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Téléphonie Sur IP

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INTRODUCTION GENERALE

Le réseau téléphonique commuté (RTC) est le premier réseau de télécommunication orienté


vers le transport de la parole téléphonique. Il a subi de nombreux changements dus à l’évolution
technologique des télécommunications qui ont permis de transporter non seulement la voix
mais également le vidéo en temps réel.
Du point de vue de services offerts, l’architecture du réseau existant (RTC, RNIS) ne fournit pas
assez de services et prend du temps pour présenter de nouveaux services.
Afin d’enrichir et d’améliorer la qualité des services, l’architecture du réseau de nouvelle
génération (NGN) a été conçue pour fournir des services intégrés à haut débit basés sur des
paquets IP.
Grace à ce concept de réseau nouvel génération (NGN), il a été rendu possible de transmettre
la voix, les données, la vidéo sur des réseaux IP (voix sur IP) en plus du transfert des fonctions
téléphoniques telles que la signalisation, le fax, le multi-appel etc… : c’est la téléphonie sur IP.
Cette technologie exige des protocoles spécialisés comme le standard H.323 et le protocole
d’initiation de session (SIP).
Notre travail a pour objectif de configurer un protocole SIP grâce aux NGN, et nous formulons
notre sujet comme suit : « configuration du protocole SIP pour les NGN ». Ainsi notre
problématique de la recherche se formule comme suite : « comment procède-t-il pour
configurer un protocole SIP grâce aux NGN ? »
Pour répondre à cette problématique, nous avons adapté une approche méthodologique
qualitative structurée autour de deux outils de collète des informations, en l’occurrence les
entretiens libres et une analyse documentaire, que nous avons établie sur la base des
informations collectées. Cette approche nous a permis de subdiviser notre recherche en trois
session, en dehors de l’introduction générale et la conclusion.
Notre première session portera sur le Protocole SIP, elle expliquera d’une façon simple, nette et
claire les principes de base du protocole SIP.
La deuxième session portera sur les Next Generation Netxork, NGN en sigle, elle explique en
globalité les NGN en donnant la définition, les principes, son évolution ainsi que quelques
technologies utilisées.
La troisième session portera sur la configuration du Protocole SIP pour les NGN, ici, on décrira
quelques étapes de la configuration.
Ainsi notre travail s’achèvera par une conclusion finale dont on expliquera en toute globalité
notre sujet de recherche en présentant les solutions offertes lors de l’implémentation et surtout
en rappelant les objectifs initiaux de notre travail.
Session 1 : Protocole SIP
I. Description de SIP
1. Historique et évolution des standards
SIP a été initialement défini (en 1996) dans le cadre du groupe MBone (établissement
de sessions multicast IP). La première version du protocole (version 1) a été standardisée en
1997. La version 2 de SIP a été publiée en mars 1999 (RFC 2543), puis mise à jour en juin
2002 (RFC 3261). De nombreux standards sont venus progressivement ajouter des
fonctionnalités supplémentaires au standard SIP de base [15] [16].
2. Architecture des réseaux basés sur SIP
Les entités SIP sont regroupées dans des domaines DNS (Domain Name System). Un
utilisateur SIP est adressé par un URI (Uniform Resource Identifier) de la forme
nom_utilisateur@nom_de_domaine. SIP est un système qui, à la différence de H.323, a été
conçu pour adresser les utilisateurs et ainsi apporter une mobilité d’utilisateur.
L’utilisateur n’est pas associé en permanence au même terminal. Il a possibilité de changer de
terminal d’attachement en s’enregistrant depuis ce nouveau terminal. Un utilisateur, identifié par
son URI, peut ainsi être présent simultanément sur plusieurs terminaux de son choix, ou au
contraire être joignable sur différents terminaux à différents moments de la journée. La notion
de mobilité d’utilisateur est différente de la notion de mobilité de terminal telle qu’elle existe en
téléphonie mobile. La mobilité d’utilisateur permet uniquement d’être joignable ou d’appeler sur
n’importe quel type de terminal après un enregistrement préalable auprès du réseau. C’est
l’utilisateur qui est mobile, non le terminal. SIP introduit plusieurs entités fonctionnelles pour
rendre cela possible. Les premières entités sont les clients SIP. Elles sont situées sur les
terminaux et servent à modéliser le côté appelant et le côté appelé. Les clients SIP sont
appelés User Agent (UA). Il en existe deux types :
• UAC (User Agent Client) : il initie les sessions SIP (côté appelant) ;
• UAS (User Agent Server) : il traite les demandes d’établissement de session (côté
appelé).
SIP définit également plusieurs types de serveurs SIP :
• Proxy server : serveur SIP se chargeant de la localisation de l’appelé et de
l’acheminement des messages SIP. Il peut être de type statefull (conserve la mémoire des
requêtes et des réponses appartenant à une même transaction SIP) ou de type stateless
(aucune correspondance n’est maintenue entre les requêtes et les réponses d’une même
transaction).
• Redirect server : serveur SIP retournant la localisation de l’appelé ou la localisation
d’un serveur pouvant conduire la requête SIP jusqu’à sa destination finale.
• Registrar : serveur auprès duquel l’utilisateur s’enregistre (l’utilisateur indique le
terminal où il se trouve). Il enregistre la localisation de l’abonné dans un location server (via un
protocole d’annuaire de type LDAP ou une base de données locale de type mySqL).
• Location server (ou serveur de localisation) : stocke la localisation de l’utilisateur. Il est
interrogé par un serveur SIP pour retrouver la localisation d’un utilisateur lors d’un
établissement de session entrant.
• B2BUA (Back to Back User Agent) : serveur SIP s’intercalant entre l’appelant et
l’appelé, et pouvant agir sur le dialogue SIP. Contrairement aux serveurs SIP introduits
précédemment, un serveur B2BUA peut intervenir dans la négociation des codecs et en
modifier le paramétrage. Il peut également décider d’interrompre un appel ou un dialogue (ce
qui n’est pas possible pour les autres types de serveurs SIP).

