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Techniques de Concentration

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CHAPITRE : ETUDE DES TECHNIQUES DE CONCENTRATION DES SELLES

Objectifs :

 Définir techniques de concentration des selles


 Décrire les techniques de concentration des selles

I. Généralités

Les concentrations parasitaires appelées aussi enrichissement permettent :

 De réunir dans un faible volume les éléments parasitaires initialement dispersés dans une
grande masse de selles ;
 De trouver les parasites même s’ils sont peu nombreux

Le choix des techniques de concentration est orienté par les renseignements obtenus lors de
l’interrogatoire du patient, l’examen clinique et les examens biologiques.

On distingue 4 méthodes de concentrations : les méthodes physiques ou monophasiques, les


méthodes physicochimiques ou diphasiques, les techniques combinées et les techniques
spécifiques.

On veillera à prélever à plusieurs endroit en profondeur et en surface pour tenir compte des
différentes localisations des parasites intestinaux (parasites coliques seront plutôt retrouvés en
surface, les parasites vivant dans l’intestin grêle en profondeur).

II. Méthodes monophasiques

On distingue 2 techniques :

 Techniques de sédimentation
 Techniques par flottation

Principe : dilution dans un liquide de densité inférieure à celle des éléments parasitaires qui
sédimentent

Avantages : toute la masse de selle est traitée

Inconvénients : temps de réalisation long

Enseignant : NGALACHE Page 1


II.1 Méthodes monophasiques par sédimentation

 Technique de Faust et Ingalls, technique en eau glycérinée

En pratique : 5g de selles sont diluée dans 300 ml d’eau glycérolée 0,5%. Ensuite 3
sédimentations successives en verres à pieds d’une durée de 1h, 45 minutes puis 30 minutes ;

Les œufs de schistosomes sont plutôt en superficie du sédiment mais il est recommandé
d’effectuer des prélèvements à différents niveaux

 Technique de Van Someren et Gregoire en colonne haute

Intérêt : cette technique vétérinaire est utilisée par certains pour rechercher essentiellement les
œufs de grand douves

II.2 Méthodes monophasiques par flottation

Principe : dilution fécale dans un liquide de densité supérieure à celle des éléments parasitaires
qui surnagent. On peut citer :

 Méthode de Willis

Intérêts : Méthode recommandée pour œufs d’ankylostomes, d’ascaris, d’H. nana, de Tænia, de
Trichocéphale.

Limites : ne convient pas pour les œufs de douve, de shistosomes et larves d’anguillule

Principe : les selles sont mélangées à une solution saturée en chlorure de sodium, ce qui
augmente la densité. Les œufs de parasites, plus légers, flottent et montent à la surface, où ils
peuvent être prélevés.

En pratique

 Dans un flacon, placer un morceau de selles. Remplir le quart du flacon avec de la


solution de Willis ;

 À l’aide d’un applicateur, écraser le morceau de selles et bien le mélanger à la solution.


Remplir le flacon avec la solution de Willis ;

Enseignant : NGALACHE Page 2


 Déposer soigneusement une lamelle sur l’orifice du flacon. Laisser reposer 10 à 15
minutes

 Retirer avec précaution la lamelle à laquelle doit adhérer une goutte du liquide. Déposer la
lamelle sur une lame et l’examiner immédiatement au microscope.

Figure 1 : méthode de Willis


 Méthode de Faust simplifiée

Technique :

 Diluer la selle au dixième environ dans une solution saturée de sulfate de zinc
 Tamiser et centrifuger environ une minute à 2300 trs/min
 Prélever à l’anse la couche superficielle qui contient les œufs et déposer entre lame et
lamelle
 Méthode de Janeckso et Urbanyl

III. Méthodes diphasiques

Elles utilisent les propriétés de l’éther qui d’une part, est un solvant des lipides et d’autre part
n’est pas miscible avec l’eau.

Enseignant : NGALACHE Page 3


Principe :

2 phases non miscibles sont utilisées :

 Une phase aqueuse hydrophile permettant la dilution fécale, d’une densité inférieure à
celle des éléments parasitaires
 Une phase organique lipophile où se fait la dissolution des lipides à éliminer

Permettant de concentrer les éléments fécaux dans le culot

On distingue :

 MIF (merthiolate–Iode–Formol) concentration


 Méthode de Ritchie simplifiée
 Méthode de Telemamn utilisant éther et acide chlorhydrique concentré.
 Méthode de Bailenger

Tableau 1: les techniques diphasiques d’enrichissement des selles

Techniques Réactifs Intérêts Limites

Phase organique Phase aqueuse

Ritchie modifiée Ether Solution aqueuse Bonne Concentration


formolée (NaCl concentration des moindre des
9%, formol kystes de œufs, en
10%) protozoaires, particulier les
morphologiquement œufs d’ascaris
intacts

MIF Ether merthiolate– Coloration des


Iode–Formol éléments
parasitaires
(noyaux).

