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Tome II - Tête, Cou, Dos - Djvu

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IKAMINA

ANATOMIE

CLINIQUE

3' ÉDITION

TOME 2

TÎvTK • COU • IIOS

Mai oint

ANATOMIE

CLINIQUE

TOME 2 ^

Sommaire

Avant-propos . IX

Préface . XI

SECTION I

TÊTE OSSEUSE 1

1 | Tête osseuse en général . 3

Morphologie externe . 3

Morphologie interne . 8

Anatomie fonctionnelle . 11

Crâniométrie . 13

2 | Développement de la tête osseuse 17

Organogénèse . 17

Croissance post-natale . 21

Phylogénèse de la tête osseuse . 23

3 | Os du crâne . 27
Os frontal . 30

Os ethmoïde . 33

Os pariétal . 37

Os sphénoïde . 39

Os temporal . 45

Os occipital . 51

4 | Os de la face . 57

Os maxillaire . 57

Petits os de la face . 61

Mandibule . 67

Os hyoïde . 70

5 | Cavités et fosses de la tête osseuse . 73

Foramens et ouvertures de la tête osseuse . 81

SECTION II

APPAREIL MANDUCATEUR 85

6 | Articulation temporo-mandibulaire 87

Anatomie descriptive . 87

Anatomie fonctionnelle . 91
3 SOMMAIRE

7 | Muscles masticateurs 95

8 | Dents. 99

Développement des dents. 99

Généralités. 103

Morphologie des dents permanentes 110

Morphologie des dents déciduales. 117

Anatomie fonctionnelle. 119

SECTION III

DOS 121

9 | Dos en général. 123

10 | Colonne vertébrale.125

Développement de la colonne vertébrale.125

Os de la colonne vertébrale. 130

Articulations cranio-vertébrales. 142

Articulations de la colonne vertébrale 149

11 | Muscles du dos 165

Muscles intermédiaires du dos.166

Muscles profonds du dos. 167

SECTION IV

TÊTE ET COU : TOPOGRAPHIE ET MUSCLES 175

12 | Topographie superficielle de la tête et du cou 177


Régions superficielles.177

Plan cutané. 179

Anatomie de surface.181

13 | Muscles de la tête 183

14 | Muscles et espaces antérieurs du cou 193

Muscles du cou.193

Fascia et espaces du cou. 199

Coupes principales de la tête et du cou.208

SECTION V

TÊTE ET COU : VAISSEAUX ET NERFS 217

15 | Artères de la tête et du cou . 219

Développement des artères cervicales . 220

Artères carotides communes . 223


SOMMAIRE B

Artère carotide externe . 225

Artère carotide interne . 234

Artère subclavière . 238

16 | Veines de la tête et du cou . 245

Développement des veines cervicales . 245

Veine jugulaire interne . 246

Veine jugulaire externe . 249

Veine jugulaire antérieure . 251

Veine jugulaire postérieure . 251

Veine vertébrale . 251

Veine subclavière . 252

Sinus veineux de la dure-mère . 253

Veines diploïques . 258

17 | Lymphocentres de la tête et du cou 259

Lymphocentre de la tête . 259

Lymphocentre du cou . 261

18 | Nerfs spinaux cervicaux . 263

Nerfs cervicaux dorsaux . 264

Plexus cervical . 265

Tronc sympathique cervical . 270

SECTION VI

TÊTE ET COU : VISCÈRES 275

19 | Développement de l’appareil branchial . 277

Structures primordiales . 278

Développement naso-buccal . 279

Destinée des structures branchiales . 280

20 | Bouche (et organe du goût) . 285

Lèvres de la bouche . 285


Joue . 286

Gencives . 286

Vestibule oral . 287

Langue . 288

Palais . 292

Isthme du gosier . 294

Muscles du palais et du gosier . 296

Organe du goût . 298

21 | Glandes salivaires 301

Glande parotide . 302

Glande submandibulaire . 304


3 SOMMAIRE

Glande sublinguale . 306

Glandes salivaires mineures . 306

Structure . 307

22 | Pharynx . 309

Généralités . 310

Constitution . 312

Vascularisation - Innervation . 315

Anatomie fonctionnelle de la déglutition . 315

23 | Larynx . 317

Constitution . 318

Cavité du larynx . 322

Muscles du larynx . 324

Vascularisation - Innervation . 327

Anatomie fonctionnelle . 327

24 | Glandes thyroïde et parathyroïdes . 329

Glande thyroïde . 330

Glandes parathyroïdes . 332

Vascularisation - Innervation . 333

25 | Thymus . 335

SECTION VII

ORGANES DES SENS 337

26 | Organes de la vision . 339

Organogénèse . 340

Œil . 342

Organes accessoires de l’œil . 352

27 | Organe vestibulo-cochléaire 363


Oreille externe . 366

Oreille moyenne . 371

Oreille interne . 381

28 | Organe de l’olfaction . 391

Organogénèse . 391

Anatomie descriptive . 392

Anatomie fonctionnelle . 393

Annexes . 395

Références . 397

Index . 399

Avant-propos
« Par fréquentes anatomies ,
acquiers-toi la parfaite connaissance
de Vautre monde qui est VHomme »
RABELAIS

« Pour bien savoir les choses , il faut en savoir le détail »,


LA ROCHEFOUCAULT

Ce nouveau précis d’anatomie clinique est le reflet d’un enseignement d’anatomie de


plus de
quarante années, associé à une pratique clinique.

Il est courant de dire que l’anatomie humaine ne change pas, puisque le corps
semble immuable
depuis des millénaires. Cependant, comme pour toute science, la connaissance d’un
objet d’appa¬
rence invariable dépend non seulement du regard qu’on lui prête, de l’instrument
dont on se sert
pour l’étudier, mais encore de l’usage que l’on en fait.

Toute activité clinique met en exergue trois aspects fondamentaux de l’anatomie, à


savoir l’ana¬
tomie outil de diagnostic, de réflexion et de communication.

Souligner l’importance de l’anatomie, outil de diagnostic pour le clinicien, est un


truisme. Le
corps humain est, en effet, sa préoccupation principale et sa raison d’être. Ainsi,
en pratique quo¬
tidienne, sans une pensée imprégnée d’images anatomiques, le corps du patient
examiné, exploré,
soigné ou réparé serait un «non-lieu» pour le médecin.

L’anatomie, outil de réflexion, est un stimulus de l’éveil psychologique de


l’étudiant en forma¬
tion initiale. En effet, en transcendant le corps scientifique, admirable dans sa
complexité, l’étudiant
peut découvrir non seulement le corps miroir du monde , puisque commun à tous les
êtres humains,
mais aussi le corps messager des émotions, tant psychologiques et spirituelles,
qu’artistiques.

L’anatomie, outil de communication, est fondamentale dans les relations entre


patient et méde¬
cin, mais aussi entre médecins de toutes nationalités. Rappelons que la première
information
échangée concerne l’état de la structure anatomique atteinte ou supposée telle.
L’efficacité de cet
échange d’informations repose donc sur l’utilisation d’un même langage anatomique
simple et
intelligible pour tous. Aussi cet ouvrage n’utilise que la Terminologie Anatomique
Internationale
( Terminologia Anatomica) francisée.

La finalité pédagogique de ce livre repose sur la concision d’un texte limité à


l’essentiel et au
choix d’une iconographie riche, moderne et plaisante.
Les photos de dissection ont été exclues en raison de leur aspect trop figé pour
une première
approche de l’anatomie par le jeune étudiant. Par contre des clichés d’imagerie
médicale ont été
retenus pour répondre à cette quête constante de tout médecin : connaître
l’intérieur de notre
corps afin de mieux le soigner.

Pour accroître le plaisir de connaissance, j’ai associé à l’exactitude scientifique


un grand nombre
de figures, toutes en couleurs. La valeur émotionnelle, cognitive et mémorielle de
l’image est en
effet irremplaçable.

Mon objectif sera atteint si ce précis, non seulement dépeint fidèlement le corps
humain, mais
aussi le rend plus vivant.

Pierre KAMINA
Poitiers - Hiver 2006

Préface

L’étude de l’anatomie a sans doute été un pensum pour de nombreux étudiants en


médecine
rebutés par la complexité et l’obscurité du langage anatomique, par l’austérité de
la plupart des
manuels et l’absence d’ouverture sur la fonction et sur la clinique, rebutés donc,
en fait, par le seul
effort de mémorisation que l’anatomie leur demandait.

