Cours Mathématiques 2
Cours Mathématiques 2
11 mai 2018
Table des matières
i
TABLE DES MATIÈRES i
.
Chapitre Un
FONCTIONS NUMERIQUES DE LA
VARIABLE REELLE, FONCTIONS
USUELLES
Définition 1.1.1.
On appelle fonction numérique de la variable réelle, toute correspondance de E dans F , qui à
tout élément de E associe au plus un élément de F où E et F étant des parties de R.
∀x ∈ Df : −x ∈ Df et f (−x) = f (x)
∀x ∈ Df : −x ∈ Df et f (−x) = −f (x)
Remarque 1.1.1. Etudier la parité d’une fonction c’est dire si elle est paire, impaire ou ni
paire ni impaire.
1
1.1 Généralité sur les fonctions 2
∀x ∈ Df ; x + T ∈ Df et f (x + T ) = f (x)
Remarque 1.1.2.
1. Si f est paire, alors (Cf ) est symétrique par rapport à l’axe des ordonnées, c’ést-à-dire
l’axe des ordonnées est un axe de symétrie de (Cf ).
2. Si f est impaire, alors (Cf ) est symétrique par rapport à l’origine du repère, c’ést-à-dire
l’origine du repère est un centre de symétrie de (Cf ).
Exemple 1.1.4.
1. Montrer que la droite d’équation x = −2 est un axe de symétrie de la courbe de la fonction
f : x 7−→ x2 + 4x − 2.
2. Montrer que le point Ω(1, −2) est un centre de symétrie de la courbe de la fonction f :
x 7−→ 1−2x
x−1
.
.
1.1 Généralité sur les fonctions 3
Définition 1.1.7.
Soient E, F et G trois ensembles non vides et soient f : E −→ F et g : F −→ G deux fonctions.
On appelle composée de f par g, la fonction notée g ◦ f : E −→ G définie par :
(g ◦ f )(x) = g f (x) .
Dg◦f = {x ∈ E | x ∈ Df et f (x) ∈ Dg }
f : R −→ R h : R −→ R
2x+1
et √
x 7−→ x2 −1
x 7−→ 2x + 4
√ sin x cos x − 1
lim x = +∞ ; lim = 1 ; lim =0
x→+∞ x→0 x x→0 x
I Limites et opérations sur les fonctions
Soient f : R −→ R une fonction, l, l0 ∈ R.
F Limite de la somme f + g
lim f (x) l l l −∞ +∞ −∞
x→x0
lim g(x) l0 −∞ +∞ −∞ +∞ +∞
x→x0
lim (f + g)(x) l + l0 −∞ +∞ −∞ +∞ FI
x→x0
F Limite du produit f g
f
F Limite du quotient g
.
1.1 Généralité sur les fonctions 4
Propriété 1.1.2.
1. La limite en l’infini d’une fonction polynôme est égale a la limite en l’infini de son monôme
du plus haut dégré. En d’autres termes
2. La limite en l’infini d’une fonction rationnelle est égale a la limite en l’infini du quotient
des monômes du plus haut dégré du numérateur et du dénominateur. En d’autres termes
an xn + an−1 xn−1 + · · · + a1 x + a0 an xn
si f (x) = , alors lim f (x) = lim .
bm xm + bm−1 xm−1 + · · · + b1 x + b0 x→∞ x→∞ bm xm
I Branches infinies
3. La droite d’équation y = ax + b est asymptote oblique à (Cf ) si lim f (x) − (ax + b)) = 0.
x→∞
f (x)
Remarque 1.1.3. Dans le cas ou lim f (x) = ∞, on calcul lim x
:
x→∞ x→∞
1. Si lim f (x) = ∞, alors la courbe de f admet une branche parabolique de direction (OJ)
x→∞ x
en ∞.
2. Si lim f (x) = 0, alors la courbe de f admet une branche parabolique de direction (OI) en
x→∞ x
∞.
3. Si lim f (x) = a, a ∈ R∗ , alors on calcul lim f (x) − ax .
x→∞ x x→∞
a) Si lim f (x) − ax = b (b ∈ R), alors la droite d’equation y = ax + b est asymptote
x→∞
oblique à la courbe de f en ∞.
b) Si lim f (x) − ax = ∞, alors la courbe de f admet une branche parabolique de
x→∞
direction celle de la droite déquation y = ax en ∞.
c) Si lim f (x)−ax n’existe pas, alors la courbe de f n’admet ni asymptote, ni branche
x→∞
parabolique. On dit que la courbe de f admet une direction asymptotique celle de la
droite déquation y = ax en ∞.
4. Si lim f (x) n’existe pas, alors la courbe de f n’admet ni asymptote, ni branche parabolique,
x→∞ x
ni direction asymptotique.
.
1.1 Généralité sur les fonctions 5
1.1.3 Continuité
I Définition et exemples
Remarque 1.1.4.
f est continue en x0 si f est continue à droite et à gauche en x0 , c’est-à-dire :
Exemple 1.1.8.
1. Etudier la continuité en x0 des fonctions suivantes :
( (
x2 + 4 si x ≤ 2 2x2 − 3 si x > −1
f (x) = x0 = 2 et g(x) = 3x+12
x0 = −1
3x + 2 si x > 2 x−2
si x ≤ −1
(
x+1
2x+3
si x ≤ 0
2. Déterminer le réel a pour que la fonction h : x 7−→ 2
soit continue
x + x + a si x > 0
en 0.
Propriété 1.1.3.
1. Les fonctions polynômes sont continues sur R.
2. Les fonctions rationnelles sont continues sur leur domaine de définition.
3. La somme et le produit de deux fonctions continues sur un intervalle I, sont continues
sur I.
.
