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Sport et Diplomatie Culturelle

C'est de l'art

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Le sport au service de la diplomatie

culturelle
Comment le sport peut renforcer les relations
interculturelles

Vincent Mabillard & Dániel Jádi

Octobre 2011

“Sport has the power to change the world, the power


to inspire, the power to unite people in a way that
little else can [...] It is an instrument for peace”.
Nelson Mandela
Ancien président de l’Afrique
du Sud (1994-1999)

1
Table des matières

1. Introduction...............................................................................................................................................3
2. Historique ..................................................................................................................................................4
3. Méthodologie ............................................................................................................................................6
4. Quatre éléments-clé..................................................................................................................................7
4.1. Le sport au service du développement .........................................................................................7
4.2. Le sport au service du soft power .................................................................................................8
4.3. Le sport au service du dialogue et de l’intégration dans les sociétés multiculturelles............9
4.4. La promotion de relations pacifiques par le sport au niveau international...........................10
5. Conclusion ...............................................................................................................................................13
6. Projets.......................................................................................................................................................15
7. Bibliographie ...........................................................................................................................................30

2
“Sport is a language everyone of us can speak”
Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU

1. Introduction

Cette recherche se concentre sur le sport au service de la diplomatie culturelle. Les vertus du
sport, dont le courage, la justice, la sagesse et l’accomplissement de soi, entre autres, ont déjà été
soulevées à de nombreuses reprises. Pour la plupart des gens, une bonne éducation sportive
équivaut à une véritable école de vie. L’éducation physique et le sport font partie intégrante de
l’éducation et de la culture, permettant l’enrichissement des relations sociales et le développement
du fair-play, selon la Charte internationale de l'éducation physique et du sport de l’UNESCO
(1978).

Néanmoins, le sport peut certainement offrir ce qu’il a de meilleur lors de rencontres ou matches
internationaux : une langue universelle, partagée par tous. Elle est accessible à tous, sans
discrimination de race, de religion, ethnique ou nationale, dans l’esprit de la « trêve olympique ».
Elle est capable de réunir les peuples et les cultures dans un cadre pacifique. De plus, le sport
possède un fort pouvoir d’attraction sur les fans du monde entier, touchant directement la vie de
chacun au travers d’une intense médiatisation des événements et des compétitions. La popularité
du sport mène au dépassement des frontières nationales, culturelles, socio-économiques et
politiques (Sport for Development and Peace International Working Group 2008). La Charte
Européenne du Sport (ESC), signée en 1992, insiste sur le fait que le sport, qui a le pouvoir de
rassembler, peut largement contribuer au but principal du Conseil de l’Europe, celui d’aboutir à
une plus grande union et cohésion entre ses membres.

Si la diplomatie culturelle se définit par les échanges culturels et la compréhension mutuelle, alors
le sport en fait définitivement partie. En effet, la langue commune fournie par l’éducation
physique et le sport facilite grandement les dialogues inter-individuel et international,
transcendant les différences culturelles et de tradition. Cette réussite est d’autant plus grande que
l’environnement sportif professionnel a toujours été extrêmement compétitif. Les échanges
d’idées, qu’ils aient lieu à l’intérieur des institutions internationales ou lors d’événements majeurs,
tels que les Jeux Olympiques ou le Mondial FIFA, renforcent la compréhension mutuelle. De
plus, lors des dernières décennies, la majorité des EURO de football ont été organisés par des
pays voisins ; la Belgique et les Pays-Bas en 2000, la Suisse et l’Autriche en 2008. En 2012, cette
compétititon sera conjointement organisée par l’Ukraine et la Pologne. Le fait que deux Etats se

3
rassemblent autour d’un projet commun – la préparation d’un immense événement sportif dans
ce cas-ci – leur offre une occasion supplémentaire d’aborder leurs relations bilatérales.

Que ce soit au niveau régional ou international, le sport en tant qu’outil ou moyen de diplomatie
culturelle a déjà enregistré de nombreux succès. Le lien entre la paix et le sport remonte aux Jeux
Olympiques de l’Antiquité, lorsqu’ils étaient utilisés pour établir une paix temporaire entre des
Etats belligérents. D’autres illustrations suivront. Cependant, il faut noter que la promotion
explicite du sport en tant que moyen de promotion de la paix représente un développement assez
récent. En effet, la tradition de « l’esprit olympique » n’a été ranimée par l’Assemblée Générale de
l’ONU qu’en 1993, et le premier Conseiller Spécial pour le sport au service de la paix et du
développement, l’ancien Conseiller fédéral suisse Adolf Ogi, n’a été nommé par le Secrétaire
général de l’ONU de l’époque, Kofi Annan, qu’en 2001. De nombreuses initiatives ont depuis été
lancées, comme « l’Année Européenne de l’Education par le Sport » (EYES) en 2005 (Sport for
Development and Peace International Working Group 2008).

2. Historique

Dans la Grèce antique, le sport était déjà utilisé comme instrument diplomatique. A l’origine, les
Grecs ont créé les Jeux Olympiques afin d’honorer le plus grand de leurs dieux, Zeus, dès le 9ème
siècle av. J.-C. Les Jeux, qui pouvaient durer jusqu’à trois mois, se déroulaient tous les quatre ans.
Ils établissaient une trêve entre Etats belligérents, qui envoyaient leurs délégations et spectateurs
durant cette période. La compétition permettait également de discuter des hostilités inter-cités de
manière pacifique, de réunir des congrès politiques ou encore de former des alliances. De par leur
performance, les athlètes renforçaient leur honneur et pouvaient améliorer leur statut social.

Le développement du « sport moderne », à la fin du 19ème et au début du 20ème siècle, prend une
tournure internationale dès le départ. Suite à la création du Comité International Olympique
(CIO) et l’organisation des premiers Jeux modernes à Athènes (1896), d’autres associations
internationales, autonomes, ont vu le jour, telle que la Fédération Internationale de Football
Association (FIFA). Du point de vue politique, le prestige découlant des victoires sportives n’est
pas recherché en soi au début du 20ème siècle. Le premier Ministre du Sport nommé par un
gouvernement n’apparaît qu’en 1940, avec la nomination de l’ancien Mousquetaire Jean Borotra à
ce poste en France (Allison & Monnington 2002).

Un premier tournant s’opère dans l’entre-deux-guerres, lorsqu’Adolf Hitler mobilise les Jeux
Olympiques de 1936 à Berlin pour promouvoir son idéologie et sa puissance. Toutefois, le vrai
changement se matérialise avec la nouvelle approche de l’URSS, après la deuxième Guerre

4
Mondiale, les Soviétiques poursuivant une logique de prestige à travers le sport, et ce à n’importe
quel prix. Le sport devient alors une scène de confrontation dans le cadre de la Guerre froide. Il
existe néanmoins déjà à cette époque une certaine marge de manœuvre pour la diplomatie
culturelle, le sport étant parfois utilisé pour apaiser les tensions et renforcer la compréhension
mutuelle entre l’Est et l’Ouest. L’exemple le plus cité est celui de la « diplomatie du ping-pong »,
qui eut lieu au début des années 1970. A cette époque, l’équipe américaine de tennis de table
dispute une compétition internationale au Japon. Ils sont invités par la délégation chinoise à
visiter la République populaire, un quasi-miracle sachant que les Etats-Unis et la Chine
n’entretiennent pas de relations diplomatique à cette période. L’année suivante, l’équipe chinoise
est à son tour invitée, et dispute une série de matches dans une dizaine de villes américaines
(DeVoss 2002). Au niveau international, l’UNESCO rédige la Charte internationale de l'éducation
physique et du sport en 1978, appelant au développement du fair-play et à l’enrichissement des
relations sociales. La Commission Européenne, quant à elle, s’accorde sur une Charte
Européenne des Sports juste après la fin de la Guerre froide (1992).

