Cours Biomasse 3
Cours Biomasse 3
Dr. G. NASSER 1
Introduction
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On distingue plusieurs types de biocarburants
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I. La première génération
1) Les sources
la première génération de biocarburants repose sur l'utilisation des
organes de réserve des cultures :
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Les filières de première génération
1) Filière huile transformées en esters, méthyliques d’huiles végétales (EMHV) pour les
véhicules diesel
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Les filières de première génération
1) Filière huile transformées en esters, méthyliques d’huiles végétales (EMHV) pour les
véhicules diesel
a) L'huile végétale brute (HVB) peut être utilisée directement, dans les moteurs diesels, pure ou
en mélange, mais, notamment à cause de sa viscosité relativement élevée et d’un indice de
cétane (aptitude à l’auto-inflammation) trop faible, l'utilisation d'une fraction d'huile importante
nécessite l’adaptation des moteurs.
b) Le biodiesel (aussi appelé en France diester), obtenu par la transformation des triglycérides
qui constituent les huiles végétales; la transestérification de ces huiles, avec du méthanol ou de
l'éthanol, en présence d'un catalyseur, généralement de l'hydroxyde de potassium KOH ou de
sodium NaOH), produit des Esters d'Huile Végétale, respectivement méthyliques (EMHV) et
éthyliques (EEHV). La réaction de transestérification est réalisée à température modérée (20-
80°C) et à pression atmosphérique.
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Processus de production de biodiesel ou diester
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En France, c'est principalement le colza qui est utilisé (avec une faible part de tournesol) pour
la fabrication des EMHV.
Le diester était utilisé à hauteur de 5% d’incorporation depuis 2005 jusqu’en 2007. Cette valeur
est passée à 5.75% en 2008 en France. Les objectifs sont de 7% en 2010 et 10% en 2015.
A ces niveaux il ne nécessite pas d’adaptation des moteurs.
Le B30 est un carburant qui est dû à l’association de 30% de EMVH et de 70% d’énergie fossile.
Pour l’utiliser il faut juste faire une modification mineure sur les moteurs diesel. Il est utilisé
seulement pour les transports en commun et véhicules d’entreprises.
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La trans-estérification va former un mélange d'ester méthylique (biodiesel) et du
glycérol.
Les propriétés physiques des esters méthyliques ou éthyliques ressemblent fortement
à celles du diesel. Le tableau suivant compare différentes propriétés physiques du
diesel et du biodiesel , ainsi que celles de l'huile de colza.
L'indice de cétane est la capacité pour un carburant de s'enflammer (de 0 à 100), plus
cet indice va être élevé, plus le carburant sera « efficace ».
(L'indice de cétane est au moteur Diesel ce que l'indice d'octane est au moteur
à essence)
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2) Filière alcool pour les véhicules à essence
De nombreuses espèces végétales sont cultivées pour leur sucre : c'est le cas par exemple de la
canne à sucre, de la betterave sucrière, du maïs, du blé ou encore dernièrement de l'ulve (laitue
de mer).
Le bioéthanol est obtenu par fermentation de sucres (sucres simples, amidon hydrolysé) par des
levures du genre Saccharomyces.
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La figure ci-dessus prés ente de façon schématique le processus de production de bioéthanol à partir de céréales.
Suivant l’état de polymérisation, ces sucres doivent subir un (ou plusieurs) traitement(s) préal able(s), dont le but est de
transformer les chaînes de polymères en sucres simples. Après fermentation à l’aide de micro-organismes (levures,
bactéries, etc.), l’éthanol est recouvré par distillation (éthanol hydraté à 95-96% v/v), puis par déshydratation (éthanol
anhydre à 99,7% v/v).
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En France, ce sont la betterave et les céréales qui sont les principales ressources utilisées pour la
production de l'éthanol.
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a) L'éthyl-tertio-butyl-éther (ETBE) est un dérivé de l'éthanol. Il est obtenu par réaction entre
l'éthanol et l'isobutène (obtenu lors du raffinage du pétrole) et est utilisé comme additif à
hauteur de 15 % à l'essence.
L’ETBE aurait l’avantage d’être mieux adapté aux moteurs. En effet, l’incorporation directe de
l’éthanol à l'essence pose certaines difficultés techniques : le mélange essence/éthanol a une
pression de vapeur plus élevée et tolère mal la présence de traces d’eau. Néanmoins, l'ETBE est
moins vertueux pour l'environnement, d'où le choix de la France (et de nombreux autres pays)
pour l'E85.