Toutes ces données ont été prises en compte par Pierre Kamina dans la conception de
ce très
beau précis à'Anatomie clinique destiné à l’étudiant du premier cycle des études
médicales et à
l’étudiant des écoles paramédicales.

Le langage anatomique utilisé, exclusivement moderne, est la nomenclature


anatomique issue
de la Nomina Anatomica francisée que tous les médecins, quels qu’ils soient,
doivent maintenant
accepter.

Le texte est court, précis, aéré et présenté dans un souci didactique, sans détail
inutile pour
l’étudiant et donc facile à mémoriser.

L’iconographie, très riche et en quadrichromie, ajoute un attrait supplémentaire.


Certains sché¬
mas sont stylisés dans un but de mémorisation, mais toujours sans nuire à la
réalité anatomique.

Enfin, les données essentielles de la fonction et de nombreuses applications


pratiques, médica¬
les et chirurgicales, viennent souligner dans le texte la raison d’être des
structures anatomiques.
Pierre Kamina offre ainsi aujourd’hui, aux jeunes étudiants, un outil de travail
précieux qui, sur
un autre registre et par sa qualité, est de la veine de sa remarquable Anatomie
opératoire en gyné¬
cologie-obstétrique et de son magnifique Dictionnaire atlas d'anatomie.

André GOUAZÉ
Ancien secrétaire
du Collège médical français
des professeurs d’anatomie

SECTION I

TÊTE OSSEUSE

Tête osseuse en général

La tête osseuse comprend le squelette


crânio-facial, formé d'os soudés entre
eux et des os mobiles, la mandibule et
Los hyoïde.

Du point de vue fonctionnel le squelette


crânio-facial se divise en deux parties, le
crâne et la face osseuse.

• Le crâne délimite la cavité crânienne


qui contient essentiellement
l'encéphale. La cavité crânienne est
formée d'une voûte, la calvaria et d'un
plancher, la base du crâne percée de
nombreux foramens vasculo-nerveux.

• La face osseuse loge tous les organes


des sens, à l'exception du tact.

(fig-1-1)

Les traumatismes crâniens, responsables de lésions


cérébro-méningées, constituent une cause fré¬
quente de mortalité chez l’adulte jeune.

FIG. 1.1. Os de la tête

Bleu : les os du crâne


Rose : les os de la face

6. mandibule

7. pariétal

8. temporal

9. sphénoïde

10. os zygomatique

1. frontal

2. ethmoïde

3. os nasal

4. os lacrymal

5. maxillaire

1.1

MORPHOLOGIE EXTERNE

Dans chaque direction de l’espace, l’aspect extérieur


de la tête osseuse est différent, et dénommé norma.

A | NORMA VERTICALIS (OU SUPÉRIEURE)

(fig- 1-2)

Elle correspond à la vue supérieure du crâne. Elle est


convexe avec un contour ovoïde, à grosse extrémité
postérieure.

1 1 Dans le plan coronal antérieur, elle présente


la suture coronale , unissant le frontal aux pariétaux, et

dans le plan coronal postérieur, la suture lambdoïde ,


unissant les pariétaux à l’occipital.

2 | Dans le plan sagittal médian, la suture sagit¬


tale médiane unit les pariétaux. De chaque côté de cette
suture siège une tubérosité pariétale.

a) Le bregtna, jonction des sutures sagittale et coronale,


correspond à la fontanelle antérieure sur le crâne
fœtal.

b) Le lambda, jonction des sutures sagittale et lamb¬


doïde, correspond à la fontanelle postérieure sur le
crâne fœtal.
3

TÊTE OSSEUSE

FIG. 1.2. Norma verticalis (face externe de la calvaria)

Violet : os frontal
Jaune : os pariétal
Bleu : os occipital

B | NORMA FRONTALIS (OU FACIALE)

(fig • L3)

Elle correspond à la vue antérieure du squelette crânio-


facial. Sa partie crâniale est lisse et convexe, et sa partie
faciale , irrégulière et anfractueuse. Elle est caractérisée
par de nombreuses ouvertures.

11 Les entrées des orbites

Elles sont situées latéralement, à la jonction des parties


crâniale et faciale. La partie médiale du bord supra-
orbitaire présente les foramens 1 frontal et supra-orbi¬
taire.

a) Au-dessus de chaque orbite saillent les arcades sour-


cilières , unies par une surface lisse, la glabelle. Au-des¬
sous de celle-ci, le point médian de la suture fronto-
nasale définit le nasion.

Au-dessus de larcade sourcilière saillent les bosses fron¬


tales.

1. Il peut s’agir d’incisures.


1. os nasal

2. processus zygomatique

3. suture coronale

4. ligne temporale sup.

5. ligne temporale inf.

6. suture sagittale

7. foramen pariétal

8. suture lambdoïde

9. bregma
10. lambda

FIG. 1.3. Norma frontalis

1. frontal (violet)

2. bosse frontale

3. pariétal

4. glabelle

5. arcade sourcilière

6. incisure supra-orbitaire

7. sphénoïde (rose)

8. temporal (bleu)

9. os nasal

10. os zygomatique

11. maxillaire (orange) et foramen


infra-orbitaire

12. ouverture piriforme

13. jugum de la canine

14. arcades dentaires

15. mandibule et foramen mentonnier

16. protubérance mentonnière

17. orbite
17

TÊTE OSSEUSE EN GÉNÉRAL J

Ces reliefs facilement palpables représentent des


points de repère pour le chirurgien et l’anthropo-
logue.
b) Au-dessous du bord infra-orbitaire de l’orbite se
trouve le foramen infra-orbitaire.

c) Latéralement , l’os zygomatique forme une saillie


proéminente, sous-cutanée.

2 | L'ouverture piriforme

Elle est médiane, à grosse extrémité inférieure. Elle


donne accès à la cavité nasale et présente au milieu de
son rebord inférieur Vépine nasale antérieure.

3 | Le processus alvéolaire

et l'arcade dentaire supérieure


À chaque racine dentaire correspond un relief du pro¬
cessus alvéolaire, le jugum alvéolaire. Au-dessus et laté¬
ralement au jugum de la canine 2 se trouve la fosse
canine.

41 Le corps de la mandibule
et l'arcade dentaire inférieure
Au-dessous de la deuxième prémolaire inférieure
s’ouvre le foramen mentonnier.

Les foramens supra-orbitaire, infra-orbitaire et


mentonnier sont situés sur la même verticale.

C I NORMA LATERALIS (OU LATÉRALE)

(fig- IA)

Elle correspond à la vue latérale du crâne et comprend :


une partie crânienne, large et ovoïde, et une partie
faciale, plus petite et irrégulière. Elle est marquée, de
haut en bas, par :

11 La ligne temporale supérieure


du pariétal

Elle se continue en avant par la ligne temporale de los


frontal et en arrière par la crête supra-mastoïdienne du
temporal.

FIG. 1.4. Norma lateralis

1. pariétal

2. frontal

3. sphénoïde (rose)

4. os lacrymal

5. os nasal

6. ethmoïde
7. os zygomatique (vert)

8. maxillaire (orange)

9. mandibule

10. ligne temporale sup.

11. foramen pariétal

12. ligne temporale inf.

13. temporal

14. occipital

15. crête supra-mastoïdienne

16. méat acoustique externe

17. processus mastoïde

18. arcade zygomatique

19. branche mandibulaire

2. Ancien. : éminence canine.

5
TÊTE OSSEUSE

2 | La fosse temporale

Elle est limitée par la ligne temporale supérieure en


haut, et l’arcade zygomatique, en bas.

3 | L'arcade zygomatique

Relief palpable entre la joue et la tempe, elle prolonge


en arrière l’os zygomatique.

médiane, la fosse incisive , et en arrière, latéralement, le


foramen grand palatin.

b) Les choanes

Elles sont divisées par le bord postérieur du vomer.

De chaque côté des choanes, se situent la fosse ptérygo-


ïdienne , limitée par les lames du processus ptérygoïde,
et plus latéralement, la fosse infra-temporale.

4 | Le méat acoustique externe

Situé derrière la tête de la mandibule, il est cerné en bas


et en avant par la partie tympanique du temporal. De
cette dernière se détache vers le bas le processus sty-
loïde.

5 | Le processus mastoïde

11 forme une saillie située en arrière du méat acoustique


externe.

6 | La branche de la mandibule

Elle cache la fosse infra-temporale située en arrière du


maxillaire.

7 | Les hémi-arcades dentaires supérieure et


inférieure.

