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Topographie: Implantation Précise

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université Ferhat Abbas- Sétif-1

Faculté de Technologie
Département de Génie Civil

COURS DE TOPOGRAPHIE 2
3 ème année licence GC
Semestre : 5

 CHAPITRE V : Implantation

Par : Dr. Gharbi Ameur

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Cours de Topographie 2 Chapitre V : Implantation

Chapitre V. Implantation

V.1. Implantation des ouvrages


Les projets d’aménagement sont établis généralement à partir de données topographiques, qui
doivent être réalisés sur le terrain. Le topographe implante, autrement dit met en place sur le
terrain, les éléments planimétriques et altimétriques nécessaires à cette réalisation.
L'implantation des ouvrages consiste à matérialiser les plans sur le terrain; cette opération doit
être effectuée avec un maximum de précision, afin de déterminer le plus justement possible la
position et le niveau des ouvrages et éléments d’ouvrages. Les observations doivent à ce sujet être
surabondante afin de pouvoir être recoupées et de pouvoir ainsi se vérifier et éviter de grossières
erreurs.
La phase d’implantation consiste à reporter sur le terrain les indications fournies par le plan
projet. Certains points implantés serviront de repères, et devront donc rester accessibles pendant
toute la durée des travaux, ce qui oblige à anticiper les risques de destruction ou de déplacement
qu’ils encourent lors des allées et venues des engins, du déplacement des terres, etc.

V.2. Implantations
L’implantation est l’opération qui consiste à reporter sur le terrain, suivant les indications d’un
plan, la position de bâtiments, d’axes ou de points isolés dans un but de construction ou de
repérage. La plupart des tracés d’implantation sont constitués de droites, de courbes et de points
isolés.

L’implantation consiste à matérialiser sur le terrain un point connu et défini dans un système de
coordonnées. Cela permet de visualiser précisément la position planimétrique et altimétrique des
ouvrages.

Fig. V.1. Implantations

Les instruments utilisés doivent permettre de positionner des alignements ou des points :
théodolites, équerres optiques, rubans, niveaux, etc. L’instrument choisi dépend de la précision
cherchée, elle-même fonction du type d’ouvrage à implanter : précision millimétrique pour des
fondations spéciales, centimétrique pour des ouvrages courants, décimétriques pour des
terrassements, etc.

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Cours de Topographie 2 Chapitre V : Implantation

Les principes suivants doivent être respectés :


 Aller de l’ensemble vers le détail ce qui implique de s’appuyer sur un canevas existant ou
à créer ;
 Prévoir des mesures surabondantes pour un contrôle sur le terrain.

V.2.1. Implantation de points en planimétrie


Pour tout chantier, il est indispensable de disposer de points de référence en planimétrie. Ces
points permettent l’implantation des travaux et le contrôle de leur avancement. Ils doivent être
matérialisés par des bornes ou des repères durables situés à proximité immédiate du chantier,
mais hors de l’emprise des travaux. Deux points au minimum sont nécessaires, par exemple A et
B, station A et orientation sur B, de coordonnées connues :

 Soit en repère général: on les détermine alors par les procédés classiques de densification
de canevas ou plus généralement par des cheminements appuyés sur des points proches
connus en système général.
 Soit en repère local : on peut alors se fixer une base de deux points qui sert de référence,
un point A origine et un point B à une distance donnée de A. L’orientation peut
s’effectuer à la boussole pour obtenir une valeur approximative du gisement de la
direction AB.

Par rayonnement
Ce procédé est adapté aux théodolites, mécaniques ou électroniques avec ou sans IMEL. On
connaît les coordonnées polaires topographiques d’un point P dans le repère (A, x, y), y étant un
alignement AB donné.
Les coordonnées polaires topographiques sont, dans l’ordre, la distance horizontale Dh = AP et
l’angle a = BAP positif en sens horaire (fig.
V.2).

Attention : si l’on dispose des coordonnées


polaires mathématiques (Dh , ), il faut
implanter l’angle (100 – depuis l’axe y.

Si l’on dispose d’un théodolite et d’un ruban


en terrain régulier et à peu près horizontal,
l’opérateur stationne le théodolite en A et
positionne le zéro du cercle horizontal sur AB.
Il ouvre ensuite de l’angle a depuis B et
Fig. V.2. Rayonnement
positionne P à la distance horizontale Dh de

Si l’on dispose d’un IMEL, l’opérateur en station en A guide un aide tenant le miroir : il l’aligne
d’abord dans la direction AP puis effectue une première lecture de la distance station-miroir. Il

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Cours de Topographie 2 Chapitre V : Implantation

en déduit la valeur à corriger pour se positionner sur le point P, déterminé ainsi en quelques
approximations.
Il est aussi possible de réaliser cette implantation seul au moyen d’une station robotisée :
l’opérateur stationne l’appareil en A puis se déplace vers le point P. Il envoie par radio à la
station robotisée les coordonnées, rectangulaires ou polaires, du point à implanter et l’appareil
pointe automatiquement en direction de ce point. L’opérateur déplace alors un récepteur jusqu’à
ce que la station robotisée indique qu’il se situe sur le point P.