Plus récemment, en 2001, les Nations Unies ont mis sur pied le Bureau des Nations Unies pour
le sport au service du développement et de la paix (UNOSDP), dont le but est de promouvoir le
sport et contribuer à l’établissement de la paix dans le monde. Les Objectifs du Millénaire pour le
Développement (OMD) sont également visés par cette initiative. A l’échelle nationale, les Etats
poursuivent les mêmes objectifs, dont les racines remontent à la Guerre froide. Ils cherchent à
accomplir deux tâches principales. Ils utilisent le sport pour améliorer leur image, et parfois pour
punir le comportement d’un autre pays, qu’ils désapprouvent, sur la scène internationale. De plus,
certains Etats ont parfois moblisé le sport pour acquérir une reconnaissance de la communauté
internationale. Cela a été le cas de l’Allemagne de l’Est dans le passé, et le reste aujourd’hui pour
des pays divisés, tels que la Chine/Taïwan et les deux Corées. En 2011, le Sud-Soudan a marqué
son indépendance par le biais d’une partie de football, les nouveaux citoyens laissant libre cours à
leur fierté et organisant de nombreuses célébrations, en dépit de la défaite 3-1 subie face à un
club kényan (Rice 2011).

5
3. Méthodologie

Le sport au service de la diplomatie culturelle n’est pas une idée toute fraîche dans le domaine des
sciences sociales et politiques. Cependant, aucune preuve de son efficacité n’a été révélée pour le
moment (Henry 2005). Ce rapport vise à démontrer que le sport peut être utilisé de différentes
manières en tant qu’instrument de diplomatie culturelle. Deux étapes principales ont guidé cette
recherche.

Premièrement, les livres et articles (aussi bien académiques que journalistiques) de référence dans
le domaine ont été consultés, afin de fournir une compréhension générale du sujet. Une
bibliographie plus complète se trouve à la fin de ce projet de recherche, mais les références
essentielles dans le domaine du sport et de la diplomatie culturelles incluent :

 Karen, D & Washington RE (eds.) 2010, The Sport and Society Reader, Routledge, New
York.

 MacClancy, J (ed.) 1996, Sport, Identity and Ethnicity, Berg, Oxford.

 Markovits, AS & Rensmann, L 2010, Gaming the World: How Sports are Reshaping Global
Politics and Culture, Princeton University Press, Princeton.

 De Groot, G 2011, “Sport and Politics – Sometimes a Good Mix”, International Relations
and Security Network, ETH Zurich, 7th February.

 Henry, IP 2005, “Sport and multiculturalism: a European perspective”, Barcelona: Centre


d’Estudis, Olímpics UAB.

 Ndlovu, SM 2010, “Sports as cultural diplomacy: the 2010 FIFA World Cup in South
Africa’s foreign policy”, Soccer and Society, vol. 11, issue 1-2, pp. 144-153.

A partir de cette revue de littérature, nous avons été en mesure d’identifier quatre dimensions
principales, qui seront discutées plus en détail dans le courant de l’analyse. Ces quatre éléments-
clé sont les suivants :

1. Le sport au service du développement ;

2. Le sport au service du soft power ;

3. Le sport au service du dialogue et de l’intégration dans les sociétés multiculturelles ;

4. La promotion de relations pacifiques par le sport au niveau international.

La seconde étape méthodologique a consisté en la recherche de projets déjà existants, aussi bien

6
au niveau international que local. La sélection de ces projets s’est opérée selon trois critères bien
définis. Tout d’abord, les activités sportives doivent être au centre du projet, et ce dernier doit (si
possible) se centrer autour d’une activité physique. Ensuite, la question du dialogue interculturel
doit occuper une place importante. Enfin, le projet doit avoir lieu dans des régions reculées,
pauvres ou/et conflictuelles.

4. Quatre éléments-clé
4.1. Le sport au service du développement
“Sport has a crucial role to play in the efforts of the
United Nations to improve the lives of people
around the world.”
Wilfried Lemke, Conseiller Spécial
pour le sport au service de la paix et du
développement (ONU)

Une des principales contributions actuelles du sport est liée aux questions de développement. En
effet, le sport peut contribuer à la réalisation des OMD, en donnant la possibilité aux groupes
sociaux marginalisés ou exclus, dont les réfugiés, les orphelins ou encore les enfants des rues, de
participer à des activités scolaires et de faciliter leur réintégration sociale. La « trêve olympique »
peut également permettre un acheminement simplifié de l’aide humanitaire vers les zones
conflictuelles (Sport for Development and Peace International Working Group 2008). Selon
l’ONG Sport sans frontières, basée à Paris, “Sport and games are essential activities for the growth
and well-being of a child [...] Participation in sports and games can be indispensable to their
development”. L’organisation aspire à combattre les inégalités en tous genres par le sport (cf.
http://www.sportsansfrontieres.org/en/node/). D’autres programmes ont aussi été créés, dans
le but de faciliter l’intégration d’enfants et d’adolescents dans leur environnement social. Par
exemple, l’ONG colombienne Colombianitos a mis sur pied plusieurs projets, dont les objectifs
sont de réduire et de soulager les conséquences du terrorisme et de la violence sur la vie de jeunes
Colombiens (cf. www.colombianitos.org).

7
4.2. Le sport au service du soft power

"We should carry forward the Olympic spirit of solidarity, friendship and peace, facilitate
sincere exchanges among people from all countries, deepen mutual understanding, enhance
friendship and rise above differences, and promote the building of a harmonious world featuring
lasting peace and common prosperity"

Hu Jintao, Président de la République


Populaire de Chine

Joseph Nye décrit le soft power comme un pouvoir d’attraction, qui permet d’atteindre l’objectif
souhaité ou d’obtenir le résultat espéré en faisant l’économie de moyens coercitifs. Un pays peut
ainsi mobiliser le sport pour promouvoir son héritage culturel, son histoire et pour montrer au
monde entier ses qualités et son succès économique (cf. http://www.hks.harvard.edu/news-
events/publications/insight/international/joseph-nye). Grâce aux Jeux Olympiques de Pékin
2008, la Chine a par exemple bénéficié d’une reconnaissance internationale, quant à son ancienne
et prestigieuse civilisation et sa société en rapide mutation (Xu 2006). Il ne faut pas non plus
oublier les aspects d’ordre financier, le sport étant également une affaire commerciale importante.
L’organisation d’une Coupe du Monde de football, de Jeux Olympiques ou même d’événements
d’ordre inférieur, peut générer un bénéfice important. Dans des circonstances particulières,
certains Etats ont décidé de boycotter les Jeux pour des raisons politiques, ainsi que l’ont fait les
Etats-Unis en 1980. Ils n’ont pas effectué le déplacement de Moscou pour protester contre
l’invasion soviétique de l’Afghanistan. Le sport a également joué un rôle dans la stigmatisation et
le refus de tolérer le régime de l’Apartheid en Afrique du Sud. En effet, le pays a été banni du
monde du football professionnel jusqu’en 1992 (Ndlovu 2010). De plus, une vingtaine d’Etats
africains ont boycotté les Jeux de Montréal en 1976 en raison de la participation de la Nouvelle-
Zélande, qui avait permis à son équipe de rugby d’affronter une équipe sud-africaine sélectionnée
selon des critères raciaux, quelques mois plus tôt (Park 2001).