1.1 Généralité sur les fonctions 6
x0 ∈ Df et lim f (x) = l, l ∈ R
x→x0
Exemple 1.1.9. Montrer que la fonction f est prolongeables par continuité en 2 et la fonction
g est prolongeables par continuité en 0.
f : R −→ R g : R −→ R
√
x2 −3x+2 1+x−1
x 7−→ 3x2 −7x+2
x 7−→ x
1.1.4 Dérivabilité
I Dérivabilité en un point : Tangente et démi-tangente
.
1.1 Généralité sur les fonctions 7
Remarque 1.1.6.
1. Si f est dérivable à gauche et à droite en x0 et fg0 (x0 ) = fd0 (x0 ), alors f est dérivable en
x0 et f 0 (x0 ) = fd0 (x0 ) = fg0 (x0 ).
2. Si f est dérivable à gauche et à droite en x0 et fg0 (x0 ) 6= fd0 (x0 ), alors f n’est pas dérivable
en x0 . Le point d’abscisse x0 est appelé point anguleux.
Propriété 1.1.5.
1. Toute fonction polynôme est dérivable sur R.
2. Toute fonction rationnelle est dérivable sur son ensemble de définition.
.
1.1 Généralité sur les fonctions 8
f : R −→ R g : R −→ R g : R −→ R
x2 −3x+2
x 7−→ 3x+2
x 7−→ −2x3 + 3x2 − 1 x 7−→ (−2x + 3)e2x
Conséquence 1.1.1.
Si (
f est dérivable sur I
∃M > 0 tel que |f 0 (x)| ≤ M, ∀x ∈ I
alors
∀x, y ∈ I, |f (x) − f (y)| ≤ M |x − y| .
.
1.1 Généralité sur les fonctions 9
I Théorème de L’hospital
Soint f et g deux fonctions dérivables dans un voisinage de x0 . On suppose que f et g admettent
en x0 toutes deux la même limite nulle ou toutes deux des limites infinies. Alors si fg possède
0
une limite en x0 , il en est de même de fg0 et l’on a :
f (x) f 0 (x)
lim = lim 0 .
x→x0 g(x) x→x0 g (x)
h(x)
Remarque 1.1.7. Pour une fonction f de la forme f (x) = g(x) , lorsque :
- lim g(x) = lim h(x) = 0
x→x0 x→x0
- lim g(x) = ∞ et lim h(x) = 0
x→x0 x→x0
- lim g(x) = 1 et lim h(x) = ∞,
x→x0 x→x0
on obtient respectivement les indéterminations de la forme 00 , ∞0 et 1∞ .
Pour lever de telle indétermination, il serait avantageux de prendre le logarithme de f et d’ap-
pliquer la règle de L’HOSPITAL.
x3 −27
Exemple 1.1.14. Calculer lim 2
x→3 x −9
Remarque 1.1.8.
.
1.1 Généralité sur les fonctions 10
1. On dit que f est momotone sur I, si f est croissante ou décroissante sur I et strictement
monotone si f est strictement croissante sur I ou strictement décroissante sur I.
2. Pour étudier le sens de variations d’une fonction f , on calcul d’abord sa fonction dérivée
f 0 , puis on étudie son signe et en fin on détermine le ou les intervalle(s) ou f est croissante
ou décroissante.
Ce sens de variation est consigné dans un tableau appelé tableau de variation de f qui
est complter par les limites aux bornes du domaine de définition de f .
Exemple 1.1.15. Déterminer le sens de variation des fonctions f et g ci-dessous puis dresser
leur tableau de variation.
f : R −→ R g : R −→ R
2x2 −3x+3 3
x 7−→ 1−2x
x 7−→ x − 3x + 1
On distingue deux cas de figures, le cas ou f (x0 ) est un minimum relatif et le cas ou f (x0 )
est un maximum relatif.
Exemple 1.1.16. Déterminer les extremums relatifs et les points d’inflexions de la fonction
f : x 7−→ 13 x3 + x2 − 3x − 5.
Propriété 1.1.8. 1. Si f est une fonction continue sur un intervalle K ; alors f (K) est un
intervalle.
2. Si f est continue sur un intervalle K et ne s’annule pas sur K, alors f garde un signe
constant sur K.
Cas particulier : (c = 0)
Si f est continue sur un intervalle I et 0 ∈ f (I), alors l’équation f (x) = 0 admet au moins une
solution dans I.
NB : Si f est continue sur I et c ∈ / f (I) ; alors l’équation f (x) = c n’admet pas de solution
dans I.
.
1.2 Domaine détude et plan d’étude d’une fonction 11
Exemple 1.1.17. Montrer que l’équation ln x = x admet au moins une solution dans ]0; +∞[.
Remarque 1.1.9. Si f est continue et strictement monotone sur I et c ∈ f (I), alors l’équation
f (x) = c admet une unique solution dans I.
.
1.3 FONCTION LOGARITHME ET FONCTION EXPONENTIELLE 12
1 x2
f : x 7−→ x3 + 2x2 + 3x − 2 et g : x 7−→
3 x−1
Conséquence 1.3.1.
1.
ln : ]0, +∞[ −→ R exp : R −→ ]0, +∞[
x 7−→ ln x x 7−→ exp(x) ≡ ex
2. La fonction ln est dérivable sur ]0, +∞[ et ∀x ∈]0, +∞[, (ln)0 (x) = x1 .
3. La fonction exp est dérivable sur R et ∀x ∈ R, (ex )0 = ex .
Proposition 1.3.1.
∀x ∈ R ; ∀y ∈]0, +∞[ : ex = y ⇐⇒ ln y = x.
ln ea = a ; eln b = b .