D | NORMA BASA LIS (OU INFÉRIEURE)

(fig. 1.5 et 1.6)

Elle correspond à la face inférieure de la tête osseuse et


comprend : une partie faciale antérieure, et une partie
crânienne, postérieure, séparées par la ligne bizygoma-
tique 3 .

11 La ligne bizygomatique
Tendue entre les tubercules articulaires des processus
zygomatiques, elle passe par le foramen ovale, le fora¬
men déchiré et la synchondrose sphéno-occipitale.

2 | La partie faciale

Elle est cernée en avant et latéralement par la base de la


mandibule. Après ablation de celle-ci on note :

a) Le palais osseux

Il est cerné par l’arcade dentaire supérieure.

Il est formé du processus palatin du maxillaire et de la


lame horizontale du palatin qui déterminent la suture
palatine transverse. Il présente, en avant, sur la ligne

FIG. 1.5. Norma basiUs

Principaux orifices (moitié droite)

1. foramen ovale

2. foramen épineux

3. canal carotidien

4. méat acoustique externe

5. foramen stylo-mastoïdien

6. fosse jugulaire

7. fosse incisive

8. mandibule (jaune)

9. grand foramen palatin

10. choane

11. foramen déchiré

12. sillon de la trompe auditive

13. foramen jugulaire

14. canal hypoglosse

15. canal et fosse condylaires

3. Ou ligne transverse antérieure.


6

TÊTE OSSEUSE EN GÉN ÉRAL P

3 | La partie crânienne présente :

a) Sur la ligne médiane, d’avant en arrière : la partie


basilaire de l’occipital avec son tubercule pharyngien,
le foramen magnum, la crête et la protubérance occi¬
pitales externes.

b) De chaque côté de la partie antérieure du foramen


magnum siège le condyle occipital. En avant de celui-ci
s’ouvre le canal du nerf hypoglosse, et plus avant le

foramen déchiré. Latéralement siègent le canal caroti¬


dien et le foramen jugulaire. Plus latéral, pointe le pro¬
cessus styloïde avec, en avant de celui-ci, la fosse man-
dibulaire, et en arrière, le processus mastoïde.

E | NORMA OCCIPITALIS (OU OCCIPITALE)

(fig- L7)

Elle correspond à la vue postérieure de la tête osseuse.

FIG. 1.6. Base externe du bloc cranio-facial

A. ligne bizygomatique

1. frontal

2. processus zygomatique du maxillaire


3. os zygomatique

4. fissure orbitaire inf.

5. processus zygomatique du temporal

6. fosse mandibulaire

7. processus styloïde

8. méat acoustique ext.

9. processus mastoïde

10. incisure mastoïdienne

11. pariétal

12. processus palatin du maxillaire

13. lame horizontale du palatin

14. foramens petits palatins

15. vomer

16. fosse ptérygoïdienne

17. sillon de la trompe auditive

18. tubercule pharyngien

19. fosse et foramen jugulaires

20. condyle occipital

21. foramen magnum

22. crête occipitale ext.

23. protubérance occipitale ext.

7
TÊTE OSSEUSE

FIG. 1.7. Norma ocdpitalis

1. pariétal

2. occipital (vert)

3. protubérance occipitale et crête


occipitale ext.

4. processus mastoïde

5. processus styloïde

6. maxillaire

7. mandibule

8. ligne nucale suprême

9. ligne nucale sup.

10. ligne nucale inf.

11. processus ptérygoïde

12. palatin

13. lingula et foramen mandibulaires

14. ligne mylo-hyoïdienne

15. fosse submandibulaire

16. épines mentonnières

17. fosse digastrique

3
4

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17

10

1 1
12

13

14

15

1 1 La partie crânienne comprend :

a) La suture lambdoïde et le lambda.

b) La protubérance occipitale externe , médiane et


reliée au foramen magnum par la crête occipitale
externe. De la protubérance et de la crête partent laté¬
ralement les lignes nucales supérieures et inférieures.

c) Les processus mastoïdes qui limitent en bas et laté¬


ralement cette face.

2 | La partie faciale

Elle est plus réduite, et correspond à Touverture pos¬


térieure de la cavité orale osseuse. Elle est limité latéra¬
lement et en bas par la mandibule.

MORPHOLOGIE INTERNE

A | FACE INTERNE DE LA CALVARIA (fig 1.8)

Elle présente sur la ligne médiane, en avant, la crête


frontale qui se prolonge vers l’arrière par le sillon du
sinus sagittal supérieur. De chaque côté de ce sillon
siègent les fossettes granulaires et le foramen pariétal ,
près de son extrémité postérieure.

Sur les côtés, l’os est creusé par les sillons des vaisseaux
méningés.

B | BASE INTERNE DU CRÂNE

Elle est divisée en trois fosses étagées, antérieure,


moyenne et postérieure ( fig . 1.9).

11 La fosse crânienne antérieure

Elle est occupée par les lobes frontaux du cerveau.

a) La partie médiane présente, d’avant en arrière :

• le foramen caecum limité en arrière par la crista


galliy qui donne attache à la faux du cerveau ;

8
TÊTE OSSEUSE EN GÉNÉRAL fl

• la latrie criblée de Vethmoïde , percée de petits orifices,


pour les nerfs olfactifs et le jugum sphénoïdal.

b) Sur les côtés, la partie orbitaire de Vos frontal, mar¬


quée par les empreintes des gyrus cérébraux, s’articule
en arrière avec la petite aile du sphénoïde.

2 | La fosse crânienne moyenne (fig. 1 . 10 )

Elle est occupée par les lobes temporaux du cerveau et


le diencéphale.

a) Elle est limitée :

• en avant , par les bords postérieurs des petites ailes,


le bord postérieur du jugum sphénoïdal et les
processus clinoïdes antérieurs;

• en arrière , par le dos de la selle, le bord supérieur de


la partie pétreuse du temporal et les processus
clinoïdes postérieurs.

FIG. 1.8. Calvaria, face interne

Violet : frontal
Jaune : pariétal
Vert : occipital

1. crête frontale

2. sillon du sinus sagittal sup.

3. suture coronale

4. sillons artériel et veineux

5. fossettes granulaires

6. suture sagittale

7. suture lambdoïde

FIG. 1.9. Fosses crâniennes

(vue supérieure de la face interne du crâne)


A. fosse crânienne ant. (violet)

B. fosse crânienne moyenne (rose)

C. fosse crânienne post. (vert)

1. bord post. de la petite aile du sphénoïde

2. selle turcique

3. clivus

4. bord sup. de la partie pétreuse du temporal

5. foramen magnum

6. fosse cérébelleuse

b) Sur la ligne médiane , elle présente d’avant en


arrière :

• le sillon préchiasmatique , avec à ses extrémités les


canaux optiques;

• la selle turcique limitée par le tubercule de la selle en


avant, et le dos de la selle, en arrière.

9
TÊTE OSSEUSE

FIG. 1.10. Base interne


du crâne

1. foramen caecum

2. crista galli

3. lame criblée de l'ethmoïde

4. fissure orbitaire sup.

5. canal optique

6. foramen rond

7. foramen ovale

8. foramen épineux

9. sillons des nn. grand


et petit pétreux

10. pore acoustique int.

11. foramen jugulaire

12. sillon du sinus sigmoïde

13. fosse cérébelleuse

14. protubérance occipitale int.

15. frontal

16. petite aile du sphénoïde

17. grande aile du sphénoïde

18. sillon carotidien

19. foramen déchiré

20. temporal

21. canal de l'hypoglosse

22. ouverture de l'aqueduc


du vestibule

23. pariétal

5
6

10

11

12

13

- V»*# /

*. M yv

18

19

20

21

22

23

c) De chaque côté , on note :

• le sillon de l'artère carotide interne , au contact de la


selle turcique;

• la fosse sphéno-temporale , constituée de la grande


aile du sphénoïde et de la partie squameuse du
temporal. Elle soutient le lobe temporal du cerveau
et communique avec l’orbite par la fissure orbitaire
supérieure. En arrière de celle-ci se trouvent succes¬
sivement les foramens rond, ovale, épineux, et déchiré,
latéralement siègent l’empreinte trigéminale, les
hiatus des nerfs grand et petit pétreux, l’éminence
arquée, et le sillon ramifié de l’artère méningée
moyenne qui part du foramen épineux.

3 | La fosse crânienne postérieure

Elle est occupée par le tronc cérébral et le cervelet.

a) Sa partie médiane présente, d’avant en arrière : le


clivus, le foramen magnum, point déclive de la fosse, la
crête et la protubérance occipitales internes.