3. Structure des messages SIP


Les messages SIP sont structurés en trois parties :
– Le first line sert à identifier le type de messages SIP (requête ou réponse) et contient
également l’URI demandée (Request URI ou R-URI) ;
– L’en-tête contient des informations permettant l’acheminement du message SIP sur
l’identité de la transaction SIP et sur celle du dialogue ;
– le corps du message SIP est optionnel. Il contient, lorsqu’il est utilisé, une liste de
paramètres SDP [11] servant à décrire les codecs associés à la session.
Les en-têtes SIP les plus usuelles sont :
• From : indique l’initiateur du message. Le champ From contient un paramètre, appelé
tag, qui sert à identifier le dialogue avec le Call-ID.
• To : ce champ indique le destinataire final du message. Il contient également un
paramètre tag servant à identifier, avec le Call-ID et le tag du champ From, l’identité du
dialogue.
• Call-ID : est une partie de l’identifiant de dialogue. Il sert à associer tous les messages
SIP appartenant à un même dialogue.
• Cseq : ce champ est utilisé pour maintenir le séquencement des différentes requêtes
pouvant être émises dans le cadre d’un dialogue. Il peut également être utilisé pour détecter
des messages manquants ou des retransmissions.
• Contact : le champ contact indique où peut être contacté l’émetteur du message SIP
(adresse IP, protocole de transport et numéro de port).
4. Définition de SIP

Le protocole SIP est un protocole de signalisation au cœur des systèmes de voix sur IP.
Développé par l'IETF et décrit dans le RFC 3261, lui-même complété par le RFC 3265, il s'est
très rapidement imposé comme un standard grâce à son côté ouvert, ses similarités avec le
protocole HTTP et sa pertinence dans les systèmes VoIP. Il ne se limite cependant pas à la
téléphonie IP puisqu'il est aussi largement utilisé dans la réalité virtuelle et les jeux vidéo en
ligne.

5. Utilisation et importance DE SIP

Le protocole SIP est utilisé pour établir, modifier et terminer une session entre deux ou
plusieurs participants d'une communication multimédia. Toute négociation d'une session de
transfert audio, vidéo, de votre statut ou d'image peut donc être assurée par ce protocole.

Il se charge de définir l'identité des participants, de les authentifier et d'indiquer leur


localisation afin qu'ils puissent être joints sur le réseau IP. Le protocole SIP encapsule des
messages SDP, pour Session Description Protocol, afin d'indiquer les types de canaux et les
codecs disponibles pour établir la session de communication.

