 €/hl pour le gazole, sur lesquelles
les régions et la collectivité territoriale de Corse avaient un pouvoir de modula-
tion. Cette disposition s’applique depuis le 1er janvier 2017 (cf. art. 265 du Code
des douanes).

c. La compensation des transferts de compétences découlant


des lois MAPTAM et NOTRe sous forme de TICPE
Le X de l’article 2 de la LFR pour 2015 prévoit que les transferts de compé-
tences prévus par la loi du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action

167
A N N E X E 4 – L E S T R A N S F E R T S , E X T E N S I O N S E T C R É AT I O N S D E C O M P É T E N C E S

publique territoriale et d’affirmation des métropoles (MAPTAM) et par la loi


du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République
(NOTRe) sont compensés aux régions sous forme de TICPE calculée en fonc-
tion des consommations nationales de carburant enregistrées sur l’ensemble
du territoire. Il y a donc une régionalisation de l’assiette de TICPE-LRL avec un
pouvoir de modulation pour la « TICPE-LRL » depuis 2006 et une assiette natio-
nale sans pouvoir de modulation pour la « TICPE-MAPTAM/NOTRe » à compter
de 2015.
Pour les transferts issus des lois MAPTAM et NOTRe, c’est-à-dire principalement
le transfert, à compter du 1er juillet 2015, des services chargés de la gestion des
fonds et programmes européens et, à compter du 1er janvier 2016, des centres de
ressources, d’expertise et de performance sportives (CREPS), les régions d’outre-
mer perçoivent, à l’instar des régions métropolitaines, une fraction de produit
de TICPE. Pour l’année 2021, le montant complémentaire de compensation
alloué sous forme de TICPE-MAPTAM/NOTRe s’élève à 0,4 M€, soit une com-
pensation totale de 63,8 M€.

Tableau 2 – C ompensation aux régions par transfert de fiscalité en application


de l’ article 40 de la LFI 2006 et de l’ article 38 de la LFI 2016

TICPE-LRL TICPE-MAPTAM-NOTRe
Montant Montant Total
Super­ Fractions Super­
du droit à Ajustement du droit à Ajustement Total TICPE- fiscalité
Loi de carburant Total régionales carburant
Gazole compensation au titre de Gazole compensation au titre de MAPTAM/ transférée
finances sans TICPE-LRL art. 38 sans
provisionnel l’exercice provisionnel l’exercice NOTRe
plomb LFI 2016 plomb
de l’exercice de l’exercice
(€/hl) (€/hl) (en €) (en €) (en €) (€/hl) (€/hl) (en €) (en €) (en €) (en €)
LFI 2005 0,98 0,71 391 956 255 – – – – –
441 197 294 441 197 294
LFR 2005 1,11 0,79 49 241 039 – – – – –
LFI 2006 Fractions régionales 995 041 571 – – – – –
1 034 284 017 1 034 284 017
LFR 2006 art. 40 LFI 2006 39 242 446 – – – – –
LFI 2007 Fractions régionales 2 307 378 637 – – – – –
2 332 784 459 2 332 784 459
LFR 2007 art. 40 LFI 2006 25 405 822 – – – – –
LFI 2008 Fractions régionales 2 935 163 604 – – – – –
2 936 199 197 2 936 199 197
LFR 2008 art. 40 LFI 2006 1 035 593 – – – – –
LFI 2009 Fractions régionales 3 175 567 528 – – – – –
3 173 513 615 3 173 513 615
LFR 2009 art. 40 LFI 2006 - 2 053 912 – – – – –
LFI 2010 Fractions régionales 3 194 897 921 – – – – –
3 202 200 159 3 202 200 159
LFR 2010 art. 40 LFI 2006 7 302 238 – – – – –
LFI 2011 Fractions régionales 3 207 164 727 – – – – –
3 208 301 530 3 208 301 530
LFR 2011 art. 40 LFI 2006 1 136 803 – – – – –
LFI 2012 Fractions régionales 3 208 820 904 – – – – –
3 209 192 251 3 209 192 251
LFR 2012 art. 40 LFI 2006 371 347 – – – – –
LFI 2013 Fractions régionales 3 219 507 082 – – – – –
3 225 148 266 3 225 148 266
LFR 2013 art. 40 LFI 2006 5 641 184 – – – – –
LFI 2014 Fractions régionales 3 226 942 309 – – – – –
3 226 942 309 3 226 942 309
LFR 2014 art. 40 LFI 2006 0 – – – – –
LFI 2015 Fractions régionales 3 426 668 759 – – – – –
3 433 298 606 3 433 298 606
LFR 2015 art. 40 LFI 2006 6 629 847 – – – – –
LFI 2016 3 443 143 625 Fractions 17 933 407 –
Fractions régionales régionales
3 446 268 685 0,047 0,03 19 236 491 3 465 505 176
LFR 2016 art. 40 LFI 2006 3 125 060 art. 38 – 1 303 084
LFI 2016
LFI 2017 3 448 132 343 Fractions 48 955 761
Fractions régionales régionales
3 450 189 428 0,123 0,092 52 774 806 3 502 964 234
LFR 2017 art. 40 LFI 2006 2 057 085 art. 38 3 819 045
LFI 2016
Fractions
Fractions régionales régionales
LFI 2018 3 488 063 379 3 488 063 379 0,146 0,11 58 182 675 58 182 675 3 546 246 054
art. 40 LFI 2006 art. 38
LFI 2016

168
A N N E X E 4 – L E S T R A N S F E R T S , E X T E N S I O N S E T C R É AT I O N S D E C O M P É T E N C E S

TICPE-LRL TICPE-MAPTAM-NOTRe
Montant Montant Total
Super­ Fractions Super­
du droit à Ajustement du droit à Ajustement Total TICPE- fiscalité
Loi de carburant Total régionales carburant
Gazole compensation au titre de Gazole compensation au titre de MAPTAM/ transférée
finances sans TICPE-LRL art. 38 sans
provisionnel l’exercice provisionnel l’exercice NOTRe
plomb LFI 2016 plomb
de l’exercice de l’exercice
(€/hl) (€/hl) (en €) (en €) (en €) (€/hl) (€/hl) (en €) (en €) (en €) (en €)
Fractions
Fractions régionales régionales
LFI 2019 3 492 281 058 3 492 281 058 0,153 0,115 61 108 510 61 108 510 3 553 389 568
art. 40 LFI 2006 art. 38
LFI 2016
Fractions
Fractions régionales régionales
LFI 2020 3 492 306 270 3 492 306 270 0,159 0,119 63 367 846 63 367 846 3 555 674 116
art. 40 LFI 2006 art. 38
LFI 2016
Fractions
Fractions régionales régionales
LFI 2021 3 492 306 270 3 492 306 270 0,160 0,120 63 758 427 63 758 427 3 556 064 697
art. 40 LFI 2006 art. 38
LFI 2016

Source : DGCL.

C. Bilan de la compensation des transferts de compétences et de services


depuis 2004

1. La compensation financière due depuis la loi du 13 août 2004


Au total, hors compensation du RMI-RSA et hors régions d’outre-mer, la com-
pensation versée au titre de 2021 est de 6,66 Md€, dont 3,56 Md€ sous forme
de TICPE aux régions et 2,82 Md€ aux départements sous forme de TICPE et de
TSCA (tableau 3).
Les régions d’outre-mer perçoivent quant à elles 153,9 M€ sous forme de dota-
tion générale de décentralisation (DGD) et TICPE au titre de la compensation
des compétences transférées.

Tableau 3 – M ontants des compensations versées en 2021


en euros
Collectivités territoriales bénéficiaires du transfert
Modalités de Régions Régions Départements EPCI Communes STIF Total
compensation métro- d’outre-mer
politaines
Total 3 742 561 445 153 863 630 2 718 468 476 16 279 624 16 990 655 128 102 206 6 776 266 035
TICPE 3 556 561 811 6 195 623 689 933 746 0 0 0 4 252 691 180
TSCA 0 0 2 132 832 329 0 0 0 2 132 832 329
DGD 185 162 182 147 651 655 14 919 256 16 279 624 16 990 655 128 102 206 509 105 578
ex-DGD form. pro 837 452 16 352 6 060 328 0 0 0 6 914 132
DGF 0 0 - 125 277 184 0 0 0 - 125 277 184

Source : DGCL.

2. Les transferts de compétences


a. Les transferts de compétences en faveur des régions
Les transferts de compétences en faveur des régions issus de la loi LRL (for-
mation professionnelle et apprentissage, bourses et formations sanitaires,

169
A N N E X E 4 – L E S T R A N S F E R T S , E X T E N S I O N S E T C R É AT I O N S D E C O M P É T E N C E S

enseignement, patrimoine et voirie) ou autres (ferroviaire : transfert de la


compétence SRV [services régionaux de voyageurs] et réformes réglemen-
taires affectant les formations décentralisées1) ont fait l’objet de procédures de
compensations, développées lors des précédentes éditions de l’OFL. Certains
sujets restent toutefois d’actualité, notamment les transferts opérés par les lois
MAPTAM du 27 janvier 2014 et NOTRe du 7 août 2015.
• Compensation aux régions du transfert des services chargés
de la gestion des fonds et programmes européens prévu par la loi MAPTAM
La loi MAPTAM prévoit le transfert aux régions de la qualité d’autorité de ges-
tion des programmes européens (article 78) et définit en outre les modalités du
transfert des services de l’État nécessaires à l’exercice de ces nouvelles missions
(articles 80 à 88).
Plusieurs décrets sont parus pour permettre la mise en œuvre de ces mesures2,
notamment le décret no 2015-783 du 29 juin 2015 relatif aux dates et aux
modalités de transfert définitif des services ou parties de services de l’État qui
participent aux missions de l’autorité de gestion des programmes européens
financés au titre des FEDER, FSE et FEADER.
À la suite de la parution de ce décret, quatre vagues de transferts définitifs de ser-
vices ont eu lieu les 1er juillet 2015, 1er janvier 2016, 1er janvier 2017 et 1er jan-
vier 2018. La compensation financière qui en découle permet de couvrir divers
postes de dépenses, notamment les frais de fonctionnement des services, les
postes vacants, les fractions d’emploi, la rémunération des agents titulaires et
non titulaires et les dépenses d’action sociale afférentes à ces personnels. Elle
est versée sous forme de TICPE aux régions métropolitaines comme à celles
d’outre-mer.
La LFI pour 2020 a procédé aux derniers ajustements financiers des vagues suc-
cessives de transferts des services (cf. annexe 4 du rapport OFGL 2020) conduisant
à une compensation totale et pérenne de 17,1 M€.
• Compensation aux régions des transferts résultant des dispositions
de la loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi
et à la démocratie locale
La loi du 5 mars 2014 a transféré depuis le 1er janvier 2015 plusieurs compé-
tences aux régions, en particulier :
– les dépenses en faveur de l’accès aux compétences clés des personnes en inser-
tion professionnelle, dans le cadre de la lutte contre l’illettrisme ;
– les dépenses dédiées aux actions de formation à destination des personnes
détenues au sein d’établissements pénitentiaires en gestion publique à
compter du 1er janvier 2015 ;
– les dépenses relatives à la formation professionnelle des Français résidant à
l’étranger ;
– les crédits de rémunération des stagiaires de la formation professionnelle pour
les centres de rééducation professionnelle financés actuellement par l’État
(personnes en situation de handicap) et des stagiaires de la formation profes-
sionnelle dits publics spécifiques (détenus et Français de l’étranger) ;
– les dépenses dédiées à l’accompagnement des jeunes et des adultes à la
recherche d’un emploi et candidats à la validation des acquis de l’expérience
(VAE).

1. Allongement de la durée de formation initiale préparant au diplôme d’État d’éduca-


teur de jeunes enfants (DEEJE), généralisation de l’obligation d’obtention du niveau 2 de
l’attestation de formation aux gestes et soins d’urgence (AFGSU).
2. Décrets no 2014-580 du 3 juin 2014, no 2014-1188 du 14 octobre 2014 et no 2014-
1241 du 24 octobre 2014.

170
A N N E X E 4 – L E S T R A N S F E R T S , E X T E N S I O N S E T C R É AT I O N S D E C O M P É T E N C E S

Le droit à compensation définitif des dépenses de fonctionnement validé en


CCEC du 10 janvier 2017 s’élève à 214,43 M€.
• Recentralisation de la compétence apprentissage
En application de la loi no 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de
choisir son avenir professionnel, la compétence apprentissage des régions a été
recentralisée le 1er janvier 2020 au profit des branches professionnelles et son
financement est désormais assuré par l’opérateur national France Compétences.
La loi de finances pour 2020 a tiré les conséquences de cette recentralisation
en reprenant au profit de l’État les financements dédiés antérieurement aux
régions. Le dispositif s’est largement inspiré des principes habituellement
retenus en matière de décentralisation de l’État vers les collectivités territoriales.
Ainsi, le droit à compensation de l’État (DAC) a été calculé de façon à refléter
le coût de la compétence exercée par les régions en prenant en considération la
moyenne des dépenses de fonctionnement des régions sur une période de trois
ans tandis qu’une période de cinq ans a été retenue pour les dépenses d’inves-
tissement, avec pour borne supérieure l’année 2017 (soit l’année de l’annonce
de la recentralisation de la compétence).
La reprise des ressources anciennement dédiées aux régions1 étant supérieure
au DAC de l’État (2 068,8 M€ contre un DAC de 1 850,6 M€), des mécanismes
de neutralisation financière ont été introduits au bénéfice des régions : le verse-
ment d’une part de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergé-
tiques (TICPE) à hauteur de 156,9 M€ et le versement d’un prélèvement sur les
recettes de l’État (PSR) à hauteur de 122,6 M€ ont permis d’ajuster la reprise des
ressources au DAC de l’État.
Enfin, au titre des compétences résiduelles de régions, qui peuvent contribuer
au financement des CFA, elles bénéficient de deux enveloppes supplémentaires,
l’une de 180 M€ au titre des dépenses d’investissement et l’autre de 138 M€ au
titre des dépenses de fonctionnement.
• Compensation aux régions du transfert au 1er janvier 2019
des délégations régionales de l’ONISEP prévu par la loi Avenir professionnel
À compter du 1er janvier 2019, les régions se sont vu transférer les missions des
délégations régionales de l’Office national d’information sur les enseignements
et les professions (ONISEP) en application de la loi du 5 septembre 2018 pré-
citée, en matière de diffusion de la documentation et d’élaboration des publi-
cations à portée régionale relatives à l’orientation scolaire et professionnelle
des jeunes.
Les modalités de la compensation financière aux régions ont été validées par la
Commission consultative d’évaluation des charges le 12 juin 2019.
La LFI pour 2020 a procédé à l’inscription d’un droit à compensation des régions
à hauteur de 8 252 478 € en valeur 2019, dont 1 088 681 € au titre des charges
de fonctionnement et d’investissement et 7 163 797 € au titre de la valorisation
financière des ETP non transférés.
Le montant du droit à compensation provisionnel fait l’objet d’un versement
imputé sur la part du produit de la TICPE revenant à l’État.

1. Les ressources régionales de la compétences apprentissage étaient composées de : une


partie (51 %) de la taxe d’apprentissage (article 8 de la LFR du 8 août 2014), une fraction
de TICPE en complément de la taxe d’apprentissage (article 29 de la LFI pour 2015), une
fraction de TICPE spécifique dédiée à la compensation de la prime d’apprentissage versée
par les régions à certaines entreprises (articles 40 et 41 de la LFI pour 2014), une fraction
de TICPE spécifique dédiée à la compensation de l’aide au recrutement d’un apprenti
supplémentaire versée par les régions à certaines entreprises (article 123 de la LFI pour
2015 et article 38 de la LFI pour 2016).

171
A N N E X E 4 – L E S T R A N S F E R T S , E X T E N S I O N S E T C R É AT I O N S D E C O M P É T E N C E S

• Compensation des charges nouvelles issues des réformes réglementaires


des formations sanitaires
– Alignement du cursus de masseur-kinésithérapeute sur le système universitaire
LMD : la réforme, entrée en vigueur en septembre 2015, génère des charges
nouvelles pour les régions et donne lieu à compensation financière selon des
modalités identiques aux compensations de réformes LMD antérieures, vali-
dées dans le cadre de la CCEC (rapports de l’OFGL 2015 à 2017). À la suite des
différents ajustements financiers intervenus en LFR 2016 (1,35 M€), LFI pour
2017 (1,89 M€), LFI pour 2018 (2,11 M€), puis LFI pour 2019 (4,28 M€), la
compensation provisionnelle s’élève à 9,63 M€ à compter du 1er janvier 2019.
Cette compensation provisionnelle fera l’objet d’une révision ultérieure afin
de prendre en compte la réalité des charges nouvelles effectives et de fixer le
droit à compensation définitif par arrêté interministériel.
– Alignement des bourses de formations paramédicales au niveau universitaire :
cette réforme issue du décret du 28 décembre 2016 relatif aux bourses accor-
dées aux étudiants inscrits dans les instituts et écoles de formation de cer-
taines professions de santé fait l’objet d’une compensation provisionnelle de
18,969 M€, accordée aux régions en LFI pour 2018 au titre des charges nou-
velles résultant de l’alignement des bourses d’étudiants en formations para-
médicales sur le barème des bourses en vigueur dans l’enseignement supérieur
universitaire. Par ailleurs, 0,972 M€ ont été accordés en LFR pour 2017 de
manière non pérenne, sous forme de TICPE, aux huit régions ayant effectué
des rentrées en formation dès janvier 2017 (puéricultrice) et en février 2017
(infirmier).
– Revalorisation des indemnités de stage des étudiants en formation LMD infir-
mier : l’arrêté modificatif du 18 mai 2017 relatif au diplôme d’État d’infirmier
améliore les conditions de prise en charge des stages des étudiants infirmiers,
générant des charges nouvelles pour les régions ; ces charges font l’objet d’une
compensation provisionnelle de 12,639 M€ en LFI pour 2018.
• Compensation aux régions du transfert au 1er janvier 2016
des centres de ressources, d’expertise et de performance sportives (CREPS)
prévu par la loi NOTRe
Les 17 CREPS assurent l’accueil, la formation et la préparation des sportifs de
haut niveau et offrent une formation aux métiers dans les domaines des activités
physiques et sportives. La réforme mise en œuvre par la loi a pour objectif de
mutualiser les moyens et les ressources des CREPS pour organiser des politiques
partenariales entre l’État et les régions en faveur du sport et de la jeunesse. Elle
organise, à compter du 1er janvier 2016, un partage des charges entre l’État et
les régions, l’État gardant à sa charge la rémunération de ses agents, les missions
d’encadrement des sportifs, les dépenses de fonctionnement pédagogique et
l’acquisition et la maintenance des logiciels informatiques. La région quant à
elle est en charge des dépenses d’investissement sur les locaux et infrastructures,
de l’entretien général et du fonctionnement courant, de l’acquisition des équi-
pements, de l’accueil, restauration et hébergement, ainsi que de la rémunéra-
tion des personnels en charge de ces compétences. Ce transfert de compétences
s’accompagne d’un transfert de services au profit des régions selon les modalités
fixées par décret en Conseil d’État. Des modalités de compensation adaptées ont
été prévues par l’article 133 de la loi NOTRe car les CREPS tirent une part signifi-
cative de leurs ressources de leurs activités (49 % de ressources propres environ).
La LFI pour 2021 a procédé aux derniers ajustements financiers des vagues
successives de transferts des services conduisant à une compensation totale et
pérenne de 12,1 M€.

172
A N N E X E 4 – L E S T R A N S F E R T S , E X T E N S I O N S E T C R É AT I O N S D E C O M P É T E N C E S

• Compensation aux régions du transfert au 1er janvier 2017


du dispositif NACRE (nouvel accompagnement à la création ou la reprise
d’entreprise) prévu par la loi NOTRe
L’article 7 de la loi NOTRe du 7 août 2015 a transféré aux régions le financement
des actions d’accompagnement et de conseil organisées avant la création ou la
reprise d’une entreprise et pendant les trois années suivantes. Après l’attribution
provisionnelle de 22,043 M€ en LFI pour 2017, le montant de la compensa-
tion accordé aux régions est fixé définitivement par arrêté interministériel à
24,385 M€ sous forme de TICPE.

b. Les transferts de compétences en faveur des départements


Nonobstant le transfert spécifique des dépenses d’aide sociale (voir partie D), les
compétences transférées aux départements en application de la loi LRL dans le
domaine de l’action sociale ont fait l’objet de compensations, dont les moda-
lités sont décrites dans des éditions antérieures du rapport de l’OFGL. Il en est
de même de la compensation financière résultant pour les départements de la
réforme de la formation des assistants maternels.
• La recentralisation sanitaire
En cohérence avec la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique,
la loi du 13 août 2004 a prévu la « recentralisation » vers l’État, dès le 1er jan-
vier 2005, des compétences confiées aux départements en 1983 dans le domaine
de la lutte contre les maladies vectorielles (la vaccination, la lutte contre la
lèpre et la tuberculose, contre les infections sexuellement transmissibles et le
dépistage des cancers). Toutefois, les départements souhaitant poursuivre leurs
actions dans ce domaine pouvaient continuer à exercer cette compétence par
convention conclue avec l’État. En application de l’article 100 de la LFR pour
2004, les départements renonçant progressivement à l’exercice de tout ou partie
de ces compétences ont vu leur dotation globale de fonctionnement (DGF)
réduite du montant de leur droit à compensation correspondant. S’agissant
des départements ayant conservé la compétence de dépistage des infections
sexuellement transmissibles en 2015, l’article 23 de la LFI pour 2015 a organisé
le débasage de leur dotation pour permettre un financement par l’Assurance-
maladie, en application des dispositions de l’article 47 de la loi de financement
de la sécurité sociale pour 2015.
Face aux retraits progressifs des départements, l’article 57 de la loi de finance-
ment de la sécurité sociale (LFSS) du 24 décembre 2019 pour 2020, avec une
mise en œuvre décalée au 1er janvier 2021, tend à parachever le mouvement de
recentralisation de cette politique publique en unifiant le régime d’habilitation
des centres de lutte contre la tuberculose (CLAT) et en simplifiant leur mode
de financement. Dorénavant, les agences régionales de santé (ARS) assurent le
pilotage de l’ensemble des CLAT par la délivrance d’agrément des directeurs
généraux d’ARS et par la prise en charge intégrale de leurs dépenses par le fonds
d’intervention régional (FIR). La LFI pour 2021 tire ainsi les conséquences de la
recentralisation généralisée de la compétence tuberculose exercée par 31 dépar-
tements (37 673 631 €).
Au total, la réfaction sur la DGF des départements concernés s’élève désormais
à 125,277 M€ (en valeur 2020, après indexation).
• Au titre de la compensation au département de Mayotte
de la protection maternelle et infantile (PMI)
Après avoir réalisé en 2017 la compensation au titre de l’aide sociale à l­ ’enfance
(voir rapport de l’OFGL 2017), la LFI pour 2018 a procédé à la compensation
pérenne d’un montant de 14,53 M€, sous forme de TICPE, au titre du transfert

173
A N N E X E 4 – L E S T R A N S F E R T S , E X T E N S I O N S E T C R É AT I O N S D E C O M P É T E N C E S

à Mayotte de la compétence de la protection maternelle et infantile (PMI).


En effet, la création d’un service de la protection maternelle et infantile a été
rendue obligatoire par l’ordonnance no 2008-859 du 28 août 2008 relative à
l’extension et à l’adaptation outre-mer de diverses mesures bénéficiant aux per-
sonnes handicapées et en matière d’action sociale et médico-sociale au 1er jan-
vier 2009. Cette compensation correspond à l’évaluation des dépenses de PMI
du département de Mayotte pour l’année 2015 effectuée par l’Inspection géné-
rale des affaires sociales (IGAS) dans son rapport Mission d’appui au département
de Mayotte sur le pilotage de la protection de l’enfance de février 2016, minorées des
coûts pris en charge par d’autres financeurs.
Par ailleurs, la régularisation des sommes dues par l’État au département de
Mayotte au titre des années 2009 à 2017 s’établit à 105,745 M€. Cette attribu-
tion faisant l’objet d’un versement étalé sur trois ans, la LFI pour 2019 procède
à un abondement non pérenne d’un montant de 35,248 M€.

c. Les transferts de compétences en faveur des communes,


des groupements de collectivités ou de plusieurs catégories
de collectivités
Les transferts en faveur de plusieurs catégories de collectivités opérés par la loi
LRL dans le domaine de l’éducation (fonds académiques de rémunération des
personnels d’internat, la part « TOS » du forfait d’externat), des grands équi-
pements (aérodromes, ports maritimes), ainsi que le transfert optionnel des
monuments historiques, ont fait l’objet de compensations dont les modalités
ont été développées dans les précédents rapports de l’OFGL. Il en est de même
de la compensation financière issue de la mise en œuvre par les communes du
service d’accueil dans les écoles maternelles et élémentaires (loi no 2008-790 du
20 août 2008).

3. Les transferts de personnels


Le cadre juridique de la procédure de transfert de services, le périmètre précis
des charges compensées à ce titre (rémunération des optants, cotisations patro-
nales, formation, action sociale, postes vacants, fractions d’emploi…), ainsi que
la procédure d’exercice du droit d’option par les agents (qui s’échelonne sur
plusieurs exercices), sont présentés de manière précise dans l’annexe 4 du rap-
port de l’OFL 2011.
La loi ne fixe en règle générale aucune date limite pour ces transferts définitifs,
dont chaque ministère concerné est responsable. Les décrets de transfert défi-
nitif ayant fait l’objet d’une publication ont été énumérés dans l’annexe 4 des
rapports de l’OFL 2011, 2015 et 2017.
Depuis 2004, ont ainsi été transférés et compensés aux collectivités plus de
131 900 ETP, à hauteur de 3,855 Md€ au total (tableau 4).

174
A N N E X E 4 – L E S T R A N S F E R T S , E X T E N S I O N S E T C R É AT I O N S D E C O M P É T E N C E S

Tableau 4 – S ynthèse des effectifs transférés


et compensations versées aux départements , régions , STIF, communes et EPCI
pour les transferts achevés et définitivement compensés de 2004 à 2020
Départements Régions EPCI, communes et STIF Total
ETP Montant ETP Montant ETP Montant ETP Montant
(en €) (en €) (en €) (en €)
Non-titulaires 1 972 61 813 099 2 258 50 307 160 0,83 15 175 4 230 112 135 434
Fractions d’emplois 49 1 633 858 307 11 012 115 3,89 137 681 360 12 783 655
Titulaires intégrés 47 009 1 308 535 382 31 239 830 659 705 39,70 1 388 751 78 288 2 140 583 838
Titulaires détachés 17 248 563 285 827 16 085 497 381 339 55,60 2 299 184 33 389 1 062 966 349
Titulaires action sociale 0 16 938 092 0 12 512 649 0,00 26 545 0 29 477 286
Vacants intermédiaires 3 345 67 728 858 236 6 546 123 81,94 2 340 047 3 664 76 615 028
Vacants après transfert 6 484 161 120 796 3 905 96 214 555 34,56 992 819 10 423 258 328 170
Sous-total 76 106 2 181 055 911 54 031 1 504 633 645 217 7 200 202 130 353 3 692 889 759
Emplois disparus 1 146 23 394 082 416 10 279 507 5,31 144 737 1 568 33 818 326
Fonctionnement 0 23 768 476 0 8 220 088 0,00 711 983 0 32 700 547
Indemnités de service fait 0 28 201 515 0 1 886 168 0,00 205 601 0 30 293 284
Autres charges 0 24 880 293 -2 40 351 478 0,00 0 -2 65 231 772
Total 77 252 2 281 300 277 54 445 1 565 370 886 222 8 262 523 131 918 3 854 933 687

Source : DGCL (mise à jour en mai 2021 - pas d’évolution par rapport à 2020).

D. La problématique des dépenses d’aide sociale

1. L’allocation personnalisée d’autonomie (APA)


L’APA est attribuée et financée par les conseils départementaux, qui reçoivent
en contrepartie un financement de l’État, selon des modalités détaillées dans
l’annexe 4 du rapport de l’OFL 2014.
Suite à la création de la 5e branche « autonomie » de la Sécurité sociale en 2021,
le financement du concours APA provient pour cette même année de l’affecta-
tion de 7,7 % des recettes de contribution solidarité autonomie (CSA), de CSG
et de la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie.

La CNSA a augmenté le montant de sa participation aux dépenses d’APA avec


la création en 2016 d’une seconde part du concours APA, appelée APA2. Elle
­compense principalement la revalorisation des plafonds de l’APA à domicile,
améliore le reste à charge des bénéficiaires de l’APA à domicile et finance le
droit au répit des aidants. Le montant prévisionnel de l’APA2 s’établissait à
296,59 M€ en 2020. Le montant prévisionnel des concours APA1 et APA2 pour
2020 devrait s’établir à 2 266,6 M€ (tableau 5) et à 2 379,4 M€ pour 2021.

175
A N N E X E 4 – L E S T R A N S F E R T S , E X T E N S I O N S E T C R É AT I O N S D E C O M P É T E N C E S

Tableau 5 – L’APA en chiffres

Année Dépenses Concours FFAPA Taux Bénéficiaires


puis CNSA de couverture au 31/12
(en M€) (en M€) (en %) (source : DREES
et CNSA)
2003 3 205 1 323 41,28 % 792 000
2004 3 591 1 339 37,29 % 880 000
2005 3 930 1 331 33,87 % 948 000
2006 4 244 1 412 33,27 % 1 025 000
2007 4 555 1 513 33,22 % 1 078 000
2008 4 855 1 599 32,94 % 1 115 000
2009 5 029 1 548 30,78 % 1 136 000
2010 5 183 1 536 29,64 % 1 158 000
2011 5 263 1 622 30,82 % 1 199 000
2012 5 370 1 656 30,84 % 1 220 830
2013 5 385 1 729 32,11 % 1 241 434
2014 5 477 1 776 32,43 % 1 251 784
2015 5 529 1 788 32,34 % 1 265 036
2016 5 692 2 033 35,72 % 1 291 197
2017 5 839 2 265 38,79 % 1 312 271
2018 5 919 2 325 39,28 % 1 302 838
2019 6 032 2 418 40,09 % 1 330 284
2020(a) 6 248 2 266 36,27 % n. d
n. d. : non disponible.     (a) Chiffres provisoires.
Sources : CNSA et DGFiP pour le provisoire 2020.

2. Le revenu de solidarité active (RSA)


Le premier transfert de compétences réalisé dans le cadre de l’Acte II a concerné
le revenu minimum d’insertion (RMI), transféré aux départements à compter du
1er janvier 2004 par la loi no 2003-1200 du 18 décembre 2003, qui a aussi créé
le revenu minimum d’activité (RMA), également à la charge des départements.
La loi no 2008-1249 du 1er décembre 2008 généralisant le revenu de solidarité
active (RSA) renforce les compétences des départements dans le domaine de
l’insertion sociale et professionnelle des personnes en difficulté en leur transfé-
rant le financement des allocations versées aux anciens bénéficiaires de l’alloca-
tion de parent isolé (API), désormais assimilable au RSA socle majoré.
• Principes de la compensation financière du RMI (pour plus de détails, se
reporter au rapport de l’OFL 2010)
• Prise en compte dans le droit à compensation du coût supplémentaire
du RMA (pour plus de détails, se reporter au rapport de l’OFL 2010)
• Versement aux départements d’un abondement exceptionnel de 457 M€
en 2006 (pour plus de détails, se reporter au rapport de l’OFL 2010)
• Le fonds de mobilisation départementale pour l’insertion (FMDI)
(pour plus de détails, se reporter au rapport de l’OFL 2014)
Ce fonds, créé par l’article 37 de la LFI pour 2006, est codifié à l’article L. 3334-
16-2 du CGCT. La loi de finances pour 2017 a procédé à la réforme de la 3e part
du FMDI, désormais scindée en trois sous-parts, tenant compte des dépenses de
RSA, du nombre de contrats aidés et du nombre de contrats aidés cofinancés par

176
A N N E X E 4 – L E S T R A N S F E R T S , E X T E N S I O N S E T C R É AT I O N S D E C O M P É T E N C E S

les départements. Par ailleurs, les CAE-DOM ont été supprimés pour la quote-
part outre-mer.
La loi no 2017-256 du 28 février 2017 de programmation relative à l’éga-
lité réelle outre-mer a procédé à l’extension du fonds à plusieurs collectivités
d’outre-mer. Ainsi à partir de 2017, les collectivités d’outre-mer de Saint-
Barthélemy, de Saint-Martin et de Saint-Pierre-et-Miquelon sont éligibles, en
sus des parts « Compensation » et « Péréquation », à la part « Insertion » du FMDI
(dans des conditions similaires aux DOM). Par ailleurs, le fonds est également
rendu applicable au département de Mayotte en 2017.
Conformément aux dispositions de l’article 81 de la LFI pour 2019 relatif à la
recentralisation du financement du RSA en Guyane et à Mayotte, ces collecti-
vités territoriales ne sont plus éligibles au dispositif du FMDI. Il en est de même
pour La Réunion depuis le 1er janvier 2020, le RSA ayant été recentralisé sur son
territoire à compter de cette date par l’article 77 de la LFI pour 2020.
• Modification de l’assiette de la TIPP transférée aux départements pour le
financement du RMI (pour plus de détails, se reporter au rapport de l’OFL 2011)
• La compensation des charges issues de la généralisation du RSA en
métropole (pour plus de détails, se reporter au rapport de l’OFL 2014)
Le droit à compensation des charges nettes résultant pour les départements de
métropole de la généralisation du RSA est fixé par l’arrêté du 21 janvier 2013 à
361 183 258 € pour l’année 2009 et à 761 173 961 € à compter de 2010.
• La compensation des charges résultant de la généralisation du RSA, à
compter du 1er janvier 2011, dans les départements d’outre-mer, à Saint-
Pierre-et-Miquelon, à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy, en application
de l’ordonnance no 2010-686 du 24 juin 2010
Le droit à compensation définitif dû aux départements d’outre-mer et aux col-
lectivités de Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Martin et Saint-Barthélemy, au
titre des dépenses de RSA socle majoré s’élève ainsi à 137,820 M€ en 2011 et à
161,385 M€ à compter de 2012. Le projet d’arrêté de compensation correspon-
dant a été soumis à la CCEC le 17 décembre 2013, qui a rendu un avis favorable.
(Pour un rappel de la mise en œuvre des différentes clauses de revoyure « outre-mer »,
voir l’annexe 4 des rapports de l’OFL 2012, 2013, 2014 et 2015.)
• Recentralisation du RSA
L’article 81 de la loi no 2018-1317 du 28 décembre 2018 de finances pour 2019
a procédé à la recentralisation, au 1er janvier 2019, de la compétence relative au
financement du RSA et à l’orientation de ses bénéficiaires dans le département
de Mayotte et la collectivité territoriale de Guyane.
Afin de financer l’exercice de cette nouvelle compétence, conformément au
principe de neutralité financière prévu par l’article 72-2 de la Constitution,
l’État a repris à son profit un ensemble de ressources financières versées à ces
deux collectivités au titre du RSA. Le montant du droit à compensation définitif
au bénéfice de l’État s’élève à 176,9 M€ (153,6 M€ pour la Guyane et 23,3 M€
pour Mayotte). Celui-ci a été définitivement fixé par l’arrêté du 7 janvier 2021
constatant le montant des diminutions de charges résultant pour ces deux col-
lectivités du transfert de la compétence d’attribution, d’orientation et du finan-
cement du RSA à l’État sur ces territoires.
Pour la collectivité territoriale de Guyane, la LFI pour 2019 permet à l’État de
récupérer les fractions de TICPE dues au titre de la décentralisation du RMI-RMA
et de la généralisation du RSA. La LFI pour 2019 met également fin au verse-
ment du fonds de mobilisation départementale pour l’insertion (FMDI) (voir
infra), ainsi qu’au dispositif de compensation péréquée (DCP) (uniquement
pour la Guyane), codifié à l’article L. 3334-16-3 du CGCT (voir infra). Elle opère

177
A N N E X E 4 – L E S T R A N S F E R T S , E X T E N S I O N S E T C R É AT I O N S D E C O M P É T E N C E S

également une réfaction du montant de la part forfaitaire de la DGF du dépar-


tement de Mayotte.
L’article 77 de la loi no 2019-1479 du 28 décembre 2019 de finances pour 2020
a également procédé à la recentralisation, au 1er janvier 2020, de la compétence
relative au financement du RSA et à l’orientation de ses bénéficiaires dans le
département de La Réunion.
Le montant du droit à compensation provisionnel 2020 au bénéfice de l’État
s’élève à 607,4 M€ pour cette collectivité.
Pour le financer, et sur le modèle de ce qui a été précédemment acté pour la
Guyane et Mayotte, la LFI pour 2020 permet également à l’État de récupérer
les fractions de TICPE dues au titre de la décentralisation du RMI-RMA et de la
généralisation du RSA. Elle met également fin au versement du fonds de mobili-
sation départementale pour l’insertion (FMDI) (voir infra), ainsi qu’au dispositif
de compensation péréquée (DCP) perçu par le département de La Réunion.
La LFI pour 2020 opère également la réfaction de la totalité du montant de la
part forfaitaire de la DGF. Le financement du solde du droit à compensation
étatique se fait via la réfaction d’une partie de la part compensation de la DGF
de La Réunion, et par la reprise d’une partie du produit de la taxe tabac perçue
par la collectivité.
En 2020, les départements ont bénéficié de 4,6 Md€ dus au titre de la com-
pensation du transfert de la compétence RMI, de 0,47 Md€ du FMDI et de
0,816 Md€ correspondant à la compensation résultant de la généralisation du
RSA en métropole et dans les DOM (hors COM et hors Mayotte), soit au total
5,886 Md€.

3. La prestation de compensation du handicap (PCH)


La prestation de compensation du handicap (PCH), créée par la loi du
11 février 2005, a pris effet au 1er janvier 2006 afin de remplacer progressive-
ment l’allocation compensatrice pour tierce personne, versée aux personnes
handicapées de moins de 60 ans (ACTP PH), à la charge des départements
depuis 1984. La loi a créé en outre dans chaque département une maison dépar-
tementale des personnes handicapées (MDPH). (Les modalités de fonctionnement
de la PCH et de la MDPH figurent dans l’annexe 4 du rapport de l’OFL 2010.)
La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) est chargée de contri-
buer au financement de la PCH et au fonctionnement des MDPH. La CNSA
dispose de ressources, notamment constituées d’une fraction de la contribution
de solidarité pour l’autonomie (CSA)1 issue de l’institution de la journée de
solidarité, qui alimentent le concours versé aux départements pour couvrir une
partie du coût de la PCH mise à leur charge et le concours destiné à l’installation
et au fonctionnement des MDPH. Les modalités de répartition de ces concours
sont définies aux articles L. 14-10-5 (III), L. 14-10-7 et R. 14-1-32 du CASF (voir
annexe 4 du rapport de l’OFL 2011).
Après une surcompensation des dépenses au lancement du concours, le taux de
couverture enregistre depuis 2008 une baisse régulière pour atteindre 27,3 % en
2020 (tableau 6).

1. La fraction du produit de la CSA affectée au financement de la PCH et du fonctionne-


ment des MDPH est comprise selon la loi entre 26 % et 30 %. Elle est fixée depuis 2008
à 26 %, conformément à l’avis du conseil d’administration de la CNSA du 8 juillet 2008,
contre 27,26 % en 2007.

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A N N E X E 4 – L E S T R A N S F E R T S , E X T E N S I O N S E T C R É AT I O N S D E C O M P É T E N C E S

Tableau 6 – L a PCH et l’ACTP en chiffres

ACTP PCH

Taux de
Taux de
Année Bénéficiaires Concours couverture net Bénéficiaires
Dépenses Dépenses couverture
au 31/12 CNSA de la baisse au 31/12
(en M€) (en M€) brut
(payés) (en M€) de l’ACTP (payés)
(en %)
(en %)
2006 756 127 575 79 523 662,0 662,0 8 892
2007 683 124 694 277 530 191,4 259,9 37 260
2008 629 112 177 569 551 96,9 124,7 69 674
2009 580 100 643 843 510 60,5 76,4 102 699
2010 547 94 162 1078 502 46,6 57,8 134 729
2011 527 88 475 1241 528 42,5 52,2 164 084
2012 506 83 561 1397 545 39,0 47,5 189 267
2013 486 78 196 1507 549 36,4 44,4 204 551
2014 460 72 990 1597 547 34,3 42,0 223 873
2015 442 71 250 1699 555 32,7 40,1 234 918
2016 423 67 096 1810 564 31,2 38,2 248 310
2017 403 63 402 1901 590 31,0 38,1 260 854
2018 381 60 423 2 006 605 30,2 37,1 278 384
2019 368 56 343 2 117 616 29,1 35,6 287 570
(a)
2020 n. d. n. d. 2 256 616 27,3 n. d. n. d.
n. d. : non disponible.     (a) Chiffres provisoires.
Sources : CNSA et DGFiP.

4. La soutenabilité des dépenses d’allocation sociale


Face aux difficultés financières rencontrées par certains départements, le gou-
vernement a mis en place des mesures afin de leur assurer un meilleur finance-
ment des allocations individuelles de solidarité (AIS).
Certaines mesures ont été prévues dans le pacte de confiance et de respon-
sabilité signé entre l’État et les collectivités territoriales le 16 juillet 2013 (voir
annexe 4 du rapport de l’OFL 2013 pour plus de précisions). Elles ont été traduites
dans la LFI pour 2014 et ont été pérennisées à compter de 2015 dans la LFI
pour 2015.
Le dispositif de compensation péréquée (DCP) vise à attribuer aux départements
les recettes issues des frais de gestion de la taxe foncière sur les propriétés bâties
(TFPB) perçus par l’État. La répartition entre les départements s’effectue d’une
part (pour 70 %) en fonction du reste à charge des trois allocations1, et d’autre
part (pour 30 %) en fonction d’un indice synthétique calculé sur la base de la
proportion des bénéficiaires des trois AIS et du revenu par habitant de chaque
département. Ainsi, au titre du DCP, 841,2 M€ ont été versés aux départe-
ments en 2014, 865,5 M€ en 2015, 900 M€ en 2016, 932 M€ en 2017, 957 M€
en 2018, 994 M€ en 2019, 1 015 M€ en 2020 et 1 031 M€ en 2021.

1. Le reste à charge correspond à la différence entre le montant des dépenses relatives au


RSA, à l’APA et à la PCH de chaque département et le montant des dotations de compen-
sation qu’il reçoit en contrepartie.

179
A N N E X E 4 – L E S T R A N S F E R T S , E X T E N S I O N S E T C R É AT I O N S D E C O M P É T E N C E S

En complément de l’aide pérenne versée au titre du DCP, les conseils dépar-


tementaux ont pu relever le plafond des droits de mutation à titre onéreux
(DMTO) de 3,8 % à 4,5 % (cf. l’annexe 8 de ce rapport).
En outre, il a été créé un fonds de solidarité en faveur des départements (FSD)
ayant vocation à réduire les inégalités constatées entre eux en matière de reste
à charge par habitant au titre des dépenses d’AIS. Ce fonds est alimenté par un
prélèvement forfaitaire sur les recettes fiscales des départements et correspond
à 0,35 % des bases de DMTO qu’ils ont perçus en 2013. Sont éligibles à ce fonds
les départements dont le potentiel fiscal par habitant est inférieur à la moyenne
ou dont le revenu par habitant est inférieur à 1,2 fois la moyenne nationale.
Toutefois, les départements qui ont un montant de DMTO par habitant supé-
rieur à 1,4 fois la moyenne ne peuvent pas bénéficier du fonds. Les ressources
sont ensuite réparties entre les départements en fonction des restes à charge par
habitant des départements au titre des dépenses d’AIS. Le montant versé aux
conseils départementaux au titre du FSD s’est élevé à 559 M€ en 2014, 536 M€
en 2015, 423 M€ en 2016, 433,5 M€ en 2017, 485 M€ en 2018 et 586 M€ en
2019. Le FSD a été intégré, depuis le 1er janvier 2020, dans le fonds unique des
DMTO, dit FNP DMTO, désormais codifié à l’article L. 3335-2 du CGCT, au
sein duquel il est devenu la 3e enveloppe. Les modalités d’attribution du fonds
n’ont cependant pas évolué par rapport à celles de l’ancien FSD. Le montant
de la 3e enveloppe de ce nouveau FNP DMTO s’est élevé à 743 M€ pour 2020.
Malgré ces mesures, la hausse des dépenses en matière d’AIS persiste, et certains
départements connaissent des difficultés budgétaires. La mission Bur-Richard,
chargée de clarifier pour les départements les modalités de financement et de
gestion des allocations individuelles de solidarité, a rendu son rapport final en
avril 2018. Dans ce contexte, l’article 261 de la LFI pour 2019 a acté la création
d’un nouveau fonds de stabilisation doté de 115 M€ pour une durée initiale
de 3 ans, en vue d’accompagner les départements connaissant des difficultés
en raison de la dynamique de leurs dépenses en matière d’AIS. Le montant de
l’enveloppe du fonds de stabilisation a été porté à 200 M€ pour l’année 2021 et
ses critères d’éligibilité ont été révisés par l’article 256 de la loi de finances pour
2021 en vue d’en élargir le nombre de bénéficiaires.