De la protubérance occipitale interne part de chaque


côté le sillon du sinus latéral qui sépare les fosses céré¬
brale et cérébelleuse.

b) Sur chaque côté siègent :

• le canal du nerf hypoglosse , près du foramen


magnum;

• le foramen jugulaire , situé à l’extrémité postérieure


de la suture pétro-occipitale; du foramen part laté¬
ralement le sillon du sinus sigmoïde;

• le méat acoustique interne , situé sur la face posté¬


rieure de la partie pétreuse de l’os temporal. Il
s’ouvre par le pore acoustique interne.

10
TÊTE OSSEUSE EN GÉNÉRAL fl

1.3

ANATOMIE FONCTIONNELLE

La tête osseuse a deux fonctions essentielles, une fonc¬


tion statique, en rapport avec le bloc crânio-facial, et
une fonction dynamique \ liée à la mandibule et à l’os
hyoïde.

A | CONTRAINTES

Le bloc crânio-facial est soumis en permanence à de


nombreuses contraintes, parfois très importantes, qui
sont :

• la compression de la pesanteur;

• la pression dentaire au cours de la mastication ;

• la tension des contractions musculaires au cours de


la mobilisation de la tête osseuse;

• la tension intra-crânienne;

• et les pressions dues aux traumatismes.

B | STRUCTURES DE RÉSISTANCE (fig. LU)

La calvaria est caractérisée par sa structure homogène


et continue, qui lui confère une solidité d’ensemble plus
efficace. Elle est constituée de deux tables d’os compact,
externe et interne, séparées par de l’os spongieux, le
diploë.

La base est de structure plus hétérogène avec des zones


d’os compact contenant du tissu spongieux, et des solu¬
tions de continuité, les foramens et les cavités viscéra¬
les.

La solidarité des os de la tête osseuse est renforcée par


un système d’épaississement d’os compact, représen¬
tant les lignes de force. Celles-ci sont dénommées arcs

FIG. 1.11. Structures de résistance de la tête osseuse

A. norma frontalis
B. base interne du crâne

C. norma lateralis

1. pilier frontal

2. pilier maxillaire

3. pilier zygomatique

4. pilier canin

5. pilier mandibulaire

6. pilier mentonnier

7. poutre sphéno-occipitale

8. pilier sphénoïdal

9. poutre occipitale

10. poutre pétreuse

11. pilier occipital

12. pilier mastoïdien

13. arc fronto-occipital

14. arc latéral sup.

15. arc latéral inf.

16. arc occipital sup.

17. arc occipital inf.

18. arc zygomatique

19. arc mandibulaire post.

20. arc mandibulaire ant.

4. Cette fonction sera étudiée avec l’articulation temporo-mandibu-


laire, et pour l’os hyoïde, avec la langue.

14

15

16

17
12

il

TÊTE OSSEUSE

au niveau de la calvaria et de la face, poutres au niveau


de la base du crâne, et piliers , à leur jonction (Félizet).

À la résistance des lignes de force s’ajoute le rôle des


membranes de revêtement.

11 Les piliers du crâne

a) Le pilier central

Constitué du pilier sphénoïdal, il est situé dans le corps


du sphénoïde et est en rapport avec la majorité des
piliers.

b) Les piliers périphériques

Le pilier frontal est situé dans la partie nasale du fron¬


tal, les piliers zygomatiques , dans les os zygomatiques,
les piliers mastoïdiens , dans les processus mastoïdes et
les piliers occipitaux , dans les condyles occipitaux.

2 | Les arcs du crâne

a) L’arc fronto-occipital

Il unit les piliers frontal et occipital en suivant la crête


frontale, la suture sagittale supérieure, et la crête occi¬
pitale interne.

b) Les arcs latéraux

• Varc latéral supérieur va du pilier zygomatique au


pilier mastoïdien en suivant la direction de la ligne
temporale supérieure.

• Varc latéral inférieur va de la crête infra-temporale


au pilier mastoïdien, en suivant la ligne temporale
inférieure.

c) Les arcs occipitaux

Ils sont supérieur et inférieur. Ils vont du pilier mastoï¬


dien à Tare fronto-occipital, en suivant les lignes nuca-
les supérieure et inférieure.

d) L’arc zygomatique

Tendu entre les piliers zygomatique et mastoïdien, il


parcourt l’arcade zygomatique.

3 | Les poutres du crâne

a) La poutre sphéno-frontale

Elle est tendue entre les piliers zygomatiques à travers


les petites ailes du sphénoïde et le jugum sphénoïdal.
De chaque pilier zygomatique se détache un arc sphé¬
noïdal accessoire qui suit le bord frontal des grandes
ailes du sphénoïde.

b) La poutre pétreuse

Elle unit les piliers sphénoïdal et mastoïdien à travers


le bord supérieur de la partie pétreuse du temporal.

c) La poutre occipitale

Elle part du pilier sphénoïdal, longe un bord du clivus,


pour se diviser et rejoindre les piliers occipital et mas¬
toïdien le long du sinus latéral, et border en arrière le
foramen magnum.

4 | Les piliers de la face

• Les piliers maxillaires , sont situés dans les processus


frontaux des maxillaires.
• Les piliers canins , au niveau des jugums canins.

• Les piliers mandibulaires , dans les angles mandibu-


laires.

• Et le pilier mentonnier , dans la protubérance


mentonnière.

5 | Les arcs de la face

a) Les arcs maxillaires

L’arc maxillaire antérieur unit les piliers maxillaire et


canin; l’arc maxillaire postérieur, les piliers canin et
zygomatique.

b) Les arcs mandibulaires

Les arcs mandibulaires antérieurs sont situés dans le


corps de la mandibule, et les arcs mandibulaires posté¬
rieurs , dans les branches de la mandibule.

6 | Les membranes de revêtement

La galéa aponévrotique et la dure-mère , intimement


adhérentes au périoste surtout au niveau des reliefs et
du pourtour des orifices de la base du crâne, contri¬
buent à la cohésion des os entre eux.

La faux du cerveau , la faux du cervelet, la tente du cer¬


velet, solidarisent la calvaria et la base, surtout chez le
nouveau-né.

Chez le vieillard, l’adhérence plus intense entre la


dure-mère et la table interne explique la rareté de
l’hématome extra-dural.

12

TÊTE OSSEUSE EN GÉNÉRAL fl

C I ADAPTATION BIOMÉCANIQUE

La tête osseuse est caractérisée par sa légèreté alliée à


une rigidité et une résistance remarquables, qui assu¬
rent une protection efficace de l’encéphale et des orga¬
nes qu’il contient.

Les arcs crâniens, telle une architecture ogivale, s’op¬


posent essentiellement aux pressions verticales et sagit¬
tales. Les poutres crâniennes s’opposent aux contrain¬
tes de pression transversales et obliques.
En raison de leur orientation, la diffusion des traits
de fracture sera irradiée, d’où la gravité des
lésions.

Entre les arcs, les poutres et les piliers, siègent les points
plus faibles. Cependant au niveau de la calvaria, ces
zones s’adaptent remarquablement aux contraintes de
pressions, en raison de leur structure triphasique. En
effet, les contraintes de compression s’épuisent partiel¬
lement et tangentiellement dans l’interphase que
constitue le diploë. Les trabécules du diploë démulti¬
plient les pressions en les diffusant sur une surface plus
étendue de la table interne. La table externe se déforme
légèrement, mais le choc est amorti (fig. 1.12).

Par contre, si la contrainte est trop importante, la


table interne se rompt la première sur une surface
plus large que le point d’impact de la pression. Les
lésions cérébro-méningées seront donc plus éten¬
dues.

FIG. 1.12. DémultipUcation d'une contrainte (P)

Composantes des pressions transmises par les trabécules osseuses

a. composantes tangentielles

b. composantes perpendiculaires

1. table ext.

2. diploë

3. table int.

4. fractures

1.4

CRÂNIOMÉTRIE

La crâniométrie consiste à mesurer la tête osseuse à


partir de repères précis préalablement définis. Elle
constitue la base de l’anthropologie initiée par Broca
et exploitée par Morton, Galton... La crâniométrie,
l’une des techniques de la taxinomie humaine 5 , a perdu
de son prestige en raison des corrélations avec l’intel¬
ligence que ses auteurs ont voulu en tirer pour élaborer
le racisme « scientifique ». Comme le souligne Stephen
Jay Gould, la majorité des biologistes modernes rejette
ces conclusions erronées, pour différentes raisons
scientifiques.

