0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
42 vues45 pages

Cours Mathématiques 2

Transféré par

bricebella29
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
42 vues45 pages

Cours Mathématiques 2

Transféré par

bricebella29
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

MODULE II

11 mai 2018
Table des matières

1 FONCTIONS NUMERIQUES DE LA VARIABLE REELLE, FONCTIONS


USUELLES 1
1.1 Généralité sur les fonctions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.1.1 Domaine de définition, éléments de symétrie et composition . . . . . . . 1
1.1.2 Limite d’une fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.1.3 Continuité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.1.4 Dérivabilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.1.5 Théorème de Rolle et Inégalité des accroissements finis . . . . . . . . . . 8
1.1.6 Sens de variation et extremums d’une fonction . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.2 Domaine détude et plan d’étude d’une fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.2.1 Domaine d’étude . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.2.2 Plan détude d’une fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.3 FONCTION LOGARITHME ET FONCTION EXPONENTIELLE . . . . . . . 12
1.3.1 Définition et propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.3.2 Equations et inéquations comportant ln ou exp . . . . . . . . . . . . . . 13
1.3.3 Fonctions comportant ln ou exp . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.4 FONCTIONS CIRCULAIRES ET HYPERBOLIQUES RECIPROQUES . . . . 14
1.4.1 Fonctions circulaires réciproques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.4.2 Dérivée des fonctions arcsin, arccos, arctan . . . . . . . . . . . . . . . . 17
1.4.3 Fonctions hyperboliques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
1.4.4 Fonctions hyperboliques réciproques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
1.5 EXERCICES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22

2 PROJECTION DANS LE PLAN 25


2.1 Projection d’un point sur une droite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
2.1.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
2.1.2 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
2.1.3 Projection d’une forme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
2.1.4 Distance d’un point à une droite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
2.2 projection et expression analytique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
2.2.1 Expression analytique d’une projection . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
2.2.2 Caractérisation d’une projection définie par son expression analytique . . 28

i
TABLE DES MATIÈRES i

3 VECTEUR ET PRODUIT SCALAIRE 30


3.1 Vecteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
3.1.1 Généralités sur les vecteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
3.1.2 Calcul vectoriel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
3.1.3 Base et Repère . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
3.1.4 Milieu d’un segment et centre de gravité d’un triangle . . . . . . . . . . . 35
3.2 Produit Scalaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
3.2.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
3.2.2 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
3.2.3 Expression du produit scalaire dans une base orthonormée . . . . . . . . 38
3.2.4 Produit scalaire et projection orthogonale . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
3.2.5 Application du produit scalaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39

.
Chapitre Un

FONCTIONS NUMERIQUES DE LA
VARIABLE REELLE, FONCTIONS
USUELLES

1.1 Généralité sur les fonctions


1.1.1 Domaine de définition, éléments de symétrie et composition
Domaine de définition

Définition 1.1.1.
On appelle fonction numérique de la variable réelle, toute correspondance de E dans F , qui à
tout élément de E associe au plus un élément de F où E et F étant des parties de R.

Définition 1.1.2. Soit f : E −→ F une fonction.


On appelle domaine de définition de f , notée Df , l’ensemble des éléments de E ayant un
correspondant dans F par f .
Df = {x ∈ E | f (x) ∈ F } .

Exemple 1.1.1. Donner le domaine de définition des fonctions suivantes :


f : R −→ R g : ] − ∞; 0] −→ R h : R −→ R
2x
√ et √
3x−2
x 7−→ 2+x−x2 x 7−→ 2x − 3x 2 x 7−→ 1−x2

Parité, périodicité et éléments de symétrie

Définition 1.1.3. (Parité)


Soit f : R −→ R une fonction.
1. On dit que f est paire si :

∀x ∈ Df : −x ∈ Df et f (−x) = f (x)

2. On dit que f est impaire si :

∀x ∈ Df : −x ∈ Df et f (−x) = −f (x)

Remarque 1.1.1. Etudier la parité d’une fonction c’est dire si elle est paire, impaire ou ni
paire ni impaire.

1
1.1 Généralité sur les fonctions 2

Exemple 1.1.2. Etudier la parité des fonctions suivantes :


f : R −→ R g : R −→ R h : R −→ R
2x 5
et
x 7−→ 2+x2 x − 7 → −2x + 3x x 7−→ 2x3 − x + 1
Propriété 1.1.1. Soient f : R −→ R une fonction, (Cf ) sa courbe représentative.
1. Si f est paire, alors on peut l’étudier et la représenter sur DE = [0, +∞[∩Df . Le tracé
sera complété par symétrie orthogonale par rapport à l’axe des ordonnée.
2. Si f est impaire, alors on peut l’étudier et la représenter sur DE = [0, +∞[∩Df . Le tracé
sera complété par la symétrie centrale de centre l’origine du repère.

Définition 1.1.4. (Périodicité)


Soit f : R −→ R une fonction et soit T > 0. On dit que f est T −périodique ou que f est
périodique de période T si :

∀x ∈ Df ; x + T ∈ Df et f (x + T ) = f (x)

Exemple 1.1.3. La fonction f : x 7−→ E(x) − x est périodique de période 1.

Définition 1.1.5. (Axe de symétrie)


Soient f : R −→ R une fonction, (Cf ) sa courbe représentative et a ∈ R.
On dit que la droite déquation x = a est un axe de symétrie de (Cf ) si l’une des trois assertions
suivantes est vérifiée :
A1 ) La fonction g : x 7−→ f (a + x) est paire
A2 ) ∀x ∈ Df , 2a − x ∈ Df et f (2a − x) = f (x).
A3 ) ∀x ∈ Df tel que a + x ∈ Df , a − x ∈ Df et f (a − x) = f (a + x).

Définition 1.1.6. (Centre de symétrie)


Soient f : R −→ R une fonction, (Cf ) sa courbe représentative et a, b ∈ R.
On dit que le point Ω(a, b) est un axe de symétrie de (Cf ) si l’une des trois assertions suivantes
est vérifiée :
A1 ) La fonction g : x 7−→ f (a + x) − b est impaire
A2 ) ∀x ∈ Df , 2a − x ∈ Df et f (2a − x) + f (x) = 2b.
A3 ) ∀x ∈ Df tel que a + x ∈ Df , a − x ∈ Df et f (a − x) + f (a + x) = 2b.

Remarque 1.1.2.
1. Si f est paire, alors (Cf ) est symétrique par rapport à l’axe des ordonnées, c’ést-à-dire
l’axe des ordonnées est un axe de symétrie de (Cf ).
2. Si f est impaire, alors (Cf ) est symétrique par rapport à l’origine du repère, c’ést-à-dire
l’origine du repère est un centre de symétrie de (Cf ).

Exemple 1.1.4.
1. Montrer que la droite d’équation x = −2 est un axe de symétrie de la courbe de la fonction
f : x 7−→ x2 + 4x − 2.
2. Montrer que le point Ω(1, −2) est un centre de symétrie de la courbe de la fonction f :
x 7−→ 1−2x
x−1
.

.
1.1 Généralité sur les fonctions 3

Composée de deux fonctions

Définition 1.1.7.
Soient E, F et G trois ensembles non vides et soient f : E −→ F et g : F −→ G deux fonctions.
On appelle composée de f par g, la fonction notée g ◦ f : E −→ G définie par :

(g ◦ f )(x) = g f (x) .

Dg◦f = {x ∈ E | x ∈ Df et f (x) ∈ Dg }

Exemple 1.1.5. On donne

f : R −→ R h : R −→ R
2x+1
et √
x 7−→ x2 −1
x 7−→ 2x + 4

Déterminer le domaine de définition de f ◦ g et de g ◦ f puis donner leur expression.

1.1.2 Limite d’une fonction


I Limites usuelles
(
+∞ si n pair 1
lim xn = ; lim xn = +∞ ; lim =0
x→−∞ −∞ si n impair. x→+∞ x→∞ xn

√ sin x cos x − 1
lim x = +∞ ; lim = 1 ; lim =0
x→+∞ x→0 x x→0 x
I Limites et opérations sur les fonctions
Soient f : R −→ R une fonction, l, l0 ∈ R.
F Limite de la somme f + g

lim f (x) l l l −∞ +∞ −∞
x→x0
lim g(x) l0 −∞ +∞ −∞ +∞ +∞
x→x0
lim (f + g)(x) l + l0 −∞ +∞ −∞ +∞ FI
x→x0

F Limite du produit f g

lim f (x) l l<0 l < 0 l > 0 l > 0 −∞ +∞ −∞


x→x0
lim g(x) l0 −∞ +∞ +∞ −∞ −∞ −∞ 0
x→x0
lim (f g)(x) ll0 +∞ −∞ +∞ −∞ +∞ −∞ FI
x→x0

f
F Limite du quotient g

lim f (x) l l<0 l<0 l>0 l>0 l ∞ 0


x→x0
lim g(x) l0 6= 0 0− 0+ 0− 0+ ∞ ∞ 0
x→x0
lim ( f )(x) l
l0
+∞ −∞ −∞ +∞ 0 FI FI
x→x0 g

I Limite des fonctions polynômes et rationnelles

.
1.1 Généralité sur les fonctions 4

Propriété 1.1.2.
1. La limite en l’infini d’une fonction polynôme est égale a la limite en l’infini de son monôme
du plus haut dégré. En d’autres termes

si f (x) = an xn + an−1 xn−1 + · · · + a1 x + a0 , alors lim f (x) = lim an xn


x→∞ x→∞

2. La limite en l’infini d’une fonction rationnelle est égale a la limite en l’infini du quotient
des monômes du plus haut dégré du numérateur et du dénominateur. En d’autres termes

an xn + an−1 xn−1 + · · · + a1 x + a0 an xn
si f (x) = , alors lim f (x) = lim .
bm xm + bm−1 xm−1 + · · · + b1 x + b0 x→∞ x→∞ bm xm

Exemple 1.1.6. Calculer les limites suivantes : q


−2x3 +x+7 2 −2x3 +x+7
lim (−2x3 + x + 7), lim (−4x6 + x2 − 5), lim 2 , lim 3x4x2+x+7
−17
, lim 2x2 +x
x→+∞ x→−∞ x→+∞ 2x +x x→−∞ x→−∞

I Branches infinies

Définition 1.1.8. Soit f : R −→ R une fonction, a, b ∈ R et (Cf ) la courbe représentative de


f dans un repère orthonormé (O, I, J).
1. La droite d’équation x = a est asymptote verticale à (Cf ) si lim f (x) = ∞.
x→a
2. La droite d’équation y = b est asymptote horizontale à (Cf ) si lim f (x) = b.
x→∞

3. La droite d’équation y = ax + b est asymptote oblique à (Cf ) si lim f (x) − (ax + b)) = 0.
x→∞

f (x)
Remarque 1.1.3. Dans le cas ou lim f (x) = ∞, on calcul lim x
:
x→∞ x→∞

1. Si lim f (x) = ∞, alors la courbe de f admet une branche parabolique de direction (OJ)
x→∞ x
en ∞.
2. Si lim f (x) = 0, alors la courbe de f admet une branche parabolique de direction (OI) en
x→∞ x
∞.
3. Si lim f (x) = a, a ∈ R∗ , alors on calcul lim f (x) − ax .
 
x→∞ x x→∞
 
a) Si lim f (x) − ax = b (b ∈ R), alors la droite d’equation y = ax + b est asymptote
x→∞
oblique à la courbe de f en ∞.
 
b) Si lim f (x) − ax = ∞, alors la courbe de f admet une branche parabolique de
x→∞
direction celle de la droite déquation y = ax en ∞.
 
c) Si lim f (x)−ax n’existe pas, alors la courbe de f n’admet ni asymptote, ni branche
x→∞
parabolique. On dit que la courbe de f admet une direction asymptotique celle de la
droite déquation y = ax en ∞.
4. Si lim f (x) n’existe pas, alors la courbe de f n’admet ni asymptote, ni branche parabolique,
x→∞ x
ni direction asymptotique.