Bonnes

Enseignant : NGALACHE Page 4


concentration des
œufs et des kystes.

Possibilité d’utiliser
ce réactif comme
conservateur

Figure 2: Technique de Ritchie modifiée : Aspect après centrifugation


IV. Techniques combinées
Elle combine méthode par flotation et diphasique
Exemple : Technique de Junod modifiée
Avantages : c’est l’une des méthodes les plus intéressantes tant pour les recherches d’œufs que
pour celles des formes végétatives ou les kystes de protozoaires
Inconvénients : technique nécessitant 5 centrifugations et un temps assez long

Enseignant : NGALACHE Page 5


V. Méthodes spécifiques

V.1 Méthode d’éclaircissement par éclaircissement de Kato

Principe : uniquement pour les œufs d’helminthes. Confection d’un frottis épais éclairci par une
solution d’eau glycérinée + vert malachite.

En pratique

 Faire tremper pendant 24h une bande de cellophane dans la préparation d’eau glycérinée
+ vert malachite.
 Réaliser un frottis épais de selles sur une lame porte-objet.
 Recouvrir par une bande de cellophane.
 Écraser sous papier buvard pour bien étaler le frottis.
 Laisser 1 h à température ambiante.
 Observer le frottis au microscope optique, grossissement × 100, à la recherche d’œufs.

V.2 Technique de Baermann

Principe : les larves rabditoides d’anguillule ont un hydrothermotropisme positif. En mettant en


contact des selles contenant des larves avec l’eau chaude celles-ci seront attirées vers l’eau où
elles seront facilement récupérées

Intérêt

 Technique de concentration des larves d’anguillules mettant à profit leur hydrotropisme et


leur thermotropisme.
 Simple, peu coûteux, 100 % de sensibilité si analyse de 7 selles.

En pratique

 Dans un entonnoir à extrémité clampée, verser de l’eau à 37 °C ;


 Sur le dessus de l’entonnoir, déposer un tamis contenant une grosse noix de selles (5 g)
enveloppée dans une compresse l’eau doit affleurer au niveau de la compresse ;
 Mettre à l’étuve 37 °C pendant 2 à 4 h migration des larves d’anguillules dans l’eau grâce
à leur attirance pour l’humidité et la chaleur ;
 Récupérer dans des tubes à fond conique la totalité de l’eau et centrifuger ;

Enseignant : NGALACHE Page 6


 Rejeter délicatement le surnageant ;
 Observer le culot au microscope optique, grossissement × 50 ou × 100 ;
 Visualisation des larves rhabditoïdes mobiles. Possibilité d’observer des larves
strongyloïdes si le prélèvement date de plusieurs jours (maturation des larves).

V.3 Méthode de concentration pour larves d’anguillules (Harada–Mori)

Principe

Permet de faire le diagnostic différentiel des larves d’ankylostomidés par étude morphologique
des formes strongyloïdes.

Culture de la selle en tube, à 37 °C pendant 1 semaine :

 ankylostome : œufs larves rhabditoïdes larves strongyloïdes ;


 anguillule : larves rhabditoïdes larves strongyloïdes.

Enseignant : NGALACHE Page 7


En pratique

 Déposer une fine couche de selles sur un rectangle de papier buvard ;


 Ā Mettre de l’eau dans le fond d’un long tube de verre ;
 Mettre le papier buvard dans le tube : l’eau ne doit pas affleurer le prélèvement ;
 Boucher le tube à l’aide de papier d’aluminium percé de trous ;
 Mettre à l’étuve à 37 °C migration des larves dans l’eau tiède.
 À J3 et J7, centrifuger un petit volume d’eau de la coproculture ;
 Rejeter délicatement le surnageant ;
 Observer le culot de centrifugation entre lame et lamelle,

Larves découvertes dans les selles

 Larves d’anguillule : aussi bien dans les selles fraiches que vieilles
 Larves d’ankylostome : uniquement dans les selles obtenues 24 à 48h auparavant

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On peut le différencier à l’examen microscopique après coloration au lugol

V.4 Méthode de Graham ou scotch test anal ou test de cellophane adhésive de Graham

Principe : on fera un prélèvement anal le matin avant défécation et douche. Récolte des œufs
d’oxyure déposés sur les plis annaux pendant la nuit par la femelle gravide, au moyen de
cellophane adhésive et d’un tube ou abaisse langue.

Ce test peut également mettre en évidence les œufs de Tænia.

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