L’utilisation de la crâniologie pour expliquer des apti¬


tudes et des comportements humains doit être défini¬
tivement abandonnée.

Cependant, si l’on évite cette dérive intellectuelle, la


crâniométrie reste utile en particulier :

5. Taxinomie : science de la classification des données scientifiques.

• en anthropologie , pour reconstituer un crâne à partir


de fragments d’os retrouvés;

• en médecine légale pour l’identification par exemple


d’un crâne en le comparant à une photographie ou
une radiographie;

• en neurochirurgie , pour définir des repères d’abord


chirurgicaux;

• en fœtologie , pour définir et suivre la croissance du


fœtus in utéro par échographie.

A | POINTS ET PLANS CRÂNIOMÉTRIQUES

(fig. L13)

De nombreux points ont été définis pour servir de repè¬


res de mesures et de référence d’exploration.

13

TÊTE OSSEUSE

FIG. 1.13. Points crâniométriques

A. plan de Francfort
B. plan facial

1. bregma

2. ptérion

3. nasion

4. dacryon

5. point orbitaire inf.

6. acanthion

7. prosthion (alvéolaire sup.)

8. point alvéolaire inf.

9. pogonion

10. gnathion

11. gonion

12. lambda

13. astérion

14. inion

15. porion

12

13

14

15

11 Les points médians principaux

Ils sont situés :

• le nasion , sur la suture fronto-nasale;


• le bregma , à l’extrémité antérieure de la suture sagit¬
tale;

• le lambda , à l’extrémité postérieure de la suture


sagittale;

• Vinion , sur la protubérance occipitale externe;

• Yopisthion, sur le bord postérieur du foramen


magnum ;

• le basion , sur le bord antérieur du foramen


magnum;

• le prosthion 6 , sur le bord du processus alvéolaire;

• le point alvéolaire inférieur , sur le bord de la partie


alvéolaire de la mandibule;

• le gnathion , sur le bord inférieur de la symphyse


mentonnière.

2 | Les points latéraux principaux

Ils sont situés :

• le dacryon, à l’angle antéro-supérieur de l’os


lacrymal ;

• le ptérion , sur la suture sphéno-pariétale;

• Yastérion, à l’union du pariétal, du temporal et de


l’occipital;

• le porion , sur le bord supérieur du méat acoustique


externe ;

• le gonion , à l’angle de la mandibule.

3 | Les plans principaux (fig. 1.14)

Ils sont nombreux et peuvent servir de référence en

orthopédie dento-faciale :

• le plan facial passe par le nasion et le pogonion ;

• le plan auriculo-orbitaire ou plan de Francfort 7 , qui


passe par les porions et les points orbitaires infé¬
rieurs, est horizontal quand la tête est inclinée en
avant de 30°;

• le plan mandibulaire passe par le gnathion et le


gonion. Il fait avec l’axe de l’incisive centrale infé¬
rieure un angle d’environ 90° ;

• le plan occlusal sépare les faces occlusales des dents ;


• le plan palatin passe par le processus palatin du
maxillaire et la lame horizontale du palatin. Il fait
avec l’axe de l’incisive centrale supérieure un angle
d’environ 110°;

6. Poinl alvéolaire supérieur.

7. De Wirchow, de Reed...

14

TÊTE OSSEUSE EN GÉNÉRAL |

FIG. 1.14. Plans et angles crâniens


principaux (coupe sagittale médiane)

A. plan palatin

B. plan occlusal

C. plan mandibulaire

D. plan du clivus

E. plan du jugum

1. nasion

2. gnathion

3. gonion

4. jugum sphénoïdal
5. sillon préchiasmatique

6. dos de la selle

7. clivus

8. basion

9. opisthion

10. inion

• le plan vestibulaire horizontal , identifiable par radio¬


graphie, passe par les canaux semi-circulaire laté¬
raux. Il est horizontal lorsque le regard est horizon¬
tal. Il fait donc avec le plan de Francfort un angle de
30°, ouvert en avant.

B | NORMES CHIFFRÉES

Des nombreuses mesures proposées, nous retiendrons


les plus utilisées en pratique :

11 Chez l'adulte

a) Vangle basilaire antérieur (angle de Welker)

Il est défini par le nasion, le point médian du sillon


préchiasmatique, et le basion. Il est d’environ 150°.

b) Vangle basilaire postérieur

Il est défini par le nasion, le dos de la selle et le basion.


Il mesure environ 120°.

Sa valeur est comparable à l’angle de Wirchow-Land-


zert, défini par l’intersection des plans du jugum et du
clivus.

c) Vindice céphalique (le)

Il permet d’apprécier la forme du crâne. Il est défini par


le rapport :

f c _ M argeur transversale maximum x


longueur sagittale maximum

Ses valeurs définissent :

Chez l'homme
Chez la femme

Le mésocéphale

75 ^ le ^ 80

76 ^ le ^ 81

Le dolichocéphale

le <75

Ic< 76

Le brachycéphale

o*

00

le >81

d) Le volume crânien

La mesure du crâne vide, par les techniques de remplis¬


sage préconisées par Broca, peut varier d’un opérateur
à l’autre. Les évaluations sur le vivant à l’aide de for¬
mules mathématiques sont approximatives.

Le volume crânien est en moyenne de 1 350 à 1 450 ml.


Notons qu’il n’existe pas de corrélation entre le volume
crânien et le poids du cerveau, qui est pratiquement
équivalent dans toutes les races, compte tenu de la taille
et du poids des sujets.

2 | Chez le nouveau-né à terme (fig. 1.15)

La connaissance des diamètres céphaliques chez le


fœtus à terme est très importante pour comprendre la
mécanique obstétricale. Ces diamètres définissent en
effet les présentations au cours de l’accouchement.

À la naissance, les mesures de la tête sont des repères


pour le suivi du développement harmonieux de l’en¬
fant.

15
TÊTE OSSEUSE

FIG. 1.15. Diamètres céphaliques du nouveau-né à terme

(valeurs moyennes en cm)

1. subocripito-bregmatique - 9,5

2. subocripito-frontal - 10,5

3. occipito-frontal - 12

4. occipito-mentonnier - 13,5

5. submento-bregmatique - 9,5

6. bitemporal - 7,5

7. bipariétal - 9,5

C I DYSMORPHISME CRÂNIEN

Le dysmorphisme crânien présente des variations indi¬


viduelles importantes qui varient au cours de la vie de
l’individu. 11 est moins marqué chez l’homme que chez
les autres primates.

Dans l’espèce humaine, les différences morphologiques


du crâne sont faibles. Un groupe ethnique peut présen¬
ter des variations morphologiques et métriques que
l’on retrouve partiellement dans un groupe différent.
Ainsi, la dolichocéphalie, que Retzius et Broca consi¬
déraient, à tord, comme un caractère de supériorité, est
fréquente chez les Suédois, les noirs Africains, les abo¬
rigènes d’Australie et l’homme de Cro-Magnon.

11 Chez l'adulte

Les dimensions du crâne augmentent avec la taille du


sujet. Franz Boas a démontré que les indices céphali¬
ques variaient considérablement parmi les adultes d’un
même groupe et au cours de la vie de l’individu. À taille
égale, le crâne féminin est généralement plus petit que
celui de l’homme, ses saillies osseuses sont moins pro¬
éminentes et l’entrée de l’orbite est plus arrondie.

2 | Chez le sujet âgé

Les os deviennent généralement plus légers et plus min¬


ces en raison de l’ostéopénie sénile. La mandibule subit
les transformations les plus importantes d’autant plus
rapides qu’il y a eu perte des dents et des contraintes
des muscles masticateurs. La partie alvéolaire disparaît
et le corps s’aplatit avec augmentation de l’angle man-
dibulaire.

16

Développement de la tête osseuse

La tête osseuse dérive du mésenchyme, et se développe à partir de deux origines


différentes, le
neurocrâne pour les os du crâne, et le viscérocrâne pour les os de la face.

Le développement de la tête osseuse relève essentiellement des lois de la


génétique. La
morphogenèse subit cependant l'influence de facteurs hormonaux, nutritionnels et
mécaniques
(stimulation musculaire, croissance de l'encéphale et des organes des sens...).

Les anomalies de développement de la tête osseuse sont nombreuses. Certaines


peuvent être diagnostiquées
in utéro, grâce à Léchographie.

