III.2.
Les méthodes d’exploitation en souterrain
Il est certain que l’exploitation en souterrain présente quelques
différences majeures avec l’exploitation à ciel ouvert. En plus donc des
opérations majeures de production envisagées à ciel ouvert (abattage,
chargement et transport), d’autres techniques viennent compléter celles-ci
afin de sécuriser l’exploitation.
Il s’agit d’un environnement fermé, isolé et assujetti à certains problèmes
spécifiques. Nous citerons entre autres :
o La sécurisation des accès à la mine: les travaux d’accès doivent être
réalisées dans une partie du massif la plus stable possible. Ils
doivent être au nombre de deux au minimum afin d’assurer la sortie du
personnel en cas de problème par l’un ou l’autre accès. Enfin, deux
accès faciliteront la circulation de l’air dans la mine.
o La ventilation de la mine : l’atmosphère dans la mine et son climat
sont très nocifs pour le personnel en activité. Aussi, on est obligé
de renouveler l’air suffisamment pour garantir un environnement sain.
o Le soutènement des ouvrages : vu qu’on évolue sous terre, qu’on crée
des cavités et qu’on perturbe l’état de contraintes dans le massif,
on peut s’attendre à des instabilités des ouvrages (éboulement,
chutes de blocs, déformation des cavités…). Par conséquent,
l’utilisation d’un soutènement est parfois nécessaire pour sécuriser
ces ouvrages et minimiser le risque des accidents.
o L’exhaure : dans le massif on rencontre souvent de l’eau. Elle peut
devenir très gênante pour les travaux d’exploitation. Des techniques
de drain et de collecte de cette eau pour son extraction sont souvent
utilisées dans les mines souterraines.
Ces opérations ne sont pas des opérations de production (abattage,
chargement et transport) mais ils ont un impact important sur les critères
de performance (productivité et rendement)
En plus, l’exploitation se développe en souterrain en réalisant plusieurs
travaux. Ces travaux doivent permettre la circulation de l’air (une entrée
et une sortie d’air dans tous les cas), des matériaux, des personnes et des
engins :
o TTrraavvaauuxx dd’’aaccccèèss : travaux à partir du jour. Ils permettent d’accéder
au fond à partir du jour. Ex. Puits, descenderie, rampe, galerie à
flanc de couteau…
Ils dureront le plus longtemps possible ; temps de l’exploitation de
la mine. Aussi, ils doivent bénéficier d’un meilleur traitement
(soutènement et équipement).
o TTrraavvaauuxx pprrééppaarraattooiirreess : à partir des travaux d’accès, on met en place
un réseau de galeries nécessaires à la mise en exploitation du
gisement. Ex : travers banc, galerie en direction, rampe, recoupe,
cheminée…
En plus, elles permettent de réaliser le découpage du gisement en
niveaux (dans la direction verticale) et en panneaux (dans la
direction horizontale).
14
Exemple 1: le découpage pour une couche unique horizontale.
Dans le cas de plusieurs couches horizontales, on commence le
découpage et l’exploitation des couches à partir de la couche
supérieure vers la couche la plus profonde.
Exemple 2 : le découpage pour un filon unique.
Les travaux d’accès ici sont les
puits. Ils sont placés dans le mur
du filon afin de les préserver de
l’effet des mouvements de terrains.
Mais exceptionnellement, on peut les
placer dans le toit si la qualité
mécanique du toit est meilleure et
si la méthode prévoit un soutènement
des vides créés.
Dans le cas de plusieurs filons, les
travaux d’accès sont placés alors
dans le mur du filon le plus bas.
L’exploitation commence à partir du
filon le lus haut vers le plus bas.
Les travaux préparatoires ont une
durée de vie moyenne fonction de
l’exploitation du panneau ou du
niveau. Aussi, leur traitement va
être dimensionné en conséquence.
o TTrraavvaauuxx dd’’eexxppllooiittaattiioonn : c’est la méthode d’exploitation adoptée pour
l’exploitation des panneaux. Ce sont des travaux qui sont éphémères.
On essaie d’éviter leur soutènement.
1. Classification des méthodes d’exploitation.
Afin de faciliter le choix de ces méthodes, plusieurs classifications on
été réalisées. Ces classifications se basent sur les critères de choix.
15
Le tableau ci-après en donne une classification générale.
