Bibliothèque d’exercices Bonus
L1
Divers
Table des matières
1 Congruences 1
2 Théorème de Bezout, division euclidienne 2
3 Systèmes linéaires 3
4 Espaces vectoriels 3
5 Applications linéaires 4
6 Applications linéaires : noyau et image 4
7 Familles libres et familles génératrices, dimension 5
8 Matrices Inversibles 6
9 Injection et surjection 7
10 Continuité, dérivabilité 7
11 Intégration 8
1 Congruences
Exercice 1 Montrer que si la somme des chiffres d’un nombre est divisible par 3, alors le chiffre
lui-même est aussi divisible par 3. Donner un critère sur les chiffres d’un nombre pour qu’il soit
divisible par 8.
Exercice 2 Trouver tous les entiers naturels n tels que 7n ait 3 comme chiffre des unités.
Exercice 3 Soit n ∈ Z. Montrer que si n est impair, alors 8 divise 3n + 4n + 1. Etudier le cas
où n est pair.
Exercice 4 Soit n, p ∈ N, montrer que n(n4 − 1) ≡ 0(5). En déduire que np et n4+p ont même
chiffres des unités (en base 10).
Exercice 5 Soit a, b dans N tels que a3 = b2 , a > 2, b > 2. Montrer que a est le carré d’un
entier et que b est le cube du même entier.
Exercice 6 Un commercant effectue 3 remises successives sur un article qui coutait 300FF et
qu’il vend alors à 222,87FF. Quels sont les pourcentages (nombres entiers) des 3 remises ?
1
2 Théorème de Bezout, division euclidienne
Exercice 7 Soit (a, b, n) ∈ N3 tels que a > 3, b > 2 et n 6= 0. On note t le quotient et r le
reste de la division euclidienne de a − 1 par b. Calculer le quotient et le reste de la division
euclidienne de abn − 1 par bn+1 .
Exercice 8 Montrer que :
1. Pour tout n ∈ N on a pgcd((21n + 4), (14n + 3)) = 1.
2. Pour tout n ∈ N\{0} on a pgcd((n3 + 2n), (n4 + 3n2 + 1)) = 1.
Exercice 9 Soit n 6∈ {0, 1}. Montrer que n et kn + 1 sont premiers entre eux, k ∈ Z. Que
peut-on dire de n2 et n + 1 ?
Exercice 10 Montrer que :
1. Pour tout n ∈ N on a pgcd((21n + 4), (14n + 3)) = 1.
2. Pour tout n ∈ N\{0} on a pgcd((n3 + 2n), (n4 + 3n2 + 1)) = 1.
Exercice 11 Déterminer tous les entiers n tels que pgcd(2n + 8, 3n + 15) = 6.
Exercice 12 Soit a, b, c des entiers non nuls. Montrer que si a et b sont premiers entre eux,
alors pgcd(a, bc) =pgcd(a, c).
Exercice 13 Résoudre dans Z × Z l’équation diophantienne 62x + 43y = 3 (trouver tout
d’abord une solution particulière).
Exercice 14 Résoudre dans Z × Z l’équation
2735x + 502y = n, n ∈ N∗
Résoudre la même équation sur N × N.
6k+2
Exercice 15 Montrer que 19 divise 22 + 3, k ∈ N. (Vous pouvez tout d’abord montrer que
26k+2 ≡ 4(18).
Exercice 16 Déterminer l’ensemble des entiers n tels que 17 divise n2 − 5n − 11. Déterminer
l’ensemble des entiers n tels que cos (n2 − 8n + 2) π7 = 1.
Exercice 17 On dit qu’un nombre a ∈ Z admet un inverse modulo p s’il existe u 6≡ 0[p] tel
que au ≡ 1[p]. Construisez des exemples avec p = 5, 6, 7.
1. Supposons p premier. Montrer que tout a ∈ Z tel que a 6≡ 0[p] admet un inverse modulo
p.
2. L’affirmation du (1) est-elle vraie si p n’est plus premier ?
2
3 Systèmes linéaires
Exercice 18 Soit A une matrice m × n et supposons m < n. Montrer que pour tout b ∈ Rm ,
le système Ax = b a soit une infinité de solutions soit aucune solution.
m
Exercice 19 Soit A une matrice m × n et supposons m > n. Montrer qu’il existeb ∈ R tel
1 2
que le système Ax = b n’a aucune solution. Produisez un b qui marche pour A = 1 3.
1 4
Exercice 20 Soit A une matrice m × n. Que pouvez vous dire de m et n si :
1. il existe b ∈ Rm tel que Ax = b admet une solution unique.
2. pour tout b ∈ Rm , Ax = b admet une solution unique.
Exercice 21 On considère le système Ax = b, A étant 4 × 3. On sait que le rang de [A : b] = 4.