ORGANOGÉNÈSE

La céphalogénèse s’étend de la 15 e semaine du déve¬


loppement à la 20 e année post-natale.
A | NEUROCRÂNE

Le neurocrâne dérive du desmocrâne , mésenchyme


entourant les vésicules encéphaliques. Le desmocrâne
se compose de deux couches, interne ou endoméninge,
et externe ou ectoméninge. Vendoméninge donne la
pie-mère et l’arachnoïde. L ’ectoméninge se différencie
en dure-mère et en une lame superficielle, le neuro¬
crâne cartilagineux, pour la base du crâne, et le neuro¬
crâne membraneux, pour la calvaria.

11 Le neurocrâne cartilagineux 1 2 3 4 5

(fig.2.1 et 2.2)

11 apparaît sous forme d’îlots cartilagineux qui prolon¬


gent crânialement l’ébauche des corps vertébraux.

a) Le cartilageparachordal 2 est le premier cartilage à


apparaître au cours de la septième semaine. Il se dispose
autour de l’extrémité crâniale de la notochorde et
donne le dos de la selle.

b) Le cartilage occipital dérive des trois sclérotomes


occipitaux et forme la base de l’occipital. L’incorpora¬
tion au crâne de ces sclérotomes entraîne l’intégration
des nerfs crâniens XI et XII, primitivement spinaux.
Sa partie antérieure fusionne avec le cartilage parachor-
dal pour former le clivus.

c) Le cartilage trabéculaire 3 est un cartilage pair situé


en avant du cartilage de l’hypophyse. Il fusionne rapi¬
dement pour former la partie médiane de l’ethmoïde.

1. Ou chondrocrûne.

2. Ancien. : lame basale.

3. Ancien. : poutrelles de Rathke.

FIG. 2.1. Neurocrâne cartilagineux (embryon de 7 semaines)

1. ectoméninge

2. cartilage hypophysaire

3. cartilage trabéculaire

4. cartilage nasal

5. premier arc branchial

6. deuxième arc branchial


7. cartilage otique

8. cartilage parachordal

9. sclérotomes occipitaux

10. notochorde

17

TÊTE OSSEUSE

FIG. 2.2. Diagrammes des cartilages


constitutifs du neurocrâne cartilagineux

A. 6 semaines

B. 7 semaines

C. 12 semaines

I à XII : nerfs crâniens

1. capsule nasale

2. cartilage trabéculaire

3. aile orbitaire

4. cartilage hypophysaire

5. aile temporale
6. capsule otique

7. cartilage parachordal

8. sclérotomes occipitaux

9. notochorde

10. hypophyse

11. arc neural

12. labyrinthe ethmoïdal

13. partie médiane de l'ethmoïde

14. petite aile du sphénoïde

15. fissure orbitaire sup.

16. corps du sphénoïde

17. grande aile du sphénoïde

18. partie pétreuse du temporal

19. foramen jugulaire

20. base de l'occipital

d) Le cartilage hypophysaire , disposé autour de l’hy¬


pophyse, forme le corps du sphénoïde. Latéralement à
celui-ci, apparaissent secondairement deux cartilages
pairs, les ailes orbitaires pour les petites ailes du sphé¬
noïde, et les ailes temporales pour les grandes ailes du
sphénoïde.

e) Les capsules otiques , situées autour des vésicules


otiques, forment les parties pétreuse et mastoïdienne
du temporal.

f) Les capsules nasales se développent autour des sacs


nasaux et forment la partie labyrinthique de l’eth-
moïde.

2 | Le neurocrâne membraneux

Il procède d’une ossification de membrane débutant

au cours de la 9 e semaine.

b) À la naissance , la calvaria présente des régions


membraneuses non ossifiées dénommées présutures
entre deux os et fontanelles à la jonction des présutu¬
res.
L’ossification de la calvaria est complète au cours de la
6 e année.

B | VISCÉROCRÂNE (fig. 2.3 et 2.4)

11 Le viscérocrâne cartilagineux
Il dérive des cartilages des trois premiers arcs bran¬
chiaux.

a) La partie dorsale du cartilage du premier arc bran¬


chial 4 donne le malléus et l’incus.

b) Le cartilage du deuxième arc branchial 5 donne à


partir de sa partie dorsale, le stapès et le processus sty-

a) Chez le fœtus , l’ossification s’étend en tâche d’huile 4 AnC ien. : cartilage


de Meckel.

dans toutes les directions. 5. Ancien. : cartilage de Reichert.

18
DÉVELOPPEMENT DE LA TÊTE OSSEUSE flj

FIG. 2.3. Développement de la tête osseuse (d'après Boyd et Hamilton)

B. Vue supérieure de la base interne du crâne (embryon de 40 mm)

A. Vue latérale (embryon de 80 mm)

1. frontal

2. os nasal

3. capsule cartilagineuse du nez

4. os lacrymal

5. maxillaire

6. mandibule

7. os zygomatique

8. palatin

9. grande aile du sphénoïde

10. cartilage thyroïde

11. cartilage de Meckel

12. anneau tympanique

13. cartilage styloïde

14. partie squameuse du temporal

15. encéphale

16. os pariétal

17. partie pétreuse du temporal

18. partie sup. de l'écaille


de l'occipital

19. partie inf. de l'écaille


de l'occipital
20. présphénoïde

21. postsphénoïde

22. partie basilaire de l'occipital

23. partie latérale de l'occipital

loïde du temporal; de sa partie moyenne, le ligament


stylo-hyoïdien ; de sa partie ventrale, la petite corne et
la partie supérieure du corps de Vos hyoïde.

c) La partie ventrale du cartilage du troisième arc


branchial donne la grande corne et la partie inférieure
du corps de l’os hyoïde.

2 | Le viscérocrâne membraneux

a) Du mésenchyme du premier arc branchial dérive


l’ossification de membrane pour le maxillaire, l’os
zygomatique, la partie squameuse de l’os temporal,
l’anneau tympanique, l’os lacrymal et l’os nasal.

b) Du mésenchyme entourant la partie ventrale du


cartilage du premier arc branchial dérive une ossifica¬
tion de membrane pour former la mandibule.

Le cartilage intra-mandibulaire disparaît secondaire¬


ment, la partie extra-mandibulaire devenant le liga¬
ment sphéno-mandibulaire.

FIG. 2.4. évolution des cartilages branchiaux


(d'après A. Giroud)

Bleu : 1 er arc - Rouge : 2* arc - Jaune : 3* arc

1. mandibule

2. malléus

3. incus

4. stapès

5. processus styloïde

6. ligament stylo-hyoïdien

7. petite corne de l'os hyoïde


8. grande corne de l'os hyoïde

9. corps de l'os hyoïde

19

TÊTE OSSEUSE

C I CROISSANCE DE LA TÊTE FŒTALE

Le développement de l’encéphale est précoce. Sa crois¬


sance volumétrique, rapide et prédominante, joue un
rôle certain dans l’expansion de la cavité crânienne.
Les diamètres de la tête foetale mesurés par écho¬
graphie au cours de la grossesse, permettent une
estimation de l’âge foetal, voire du poids et du déve¬
loppement du foetus. La surveillance de cette crois¬
sance par la mesure du bi-pariétal foetal, est une
préoccupation en obstétrique (fig. 2.5 ,2.6 et 2.7).

Le diamètre bi-pariétal, mesurable à partir de 10 SA


(semaines d’aménorrhée), présente des variations
liées :

• soit à des facteurs héréditaires : le bi-pariétal étant


corrélé à la taille et au poids des parents, surtout de
la mère;

• soit au sexe : la croissance du foetus masculin étant


plus élevée. Cette différence apparaît dès 20 SA. En
pratique, elle n’existe, avec certitude, qu’au cours
du troisième trimestre de la grossesse ;

I FIG. 2.5. Échographie 4D d'un fœtus de 11 SA

I (cliché Dr J.M. Levaillant)

• soit à des facteurs pathologiques , tels le diabète, l’hy¬


pertension...

D | MALFORMATIONS DE LA TÊTE OSSEUSE

Les malformations de la tête osseuse sont parfois recon¬


naissables par échographie fœtale. Elles ont souvent
une origine commune avec les malformations de
l’encéphale, et sont donc d’apparition précoce.