Les succès remportés par les athlètes ou équipes nationales sont en général très bien reçus par le
pays d’origine, voire glorifiés. Ainsi, la victoire du Japon sur les Etats-Unis en finale de la Coupe
du Monde de football féminine a été interprétée comme un signe du renouveau national et de la
fierté retrouvée, après le tsunami et le séisme qui ont touché le pays en mars 2011 (Koenig 2011).
Il faut enfin relever un nouveau phénomène lié au sport et au soft power. Certains Etats envoient
leurs meilleurs athlètes – la plupart d’entre eux étant des superstars mondiales – afin d’assurer
leur présence et de bénéficier d’une image positive à l’étranger. Les Américains semblent très
actifs dans ce domaine. En effet, le Département d’Etat a mis sur pied un programme allant dans
ce sens (Sports Envoys programs). La Secrétaire d’Etat Hillary Clinton considère le sport comme un

8
instrument diplomatique efficace, et ce projet fait partie de la vision plus large de la « smart
power diplomacy », développée par le Département d’Etat américain. Ce programme vise à
renforcer les échanges culturels et à favoriser la compréhension mutuelle (The Guardian Reporter,
9th September 2011).

4.3. Le sport au service du dialogue et de l’intégration dans les sociétés multiculturelles

“Sport creates togetherness, togetherness leads to dialogue, dialogue leads


to mutual understanding and mutual understanding leads to peace”.
Wilfried Lemke, Conseiller Spécial pour le sport
au service de la paix et du développement (ONU)

Il existe une forte conviction dans le pouvoir unificateur du sport, capable de franchir les
obstacles qui divisent les individus et les peuples. Ramón Spaaij (Spaaij 2011, p. 1) affirme que le
sport peut rendre la société plus égalitaire, plus pacifique, et d’améliorer la cohésion sociale.
Bourdieu a également mentionné le fait qu’il permet l’inclusion sociale de chaque individu. En
effet, chacun peut, et ce dans n’importe quel sport, obtenir une reconnaissance en fonction de sa
performance individuelle ou de sa contribution collective. L’estime de soi ne s’en trouve que
renforcée (Spaaij, p.101).

En participant à des activités physiques, les individus ont l’opportunité de construire et de vivre
des expériences inter-ethniques. Ils voient ainsi leur confiance dans l’Autre être renforcée, que ce
soit par le biais d’une passe de but parfaitement dosée, d’un match remporté, ou simplement du
plaisir retiré. Si l’ouverture d’esprit et le respect sont au rendez-vous, de part et d’autre du terrain,
alors n’importe quel individu sera jugé en fonction de la performance ou du plaisir apporté, sans
discrimination de couleur de peau, de race, de religion, etc. En dépit des stéréotypes et des
difficultés rencontrées au départ, les études tendent à démontrer que l’image de l’Autre (qui
possède un patrimoine culturel différent) change de manière globalement positive au contact d’un
échange sportif ou d’une activité physique. La recherche menée par Schulenkorf (Adair and
Rowe, p.5.) montre en effet que les événements sportifs peuvent renforcer les sentiments de
communion et de réciprocité, érigeant en retour des barrières contre les sentiments de division
qui prévalent au premier abord.

S’il y a bien une place pour le sport au service du dialogue et de l’intégration, elle se trouve
certainement dans les sociétés multiculturelles. Plusieurs illustrations l’attestent dans le monde
entier. Par exemple, l’intégration d’athlètes dits « de seconde génération » dans les sports collectifs
a fait ses preuves. Même les fans les plus contestataires acceptent les sportifs qui mènent leur
équipe à la victoire. Les récents succès de l’équipe nationale allemande de football sont largement

9
dus à l’intégration réussie et aux performances de qualité de joueurs originaires de Pologne, de
Turquie, et d’ailleurs. Ces athlètes représentent de plus les idoles parfaites pour les jeunes
immigrants, qui s’y identifient.

A côté de cela, certaines initiatives de la société civile sont susceptibles de contribuer à


l’apaisement de situations délicates. Des organisations bénévoles (par exemple : International Sport
and Culture Association, Never Again Association) promeuvent en effet la compréhension mutuelle
entre des personnes d’origine culturelle ou ethnique différente. Le 14 otobre 2011, plusieurs
organisations polonaises, ainsi que les autorités publiques compétentes, ont rejoint l’association
Never Again et mis sur pied l’événement « Poland for All ». Ils ont organisé un match de football
rassemblant plusieurs joueurs de la Warsaw’s multicultural Ethnoleague et plusieurs stars du football
polonais. S’en est suivie une compétition, qui réunissait des équipes composées d’enfants
provenant d’horizons culturels différents (Brésiliens, Français, Russes, entre autres) et vivant à
Varsovie. Plusieurs figures politiques importantes ont participé à ces événements : la Ministre
pour l’Egalité Elzbieta Radziszewska, le Ministre-délégué aux Affaires étrangères Jerzy
Pomianowski, l’Ambassadeur sud-africain en Pologne Lehlohonolo Shadrack Ted Pekane, ainsi
que des parlementaires fraîchement élus, dont l’ancien footballeur Cezary Kucharski et
l’économiste d’origine zambienne Killion Munyama.

Sans aucun doute, les effets positifs du sport, de manière directe, semblent difficiles à prouver.
En effet, la compétition peut également diviser et attiser les tensions entre équipes ou individus
d’origine ethnique ou culturelle différente, menant à un sentiment de rejet de l’Autre. Ainsi, l’idée
principale du sport au service de l’intégration est d’encourager la participation active de plus en
plus d’individus dans des événements sportifs interculturels, afin de montrer que le sport est
ouvert à tous et n’est en aucun cas un terreau fertile pour la confrontation interethnique ou
interculturelle.