Combien de solutions le système admet-il ? Un système 4×3 admet une solution unique. Decrire
la forme echelonnée de ce système.
4 Espaces vectoriels
Exercice 22 1. Nous allons déterminer tous les sous-espaces vectoriels de R2 :
x
(a) Montrer que { | x = y + 1} n’est pas un sous-espace vectoriel de R2 .
y
(b) Montrer que si v1 et v2 ne sont pas collineaires, alors Vect(v1 , v2 ) = R2 .
(c) Déterminer tous les espaces vectoriels de R2 (justifier votre réponse).
2. Decrivez tous les sous-espaces vectoriels de R3 .
Exercice 23 1. Déterminer (sous forme cartesienne) l’ensemble
de tous les points (a, b, c)
x + 2y + 3z = a
3
de R tel que le système suivant admette une solution : 4x + 5y + 6z = b
7x + 8y + 9z = c
1 3
3
2. Donner l’equation cartesienne dans R du plan Vect 2 , 0 .
3 −1
Exercice 24 On donne dans R4 les vecteurs
0 1 3 0 0
1 0 2 0 0
a=−2 , b = 2 , c = 2 , d = 1 , e = 0
1 −1 −1 0 1
1 −1
1 1
1. Montrer que Vect(a, b, c) = Vect
0 , −4,
0 2
2. Montrer que Vect(a, b)+ Vect(b, c, d) = R4 ,
3. Montrer que Vect(d, e) est le complémentaire de Vect(a, b, c) dans R4 .
3
5 Applications linéaires
Exercice 25 1. Déterminer toutes les applications linéaires de R dans R.
2. Déterminer toutes les applications linéaires de R dans R2 .
2 2 1
Exercice 26 1. Soit T : R −→ R une application linéaire telle que T ( ) = v1 et
0
0 1 1
T( ) = v2 . Déterminer T ( ) et T ( ).
1 1 −2
2 2 x −y
2. Décrire géométriquement l’application T : R → R , T ( )= . Cette application
y x
est-elle linéaire ?
2 2 x ax + by
3. Montrer que toute application linéaire de R dans R est de la forme T ( )= .
y cx + dy
4. Soit Rα la rotation
(dans le sens trigonométrique) d’angle α. Vérifier que Rα est linéaire
x
et écrire Rα ( ) en coordonnées.
y
Exercice 27 Le projeté orthogonal de x ∈ Rn sur la droite vectorielle L est l’unique vecteur
PL (x) verifiant : PL (x) ∈ L et x − PL (x) ⊥ L.
2
1. Soit PL la projection
orthogonale
deR sur une droite L de vecteur directeur v. Ecrire
x 1
en coordonnées PL ( ) ou v = .
y 1
2. Soit u un vecteur unitaire de Rn . Décrire géométriquement l’application (linéaire ?) T
définie par : T (x) = (x · u)u. (Indication : Que pouvez vous dire des vecteurs u et x − (x ·
u)u).
3. Retrouver (1) à l’aide de (2).
Exercice 28 1. Soit RL la réflexion dans Rn par rapport à la droite L de vecteur directeur
v. Exprimer RL (x) à l’aide du vecteur v et de x.
2. Ecrire en coordonnées dans R2 l’image de x par la réflexion par rapport à la droite y = 2x.
6 Applications linéaires : noyau et image
Exercice 29 Décrire le noyau et l’image des transformations suivantes :
1. Projection orthogonale PL sur une droite L ⊂ Rn .
2. Reflexion par rapport à une droite vectorielle L dans Rn .
3. L’application T : R3 −→ R, x 7→ v · x, ou v est un vecteur donné.
Exercice 30 1. Donner une base du noyau et de l’image de la transformation linéaire de
matrice
1 0 2 4
0 1 −3 −1
3 4 −6 8
0 −1 3 4
2. Donner les equations de ker(A) et Im(A).
4
3. Montrer que R4 =ker(A)⊕ Im (A).
Exercice 31 1. Soit T : V −→ W une application linéaire entre deux espaces vectoriels.
Montrer que :
2. T injective ⇔ ker(T ) = {0}.
3. Si V = W alors T injective ⇔ T surjective ⇔ T bijective.
Exercice 32 Soit V = R3 [x] l’espace vectoriel des polynomes de degré au plus 3, et soit
T : V −→ V , P 7→ x2 P 00 − (x + 1)P − 3P .
1. Montrer que T ∈ L(E) (c.a.d T est linéaire).
2. Déterminer ker(T ) et Im(T ).
3. Montrer que V = ker(T )⊕ Im(T ).
Exercice 33 Soit V = {x1 − x2 + 2x3 + 4x4 = 0} ⊂ R4 .
1. Trouver une application linéaire T : R3 −→ R4 tel que Im(T ) = V . Que pouvez vous dire
de ker(T ) dans ce cas ?