Le protocole SIP permet ainsi un échange d'informations entre le téléphone SIP, le


serveur SIP de l'appelant et le réseau afin de permettre d'établir la connexion avec le(s) bon(s)
interlocuteur(s). C'est lors de cet échange que vous saurez si votre correspondant est par
exemple disponible ou occupé, ou que vous avez fait un faux numéro et qu'il n'existe pas.

Les données du protocole SIP sont transmises en utilisant le protocole TCP, pour
Transmission Control Protocol, ou UDP, User Datagram Protocol. Il est également possible
d'assurer le chiffrement et la sécurisation du protocole SIP en utilisant le TLS, pour Transport
Layer Securityou SSL, pour Secure Sockets Layer.
Le protocole SIP n'assure pas le transport du média mais simplement la description de la
session. En effet, une fois que les échanges SIP se concluent par un "200 OK", alors le
protocole de transport vient prendre le relais. Le transport des médias audios et vidéos est
assuré par le protocole RTP, pour Real-time Transport Protocol ou sa version sécurisée, le
SRTP, pour Secure Real-time Transport Protocol.

6. La différence entre SIP & H.323

Le protocole H.323 est l'ancêtre du protocole SIP. Il regroupe un ensemble de


protocoles de communication de voix, d'images et de données sur le protocole internet (IP).
Tout comme le protocole SIP, le protocole H.323 est en charge de la signalisation et de
la négociation sur les moyens à utiliser pour l'échange de communications. Il comprend
également le protocole de transport RTP pour assurer l'acheminement du média. Les similarités
entre ces deux protocoles ne s'arrêtent pas là puisqu'ils utilisent bon nombre de codecs audios
et vidéos communs dont notamment les codecs G.711 et G.729. Il est cependant
progressivement abandonné au profit du protocole SIP qui se veut :

 Ouvert et standardisé pour une adoption massive par les différents fabricants de
téléphones SIP et d'IPBX

 Évolutif et adapté aux nouveaux enjeux et fonctionnalités de la communication


moderne IP
 Simple à dépanner car lisible et similaire à du HTTP ou SMTP
 Performant dans la traversée NAT

Les principaux constructeurs d'équipement de téléphonie ont abandonné le protocole H.323 au


profit du SIP qui est aujourd'hui le protocole standard de la téléphonie IP.

7. Les ports utilisés par le protocole

Afin de permettre la bonne négociation du média, il convient d'ouvrir les ports 5060 pour
permettre les échanges SIP. La version sécurisée du protocole SIP, le SIP-TLS aussi appelé
SIPS, utilise quant à lui le port 5061.
Session 2 : Next Generation Network
1. Définition

Le NGN (Next Generation Network) pourrait être traduit par "le réseau de demain" ou "le
réseau de la prochaine génération". Il s'agit d'un concept utilisé pour se référer à une
architecture basée sur les paquets ayant pour but d'apporter de nouveaux services aux
utilisateurs. Le NGN représente le cœur des évolutions des architectures de réseaux pour la
téléphonie sur IP et les services multimédia.

Pour désigner le NGN en Grande Bretagne, British Telecom utilise le terme "21CN" (21st
Century Networks). Aux Pays-Bas, KPN développe un programme pour muter progressivement
ses réseaux, appelé "all-IP". C'est un autre terme qui est de plus en plus utilisé.

2. Trois principes fondamentaux


Les principes fondamentaux du Next Generation Network sont :

 Utiliser les technologies de transport en mode paquet, réservé jusqu'alors pour les
données, afin de transporter l'ensemble des services de télécommunications. Ceci
facilite notamment l'évolutivité et la création de nouveaux services haut débit.

 Séparer les interfaces des différentes couches du réseau de communiction : le principe


est de séparer les couches transport et application pour permettre une meilleure
évolutivité du réseau. En effet, les services évoluent plus rapidement que les
infrastructures de transport. Or, la couche transport constitue le gros des
investissements. Il est donc important de ne pas remettre en cause les investissements
de la couche transport lorsque que l'on veut changer un service. Lorsqu'un fournisseur
d'accès souhaite délivrer un nouveau service, il peut le déployer directement sans avoir
à modifier la couche transport. C'est à dire que les services sont indépendants des
modalités de la couche transport. Les futures applications (y compris Voix sur IP) seront
indépendantes du réseau d'accès (on parle de "de-layering des couches").