FIG. 2.6. Échographie d'un fœtus de 15 SA (coupe transversale)


Mesure du diamètre bipariétal

1. faux du cerveau

FIG. 2.7. Courbe standard de croissance du diamètre


bipariétal (DBP), sexes confondus (SA : semaines d'aménorrhée)
(d'après A.M. Guihard-Costa et P. Droullé)

20
DÉVELOPPEMENT DE LA TÊTE OSSEUSE fl

Des gênes impliqués dans la morphogénèse


cranio-faciale ont été identifiés, en particulier
dans certains syndromes dysmorphiques, tel la
crânio-sténose du syndrome de Crouzon...

11 L'acrânie ou crânioschisis est l’absence de


calvaria. Elle s’accompagne de malformations graves
de l’encéphale.

2 | La microcéphalie est caractérisée par la soudure


prématurée de toutes les sutures crâniennes.

3 | La crâniosynostose résulte de la soudure pré¬


maturée de certaines sutures de la calvaria ; il en résulte
des déformations crâniennes.

a) La scaphocéphalie correspond à un crâne étroit et


allongé, résultat d’une synostose isolée de la suture
sagittale.

b) Vacrocéphalie correspond à un crâne large avec


fermeture prématurée de la suture coronale.

c) Voxycéphalie est la malformation la plus courante.


La tête s’allonge vers le haut. Elle est souvent associée
à d’autres malformations de la face, du cou, et des doigts
(le syndactylisme). La tête a la forme d’une tour aplatie
sagittalement, avec un front très large et des fosses tem¬
porales déprimées par la fermeture prématurée des
sutures coronale et lambdoïde.

d) Laplagiocéphalieest la fermeture prématurée uni¬


latérale de la suture coronale ou lambdoïde.

CROISSANCE POST-NATALE

La tête du nouveau-né, très développée, représente le


quart de sa taille.

La croissance du neurocrâne est en relation avec celle


du cerveau. La croissance du viscéro-crâne dépend du
développement de la dentition, des muscles de la mas¬
tication et de la langue.
A | CROISSANCE DU NEUROCRÂNE (fig.2.8)

11 La croissance de la calvaria
Elle est rapide durant la première année, puis plus lente
jusqu’à la septième année. À six ans, ses dimensions
correspondent à 90 % de celles des adultes.

FIG. 2.8. Tête osseuse d'un nouveau-né

A. vue latérale

B. vue supérieure

1. bosse pariétale

2. fontanelle ant.

3. bosse frontale

4. fontanelle sphénoïdale

5. mandibule

6. fontanelle mastoïdienne

7. fontanelle post.

8. suture frontale

9. suture coronale

10. suture sagittale

11. suture lambdoïde

21
TÊTE OSSEUSE

Son développement est globalement concentrique


et sa forme est déterminée durant la première
année ; elle est liée à des facteurs génétiques indé¬
pendants.

Durant la première année, la croissance de la voûte se


fait principalement par l’ossification 6 au niveau des
bords apposés des os. La croissance en largeur s’effec-
tue au niveau des sutures sagittale, sphéno-pariétale,
sphéno-squameuse et occipito-mastoïde, et des syn-
chondroses pétro-occipitales.

La croissance en hauteur s’effectue au niveau des sutu¬


res fronto-zygomatique et squameuse, et des fontanel¬
les sphénoïdales et mastoïdiennes.

Au niveau des fontanelles peuvent se développer


des centres d’ossification qui donnent naissance à
des os suturaux.

Les fontanelles sphénoïdales et postérieure disparais¬


sent à l’âge de deux ou trois mois, les fontanelles mas¬
toïdiennes à la fin de la première année, et la fontanelle
antérieure, au milieu de la deuxième année.

Le développement ultérieur de la calvaria se fait prin¬


cipalement par apposition et absorption au niveau de
ses faces externe et interne.

À la naissance, les os de la calvaria sont constitués d’une


seule couche ; les tables et le diploë n’apparaissent que
vers la quatrième année. Cette différenciation atteint
son maximum vers 35 ans.

Le processus mastoïde est visible dans la seconde


année.

2 | La croissance de la base du crâne


Elle est responsable de l’accroissement en longueur du
crâne et elle se produit principalement au niveau des
synchondroses sphéno-éthmoïdale, sphéno-occipitale
et intra-occipitales.
La croissance se poursuit au niveau de la synchondrose
sphéno-occipitale jusqu’à la 18 e ou 20 e année.

B | CROISSANCE DU VISCÉRO-CRÂNE

La croissance de la face a une durée plus longue, et


l’aspect définitif de la face est atteint vers 25 ans.

11 À la naissance, en norma frontalis, la hauteur


de la face est légèrement inférieure à celle du crâne.
Chez l’adulte, ce rapport est inversé (fig. 2.9 et 2.10).
La mandibule est formée de deux hémi-mandibules,
unies par une synchondrose médiane. L’angle mandi-
bulaire est peu marqué.

6. Deuxième arc branchial.

nouveau-né adulte

I FIG. 2.9. Croissance relative de la face osseuse (BC) par rapport à la tête
osseuse (AC) I FIG. 2.10. Tête osseuse d'un enfant

I (d'après D. Sinclair) I de 4 ans (radiographie de face)

22

DÉVELOPPEMENT DE LA TÊTE OSSEUSE fl

2 | Dans la première année, la croissance en lar¬


geur se produit essentiellement au niveau des sutures
palatines médianes et mandibulaire.

Une grande partie de la croissance faciale se déroule


durant cette période, en association avec l’apparition
de la dentition définitive.

3 | À la fin de la deuxième année, l’expansion


du squelette facial se fait par l’accroissement de surface
au niveau de la face, associée à la résorption au niveau
des parois du sinus maxillaire, de la surface supérieure
du palais et de la surface interne du bord alvéolaire.

La croissance de la mandibule se fait en corrélation avec


celle de la base du crâne.

4 | À la septième année, la croissance de l’eth-


moïde, des cavités orbitaires, et de la partie supérieure
des cavités nasales est achevée ; le maxillaire est alors
déjeté en bas et en avant. La mandibule se développe
aussi en bas et en avant, mais aussi en arrière, simulant
une « rotation » antéro-postérieure du menton
(fig-2.11).

FIG. 2.11. Évolution morphologique et topographique


de la face osseuse au cours de la croissance

A. 8 ans (bleu)

B. 18 ans (rouge)

1. selle turtique

2. nasion
[Link]

PHYLOGÉNÈSE DE LA TÊTE OSSEUSE

L’anatomie comparée montre que l’évolution de la tête


osseuse dépend de l’acquisition de la locomotion bipé-
dique.

A | ÉVOLUTION DU CRÂNE

L’évolution du crâne est marquée par trois modifica¬


tions fondamentales : la flexion de la base du crâne, la
rotation occipitale et l’augmentation du volume crâ¬
nien.

11 La flexion de la base du crâne (fig. 2.12)


Elle résulte de la station érigée qui nécessite une adap¬
tation des organes sensoriels, en particulier la vue, en
position fonctionnelle.

La courbure basilaire apparaît chez les primates et s’ac¬


cuse chez l’homme. Elle se traduit par la formation

d’une angulation de la base du crâne, ouverte en bas et


en avant. Ainsi, l’angle basilaire postérieur, constitué
par le planum et le clivus, est d’environ 120° chez
l’homme, et 140° chez les anthropoïdes.

2 | La rotation occipitale
L’orientation du foramen occipital évolue en même
temps que la formation de l’angle sphénoïdal. Durant
cette évolution, toute la région occipitale s’étend et le
foramen occipital avance et s’horizontalise.

3 | L'augmentation du volume crânien

Le volume crânien et les dimensions du cerveau ont


une évolution parallèle.

Ainsi, le développement du lobe frontal s’accompagne


de la verticalisation de l’os frontal chez VHomo Sapiens

23

TETE OSSEUSE

FIG. 2.12. Rotation occipitale : coupes sagittales médianes


du crâne d'un chien (I) d'un primate (II) et de l'homme (III)

A. axe du foramen magnum

B. sillon préchiasmatique

C. basion

D. nasion

E. point alvéolaire sup.

1. occipital

2. opisthion

3. foramen magnum
4. basion

CBE - degré de prognathisme

Sapiens. Mais la forme du crâne n’aurait « pratique¬


ment pas de corrélation avec le volume cérébral »
(Delattre et Fénart). La capacité crânienne est en
moyenne de 500 ml chez VAustralopithécus Afarentis>
de 700 ml chez Y Homo Habilis t de 1 000 ml, chez
Y Ho mo Erect us, de 1 230 ml chez THowoSflp/ens, et de
1 400 ml chez Y Homo Sapiens Sapiens.