Exemple 1.1.7. Déterminer les branches infinies des fonctions f , g et h suivantes :


r
x3 p
f (x) = ; g(x) = 2x + x sin x et h(x) = x + |x2 − 1| .
x−1

.
1.1 Généralité sur les fonctions 5

1.1.3 Continuité
I Définition et exemples

Définition 1.1.9. 1. Soit f : R −→ R une fonction et x0 ∈ R.


On dit que f est continue en x0 si x0 ∈ Df et lim f (x) = f (x0 )
x→x0

2. On dit que f est continue à gauche en x0 si x0 ∈ Df et lim− f (x) = f (x0 )


x→x0

3. On dit que f est continue à deoite en x0 si x0 ∈ Df et lim+ f (x) = f (x0 )


x→x0

Remarque 1.1.4.
f est continue en x0 si f est continue à droite et à gauche en x0 , c’est-à-dire :

x0 ∈ Df et lim− f (x) = lim+ f (x) = f (x0 ) .


x→x0 x→x0

Exemple 1.1.8.
1. Etudier la continuité en x0 des fonctions suivantes :
( (
x2 + 4 si x ≤ 2 2x2 − 3 si x > −1
f (x) = x0 = 2 et g(x) = 3x+12
x0 = −1
3x + 2 si x > 2 x−2
si x ≤ −1
(
x+1
2x+3
si x ≤ 0
2. Déterminer le réel a pour que la fonction h : x 7−→ 2
soit continue
x + x + a si x > 0
en 0.

Proposition 1.1.1. Soit f une fonction et a; b ∈ R.


1. f est continue sur ]a; b[ si f est continue en tout point de cet intervalle.
2. f est continue sur ]a; b] si f est continue sur ]a; b[ et f continue à gauche de b.
3. f est continue sur [a; b[ si f est continue sur ]a; b[ et f continue à droite de a.
4. f est continue sur [a; b] si f est continue sur ]a; b[ ; f continue à gauche de b et f est
continue à droite de a.

Remarque 1.1.5. (Interprétation graphique)


Soit f : R −→ R une fonction, x0 ∈ R et I un intervalle de R.
1. f est continue en x0 signifie que sa courbe représentative se trace sur un voisinage de x0
sans que l’on ait besoin de lever la main.
2. f est continue sur I signifie que sa courbe représentative se trace sur l’intervalle I sans
que l’on ait besoin de lever la main.

Propriété 1.1.3.
1. Les fonctions polynômes sont continues sur R.
2. Les fonctions rationnelles sont continues sur leur domaine de définition.
3. La somme et le produit de deux fonctions continues sur un intervalle I, sont continues
sur I.

.
1.1 Généralité sur les fonctions 6

4. Le quotient de deux fonctions continues sur un intervalle I et dont le dénominateur ne


s’annule pas sur I est continue sur I.

I Prolongement par continuité

Définition 1.1.10. Soit f : R −→ R une fonction et x0 ∈ R.


On dit que f est prolongeable par continuité en x0 , si :

x0 ∈ Df et lim f (x) = l, l ∈ R
x→x0

Si c’est le cas, alors la fonction g définie par


(
g(x) = f (x) si x 6= x0
g(x0 ) = l

est appelée pronlongement par continuité de f en x0 .

Exemple 1.1.9. Montrer que la fonction f est prolongeables par continuité en 2 et la fonction
g est prolongeables par continuité en 0.

f : R −→ R g : R −→ R

x2 −3x+2 1+x−1
x 7−→ 3x2 −7x+2
x 7−→ x

1.1.4 Dérivabilité
I Dérivabilité en un point : Tangente et démi-tangente

Définition 1.1.11. Soit f : R −→ R une fonction et x0 ∈ R.


f (x)−f (x0 )
1. f est dérivable en x0 si f est continue en x0 et lim x−x0
= l, l ∈ R.
x→x0
Le nombre l est appelé nombre dérivé de f en x0 , noté f 0 (x0 ).
f (x)−f (x0 )
2. f est dérivable à gauche en x0 si f est continue en x0 et lim− x−x0
= l1 , l1 ∈ R.
x→x0
Le nombre l1 est appelé nombre dérivé à gauche de f en x0 , noté fg0 (x0 ).
f (x)−f (x0 )
3. f est dérivable à droite en x0 si f est continue en x0 et lim+ x−x0
= l2 , l2 ∈ R.
x→x0
Le nombre l2 est appelé nombre dérivé à gauche de f en x0 , noté fd0 (x0 ).

Propriété 1.1.4. Soit f : R −→ R une fonction et x0 ∈ R et (Cf ) sa courbe représentative.


1. Si f est dérivable en x0 , alors (Cf ) admet au point d’abscisse x0 une tangente (T ) de
coefficient directeur f 0 (x0 ).
(T ) a pour équation (T ) : y = f 0 (x0 )(x − x0 ) + f (x0 ).
2. Si f est dérivable à gauche en x0 , alors (Cf ) admet a gauche au point d’abscisse x0 une
démi-tangente (Tg ) de coefficient directeur fg0 (x0 ).
(Tg ) a pour équation (Tg ) : y = fg0 (x0 )(x − x0 ) + f (x0 ).
3. Si f est dérivable à droite en x0 , alors (Cf ) admet a droite au point d’abscisse x0 une
démi-tangente (Td ) de coefficient directeur fd0 (x0 ).
(Td ) a pour équation (Td ) : y = fd0 (x0 )(x − x0 ) + f (x0 ).
4. Si x0 ∈ Df et f n’est pas dérivable en x0 , alors (Cf ) admet au point d’abscisse une
démi-tangente verticale.

.
1.1 Généralité sur les fonctions 7

Remarque 1.1.6.
1. Si f est dérivable à gauche et à droite en x0 et fg0 (x0 ) = fd0 (x0 ), alors f est dérivable en
x0 et f 0 (x0 ) = fd0 (x0 ) = fg0 (x0 ).
2. Si f est dérivable à gauche et à droite en x0 et fg0 (x0 ) 6= fd0 (x0 ), alors f n’est pas dérivable
en x0 . Le point d’abscisse x0 est appelé point anguleux.

Exemple 1.1.10. Etudier la dérivabilité en 2 de la fonction f définie par


(
x2 + 4 si x ≤ 2
f (x) =
3x + 2 si x > 2

Ecrire éventuellement une équation de la tangente iu des démi-tangentes à la courbe de f au


point d’abscisse 2.

I Dérivabilité sur un intervalle

Proposition 1.1.2. Soit f une fonction et a; b ∈ R.


1. f est dérivable sur ]a; b[ si f est dérivable en tout point de cet intervalle.
2. f est dérivable sur ]a; b] si f est dérivable sur ]a; b[ et f dérivable à gauche de b.
3. f est dérivable sur [a; b[ si f est dérivable sur ]a; b[ et f dérivable à droite de a.
4. f est dérivable sur [a; b] si f est dérivable sur ]a; b[ ; f dérivable à gauche de b et f est
dérivable à droite de a.

Propriété 1.1.5.
1. Toute fonction polynôme est dérivable sur R.
2. Toute fonction rationnelle est dérivable sur son ensemble de définition.

Propriété 1.1.6. Soient f et g deux fonctions dérivables sur un intervalle I. Alors,


1. f + g et f g sont dérivables sur I.
f
2. Si g ne s’annule pas sur I, alors g
est dérivable sur I.

I Dérivée des fonctions usuelles

Fonctions Fonctions dérivées


x 7→ k, (k ∈ R) x 7→ 0
x 7→ kx, (k ∈ R) x 7→ k
x 7→ xn , (n ∈ N) x 7→ nxn−1
x 7→ x1 x 7→ − x12
x 7→ x1n , (n ∈ N) n
x 7→ − xn+1

x 7→ x x 7→ 2√1 x
cos ax, (a ∈ R) −a sin ax
sin ax, (a ∈ R) a cos ax

I Dérivées et opérations sur les fonctions

.
1.1 Généralité sur les fonctions 8

Fonctions Fonctions dérivées


au (a ∈ R) au0
u+v u0 + v 0
uv u0 v + uv 0
n
u (n ∈ N) nu0 un−1
u u0 v−uv 0
v v2
√ u0
u √
2 u
0
ln u − uu
0 u
eu ue
u◦v v × u0 ◦ v
0

Exemple 1.1.11. Déterminer la dérivée des fonctions suivantes.

f : R −→ R g : R −→ R g : R −→ R
x2 −3x+2
x 7−→ 3x+2
x 7−→ −2x3 + 3x2 − 1 x 7−→ (−2x + 3)e2x

1.1.5 Théorème de Rolle et Inégalité des accroissements finis


I Théorème de Rolle
f : R −→ R une fonction, a et b deux nombres réels avec a < b.
Soit
 f est continue sur [a, b]

Si f est dérivable sur ]a, b[ , alors il existe c ∈]a, b[ tel que f 0 (c) = 0.

f (a) = f (b)

Exemple 1.1.12. Soit la fonction f : x 7−→ x4 + x2 + 2x − 1.


Montrer qu’il existe un réel α ∈] − 1; 0[ tel que f 0 (α) = 0.

I Inégalité des accroissements finis


Soit f : R −→ R une fonction et I un intervalle de R.
Si (
f est dérivable sur I
∃m, M ∈ R tel que m ≤ f 0 (x) ≤ M, ∀x ∈ I
alors
∀x, y ∈ I, m(x − y) ≤ f (x) − f (y) ≤ M (x − y) .

Conséquence 1.1.1.
Si (
f est dérivable sur I
∃M > 0 tel que |f 0 (x)| ≤ M, ∀x ∈ I
alors
∀x, y ∈ I, |f (x) − f (y)| ≤ M |x − y| .

Exemple 1.1.13. Montrer que :

∀x, y ∈ R, | cos x − cos y| ≤ |x − y|

.
1.1 Généralité sur les fonctions 9

I Théorème de L’hospital
Soint f et g deux fonctions dérivables dans un voisinage de x0 . On suppose que f et g admettent
en x0 toutes deux la même limite nulle ou toutes deux des limites infinies. Alors si fg possède
0
une limite en x0 , il en est de même de fg0 et l’on a :

f (x) f 0 (x)
lim = lim 0 .
x→x0 g(x) x→x0 g (x)
h(x)
Remarque 1.1.7. Pour une fonction f de la forme f (x) = g(x) , lorsque :
- lim g(x) = lim h(x) = 0
x→x0 x→x0
- lim g(x) = ∞ et lim h(x) = 0
x→x0 x→x0
- lim g(x) = 1 et lim h(x) = ∞,
x→x0 x→x0
on obtient respectivement les indéterminations de la forme 00 , ∞0 et 1∞ .
Pour lever de telle indétermination, il serait avantageux de prendre le logarithme de f et d’ap-
pliquer la règle de L’HOSPITAL.
x3 −27
Exemple 1.1.14. Calculer lim 2
x→3 x −9

1.1.6 Sens de variation et extremums d’une fonction


I Sens de variation

Définition 1.1.12. Soit f une fonction et I un intervalle de Df .


1. On dit que f est croissante (resp strictement croissante) sur I si :

∀x, y ∈ I, x ≤ y =⇒ f (x) ≤ f (y) (resp ∀x, y ∈ I, x < y =⇒ f (x) < f (y)) .

2. On dit que f est dd́croissante (resp strictement décroissante) sur I si :

∀x, y ∈ I, x ≤ y =⇒ f (x) ≥ f (y) (resp ∀x, y ∈ I, x < y =⇒ f (x) > f (y)) .

3. On dit que f est constante sur I si : ∀x, y ∈ I, f (x) = f (y) .


4. On dit que f est monotone (resp strictement monotone) sur I si f est croissante ou
décroissante sur I (resp strictement croissante ou strictement décroissante sur I).

Propriété 1.1.7. Soit f : R −→ R une fonction dérivable sur un intervalle I.