 Un réseau unique : avec NGN, l'objectif est donc de disposer d'un réseau unique pour
l'ensemble des services. Actuellement, il existe pratiquement un réseau par type de
services. Les opérateurs ont abandonné depuis longtemps l'idée de la "killer application"
très recherchée pendant la "bulle Internet". Aujourd'hui, ils parient plutôt sur la
coopération entre les différents médias et sur les interactions entre les services. La
combinaison de différentes offres permet par exemple d'offrir à moindre coût les
données et la vidéo à partir d'un même réseau. Aujourd'hui, c'est l'ADSL qui joue ce rôle
sur la ligne de cuivre ou encore la fibre optique dans les pays scandinaves et
progressivement en France. L'ADSL n'étant pas vraiment rentable pour un simple accès
internet haut débit, il s'agit d'apporter de nouveaux services exploitant les possibilités de
cette technologie. Dans un environnement NGN, un réseau de protocole Internet à haut
débit dirigé peut transporter la voix, la vidéo et les données sur la même infrastructure.
3. Une arrivée progressive du NGN sur le marché

Le projet NGN démarre à la fin de la décennie 90. Les réseaux téléphoniques étaient
alors bien établis et les matériels étaient récents. Les industriels devaient donc trouver de
nouveaux débouchés. Pour cela, ils devaient proposer des solutions qui permettaient d'élargir
l'offre au-delà des services téléphoniques, notamment des services multimédia. Les opérateurs
de leur côté, enregistraient une croissance exponentielle du trafic des données. Pour répondre
à ces besoins, ils ont donc établi des réseaux de transport en mode paquet, en utilisant les
technologies ATM ou IP.

Compte tenu de la complexité des solutions mises en œuvre pour les réseaux de
télécommunications, il est impossible qu'un fournisseur soit le meilleur dans tous les domaines.
Avec une architecture ouverte qui favorise la segmentation de l'offre, certains industriels
peuvent développer une expertise très pointue et proposer des offres vraiment innovantes.
Ainsi, les opérateurs disposent de meilleurs produits tout en faisant jouer la concurrence.
Actuellement, dans les réseaux intelligents par exemple, si un opérateur veut définir de
nouveaux services, il dépend du constructeur de sa plate-forme. Si le constructeur est trop cher,
il ne peut pas faire évoluer son réseau. Autre avantage d'une architecture ouverte :
l'amélioration des cycles de mise en œuvre de nouveaux services. Dans un monde
concurrentiel comme celui des télécommunications, il faut être capable de réagir très vite. Les
technologies "ouvertes" permettent de changer un composant et de mettre en œuvre un
nouveau service dans des cycles de quelques mois (actuellement, les délais sont plutôt de
l'ordre de l'année).

4. Les technologies utilisées par le NGN

Les bases sont posées mais quelles technologies faut-il mettre en œuvre pour réaliser ce
nouveau réseau ? Quatre concepts sont à prendre en considération pour la conception de
l'architecture NGN :

 D'abord, il s'agit d'utiliser le réseau paquet pour le transport banalisé des informations
(voix, données, vidéo) et tous les services.
 Ensuite, il faut externaliser et distribuer l'intelligence. Aujourd'hui, le commutateur
téléphonique inclut toutes les couches de communication. Dans l'architecture NGN, les
couches sont bien identifiées et reliées par des interfaces clairement définies. Il est ainsi
possible de sauvegarder les investissements dans chacune des couches quelles que
soient les modifications dans les autres couches du réseau.
 Troisième concept : un réseau de transmission optique. On a déjà un cœur de réseau
tout optique mais la plus grande partie du réseau est encore sur paire de cuivre.
Cependant, les applications sont de plus en plus gourmandes en terme de débit et elles
nécessiteront à terme une évolution vers du tout optique.
 Dernier concept : segmenter le marché avec des interfaces ouvertes. On définit des
interfaces standard entre les différentes couches. Les opérateurs peuvent ainsi
constituer des réseaux hétérogènes pour tirer partie des meilleurs équipements.
5. Des concepts aux architectures

La stratégie d'implémentation de cette nouvelle technologie est alors très variable. Les
décisions ne sont pas les mêmes pour l'opérateur de téléphonie, qui veut établir des services
multimédias donc d'introduire les données dans son réseau et les ISP, qui veulent introduire la
voix. Pour leur part, les opérateurs mobiles sont aussi intéressés par le concept NGN pour
mieux structurer le réseau.