√
Exemple 1.3.1. Ecrire plus simplement les nombres −4 ln 8 + 2 ln 24 + ln 64 − 2 ln 34 et
1
e2 ln 3− 2 ln 3 .
.
1.3 FONCTION LOGARITHME ET FONCTION EXPONENTIELLE 13
Exemple 1.3.2.
1. Résoudre dans R les équations suivantes : ln(2x − 1) = ln(x + 1), ln2 x − 3 ln x − 4 = 0,
e1−2x = 2, −2e−2x − e−x + 6 = 0, ln(2x + 3) = ln(−x + 2) − ln(x + 2).
2. Résoudre dans R les inéquations suivantes : ln(2x−1) > ln(−x+1), ln2 x−3 ln x−4 ≤ 0,
e1−2x > 2, −2e−2x − e−x + 6 ≥ 0, ln(2x + 3) ≤ ln(−x + 2) − ln(x + 2).
( (
2 ln x + 3 ln y = 2 3e2x − 4e2y = −6
3. Résoudre dans R2 ou R3 les systèmes suivants : ;
ln x + 2 ln y = −3 −2e2x + 3e2y = 5
y 2
4 ln x − 5e + z = −3
(
ln x + ln y = ln 6
ln x + ey − z 2 = 1
ex ey = e7
−2 ln x − ey + 2z 2 = 1
.
1.4 FONCTIONS CIRCULAIRES ET HYPERBOLIQUES RECIPROQUES 14
Exemple 1.3.6. On considère la fonction f définie dans R par : f (x) = − 12 e2x + 2ex − 1 et on
désigne par (C) sa courbe représentative dans le repère orthonormé (0, I, J).
1. Déterminer les limites de f aux bornes de son ensemble de définition. Quelle conclusion
peut-on en tirer ?
2. Etudier le sens de variation de f et dresser son tableau de variation.
3. Ecrire une équation cartésienne de la tangente (T ) à (C) au point d’abscisse 0.
4. Déterminer les coordonnées des points d’intersections de (C) avec les axes de coordonnées.
5. Construire dans le repère orthonormé (O, I, J) la courbe (C) et la tangente (T ).
Exemple 1.3.7. On considère la fonction numérique f définie sur R par : f (x) = −2x − 2 +
2ex−1 .
(C) désigne la courbe représentative de f dans le plan muni du repère orthonormé (O, I, J).
1. Déterminer domaine de définition de f et calculer les limites aux bornes de ce domaine.
2. a) Montrer que la droite (∆) d’équation y = −2x − 2 est asymptote oblique à (C) en
−∞.
b) Etudier la position relative de (C) par rapport à (∆).
3. Etudier les variations de f et dresser son tableau de variation.
4. Construire soigneusement (C)
.
1.4 FONCTIONS CIRCULAIRES ET HYPERBOLIQUES RECIPROQUES 15
Propriété 1.4.1.
1. Périodicité Soit a ∈ R∗+ , b ∈ R.
2π
1.1 La fonction x 7−→ cos(ax + b) est périodique de période a
.
2π
1.2 La fonction x 7−→ sin(ax + b) est périodique de période a
.
1.3 La fonction x 7−→ tan(ax + b) est périodique de période πa .
2. Propriétés algebriques
2.1 Relations remarquqbles
cos2 x + sin2 y = 1
cos(−x) = cos x ; sin(−x) = − sin x ; tan(−x) = − tan x
cos(π − x) = − cos x ; sin(π − x) = sin x et tan(π − x) = − tan x
π π π 1
cos − x = sin x ; sin − x = cos x et tan −x = ≡ cot x
2 2 2 tan x
2.2 Formules d’addition
cos(x + y) = cos x cos y − sin x sin y et cos(x − y) = cos x cos y + sin x sin y
sin(x + y) = sin x cos y + cos x sin y et sin(x − y) = sin x cos y − cos x sin y
tan x + tan y tan x − tan y
tan(x + y) = et tan(x − y) =
1 − tan x tan y 1 − tan x tan y
2.3 Formules de duplication
sin : R −7 → [−1; 1]
x 7−→ sin x
.
1.4 FONCTIONS CIRCULAIRES ET HYPERBOLIQUES RECIPROQUES 16
(
x = sin y
1. arcsin x = y ⇐⇒
y ∈ [− π2 ; π2 ]
2. La fonction arcsin est strictement croissante sur son domaine de définition qui est [−1; 1].
h i
3. arcsin(sin x) = x pour tout x ∈ − π2 ; π2 et sin(arcsin x) = x pour tout x ∈ [−1; 1].
1 π π
Exemple 1.4.1. 1. arcsin 2
= 6
; car 6
est le seul arc compris entre − π2 et π
2
dont le
sinus vaut 21 .
5π
2. Que vaut arcsin sin 4
?.
h i
On aurait envie de répondre 5π 4
, mais comme 5π
4
∈
/ − π π
;
2 2
; on sait que celle-ci n’est pas
la réponse correcte.
π
Par défnition de arcsin, on sait que la réponse doit être le seul arc compris h entrei − 2 et
π
2
dont le sinus vaut sin( 5π
4
). Alors, comme sin 5π
4
= sin(− π4 ) ; et − π4 ) ∈ − π2 ; π2 , on a :
5π π
arcsin sin =− .
4 4
I Fonction arc cosinus
La fonction
cos : R −7 → [−1; 1]
x 7−→ cos x
est surjective, mais pash injective, en tant que fonction périodique. Mais si on considère sa
restriction à l’intervalle 0; π], cette fonction devient aussi injective et donc bijective. Sa fonction
réciproque s’appelle fonction arc cosinus”, dont on a :
h
arccos : [−1; 1] 7−→ 0; π]
y 7−→ arccos y
Donc h
arccos y est la seule solution x ∈ − 0; π] de l’équation cos x = y.
ou encore
Conséquence 1.4.2.