180
A N N E X E 4 – L E S T R A N S F E R T S , E X T E N S I O N S E T C R É AT I O N S D E C O M P É T E N C E S

E. Dépenses des collectivités locales dans les principaux domaines


de compétences transférés

1. Dépenses relatives aux compétences départementales


Départements, métropole de Lyon, collectivités territoriales uniques de Martinique
et de Guyane, Corse et Ville de Paris
en millions d’euros

2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020
Dépenses 33 678 34 891 35 981 37 096 38 444 39 537 40 156 40 951 41 685 43 165 44 190
d’aide sociale (a) (+ 5,1 %) (+ 3,6 %) (+ 3,1 %) (+ 3,1 %) (+ 3,6 %) (+ 2,8 %) (+ 1,6 %) (+ 2,0 %) (+ 1,8 %) (+ 3,6 %) (+ 2,4 %)
(fonctionnement)
dont RMI/RSA(b)
(dép. brutes) 8 603 8 982 9 346 10 050 10 881 11 491 11 789 11 844 12 107 12 156 12 225
APA (dép. brutes) 5 372 5 455 5 572 5 592 5 677 5 733 5 894 6 063 6 142 6 272 6 404
Dépenses totales 4 304 4 278 4 193 4 092 4 232 4 149 4 025 4 141 4 259 4 667 4 750
pour les collèges (- 4,1 %) (- 0,6 %) (- 2,0 %) (- 2,4 %) (+ 3,4 %) (- 1,9 %) (- 3,0 %) (+ 2,9 %) (+ 2,9 %) (+ 9,6 %) (+ 1,8 %)
Fonctionnement 2 045 2 132 2 195 2 248 2 308 2 346 2 341 2 451 2 460 2 586 2 621
Investissement 2 259 2 146 1 998 1 844 1 924 1 803 1 685 1 690 1 800 2 080 2 129
Contingents 2 386 2 454 2 519 2 555 2 593 2 663 2 692 2 706 2 733 2 841 2 910
destinés aux SDIS (+ 3,3 %) (+ 2,8 %) (+ 2,7 %) (+ 1,4 %) (+ 1,5 %) (+ 2,7 %) (+ 1,1 %) (+ 0,5 %) (+ 1,0 %) (+ 3,9 %) (+ 2,4 %)
(fonctionnement)
(a) Dépenses des fonctions prévention médico-sociale et action sociale.
(b) Le RSA s’est substitué au RMI le 1er juin 2009.
Source : DGFiP (comptes de gestion en opérations réelles).

2. Dépenses relatives aux compétences régionales (France hors Mayotte)


Régions et collectivités territoriales uniques
en millions d’euros

2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020
Dépenses totales 5 052 5 100 5 211 5 370 5 335 5 372 5 481 5 420 5 056 5 291 4 085
de formation (- 2,5 %) (+ 0,9 %) (+ 2,2 %) (+ 3,1 %) (- 0,6 %) (+ 0,7 %) (+ 2,0 %) (- 1,1 %) (- 6,7 %) (+ 4,6 %) (- 22,8 %)
professionnelle
et apprentissage
Fonctionnement 4 825 4 913 5 011 5 127 5 073 5 134 5 243 5 193 4 830 5 022 3 889
Investissement 227 187 200 243 263 237 238 227 226 269 196
Dépenses totales 6 326 6 105 6 053 6 069 6 216 6 239 6 514 6 396 6 332 6 647 6 598
pour l’enseignement (- 5,3 %) (- 3,5 %) (- 0,8 %) (+ 0,3 %) (+ 2,4 %) (+ 0,4 %) (+ 4,4 %) (- 1,8 %) (- 1,0 %) (+ 5,0 %) (- 0,8 %)
Fonctionnement 3 379 3 433 3 513 3 566 3 667 3 730 3 851 3 806 3 824 3 863 3 920
Investissement 2 946 2 672 2 540 2 503 2 549 2 509 2 662 2 590 2 509 2 785 2 678
Dépenses pour le 3 195 3 389 3 520 3 859 4 146 4 195 4 253 4 091 4 182 4 782 5 011
transport ferroviaire (- 0,8 %) (+ 6,1 %) (+ 3,9 %) (+ 9,6 %) (+ 7,4 %) (+ 1,2 %) (+ 1,4 %) (- 3,8 %) (+ 2,2 %) (+ 14,4 %) (+ 4,8 %)
régional de
voyageurs

Source : DGFiP (comptes de gestion en opérations réelles).

181
A nnexe 5

Ratios financiers obligatoires


et disparités des situations communales,
départementales et régionales
GUILL AUME LEFORESTIER, LE ANA C ARELLE MADJOU FOTSING (DGCL)

Définitions
Les ratios financiers obligatoires pour les communes de 3 500 habitants et plus
ont été repris ici pour l’ensemble des communes, les EPCI, les départements et
les régions selon différents axes. Par exemple, pour les communes, une présen-
tation est faite selon la strate de population, l’appartenance intercommunale, la
situation géographique (rurale ou urbaine) ou selon le caractère touristique ou
de montagne de la commune.

Liste des 11 ratios


Pour les communes de 3 500 habitants et plus, les données synthétiques sur la
situation financière de la collectivité, prévues par l’article L. 2313-1 du Code
général des collectivités territoriales (CGCT), comprennent 11 ratios définis à
l’article R. 2313-1. Ces ratios sont aussi calculés pour les groupements à fis-
calité propre, les départements (articles L. 3313-1 et R. 3313-1) et les régions
(articles L. 4313-2 et R. 4313-1). Toutefois, le ratio 8, qui correspond au coeffi-
cient de mobilisation du potentiel fiscal, n’est plus calculé.
À noter : pour la détermination des montants de dépenses ou recettes réelles de
fonctionnement à retenir pour le calcul des ratios, les reversements de fiscalité liés
au FNGIR et aux différents fonds de péréquation horizontale sont comptabilisés en
moindres recettes.

• Ratio 1 = dépenses réelles de fonctionnement (DRF) diminuées des travaux


en régie / population : montant total des dépenses de fonctionnement en mou-
vements réels. Les dépenses liées à des travaux en régie (crédit du compte 72 en
opérations budgétaires) sont soustraites aux DRF.

• Ratio 2 = produit des impositions directes / population : recettes hors fis-


calité reversée.

• Ratio 2 bis = produit net des impositions directes / population : en plus


des impositions directes, ce ratio intègre les prélèvements pour reversements
de fiscalité et la fiscalité reversée aux communes par les groupements à fiscalité
propre.

• Ratio 3 = recettes réelles de fonctionnement (RRF) / population : montant


total des recettes de fonctionnement en mouvements réels. Ressources dont
dispose la collectivité, à comparer aux dépenses de fonctionnement dans leur
rythme de croissance.

182
A N N E X E 5 – R AT I O S F I N A N C I E R S O B L I G AT O I R E S E T D I S PA R I T É S D E S S I T U AT I O N S

• Ratio 4 = dépenses d’équipement « brutes » / population : dépenses des


comptes 20 (immobilisations incorporelles), sauf 204 (subventions d’équipe-
ment versées), 21 (immobilisations corporelles), 23 (immobilisations en cours,
diminué des crédits des comptes 236, 237 et 238), 454 (travaux effectués d’office
pour le compte de tiers), 456 (opérations d’investissement sur établissement
d’enseignement) et 458 (opérations d’investissement sous mandat). Les travaux
en régie (crédit du compte 72 en opérations budgétaires) sont ajoutés au calcul.
Pour les départements et les régions, on rajoute le débit du compte correspon-
dant aux opérations d’investissement sur établissements publics locaux d’ensei-
gnement (compte 455 ou 456 selon les nomenclatures).

• Ratio 5 = dette / population : capital restant dû au 31 décembre de l’exercice.


Endettement d’une collectivité à compléter avec un ratio de capacité de désen-
dettement (dette / épargne brute) et le taux d’endettement (ratio 11).

• Ratio 6 = DGF / population : recettes du compte 741 en mouvements réels.


Part de la contribution de l’État au fonctionnement de la collectivité.

• Ratio 7 = dépenses de personnel / DRF : mesure la charge de personnel de la


collectivité ; c’est un coefficient de rigidité, car c’est une dépense incompressible
à court terme, quelle que soit la population de la collectivité.

• Ratio 9 = marge d’autofinancement courant (MAC) = (DRF + rembour-


sement de dette) / RRF : capacité de la collectivité à financer l’investissement
une fois les charges obligatoires payées. Les remboursements de dette sont cal-
culés hors gestion active de la dette. Plus le ratio est faible, plus la capacité à
autofinancer l’investissement est élevée ; a contrario, un ratio supérieur à 100 %
indique un recours nécessaire aux recettes d’investissement ou à l’emprunt pour
financer l’investissement. Les dépenses liées à des travaux en régie (crédit du
compte 72 en opérations budgétaires) sont soustraites des DRF.

• Ratio 10 = dépenses d’équipement « brutes » / RRF = taux d’équipement :


effort d’équipement de la collectivité au regard de ses ressources. À relativiser
sur une année donnée car les programmes d’équipement se jouent souvent sur
plusieurs années. Voir le ratio 4 pour la définition des dépenses.

• Ratio 11 = dette / RRF = taux d’endettement : mesure du poids de la dette


d’une collectivité relativement à ses ressources.

Les ratios 1 à 6 sont exprimés en euros par habitant : la population utilisée est
la population totale légale en vigueur de l’année.
Les ratios 7 à 11 sont exprimés en pourcentages.

183
A N N E X E 5 – R AT I O S F I N A N C I E R S O B L I G AT O I R E S E T D I S PA R I T É S D E S S I T U AT I O N S

Typologie
Territoire « urbain » : est considéré comme urbain (ou unité urbaine) un
ensemble de communes sur lequel on trouve une zone de bâti continu, c’est-à-
dire un espace au sein duquel il n’y a pas de coupure de plus de 200 mètres entre
deux constructions et dans lequel résident au moins 2 000 habitants. Pour cette
typologie, on utilise le zonage en unités urbaines de 2010 élaboré par l’Insee.

Les communes touristiques : au sein de l’article L. 2334-7 du CGCT, la déno-


mination « commune touristique » désigne les collectivités qui étaient bénéfi-
ciaires de la dotation supplémentaire touristique, aujourd’hui intégrée au sein
de la dotation forfaitaire (loi no 93-1436 du 31 décembre 1993) dans la dotation
globale de fonctionnement (source : ministère de l’Intérieur, DGCL). La dotation
touristique se fondait sur la capacité d’accueil et d’hébergement de la commune.
Les communes touristiques concernent uniquement la France métropolitaine.

Parmi les communes touristiques, on distingue les catégories suivantes :


• les communes touristiques du littoral maritime : ce sont les communes
touristiques appartenant également à la liste des communes du littoral mari-
time. Cette liste comprend les communes de bord de mer et les communes
d’estuaires, en aval de la limite transversale de la mer (source : Institut français de
l’environnement [IFEN], dissous en 2008 et remplacé par le Service de la donnée et des
études statistiques [SDES]) ;
• les communes touristiques de montagne : les communes de montagne sont
repérées à l’aide du classement en zone défavorisée réalisé par le ministère de
l’Agriculture. Les communes retenues sont celles qui sont entièrement classées
« montagne » ou « haute montagne » et en métropole (source : ministère de l’Agri-
culture et de l’Alimentation) ;
• les communes touristiques « supports de station de sports d’hiver » : ce
sont les communes touristiques également classées comme « supports de station
de sports d’hiver ». Ces dernières sont définies à partir de la capacité d’héber-
gement et de la présence de remontées mécaniques. Les critères de sélection
des communes touristiques conduisent à exclure du champ d’étude celles dont
l’activité liée au tourisme d’hiver est mineure (faible capacité d’hébergement
et nombre réduit de remontées mécaniques) (source : service d’études d’aménage-
ment touristique de la montagne).

184
A N N E X E 5 – R AT I O S F I N A N C I E R S O B L I G AT O I R E S E T D I S PA R I T É S D E S S I T U AT I O N S

A. Disparités communales

1. Ratios financiers obligatoires des communes, par strate de population en 2020

France Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio
métropolitaine 1 2 2 bis 3 4 5 6 7 9 10 11
France métropolitaine
hors Paris 945 532 681 1 137 280 865 176 56,6 91,2 24,7 76,1
France métropolitaine
y compris Paris 1 012 557 702 1 195 285 953 171 54,8 92,4 23,8 79,7
Outre-mer 1 260 394 477 1 334 261 982 222 65,6 101,2 19,6 73,6
France 1 020 552 695 1 199 284 954 173 55,2 92,7 23,7 79,5
Communes en France
métropolitaine
Moins
de 3 500 hab. 642 363 435 825 273 625 157 44,9 87,2 33,1 75,8
De 3 500 à moins
de 10 000 hab. 885 509 671 1 090 290 794 153 56,5 88,9 26,6 72,8
Moins de 10 000 hab. 730 416 521 922 279 687 156 50,0 87,9 30,3 74,5
10 000 hab. et plus
hors Paris 1 183 661 857 1 374 282 1 061 199 61,1 93,7 20,5 77,2
Moins de 100 hab. 896 329 356 1 243 493 643 263 23,7 81,4 39,6 51,8
De 100 à moins
de 200 hab. 670 296 316 911 334 591 203 29,2 83,8 36,7 64,9
De 200 à moins
de 500 hab. 588 312 334 770 269 546 163 35,8 86,7 34,9 70,9
De 500 à moins
de 2 000 hab. 615 352 421 787 260 611 154 45,1 87,8 33,1 77,6
De 2 000 à 3 500 hab. 708 420 533 900 283 698 152 51,5 87,2 31,4 77,6
De 3 500 à 5 000 hab. 820 477 621 1 023 294 741 153 54,2 88,1 28,7 72,4
De 5 000 à moins
de 10 000 hab. 918 526 697 1 124 288 821 154 57,5 89,3 25,6 73,0
De 10 000 à moins
de 20 000 hab. 1 071 596 806 1 272 292 862 173 60,5 91,1 22,9 67,7
De 20 000 à moins
de 50 000 hab. 1 212 670 887 1 405 301 1 018 202 62,4 93,4 21,4 72,4
De 50 000 à moins
de 100 000 hab. 1 319 708 957 1 526 321 1 367 206 61,7 95,0 21,0 89,6
100 000 hab. et plus
hors Paris 1 151 675 795 1 321 222 1 082 212 59,3 95,3 16,8 81,9
Hors gestion active de la dette.
Champ : France métropolitaine.
Les ratios 1 à 6 sont exprimés en €/hab., les ratios 7 à 11 en pourcentages.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion, budgets principaux en opérations réelles ; Insee (population totale
en 2020 – année de référence : 2017).

185
A N N E X E 5 – R AT I O S F I N A N C I E R S O B L I G AT O I R E S E T D I S PA R I T É S D E S S I T U AT I O N S

2. Ratios financiers obligatoires des communes en 2020,


selon le type de communes et leur population

France métropolitaine Nb de Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio
communes 1 2 2 bis 3 4 5 6 7 9 10 11
Communes touristiques
et de montagne 1 282 918 531 599 1 154 357 1 087 182 42,0 89,7 30,9 94,1
Moins de 100 hab. 159 861 301 407 1 101 417 558 227 27,8 85,6 37,9 50,7
100 à 200 hab. 173 828 380 472 1 114 425 1 131 202 33,9 87,3 38,2 101,6
200 à 500 hab. 330 809 427 488 1 064 345 960 187 36,8 86,7 32,4 90,2
500 à 2 000 hab. 450 870 491 552 1 101 342 1 114 191 38,4 89,8 31,1 101,2
2 000 à 3 500 hab. 101 993 605 681 1 226 360 1 019 179 42,7 90,2 29,4 83,2
3 500 à 10 000 hab. 62 957 575 640 1 197 367 1 143 165 46,1 89,7 30,7 95,5
10 000 à 50 000 hab. 7 1 062 659 741 1 274 384 1 201 176 55,7 93,3 30,1 94,3
Communes touristiques
hors montagne 844 907 583 651 1 107 294 925 133 56,7 90,5 26,5 83,5
Moins de 100 hab. 6 2 083 465 1 008 2 312 1 486 416 483 61,6 92,9 64,3 18,0
100 à 200 hab. 24 673 267 298 879 360 898 179 39,0 88,2 41,0 102,1
200 à 500 hab. 88 607 295 342 785 330 570 154 43,9 89,1 42,0 72,6
500 à 2 000 hab. 306 634 381 412 805 245 594 155 49,0 86,9 30,4 73,7
2 000 à 3 500 hab. 164 725 464 523 939 307 748 156 53,6 85,3 32,7 79,7
3 500 à 10 000 hab. 186 907 577 640 1 130 291 871 135 56,9 88,5 25,8 77,1
10 000 à 20 000 hab. 48 1 007 670 777 1 219 298 947 108 58,6 90,4 24,5 77,7
20 000 à 50 000 hab. 19 1 060 714 785 1 248 310 1 143 131 57,6 94,5 24,8 91,6
50 000 hab. ou plus 3 1 160 685 739 1 241 303 1 709 110 62,7 105,3 24,4 137,7
Communes
de montagne
non touristiques 4 756 763 384 521 960 302 787 163 50,9 88,9 31,5 82,0
Moins de 100 hab. 877 809 273 317 1 142 547 662 290 26,6 80,9 47,9 57,9
100 à 200 hab. 990 672 248 304 922 382 626 240 33,2 83,5 41,4 67,9
200 à 500 hab. 1 329 614 300 333 814 333 689 189 38,5 86,4 40,9 84,6
500 à 2 000 hab. 1 210 577 298 373 752 279 669 157 44,5 88,0 37,1 89,0
2 000 à 3 500 hab. 166 631 351 480 829 295 739 127 49,0 86,1 35,6 89,2
3 500 à 10 000 hab. 146 818 445 630 1 032 294 842 127 54,9 88,2 28,4 81,6
10 000 à 20 000 hab. 29 989 517 757 1 185 302 1 101 156 57,4 92,0 25,5 93,0
20 000 hab. ou plus 9 1 229 567 847 1 411 281 952 200 62,7 94,3 19,9 67,5
Communes
ni touristiques,
ni de montagne 27 957 983 536 683 1 152 264 908 164 55,2 92,9 22,9 78,8
Moins de 100 hab. 2 155 636 248 247 885 305 427 164 20,9 81,1 34,4 48,3
100 à 200 hab. 4 196 526 246 247 713 248 424 152 27,1 83,5 34,8 59,5
200 à 500 hab. 7 826 492 266 280 641 216 419 135 34,9 86,8 33,7 65,3
500 à 2 000 hab. 9 352 546 316 381 698 230 513 137 45,8 87,7 32,9 73,4
2 000 à 3 500 hab. 1 832 638 376 488 810 251 612 140 52,4 87,2 31,0 75,5
3 500 à 10 000 hab. 1 742 824 468 635 1 011 266 710 147 57,1 89,0 26,4 70,3
10 000 à 20 000 hab. 437 1 038 563 779 1 228 274 789 176 61,0 91,1 22,3 64,2
20 000 à 50 000 hab. 299 1 196 650 874 1 384 293 987 202 62,7 93,3 21,2 71,3
50 000 hab. ou plus 118 1 431 753 906 1 578 276 1 488 179 53,5 97,8 17,5 94,3
Hors gestion active de la dette.
Champ : France métropolitaine.
Les ratios 1 à 6 sont exprimés en €/hab., les ratios 7 à 11 en pourcentages.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion, budgets principaux en opérations réelles ; Insee (population totale
en 2020 – année de référence : 2017).

186
A N N E X E 5 – R AT I O S F I N A N C I E R S O B L I G AT O I R E S E T D I S PA R I T É S D E S S I T U AT I O N S

B. Disparités intercommunales

Ratios financiers obligatoires des groupements de communes à fiscalité propre


en 2020, selon leur nature juridique et fiscale

Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio
1 2 2 bis 3 4 5 6 7 9 10 11

France métropolitaine 369 350 189 454 102 386 94 39,7 88,7 22,4 85,2
Outre-mer 376 193 127 438 93 226 57 24,7 90,2 21,2 51,6
France 369 344 187 453 101 381 92 39,2 88,8 22,4 84,1
(a)
Groupements de communes à fiscalité propre (France)
Métropoles et CU (a) 408 392 203 523 133 591 145 39,2 87,1 25,4 112,9
Communautés
d’agglomération 393 349 186 467 94 369 89 38,6 91,2 20,1 79,0
Communautés
de communes à FPU 309 305 172 374 80 198 49 40,6 87,7 21,5 53,1
Communautés
de communes à FA 295 216 191 352 71 154 20 35,8 88,7 20,3 43,7
Moins de 15 000 hab. 355 305 209 424 95 234 43 39,2 89,8 22,5 55,1
15 000 à 30 000 hab. 314 295 178 377 85 204 44 40,1 88,3 22,5 54,2
30 000 à 50 000 hab. 308 299 166 367 71 186 52 42,6 88,6 19,3 50,6
50 000 à 100 000 hab. 367 321 184 437 89 264 74 40,3 89,3 20,3 60,2
100 000 à 300 000 hab. 428 366 224 520 115 473 96 38,9 90,3 22,2 91,0
300 000 hab. ou plus (a) 373 388 165 480 118 556 147 37,4 87,1 24,6 115,8
Hors gestion active de la dette.
(a) Hors métropole de Lyon, mais y compris métropole du Grand Paris (MGP) et établissements publics territoriaux (EPT) de la MGP.
Les ratios 1 à 6 sont exprimés en €/hab., les ratios 7 à 11 en pourcentages.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion, budgets principaux en opérations réelles ; Insee (population totale
en 2020 – année de référence : 2017).

187
A N N E X E 5 – R AT I O S F I N A N C I E R S O B L I G AT O I R E S E T D I S PA R I T É S D E S S I T U AT I O N S

C. Disparités départementales

Ratios financiers obligatoires des départements(a) en 2020

Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio
1 2 2 bis 3 4 5 6 7 9 10 11
France métropolitaine 893 295 345 1016 103 515 123 20,8 93,1 10,2 50,7
Outre-mer 1133 173 190 1315 129 338 238 29,9 89,2 9,8 25,7
France 899 292 341 1023 104 511 126 21,1 93,0 10,2 49,9
France métropolitaine
Moins de
250 000 habitants 1028 311 358 1219 147 636 227 26,4 89,6 12,1 52,1
De 250 000
à 500 000 habitants 957 292 331 1110 122 540 157 23,3 91,6 11,0 48,6
De 500 000
à 1 000 000 d’habitants 826 270 302 957 97 446 128 21,8 91,3 10,1 46,6
Plus de 1 000 000
d’habitants 860 287 347 955 92 500 98 19,3 94,9 9,6 52,3
Hors gestion active de la dette.
Champ : France y compris Mayotte. Hors métropole de Lyon et Ville de Paris (comptées avec le secteur communal).
(a) Hors métropole de Lyon, CTU de Guyane, de Martinique et de Corse.
Les ratios 1 à 6 sont exprimés en €/hab., les ratios 7 à 11 en pourcentages.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion, budgets principaux en opérations réelles ; Insee (population totale
en 2020 – année de référence : 2017).

188
A N N E X E 5 – R AT I O S F I N A N C I E R S O B L I G AT O I R E S E T D I S PA R I T É S D E S S I T U AT I O N S

D. Disparités régionales

Ratios financiers obligatoires des régions et des collectivités territoriales uniques(a)


en 2020

Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio Ratio
1 2 2 bis 3 4 5 6 7 9 10 11
Régions
Auvergne-Rhône-Alpes 259 157 144 352 34 302 0 16,6 79,6 9,6 85,6
Bourgogne-Franche-
Comté 341 123 146 414 34 312 0 17,7 86,9 8,1 75,3
Bretagne 266 120 121 351 52 405 0 18,3 80,1 14,8 115,2
Centre-Val de Loire 338 134 136 417 30 290 0 15,5 86,0 7,1 69,6
Grand-Est 328 129 128 404 35 459 0 17,2 89,9 8,6 113,6
Hauts-de-France 362 120 139 416 29 517 0 16,9 93,7 6,9 124,3
Île-de-France 203 268 89 284 53 468 0 17,5 98,4 18,6 164,8
Normandie 327 126 150 395 33 180 0 18,9 86,8 8,2 45,6
Nouvelle-Aquitaine 307 120 130 362 36 398 0 19,9 91,0 9,9 109,9
Occitanie 329 119 141 400 72 421 0 16,8 87,0 18,1 105,3
Pays de la Loire 260 140 126 317 34 480 0 16,6 90,9 10,7 151,5
Provence-Alpes-
Côte d’Azur 304 134 126 366 26 538 0 18,0 91,1 7,2 146,8
Total des régions
métropolitaines 289 156 127 362 41 414 0 17,5 89,3 11,3 114,6
Régions d’outre-mer
(ROM)
Guadeloupe 596 74 55 658 348 938 0 29,6 98,8 52,8 142,4
La Réunion 495 70 82 618 187 1 438 0 34,2 91,3 30,3 232,9
Total régions 294 155 126 367 44 431 0 18,0 89,4 12,1 117,4
Collectivités
territoriales uniques
et de Corse
Corse 2 723 323 385 3 139 400 2 610 316 23,9 90,3 12,7 83,1
Martinique 2 403 321 384 2 481 272 1 978 384 23,7 101,9 11,0 79,7
Guyane 1 375 235 267 1 387 323 438 188 41,7 103,2 23,3 31,6
France 321 156 128 395 48 448 4 18,9 90,1 12,3 113,5
Hors gestion active de la dette.
(a) La collectivité territoriale de Corse et les CTU de Guyane et de Martinique présentent des ratios en €/hab. plus élevés du fait de leur
statut particulier.
Les ratios 1 à 6 sont exprimés en €/hab., les ratios 7 à 11 en pourcentages.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion, budgets principaux en opérations réelles ; Insee (population totale
en 2020 – année de référence : 2017).

189
A nnexe 6

Le périmètre des communes et des EPCI


au 1er janvier 2021
LIONEL SEBBANE (DGCL)

1. Les communes et leur population


La population municipale en vigueur au 1er janvier 2021 est de 67,0 millions de
personnes pour la France métropolitaine et dans les départements d’Outre-mer
(DOM). En ajoutant les collectivités d’outre-mer et la Nouvelle-Calédonie, elle
atteint 67,6 millions pour l’ensemble de la République française.

Seules deux communes nouvelles ont été créées en 2020, une en Charente
(regroupement de deux communes) et une en Mayenne (regroupement de trois
communes). Le total de communes en France métropolitaine et dans les DOM
diminue donc de trois unités, à 34 965 communes au 1er janvier 2021.

La moitié de la population française réside dans des communes de moins de


10 000 habitants. Ces communes représentent 97 % du nombre des communes.
Les 42 communes de plus de 100 000 habitants regroupent 15,2 % de la popu-
lation. Huit d’entre elles ont vu leur population municipale augmenter de plus
de + 5 % en l’espace de cinq ans : Toulouse, Nantes, Montpellier, Bordeaux,
Toulon, Saint-Denis de La Réunion, Annecy et Montreuil. À l’inverse, la popu-
lation de trois communes diminue de plus de 2 % en cinq ans : Paris, Limoges
et Mulhouse.

G raphique 1 – N ombre de communes

40 000
34 965
35 000

30 000

25 000

20 000

15 000

10 000

5 000

0
au 1er janvier 2001 2003 2005 2007 2009 2011 2013 2015 2017 2019 2021

Source : Insee, code officiel géographique.

190
A N N E X E 6 – L E P É R I M È T R E D E S C O M M U N E S E T D E S E P C I A U 1 er J A N V I E R 2 0 2 1

2. Peu de changements du côté des EPCI à fiscalité propre depuis le 1er janvier 2017
Au 1er janvier 2021, la France métropolitaine et les départements d’outre-mer
(DOM) comptent 1 253 EPCI à fiscalité propre, soit un de moins qu’en 2020
(tableau 1). Depuis la forte réduction (- 39 %) du nombre de ces structures au
1er janvier 2017, liée à la mise en œuvre des schémas départementaux de coo-
pération intercommunale (SDCI) prévus par la loi NOTRe, la carte intercommu-
nale ne connaît que quelques changements marginaux chaque année (tableau 1
et graphique 2). En 2021, la métropole de Lille s’est étendue en fusionnant avec
la communauté de communes (CC) de la Haute-Deûle. À la suite de la transfor-
mation de la CC du Nord de Mayotte en communauté d’agglomération (CA),
on compte par ailleurs une CA de plus qu’en 2020 (et une CC de moins).
La répartition du nombre d’EPCI à fiscalité propre selon leur taille (en termes
de nombre d’habitants) est très stable depuis 2017. En 2021, 28 % des EPCI
regroupent moins de 15 000 habitants. Cette répartition est très différente de
celle d’avant 2017, où les EPCI à fiscalité propre de moins de 15 000 habitants
étaient majoritaires. Cette évolution est la conséquence des fusions d’EPCI à
fiscalité propre depuis 2010. Les EPCI de plus de 100 000 habitants restent en
revanche peu nombreux (10 % des EPCI à fiscalité propre en 2021).
Dans le même temps, la répartition de la population selon la catégorie d’EPCI
à fiscalité propre a très sensiblement évolué depuis 2015 (graphique 3). En 2021,
un Français sur trois habite ainsi dans une métropole ou dans une commu-
nauté urbaine (CU), alors qu’ils n’étaient que 12 % dans ce cas en 2014. Les
métropoles et communautés urbaines (36 au total, en incluant la métropole
de Lyon) regroupent désormais autant d’habitants que les 223 communautés
d’agglomération ou que les 995 communautés de communes (environ 22 mil-
lions d’habitants) (graphique 3).
Au 1er janvier 2021, seules quatre communes ne sont pas membres d’un EPCI à
fiscalité propre, ni de la métropole de Lyon. Toutes sont des îles mono-commu-
nales de France métropolitaine, qui bénéficient d’une dérogation législative :
l’île d’Yeu, l’île de Bréhat, l’île de Sein et l’île d’Ouessant.

Tableau 1 – N ombre de groupements de communes à fiscalité propre

2017 2018 2019 2020 2021 Variation


Au 1er janvier
2021-2020
Métropoles 14 21 21 21 21 +0
Communautés urbaines (CU) 15 11 13 14 14 +0
Communautés d’agglomération (CA) 219 222 223 222 223 +1
Communautés de communes (CC) 1 018 1 009 1 001 997 995 -2
Nombre d’EPCI à fiscalité propre 1 266 1 263 1 258 1 254 1 253 -1
Métropole de Lyon 1 1 1 1 1 +0
Nombre de communes regroupées(a) 35 411 35 353 34 966 34 964 34 961 -3
Nombre de communes isolées 5 4 4 4 4 +0
Nombre total de communes 35 416 35 357 34 970 34 968 34 965 -3
Champ : France, y compris Mayotte.
(a) Y compris métropole de Lyon.
Source : DGCL, Banatic.

191
A N N E X E 6 – L E P É R I M È T R E D E S C O M M U N E S E T D E S E P C I A U 1 er J A N V I E R 2 0 2 1

G raphique 2 - N ombre de groupements de communes à fiscalité propre

3 000
2 611
2 500
2 062
2 000

1 500
1 253

1 000

500

0
au 1er janvier 2001 2003 2005 2007 2009 2011 2013 2015 2017 2019 2021
Champ : France (y compris Mayotte).
Source : DGCL, Banatic.

G raphique 3 – R épartition de la population totale


selon le type de groupements

en millions d’habitants
70 0,01

60
20

50
3

40

23
30

20

22
10

0
au 1er janvier 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021

Communes Métropoles CU CA CC
isolées
Sources : DGCL, Banatic ; Insee, recensement de la population.

192
A N N E X E 6 – L E P É R I M È T R E D E S C O M M U N E S E T D E S E P C I A U 1 er J A N V I E R 2 0 2 1

C arte 1 – L e périmètre des intercommunalités au 1 er janvier 2021

193
A N N E X E 6 – L E P É R I M È T R E D E S C O M M U N E S E T D E S E P C I A U 1 er J A N V I E R 2 0 2 1

3. La baisse du nombre de syndicats se poursuit,


surtout pour les syndicats de communes
Alors que le nombre d’EPCI à fiscalité propre et de communes stagne, le nombre
de syndicats diminue. En 2021, la baisse du nombre de syndicats a été légère-
ment moindre que l’année précédente : - 4,2 % (contre - 5,0 %) (graphique 4).
Le nombre de syndicats est désormais de 9 065 début 2021, soit 400 syndicats
de moins qu’en janvier 2020. Cette baisse n’a concerné que les syndicats inter-
communaux (- 6,5 % pour les SIVU et - 4,5 % pour les SIVOM), tandis que le
nombre de syndicats mixtes est demeuré stable.

Au 1er janvier 2021, les SIVU restent majoritaires (54 %) mais leur importance
diminue : les deux tiers des syndicats étaient des SIVU en 2015. Les syndicats
mixtes représentent désormais 31 % des syndicats et les SIVOM 14 %. Enfin,
les autres syndicats (établissements publics territoriaux [EPT], pôles d’équi-
libre territoriaux et ruraux [PETR] et pôles métropolitains) représentent 2 % de
­l’ensemble des syndicats.

G raphique 4 – N ombre de syndicats

Ensemble des syndicats


14 000
SIVU
Syndicats mixtes
12 000
SIVOM
Autres
10 000

8 000

6 000

4 000

2 000

0
2016 2017 2018 2019 2020 2021

Source : DGCL, Banatic.

Le nombre moyen de communes membres d’un syndicat intercommunal (SIVU


et SIVOM) diminue régulièrement depuis quatre ans. Il est de 8 communes
début 2021, contre 9,2 début 2017. La majorité de ces syndicats (58 %) a moins
de cinq communes membres et cette proportion augmente régulièrement. Près
d’un quart (23 %) a entre 5 et 9 communes membres, 12 % entre 10 et 19 %
entre 20 et 29 et 3 % au moins 30.

Ces proportions sont différentes de celles des années 2010, quand les syndicats
étaient plus nombreux. De fait, ce sont les syndicats intercommunaux de taille
intermédiaire (de 10 à 19 communes membres) dont le nombre a le plus chuté
entre 2010 et 2021 (- 63 %). La très forte diminution du nombre de syndicats
de 20 communes ou plus (- 60 %) et surtout son accélération depuis quatre ans
explique aussi la baisse récente du nombre moyen de communes par syndicat.

Les syndicats sont inégalement répartis sur le territoire. Au niveau départe-


mental, leur nombre croît avec celui des communes. En tenant compte du
nombre de communes, des écarts subsistent en 2021 (carte 2). Les départements

194
A N N E X E 6 – L E P É R I M È T R E D E S C O M M U N E S E T D E S E P C I A U 1 er J A N V I E R 2 0 2 1

du Centre-Val de Loire ont un nombre de syndicats élevé relativement au


nombre de leurs communes et à leur population. Les départements d’Île-de-
France et du littoral méditerranéen ont aussi un nombre élevé de syndicats pour
100 communes, mais ces communes sont plus grandes et plus peuplées, ce qui
explique en partie ce taux. Il en va de même pour le Rhône, la Haute-Garonne
et la Gironde.

D’autres départements ont un faible nombre de syndicats rapporté au nombre


de leurs communes. C’est le cas de l’Aube, de la Côte-d’Or, de la Meuse dans
la partie est de la France et du Gers, du Cantal et des Hautes-Pyrénées dans le
quart sud-ouest. Ce sont des départements ruraux dont la population est faible.

À l’inverse, le Morbihan, les Côtes-d’Armor, la Loire-Atlantique, la Mayenne et


le Nord ont également un faible nombre de syndicats rapporté au nombre de
leurs communes mais leur population est nettement plus nombreuse.

C arte 2 – N ombre de syndicats pour 100 communes en 2021

Source : DGCL, Banatic.

195
A N N E X E 6 – L E P É R I M È T R E D E S C O M M U N E S E T D E S E P C I A U 1 er J A N V I E R 2 0 2 1

Pour en savoir plus


« Stabilité du nombre de communes et de groupements à fiscalité propre en
2020, mais recul de 4 % du nombre de syndicats «, BIS no 152, DGCL, mai 2021.

Cette publication est disponible sur le site [Link]/


etudes-et-statistiques-locales.

196
A nnexe 7

Les finances des établissements


publics locaux (EPL)
X AVIER NIEL (DGCL)

A. Comptes des établissements publics locaux (EPL) – Budgets principaux

2020 CCAS- Caisses Régies SDIS(b) CGFPT(c) Associations


CIAS(a) des autonomes syndicales
écoles autorisées
Nombre d’établissements(d) 13 511 1 147 764 97 96 8 321
Montant des budgets en millions d’euros
Dépenses de fonctionnement (1) 2 783 470 1 837 4 326 558 144
Achats et charges externes 583 153 682 634 73 97
Frais de personnel 1 766 302 666 3 597 446 24
Charges financières 10 0 17 34 1 3
Dépenses d’intervention 139 8 113 31 2 7
Autres dépenses de fonctionnement 285 6 359 29 36 13
Recettes de fonctionnement (2) 2 921 475 1 997 4 798 583 194
Impôts, taxes et tarifications 2 0 97 0 0 1
Concours de l’État 0 0 0 0 0 0
Dotations et participations reçues 2 150 370 809 4 648 15 21
Ventes de biens et services 576 101 848 123 555 155
Autres recettes de fonctionnement 193 4 242 27 13 16
Épargne brute (3) = (2) - (1) 138 5 160 472 24 50
Dépenses d’investissement hors rembours. (4) 110 11 286 688 21 98
Dépenses d’équipement 98 10 247 671 21 85
Subventions d’équipement versées 8 0 0 9 0 0
Autres dépenses d’investissement 4 0 39 8 0 12
Recettes d’investissement hors emprunts (5) 48 3 150 278 8 50
FCTVA 11 1 1 102 3 0
Autres dotations et subventions d’investissement 17 0 116 166 0 26
Autres recettes d’investissement 19 1 32 9 5 25
Dépenses totales hors remboursements
(6) = (1) + (4) 2 893 480 2 123 5 014 580 242
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 2 969 478 2 147 5 075 591 244
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) + 76 -2 + 23 + 62 + 11 +2
Remboursements de dette (8) 37 1 54 150 5 32
Emprunts (9) 29 1 93 114 3 38
Flux net de dette = (9) - (8) -8 -0 + 40 - 36 -2 +7
Dépenses totales (10) = (6) + (8) 2 929 481 2 177 5 164 585 274
Recettes totales (11) = (7) + (9) 2 997 478 2 240 5 189 594 283
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) + 68 -2 + 63 + 26 +9 +9
Dette au 31 décembre 424 4 562 1 448 37 174
(a) Centres communaux et intercommunaux d’action sociale.
(b) Services départementaux d’incendie et de secours.
(c) Centre de gestion de la fonction publique territoriale.
(d) Établissements recensés pour lesquels un compte de gestion a été tenu et ayant déclaré un montant non nul en dépenses, en recettes
ou en encours de dette.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion.

197
A N N E X E 7 – L E S F I N A N C E S D E S É TA B L I S S E M E N T S P U B L I C S L O C A U X ( E P L )

B. Comptes des établissements publics locaux (EPL) – Budgets annexes


en millions d’euros

2020 CCAS- Caisses Régies SDIS(b) CGFPT(c) Associations


Montant des budgets CIAS(a) des autonomes syndicales
écoles autorisées
Dépenses de fonctionnement (1) 3 583 16 192 24 21 0
Achats et charges externes 923 3 97 13 15 0
Frais de personnel 2 586 12 39 11 3 0
Charges financières 23 0 3 0 0 0
Dépenses d’intervention 3 1 0 0 0 0
Autres dépenses de fonctionnement 48 0 53 0 2 0
Recettes de fonctionnement (2) 3 773 15 288 25 22 0
Impôts, taxes et tarifications 0 0 2 0 0 0
Concours de l’État 28 0 0 0 0 0
Dotations et participations reçues 1 996 12 13 14 2 0
Ventes de biens et services 1 621 3 214 7 20 0
Autres recettes de fonctionnement 129 0 59 4 0 0
Épargne brute (3) = (2) - (1) 190 -1 96 1 2 0
Dépenses d’investissement hors rembours. (4) 131 0 66 1 2 0
Dépenses d’équipement 128 0 61 1 0 0
Subventions d’équipement versées 0 0 0 0 0 0
Autres dépenses d’investissement 3 0 4 0 2 0
Recettes d’investissement hors emprunts (5) 50 0 19 0 2 0
FCTVA 20 0 1 0 0 0
Autres dotations et subventions d’investissement 27 0 13 0 0 0
Autres recettes d’investissement 4 0 4 0 2 0
Dépenses totales hors remboursements
(6) = (1) + (4) 3 714 16 257 25 22 0
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) 3 823 15 307 25 24 0
Capacité ou besoin de financement = (7) - (6) + 109 -1 + 50 +1 +2 0
Remboursements de dette (8) 73 0 10 0 0 0
Emprunts (9) 61 0 15 0 0 0
Flux net de dette = (9) - (8) - 13 +0 +5 +0 +0 0
Dépenses totales (10) = (6) + (8) 3 787 16 267 25 22 0
Recettes totales (11) = (7) + (9) 3 884 15 322 25 24 0
Variation du fonds de roulement = (11) - (10) + 97 -1 + 54 +1 +2 0
Dette au 31 décembre 999 0 181 0 0 0
(a) Centres communaux et intercommunaux d’action sociale.
(b) Services départementaux d’incendie et de secours.
(c) Centre de gestion de la fonction publique territoriale.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion.

198
A N N E X E 7 – L E S F I N A N C E S D E S É TA B L I S S E M E N T S P U B L I C S L O C A U X ( E P L )

C. Évolution des comptes des établissements publics locaux (EPL) –


Budgets principaux et annexes
en %
(b) (c)
2020/2019 CCAS- Caisses Régies SDIS CGFPT Associations
CIAS(a) des autonomes syndicales
écoles autorisées
Nombre d’établissements(d) - 6,6 % - 6,0 % - 1,2 % + 0,0 % + 0,0 % - 1,5 %
Évolution des budgets
Dépenses de fonctionnement (1) + 2,6 % - 9,7 % - 6,0 % + 1,2 % - 1,5 % - 1,6 %
Achats et charges externes - 2,9 % - 23,7 % - 9,6 % - 3,0 % - 10,2 % + 1,5 %
Frais de personnel + 4,1 % - 0,4 % - 6,8 % + 2,0 % + 0,9 % - 1,1 %
Charges financières - 5,6 % n. s. - 12,8 % - 8,5 % - 72,7 % - 3,0 %
Dépenses d’intervention + 0,6 % - 9,6 % + 2,1 % + 2,8 % - 7,4 % - 2,3 %
Autres dépenses de fonctionnement + 11,3 % - 19,1 % + 1,4 % + 12,6 % + 1,4 % - 20,0 %
Recettes de fonctionnement (2) + 4,1 % - 10,5 % - 5,0 % + 1,4 % - 2,2 % - 2,7 %
Impôts, taxes et tarifications - 20,7 % n. s. - 7,2 % n. s. n. s. - 17,2 %
Dotations et participations reçues + 8,5 % - 0,5 % + 3,8 % + 1,7 % - 20,7 % - 8,1 %
Ventes de biens et services - 2,9 % - 35,1 % - 11,8 % - 8,2 % - 1,6 % + 0,7 %
Autres recettes de fonctionnement + 2,4 % + 15,7 % - 0,3 % - 4,2 % + 2,7 % - 21,6 %
Épargne brute (3) = (2) - (1) + 47,8 % - 54,0 % + 3,0 % + 3,2 % - 14,7 % - 5,7 %
Dépenses d’investissement hors rembours. (4) - 29,3 % - 20,6 % - 2,8 % - 2,5 % - 24,8 % + 7,3 %
Dépenses d’équipement - 29,4 % - 17,9 % - 8,9 % - 3,2 % - 25,7 % + 17,1 %
Subventions d’équipement versées - 29,8 % n. s. n. s. + 53,9 % n. s. n. s.
Autres dépenses d’investissement - 25,2 % n. s. + 87,9 % + 14,4 % - 12,9 % - 31,7 %
Recettes d’investissement hors emprunts (5) - 35,8 % + 10,9 % + 4,5 % + 4,9 % - 39,1 % - 11,5 %
FCTVA + 5,2 % - 9,9 % + 365,0 % + 11,0 % - 41,2 % n. s.
Autres dotations et subventions d’investissement - 20,6 % n. s. - 5,0 % + 4,3 % n. s. - 8,2 %
Autres recettes d’investissement - 66,3 % n. s. + 48,7 % - 29,8 % - 39,5 % - 14,5 %
Dépenses totales hors remboursements
(6) = (1) + (4) + 0,9 % - 10,0 % - 5,5 % + 0,7 % - 2,6 % + 1,8 %
Recettes totales hors emprunts (7) = (2) + (5) + 3,2 % - 10,4 % - 4,4 % + 1,6 % - 3,1 % - 4,6 %
Remboursements de dette (8) - 0,8 % n. s. - 14,6 % - 1,8 % - 72,1 % - 3,5 %
Emprunts (9) - 42,3 % n. s. + 58,0 % - 14,4 % - 1,9 % + 2,7 %
Dépenses totales (10) = (6) + (8) + 0,9 % - 10,0 % - 5,8 % + 0,6 % - 4,5 % + 1,2 %
Recettes totales (11) = (7) + (9) + 2,2 % - 10,4 % - 2,8 % + 1,2 % - 3,1 % - 3,7 %
Dette au 31 décembre - 1,9 % - 5,3 % + 4,3 % - 3,1 % - 4,6 % + 3,7 %
n. s. : non significatif (les montants en N et en N - 1 sont inférieurs à 1 M€).
(a) Centres communaux et intercommunaux d’action sociale.
(b) Services départementaux d’incendie et de secours.
(c) Centre de gestion de la fonction publique territoriale.
(d) Établissements recensés pour lesquels un compte de gestion a été tenu et ayant déclaré un montant non nul en dépenses, en recettes
ou en encours de dette.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion.