4.4. La promotion de relations pacifiques par le sport au niveau international

“Whenever people can find an outlet for communication and – especially


– play, you will always find peace and harmony”.
Joao Havelange, ancien président de la
FIFA (1974-1998)

Le sport possède-t-il un réel pouvoir de médiation sur la scène mondiale? La relation entre le
sport et les relations internationales, en tant que pratique politique et champ de recherche, a déjà

10
été largement commentée. Tout d’abord, la question de savoir si le sport et la diplomatie doivent
être mêlés ou non ne sera pas abordée ici. Toutefois, plusieurs exemples seront mentionnés plus
bas, afin de dégager une image plus nette de la situation. Ensuite, il sera démontré que le sport
peut être utilisé efficacement au service de la diplomatie culturelle. Il semble exagéré de prétendre
qu’il mène automatiquement à des rencontres politiques de haut niveau, et que les dirigeants
nationaux ne cherchent pas à assouvir leurs intérêts propres par le biais d’événements sportifs
régionaux ou internationaux. En réalité, les deux situations existent. D’une part, lors de tels
compétitions, souvent organisées par des associations internationales autonomes, les chefs d’Etat
ou ministres ont l’occasion de se rencontrer et de discuter dans un environnement pacifique ;
d’autre part, ils peuvent renforcer leur prestige et leur fierté nationale, marquer leur ascension sur
la scène internationale, et user de leur soft power pour étendre leur influence sur le plan régional
ou mondial. Un constat général s’impose néanmoins : le sport a le pouvoir de rassembler les
individus et les peuples, en leur donnant la chance d’échanger dans un contexte pacifique.

Le sport a suivi la vague de la mondialisation et fait dorénavant partie de la culture populaire à


l’échelle mondiale. Selon Andrei Markovits et Lars Rensmann, il joue « a crucial role in shaping
more inclusive collective identities » (Markovits & Rensmann 2010, p. 2). En effet, des
compétitions continentales, telle que la célèbre Champions’ League de football, attire des
supporters de différents pays, qui se mettent à admirer des joueurs « étrangers » ou appartenant à
des minorités ethniques. Dans un tel contexte, le sport peut être rapproché du concept de
« bridging capital », développé par Robert Putnam. Cette notion caractérise alors le pouvoir du
sport de rassembler des groupes différents, au-delà des frontières culturelles (Markovits &
Rensmann 2010). De plus, le sport s’est emparé du petit écran, les Jeux Olympiques et la Coupe
du Monde de football étant les deux événements les plus suivis à la télévision. Le sport compte
donc plus que jamais, et les Etats ainsi que les organisations internationales se doivent de prendre
en considération un tel développement.

Au 20ème siècle, le premier exemple marquant du sport au service de la diplomatie remonte à avril
1971. En pleine guerre froide, l’équipe américaine de ping-pong se rend en Chine et visite le pays
durant une semaine, malgré le fait que Washington ne reconnaît pas la République populaire et
que les Chinois réfugiés à Taïwan siègent encore au Conseil de Sécurité. Suite à ce sensationnel
progrès dans les relations sino-américaines, le président Nixon reçoit une invitation de Mao
Zedong. Selon le Premier ministre de l’époque Zhou Enlai, « Never before in history has a sport
been used so effectively as a tool of international diplomacy » (De Groot 2011). La « diplomatie
du cricket » entre l’Inde et le Pakistan, la « diplomatie du basketball » entre la Grèce et la Turquie,
ou encore des efforts au niveau de la société civile, entre Israéliens et Palestiniens, sont autant

11
d’exemples de processus de réconciliation bilatérale par le sport. Récemment, lors du
Championnat du monde de football australien 2011, Israéliens et Palestiniens ont aligné une
équipe commune (Peres Team for Peace), enregistré leur propre hymne « national », et développé
un réel esprit d’équipe au fil des matches. De plus, à la fin novembre 2011, l’histoire va peut-être
se répéter ; en effet, la Fédération internationale de tennis de table (ITTF), en coopération avec la
Peace and Sport Foundation, basée à Monaco, organise une compétition internationale au Qatar.
Lors de ce tournoi de doubles un peu particulier, Coréens du Nord et du Sud, Indiens et
Pakistanais, mais également Américains et Iraniens se verront associés et se retrouveront donc du
même côté de la table.

Dans ce domaine, d’autres initiatives méritent également d’être citées. Pour ne donner qu’un
exemple, la Thaïlande, Brunei, les Philippines, l’Indonésie, la Malaisie et Singapour ont mis sur
pied l’ASEAN Basketball League en 2009, qui regroupe une équipe de chaque pays. Sur le plan
mondial, la Résolution 54/34 intitulée « Building a better world through sport and the Olympic
Ideal » a été adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU en 1999 (Beacom 2000). Enfin, les
équipes et vedettes nationales peuvent agir de manière significative par rapport aux processus de
réconciliation dans des sociétés divisées. L’équipe rwandaise de football M-17, qui s’est qualifiée
pour la Coupe du Monde, a ainsi été perçue comme un signe de progrès et la promesse d’un pays
plus unifié dans le futur (FIFA World Magazine, May 2011). En 2007, un accord de paix
temporaire a notamment été atteint grâce à l’implication de Didier Drogba et de ses partenaires,
qui ont supplié le peuple, devant les caméras nationales, de mettre un terme aux violences.

Une fois de plus, si le sport ne peut résoudre tous les conflits du monde à lui tout seul, il
représente en revanche une opportunité pour les individus, les peuples et les politiciens d’aboutir
à un accord de paix, ou au moins d’améliorer la situation. Les exemples cités ci-dessus doivent en
tous les cas susciter l’optimisme et envoyer des signaux positifs aux générations futures d’athlètes,
de supporters et de dirigeants. Le sport peut donc clairement promouvoir et contribuer à
l’émergence de relations pacifiques entre deux communautés, ainsi que le montre le tableau
suivant (initiatives passées et présentes).

Niveau de l’initiative Exemples

National Equipe nationale rwandaise M17

Bilatéral Diplomatie du ping-pong / cricket

Multilatéral Ligue de Basketball ASEAN

12
International Résolution 54/34 de l’Assemblée Générale

Evénements planétaires Jeux Olympiques, Coupe du Monde FIFA

5. Conclusion

Cet article montre que le sport peut être efficacement utilisé comme instrument de la diplomatie
culturelle. De par la promotion de l’activité physique et d’événements sportifs, les individus, tout
comme les nations, ont l’opportunité de renforcer la compréhension mutuelle et l’acceptation de
valeurs communes, basées sur le respect de la diversité culturelle.

Néanmoins, le sport seul ne peut mettre un terme à toutes les relations conflictuelles qui
déchirent le monde d’aujourd’hui. Le match qualificatif pour la Coupe du Monde 2010, qui a
opposé la Tuquie à l’Arménie, a débouché sur la première visite d’un président turc de l’aire
moderne chez son voisin. En dépit de ce progrès marquant, les tensions demeurent fortes et cet
événement n’a en aucun cas provoqué la signature sur-le-champ d’un accord de paix. De plus, les
compétitions sportives engendrent parfois l’éruption de sentiments nationalistes (Karen &
Washington 2010). En effet, elles sont source de fierté patriotique, et d’ailleurs les performances
lors d’événements tels que les Jeux Olympiques apparaissent toujours sur un classement par
nations. Dans les cas les plus extrêmes, la violence physique trouble même le déroulement des
compétitions. Ce fut le cas lors de bagarres entre supporters serbes, croates et grecs à l’Open
d’Australie 2007, montrant au passage la face la plus sombre du sport. Cette illustration montre
bien que les tensions peuvent ressurgir dans un contexte sportif.

