Réglementation des armes et sécurité publique
Réglementation des armes et sécurité publique
voulu me confier, afin de procéder à une étude portant sur la façon dont les
préoccupations de sécurité publique sont aujourd’hui prises en compte par la
réglementation des armes.
La documentation Française : Prise en compte par la règlementation des armes des préoccupations de sécurité publique
Ont été également rencontrés M. Claude Sornat, contrôleur général des armées,
chargé de la coordination, de la réglementation et du contrôle des matériels de guerre et
des biens sensibles. au ministère de la Défense, M. Jean-Baptiste Guy, inspecteur
principal des douanes, M. Rey, rédacteur, en fonction à la direction générale des douanes
et des droits indirects, M. Jean-Claude Schlinger, président de la compagnie nationale
des experts en armes et M. Yves Goletty, président de la chambre syndicale nationale des
armuriers professionnels.
En outre, j’ai participé à la phase finale des travaux d’une mission d’inspection
conjointe (inspection générale de l’Administration - ministère de la Défense - ministère de
la Jeunesse et des sports), dont l’étude a notamment porté sur le décalage important entre
le nombre de particuliers ayant acquis des armes grâce à une affiliation à un club de tir et
ceux qui pratiquent réellement ce sport.
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Tout projet ou proposition de loi visant à simplifier les textes et à les renforcer,
devra être le fruit d’une réflexion approfondie et impliquer plus directement le ministère
de l’Intérieur afin de mieux prendre en considération les impératifs de sécurité et d’ordre
publics.
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Ces propositions sont les suivantes.
- Mise en place du fichier national des armes, dont le principe a été adopté au mois de
décembre 1996, mais dont la mise en oeuvre effective n’est prévue que vers l’an 2000.
- Réactivation de l’office central pour la répression du trafic des armes, explosifs et
matières sensibles, créé par le décret du 13 décembre 1982, et qui ne compte que
trois policiers et un gendarme.
- Intensification de la surveillance aux frontières et contrôle de façon plus étroite
des importations d’armes.
- Renforcement du contrôle des armuriers.
- Contrôle systématique des bourses aux armes.
- Mise à jour de la circulaire du ministère de l’Intérieur du 25 juillet 1972 relative à
l’enquête approfondie sur le bien fondé de la demande d’acquisition et de
détention d’armes et de munitions des 1re et 4e catégories.
- Instauration d’un carnet de tir pour les tireurs sportifs.
- Sécurisation des armes à domicile.
- Formation et spécialisation des personnels des préfectures et renforcement des
moyens (notamment informatiques).
- Développement d’actions de formation continue dans les services de police et de
gendarmerie.
Enfin, au cours de cette mission, a été relevé le risque représenté par la possession,
par des personnes souffrant de troubles psychiques, d’armes de chasse (5e catégorie) et
d’armes de tir, de foire et de salon (7e catégorie) dont la saisie administrative n’est pas
prévue par loi.
L’inspecteur général
Claude CANCES
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SOMMAIRE
INTRODUCTION 1
CONCLUSION 20
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INTRODUCTION
Les difficultés rencontrées pour l’application du décret du 6 mai 1995 ont conduit
le cabinet du ministre de l’Intérieur à demander à la direction des libertés publiques et des
affaires juridiques de constituer et piloter un groupe de travail chargé d’étudier les
conditions d’une simplification de la réglementation, et d’une amélioration de sa lisibilité.
Notre étude tient compte des conclusions de ce rapport qui, pour la plupart
rejoignent les préoccupations des personnels des préfectures, des policiers et des
gendarmes sur le terrain.
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I - L’ÉVOLUTION ET L’ÉTAT DU DROIT POSITIF
Les critères de classement d’une arme sont spécifiques à chaque catégorie. Ils sont
de deux types :
* les uns correspondent à des données concrètes et mesurables telles que le calibre, la
longueur totale, la longueur du canon, la capacité du magasin ou du chargeur, le
millésime du modèle et de la fabrication ;
* les autres font appel à des considérations plutôt abstraites telles que la convertibilité
en arme de poing (4e catégorie) ou la dangerosité (6e catégorie).