199
A nnexe 8

La fiscalité locale
X AVIER NIEL, NESHEEN SOL ANKI (DGCL)

Les recettes fiscales des collectivités locales (y compris les budgets annexes) et
des syndicats se composent pour deux tiers d’impôts directs locaux et pour un
tiers d’autres impôts et taxes locales.
• Dans les impôts directs, on distingue traditionnellement, d’une part, les taxes
dites « ménages » (même si une partie est versée au titre de locaux commerciaux
ou industriels) : taxe d’habitation (TH), taxe d’habitation sur les logements
vacants (THLV), taxe sur le foncier bâti (FB) et non bâti (FNB) et, d’autre part,
les impôts dits « économiques », car versés par les entreprises : cotisation sur la
valeur ajoutée des entreprises (CVAE), cotisation foncière des entreprises (CFE),
imposition forfaitaire des entreprises de réseaux (IFER) et taxe sur les surfaces
commerciales (TASCOM). La fiscalité directe englobe aussi la taxe d’enlèvement
des ordures ménagères (TEOM) et enfin le produit des taxes annexes mises en
place en 2015 : la taxe additionnelle spéciale annuelle (TASA), à destination de
la région Île-de-France, et la taxe de gestion des milieux aquatiques et préven-
tion des inondations (GEMAPI), à destination du bloc communal.
Le produit de la fiscalité directe des collectivités locales s’élève à 97,8 Md€ en
2020, en hausse de + 2,2 % (après + 3,3 % en 2019) (tableaux 1 et 2). Cette hausse
est surtout tirée par les impôts économiques, qui ont progressé de + 3,0 % (après
+ 4,9 % en 2019). S’appuyant sur les résultats d’années antérieures à 2020, le
rendement de ces impôts n’a pas été touché, en 2020, par les effets de la crise
sanitaire liée à la Covid. Le produit des taxes « ménages » a moins augmenté
(+ 1,9 % en 2020, après + 2,9 %), du fait notamment de la faible progression de
la taxe d’habitation (+ 1,5 %), liée au gel de ses taux dans le contexte de sa sup-
pression progressive. Le produit de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères
(TEOM) progresse peu : + 1,8 % (après + 1,9 %).
Comme en 2019, l’évolution du produit des taxes ménages est, en 2020, essen-
tiellement due à l’augmentation de la valeur des bases fiscales (dont la revalo-
risation dépend pour partie de l’inflation). Les taux de taxe d’habitation et de
taxe sur le foncier bâti (cf. définitions pour le mode de calcul des taux statis-
tiques moyens) ont en effet peu augmenté en 2020, moins qu’habituellement
à ce stade du cycle des élections municipales. Ni les bases, ni les taux des taxes
ménages n’ont été, par définition, touchés par la crise sanitaire. La hausse de
la TEOM (+ 1,8 %) résulte, comme pour les taxes ménages, de celle des bases
nettes d’imposition, tandis que son taux moyen diminue une nouvelle fois
(tableaux 3 à 5).
• Aux impôts directs s’ajoutent d’autres taxes locales, dont les plus impor-
tantes sont les droits de mutation à titre onéreux (DMTO), la taxe intérieure
de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) et la taxe spéciale sur
les conventions d’assurances (TSCA). D’après les comptes de gestion des col-
lectivités, l’ensemble de ces autres taxes locales représente 51,9 Md€ en 2020,
sections de fonctionnement et d’investissement confondues (tableau 1). La forte
baisse de ces « autres taxes locales » par rapport à 2019 (- 6,7 %) résulte, d’une
part, de la disparition de la taxe d’apprentissage à la suite de la réforme de
l’apprentissage, d’autre part, de la suppression du financement par la TICPE des
dépenses du RSA pour le département de La Réunion, dont les dépenses ont été
recentralisées par l’État, et enfin, de la baisse de certaines recettes d’activité, liée

200
ANNEXE 8 – LA FISCALITÉ LOCALE

à la crise sanitaire de la Covid (DMTO, TICPE, versement mobilité, certificats


d’immatriculation, taxe de séjour, etc.). Le total des impôts et taxes diminue
ainsi en 2020 de - 1,1 % (y compris syndicats et tous budgets confondus).
• À ces recettes fiscales viennent s’ajouter des recettes tarifaires ou provenant
de la ventes de biens ou de services (tableau 6). Ces recettes tarifaires ou doma-
niales étant généralement liées à l’activité économique, elles ont, pour la plu-
part d’entre elles, diminué en 2020. Seules quelques redevances augmentent,
comme les ventes d’eau, les redevances d’assainissement ou les redevances
funéraires.
• Les contributions de l’État liées à la fiscalité peuvent prendre deux formes : les
dégrèvements et les allocations compensatrices. D’un montant de 24,9 Md€,
ces contributions représentaient 24,9 % des recettes fiscales des collectivités
locales en 2020 (tableaux 7). La suppression progressive de la taxe d’habitation
a augmenté la part des recettes prises en charge par l’État au titre de la fiscalité
locale depuis 2018.

Définitions

Taux d’imposition
Taux d’imposition moyen pour une taxe et un type de collectivité : les « taux
statistiques moyens » publiés ici rapportent le produit réellement reçu aux bases.
Ainsi, les produits comprennent le cas échéant les « gains et pertes », le lissage
depuis 2017, et ils intègrent divers produits supplémentaires : majoration sur
les résidences secondaires pour la TH, taxe additionnelle sur le non-bâti, part
incitative de la TEOM. Le taux moyen qui en résulte diffère donc légèrement
du taux moyen calculé par l’administration fiscale pour déterminer les taux
plafonds, et qui se rapproche de la « moyenne des taux de taxe ». Contrairement
à cette approche réglementaire, les taux statistiques publiés ici permettent le
bouclage entre les bases, les produits et les taux.

Effet base, effet taux


L’effet base correspond à l’évolution que les produits auraient connue à taux
d’imposition constants, c’est-à-dire si les bases avaient été les seules à évoluer ;
l’effet taux explique la part restante de l’évolution globale. De cette façon,
quand un groupement perçoit une année une taxe alors qu’il ne la percevait
pas l’année précédente, l’augmentation du produit qui en résulte est intégrale-
ment retranscrite dans l’effet taux : sa base imposable n’a pas changé (à contour
du groupement identique, bien sûr) et comme l’effet base est calculé en mul-
tipliant cette base inchangée à des taux d’imposition constants, cet effet base
est forcément nul. Par déduction, toute l’augmentation du produit provient de
l’effet taux.

201
ANNEXE 8 – LA FISCALITÉ LOCALE

Tableau 1 – I mpôts et taxes perçus par les collectivités locales


en millions d’euros
(c) (d)
Communes Syndicats GFP Départements Régions Ensemble Évolution
et CTU 2020 2020/2019
Total des impôts et taxes 46 109 2 427 33 795 44 540 24 349 151 220 - 1,1 %
Impôts et taxes de la section
de fonctionnement 45 222 2 426 33 546 44 540 24 004 149 738 - 1,1 %
• Impôts locaux (a) 37 949 711 30 000 18 482 10 699 97 840 + 2,2 %
TH 16 218 82 7 493 – – 23 793 + 1,5 %
TH logements vacants 82 0 2 – – 84 + 12,4 %
Foncier bâti (FB) 18 775 88 1 907 14 314 179 35 264 + 2,1 %
Foncier non bâti (FnB) 869 4 233 – – 1 106 + 1,3 %
CFE 629 2 7 634 – – 8 265 + 3,2 %
CVAE 654 – 5 193 3 867 9 776 19 490 + 3,0 %
IFER 73 – 580 300 664 1 617 + 3,9 %
TASCOM 26 – 773 – – 799 + 1,0 %
TEOM 624 534 5 979 – – 7 137 + 1,8 %
GEMAPI et TASA 0 – 204 – 80 284 + 5,2 %
• Autres Impôts et taxes (b) 7 274 1 716 3 546 26 058 13 304 51 898 - 6,7 %
DMTO 4 193 0 382 11 306 166 16 047 - 1,9 %
Attribution fonds de péréq.
DMTO - 245 0 - 58 362 73 132 + 676,5 %
TICPE 261 0 112 5 355 5 033 10 760 - 7,7 %
TSCA 79 0 58 7 517 114 7 767 + 3,3 %
Versement mobilité (VM) 15 1 179 3 174 0 0 4 368 - 5,4 %
TCFE 849 703 35 660 9 2 256 - 2,1 %
Certificats d’immatriculation 0 0 0 0 2 091 2 091 - 9,0 %
Recettes liées à l’apprentissage
et à la formation professionnelle 0 0 0 12 690 702 - 70,2 %
Taxe d’aménagement 2 0 0 528 8 538 - 5,1 %
Taxe de séjour 170 6 200 24 1 401 - 27,4 %
Corse et outre-mer 1 013 0 11 115 841 1 980 - 3,5 %
dont : carburants 97 0 9 81 296 484 - 10,3 %
octroi de mer 913 0 1 20 296 1 231 - 0,1 %
Fraction de TVA 0 0 0 0 4 025 4 025 - 6,2 %
Pylônes électriques 280 0 0 0 0 280 + 4,1 %
Balayage 111 0 0 0 0 111 + 0,4 %
Taxes funéraires 7 0 0 0 0 7 + 8,5 %
Taxes sur les passagers 2 0 0 0 1 3 - 31,6 %
Droits de place 90 0 2 0 0 92 - 42,5 %
Permis de conduire 0 0 0 0 0 0 - 91,5 %
Véhicule de transport de
marchandises 0 0 0 0 0 0 - 69,3 %
Déchets stockés 16 3 2 0 0 21 - 3,2 %
Locaux à usage de bureaux 0 0 0 0 213 213 + 0,0 %
Redevance des mines 9 0 1 11 0 20 + 4,5 %
Eaux minérales 21 0 0 0 0 21 - 5,8 %
Jeux et paris 191 1 15 0 0 207 - 34,4 %
Remontées mécaniques 31 2 1 16 0 51 - 18,0 %
Publicité extérieure 161 0 2 0 0 163 - 18,7 %
Solde (dont autres reversements) 17 - 179 - 389 153 40 - 359 - 2,8 %
Impôts et taxes de la section
d’investissement(b) 887 0 250 0 345 1 482 - 5,4 %
Taxe d’aménagement 855 0 249 0 49 1 154 - 5,2 %
TICPE 0 0 0 0 296 296 - 1,5 %
Autres 32 0 0 0 0 32 - 35,2 %
Champ : ensemble des budgets (principaux et annexes) des collectivités locales et de leurs syndicats.
(a) Source : recensement des éléments d’imposition (REI).     (b) Source : comptes de gestion. Voir la partie «Définitions» pour la signi-
fication des acronymes.    (c) Y compris Ville de Paris.     (d) Y compris métropole de Lyon et les EPT de la MGP.
Source : DGCL. Données DGFiP, REI pour les impôts locaux et comptes de gestion pour les autres.

202
ANNEXE 8 – LA FISCALITÉ LOCALE

Tableau 2 – L es recettes de la fiscalité locale (a)


en millions d’euros
2016 2017 2018 2019 2020
Ensemble de la fiscalité locale 88 156 90 668 92 612 95 696 97 840
Taxe d’habitation Communes 15 046 15 159 15 471 15 977 16 218
(TH) (b) Syndicats 100 99 90 91 82
GFP 6 647 6 960 7 135 7 375 7 493
Secteur communal 21 793 22 218 22 697 23 443 23 793
Taxe d’habitation Communes 67 62 69 73 82
sur les logements Syndicats 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2
vacants (THLV) GFP 2 1 2 2 2
Secteur communal 69 64 71 75 84
Taxe sur le foncier bâti Communes 16 734 17 092 17 527 18 358 18 775
(FB) Syndicats 105 103 95 96 88
GFP 1 522 1 617 1 773 1 839 1 907
Secteur communal 18 360 18 812 19 394 20 293 20 770
Départements 13 469 13 799 14 065 14 059 14 314
CTU - 113 169 174 179
Ensemble collectivités 31 940 32 723 33 628 34 526 35 264
Taxe sur le foncier Communes 830 831 840 858 869
non bâti (FNB) (c) Syndicats 5 5 4 4 4
GFP 211 218 223 230 233
Secteur communal 1 046 1 054 1 067 1 092 1 106
Cotisation foncière Communes 866 658 641 618 629
des entreprises (CFE) Syndicats 7 4 2 2 2
GFP 6 554 7 001 7 311 7 385 7 634
Secteur communal 7 426 7 663 7 954 8 006 8 265
Cotisation Communes 244 140 126 624 654
sur la valeur ajoutée GFP 4 475 4 647 4 701 5 033 5 193
des entreprises (CVAE) Secteur communal 4 718 4 787 4 826 5 657 5 847
Départements 7 894 3 987 4 008 3 776 3 867
Régions et CTU 4 249 8 807 8 890 9 492 9 776
Ensemble collectivités 16 861 17 581 17 725 18 925 19 490
Imposition forfaitaire Communes 109 76 71 71 73
des entreprises GFP 456 513 535 562 580
de réseaux (IFER) Secteur communal 565 589 605 633 653
Départements 269 279 281 290 300
Régions et CTU 660 659 652 633 664
Ensemble collectivités 1 494 1 527 1 538 1 557 1 617
Taxe sur les surfaces Communes 61 37 28 21 26
commerciales GFP 692 905 747 770 773
(TASCOM) Secteur communal 753 942 774 791 799
Taxe d’enlèvement Communes 889 791 619 626 624
des ordures ménagères Syndicats 592 524 517 525 534
(TEOM) (d) GFP 5 207 5 477 5 787 5 861 5 979
Secteur communal 6 688 6 792 6 924 7 012 7 137
dont part incitative 9,4 12,8 20,8 28,2 33,5
Taxes annexes GEMAPI (secteur communal) 7 25 154 190 204
TASA (régions) 80 80 80 80 80

(a) La métropole de Lyon et les EPT de la métropole du Grand Paris (MGP) sont intégralement assimilés aux GFP.     (b) Y ­compris
majoration des résidences secondaires (131 M€ en 2020).    (c) Y compris la taxe additionnelle au foncier non bâti (85 M€
en 2020).    (d) Par collectivité réellement bénéficiaire, après reversement des GFP aux syndicats.
Source : DGCL. Données DGFiP, REI pour les impôts locaux et comptes de gestion pour les autres.

203
ANNEXE 8 – LA FISCALITÉ LOCALE

Tableau 3 - L es bases nettes (a)


en millions d’euros
2016 2017 2018 2019 2020
Taxe d’habitation Valeur locative des locaux d’habitation 116 403 118 040 120 368 124 347 126 482
(TH) – abattements pour charges de famille 7 551 7 503 7 577 7 727 7 720
– abattements facultatifs 8 731 8 731 8 634 8 883 8 972
– exonérations 10 952 11 459 12 154 12 816 13 437
= Bases nettes (communes) 89 169 90 346 92 004 94 921 96 353
Syndicats 12 020 11 550 10 182 10 458 9 705
GFP 75 675 76 763 77 462 80 741 82 051
Taxe d’habitation sur les Communes 376 355 390 410 462
logements vacants (THLV) Syndicats 16 17 15 16 15
GFP 16 10 18 19 21
Taxe sur le foncier bâti Communes 86 871 88 373 90 299 92 742 94 812
(FB) Syndicats 10 959 10 629 9 465 9 662 9 093
GFP 46 390 52 068 55 044 57 135 58 656
Départements 83 109 84 547 85 975 80 599 82 429
CTU – 491 926 956 985
Taxe sur le foncier Communes 1 961 1 969 1 985 2 027 2 051
non bâti (FNB) (b) Syndicats 143 141 111 113 112
GFP 1 933 1 935 1 954 1 993 2 017
Cotisation foncière Communes 4 752 3 717 3 593 3 481 3 549
des entreprises (CFE) Syndicats 174 112 77 81 86
GFP 26 466 27 178 28 072 28 304 29 210
Secteur communal (c) 28 418 29 149 30 091 30 271 31 274
Taxe d’enlèvement Communes 13 659 12 511 10 690 10 867 10 994
des ordures ménagères Syndicats et GFP 58 629 61 107 64 876 66 835 68 195
(TEOM) Secteur communal 72 289 73 618 75 567 77 701 79 188
Taxes annexes GEMAPI (secteur communal) 1 643 7 004 53 738 104 407 108 594
TASA (région Île-de-France)) 31 899 32 389 33 128 33 597 34 365

(a) La métropole de Lyon et les EPT de la métropole du Grand Paris (MGP) sont intégralement assimilés aux GFP.
(b) Non compris la taxe additionnelle au foncier non bâti.    
(c) La base du secteur communal est la somme des bases communales et intercommunales en FPU, en ZAE et en ZDE.
Source : DGCL. Données DGFiP, REI.

204
ANNEXE 8 – LA FISCALITÉ LOCALE

Tableau 4 - L es taux moyens d ’ imposition (a)


en %
2016 2017 2018 2019 2020

Taxe d’habitation Communes 16,87 16,78 16,82 16,83 16,83


(TH) (b) Syndicats 0,83 0,85 0,89 0,87 0,85
GFP 8,78 9,07 9,21 9,13 9,13
Secteur communal 24,44 24,59 24,67 24,70 24,69

Taxe d’habitation sur Communes 17,86 17,60 17,61 17,71 17,68


les logements vacants Syndicats 0,99 1,02 1,16 1,13 0,98
(THLV) GFP 9,51 9,51 10,04 10,03 10,06
Secteur communal 18,31 17,91 18,13 18,22 18,17

Taxe sur le foncier bâti Communes 19,26 19,34 19,41 19,79 19,80
(FB) Syndicats 0,95 0,97 1,01 0,99 0,97
GFP 3,28 3,10 3,22 3,22 3,25
Secteur communal 21,14 21,29 21,48 21,88 21,91

Départements 16,21 16,32 16,36 17,44 17,37


CTU – 22,93 18,21 18,21 18,16

Ensemble des collectivités 36,77 37,03 37,24 37,23 37,19

Taxe sur le foncier Communes 42,34 42,20 42,30 42,32 42,34


non bâti (FNB) (c) Syndicats 3,51 3,50 3,78 3,63 3,66
GFP 10,89 11,26 11,42 11,54 11,57
Secteur communal 53,34 53,51 53,75 53,86 53,92

Cotisation foncière Communes 18,22 17,71 17,84 17,77 17,72


des entreprises (CFE) Syndicats 3,77 3,42 3,13 2,76 2,61
GFP 24,76 25,76 26,04 26,09 26,13
Secteur communal 26,13 26,29 26,43 26,45 26,43

Taxe d’enlèvement Communes 6,51 6,32 5,79 5,76 5,68


des ordures ménagères Syndicats et GFP 9,89 9,82 9,72 9,55 9,55
(TEOM)(d) Secteur communal 9,25 9,23 9,16 9,02 9,01

Taxes annexes GEMAPI (secteur communal) 0,43 0,36 0,29 0,18 0,19
TASA (région Île-de-France) 0,25 0,25 0,24 0,24 0,23

Pour chaque type de collectivité, les taux moyens des taxes dites « ménages » sont calculés en divisant la somme des produits réellement
perçus par la somme de leurs bases. Les produits réellement perçus intègrent les « gains et pertes », les lissages depuis 2017 et les produits
des taxes additionnelles ou des majorations. Pour le secteur communal et l’ensemble des collectivités, les taux moyens sont calculés en
rapportant l’ensemble des produits aux bases communales.
Pour la CFE, la base du secteur communal est la somme des bases communales et intercommunales en FPU, en ZAE et en ZDE.
(a) La métropole de Lyon et les EPT de la métropole du Grand Paris (MGP) sont intégralement assimilés aux GFP.
(b) Y compris majoration des résidences secondaires.    
(c) Y compris la taxe additionnelle au foncier non bâti.    
(d) Y compris la part incitative.
Source : DGCL. Données DGFiP, REI.

205
ANNEXE 8 – LA FISCALITÉ LOCALE

Tableau 5 – D écomposition de l’ évolution des produits des taxes en 2020 :


effet base et effet taux
en %
Collectivités selon le type de fiscalité Évolution Effet Effet
(y compris les syndicats à contributions fiscalisées) du produit base* taux*
Taxe d’habitation Communes + 1,5 + 1,5 + 0,0
(TH)(a) dont : – membres d'un EPCI à FA + 1,6 + 1,6 + 0,0
– membres d'un EPCI à FPU + 1,6 + 1,6 + 0,0
EPCI à FP (y compris MGP) + 1,6 + 1,6 + 0,0
dont : – à FA + 1,4 + 1,4 + 0,0
– à FPU + 1,6 + 1,6 + 0,0
Secteur communal + 1,5 + 1,5 - 0,0
Taxe d’habitation Communes + 12,6 + 12,6 + 0,0
sur les logements vacants dont : – membres d'un EPCI à FA + 6,7 + 6,7 - 0,0
(THLV) – membres d'un EPCI à FPU + 12,8 + 12,8 + 0,0
EPCI à FP (y compris MGP) + 10,0 + 9,6 + 0,3
dont : – à FA – – –
– à FPU + 10,0 + 9,6 + 0,3
Secteur communal + 12,4 + 12,5 - 0,0
Taxe sur le foncier bâti Communes + 2,3 + 2,2 + 0,1
(FB) dont : – membres d'un EPCI à FA + 2,4 + 2,2 + 0,2
– membres d'un EPCI à FPU + 2,3 + 2,3 + 0,1
EPCI à FP (y compris MGP) + 3,7 + 2,3 + 1,3
dont : – à FA + 3,0 + 2,2 + 0,8
– à FPU + 3,8 + 2,3 + 1,4
Secteur communal + 2,4 + 2,2 + 0,1
Départements + 1,8 + 2,3 - 0,4
CTU + 2,8 + 2,7 + 0,0
Ensemble des collectivités + 2,1 + 2,2 - 0,1
Taxe sur le foncier Communes + 1,3 + 1,1 + 0,1
non bâti (FNB) (b) dont : – membres d'un EPCI à FA + 1,4 + 1,3 + 0,1
– membres d'un EPCI à FPU + 1,3 + 1,1 + 0,1
EPCI à FP (y compris MGP) + 1,5 + 1,1 + 0,4
dont : – à FA + 1,9 + 1,3 + 0,7
– à FPU + 1,4 + 1,1 + 0,3
Secteur communal + 1,3 + 1,1 + 0,2
Ensemble Communes + 1,9 + 1,9 + 0,0
des taxes « ménages » dont : – membres d'un EPCI à FA + 2,0 + 1,9 + 0,1
– membres d'un EPCI à FPU + 2,0 + 1,9 + 0,0
EPCI à FP (y compris MGP) + 2,0 + 1,7 + 0,3
dont : – à FA + 2,2 + 1,7 + 0,4
– à FPU + 2,0 + 1,7 + 0,3
Secteur communal + 1,9 + 1,8 + 0,0
Ensemble des collectivités
(y compris départements et CTU) + 1,9 + 2,0 - 0,1
Cotisation foncière Communes + 1,7 + 1,7 - 0,1
des entreprises (CFE) EPCI + 3,4 + 3,3 + 0,1
dont : – à FA + 3,1 + 2,5 + 0,6
– à FPU + 3,4 + 3,3 + 0,1
Secteur communal + 3,2 + 3,5 - 0,3
Taxe d’enlèvement des ordures
Secteur communal + 1,8 + 1,8 - 0,1
ménagères (TEOM)(c)

FA : fiscalité additionnelle ; FPU : fiscalité professionnelle unique.


* Lorsqu’un groupement instaure une taxe qui n’existait pas l’année précédente, cette instauration est intégralement comptée dans l’effet
taux. On considère que la base préexistait, mais qu’elle était affectée d’un taux nul. Cela explique les écarts entre l’évolution des bases
dans le tableau 3 et l’effet base ici.
(a) Y compris majoration sur les résidences secondaires.
(b) Y compris taxe additionnelle.
(c) Y compris la part incitative.
Source : DGCL. Données DGFiP, REI.

206
ANNEXE 8 – LA FISCALITÉ LOCALE

Tableau 6 – P rincipales redevances et recettes tarifaires en 2020


en millions d’euros
(a) (b)
Communes Syndicats GFP Départements Régions Ensemble Évolution
et CTU 2020 2020/2019
Ventes de produits finis
vente d’eau 323 1 412 1 185 0 1 2 921 + 1,8 %
taxes et redevance d’eau 82 240 297 0 0 619 - 5,3 %
vente de terrains aménagés 366 19 335 0 0 720 - 7,7 %
Produits forestiers
récoltes 2 1 0 0 0 4 - 31,0 %
coupes de bois 189 10 0 2 0 201 - 15,9 %
Utilisation du domaine
concessions et redevances
funéraires 123 3 3 0 0 129 + 4,5 %
droits de stationnement, location 475 16 87 72 8 657 - 16,7 %
redevance stationnement
et post-stationnement 480 1 64 0 0 546 - 25,0 %
péage, passage, pesage 1 0 33 4 0 38 - 25,1 %
droits de chasse et pêche 30 1 0 0 0 32 - 0,0 %
pâturage 4 1 0 0 0 6 - 6,2 %
dégradation voies et chemins 7 0 1 2 0 10 - 3,7 %
redevance ski de fond 1 1 2 0 0 4 - 29,5 %
autres redevances 89 81 32 19 6 228 - 8,0 %
Prestations de services
transport 12 321 545 18 0 896 - 29,3 %
enlèvements ordures, déchets 15 225 247 0 0 486 - 7,3 %
culture 166 15 59 11 1 252 - 45,7 %
sports et loisirs 220 22 136 4 1 382 - 43,0 %
analyse et désinfection 0 0 0 21 3 24 + 35,5 %
droits navigation 17 2 0 0 1 19 - 1,8 %
social 595 27 136 23 1 782 - 24,1 %
périscolaire 1 256 92 115 4 10 1 477 - 30,4 %
assainissement 474 1 160 2 426 109 0 4 170 + 1,6 %
location compteurs 27 85 84 0 0 196 + 4,8 %
Autres recettes
ventes de marchandises 74 79 76 7 2 237 - 15,6 %
concessions, brevets, marques 31 57 16 2 0 105 - 6,8 %
revenus des immeubles 1 733 66 403 93 19 2 315 - 7,9 %
fermiers et concessionnaires 402 388 329 17 2 1 138 - 3,3 %
Champ : ensemble des budgets (principaux et annexes) des collectivités locales et de leurs syndicats.
(a) Y compris Ville de Paris.
(b) Y compris métropole de Lyon et les EPT de la MGP.
Source : DGCL. Données DGFiP, comptes de gestion.

207
ANNEXE 8 – LA FISCALITÉ LOCALE

Tableaux 7 – C ontributions de l’É tat à la fiscalité directe locale

1. Contributions versées par l’État au titre des taxes « ménages »


Remarque : Les montants qui figurent dans cette partie sont ceux des contributions effectivement ordonnancées en fin d’exercice fiscal.
Ils diffèrent donc des montants du tableau de l’annexe 9, qui concernent les crédits ouverts en loi de finances initiale.

Compensations accordées au titre des exonérations des taxes « ménages » en millions d’euros
Compensations versées par l’État 2015 2016 2017 2018 2019 2020
Ensemble 1 798 1 543 1 900 1 973 2 110 2 223
Taxe d’habitation 1 454 1 174 1 650 1 733 1 855 1 964
Exonérations des personnes de condition modeste 1 451 1 170 1 646 1 729 1 838 1 944
Suppression de la THLV suite au passage à la TLV(a) 3,4 3,4 3,4 3,4 3,4 3,4
Minoration valeurs locatives Mayotte – – – – 13,3 16,5
Taxe sur le foncier bâti 179 220 117 123 137 142
Exonérations sur les immeubles à caractère social 34 37 14 16 18 21
Exonérations des personnes de condition modeste 87 63 26 26 28 28
Exonération ZFU, ZUS, BUD et ZDP(b) 49 112 69 71 72 69
Exonérations ZF des DOM 9,0 8,4 7,7 10,0 10,2 13,5
Minoration valeurs locatives Mayotte – – – – 8,9 10,6
Taxe sur le foncier non bâti 165 149 133 117 118 117
Exonération des terres agricoles et des terres humides 153 138 124 108 107 107
Exonération de plantations y c. exonérations Natura 2000 4,0 3,6 1,7 1,7 1,7 1,6
Exonérations ZF et parcs naturels des DOM 8,4 7,3 7,3 7,5 9,2 8,8
ZFU : zone franche urbaine ; ZUS : zone urbaine sensible ; BUD : bassin urbain à dynamiser ; ZDP : zone de développement prioritaire.
(a) Suite à la réforme de la taxe sur les logements vacants en 2012, les collectivités qui percevaient la taxe d’habitation sur les logements
vacants (THLV) perçoivent désormais la taxe sur les logements vacants (TLV) ainsi qu’une compensation depuis 2013.
(b) À partir de 2016 : y compris les compensations des contrats de ville et des quartiers prioritaires de la ville ; et en 2017 : y compris
certains immeubles antisismiques (DOM).
Source : DGCL. Données DGFiP.

Compensations par niveau de collectivités au titre des exonérations


des taxes « ménages » en millions d’euros
Produits en 2019 Produits en 2020 Évolution
Régions et CTU 2 2 + 0,4 (+ 24,1 %)
taxe sur le foncier bâti 2 2 + 0,4 (+ 24,1 %)
Départements 15 16 + 0,4 (+ 2,5 %)
taxe sur le foncier bâti(a) 15 16 + 0,4 (+ 2,5 %)
Secteur communal 2 093 2 205 + 111,7 (+ 5,3 %)
taxe d’habitation 1 855 1 964 + 108,7 (+ 5,9 %)
taxe sur le foncier bâti 120 124 + 4,2 (+ 3,5 %)
taxe sur le foncier non bâti 118 117 - 1,2 (- 1,0 %)
Communes 1 601 1 684 + 82,6 (+ 5,2 %)
taxe d’habitation 1 374 1 453 + 79,7 (+ 5,8 %)
taxe sur le foncier bâti 112 115 + 3,6 (+ 3,2 %)
taxe sur le foncier non bâti 115 115 - 0,7 (- 0,6 %)
Groupements à FP 492 521 + 29,1 (+ 5,9 %)
taxe d’habitation 481 510 + 29,0 (+ 6,0 %)
taxe sur le foncier bâti 7,9 8,6 + 0,6 (+ 7,8 %)
taxe sur le foncier non bâti 3,0 2,4 - 0,5 (- 17,7 %)
Toutes collectivités 2 110 2 223 + 112,5 (+ 5,3 %)
taxe d’habitation 1 855 1 964 + 108,7 (+ 5,9 %)
taxe sur le foncier bâti 137 142 + 5,0 (+ 3,6 %)
taxe sur le foncier non bâti 118 117 - 1,2 (- 1,0 %)
(a) Hors les compensations d’exonération des CTU de Martinique et de Guyane et de la Corse.
Remarque : contrairement aux rapports antérieurs à celui de 2020, les compensations d’exonération de la métropole de Lyon sont entiè-
rement placées dans « Groupement à fiscalité propre ».
Source : DGCL. Données DGFiP, REI.

208
ANNEXE 8 – LA FISCALITÉ LOCALE

Dégrèvements accordés par l’État aux redevables des taxes « ménages »


au titre des allègements institués par voie législative en millions d’euros
Dégrèvements 2015 2016 2017 2018 2019 2020
Ensemble 4 792 5 451 5 120 8 330 12 127 16 324
Taxe d’habitation 3 780 3 938 3 652 6 673 10 489 14 413
Cotisations inférieures à 12 euros 2,4 2,2 2,2 2,9 4,5 0,4 (a)
Dégrèvements en fonction du revenu 3 152 2 996 3 002 3 062 3 208 0 (a)
Contribuables de condition modeste 53 60 67 71 75 84
Taxe d’habitation sur les logements vacants 27 27 26 25 28 31
Réforme de la taxe d’habitation – – – 2 927 6 574 13 692
Autres dégrèvements 545 853 555 587 599 605
Taxes foncières 1 012 1 513 1 468 1 656 1 639 1 911
Cotisations inférieures à 12 euros 12 12 12 12 12 0,4
Pertes de récoltes 7 173 37 95 89 175
Jeunes agriculteurs 9,0 8,8 9,3 9,7 10,1 10,1
Contribuables âgés et de condition modeste 30 30 31 31 33 34
Autres dégrèvements 954 1 288 1 380 1 509 1 495 1 680
(a) À partir de 2020, les contribuables les plus modestes sont entièrement exonérés de taxe d’habitation sur la résidence principale. Les
anciens dégrèvements en fonction du revenu et une grande partie de ceux liés aux cotisations inférieures à 12 € correspondent dorénavant
à des dégrèvements « réforme TH ».
Source : DGCL. Données DGFiP.

Contributions de l’État au titre des taxes « ménages » en millions d’euros

2015 2016 2017 2018 2019 2020


Compensations (A)
Taxe d’habitation 1 454 1 174 1 650 1 733 1 855 1 964
Taxe sur le foncier bâti 179 220 117 123 137 142
Taxe sur le foncier non bâti 165 149 133 117 118 117
Total 1 798 1 543 1 900 1 973 2 110 2 223
Évolution (+ 5,0 %) (- 14,2 %) (+ 23,2 %) (+ 3,8 %) (+ 7,0 %) (+ 5,3 %)
Dégrèvements ordonnancés (B)
Taxe d’habitation 3 780 3 938 3 652 6 673 10 489 14 413
Taxes foncières 1 012 1 513 1 468 1 656 1 639 1 911
Total 4 792 5 451 5 120 8 330 12 127 16 324
Évolution (+ 8,4 %) (+ 13,8 %) (- 6,1 %) (+ 62,7 %) (+ 45,6 %) (+ 34,6 %)
Contributions de l’État aux taxes ménages (A + B)
Taxe d’habitation 5 234 5 112 5 301 8 406 12 344 16 376
Taxes foncières 1 356 1 882 1 719 1 897 1 894 2 170
Total 6 590 6 994 7 020 10 303 14 237 18 547
Évolution (+ 7,4 %) (+ 6,1 %) (+ 0,4 %) (+ 46,8 %) (+ 38,2 %) (+ 30,3 %)
(a)
Pourcentage des recettes prises en charge par l’État au titre des taxes ménages
Taxe d’habitation 22,5 % 22,2 % 22,2 % 34,3 % 48,8 % 63,6 %
Taxes foncières 4,3 % 5,6 % 5,1 % 5,4 % 5,3 % 5,9 %
Total 12,0 % 12,4 % 12,1 % 17,3 % 23,3 % 29,7 %
(a) Recettes : produits perçus des taxes ménages + compensations.
Source : DGCL. Données DGFiP.

209
ANNEXE 8 – LA FISCALITÉ LOCALE

2. Contributions versées par l’État au titre des impôts économiques


Compensations accordées au titre des exonérations des impôts économiques en millions d’euros

Compensations versées par l’État 2015 2016 2017 2018 2019 2020
Ensemble 259 230 101 58 216 240
(a)
Cotisation foncière des entreprises 227 202 77 32 186 203
Dotation de compensation de la taxe professionnelle 130 110 34 0 0 0
Réduction de base pour créations d’établissements 7 5,3 1,8 1,5 1,4 1,4
Allègement Corse 6,4 6,6 6,5 7,2 6,7 7,2
Exonération zones ZRR-ZRU-ZFU-ZDP(b) 5 13,2 4,6 5,0 5,1 3,7
Exonération zone franche des DOM 16 13 14 15 17 17
Réduction progressive de la fraction des recettes 63 53 16 0 0 0
Diffuseurs de presse – – – 3,7 4,9 5,0
Bases minimum CFE – – – – 152 169
Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises 31 28 24 26 30 37
ZRR : zone de revitalisation rurale. ZRU : zone de revitalisation urbaine. ZFU : zone franche urbaine. ZDP : zone de développement
prioritaire.
(a) À partir de 2016 : y compris les compensations d’exonération des EPT de la métropole du Grand Paris.
(b) Y compris les compensations d’exonération des quartiers prioritaires de la ville (à partir de 2016) et celles des bassins à urbaniser
(à partir de 2019).
Source : DGCL. Données DGFiP.

Compensations par niveau de collectivité au titre des exonérations


des impôts économiques en millions d’euros
Produits en 2019 Produits en 2020 Évolution
Régions et CTU 15,3 18,8 + 3,5 (+ 22,7 %)
Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises 15,3 18,8 + 3,5 (+ 22,7 %)
Départements 6,5 8,2 + 1,7 (+ 26,9 %)
Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises 6,5 8,2 + 1,7 (+ 26,9 %)
Secteur communal 194 213 + 18,5 (+ 9,5 %)
Cotisation foncière des entreprises(a) 186 203 + 16,5 (+ 8,9 %)
Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises 8,0 10,0 + 2,0 (+ 24,5 %)
Communes 15 16,2 + 1,3 (+ 8,7 %)
Cotisation foncière des entreprises 15 16,1 + 1,3 (+ 8,5 %)
Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises 0,1 0,1 + 0,0 (+ 49,6 %)
Groupements à fiscalité propre 180 197 + 17,2 (+ 9,6 %)
Cotisation foncière des entreprises(a) 172 187 + 15,2 (+ 8,9 %)
Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises 8,0 9,9 + 1,9 (+ 24,3 %)
Toutes collectivités 216 240 + 23,7 (+ 11,0 %)
Cotisation foncière des entreprises(a) 186 203 + 16,5 (+ 8,9 %)
Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises 30 37 + 7,2 (+ 24,1 %)
(a) À partir de 2016 : y compris les compensations d’exonération des EPT de la métropole du Grand Paris.
Remarque : contrairement aux années précédentes, les compensations d’exonération de la métropole de Lyon sont entièrement placées
dans « Groupement à fiscalité propre ». Celles des CTU sont entièrement dans « Régions et CTU ».
Source : DGCL. Données DGFiP.

210
ANNEXE 8 – LA FISCALITÉ LOCALE

Dégrèvements accordés par l’État aux redevables des impôts économiques en millions d’euros

Dégrèvements 2015 2016 2017 2018 2019 2020


Taxe professionnelle/CET et taxes annexes 5 462 5 674 6 065 6 266 6 491 6 146
TP plafonnement valeur ajoutée 99 3 2,1 3,0 0,8 1,9
CVAE dégrèvement barémique 3 904 4 033 4 192 4 352 4 881 4 501
CET plafonnement valeur ajoutée 1 041 1 171 1 024 1 194 1 111 1 175
CFE, CVAE, IFER et autres taxes pro (hors PVA) 374 429 795 687 479 443
Autres dégrèvements(a) 44 37 51 30 19 25
(a) Y compris le dégrèvement des quartiers prioritaires de la politique de la ville (7,0 M€) instauré uniquement en 2015.
Source : DGCL. Données DGFiP.

Contributions de l’État au titre des impôts économiques en millions d’euros

2015 2016 2017 2018 2019 2020


Compensations (A)
Impôts économiques 259 230 101 58 216 240
Évolution (- 28,7 %) (- 11,1 %) (- 56,2 %) (- 42,8 %) (+ 275,4 %) (+ 11,0 %)
Dégrèvements ordonnancés (B)
Impôts économiques 5 462 5 674 6 065 6 266 6 491 6 146
Évolution (+ 0,5 %) (+ 3,9 %) (+ 6,9 %) (+ 3,3 %) (+ 3,6 %) (- 5,3 %)
Contributions de l’État aux impôts économiques (A + B)
Impôts économiques 5 720 5 904 6 166 6 323 6 708 6 386
Évolution (- 1,3 %) (+ 3,2 %) (+ 4,4 %) (+ 2,6 %) (+ 6,1 %) (- 4,8 %)
Pourcentage des recettes(a) prises en charge par l’État au titre des impôts économiques
Impôts économiques 21,7 % 22,1 % 22,2 % 22,5 % 22,7 % 21,0 %
(a) Recettes : produits perçus des impôts économiques + compensations au titre de ces impôts.
Source : DGCL. Données DGFiP.

211
ANNEXE 8 – LA FISCALITÉ LOCALE

Fiscalité locale, les grandes lignes de ce qui change en 2021

Les lois de finances successives, et tout particulièrement celles de 2020 et 2021,


portent des mesures d’allègement sur la fiscalité locale qui modifient la struc-
ture des ressources des collectivités locales.

Baisse des impôts économiques payés par les entreprises


La suppression de la part régionale de CVAE

Jusqu’au 31 décembre 2020, le produit de la cotisation sur la valeur ajoutée des


entreprises (CVAE) était réparti entre les trois catégories de collectivités terri-
toriales : à hauteur de 50 % pour les régions, 23,5 % pour les départements, et
26,5 % pour le bloc communal.
L’article 8 de la loi de finances pour 2021 abaisse à compter de 2021 le taux de
CVAE à hauteur de la part affectée à l’échelon régional, soit 50 %. En contre-
partie de cette perte de recettes fiscales, les régions percevront une nouvelle
fraction de TVA. Ces dispositions s’appliquent également à la collectivité de
Corse, au département de Mayotte, et aux collectivités territoriales uniques de
Martinique et de Guyane.
Pour l’année 2021, la fraction attribuée aux régions et collectivités exerçant les
compétences régionales sera égale au produit de CVAE perçu en 2020, majoré
ou minoré des attributions ou prélèvements au titre du fonds de péréquation
des ressources perçues par les régions prévu par l’article L. 4332-9 du CGCT .
Les recettes perçues par le bloc communal et les départements ne sont pas affec-
tées par la réforme. Le bloc communal percevra désormais 53 % de la CVAE,
tandis que les départements en percevront 47 %.

La baisse des impôts fonciers pour les locaux industriels

Par ailleurs, l’article 29 de la loi de finances pour 2021 redéfinit les paramètres
de calcul des bases foncières des locaux industriels soumis à la méthode comp-
table1. Ces nouvelles modalités de calcul aboutissent à la diminution de moitié
des impôts fonciers (taxes foncières sur les propriétés bâties [TFPB] et cotisation
foncière des entreprises [CFE]) payés par les entreprises au titre de ces locaux.
Cette baisse d’impôts sera compensée aux communes et aux intercommunalités
concernées par des dotations de l’État qui tiendront compte de l’évolution ulté-
rieure liée à l’implantation ou à la fermeture de ces locaux industriels sur leur
territoire mais pas des éventuelles hausses de taux.
La compensation sera égale chaque année au produit obtenu en multi-
pliant la perte de bases résultant de la mesure par le taux de TFPB et de CFE
appliqué en 2020 dans la commune ou l’établissement public de coopération
intercommunale.
La loi prévoit que ce taux intègre, le cas échéant, le taux syndical affecté aux
syndicats à contributions fiscalisées.
L’article 29 anticipe également la neutralité de cette réforme sur le nouveau
schéma de financement des collectivités locales mis en place par la loi de

1. La valeur locative des établissements industriels peut être déterminée soit d’après
la méthode dite comptable (Code général des impôts [CGI], art. 1499 et 1499 A), soit
d’après la méthode des locaux professionnels (CGI, art. 1498). La méthode comptable
consiste à appliquer au prix de revient des différents éléments composant la valeur loca-
tive, revalorisé à l’aide des coefficients qui avaient été prévus pour la révision des bilans,
des taux d’intérêt fixés par décret en Conseil d’État.

212
ANNEXE 8 – LA FISCALITÉ LOCALE

finances pour 2020 résultant de la suppression de la taxe d’habitation sur les


résidences principales. En conséquence, la compensation versée par l’État est
intégrée dans le calcul de la compensation de la perte de produit de la taxe
d’habitation sur les résidences principales pour les communes. (cf. infra).
Le poids relatif des immobilisations industrielles évaluées selon la méthode
comptable a par ailleurs été maintenu dans la clé de répartition du produit de
la CVAE. Ainsi, les recettes de CVAE des territoires qui accueillent des immo-
bilisations industrielles et en subissent les externalités négatives ne seront pas
affectées.
Enfin, la loi de finances pour 2021 neutralise les effets de la réforme sur les taxes
additionnelles par le versement d’une dotation budgétaire par l’État aux grou-
pements de collectivités affectataires de ces taxes additionnelles qui complète le
produit versé par les redevables. Il s’agit des taxes suivantes : les taxes spéciales
d’équipement perçues par les établissements publics fonciers ; la taxe GEMAPI ;
les contributions fiscalisées des syndicats de communes et la taxe additionnelle
perçue par la région Île-de-France.

Suppression de la taxe d’habitation


sur les résidences principales
L’article 16 de la loi de finances pour 2020 prévoit la suppression de la taxe
d’habi­tation sur les locaux meublés affectés à l’habitation principale (appelée
« taxe d’habitation sur les résidences principales – THRP ») et un nouveau
schéma de financement des collectivités territoriales et de leurs groupements
qui entre en vigueur au 1er janvier 2021.

Nouveau schéma de financement des collectivités locales

À compter de cette date, les communes et les EPCI cessent de percevoir le produit
de la THRP. Le produit résultant des cotisations acquittées par les contribuables
encore redevables est perçu par l’État. En conséquence de cette suppression, un
nouveau panier de ressources fiscales est mis en place pour chaque catégorie de
collectivités concernée :
– les communes se voient ainsi transférer la part départementale de taxe fon-
cière sur les propriétés bâties (TFPB) perçue sur leur territoire en compensation
de la perte du produit de THRP ;
– les EPCI à fiscalité propre perçoivent une fraction du produit net de la TVA en
compensation de la perte du produit de THRP ;
– les départements, qui perdent le produit de la TFPB, perçoivent en contre-
partie une fraction du produit net de la TVA ;
– les collectivités à statut particulier qui perdent pour certaines le produit de
la THRP et pour d’autres le produit de la TFPB, voire les deux, perçoivent en
contrepartie une fraction du produit net de la TVA ;
– enfin les régions, qui perdent la part des frais de gestion de taxe d’habitation
qui leur était allouée, se voient attribuer une dotation de l’État.
Le montant de compensation versé à chaque commune en 2021 sera égal à
la somme du produit entre les bases communales de taxe d’habitation sur les
résidences principales de 2020 et le taux de taxe d’habitation appliqué en 2017
sur le territoire de la commune, des compensations d’exonérations de taxe
d’habitation versées en 2020 à la commune, et du montant annuel moyen des
rôles supplémentaires de taxe d’habitation sur les résidences principales émis en
2018, 2019 et 2020 au profit de la commune.
La fraction de produit net de TVA attribuée aux EPCI à fiscalité propre, aux
départements et aux collectivités à statut particulier évoluera chaque année

213
ANNEXE 8 – LA FISCALITÉ LOCALE

comme cette imposition nationale. Le législateur a en outre prévu une clause


garantissant aux affectataires de cette fraction de TVA que son montant ne
pourra jamais être inférieur à celui versé en 2021.