2. Pouvez vous trouver T : R2 −→ R4 tel que Im(T ) = V ?
Exercice 34 Soit A une matrice 4 × 5. Quelles sont les dimensions possibles pour ker(A) ?
Pour chaque dimension possible d trouver une matrice A telle que dim ker(A) = d.
7 Familles libres et familles génératrices, dimension
Exercice 35 Vrai ou Faux (justifier vos réponses) :
1. Si v1 , . . . , vk sont tel que aucun des vi n’est combinaison linéaire des autres vecteurs, alors
la famille (v1 , . . . , vk ) est libre.
2. Si v1 , v2 , v3 sont 2 à 2 non-collinéaires, alors {v1 , v2 , v3 } est libre.
3. dim(V + W ) = dim(V ) + dim(W ) ou dim est la dimension (qui correspond au nombre
des elements d’une base).
Exercice 36 1. Soit F = (v1 , v2 , . . . , vn ) une famille de n vecteurs de Rn . Montrer que F
est génératrice si et seulement si F est libre.
2. Une famille de (n + 1) vecteurs dans Rn peut-elle être libre ? génératrice ?
1 3 1
3. La famille 2 , 0 , 8 est-elle une base de R3 ?
3 −1 13
Exercice 37 Interpréter et justifier les phrases suivantes :
1. La dimension est le maximum du nombre de vecteurs qui peuvent être libres entre eux.
2. La dimension est le minimum du nombre de vecteurs qui peuvent être générateurs.
Exercice 38 Soit V = P4 [x] l’espace vectoriel de tous les polynomes de degree 6 4. Soit
A = {p ∈ V | p(1) = 0} et B = {p ∈ V | x2 + 1 | p(x)}. Verifier que A et B sont bien des
sous-espaces vectoriels. Donner des bases de A, B, A ∩ B et A + B.
5
Exercice 39 Soit F et G les sous espaces de R5 définis par :
1 2 0 1
x
1 −1 1 −2
1
x − 3x2 + x4 = 0
..
F = . | , G = Vect 3 , −4 , 2 , −3
x2 − x5 = 0
−1 4 0 −1
x
5
1 −1 1 −2
Donner des bases pour F , G et F ∩ G.
8 Matrices Inversibles
Exercice 40 Soit T : V −→ W linéaire et supposons que T est bijective, c’est à dire T −1
existe.
1. Montrer que T −1 est linéaire.
2. Montrer que dim(V ) = dim(W ).
3. Si A est la matrice de T , trouver des conditions nécéssaires et suffisantes sur les vecteurs
colonnes de A pour que A soit inversible.
1 1 1
Exercice 41 Soit A = 2 3 2.
3 8 2
1. Trouver A−1 .
1
2. Résoudre Ax = 1.
1
1 0 1
3. Résoudre pour B (matrice 3 × 3) tel que AB + B − I = C our C = 0 2 −1
1 1 0
1 1 1
Exercice 42 Pour quels choix de k la matrice 1 2 k est-elle inversible ? (Répondre par
1 4 k2
deux manières differentes).
a11 x1 + · · · + a1n xn = b1
..
Exercice 43 On considère le système . , et soit A la matrice des
am1 x1 + · · · + ann xn = bn
coefficients de ce système.
1. Si A est inversible, le système admet combien de solutions ?
2. Même question si A est singulière.
Exercice 44 1. Montrer par 3 manières différentes que la composée de deux applications
linéaires inversibles est aussi inversible.
2. Si ker (A2 ) est non nul, alors A peut-elle être inversible ?
6
9 Injection et surjection
Exercice 45 Soit E un sous-ensemble de R et f : E → R une application. Montrer que :
1. Si f est strictement croissante, alors f est injective.
2. Si f est croissante et injective, alors f est strictement croissante.
3. Donner un exemple de fonction injective et non monotone.
Exercice 46 Soit E et F des ensembles et f : E → F une application de E dans F . On note
idF l’application de F dans F telle que pour tout y de F on a idF (y) = y, on définit de même
idE . Montrer que :
1. L’application f est injective si et seulement s’il existe une application g : F → E telle
que g ◦ f =idE .
2. L’application f est surjective si et seulement s’il existe une application h : F → E telle
que f ◦ h =idF .
10 Continuité, dérivabilité
Exercice 47 Vrai ou faux ? Justifier votre réponse.
1. f est injective si pour tout x il existe un unique y tel que y = f (x).
2. f est surjective si pour tout x il existe un unique y tel que y = f (x).
