REPUBLIQUE DU NIGER
UNIVERSITE ABDOU MOUMOUNI
FACULTE D’AGRONOMIE
GROUPE 4 :
Thème : convention internationales relatives à la
protection de l’environnement signées/ratifiées
par le Niger
MEMBRE :
Dirigé par : Dr OUSMANE BOUBACAR saley
SALISSOU IRO Ousman Mani
ABOU GOURMOU Mahamadou
IDI NOMAO Maman Kabirou
MADE FODE Youssouf
OUMAROU ADAMOU Aliou
SALMA KOURGUENI Sani
ANNEE ACADEMIQUE : 2023-2024
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Table des matières
INTRODUTION ........................................................................................................................ 1
I. GENERALITE .................................................................................................................... 2
II. LES OBJECTIFES DES DIFFERENTES CONVENTIONS AU NIGER : ..................... 3
III. ETAT DE RATIFICATION DES CONVENTIONS : ................................................... 6
IV. ETAT DE MISE EN ŒUVRE DES CONVENTIONS : ................................................ 7
CONCLUSION ........................................................................................................................ 10
REFERANCE BIBLIOGRAPHIQUE : ................................................................................... 11
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INTRODUTION
Les conventions environnementales sont des obligations internationales avec des objectifs
concrets visant l’intégration de la protection environnementale et la gestion des ressources
naturelles au développement socio-économique. Ces conventions sont venues précisées et
élargir le concept et la mise en œuvre du développement durable. (Action 21). Les principales
caractéristiques de la problématique environnementale majeure à laquelle le Niger fait face se
résument à l’aridité climatique, la dégradation des ressources naturelles, la faible croissance
de l’économie, la démographie galopante et la pauvreté.
Le Niger, fait partie aux trois Conventions de Rio, était présent à toutes ces rencontres avec
une forte volonté politique marquée par la participation à certaines d’entre elles des hautes
autorités de la République. La protection de la diversité biologique ; la lutte contre la
désertification et la convention sur les changements climatiques font parties des solutions
durables préconisées à l'issue de l'analyse globale de la problématique de l'environnement et
du développement. Le Niger a ratifié plusieurs Conventions et autres textes législatifs
internationaux en lien avec les questions de développement humain. C’est ainsi que, entre
autres, on peut citer les trois Conventions de Rio qui furent à la base de l’élaboration du
PNEDD et de ses programmes prioritaires, et autres conventions : Convention sur les zones
humides (Ramsar, 1971), convention sur les commerces internationales des espèces de faune
et flore sauvage menacées d’extensions, et convention d’Alger de 1968, convention de
Stockholm sur les polluants organiques persistants du 22 mai 2001, La convention de
Bhornne (Allemagne) sur la protection des espèces migratrices appartenant à la faune
sauvage 1973, La Convention d’UNESCO sur la protection du patrimoine culturel mondial de
sss 1972, Convention internationale de protection des végétaux de 1951, Traité international
sur les ressources phylogénétiques pour l’alimentation de l’agriculture (TIRPAA) 2001,
Convention Africaine sur la conservation de la nature et des ressources naturelles de 1968, La
charte de l’eau du bassin de Niger de 2008, La charte de l’eau du bassin du lac Tchad etc.
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I. GENERALITE
Le monde entier fait face aujourd’hui à un ensemble de problèmes environnementaux très
menaçants comme les sécheresses prolongées et fréquentes, la perte de la biodiversité, la
raréfaction de l’eau douce, la dégradation des écosystèmes terrestres, la détérioration des
conditions climatiques et aquatiques, l’accentuation de l’érosion édaphique, la modification
de la composition chimique de l’atmosphère et une élévation déjà perceptible du niveau de la
mer. Tous les pays ne sont pas concernés de la même façon par les interdépendances entre la
désertification, la diminution de la diversité biologique, ainsi que les changements
climatiques. Cependant plusieurs conventions ont été créées à la sauvegarde de
l’environnement telles que convention d’Alger en 1968, convention Ramsar en 1971,
convention sur le commerce international des espèces des faunes et flores sauvages menacées
d’extension, ainsi suite au Sommet Mondial sur l’Environnement et le Développement qui
s’est tenu à Rio de Janeiro au Brésil en juin 1992, trois Conventions ont vu le jour; il s’agit de
la Convention des Nations Unies sur la Lutte Contre la Désertification (CCD), la Convention
sur la Diversité Biologique (CDB) et, la Convention Cadre des Nations Unies sur les
Changements Climatiques (CCNUCC). La mise en œuvre de ces Conventions sus évoquées a
imposé aux pays-parties, la mise en place de certains dispositifs au plan national, sous
régional, régional et international, notamment la création d’Organe National de Coordination
(ONC). Cet organe national de coordination devrait en principe regrouper dans sa
composition l’ensemble des acteurs nationaux concernés, établir un partenariat avec tous les
acteurs concernés par les questions d’environnement notamment les organisations de la
Société civile, et favoriser le développement de la coopération inter-états, la mise en place de
mécanisme de financement des conventions tel que le FEM.