Ainsi, considérons la commune A qui dispose d’une base communale


de taxe d’habitation sur les résidences principales de 1 000 € en 2020.
Elle a adopté un taux de 20 % de taxe d’habitation en 2017. Non
concernée par un mécanisme d’intégration fiscale progressive, elle n’a
adopté aucune évolution de taux depuis 2017. Elle a perçu 30 € de
compensations d’exonérations en 2020 et le montant des rôles supplé-
mentaires de taxe d’habitation communale sur les résidences princi-
pales était respectivement de 10 €, 15 € et 20 € en 2018, 2019 et 2020.
La commune bénéficiera en 2021 d’une compensation de 245 €
([1 000 × 20 %] + [30 €] + [moyenne (10 €/15 €/20 €)]).

De surcroît, les conseils départementaux percevront, sous certaines conditions,


un montant supplémentaire de TVA qui sera ajouté à la fraction calculée au titre
de la compensation de leur perte de TFPB, et qui évoluera comme la dynamique
annuelle de l’impôt national.

R écapitulatif des produits perdus et des compensations

Produit perdu Compensation


Communes THRP TFPB départementale corrigée
avec « coco », incluant des frais
de gestion de fiscalité locale encore
perçus par l’État
EPCI à FP THRP Fraction TVA
Départements TFPB Fraction TVA
Collectivités THRP (Ville de Paris et métropole Fraction TVA
à statut particulier de Lyon) / TFPB
Régions Frais de gestion TH Dotation de l’État

L’article 75 de la loi de finances pour 2021 a modifié l’année de référence pour


le calcul de la fraction de produit de TVA. Cette fraction est désormais calculée
en référence à l’année N et non plus à l’année N - 1 avec un taux fondé sur le
produit de TVA encaissé en 2021.

La fixation du coefficient correcteur


pour la compensation des communes

Pour les communes, la compensation prend la forme d’un transfert de la part


départementale de TFPB perçue sur leur territoire. Ce transfert s’opère en iden-
tifiant un taux communal de référence de TFPB (égal à la somme du taux dépar-
temental d’imposition de 2020 et du taux communal d’imposition de 2020) et
une base communale de référence, tenant compte des politiques d’abattement
ou d’exonération mises en place par le département.
Cependant, ce transfert entraîne pour les communes la perception d’un produit
supplémentaire de TFPB qui ne coïncide quasiment jamais avec le montant
de THRP perdu. De ce fait, après ce transfert et sans correction, une commune
aurait pu être surcompensée, c’est-à-dire percevoir plus de TFPB qu’elle n’a
perdu de THRP, ou sous-compensée, c’est-à-dire percevoir moins de TFPB qu’elle
n’a perdu de THRP.

214
ANNEXE 8 – LA FISCALITÉ LOCALE

En conséquence, l’article 16 de la LFI 2020 met en place un mécanisme de cor-


rection, le coefficient correcteur (« coco »), destiné à égaliser les produits avant
et après réforme.
En 2021, ce « coco » est calculé pour chaque commune et s’appliquera chaque
année au produit de TFPB communal tel que résultant des bases de l’année en
cours et de la somme du taux communal et départemental de 2020. Il sera figé
pour les années à venir.
Le calcul de ce coefficient correcteur résulte d’une comparaison entre les res-
sources perçues par la commune avant et après réforme et se traduit par la
formule suivante :

TFPB communale 2020


+ TFPB départementale 2020
+ Différence entre les ressources supprimées (TH)
et les ressources transférées (TFPB)

TFPB communale 2020 + TFPB départementale 2020

Le « coco » des communes surcompensées sera inférieur à 1 ; celui des ­communes


sous-compensées sera supérieur à 1.
Il permettra d’appliquer aux communes surcompensées un prélèvement à la
source du montant de TFPB qui leur sera versé. Par exception, les communes
dont le montant de surcompensation serait inférieur ou égal à 10 000 € ne
feront l’objet d’aucun prélèvement et conserveront le bénéfice de cette
surcompensation.

215
A nnexe 9

Les concours financiers de l’État


aux collectivités locales
E M I L I E N B A Y E T T E , A D E L I E R A Y N A G U E T, F A U S T I N G A D E N ( D G C L )

Dans la loi de finances pour 2021, les transferts financiers de l’État vers les col-
lectivités territoriales1 se montent à 105,037 Md€. Ils se composent de quatre
ensembles :
– les concours financiers de l’État aux collectivités territoriales au sens de
l’article 16 de la loi de programmation des finances publiques 2018-2022
(52,1 Md€) ;
– les dégrèvements d’impôts locaux (9 Md€) ;
– les autres concours financiers, comme les subventions spécifiques versées
aux collectivités par les ministères, la rétrocession du produit des amendes
de police ou les versements du fonds emprunts structurés, pour un total de
5,8 Md€ ;
– la fiscalité transférée, y compris les « paniers de ressources » transférés
aux régions au titre de l’apprentissage et de la formation professionnelle
(38,2 Md€).

G raphique 1 – C omposition des transferts financiers de l’É tat


en faveur des collectivités territoriales en 2021

Fiscalité transférée
38,2 Md€ (36,4 %)

Concours financiers
Autres concours de l’État
(subventions 52,1 Md€ (49,6 %)
des ministères, etc.)
5,8 Md€ (5,5 %)

Contrepartie de dégrèvements
9,0 Md€ (8,5 %)

Source : DGCL, bureau des concours financiers.

1. L’article 184 de la loi de finances initiale pour 2011 remplace la notion d’« effort
financier de l’État en faveur des collectivités territoriales » par la notion de « transferts
financiers de l’État vers les collectivités territoriales » pour mieux traduire la nature des
relations financières entre l’État et les collectivités territoriales.

216
A N N E X E 9 – L E S C O N C O U R S F I N A N C I E R S D E L’ É TAT A U X C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S

Les concours financiers de l’État aux collectivités territoriales


(Autorisations d’engagement en millions d’euros) 2016 2017 2018 2019 2020 2021
I - Concours financiers (art. 16 LPFP 2018-2022) 51 084 48 235 48 259 48 885 50 578 52 069
a) Prélèvements sur recettes 47 256 44 373 40 347 40 575 41 255 43 400
Dotation globale de fonctionnement (DGF) 33 222 30 860 26 960 26 948 26 847 26 758
Dotation spéciale instituteurs (DSI) 17 15 13 11 8 7
Dotation élu local 65 65 65 65 101 101
Fonds de mobilisation départementale pour l’insertion (FMDI) 500 500 500 492 467 466
Prélèvement sur les recettes de l’État (TICPE) au profit de la Corse 41 41 41 41 63 63
Dotation départementale d’équipement des collèges (DDEC) 326 326 326 326 326 326
Dotation régionale d’équipement scolaire (DRES) 661 661 661 661 661 661
Dotation globale de construction et d’équipement scolaire (DGCES) 3 3 3 3 3 3
Dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP) 3 324 3 099 2 940 2 977 2 918 2 905
Dotation de garantie des reversements des fonds départementaux de taxe professionnelle
(FDPTP) 423 389 333 284 284 284
Dotation de compensation des pertes de CET et de redevance des mines 25 74 74 74 50 50
Compensation d’exonérations relatives à la fiscalité locale(a) 1 637 2 053 2 079 2 310 2 669 540
Dotation unique des compensations spécifiques à la taxe professionnelle (DUCSTP) 163 51 0 0 0 0
Dotation pour transferts de compensations d’exonérations de fiscalité directe locale 629 536 530 500 451 413
Dotation de compensation de la taxe sur les logements vacants 4 4 4 4 4 4
Dotation de compensation de la réforme de la fiscalité à Mayotte 83 83 99 107 107 107
PSR de compensation des communes contributrices au FNGIR subissant une perte de bases de CFE – – – – – 1
Fonds de compensation des nuisances aéroportuaires 7 7 7 7 7 7
Prélèvement sur les recettes au profit de la collectivité territoriale de Guyane 18 27 27 27
Compensation des pertes de recettes liées au relèvement du seuil d’assujettissement
des entreprises au versement transport 79 82 82 91 48 48
Prélèvement sur les recettes de l’État au profit des régions au titre de la neutralisation financière
de la réforme de l’apprentissage – – – – 123 123
Prélèvement sur les recettes de l’État au profit de la Polynésie française – – – – 91 91
PSR de compensation de la réduction de 50 % des valeurs locatives de TFPB et de CFE
des locaux industriels 3 290
PSR exceptionnel de compensation du FNPDMTO – – – – – 60
Prélèvement exceptionnel sur les recettes de l’État au profit des collectivités territoriales
et des groupements de communes qui procèdent à l’abandon ou à la renonciation définitive
de loyers – – – – – 10
Soutien exceptionnel de l’État au profit des collectivités du bloc communal confrontées
à des pertes de recettes fiscales et domaniales du fait de la crise sanitaire – – – – – 510
Fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée (FCTVA) 6 047 5 524 5 612 5 649 6 000 6 546
b) Mission « Relations avec les collectivités territoriales » (hors crédits DGCL) 3 828 3 862 3 790 4 008 4 894 4 376
Dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR) 816 996 1 046 1 046 1 046 1 046
Dotation de soutien à l’investissement des communes et de leurs groupements (DSIL) 800 570 615 570 570 570
Dotation exceptionnelle de soutien à l’investissement des communes et de leurs groupements
dans le cadre de la crise sanitaire – – – – 950 –
Concours exceptionnels pour l’achat de masques – – – – – 80
Dotation globale d’équipement des départements (DGE) 216 216 212 84 – –
Dotation de soutien à l’investissement des départements (DSID) – – – 212 212 212
Fonds de stabilisation des départements(b) – – – 115 115 200
Dotation générale de décentralisation (DGD-Mission RCT) 1 615 1 621 1 541 1 546 1 546 1 550
Dotation compensation de la réduction des taxes additionnelles de CFE et TFPB – – – – – 17
Dotation de compensation régions frais de gestion TH – – – – – 293
Subventions collectivités en difficulté 2 2 2 54 52 2
Dotation politique de la ville (DPV, ex-DDU) 100 150 150 150 150 150
Dotation pour les titres sécurisés (DTS) 18 18 40 40 46 46
Dotation régisseur police municipale – – – 1 1 1
Dotation d’insularité – 4 4 4 4 4
Subventions pour travaux divers d’intérêt local (TDIL) 94 92 0 0 0 0
Dotation de soutien aux communes pour la protection de la biodiversité – – – 5 10 10
Dotation protection fonctionnelle – – – – 3 3
Remboursement des frais de garde – élu local – – – – 7 7
Dotations outre-mer(c) 139 139 140 141 142 145
Dotation de solidarité en faveur de l’équipement des collectivités touchées par des événements
climatiques ou géologiques(d) 28 54 40 40 40 40
c) Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) des régions – – 4 122 4 301 4 429 4 294
TVA transférée aux régions, Mayotte, Corse, Martinique et Guyane – – 4 122 4 301 4 429 4 294
II - Les autres concours financiers (hors périmètre LPFP) 14 353 15 319 18 681 24 224 32 557 14 729
Produit des amendes de police de la circulation et des radars 672 665 517 478 621 643
Fonds emprunts structurés (ETOX)(e) 198 193 184 183 175 189
Subventions de fonctionnement et d’équipement aux collectivités des autres ministères 2 242 3 282 2 954 3 705 4 356 4 677
Contreparties de divers dégrèvements législatifs 11 241 11 179 15 026 19 858 27 405 8 970
Fraction complémentaire de TVA des départements – – – – – 250
Total concours financiers de l’État (= I + II) 65 437 63 554 66 940 73 109 83 135 66 798
dont : périmètre de l’article 16 de la loi de programmation 2018-2022 (= I) 51 084 48 235 48 259 48 885 50 578 52 069
Fiscalité transférée (hors formation professionnelle) 31 745 33 397 34 791 35 553 37 318 37 367
Panier de ressources au profit des régions dans le cadre de la réforme de la formation
professionnelle 955 957 964 1 004 1 029 715
Panier de ressources au profit des régions au titre de l’apprentissage 1 932 1 998 2 129 2 206 157 157
dont : CAS FNDMA 1 491 1 573 1 633 1 710 0 0
Total des transferts financiers de l’État aux collectivités territoriales 100 069 99 906 104 824 111 872 121 639 105 037
(a) Mesure de périmètre à la suite de la réforme de la taxe d’habitation.     (b) Crédits ouverts en gestion.     (c) En 2016, la dotation globale de
construction et d’équipement des collèges de Nouvelle-Calédonie figure sur le programme 123 (« Outre-mer »).     (d) Cette dotation est issue de la
fusion du fonds calamités publiques inscrit sur le programme 122 et du fonds catastrophes naturelles financé par prélèvement sur recettes.     (e) En
crédits de paiements (source : SPDSER).
Source : lois de finances initiales.

217
A N N E X E 9 – L E S C O N C O U R S F I N A N C I E R S D E L’ É TAT A U X C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S

A. Périmètre des concours financiers de l’État


aux collectivités territoriales
• Les concours financiers de l’État en faveur des collectivités territoriales
représentent en 2021 un montant de 52,1 Md€
Les concours financiers, au sens de l’article 16 de la loi de programmation des
finances publiques pour les années 2018-2022, comprennent :
– les prélèvements sur recettes (PSR) pour 43,4 Md€ ;
– les dotations budgétaires de la mission « Relations avec les collectivités territo-
riales » (RCT) pour 4,4 Md€ ;
– la fraction de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) transférée aux régions à compter
de 2018 pour 4,3 Md€.

On peut y ajouter :
– la partie du produit des amendes de police1 de la circulation et des radars
automatiques, reversée aux collectivités territoriales et alimentant le compte
d’affectation spéciale « contrôle de la circulation et du stationnement rou-
tiers » à hauteur de 643 M€ ;
– le financement du fonds emprunts structurés pour 189 M€ ;
– les subventions de fonctionnement et d’équipement des autres ministères,
pour 4,7 Md€ ;
– à compter de 2021, la fraction complémentaire de 250 M€ de TVA versée aux
départements.

Les prélèvements sur recettes de l’État au profit des collectivités territoriales


sont :
– la dotation globale de fonctionnement (DGF) (26,758 Md€) ;
– le fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée (FCTVA)
(6,546 Md€) ;
– la compensation d’exonérations relatives à la fiscalité locale (0,54 Md€) ;
– la dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP)
(2,9 Md€) ;
– la dotation de garantie des fonds départementaux de péréquation de la taxe
professionnelle (FDPTP) (0,28 Md€) ;
– plusieurs prélèvements exceptionnels liés à la crise sanitaire (cf. développements
dédiés), pour 580 M€ ;
– un prélèvement sur recettes de 3,29 Md€ créé en 2021 pour compenser auprès
des collectivités les conséquences de la réforme de la méthode d’évaluation de
l’assiette des locaux industriels ;
– divers autres prélèvements sur recettes pour 2,5 Md€.

1. Programme 754 « Contribution à l’équipement des collectivités territoriales pour


l’amélioration des transports en commun, de la sécurité et de la circulation routières ».

218
A N N E X E 9 – L E S C O N C O U R S F I N A N C I E R S D E L’ É TAT A U X C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S

G raphique 2 – C omposition des concours financiers de l’É tat (a)


en faveur des collectivités territoriales en 2021
Autres PSR, dont PSR
créés dans le cadre
FDPTP de la crise sanitaire Mission RCT
0,28 Md€ (0,5 %) 6,4 Md€ (12,0 %) 4,4 Md€ (8,3 %)
Amendes
DCRTP
0,64 Md€ (1,2 %)
2,92 Md€ (5,5 %)
Fonds emprunts
Compensations
structurés
d’exonérations
0,19 Md€ (0,4 %)
2,67 Md€ (1,0 %)

FCTVA
6,5 Md€ (12,4 %)
DGF
TVA transférée aux régions 26,76 Md€ (50,6 %)
4,29 Md€ (8,1 %)

(a) Au sens de l’article 16 de la LPFP, plus le produit des amendes et le fonds emprunts structurés.
Source : DGCL, bureau des concours financiers de l’État.

• Norme d’évolution des concours financiers


L’article 16 de loi de programmation des finances publiques pour les années
2018 à 2022 avait posé une règle de stabilité des concours financiers de l’État
aux collectivités sur la durée de la période. L’enveloppe normée n’est donc plus
minorée au titre de la contribution au redressement des finances publiques.
La participation du secteur local au redressement des comptes publics devait
s’élever, sur la période 2018-2022, à 13 Md€ en dépenses de fonctionnement.
En revanche, l’association des collectivités à cet effort prenait la forme, notam-
ment, de contrats de maîtrise de la dépense publique locale, prévus à l’article 29
de la loi de programmation1.

La crise sanitaire a, à travers une série de concours exceptionnels destinés à en


atténuer les conséquences pour les collectivités ou à accompagner la relance
de l’activité (« pacte productif », soutien à l’investissement local), conduit à
dépasser la norme de dépenses initialement prévue (cf. développements par
ailleurs).
À titre d’exemple, la troisième loi de finances rectificative pour 2020 a créé une
enveloppe complémentaire de DSIL de 950 millions d’euros, placée au sein de
la mission Relation avec les collectivités territoriales, sur le programme 119.
Cette DSIL dite « exceptionnelle » se concentre sur trois priorités contre les six
priorités légales de la DSIL : transition écologique, résilience sanitaire et préser-
vation du patrimoine public historique et culturel. La mission « relance » com-
porte également plusieurs concours financiers à destination des collectivités
locales.

L’enveloppe des concours financiers faisant l’objet d’un plafonnement au sens


de la loi de programmation (hors FCTVA et TVA transférée aux régions, mesures
de périmètre et mesures « Covid ») est composée de plusieurs catégories de
dotations :
– la DGF et ses « satellites » (essentiellement des dotations de fonctionnement) :
DGF (dont dotations de péréquation, parmi lesquelles la dotation de solidarité
urbaine et de cohésion sociale, la dotation de solidarité rurale et la dotation

1. Cette contractualisation, prévue pour les années 2018, 2019 et 2020, a été suspendue
au titre de 2020.

219
A N N E X E 9 – L E S C O N C O U R S F I N A N C I E R S D E L’ É TAT A U X C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S

nationale de péréquation), dotation spéciale instituteurs (DSI), dotation par-


ticulière élu local (DPEL) ;
– les concours apportant un soutien à l’investissement : dotation d’équipement
des territoires ruraux (DETR), dotation de politique de la ville (DPV)1, dotation
départementale d’équipement des collèges (DDEC), dotation régionale d’équi-
pement scolaire (DRES), dotation de soutien à l’investissement local (DSIL)2,
dotation de soutien à l’investissement des départements (DSID)3 ;
– les « variables d’ajustement » : DCRTP (dotation de compensation de la
réforme de la taxe professionnelle), DTCE (dotation pour transfert de com-
pensations d’exonérations), compensation d’exonérations diverses

Rappelons que la loi de finances initiale pour 2012 a mis en place un finance-
ment interne pérenne de la progression mécanique de certaines composantes
de la DGF, due à l’augmentation de la population et à l’approfondissement de
la coopération intercommunale. Elle a posé le principe de l’intensification de
l’effort en faveur de la péréquation, qui est en partie financée par des écrête-
ments internes à la DGF.

G raphique 3 – N ormes d ’ évolution des concours financiers depuis 2014

2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021


Enveloppe normée

• Baisse de l’enveloppe • Baisse • Baisse • Baisse • Stabilité • Stabilité • Stabilité • Stabilité


des concours des concours des concours des concours des concours des concours des concours
• Mesure d’économie
financiers financiers financiers financiers financiers financiers financiers
de 1,5 Md€
(hors Covid (hors Covid
• Mesure • Mesure • Mesure
dont : et relance) et relance)
diminution de la DGF d’économie d’économie d’économie
de 3,67 Md€ de 3,67 Md€ de 2,63 Md€
- 1,384 Md€
dont : dont : dont :
• Changement
diminution diminution diminution
de périmètre :
de la DGF de la DGF de la DGF
le financement
- 3,514 Md€ - 3,385 Md€ - 2,4 Md€
de la DGD formation
professionnelle Montant DGF Montant DGF Montant DGF Montant DGF
(1,7 Md€) est remplacé
par un panier = 26 960 M€ = 26 948 M€ = 26 847 M€ = 26 758 M€
de ressources fiscales (stabilité (stabilité (stabilité (stabilité
Montant DGF Montant DGF Montant DGF à périmètre à périmètre à périmètre à périmètre
Montant = 47 291 M€
= 36 607 M€ = 33 221 M€ = 30 860 M€ constant) constant) constant) constant)
(dont DGF = 40 121 M€)

2014
Hors enveloppe

FCTVA, amendes,
FDPTP, DCRTP
et FNDMA

Note : la baisse de la DGF en 2018 est liée à la sortie de la DGF de la dotation versée aux régions, remplacée par une fraction de TVA ;
la DGF est stable à périmètre constant.
Source : DGCL, bureau des concours financiers de l’État.

1. La DPV peut financer certaines dépenses de fonctionnement.


2. Dotation créée en 2016, dotée de 800 M€, reconduite en 2017 pour un montant de
816 M€ (dont 570 M€ sur le programme 119) et pérennisée en 2018 (570 M€ sur le
programme 119 en 2020 et 2021). Le troisième projet de loi de finances rectificative pour
2020 a prévu son abondement exceptionnel de 950 M€ en autorisations d’engagement.
3. Dotation créée par la loi de finances pour 2019 en remplacement de l’ancienne dota-
tion globale d’équipement (DGE) des départements. Elle remplace une dotation fondée
sur le remboursement automatique d’un pourcentage de certaines dépenses par une
dotation attribuée sur appel à projets pilotée par le préfet de région et alimentant les
projets présentés par les conseils départementaux.

220
A N N E X E 9 – L E S C O N C O U R S F I N A N C I E R S D E L’ É TAT A U X C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S

B. La dotation globale de fonctionnement en 2021


• Évolution de la DGF
Le montant total de la DGF pour 2021 s’élève à 26 758 M€ (montant LFI).

Tableau 1 – É volution de la DGF de 2012 à 2021


2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
Montant DGF
41 390 41 505 40 121 36 607 33 222 30 860 26 960 26 948 26 847 26 758
(en M€)
Montant fixé
Taux indexation + 0,3 % - 3,3 % - 8,8 % - 9,3 % - 7,1 % - 12,6 % (a) - 0,04 % (b) - 0,4 % (c) - 0,3 % (d)
en valeur
(a) La baisse en 2018 est liée à la sortie de la DGF de la dotation versée aux régions, remplacée par une fraction de TVA : la DGF est
stable à périmètre constant.
(b) Variation liée à des mesures de périmètre et au débasage de la DGF pour la création de la dotation Natura 2000 sous la forme d’une
dotation budgétaire.
(c) Variation principalement liée à la minoration de la dotation forfaitaire des départements de Mayotte et de La Réunion, dont les
compétences en termes de financement et d’attribution du RSA ont été recentralisées, et au débasage de la DGF pour le financement de
la dotation de soutien aux communes pour la protection de la biodiversité.
(d) Variation principalement liée à des mesures de périmètre liées à la recentralisation sanitaire dans certains départements et à la
recentralisation du RSA à Mayotte et La Réunion.
Source : lois de finances initiales.

La répartition de la DGF entre les différentes catégories de collectivités, qui était


stable depuis 2005, a évolué en 2018 en raison du remplacement de la dota-
tion versée aux régions par une fraction de taxe sur la valeur ajoutée. Le bloc
communal (communes et EPCI) reçoit ainsi, en 2021, 69 % du montant total
de la DGF et les départements 31 %. La DGF perçue par le bloc communal est
répartie pour 37,7 % sur la dotation forfaitaire et pour 62,3 % sur la dotation
d’aménagement (qui regroupe les dotations de péréquation des communes et
la DGF des EPCI).

G raphique 4 – R épartition de la DGF


entre les différents niveaux de collectivités en 2021

Départements
8,4 Md€ (31 %)

Communes
12,0 Md€ (45 %)

EPCI
6,4 Md€ (24 %)

Source : DGCL, bureau des concours financiers de l’État.

Dans un contexte de stabilité de la DGF, les composantes péréquatrices pro-


gressent. L’écrêtement de la dotation forfaitaire est modulé en fonction du
potentiel fiscal des communes. La loi de finances pour 2021 a procédé à une
hausse de 10 M€ des dotations de péréquation départementales, qui s’élèvent
à 1,513 Md€. Concernant le bloc communal, elle fait augmenter la dotation de

221
A N N E X E 9 – L E S C O N C O U R S F I N A N C I E R S D E L’ É TAT A U X C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S

solidarité urbaine (DSU)1 de 90 M€, soit une progression de 3,78 %. La dota-


tion de solidarité rurale (DSR) augmente comme l’année précédente de 90 M€.
La progression est donc de 5,32 %. Enfin, le niveau de la dotation nationale
de péréquation (DNP) se maintient à 794 M€ (dont 750 M€ pour la métro-
pole). Les montants des dotations de péréquation communales atteignent ainsi
2 471 M€ (DSU), 1 782 M€ (DSR) et 794 M€ (DNP) en 2021.
• La DGF des communes
Dotation forfaitaire des communes
La dotation forfaitaire des communes s’établit à 6,9 Md€ en 2021. La mino-
ration de la dotation au titre de la contribution au redressement des finances
publiques n’a pas été renouvelée depuis 2018.

Depuis 2015, les anciennes composantes de la dotation forfaitaire (dotation de


base, dotation superficie, dotation parc national et naturel marin, complément
de garantie) sont consolidées et évoluent en fonction de la part dynamique de
la population.

Afin, notamment, de financer la progression de la péréquation ainsi que la


hausse mécanique de certaines composantes de la DGF (croissance de la popu-
lation, coût des communes nouvelles), la dotation forfaitaire est écrêtée selon
une clé de répartition fixée par le comité des finances locales lors de sa séance
de février. En 2021, cet écrêtement s’est élevé à 142 M€, en augmentation
d’environ 7,7 M€ par rapport à l’an dernier (l’augmentation de la population
a été plus importante). L’écrêtement de la dotation forfaitaire est modulé en
fonction du potentiel fiscal des communes. Concrètement, ne contribuent à
cet écrêtement que les communes dont le potentiel fiscal par habitant est supé-
rieur à 75 % du potentiel fiscal par habitant moyen des communes, avec une
modulation en fonction du coefficient logarithmique appliqué à la population.
Le montant de l’écrêtement est par ailleurs limité à 1 % des recettes réelles de
fonctionnement depuis 2017 (contre 3 % de la dotation forfaitaire de l’année
précédente jusqu’en 2016).

Dotations de péréquation des communes


Le montant de la dotation de solidarité urbaine (DSU) réparti en 2021 est de
2,471 Md€. Ce montant s’est accru de 90 M€ entre 2020 et 2021.

L’éligibilité et la répartition de la DSU reposent, en métropole, sur la distinction


de deux catégories démographiques :
– d’une part, les communes de 10 000 habitants et plus,
– d’autre part, les communes de 5 000 à 9 999 habitants.

Les communes de chaque strate démographique sont classées les unes par rap-
port aux autres à partir d’un seul indice agrégé. Cet indice synthétique, repré-
sentatif des écarts de ressources et de charges reflétant les caractéristiques des
communes urbaines, est calculé par rapport à un ensemble d’indicateurs : le
potentiel financier des communes, le nombre de logements sociaux, le nombre
de bénéficiaires des prestations logement et le revenu fiscal moyen des ménages.

Pour la quatrième année, les modalités de répartition de la DSU sont celles


issues de la réforme introduite en loi de finances pour 2017. Les principaux

1. Dans l’ensemble du chapitre et sauf mention contraire, les montants de la DSU, de la


DSR et de la DNP cités s’entendent avant prélèvement de la quote-part destinée à l’amé-
nagement des communes d’outre-mer (DACOM).

222
A N N E X E 9 – L E S C O N C O U R S F I N A N C I E R S D E L’ É TAT A U X C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S

objectifs de la réforme étaient de mieux cibler les bénéficiaires et de mettre fin


aux effets de seuil qui pénalisaient certaines communes.

Le montant de la dotation de solidarité rurale (DSR) réparti en 2021 est de


1,782 Md€. Ce montant s’est accru de 90 M€ entre 2020 et 2021.

En ce qui concerne la métropole, la dotation de solidarité rurale est attribuée


aux communes de moins de 10 000 habitants et à certains chefs-lieux d’arron-
dissement de moins de 20 000 habitants pour tenir compte, d’une part, des
charges qu’ils supportent pour contribuer au maintien de la vie sociale en
milieu rural et, d’autre part, de l’insuffisance de leurs ressources fiscales. Après
prélèvement de la quote-part destinée à l’outre-mer (108 M€), les 1 674 M€
restants sont répartis entre les trois fractions de la dotation, à savoir la fraction
« bourg-centre », la fraction « péréquation » et la fraction « cible », créée en 2011.
Cette dernière fraction est destinée à concentrer une part de l’accroissement de
la dotation sur les 10 000 premières communes classées selon un indice syn-
thétique composé du potentiel financier et du revenu par habitant et déjà éli-
gibles à au moins une des deux autres fractions qui la composent. Les règles de
calcul des attributions pour cette troisième fraction « cible » sont identiques aux
modalités applicables à la fraction « péréquation » avec quatre parts (correspon-
dant aux critères de potentiel financier par habitant, de longueur de voirie, de
nombre d’enfants de 3 à 16 ans et de potentiel financier superficiaire).

La dotation nationale de péréquation (DNP) s’établit à 794 M€, dont 746 M€


en métropole. La DNP est composée d’une part principale et d’une part majo-
ration. Les modalités de calcul de la DNP sont inchangées par rapport à 2020.
Par ailleurs, la dotation d’aménagement des communes d’outre-mer (DACOM)
continue à croître (9,64 %). Le mode de calcul de la masse de la dotation d’amé-
nagement ultramarine a fait l’objet d’une réforme en loi de finances pour 2020.
Son montant total est calculé à partir du poids démographique des communes
ultramarines dans la population nationale, ce rapport étant ensuite majoré à
hauteur de 48,9 % (contre 40,7 % en 2020) puis appliqué au montant de la
DNP, de la DSU et de la DSR. Une nouvelle composante de la dotation a été
créée en 2020, la dotation de péréquation des communes des départements
d’outre-mer. D’un montant de 27,5 M€ en 2020, destinée à accroître l’inten-
sité péréquatrice de la DACOM, selon des critères de ressources et de charges
adaptées aux spécificités ultramarines, cette DPOM a crû de 162,80 % pour un
montant de 72 361 405 € en 2021.

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A N N E X E 9 – L E S C O N C O U R S F I N A N C I E R S D E L’ É TAT A U X C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S

Tableau 2 – R épartition par strate démographique


du cumul des dotations forfaitaires et de péréquation communale en 2020
Population Dotation DF Péréquation Péréquation DGF 2021 DGF 2021
DGF 2021 forfaitaire par habitant verticale verticale 2021 (€) par habitant
(hab.) 2021 (€) (€) 2021 par habitant (€)
(€) (€)

Strate démographique
De 0 à 499 habitants 4 163 150 403 706 852 96,97 232 317 262 55,80 636 024 114 152,77
De 500 à 999 habitants 4 968 954 412 095 271 82,93 289 017 683 58,16 701 112 954 141,10
De 1 000 à 1 999 habitants 6 792 513 556 134 812 81,87 423 084 011 62,29 979 233 067 144,16
De 2 000 à 3 499 habitants 6 242 100 513 683 375 82,29 389 227 524 62,36 902 910 899 144,65
De 3 500 à 4 999 habitants 4 400 729 362 261 881 82,32 275 365 247 62,57 637 627 128 144,89
De 5 000 à 7 499 habitants 5 291 551 452 555 746 85,52 376 293 417 71,11 828 849 163 156,64
De 7 500 à 9 999 habitants 3 709 979 312 668 232 84,28 235 606 615 63,51 548 274 847 147,78
De 10 000 à 14 999 habitants 4 913 662 452 973 577 92,19 377 751 655 76,88 830 725 232 169,06
De 15 000 à 19 999 habitants 3 291 125 337 942 276 102,68 227 374 157 69,09 565 316 433 171,77
De 20 000 à 34 999 habitants 7 342 694 765 492 212 104,25 618 454 105 84,23 1 383 946 317 188,48
De 35 000 à 49 999 habitants 3 980 576 438 336 189 110,12 376 480 323 94,58 814 816 512 204,70
De 50 000 à 74 999 habitants 4 222 733 435 848 073 103,21 392 462 698 92,94 828 310 771 196,16
De 75 000 à 99 999 habitants 2 367 257 271 684 858 114,77 250 764 980 105,93 522 449 838 220,70
De 100 000 à 199 999 habitants 4 425 677 617 695 024 139,57 344 276 041 77,79 961 971 065 217,36
200 000 habitants et plus 6 277 120 573 274 956 91,33 238 667 252 38,02 811 942 208 129,35
Total général 72 389 820 6 906 353 334 95,41 5 047 142 970 69,72 11 953 510 548 165,13

Source : DGCL, bureau des concours financiers de l’État.

Au sein de l’enveloppe de la DGF communale stabilisée, les différents mouve-


ments décrits supra entraînent des variations dans les attributions individuelles
des communes, qui sont une condition nécessaire du renforcement du lien
entre les attributions de la DGF et la situation effective des collectivités béné-
ficiaires. Ces mouvements ont cependant la plupart du temps un poids limité
dans les recettes de fonctionnement des communes, notamment en raison des
règles d’encadrement dans le temps des variations de DGF.

Tableau 3 – R épartition des communes selon les évolutions de DGF

Évolution de DGF Entre 2016 Entre 2017 Entre 2018 Entre 2019 Entre 2020
représentant et 2017 et 2018 et 2019 et 2020 et 2021
Une baisse de plus de 2 % des RRF 5,1 % 7,2 % 3,0 % 6,9 % 4,0 %
Une baisse entre 1 et 2 % des RRF 30,8 % 4,9 % 5,9 % 4,4 % 4,0 %
Entre - 1 et + 1 % des RRF 47,6 % 69,3 % 76,5 % 72,4 % 80,0 %
Une hausse entre 1 et 2 % des RRF 8,9 % 10,5 % 7,6 % 10,7 % 8,0 %
Une hausse de plus de 2 % des RRF 7,7 % 8,0 % 7,0 % 5,7 % 4,0 %
Total 100,0 % 100,0 % 100,0 % 100,0 % 100,0 %

Source : DGCL, bureau des concours financiers de l’État.

• La DGF des EPCI


La DGF versée aux EPCI (dotation de compensation des EPCI et dotation d’in-
tercommunalité) s’élève à 6,4 Md€ en 2021. Près de 100 % de la population est
désormais couverte par un EPCI à fiscalité propre. Ce taux de couverture n’a
cessé d’augmenter depuis 2012, où il était de 91 % en France métropolitaine et
dans les DOM.

224
A N N E X E 9 – L E S C O N C O U R S F I N A N C I E R S D E L’ É TAT A U X C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S

La dotation de compensation des EPCI correspond à l’ancienne compensation


« part salaires » et à la compensation que percevaient certains EPCI au titre des
baisses de DCTP subies entre 1998 et 2001. Elle représente 4,739 Md€ en 2021,
soit une légère baisse par rapport à 2020. Afin de financer les emplois internes
de la DGF, un écrêtement de 1,97 % a été appliqué aux montants attribués en
2021 à chaque EPCI bénéficiaire, pour un montant de 94,7 M€, en hausse par
rapport à 2020.

La dotation d’intercommunalité s’élève à 1,623 Md€.

La loi de finances pour 2019 a prévu une réforme générale de la dotation d’inter­
communalité (DI) :
– la dotation est désormais répartie au sein d’une enveloppe unique, commune
à toutes les catégories de groupements à fiscalité propre. La loi de finances a, en
outre, prévu une réalimentation pérenne de la dotation d’intercommunalité de
30 millions d’euros par an au moins. Le CFL peut décider de majorer ce montant.
En 2019, cette somme a été portée à 37 millions d’euros, en plus des sommes
nécessaires à l’alimentation du mécanisme de « réalimentation ». En effet,
la loi de finances prévoit une réalimentation initiale de la DI des EPCI qui
avaient une dotation nulle (ou inférieure à 5 €/hab) et dont le potentiel fiscal
par habitant n’est pas supérieur au double du potentiel fiscal moyen par habi-
tant des EPCI de la même catégorie, afin de leur permettre d’atteindre un
montant de 5 €/hab en 2019 avant application des critères de répartition.
La loi de finances pour 2020 a étendu ce mécanisme de réalimentation aux
EPCI dont les indicateurs financiers étaient trop élevés pour en bénéficier
en 2019 mais qui verraient, en 2020 ou les années suivantes, leur potentiel
fiscal devenir inférieur au seuil d’exclusion. En 2021, la dotation progresse de
30,3 M€ (un cas de « réalimentation »).
– la loi a également prévu les ajustements suivants dans le calcul de la dotation :
- le coefficient d’intégration fiscale des métropoles est majoré de 10 % pour
tenir compte des compétences départementales qu’elles ont prises en charge
et qui ne sont pas retracées dans le CIF ;
- le CIF est plafonné à 60 % pour tous les EPCI afin d’éviter une « course à
l’intégration fiscale »
- les CA, CU et métropoles dont le CIF est supérieur à 35 % bénéficient d’une
garantie de non-baisse ; les CC dont le CIF est supérieur à 50 % bénéficient
aussi d’une garantie de non-baisse ;
- les EPCI dont le potentiel fiscal est inférieur à 60 % de la moyenne de la
catégorie bénéficient d’une garantie de non-baisse ;
- les EPCI issus de fusion ou de transformation bénéficient d’une garantie de
non-baisse pendant deux ans.

Les dotations d’intercommunalité par habitant des différentes catégories d’EPCI


s’élèvent pour 2021 aux niveaux suivants :

225
A N N E X E 9 – L E S C O N C O U R S F I N A N C I E R S D E L’ É TAT A U X C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S

Tableau 4 – D otation d ’ intercommunalité par habitant


des différentes catégories d ’EPCI en 2021

Montant
Nombre Population Montant DI
Catégorie d’EPCI par habitant
d’EPCI DGF (en €)
(en €)
CC à fiscalité additionnelle 177 3 077 767 37 767 181 12,3
CC à FPU 821 20 973 215 349 082 687 16,6
CA 223 24 575 113 570 531 413 23,2
CU / métropoles (y compris Lyon) 36 23 202 681 665 614 649 28,69
Total EPCI 1 257 71 828 776 1 622 995 930 22,6
Champ : France y compris COM.
Source : DGCL, bureau des concours financiers de l’État.

• La DGF des départements


La DGF des départements est composée d’une dotation de compensation, d’une
dotation forfaitaire et de deux dotations de péréquation : la dotation de péré-
quation urbaine (DPU) et la dotation de fonctionnement minimale (DFM).
8,4 Md€ sont répartis au titre de la DGF des départements en 2021.

Dotation forfaitaire et dotation de compensation des départements


Pour financer l’augmentation de la population départementale et la hausse de
10 M€ des dotations de péréquation des départements (dotation de péréquation
urbaine et dotation de fonctionnement minimale), la dotation forfaitaire est
écrêtée à hauteur de 30,37 M€. Cet écrêtement n’est opéré que pour les dépar-
tements dont le potentiel financier par habitant en 2021 est supérieur à 95 % de
la moyenne de la même année. La dotation forfaitaire des départements s’élève
en 2021 à 4,247 Md€ et la dotation de compensation à 2,646 Md€.

Dotations de péréquation des départements


Cette dotation progresse de 10 M€ en 2021. Le comité des finances locales a
choisi de ventiler 65 % de cette hausse vers la DFM et 35 % vers la DPU. En
2021, les masses à répartir au titre de la péréquation atteignent 950 M€ pour la
DFM et 573 M€ pour la DPU.

• La dotation de fonctionnement minimale (DFM) en métropole. Tous les départe-


ments ruraux bénéficient de la DFM. La dotation moyenne par habitant perçue
par les départements éligibles à la DFM s’élève à 28,96 € par habitant. 67 dépar-
tements bénéficient de cette dotation en 2021.

• La dotation de péréquation urbaine (DPU) en métropole. Le montant moyen par


habitant de la DPU atteint 15,48 € en 2021 (hors Paris et les Hauts-de-Seine). La
dotation de péréquation urbaine est versée aux départements urbains dont le
potentiel financier par habitant est inférieur à 1,5 fois le potentiel financier par
habitant moyen de l’ensemble des départements « urbains », et dont le revenu
par habitant est inférieur à 1,4 fois la moyenne. 33 départements bénéficient de
cette dotation en 2021.

• Les dotations de péréquation versées aux départements et collectivités d’outre-mer.


La loi de finances pour 2009 a introduit une garantie de non-baisse individuelle
des quotes-parts de DFM et de DPU versées à chaque département ou collecti-
vité d’outre-mer. Ils perçoivent des dotations de péréquation égales à 117 M€
en 2021.

226
A N N E X E 9 – L E S C O N C O U R S F I N A N C I E R S D E L’ É TAT A U X C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S

G raphique 5 – R épartition de la DGF en 2021


Dotation forfaitaire
DGF
4 247 M€
départements
8 417 M€ Dotation de compensation
2 646 M€
DGF LFI 2021
DPU
26 758 M€
573 M€
(masse répartie :
26 750 M€)
DFM
950 M€
Dotation forfaitaire
6 906 M€
DGF communes
+ dotation des et EPCI
groupements touristiques
18 333 M€
18 M€

DSU : 2 471 M€

DGF des EPCI Dotation d’aménagement Dotation de péréquation


6 362 M€ 11 409 M€ des communes DSR : 1 782 M€
• Dotation 5 047 M€
d’intercommunalité
1 623 M€ DNP : 794 M€
• Dotation
de compensation
4 739 M€

Source : DGCL.

C. Autres concours financiers de l’État


• La mission « Relations avec les collectivités territoriales » (RCT)
Le montant de cette mission atteint 4,18 Md€ en AE et 3,9 Md€ en CP en loi
de finances pour 2021 et représente 4 % des transferts financiers de l’État aux
collectivités territoriales en 2021. Elle est composée de deux programmes :
– le programme 119 : « Concours financiers aux collectivités territoriales et à
leurs groupements » (3,98 Md€ en AE) ;
– le programme 122 : « Concours spécifiques et administration » (0,19 Md€
en AE).

Les dotations du programme 119


• La dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR) (1 046 M€ en AE)
La DETR, destinée aux communes et aux EPCI, créée en 2011, est issue de la
fusion des deux dotations d’investissement qu’étaient la DGE des communes et
la DDR. Cette fusion a permis d’optimiser l’effet des masses budgétaires desti-
nées aux communes rurales. Elle a permis aussi de simplifier les critères d’éligi-
bilité et de calcul des enveloppes départementales.

La DETR vise à subventionner les dépenses d’équipement des communes et


groupements de communes à fiscalité propre situés essentiellement en milieu
rural. Les critères retenus sont fondés sur la population et la richesse fiscale des
communes et EPCI à fiscalité propre.

227
A N N E X E 9 – L E S C O N C O U R S F I N A N C I E R S D E L’ É TAT A U X C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S

La LFI 2017 a adapté la DETR aux nouveaux schémas départementaux de coopé-


ration intercommunale (SDCI). Ainsi sont éligibles en métropole tous les EPCI
à fiscalité propre qui ne forment pas un ensemble de plus de 75 000 habitants
(contre 50 000 précédemment) d’un seul tenant et sans enclave autour d’une
ou plusieurs communes centres de plus de 20 000 habitants (contre 15 000 pré-
cédemment). Sont également éligibles en métropole toutes les communes de
moins de 2 000 habitants ou celles dont la population est comprise entre 2 000
et 20 000 habitants mais sous condition de potentiel financier.

Afin de soutenir l’investissement public local, la loi de finances pour 2018 a


poursuivi l’abondement des crédits de la DETR, en majorant l’enveloppe de
50 M€ supplémentaires par rapport à 2017, compensant pour partie la suppres-
sion de la réserve parlementaire. Le montant de l’enveloppe a donc été porté à
1 046 M€. Les lois de finances initiales pour 2019 et pour 2020 ont reconduit ce
niveau élevé de 1 046 M€.

La loi de finances pour 2019 a également rendus éligibles les EPCI de plus de
75 000 habitants et comportant une commune de plus de 20 000 habitants dont
la densité est inférieure à 150 habitants par kilomètre carré. Cette mesure, qui
visait à tenir compte des effets des fusions d’intercommunalités entraînées par
les SDCI, a permis de rendre éligibles à la dotation 27 EPCI.

La loi de finances pour 2021 a opéré une nouvelle réforme des modalités de
répartition de la DETR, en tenant compte de la nouvelle grille de densité de
l’Insee, et visant à davantage orienter l’enveloppe vers les départements dont le
caractère rural est le plus avéré. En outre, l’encadrement des enveloppes dépar-
tementales d’une année sur l’autre a été renforcé (il est passé à 97/103 % contre
95/105 % auparavant).

En 2021, 33 941 communes sont éligibles à la DETR, contre 33 952 en 2020.


S’agissant des EPCI, dont l’éligibilité est évaluée sur le périmètre en vigueur au
1er janvier de l’année précédente, 1134 sont éligibles en 2021 à la DETR, contre
1137 en 2020.

• La dotation de soutien à l’investissement des départements (DSID, ex-dotation glo-


bale d’équipement des départements) (212 M€)
La dotation de soutien à l’investissement des départements a été créée en loi
de finances pour 2019 en remplacement de la dotation globale d’équipement
des départements. La DGE des départements était fondée sur un principe de
remboursement de dépenses éligibles des conseils départementaux par les pré-
fectures. La DSID est composée de deux parts :
– une part « projets », pilotée par les préfets de région et attribuée aux conseils
départementaux sur la base des projets présentés ;
– une part « péréquation », inscrite directement en section d’investissement des
départements les plus défavorisés au regard du potentiel fiscal par habitant et
par kilomètre carré.

Dans la loi de finances pour 2021, l’enveloppe prévue au titre de la DSID est de
212 M€.