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L’E 85 est un mélange à forte teneur en éthanol
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b) Le biobutanol (ou alcool butylique) est obtenu grâce à la bactérie Clostridium
acetobutylicum qui possède un équipement enzymatique lui permettant de transformer les
sucres en butanol-1 (fermentation acétonobutylique). Du dihydrogène, et d'autres molécules
sont également produites : acide acétique, acide propionique, acétone, isopropanol et éthanol.
Remarque : le méthanol est aussi utilisable, en remplacement partiel (sous certaines conditions)
de l'es sence, comme additif dans le gasoil, ou, à terme, pour certains types de piles à
combustible. Le méthanol est cependant très toxique pour l'homme.
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c) Les biogaz
Le biogaz est un processus de digestion anaérobique (sans présence d'oxygène) de
matière organique (fumier, lisier, purin) par les micro-organismes qui vivent dans des
milieux anaérobiques.
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L'intérêt de la méthanisation en milieu
anaérobie est qu'il n'y a pas besoin
d'un apport d'oxygène ce qui permet
une économie d'énergie. Cependant, le
rendement de dégradation est
plus faible qu’en milieu aérobie.
Le biogaz est le gaz produit par la fermentation de matières organiques animales ou végétales
en l'absence d'oxygène.
Cette fermentation appelée aussi méthanisation se produit naturellement (dans les marais) ou
spontanément dans les décharges contenant des déchets organiques, mais on peut aussi la
provoquer artificiellement dans des digesteurs (pour traiter des boues d'épuration, des déchets
organiques industriels ou agricoles, etc.).
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L'énergie du biogaz provient uniquement du méthane : le biogaz est ainsi la forme renouvelable
de l'énergie fossile très courante qu'est le gaz naturel. On peut aussi parler de biométhane.
La méthanisation est assurée grâce à l’action concertée de microorganismes appartenant à
différentes populations microbiennes en interaction constituant un réseau trophique.
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L'hydrolyse et l’acidogenèse
La matière organique complexe est tout d'abord hydrolysée en molécules simples. Cette
décomposition est réalisée par des enzymes exocellulaires et peut devenir l'étape limitante
dans le cas de composés difficilement hydrolysables tels que la cellulose, l'amidon ou les
graisses. Ensuite, ces substrats sont utilisés lors de l'étape d'acidogenèse par les espèces
microbiennes dites acidogènes, qui vont produire des alcools et des acides organiques, ainsi
que de l'hydrogène et du dioxyde de carbone.
L’acétogenèse
L'étape d'acétogenèse permet la transformation des divers composés issus de la phase
précédente en précurseurs directs du méthane : l’acétate, le dioxyde de carbone et
l’hydrogène. On distingue deux groupes de bactéries acétogènes:
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La méthanogenèse
La méthanogenèse est assurée par des micro-organismes anaérobies stricts qui appartiennent
au domaine des Archaea . Cette dernière étape aboutit à la production de méthane. Elle est
réalisée par deux voies possibles :
l'une à partir de l'hydrogène et du dioxyde de carbone par les espèces dites hydrogénotrophes,
et l'autre à partir de l'acétate par les espèces acétotrophes.
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Atouts et limites des biocarburants de première génération
Atouts
• coût de production des biocarburants, très dépendant des coûts des matières
premières agricoles, demeurant bien supérieur à celui des carburants fossiles (hors
taxes). Une politique fiscale et réglementaire appropriée est donc nécessaire au
développement des biocarburants
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II. La deuxième génération
1) Les sources
Les biocarburants de seconde génération n'utilisent plus les organes de réserve des
plantes mais les plantes entières ou des déchets de végétaux. Ce qui est valorisé est la
lignigne et la cellulose des plantes qui sont contenues dans toutes les cellules
végétales. Il est alors possible de valoriser les pailles, les tiges, les feuilles, les déchets
verts (taille des arbres, etc) ou même des plantes dédiées, à croissance rapide.
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La biomasse ligno-cellulosique est divisée en trois types de structures :
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•L'hémicellulose (polymère formé de xylose, de mannose, de glucose et
de galactose)
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•La lignine (composé de poly-aromatique, diffère en fonction de
l'environnement)
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2) Les biocarburants
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3) Procédés de conversion
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a) Processus thermochimique
- la liquéfaction
- la pyrolyse
- la combustion
- la gazéification
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la liquéfaction :
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la pyrolyse :
La pyrolyse est la dégradation thermique de la biomasse par chauffage en absence
d'oxygène. La pyrolyse produit du charbon et des huiles qui permettent la production
de biocarburants. Le gaz produit lors de cette pyrolyse est utilisé pour produire la
chaleur utile pour la pyrolyse.