1. f est croissante sur I si ∀x ∈ I, f 0 (x) ≥ 0.
2. f est strictement croissante sur I si ∀x ∈ I, f 0 (x) ≥ 0 et les nombres pour lesquels
f 0 (x) = 0 sont dénombrables.
3. f est décroissante sur I, si ∀x ∈ I, f 0 (x) ≤ 0.
4. f est strictement décroissante sur I, si ∀x ∈ I, f 0 (x) ≤ 0 et les nombres pour lesquels
f 0 (x) = 0 sont dénombrables.
5. f est constante sur I si ∀x ∈ I, f 0 (x) = 0 .

Remarque 1.1.8.

.
1.1 Généralité sur les fonctions 10

1. On dit que f est momotone sur I, si f est croissante ou décroissante sur I et strictement
monotone si f est strictement croissante sur I ou strictement décroissante sur I.
2. Pour étudier le sens de variations d’une fonction f , on calcul d’abord sa fonction dérivée
f 0 , puis on étudie son signe et en fin on détermine le ou les intervalle(s) ou f est croissante
ou décroissante.
Ce sens de variation est consigné dans un tableau appelé tableau de variation de f qui
est complter par les limites aux bornes du domaine de définition de f .

Exemple 1.1.15. Déterminer le sens de variation des fonctions f et g ci-dessous puis dresser
leur tableau de variation.
f : R −→ R g : R −→ R
2x2 −3x+3 3
x 7−→ 1−2x
x 7−→ x − 3x + 1

I Extremums relatifs et points d’inflexions

Définition 1.1.13. (Extremum relatif )


Soit f : R −→ R une fonction dérivable sur un intervalle I et x0 ∈ I.
f admet un extremum relatif en x0 , si sa dérivée f 0 s’annule en x0 en changeant de signe. Cet
extremum vaut f (x0 ).

On distingue deux cas de figures, le cas ou f (x0 ) est un minimum relatif et le cas ou f (x0 )
est un maximum relatif.

Définition 1.1.14. (Point d’inflexion)


Soit f : R −→ R une fonction deux fois dérivable sur un intervalle I et x0 ∈ I.
On dit que le point d’absisse x0 est un point d’inflexion de la courbe de f , si la dérivée f 00 de f
s’annule en x0 en changeant de signe.

Exemple 1.1.16. Déterminer les extremums relatifs et les points d’inflexions de la fonction
f : x 7−→ 13 x3 + x2 − 3x − 5.

I Image d’un intervalle par une fonction continue

Propriété 1.1.8. 1. Si f est une fonction continue sur un intervalle K ; alors f (K) est un
intervalle.
2. Si f est continue sur un intervalle K et ne s’annule pas sur K, alors f garde un signe
constant sur K.

Théorème 1.1.1. (Théorème des valeurs intermédiaires)


Soit f : R −→ R une fonction et c ∈ R.
Si f est continue sur un intervalle I et c ∈ f (I), alors l’équation f (x) = c admet au moins une
solution dans I.

Cas particulier : (c = 0)
Si f est continue sur un intervalle I et 0 ∈ f (I), alors l’équation f (x) = 0 admet au moins une
solution dans I.
NB : Si f est continue sur I et c ∈ / f (I) ; alors l’équation f (x) = c n’admet pas de solution
dans I.

.
1.2 Domaine détude et plan d’étude d’une fonction 11

Exemple 1.1.17. Montrer que l’équation ln x = x admet au moins une solution dans ]0; +∞[.

I Fonction continue strictement monotone

Proposition 1.1.3. Soit f : R −→ R une fonction et I un intervalle.


1. Si f est continue et strictement monotone sur I, alors f est une bijection de I vers f (I).
De plus, f admet une fonction réciproque notée f −1 .
Dans ce cas, f −1 vérifie les propriétés suivantes :
a) f −1 est définie de f (I) vers I.
b) f −1 est continue sur f(I) et a le même sens de variations que f .
c) La courbe de f et celle de f −1 sont symétriques par rapport à la première bissectrice
(droite d’équation y = x).

Remarque 1.1.9. Si f est continue et strictement monotone sur I et c ∈ f (I), alors l’équation
f (x) = c admet une unique solution dans I.

Exemple 1.1.18. Déterminer le nombre de solution de l’équation x4 − 3x2 − 3 = 0.

1.2 Domaine détude et plan d’étude d’une fonction


1.2.1 Domaine d’étude
Propriété 1.2.1. Soit f : R −→ R une fonction.
1. Si f est paire, alors le domaine d’étude de f est [0; +∞[∩Df . L’étude est complétée sur
Df par la symétrie d’axe des ordonnées.
2. Si f est impaire, alors le domaine d’étude de f est [0; +∞[∩Df . L’étude est complétée
sur Df par la symétrie de centre l’origine du repère.
3. Si f est T −périodique, alors le domaine d’étude de f est [0; T ]∩Df . L’étude est complétée


sur Df par la translation de vecteur T i .
4. Si f est paire et T −périodique, alors le domaine d’étude de f est [0; T2 ] ∩ Df . L’étude est


complétée sur Df par la symétrie d’axe des ordonnées et de la translation de vecteur T i .
5. Si f est impaire et T −périodique, alors le domaine d’étude de f est [0; T2 ] ∩ Df . L’étude
est complétée sur Df par la symétrie de centre l’origine du repère et de la translation de


vecteur T i .

1.2.2 Plan détude d’une fonction


L’étude complète d’une fonction f se fait selon le chronogramme suivant :
1. Détermine le domaine de définition de f .
2. Etudier la parité et la périodicité de f et en déduire le domaine d’étude de f .
3. Calculer les limites aux bornes du domaine d’étude de f et en déduire les asymptotes
éventuelles.
4. Etudier si nécessaire la continuité et la dérivabilité de f .

.
1.3 FONCTION LOGARITHME ET FONCTION EXPONENTIELLE 12

5. Etudier le sens de variation de f et dresser son tableau de variation.


6. Construire dans un repère orthogonal, la courbe de f .

Exemple 1.2.1. Etudier et représenter les fonctions f et g ci-dessous :

1 x2
f : x 7−→ x3 + 2x2 + 3x − 2 et g : x 7−→
3 x−1

1.3 FONCTION LOGARITHME ET FONCTION EXPO-


NENTIELLE
1.3.1 Définition et propriétés
Définition 1.3.1.
1. On appelle fonction logarithme népérienne notée ln, la primitive sur ]0, +∞[ de la fonction
x 7−→ x1 qui s’annule en 1.
2. On appelle fonction exponentielle népérienne notée exp, la bijection réciproque de la fonc-
tion logarithme népérienne.

Conséquence 1.3.1.
1.
ln : ]0, +∞[ −→ R exp : R −→ ]0, +∞[
x 7−→ ln x x 7−→ exp(x) ≡ ex

2. La fonction ln est dérivable sur ]0, +∞[ et ∀x ∈]0, +∞[, (ln)0 (x) = x1 .
3. La fonction exp est dérivable sur R et ∀x ∈ R, (ex )0 = ex .

Proposition 1.3.1.

∀x ∈ R ; ∀y ∈]0, +∞[ : ex = y ⇐⇒ ln y = x.

Propriété 1.3.1. (Propriétés algébriques)


1. Pour tous réels a, b ∈]0, +∞[, ∀r ∈ Q :
a
ln(ab) = ln a + ln b ; ln = ln a − ln b ; ln ar = r ln a
b
2. Pour tous réels a, b ∈ R, ∀r ∈ Q :
ea
ea+b = ea eb ; (ea )b = eab ; ea−b = .
eb
3. Pour tous réels a ∈ R, b ∈]0, +∞[ :

ln ea = a ; eln b = b .

Exemple 1.3.1. Ecrire plus simplement les nombres −4 ln 8 + 2 ln 24 + ln 64 − 2 ln 34 et
1
e2 ln 3− 2 ln 3 .

.
1.3 FONCTION LOGARITHME ET FONCTION EXPONENTIELLE 13

1.3.2 Equations et inéquations comportant ln ou exp


Propriété 1.3.2.
1. Pour tous réels a, b ∈]0, +∞[, r ∈ R, on a :
- ln a = ln b ⇐⇒ a = b
- ln a = r ⇐⇒ a = er
- ln a < ln b ⇐⇒ a < b
- ln a ≤ r ⇐⇒ 0 < a ≤ er
2. Pour tous réels a, b ∈ R, r ∈]0, +∞[, on a :
- ea = eb ⇐⇒ a = b
- ea = r ⇐⇒ a = ln r
- ea < eb ⇐⇒ a < b
- ea ≤ r ⇐⇒ a ≤ ln r

Exemple 1.3.2.
1. Résoudre dans R les équations suivantes : ln(2x − 1) = ln(x + 1), ln2 x − 3 ln x − 4 = 0,
e1−2x = 2, −2e−2x − e−x + 6 = 0, ln(2x + 3) = ln(−x + 2) − ln(x + 2).
2. Résoudre dans R les inéquations suivantes : ln(2x−1) > ln(−x+1), ln2 x−3 ln x−4 ≤ 0,
e1−2x > 2, −2e−2x − e−x + 6 ≥ 0, ln(2x + 3) ≤ ln(−x + 2) − ln(x + 2).
( (
2 ln x + 3 ln y = 2 3e2x − 4e2y = −6
3. Résoudre dans R2 ou R3 les systèmes suivants : ;
ln x + 2 ln y = −3 −2e2x + 3e2y = 5

y 2
 4 ln x − 5e + z = −3
( 
ln x + ln y = ln 6
ln x + ey − z 2 = 1
ex ey = e7 
−2 ln x − ey + 2z 2 = 1

1.3.3 Fonctions comportant ln ou exp


I Domaine de définition

Propriété 1.3.3. Soient u : R −→ R une fonction, f : x 7−→ ln(u(x)) et g : x 7−→ eu(x) .


1. x ∈ Df ⇐⇒ x ∈ Du et u(x) > 0.
2. x ∈ Dg ⇐⇒ x ∈ Du .

Exemple 1.3.3. Déterminer le domaine de définition des fonctions suivantes.


 2x − 1  1
ln(1 − x) + ln(x + 2) 2 1 − ex
f : x 7−→ ln ; g : x 7−→ ; h : x 7−→ (x+1)e−x ; k : x 7−→
x+2 x x−2
I Limites et dérivées

Propriété 1.3.4. (Limites usuelles)


1. lim+ ln x = −∞„ lim xk ln x = 0, ∀k ∈ N∗ , lim ln x = +∞, lim lnkx = 0,
x→0 x→0+ x→+∞ x→+∞ x
ln(x+1)
∀k ∈ N∗ , lim x = 1
x→0
2. lim ex = 0, lim xk ex = 0, ∀k ∈ N∗ , lim ex = +∞,
x→−∞ x→−∞ x→+∞
x x
lim e x−1 = 1, lim xe k = +∞, ∀k ∈ N∗
x→0 x→+∞

.
1.4 FONCTIONS CIRCULAIRES ET HYPERBOLIQUES RECIPROQUES 14

Exemple 1.3.4. Calculer les limites suivantes :


lim (x + 1)ex − 2 ; lim (e2x − 2ex + 1) ; lim (e2x − 2ex + 1) ; lim ln(2x + 1) ;
x→−∞ x→−∞ x→+∞ x→+∞
x2 +2 ln x
lim x ln x − 2x ; lim x2 x
−e ; lim 2x
x→+∞ x→−∞ x→+∞

Propriété 1.3.5. ( Dérivées)


1. Si u est une fonction dérivable et strictement positive sur un domaine D, alors la fonction
ln u est dérivable sur D et
u0
(ln u)0 =
u
2. Si u est une fonction dérivable sur un domaine D, alors la fonction eu est dérivable sur
D et
(eu )0 = u0 eu

Exemple 1.3.5. Déterminer la dérivée des fonctions suivantes :


2
f : x 7−→ e−x +x ; g : x 7−→ (x−2)e−2x +3x ; h : x 7−→ e−2x −2ex +2 ; j : x 7−→ ln(−x2 +x) ;
k : x 7−→ 2+ln
x
x
; p : x 7−→ (2x − 1) ln(x + 1).