Dans le cœur de réseau, le NGN nécessite la fusion de plusieurs réseaux de transport,


historiquement construit séparément pour un service différent (souvent basé sur IP/Ethernet).
Cela implique avant tout la migration des réseaux de voix d'une architecture switchée (RTC)
vers la voix sur IP.

Le NGN est basé sur IP et MPLS. Au niveau applicatif, le SIP (Session Initiation Protocol)
semble prendre l'avantage sur l'H.323. A la base, H.323 était le protocole le plus populaire,
mais son utilisation a diminué dans la boucle locale à cause des problèmes qu'il rencontrait
pour traverser les firewalls/NAT. SIP était bien mieux adapté aux particuliers pour répondre aux
besoin de VoIP. Cependant, dans les réseaux de voix qui sont sous le contrôle des opérateurs,
beaucoup utilisent H.323 dans leur coeur de réseau. En résumé SIP est utilisé dans la boucle
locale et H.323 est comme la fibre du cœur de réseau. Avec les progrès apportés par les
dernières versions de l'H.323, il est actuellement possible de traverser facilement les
firewalls/NAT, laissant ainsi une seconde chance à ce protocole.

6. Les applications NGN

La plupart des projections suggère que les NGN seront déterminés par des
augmentations importantes dans les applications vidéo, à la fois fixe et mobile, et les
applications en perpétuelle augmentation à forte concentration de données. Le développement
de différents accès, coût, la fixation du prix et les modèles de distribution pour des contenus
numérisés de toute sorte dans toute l'économie, y compris les applications de santé,
l'éducation, les utilisations gouvernementales et personnelles ainsi que les utilisations
commerciales, seront cruciales pour déterminer les NGN. L'apparition des réseaux de la
prochaine génération a permis d'avancer une série d'opportunités innovatrices mais aussi une
plus grande gamme de défis, effleurant la concurrence, les conventions d'interconnexion et les
nouveaux modèles de gestion.

Session 3 : Configuration du protocole SIP pour les NGN


Comme application, nous allons faire la configuration du protocole SIP sur la plateforme de
l’HONET et l’interconnexion des autres réseaux de la wilaya de Tizi-Ouzou sur le NGN.

1. Présentation de l’HONET :

HONET, abréviation de Home Network, est la solution U-SYS (Universal System)


proposée par la société chinoise Huawei définissant un réseau d’accès NGN doté des
équipements qui sont caractérisés par leur puissance, simplicité à gérer et une grande fiabilité.

Le réseau téléphonique a adopté cette solution afin de procéder à une migration du


réseau RTC en offrant plusieurs méthodes d’accès aux différents nouveaux services offerts par
le réseau NGN.

Les entités de base constituantes le réseau sont :

 9 SoftX3000 : est un softSwitch qui est un équipement de la couche de contrôle


dans le réseau NGN.
 9 UMG8900 (Universal Media Gateway 8900) : est une Gateway (passerelle),
qui est un équipement de la couche d’accès dans un réseau NGN.
 9 MRS6100 (Media Ressource Server 6100) : est un équipement de la couche
de services dans un réseau NGN.

2. Représentation de l’HONET

A. SoftX3000 :
Le SoftX3000 est un SoftSwitch caractérisé par sa grande capacité et d’une performance
élevée. C’est un équipement de télécommunication type-2, qui est employé dans la salle
centrale d’équipement du central téléphonique et n’a aucune interface de câble d’abonnée.
C’est un équipement de la couche contrôle du réseau NGN ayant pour rôle : le contrôle d’appel,
la gestion des connexions de voix, données et des services multimédias basés sur le réseau IP.

b. Structure physique du SoftX3000 :

La figure représente la structure physique et les composants du SoftX3000.