Bien que de tels agissements, tristes et fort regrettables, ne doivent pas être oubliés, il faut tout de
même reconnaître qu’ils ne constituent en aucun cas l’essence du sport et qu’ils restent
heureusement secondaires. Pour revenir au Grand Chelem australien mentionné plus haut, le
reste du tournoi s’est déroulé sans heurts, permettant d’ailleurs aux fans et aux joueurs serbes,
croates et chypriotes de se rencontrer dans un cadre pacifique et de donner le meilleur sur le
court, tout en respectant leurs adversaires. Dans le même temps, le problème est clairement
identifié et considéré comme sérieux par les diverses associations, organisations et institutions
nationales, qui ont tout mis en œuvre pour combattre cette plaie sociétale.

La plupart du temps, le sport au service de l’intégration joue un rôle considérable dans un


contexte multiculturel. Il donne la possibilité aux jeunes immigrants de participer et de
s’impliquer dans les sociétés locales. Par exemple, neuf joueurs de l’équipe nationale suisse M-20

13
présente à la Coupe du Monde 2005 aux Pays-Bas sont d’origine étrangère, bien que la doctrine
du ius sanguinis prime dans ce pays (Karen & Washington 2010). Plusieurs projets dans ce
domaine insistent qui plus est sur la promotion de la microconnectivité dans les sociétés divisées ;
« sport events may provide the only occasions for children from different communities to
interact directly » (Giulianotti 2011, p. 57). Au niveau international, les initiatives de paix par le
sport ont enregistré des succès importants, ou ont du moins lancé des signaux positifs pour le
futur. A cet égard, les échanges sportifs croissants entre les deux Corées offrent à ces pays voisins
une occasion unique de placer les priorités de paix au sommet de leur agenda de politique
étrangère (Merkel 2008). Au vu de ces développements positifs, nous sommes en droit de
conclure que le champ du sport et de la diplomatie culturelle tient une place majeure dans le
monde actuel.

14
6. Projets

IRIS Project -International Roma Integration through Sport

Détails du projet

Pays : Italie, Bulgarie, Roumanie et Hongrie

Tél. : +39 335 640 77 96

Email : [email protected]

Website : http://www.uisp.it/settimocirie-eu/?page_id=292

Description du projet : Le Comité local UISP Ciriè Settimo Chivasso fait partie de l’UISP
(Unione Italiana Sport Per tutti), une association sportive ouverte à tous. Elle vise justement à
étendre l’accès au sport à un maximum de personnes, en luttant contre les inégalités sociales.

Le but du projet IRIS est de combattre les stéréotypes dont souffre la communauté Rom, ainsi
que la diffusion de propos racistes, d’actions discriminatoires ou violentes envers le peuple Rom.
Il doit être introduit dans les écoles et les clubs sportifs afin de rassembler enfants Rom et non-
Rom, sans se préoccuper de considérations ethniques, familiales ou même de niveau sportif.

Ce projet vise des enfants âgés de 10 à 18 ans, dans des zones où la population Rom est assez
élevée, en coopération avec des délégués des ONGs – sportives et non sportives travaillant avec
des enfants, associations travaillant avec des Roms, associations de parents, des délégués de
l’administration locale, des instituts éducatifs, des ministères de l’éducation, des agences de l’Etat
pour la protection des enfants, des médias. Indirectement, le projet cherche également à toucher
l’ensemble des citoyens, qui recevront des informations via les médias, dans le but d’accroître leur
connaissance de la situation des Roms, de gommer les différences et de s’interroger sur leur
intégration. Il donne donc l’opportunité aux enfants d’apprendre à se connaître et à développer
de bonnes relations dès leur plus jeune âge.

Buts du projet : Le projet IRIS tente de se construire par rapport aux succès passés enregistrés
par l’ARIES et vise à développer, sur l’ensemble du territoire national, un modèle local pour les
écoles. Il s’agit également de lancer le débat sur l’intégration des Roms et de provoquer une
réflexion constructive à ce sujet. Une discussion entre les pays partenaires a eu lieu dans le but

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d’identifier les principales attitudes discriminatoires à l’égard des Roms (surtout en Bulgarie et en
Roumanie).

Pertinence par rapport à la diplomatie culturelle : Les différences culturelles du peuple Rom
ne sont pas remises en question ici. En Europe, presque tous les Etats comptent une minorité
Rom, ce qui rend la problématique de leur intégration essentielle pour l’ensemble du continent. Il
semble clair que des efforts doivent être entrepris des deux côtés. Dans la majorité des cas, le
problème surgit du fait que les communautés se connaissent relativement peu, et que les
malentendus sont fréquents. Des projets comme IRIS permettent de rassembler les individus de
communautés différentes, afin de promouvoir la compréhension mutuelle et la connaissance de
l’Autre. De telles initiatives rendent également possible le dépassement de la thèse du clash
culturel.

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Football Against Racism in Europe (FARE) – Eastern European
Development Project

Détails du projet

Pays : Pologne, Ukraine, Hongrie, Slovaquie, Autriche

Tél. : +44 20 7193 0156

Email : [email protected]

Website : http://www.farenet.org/default.asp?intPageID=271

Description de l’organisation : Football Against Racism in Europe (FARE), un réseau


d’organisations partenaires, est le produit d’une initiative créée en 1999 par un groupe de
supporters de toute l’Europe. L’objectif est de lutter contre toutes les formes de discrimination
(en particulier le racisme et la xénophobie) dans le football par le football.

Avec le temps, le combat contre les formes institutionalisées ou non de racisme, qui mènent à
l’exclusion des minorités ethniques et des migrants à différents niveaux de l’administration du
monde footballistique est devenu un but supplémentaire. Depuis 2006 s’est également ajouté à
l’agenda de FARE la question de l’homophobie dans le football.

Les membres de l’organisation coordonnent leurs actions, aussi bien au niveau local que national,
pour rassembler tous ceux qui soutiennent l’initiative. Actuellement, il existe des partenaires actifs
dans plus de 37 pays, et le réseau collabore étroitement avec les fans, les joueurs, les organisations
qui défendent les droits des minorités ethniques et des migrants, les associations nationales de
football, et les instances dirigeantes, notamment l’UEFA et la FIFA.

Description du projet : Le projet de développement pour l’Europe de l’Est FARE vise à défier
la montée du racisme et de l’anti-sémitisme. L’organisme qui coordonne cette opération,
l’association NEVER AGAIN, est basé à Varsovie. Les autres partenaires principaux sont People
Against Racism (Slovaquie), Mahatma Gandhi Human Rights Organisation (Hongrie), et Fairplay
(Autriche). Les pays ciblés prioritairement sont la Pologne et l’Ukraine. Il faut y ajouter les Etats
voisins hongrois et slovaque.

Dernières activités en date : en 2009, une conférence de grande envergure sur le sujet du racisme
dans le sport a été mise sur pied par les partenaires polonais du projet FARE, les autorités
polonaises compétentes et le Comité olymique polonais. A l’aide de l’UEFA, FARE et NEVER

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AGAIN, le « East Europe Monitoring Centre » a vu le jour dans le but de contrôler et de
résoudre le problème du racisme et de la xénophobie dans cette région, en perspective de
l’EURO 2012. Ce projet soutient des organisations anti-racistes locales en Pologne et en Ukraine.
Un projet éducatif prévu à Lviv est actuellement en discussion.