1.1. Classification par origine du gisement,
Sont d’origine sédimentaire :
Les gisements de combustibles solides (charbon, tourbe,…).
Les gisements de calcaires et de roches salines (potasse, phosphate,
gypse, sel…).
Les gisements de métaux ferreux.
Sont d’origine intrusive :
La plupart des gisements polymétalliques.
Certains gisements de métaux ferreux.
Il y a parfois de grandes différences entre les deux qualités de
gisements :
Réserves : les gisements sédimentaires sont beaucoup plus grands. Les
gisements intrusifs les plus importants sont les amas qui peuvent
avoir plusieurs formes (amas, lentilles plus au moins aplaties…).
Puissance : les gisements sédimentaires sont plus réguliers. Dans le
cas des gisements intrusifs, la variation de la puissance peut être
importante sur une plus petite distance.
Pendage : les gisements sédimentaires sont plus horizontaux.
N’empêche qu’à cause de la tectonique, ils peuvent être plissés,
faillés… du fait, ils acquièrent des pendages importants.
Les gisements intrusifs sont plus verticaux. Mais on peut trouver des
gisements filons couches horizontaux.
Les amas sont des structures massives qui ne peuvent être considérés
pentés.
Comportement mécanique: dans le cas d’un gisement sédimentaire, le
massif est souvent moins résistant. Dans le cas d’une gisement
intrusif, le massif est plus résistant et la roche est plus stable
(il y a des exceptions bien sûr).
16
TENUE GEOMECANIQUE GEOMETRIE
Famille Méthodes d’exploitation Minerai épontes Couche Filon Amas Pendage
m M B m M B NE E F P A P SD D
- Chambres et piliers abandonnés x x x x x x x x
Méthodes par - Sous-niveaux abattus (et longs trous) x x x x x x x
chambres - Chambres charpentées x x x x x x x x
vides - Tranches descendantes sous dalles x x x x x x
minces
- Chambres magasins x x x x x x x x x x
- Blocs foudroyés x x x x x x x
Méthodes par - Sous-niveaux foudroyés x x x x x x x x
foudroyage - Tranches descendantes foudroyés x x x x x
- Chambres et piliers foudroyés x x x x x x
- Longues tailles foudroyées x x x x x x
- Longues tailles remblayées x x x x x x
Méthodes par - Chambres et piliers remblayés x x x x x x x
remblayage - Tranches montantes remblayées x x x x x x x
- Tranches montantes juxtaposées x x x
- Tranches descendantes remblayées x x x x x x
(cimentées - sous dalles épaisses...)
Ciel ouvert - Découvertes x x
- Fosses x x x x x
Légende : m : médiocre B : bon NE : non épaisse E : épaisse F : faible puissance
M : moyen P : plateure <30° SD : semi-dressant D : dressant >50° P : puissante
17
Ces différences ont des conséquences importante sur les méthodes
d’exploitation et les techniques utilisées.
Méthodes d’exploitation
Sédimentaire Filon Amas
Gisements en couches Gisements intrusifs Gisements intrusifs très
plus au moins épaisses. plus ou moins puissants.
puissants.
- TAILLES - DEPILAGE PAR CHAMBRE - DEPILAGE PAR CHAMBRE
VIDE. REMBLAYEE
- FRONTS ETROITS :
CHAMBRES ET PILIERS, - DEPILAGE PAR CHAMBRE - DEPILAGE PAR CHAMBRE
TRAÇAGE ET DEPILAGE MAGASIN FOUDROYEE.
- METHODES - DEPILAGE PAR CHAMBRE
D’EXPLOITATION PAR REMBLAYEE
TRANCHES
- DEPILAGE PAR CHAMBRE
FOUDROYEE.
1.2. Classification par traitement du vide
Les méthodes d’exploitation peuvent être classées par la technique
préconisée de traitement des vides d’exploitation.
On sait qu’après exploitation des panneaux, un vide plus ou moins important
peut être laissé sous risques d’impacts importants soit sur la pérennité de
l’exploitation soit sur l’environnement.
Le vide créer peut être traité de trois manières différentes :
Méthodes non soutenues.
Méthodes soutenues.
Méthodes par foudroyage.
Cette classification permet de choisir, selon la qualité des épontes et de
la minéralisation, une méthode donnée.