• La dotation de soutien à l’investissement local (DSIL) (570 M€)


La LFI pour 2018 a pérennisé la DSIL, qui a été dotée de 615 M€ en 2018.
Elle en a également simplifié l’architecture en retenant une enveloppe unique,
consacrée au financement de plusieurs catégories d’opérations, à savoir six

228
A N N E X E 9 – L E S C O N C O U R S F I N A N C I E R S D E L’ É TAT A U X C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S

grandes priorités d’investissement et les opérations visant au développement


des territoires ruraux inscrits dans un « contrat de ruralité ». 33 % de l’enveloppe
seront, en outre, alloués aux deux initiatives du « grand plan d’investissement »
(GPI) relatives à la réduction de l’empreinte énergétique des bâtiments publics
et au développement de solutions de transport innovantes.
La LFI pour 2021 a reconduit l’architecture de la DSIL mise en place en 2018.
L’enveloppe s’établit depuis 2019 à 570 M€, la part « contrats de ruralités » de
45 M€ mise en place en 2018 n’ayant qu’une existence d’un an. En 2021, la
part dédiée au grand plan d’investissement a également disparu, le dispositif
s’étant éteint.

Par ailleurs, dans le cadre du plan de relance, une part exceptionnelle de DSIL
dotée de 950 M€ a été créée par la troisième loi de finances rectificative pour
2020, centrée sur la transition écologique, la résilience sanitaire et le patrimoine
(cf. développements spécifiques).

• La dotation politique de la ville (DPV) (ex-DDU) (150 M€)


Créée par l’article 172 de la loi de finances pour 2009, la dotation de développe-
ment urbain (DDU) est devenue en 2015 la dotation politique de la ville (DPV).

Depuis 2017, les crédits de la DPV sont maintenus à 150 M€. Ils s’inscrivent
depuis 2015 dans le cadre des contrats de ville signés entre les communes éli-
gibles ou l’EPCI à fiscalité propre dont elles sont membres (s’il est doté de la
compétence politique de la ville) et le représentant de l’État dans le départe-
ment. Cette dotation vise à compléter par un soutien renforcé aux quartiers la
logique de péréquation poursuivie pour la dotation de solidarité urbaine (DSU).

La loi de finances pour 2019 a cependant fait évoluer certains paramètres de


répartition de la DPV afin de prendre en compte dans la détermination de l’éli-
gibilité les communes comprenant un quartier prioritaire d’intérêt régional,
ainsi que les communes les plus pauvres éligibles à la DSU au cours des trois
dernières années. La DPV comprend une première part, égale à 75 % des crédits
restants après prélèvement de la quote-part outre-mer et des garanties, qui est
répartie entre toutes les communes éligibles. Une seconde part, qui correspond
à 25 % des crédits, est répartie entre les communes classées dans la première
moitié du classement effectué pour la première enveloppe. Les communes des
départements d’outre-mer perçoivent depuis 2010 une quote-part au titre de
la DPV. Les communes éligibles sont celles de plus de 5 000 habitants sur le
territoire desquelles a été signée au moins une convention avec l’Agence natio-
nale pour la rénovation urbaine (ANRU) ou figurant dans le tableau annexé à
l’arrêté du 29 avril 2015 relatif à la liste des quartiers prioritaires de la politique
de la ville présentant les dysfonctionnements urbains les plus importants et
visés en priorité par le nouveau programme national de renouvellement urbain
(NPNRU).

Les règles de répartition n’ont pas évolué en 2020 ni en 2021.


• Le FCTVA
Le montant prévisionnel du FCTVA s’élève cette année à 6 546 M€. Ce montant
correspond à une hausse de + 2,3 % par rapport à 2020. Il représente plus de
64 % des concours d’investissement versés par l’État aux collectivités territo-
riales. Cette prévision de FCTVA est soutenue par les attributions réalisées sur
le fort niveau de l’investissement local atteint en 2019. Elle traduit également,
dans un contexte de crise sanitaire, un niveau d’investissement en 2020 supé-
rieur à celui constaté en 2018 sur le périmètre des dépenses éligibles au FCTVA,

229
A N N E X E 9 – L E S C O N C O U R S F I N A N C I E R S D E L’ É TAT A U X C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S

et une reprise de l’investissement en 2021 sous l’effet notamment d’une mobi-


lisation des collectivités et des mesures du plan de relance.

De plus, l’automatisation du FCTVA, introduite par l’article 251 de la loi de


finances pour 2021, favorise et simplifie les attributions pour les bénéficiaires
en s’appuyant sur les données relatives aux dépenses mises en paiement sur une
assiette comptable. Cette réforme permet une dématérialisation quasi totale de
la procédure et supprime le non-recours. Les dépenses sont éligibles au FCTVA si
elles sont régulièrement imputées sur un compte faisant partie de l’assiette d’éli-
gibilité définie dans l’arrêté du 30 décembre 2020, construite en s’appuyant sur
les grands principes qui présidaient avant l’entrée en vigueur de la réforme. Ces
nouvelles modalités de gestion concernent les dépenses exécutées à compter du
1er janvier 2021. L’automatisation du FCTVA touchera donc progressivement
les collectivités et les groupements en fonction de leur régime de versement.
Dès 2021 pour les bénéficiaires d’un versement l’année N de réalisation de la
dépense. Elle s’étendra aux bénéficiaires N + 1 en 2022 pour être généralisée aux
bénéficiaires N + 2 en 2023.
• Le compte d’affectation spéciale (CAS) « contrôle de la circulation
et du stationnement routiers  »
Le produit des amendes forfaitaires de police relatives à la circulation routière
fait, depuis 2011, l’objet d’un compte d’affectation spéciale (CAS), intitulé
« contrôle de la circulation et du stationnement routiers », au profit des collec-
tivités locales. La répartition du produit des amendes de police s’appuie désor-
mais sur une clé de partage entre l’État (47 %) et les collectivités territoriales
(53 %). Cette clé est appliquée au produit global des amendes forfaitaires hors
radars et des amendes forfaitaires majorées, après financement des dépenses
liées à la généralisation du procès-verbal électronique (PVé). Les collectivités
bénéficient en outre d’une fraction du produit des amendes « radar ». Le mon-
tant inscrit en loi de finances pour 2021 est de 643 M€.

G raphique 6 – L es concours d ’ investissement de l’É tat


aux collectivités locales en 2021

Dotation de soutien DRES-DDEC-DGCES


à l’investissement local (DSIL) 990 M€ (10 %)
570 M€ (6 %)
Amendes
643 M€ (6 %)

DETR
1 046 M€ (10 %)
DSID et solde
de l’ancienne DGE
des départements
212 M€ (2 %)
FCTVA DPV (ex-DDU)
6 546 M€ (64 %) 150 M€ (2 %)

DRES : dotation régionale d’équipement scolaire ; DDEC : dotation départementale d’équipement des
­collèges ; DGCES : dotation globale de construction et d’équipement scolaire ; DETR : dotation d’équipe-
ment des territoires ruraux.
Source : DGCL, bureau des concours financiers de l’État.

230
A N N E X E 9 – L E S C O N C O U R S F I N A N C I E R S D E L’ É TAT A U X C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S

D. Une part croissante de la DGF consacrée à la péréquation


Les masses financières des dotations de l’État consacrées à la péréquation aug-
mentent sensiblement. La part de la DGF consacrée à la péréquation (toutes
catégories de collectivités confondues) est passée de 4,5 Md€ en 2004 (12,3 %
de la DGF) à 8,19 Md€ en 2021 (30,07 % de la DGF). En prenant en compte
les FDPTP (284 M€), qui ne font pas partie de la DGF mais peuvent être consi-
dérés comme un dispositif de péréquation verticale, le montant total des crédits
consacrés à la péréquation verticale en 2021 s’élève à 8,474 Md€. Entre 2004 et
2021, la progression a été de 88,22 %.

Des réformes récentes ont permis d’améliorer l’efficacité péréquatrice de cer-


taines dotations, la DSU en 2017, la dotation d’intercommunalité en 2019 et la
DACOM en 2020.

G raphique 7 – Part de la DGF consacrée à la péréquation


de 2004 à 2021
%
35

30

25 Communes et EPCI

20 Ensemble des collectivités locales

15
Départements
10

5 Régions (a)

0
2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016 2018 2020

(a) À partir de 2018, la DGF versée aux régions a été remplacée par une fraction de TVA.
Source : DGCL, bureau des concours financiers de l’État.

Le développement de l’intercommunalité joue aussi un rôle important en


matière de péréquation, dans la mesure où la mutualisation des ressources et
des charges entre les communes constituant l’intercommunalité contribue à
améliorer la répartition des services rendus à la population ; en outre, s’agissant
des EPCI à FPU, l’existence de transferts péréquateurs dans le cadre de la dota-
tion de solidarité communautaire assure une péréquation interne qui peut être
parfois très importante.

E. Les principaux indicateurs de ressources et de charges


La répartition de la plupart des concours de l’État s’appuie sur des indicateurs
de ressources (potentiel financier, potentiel fiscal, effort fiscal, coefficient d’inté-
gration fiscale, etc.) et des indicateurs de charges (population, nombre de béné-
ficiaires des APL, revenu par habitant, etc.).

231
A N N E X E 9 – L E S C O N C O U R S F I N A N C I E R S D E L’ É TAT A U X C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S

1. Potentiel fiscal et potentiel financier


Jusqu’en 2004, le principal indicateur de ressources des collectivités utilisé pour
les calculs de répartition des dotations de l’État était le potentiel fiscal. A été
également introduit le potentiel financier, notamment pour le calcul des dota-
tions de péréquation communales et départementales. La réforme de la taxe
professionnelle intervenue en 2010 a conduit à une profonde refonte du mode
de calcul du potentiel fiscal, notamment à travers la recomposition du panier
d’impositions pris en compte.
• Le potentiel fiscal des collectivités locales est un indicateur utilisé
pour comparer la richesse fiscale potentielle des différentes collectivités
Le potentiel fiscal des communes et des EPCI intègre, depuis la réforme de
la fiscalité locale, l’ensemble des nouvelles impositions perçues par ces collecti-
vités en remplacement de l’ancienne taxe professionnelle. Aux anciennes impo-
sitions, pour lesquelles il est toujours calculé un produit potentiel à l’aide d’un
taux moyen national (taxe d’habitation, taxe sur les propriétés foncières bâties
et non bâties), s’ajoutent dorénavant les nouveaux produits professionnels,
dont certains sont également potentialisés (cotisation foncière des entreprises
[CFE], ancienne part départementale de la taxe d’habitation) et dont d’autres
correspondent aux produits réellement perçus : cotisation sur la valeur ajoutée
des entreprises (CVAE), impositions forfaitaires sur les entreprises de réseau
(IFER), taxe sur les surfaces commerciales (TASCOM), dotation de compensation
de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP), prélèvements ou reversements
au titre du fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR), rede-
vance des mines, produit des jeux et surtaxe sur les eaux minérales. Sur le ter-
ritoire de la métropole du Grand Paris, les produits sont ventilés à l’échelle des
établissements publics de territoire (EPT) conformément à l’article 139 de la loi
de finances pour 2017.
Le potentiel fiscal des départements repose également sur un nouveau panier
d’impositions composé d’une part potentielle (taxe foncière sur les propriétés
bâties), des nouveaux produits remplaçant la taxe professionnelle (CVAE, IFER,
DCRTP, prélèvements/reversements GIR), de la taxe spéciale sur les conven-
tions d’assurance (TSCA), de l’ancienne part État des droits de mutation à titre
onéreux (DMTO) et de la moyenne sur 5 ans des DMTO perçus par les départe-
ments. La loi de finances pour 2013 a introduit une fraction de correction dans
le potentiel fiscal des départements utilisé pour la répartition du fonds de soli-
darité prévu à l’article L. 3335-3 du CGCT, et des concours de la Caisse nationale
de solidarité pour l’autonomie (CNSA).
• Le potentiel financier
Afin de mesurer les écarts réels de richesse que les dotations de péréquation
doivent corriger, il importe de tenir compte de la richesse tirée par les collec-
tivités de certaines dotations versées par l’État de manière récurrente, élément
essentiel pour équilibrer leur budget.
Le potentiel financier est égal au potentiel fiscal de la collectivité, auquel est
ajoutée la dotation forfaitaire de la DGF minorée de la contribution au redresse-
ment des finances publiques de l’année précédente.
Le potentiel fiscal reste cependant le critère utilisé pour les conditions d’éligibi-
lité et les calculs de la dotation des EPCI à fiscalité propre.
• Le potentiel fiscal agrégé et le potentiel financier agrégé
Le potentiel fiscal agrégé des ensembles intercommunaux, introduit en LFI
pour 2012, est utilisé pour la répartition du fonds national de péréquation des
ressources intercommunales et communales (FPIC). Il est calculé à partir de

232
A N N E X E 9 – L E S C O N C O U R S F I N A N C I E R S D E L’ É TAT A U X C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S

l’agrégation des ressources fiscales prises en compte pour le calcul des potentiels
fiscaux d’un EPCI et de ses communes membres.
Le potentiel financier agrégé des ensembles intercommunaux correspond au
potentiel fiscal agrégé majoré de la somme des dotations forfaitaires perçues par
les communes membres d’un EPCI.

Tableau 5 – P otentiel financier et potentiel fiscal moyens des communes


entre 2020 et 2021

Potentiel financier par habitant Potentiel fiscal(a) par habitant


Strate démographique PFI/hab. PFI/hab. 2021/2020 PF/hab. PF/hab. 2021/2020
2020 2021 2020 2021
1) 0 à 499 habitants 676,71 € 689,15 € 1,84 % 579,32 € 592,93 € 2,35 %
2) 500 à 999 habitants 741,51 € 754,33 € 1,73 % 659,01 € 673,04 € 2,13 %
3) 1 000 à 1 999 habitants 805,92 € 815,51 € 1,19 % 724,71 € 735,60 € 1,50 %
4) 2 000 à 3 499 habitants 882,54 € 895,39 € 1,46 % 801,40 € 815,72 € 1,79 %
5) 3 500 à 4 999 habitants 960,16 € 974,32 € 1,47 % 879,58 € 895,81 € 1,85 %
6) 5 000 à 7 499 habitants 1 032,09 € 1 040,79 € 0,84 % 948,89 € 959,21 € 1,09 %
7) 7 500 à 9 999 habitants 1 099,68 € 1 101,61 € 0,18 % 1 017,02 € 1 020,98 € 0,39 %
8) 10 000 à 14 999 habitants 1 149,47 € 1 157,15 € 0,67 % 1 060,68 € 1 071,46 € 1,02 %
9) 15 000 à 19 999 habitants 1 195,27 € 1 186,44 € - 0,74 % 1 095,31 € 1 087,78 € - 0,69 %
10) 20 000 à 34 999 habitants 1 215,04 € 1 223,38 € 0,69 % 1 109,00 € 1 120,13 € 1,00 %
11) 35 000 à 49 999 habitants 1 282,88 € 1 293,46 € 0,83 % 1 170,97 € 1 184,91 € 1,19 %
12) 50 000 à 74 999 habitants 1 306,66 € 1 304,23 € - 0,19 % 1 204,51 € 1 203,44 € - 0,09 %
13) 75 000 à 99 999 habitants 1 452,87 € 1 479,14 € 1,81 % 1 339,85 € 1 369,47 € 2,21 %
14) 100 000 à 199 999 habitants 1 255,76 € 1 259,81 € 0,32 % 1 117,26 € 1 123,35 € 0,55 %
15) 200 000 habitants et plus 1 594,78 € 1 605,12 € 0,65 % 1 543,78 € 1 557,92 € 0,92 %
(a) Potentiel fiscal 4 taxes.
Source : DGCL, bureau des concours financiers de l’État.

Les produits, réels ou potentiels, perçus par les collectivités au titre de la taxe
d’habitation (TH) et de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) entrent
aujourd’hui dans la composition des indicateurs financiers utilisés de manière
transversale dans le calcul de la plupart des dotations et fonds de péréquation.

Le nouveau panier de ressources qui sera perçu par les collectivités à compter
de l’année 2021 implique donc une refonte de ces indicateurs. Cette nouvelle
définition a fait l’objet d’échanges approfondis au sein du Comité des finances
locales lors de quatre groupes de travail entre janvier et juillet 2020. À la suite
de ces travaux et d’un rapport remis au Parlement sur cette question, la loi de
finances pour 2021 a proposé une nouvelle définition des indicateurs.

Tout en conservant largement la structure et les finalités de ces indicateurs,


l’article 252 de la loi de finances pour 2021 les ajuste pour intégrer dans leur
calcul les nouvelles ressources locales, à savoir la TVA et la TFPB communale
(dont le montant perçu sera affecté d’un coefficient correcteur). Cette nouvelle
définition permettra aux indicateurs actuels de continuer à jouer efficacement
leur rôle à l’avenir.

Les indicateurs financiers étant calculés à partir des ressources de N - 1, ce nou-


veau périmètre n’entrera en vigueur qu’en 2022.

233
A N N E X E 9 – L E S C O N C O U R S F I N A N C I E R S D E L’ É TAT A U X C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S

Par ailleurs et de manière à éviter que cette évolution n’ait des impacts désta-
bilisateurs sur le niveau des indicateurs financiers des communes, l’article 252
prévoit qu’une fraction de correction sera calculée en 2022 de manière à lisser
les variations des indicateurs financiers liées à la réforme du panier de recettes
des collectivités locales. Cette fraction de progression diminuera progressive-
ment à compter de 2023, pour s’éteindre en 2028.

2. Coefficient d’intégration fiscale (CIF)


Le CIF permet de mesurer l’intégration d’un EPCI à travers le rapport entre la
fiscalité qu’il lève et la totalité de la fiscalité levée sur son territoire par les com-
munes et leurs groupements. Il constitue un indicateur de la part des compé-
tences exercées au niveau du groupement. C’est à ce titre un paramètre essentiel
du calcul de la DGF des EPCI puisqu’il intervient à la fois dans leur dotation de
base et dans leur dotation de péréquation. Le CIF est retraité des dépenses de
transfert afin de ne prendre en compte que les compétences réellement exercées.

Tableau 6 – É volution du CIF de chaque catégorie d ’EPCI depuis 2011

2011(a) 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021
CC à fiscalité
additionnelle 32,4 % 31,9 % 32,3 % 31,8 % 31,8 % 33,4 % 33,4 % 35,3 % 34,9 % 35,2 % 35,1 %
CC à FPU 34,8 % 33,4 % 34,7 % 35,2 % 35,4 % 35,6 % 35,7 % 36,7 % 37,2 % 38,1 % 38,8 %
CA 32,8 % 33,4 % 33,7 % 34,2 % 32,8 % 35,0 % 35,3 % 34,7 % 36,4 % 37,1 % 38,1 %
(a) En 2011, à la suite de la réforme de la fiscalité locale la taxe professionnelle est remplacée par la compensation relais dans le calcul
du CIF.
Source : DGCL, bureau des concours financiers de l’État.

3. La population
Le critère de population représente l’indicateur de charges le plus simple et
le plus objectif. Il s’agit d’une population forfaitaire dite « DGF », calculée à
partir de la population légale totale. Pour tenir compte des conditions particu-
lières qui pèsent sur le fonctionnement de certaines communes, la population
totale est majorée en fonction d’une part du nombre de résidences secondaires,
d’autre part du nombre de places de caravanes dans les aires d’accueil des
gens du voyage. En 2021, la population dite « DGF » des communes s’élevait à
72 388 910 habitants.

234
A nnexe 10

La péréquation entre collectivités locales


E M I L I E N B A Y E T T E , A D É L I E R A Y N A G U E T, F A U S T I N G A D E N ( D G C L )

La péréquation est un objectif de valeur constitutionnelle : « La loi prévoit des


dispositifs de péréquation destinés à favoriser l’égalité entre les collectivités ter-
ritoriales » (article 72-2 de la Constitution).

A. La péréquation, objectif de valeur constitutionnelle

1. Pourquoi la péréquation ?
La finalité de la péréquation est d’atténuer les disparités de ressources et de
charges entre les collectivités locales par une redistribution des ressources en
fonction d’indicateurs physiques et financiers.

Les inégalités de répartition des bases sont en effet telles que, sauf à laisser cer-
taines collectivités hors de toute possibilité de développement local, la péré-
quation doit impérativement accompagner l’accroissement des compétences
locales. À cet égard, la révision constitutionnelle du 28 mars 2003, qui a
consacré une nouvelle étape de la décentralisation et posé le principe d’auto-
nomie financière des collectivités territoriales, a accompagné ce mouvement en
inscrivant la péréquation comme objectif de valeur constitutionnelle.

Bien souvent, les inégalités de richesse fiscale résultent de l’histoire ou de phé-


nomènes indépendants des choix effectués par les collectivités territoriales.
A contrario, certaines disparités sont la conséquence de choix locaux. L’enjeu de
la péréquation consiste ainsi à soutenir les collectivités structurellement défa-
vorisées sans interférer dans des choix qui relèvent de leur libre administration.

2. Les différentes formes de péréquation


La péréquation est mise en œuvre :
– par des dispositifs de péréquation dite « verticale », c’est-à-dire à travers des
dotations de l’État aux collectivités attribuées de manière différenciée en fonc-
tion de critères de ressources et de charges ou de contraintes spécifiques ;
– par des mécanismes de péréquation dite « horizontale », qui consistent à
prélever une fraction des ressources fiscales de certaines collectivités pour la
reverser à des collectivités moins favorisées (tableau 1).
Cette distinction revêt toutefois un caractère quelque peu artificiel puisqu’une
partie de la péréquation verticale est financée par redéploiements en prove-
nance de parts historiques de la dotation globale de fonctionnement. Cette
terminologie sera cependant reprise ici par commodité.

En 2021, les outils de péréquation verticale représentent 67,5 % des montants


consacrés à la péréquation (tableau 2).

235
A N N E X E 1 0 – L A P É R É Q U AT I O N E N T R E C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S

Tableau 1 – L es différents dispositifs de péréquation en 2021 (a)

Type de Régions Départements Intercommunalités Communes


péréquation
Péréquation – Dotation de – Dotation – Dotation de solidarité
verticale fonctionnement minimale d’intercommunalité urbaine et de cohésion
(DFM) sociale (DSU)
– Dotation de péréquation – Dotation de solidarité
urbaine (DPU) rurale (DSR)
– Dotation nationale
de péréquation (DNP)
– Fonds départemental
de péréquation de la taxe
professionnelle (FDPTP)
Péréquation – Fonds national – Fonds national – Fonds national – Fonds de solidarité
horizontale de péréquation de péréquation des droits de péréquation des communes de la région
des ressources perçues de mutation à titre onéreux des ressources Île-de-France (FSRIF)
par les régions des départements intercommunales – Fonds national de
– Fonds de péréquation et communales (FPIC) péréquation des ressources
de la cotisation intercommunales
sur la valeur ajoutée et communales (FPIC)
des entreprises perçue – Fonds de péréquation
par les départements départemental des taxes
– Fonds de solidarité des additionnelles aux droits
départements de la région d’enregistrement
Île-de-France (FSDRIF)
(a) Le tableau ne présente que les dispositifs de soutien au fonctionnement des collectivités à vocation exclusivement péréquatrice ; une
partie importante des concours de l’État aux collectivités ont également une portée péréquatrice dans leurs modalités de répartition mais
celle-ci ne constitue pas leur objet principal ou unique.
Source : DGCL, bureau des concours financiers de l’État.

Tableau 2 – L es masses financières consacrées


à la péréquation horizontale et verticale en 2021
en millions d’euros
2019 2020 2021
DFM 843 835 950
DPU 660 678 573
Dotation d’intercommunalité 1 562 1 593 1 623
DSU 2 291 2 381 2 471
DSR 1 602 1 692 1 782
DNP 794 794 794
FDPTP 284 284 284
Total péréquation verticale 8 036 8 257 8 477
Fonds de péréquation des ressources des régions 134 185 40(a)
Fonds national de péréquation des DMTO – 1 679 1 658(a)
Fonds de péréquation des DMTO (reversement) 703 1 799 1 658(b)
Fonds CVAE des départements 55 64 64(a)
FSDRIF 60 60 60
Fonds de solidarité en faveur des départements (prélèvement) 586 – –(c)
FPIC 1 000 1 000 1 000
FSRIF 330 350 350
Fonds de soutien interdépartemental 250 – –(c)
Fonds départemental de péréquation des taxes additionnelles
aux droits d’enregistrement 775 905 905(a)
Total péréquation horizontale 3 893 4 243 4 077(a)
Total 11 929 12 500 12 554
(a) Montant 2021 prévisionnel (non encore notifié).    
(b) Sans préjudice d’une possible mise en réserve décidée par le CFL.    
(c) Devient en 2020 une enveloppe du fonds national de péréquation des DMTO.
Source : DGCL, bureau des concours financiers de l’État.

236
A N N E X E 1 0 – L A P É R É Q U AT I O N E N T R E C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S

B. La montée en puissance des dispositifs de péréquation horizontale


Jusqu’en 2010, la péréquation horizontale, opérée entre collectivités, reposait
pour l’essentiel sur le fonds de solidarité des communes de la région Île-de-
France (FSRIF), les fonds départementaux de péréquation de la taxe profes-
sionnelle (FDPTP) et les fonds départementaux de péréquation de la taxe
additionnelle aux droits de mutation.

Dans le prolongement de la réforme de la taxe professionnelle de 2010, quatre


fonds nationaux de péréquation horizontale concernant l’ensemble des catégo-
ries de collectivités territoriales ont été créés. Ces quatre fonds sont :
– le fonds national de péréquation des droits de mutation à titre onéreux
(DMTO) perçus par les départements ;
– le fonds national de péréquation des ressources intercommunales et commu-
nales (FPIC) ;
– le fonds national de péréquation de la cotisation sur la valeur ajoutée des
entreprises (CVAE) des départements ;
– le fonds national de péréquation des ressources des régions et de la collectivité
de Corse.

En revanche, depuis la réforme de la fiscalité locale, les fonds départementaux


de péréquation de la taxe professionnelle sont exclusivement alimentés par une
dotation de l’État (à hauteur de 284 M€ en 2021) et ne peuvent donc plus être
considérés comme des mécanismes de péréquation horizontale.

La loi de finances pour 2014 a créé également le fonds de solidarité des départe-
ments de la région Île-de-France (FSDRIF), destiné à corriger les inégalités spéci-
fiques de ressources et de charges entre les départements franciliens. Elle a créé,
par ailleurs, un fonds de solidarité pour les départements alimenté par un pré-
lèvement égal à 0,35 % du montant de l’assiette de la taxe de publicité foncière
et des droits d’enregistrement perçus par les départements.

La loi de finances pour 2019 a créé un nouvel instrument de péréquation, le


fonds de soutien interdépartemental (250 M€).

La loi de finances pour 2020 a procédé à la fusion des trois fonds départemen-
taux assis sur les DMTO : le fonds de péréquation des DMTO, le fonds de solida-
rité en faveur des départements (FSD) et le fonds de soutien interdépartemental
(FSID).

Enfin, la loi de finances pour 2021 a remplacé la CVAE perçue par les régions
par une fraction de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Cette réforme rend néces-
saire, en loi de finances pour 2022, un remplacement de l’actuel fonds de péré-
quation régional, qui était principalement assis sur les dynamiques de CVAE
entre les régions (cf. infra).

1. La péréquation au sein du bloc communal


Le FSRIF
La loi de finances pour 2012 a procédé à une refonte du fonds de solidarité des
communes de la région Île-de-France, afin de concentrer les ressources de ce
fonds sur les communes franciliennes les plus en difficulté. Cette loi a fixé un
objectif annuel de ressources au fonds : 230 M€ pour 2013, 250 M€ pour 2014
et 270 M€ pour 2015. Le montant a été abondé de 20 M€ en 2016 puis en 2017

237
A N N E X E 1 0 – L A P É R É Q U AT I O N E N T R E C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S

(LFI 2016 et 2017), il s’établit à 310 M€ en 2017 et à 330 M€ en 2018 et 2019.


En 2020, son montant s’est élevé à 350 M€ suite à un nouvel abondement de
20 M€. Ce montant de 350 M€ a été maintenu en 2021 (graphique 1).

La loi de finances pour 2014 a intégré un indice synthétique de ressources et


de charges (potentiel financier/habitant et revenu/habitant) pour la détermina-
tion du prélèvement au FSRIF afin de pondérer la contribution des communes
percevant des ressources fiscales importantes mais supportant des charges spé-
cifiques. Afin d’assurer une meilleure répartition de l’augmentation des prélè-
vements au titre du FSRIF, la loi de finances pour 2015 a prévu que la hausse de
la contribution d’une commune ne peut excéder 50 % de la hausse globale du
fonds (soit 10 M€).

Le FPIC
Le fonds national de péréquation des ressources intercommunales et commu-
nales (FPIC) a été mis en place en 2012. Il constitue le premier mécanisme
national de péréquation horizontale à l’échelle d’un ensemble intercommunal.
Cette solidarité au sein du bloc communal est montée progressivement en puis-
sance : elle s’élevait à 360 M€ en 2013 et atteint 1 Md€ depuis 2016. Les res-
sources de ce fonds sont maintenues à hauteur de 1 Md€ dans la loi de finances
pour 2021 afin de pérenniser le montant du fonds au niveau atteint en 2016.
Cette stabilité permet de donner aux collectivités une meilleure visibilité sur
l’évolution de leurs ressources. Le dispositif repose sur deux étapes :
– la répartition nationale détermine un montant de contribution ou d’attribu-
tion pour chaque territoire ;
– la répartition interne au sein de chaque territoire permet de partager les mon-
tants correspondants entre le groupement et ses communes membres, puis
entre les communes elles-mêmes.

G raphique 1 – L a montée en puissance


de la péréquation horizontale dans la sphère communale
M€
1 400
FSRIF
FPIC
1 200 330 330 350 350
290 310

1 000
270

800
250

600
1 000 1 000 1 000 1 000 1 000 1 000
230
400 780

570
210
200 360

150
0
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021

Source : DGCL, bureau des concours financiers de l’État.

238
A N N E X E 1 0 – L A P É R É Q U AT I O N E N T R E C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S

• Ce mécanisme de solidarité est régi par les principes suivants :


– les ensembles intercommunaux sont considérés comme l’échelon de réfé-
rence. La mesure de la richesse se fait de façon consolidée à l’échelon inter-
communal par le biais d’un potentiel financier agrégé (PFIA), en additionnant
la richesse de l’EPCI et celle de ses communes membres. Cette approche
permet de neutraliser les choix fiscaux des intercommunalités et ainsi de com-
parer des EPCI de catégories différentes. La comparaison peut également se
faire avec des communes isolées ;
– le potentiel financier agrégé (PFIA) repose sur une assiette de ressources
très large, tirant toutes les conséquences de la suppression de la taxe profes-
sionnelle : sont prises en compte la quasi-totalité des recettes fiscales autres
que les taxes affectées ainsi que les dotations forfaitaires des communes. Afin
de tenir compte du poids des charges des collectivités dont le niveau par habi-
tant s’accroît en fonction de leur taille, les populations retenues pour le calcul
des potentiels financiers agrégés sont pondérées par un coefficient logarith-
mique qui varie de 1 à 2 en fonction croissante de la taille de la collectivité ;
– sont contributeurs au FPIC : les ensembles intercommunaux ou les com-
munes isolées dont le potentiel financier agrégé par habitant est supérieur à
0,9 fois le potentiel financier agrégé moyen par habitant constaté au niveau
national. La contribution d’un ensemble intercommunal ou d’une commune
isolée est fonction de l’écart relatif de son PFIA par habitant au PFIA moyen par
habitant et de sa population avec un effet progressif. Afin de mieux prendre
en compte la situation des territoires aux ressources fiscales élevées (notam-
ment au regard de la fiscalité professionnelle), mais dont la population dis-
pose de revenus plus faibles que la moyenne, un nouvel indicateur de charges
a été introduit en prenant en compte le revenu par habitant. Environ 51 %
des ensembles intercommunaux et des communes isolées sont contributeurs
en 2020, et 35 % contributeurs nets. La somme des prélèvements pesant sur
un ensemble intercommunal ou une commune isolée au titre du FPIC d’une
année et du FSRIF de l’année précédente ne peut excéder 14 % des ressources
prises en compte pour le calcul du PFIA (plafond maintenu en 2021) ;
– sont exonérées de prélèvement au titre du FPIC les 250 premières com-
munes de plus de 10 000 habitants et les 30 premières communes de 5 000
à 9 999 habitants éligibles l’année précédente à la DSU et les 2 500 premières
communes éligibles à la part «cible» de la DSR ;
– sont bénéficiaires du FPIC : 60 % des ensembles intercommunaux classés
selon un indice synthétique, représentatif des ressources et des charges des
collectivités, composé de critères simples et applicables à toutes les intercom-
munalités quelles que soient leur taille et leur situation (rurales ou urbaines).
L’indice synthétique est composé à 60 % du revenu par habitant, à 20 % du
potentiel financier agrégé et à 20 % de l’effort fiscal agrégé. Une garantie de
sortie existe également pour les ensembles intercommunaux perdant leur éli-
gibilité au reversement ;
– sont également éligibles les communes isolées dont l’indice synthétique
est supérieur à l’indice médian. Toutefois, tout ensemble intercommunal ou
toute commune isolée qui serait éligible selon ces critères mais qui présente-
rait un effort fiscal inférieur à 1 sera exclu du bénéfice du FPIC. Cela permet
de prendre en compte les efforts que font les collectivités pour mobiliser leurs
marges de manœuvre fiscales ;
– une fois définie la contribution ou l’attribution d’un ensemble intercom-
munal ou d’une commune isolée, celle-ci sera répartie entre l’EPCI et ses
communes membres selon des modalités définies par la loi, et modifiables
par l’EPCI à l’unanimité ou à la majorité qualifiée.

239
A N N E X E 1 0 – L A P É R É Q U AT I O N E N T R E C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S

• L’originalité du dispositif repose sur les marges de manœuvre offertes au


territoire pour organiser la solidarité financière
Au niveau d’un ensemble intercommunal, le prélèvement (ou le reversement)
calculé globalement est réparti en deux temps : tout d’abord entre l’EPCI et
ses communes membres, puis entre les communes membres. Une répartition
« de droit commun » est prévue à la fois pour le prélèvement et le reversement,
en fonction du coefficient d’intégration fiscale (CIF) de l’EPCI et du potentiel
financier de ses communes membres. Toutefois, par dérogation, l’organe déli-
bérant de l’EPCI peut procéder à une répartition différente.

La loi de finances pour 2015 a apporté des modifications concernant les répar-
titions internes :
– la répartition dérogatoire à la majorité des deux tiers ne doit pas avoir pour
effet de majorer la contribution d’une commune ou de minorer l’attribution
d’une commune de plus de 30 % par rapport à la répartition de droit commun
(en 2014, ce seuil était fixé à 20 %) ;
– la répartition libre est adoptée à la majorité des deux tiers de l’EPCI et par
délibération des conseils municipaux de l’ensemble des communes membres,
à la place de l’unanimité du conseil communautaire.

La loi de finances pour 2016 a encore assoupli les modalités de recours à une
répartition dérogatoire :
– le délai accordé aux collectivités territoriales qui souhaiteraient recourir à une
répartition dérogatoire, dont la date limite était fixée au 30 juin de l’année de
répartition, est remplacé par un délai de deux mois à compter de l’infor-
mation, par le préfet, de la répartition de droit commun ;
– pour le premier cas de répartition dérogatoire, à la majorité des deux tiers, le
partage entre l’EPCI et ses communes membres est désormais librement
choisi (alors qu’il était réalisé en fonction du coefficient d’intégration fiscale) ;
la répartition dérogatoire à la majorité des deux tiers peut donc désormais
porter sur la répartition entre l’EPCI et ses communes membres.
– la répartition dérogatoire à l’unanimité, dite « libre », est désormais
applicable :
- soit par délibération de l’organe délibérant de l’EPCI à fiscalité propre sta-
tuant à l’unanimité, prise dans un délai de deux mois à compter de la notifi-
cation par le représentant de l’État dans le département,
- soit par délibération de l’organe délibérant de l’EPCI à fiscalité propre sta-
tuant à la majorité des deux tiers des suffrages exprimés, prise dans un délai
de deux mois à compter de sa notification et approuvée par les conseils
municipaux des communes membres. Les conseils municipaux disposent
d’un délai de deux mois à compter de la notification de la délibération de
l’organe délibérant pour se prononcer. À défaut de délibération dans ce
délai, ils sont réputés l’avoir approuvée.
En 2020 :
– pour le prélèvement : 73 % des ensembles intercommunaux ont conservé la
répartition de droit commun, 3 % ont opté pour la répartition dérogatoire à
la majorité des deux tiers, et 24 % pour une répartition libre à l’unanimité ;
– pour le reversement : 72 % des ensembles intercommunaux ont conservé la
répartition de droit commun, 6 % ont opté pour la répartition dérogatoire à la
majorité des deux tiers, et 25 % pour la répartition libre à l’unanimité.

240
A N N E X E 1 0 – L A P É R É Q U AT I O N E N T R E C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S

2. La péréquation départementale
Le fonds national de péréquation des droits de mutation à titre onéreux
(DMTO) perçus par les départements, réformé en loi de finances pour 2020, est
alimenté par deux prélèvements :
– un premier prélèvement égal à 0,34 % du montant de l’assiette des DMTO
perçus l’année précédant la répartition ;
– un second prélèvement, d’un montant fixe de 750 M€, auxquels sont éligibles
les départements dont l’assiette des DMTO perçus l’année précédant la répar-
tition est supérieure à 0,75 fois la moyenne nationale. Ce second prélèvement
est, pour chaque département, plafonné à 12 % du montant des DMTO de
l’année précédente.
En 2020, le CFL a décidé d’abonder ce fonds d’un montant de 120 M€ grâce aux
sommes mises en réserve jusqu’alors.

Le reversement est effectué au sein de trois enveloppes, qui reprennent les


modalités de répartition des trois fonds préexistants :
– la première enveloppe (ancien FSID), d’un montant fixe de 250 M€, est
répartie en deux fractions : la première (150 M€) est destinée aux départe-
ments ruraux fragiles et est répartie en fonction du potentiel financier, des
revenus et du taux d’imposition à la TFPB. La seconde (100 M€) est destinée
aux départements marqués par un niveau de DMTO et des revenus moyens
faibles ainsi qu’un taux de pauvreté élevé. Elle est répartie en fonction du
potentiel financier, de la population et des revenus ;
– la deuxième enveloppe (ancien fonds DMTO), égale à 52 % des montants à
reverser (après ponction de la première enveloppe), est versée aux départements
caractérisés par un potentiel financier ou des revenus faibles. Elle est répartie
en fonction de ces deux critères ainsi que du niveau de DMTO par habitant ;
– la troisième enveloppe (ancien FSD), égale à 48 % des montants à reverser
(après ponction de la première enveloppe), est répartie en deux fractions. La
première (30 % de l’enveloppe), destinée aux départements dont le potentiel
fiscal ou les revenus sont relativement faibles, est répartie entre les départe-
ments en fonction du reste à charge au titre des AIS. La seconde (70 % de
l’enveloppe) bénéficie à la première moitié des départements dont le reste à
charge par habitant est le plus élevé. Elle est répartie en fonction de ce reste à
charge et de la population.

Par ailleurs, le fonds de péréquation de la CVAE des départements est entré


en vigueur en 2013, en application de la loi de finances 2010. Ce fonds est
alimenté par deux prélèvements, l’un « sur stock », en fonction du montant de
CVAE perçu l’année précédente, l’autre « sur flux » en prenant en compte la pro-
gression des recettes de CVAE. En 2020, le fonds a permis de redistribuer 64 M€
au profit de la moitié des départements de métropole classés selon un indice
synthétique comprenant le revenu par habitant, le potentiel financier par habi-
tant, le nombre de bénéficiaires du RSA ainsi que la proportion de la population
de plus de 75 ans. La totalité des départements d’outre-mer est également béné-
ficiaire. La loi de finances pour 2015 a créé un mécanisme de garantie (à hauteur
de 90 % de la perte) pour les départements qui enregistrent une baisse de plus
de 5 % de leur CVAE entre 2014 et 2015. Ce mécanisme a été pérennisé en 2016
et porté à 95 % de la perte enregistrée entre 2015 et 2016. Il est suspendu en
2021 en raison des conséquences de la crise sanitaire. En 2017, le mécanisme
a été ajusté afin de tenir compte du transfert de CVAE des départements vers
les régions. En 2018, le montant du premier prélèvement a été ramené de 60
à 30 M€ cependant que les mécanismes de plafonnement et de contribution
minimale ont été ajustés.

241
A N N E X E 1 0 – L A P É R É Q U AT I O N E N T R E C O L L E C T I V I T É S L O C A L E S

Enfin, la loi de finances pour 2014 a créé le fonds de solidarité des dépar-
tements de la région Île-de-France (FSDRIF). Les ressources de ce fonds,
alimenté par des prélèvements sur les ressources des départements classés en
fonction de leur indice de ressources et de charges, sont fixées à 60 M€. En
2021, cinq départements franciliens ont bénéficié d’un reversement opéré sur
les ressources fiscales des trois départements contributeurs.

3. La péréquation régionale
La loi de finances pour 2013 a créé un fonds de péréquation des ressources des
régions et de la collectivité territoriale de Corse visant à faire converger les taux
de croissance des ressources des régions vers la moyenne. Les ressources prises
en compte dans le calcul sont la CVAE (pour la moitié de son montant), les
IFER et la DCRTP perçues par les régions ainsi que les prélèvements et reverse-
ments au titre du FNGIR. Sont prélevées les régions dont le taux de croissance
des produits post-TP est supérieur à la moyenne. Sont bénéficiaires les régions
d’outre-mer ainsi que les régions métropolitaines dont le taux de croissance est
inférieur à la moyenne.

En 2020, les ressources du fonds se sont élevées à 185 M€.

La loi de finances pour 2021 a supprimé la part de CVAE perçue par les régions
et collectivités assimilées et l’a remplacée par une fraction de TVA. Cette évolu-
tion rend nécessaire une refonte du dispositif de péréquation régionale, qui était
principalement assis sur les écarts de dynamiques de CVAE entre les régions.
Cette refonte s’effectue en deux temps :
– en 2021, la fraction de TVA perçue par les régions tient compte du solde 2020
du fonds de péréquation régional, qui vient majorer ou minorer cette fraction.
Par ailleurs, le fonds de péréquation subsiste mais seul est prélevé ou reversé
un montant correspondant à la « dynamique » du fonds entre 2020 et 2021 ;
– à compter de 2022, un nouveau fonds de péréquation sera mis en place, dont
les modalités seront prochainement précisées.

242
A nnexe 11

Les effectifs et les salaires dans les collectivités locales


DÉBOR AH MASSIS, BÉNÉDIC TE MORDIER (DGCL)

Au 31 décembre 2019, on compte 1 968 000 agents rémunérés en emploi prin-


cipal dans la fonction publique territoriale (FPT). Parmi eux, 1 468 400 agents
sont fonctionnaires, 407 700 sont contractuels, 32 500 agents bénéficient de
contrats aidés et 59 300 relèvent d’autres statuts (assistants maternels, apprentis,
collaborateurs de cabinet). Par ailleurs, on dénombre 41 800 postes dits secon-
daires, c’est-à-dire des postes occupés par des agents ayant déjà une activité
principale dans la fonction publique. En volume de travail, on dénombre au
total 1 831 700 équivalents temps plein (EQTP) fin 2019 (tableau 1).
Les effectifs de la fonction publique d’État augmentent de + 0,1 % en 2019
et ceux de la fonction publique hospitalière de + 0,3 %. Entre fin 2018 et fin
2019, les effectifs de la FPT connaissent la plus forte hausse des trois versants
(+ 0,5 %), après trois années de baisse. Le recul du nombre d’agents en contrat
aidé ralentit (- 15,7 % après ‑ 43,0 %). Hors contrats aidés, les effectifs conti-
nuent de progresser (+ 0,9 % après + 0,8 % en 2018), portés par la hausse du
nombre de contractuels (+ 4,2 % après + 4,0 % en 2018). Le nombre de fonc-
tionnaires reste stable (tableaux 4 et 11). Le volume de travail en EQTP progresse
en 2019 de + 0,3 % (tableau 1).
Hors bénéficiaires de contrats aidés et hors Paris, les effectifs de la FPT aug-
mentent légèrement dans les organismes communaux (+ 0,2 %). Ils sont encore
dynamiques au sein des organismes intercommunaux (+ 3,5 %). D’une part, les
mouvements de personnels entre les organismes communaux (communes et
établissements communaux) et les EPCI à fiscalité propre restent en faveur de
ces derniers. D’autre part, davantage d’agents ont rejoint les effectifs des EPCI à
fiscalité propre qu’il n’en est parti. Hors Paris, les effectifs de la FPT progressent
un peu dans les organismes départementaux (+ 0,5 %). Ils augmentent égale-
ment un peu dans les régions (+ 0,4 %) (tableau 2).
Par rapport aux deux autres versants de la fonction publique, la FPT se caracté-
rise par une forte proportion d’agents de catégorie C (75,3 %) et une proportion
d’agents de catégorie A qui reste faible (12,2 %) malgré une forte hausse en 2019
(+ 32,1 %), liée au reclassement de cadres d’emplois de B à A (tableaux 4 et 11).
Les employeurs de la FPT sont nombreux : 42 700, dont 10,2 % ne rémunèrent
que des agents en emplois secondaires ou contrats aidés. Les organismes com-
munaux et les organismes intercommunaux concentrent plus des trois quarts
des effectifs de la FPT et les organismes départementaux près de 18 % (tableaux 4
et 7).
Dans la FPT, plus de trois agents sur cinq sont des femmes (61,2 %), propor-
tion supérieure à celle de la fonction publique de l’État (56,7 %) mais inférieure
à celle de la fonction publique hospitalière (78,0 %). Elles sont massivement
présentes dans les établissements communaux (87,6 %). En 2019, la part des
femmes est la plus importante parmi les agents de catégorie A en raison de la
bascule de B en A de cadres d’emplois aux effectifs majoritairement féminins
(69,2 %) (tableaux 10 et 11).
La filière technique et la filière administrative regroupent près de 70 % des
effectifs territoriaux. La répartition des emplois par filière varie fortement selon
le niveau de collectivité : la filière technique est fortement présente dans les
régions et la filière incendie et secours l’est dans les services départementaux
d’incendie et secours (tableau 5).