(
x = cos y
1. arccos x = y ⇐⇒
y ∈ [0; π]
2. La fonction arccos est strictement décroissante sur son domaine de définition qui est
[−1; 1].
h
3. arccos(cos x) = x pour tout x ∈ 0; π] et cos(arccos x) = x pour tout x ∈ [−1; 1].
Exemple 1.4.2.
1. √
2 3π −1 1
arccos − = et cos arccos =− .
2 4 2 2
.
1.4 FONCTIONS CIRCULAIRES ET HYPERBOLIQUES RECIPROQUES 17
2. Déterminer 4π
arccos cos − .
3
I Fonction arc tangente
En ce qui concerne la fonction tangente, sa restriction sur l’intervalle ] − π2 ; π2 [ est continue et
strictement croissante, donc elle réalise une bijection de ] − π2 ; π2 [ vers R. Sa bijection réciproque
est appelée Fonction arc tangente notée arctan. Ainsi :
arctan : R 7−→ − π2 ; π2
y 7−→ arctan y
Conséquence 1.4.3.
(
x = tan y
1. arctan x = y ⇐⇒
y ∈] − π2 ; π2 [
2. La fonction arctan est strictement croissante sur son domaine de définition qui est R.
3. La fonction arctan est impaire c’est à dire :
∀x ∈ R ; arctan(−x) = − arctan(x) .
I En procédant de même comme dans le cas arcsin, on obtient la dérivée de arccos et arctan.
D’où la propriété suivante :
Propriété 1.4.2.
1. La fonction arcsin est dérivable sur [−1; 1] et ∀x ∈ [−1; 1], (arcsin)0 (x) = √ 1
1−x2
.
2. La fonction arccos est dérivable sur [−1; 1] et ∀x ∈ [−1; 1], (arccos)0 (x) 1
= − √1−x 2.
.
1.4 FONCTIONS CIRCULAIRES ET HYPERBOLIQUES RECIPROQUES 18
u0
3. La fonction arctan u est dérivable sur I et (arctan u)0 = 1+u2
.
NB : De la conséquence ci-dessus, on déduit les propriétés suivantes des fonctions arcsin, arccos, arctan.
Propriété 1.4.3.
1. La fonction arcsin est impaire c’est à dire : ∀x ∈ [−1; 1] ; arcsin(−x) = − arcsin(x) .
2. ∀x ∈ [−1; 1] ; arccos(−x) + arccos(x) = π .
π
3. ∀x ∈ [−1; 1] ; arccos(x) + arcsin(x) = 2
.
4. La fonction arctan est impaire c’est à dire : ∀x ∈ R ; arctan(−x) = − arctan(x) .
(
π
1 2
si x > 0
5. arctan(x) + arctan( x ) =
− π2 si x < 0
ex − e−x
sinh(x) = .
2
2. La fonction cosinus hyperbolique noté cosh est la fonction définie sur R par
ex + e−x
cosh(x) = .
2
3. La fonction tangente hyperbolique noté tanh est la fonction définie sur R par
sinh(x) ex − e−x
tanh(x) = = x .
cosh(x) e + e−x
.
1.4 FONCTIONS CIRCULAIRES ET HYPERBOLIQUES RECIPROQUES 19
cosh2 x − sinh2 x = 1
Donc
arg cosh y est la seule solution x ∈ [0; +∞[ de l’équation cosh x = y.
.
1.4 FONCTIONS CIRCULAIRES ET HYPERBOLIQUES RECIPROQUES 20
Conséquence 1.4.5.
(
x = cosh y
1. arg cosh x = y ⇐⇒
y ∈ [0; +∞[
2. La fonction arg cosh est strictement croissante sur son domaine de définition qui est
[1; +∞[.
3.
arg cosh(cosh x) = x pour tout x ∈ [0; +∞[
et
cosh(arg cosh x) = x pour tout x ∈ [1; +∞[ .
Remarque 1.4.1. Il se trouve qu’on peut aussi donner une forme explicite de arg cosh x : Pour
cela, pour tout y ≥ 1 il nous suffit de résoudre (par rapport à x) l’équation cosh x = y dans
[0, +∞[.
En revenant à la défnition de cosh x, on a :
ex + e−x e2x + 1
cosh x = y ⇐⇒ = y ⇐⇒ = y ⇐⇒ e2x + 1 = 2yex ⇐⇒ e2x + 1 − 2yex = 0
2 2ex
Au fn de résoudre la dernière équation, on pose A = ex et celle-ci devient
A2 − 2yA + 1 = 0
et donc
p
x = ln y + y2 − 1
On peut donc en conclure que
p
arg cosh(y) = ln y + y2 − 1 , y ≥ 1
arg sinh : R −→ R
y 7−→ arg sinh y
Donc
arg sinh y est la seule solution x ∈ R de l’équation sinh x = y.
Conséquence 1.4.6.
.
1.4 FONCTIONS CIRCULAIRES ET HYPERBOLIQUES RECIPROQUES 21
(
x = sinh y
1. arg sinh x = y ⇐⇒
y∈R
2. La fonction arg sinh est strictement croissante sur son domaine de définition qui est R.
3.
arg sinh(sinh x) = x pour tout x ∈ R
et
sinh(arg sinh x) = x pour tout x ∈ R .
Remarque 1.4.2. A nouveau on peut aussi donner une forme explicite de arg sinh x : Pour
cela, pour tout y ∈ R il nous suffit de résoudre (par rapport à x) l’équation sinh x = y dans R.