I Etude de quelques fonctions

Exemple 1.3.6. On considère la fonction f définie dans R par : f (x) = − 12 e2x + 2ex − 1 et on
désigne par (C) sa courbe représentative dans le repère orthonormé (0, I, J).
1. Déterminer les limites de f aux bornes de son ensemble de définition. Quelle conclusion
peut-on en tirer ?
2. Etudier le sens de variation de f et dresser son tableau de variation.
3. Ecrire une équation cartésienne de la tangente (T ) à (C) au point d’abscisse 0.
4. Déterminer les coordonnées des points d’intersections de (C) avec les axes de coordonnées.
5. Construire dans le repère orthonormé (O, I, J) la courbe (C) et la tangente (T ).

Exemple 1.3.7. On considère la fonction numérique f définie sur R par : f (x) = −2x − 2 +
2ex−1 .
(C) désigne la courbe représentative de f dans le plan muni du repère orthonormé (O, I, J).
1. Déterminer domaine de définition de f et calculer les limites aux bornes de ce domaine.
2. a) Montrer que la droite (∆) d’équation y = −2x − 2 est asymptote oblique à (C) en
−∞.
b) Etudier la position relative de (C) par rapport à (∆).
3. Etudier les variations de f et dresser son tableau de variation.
4. Construire soigneusement (C)

1.4 FONCTIONS CIRCULAIRES ET HYPERBOLIQUES


RECIPROQUES
1.4.1 Fonctions circulaires réciproques
I Proprítés des fonctions circulaires

.
1.4 FONCTIONS CIRCULAIRES ET HYPERBOLIQUES RECIPROQUES 15

Propriété 1.4.1.
1. Périodicité Soit a ∈ R∗+ , b ∈ R.

1.1 La fonction x 7−→ cos(ax + b) est périodique de période a
.

1.2 La fonction x 7−→ sin(ax + b) est périodique de période a
.
1.3 La fonction x 7−→ tan(ax + b) est périodique de période πa .
2. Propriétés algebriques
2.1 Relations remarquqbles
cos2 x + sin2 y = 1
cos(−x) = cos x ; sin(−x) = − sin x ; tan(−x) = − tan x
cos(π − x) = − cos x ; sin(π − x) = sin x et tan(π − x) = − tan x
π  π  π  1
cos − x = sin x ; sin − x = cos x et tan −x = ≡ cot x
2 2 2 tan x
2.2 Formules d’addition

cos(x + y) = cos x cos y − sin x sin y et cos(x − y) = cos x cos y + sin x sin y

sin(x + y) = sin x cos y + cos x sin y et sin(x − y) = sin x cos y − cos x sin y
tan x + tan y tan x − tan y
tan(x + y) = et tan(x − y) =
1 − tan x tan y 1 − tan x tan y
2.3 Formules de duplication

cos(2x) = cos2 x − sin2 x = 2 cos2 x − 1 = 1 − 2 sin2 x

sin(2x) = 2 sin x cos x


2 tan x
tan(2x) =
1 − tan2 x
I Fonction arc sinus La fonction

sin : R −7 → [−1; 1]
x 7−→ sin x

est surjective, mais pash injective,


i en tant que fonction périodique. Mais si on considère sa
restriction à l’interval − π2 ; π2 , cette fonction devient aussi injective et donc bijective. Sa
fonction réciproque s’appelle fonction arc sinus” : Ainsi par déńition de la fonction réciproque,
il s’agit de la fonction : h i
π π
arcsin : [−1; 1] 7−→ − 2; 2
y 7−→ arcsin y
Donc h π πi
arcsin y est la seule solution x ∈ − ; de l’équation sin x = y.
2 2
ou encore
π π
arcsin y est le seul arc compris entre − et dont le sinus vaut y.
2 2
Conséquence 1.4.1.

.
1.4 FONCTIONS CIRCULAIRES ET HYPERBOLIQUES RECIPROQUES 16

(
x = sin y
1. arcsin x = y ⇐⇒
y ∈ [− π2 ; π2 ]
2. La fonction arcsin est strictement croissante sur son domaine de définition qui est [−1; 1].
h i
3. arcsin(sin x) = x pour tout x ∈ − π2 ; π2 et sin(arcsin x) = x pour tout x ∈ [−1; 1].
 
1 π π
Exemple 1.4.1. 1. arcsin 2
= 6
; car 6
est le seul arc compris entre − π2 et π
2
dont le
sinus vaut 21 .
 

2. Que vaut arcsin sin 4
?.
h i
On aurait envie de répondre 5π 4
, mais comme 5π
4

/ − π π
;
2 2
; on sait que celle-ci n’est pas
la réponse correcte.
π
Par défnition de arcsin, on sait que la réponse doit être le seul arc compris h entrei − 2 et
π
2
dont le sinus vaut sin( 5π
4
). Alors, comme sin 5π
4
= sin(− π4 ) ; et − π4 ) ∈ − π2 ; π2 , on a :
  5π  π
arcsin sin =− .
4 4
I Fonction arc cosinus
La fonction
cos : R −7 → [−1; 1]
x 7−→ cos x
est surjective, mais pash injective, en tant que fonction périodique. Mais si on considère sa
restriction à l’intervalle 0; π], cette fonction devient aussi injective et donc bijective. Sa fonction
réciproque s’appelle fonction arc cosinus”, dont on a :
h
arccos : [−1; 1] 7−→ 0; π]
y 7−→ arccos y

Donc h
arccos y est la seule solution x ∈ − 0; π] de l’équation cos x = y.
ou encore

arccos y est le seul arc compris entre 0 et π dont le cosinus vaut y.

Conséquence 1.4.2.
(
x = cos y
1. arccos x = y ⇐⇒
y ∈ [0; π]
2. La fonction arccos est strictement décroissante sur son domaine de définition qui est
[−1; 1].
h
3. arccos(cos x) = x pour tout x ∈ 0; π] et cos(arccos x) = x pour tout x ∈ [−1; 1].

Exemple 1.4.2.
1. √ 
 2 3π  −1  1
arccos − = et cos arccos =− .
2 4 2 2

.
1.4 FONCTIONS CIRCULAIRES ET HYPERBOLIQUES RECIPROQUES 17

2. Déterminer   4π 
arccos cos − .
3
I Fonction arc tangente
En ce qui concerne la fonction tangente, sa restriction sur l’intervalle ] − π2 ; π2 [ est continue et
strictement croissante, donc elle réalise une bijection de ] − π2 ; π2 [ vers R. Sa bijection réciproque
est appelée Fonction arc tangente notée arctan. Ainsi :

arctan : R 7−→ − π2 ; π2
 

y 7−→ arctan y

Définition 1.4.1. On appelle fonction arc tangente la fonction réciproque de la restriction de


la fonction tangente sur ] − π2 ; π2 [. Elle est donc définie de R vers ] − π2 ; π2 [ et est notée arctan.

Conséquence 1.4.3.
(
x = tan y
1. arctan x = y ⇐⇒
y ∈] − π2 ; π2 [
2. La fonction arctan est strictement croissante sur son domaine de définition qui est R.
3. La fonction arctan est impaire c’est à dire :

∀x ∈ R ; arctan(−x) = − arctan(x) .

4. arctan(tan x) = x pour tout x ∈ − π2 ; π2 et tan(arctan x) = x pour tout x ∈ R.


 

1.4.2 Dérivée des fonctions arcsin, arccos, arctan


Rappel :
1. Si f et g sont deux fonctions dérivables sur I et J respectivement et si f (I) ⊂ J, alors
g ◦ f est dérivable sur I et (g ◦ f )0 = f 0 × g 0 ◦ f .
2. En particulier si f est une bijection de I sur J, alors sa réciproque f −1 est dérivable sur
J et on a
1
(f −1 )0 (x) = 0 −1
f (f (x))
I Cas de la fonction arcsin.
désignons par f la fonction définie sur [− π2 ; π2 ] par f (x) = sin x, alors f −1 est la fonction arcsin.
p
Ainsi d’après ce qui précède et vus que f 0 = 1 − f 2 et f ◦ f −1 = id, on a :
1 1 1
∀x ∈ [−1; 1], (f −1 )0 (x) = =p =√ .
f 0 (f −1 (x)) 1− f 2 (f −1 )(x) 1 − x2

I En procédant de même comme dans le cas arcsin, on obtient la dérivée de arccos et arctan.
D’où la propriété suivante :

Propriété 1.4.2.
1. La fonction arcsin est dérivable sur [−1; 1] et ∀x ∈ [−1; 1], (arcsin)0 (x) = √ 1
1−x2
.
2. La fonction arccos est dérivable sur [−1; 1] et ∀x ∈ [−1; 1], (arccos)0 (x) 1
= − √1−x 2.

3. La fonction arctan est dérivable sur R et ∀x ∈ R, (arctan)0 (x) = 1


1+x2
.

.
1.4 FONCTIONS CIRCULAIRES ET HYPERBOLIQUES RECIPROQUES 18

Conséquence 1.4.4. Soit u une fonction dérivable sur un intervalle I.


0
1. Si u(I) ⊂ [−1; 1], alors la fonction arcsin u est dérivable sur I et (arcsin u)0 = √u
1−u2
.
u0
2. Si u(I) ⊂ [−1; 1], alors la fonction arccos u est dérivable sur I et (arccos u)0 = − √1−u 2.

u0
3. La fonction arctan u est dérivable sur I et (arctan u)0 = 1+u2
.

NB : De la conséquence ci-dessus, on déduit les propriétés suivantes des fonctions arcsin, arccos, arctan.

Propriété 1.4.3.
1. La fonction arcsin est impaire c’est à dire : ∀x ∈ [−1; 1] ; arcsin(−x) = − arcsin(x) .
2. ∀x ∈ [−1; 1] ; arccos(−x) + arccos(x) = π .
π
3. ∀x ∈ [−1; 1] ; arccos(x) + arcsin(x) = 2
.
4. La fonction arctan est impaire c’est à dire : ∀x ∈ R ; arctan(−x) = − arctan(x) .
(
π
1 2
si x > 0
5. arctan(x) + arctan( x ) =
− π2 si x < 0

1. Calculer arccos sin( 18π 1


 
Exemple 1.4.3. 5
) et cos arcsin( 5
) .
2. Calculer arccos(sin x) ; cos(arcsin x) ; sin(arccos x) ; arcsin(cos x) ; cos(arctan x) et sin(arctan x).
3. En déduire tan(arccos x), ∀x ∈ [−1; 0[∪]0; 1] et tan(arcsin x), ∀x ∈] − 1; 1[.
4. Résoudre dans R l’équation arccos x = arcsin(2x).

x+y



 arctan 1−xy
, si xy < 1
 arctan x+y  + π,

si xy > 1 et x, y > 0
1−xy
5. Démontrer que arctan x + arctan y = x+y


 arctan 1−xy − π, si xy > 1 et x, y < 0

 π x

si xy = 1
2 |x|
6. En déduire la valeur de
1 1 1
2 arctan + arctan + 2 arctan
4 7 13

1.4.3 Fonctions hyperboliques


Définition 1.4.2.
1. La fonction sinus hyperbolique noté sinh est la fonction définie sur R par

ex − e−x
sinh(x) = .
2
2. La fonction cosinus hyperbolique noté cosh est la fonction définie sur R par

ex + e−x
cosh(x) = .
2
3. La fonction tangente hyperbolique noté tanh est la fonction définie sur R par

sinh(x) ex − e−x
tanh(x) = = x .
cosh(x) e + e−x

Proposition 1.4.1. (Propriétés algébriques)

.
1.4 FONCTIONS CIRCULAIRES ET HYPERBOLIQUES RECIPROQUES 19

1. Propriété fondamentale. Pour tout réel x, on a :

cosh2 x − sinh2 x = 1

−1 < tanh x < 1

2. Parité. Pour tout réel x, on a :

cosh(−x) = cosh(x) ; sinh(−x) = − sinh(x) et tanh(−x) = − tanh(x) .