Buts du projet : Le projet, qui vise surtout à tacler les pratiques discriminatoires, a été mis sur
pied dans le but de soutenir la préparation de l’EURO 2012. La réalisation de ce projet passe
notamment par des programmes d’entraînement, du lobbying et des partenariats
intergouvernementaux, entre comités olympiques nationaux et villes hôtes de la compétition. Il
s’agit également d’impliquer les minorités ethniques concernées, et d’améliorer le travail de FARE
sur le long terme, afin de lutter efficacement contre ce problème du football en Europe de l’Est.

Pertinence par rapport à la diplomatie culturelle : Comme mentionné plus haut, un des outils
les plus efficaces de la diplomatie culturelle réside dans la tenue d’événements sportifs majeurs, et
ce d’autant plus lorsqu’ils sont organisés conjoitement par deux pays. La lutte contre le racisme, la
xénophobie et toute autre forme de discrimination se révèle difficile. Cette initiative a le mérite de
rassembler des personnalités politiques importantes de chaque Etat, ainsi que des hauts
responsables dans le domaine du sport, pour tenter des trouver des solutions à plus grande
échelle.

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Barclays Spaces for Sports

Détails du projet

Pays : Royaume-Uni

Tél. : +44 (0)20 7116 4755

Email : -

Website : http://group.barclays.com/Citizenship/Community-Investment/Community-
programmes/Barclays-Spaces-for-Sports/About-the-programme

Description du projet : Barclays est un important fournisseur de services financiers, engagé


dans les domaines bancaire et du management. Il emploie plus de 145.000 personnes dans le
monde entier. Cette firme a lancé en 2004 le programme Barclays Spaces for Sports au Royaume-
Uni. Plus d’Etats sont impliqués en 2008, et d’autres projets /sites de sport sont déjà annoncés
aux Etats-Unis, en Afrique du Sud, en Zambie, en Espagne et en Chine.

Dans le cadre de plusieurs projets, Barclays coopère avec différentes organisations, telle que
Football Foundation, Groundwork, ou la Real Madrid Foundation. Barclays travaille depuis 2008 avec le
Real Madrid dans le but d’améliorer l’accès au sport pour les enfants, et de leur transmettre des
valeurs essentielles, comme l’esprit d’équipe et le respect pour la culture de l’Autre. Le projet est
situé à Aranjuez – un village près de Madrid qui compte une large populaton immigrante, et qui
fait face au problème de l’exclusion sociale.

Buts du projet: Cette initiative sportive et éducative cherche à faciliter l’intégration sociale des
individus vivant dans cette zone. L’utilisation d’entraînements de football, et l’organisation de
workshops éducatifs visent à développer une interaction plus soutenue entre les jeunes des
groupes socialement désavantagés et les minorités culturelles à Aranjuez. Le Conseil municipal
met les infrastructures gratuitement à disposition de la population.

Pertinence par rapport à la diplomatie culturelle : Actuellement, l’intégration de la population


immigrante pose un problème conséquent dans la plupart des Etats. Heureusement, Barclays
n’est pas la seule firme active, et Space for Sports n’est pas une initiative isolée. Cela tend à montrer
que l’éducation des enfants par le sport ne se réduit pas à un rêve, mais qu’elle représente surtout
un moyen efficace d’améliorer la situation et d’enrichir la société. Les immigrants sont en effet
une richesse supplémentaire de la communauté plus globale à laquelle ils appartiennent. Les

19
communautés locales jouent donc un grand rôle dans la réussite ou non de l’intégration, et le
sport semble un outil efficace en leur possession.

20
Sport Inclusion Network (SPIN)

Détails du projet

Pays : Autriche

Tél. : +43 1 7133594 90

Email : [email protected]

Website : http://www.sportinclusion.net/

Description du projet : Le Sport Inclusion Network (SPIN) - Involving migrants in mainstream sport
institutions est un projet financé par la Commission européenne (Unité Sport). Il a été créé en mars
2011, avec pour objectif de promouvoir l’inclusion et l’implication de migrants, ou de
ressortissants de pays en voie de développement, par et dans le monde du sport. SPIN agit en
coopération avec FairPlay-VIDC, l’association italienne UISP, l’Association Irlandaise de football
(FAI), SJPF, l’association portugaise membre de FIFPro, l’association hongroise MGHRO, et les
initiatives muticulturelles sportives Liikkukaa (Finlande) et Camino (Allemagne). Le but est
d’améliorer le réseautage, de partager les expériences et de renforcer la présence des réfugiés et
des requérants d’asile dans les compétitions.

Le projet est composé de plusieurs éléments : le Guide des bonnes pratiques, le Train the Trainers
Workshops, le Inclusion Workshops for Sport Clubs & Associations, le Football Refugee Day, la Conférence
européenne : Sport & Integration – Challenging social exclusion in and through sport, le Séminaire
européen : Involving young immigrants in winter sports, ainsi qu’un site internet.

Buts du projet : L’objectif est de renforcer l’intégration sociale des immigrants, d’accroître leur
participation dans le monde du sport. Il s’agit également de promouvoir le dialogue entre les
associations sportives, les organisations d’immigrants et les autorités locales ou/et nationales.
Enfin, le but est aussi de sensibiliser les gens au problème de la discrimination et du racisme dans
le sport en Europe, et de lutter pour plus d’équité dans le sport.

Pertinence par rapport à la diplomatie culturelle : Le projet SPIN essaie de rassembler


l’ensemble des principales organisations du sport dans un forum global, visant à identifier et
combattre la discrimination et le racisme dans le sport. Il se concentre sur les sports les plus
médiatisés, à même de bénéficier de plus de publicité pour parvenir à ses objectifs, et mettre les
immigrants et le sport sous le feu des projecteurs.

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Plymouth Hope FC

Détails du projet

Pays : Angleterre

Tél. : +44 (0)7588137412

Email : [email protected]

Website : http://www.plymouthhopefc.org.uk/index.asp?page=72

Description du projet : Le Plymouth Hope FC (PHFC) est une organisation bénévole à but
non-lucratif, fondée en 2009. Les bénévoles qui gèrent ce projet proviennent de différents pays,
mais partagent la même passion pour le football et l’égalité sociale. Le club est composé de
joueurs issus d’horizons ethniques et sociaux très différents : ils viennent d’Afghanistan, de
Guinée, d’Iran, de Somalie, du Zimbabwe, de Chine, du Soudan, du Mexique, d’Ouzbékistan, et
bien sûr d’Angleterre. Ils partagent tous la conviction que le football efface les différences, et tout
le monde a le droit de jouer pour le club. Les joueurs aux capacités financières limitées peuvent
participer gratuitement, ou bénéficient de tarifs réduits.

Lorsque David Feindouno, fondateur de l’initiative, est arrivé à Plymouth, il espérait s’intégrer et
jouer un rôle-clé dans la communauté. Il est intimement convaincu que le PHFC peut assumer
cette tâche et contribuer à résoudre les problèmes plus larges existant dans cette localité.