Ainsi
ex − e−x e2x − 1
sinh x = y ⇐⇒ = y ⇐⇒ x
= y ⇐⇒ e2x + 1 = 2yex ⇐⇒ e2x − 2yex − 1 = 0
2 2e
Au fn de résoudre la dernière équation, on pose A = ex et celle-ci devient
A2 − 2yA + 1 = 0
et donc
p
x = ln y + y2 + 1
On peut donc écrire
p
arg sinh(y) = ln y + y2 + 1 , y ∈ R
arg tanh : ] − 1; 1[ −→ R
y 7−→ arg tanh y
Donc
arg tanh y est la seule solution x ∈ R de l’équation tanh x = y.
Conséquence 1.4.7.
(
x = tanh y
1. arg tanh x = y ⇐⇒
y∈R
2. La fonction arg tanh est strictement croissante sur son domaine de définition qui est
] − 1; 1[.
.
1.5 EXERCICES 22
3.
arg tanh(tanh x) = x pour tout x ∈ R
et
tanh(arg tanh x) = x pour tout x ∈] − 1; 1[ .
Remarque 1.4.3. On peut aussi donner une forme explicite de arg tanh x : Pour cela, pour
tout y ∈] − 1; 1[ il nous suffit de résoudre (par rapport à x) l’équation tanh x = y dans R. Ainsi
e2x − 1 2x 2x 2x 1+y 1 1 + y
tanh x = y ⇐⇒ = y ⇐⇒ e − 1 = y(e + 1) ⇐⇒ e = ⇐⇒ x = ln
e2x + 1 1−y 2 1−y
On peut donc écrire
1 + y
arg tanh(y) = ln , −1 < y < 1
1−y
I Dérivée des fonctions hyperboliques réciproques
Propriété 1.4.4.
En utilisant la formule de dérivation de la fonction réciproque (f −1 )0 (x) = 1
f 0 (f −1 )(x)
, on a :
1. La fonction arg sinh est dérivable sur R et ∀x ∈ R, (arg sinh)0 (x) = √ 1
x2 +1
.
2. La fonction arg cosh est dérivable sur ] − 1; +∞[ et ∀x ∈]1; +∞[, (arg cosh)0 (x) = √ 1
x2 −1
.
3. La fonction arg tanh est dérivable sur ] − 1; 1[ et ∀x ∈] − 1; 1[, (arg tanh)0 (x) = 1
1−x2
.
Conséquence 1.4.8.
En utilisant la formule de dérivation des fonctions composées, (f ◦ g)0 = g 0 × f 0 ◦ g , on a :
0
1. (arg cosh u)0 = √u
2
u −1
.
0
2. (arg sinh u)0 = √uu2 +1 .
u0
3. (arg tanh u)0 = 1−u 2.
√
Exemple 1.4.5. 1. Montrer que ∀x ∈ [1; +∞[, sinh(arg cosh x) = x2 − 1.
√
2. Montrer que ∀x ∈ R, cosh(arg sinh x) = x2 + 1.
3. Montrer que ∀x ∈] − 1; 1[, cosh(arg tanh x) = √ 1 et sinh(arg tanh x) = √ x .
1−x2 1−x2
1.5 EXERCICES
Exercice 1.1. Etudier la parité des fonctions f et g définies par :
3 − x √
f (x) = ln ; g(x) = ln(x + x2 + 1)
3+x
Exercice q 1.2. Déterminer
le domaine de définition de chacune des fonctions suivantes :
1 x−E(x) x−1
cos x
f1 (x) = ln 4 − x2 − 1 ; f2 (x) = E(x) ; f3 (x) = arccos x+1 ; f4 (x) = arg cosh( 1−sin x
).
Exercice 1.3. Parmi les fonctions suivantes indiquer celles qui sont périodiques et calculer
leur plus petite période si elle existe :
2
1. f (x) = A cos λx + B sin λx 2. f(x) = sin 2x + sin 3x 3. f (x) = tan(x + sin x)
4 1−sin x
4
4. sin x + cos x 5. arg sinh 1+sin x 6. f (x) = 2 tan 2 + 3 tan x3
x
.
1.5 EXERCICES 23
Exercice
1.4.2x Calculer√les limites suivantes :
1
√ sinh x 2 3 3
lim 1+ x ; lim 1 − x− 2 − x ; lim ; lim x1−cos x sinh x−x
3 sin(2x) ; lim sin3 x−x3
1−x−ln
; lim 1−√ x
;
x→+∞ x→−∞ x→0 sin x x→0 x→0 x→1 2x−x2
√ √ √ √
cos x− 3 cos x
2 x−1 x+1 2
lim 3
x3 + 3x2 − x2 − 2x ; lim 2
sin x
; lim xx2 −1
+1
; lim (1 + x2 )cot x
x→+∞ x→0 x→∞ x→0
Exercice 1.9.
2
1. Préciser le domaine de définition et simplifier les fonctions suivantes : f1 (x) = arccos 1−x 2 ;
2x
√ 1
1+x
−x
f2 (x) = arcsin 1+x2 ; f3 (x) = arcsin 2x 1 − x2 ; f4 (x) = arcsin √1+x2 +arccos √1+x2 ;
q √
f5 (x) = arctan 1−x2 ; f6 (x) = arctan( 1−cos
x x
√
1+cos x
; f 7 (x) = arcsin(2x 1 − x2 ) ;
q
f8 (x) = ln 1+tanh x 1
1−tanh x
; f 9 (x) = sinh 2
arg cosh x
1−3x2
2. Démontrer que cos(3 arctan x) = 3 .
(1+x2 ) 2
3.
1
Exercice 1.10. Soit f la fonction définie par f (x) = xe 1−x2 .
1. Etudier la variation de f .
.