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II. LES OBJECTIFES DES DIFFERENTES CONVENTIONS AU NIGER :
La Convention Cadre des Nations Unis sur le Changement Climatique
(CCUNCCL) signée le 5 juin 1992 à Rio, et entrée en vigueur le 24 mars 1994. Elle a
pour objectif principal de réduire les émissions des activités humaines et industrielles
ayant de répercussions négatives sur le climat, et élaboré des instruments légaux pour
faire face à la menace qui pèse l’émission sur l’atmosphère. Objectif central de la
CCUNCC (Convention Cadre de Nation Unis sur le Changement Climatique) est « de
stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui
empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique. Il
conviendra d’atteindre ce niveau dans un délai suffisant pour que les écosystèmes
puissent s’adapter naturellement aux changements climatiques, que la production
alimentaire ne soit pas menacée et que le développement économique puisse se
poursuivre d’une manière durable » (Article 2, UNFCCC). Elle a été complète par le
protocole de Kyoto (Japon) en 1997 qui institut des objectifs quantitatifs sur
l’émission de gaz à effet de serre pour les Etats industrialisés. Et ainsi l’accord de
Paris sur le changement climatique avait été adopté le 12 décembre 2015 fixant un
seuil quantitatif au niveau inférieur à 2 (de préférence à 1 ,5 °c).
la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CCD), elle a été
adoptée le 16 juin 1994 à Paris, L’objectif central de la CCD est «de lutter contre la
désertification et d’atténuer les effets de la sécheresse dans les pays gravement touchés
par la sécheresse et/ou la désertification, en particulier en Afrique, grâce à des mesures
efficaces à tous les niveaux…en vue de contribuer à l’instauration d’un
développement durable dans les zones touchées. Pour atteindre cet objectif, il faudra
appliquer des stratégies intégrées à long terme axées simultanément, dans les zones
touchées, sur l’amélioration de la productivité des terres ainsi que sur la mise en état,
la conservation et une gestion durable des ressources en terres et en eau, et aboutissant
à l’amélioration des conditions de vie, en particulier au niveau des collectivités.»
(Article 2, UNCCD).
la Convention Cadre des Nations Unies sur la Diversité Biologique (CBD)
Signée le 5 juin 1992 à Rio (Brésil), et entrée en vigueur le 29 décembre 1993. Elle a
été adoptée au Niger le 17 juin1994. La convention a pour objectif central de la CBD
est « … la préservation de la diversité biologique et l’utilisation durable des ressources
biologiques, le partage juste et équitable des avantages résultant de l’utilisation des
ressources génétiques… » (Article 1, CBD). Elle a pour objectif principal: 21 la
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conservation de la diversité biologique; l’utilisation durable de ses éléments, et le
partage juste et équitable des avantages découlant de 1'exploitation des ressources
génétiques, notamment grâce à un accès satisfaisant aux ressources génétiques et à un
transfert approprié des techniques pertinentes, compte tenu de tous les droits sur ces
ressources et aux techniques, et grâce à un financement adéquat.
La convention d’Alger de 1968, par laquelle les parties prenantes s’engagent à prendre
les mesures nécessaires pour assurer la conservation, l’utilisation et le développement
des sols, des eaux ,de la flore et des ressources en faune en se fondant sur des
principes scientifiques et en prenant en considération les intérêts majeurs de la
population.
Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages
menacées d'extinction, qui a pour objet Réglementation du commerce des spécimens
d'espèces inscrites de faune et de flore sauvage. Elle a «été signé à Washiton (USA) le
6 mars 1975, et entée en vigueur le 1 juillet 1995. L’objectif de cette convention est
double : - accorder une protection supplémentaire aux espèces menacées d’extension
en interdisant leurs commerce au niveau international ;- pour les espèces qui font
l’objet d’une exploitation commerciale, c’est-à-dire qui ne sont pas encore menacées
d’extension, faire en sorte qu’elle ne soit pas.
Convention sur les zones humides (Ramsar, 1971): signé le 2fevrier 1971 et entre en
vigueur le 21 décembre 1975.La Convention de Ramsar englobe quasiment tous les
écosystèmes aquatiques à l’exception de la mer au-delà des zones littorales peu
profondes. Elle a pour objectif d’améliorer à présent et dans l’avenir les piétinements
progressif sur les zones humides, et la disparition de ces zones. La Convention de
Ramsar distingue trois types de zones humides : les zones humides côtières,
intérieures, et artificielles
Un traité intergouvernemental sur les zones humides
• Sert de cadre à la conservation et à l’utilisation rationnelle
• 168 Parties (pays membres)
• Premier traité mondial moderne de l’environnement
• Doit son nom à Ramsar, en Iran, où la Convention a été adoptée.
Les membres s’engagent à:
• Utiliser toutes leurs zones humides de manière rationnelle
• Inscrire des zones humides appropriées sur la Liste des zones humides d’importance
internationale («Liste de Ramsar »)
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• Coopérer pour des zones humides transfrontières et des espèces partagées
convention de stockholn sur les polluants organiques persistants du 22 mai 2001. la
présente convention entre en vigueur le 12 octobre 2001, elle vise à réduire les
niveaux de polluants organiques persistants (POP) qui s’accumulent dans
l’environnement au fil du temps, en éliminant ou restreignant les rejets de produit
chimique industriel et de pesticide .
convention de Bhornne (Allemagne) sur la protection des espèces migratrices
appartenant à la faune sauvage : elle a été signé le 23 juin 1973 et entrée en vigueur
le 1 novembre 1983. l’opérationnalisation de cette convention se fait autours de deux
axes : - conservation des espèces migratrices sur la totalité des parcours qu’elle
empreinte ; - protection de certaines espèces migratrice menacées d’extension.
Convention UNESCO sur la protection du patrimoine culturel mondial : adoptée
le 11 novembre 1972 et entrée en vigueur le 17 décembre 1975.
Convention internationale de protection des végétaux : adoptée le 6 décembre 1951
par la FAO, entrée en vigueur le 3 avril 1952, elle se propose de maintenir et
intensifier la coopération internationale pour lutter contre les parasites et maladies de
plante et de produit végétaux et pour empêcher leur introduction et leur propagation
au-delà des pontières.
Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation de
l’alimentation de l’agriculture (TIRPAA) : adopté par la FAD le 3 novembre 2001
entré en vigueur le 21 juin 2004.il a pour objet de conserver et l’utilisation douane des
ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture et le partage juste et
équitable découlant de leur utilisation confort Protocol de Nagoya (CBN).
Convention Africaine sur la conservation de la nature et des ressources
naturelles.
Adoptée le 15 septembre 1968 en Afrique et entrée en vigueur le 16 juin 1969, le
Niger l’a ratifié le 26 février 1970. Elle a pour objectif d’améliorer la protection de
l’environnement, de promouvoir la conservation et l’utilisation des ressources
durables, des ressources naturelles et d’harmoniser et de coordonner des politiques
dans ces domaines. Cette convention a été révisée le 14 juillet 2003.
La charte de l’eau du bassin de Niger : Adoptée le 30 avril 2008 Niamey et constitue
un instrument juridique l’unificateur de l’ensemble des instruments de bassin du
Niger.
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III. ETAT DE RATIFICATION DES CONVENTIONS :
la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements Climatiques (CCNUCC),
elle a été adoptée le 09/05/1992 et est entrée en vigueur le 24/03/1994. Elle ratifiée le
25 juillet 1995. la CCNUCC et Conformément à l’Agenda 21, le Niger s’est engagé à
mettre en place le cadre politique et institutionnel adéquat, à même de prendre en
compte le caractère global et intégrateur de l’environnement et des changements
climatiques.