Chaque année, le PHFC organise un festival de football. En 2011, il a été mis sur pied dans le
cadre de la « Semaine des réfugiés », un programme qui vise à promouvoir la contribution des
réfugiés dans les domaines de l’art, de la culture et de l’éducation à travers tout le Royaume-Uni.
Ceci encourage un meilleure compréhension entre communautés.

Le Festival est soutenu par la Croix-Rouge britannique. Il a été créé l’an dernier par la Devon
Community Foundation, et organisé par les membres de Plymouth Hope FC, avec le support de
Plymouth Guild, START, British Trust for Conservation Volunteers (BTCV), Devon et Cornwall Refugee
Support, ainsi que Plymouth Generations Together. Les équipes participant au tournoi étaient
constituées de clubs locaux et autres (églises, entreprises, etc). Les joueurs provenaient de milieux
très différents : citoyens, réfugiés, requérants d’asile et étudiants internationaux.

Buts du projet : PHFC a été mis sur pied dans le but de donner aux requérants d’asile et aux
minorités ethniques la possibilité de s’intégrer à la vie sociale de la coomunauté par le football. Le

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club promeut des valeurs fondamentales telles que la cohésion, l’esprit d’équipe dans la
communauté et le volontariat. Il fournit également des entraînements, dispensés par des coaches
qualifiés.

Pertinence par rapport à la diplomatie culturelle : Ce projet met en valeur la valeur des
immigrants et le plus qu’ils peuvent apporter à la vie sociale de la région. PHFC est un bon
exemple d’un club multiculturel qui mène, par l’organisation d’activités sportives, à
l’enrichissment de la communauté locale. Le processus d’intégration est réciproque et les
bénéfices partagés.

23
Football 4 Peace International – Projet en Israël
Détails du projet

Pays : Israël

Tél. : +972 (0) 3611 3602

Email : [email protected]

Website : http://www.football4peace.eu/index.html

Description du projet: Football 4 Peace International (F4P) concentre son action sur les processus
de réconciliation dans différentes parties du monde, dont Israël et la Palestine, ainsi que l’Irlande.
Au Proche-Orient, grâce à l’aide de coaches sportifs, de leaders communautaires et de
volontaires, l’initiative F4P en Israël rassemble des enfants juifs et arabes. Ce programme, qui a
commencé en 2001, inclut aujourd’hui 24 communautés différentes et plus de 1000 enfants. Il
leur donne l’opportunité d’apprendre et de jouer au football dans un contexte pacifique. Il
promeut également l’interaction directe, les relations sur le longterme et une meilleure
compréhension mutuelle entre les inter-communautaire.

Buts du projet: Ce projet vise à rassembler différentes communautés dans la région, et à assurer
une coexistence pacifique entre elles, basée sur l’égalité. S’appuyant sur des principes moraux
comme la justice sociale et les droits de l’homme, F4P cherche à remplir 4 objectifs. 1.
Encourager le contact social au-delà des frontières communautaires ; 2. promouvoir la
compréhension mutuelle ; 3. engendrer chez les participants le désir et un engagement total en
faveur d’une coexistence pacifique ; 4. améliorer le niveau footballistique des enfants.

Pertinence par rapport à la diplomatie culturelle : En rassemblant des jeunes gens provenant
de différents horizons ethniques, nationaux, géographiques et religieux dans un espace neutre,
cette initiative montre que le sport – un espace idéologiquement neutre – peut être mis
efficacement au service de la diplomatie culturelle. De fait, elle représente une tentative forte de
réduire les stéréotypes, de pousser les sentiments de suspicion et d’acrimonie vers plus de
confiance et d’amitié. F4P défend des valeurs essentielles (neutralité, égalité et intégration,
respect, responsibilité et confiance), susceptibles de trouver un plus large écho dans la région. Ce
projet cherche à promouvoir le changement political et social au Proche-Orient, persuadé que les
Israéliens et les Palestiniens peuvent aboutir à une paix équilibrée et mutuellement acceptée.

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Asian-German Sports Exchange Programme

Détails du projet

Pays : Sri Lanka

Tél. : +94 777870694

Email : -

Website : http://www.agsep.com/en/

Description du projet : A l’aide d’événements sportifs et de projets sociaux, le Asian German


Sports Exchanges Progamme (A.G.S.E.P.) vise à encourager les échanges sportifs entre pays
asiatiques et européens, en particulier l’Allemagne. L’A.G.S.E.P. possède un statut de consultant
auprès du Ministère sri lankais pour la Réimplantation. Le programme a débuté en 1989,
lorsqu’une rencontre amicale de ping-pong a été mise sur pied entre l’Allemagne et le Sri Lanka à
Dortmund (Allemagne), avec le soutien du Ministère allemand des Sports. Depuis, des échanges
sportifs entre les deux pays ont lieu régulièrement, et le programme a été étendu à d’autres pays
d’Asie (Vietnam, Thaïlande, Maldives).

Buts du projet : Le projet A.G.S.E.P. se concentre sur les échanges interculturels et la


pacification de conflits ethniques. Il mobilise le sport pour exercer un impact social sur les
sociétés pauvres et divisées. Sa mission est de promouvoir les activités sportives dans les régions
pauvres et reculées du Sri Lanka, par l’interaction et les échanges entre équipes nationales et
internationales. Il organise également des entraînements, des workshops et des séminaires, et
conduit des études de faisabilité dans le domaine. Au sens large, le but est de soutenir le
processus de paix au Sri Lanka, avec l’aide des autorités. En novembre 2011, l’équipe sri lankaise
de football a affronté plusieurs clubs allemands locaux. Ces derniers auront l’opportunité de se
rendre au Sri Lanka pour les matches retour.

Pertinence par rapport à la diplomatie culturelle : En rassemblant les individus, A.G.S.E.P.


utilise le sport afin de promouvoir la diplomatie culturelle. Selon l’organisation, l’activité physique
aide à franchir les barrières linguistiques, et les événements sportifs peuvent servir de cadre la
communication interculturelle. De plus, le renforcement des relations inter-communautaires ont
le pouvoir de réduire les tensions et de jouer un rôle majeur dans le processus de paix au Sri
Lanka. En effet, ce projet est basé sur la conviction que le sport peut unir les individus et les
peuples, et ainsi apaiser les conflits ethniques, culturels et religieux entre les communautés
singhalaise, tamoule et musulmane.

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Twinned Peace Sport Schools Project

Détails du projet

Pays : Israël

Tél. : +972-3-5680680

Email : [email protected]

Website : http://peres-center.org/index.html

Description du projet : Dans le cadre du projet Twinned Peace Sport Schools, de jeunes Palestiniens
et Israéliens suivent un programme hors cadre scolaire, incluant notamment des activités
sportives et sociales, et des cours sur l’importance de la paix. Les valeurs essentielles de paix et de
respect mutuel sont transmises à des garçons âgés de 6 à 13 ans, et à des filles âgées de 9 à 13 ans,
dans le cadre de rencontres inter-communautaires et d’activités sportives. D’autres événements
sont organisés par le Centre Pérès durant l’année, tel que le Mini World Cup Tournament, des
camps d’été, ainsi que des festivités pour le Jour International de la Paix.