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la combustion :
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la gazéification :
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b) Processus biochimique
Comme pour la première génération, ce procédé permet, par fermentation des
sucres, de produire de l'éthanol. Cependant la source ligno-cellulosique ne fournit pas
directement le sucre exploité. Une étape de plus est nécessaire pour produire du
bioéthanol.
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La figure 3 récapitule les deux processus et les types d’énergies
produites à l'aide de ces deux voies.
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III. La troisième génération
1) Les sources
Deux types de micro-algues peuvent être utilisés pour produire des biocarburants. Il y
a tout d'abord les micro-algues qui peuvent être cultivées en milieu autotrophe, c'est à
dire que pour se développer, elles ont besoin de CO2 comme source de carbone et de
la lumière comme source d'énergie. Tandis que d'autres espèces de micro-algues
peuvent être cultivées en milieu hétérotrophe, elles n'ont besoins que de carbone
organique comme source de carbone et d'énergie.
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L'utilisation des micro-algues présente plusieurs avantages :
- Les micro-algues produisent différents types de produits annexes tels que les
protéines, les vitamines et les oligo-éléments qui sont alors valorisés dans d'autres
domaines (cosmétique, pharmacie)
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2) Les biocarburants
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3) Les procédés de conversion
a) La culture des micro-algues
La production de micro-algues se fait selon deux méthodes, en fonction du type de
microalgues utilisées. Il existe tout d'abord le dispositif de culture ouverte (1er type de
culture). Ce sont des bassins de type « champ de course » d'une profondeur de
quelques dizaines de centimètres. Le milieu dans laquelle se développent les micro-
algues est en déplacement continu grâce à des roues à aubes. L'image 1 montre une
culture type « champ de course »
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Les éléments nutritifs sont apportés de manière continue permettant ainsi un
développement optimal des micro-algues. La source d'énergie est apportée
directement par la lumière, ce qui permet le processus de photosynthèse, l'apport du
CO2 se faisant par bullage. Cependant ce système ouvert est sensible à toutes
contaminations soit par des espèces locales qui trouvent dans ces bassins les critères
idéals pour se développer, soit par des espèces extérieures qui se nourrissent de ces
micro-algues (daphnies, copépodes ).
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Pour éviter ces contaminations, la culture dans des photobioréacteurs (2ème type de
culture) peut être utilisée. Pour ce type de culture (fermée) l'utilisation de micro-
algues autotrophes est nécessaire car elles arrivent, à l'aide de l'énergie lumineuse, à
créer leur propre substance organique. La réaction 2 montre le principe de la
photosynthèse qui permet de produire leurs propres éléments nutritifs :
Un photobioréacteur (PBR) peut être défini comme un système clos à l’intérieur duquel se
déroulent, en présence d’énergie lumineuse, des interactions biologiques que l’on cherche à
contrôler en maîtrisant les conditions de culture. En son sein, une réaction biochimique de
photosynthèse a lieu dans le but de produire de la biomasse végétale à partir de microalgues,
de CO2 et de lumière.
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Le principe du fonctionnement des photobioréacteurs est le suivant : au sein d’une
enceinte confinée transparente, le bioréacteur, des microorganismes
photosynthétiques sont cultivés, dans des conditions contrôlées, à l’aide des substrats
nécessaires à leur croissance et d’un apport d’énergie lumineuse. Les interactions
biologiques ayant lieu en milieu fermé, il est indispensable de maîtriser les conditions
de culture appliquées dans le photobioréacteur. Il faut en particulier gérer l’accès aux
nutriments et le processus d’homogénéisation du milieu, et effectuer un suivi de la
température et du pH.
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L'image 2 montre un photobioréacteur utilisé pour la croissance des
micro-algues
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Culture hétérotrophe (3ème type de culture)
Ici l'énergie n'est plus fournie par la lumière mais par un substrat carboné, de type
sucre (ex: recyclage de déchets et sous-produits de sucreries). Ce type de culture se
rapproche de la fermentation (la culture se réalise en mode fermé dans des
bioréacteurs semblables à des fermenteurs), et ne nécessite pas d'utiliser des espèces
de microalgues particulières. Les niveaux élevés de productivité enregistrés sont
prometteurs pour la production de biocarburants (Xu and al, 2006).
En Europe, seule la société française Fermentalg, semble maîtriser cette approche des
microalgues. Aux Etats-Unis, plusieurs sociétés sont actives dans ce créneau.
L'exemple le plus symbolique semble être celui de Solazyme : elle dispose de près de
76 millions de dollars de financement, est épaulé par le pétrolier Chevron et travaille
pour l’US Navy. Martek Biosciences, alliée au groupe pétrolier BP, est une autre société
active dans la fermentation.