3. Formules d’addition. Pour tout réel x et y, on a :

cosh(x + y) = cosh x cosh y + sinh x sinh y

cosh(x − y) = cosh x cosh y − sinh x sinh y


sinh(x + y) = sinh x cosh y + cosh x sinh y
sinh(x − y) = sinh x cosh y − cosh x sinh y
tanh x − tanh y
tanh(x − y) =
1 − tanh x tanh y
tanh x + tanh y
tanh(x + y) =
1 + tanh x tanh y
4. Formules de duplication. Pour tout réel x, on a :

cosh(2x) = coshx + sinh2 x

sinh(2x) = 2 sinh x cosh x


2 tanh x
tanh(2x) =
1 + tanh2 x
Proposition 1.4.2. (Propriétés amalytiques)
Les fonctions cosh, sinh et tanh sont dérivables sur R et ∀x ∈ R, on a :
1
(cosh)0 (x) = sinh x (sinh)0 (x) = − cosh x et (tanh)0 (x) = 1 − tanh2 x =
cosh2 x
Exemple 1.4.4. Etudier et représenter les fonctions sinh, cosh et tanh.

1.4.4 Fonctions hyperboliques réciproques


I Argument cosinus hyperbolique.
La restriction de la fonction cosh sur [0; +∞[ est une bijection de [0; +∞[ dans [1; +∞[. Elle
admet donc une application réciproque, qui s’appelle argument cosinus hyperbolique notée
arg cosh. Il s’agit de la fonction :

arg cosh : [1; +∞[ −→ [0; +∞[


y 7−→ arg cosh y

Donc
arg cosh y est la seule solution x ∈ [0; +∞[ de l’équation cosh x = y.

.
1.4 FONCTIONS CIRCULAIRES ET HYPERBOLIQUES RECIPROQUES 20

Conséquence 1.4.5.
(
x = cosh y
1. arg cosh x = y ⇐⇒
y ∈ [0; +∞[
2. La fonction arg cosh est strictement croissante sur son domaine de définition qui est
[1; +∞[.
3.
arg cosh(cosh x) = x pour tout x ∈ [0; +∞[
et
cosh(arg cosh x) = x pour tout x ∈ [1; +∞[ .

Remarque 1.4.1. Il se trouve qu’on peut aussi donner une forme explicite de arg cosh x : Pour
cela, pour tout y ≥ 1 il nous suffit de résoudre (par rapport à x) l’équation cosh x = y dans
[0, +∞[.
En revenant à la défnition de cosh x, on a :

ex + e−x e2x + 1
cosh x = y ⇐⇒ = y ⇐⇒ = y ⇐⇒ e2x + 1 = 2yex ⇐⇒ e2x + 1 − 2yex = 0
2 2ex
Au fn de résoudre la dernière équation, on pose A = ex et celle-ci devient

A2 − 2yA + 1 = 0

Les solutions sont


p p
A1 = y + y 2 − 1 et A2 = y − y2 − 1
Maintenant on se souvient qu’on avait possé A = ex et qu’on avait la condition x ≥ 0, donc la
seule solution qui est la bonne pour nous est celle telle que A ≥ e0 = 1. Finalement, on a
p
ex = y + y2 − 1

et donc
p 
x = ln y + y2 − 1
On peut donc en conclure que
p 
arg cosh(y) = ln y + y2 − 1 , y ≥ 1

I Argument sinus hyperbolique.


La fonction sinh est une bijection de R dans R. Elle admet donc une application réciproque,
qui s’appelle argument sinus hyperbolique notée arg sinh. Il s’agit de la fonction :

arg sinh : R −→ R
y 7−→ arg sinh y

Donc
arg sinh y est la seule solution x ∈ R de l’équation sinh x = y.

Conséquence 1.4.6.

.
1.4 FONCTIONS CIRCULAIRES ET HYPERBOLIQUES RECIPROQUES 21

(
x = sinh y
1. arg sinh x = y ⇐⇒
y∈R
2. La fonction arg sinh est strictement croissante sur son domaine de définition qui est R.
3.
arg sinh(sinh x) = x pour tout x ∈ R
et
sinh(arg sinh x) = x pour tout x ∈ R .

Remarque 1.4.2. A nouveau on peut aussi donner une forme explicite de arg sinh x : Pour
cela, pour tout y ∈ R il nous suffit de résoudre (par rapport à x) l’équation sinh x = y dans R.
Ainsi
ex − e−x e2x − 1
sinh x = y ⇐⇒ = y ⇐⇒ x
= y ⇐⇒ e2x + 1 = 2yex ⇐⇒ e2x − 2yex − 1 = 0
2 2e
Au fn de résoudre la dernière équation, on pose A = ex et celle-ci devient

A2 − 2yA + 1 = 0

Les solutions sont


p p
A1 = y + y 2 + 1 et A2 = y − y 2 + 1
Maintenant on se souvient qu’on avait posé A = ex > 0, donc la seule solution qui est la bonne
pour nous est celle telle que A ≥ 0. Finalement, on a
p
ex = y + y2 + 1

et donc
p 
x = ln y + y2 + 1
On peut donc écrire
p 
arg sinh(y) = ln y + y2 + 1 , y ∈ R

I Argument tangente hyperbolique.


La fonction tanh est une bijection de R dans ]−1; 1[. Elle admet donc une application réciproque,
qui s’appelle argument tangente hyperbolique notée arg tanh. Il s’agit de la fonction :

arg tanh : ] − 1; 1[ −→ R
y 7−→ arg tanh y

Donc
arg tanh y est la seule solution x ∈ R de l’équation tanh x = y.

Conséquence 1.4.7.
(
x = tanh y
1. arg tanh x = y ⇐⇒
y∈R
2. La fonction arg tanh est strictement croissante sur son domaine de définition qui est
] − 1; 1[.

.
1.5 EXERCICES 22

3.
arg tanh(tanh x) = x pour tout x ∈ R
et
tanh(arg tanh x) = x pour tout x ∈] − 1; 1[ .

Remarque 1.4.3. On peut aussi donner une forme explicite de arg tanh x : Pour cela, pour
tout y ∈] − 1; 1[ il nous suffit de résoudre (par rapport à x) l’équation tanh x = y dans R. Ainsi
e2x − 1 2x 2x 2x 1+y 1 1 + y 
tanh x = y ⇐⇒ = y ⇐⇒ e − 1 = y(e + 1) ⇐⇒ e = ⇐⇒ x = ln
e2x + 1 1−y 2 1−y
On peut donc écrire
1 + y 
arg tanh(y) = ln , −1 < y < 1
1−y
I Dérivée des fonctions hyperboliques réciproques

Propriété 1.4.4.
En utilisant la formule de dérivation de la fonction réciproque (f −1 )0 (x) = 1

f 0 (f −1 )(x)
, on a :
1. La fonction arg sinh est dérivable sur R et ∀x ∈ R, (arg sinh)0 (x) = √ 1
x2 +1
.
2. La fonction arg cosh est dérivable sur ] − 1; +∞[ et ∀x ∈]1; +∞[, (arg cosh)0 (x) = √ 1
x2 −1
.
3. La fonction arg tanh est dérivable sur ] − 1; 1[ et ∀x ∈] − 1; 1[, (arg tanh)0 (x) = 1
1−x2
.

Conséquence 1.4.8.
En utilisant la formule de dérivation des fonctions composées, (f ◦ g)0 = g 0 × f 0 ◦ g , on a :

0
1. (arg cosh u)0 = √u
2
u −1
.
0
2. (arg sinh u)0 = √uu2 +1 .
u0
3. (arg tanh u)0 = 1−u 2.


Exemple 1.4.5. 1. Montrer que ∀x ∈ [1; +∞[, sinh(arg cosh x) = x2 − 1.

2. Montrer que ∀x ∈ R, cosh(arg sinh x) = x2 + 1.
3. Montrer que ∀x ∈] − 1; 1[, cosh(arg tanh x) = √ 1 et sinh(arg tanh x) = √ x .
1−x2 1−x2

1.5 EXERCICES
Exercice 1.1. Etudier la parité des fonctions f et g définies par :
3 − x √
f (x) = ln ; g(x) = ln(x + x2 + 1)
3+x
Exercice q 1.2. Déterminer
 le domaine de définition de chacune des fonctions suivantes :
1 x−E(x) x−1
 cos x
f1 (x) = ln 4 − x2 − 1 ; f2 (x) = E(x) ; f3 (x) = arccos x+1 ; f4 (x) = arg cosh( 1−sin x
).

Exercice 1.3. Parmi les fonctions suivantes indiquer celles qui sont périodiques et calculer
leur plus petite période si elle existe :
2
1. f (x) = A cos λx + B sin λx  2. f(x) = sin 2x + sin 3x 3. f (x) = tan(x + sin x)
4 1−sin x
4
4. sin x + cos x 5. arg sinh 1+sin x 6. f (x) = 2 tan 2 + 3 tan x3
x

.
1.5 EXERCICES 23

Exercice
 1.4.2x Calculer√les limites suivantes :
1
√ sinh x 2 3 3
lim 1+ x ; lim 1 − x− 2 − x ; lim ; lim x1−cos x sinh x−x
3 sin(2x) ; lim sin3 x−x3
1−x−ln
; lim 1−√ x
;
x→+∞ x→−∞ x→0 sin x x→0 x→0 x→1 2x−x2
√ √ √ √
cos x− 3 cos x
 2  x−1 x+1 2
lim 3
x3 + 3x2 − x2 − 2x ; lim 2
sin x
; lim xx2 −1
+1
; lim (1 + x2 )cot x
x→+∞ x→0 x→∞ x→0

Exercice 1.5. Déterminer les points d’inflexion des fonctions suivantes



1. f (x) = ln(x4 +3) 2. f (x) = 1 + x2 3. f (x) = x+sin x 4. f (x) = earctan x

Exercice 1.6. 1. Résoudre dans R l’équation 2 cosh x + 3 sinh x = 1.


(
cosh x + cosh y = 3
2. Résoudre dans R2 le système .
sinh x + sinh y = 2
1−cosh x tanh x
3. Calcule les limites en 0 des fonctions f (x) = x2
et g(x) = x
.
4. Calcule les limites en +∞ des fonctions f (x) = ln(cosh x) − x et g(x) = (2 + x2 )1−tanh x .
5. Calculer la dérivé des fonctions u(x) = tanh( x1 ) et v(x) = tanh x − 1
cosh x
.

Exercice 1.7. 1. En appliquant convenablement le Théorème des accroissements finis, dé-


montrer les inégalités suivantes :
x
arcsin x < √ si 0 < x < 1
1 − x2
1
arctan x > si x > 0
1 + x2
x
< ln(x + 1) < x si x > 0
x+1
(
π
si x > 0
2. Montrer que arctanx + arctan x1 = 2
π
− 2 si x < 0

3. Montrer que pour tout réel x, on a : arctanx + arctan( 1 + x2 − x) = π2 .
q
Exercice 1.8. On pose f (x) = arctan 1−sin x
1+sin x
.
1. Déterminer le domaine de définition de f .
1−sin x 1−cos( π2 −x)
2. Montrer que 1+sin x
= 1+cos( π2 −x)
= tan2 ( π4 − x2 ).
3. Simplier alors f (x) sur ] − π2 ; 3π
2
[.