D’où la difficulté des particuliers, et même parfois des experts, à déterminer la
catégorie dont relève l’arme qu’ils détiennent et, par suite, son régime juridique.
L’acquisition et la détention d’armes des quatre premières catégories sont soumises
à autorisation, celles des quatre dernières sont soit soumises à déclaration, soit libres.
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- L e décret du 12 mars 1973
Enfin, ce dispositif était complété par des arrêtés et des circulaires d’application.
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La transposition en droit français de la directive du Conseil européen du 18 juin
1991 devant intervenir avant le 1er janvier 1993, une refonte du décret de 1973 a été
opérée en ce sens par le décret du 6 janvier 1993, qui a pris en compte l’essentiel de
cette directive.
* rendu plus stricte l’acquisition d’armes par les mineurs de 16 à 18 ans, qui, outre
l’autorisation parentale, déjà exigée par le décret de 1973 modifié, doivent être
titulaires, soit d’un permis de chasser, soit d’une licence d’une fédération sportive ;
* imposé la déclaration de cession entre particuliers d’un certain nombre d’armes des
5e et 7e catégories (à l’exception des moins dangereuses), laquelle cession était
jusqu’alors libre ;
* exigé la déclaration des mêmes armes, détenues par les particuliers, dans le délai
d’un an à compter de la publication du décret ;
* inséré dans la réglementation des dispositions relatives à l’acquisition et la détention
d’armes par les résidents d’un État membre de la communauté et à leur transfert
entre ces États.
Toutefois, toutes les dispositions de la directive du 18 juin 1991 n’ayant pas été
transposées dans le droit national par ce décret - compte tenu de la relative précipitation
dans laquelle il a été élaboré, pour que soit respectée la date limite imposée par cette
directive -, il convenait d’achever cette transposition.
Par ailleurs, le Conseil d’État ayant attiré l’attention du Gouvernement, à plusieurs
reprises, sur la double nécessité de la révision de la base légale de la réglementation des
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armes (décret-loi de 1939), et de la codification de cette réglementation, il a été décidé de
poursuivre la refonte de la réglementation, seule la deuxième suggestion ayant été retenue.
Ces deux opérations - menées de front, et de façon quelque peu désordonnée -, ont
abouti à la publication du décret du 6 mai 1995.
Par ailleurs, il a fusionné en un seul texte, dans une logique de codification, les
deux décrets du 12 mars 1973 modifié et du 25 novembre 1983, en y apportant des
modifications, notamment,
* en rendant plus rigoureuses les conditions d’acquisition et de détention des armes à
feu, par un reclassement des armes dans des catégories plus strictement contrôlées,
notamment en 4e catégorie (reclassement opéré, dans la mesure du possible, en
concertation avec les professionnels) ;
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Toutefois, deux remarques peuvent être formulées quant à la procédure suivie pour
l’élaboration de ce texte :
* d’une part, inversant la logique et en dépit des mises en garde du Conseil d’État, il a
été procédé à une refonte du dispositif réglementaire relatif aux armes, avant même
l’examen de la base légale de celui-ci, c’est à dire le décret-loi de 1939 ;
* d’autre part, on peut considérer que la réflexion n’a pas été menée en profondeur, tant ce
décret contient de dispositions parfois contradictoires, souvent excessivement
complexes.
Ceci constitue, sans aucun doute, deux facteurs dont résulte probablement une
grande partie des difficultés d’application du décret du 6 mai 1995.
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II - L’EFFICACITÉ DES TEXTES EN VIGUEUR
AU REGARD DE L’OBJECTIF DE SÉCURITÉ
QUANT À LA CLASSIFICATION DES ARMES
ET AUX CONSÉQUENCES JURIDIQUES
L’analyse des événements tragiques qui sont intervenus ces dernières semaines dans
notre pays et qui ont entraîné mort d’homme par arme à feu, conduisent à s’interroger sur
l’efficacité des textes en vigueur et illustrent les dérives que peuvent entraîner le non-
respect de la réglementation.