V.22. Implantation de repères altimétriques


Sur un chantier, des repères altimétriques sont indispensables. Ils sont implantés par des
nivellements rattachés au réseau. On place ainsi sur le chantier plusieurs bornes ou repères de
nivellement qui doivent être répartis sur l’emprise du chantier et positionnés de sorte qu’ils
restent en place pendant la durée des travaux. Le plus simple est de niveler les points qui servent
aussi de référence en planimétrie. En théorie, un seul repère de nivellement est nécessaire ; dans
la pratique, il est préférable d’en implanter plusieurs.

V.3. Implantation d’un bâtiment


V.3.1. Bâtiments courants
Il s’agit des bâtiments de petites et moyennes dimensions (villas, petits immeubles, etc.)
généralement fondés superficiellement, c’est-à-dire à de faibles profondeurs par rapport au
dernier niveau excavé.
 Piquetage de l’emprise des terrassements
On matérialise cette emprise par les limites extérieures des terrassements, axes AA’, BB’, CC’, etc.
de la figure V.3, les piquets étant placés en dehors de la zone à terrasser.

Fig. V.3. Piguetage d’un terrassement

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Cours de Topographie 2 Chapitre V : Implantation

 Positionnement des chaises d’implantation


Une chaise d’implantation (fig. V.4.) est constituée d’une latte horizontale fixée à deux piquets.
La face supérieure de la latte horizontale est positionnée à une altitude donnée (trait de niveau)
et on y plante des clous qui matérialisent les axes de la construction. Les chaises sont donc
placées autour de la construction, en retrait, de manière à ne pas gêner les travaux. De plus, il
faut veiller à régler les lattes de chaque chaise d’un même axe à la même altitude. Ces altitudes
sont décalées de quelques centimètres (5 cm par exemple) d’une paire de chaise à l’autre pour
éviter les interférences entre cordeaux.

Fig. V.4. Chaise d’implantation

Les chaises matérialisent en général l’axe longitudinal du bâtiment, l’axe des fondations ou des
murs à implanter (fig. V.5.). Elles sont plantées en retrait de la zone de travaux (1 à 2 m) et les
cordeaux ou fils de fer tendus entre les chaises représentent les axes à implanter.

Fig. V.5. Position des chaises d’implantation

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Cours de Topographie 2 Chapitre V : Implantation

Le positionnement des chaises est réalisé comme suit : dans le repère local associé au chantier,
souvent une simple ligne de base ou un ouvrage existant, l’opérateur calcule la position de deux
points d’axe qu’il reporte sur le terrain. Par exemple les points D et E placés à partir de la ligne de
base AB en prenant les cotes sur le plan d’implantation du bâtiment. Les autres axes sont
construits par jalonnement (alignements, perpendiculaires, parallèles, etc.) à partir de l’axe DE. Il
en déduit la position des en prolongeant les alignements.
V.3.2. Bâtiments sur fondations spéciales, ouvrages d’art
La précision nécessaire à l’implantation des fondations de ce type d’ouvrage (fondations
profondes ou semi-profondes, certaines fondations du type micro pieux nécessitant des
précisions de l’ordre du millimètre...) oblige à utiliser essentiellement le théodolite, d’autant que
ce type de chantier est toujours de grande étendue. Une station totale est alors recommandée.
L’implantation s’effectue par rayonnement depuis un micro canevas de stations déterminées en
repère général ou local. Les points à implanter sont calculés dans le repère utilisé pour le chantier
à partir des indications des plans d’exécution. Les précisions à respecter sont de l’ordre de ± 1 à ±
2 cm en planimétrie et de ± 1 cm en altimétrie.

V.4. Contrôle d’une implantation


La phase de contrôle d’une implantation est aussi importante que l’implantation elle-même. Pour
être fiable et représentatif de la précision d’implantation, un contrôle doit porter sur des
dimensions non implantées déduites par calcul des éléments implantés.
Par exemple, si l’on implante une figure polygonale en coordonnées polaires, le premier contrôle
à effectuer est la mesure des distances entre les sommets (a-b, b-c, etc.) Ceci renseigne sur la
précision de l’implantation.

Fig. V.6. Contrôles après implantation

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V.5. Suivi et contrôle des outrages


Les ouvrages d’art une fois construits demandent souvent un suivi, а intervalles de temps plus ou
moins réguliers suivant leur destination: digues, ponts, affaissements, etc. les travaux
topographiques correspondants débouchent généralement sur les mesures des variations des
coordonnées XYZ.
Les mesures topographiques jouent un rôle central dans les opérations de réglage et de suivi de
l’ouvrage en cours de construction. Elles interviennent tout d’abord comme données d’entrée
dans la détermination des consignes à appliquer sur site.
Elles servent également au suivi géométrique de l’ouvrage : le relevé des positions permet
d’appréhender les déformations de la structure et par conséquent de s’assurer que celle-ci se
comporte conformément aux prévisions du modèle de calcul.

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