1.3. Classification par pendage,
Le pendage de la couche minéralisé peut avoir plus d’un effet :
18
o Stabilité du toit et des parements.
o Problème de déplacement des engins et des personnes.
Méthodes d’exploitation
Méthodes non soutenues Méthodes soutenues Méthodes par foudroyage
Elles se supportent Elles ont besoin d’un Elles préconisent le
elles-mêmes. Sans complément de foudroyage du toit.
besoin d’un soutènement artificiel
soutènement artificiel
CHAMBRES ET PILIERS LONGUES TAILLES BLOCS FOUDROYES
ABANDONNES REMBLAYEES SOUS-NIVEAUX
SOUS-NIVEAUX ABATTUS CHAMBRES ET PILIERS FOUDROYES
LONGS TROUS REMBLAYES TRANCHES DESCENDANTES
CHAMBRE MAGASIN TRANCHES MONTANTES FOUDROYES
TRANCHES MONTANTES SOUS REMBLAYEES CHAMBRES ET PILIERS
DALLES TRANCHES DESCENDANTES FOUDROYES
REMBLAYEES (CIMENTEES - LONGUES TAILLES
FOUDROYEES
SOUS DALLES EPAISSES...)
o La gravité qui facilite le transport…
Souvent dans la littérature, on fait distinction entre trois pendages :
o Plateures : inférieur à 30°
o Semi-Dressants : entre 30 et 45°
o Dressants : supérieur à 45°
Pour chaque qualité de pendage, une classe de méthodes est proposée.
2. Méthodes d’exploitation : Descriptif,
Dans les méthodes qu’on a vues au départ on peut trouver plusieurs
variantes qui ont évoluées selon certaines conditions spécifiques :
Conditions de terrain : comportement et géomorphologie
Niveau de mécanisation utilisé : matériel très productif
Stratégie de l’entreprise : bénéfice global le plus important
possible.
19
Méthodes d’exploitation
Gisements plateures Semi-dressants Dressants
Gisements horizontaux : Gisements inclinés : Gisements verticaux :
souvent des gisements des gisements souvent des gisements
sédimentaires tel que le filoniens ou couches filoniens ou couche
phosphate, le charbon… plissées plissées ou Amas.
LES CHAMBRES ET DEPILAGE PAR CHAMBRE
LES CHAMBRES ET PILLIERS PILLIERS (surtout la VIDE.
(toute variante incluse) variante remblayée)
DEPILAGE PAR CHAMBRE
LES TAILLES ET LES CHAMBRES MAGASINS MAGASIN.
FRONTS COURTS
LES TAILLES ET LES
FRONTS COURTS DEPILAGE PAR CHAMBRE
REMBLAYEE.
DEPILAGE PAR CHAMBRE
FOUDROYEE.
LES TAILLES
2.1. Gisements sédimentaires,
2.1.1. Chambres et piliers :
Dans cette méthode on peut trouver trois variantes principales : chambres
et piliers abandonnés, chambres et piliers remblayés et chambres et piliers
foudroyés.
Cette méthode se classe dans la catégorie des méthodes par fronts courts.
CChhaammbbrreess eett PPiilliieerrss AAbbaannddoonnnnééss :
C'est-à-dire qu’on exploite des chambres et qu’on laisse sur place des
piliers en guise de soutènement du toit.
Les piliers sont alors dimensionnés, par exemple, selon la méthode des
surfaces tributaires.
Il ne faut pas oublier que les piliers, laissés sur place, sont aussi
minéralisés. Il est important de minimiser leur surface.
20
exprime le taux de défruitement. Ce taux permet de calculer la quantité
de minerai extraite par rapport à celle laissée sur place.
En appliquant un critère de rupture du pilier, on peut déterminer la
dimension optimale des piliers. Ce qui assurera d’une part une grande
récupération et garantira la stabilité de l’excavation.
Conditions d’utilisation,
Cette méthode est préconisée dans le cas de gisement de faible
importance économique. Ce qui justifie le fait de laisser en place
une partie de la minéralisation non récupérée (le taux de
récupération est entre 40 et 50%).
En plus, il faut qu’on ait un très bon comportement du toit et
stabilité des piliers.