L’architecture matérielle du SoftX3000 se compose de trois sous-systèmes :


 Le sous-système de traitement de service ;
 Le sous-système de gestion et de maintenance ;
 Le sous-système de surveillance d’environnement.

c. Structure logique :
Logiquement, le SoftX3000 se compose de cinq modules :
 Module d’interface ;
 Module support système ;
 Module de traitement des signaux ;
 Module de traitement de service ;
 Module d’exploitation et de maintenance (OAM).
B. UMG 8900 (Universal Media Gateway 8900) :
L’UMG 8900 est une nouvelle génération de media gateway universelle développé par
la société chinoise Huawei. Il fait la conversion et l’adaptation des différents formats des flux
media. Il peut fonctionner comme AG (Gateway d’accès), TG (Trunk Gateway) dans le NGN et
comme commutateur traditionnel d’un réseau PSTN. Il utilise 22 cartes.
1. Structure matérielle de l’UMG8900 :
La structure matérielle de l’UMG8900 est classée en deux modules :
 SSM : Service Switching Module (Module de commutation de service) ;
 UAM : User Access Module (Module d’accès des utilisateurs).

C. MRS6100 (Media Ressource Server 6100) :


Il est le composant noyau de ressources qui fournit des services à valeurs ajoutée dans
un réseau IP, appartenant à la couche de services du réseau NGN. Il est responsable du
traitement des services media dans le réseau tel que génération de tonalité, collection d’entrée
d’utilisateurs, reconnaissance de la parole, synthèse vocale, enregistrement, fax et vidéo
conférence. Il est contrôlé par le SoftX3000 et les serveurs d’application et il fournit les fonctions
suivantes pour attribuer différents services dans le réseau IP :
 Fournir les services ;
 Communication avec d’autres entités ;
 Gestion et maintenance des ressources.

a. Structure matérielle :
Le MRS 6100 intègre 12 cartes, elle se compose de 4 modules :
 Sous-système support système ;
 Sous-système de traitement media ;
 Sous-système de traitement d’appel ;
 Sous-système d’exploitation et de maintenance.

2. Etude et configuration de SIP sur le SoftX3000 :


a. Architecture de SIP :
Contrairement à H.323, largement fondé sur une architecture physique, le protocole SIP
s’appuie sur une architecture purement logicielle.
L’architecture de SIP s’articule principalement autour des cinq suivantes :
 Terminal utilisateur ;
 Serveur d’enregistrement ;
 Serveur de localisation ;
 Serveur de redirection ;
 Serveur proxy.

b. Les éléments de l’architecture de SIP :


 Terminal : il se présente sous forme d’un composant matériel (téléphone) ou d’un
composant logiciel (programme lancé à partir d’un ordinateur) ; appelé UA (User Agent) ; il est
constitué de deux sous-entités :
 Une partie cliente, appelé UAC (User Agent Client), chargée d’émettre les
requêtes ; c’est UAC qui initie un appel.
 Une partie serveur, appelé UAS (User Agent Serveur), qui est en écoute, reçoit
et traite les requêtes ; c’est UAS qui répond à un appel.
 Serveur d’enregistrement : c’est un serveur qui accepte les requêtes de type
REGISTER. Il est typiquement couplé à un proxy ou un serveur de redirection pour permettre
d’atteindre un client. Son fonctionnement est analogue à celui d’un serveur DNS dans le monde
de l’internet.
 Serveur de localisation : il joue un rôle complémentaire par rapport au serveur
d’enregistrement en permettant la localisation de l’abonné.
Ce serveur contient la base de données de l’ensemble des abonnées qu’il gère ; cette base est
renseignée par le serveur de localisation.
Généralement, le serveur de localisation et le serveur d’enregistrement sont implémentés au
sein d’une même entité.
 Serveur de redirection : il agit comme un intermédiaire entre le terminal client et le
serveur de localisation. Il est sollicité par le terminal client pour contacter serveur de localisation
afin de déterminer la position courante d’un utilisateur.
 Serveur proxy : aussi appelé proxy ou serveur mandataire ; il permet d’initier un appel à
la place de l’appelant. Il joue le rôle d’intermédiaire entre les terminaux des interlocuteurs et agit
pour le compte de ces derniers.
Le serveur proxy remplit les différentes fonctions suivantes :
 Localiser un correspondant ;
 Réaliser éventuellement certains traitements sur les requêtes ;
 Initier, maintenir et terminer une session vers un correspondant.
c. L’adressage :
L’objectif de l’adressage est de localiser les utilisateurs dans un réseau. C’est une des étapes
indispensables pour permettre à un utilisateur d’en joindre un autre ; pour cela il faut pouvoir les
identifiés d’une manière univoque. SIP utilise le concept d’URI (Universal Ressource Identifier).
Une URI SIP permet d’identifier de façon unique une ressource SIP (UAC). Sa structure est
identique à une URI standard utilisé dans le protocole SMTP.