1.5 EXERCICES 24
Exercice 1.11. 1. On considère la fonction g définie sur ]0, +∞[ par g(x) = x2 − 2 + ln x.
a) Etudier le sens de variation de g.
b) Montrer que l’équation g(x) = 0 admet une unique solution α appartenant à l’inter-
valle ]1, 2[.
c) En déduire le signe de g.
2. On considère la fonction f définie sur ]0, +∞[ par f (x) = x + 1−ln
x
x
et on désigne par (C)
sa courbe représentative. dans un repère orthogonal (O, I, J). (unité sur les axes 2cm)
a) Calculer les limites de f aux bornes de son ensemble de définition.
g(x)
b) Calculer la dérivée de f , puis vérifier que ∀x ∈]0, +∞[, f 0 (x) = x2
. En déduire le
sens de variation de f et dresser son tableau de variation.
c) Montrer que la droite (∆) d’équation y = x est asymptote oblique à la courbe de f ,
puis étudier la position relative de (∆) et (C).
d) Construire soigneusement (C) et (∆).
e) Calculer l’aire en cm2 du domaine du plan délimité par la courbe (C) et les droites
déquation x = 1, x = e et y = 3.
.
Chapitre Deux
Figure 2.1 –
Remarque 2.1.1. 1. Si M est un point de la droite (D) alors sa projection sur la droite
(D) parallelement a la droite (∆) est lui même.
2. Si on remplace la droite (∆) par une droite parallele a (∆), l’image du point M ne varie
pas. On dit que M 0 est la projection du point M sur (D) dans la direction de (∆).
Vocabulaire
1. Tout point du plan qui est son propre image est appelé point invariant
2. La droite (D) est invariante par la projection sur (D) parallèlement à (∆).
Définition 2.1.2. La projection sur la droite (D) parallèlement à une droite orthogonale à (D)
s’appelle la projection orthogonale sur (D).
25
2.1 Projection d’un point sur une droite 26
Figure 2.2 –
2.1.2 Propriétés
Propriété 2.1.1. La droite (D) est l’ensemble des points invariants par la projection sur (D)
parallèlement à (∆)
Figure 2.3 –
Propriété 2.1.3. Soient A et B deux ponts distincts du plan, A0 et B 0 sont leurs projections
respectives sur (D) parallèlement à (∆).
1. Si la droite (AB) est parallèle à (∆), alors la projection du segment [AB] est le segment
nul [A0 A0 ] c’est-à-dire le singleton {A0 }.
.
2.2 projection et expression analytique 27
2. Si la droite (AB) n’est pas parallèle à (∆), alors la projection du segment [AB] est le
segment [A0 B 0 ]
Propriété 2.1.4. Soient A et B deux ponts distincts du plan et I le milieu du segment [AB].
Soient A0 , B 0 et I 0 sont les projections respectives sur (D) parallèlement à (∆) de A, B et I.
Si la droite (AB) n’est pas parallèle à (∆), alors I 0 est le milieu du segment [A0 B 0 ].
On dit que la projection sur une droite (D) parallè̀lement à une droite (∆) conserve le milieu.
Figure 2.4 –
.
2.2 projection et expression analytique 28
Soient (D) et (∆) deux droites sécantes, p la projection sur (D) parallèlement à (∆).
Pour tous points M et M 0 du plan, on a
Exemple 2.2.1.
Soit (D) et (∆) les droites d’équations respectives 2x + 3y − 1 = 0 et x + y − 2 = 0.
Déterminer l’expression analytique de la projection p sur (D) parallèlement à (∆).
Exercice 2.2.1. Donner l’expression analytique de la projection orthogonale sur la droite (D)
d’équation −x + 2y + 3 = 0, puis en déduire l’image du point A(3; −4) par cette projection.
Propriété 2.2.1. Toute projection du plan admet une expression analytique de la forme
(
x0 = ax + by + c
y 0 = a0 x + b 0 y + c 0
.
2.2 projection et expression analytique 29
(
x0 = 13 (2x − y − 2)
Exemple 2.2.2. Montrer que l’application f d’expression analytique
y 0 = 13 (−2x + y − 4)
est une projection dont-on déterminera les éléments caractéristiques.
.
Chapitre Trois
3.1 Vecteurs
3.1.1 Généralités sur les vecteurs
Définition 3.1.1. Un vecteur est un objet mathématique défini par son sens, sa direction et
sa longueur. Il est désigné par :
- Une lettre minuscule surmontée d’une flêche, par exemple : →−a, →
−
e,→−u, →
−v,→
−w , etc
−→ −−→ −→ −→
- ou par deux lettres majuscules surmontées d’une flêche, par exemple : AB, CD, RT , AS, etc
Remarque 3.1.1. Deux vecteurs sont égaux si et seulement s’ils ont le même sens, la même
direction et la même longueur.
Figure 3.1 –
30
3.1 Vecteurs 31
• Relation de Chasles
Pour tous points A, B et C du plan, on a
−→ −−→ −→
AB + BC = AC
• Inégalité triangulaire
Pour tous points A, B et C du plan, on a
AC ≤ AB + BC
k→
−
u +→
−
v k ≤ k→
−
u k + k→
−
vk
1. Soit →
−
u un vecteur non nul, soit λ un réel non nul.
→
−
λ u est le vecteur qui à :
• pour direction, celle de →
−
u;
• pour sens, celui de →
−
u si λ > 0 et celui de −→
−
u si λ < 0 ;
• pour norme kλ→ −u k = |λ|k→
−
u k.
→
− →
− →
−
2. Pour tout vecteur →
−
u et tout réel λ, on a : λ. 0 = 0 et 0.→
−
u = 0.