CChhaammbbrreess eett PPiilliieerrss RReemmbbllaayyééss :
Dans cette variant, la récupération des piliers est justifiées
techniquement et économiquement. Pour ce faire, il faut travailler en deux
étapes :
o 1ère étape : en commençant le dépilage, il faut remplacer une
partie du pilier exploité par un remblai cimenté d’une certaine
résistance pour stabiliser le terrain.
21
o 2ème étape : pour terminer le dépilage, il faut abattre le reste
du minerai et le remplacer par du remblai mécanique.
Dans ce cas donc, la récupération est totale. Les piliers cimentés et les
remblais mécaniques serviront de soutènement du toit.
CChhaammbbrree eett ppiilliieerrss FFoouuddrrooyyééss :
Dans ce cas, la récupération des piliers est prévue par l’exploitation. La
seule différence est qu’on ne met rien pour soutenir le toit. Aussi, on
laisse le terrain s’ébouler (foudroyage) de manière contrôlée.
Les piliers sont repris de manière bien étudiée (voir schéma) de manière à
avoir toujours un mur de protection. Le mur de protection est grignoté
suffisamment pour déclencher le foudroyage.
Le foudroyage peut être naturel et suit un comportement qui dépend de la
manière de progression de l’abattage.
Dans le cas où le foudroyage n’arrive pas, à cause de la résistance du
massif du toit, il faut le provoquer pour éviter les coups de toit. De tels
accidents peuvent avoir des dimensions importantes et désastreuses. Dans ce
cas on dit que le foudroyage est artificiel.
22
Dans certains cas, le foudroyage pourra atteindre le jour par effet de
tassement et avoir un impact important sur toute construction au jour.
2.1.2. Exploitation par tailles : (chambres et piliers :
fronts longs)
Les tailles sont d’assez larges panneaux pris en une seule fois suivant
leur largeur qui peut atteindre les centaines de mètre. Ces panneaux sont
limités par une voie de base (déblocage du minerai abattu et entrée d’air
pour l’aérage) et une voie de tête (retour d’air et installation des
moteurs d’entraînement : têtes motrices).
Longue taille dans un gisement de charbon Taille oblique dans un gisement de charbon
Il y a bien sur plusieurs variantes de la taille. Elles peuvent être
classées en deux catégories :
Tailles avec foudroyage : souvent pour des gisements plateures avec
un mauvais toit (qui foudroie bien), ou pour les gisements puissants
avec soutirage du minerai.
Tailles avec remblayage : souvent pour des gisements semi dressants
ou dressants (tailles obliques, tailles à gradins ou tailles
23
montantes).
Dans la taille on réalise les trois opérations nécessaires en même temps :
l’abattage, le transport et le soutènement au front. Un équipement complet
pour la mécanisation des tailles est disponible (voir Ch. Mécanisation de
l’abattage)
On peut réaliser deux variantes principales des tailles :
LLeess ttaaiilllleess ffoouuddrrooyyééeess
Après avoir abattu une tranche suffisante de minerai, le bloc entier (outil
d’abattage, de transport et de soutènement) est avancé vers le front
abandonnant l’arrière taille en porte à faux.
Le toit sans soutènement (derrière le soutènement marchant) va foudroyer
sous l’effet de son poids. Si par hasard il ne foudroie pas, il faudra
déclencher son foudroyage par la foration et tir. Le foudroyage libère une
grande partie de la contrainte sur le soutènement.
La taille doit impertinemment avancer sinon la charge sur le soutènement
augmente fatalement.
Le foudroyage force le tassement des terrains qui peut là aussi avoir des
effets néfastes sur les fondations et constructions au jour.
Il existe plusieurs modèles de chargement du soutènement marchant. Le
modèle en face permet de déterminer la géométrie du parallélépipède
soutenu. Ainsi on peut déterminer la pression du soutènement (pression
hydraulique).
24
Vue d’ensemble d’une taille foudroyée
LLeess ttaaiilllleess rreemmbbllaayyééeess
Pour ce genre de taille, où on ne tolère pas l’affaissement des terrains,
on place du remblai à l’arrière taille pour réduire le tassement des
terrains. Ce remblai stérile et acheminé parfois du jour servira de
soutènement du toit.
Il permettra, par sa raideur et son compactage de réduire la pression sur
le soutènement marchant.
CCoouurrtteess ttaaiilllleess eennccoorree aappppeellééeess lleess
ffrroonnttss ccoouurrttss :
Les tailles courtes sont utilisées dans les zones de terrains difficiles.