243
ANNEXE 11 – LES EFFECTIFS ET LES SALAIRES DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES

Les agents de la FPT sont, en moyenne, plus âgés que dans les deux autres ver-
sants : 45,5 ans contre seulement 42,9 ans dans la fonction publique d’État et
42 ans dans la fonction publique hospitalière. Les fonctionnaires sont plus âgés
que les contractuels (tableaux 8 et 11).
Le salaire net moyen dans la FPT est de 2 004 € par mois (hors emplois aidés) en
2019, en hausse de + 1,3 % en euros courants et donc, hors inflation, en hausse
de + 0,2 % (en euros constants) (tableau 12).
Les dernières élections professionnelles dans la fonction publique ont eu lieu le
6 décembre 2018 (tableau 13).

Tableau 1 – L es effectifs et le volume de travail des collectivités locales

Les effectifs et le volume de travail des collectivités locales selon le type d’emplois en milliers
Emplois au 31 décembre Volume de travail en équivalents temps plein

2017 2018 2019 Évolution Évolution 2017 2018 2019 Évolution Évolution
2017- 2018- 2017- 2018-
2018 2019 2018 2019

Emplois non annexes(a) (1) 2 017,0 2 000,8 2 009,7 - 0,8 % + 0,4 % 1 814,6 1 802,9 1 808,5 - 0,6 % + 0,3 %
Emplois principaux(b) 1 971,0 1 957,5 1 968,0 - 0,7 % + 0,5 % 1 785,4 1 773,0 1 778,0 - 0,7 % + 0,3 %
Emplois secondaires(b) 46,0 43,3 41,8 - 5,9 % - 3,5 % 29,2 30,0 30,6 + 2,5 % + 2,0 %

Emplois annexes(c) (2) s. o. s. o. s. o. s. o. s. o. 24,0 23,3 23,2 - 2,9 % - 0,4 %

Ensemble des emplois


(1) + (2) s. o. s. o. s. o. s. o. s. o. 1 838,6 1 826,2 1 831,7 - 0,7 % + 0,3 %
s. o. : sans objet.
Champ : France hors Mayotte, tous emplois.
Note : les emplois secondaires pouvant être occupés par les mêmes agents que les emplois principaux, ils sont supprimés du calcul des
effectifs au 31 décembre pour éviter les doubles comptes. Les volumes de travail en équivalents temps plein, eux, seront calculés sur
l’ensemble des emplois. Ils correspondent à l’ensemble du travail généré, quel que soit le type de poste. Ils prendront donc en compte non
seulement les emplois principaux, mais également les emplois secondaires et les emplois annexes.
(a) Les emplois dits « non annexes » correspondent à des emplois dont la durée est supérieure à 30 jours et le nombre d’heures rémunérées
supérieur à 120.
(b) Lorsqu’un agent cumule plusieurs emplois non annexes dans la fonction publique, l’emploi principal est celui pour lequel son salaire
net est le plus élevé. Les autres emplois sont dits « secondaires ».
(c) Un emploi annexe est, ici, un emploi dont la durée est inférieure à 30 jours ou le nombre d’heures inférieur à 120. Du fait du faible
volume d’heures qu’ils représentent, ils ne sont pas pris en compte pour le calcul des effectifs.
Source : Insee, SIASP. Calculs : DGCL.

Les effectifs et le volume de travail des collectivités locales selon le statut en milliers
Emplois au 31 décembre Volume de travail en équivalents temps plein

2017 2018 2019 Évolution Évolution 2017 2018 2019 Évolution Évolution
2017- 2018- 2017- 2018-
2018 2019 2018 2019

Ensemble hors bénéficiaires


de contrats aidés (1) 1 903,2 1 918,9 1 935,4 + 0,8 % + 0,9 % 1 771,9 1 791,2 1 805,6 + 1,1 % + 0,8 %
Fonctionnaires 1 468,8 1 468,3 1 468,4 - 0,0 % + 0,0 % 1 396,4 1 393,8 1 392,1 - 0,2 % - 0,1 %
Contractuels 376,1 391,1 407,7 + 4,0 % + 4,2 % 324,0 344,3 359,6 + 6,3 % + 4,4 %
Autres(a) 58,3 59,5 59,3 + 1,9 % - 0,3 % 51,5 53,0 53,9 + 2,9 % + 1,5 %

Bénéficiaires de contrats
aidés (2) 67,8 38,6 32,5 - 43,0 % - 15,7 % 66,6 35,0 26,2 - 47,5 % - 25,2 %

Total (1) + (2) 1 971,0 1 957,5 1 968,0 - 0,7 % + 0,5 % 1 838,6 1 826,2 1 831,7 - 0,7 % + 0,3 %
Champ : France hors Mayotte, emplois principaux pour les effectifs au 31 décembre, ensemble des emplois pour les volumes de travail
en équivalents temps plein. Tous statuts.
(a) Collaborateurs de cabinet, assistants maternels, apprentis.
Source : Insee, SIASP. Calculs : DGCL.

244
ANNEXE 11 – LES EFFECTIFS ET LES SALAIRES DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES

Les effectifs et le volume de travail des collectivités locales


selon la catégorie hiérarchique, le sexe et le type de temps de travail des agents en milliers
Emplois au 31 décembre Volume de travail en équivalents temps plein

2017 2018 2019 Évolution Évolution 2017 2018 2019 Évolution Évolution
2017- 2018- 2017- 2018-
2018 2019 2018 2019

Catégorie A 179,6 182,1 240,6 + 1,4 % + 32,1 % 170,4 173,0 225,7 + 1,5 % + 30,4 %
(+ 2,9 %)(a) (+ 1,9 %)(a)
Catégorie B 278,6 281,4 229,0 + 1,0 % - 18,6 % 261,4 262,4 214,4 + 0,4 % - 18,3 %
(- 0,1 %)(a) (+ 0,2 %)(a)
Catégorie C 1 496,2 1 477,8 1 482,2 - 1,2 % + 0,3 % 1 391,2 1 374,9 1 375,0 - 1,2 % + 0,0 %
Non déterminé 16,6 16,3 16,2 - 1,9 % - 0,6 % 15,5 15,8 16,7 + 1,5 % + 5,7 %

Femmes 1 202,8 1 196,1 1 204,2 - 0,6 % + 0,7 % 1 092,2 1 087,6 1 092,3 - 0,4 % + 0,4 %
Hommes 768,2 761,4 763,8 - 0,9 % + 0,3 % 746,3 738,6 739,4 - 1,0 % + 0,1 %

Agents à temps plein


sur un emploi
à temps complet 1 429,8 1 426,2 1 450,0 - 0,2 % + 1,7 % 1 435,5 1 428,1 1 443,3 - 0,5 % + 1,1 %
Agents à temps partiel sur
un emploi à temps complet
et agents sur un emploi
à temps non complet 541,2 531,3 518,0 - 1,8 % - 2,5 % 403,0 398,0 388,4 - 1,2 % - 2,4 %

Total 1 971,0 1 957,5 1 968,0 - 0,7 % + 0,5 % 1 838,6 1 826,2 1 831,7 - 0,7 % + 0,3 %
Champ : France hors Mayotte, emplois principaux pour les effectifs au 31 décembre, ensemble des emplois pour les volumes de travail
en équivalents temps plein. Tous statuts.
(a) En 2019, les cadres d’emplois d’assistant socio-éducatif, éducateur de jeunes enfants et infirmier de sapeurs pompiers professionnels
changent de catégorie hiérarchique et passent de B à A. Les évolutions entre parenthèses sont calculées à champ constant, c’est-à-dire
sans prendre en compte ces cadres d’emplois en 2018 et 2019.
Source : Insee, SIASP. Calculs : DGCL.

245
ANNEXE 11 – LES EFFECTIFS ET LES SALAIRES DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES

Tableau 2 – L es effectifs et le volume de travail

Nombre de Effectifs au 31 décembre (en milliers)


collec­
tivités 2017 2018 2019 Évolution Évolution
en 2019(a) 2017-2018 2018-2019
Organismes communaux
Communes de moins de 1 000 habitants 18 302 69,6 69,7 68,3 0,2 % - 2,0 %
Communes de 1 000 à 1 999 habitants 4 481 59,7 60,5 59,5 1,3 % - 1,6 %
Communes de 2 000 à 3 499 habitants 2 215 64,2 64,6 64,8 0,6 % 0,3 %
Communes de 3 500 à 4 999 habitants 954 51,4 51,5 52,7 0,3 % 2,2 %
Communes de 5 000 à 9 999 habitants 1 176 125,3 125,7 125,4 0,3 % - 0,2 %
Communes de 10 000 à 19 999 habitants 525 130,1 129,8 129,0 - 0,2 % - 0,7 %
Communes de 20 000 à 49 999 habitants 339 207,7 206,6 207,0 - 0,5 % 0,2 %
Communes de 50 000 à 79 999 habitants 71 86,3 84,7 92,5 - 1,9 % 9,3 %(b)
Communes de 80 000 à 99 999 habitants 15 33,3 33,0 29,2 - 1,1 % - 11,5 %(b)
Communes de 100 000 habitants et plus 42 182,4 182,8 186,5 0,2 % 2,1 %
(- 0,5 %)(c)
Total des communes 28 120 1 010,0 1 008,9 1 015,0 - 0,1 % 0,6 %
(+ 0,2 %)(c)
Établissements communaux 2 856 127,4 127,3 127,8 - 0,1 % 0,4 %
Total organismes communaux 30 976 1 137,4 1 136,2 1 142,8 - 0,1 % 0,6 %
(+ 0,2 %)(c)
Organismes intercommunaux(d)
Communautés urbaines (CU) et métropoles(d) 47 83,2 88,2 94,0 6,1 % 6,5 %
Communautés d’agglomération (CA) 222 89,9 93,0 94,5 3,4 % 1,7 %
Communautés de communes (CC) 992 76,1 79,3 82,3 4,1 % 3,8 %
Total des EPCI(e) à fiscalité propre(d) 1 261 249,2 260,5 270,8 4,5 % 4,0 %
SIVOM 905 8,3 8,7 9,4 5,3 % 8,3 %
SIVU 2 782 21,7 19,5 17,6 - 10,0 % - 9,7 %
Syndicats mixtes 1 747 32,3 34,4 36,2 6,6 % 5,2 %
Autres établissements publics intercommunaux 172 6,1 7,7 8,3 27,0 % 7,2 %
Total des groupements intercommunaux
sans fiscalité propre 5 606 68,3 70,4 71,5 3,0 % 1,6 %
Total organismes intercommunaux 6 867 317,5 330,9 342,4 4,2 % 3,5 %
Organismes départementaux
Départements 95 283,1 280,1 276,4 - 1,0 % - 1,3 %
0,0 %(f) (+ 0,2 %)(c)
SDIS(e) 96 53,6 53,8 54,8 0,2 % 1,9 %
Centres de gestion et CNFPT(e) 95 14,7 14,8 15,1 0,6 % 1,7 %
Total organismes départementaux 286 351,4 348,7 346,2 - 0,8 % - 0,7 %
(+ 0,4 %)(f) (+ 0,5 %)(c)
Régions(g) 17 88,3 94,6 94,9 7,1 % 0,4 %
(+ 3,7 %)(f)
Autres(h) 236 8,6 8,6 9,2 0,7 % 6,2 %
Total hors bénéficiaires de contrats aidés (1) 1 903,2 1 918,9 1 935,4 0,8 % 0,9 %
Emplois principaux bénéficiaires de contrats aidés (2) 67,8 38,6 32,5 - 43,0 % - 15,7 %
Total (1) + (2) 38 382 1 971,0 1 957,5 1 968,0 - 0,7 % 0,5 %
Champ : France hors Mayotte, emplois principaux pour les effectifs au 31 décembre, ensemble des emplois pour les volumes de travail en équivalents
temps plein. Tous statuts.
Lecture : au 31 décembre 2019, les 18 302 communes de moins de 1 000 habitants employant au moins un agent en emploi principal comptent
68 300 agents en emploi principal. Le volume de travail de ces collectivités est celui de 58 500 agents en équivalents temps plein.
(a) Collectivités locales employant au moins un agent en emploi principal, y compris les bénéficiaires de contrats aidés.
(b) La population de la commune de Fort-de-France baisse en 2019. La commune passe de la tranche de population 80 000 à 99 999 habitants à
celle de 50 000 à 79 999 habitants en 2019, ce qui explique les fortes évolutions dans ces deux tranches.
(c) Au 1er janvier 2019, le département et la commune de Paris ont fusionné dans l’ensemble « Ville de Paris », ce qui accroît fortement les effectifs
des communes. Les évolutions entre parenthèses sont calculées à champ constant, c’est-à-dire hors Paris.

246
ANNEXE 11 – LES EFFECTIFS ET LES SALAIRES DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES

selon le type de collectivités locales

Volume de travail en équivalents temps plein (en milliers)

2017 2018 2019 Évolution Évolution


2017-2018 2018-2019
Organismes communaux
Communes de moins de 1 000 habitants 59,1 59,7 58,5 + 1,1 % - 2,0 %
Communes de 1 000 à 1 999 habitants 53,0 54,2 53,3 + 2,2 % - 1,7 %
Communes de 2 000 à 3 499 habitants 58,6 59,7 59,9 + 1,8 % + 0,3 %
Communes de 3 500 à 4 999 habitants 47,6 48,2 49,2 + 1,4 % + 1,9 %
Communes de 5 000 à 9 999 habitants 115,8 117,1 116,7 + 1,2 % - 0,3 %
Communes de 10 000 à 19 999 habitants 122,0 122,2 120,9 + 0,1 % - 1,0 %
Communes de 20 000 à 49 999 habitants 195,2 194,4 194,3 - 0,4 % - 0,0 %
Communes de 50 000 à 79 999 habitants 81,4 80,5 87,5 - 1,2 % + 8,7 %
Communes de 80 000 à 99 999 habitants 31,7 31,3 27,3 - 1,1 % - 12,8 %
Communes de 100 000 habitants et plus 169,6 170,1 173,8 + 0,3 % + 2,2 %
(- 0,8 %)(c)
Total des communes 933,9 937,4 941,4 + 0,4 % + 0,4 %
(- 0,1 %)(c)
Établissements communaux 113,0 112,9 113,6 - 0,1 % + 0,6 %
Total organismes communaux 1 046,9 1 050,3 1 055,0 + 0,3 % + 0,4 %
(+ 0,0 %)(c)
Organismes intercommunaux(d)
Communautés urbaines (CU) et métropoles(d) 79,7 84,3 90,2 + 5,7 % + 7,0 %
Communautés d’agglomération (CA) 84,1 87,1 88,6 + 3,6 % + 1,7 %
Communautés de communes (CC) 68,2 72,1 74,9 + 5,7 % + 4,0 %
Total des EPCI(e) à fiscalité propre(d) 232,0 243,5 253,8 + 4,9 % + 4,2 %
SIVOM 7,2 7,5 8,1 + 4,8 % + 7,5 %
SIVU 18,6 16,8 15,2 - 9,8 % - 9,4 %
Syndicats mixtes 30,5 32,8 34,3 + 7,6 % + 4,6 %
Autres établissements publics intercommunaux 5,4 6,9 7,4 + 28,7 % + 8,0 %
Total des groupements intercommunaux
sans fiscalité propre 61,6 64,0 65,1 + 3,8 % + 1,6 %
Total organismes intercommunaux 293,7 307,5 318,9 + 4,7 % + 3,7 %
Organismes départementaux
Départements 270,4 266,8 262,3 - 1,3 % - 1,7 %
(- 0,3 %)(f) (- 0,1 %)(c)
SDIS(e) 53,2 53,2 53,8 - 0,1 % + 1,2 %
Centres de gestion et CNFPT(e) 14,4 14,7 15,5 + 2,4 % + 5,3 %
Total organismes départementaux 338,0 334,7 331,6 - 1,0 % - 0,9 %
(+ 0,2 %)(f) (+ 0,3 %)(c)
Régions(g) 85,4 90,7 91,6 + 6,2 % + 1,0 %
(+ 2,8 %)(f)
Autres(h) 8,0 8,0 8,4 + 0,1 % + 5,5 %
Total hors bénéficiaires de contrats aidés (1) 1 771,9 1 791,2 1 805,6 + 1,1 % + 0,8 %
Emplois principaux bénéficiaires de contrats aidés (2) 66,6 35,0 26,2 - 47,5 % - 25,2 %
Total (1) + (2) 1 838,6 1 826,2 1 831,7 - 0,7 % + 0,3 %
(d) Y compris la métropole de Lyon et les établissements publics territoriaux.
(e) EPCI : établissement public de coopération intercommunale ; SDIS : services départementaux d’incendie et de secours ; CNFPT : Centre national
de la fonction publique territoriale (délégations départementales et services centraux).
(f) Au 1er janvier 2018, les deux départements de Corse et la collectivité territoriale ont fusionné dans l’ensemble « collectivité de Corse », rattaché
aux régions. Les évolutions entre parenthèses sont calculées à champ constant, c’est-à-dire hors Corse.
(g) Y compris les collectivités uniques de Guyane et de Martinique et la collectivité de Corse.
(h) OPHLM en 2017 et 2018 et caisses de crédit municipal, régies, EPA locaux en 2017, 2018 et 2019. Les OPHLM sortent du champ de la FPT en 2019.
Source : Insee, SIASP, recensements de la population 2019 et 2021. Calculs DGCL.

247
ANNEXE 11 – LES EFFECTIFS ET LES SALAIRES DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES

Tableau 3 – L es effectifs et le volume de travail des collectivités locales par région (1/2)
Effectifs et volume de travail des collectivités locales par région en milliers
Effectifs au 31 décembre Volume de travail en équivalents temps plein

2017 2018 2019 Évolution Évolution 2017 2018 2019 Évolution Évolution
2017-2018 2018-2019 2017-2018 2018-2019

Auvergne-Rhône-Alpes 219,6 218,8 221,0 - 0,4 % + 1,0 % 201,8 201,2 202,3 - 0,3 % + 0,6 %
Bourgogne-Franche-Comté 73,9 72,9 73,1 - 1,4 % + 0,3 % 68,6 68,0 67,8 - 0,9 % - 0,3 %
Bretagne 95,7 95,3 95,4 - 0,4 % + 0,0 % 88,4 88,2 88,5 - 0,2 % + 0,3 %
Centre-Val de Loire 68,8 68,3 68,5 - 0,8 % + 0,4 % 64,8 64,3 64,2 - 0,7 % - 0,1 %
Corse 13,0 13,0 13,2 - 0,2 % + 1,6 % 12,5 12,6 12,8 + 0,5 % + 1,6 %
Grand-Est 132,7 131,6 132,1 - 0,8 % + 0,4 % 122,2 121,7 121,9 - 0,5 % + 0,2 %
Hauts-de-France 171,9 167,6 167,8 - 2,5 % + 0,1 % 158,5 155,1 154,6 - 2,2 % - 0,3 %
Île-de-France 367,9 366,4 367,9 - 0,4 % + 0,4 % 346,8 345,4 345,2 - 0,4 % - 0,0 %
Normandie 97,1 96,5 95,9 - 0,6 % - 0,5 % 90,1 89,4 89,3 - 0,8 % - 0,2 %
Nouvelle-Aquitaine 187,3 187,5 189,1 + 0,1 % + 0,8 % 176,4 176,1 177,7 - 0,2 % + 0,9 %
Occitanie 192,2 192,0 193,0 - 0,1 % + 0,5 % 178,5 178,1 179,3 - 0,2 % + 0,6 %
Pays de la Loire 98,5 99,3 100,4 + 0,9 % + 1,0 % 90,9 91,2 92,3 + 0,3 % + 1,2 %
Provence-Alpes-Côte d’Azur 168,3 167,6 168,5 - 0,4 % + 0,5 % 160,2 159,2 159,7 - 0,6 % + 0,3 %
France métropolitaine 1 886,9 1 876,7 1 885,9 - 0,5 % + 0,5 % 1 759,8 1 750,5 1 755,5 - 0,5 % + 0,3 %
Guadeloupe 16,4 16,0 16,0 - 2,3 % - 0,3 % 15,7 15,4 15,3 - 2,4 % - 0,6 %
Martinique 9,0 9,2 9,9 + 2,2 % + 8,3 % 8,5 8,5 8,9 + 0,7 % + 4,5 %
Guyane 17,1 16,6 16,7 - 2,5 % + 0,1 % 16,1 15,8 15,9 - 1,8 % + 0,8 %
La Réunion 41,7 39,0 39,6 - 6,4 % + 1,4 % 38,5 36,1 36,1 - 6,3 % + 0,2 %
Régions d’outre-mer 84,1 80,8 82,1 - 3,9 % + 1,6 % 78,8 75,7 76,2 - 3,9 % + 0,6 %
France 1 971,0 1 957,5 1 968,0 - 0,7 % + 0,5 % 1 838,6 1 826,2 1 831,7 - 0,7 % + 0,3 %
Champ : France hors Mayotte. Emplois principaux pour les effectifs au 31 décembre et ensemble des emplois pour le volume de travail
en équivalents temps plein. Tous statuts.
Lecture : au 31 décembre 2019, les collectivités de la région Auvergne-Rhône-Alpes comptent 221 000 agents en emploi principal.
En 2019, le volume de travail généré par ces collectivités est celui de 202 300 agents en équivalents temps plein.
Source : Insee, SIASP. Calculs DGCL.

Taux d ’ administration régionale en 2019

Champ : France hors Mayotte.


Ensemble des emplois. Tous
statuts.
(a) EQTP : équivalent temps plein ;
mesure le volume de travail en
termes de nombre d’heures. Un
agent travaillant à temps plein
toute l’année compte pour 1, les
autres comptent au prorata de leur
quotité de travail par rapport à un
temps complet et de leur durée de
poste sur l’année.
Source : Insee, SIASP. Calculs
DGCL.

248
ANNEXE 11 – LES EFFECTIFS ET LES SALAIRES DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES

Tableau 3 – L es effectifs et le volume de travail des collectivités locales par région (2/2)
Effectifs par région selon le type de collectivités, au 31 décembre 2019 en milliers
Organismes Organismes Organismes
communaux intercommunaux départementaux

Communes Établ. EPCI(a) Autres(b) Départe- SDIS(a) CDG et Régions Autres(c) Ensemble
commu- à fiscalité ments CNFPT(a)
naux propre

Auvergne-Rhône-Alpes 114,8 14,4 36,4 8,5 29,1 7,0 1,6 8,6 0,6 221,0
Bourgogne-Franche-Comté 32,0 2,8 12,7 3,5 14,2 2,2 1,2 4,3 0,2 73,1
Bretagne 40,1 13,1 16,1 3,7 14,0 2,4 1,4 4,1 0,4 95,4
Centre-Val de Loire 34,8 2,7 10,5 2,8 11,6 2,1 0,3 3,5 0,2 68,5
Corse 5,8 0,2 1,5 0,6 – 0,6 0,0 4,4 0,1 13,2
Grand-Est 56,4 5,0 28,9 5,4 22,8 4,1 1,2 7,7 0,6 132,1
Hauts-de-France 86,2 9,0 21,9 7,6 27,0 5,6 1,0 9,2 0,4 167,8
Île-de-France 264,1 17,5 19,5 7,1 38,4 5,6 1,7 10,8 3,2 367,9
Normandie 44,5 6,5 16,7 4,8 14,9 2,5 0,8 4,9 0,3 95,9
Nouvelle-Aquitaine 79,4 18,5 31,2 12,4 28,7 5,9 2,7 9,0 1,4 189,1
Occitanie 86,6 15,8 34,0 9,6 32,6 4,7 1,3 7,8 0,6 193,0
Pays de la Loire 48,5 9,5 17,0 2,8 14,8 2,8 0,7 4,0 0,3 100,4
Provence-Alpes-Côte d’Azur 96,3 9,0 23,5 3,0 22,3 7,2 0,7 5,9 0,6 168,5
France métropolitaine 989,7 123,8 269,9 71,7 270,5 52,7 14,7 83,9 8,8 1 885,9
Guadeloupe 9,2 1,3 1,0 0,6 2,1 0,4 0,1 1,4 0,0 16,0
Martinique 5,2 0,5 0,4 0,0 – 0,3 0,1 3,3 0,1 9,9
Guyane 8,5 2,2 0,9 0,3 – 0,3 0,1 4,2 0,1 16,7
La Réunion 21,6 5,4 2,1 0,2 6,0 1,1 0,2 2,9 0,1 39,6
Régions d’outre-mer 44,4 9,4 4,4 1,2 8,1 2,1 0,4 11,8 0,4 82,1
France 1 034,1 133,2 274,4 72,9 278,6 54,8 15,1 95,7 9,2 1 968,0
Champ : France hors Mayotte. Emplois principaux, tous statuts.
Lecture : au 31 décembre 2019, les communes de la région Auvergne-Rhône-Alpes comptent 114 800 agents en emploi principal et leurs
établissements communaux en dénombrent 14 400.
(a) EPCI : établissement public de coopération intercommunale ; SDIS : services départementaux d’incendie et de secours ; CDG : centre
de gestion ; CNFPT : Centre national de la fonction publique territoriale (délégations départementales et services centraux).
(b) SIVOM, SIVU, syndicats mixtes, autres établissements publics intercommunaux.
(c) Caisses de crédit municipal, régies, EPA locaux.
Source : Insee, SIASP. Calculs DGCL.

249
ANNEXE 11 – LES EFFECTIFS ET LES SALAIRES DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES

Effectifs par région selon le statut et la catégorie hiérarchique, au 31 décembre 2019 en milliers
Répartition par statut Répartition par catégorie hiérarchique

Hors bénéficiaires de contrats aidés A B C Non


Contrats Total
(a)
déterminée
Fonction­ Contractuels Autres aidés
naires

Auvergne-Rhône-Alpes 164,9 48,5 5,5 2,1 29,3 26,6 163,4 1,7 221,0
Bourgogne-Franche-Comté 55,5 14,1 2,5 1,0 9,2 8,7 54,6 0,6 73,1
Bretagne 71,9 19,1 3,4 1,0 12,2 11,5 70,7 0,9 95,4
Centre-Val de Loire 53,2 12,1 2,5 0,7 7,9 8,0 52,1 0,6 68,5
Corse 11,2 1,6 0,2 0,1 1,5 1,1 10,5 0,1 13,2
Grand-Est 98,9 26,0 4,3 2,9 17,1 16,2 97,8 1,0 132,1
Hauts-de-France 123,7 30,9 7,6 5,6 19,2 18,3 129,4 0,9 167,8
Île-de-France 265,5 89,6 11,1 1,7 50,6 48,3 264,9 4,2 367,9
Normandie 71,9 19,6 3,3 1,2 10,4 11,8 73,2 0,6 95,9
Nouvelle-Aquitaine 145,2 35,5 5,7 2,7 21,8 20,1 145,9 1,3 189,1
Occitanie 146,9 37,7 5,4 3,0 22,3 20,9 148,6 1,2 193,0
Pays de la Loire 78,0 18,9 2,8 0,7 12,8 12,8 74,0 0,8 100,4
Provence-Alpes-Côte d’Azur 135,1 28,9 2,9 1,6 19,5 19,0 128,8 1,2 168,5
France métropolitaine 1 422,0 382,4 57,1 24,4 233,7 223,3 1 413,8 15,1 1 885,9
Guadeloupe 13,4 2,1 0,3 0,1 1,4 1,1 13,5 0,0 16,0
Martinique 5,9 2,3 0,2 1,4 0,8 0,7 8,4 0,1 9,9
Guyane 11,3 4,3 0,5 0,5 1,6 1,3 12,8 0,9 16,7
La Réunion 15,7 16,6 1,1 6,1 3,1 2,6 33,7 0,1 39,6
Régions d’outre-mer 46,4 25,4 2,2 8,2 6,9 5,8 68,4 1,1 82,1
France 1 468,4 407,7 59,3 32,5 240,6 229,0 1 482,2 16,2 1 968,0
Champ : France hors Mayotte. Emplois principaux. Tous statuts.
Lecture : au 31 décembre 2019, la région Auvergne-Rhône-Alpes compte 164 900 agents fonctionnaires et 48 500 contractuels.
(a) Collaborateurs de cabinet, assistants maternels, apprentis.
Source : Insee, SIASP. Calculs DGCL.

250
ANNEXE 11 – LES EFFECTIFS ET LES SALAIRES DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES

Tableau 4 – L es effectifs et le volume de travail selon le statut


et la catégorie hiérarchique (1/2)
Effectifs des collectivités locales et leur volume de travail
par statut et catégorie hiérarchique en milliers
Effectifs au 31 décembre Volume de travail en équivalents temps plein

2017 2018 2019 Évolution Évolution 2017 2018 2019 Évolution Évolution
2017-2018 2018-2019 2017-2018 2018-2019

Ensemble hors bénéficiaires


de contrats aidés
Fonctionnaires 1 468,8 1 468,3 1 468,4 - 0,0 % + 0,0 % 1 396,4 1 393,8 1 392,1 - 0,2 % - 0,1 %
dont catégorie A 135,6 135,3 180,6 - 0,2 % + 33,4 % 130,2 131,3 172,5 + 0,8 % + 31,4 %
(+ 0,9 %)(a) (- 0,2 %)(a)
dont catégorie B 223,0 224,3 178,3 + 0,6 % - 20,5 % 212,9 212,0 171,3 - 0,4 % - 19,2 %
(- 1,3 %)(a) (+ 0,0 %)(a)
dont catégorie C 1 108,9 1 107,1 1 108,3 - 0,2 % + 0,1 % 1 052,1 1 049,0 1 047,1 - 0,3 % - 0,2 %
Contractuels 376,1 391,1 407,7 + 4,0 % + 4,2 % 324,0 344,3 359,6 + 6,3 % + 4,4 %
dont catégorie A 42,1 44,8 57,9 + 6,5 % + 29,3 % 38,3 39,9 51,1 + 4,2 % + 28,2 %
(+ 8,8 %)(a) (+ 8,3 %)(a)
dont catégorie B 55,5 57,1 50,7 + 2,8 % - 11,2 % 48,4 50,4 43,1 + 4,2 % - 14,6 %
(+ 4,5 %)(a) (+ 1,0 %)(a)
dont catégorie C 263,2 274,6 284,2 + 4,3 % + 3,5 % 222,9 239,7 249,9 + 7,5 % + 4,2 %
Autres 58,3 59,5 59,3 + 1,9 % - 0,3 % 51,5 53,0 53,9 + 2,9 % + 1,5 %
Collaborateurs de cabinet
(cat. A, B ou C) 2,0 1,9 2,3 - 3,3 % + 19,9 % 1,9 1,8 2,1 - 4,6 % + 15,7 %
Assistants maternels (cat. C) 47,2 45,9 44,8 - 2,9 % - 2,4 % 42,7 41,9 40,5 - 1,8 % - 3,5 %
Apprentis (cat. A, B ou C) 9,1 11,7 12,2 n. d.(b) + 4,5 % 6,9 9,3 11,2 n. d.(c) + 21,3 %
Total 1 903,2 1 918,9 1 935,4 + 0,8 % + 0,9 % 1 771,9 1 791,2 1 805,6 + 1,1 % + 0,8 %

Bénéficiaires de contrats
aidés (cat. C) 67,8 38,6 32,5 - 43,0 % - 15,7 % 66,6 35,0 26,2 - 47,5 % - 25,2 %

Ensemble (y compris
bénéficiaires de contrats
aidés) 1 971,0 1 957,5 1 968,0 - 0,7 % + 0,5 % 1 838,6 1 826,2 1 831,7 - 0,7 % + 0,3 %
dont catégorie A 179,6 182,1 240,6 + 1,4 % + 32,1 % 170,4 173,0 225,7 + 1,5 % + 30,4 %
(+ 2,9 %)(a) (+ 1,9 %)(a)
dont catégorie B 278,6 281,4 229,0 + 1,0 % - 18,6 % 261,4 262,4 214,4 + 0,4 % - 18,3 %
(- 0,1 %)(a) (+ 0,2 %)(a)
dont catégorie C 1 495,2 1 477,8 1 482,2 - 1,2 % + 0,3 % 1 391,2 1 374,9 1 375,0 - 1,2 % + 0,0 %
Champ : France hors Mayotte. Emplois principaux pour les effectifs au 31 décembre et ensemble des emplois pour le volume de travail
en équivalents temps plein. Tous statuts.
Lecture : au 31 décembre 2019, les collectivités comptent 1 468 400 agents fonctionnaires. En 2019, le volume de travail généré par
ces collectivités est celui de 1 392 100 agents en équivalents temps plein.
(a) En 2019, les cadres d’emplois d’assistant socio-éducatif, éducateur de jeunes enfants et infirmier de sapeurs pompiers professionnels
changent de catégorie hiérarchique et passent de B à A. Les évolutions entre parenthèses sont calculées à champ constant, sans prendre
en compte ces cadres d’emplois en 2018 et 2019.
(b) n. d. : non disponible. À partir de 2018, les apprentis sont mieux identifiés grâce à un changement de méthodologie. En 2017, ils
sont sous-estimés.
Source : Insee, SIASP. Calculs DGCL.

251
ANNEXE 11 – LES EFFECTIFS ET LES SALAIRES DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES

Tableau 4 – L es effectifs et le volume de travail selon le statut


et la catégorie hiérarchique (2/2)
Effectifs par statut et catégorie hiérarchique selon le type de collectivités,
au 31 décembre 2019 en milliers
Organismes Organismes Organismes
communaux intercommunaux départementaux

Communes Établ. EPCI(a) Autres(b) Départe- SDIS(a) CDG et Régions Autres(c) Ensemble
commu- à fiscalité ments CNFPT(a)
naux propre

Ensemble hors bénéficiaires


de contrats aidés
Fonctionnaires 778,7 81,8 208,0 45,7 209,8 53,4 6,6 79,9 4,5 1 468,4
dont catégorie A 56,7 9,9 31,1 4,9 60,2 5,0 2,3 9,3 1,2 180,6
dont catégorie B 82,9 4,7 35,2 6,2 33,5 7,3 1,7 6,0 0,9 178,3
dont catégorie C 638,6 67,2 141,7 34,6 115,5 41,2 2,6 64,6 2,3 1 108,3
Contractuels 219,7 44,2 59,6 25,2 31,3 1,2 8,4 13,6 4,6 407,7
dont catégorie A 17,7 5,2 11,8 4,4 12,4 0,3 1,2 3,3 1,8 57,9
dont catégorie B 27,1 1,8 11,2 4,0 3,9 0,2 0,8 0,8 1,0 50,7
dont catégorie C 166,2 36,0 34,4 16,3 14,1 0,7 6,2 9,1 1,3 284,2
Autres 16,5 1,7 3,3 0,7 35,3 0,2 0,1 1,5 0,1 59,3
Collaborateurs de cabinet
(cat. A, B ou C) 1,5 0,0 0,3 0,0 0,3 0,0 0,0 0,1 0,0 2,3
Assistants maternels (cat. C) 7,9 1,3 1,2 0,3 33,5 – 0,0 0,6 0,0 44,8
Apprentis (cat. A, B ou C) 7,0 0,4 1,8 0,4 1,5 0,2 0,1 0,7 0,1 12,2
Total 1 015,0 127,8 270,8 71,5 276,4 54,8 15,1 94,9 9,2 1 935,4

Bénéficiaires de contrats
aidés (cat. C) 19,1 5,4 3,6 1,3 2,2 0,0 0,0 0,8 0,0 32,5

Ensemble (y compris
bénéficiaires de contrats
aidés) 1 034,1 133,2 274,4 72,9 278,6 54,8 15,1 95,7 9,2 1 968,0
dont catégorie A 75,7 15,1 43,1 9,2 72,9 5,3 3,4 12,8 3,0 240,6
dont catégorie B 110,0 6,5 46,4 10,2 37,3 7,4 2,4 6,8 2,0 229,0
dont catégorie C 839,0 110,3 182,7 52,9 166,8 42,1 8,9 75,7 3,7 1 482,2
Champ : France hors Mayotte. Emplois principaux. Tous statuts.
Lecture : au 31 décembre 2019, les communes comptent 778 700 agents fonctionnaires.
(a) EPCI : établissement public de coopération intercommunale ; SDIS : services départementaux d’incendie et de secours ; CDG : centre
de gestion ; CNFPT : Centre national de la fonction publique territoriale (délégations départementales et services centraux).
(b) SIVOM, SIVU, syndicats mixtes, autres établissements publics intercommunaux.
(c) Caisses de crédit municipal, régies, EPA locaux.
Source : Insee, SIASP. Calculs DGCL.

252
ANNEXE 11 – LES EFFECTIFS ET LES SALAIRES DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES

Tableau 5 – L es effectifs et le volume de travail selon la filière (1/2)


Effectifs des collectivités locales par filière en milliers
Effectifs au 31 décembre Volume de travail en équivalents temps plein

2017 2018 2019 Évolution Évolution 2017 2018 2019 Évolution Évolution
2017-2018 2018-2019 2017-2018 2018-2019

Administrative 426,7 428,8 431,6 + 0,5 % + 0,6 % 407,0 408,6 411,4 + 0,4 % + 0,7 %
Technique 841,2 850,4 858,1 + 1,1 % + 0,9 % 794,3 804,5 809,4 + 1,3 % + 0,6 %
Culturelle 78,9 79,5 80,2 + 0,8 % + 0,9 % 67,5 67,5 68,7 - 0,0 % + 1,7 %
Sportive 19,0 18,7 18,7 - 1,3 % + 0,1 % 19,1 18,9 19,0 - 1,1 % + 0,4 %
Sociale 167,4 169,7 170,5 + 1,4 % + 0,5 % 150,9 153,4 154,1 + 1,6 % + 0,5 %
Médico-sociale 91,7 91,8 92,2 + 0,2 % + 0,4 % 83,3 83,9 83,8 + 0,6 % - 0,1 %
Médico-technique 2,7 2,6 2,5 - 3,7 % - 2,9 % 2,4 2,3 2,2 - 5,3 % - 2,6 %
Police municipale 23,8 24,0 24,0 + 0,9 % - 0,2 % 23,1 23,4 23,7 + 1,3 % + 1,5 %
Incendie et secours 40,3 40,4 41,3 + 0,3 % + 2,4 % 40,2 40,0 40,8 - 0,3 % + 1,8 %
Animation 128,7 128,0 131,9 - 0,6 % + 3,0 % 110,0 111,9 113,8 + 1,7 % + 1,7 %
Autres cas(a) 24,6 25,4 25,0 + 3,3 % - 1,3 % 22,5 23,8 24,9 + 5,3 % + 4,7 %

Total 1 844,9 1 859,5 1 876,1 + 0,8 % + 0,9 % 1 720,4 1 738,1 1 751,7 + 1,0 % + 0,8 %
Champ : France hors Mayotte. Emplois principaux pour les effectifs au 31 décembre et ensemble des emplois pour le volume de travail
en équivalents temps plein. Fonctionnaires et contratuels.
Note : les bénéficiaires de contrats aidés, les assistants maternels, les apprentis et les collaborateurs de cabinet font l’objet d’un classe-
ment spécifique au sein de la nomenclature des emplois territoriaux. Ils ne sont pas pris en compte dans cette répartition.
Lecture : au 31 décembre 2019, la filière administrative compte 431 600 agents, fonctionnaires et contractuels confondus. En 2019, le
volume de travail généré dans cette filière est celui de 411 400 agents en équivalents temps plein.
(a) Autres agents non classables dans une filière.
Source : Insee, SIASP. Calculs DGCL.

Effectifs par filière selon le statut et la catégorie hiérarchique, au 31 décembre 2019 en milliers
Répartition par statut Répartition par catégorie hiérarchique

Fonction­naires Contractuels A B C Non Total


déterminée

Administrative 357,4 74,2 93,3 85,5 252,8 – 431,6


Technique 701,2 156,9 36,2 57,3 764,6 – 858,1
Culturelle 55,3 25,0 16,5 36,9 26,8 – 80,2
Sportive 13,2 5,5 0,7 16,1 1,9 – 18,7
Sociale 129,4 41,1 56,1 1,8 112,6 – 170,5
Médico-sociale 68,1 24,1 29,6 2,2 60,4 – 92,2
Médico-technique 1,6 0,9 0,2 2,1 0,2 – 2,5
Police municipale 23,5 0,4 0,2 2,4 21,4 – 24,0
Incendie et secours 40,9 0,5 4,0 4,0 33,4 – 41,3
Animation 73,6 58,2 0,3 18,9 112,7 – 131,9
Autres cas(a) 4,2 20,9 1,3 1,9 5,7 16,2 25,0
Total 1 468,4 407,7 238,5 229,0 1 392,5 16,2 1 876,1
Champ : France hors Mayotte. Emplois principaux. Fonctionnaires et contractuels.
Note : les bénéficiaires de contrats aidés, les assistants maternels et les apprentis font l’objet d’un classement spécifique au sein de la
nomenclature des emplois territoriaux. Ils ne sont pas pris en compte dans cette répartition.
Lecture : au 31 décembre 2019, parmi les 431 600 fonctionnaires et contractuels travaillant dans la filière administrative, 93 300
sont de catégorie A.
(a) Autres agents non classables dans une filière.
Source : Insee, SIASP. Calculs DGCL.

253
ANNEXE 11 – LES EFFECTIFS ET LES SALAIRES DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES

Tableau 5 - L es effectifs et le volume de travail selon la filière (2/2)


Effectifs des collectivités locales par filière selon le type de collectivités,
au 31 décembre 2019 en milliers
Organismes Organismes Organismes
communaux intercommunaux départementaux

Communes Établ. EPCI(a) Autres(b) Départe- SDIS(a) CDG et Régions Autres(c) Total
commu- à fiscalité ments CNFPT(a)
naux propre

Administrative 216,3 18,8 71,5 14,5 71,9 6,5 7,7 21,2 3,1 431,6
Technique 482,7 24,5 127,5 38,1 105,2 4,9 3,6 69,8 1,7 858,1
Culturelle 48,0 0,1 19,6 2,5 5,3 0,0 1,4 0,5 2,9 80,2
Sportive 11,8 0,1 5,8 0,6 0,3 0,0 0,1 0,0 0,0 18,7
Sociale 68,7 45,2 12,9 8,1 34,4 0,0 0,6 0,6 0,1 170,5
Médico-sociale 33,5 27,9 7,9 2,9 18,7 0,0 0,7 0,4 0,2 92,2
Médico-technique 0,6 0,4 0,1 0,1 1,2 0,0 0,0 0,0 0,0 2,5
Police municipale 23,2 0,0 0,7 0,1 – – 0,0 – 0,0 24,0
Incendie et secours 0,1 0,0 0,0 0,0 0,0 41,2 – 0,0 – 41,3
Animation 101,8 6,3 18,6 3,1 0,9 0,0 0,4 0,1 0,5 131,9
Autres cas(d) 11,8 2,5 3,1 0,9 3,1 1,9 0,4 0,8 0,5 25,0
Total 998,5 126,0 267,6 70,9 241,1 54,6 15,0 93,5 9,1 1 876,1
Champ : France hors Mayotte. Emplois principaux. Fonctionnaires et contractuels.
Lecture : au 31 décembre 2019, dans les communes, 216 300 agents, fonctionnaires ou contractuels, travaillent dans la filière administrative.
Note : les bénéficiaires de contrats aidés, les assistants maternels et familiaux et les apprentis font l’objet d’un classement spécifique au
sein de la nomenclature des emplois territoriaux. Ils ne sont pas pris en compte dans cette répartition.
(a) EPCI : établissement public de coopération intercommunale ; SDIS : services départementaux d’incendie et de secours ; CDG :
centre de gestion ; CNFPT : Centre national de la fonction publique territoriale (délégations départementales et services cen-
traux).    (b) SIVOM, SIVU, syndicats mixtes, autres établissements publics intercommunaux.     (c) Caisses de crédit municipal,
régies, EPA locaux.    (d) Autres agents non classables dans une filière.
Source : Insee, SIASP. Calculs DGCL.

Part de fonctionnaires selon la filière et le type de collectivité, au 31 décembre 2019 en %


Organismes Organismes Organismes
communaux intercommunaux départementaux Évolution
2018-2019
Communes Établ. EPCI (a)
Autres (b)
Départe- SDIS(a)
CDG et Régions Autres(c) Total
(en point
commu- à fiscalité ments CNFPT(a) de %)
naux propre

Administrative 84,1 81,6 80,1 66,9 87,3 95,1 67,8 81,9 51,8 82,8 - 0,7
Technique 81,2 63,3 82,8 68,1 90,1 90,9 24,1 87,5 58,3 81,7 - 1,0
Culturelle 67,9 32,5 74,1 57,9 87,4 77,8 11,4 89,4 51,4 68,9 + 0,2
Sportive 74,5 55,9 64,0 55,2 84,7 50,0 39,0 77,5 57,9 70,5 - 1,6
Sociale 82,7 64,0 70,8 59,2 85,0 92,9 9,5 82,0 25,8 75,9 - 1,2
Médico-sociale 79,1 65,5 73,5 60,0 81,3 42,1 23,9 74,3 40,9 73,8 - 0,6
Médico-technique 41,6 35,0 58,1 27,6 88,9 70,6 66,7 71,8 66,7 64,2 - 2,1
Police municipale 98,4 100,0 99,5 52,3 – – 100,0 – – 98,2 + 2,3

Incendie et secours 13,1 22,9 42,9 8,3 – 99,1 – – 98,9 + 0,4
Animation 55,3 52,7 60,5 53,4 72,0 100,0 6,6 96,3 47,9 55,8 + 0,4
Autres cas(d) 7,7 3,2 3,0 3,9 35,5 98,3 3,7 5,4 3,4 16,7 - 0,6
Total 78,0 64,9 77,7 64,5 87,0 97,8 43,9 85,5 49,5 78,3 - 0,7
Champ : France hors Mayotte. Emplois principaux. Fonctionnaires et contractuels.
Lecture : au 31 décembre 2019, dans les communes, parmi les fonctionnaires et contractuels en emploi principal, 84,1 % sont fonctionnaires.
Note : les bénéficiaires de contrats aidés, les assistants maternels, les apprentis et les collaborateurs de cabinet font l’objet d’un classe-
ment spécifique au sein de la nomenclature des emplois territoriaux. Ils ne sont pas pris en compte dans cette répartition.
(a) EPCI : établissement public de coopération intercommunale ; SDIS : services départementaux d’incendie et de secours ; CDG :
centre de gestion ; CNFPT : Centre national de la fonction publique territoriale (délégations départementales et services cen-
traux).    (b) SIVOM, SIVU, syndicats mixtes, autres établissements publics intercommunaux.     (c) Caisses de crédit municipal,
régies, EPA locaux.    (d) Autres agents non classables dans une filière.
Source : Insee, SIASP. Calculs DGCL.