3. Si f est strictement croissante alors f est injective.
4. Si f est injective alors f est strictement croissante.
5. Soit f (x) = xn . f est strictement croissante.
6. La fonction sin et bijective et admet une reciproque.
7. Soit f continue de R dans R. Si lim f (x) = ±∞ alors f est surjective.
x→±∞
8. Si f est croissante sur R , f (x)/x décroissante sur R+∗ alors f (x)/x est continue.
9. Si f est continue et vérifie f (ax + b) = f (x) pour tout x ∈ R, alors f (x) = ax + b.
2 x−1
10. La dérivée de f (x) = xpe sin(2x) est f 0 (x) = 2ex−1 ((x + 1) cos(2x) + 2x sin(x)). La
fonction f (x) = E(x) + x − E(x) est continue sur R.
11. La fonction définie sur R par f (x) = (x − 1)e2/x pour x < 0 et f (x) = 3ex − 2 est continue
sur R.
12. On considère la fonction f définie sur [0, π] par f (x) = −x + π/2. On la définit sur tout
R en disant qu’elle est paire et de période 2π. Alors f est continue sur R.
13. On reprend la fonction f de la question 13. Alors f est dérivable sur R.
14. Si f est bijective, la fonction f (cos(x)) a pour période 2π.
15. Si f est continue croissante majorée définie sur ]a, b[, alors on peut prolonger par continuité
f sur [a, b].
Exercice 48 Vrai ou faux ? Justifier votre réponse.
1
1. La fonction e− x2 admet une limite à droite en 0
1
2. La fonction e− x2 peut être prolongée en 0, pour obtenir une fonction continue sur R.
3. cos(nπ) = (−1)n donc la fonction cos n’est pas continue sur tout R.
7
4. Soit f tel que f (x) = 0 si x ∈ Q et f (x) = 1 si x ∈ R \ Q est continue car xn = 1/n → 0
alors f (xn ) → 0.
5. Soit f (x) = x2 . Soit ε > 0, α = ε2 vérifie : si |x| < α alors |f (x)| < ε.
6. La fonction sin(x) sin(1/x) peut être prolongée par continuité en 0.
7. lim f (x) = lim f (a + x)
x→a x→0
8. Il suffit de vérifier la continuité en 0 pour avoir la continuité partout.
9. Soit f (x) = x − E(x) la partie fractionnaire de x (on rappelle que E(x) est la partie
entière de x). La fonction f est continue.
10. La fonction f (x) = x − E(x) tend vers 0 en 0.
11. Si ∀x ∈ R∗ , f (x) > x et f (0) = 0, alors n’est pas continue en 0.
√
12. Soit f (x) = x2 tan(x). Soit ε > 0, pour α = ε on a : |x| < α ⇒ |f (x)| < ε.
13. Toute fonction continue est dérivable.
14. Le quotient de deux fonctions dérivables est dérivable.
15. La fonction f (x) = x sin(1/x) est dérivable en 0.
16. La fonction f (x) = x|x| est dérivable en 0.
17. Toute fonction dérivable est croissante ou décroissante.
18. La fonction f (x) = xE(x) est continue et dérivable.
19. Le produit de deux fonctions non continues est non continu.
√
20. La fonction ex est dérivable sur R.
11 Intégration
Exercice 49 Pour x > 0, on pose
2x
ln(1 + t sin2 t)
Z
f (x) = dt
x t2
calculer limx→0 f (x). (utiliser les inégalites : ∀u > 0, ln(1√ + u) 6 u et ∀u ∈ R, | sin u| 6 |u|).
Calculer limx→∞ f (x). (indication : ∀u > 0, ln(1 + u) 6 u).
2 Rx 2
Exercice 50 Pour x ∈ R, on pose f (x) = e−x 0 et dt.
√
1. Montrer que limx→∞ f (x) = 0 (Utiliser le fait que si x > 1, x > x puis décomposer
Rx 2 R x2 2
l’intégrale en deux parties. Montrer que √x et dt = x et dt.)
2. Montrer de manière plus précise que limx→∞ 2xf (x) = 1 (on pourra intégrer par parties
R x2 t2
x
e dt).
R1
Exercice 51 Soit f : R −→ R continue, si x ∈ R, on pose g(x) = 0 th(t3 f (x) + t2 + 1)dt.
Montrer que g est continue sur R (on pourra démontrer tout d’abord que |th(x)−th(y)| 6 |x−y|,
pour x et y dans R).
Exercice 52 Soit f :]0, ∞[−→ R une fonction continue telle que limx→0 f (x) = 1. On note
F :]0, ∞[−→ R la fonction définie par
Z 2x
f (t)
F (x) = dt
x t
1. On considère ε > 0. Montrer qu’il existe η > 0 tel que pour tout t ∈]0, 2η[, |f (t)−1| < lnε2 .
R 2x
En déduire ∀x ∈]0, η[ une majoration de x |f (t)−1|
t
dt. Qu’a t-on demontré ?
2. Calculer limx→0 F (x).