Exercice 1.9.
2
1. Préciser le domaine de définition et simplifier les fonctions suivantes : f1 (x) = arccos 1−x 2 ;
2x
 √  1
 1+x
−x

f2 (x) = arcsin 1+x2 ; f3 (x) = arcsin 2x 1 − x2 ; f4 (x) = arcsin √1+x2 +arccos √1+x2 ;
q √
f5 (x) = arctan 1−x2 ; f6 (x) = arctan( 1−cos
x x


1+cos x
; f 7 (x) = arcsin(2x 1 − x2 ) ;
q
f8 (x) = ln 1+tanh x 1

1−tanh x
; f 9 (x) = sinh 2
arg cosh x
1−3x2
2. Démontrer que cos(3 arctan x) = 3 .
(1+x2 ) 2
3.
1
Exercice 1.10. Soit f la fonction définie par f (x) = xe 1−x2 .
1. Etudier la variation de f .

.
1.5 EXERCICES 24

2. Montrer que f admet une asymptote lorsque |x| −→ +∞ et preciser la position de la


courbe de f par rapport a cette asymptote au voisinage de +∞ et −∞.
3. Déterminer les points d’inflexions de la courbe de f .
4. Tracer la courbe de f .

Exercice 1.11. 1. On considère la fonction g définie sur ]0, +∞[ par g(x) = x2 − 2 + ln x.
a) Etudier le sens de variation de g.
b) Montrer que l’équation g(x) = 0 admet une unique solution α appartenant à l’inter-
valle ]1, 2[.
c) En déduire le signe de g.
2. On considère la fonction f définie sur ]0, +∞[ par f (x) = x + 1−ln
x
x
et on désigne par (C)
sa courbe représentative. dans un repère orthogonal (O, I, J). (unité sur les axes 2cm)
a) Calculer les limites de f aux bornes de son ensemble de définition.
g(x)
b) Calculer la dérivée de f , puis vérifier que ∀x ∈]0, +∞[, f 0 (x) = x2
. En déduire le
sens de variation de f et dresser son tableau de variation.
c) Montrer que la droite (∆) d’équation y = x est asymptote oblique à la courbe de f ,
puis étudier la position relative de (∆) et (C).
d) Construire soigneusement (C) et (∆).
e) Calculer l’aire en cm2 du domaine du plan délimité par la courbe (C) et les droites
déquation x = 1, x = e et y = 3.

Exercice 1.12.√Etudier et représenter les fonctions suivantes :


|x2 −1| 1p
1. f (x) = x2 − x
2. arcsin 2x
1+x 2 3. f (x) = e x 2x(x + 2)
2 1 x −x x1 2x
4. f (x) = x arctan 1−x2 5. f (x) = (2e −e ) 6. f (x) = arg tanh( x−1 ) 7.

2
f (x) = arg cosh( x − 1).
x ln x
Exercice 1.13. On considère la fonction f définie par f (x) = x2 −1
.
1. Comment choisir f (0) et f (1) pour que f soit continue sur [0; +∞[.
2. f est-elle dérivable en 0 et en 1 ?
3. Etudier les variations de f et tracer son graphe.

.
Chapitre Deux

PROJECTION DANS LE PLAN

2.1 Projection d’un point sur une droite


2.1.1 Introduction
Soient (D) et (∆) deux droits secantes en un point O, et M un point du plan. Par le point
M passe une seule parallele a (∆) et donc coupe la droite (D) en un point unique M 0 .
Le point M 0 s’appelle la projection du point M sur la droite (D) parallelement a la droite (∆).
Définition 2.1.1. 1. Soient (D) et (∆) deux droits secantes en un point O, et M un point
du plan. La projection du point M sur la droite (D) parallelement a la droite (∆) est le
point M 0 intersection de la droite (D) et de la parallèle a (∆) passante par le point M .
2. L’application du plan dans lui-même qui a chaque point M associe le point M 0 inter-
section de (D) avec la paralléle à (∆) passant par M est appelée projection sur (D)
parallèlement à (∆).

Figure 2.1 –

Remarque 2.1.1. 1. Si M est un point de la droite (D) alors sa projection sur la droite
(D) parallelement a la droite (∆) est lui même.
2. Si on remplace la droite (∆) par une droite parallele a (∆), l’image du point M ne varie
pas. On dit que M 0 est la projection du point M sur (D) dans la direction de (∆).

Vocabulaire

1. Tout point du plan qui est son propre image est appelé point invariant
2. La droite (D) est invariante par la projection sur (D) parallèlement à (∆).
Définition 2.1.2. La projection sur la droite (D) parallèlement à une droite orthogonale à (D)
s’appelle la projection orthogonale sur (D).

25
2.1 Projection d’un point sur une droite 26

Figure 2.2 –

2.1.2 Propriétés
Propriété 2.1.1. La droite (D) est l’ensemble des points invariants par la projection sur (D)
parallèlement à (∆)

Propriété 2.1.2. Soit A un point de la droite (D).


L’ensemble des points qui ont pour image par la projection sur (D) parallelement à (∆), le point
A est la droite passant par A et parallèle à (∆).

2.1.3 Projection d’une forme


Définition 2.1.3. Soient (D) et (∆) deux droits secantes, (F ) une forme du plan et (F 0 ) une
partie de la droite (D). On dit que (F 0 ) est l’image de (F ) par la projection Sur la droite (D)
parallel̀ement à (∆) si et seulement si :
- La projection de chaque point de (F ) sur (D) parallèlement à (∆) appartient à (F 0 ).
– Chaque point de (F 0 ) est la projection d’au moins un point de (F ) sur (D) parallèlement
à (∆).

Figure 2.3 –

Propriété 2.1.3. Soient A et B deux ponts distincts du plan, A0 et B 0 sont leurs projections
respectives sur (D) parallèlement à (∆).
1. Si la droite (AB) est parallèle à (∆), alors la projection du segment [AB] est le segment
nul [A0 A0 ] c’est-à-dire le singleton {A0 }.

.
2.2 projection et expression analytique 27

2. Si la droite (AB) n’est pas parallèle à (∆), alors la projection du segment [AB] est le
segment [A0 B 0 ]

Conséquence 2.1.1. La projection dans le plan ne conserve pas les distances.

Propriété 2.1.4. Soient A et B deux ponts distincts du plan et I le milieu du segment [AB].
Soient A0 , B 0 et I 0 sont les projections respectives sur (D) parallèlement à (∆) de A, B et I.
Si la droite (AB) n’est pas parallèle à (∆), alors I 0 est le milieu du segment [A0 B 0 ].
On dit que la projection sur une droite (D) parallè̀lement à une droite (∆) conserve le milieu.

Figure 2.4 –

Propriété 2.1.5. (Projection et coefficient de colinéarité)


Soient (D) et (∆) deux droites secantes du plan. Soient E, F , G et H quatres points du plan
d’images respectives E 0 , F 0 , G0 et H 0 par la projection sur (D) parallèlement à (∆).

−→ −−→ −−→ −−−→


Si EF = αGH, alors E 0 F 0 = αG0 H 0
On dit que la projection conserve le coefficient de colinéarité de deux vecteurs.
−→
Exemple 2.1.1. ABC est un triangle, I milieu de [BC] et E et F deux points tels que AE =
−→ −→ −→
− 14 AB et AF = 43 AC. considerons J intersection de (AI) et (EF ) et B 0 et C 0 les projections
de B et C respectivement sur (AI) parallèlement à (EF ).
1. Montrer que I est le milieu de [B 0 C 0 ].
−→ −−→ −→ −−→
2. Montrer que AJ = − 14 AB 0 et AJ = 34 AC 0 .
−→ −−→ −−→ −
→ −→
3. Montrer que 2AI = AB 0 + AC 0 , puis en déduire AI en fonction de AJ.

2.1.4 Distance d’un point à une droite


Définition 2.1.4. Soit (D) une droite et A un point du plan d’image A0 par la projection
orthogonale sur (D).
Alors la distance AA0 est la distance du point A à la droite (D).

2.2 projection et expression analytique


Dans cette partie, le plan est muni du repère orthonormé (O, I, J).

.
2.2 projection et expression analytique 28

2.2.1 Expression analytique d’une projection


Méthode

Soient (D) et (∆) deux droites sécantes, p la projection sur (D) parallèlement à (∆).
Pour tous points M et M 0 du plan, on a

p(M ) = M 0 ⇐⇒ M 0 ∈ (D) et (M M 0 ) k (∆)

Exemple 2.2.1.
Soit (D) et (∆) les droites d’équations respectives 2x + 3y − 1 = 0 et x + y − 2 = 0.
Déterminer l’expression analytique de la projection p sur (D) parallèlement à (∆).

Solution 2.2.1. Notons que le vecteur →



u (−1; 1) est un vecteur directeur de (∆). Soit M (x, y)
0 0 0
et M (x , y ).
( ( (
0 0
0 M ∈ (D) M ∈ (D) 2x0 + 3y 0 = 1
p(M ) = M ⇐⇒ ⇐⇒ −−−→ − ⇐⇒
(M M 0 ) k (∆) det(M M 0 , →
u)=0 x0 + y 0 = x + y

La résolution du système donne :


(
x0 = 3x + 3y − 1
y 0 = −2x − 2y + 1

qui est l’expression analytique de p.

Exercice 2.2.1. Donner l’expression analytique de la projection orthogonale sur la droite (D)
d’équation −x + 2y + 3 = 0, puis en déduire l’image du point A(3; −4) par cette projection.

Propriété 2.2.1. Toute projection du plan admet une expression analytique de la forme
(
x0 = ax + by + c
y 0 = a0 x + b 0 y + c 0

avec a, b, c a0 , b0 et c0 des nombres réels.

2.2.2 Caractérisation d’une projection définie par son expression ana-


lytique
Méthode
(
x0 = ax + by + c
Soit f une application du plan d’expression analytique .
y 0 = a0 x + b 0 y + c 0
Si pour tout point M d’image M 0 par f :
−−−→
- le vecteur M M 0 à une direction fixe,
- L’ensemble des points invariants par f est une droite (D),
- M 0 ∈ (D)
alors f est la projection sur (D) dont la direction est la direction fixe ci-dessus.

.
2.2 projection et expression analytique 29

(
x0 = 13 (2x − y − 2)
Exemple 2.2.2. Montrer que l’application f d’expression analytique
y 0 = 13 (−2x + y − 4)
est une projection dont-on déterminera les éléments caractéristiques.

Solution 2.2.2. Soit M (x, y) un point du plan d’image M 0 (x0 , y 0 ) par f .


−−−→
Montrons que le vecteur M M 0 a une direction fixe.
i) (
x0 − x = 31 (2x − y − 2) − x = 31 (−x − y − 2)
.
y 0 − y = 31 (−2x + y − 4) − y = 31 (−2x − 2y − 4)
! !
x0 − x 1 −−−→
Donc 0
= 13 (−x − y − 2) c’est-à-dire M M 0 = k(x, y)→ −
u où →

u (1; 2).
y −y 2
−−−→
Ainsi le vecteur M M 0 a une direction fixe qui est celle du vecteur → −u.
ii) Déterminons l’ensemble
( ( ivariants par f .
des points (
0 1
x =x 3
(2x − y − 2) = x x+y+2=0
f (M ) = M ⇐⇒ 0
⇐⇒ 1
⇐⇒
y =y 3
(−2x + y − 4) = y 2x + 2y + 4 = 0
Donc l’ensemble des points invariants par f est la droite (D) d’équation x + y + 2 = 0.
iii) Montrons que M 0 ∈ (D).
x0 + y 0 + 2 = 31 (2x − y − 2) + 31 (−2x + y − 4) + 2 = 13 (2x − y − 2 − 2x + y − 4 + 6) = 0,
donc M 0 ∈ (D).
On déduit de (i), (ii) et (iii) que f est la projection sur (D) : x + y + 2 = 0 de direction celle
du vecteur →

u (1, 2).