L’exploitation par longues tailles n’est plus possible. La mécanisation de
tel front est très particulière (utilisation de ravageur).
25
Cette méthode est utilisée surtout en semi dressant puisque la pression sur
les piliers diminue lorsque la pente augmente.
2.2. Méthodes pour les filons et amas
On peut procéder à leur classification en fonction de la méthode du
contrôle de stabilité de l’excavation :
2.2.1. Exploitation avec foudroyage du minerai et du stérile
SSoouuss nniivveeaauuxx ffoouuddrrooyyééss
C’est une méthode qui consiste en l’utilisation de sous niveaux (chambres)
tracés à même le minerai sur la longueur du panneau. Ces niveaux serviront
à l’abattage en masse du minerai laissé en pilier entre deux sous niveaux
successifs. L’abattage s’effectue bien sûr à partir du pilier supérieur
vers le plus bas.
La qualité des épontes doit offrir la possibilité d’un bon foudroyage. La
densité du minerai doit être bien importante. Le minerai est souvent de
valeur faible ou moyenne.
L’abattage de la minéralisation est effectué à partir de sous niveaux
tracés dans la minéralisation. Le soutirage du minerai abattu se fait à
partir des sous niveaux en question jusqu’à arrivée du stérile. Cette
méthode s’opère en descendant.
D’autres méthodes peuvent donner l’alternative à celle-ci comme par exemple
la tranche descendante foudroyée.
Le déblocage du minerai abattu s’effectuera jusqu’au moment où il ne
viendra que du stérile. On arrête et on passe à l’abattage de la volée
suivante.
26
Hauteur de sous niveau : de 15 à 70-80 m
Largeur du bloc égale à la puissance du gisement mais ne
dépasse pas 60 - 80 m
Longueur du bloc 30 à 100 m
CONDITIONS D’APPLICATION DES SOUS-NIVEAUX FOUDROYES
Gisement: amas et couches épaisses
Puissance du gisement :
Supérieure à 5-10m pour des gisements à fort pendage
Supérieure à 10 - 20m pour les gisements à faible pendage
Minerai et épontes stables ou de stabilité moyenne
Profondeur d’exploitation inférieure à 1000m
Absence de niveaux aquifères et de terrains coulants dans le
recouvrement
27
AVANTAGES ET INCONVENIENTS DES SOUS-NIVEAUX FOUDROYES :
Avantages Inconvénients
Rendement du chantier et La méthode n’est pas sélective
productivité du personnel élevés. Les pertes et le salissage sont
Faible coût d’exploitation. importants (jusqu’à 20 %)
Sécurité bonne (personnel La méthode est rigide (difficile
toujours en galerie). de passer à une autre méthode)
Les travaux préparatoires sont
relativement importants
BBllooccss ffoouuddrrooyyééss,
C’est une méthode variante en quelques sortes des sous niveaux foudroyés.
Le travail consiste en l’abattage de la minéralisation de manière massive à
partir de galeries tracées dans le gisement. Puis, la récupération des
produits abattus par des cônes de soutirage jusqu’à arrivée du stérile.
28
PARAMETRES DU CHOIX DES BLOCS FOUDROYES
Gisements massifs : amas ou couche très puissante
Minerai de valeur faible et moyenne (minerai de fer, amiante,
étain, molybdène)
Minerai en stockwerk multi fissuré
Stérile fissuré qui se foudroie en gros blocs sans fines
Hauteur du bloc : de 70 à 150m
Surface horizontale du bloc : de 30 x 30 à 60 x 100
CONDITIONS D’APPLICATION DES BLOCS FOUDROYES
puissance du gisement supérieure à 30-50m
minerai à faible stabilité (multi fissuré ou très faible
résistance mécanique)
minerai qui ne se compacte pas avec le temps et ne s’oxyde pas
absence de niveaux aquifères et de terrains coulants dans le
recouvrement
possibilité de foudroyage de la surface
AVANTAGES ET INCONVENIENTS DES BLOCS FOUDROYES
Avantages Inconvénients
rendement du chantier et la méthode n’est pas sélective
productivité du personnel les pertes et le salissage sont
élevés importants
faible coût d’exploitation la méthode est rigide (difficile de
passer à une autre méthode)
les travaux préparatoires sont
importants
29