254
ANNEXE 11 – LES EFFECTIFS ET LES SALAIRES DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES

Tableau 6 – L es effectifs et le volume de travail des collectivités locales


selon l’ âge (1/2)
Effectifs et volume de travail des collectivités locales par âge en milliers
Effectifs au 31 décembre Volume de travail en équivalents temps plein

2017 2018 2019 Évolution Évolution 2017 2018 2019 Évolution Évolution
2017-2018 2018-2019 2017-2018 2018-2019

Moins de 25 ans 90,1 84,6 85,4 - 6,1 % + 0,9 % 79,3 74,2 75,2 - 6,4 % + 1,3 %
De 25 à 29 ans 131,8 126,1 124,2 - 4,3 % - 1,5 % 120,7 115,4 112,5 - 4,4 % - 2,5 %
De 30 à 39 ans 377,9 375,3 376,6 - 0,7 % + 0,4 % 346,1 343,3 342,8 - 0,8 % - 0,1 %
De 40 à 49 ans 578,0 567,8 562,0 - 1,8 % - 1,0 % 538,8 529,0 522,5 - 1,8 % - 1,2 %
De 50 à 54 ans 338,1 333,2 329,4 - 1,5 % - 1,2 % 316,0 311,7 307,8 - 1,4 % - 1,2 %
De 55 à 59 ans 310,9 317,8 325,9 + 2,2 % + 2,6 % 290,6 297,4 304,6 + 2,3 % + 2,4 %
De 60 ans et plus 144,2 152,7 164,5 + 5,9 % + 7,7 % 147,0 155,2 166,3 + 5,6 % + 7,2 %

Total 1 971,0 1 957,5 1 968,0 - 0,7 % + 0,5 % 1 838,6 1 826,2 1 831,7 - 0,7 % + 0,3 %
Champ : France hors Mayotte. Emplois principaux pour les effectifs au 31 décembre et ensemble des emplois pour le volume de travail
en équivalents temps plein. Tous statuts.
Lecture : au 31 décembre 2019, 85 400 agents des collectivités locales avaient moins de 25 ans.
Source : Insee, SIASP. Calculs DGCL.

Pyramides des âges en 2009 et 2019


Âge en années

HOMMES FEMMES
65

55

45

35

25
2019
2009

15

30 000 20 000 10 000 0 0 10 000 20 000 30 000 40 000


Champ : France hors Mayotte. Emplois principaux. Tous statuts.
Lecture : au 31 décembre 2019, les collectivités locales comptent 8 100 agents de sexe masculin âgés de 25 ans.
Source : Insee, SIASP. Calculs DGCL.

255
ANNEXE 11 – LES EFFECTIFS ET LES SALAIRES DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES

Tableau 6 – L es effectifs et le volume de travail des collectivités locales


selon l’ âge (2/2)
Répartition des effectifs par âge, selon le statut et le type de collectivités,
au 31 décembre 2019  en %
Organismes Organismes Organismes
communaux intercommunaux départementaux

Communes Établ. EPCI(a) Autres(b) Départe- SDIS(a) CDG et Régions Autres(c) Total
commu- à fiscalité ments CNFPT(a)
naux propre
Ensemble
(y compris contrats aidés) 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
Moins de 25 ans 4,9 6,1 4,7 5,0 2,0 3,2 6,3 1,9 3,9 4,3
De 25 à 29 ans 6,5 7,2 7,4 7,9 4,3 6,4 9,4 3,6 9,2 6,3
De 30 à 39 ans 18,5 19,0 22,6 22,3 16,7 28,9 22,1 13,9 24,8 19,1
De 40 à 49 ans 27,7 26,8 30,3 28,9 29,0 37,4 27,8 28,4 27,1 28,6
De 50 à 54 ans 16,8 16,7 14,8 15,2 18,3 12,5 13,4 21,5 14,1 16,7
De 55 à 59 ans 17,1 16,0 13,9 14,2 18,9 9,2 11,6 20,3 12,0 16,6
De 60 ans et plus 8,5 8,2 6,3 6,5 10,9 2,5 9,3 10,4 8,9 8,4
dont fonctionnaires 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
Moins de 25 ans 0,9 0,8 1,0 1,0 0,4 2,4 0,3 0,3 0,7 0,8
De 25 à 29 ans 4,2 3,8 4,6 4,6 2,8 6,1 3,5 2,1 4,5 4,0
De 30 à 39 ans 17,4 17,3 21,4 20,6 16,6 29,1 21,8 12,2 21,6 18,1
De 40 à 49 ans 30,0 29,2 33,3 32,5 31,0 37,9 33,6 28,8 28,9 30,9
De 50 à 54 ans 18,9 19,7 16,8 17,8 19,5 12,6 16,8 23,3 17,5 18,7
De 55 à 59 ans 19,5 19,8 16,0 16,6 20,0 9,3 14,8 22,2 15,4 18,7
De 60 ans et plus 9,1 9,4 7,0 6,8 9,7 2,5 9,1 11,2 11,2 8,7
dont contractuels 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
Moins de 25 ans 15,4 14,4 14,0 10,1 10,4 23,8 10,5 5,8 5,7 13,9
De 25 à 29 ans 14,3 12,8 16,5 13,6 17,7 18,8 13,9 11,7 13,6 14,6
De 30 à 39 ans 23,4 22,6 28,1 26,0 28,3 22,6 22,5 24,8 28,4 24,6
De 40 à 49 ans 21,5 23,2 21,8 23,4 22,2 19,5 23,5 28,0 25,9 22,2
De 50 à 54 ans 10,0 11,3 8,5 11,1 8,7 8,0 10,8 12,8 10,9 10,0
De 55 à 59 ans 8,8 9,5 7,1 9,9 7,1 4,6 9,3 10,9 8,8 8,6
De 60 ans et plus 6,4 6,1 4,1 5,9 5,7 2,8 9,5 5,9 6,7 6,0
Champ : France hors Mayotte. Emplois principaux. Tous statuts.
Lecture : au 31 décembre 2019, dans les communes, 4,9 % des agents ont moins de 25 ans.
(a) EPCI : établissement public de coopération intercommunale ; SDIS : services départementaux d’incendie et de secours ; CDG : centre de
gestion ; CNFPT : Centre national de la fonction publique territoriale (délégations départementales et services centraux).     (b) SIVOM,
SIVU, syndicats mixtes, autres établissements publics intercommunaux.     (c) Caisses de crédit municipal, régies, EPA locaux.
Source : Insee, SIASP. Calculs DGCL.

Effectifs des collectivités locales par âge selon le statut et la catégorie hiérarchique,
au 31 décembre 2019  en milliers
Répartition par statut Répartition par catégorie hiérarchique

Hors bénéficiaires de contrats aidés Contrats A B C Non Total


aidés déterminée
Fonctionnaires Contractuels Autres(a)
Moins de 25 ans 12,4 56,6 10,8 5,6 3,3 6,4 73,2 2,5 85,4
De 25 à 29 ans 58,4 59,5 1,9 4,4 14,0 12,2 96,0 2,0 124,2
De 30 à 39 ans 266,3 100,4 3,9 6,0 54,4 44,5 274,4 3,3 376,6
De 40 à 49 ans 453,3 90,6 11,8 6,3 76,8 71,8 410,0 3,4 562,0
De 50 à 54 ans 274,9 40,9 9,7 3,8 33,1 36,9 257,7 1,6 329,4
De 55 à 59 ans 275,3 35,2 11,1 4,4 34,6 38,2 251,6 1,6 325,9
De 60 ans et plus 127,9 24,4 10,1 2,1 24,4 19,0 119,3 1,8 164,5
Total 1 468,4 407,7 59,3 32,5 240,6 229,0 1 482,2 16,2 1 968,0
Champ : France hors Mayotte. Emplois principaux. Tous statuts.
Lecture : au 31 décembre 2019, parmi les 85 400 agents ayant moins de 25 ans, 12 400 sont fonctionnaires.
(a) Collaborateurs de cabinet, assistants maternels, apprentis.
Source : Insee, SIASP. Calculs DGCL.

256
ANNEXE 11 – LES EFFECTIFS ET LES SALAIRES DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES

Tableau 7 – L’ emploi dans les collectivités locales


selon le nombre d ’ agents employés (1/3)
Répartition des collectivités locales et des emplois
selon la taille des collectivités, au 31 décembre 2019  effectifs en milliers ; répartition en %
Taille de la collectivité Emplois principaux
(en nombre d’agents Collectivités(a) Emplois secondaires Total des emplois
en emploi principal Hors bénéficiaires Bénéficiaires
hors contrats aidés) de contrats aidés de contrats aidés

Effectif Répartition Effectif Répartition Effectif Répartition Effectif Répartition Effectif Répartition

Aucun agent 4 338 10,2 s. o. s. o. 1,0 3,1 4,9 11,8 5,9 0,3
de 1 à 4 agents 16 665 39,0 36,5 1,9 2,4 7,4 5,8 13,8 44,6 2,2
de 5 à 9 agents 7 611 17,8 50,6 2,6 2,2 6,6 2,1 5,0 54,8 2,7
de 10 à 19 agents 5 111 12,0 68,7 3,5 2,7 8,4 1,5 3,6 72,9 3,6
de 20 à 49 agents 4 021 9,4 126,8 6,6 4,2 12,8 2,5 6,0 133,5 6,6
de 50 à 99 agents 2 199 5,1 153,0 7,9 4,0 12,4 3,0 7,3 160,0 8,0
de 100 à 249 agents 1 568 3,7 241,9 12,5 5,3 16,2 4,3 10,3 251,5 12,5
de 250 à 349 agents 323 0,8 95,5 4,9 1,5 4,6 1,6 3,8 98,6 4,9
de 350 à 999 agents 574 1,3 323,8 16,7 3,3 10,3 5,5 13,1 332,6 16,6
1 000 agents et plus 309 0,7 838,7 43,3 6,0 18,3 10,5 25,2 855,2 42,6

Total 42 719 100,0 1 935,4 100,0 32,5 100,0 41,8 100,0 2 009,7 100,0
Champ : France hors Mayotte. Emplois principaux et secondaires. Tous statuts.
Lecture : au 31 décembre 2019, 4 338 collectivités locales n’emploient aucun agent en emploi principal (hors contrats aidés). Ces
collectivités comptent 5 900 agents en contrat aidé ou dont l’emploi est secondaire pour eux.
s. o. : sans objet.
(a) Collectivités locales employant au moins un agent en emploi principal ou secondaire.
Source : Insee, SIASP. Calculs DGCL.

Nombre d’emplois principaux selon la taille des collectivités,


par statut et catégorie hiérarchique, au 31 décembre 2019  en milliers
Taille de la collectivité Répartition par statut Répartition par catégorie hiérarchique
(en nombre d’agents
en emploi principal Hors bénéficiaires de contrats aidés Contrats A B C Non Total
hors contrats aidés) aidés déterminée
Fonctionnaires Contractuels Autres(a)

Aucun agent s. o. s. o. s. o. 1,0 s. o. s. o. 1,0 s. o. 1,0


de 1 à 4 agents 26,3 10,1 0,1 2,4 2,4 2,7 33,5 0,1 38,9
de 5 à 9 agents 37,4 12,9 0,3 2,2 2,6 3,4 46,5 0,2 52,7
de 10 à 19 agents 53,5 14,7 0,5 2,7 3,7 5,1 62,3 0,2 71,4
de 20 à 49 agents 95,8 29,9 1,1 4,2 10,1 11,9 108,5 0,6 131,0
de 50 à 99 agents 110,6 40,8 1,6 4,0 13,2 15,6 127,3 0,9 157,0
de 100 à 249 agents 175,3 62,9 3,6 5,3 21,3 27,5 195,7 2,5 247,2
de 250 à 349 agents 70,9 23,3 1,3 1,5 8,3 12,0 75,1 1,6 97,0
de 350 à 999 agents 241,8 75,8 6,3 3,3 33,2 41,6 249,3 3,1 327,2
1 000 agents et plus 656,9 137,3 44,5 6,0 145,7 109,1 583,0 6,8 844,7

Ensemble des emplois


principaux 1 468,4 407,7 59,3 32,5 240,6 229,0 1 482,2 16,2 1 967,0
Champ : France hors Mayotte. Emplois principaux. Tous statuts.
Lecture : au 31 décembre 2019, dans les collectivités locales employant entre 1 et 4 agents en emploi principal, hors contrats aidés,
33 500 agents de catégorie C sont en emploi principal (y compris contrats aidés). Parmi eux, 2 400 sont des bénéficiaires de contrats
aidés.
s. o. : sans objet.
(a) Collaborateurs de cabinet, assistants maternels, apprentis.
Source : Insee, SIASP. Calculs DGCL.

257
ANNEXE 11 – LES EFFECTIFS ET LES SALAIRES DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES

Tableau 7 – L’ emploi dans les collectivités locales


selon le nombre d ’ agents employés (2/3)
Nombre d’emplois principaux hors contrats aidés
selon la taille des collectivités et leur type, au 31 décembre 2019 nombre d’emplois en milliers
Taille de la collectivité Organismes Organismes Organismes
(en nombre d’agents Nombre communaux intercommunaux départementaux
en emploi principal de
EPCI(b) Autres(c) SDIS(b) Régions Autres(d) Total
hors contrats aidés) collectivités Communes Établ. Départe- CDG et
(a) commu- à fiscalité ments CNFPT(b)
naux propre

de 1 à 4 agents 16 665 28,5 1,5 0,0 6,3 – – – – 0,1 36,5


de 5 à 9 agents 7 611 37,9 2,7 0,2 9,5 – – – – 0,4 50,6
de 10 à 19 agents 5 111 53,2 5,8 1,2 7,8 – – 0,1 – 0,5 68,7
de 20 à 49 agents 4 021 80,2 20,1 9,7 13,9 – 0,0 1,1 – 1,9 126,8
de 50 à 99 agents 2 199 82,3 32,8 23,0 11,9 – – 1,4 – 1,5 153,0
de 100 à 249 agents 1 568 139,8 30,1 48,8 12,8 – 4,2 4,3 – 2,1 241,9
de 250 à 349 agents 323 57,6 8,4 18,3 4,9 – 4,8 1,2 – 0,3 95,5
de 350 à 999 agents 574 209,1 17,7 66,8 2,7 3,5 19,4 3,5 – 1,3 323,8
1 000 agents et plus 309 326,5 8,8 102,8 1,7 272,9 26,5 3,5 94,9 1,2 838,7

Emplois principaux
hors contrats aidés 38 381 1 015,0 127,8 270,8 71,5 276,4 54,8 15,1 94,9 9,2 1 935,4
Champ : France hors Mayotte. Emplois principaux. Tous statuts, hors contrats aidés.
Lecture : au 31 décembre 2019, les 16 665 collectivités locales employant entre 1 et 4 agents en emploi principal (hors contrats aidés)
comptabilisent 36 500 agents en emploi principal hors contrats aidés. Parmi eux, 28 500 sont employés par des communes.
(a) Collectivités locales employant au moins un agent en emploi principal hors contrats aidés.     (b) EPCI : établissement public
de coopération intercommunale ; SDIS : services départementaux d’incendie et de secours ; CDG : centre de gestion ; CNFPT : Centre
national de la fonction publique territoriale (délégations départementales et services centraux).     (c) SIVOM, SIVU, syndicats mixtes,
autres établissements publics intercommunaux.     (d) Caisses de crédit municipal, régies, EPA locaux.
Source : Insee, SIASP. Calculs DGCL.

Nombre de bénéficiaires de contrats aidés


selon la taille des collectivités et leur type, au 31 décembre 2019 nombre d’emplois en milliers
Taille de la collectivité Organismes Organismes Organismes
(en nombre d’agents Nombre communaux intercommunaux départementaux
en emploi principal de
EPCI(b) Autres(c) SDIS(b) Régions Autres(d) Total
hors contrats aidés) collectivités Communes Établ. Départe- CDG et
(a) commu- à fiscalité ments CNFPT(b)
naux propre

Aucun agent 334 0,3 0,6 – 0,0 – – – – 0,0 1,0


de 1 à 4 agents 1 476 1,7 0,4 – 0,3 – – – – – 2,4
de 5 à 9 agents 1 233 1,8 0,2 0,0 0,2 – – – – 0,0 2,2
de 10 à 19 agents 1 189 2,1 0,5 0,0 0,1 – – – – 0,0 2,7
de 20 à 49 agents 1 226 2,4 1,1 0,4 0,2 – 0,0 0,0 – 0,0 4,2
de 50 à 99 agents 836 2,0 0,9 0,8 0,2 – – 0,0 – 0,0 4,0
de 100 à 249 agents 680 3,0 1,1 1,0 0,1 – 0,0 0,0 – 0,0 5,3
de 250 à 349 agents 157 0,8 0,3 0,3 0,1 – 0,0 – – – 1,5
de 350 à 999 agents 269 2,4 0,3 0,6 0,0 0,0 0,0 – – – 3,3
1 000 agents et plus 164 2,5 0,1 0,5 – 2,2 0,0 0,0 0,8 – 6,0

Bénéficaires
de contrats aidés 7 564 19,1 5,4 3,6 1,3 2,2 0,0 0,0 0,8 0,0 32,5
Champ : France hors Mayotte. Emplois principaux. Contrats aidés.
Lecture : au 31 décembre 2019, les 334 collectivités locales employant au moins un contrat aidé et aucun agent en emploi principal
(hors contrats aidés) emploient 1 000 bénéficiaires de contrats aidés. Parmi eux, 300 sont employés par des communes.
(a) Collectivités locales employant au moins un agent en contrat aidé.     (b) EPCI : établissement public de coopération intercommu-
nale ; SDIS : services départementaux d’incendie et de secours ; CDG : centre de gestion ; CNFPT : Centre national de la fonction publique
territoriale (délégations départementales et services centraux).     (c) SIVOM, SIVU, syndicats mixtes, autres établissements publics
intercommunaux.    (d) Caisses de crédit municipal, régies, EPA locaux.
Source : Insee, SIASP. Calculs DGCL.

258
ANNEXE 11 – LES EFFECTIFS ET LES SALAIRES DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES

Tableau 7 – L’ emploi dans les collectivités locales


selon le nombre d ’ agents employés (3/3)
Nombre d’emplois secondaires selon la taille des collectivités et leur type,
au 31 décembre 2019 nombre d’emplois en milliers
Taille de la collectivité Organismes Organismes Organismes
(en nombre d’agents Nombre communaux intercommunaux départementaux
en emploi principal de
EPCI(b) Autres(c) SDIS(b) Régions Autres(d) Total
hors contrats aidés) collectivités Communes Établ. Départe- CDG et
(a) commu- à fiscalité ments CNFPT(b)
naux propre

Aucun agent 4 215 4,1 0,1 – 0,8 – – – – 0,0 4,9


de 1 à 4 agents 5 079 4,7 0,1 0,0 1,0 – – – – 0,0 5,8
de 5 à 9 agents 1 670 1,2 0,2 0,0 0,7 – – – – 0,0 2,1
de 10 à 19 agents 1 090 0,9 0,2 0,1 0,3 – – 0,0 – 0,0 1,5
de 20 à 49 agents 1 412 1,2 0,4 0,3 0,3 – 0,0 0,0 – 0,1 2,5
de 50 à 99 agents 1 295 1,4 0,6 0,8 0,2 – – 0,1 – 0,1 3,0
de 100 à 249 agents 1 158 2,1 0,5 1,3 0,2 – 0,0 0,2 – 0,1 4,3
de 250 à 349 agents 285 1,0 0,1 0,4 0,0 – 0,0 0,1 – 0,0 1,6
de 350 à 999 agents 534 3,4 0,2 1,5 0,0 0,0 0,0 0,3 – 0,0 5,5
1 000 agents et plus 303 6,1 0,1 0,8 0,0 2,2 0,0 1,1 0,2 0,0 10,5

Ensemble des emplois


secondaires 17 041 26,1 2,3 5,2 3,5 2,3 0,1 1,7 0,2 0,4 41,8
Champ : France hors Mayotte. Emplois secondaires.
Lecture : au 31 décembre 2019, les 4 215 collectivités locales n’employant aucun agent en emploi principal, hors contrats aidés,
emploient 4 900 agents en emploi secondaire. Parmi eux, 4 100 sont employés par des communes.
(a) Collectivités locales employant au moins un agent sur un emploi secondaire.     (b) EPCI : établissement public de coopération
intercommunale ; SDIS : services départementaux d’incendie et de secours ; CDG : centre de gestion ; CNFPT : Centre national de la
fonction publique territoriale (délégations départementales et services centraux).     (c) SIVOM, SIVU, syndicats mixtes, autres établis-
sements publics intercommunaux.    (d) Caisses de crédit municipal, régies, EPA locaux.
Source : Insee, SIASP. Calculs DGCL.

Nombre d’emplois secondaires selon la taille des collectivités,


par statut et catégorie hiérarchique, au 31 décembre 2019 en milliers
Taille de la collectivité Répartition par statut Répartition par catégorie hiérarchique
(en nombre d’agents
en emploi principal Hors bénéficiaires de contrats aidés Contrats A B C Non Total
hors contrats aidés) aidés déterminée
Fonctionnaires Contractuels Autres(a)

Aucun agent 3,5 1,4 0,0 0,0 0,8 0,7 3,2 0,2 4,9
de 1 à 4 agents 4,1 1,7 0,0 0,0 0,6 0,6 4,4 0,2 5,8
de 5 à 9 agents 1,3 0,8 0,0 0,0 0,1 0,2 1,6 0,1 2,1
de 10 à 19 agents 0,8 0,7 0,0 0,0 0,2 0,2 1,0 0,1 1,5
de 20 à 49 agents 0,9 1,5 0,0 0,0 0,4 0,5 1,3 0,4 2,5
de 50 à 99 agents 1,0 2,0 0,0 0,0 0,4 0,8 1,3 0,5 3,0
de 100 à 249 agents 1,5 2,8 0,0 0,0 0,5 1,4 1,6 0,8 4,3
de 250 à 349 agents 0,6 1,0 0,0 - 0,2 0,6 0,5 0,3 1,6
de 350 à 999 agents 1,7 3,6 0,1 0,0 0,9 1,5 1,6 1,5 5,5
1 000 agents et plus 1,9 7,4 1,3 0,0 1,8 1,6 5,1 2,1 10,5

Ensemble des emplois


secondaires 17,2 23,0 1,4 0,1 5,8 8,2 21,6 6,1 41,8
Champ : France hors Mayotte. Emplois secondaires.
Lecture : au 31 décembre 2019, les collectivités locales n’employant aucun agent en emploi principal hors contrats aidés, emploient
4 900 agents en emploi secondaire dont 800 de catégorie A.
(a) Collaborateurs de cabinet, assistants maternels, apprentis.
Source : Insee, SIASP. Calculs DGCL.

259
ANNEXE 11 – LES EFFECTIFS ET LES SALAIRES DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES

Tableau 8 – L’ emploi dans les collectivités locales selon le nombre d ’ habitants (1/4)
Emplois et indicateurs sur les communes par strate démographique, au 31 décembre 2019 
Strate démographique Emplois au 31 décembre 2019 Indicateurs sur
de la commune (en milliers) les emplois principaux Taux
d’adminis-
Volume
Nombre Emplois principaux tration
de travail
de Total (en EQTP(b)
Hors béné­ Contrats Emplois Effectif Dernier en EQTP(b)
communes des pour
ficiaires aidés secondaires moyen décile(a) (en milliers)
emplois 1 000 hab. ;
de contrats en %)
aidés
Moins de 100 hab. 1 857 1,0 0,1 1,4 2,6 1 2 1,4 6,7
de 100 à 199 hab. 4 505 4,8 0,3 3,0 8,2 1 3 4,6 6,1
de 200 à 499 hab. 9 084 22,9 1,2 3,8 27,9 2 5 19,8 6,5
de 500 à 999 hab. 6 490 39,6 1,8 1,6 43,0 6 10 35,5 7,7
de 1 000 à 1 999 hab. 4 483 59,6 2,4 1,2 63,1 13 21 55,3 8,8
de 2 000 à 3 499 hab. 2 216 64,9 2,1 1,0 68,0 30 47 61,7 10,6
de 3 500 à 4 999 hab. 954 52,7 1,3 0,8 54,8 56 84 50,3 12,6
de 5 000 à 9 999 hab. 1 176 125,5 2,8 1,9 130,1 109 172 119,0 14,5
de 10 000 à 19 999 hab. 525 129,0 2,1 2,2 133,2 249 372 122,6 16,9
de 20 000 à 49 999 hab. 340 207,0 2,1 3,6 212,7 616 922 196,0 19,0
de 50 000 à 79 999 hab. 71 92,5 1,1 1,7 95,4 1 318 1 800 88,4 20,1
de 80 000 à 99 999 hab. 15 29,2 0,5 0,6 30,3 1 978 2 409 27,7 20,6
de 100 000 à 299 999 hab. 36 85,6 1,0 1,1 87,7 2 406 3 641 80,7 14,8
300 000 hab. et plus 6 100,9 0,3 2,2 103,4 16 874 60 801 94,3 20,0
Total 31 758 1 015,1 19,1 26,1 1 060,3 36 49 957,3 14,4
Champ : France hors Mayotte. Communes ayant au moins un agent y travaillant, emplois principaux et secondaires confondus.
Ensemble des emplois pour le volume de travail en EQTP et pour le taux d’administration. Tous statuts.
Lecture : au 31 décembre 2019, les 1 857 communes de moins de 100 habitants dans lesquelles au moins un agent travaille comptent
1 100 agents en emploi principal, dont 100 bénéficaires de contrats aidés.
Note : ici, pour une commune donnée, on compte les emplois exercés en son sein, qu’elle soit l’employeur ou non.
(a) Le dernier décile est la valeur pour laquelle 10 % des observations sont au-dessus de cette valeur. Par exemple, ici, 10 % des 1 857
communes de moins de 100 habitants comptent plus de 2 agents.     (b) EQTP : équivalent temps plein.
Source : Insee, SIASP. Recensement de la population 2021. Calculs DGCL.

Emplois et indicateurs sur les établissements communaux(a) par strate démographique,


au 31 décembre 2019
Strate démographique Emplois au 31 décembre 2019 Indicateurs sur
Taux
de la commune du siège Nombre de (en milliers) les emplois principaux
d’adminis-
de l’établissement Nombre communes Volume
Emplois principaux tration
communal d’établ. accueillant de travail
Total (en EQTP(c)
commu- des établ. Hors béné­ Contrats Emplois Effectif Dernier en EQTP(c)
des pour
naux commu- ficiaires aidés secondaires moyen décile(b) (en milliers)
emplois 1 000 hab. ;
naux de contrats
en %)
aidés
Moins de 100 hab. s. s. s. s. s. s. s. s. s. s.
de 100 à 199 hab. s. s. s. s. s. s. s. s. s. s.
de 200 à 499 hab. 36 36 0,3 0,0 0,0 0,4 10 39 0,3 14,4
de 500 à 999 hab. 120 116 2,6 0,1 0,1 2,7 22 62 2,3 18,3
de 1 000 à 1 999 hab. 284 273 6,1 0,2 0,1 6,4 23 60 5,5 9,8
de 2 000 à 3 499 hab. 386 380 8,3 0,3 0,2 8,7 23 61 7,4 5,3
de 3 500 à 4 999 hab. 320 311 5,8 0,2 0,1 6,1 19 57 5,2 3,2
de 5 000 à 9 999 hab. 660 633 14,5 0,7 0,3 15,5 23 63 13,3 2,6
de 10 000 à 19 999 hab. 435 402 16,1 0,7 0,3 17,0 38 90 14,5 2,3
de 20 000 à 49 999 hab. 356 298 20,7 1,8 0,5 23,1 65 163 20,2 1,8
de 50 000 à 79 999 hab. 80 66 9,1 0,5 0,2 9,8 122 255 8,9 1,8
de 80 000 à 99 999 hab. 16 14 3,3 0,2 0,0 3,5 219 481 3,2 2,2
de 100 000 à 299 999 hab. 46 30 12,8 0,3 0,1 13,1 283 647 11,6 1,6
300 000 hab. et plus 28 6 13,0 0,0 0,2 13,2 465 807 11,6 0,2
Total 2 767 2 565 112,5 5,0 2,1 119,5 43 87 249,5 1,2
Champ : France hors Mayotte. Établissements communaux ayant au moins un agent y travaillant, emplois principaux et secondaires
confondus. Ensemble des emplois pour le volume de travail en EQTP et pour le taux d’administration. Tous statuts.
Lecture : au 31 décembre 2019, les 36 établissements communaux dans lesquels au moins un agent travaille et se situant dans des
communes de 200 à 499 habitants comptent 300 agents en emploi principal hors contrats aidés.
Note : ici, pour un établissement communal donné, on compte les emplois exercés en son sein, qu’il soit l’employeur ou non.
s. : soumis au secret statistique.
(a) Centres communaux d’action sociale (CCAS), caisses des écoles (CDE) et communes associées et déléguées.     (b) Le dernier décile
est la valeur pour laquelle 10 % des observations sont au dessus. Par exemple, ici, 10 % des 284 établissements communaux ayant entre
1 000 et 1 999 habitants comptent plus de 60 agents.     (c) EQTP : équivalent temps plein.
Source : Insee, SIASP. Recensement de la population 2021. Calculs DGCL.

260
ANNEXE 11 – LES EFFECTIFS ET LES SALAIRES DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES

Tableau 8 – L’ emploi dans les collectivités locales selon le nombre d ’ habitants (2/4)
Emplois et indicateurs sur les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI)
à fiscalité propre par strate démographique, au 31 décembre 2019 
Strate démographique Emplois au 31 décembre 2019 Indicateurs sur
de l’intercommunalité(a) (en milliers) les emplois principaux Taux
d’adminis-
Nombre Volume
Emplois principaux tration
d’EPCI de travail
Total (en EQTP(c)
à fiscalité Hors béné­ Contrats Emplois Effectif Dernier en EQTP(c)
des pour
propre ficiaires aidés secondaires moyen décile(b) (en milliers)
emplois 1 000 hab. ;
de contrats en %)
aidés

Moins de 5 000 hab. 4 0,2 0,0 0,0 0,2 39 60 0,1 7,1


de 5 000 à 14 999 hab. 337 14,8 0,5 0,5 15,8 45 89 13,7 4,4
de 15 000 à 29 999 hab. 432 35,3 1,0 1,1 37,4 83 157 32,9 3,5
de 30 000 à 49 999 hab. 199 29,9 0,5 0,8 31,2 153 281 27,9 3,6
de 50 000 à 99 999 hab. 149 43,0 0,5 0,9 44,4 292 542 41,0 4,0
de 100 000 à 299 999 hab. 106 74,0 0,7 1,1 75,8 704 1 476 70,4 4,1
300 000 hab. et plus 34 73,6 0,4 0,8 74,9 2 177 5 524 70,8 2,8
Total 1 261 270,8 3,6 5,2 279,6 217 438 256,7 3,5
Champ : France hors Mayotte. EPCI à fiscalité propre ayant au moins un agent y travaillant, emplois principaux et secondaires
confondus. Ensemble des emplois pour le volume de travail en EQTP et pour le taux d’administration. Tous statuts.
Lecture : au 31 décembre 2019, les 337 EPCI à fiscalité propre dans lesquels au moins un agent travaille et se situant dans une inter-
communalité de 5 000 à 14 999 habitants comptent 15 800 emplois dont 500 sont des emplois principaux occupés par des bénéficiaires
de contrats aidés.
Note : ici, pour un EPCI à fiscalité propre donné, on compte les emplois exercés en son sein, qu’il soit l’employeur ou non.
(a) On attribue à une intercommunalité la somme des populations totales des communes la composant.     (b) Le dernier décile est la
valeur pour laquelle 10 % des observations sont au dessus. Par exemple, ici, 10 % des 432 EPCI à fiscalité propre ayant entre 15 000 et
29 999 habitants comptent plus de 157 agents.     (c) EQTP : équivalent temps plein.
Source : Insee, SIASP. Recensement de la population 2021. Calculs DGCL.

Emplois et indicateurs sur les groupements intercommunaux sans fiscalité propre(a)


par strate démographique, au 31 décembre 2019 
Strate démographique Emplois au 31 décembre 2019 Indicateurs sur
de l’intercommunalité(b) Nombre (en milliers) les emplois principaux Taux
de grou- d’adminis-
Volume
pements Emplois principaux tration
de travail
interco. Total (en EQTP(d)
Hors béné­ Contrats Emplois Effectif Dernier en EQTP(d)
sans des pour
ficiaires aidés secondaires moyen décile(c) (en milliers)
fiscalité emplois 1 000 hab. ;
propre de contrats en %)
aidés

Sans population(e) 276 22,9 0,6 1,4 24,9 86 183 20,6 n. d.(f)
Moins de 5 000 hab. 2 793 12,6 0,5 1,4 14,5 5 9 10,4 1,5
de 5 000 à 14 999 hab. 929 5,5 0,1 0,5 6,2 7 19 5,0 0,4
de 15 000 à 29 999 hab. 544 5,2 0,1 0,3 5,6 11 25 4,8 0,3
de 30 000 à 49 999 hab. 383 5,1 0,2 0,2 5,5 15 34 4,9 0,3
de 50 000 à 99 999 hab. 489 8,3 0,1 0,2 8,6 18 49 8,0 0,2
de 100 000 à 299 999 hab. 548 12,1 0,2 0,4 12,7 23 68 11,8 0,1
300 000 hab. et plus 427 15,1 0,1 0,3 15,5 36 84 14,4 0,0
Total 6 389 86,8 1,8 4,8 93,4 15 33 79,8 n. d.(f)
Champ : France hors Mayotte. Groupements intercommunaux sans fiscalité propre ayant au moins un agent y travaillant, emplois prin-
cipaux et secondaires confondus. Ensemble des emplois pour le volume de travail en EQTP et pour le taux d’administration. Tous statuts.
Lecture : au 31 décembre 2019, les 2 793 groupements intercommunaux sans fiscalité propre dans lesquels au moins un agent travaille
et se situant dans une intercommunalité de moins de 5 000 habitants comptent 12 600 agents en emploi principal (hors contrat aidé).
Note : ici, pour un groupement intercommunal sans fiscalité propre donné, on compte les emplois exercés en son sein, qu’il soit
­l’employeur ou non.
(a) Syndicats intercommunaux à vocation unique (SIVU), syndicats intercommunaux à vocation multiple (SIVOM), syndicats mixtes
et autres établissements publics intercommunaux.     (b) Recensement de la population 2021. On attribue à une intercommunalité la
somme des populations totales des communes la composant.     (c) Le dernier décile est la valeur pour laquelle 10 % des observations
sont au dessus. Par exemple, ici, 10 % des 2 793 groupements intercommunaux sans fiscalité propre ayant moins de 5 000 habitants
comptent plus de 9 agents.     (d) EQTP : équivalent temps plein.     (e) Pour quelques intercommunalités ou établissements publics
locaux, comme des syndicats ouverts mixtes ou des centres intercommunaux d’action sociale, il n’est pas possible d’attribuer de popula-
tion.    (f) n. d. : non déterminé. Étant donné qu’une partie des groupements intercommunaux sans fiscalité propre n’est rattachée à
aucune population, il n’est pas possible de calculer un taux d’administration.
Source : Insee, SIASP. Recensement de la population 2021. Calculs DGCL.

261
ANNEXE 11 – LES EFFECTIFS ET LES SALAIRES DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES

Tableau 8 – L’ emploi dans les collectivités locales selon le nombre d ’ habitants (3/4)
Emplois et indicateurs sur les départements par strate démographique, au 31 décembre 2019 
Strate démographique Nombre d’emplois Indicateurs sur
du département (en milliers) les emplois principaux Taux
d’adminis-
Volume
Nombre Emplois principaux tration
de travail
de dépar­ Total (en EQTP(b)
Hors béné­ Contrats Emplois Effectif Dernier en EQTP(b)
tements des pour
ficiaires aidés secondaires moyen décile(a) (en milliers)
emplois 1 000 hab. ;
de contrats en %)
aidés

Moins de 300 000 hab. 22 28,6 0,1 0,3 28,9 1 302 1 684 27,2 6,2
de 300 000 à 499 999 hab. 22 44,2 0,2 0,4 44,7 2 016 2 563 42,2 5,1
de 500 000 à 799 999 hab. 24 65,1 0,3 0,6 66,0 2 724 3 280 61,9 4,1
800 000 hab. et plus 27 138,6 1,7 1,0 141,2 5 194 8 045 132,8 3,7

Total 95 276,4 2,2 2,3 280,9 2 932 5 226 264,1 4,2


Champ : France hors Mayotte. Départements. Ensemble des emplois pour le volume de travail en EQTP et pour le taux d’administration.
Tous statuts.
Lecture : au 31 décembre 2019, les 22 départements de moins de 300 000 habitants comptent 28 600 agents en emploi principal (hors
contrats aidés).
Note : ici, pour un département donné, on compte les emplois exercés en son sein, qu’il soit l’employeur ou non.
(a) Le dernier décile est la valeur pour laquelle 10 % des observations sont au dessus (ou 90 % sont en dessous). Par exemple, ici, 90 %
des 22 départements ayant moins de 300 000 habitants ont moins de 1 684 agents.    
(b) EQTP : équivalent temps plein.
Source : Insee, SIASP. Recensement de la population 2021. Calculs DGCL.

Emplois et indicateurs sur les services départementaux d’incendie et de secours (SDIS)


par strate démographique, au 31 décembre 2019 
Strate démographique Nombre d’emplois Indicateurs sur
du département(a) (en milliers) les emplois principaux Taux
d’adminis-
Volume
Emplois principaux tration
Nombre de travail
Total (en EQTP(c)
de SDIS Hors béné­ Contrats Emplois Effectif Dernier en EQTP(c)
des pour
ficiaires aidés secondaires moyen décile(b) (en milliers)
emplois 1 000 hab. ;
de contrats en %)
aidés

Moins de 300 000 hab. 25 4,1 0,0 0,0 4,1 163 285 4,0 0,8
de 300 000 à 499 999 hab. 23 7,0 0,0 0,0 7,0 305 388 6,9 0,8
de 500 000 à 799 999 hab. 24 12,2 0,0 0,0 12,2 506 635 12,0 0,8
800 000 hab. et plus 24 31,6 0,0 0,0 31,6 1 315 2 369 31,1 1,0

Total 96 54,8 0,0 0,1 54,9 571 1 178 53,9 0,9


Champ : France hors Mayotte. SDIS. Ensemble des emplois pour le volume de travail en EQTP et volume de travail pour le taux d’admi-
nistration. Tous statuts.
Lecture : au 31 décembre 2019, les 25 SDIS implantés dans un département de moins de 300 000 habitants comptent 4 100 agents
en emploi principal (hors contrats aidés).
Note : ici, pour un SDIS donné, on compte les emplois exercés en son sein, qu’il soit l’employeur ou non.
(a) On attribue, à la collectivité, la population du département où est implanté l’établissement principal.
(b) Le dernier décile est la valeur pour laquelle 10 % des observations sont au dessus (ou 90 % sont en dessous). Par exemple, ici, 90 %
des 25 SDIS implantés dans des départements ayant moins de 300 000 habitants comptent moins de 285 agents.
(c) EQTP : équivalent temps plein.
Source : Insee, SIASP. Recensement de la population 2021. Calculs DGCL.

262
ANNEXE 11 – LES EFFECTIFS ET LES SALAIRES DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES

Tableau 8 – L’ emploi dans les collectivités locales selon le nombre d ’ habitants (4/4)
(a)
Emplois et indicateurs sur les centres de gestion et le CNFPT par strate démographique,
au 31 décembre 2019 
Strate démographique Nombre d’emplois Indicateurs sur
du département(b) (en milliers) les emplois principaux Taux
d’adminis-
Nombre Volume
Emplois principaux tration
de centres de travail
Total (en EQTP(d)
de gestion Hors béné­ Contrats Emplois Effectif Dernier en EQTP(d)
des pour
et CNFPT ficiaires aidés secondaires moyen décile(c) (en milliers)
emplois 1 000 hab. ;
de contrats en %)
aidés

Moins de 300 000 hab. 24 1,3 0,0 0,1 1,4 55 91 1,2 0,3
de 300 000 à 499 999 hab. 23 2,3 0,0 0,2 2,5 100 205 2,3 0,3
de 500 000 à 799 999 hab. 24 4,0 – 0,2 4,2 167 482 3,6 0,2
800 000 hab. et plus 24 7,1 0,0 1,4 8,4 295 377 8,1 0,3

Total 95 15 0,0 1,7 16,5 155 291 15,2 0,2


Champ : France hors Mayotte. Centres de gestion et CNFPT. Ensemble des emplois pour le volume de travail en EQTP et pour le taux
d’administration. Tous statuts.
Lecture : au 31 décembre 2019, les 24 centres de gestion (ou CNFPT) implantés dans un département de moins de 300 000 habitants
comptent 1 300 agents en emploi principal (hors contrats aidés).
Note : ici, pour un centre de gestion donné ou le CNFPT, on compte les emplois exercés en son sein, qu’il soit l’employeur ou non.
(a) CNFPT : Centre national de la fonction publique territoriale (délégations départementales et services centraux).
(b) On attribue, à la collectivité, la population du département où est implanté l’établissement principal.
(c) Le dernier décile est la valeur pour laquelle 10 % des observations sont au dessus. Par exemple, ici, 10 % des 24 centres de gestion
(ou CNFPT) implantés dans des départements ayant moins de 300 000 habitants comptent plus de 91 agents.
(d) EQTP : équivalent temps plein.
Source : Insee, SIASP. Recensement de la population 2021. Calculs DGCL.

Emplois et indicateurs sur les régions par strate démographique, au 31 décembre 2019 
Strate démographique Nombre d’emplois Indicateurs sur
de la région (en milliers) les emplois principaux Taux
d’adminis-
Volume
Emplois principaux tration
Nombre de travail
Total (en EQTP(b)
de régions Hors béné­ Contrats Emplois Effectif Dernier en EQTP(b)
des pour
ficiaires aidés secondaires moyen quartile(a) (en milliers)
emplois 1 000 hab. ;
de contrats en %)
aidés

Moins de 2 000 000 hab. 5 15,5 0,6 0,1 16,3 3 236 4 171 15,6 7,0
de 2 000 000 à 3 499 999 hab. 4 16,6 0,1 0,0 16,8 4 185 4 566 16,4 1,4
3 500 000 hab. et plus 8 62,8 0,0 0,1 62,9 7 850 9 068 60,1 1,1

Total 17 94,9 0,8 0,2 96,0 5 630 7 759 92,1 1,4


Champ : France hors Mayotte. Régions. Ensemble des emplois pour le volume de travail en EQTP et pour le taux d’administration. Tous
statuts.
Lecture : au 31 décembre 2019, les 5 régions de moins de 2 000 000 d’habitants comptent 15 500 agents en emploi principal (hors
contrats aidés).
Note : ici, pour une région donnée, on compte les emplois exercés en son sein, qu’elle soit l’employeur ou non.
(a) Le dernier quartile est la valeur pour laquelle 25 % des observations sont au dessus. Par exemple, ici, 25 % des 5 régions de moins
de 2 millions d’habitants comptent plus de 4 171 agents.
(b) EQTP : équivalent temps plein.
Source : Insee, SIASP. Recensement de la population 2021. Calculs DGCL.