.
Chapitre Trois

VECTEUR ET PRODUIT SCALAIRE

3.1 Vecteurs
3.1.1 Généralités sur les vecteurs
Définition 3.1.1. Un vecteur est un objet mathématique défini par son sens, sa direction et
sa longueur. Il est désigné par :
- Une lettre minuscule surmontée d’une flêche, par exemple : →−a, →

e,→−u, →
−v,→
−w , etc
−→ −−→ −→ −→
- ou par deux lettres majuscules surmontées d’une flêche, par exemple : AB, CD, RT , AS, etc

Notation 3.1.1. L’ensemble des vecteurs du plan est généralement V.

Remarque 3.1.1. Deux vecteurs sont égaux si et seulement s’ils ont le même sens, la même
direction et la même longueur.

Propriété 3.1.1. 1. Pour tout point O du plan et tout vecteur →



u , il existe un unique point
−−→ → −
M du plan tel que OM = u .
Le couple (O, M ) est appelé un représentant du vecteur →

u.
O est appelé origine du vecteur u et M est appelé extrémité du vecteur →

− −
u.
2. Soient A, B C et D quatre points du plan. Les énoncés ci-dessous sont équivalents :
• ABCD est un parallélogramme,
−→ −−→
• AB = DC,
−−→ −−→
• DA = CB,
• [AC] et [BD] ont le même milieu.

Figure 3.1 –

30
3.1 Vecteurs 31

Remarque 3.1.2. 1. La norme d’un vecteur → −


u est la distance OM où (O, M ) est un re-


présentant du de u .
La norme du vecteur →−
u est notée k→−
u k, on a donc k→
−u k = OM .


2. Pour tout vecteur →

u du plan, k→
−u k = 0 équivaut à →

u = 0.
3. Deux vecteurs de même norme ne sont pas forcément égaux.

3.1.2 Calcul vectoriel


Relation de Chasles et inégalité triangulaire

• Relation de Chasles
Pour tous points A, B et C du plan, on a
−→ −−→ −→
AB + BC = AC

• Inégalité triangulaire
Pour tous points A, B et C du plan, on a

AC ≤ AB + BC

Pour tous vecteurs →



u et →

v de V, on a :

k→

u +→

v k ≤ k→

u k + k→

vk

Multiplication d’un vecteur par un nombre réel

1. Soit →

u un vecteur non nul, soit λ un réel non nul.


λ u est le vecteur qui à :
• pour direction, celle de →

u;
• pour sens, celui de →

u si λ > 0 et celui de −→

u si λ < 0 ;
• pour norme kλ→ −u k = |λ|k→

u k.

− →
− →

2. Pour tout vecteur →

u et tout réel λ, on a : λ. 0 = 0 et 0.→

u = 0.

− →

Remarque 3.1.3. λ→

u = 0 si et seulement si λ = 0 ou →

u = 0.

Règles de calcul

Pour tous vecteurs →



u, →−v et →

w de V et pour tous réels α et β, on a :
• →
−u +→−
v =→ −v +→−u . L’addition des vecteurs est commutatives.
• (→
−u +→−
v)+→ −
w =→ −u + (→−
v +→ −
w ). L’addition des vecteurs est associatives.
• (α + β)→

u = α→−u + β→
−u
• α(→
−u +→−
v ) = α→
−u + α→
−v
• α(β →

u ) = (αβ)→

u

.
3.1 Vecteurs 32

Combinaisons linéaires et vecteur colinéaire

Définition 3.1.2. (Combinaison linéaire)


On appelle combinaison linéaire des vecteurs → −
u et →−
v , tout vecteur de la forme α→

u + β→

v où

− →

α et β sont des nombres réels appelés coefficients de u et v respectivement.

Définition 3.1.3. (Vecteurs colinéaires)


Les vecteurs →

u et →

v sont dits colináires si l’un d’eux est nul ou s’ils ont la même direction.

Propriété 3.1.2. (Critères de colinéarité)


C1 . Les vecteurs →
−u et →
−v sont colináires si et seulement si, il existe λ ∈ R tel que →

u = λ→ −
v.
C2 . Les vecteurs →
−u et →
−v sont colináires s’i et seulement si, il existe deux nombres réels α et


β non tous nuls tels que α→
−u + β→−v = 0.
C3 . Les vecteurs →
−u et →

v sont non colináires si et seulement si, pour tous nombres réels α et


β, tels que α u + β →

− −v = 0 , on a α = β = 0.

Caractérisation vectorielle de droite, démi-droite et segment

Définition 3.1.4. (Vecteur directeur d’une droite)


Un vecteur →−u non nul de V est un vecteur directeur d’une droite (D), lorsque (D) contient un
bipoint représentant →

u.

Propriété 3.1.3. Soient A, B et C trois points du plan.


−→ −→
1. Les vecteurs AB et AC sont colinéaires si et seulement si les points A, B et C sont
alignés.
2. Pour tout point M du plan :
−−→ −→
• M ∈ (AB) si et seulement si il existe λ ∈ R tel que AM = λAB
−−→ −→
• M ∈ [AB] si et seulement si il existe λ ∈ [0, 1] tel que AM = λAB
−−→ −→
• M ∈ [AB) si et seulement si il existe λ ∈ R+ tel que AM = λAB

Mesure algébrique


Définition 3.1.5. Soit (D) une droite de vecteur directeur unitaire i et soit (A, B) un bipoint
de (D).


On appelle mesure algébrique du bipoint (A, B) relativement à i , l’unique nombre réel, noté
−→ →

AB, tel que AB = AB i .

Figure 3.2 –



Corollaire 3.1.1. Soit (D) une droite de vecteur directeur unitaire i .
Pour tous points A, B et C de la droite (D), et pour tout nombre réel λ, on a :

.
3.1 Vecteurs 33

1. Si A et B sont distincts, alors


−→ → −
• AB = AB si et seulement si AB et i sont de même sens.
−→ → −
• AB = −AB si et seulement si AB et i sont de sens contraires.
2. |AB| = AB ; AB = −BA ; AB + BC = AC.
3. AB = 0 si et seulement si A = B.
−→ −→
4. AB = λAC si et seulement si AB = λAC.

Remarque 3.1.4. 1. La mesure algébrique AB n’est définie que si la droite (AB) est muni
d’un repère normé.
2. Soient A, B et C trois points du plan. Alors :
• AB + BC = AC si A, B et C sont alignés.

3.1.3 Base et Repère


Base du plan

Définition 3.1.6. On appelle base de l’ensemble V des vecteurs du plan, tout couple (→

u ,→

v)
de vecteurs non colinéaires de V.

Théorème 3.1.1. Soit (→ −


u ,→−
v ) une base de V et →

w un vecteur du plan. Alors il existe un
unique couple de réels (x, y) tel que


w = x→

u + y→

v

Le couple de réels (x, y) est appelé couple de coordonnées ou composantes du vecter →



w

− →

dans la base ( u , v ).
On écrit : !

− x
w (x; y) ou →

w
y
En d’autre termes tout vecteur du plan s’écrit de façon unique comme combinaison linéaire des
vecteurs d’une base du plan.

Propriété 3.1.4. Soient →



u (x; y) et →

v (x0 ; y 0 ) dans la base (→

u ,→
−v ) et soit λ ∈ R, alors :
! !
0
x + x λx
(→

u +→ −
v) 0
et λ→−u
y+y λy

Remarque 3.1.5. Les coordonnées d’un vecteur dépendent de la base. Ainsi, si la base change
alors les coordonnées du vecteur change aussi.

Vecteurs orthogonaux - déterminant de deux vecteurs

Définition 3.1.7. (Vecteurs orthogonaux, base orthonormée)


1. Deux vecteurs →−
u et →−v du plan sont dits orthogonaux si leurs supports sont des droites
perpendiculaires ou si l’un d’eux est nu. On écrit alors :


u ⊥→

v ou →

v ⊥→

u

.
3.1 Vecteurs 34

2. Une base (→

u ,→

v ) est dite :
• Orthogonale si →
−u ⊥→ −
v.
• Orthonormale si →
−u ⊥→
−v et k→
−u k = k→

vk
• Orthonormée si →
−u ⊥→−
v et k→
−u k = k→
−vk=1

Remarque 3.1.6. Si → −u et →

v sont orthogonaux, alors pour tous réels α et β, les vecteurs α→

u


et β v sont orthogonaux.

Propriété 3.1.5.
1. Les vecteurs →
−u et →

v sont orthogonaux si et seulement si k→

u +→

v k2 = k→

u k2 + k→

v k2 .
2. Si →

w (x; y) dans une base orthonormée, alors

k→
− p
w k = x2 + y 2 .

Définition 3.1.8. (Déterminant de deux vecteurs)



− → −
Soient ( i , j ) une base du plan, →

u (x; y) et →

v (x0 ; y 0 ) deux vecteurs du plan.

− →−
On appelle déterminant des vecteurs → −u et →
−v relativement à la base ( i , j ), le réel xy 0 − x0 y.
On le note det(→ −
u ,→
−v ).
x x0
det(→

u ,→
−v)= = xy 0 − x0 y.
y y0

Propriété 3.1.6. 1. Les vecteurs →



u et →

v sont colinéaires si et seulement si det(→

u ,→

v ) = 0.
2. (→

u ,→

v ) est une base de V si et seulement si det(→

u ,→
−v ) 6= 0.
3. det(→

u ,→

v ) = det(→

v ,→

u ) et pour tout réel k ∈ R, det(k →

u ,→

v ) = det(→

u , k→

v ) = k det(→

v ,→

u ).

Repère du plan

Définition 3.1.9. On appelle repère du plan :


• Tout triplet (A, B, C) de points non alignés ou bien
• Tout triplet (A, →

u ,→
−v ) où A est un point du plan et (→

u ,→

v ) une base de V.
Le point A est appelé origine du repère.

Figure 3.3 –

−→ −→
Exemple 3.1.1. Si ABC est un triangle, alors (A, AB, AC) est un repère du plan.

.
3.1 Vecteurs 35

Remarque 3.1.7. Dans le repère (A, → −u ,→


−v ), (A, →

u ) est un repère de l’axe des abscisses et


(A, v ) est u repère de l’axe des ordonnées.

Définition 3.1.10. (Repère orthogonal et repère orthonormé)


1. Le repère (A, →

u ,→

v ) est dit orthogonal si (→

u ,→

v ) est une base orthogonale.
2. Le repère (A, →

u ,→

v ) est dit orthonormal si (→−
u ,→

v ) est une base orthonormale.
3. Le repère (A, →

u ,→

v ) est dit orthonormé si (→

u ,→

v ) est une base orthonormé.

Coordonnées d’un point dans un repère

Théorème 3.1.2.
Soient (A, →−
u ,→

v ) un repère du plan et M un point du plan.
−−→
Il existe un unique couple (x, y) de réels tels que AM = x→ −u + y→

v.
Le couple (x, y) est appelé couple de coordonnées du point M dans le repère (A, → −u ,→
−v ) et on
note M (x, y).
x est appelé abscisse du point M et y est appelé ordonnée du point M .
!
−−→ x
• M (x, y) dans le repère (A, →
−u ,→
−v ) si et seulement si AM dans la base (→−
u ,→
−v ).
y
! !
1 0
• A(0, 0) dans le repère (A, →
−u ,→
−v ) et →
−u ,→
−v dans la base (→

u ,→

v ).
0 1

Figure 3.4 –

−→ −−→
Exemple Soit ABCD est un parallélogramme, alors dans le repère (A, AB, AD) on a :
1. A(0, 0) ;
2. B(1, 0) ;
3. D(0, 1) ;
−→ −−→ −→
4. C(1, 1) car AB + AD = AC.

3.1.4 Milieu d’un segment et centre de gravité d’un triangle


Propriété 3.1.7. Dans le repère (O, → −u ,→
−v ), on donne les points A(xA ; yA ), B(xB ; yB ) et
C(xC ; yC ).
dans le repère (O, →

u ,→

 
B yA +yB
1. Si I est le milieu du segment [AB], alors I xA +x
2
; 2
v ).

.
3.2 Produit Scalaire 36

 
xA +xB +xC yA +yB +yC
2. Si G est le le centre de gravité du triangle ABC, alors G 3
; 3
dans le

− →

repère (O, u , v ).