Sur le plan institutionnel, les chapitres 8 et 38 de l’Agenda 21 demandaient à chaque pays
ayant adhéré aux accords et à la Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement,
de mettre en place un organe national de coordination.
la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CCD), La
CCD a été adoptée le 16 juin 1994 et a été ratifiée par le Niger le 19 janvier 1996.
la Convention Cadre des Nations Unies sur la Diversité Biologique (CBD)
Elle a été adoptée au Niger le 17 juin 1994. Le Niger a ratifié la Convention sur la
Diversité biologique (CDB) le 25 juillet 1995.
Convention sur les zones humides (Ramsar, 1971) a été ratifiée par le Niger le 30
aout 1987.
La convention d’Alger a été ratifiée par le Niger le 26 février 1970.
La convention sur le Commerce International des Espèces de Faune et de Flore
sauvage menacées d’extensions signée le 6 mars 1975 et ratifiée le 30 avril 1983.
convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants du 22 mai 2001. la
présente convention entre en vigueur le 12 octobre 2001 et ratifiée le 12 avril 2006
La convention de Bhornne (Allemagne) sur la protection des espèces migratrices
appartenant à la faune sauvage a été ratifiée par le Niger le 14 juin 1985.
La Convention d’INESCO sur la protection du patrimoine culturel mondial a été
ratifiée par le Niger le 08 novembre 1974
La Convention internationale de protection des végétaux a été ratifiée par le Niger
le 04 juin 1985.
La charte de l’eau du bassin u lac Tchad : Adoptée le 30 avril 2012 en N’Djamena
et constitue un cadre conventionnel qui a pour objectif global le développement
durable du bassin de lac Tchad au moyen d’une gestion intégrée, équitable et
conservation des ressources en eau partagée.
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IV. ETAT DE MISE EN ŒUVRE DES CONVENTIONS :
La mise en œuvre de la CCNUCC repose sur la mise en place d’un cadre institutionnel
approprié favorisant l’implication de tous les acteurs concernés à travers leurs
domaines de compétences respectifs.
Au plan des réalisations physiques, le Niger s’est engagé depuis 1995 dans le processus de la
mise en œuvre de la Convention à travers notamment une série de réalisation physique. Ces
réalisations peuvent être classées comme suit : Elaboration de la Communication Nationale
Initiale Les principaux résultats obtenus dans le cadre de l’élaboration de la Communication
Nationale Initiale (CNI) sont : inventaire des Gaz à Effet de Serre dans les secteurs : énergie,
agriculture / élevage, changement d’affectation des terres et foresterie, procédés industriels et
déchet ; mise en place d’une banque de données et d’informations sur les émissions des GES,
et la vulnérabilité / adaptation aux changements climatiques. Plusieurs documents ont été
produits dans ce cadre, notamment : trois (3) rapports d'études sectorielles et un rapport de
synthèse sur les inventaires des Gaz à Effet de Serre, et deux (2) rapports d'études sectorielles
sur les analyses d'atténuation des gaz à effet de serre dans les secteurs énergie, agriculture et
foresterie. Elaboration de la Stratégie Nationale et son plan d’Action en matière de
Changements et variabilité Climatiques : La Stratégie et son plan d’Action ont été élaborés
sur la base des études réalisées dans le cadre de l’élaboration de la CNI et d’autres rapports en
2003. Elaboration de la Stratégie Nationale et son plan d’Action en matière de
Renforcement des Capacités pour gérer l’Environnement National et Mondial : Plusieurs
études ont été réalisées dans le cadre du projet « Auto-évaluation Nationale des Capacités à
Renforcer pour gérer l’Environnement global et National (ANCR-GEN) » au Niger pour
élaborer la stratégie et son Plan d’Action. Elaboration du Programme d’Action National
d’Adaptation aux changements Climatiques (PANA): Plusieurs études ont été menées dans le
cadre du projet « Programme d’Action National d’Adaptation aux changements Climatiques
(PANA)».
Dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention des Nations Unies sur la Lutte
Contre la Désertification, le Niger en tant que Partie, a mis en place des structures et a
engagé plusieurs actions pour honorer ses engagements. Il s’agit entre autres : le projet
corps des jeunes pour la réhabilitation des terres et de l’environnement au Niger sur
financement du Venezuela; le Projet de Renforcement Institutionnel du CNEDD pour
la mise en œuvre du PAN/LCD-GRN (PRIPAN) en 2002 avec l’appui financier de la
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Coopération Italienne ; Le Fond Italie-CILSS lutte contre la désertification pour la
réduction de la pauvreté au sahel (FLCD-RPS) avec l’appui financier de la
Coopération Italienne ; le Projet de Cogestion des Ressources de l’Air et du Ténéré
(COGERAT) ; c’est un programme sur les terres en marge du désert (DMP). C’est un
programme sur plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest, du Centre et du Sud. L’objectif
est d’arrêter la dégradation des terres, conserver et restaurer la biodiversité dans les
zones en marge des déserts par une utilisation durable de la biodiversité ; le
Programme des Petites Subventions du FEM (PPS/FEM).
Dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention sur la Diversité Biologique, le
Niger en tant que Partie, a mis en place des structures et a engagé plusieurs actions
pour honorer ses engagements. Il s’agit entre autres de : - l’élaboration du Plan
National de l’Environnement pour un Développement Durable (PNEDD) en 1998
conformément aux chapitres 8 et 38 de l'Agenda 21. Ce plan a été adopté par le
Gouvernement par décret n°2000-114 (bis)/PRN/PM du 21 avril 2000 ; - la création
du Conseil National de l’Environnement pour un Développement Durable (CNEDD),
conformément et à l’Agenda 21, par décret n°96-004 du 9 janvier 1996 modifié et
complété par les décrets de 2000-272/PRN/PM du 4 août 2000 et de 2011-
57/PCSRD/PM du 27 janvier 2011 ; - la mise en place de la Commission Technique
sur la Diversité Biologique (CTDB) par Arrêté n° 53/PM/CNEDD du 21 Juillet 1997
modifié par l’arrêté N°46 PM/SE/CNEDD du 23 avril 2004. Cette commission est
composée d’une soixantaine de membres représentants des Directions de Ministères,
des Instituts de recherche et de formation ou services spécialisés, des organisations de
la société civile et des organismes privés ; - la mise en place d’une structure Point
focal Opérationnelle du Protocole de Cartagena ; - la désignation d’une personne point
de contact pour la mise en œuvre du protocole ; - la création et le développement de
deux centres d’échange d’information sur la diversité biologique et sur la biosécurité -
l’élaboration de textes juridiques dans les différents domaines de la diversité
biologique dont la loi sur la gestion de l’environnement qui constitue le texte
fédérateur des aspects liés à la biodiversité et les textes d’applications sur l’institution
des études d’impacts sur l’environnement, les textes de loi réglementant les ressources
forestières, la pêche, la gestion de la faune et de la chasse etc. - l’élaboration d’une
stratégie sur la conservation de la faune; - l’élaboration des stratégies spécifiques de
conservation de certaines espèces comme les hippopotames, les éléphants; -
l’élaboration d’une stratégie sur les zones humides ; - l’élaboration d’un cadre national
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sur la biosécurité et le développement de textes relatifs à la biosécurité ; - la signature
et la ratification du protocole sur la biosécurité ; - l’élaboration d’une stratégie et d’un
plan d’action sur la diversité biologique (SNPA/DB); - le relèvement à plus de 14% de
la couverture du pays en aires protégées ; - La réalisation d’une monographie nationale
de la diversité biologique (biodiversité et ses éléments constitutifs) en 1998; 23 -
L’élaboration de quatre rapports nationaux sur l’état de la mise en œuvre de la
convention sur la biodiversité au Niger respectivement en 1998, 2001, 2005 et 2009 ; -
l’organisation de journées nationales, régionales de sensibilisation sur la diversité
biologique ; - la célébration de la journée internationale de la diversité biologique, le
22 mai de chaque année ; - l’élaboration d’une politique nationale et un plan d’action
en matière de gestion durable des zones humides (EPN-GZH) ; - Quatre évaluations
des besoins en renforcement des capacités pour la mise en œuvre de la Stratégie et le
Plan d’Action sur la diversité biologique; - La mise en œuvre de projet novateur tel
que le projet Niger Fauna corridor de conservation des réseaux d’aires protégées
sahélo saharien comme la Réserve naturelle de Termit et de Tin Toumma (RNNTTT);
- Projet d’Appui au Parc de l’Entente ; - La création d’une nouvelle aire protégée
d’environ 10 millions d’hectares pour la protection des espèces menacées Addax,
Mofflons, et les antilopes sahélo-saharienne
Convention sur les zones humides (Ramsar, 1971) :
Le Niger dispose de plusieurs textes réglementaires et/ou stratégies qui influencent
directement ou indirectement la gestion des zones humides. Il s’agit de :
La SRP qui constitue le cadre fédérateur de toutes les politiques sectorielles et
le document de référence en matière de développement économique et social.