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Au cours d’une enquête récente, relative à des coups de feu tirés à plusieurs
reprises dans plusieurs quartiers de la ville de DIJON, le commissariat central de cette
ville a décelé des achats considérables à plusieurs reprises de lots de 300 cartouches de
chasse dans un magasin "Décathlon".
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Les services de la préfecture de Dijon font, par ailleurs, état d’une augmentation
sensible du nombre d’acquisitions de fusils à pompe par de jeunes adultes.
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1˚) Ces faits récents mettent en évidence le risque que peut faire encourir la détention
d’une arme, et les dérives auxquelles peut donner lieu le non-respect de la
réglementation existante (affaires de Pavilly et d’Aulnay-sous-Bois). Deux mesures
pourraient être prises pour endiguer la multiplication de pareils faits :
Le fait d’imposer aux particuliers une obligation de sécuriser leurs armes et leurs
munitions ne pose aucun problème juridique. Il permettrait, en revanche, d’en résoudre.
Cette obligation est justifiée par le risque pour la sécurité publique représenté par la
détention d’une arme et de munitions, et par la nécessaire responsabilisation des détenteurs.
Une telle obligation permettrait d’exercer des poursuites pénales à l’encontre des
personnes qui ne s’y conformeraient pas, sur la base de l’article 223-1 du Code pénal
(violation délibérée d’une obligation de sécurité mettant en danger autrui, en l’exposant à
un risque de mort ou de blessure).
En outre, son non-respect fonderait le refus d’autorisation de détention d’arme ou
de son renouvellement. Au cours de l’enquête effectuée lors de la demande d’autorisation
de détention d’arme ou de son renouvellement, il serait vérifié quelles sont les mesures de
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protection prises par l’intéressé. Ce pourrait même être l’un des motifs de caducité de
l’autorisation, ainsi qu’il en résulte de l’article 45 du décret pour les fabricants et les
commerçants.
2˚) Ces faits témoignent également de la multiplication des crimes et délits commis avec des
fusils à pompe (armes de 5e catégorie).
le reste concernant des pistolets ou des revolvers à grenailles et des carabines 22 LR.
Le laboratoire de police scientifique de Paris a expertisé, en 1996 et 1997, 2 000 armes,
dont 46 % avait été saisies dans le cadre d’infractions à la législation sur les armes
(essentiellement affaires de port et détention d’armes prohibées). Parmi celles-ci on
dénombrait :
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Ces laboratoires ont examiné pendant la même période
A défaut de statistiques fiables (l’état "4001", recueil des statistiques des crimes et
des délits centralisés par la Direction Centrale de la Police Judiciaire ne distingue pas les
catégories d’armes dans les infractions commises avec arme à feu), les chiffres ci-dessus
mentionnés, relatifs aux expertises, ainsi que l’avis des autorités ou services consultés,
apportent bien la confirmation que les armes les plus utilisées sont :
dont un certain nombre provient des circuits clandestins (ce dernier point sera évoqué au
chapitre IV).
Enfin, de l’étude faite par cette mission auprès de la fédération française de tir, il
ressort qu’il n’y a pas de lien direct entre le nombre des armes détenues à titre sportif et
les atteintes à la sécurité (l’affaire de PAVILLY ayant pour origine le non-respect de la
réglementation). Cette question ayant été étudiée par la mission interministérielle, elle ne
sera pas abordée dans le présent rapport.
Partant du principe que la plupart des armes de chasse sont acquises par des
chasseurs, titulaires d’un permis de chasser, et que leur utilisation induit l’achat de
munitions, il est logique d’envisager de SUBORDONNER L’ACQUISITION DE CES ARMES
ET DE CES MUNITIONS À LA PRÉSENTATION DU PERMIS DE CHASSER. C e u x qui n’en
sont pas titulaires ne peuvent, en effet, justifier de la légitimité de l’usage qu’ils comptent
en faire.