263
ANNEXE 11 – LES EFFECTIFS ET LES SALAIRES DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES

Tableau 9 – L es femmes dans les collectivités locales (1/2)


Part des femmes dans les différents types de collectivités
selon le statut, la catégorie hiérarchique, au 31 décembre 2019 en %
Organismes Organismes Organismes
communaux intercommunaux départementaux

Communes Établ. EPCI(a) Autres(b) Départe- SDIS(a) CDG et Régions Autres(c) Ensemble
(a)
commu- à fiscalité ments CNFPT
naux propre

Ensemble hors bénéficiaires


de contrats aidés
Fonctionnaires 59,9 88,1 50,9 54,1 64,6 15,3 76,2 58,1 53,9 59,0
dont catégorie A 68,0 89,1 62,7 55,8 82,4 20,4 68,7 63,8 48,7 71,1
dont catégorie B 57,8 78,7 55,3 49,0 65,1 19,1 77,4 61,6 54,2 57,6
dont catégorie C 59,4 88,6 47,3 54,8 55,1 14,0 81,9 56,9 56,7 57,3
Contractuels 66,2 86,5 58,1 58,2 68,0 36,6 67,3 61,0 55,4 66,5
dont catégorie A 61,3 82,9 58,9 51,2 75,1 39,9 68,3 57,7 51,8 64,5
dont catégorie B 55,7 77,9 49,9 43,6 62,9 37,3 59,7 60,6 54,3 54,8
dont catégorie C 68,5 87,3 60,8 63,8 63,2 35,4 68,1 63,6 62,2 69,1
Autres 70,9 70,9 70,9 70,9 70,9 70,9 70,9 70,9 70,9 70,9
Collaborateurs de cabinet
(cat. A, B ou C) 35,5 32,0 40,2 39,1 48,2 – – 40,8 33,3 37,9
Assistants maternels (cat. C) 98,9 99,7 96,2 99,2 90,1 – 100,0 94,9 100,0 92,2
Apprentis (cat. A, B ou C) 47,0 75,9 49,5 48,6 52,6 28,5 50,7 44,7 52,1 48,8
Total 61,4 87,6 52,7 55,7 68,0 15,8 71,1 58,6 54,6 61,3

Bénéficiaires de contrats
aidés (cat. C) 53,4 68,1 44,5 61,2 61,3 40,0 65,5 65,7 68,2 56,1

Ensemble (y compris
bénéficiaires de contrats
aidés) 61,3 86,8 52,6 55,8 67,9 15,8 71,1 58,7 54,7 61,2
dont catégorie A 66,0 86,9 61,5 53,6 81,1 21,4 68,5 62,0 50,5 69,2
dont catégorie B 57,3 78,5 54,0 46,9 64,9 19,5 71,7 61,5 54,2 57,0
dont catégorie C 61,4 87,2 50,1 57,9 62,9 14,4 72,0 58,0 58,7 60,5
Champ : France hors Mayotte. Emplois principaux. Tous statuts.
Lecture : dans les communes, sur 778 700 agents fonctionnaires, on dénombre 59,9 % de femmes.
Note : les effectifs par statut et par type de collectivité figurent dans le tableau 4 (2/2) de l’annexe 11.
(a) EPCI : établissement public de coopération intercommunale ; SDIS : services départementaux d’incendie et de secours ; CDG : centre
de gestion ; CNFPT : Centre national de la fonction publique territoriale (délégations départementales et services centraux).
(b) SIVOM, SIVU, syndicats mixtes, autres établissements publics intercommunaux.
(c) Caisses de crédit municipal, régies, EPA locaux.
Source : Insee, SIASP. Calculs DGCL.

264
ANNEXE 11 – LES EFFECTIFS ET LES SALAIRES DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES

Part des femmes dans les collectivités locales selon les régions

Champ : France hors Mayotte. Emplois principaux. Tous statuts.


Source : Insee, SIASP. Calculs DGCL.

265
ANNEXE 11 – LES EFFECTIFS ET LES SALAIRES DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES

Tableau 9 – L es femmes dans les collectivités locales (2/2)


Part des femmes dans les collectivités selon leur taille, au 31 décembre 2019  en %
Taille de la collectivité(a) Emplois principaux
Emplois Total
Hors bénéficiaires Bénéficiaires Ensemble secondaires des emplois
de contrats aidés de contrats aidés

Aucun agent 0,0 57,7 57,7 78,4 74,9


de 1 à 4 agents 61,3 51,6 60,7 78,0 62,9
de 5 à 9 agents 70,1 59,6 69,7 80,5 70,1
de 10 à 19 agents 68,2 55,5 67,7 71,9 67,8
de 20 à 49 agents 65,8 57,2 65,5 62,9 65,5
de 50 à 99 agents 66,8 54,7 66,5 61,0 66,3
de 100 à 249 agents 63,5 56,8 63,3 57,7 63,2
de 250 à 349 agents 58,3 48,9 58,2 54,8 58,1
de 350 à 999 agents 58,0 55,8 58,0 56,6 58,0
1 000 agents et plus 59,5 57,9 59,4 60,9 59,5

Total 61,3 56,1 61,2 65,7 61,3


Champ : France hors Mayotte. Emplois principaux et secondaires. Tous statuts.
Lecture : au 31 décembre 2019, dans les collectivités employant entre 1 et 4 agents en emploi principal hors contrats aidés, 60,7 % des
emplois principaux sont occupés par des femmes.
Note : les effectifs par taille de collectivité figurent dans le tableau 7 (1/3) de l’annexe 11.
(a) En nombre d’agents en emploi principal, hors bénéficiaires de contrats aidés.
Source : Insee, SIASP. Calculs DGCL.

Part des femmes dans les filières, au 31 décembre 2019 en %

Ensemble 60,6

Sociale 95,4

Médico-sociale 94,9

Administrative 82,8

Médico-technique 80,6

Animation 72,7

Culturelle 64,0

Autres 58,9

Technique 41,2

Sportive 29,7

Police municipale 21,3

Incendie et secours 5,5

0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Champ : France hors Mayotte. Emplois principaux. Fonctionnaires et contractuels.
Source : Insee, SIASP. Calculs DGCL.

266
ANNEXE 11 – LES EFFECTIFS ET LES SALAIRES DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES

Tableau 10 – L es mouvements de personnel dans les collectivités locales

Les mouvements de personnel par type de collectivité entre 2018 et 2019 en milliers
Effet des
Effectifs
Effectifs Entrées Sorties changements
au 31/12/2019
au 31/12/2018 dans la FPT de la FPT de
= (1) + (2)
(1) (2) (3) collectivité(a)
- (3) + (4)
(4)
Communes 1 032,0 107,2 105,1 0,0 1 034,1
Organismes communaux 133,0 24,0 22,7 - 1,1 133,2
EPCI(b) à fiscalité propre 264,6 29,1 24,5 5,2 274,4
Groupements intercommunaux sans fiscalité propre 72,1 9,9 8,8 - 0,3 72,9
Départements 283,2 19,8 21,1 - 3,3 278,6
SDIS(b) 53,8 4,8 3,9 0,1 54,8
Centres de gestion et CNFPT(b) 14,9 4,2 2,8 - 1,1 15,1
Régions 95,2 6,8 6,6 0,2 95,7
Autres(c) 8,7 1,9 1,7 0,4 9,2
Total 1 957,5 207,6 197,2 0,0 1 968,0
Champ : France hors Mayotte. Emplois principaux. Tous statuts.
(a) Pour les agents présents au 31 décembre 2018 et au 31 décembre 2019.
(b) EPCI : établissement public de coopération intercommunale ; SDIS : services départementaux d’incendie et de secours ; CNFPT : Centre
national de la fonction publique territoriale (délégations départementales et services centraux).
(c) OPHLM en 2018, et caisses de crédit municipal, régies, EPA locaux en 2018 et 2019. Pour information, les OPHLM sortent du champ
de la FPT en 2019.
Source : Insee, SIASP. Calculs DGCL.

Les mouvements de personnel par statut entre 2018 et 2019 en milliers


Effet des
Effectifs
Effectifs Entrées Sorties changements
au 31/12/2019
au 31/12/2018 dans la FPT de la FPT de
= (1) + (2)
(1) (2) (3) collectivité(a)
- (3) + (4)
(4)
Fonctionnaires 1 468,3 35,8 82,1 46,5 1 468,4
Contractuels 391,1 142,6 88,4 - 37,6 407,7
Autres statuts hors bénéficiaires de contrats aidés(b) 59,5 10,1 9,1 - 1,2 59,3
Bénéficiaires de contrats aidés 38,6 19,2 17,6 - 7,7 32,5
Ensemble 1 957,5 207,6 197,2 0,0 1 968,0
Champ : France hors Mayotte. Emplois principaux. Tous statuts.
(a) Pour les agents présents au 31 décembre 2018 et au 31 décembre 2019.
(b) Collaborateurs de cabinet, assistants maternels, apprentis.
Source : Insee, SIASP ; calculs DGCL.

267
ANNEXE 11 – LES EFFECTIFS ET LES SALAIRES DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES

Tableau 11 – L a fonction publique territoriale au sein de la fonction publique

Effectifs dans les trois versants de la fonction publique, par statut en milliers
Effectifs au 31 décembre Évolution

2017 2018 2019 2017-2018 2018-2019


Fonction publique territoriale (1) + (2) 1 971,0 1 957,5 1 968,0 - 0,7 % + 0,5 %
Ensemble hors bénéficiaires de contrats aidés (1) 1 903,2 1 918,9 1 935,4 + 0,8 % + 0,9 %
Fonctionnaires 1 468,8 1 468,3 1 468,4 - 0,0 % + 0,0 %
Contractuels 376,1 391,1 407,7 + 4,0 % + 4,2 %
Autres(a) 58,3 59,5 59,3 + 1,9 % - 0,3 %
Bénéficiaires de contrats aidés (2) 67,8 38,6 32,5 - 43,0 % - 15,7 %
Fonction publique de l’État (1) + (2) 2 507,1 2 502,4 2 505,5 - 0,2 % + 0,1 %
Ensemble hors bénéficiaires de contrats aidés (1) 2 450,2 2 469,2 2 491,5 + 0,8 % + 0,9 %
Fonctionnaires 1 546,7 1 545,1 1 539,6 - 0,1 % - 0,4 %
Contractuels 416,2 440,2 469,0 + 5,8 % + 6,5 %
Autres(b) 487,3 483,9 482,9 - 0,7 % - 0,2 %
Bénéficiaires de contrats aidés (2) 56,8 33,2 14,0 - 41,6 % - 57,8 %
Fonction publique hospitalière(c) (1) + (2) 1 187,7 1 185,9 1 189,5 - 0,1 % + 0,3 %
Ensemble hors bénéficiaires de contrats aidés (1) 1 173,4 1 179,1 1 184,3 + 0,5 % + 0,4 %
Fonctionnaires 826,5 816,6 810,5 - 1,2 % - 0,7 %
Contractuels 225,1 239,1 248,0 + 6,2 % + 3,7 %
Autres(d) 121,8 123,4 125,9 + 1,3 % + 2,0 %
Bénéficiaires de contrats aidés (2) 14,2 6,8 5,2 - 52,0 % - 23,9 %
Ensemble trois fonctions publiques 5 665,7 5 645,9 5 663,0 - 0,4 % + 0,3 %
Champ : France hors Mayotte. Emplois principaux. Tous statuts.
(a) Collaborateurs de cabinet, assistants maternels, apprentis.
(b) Enseignants et documentalistes des établissements privés sous contrat, ouvriers d’État et apprentis.
(c) Y compris internes et résidents, hors praticiens hospitalo-universitaires.
(d) Principalement des médecins.
Source : Insee, SIASP. Calculs DGCL, DGAFP.

Profil des agents dans les trois versants de la fonction publique parts en % ; âge moyen en années
2017 2018 2019
Fonction publique territoriale
Part des agents de catégorie A 9,1 9,3 12,2
Part des agents de catégorie B 14,1 14,4 11,6
Part des agents de catégorie C 75,9 75,5 75,3
Part des femmes 61,0 61,1 61,2
Part des temps partiels(a) 27,5 27,1 26,3
Âge moyen 45,1 45,3 45,5
Fonction publique de l’État
Part des agents de catégorie A 54,1 54,5 55,0
Part des agents de catégorie B 23,0 23,8 23,3
Part des agents de catégorie C 21,9 20,8 20,8
Part des femmes 56,3 56,5 56,7
Part des temps partiels(a) 16,8 16,5 17,1
Âge moyen 42,6 42,7 42,9
Fonction publique hospitalière
Part des agents de catégorie A 33,4 35,2 37,3
Part des agents de catégorie B 18,0 16,5 14,5
Part des agents de catégorie C 48,7 48,3 48,2
Part des femmes 77,8 78,0 78,0
Part des temps partiels(a) 23,6 23,2 23,2
Âge moyen 41,8 41,9 42,0
Champ : France hors Mayotte. Emplois principaux. Tous statuts.
(a) Inclut les temps non complets et incomplets.
Source : Insee, SIASP. Calculs DGCL, DGAFP.

268
ANNEXE 11 – LES EFFECTIFS ET LES SALAIRES DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES

Tableau 12 – L es salaires dans les collectivités locales

Salaires nets mensuels moyens en équivalents temps plein en 2019


Effectifs en équivalents Salaires nets Évolution des salaires nets moyens
temps plein annualisés moyens
(en euros)
Volume total Répartition en euros en euros
(en milliers) (en %) courants (en %) constants (en %)
Ensemble 1 743,6 100,0 1 993 + 1,5 + 0,4
Fonctionnaires 1 383,5 79,3 2 071 + 1,5 + 0,3
dont catégorie A 172,3 9,9 3 202 - 6,3 - 7,4
dont catégorie B 169,4 9,7 2 410 + 1,7 + 0,6
dont catégorie C 1 040,7 59,7 1 828 + 1,5 + 0,4
Contractuels 332,1 19,0 1 717 + 1,3 + 0,2
Autres statuts 2,1 0,1 3 569 - 2,3 - 3,3
Ensemble hors bénéficiaires de contrats aidés 1 717,7 98,5 2 004 + 1,3 + 0,2
Emplois aidés 25,9 1,5 1 248 + 1,4 + 0,3
Cadres et professions intellectuelles supérieures 152,3 8,7 3 409 + 0,8 - 0,3
Professions intermédiaires 282,5 16,2 2 325 + 1,3 + 0,2
Employés et ouvriers 1 296,3 74,3 1 755 + 1,4 + 0,3
Indéterminé 12,5 0,7 1 901 - 0,7 - 1,8
Communes 920,2 52,8 1 887 + 1,6 + 0,5
Établissements communaux 113,4 6,5 1 777 + 1,6 + 0,5
EPCI à fiscalité propre 249,8 14,3 2 072 + 1,4 + 0,3
Groupements intercommunaux sans fiscalité propre 63,7 3,7 1 982 + 2,6 + 1,5
Départements 231,8 13,3 2 206 + 1,3 + 0,2
Services départementaux d’incendie et de secours 51,9 3,0 2 672 + 0,3 - 0,8
Centres de gestion et CNFPT 14,2 0,8 2 066 - 1,0 - 2,1
Régions 90,6 5,2 2 154 + 1,6 + 0,5
Autres collectivités locales 8,1 0,5 2 346 + 1,9 + 0,8

Champ : France hors Mayotte. Tous statuts hors apprentis et assistants maternels.
Source : Insee, SIASP. Calculs DGCL.

Rémunérations nettes mensuelles moyennes des personnes en place


en équivalents temps plein en 2019
Effectifs en équivalents RMPP(b) nette Évolution de la RMPP nette
temps plein annualisés(a) moyenne 2019 moyenne
(en euros)
Volume total Répartition en euros en euros
(en milliers) (en %) courants (en %) constants (en %)
Ensemble 1 113,0 100,0 2 094 + 2,3 + 1,2
Fonctionnaires 998,2 89,7 2 112 + 2,2 + 1,1
dont catégorie A 93,6 8,4 3 544 + 2,5 + 1,3
dont catégorie B 149,1 13,4 2 449 + 2,6 + 1,5
dont catégorie C 754,6 67,8 1 868 + 2,1 + 1,0
Contractuels 106,7 9,6 1 951 + 3,1 + 2,0
Autres statuts 1,1 0,1 3 808 + 2,5 + 1,4
Ensemble hors bénéficiaires de contrats aidés 1 106,0 99,4 2 099 + 2,3 + 1,2
Emplois aidés 7,1 0,6 1 337 + 5,9 + 4,8
Cadres et professions intellectuelles supérieures 101,4 9,1 3 555 + 2,5 + 1,4
Professions intermédiaires 179,8 16,2 2 429 + 2,7 + 1,5
Employés et ouvriers 827,4 74,3 1 841 + 2,2 + 1,0
Indéterminé 4,4 0,4 2 299 + 2,7 + 1,6
Communes 585,4 52,6 1 969 + 2,3 + 1,2
Établissements communaux 55,3 5,0 1 899 + 2,1 + 1,0
EPCI à fiscalité propre 154,0 13,8 2 183 + 2,5 + 1,4
Groupements intercommunaux sans fiscalité propre 35,6 3,2 2 136 + 2,8 + 1,6
Départements 163,9 14,7 2 262 + 2,1 + 1,0
Services départementaux d’incendie et de secours 44,3 4,0 2 729 + 1,7 + 0,6
Centres de gestion et CNFPT 5,2 0,5 2 582 + 2,2 + 1,1
Régions 65,1 5,8 2 227 + 2,5 + 1,4
Autres collectivités locales 4,2 0,4 2 428 + 2,3 + 1,2

Champ : France hors Mayotte. Tous statuts hors apprentis et assistants maternels.
(a) Les agents sont classés en fonction de leur situation en 2018.
(b) La rémunération moyenne des personnes en place (RMPP) est calculée sur le champ des salariés des collectivités territoriales présents
les deux années consécutives (24 mois) chez le même employeur et ayant la même quotité de travail les deux années.
Source : Insee, SIASP. Calculs DGCL.

269
ANNEXE 11 – LES EFFECTIFS ET LES SALAIRES DANS LES COLLECTIVITÉS LOCALES

Tableau 13 – L es élections professionnelles


dans la fonction publique territoriale

Résultats des élections professionnelles dans la fonction publique territoriale 


Comités techniques Comités techniques Comités techniques
6 et 11 novembre 2008 4 décembre 2014 6 décembre 2018

Nombre % Nombre % Nombre %

Inscrits(a) 1 695 934 100,0 1 892 961 100,0 1 846 275 100,0
Votants 1 001 485 59,1 1 039 382 54,9 955 617 51,8
Suffrages exprimés(b) 949 571 94,8 988 630 95,1 897 714 93,9
dont(c) CFDT 207 949 21,9 220 777 22,3 202 618 22,6
CFTC 44 705 4,7 34 787 3,5 31 032 3,5
CGC 11 902 1,3 12 689 1,3 13 457 1,5
CGT 313 032 33,0 291 964 29,5 258 119 28,8
FA-FPT 65 016 6,8 73 858 7,5 64 008 7,1
FO 165 470 17,4 175 129 17,7 144 393 16,1
FSU 29 860 3,1 32 788 3,3 34 043 3,8
SAFPT 7 441 0,8 11 040 1,1 9 934 1,1
SUD Solidaires 27 762 2,9 35 697 3,6 35 586 4,0
UNSA 59 381 6,3 80 723 8,2 74 005 8,2
Divers 17 054 1,8 19 178 1,9 30 519 3,4
(a) En 2014 et en 2018, les électeurs relevant des administrations parisiennes (76 000) sont comptabilisés dans les inscrits. Ils ne
l’étaient pas en 2008.
(b) En % des votants.
(c) En % des suffrages exprimés.
Source : DGCL.

Résultats des élections professionnelles dans la fonction publique territoriale


% des suffrages exprimés

35
Comités techniques
6 décembre 2018
30
Comités techniques
4 décembre 2014
25
Comités techniques
20
6 et 11 novembre 2008

15

10

0
CGT CFDT FO UNSA FA-FPT SUD CFTC FSU Divers CGC SAFPT
Solidaires

Source : DGCL.

270
A nnexe 12

Synthèse du rapport public annuel 2020


du Conseil national d’évaluation des normes (CNEN)
O L I V I E R L A I G N E AU, L AU R E M E N A , C ÉC I L E D U FLOS - D U M A I N E , C H R IS T I N E D R OZD,
FR A NÇO IS CO R A ILLER , SACH A R AY N AU D (DGCL)

A. Composition et rôle du CNEN


Depuis sa création1, le Conseil national d’évaluation des normes (CNEN)
constitue une instance de dialogue privilégiée entre l’État et les collectivités
territoriales, dont l’objectif est de garantir le respect des principes, outre celui de
libre administration consacré par l’article 72 de la Constitution, d’adaptabilité,
de subsidiarité et de proportionnalité des normes applicables aux collectivités
territoriales.

Le CNEN est composé de 36 membres titulaires, dont 23 représentants des col-


lectivités territoriales, 4 représentants du Parlement et 9 représentants de l’État.
Le président et les deux vice-présidents sont élus par les membres siégeant au
titre d’un mandat électif parmi ces derniers. Conformément à l’article 79 de la
loi du 27 décembre 2019 relative à l’engagement dans la vie locale et à la proxi-
mité de l’action publique, le critère relatif à l’exercice de fonctions exécutives au
sein des collectivités territoriales ou des établissements publics de coopération
intercommunale a été supprimé.

Aux termes de l’article L. 1212-2 du CGCT, le CNEN est compétent pour évaluer
les impacts techniques et financiers pour les collectivités territoriales des projets
de texte créant ou modifiant des normes applicables aux collectivités territo-
riales, qu’elles soient de niveau législatif ou réglementaire au titre du « flux ».
Il peut également être saisi à titre facultatif, ou s’autosaisir, de normes régle-
mentaires actuellement en vigueur au titre du « stock », afin de formuler des
propositions de simplification du droit applicable aux collectivités territoriales.

Au titre du flux, le CNEN :


– est saisi par le gouvernement des projets de loi et de texte réglementaire créant
ou modifiant des normes applicables aux collectivités territoriales ;
– peut être saisi des projets d’acte de l’Union européenne par le gouvernement,
des propositions de loi par les présidents des assemblées parlementaires sauf
opposition de leur auteur, et des projets de norme fédérale par la commission
d’examen des projets de règlements fédéraux relatifs aux équipements sportifs
(CERFRES) ;
– peut se saisir de toute norme technique résultant des activités de normalisa-
tion ou de certification.

1. Le CNEN a été créé par la loi no 2013-921 du 17 octobre 2013, succédant ainsi à la
Commission consultative d’évaluation des normes (CCEN) créée par la loi no 2007-1824
du 25 décembre 2007 de finances rectificative pour 2007 et initialement rattachée au
Comité des finances locales (CFL).

271
ANNEXE 12 – SYNTHÈSE DU RAPPORT PUBLIC ANNUEL 2020

B. Bilan d’activité 2020

1. Typologie des projets de texte examinés


En 2020, 15 séances du CNEN ont été organisées, dont une séance ad hoc à la
suite d’une demande d’examen en urgence sur demande du Premier ministre
concernant le projet de loi confortant les principes républicains (contre
23 séances au total en 2019).

Dans ce cadre, le CNEN a examiné au total 258 projets de texte, soit une baisse
de 10 % par rapport à l’année 2019 (soit 287 projets de texte en 2019). Cette
baisse doit toutefois être fortement relativisée dans la mesure où, en raison du
contexte sanitaire et de l’urgence tenant à la publication rapide de certains pro-
jets de texte, l’article 13 de l’ordonnance du 25 mars 2020 relative à la proroga-
tion des délais échus pendant la période d’urgence sanitaire et à l’adaptation des
procédures pendant cette même période1 a prévu une dérogation à l’obligation
de saisir le CNEN pour les projets de texte pris en application de la loi d’urgence
du 23 mars 2020 pour faire face à l’épidémie de Covid-19.

Sur les 258 projets de texte soumis au CNEN, ont été examinés :
– 6 projets de loi2 ;
– 19 projets d’ordonnance ;
– 170 projets de décret ;
– 63 projets d’arrêté.

À noter que parmi les projets de texte examinés par les membres du CNEN,
14 ont fait l’objet d’une décision de report d’examen (au lieu de 10 en 2019)
majoritairement en raison de l’absence ou de l’insuffisance de concertation avec
les associations nationales représentatives des élus locaux en amont de la séance
du CNEN.

2. Modalités de saisine
Durant l’année 2020, le Premier ministre a fait usage de ses prérogatives lui
permettant de saisir le CNEN dans des délais restreints à 39 reprises, sur le fon-
dement de l’article L. 1212-2 du CGCT, soit une très légère augmentation de
2,6 % (38 en 2019). Toutefois, le nombre de saisines hors séance a été multiplié
par plus de 3 entre 2019 et 2020.
• En séance
– 19 projets de texte ont fait l’objet d’une saisine en urgence.
Dans le cadre de cette procédure, le délai d’examen du Conseil est alors réduit
à deux semaines (contre six semaines dans le cadre de la procédure normale).
Le président du CNEN est privé de son pouvoir de décider du report d’examen
permettant de reconduire le délai pour six semaines supplémentaires. En cas
d’avis défavorable lors de la saisine initiale, l’obligation d’une seconde délibé-
ration s’applique.
– 7 projets de texte ont fait l’objet d’une saisine en extrême urgence.
Le délai d’examen du Conseil est alors réduit à 72 heures et le président ne peut
décider d’une reconduction du délai d’examen. L’obligation de seconde délibé-
ration en cas d’avis défavorable ne s’applique pas.

1. Article 13 de l’ordonnance no 2020-306 du 25 mars 2020 relative à la prorogation des


délais échus pendant la période d’urgence sanitaire et à l’adaptation des procédures pen-
dant cette même période.
2. Dont le projet de loi confortant les principes républicains.

272
ANNEXE 12 – SYNTHÈSE DU RAPPORT PUBLIC ANNUEL 2020

• Hors séance
13 projets de texte ont fait l’objet d’un avis favorable tacite1 à la suite d’une
saisine en urgence ou en extrême urgence (un en urgence, douze en extrême
urgence)2 contre 4 en 2019.

En effet, en vertu du VI de l’article L. 1212-2 du CGCT, si le CNEN ne se pro-


nonce pas dans les délais qui lui sont impartis, l’avis rendu est tacitement favo-
rable à leur expiration. En pratique, l’absence d’organisation de séance résulte
d’une concertation préalable avec les associations nationales d’élus. Cette
hausse résulte en partie du contexte sanitaire, certains projets de texte compre-
nant des mesures essentielles pour lutter contre la pandémie3.

3. Bilan des impacts financiers pour les collectivités territoriales


Au cours de l’année 2020, les membres du CNEN ont toutefois globalement
noté une dégradation caractérisée de la qualité des chiffrages des impacts finan-
ciers par les ministères prescripteurs, souvent non renseignés ou contradictoires
dans les fiches et études d’impact transmises aux membres du CNEN, malgré
la publication de la circulaire du 26 juillet 2017 du Premier ministre relative
à la maîtrise du flux des textes réglementaires ; confirmant ainsi la tendance
amorcée depuis 2018. De fait, la majorité des fiches d’impact transmises ne
comportent pas de chiffrage des mesures applicables aux collectivités territo-
riales ; il en résulte des impacts fortement amoindris.

Ainsi, selon les fiches et études d’impact transmises par les ministères prescrip-
teurs, les projets de texte examinés en 2020 par le CNEN généreront pour les
collectivités et leurs établissements publics en 2021 :
– 1,323 milliard d’euros de coûts bruts ;
– 1,242 milliard d’euros de gains (économies et recettes).

Tableau 1 – L es projets de texte examinés par le CNEN (2010-2020)

CCEN/CNEN 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020
Nombre de séances 13 15 20 16 16 21 19 17 17 23 15
Nombre de textes 176 287 315 219 303 398 544 355 264 287 258
Coût en M€ 577 728 1 581 1 853 1 411 556 6 860 1 035 369 1 502 1 323
Économies en M€ 134 304 250 182 633 620 1 400 851 204 356 1 242
Recettes en M€ 60 171 139 469 205 912 13 0 2 356 0

Source : DGCL.

1. Ces 13 projets de texte ayant fait l’objet d’un avis favorable tacite sans avoir été exami-
nés en séance ne sont pas comptabilisés dans les 258 projets de texte.
2. Au total, le nombre de projets de texte ayant fait l’objet d’une saisine en urgence
s’élève à 20, et le nombre de projets de texte ayant fait l’objet d’une saisine en extrême
urgence à 19.
3. Notamment le projet de décret modifiant le décret no 2002-598 du 25 avril 2002 relatif
aux indemnités horaires pour travaux supplémentaires, le projet de décret modifiant le
décret no 2002-9 du 4 janvier 2002 relatif au temps de travail et à l’organisation du tra-
vail dans les établissements mentionnés à l’article 2 de la loi no 86-33 du 9 janvier 1986
portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière.

273
ANNEXE 12 – SYNTHÈSE DU RAPPORT PUBLIC ANNUEL 2020

a. Répartition des impacts financiers par ministère porteur


• Le secrétariat d’État chargé des Personnes handicapées rattaché au
Premier ministre a présenté trois projets de texte ayant généré un coût estimé
à 442 millions d’euros bruts en année pleine, soit environ 33 % du total des
coûts bruts recensés. 261 millions d’euros découlent du projet de décret relatif
à l’amélioration de la prestation de compensation du handicap au titre de l’aide
à la parentalité, de l’aide au repas et à la vaisselle et à la suppression de la bar-
rière d’âge des 75 ans1 et 180 millions d’euros bruts sont induits par le projet
d’arrêté fixant les montants maximaux attribuables pour la compensation des
besoins liés à la parentalité dans le cadre de la prestation de compensation du
handicap2.

• Le ministère des Solidarités et de la Santé a présenté 45 projets de texte


ayant généré un coût de près de 372 millions d’euros bruts en année pleine,
soit environ 28 % du total des coûts bruts recensés. 157 millions d’euros bruts en
N + 1 sont induits par le projet de décret portant création d’une prime « Grand
âge » pour certains personnels affectés dans les établissements mentionnés à
l’article 2 de la loi no 86-33 du 9 janvier 19863. Par ailleurs, 81 millions d’euros
bruts découlent du projet de décret portant revalorisation du montant forfai-
taire du revenu de solidarité active. Enfin, 35 millions d’euros bruts sont générés
par le projet de décret portant création d’une prime d’attractivité territoriale des
établissements mentionnés à l’article 2 de la loi no 86-33 du 9 janvier 1986 et
son arrêté d’application.

• Le ministère de la Transition écologique a présenté 82 projets de texte ayant


généré un coût estimé à 303 millions d’euros bruts en année pleine, soit
environ 23 % du total des coûts recensés. 242 millions d’euros bruts en N + 1
découlent du projet de décret portant diverses dispositions d’adaptation et de
simplification dans le domaine de la prévention et de la gestion des déchets4.
Par ailleurs, 33 millions d’euros sont induits par le projet de décret modifiant les
articles D. 224-15-2 à D. 224-15-4 et D. 224-15-6 du Code de l’environnement
relatifs aux critères caractérisant les autobus et autocars à faibles émissions.

• Le ministère de l’Action et des Comptes publics5 a présenté 19 projets de


texte ayant généré un coût de plus de 155 millions d’euros bruts en année
pleine, soit environ 12 % du total des coûts recensés. 153 millions sont induits
par le projet de décret relatif à l’indemnité de fin de contrat dans la fonction
publique.

1. Avec des gains estimés en N + 1 à 52 800 000 euros, soit un coût brut de 208 400 000 euros
en N + 1.
2. Les coûts induits par le projet d’arrêté fixant les montants maximaux attribuables
pour la compensation des besoins liés à la parentalité dans le cadre de la prestation de
compensation du handicap seront intégralement compensés par l’État dès l’année N + 2
(pas en N + 1).
3. Le ministère des Solidarités et de la Santé précise que l’intégralité du coût ne sera pas
à la charge des collectivités locales. Toutefois, le système d’information à sa disposition
ne lui a pas permis d’isoler, parmi les effectifs de la fonction publique hospitalière, les
personnels exerçant dans des établissements sociaux et médico-sociaux financés par les
départements. La fourchette haute en termes de coûts a donc été retenue.
4. Selon la fiche d’impact, les économies seront toutefois de 16,6 millions d’euros dès
l’année N + 1.
5. Les compétences du ministère de l’Action et des Comptes publics ont été en partie
reprises par le ministère de la Transformation et de la Fonction publiques.

274
ANNEXE 12 – SYNTHÈSE DU RAPPORT PUBLIC ANNUEL 2020

C oût brut par ministère producteur de normes


présentées en 2020 devant le CNEN
Action et Comptes publics Intérieur
155 890 000 € • 11,78 % 31 956 957 € • 2,42 %

Travail
10 000 000 € • 0,76 %
Transition écologique
303 016 794 € • 22,90 % Cohésion des territoires
7 897 864 € • 0,60 %
Agriculture
268 750 € • 0,02 %
Outre-mer
70 000 € • 0,01 %

Premier ministre
442 100 000 € • 33,41 %

Santé
372 061 128 € • 28,12 %

Source : DGCL.

b. Répartition des gains (économies et recettes)


Les gains générés par les projets de texte présentés en 2020 (abrogation, sim-
plification, rationalisation, etc.), par rapport au coût de la réglementation en
vigueur, ont été estimés par les administrations à 1 242 millions d’euros pour
l’année 2020.

Ces gains sont essentiellement induits par les projets de réglementation éma-
nant des ministères suivants :
– le ministère de la Transition écologique a présenté des projets de texte qui
devraient générer plus de 510 millions d’euros bruts de gains en N + 1, soit
environ 41 % des gains recensés. 435 millions d’euros seraient générés au titre
du projet de décret portant réforme de la responsabilité élargie du producteur
et 56 millions d’euros bruts au titre du projet d’arrêté relatif aux mesures de
protection des personnes lors de l’utilisation de produits phytopharmaceu-
tiques à proximité des zones d’habitation et des lieux à usage collectif et modi-
fiant l’arrêté du 4 mai 2017 relatif à la mise sur le marché et à l’utilisation des
produits phytopharmaceutiques et de leurs adjuvants visés à l’article L. 253-1
du Code rural et de la pêche maritime ;
– le ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion a présenté des projets
de texte qui devraient générer plus de 421 millions d’euros bruts de gains
en N + 1, soit environ 34 % des gains recensés. 319 millions d’euros seraient
générés au titre du projet de décret relatif aux versements de France compé-
tences aux régions pour le financement des centres de formation d’apprentis ;
– le ministère des Solidarités et de la Santé a présenté des projets de texte qui
devraient générer plus de 196 millions d’euros bruts de gains en N + 1, soit
environ 16 % des gains recensés. 185 millions seraient générés au titre du
projet d’arrêté fixant le montant des concours alloués aux départements au
titre de la conférence des financeurs pour 2020, pris en application du a du V
de l’article L. 14-10-5 du Code de l’action sociale et des familles.

275
ANNEXE 12 – SYNTHÈSE DU RAPPORT PUBLIC ANNUEL 2020

G ain brut par ministère producteur de normes


présentées en 2020 devant le CNEN
Travail Santé
421 760 300 € • 33,94 % 196 710 179 € • 15,83 %

Premier ministre
52 800 000 € • 4,25 %

Cohésion des territoires


33 188 000 € • 2,67 %

Action et Comptes publics


20 230 000 € • 1,63 %
Agriculture
4 467 320 € • 0,36 %
Transition écologique Intérieur
510 853 700 € • 41,11 % 2 217 673,50 € • 0,18 %
Sports
550 000 € • 0,04 %
Source : DGCL.

c. Répartition des impacts nets


En considérant l’impact net, les projets de texte présentés devant le CNEN en
2020 généreront en N + 1 un coût de 55 millions d’euros à la charge des
collectivités locales. De fortes disparités sont à noter parmi les ministères
prescripteurs :
– les projets de texte présentés par les services du Premier ministre devraient
engendrer un coût s’élevant à plus de 389 millions d’euros en N + 1 ;
– les projets de texte présentés en 2020 par le ministère du Travail, de l’Emploi
et de l’Insertion induisent une économie de 411 millions d’euros en N + 1.

I mpact net par ministère producteur de normes présentées en 2020 devant le CNEN

Travail
- 411 760 300,00 €
Transition écologique
- 208 108 806,00 €
Cohésion des territoires
- 25 290 136,00 €
Agriculture
- 4 198 570,00 €
Sports
- 550 000,00 €
Outre-mer
70 000,00 €
Intérieur
4 989 283,50 €
Action et Comptes publics
135 660 000,00 €
Santé
175 350 949,00 €
Premier ministre
389 300 000,00 €
500 400 300 200 100 0 - 100 - 200 - 300 - 400 - 500 M€

Source : DGCL.

276
Liste des abréviations

AAH Allocation aux adultes handicapés


ACTP Allocation compensatrice pour tierce personne
ADEME Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie
ADF Association des départements de France
AFPA Association nationale pour la formation professionnelle des
adultes
AIS Allocation individuelle de solidarité
AMF Association des maires de France
ANRU Agence nationale pour la rénovation urbaine
APA Allocation personnalisée d’autonomie
API Allocation de parent isolé
APL Aide personnalisée au logement
APU Administration publique
APUC Administration publique centrale
APUL Administration publique locale
ARF Association des régions de France
ARS Agence régionale de santé
BA Budget annexe
Banatic Base nationale sur l’intercommunalité
BEI Banque européenne d’investissement
BIS Bulletin d’informations statistiques
BP Budget primitif ou budget principal (suivant contexte)
CA Communauté d’agglomération
ou compte administratif (suivant contexte)
CAE Contrat d’accompagnement dans l’emploi
CAE-DOM Contrat d’accompagnement dans l’emploi pour les DOM
CAS Compte d’affectation spéciale
CASA Contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie
CASF Code de l’action sociale et des familles
CC Communauté de communes
CCAS Centre communal d’action sociale
CCEC Commission consultative sur l’évaluation des charges
CCEN Commission consultative d’évaluation des normes
CCH Code de la construction et de l’habitat
CDA Contribution au développement de l’apprentissage
CDC Caisse des dépôts et consignations
CDG Centre de gestion
CEA Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives
CET Contribution économique territoriale
CFA Centre de formation d’apprentis
CFE Contribution foncière des entreprises
CFL Comité des finances locales
CGCT Code général des collectivités territoriales
CGDD Commissariat général au développement durable
CGEDD Conseil général de l’environnement et du développement
durable
CGI Code général des impôts
CIADT Comité interministériel d’aménagement et de développement
du territoire et d’attractivité régionale

277
L iste des abréviations

CIAS Centre intercommunal d’action sociale


CICE Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi
CIF Coefficient d’intégration fiscale
CLIC Centre local d’information et de coordination
CNEN Conseil national d’évaluation des normes
CNFPT Centre national de la fonction publique territoriale
CNRACL Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales
CNRS Centre national de la recherche scientifique
CNSA Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie
CODERPA Comité départemental des retraités et personnes âgées
COM Collectivité d’outre-mer
CPS Compensation « part salaires »
CREPS Centres de ressources, d’expertise et de performance sportives
CSA Contribution de solidarité pour l’autonomie
CSG Contribution sociale généralisée
CSTI Culture scientifique, technique et industrielle
CTU Collectivité territoriale unique
CU Communauté urbaine
CVAE Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises
DAC Droit à compensation
DCP Dispositif de compensation péréquée
DCRTP Dotation de compensation de la réforme de la taxe
professionnelle
DCTP Dotation de compensation de la taxe professionnelle
DDE Droit départemental d’enregistrement
DDEC Dotation départementale d’équipement des collèges
DDR Dotation de développement rural
DDU Dotation de développement urbain
DESL Département des études et des statistiques locales
DETR Dotation d’équipement des territoires ruraux
DFM Dotation de fonctionnement minimale
DGA Dotation globale d’autonomie
DGCL Direction générale des collectivités locales
DGD Dotation générale de décentralisation
DGDDI Direction générale des douanes et droits indirects
DGE Dotation globale d’équipement
DGF Dotation globale de fonctionnement
DGFiP Direction générale des finances publiques
DMTO Droits de mutation à titre onéreux
DNP Dotation nationale de péréquation
DOM Départements d’outre-mer
DPEL Dotation particulière élu local
DPF Domaine public fluvial
DPU Dotation de péréquation urbaine
DPV Dotation de politique de la ville
DREES Direction de la recherche, des études, de l’évaluation
et des statistiques
DRES Dotation régionale d’équipement scolaire
DRF Dépenses réelles de fonctionnement
DRI Dépenses réelles d’investissement
DROM Département et région d’outre-mer
DSI Dotation spéciale instituteurs
DSR Dotation de solidarité rurale
DSU Dotation de solidarité urbaine

278
L iste des abréviations

DTCE Dotation pour transfert de compensations d’exonérations


DTCE-FDL Dotation pour transfert de compensations d’exonérations
de fiscalité directe locale
DUCSTP Dotation unique des compensations spécifiques à la taxe
professionnelle
EPA Établissement public à caractère administratif
EPCI Établissement public de coopération intercommunale
EPIC Établissement public industriel et commercial
EPL Établissements publics locaux
EPLE Établissement public local d’enseignement
EPSM Établissements publics sociaux et médico-sociaux
EQTP Équivalent temps plein
EPT Établissements publics territoriaux de la métropole du Grand
Paris
FA Fiscalité additionnelle
FAJ Fonds d’aide aux jeunes
FARPI Fonds académique de rémunération des personnels d’internat
FB Foncier bâti
FBCF Formation brute de capital fixe
FCCT Fonds de compensation des charges territoriales
FCTVA Fonds de compensation pour la TVA
FDPTP Fonds départemental de péréquation de la taxe professionnelle
FFAPA Fonds de financement de l’allocation personnalisée d’autonomie
FMDI Fonds de mobilisation départementale pour l’insertion
FNB Foncier non bâti
FNDMA Financement national de développement et de modernisation
de l’apprentissage
FNGIR Fonds national de garantie individuelle des ressources
FP Fiscalité propre
FPIC Fonds national de péréquation des ressources intercommunales
et communales
FPT Fonction publique territoriale
FPU Fiscalité professionnelle unique
FSD Fonds de solidarité en faveur des départements
FSDRIF Fonds de solidarité des départements de la région Île-de-France
FSL Fonds de solidarité pour le logement
FSRIF Fonds de solidarité des communes de la région Île-de-France
GFP Groupement de communes à fiscalité propre
GIR Garantie individuelle de ressources
IADE Infirmier anesthésiste diplômé d’État
ICF Indemnité compensatrice forfaitaire
IFE Institut de formation en ergothérapie
IFER Impositions forfaitaires des entreprises de réseaux
IFMEM Institut de formation des manipulateurs d’électroradiologie
médicale
IFSI Instituts de formation en soins infirmiers
INED Institut national d’études démographiques
Insee Institut national de la statistique et des études économiques
IRFR Indicateur des ressources fiscales des régions
IRPP Impôt sur le revenu des personnes physiques
LFI Loi de finances initiale
LFR Loi de finances rectificative
LMD Licence-master-doctorat
LRL Loi libertés et responsabilités locales

279
L iste des abréviations

MAC Marge d’autofinancement courant


MAPTAM Loi de modernisation de l’action publique territoriale
et d’affirmation des métropoles
Md€ Milliard d’euros
MDPH Maison départementale des personnes handicapées
M€ Million d’euros
MGP Métropole du Grand Paris
ODAC Organismes divers d’administration centrale
ODAL Organismes divers d’administration locale
OFGL Observatoire des finances et de la gestion publique locales
OPHLM Office public d’habitation à loyer modéré
PCH Prestation de compensation du handicap
PETR Pôle d’équilibre territorial et rural
PF Potentiel fiscal
PFA Potentiel fiscal agrégé
PFI Potentiel financier
PFIA Potentiel financier agrégé
PFR Prestation de fidélisation et de reconnaissance
PIB Produit intérieur brut
PLF Projet de loi de finances
PPCR Parcours professionnels, carrières et rémunérations
PSD Prestation spécifique dépendance
PSR Prélèvements sur recettes
QPC Question prioritaire de constitutionnalité
QPV Quartier prioritaire de la politique de la ville
RCT Relations avec les collectivités territoriales
REI Recensement des éléments d’imposition à la fiscalité directe
locale
REOM Redevance d’enlèvement des ordures ménagères
R&D Recherche et développement
RFF Réseau ferré de France
RMA Revenu minimum d’activité
RMI Revenu minimum d’insertion
RMPP Rémunération moyenne des personnes en place
RNIL Route nationale d’intérêt local
ROM Régions d’outre-mer
RRF Recettes réelles de fonctionnement
RRI Recettes réelles d’investissement
RSA Revenu de solidarité active
SAFER Société d’aménagement foncier et d’établissement rural
SAN Syndicat d’agglomération nouvelle
SDIS Service départemental d’incendie et de secours
SIASP Système d’information sur les agents des services publics
SIVOM Syndicat intercommunal à vocation multiple
SIVU Syndicat intercommunal à vocation unique
SMIC Salaire minimum interprofessionnel de croissance
SMPT Salaire moyen par tête
SNCF Société nationale des chemins de fer français
SPIC Services publics à caractère industriel et commercial
SRU Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains
SRV Services régionaux de voyageurs
STIF Syndicat des transports d’Île-de-France
TA Tribunal administratif
TASCOM Taxe sur les surfaces commerciales

280
L iste des abréviations

TCA Taxe communale additionnelle


TCFE Taxe sur la consommation finale d’énergie
TDA Taxe départementale additionnelle
TDIL Travaux divers d’intérêt local
TDPF Taxe départementale de publicité foncière
TEOM Taxe d’enlèvement des ordures ménagères
TER Transport express régional
TFNB Taxe foncière sur les propriétés non bâties
TFPB Taxe foncière sur les propriétés bâties
TH Taxe d’habitation
THLV Taxe d’habitation sur les logements vacants
TICPE Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques
TLV Taxe sur les logements vacants
TOS (Personnels) techniques, ouvriers et de service
TSCA Taxe spéciale sur les conventions d’assurance
TVA Taxe sur la valeur ajoutée
UE Union européenne
URA Unité de raccordement d’abonnés
VAE Valorisation des acquis de l’expérience
ZFU Zone franche urbaine
ZRR Zone de revitalisation rurale
ZRU Zone de revitalisation urbaine
ZUS Zone urbaine sensible

281
Rapport de l’Observatoire des finances
et de la gestion publique locales
LES FINANCES DES COLLEC TIVITÉS LOC ALES EN 2 021

L’ Observatoire des finances et de la gestion publique


locales est institué par l’article L. 1211-4
du Code général des collectivités territoriales, comme
formation spécialisée du Comité des finances locales.

Le rapport annuel de l’Observatoire concourt


à l’information du Gouvernement, du Parlement
et des collectivités elles-mêmes sur la situation
financière des administrations publiques locales.

Présenté au Comité des finances locales le 20 juillet 2021,


ce rapport fournit les premières données statistiques
sur les principaux aspects des finances locales :
comptes et budgets des collectivités territoriales,
fiscalité locale et intercommunalités.

Diffusion :
Ministère de la Cohésion des territoires
et des Relations avec les collectivités territoriales
Direction générale des collectivités locales
Observatoire des finances
et de la gestion publique locales
2, place des Saussaies 75800 Paris cedex 08
Tél. : 01 40 07 68 29
ISBN numérique : 978 -2-11-167079-2

Observatoire des finances


et de la gestion publique locales

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