Le tableau suivant présente une Comparaison des caractéristiques des principaux systèmes
utilisés pour la culture des microalgues (d’après Algae for Biofuel Production: Process
Description, Life Cycle Assessment and Costs – Pierpaolo Cazzola, IEA Secretariat, Paris, IEA
Bioenergy Ex)
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Bassins ouverts Photobioréacteurs
Démontré à grande échelle, mais pas réellement à Développé à l’échelle laboratoire/pilote, mais
l’échelle commerciale pas encore de changement d’échelle
Coût plus faible (entre 120 000 et 350 000$/ha)* Coût plus élevé (de 200 000 à plus de 1
million $/ha)*
Sujet à contamination par des souches prédatrices Permet la culture d’espèces uniques
Sujet à la perte d’eau par évaporation La perte d’eau est contrôlée
La température est difficilement contrôlable avec Peut être mieux contrôlé mais cela nécessite
les alternances jour/nuit et les variations de plus grandes quantités d’énergie pour
saisonnières mélanger et maintenir la température
Les solutions obtenues sont faiblement Peut générer des solutions en biomasse
concentrées en biomasse(en moyenne <1g/l)* algale plus concentrées (entre 1.5 et 5g/l)*
Productivité annuelle moyenne : 10 à 20 Productivité annuelle moyenne : 15 à 40
g/m2/jour* g/m2/jour (mais rarement au-delà de 20
g/m2/jour actuellement)*
Nécessite de grandes quantités de La distribution des nutriments est plus facile
nutriments et plus efficace
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* Production de biocarburants à partir de microalgues, Whitwham M., Présentation du 22 décembre 2010.
b) Récolte des micro-algues, extraction des huiles et transformation
La récolte de ces micro-algues peut se faire de différentes façons. Cette étape est assez
complexe de part la taille des algues qui est de quelques microns et d’autre part la
densité des micro-algues proche de celle de l'eau. Certaines espèces peuvent se
récolter directement par filtration sur soie, telle que la spiruline qui est une
cyanobactérie ou par filtration membranaire. Pour la plupart des espèces, il faut tout
d'abord passer par une étape de pré concentration afin de réduire le taux d'humidité.
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b) Récolte des micro-algues, extraction des huiles et transformation
L'huile est ensuite extraite selon différentes méthodes telles que l'extraction par
solvant (solvant de type hexane ou la centrifugation. Cette huile peut alors, par des
procédés identiques à ceux de la deuxième génération, former des biocarburants.
L’utilisation de la trans-estérification va permettre de faire réagir l'huile avec du
méthanol ou de l'éthanol et ainsi produire du biodiesel. On peut également, par
conversion thermochimique (liquéfaction), produire des hydrocarbures qui pourront
être mélangés au gazole ou au kérosène. La production de bioéthanol peut se faire
également grâce à la méthode de fermentation classique
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Impacts des biocarburants
sur l’environnement
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Introduction
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Introduction
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ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX
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ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX
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ENJEUX POLITIQUES ET STRATÉGIQUES
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ENJEUX SOCIO-ÉCONOMIQUES
D’une part, les marchés sont désormais mondialisés, tant au niveau des
produits que des ressources. L’influence sur les marchés de grandes
productions (éthanol brésilien et américain, diesel d’huile de palme) et
de grandes zones de production forestières et agricoles reste néanmoins
bornée par le coût des transports. Il s’agit d’organiser au mieux les
échanges tant que le coût des transports reste faible.
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ENJEUX SOCIO-ÉCONOMIQUES
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ENJEUX SOCIO-ÉCONOMIQUES
2. Enjeux socio-économiques locaux
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ENJEUX SOCIO-ÉCONOMIQUES
2. Enjeux socio-économiques locaux
b) Aménagement du territoire
Dans un contexte où l’usage des sols est sera contraint notamment par
les besoins alimentaires humains et animaux et les services écologiques,
les utilisations non alimentaires de la biomasse lignocellulosique
constituent un atout pour parvenir à un aménagement harmonieux du
territoire.
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ENJEUX SOCIO-ÉCONOMIQUES
2. Enjeux socio-économiques locaux
b) Aménagement du territoire
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ENJEUX SOCIO-ÉCONOMIQUES
2. Enjeux socio-économiques locaux
c) Acceptabilité
c) Acceptabilité
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Conclusion
L’utilisation de la biomasse pour produire des biocarburants est
aujourd’hui largement répandue. Concernant la première génération, de
plus en plus de pays utilisent cette technologie, bien qu’elle soit en fin
de vie à cause de sa concurrence directe avec le secteur alimentaire.
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Les biocarburants contribueront ils à atténuer les effets du
changement climatique?
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