Exemple : Soient A(4, −3) et B(−2, 1), alors le milieu I du segment [AB] a pour coordon-
nées ( 4−2
2
, −3+1
2
), c’est-à-dire I(1, −1).

3.2 Produit Scalaire


3.2.1 Définitions
Définition 3.2.1. Soitent → −u et →

v deux vecteurs.
Le produit scalaire des vecteurs u et →

− −
v est le réel noté →

u ·→−v et défini par :

− →
− →
− →
− →
− →

– u · v = 0 si u = 0 ou v = 0

− →

– →−
u ·→−
v = k→ −u k × k→

v k × cos(→

\u ,→

v ), si →

u 6= 0 et → −v 6= 0 .

Remarque 3.2.1. → −
u ·→
−u = k→−
u k2 . Par convention, on écrit →

u ·→

u =→

u 2.


u 2 est appelé carré scalaire de →
−u.
−→ −→
Exemple 3.2.1. 1. ABCD est un carré de coté 4cm. Calculer AB · AC.
2. Déterminer →
−u ·→−
v dans chacun des cas suivants.
a) k→
−u k = 2, k→
−v = 5k et mes(→

u ,→
\ −
v ) = − 5π 6

−→ −→ −→ −→ −→
\ −→
Solution 3.2.1. 1. AB · AC = kABk × kACk × cos(AB, AC).
−→ −→ √ −→
\ −→ π
Or kABk = AB = 4, kACk = AC = 4 2, et mes(AB, AC) = 4
donc

−→ −→ √ π √ 2
AB · AC = 4 × 4 2 × cos( ) = 16 2 × = 16.
4 2
Définition 3.2.2. (Définition équivalente à la précédente)
Soitent →

u et →−
v deux vecteurs.
Le produit scalaire des vecteurs →

u et →

v est le réel défini par :


− 1 − →
u ·→−v = k→ u +− v k2 − k→

u k 2 − k→

v k2

2
−→ −−→
Exemple 3.2.2. Calculer le produit scalaire AB · AD pour la figure suivante :

Figure 3.5 –

.
3.2 Produit Scalaire 37

−→ −−→ −→
Solution 3.2.2. Comme ABCD est un parallélogramme, on a AB + AD = AC, donc
−→ −−→ 1
AB · AD = (AC 2 − AB 2 − AD2 )
2
1
= (36 − 16 − 9)
2
11
=
2
−→ −−→ 11
Donc AB · AD = 2
.

3.2.2 Propriétés
Propriété 3.2.1. Nous nous en remettons au lecteur pour montrer les propriétés suivantes :
1. Le produit scalaire est commutatif : Pour tous vecteurs →

u et →

v


u ·→

v =→

v ·→

u

2. Le produit scalaire est distributif par rapport à l’addition de deux vecteurs :


Pour tous vecteurs →−u, →−
v et →−
w , on a


u · (→

v +→

w) = →

u ·→

v +→

u ·→

w

3. Le produit scalaire est distributif par rapport à la multiplication par un scalaire :


Pour tous vecteurs →−u et →−
v et pour tous scalaires α et β, on a

(α→

u ) · (β →

v ) = (αβ)→

u ·→

v

Conséquence 3.2.1. Pour tous vecteurs →



u et →

v , on a :
1. (→

u −→

v )2 = k→

u k2 + k→

v k2 − 2→

u ·→−
v.
2. (→

u +→

v )2 = k→

u k2 + k→

v k2 + 2→

u ·→

v.

Exemple 3.2.3.

− →
− →
− →
− √ →
− →− √
On considère deux vecteurs i et j tels que k i k = 6, k j k = 3 et i · j = −3 2.

− →
− →
− → −
On pose →

u = 2 i + 3 j et →−v = 3 i − j . Calculer

− → →
− −
i ·−
v ; j ·→
v ; k→

u k ; k→

v k et →

u ·→

v .

Propriété 3.2.2. Nous nous en remettons au lecteur pour montrer les propriétés suivantes :
Soient →

u et →−
v deux vecteurs.
1. Si les vecteurs →

u et →

v sont colinéaires de même sens, alors


u ·→

v = k→

u k × k→

vk

2. Si les vecteurs →

u et →

v sont colinéaires de sens contraires, alors


u ·→

v = −k→

u k × k→

vk

3. Si les vecteurs →

u et →

v sont orthogonaux, alors


u ·→

v =0

.
3.2 Produit Scalaire 38

3.2.3 Expression du produit scalaire dans une base orthonormée


Définition 3.2.3. Soient → −
u et →

v deux vecteurs non colinéaires.

− →

( u , v ) est une base orthonormé si :


u ·→

v = 0 et k→

u k = k→

vk=1

− → −
Théorème 3.2.1. Le plan est muni de la base orthonormée ( i , j ). On définit les vecteurs →

u


et v par

− →
− →
− →
− →

u = x i + y j et → −v = x0 i + y 0 j .
Alors


u ·→

v = xx0 + yy 0

− → − →
− →− →
− →− →
− →−
Preuve. La base ( i , j ) étant orthonormée, on a i · j = 0 et i · i = j · j = 1.
Ainsi on a :

− →
− →
− →
− →

u ·→

v = (x i + y j ) · (x0 i + y 0 j )

− → − →
− → − →
− → −
= xx0 i · i + (xy 0 + x0 y) i · j + yy 0 j · j
= xx0 + yy 0


− → −
Exemple 3.2.4. Le plan est muni du repère orthonormé (O, i , j ). On donne les points
A(−2; 3), B(3; 4), C(1; −2) et D(4; 2). Les droites (AC) et (BD) sont-elles perpendiculaires ?

3.2.4 Produit scalaire et projection orthogonale


Théorème 3.2.2. Soient A, B, C et D quatre points distincts du plan. On désigne par K et
H les projections orthogonales respectives de C et D sur la droite (AB), alors on a :
−→ −−→
AB · CD = AB × KH .

C’est-à-dire :
−→ −−→ −→ −−→
I AB · CD = AB × HK si AB et KH sont de même sens
−→ −−→ −→ −−→
I AB · CD = −AB × HK si AB et KH sont de sens contraires
On a pour les deux cas les figures suivantes :

Figure 3.6 –

.
3.2 Produit Scalaire 39

Exemple 3.2.5. En utilisant les renseignements portés sur la figure ci-dessous, calculer les
produits scalaires suivants :
−→ −−→ −→ −→ −→
(AB + AH) · AB et AC · AB

Figure 3.7 –

3.2.5 Application du produit scalaire


En Physique

I Calcul de l’intensité de la résultante de deux forces



− →

Soit un point O soumis à deux forces F 1 et F 2 qui forme un angle de 50 degré. Les intensités

− →

des deux forces F 1 et F 2 sont respectivement 300N et 200N . On a alors la figure ci-dessous :
D’après la premiere définition du produit scalaire, on a

Figure 3.8 –


− → −
F 1 · F 2 = F1 × F2 × cos 50

D’après la deuxième définition du produit scalaire, on a



− → − 1 →
− →

F 1 · F 2 = k F 1 + F 2 k2 − F12 − F22

2
On obtient alors
1 →− →
− →
− →

k F 1 + F 2 k2 − F12 − F22 ⇐⇒ k F 1 + F 2 k2 = 2 × F1 × F2 × cos 50 + F12 + F22

F1 × F2 × cos 50 =
2
Donc

− →

q
k F 1 + F 2k = 2 × F1 × F2 × cos 50 + F12 + F22

= 2 × 300 × 200 cos 50 + 3002 + 2002
' 455, 12

.
3.2 Produit Scalaire 40


− →

Donc k F 1 + F 2 k = 455, 12N .
I Calcul du travail d’une force

− →

Le travail W d’une force F est égale au produit scalaire du vecteur force F par le vecteur


déplacement l .

Exemple 3.2.6. Une dépaneuse remorque une voiture en panne sur une côte de 20 degré. La
tension du câble est constante et les deux véhicules ont une accélération constante. En supposant
que le câble fait un angle de 30 degré avec le plan de la route et que la tension est de 1600N ,
quel est le travail effectué par la dépaneuse sur la voiture si ele la remorque sur une distance de
0, 50km sur cette route en pente. (Voir figure)

Figure 3.9 –

Solution 3.2.3. L’angle de la route n’a pas d’importance ici. On a alors :


− →
→ −
W = FT · l
= FT × l × cos 30

3
= 1600 × × 500
2
' 692, 82kJ

Donc W = 692, 82kJ.

Relation métrique dans un triangle

I Théorème d’Al kashi


Cette relation a pour but de déterminer une relation entre les trois longueurs d’un triangle soit
une généralisation du théorème de Pythagore.

Théorème 3.2.3. Dans un triangle quelconque ABC en prenant les notations indiquées sur la
figure ci-dessous, on a :

a2 = b2 + c2 − 2bc cos Â
b2 = a2 + c2 − 2ac cos B̂
c2 = a2 + b2 − 2ab cos Ĉ

.
3.2 Produit Scalaire 41

Figure 3.10 –

Preuve.
−−→2 −→ −→
BC = (BA + AC)2
−→ −→
= (AC − AB)2
−→ −→
= AC 2 + AB 2 − 2AC × AB cos Â
= AB 2 + AC 2 − 2AC × AB cos Â

Ce qui devient en utilisant les notations de la figure :

a2 = b2 + c2 − 2bc cos Â

Exemple 3.2.7. ABC est un triangle tel que AB = 8cm, AC = 3cm et mes = 60◦ . Déter-
miner la longueur BC et la mesure des angles B̂ et Ĉ.

I Théorème des sinus


La formule d’Al Kashi est efficace si l’on connaît deux distances et un angle ou 3 distances.
Par contre si l’on ne connaît qu’une distance, la relation n’est pas utilisable. On utilise alors la
relations des sinus.

Théorème 3.2.4. Dans un triangle quelconque ABC, on a les relations suivantes en gardant
les notations ci-dessus (3.10)et en appelant A l’aire du triangle ABC :
1
A = ac sin B̂
2
2A sin  sin B̂ sin Ĉ
= = =
abc a b c
Preuve. Désignons par H le projeté orthogonal de A sur (BC). Alors on a :
BC × AH a × AH
A= =
2 2
AH AH
Avec les notations ci-dessus, on a sin B̂ = AB
= c
, donc
1
A = ac sin B̂ .
2
En utilisant une permutation circulaire sur l’aire du triangle, on obtient :

ac sin B̂ ab sin Ĉ bc sin Â


= = ,
2 2 2

.
3.2 Produit Scalaire 42

en multipliant par 2 et en divisant par abc, on obtient :

sin  sin B̂ sin Ĉ


= = .
a b c


Exemple 3.2.8. ABC est un triangle tel que AC = 6 2cm, mes = 105◦ et mesĈ = 45◦ .
Déterminer la longueur AB et BC.

I Théorème de la médiane
Ce théorème permet de connaître la longueur de la médiane à partir de trois longueurs du
triangle

Théorème 3.2.5. On considère un triangle quelconque ABC et on désigne par I le milieu du


segment [BC], on a alors :

BC 2 −→ −→ BC 2
AB 2 + AC 2 = 2AI 2 + et AB · AC = AI 2 −
2 4
Preuve.

→ −→ −
→ −→
AB 2 + AC 2 = (AI + IB)2 + (AI + IC)2

→ −→ −
→ −→
= AI 2 + 2 × AI · IB + IB 2 + AI 2 + 2 × AI · IC + IC 2
−→ −→ −→
= 2IA2 + 2AI · (IB + IC) + IB 2 + IC 2
−→ −→ → − BC
Comme I milieu de [BC], on a IB + IC = 0 et IB = IC = 2
, donc
 BC 2  BC 2
AB 2 + AC 2 = 2AI 2 + 2 = 2AI 2 + .
2 2

Vous aimerez peut-être aussi