1. Format des adresses SIP :


Tout utilisateur SIP dispose d’un identifiant unique. Cet identifiant constitue l’adresse de
l’utilisateur permettant de le localiser.
Le format d’une adresse SIP ou (URL SIP) se présente sous la forme suivante :

Les parties entre crochets sont optionnelles.


On distingue dans cette adresse plusieurs parties :
 Le mot-clé sip spécifie le protocole a utilisé pour la communication. Par analogue avec
le web (une page est référencée par une adresse de type http:// nomdusite).
 La partie Identifiant : définit le nom ou le numéro de l’utilisateur.
 La partie mot_de_passe : elle est facultative, peut être utile pour s’authentifier auprès
d’un serveur.
 La partie Serveur : spécifie le serveur chargé du compte SIP dont l’identifiant précède
l’arobase. Il est indiqué par son adresse IP ou par un nom qui sera résolu par DNS.
 La partie Paramètres : elle facultative, les paramètres permettent de modifier le
comportement par défaut (en modifiant les protocoles de transports ou les ports).
2. Les messages SIP :
Il existe deux types de messages SIP : les requêtes et les réponses, très fortement inspirés des
protocoles HTTP et SMTP.

La première partie est soit une ligne de requête s’il s’agit d’une requête, soit une ligne d’état s’il
s’agit d’une réponse.
3. En-tête d’un message SIP :
Un message de requête comme un message de réponse peut contenir des en-
têtes.
Les en-têtes les plus couramment utilisés dans les messages SIP sont les suivants :
 En-têtes généraux, qui peuvent être utilisés indifféremment pour des messages de
requêtes ou des messages de réponses.
 En-têtes de requête, exclusivement employés pour les messages de requête.
 En-têtes de réponses, exclusivement employés pour les messages de réponses.
 En-têtes d’entité, qui donnent des informations descriptives sur le corps du message.
4. Corps d’un message SIP :
Le corps d’un message SIP contient le descriptif complet des paramètres de la session
concernée. Une description de la session à ouvrir comporte les informations suivantes :
 Information générales sur la session (nom de la session, date de la session, objet, etc.) ;
 Informations sur l’émetteur du message (nom, e-mail, numéro de téléphone, etc.) ;
 Information réseau (ressources nécessaires, protocoles et ports utilisés pour le transport
des données multimédias, etc.) ;
 Liste des flux multimédias utilisés (audio, vidéo, texte) ;
 Liste des codages supportés (G.711, G.729, H.216, MPEG, etc.) ;
 Informations de sécurité (type de cryptage utilisé).

d. Les requête SIP :


Comme indiqué précédemment, une requête composée de trois parties : une ligne de requête,
les champs en-tête du message et le corps

 Méthode, qui indique l’action sollicitée.


 URI, qui précise le destinataire de la requête.
 Version, qui spécifie le numéro de la version du protocole SIP utilisée.
SIP n’utilise que six méthodes fondamentales pour formuler ses requêtes, qui sont :
 REGISTER, message émis par un agent pour informer un serveur SIP de sa
localisation.
 INVTE, message d’ouverture de session, émis par un UAC.
 BYE, émis par tout agent client pour mettre fin à une session en cours.
 CANCEL, annule une session, ne peut être utilisé que pendant la phase d’ouverture.
 ACK, acquitte un message INVITE et établit la session d’échange.
 OPTION, message d’obtention des capacités d’un terminal.
Les réponses SIP :
Quel que soit la méthode utilisée dans une requête, le récepteur final doit apporter au moins
une réponse en retour.
Les réponses sont classées en catégorie suivant leur type, elles doivent respecter le format
suivant :