→
− →
−
Remarque 3.1.3. λ→
−
u = 0 si et seulement si λ = 0 ou →
−
u = 0.
Règles de calcul
.
3.1 Vecteurs 32
Mesure algébrique
→
−
Définition 3.1.5. Soit (D) une droite de vecteur directeur unitaire i et soit (A, B) un bipoint
de (D).
→
−
On appelle mesure algébrique du bipoint (A, B) relativement à i , l’unique nombre réel, noté
−→ →
−
AB, tel que AB = AB i .
Figure 3.2 –
→
−
Corollaire 3.1.1. Soit (D) une droite de vecteur directeur unitaire i .
Pour tous points A, B et C de la droite (D), et pour tout nombre réel λ, on a :
.
3.1 Vecteurs 33
Remarque 3.1.4. 1. La mesure algébrique AB n’est définie que si la droite (AB) est muni
d’un repère normé.
2. Soient A, B et C trois points du plan. Alors :
• AB + BC = AC si A, B et C sont alignés.
Définition 3.1.6. On appelle base de l’ensemble V des vecteurs du plan, tout couple (→
−
u ,→
−
v)
de vecteurs non colinéaires de V.
Remarque 3.1.5. Les coordonnées d’un vecteur dépendent de la base. Ainsi, si la base change
alors les coordonnées du vecteur change aussi.
.
3.1 Vecteurs 34
2. Une base (→
−
u ,→
−
v ) est dite :
• Orthogonale si →
−u ⊥→ −
v.
• Orthonormale si →
−u ⊥→
−v et k→
−u k = k→
−
vk
• Orthonormée si →
−u ⊥→−
v et k→
−u k = k→
−vk=1
Remarque 3.1.6. Si → −u et →
−
v sont orthogonaux, alors pour tous réels α et β, les vecteurs α→
−
u
→
−
et β v sont orthogonaux.
Propriété 3.1.5.
1. Les vecteurs →
−u et →
−
v sont orthogonaux si et seulement si k→
−
u +→
−
v k2 = k→
−
u k2 + k→
−
v k2 .
2. Si →
−
w (x; y) dans une base orthonormée, alors
k→
− p
w k = x2 + y 2 .
Repère du plan
Figure 3.3 –
−→ −→
Exemple 3.1.1. Si ABC est un triangle, alors (A, AB, AC) est un repère du plan.
.
3.1 Vecteurs 35
Théorème 3.1.2.
Soient (A, →−
u ,→
−
v ) un repère du plan et M un point du plan.
−−→
Il existe un unique couple (x, y) de réels tels que AM = x→ −u + y→
−
v.
Le couple (x, y) est appelé couple de coordonnées du point M dans le repère (A, → −u ,→
−v ) et on
note M (x, y).
x est appelé abscisse du point M et y est appelé ordonnée du point M .
!
−−→ x
• M (x, y) dans le repère (A, →
−u ,→
−v ) si et seulement si AM dans la base (→−
u ,→
−v ).
y
! !
1 0
• A(0, 0) dans le repère (A, →
−u ,→
−v ) et →
−u ,→
−v dans la base (→
−
u ,→
−
v ).
0 1
Figure 3.4 –
−→ −−→
Exemple Soit ABCD est un parallélogramme, alors dans le repère (A, AB, AD) on a :
1. A(0, 0) ;
2. B(1, 0) ;
3. D(0, 1) ;
−→ −−→ −→
4. C(1, 1) car AB + AD = AC.
.
3.2 Produit Scalaire 36
xA +xB +xC yA +yB +yC
2. Si G est le le centre de gravité du triangle ABC, alors G 3
; 3
dans le
→
− →
−
repère (O, u , v ).
Exemple : Soient A(4, −3) et B(−2, 1), alors le milieu I du segment [AB] a pour coordon-
nées ( 4−2
2
, −3+1
2
), c’est-à-dire I(1, −1).
Remarque 3.2.1. → −
u ·→
−u = k→−
u k2 . Par convention, on écrit →
−
u ·→
−
u =→
−
u 2.
→
−
u 2 est appelé carré scalaire de →
−u.
−→ −→
Exemple 3.2.1. 1. ABCD est un carré de coté 4cm. Calculer AB · AC.
2. Déterminer →
−u ·→−
v dans chacun des cas suivants.
a) k→
−u k = 2, k→
−v = 5k et mes(→
−
u ,→
\ −
v ) = − 5π 6
−→ −→ −→ −→ −→
\ −→
Solution 3.2.1. 1. AB · AC = kABk × kACk × cos(AB, AC).
−→ −→ √ −→
\ −→ π
Or kABk = AB = 4, kACk = AC = 4 2, et mes(AB, AC) = 4
donc
√
−→ −→ √ π √ 2
AB · AC = 4 × 4 2 × cos( ) = 16 2 × = 16.
4 2
Définition 3.2.2. (Définition équivalente à la précédente)
Soitent →
−
u et →−
v deux vecteurs.
Le produit scalaire des vecteurs →
−
u et →
−
v est le réel défini par :
→
− 1 − →
u ·→−v = k→ u +− v k2 − k→
−
u k 2 − k→
−
v k2
2
−→ −−→
Exemple 3.2.2. Calculer le produit scalaire AB · AD pour la figure suivante :
Figure 3.5 –
.
3.2 Produit Scalaire 37
−→ −−→ −→
Solution 3.2.2. Comme ABCD est un parallélogramme, on a AB + AD = AC, donc
−→ −−→ 1
AB · AD = (AC 2 − AB 2 − AD2 )
2
1
= (36 − 16 − 9)
2
11
=
2
−→ −−→ 11
Donc AB · AD = 2
.