La SDR qui depuis son adoption en 2002, constitue le cadre de référence pour
la planification et la mise en œuvre des actions de développement agro-
pastoral, d'environnement et de lutte contre la désertification.
La Politique nationale des zones humides adoptée en Novembre 2019
La convention sur le Commerce International des Espèces de Faune et de Flore
sauvage menacées d’extensions :elle s’applique en particulier à la possession,
l’importation, à l’exportation, à la réexportation , au transport , au transit ,au
transbordement et l’introduction en provenance de la mer, ainsi qu’à la mise en
entrepôts douaniers et à la sortie d’entrepôt de spécimens d’espèces de faune et de
flore régis par les lois nationales et la convention CITES .
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CONCLUSION
Tous les pays n’ont pas les mêmes visions relativement aux conventions internationales sur
l’environnement, leurs décrets d’adaptation et leur ratification. Ces pays ne sont pas
concernés de la même façon par les interdépendances entre la désertification, la diminution de
la diversité biologique, dégradation de sols; sécheresse; les changements climatiques….etc.
Mais certains pays contribuent au réchauffement mondial ; menace d’extension de la
biodiversité ; sécheresse … etc. Causés le plus souvent par les activités humaines et sont
susceptibles d’en subir les effets. Cependant le Niger a ratifié plusieurs conventions
internationales en but de diminuer et lutter contre la désertification, la sècheresse, la
dégradation de sols et la disparition de la biodiversité terrestre et aquatique. Ces conventions
sont entre autres : Convention sur les zones humides (Ramsar, 1971); convention sur les
commerces internationales des espèces de faune et flore sauvage menacées d’extensions ; et
convention d’Alger de 1968, convention de Stockholm sur les polluants organiques
persistants du 22 mai 2001, La convention de Bhornne (Allemagne) sur la protection des
espèces migratrices appartenant à la faune sauvage 1973, La Convention d’UNESCO sur la
protection du patrimoine culturel mondial de sss 1972, Convention internationale de
protection des végétaux de 1951, Traité international sur les ressources phylogénétiques pour
l’alimentation de l’agriculture (TIRPAA) 2001, Convention Africaine sur la conservation de
la nature et des ressources naturelles de 1968, La charte de l’eau du bassin de Niger de 2008,
La charte de l’eau du bassin du lac Tchad etc…, et trois conventions de Rio : convention sur
La protection de la diversité biologique ; convention sur la lutte contre la désertification et la
convention sur les changements climatiques etc…. cependant leurs mises en ouvres s’annonce
difficile par non suffisance de financement international et national de l’Etat, afin
d’atteindre les objectifs de protection de l’environnement .
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REFERANCE BIBLIOGRAPHIQUE :
CONVENTION DES NATIONS UNIES SUR LA LUTTE CONTRE LA
DESERTIFICATION DANS LES PAYS GRAVEMENT TOUCHES PAR LA
SECHERESSE ET/OU LA DESERTIFICATION, EN PARTICULIER EN
AFRIQUE.
RAPPORT D’ETUDE SUR LA SYNERGIE DES CONVENTIONS DE RIO AU
NIGER ET L’AMELIORATION DU CADRE D’ACTION DE LEUR MISE EN
ŒUVRE.
RAPPORT SUR LA CONVENTION SUR LE COMMERCE INTERNATIONAL
DES ESPECES DES FAUNES ET FLORES MENACEES D’EXTENSION.
RAPPORT SUR LA Convention relative aux zones humides d'importance
internationale particulièrement comme habitats des oiseaux d'eau Ramsar, Iran,
2.2.1971 telle qu'amendée par le protocole du3.12.1982 et les amendements de Regina
du 28.5.1987.
RAPPORT SUR LA CONVENTION AFRICAINE POUR LA CONSERVATION DE
LA NATURE ET DES RESSOURCES NATURELLES.
RAPPORT SUR LA CONVENTION DE STOCKHOLM SUR LES POLLUANTS
ORGANIQUIES PERSISTANTS.
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