Les réponses aux requêtes SIP débutent par une ligne d’état, la quelle comporte les trois
champs suivants :
 Version : c’est la version du protocole SIP utilisée.
 Code d’état : code numérique à trois chiffres spécifiant la réponse donnée à la requête.
 Raison : message textuel expliquant brièvement le code d’état de la réponse.
Il existe six classes de réponse dans lesquelles sont répertoriés tous les messages de retour
possibles. Le premier chiffre de chaque code spécifie la catégorie à laquelle appartient le code.
 1xx : informations, exemple : 180 RIGNIG (le poste de l’appelé sonne).
 2xx : réussites, exemple : 200 OK (la requête a été exécutée avec succès).
 3xx : redirections, exemple : 301 MOVED PERMANENTLY (l’appelé n’est plus
disponible à la localisation demandée).
 4xx : échecs de requête, exemple : 400 BAD REQUEST (requête incorrect).
 5xx : échecs serveur, exemple : 503 SERVICE UNAVAILABLE (service non disponible).
 6xx : échecs globaux, exemple : 606 NOT ACCEPTABLE (paramètres non compatible).

3. Configuration du protocole SIP sur le SoftX3000 :


Le protocole SIP est configuré sur l’interface de MSGI qui est une composante du SoftX3000.
Pour la configuration, il y a deux étapes à suivre.
Etape 1 :
Exécution de la commande SIPCFG (configuration global de SIP), qui nous donne l’interface
suivante :
Etape 2 :
Exécution de la commande SIPLP (Installation du port local) ; elle nous permet de configurer les
paramètres du MSGI (Multimedia Signaling Gateway Unit), qui sont le numéro de port, et
l’adresse du MSGI dans la table d’analyse du SoftX3000. Ces opérations s’effectuent sur
l’interface suivante :

Après ces opérations un terminal SIP doit s’enregistrer auprès du SoftX3000 afin de
communiquer.
4. Enregistrement d’un terminal auprès du SoftX3000 :
Lorsqu’un terminal est activé dans un réseau, sa première action consiste à se déclarer auprès
du SoftX3000 afin d’être disponible si un appelant souhaite le joindre. Le SoftX3000 maintient
dans sa base de données une entrée associant l’identifiant d’un utilisateur avec sa position
dans le réseau (adresse IP du terminal de l’utilisateur, port utilisé par l’application SIP et
l’identifiant de l’utilisateur sur ce poste).
5. Communication entre deux terminaux SIP :
Pour que deux terminaux SIP puissent communiquer, l’utilisation du SoftX300 est obligatoire
sauf dans le cas où l’appelé connait la localisation de l’appelant. Ci-dessous voici le scénario.
Le message de requête ( INVITE) complet est donné ci-dessous :

Le message de réponse (200 OK) complet est la suivante :


CONCLUSION GENERALE
La voix et la vidéo sur IP prennent des dimensions de plus en plus importantes dans le
monde des télécommunications, qui était pénalisé par l’utilisation couteuse du réseau de
téléphonie fixe et ses manques de services plus sophistiqués, d’où la nécessité d’évoluer vers
des solutions IP ce qui a provoqué l’émergence de nouveaux protocoles de signalisation tel que
H.323 et SIP pour les services multimédias.
Ainsi, il apparait clairement que la téléphonie sur IP et son principal système de
signalisation, SIP sont véritablement les concepts qui dessinent les infrastructures futures des
réseaux.
De par l’étude du protocole H.323 que nous avons faite, il ressort la solution proposée
avec le nouveau protocole SIP qui présente des avantages certains, d’abord sa rapidité
d’exécution du fait qu’il utilise des messages textuels, la performance de son algorithme en effet
il ne fait pas appel à plusieurs sous-protocoles dans son exécution et enfin il est le mieux
adapté au réseau internet.
Les recherches qu’on a effectuées au sein du central téléphonique de HONET a été
d’une grande importance pour notre travail. Il nous a permis de voir de près l’architecture des
NGN et ainsi de découvrir le domaine des télécommunications et le milieu professionnel.
Nous espérons qu’on a été à la hauteur de la tâche qui nous a été confié et que ce
document puisse servir de support technique à l’HONET et enfin en perspective nous
souhaitons que les promotions à venir puissent s’inspirer de ce travail pour éventuellement
proposer une solution de téléphonie sur IP à l’Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou en
implémentant un serveur SIP.

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