3.2.2 Propriétés
Propriété 3.2.1. Nous nous en remettons au lecteur pour montrer les propriétés suivantes :
1. Le produit scalaire est commutatif : Pour tous vecteurs →
−
u et →
−
v
→
−
u ·→
−
v =→
−
v ·→
−
u
(α→
−
u ) · (β →
−
v ) = (αβ)→
−
u ·→
−
v
Exemple 3.2.3.
→
− →
− →
− →
− √ →
− →− √
On considère deux vecteurs i et j tels que k i k = 6, k j k = 3 et i · j = −3 2.
→
− →
− →
− → −
On pose →
−
u = 2 i + 3 j et →−v = 3 i − j . Calculer
→
− → →
− −
i ·−
v ; j ·→
v ; k→
−
u k ; k→
−
v k et →
−
u ·→
−
v .
Propriété 3.2.2. Nous nous en remettons au lecteur pour montrer les propriétés suivantes :
Soient →
−
u et →−
v deux vecteurs.
1. Si les vecteurs →
−
u et →
−
v sont colinéaires de même sens, alors
→
−
u ·→
−
v = k→
−
u k × k→
−
vk
2. Si les vecteurs →
−
u et →
−
v sont colinéaires de sens contraires, alors
→
−
u ·→
−
v = −k→
−
u k × k→
−
vk
3. Si les vecteurs →
−
u et →
−
v sont orthogonaux, alors
→
−
u ·→
−
v =0
.
3.2 Produit Scalaire 38
→
− → −
Exemple 3.2.4. Le plan est muni du repère orthonormé (O, i , j ). On donne les points
A(−2; 3), B(3; 4), C(1; −2) et D(4; 2). Les droites (AC) et (BD) sont-elles perpendiculaires ?
C’est-à-dire :
−→ −−→ −→ −−→
I AB · CD = AB × HK si AB et KH sont de même sens
−→ −−→ −→ −−→
I AB · CD = −AB × HK si AB et KH sont de sens contraires
On a pour les deux cas les figures suivantes :
Figure 3.6 –
.
3.2 Produit Scalaire 39
Exemple 3.2.5. En utilisant les renseignements portés sur la figure ci-dessous, calculer les
produits scalaires suivants :
−→ −−→ −→ −→ −→
(AB + AH) · AB et AC · AB
Figure 3.7 –
Figure 3.8 –
→
− → −
F 1 · F 2 = F1 × F2 × cos 50
.
3.2 Produit Scalaire 40
→
− →
−
Donc k F 1 + F 2 k = 455, 12N .
I Calcul du travail d’une force
→
− →
−
Le travail W d’une force F est égale au produit scalaire du vecteur force F par le vecteur
→
−
déplacement l .
Exemple 3.2.6. Une dépaneuse remorque une voiture en panne sur une côte de 20 degré. La
tension du câble est constante et les deux véhicules ont une accélération constante. En supposant
que le câble fait un angle de 30 degré avec le plan de la route et que la tension est de 1600N ,
quel est le travail effectué par la dépaneuse sur la voiture si ele la remorque sur une distance de
0, 50km sur cette route en pente. (Voir figure)
Figure 3.9 –
Théorème 3.2.3. Dans un triangle quelconque ABC en prenant les notations indiquées sur la
figure ci-dessous, on a :
a2 = b2 + c2 − 2bc cos Â
b2 = a2 + c2 − 2ac cos B̂
c2 = a2 + b2 − 2ab cos Ĉ
.
3.2 Produit Scalaire 41
Figure 3.10 –
Preuve.
−−→2 −→ −→
BC = (BA + AC)2
−→ −→
= (AC − AB)2
−→ −→
= AC 2 + AB 2 − 2AC × AB cos Â
= AB 2 + AC 2 − 2AC × AB cos Â
a2 = b2 + c2 − 2bc cos Â
Exemple 3.2.7. ABC est un triangle tel que AB = 8cm, AC = 3cm et mes = 60◦ . Déter-
miner la longueur BC et la mesure des angles B̂ et Ĉ.
Théorème 3.2.4. Dans un triangle quelconque ABC, on a les relations suivantes en gardant
les notations ci-dessus (3.10)et en appelant A l’aire du triangle ABC :
1
A = ac sin B̂
2
2A sin  sin B̂ sin Ĉ
= = =
abc a b c
Preuve. Désignons par H le projeté orthogonal de A sur (BC). Alors on a :
BC × AH a × AH
A= =
2 2
AH AH
Avec les notations ci-dessus, on a sin B̂ = AB
= c
, donc
1
A = ac sin B̂ .
2
En utilisant une permutation circulaire sur l’aire du triangle, on obtient :
.
3.2 Produit Scalaire 42
√
Exemple 3.2.8. ABC est un triangle tel que AC = 6 2cm, mes = 105◦ et mesĈ = 45◦ .
Déterminer la longueur AB et BC.
I Théorème de la médiane
Ce théorème permet de connaître la longueur de la médiane à partir de trois longueurs du
triangle
BC 2 −→ −→ BC 2
AB 2 + AC 2 = 2AI 2 + et AB · AC = AI 2 −
2 4
Preuve.
−
→ −→ −
→ −→
AB 2 + AC 2 = (AI + IB)2 + (AI + IC)2
−
→ −→ −
→ −→
= AI 2 + 2 × AI · IB + IB 2 + AI 2 + 2 × AI · IC + IC 2
−→ −→ −→
= 2IA2 + 2AI · (IB + IC) + IB 2 + IC 2
−→ −→ → − BC
Comme I milieu de [BC], on a IB + IC = 0 et IB = IC = 2
, donc
BC 2 BC 2
AB 2 + AC 2 = 2AI 2 + 2 = 2AI 2 + .
2 2