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Cette solution présenterait l’avantage de limiter aux chasseurs la possession, dans
un but "actif", d’armes de chasse. Elle ne permettrait plus l’acquisition de munitions de
chasse par les non-détenteurs du permis de chasser. Enfin, elle éviterait l’inconvénient du
passage généralisé de toutes les armes de chasse à un régime d’autorisation qui obligerait
les non-chasseurs, détenteurs d’une telle arme (à la suite d’un héritage, par exemple), à
l’abandonner faute de pouvoir être autorisés à la conserver.
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III - L’EXAMEN DES MOTIFS DE DÉTENTION D’ARMES
ACTUELLEMENT INVOQUES ET LEUR PERTINENCE
AU REGARD DES RISQUES ÉVENTUELS DE TROUBLES
À L’ORDRE PUBLIC QU’ILS PEUVENT FAIRE ENCOURIR
Il est très difficile d’avancer le nombre des armes à feu détenues par les particuliers
(chasseurs, tireurs sportifs, collectionneurs, ou simplement amateurs). Certains estiment
ce nombre à 10, d’autres à 20 millions, dont 4 millions de fusils.
- Pour éviter toute dérive, il serait utile de rappeler aux services de police et
de gendarmerie les prescriptions de la CIRCULAIRE DU MINISTÈRE DE
L’INTÉRIEUR DU 25 JUILLET 1972, QUI RECOMMANDE DE NE DÉLIVRER
LES AUTORISATIONS QU’APRÈS UNE ENQUÊTE APPROFONDIE.
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Si l’on se réfère aux dossiers consultés dans les préfectures, il semble bien que cette
circulaire ait été perdue de vue, la mention avis favorable ou défavorable constituant la
plupart du temps, avec les résultats de l’interrogation des fichiers de police, les seuls
éléments du dossier.
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IV - L’EFFICACITÉ DES CONTRÔLES MIS EN OEUVRE
ET LES PROPOSITIONS SUSCEPTIBLES D’ASSURER
UNE MEILLEURE APPLICATION DU DROIT
Bien que la France soit surtout un pays de transit, elle n’en connaît pas moins un
trafic dont l’approvisionnement a des origines diverses :
* vols commis chez des particuliers détenant des armes légalement (à titre sportif ou
pour leur défense), ou illégalement (armes acquises, notamment librement, dans
d’autres pays, etc.) ;
* vols commis au moment des transports ou chez les armuriers détaillants, voire dans
certains établissements militaires ;
* activité de réseaux qui profitent des tensions liées à la situation internationale (ex-
Yougoslavie) ou de la situation nouvelle créée dans des pays appartenant
auparavant au bloc de l’Est, dans lesquels l’application de la législation et de la
réglementation est incertaine et peu rigoureuse ;
* activité de professionnels peu scrupuleux qui après avoir acquis des armes non
neutralisées procèdent à leur réusinage, alimentant ainsi le marché illicite (cf.
l’arrestation récente en 1997, à Ajaccio, d’un armurier qui avait entre 1991 et 1996
fournit plusieurs centaines d’armes remilitarisées aux représentants d’une
organisation séparatiste) ;
* échange et vente entre collectionneurs d’armes de toute nature et de matériels divers
à l’occasion des bourses aux armes régulièrement organisées ;
* achats et ventes effectués dans le milieu du grand banditisme.
Toutefois, si l’apparition sur le marché clandestin d’armes venant notamment des
pays de l’Est appelle à la vigilance, elle ne semble pas constituer une menace immédiate
pour la sécurité et l’ordre publics.
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Pour lutter efficacement contre les trafics d’armes clandestins, un certain nombre
de mesures s’imposent, dont :
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d’obtenir, à la suite d’un déménagement, une autre autorisation dans ce nouveau
département sans que la préfecture de ce département ait connaissance de la première
autorisation.
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Dans cette optique, l’office central devrait être étroitement associé aux travaux du
sous-groupe armes et munitions de Schengen, qui met en place un outil européen
d’analyse, relatif au trafic illégal des armes à feu, et mène une réflexion sur l’application
de la directive du Conseil des communautés européennes et de la Convention de
Schengen en matière d’armes à feu.
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- Le contrôle des armes de défense (4e catégorie), de chasse (5e catégorie), de tir,
de foire ou de salon (7e catégorie) et de collection (8e catégorie)
Cependant, cette préoccupation ne se traduit pas sur le terrain par une gestion
rigoureuse et prioritaire de la police des armes.