Buts du projet: Le projet a pour but de lutter contre les stéréotypes, en mettant l’accent sur les
différences culturelles, et l’importance pour tous de les respecter. Au-delà de cet objectif général,
le projet Twinned Peace Sport Schools se concentre également sur l’entraînement sportif, la
coordination, ou encore la compétition. De plus, le programme vise à promouvoir la confiance,
les capacités de leadership, la sportivité et la responsabilité, mais aussi la performance scolaire et
l’amélioration des compétences académiques.

Pertinence par rapport à la diplomatie culturelle : Si la diplomatie culturelle a pour but


principal de rassembler les individus et les peuples au-delà des frontières culturelles, alors cette
forme « soft » de diplomatie peut potentiellement s’imposer au Proche-Orient grâce à Twinned
Peace Sport Schools. Une fois de plus, le sport prouve son efficacité au service de la diplomatie
culturelle, d’autant plus que le climat est particulièrement tendu dans cette région. En effet, le
sport fournit un cadre propice au contact et à l’interaction, et donne l’opportunité aux Israéliens
et aux Palestiniens de pratiquer le même jeu, en suivant les mêmes règles. Dès lors que les jeunes
gens, des deux côtés, s’enthousiasment pour les mêmes vedettes sportives et parlent la même
langue, celle du sport, l’entraînement et la compétition les rassemblent dans un contexte neutre et
pacifique.

26
Buntkicktgut

Détails du projet

Pays : Allemagne

Tél. : 089-519861-11

Email : [email protected]

Website : http://www.buntkicktgut.de/

Description du projet : Buntkicktgut a été créé 1997. Inspiré par l’“Initiativgruppe e. V.”, et grâce
au soutien du Bureau pour le Logement et la Migration de la Ville de Munich, le projet rassemble
des jeunes provenant de différents horizons culturels autour du football de rue. Il s’adressait
initialement aux besoins sociaux des réfugiés de guerre et des requérants d’asile. A l’heure
actuelle, il existe plus de 100 équipes, composées de plus de 2000 enfants et adolescents engagés
dans ce projet. Buntkicktgut a créé plusieurs compétitions – ou ligues – qui ont lieu toute l’année
ou sur une période plus courte. Par exemple, la « Winter-Liga 2011-2012 » a débuté en septembre
2011 et prendra fin en mars 2012.

Buts du projet : L’objectif principal du projet Buntkicktgut est de permettre à des jeunes d’origine
diverse, et provenant d’horizons culturels différents, de se rencontrer et de partager leurs
expériences. Grâce au football de rue, ils ont l’opportunité d’ouvrir leur esprit à divers styles de
vie sociaux et culturels, et se comprendre par la même occasion grâce au langage universel du
sport – langage corporel, joie et émotion. Le but corollaire de ce projet correspond à l’élimination
de la criminalité et de la violence par la promotion d’échanges interculturels et une meilleure
intégration des minorités.

Pertinence par rapport à la diplomatie culturelle : Ce projet visant à rassembler des individus
provenant de minorités nationales et ethniques différentes, il mobilise le sport de manière efficace
au service de la diplomatie culturelle. En 2009, Buntkicktgut a rassemblé des jeunes de plus de 80
pays d’origine, dont l’Afghanistan, l’Irak, le Togo, le Vietnam, des pays de l’ex-Yougoslavie et la
Turquie, entre autres. La prochaine étape vise à promouvoir la mise en place d’une telle intiative
dans d’autres endroits, des grandes villes allemandes et du reste du monde.

27
Sports United

Détails du projet

Pays : Etats-Unis

Tél. : 202-632-6445

Email : [email protected]

Website : http://exchanges.state.gov/sports/index.html

Description du projet : Sports United est un programme créé par le Bureau de l’Education et de
la Culture (ECA) du Département d’Etat américain. Convaincu que le sport a le pouvoir de
transcender les différences et de rassembler les individus et les peuples, le Département d’Etat a
mis l’accent sur la diplomatie du sport au cours des dernières années. L’objectif principal de ce
programme est de diffuser des valeurs importantes, telles que le leadership, le travail d’équipe, le
respect des règles et de l’Autre. Plus récemment, Sports United a joué un rôle actif dans le cadre du
groupe de travail de la Commission chargée de l’éducation, de la culture, du sport et des médias,
une sous-commission de la Commission présidentielle pour les relations bilatérales Etats-Unis –
Russie.

Buts du projet : Sports United est un instrument essentiel de la diplomatie du sport américaine,
qui vise à accentuer le dialogue et à promouvoir une plus grande compréhension mutuelle sur le
plan culturel. Trois différents sous-programmes ont été mis en place. Le premier se rapporte aux
« sportifs visiteurs », dans lequel des athlètes, des entraîneurs et des managers étrangers invités
aux Etats-Unis ont l’occasion d’augmenter leurs compétences dans les domaines de
l’entraînement, du management et de la résolution de conflits. Deuxièmement, une sélection
d’athlètes et de coaches américains jouent le rôle d’envoyés et d’ambassadeurs du sport hors du
pays, en participant à des activités de team-building et en promouvant le respect de la diversité.
Enfin, l’ECA soutient des projets locaux qui portent sur le sport, la jeunesse et la santé en
particulier. Quant à la Commission présidentielle pour les relations bilatérales Etats-Unis –
Russie, le sous-groupe « sports » s’est engagé à assurer la tenue d’échanges réguliers entre des
jeunes sportifs des deux pays. Des camps d’entraînement, des compétitions amicales, ainsi que les
infrastructures adéquates doivent être mises à disposition, tandis que des athlètes et coaches
renommés doivent y participer.

Pertinence par rapport à la diplomatie culturelle : Une nouvelle ère s’ouvre dans les relations
américano-russes ; le sport, et la diplomatie culturelle au sens large, sont considérés comme des
éléments essentiels de ce processus. Une sous-commission sur la société civile, et une autre sur

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l’éducation, la culture, le sport et les médias ont été créées. Plus généralement, Sports United
fournit l’opportunité à des jeunes motivés de s’intéresser à la culture américaine et à toutes les
cultures du monde grâce au sport, encourageant la compréhension mutuelle et le respect.

29
7. Bibliographie

Livres

Gieß-Stüber, P & Blecking, D 2008, Sport – Integration – Europe, widening Horizons in Intercultural
Education, Schneider Verlag Hohengehren Gmbh, Baltmannsweiler.

Karen, D & Washington, RE (eds.) 2010, The Sport and Society Reader, Routledge, New York.

MacClancy, J (ed.) 1996, Sport, Identity and Ethnicity, Berg, Oxford.

Markovits, AS & Rensmann, L 2010, Gaming the World: How Sports are Reshaping Global Politics and
Culture, Princeton University Press, Princeton.

Park, C-H 2001, Sports Politics in the Modern Society, Mensch und Buch Verlag, Berlin.

Spaaij, R (ed.) 2011, The Social Impact of Sport, Taylor & Francis, New York.

Articles académiques

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Opposition, vol. 37, issue 1, January, pp. 106-134.

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