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À l’exception des conditions de sécurité des armes prévues par la loi (armes
enchaînées ou munies d’un dispositif s’opposant à leur enlèvement), les exposants ne sont
tenus à aucune formalité particulière.
Les organisateurs, quant à eux, ont l’obligation de tenir un registre permettant
l’identification des vendeurs (cf document sur les brocanteurs).
A l’intérieur de "ces marchés", des ventes illicites pouvant avoir lieu, certaines
armes présentées non-neutralisées aux normes requises pouvant être facilement
remilitarisées, seul un contrôle systématique de ces bourses aux armes, par les services
de police et de gendarmerie, est susceptible d’empêcher ce trafic.
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La périodicité du contrôle des armuriers est variable d’une préfecture à l’autre, un,
deux ou trois par an comme dans le Val-de-Marne. Il s’agit notamment du contrôle
- des registres spéciaux des armes et munitions,
- des mesures de sécurité,
- du stock d’artifices et de munitions.
Les contours d’une telle participation devraient être fixés avec précision, en
concertation, naturellement avec la profession. Le président de la chambre syndicale
nationale des armuriers professionnels est persuadé que cette nouvelle disposition serait
favorablement accueillie par la profession.
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Sous cette réserve, un formulaire de déclaration simplifiée permettant
l’identification précise de l’arme (marque, modèle, numéro de série, calibre) suffirait pour
que l’Administration ait connaissance de la détention.
- instaurer UN FASCICULE,
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Mais ces mesures ne seront efficaces que si tous les fonctionnaires intervenant a un
titre ou à un autre, pour le respect de la police des armes - policiers, gendarmes mais
aussi agents des services concernés des préfectures -, reçoivent une formation adéquate.
Certaines préfectures ont spécialisé des fonctionnaires à la police des armes. C’est
le cas à la préfecture du Val-de-Marne où deux personnes consacrent la totalité de leur
temps à instruire les demandes d’autorisation, d’acquisition et de détention et à renseigner
les services demandeurs. Il n’en est pas de même pour les sous-préfectures de ce
département où les tâches sont multiples (dossiers élections, etc.).
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- Le contrôlede l’observation des obligations résultant des décisions de refus
d’autorisation ou de non-renouvellement d’autorisation de détention d’armes ou
de munitions
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En l’absence de tels accords ou de solutions de même type, on peut regretter
toutefois que les services de police et de gendarmerie ne prennent pas les armes que leur
apportent volontairement les administrés.
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- Les aliénés
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V - CONCLUSION
La législation française est, avec la législation allemande, l’une des plus complexes
au sein des pays de la Communauté européenne. Par ailleurs, malgré les modifications de
1993 et 1995, elle demeure moins stricte que celle du Royaume-Uni.
Dans l’attente de cette réforme générale, qui devra impliquer plus directement le
ministère de l’Intérieur afin de mieux prendre en considération les impératifs de sécurité
et d’ordre publics, quinze propositions ont été retenues.
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Monsieur l’Inspecteur général,
Les événements tragiques qui sont intervenus récemment et qui ont entraîné mort
d’homme ont amené le Gouvernement à s’interroger sur le développement de la détention
d’armes et la réglementation qui leur est applicable.
Je vous demande de procéder à une étude sur ce sujet que vous voudrez bien me faire
parvenir avant le 15 avril 1998. Cette étude devra apprécier la façon dont les préoccupations
de sécurité publique sont aujourd’hui prises en compte par la réglementation des armes, dont
la base légale date d’une époque où les considérations de défense nationale étaient prioritaires.
Elle s’attachera en particulier à analyser l’efficacité des textes en vigueur au regard de
l’objectif de sécurité, notamment quant à la classification des armes et aux conséquences
juridiques qui en découlent.
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Vous indiquerez enfin s’il est nécessaire de s’orienter vers une réforme générale du
régime des armes ou de se limiter à des modifications du cadre actuel, sans omettre les
contraintes résultant du droit communautaire.
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