B | ÉVOLUTION DE LA FACE

La verticalisation de la face s’accompagne d’une régres¬


sion des arcades dentaires avec formation du nez et du
menton (fig. 2.13).

Le torus supra-orbitaire saillant et continu chez Y Homo


Sapiens s’atténue chez YHomo Sapiens Sapiens. Le rap¬
prochement des cavités orbitaires permet la vision en
relief.

Le squelette facial subit une rotation en bas et en arrière


de 90° environ, avec régression du « prognathisme
maxillaire » des animaux.

24

DÉVELOPPEMENT DE LA TÊTE OSSEUSE f


La mandibule subit les modifications morphologiques
et fonctionnelles les plus importantes. Elle est consti¬
tuée chez les reptiles par une chaîne d’os indépendants.
Elle est unique chez les mammifères, et associée à une
seule articulation paire, temporo-mandibulaire.

Chez Y Homo Sapiens Sapiens , on observe un abaisse¬


ment du palais osseux et de l’os hyoïde. Simultané¬
ment, la langue descend et recule, dégageant ainsi la
cavité buccale ; les sons peuvent donc être modulés par
le langage.

Notons que le nouveau-né présente, comme Y Homo


ErectuSy un os hyoïde et un larynx haut situés, avec une
langue entièrement dans la bouche.

C| L'ALLÈGEMENT
DES OS DU CRÂNE

Chez les primates les os de la tête sont épais avec une


substance spongieuse réduite.

Chez l’homme, l’abondance du tissu spongieux et le


développement des sinus paranasaux et mastoïdes
réduisent le poids de la tête osseuse, malgré son aug¬
mentation volumétrique. Cet allègement céphalique
entraîne une diminution de la puissance des muscles
cervico-céphaliques et des muscles masticateurs, dont
les lieux d’insertion, les arcades zygomatiques, devien¬
nent plus grêles.

25

Os du crâne

Le crâne est formé de huit os et trois paires d'osselets. Les huit os soudés
comprennent quatre
os médians, le frontal, l'ethmoïde, le sphénoïde et l'occipital, et deux os pairs
et latéraux,
les pariétaux et les temporaux. Dans le temporal siègent les osselets articulés
entre eux : le
malléus * 1 , l'incus 2 et le stapès 3 .

Le crâne est un puzzle d'os complexes, très imbriqués. La connaissance de chaque


pièce passe
d'abord par une vision globale de l'assemblage des os principaux qui composent ce
puzzle
(fig.3.1, 3.2 et 3.3).

1. Ancien. : marteau.
2. Ancien. : enclume.

3. Ancien. : étrier.

10

13

14

15

FIG. 3.1. Puzzle crânien sans


l'ethmoïde et le temporal :
le frontal et l'os palatin droit
en situation (vue antérieure)

A. frontal

B. sphénoïde

C. os palatin

D. os zygomatique

E. maxillaire

1. écaille du frontal

2. foramen supra-orbitaire

3. processus zygomatique du frontal

4. processus frontal

5. faces orbitaires

6. foramen zygomatico-facial

7. processus zygomatique du maxillaire

8. foramen infra-orbitaire

9. petite aile

10. canal optique


11. fissure orbitaire sup.

12. grande aile

13. foramen rond

14. canal ptérygoïdien

15. épine du sphénoïde

16. processus ptérygoïde

17. foramen sphéno-palatin

18. lame verticale du palatin

19. processus frontal du maxillaire

20. face orbitaire

21. épine nasale

22. jugum alvéolaire

27

TÊTE OSSEUSE

FIG. 3.2. Puzzle crânien sans le pariétal (vue inférieure)


A. frontal

3. partie nasale

9. partie tympanique

B. ethmoïde

4. processus zygomatique du frontal

10. processus mastoïde

C. sphénoïde

5. incisure ethmoïdale

11. canal carotidien

D. ocripital

6. cornet nasal moyen

12. petite aile

E. temporal

7. processus zygomatique

13. processus ptérygoïde

1. épine nasale

du temporal

14. grande aile

2. partie orbitaire

8. fosse mandibulaire

15. fosse ptérygoïde

16. foramen ovale

17. fossette pharyngienne

18. tubercule pharyngien

19. condyle occipital

20. fosse et canal condylaires

21. foramen magnum

22. tubercule ocripital externe


28

OS DU CRÂNE

FIG. 3.3. Puzzle crânien sans le pariétal (vue interne)

A. frontal

3. partie orbitaire

10. dos de la selle

17. fosse cérébrale

B. ethmoïde

4. lame criblée

11. partie basilaire

18. crête occipitale int.

C. sphénoïde

5. labyrinthe ethmoïdal

12. canal du n. hypoglosse

19. sinus sagittal sup.

D. ocripital

6. petite aile

13. foramen magnum


20. méat acoutique int

E. temporal

7. jugum sphénoïdal

14. fosse cérébelleuse

21. partie squameuse

1. écaille du frontal

8. grande aile

15. sinus transverse

22. partie pétreuse

2. crête frontale

9. selle turcique

16. protubérance occipitale int.

23. sillon du sinus sigmoïde

TÊTE OSSEUSE
OS FRONTAL

L’os frontal est un os impair et symétrique de la partie


antérieure du crâne. Il participe à la constitution de la
calvaria et de la fosse crânienne antérieure.

L’os frontal est constitué de deux segments : un seg¬


ment vertical, récaille , et un segment horizontal, les
parties nasale et orbitaire (fig. 3.4).

FIG. 3.4. Parties de l'os frontal (vue schématique postéro¬


latérale)

1. écaille (gris) 5. partie nasale

2. bord pariétal 6. incisure ethmoïdale

3. partie orbitaire (rose) 7. face externe

4. bord post.

L’os frontal est le plus exposé dans les traumatismes


antérieurs du crâne.

A | ÉCAILLE DU FRONTAL

11 La face externe (fig. 3.5)

Elle est convexe et comprend les surfaces antérieure et


temporales.

a) La surface antérieure

Elle présente de chaque côté et de haut en bas :

• la tubérosité frontale 4 . Elle est située à environ 3 cm


au-dessus du bord supra-orbitaire.

Elles sont de taille variable et plus saillantes chez le


sujet jeune, et chez l’adulte féminin ;

• Varcade sourcilière. C’est une saillie arciforme à


concavité inférieure, reliée à l’autre par une surélé¬
vation médiane et lisse, la glabelle.

Elles sont plus proéminentes chez l’homme, et sans


rapport avec la taille des sinus frontaux qu’elles
contiennent;

• le bord supra-orbitaire des cavités orbitaires. Plus


saillant latéralement, il se termine par le processus
zygomatique qui s’articule avec l’os zygomatique. Il
présente dans son tiers médial Vincisure supra-orbi¬
taire , et plus médialement Y incisure frontale 5 .

b) Les surfaces temporales

Chacune est limitée, en avant, par la ligne temporale,


qui part du processus zygomatique, et s’incurve en haut
et en arrière, pour se continuer avec la ligne temporale
supérieure du pariétal. Elle donne insertion au muscle
temporal.

2 | La face interne (fig. 3.6)

Elle est concave et présente :

a) Sur la ligne médiane

• Le sillon du sinus sagittal supérieur

• La crête frontale

Elle prolonge en bas les bords réunis du sillon du sinus


sagittal supérieur.

L’extrémité inférieure de la crête forme une petite


échancrure, qui est transformée en un orifice, le fora¬
men caecum , en s’articulant avec la crista galli.

La faux du cerveau se fixe sur les bords du sillon du


sinus sagittal supérieur et sur la crête frontale.

b) De chaque côté

Des fossettes granulaires sont situées de part et d’autre


du sillon du sinus sagittal supérieur et plus latéralement
des empreintes des gyrus cérébraux, et des sillons vas¬
culaires méningés.

Ces sillons vasculaires ne doivent pas être confon¬


dus à la radiographie avec un trait de fracture.

4. Syn. : éminence frontale.

5. Il est foramen frontal sur 50 % des crânes.

30
OS DU CRÂNE |

FIG. 3.5. Os frontal (vue antérieure)

A. surface antérieure

B. surface temporale
(m. temporal)

1. tubérosité frontale

2. glabelle

3. arcade sourcilière

4. processus zygomatique

5. partie orbitaire

6. inrisure supra-orbitaire

7. incisure frontale

8. suture frontale

9. épine nasale

10. bord nasal

11. m. abaisseur du sourcil

12. m. corrugateur du sourcil

13. ligne temporale

3 | Le bord pariétal

Il est épais, dentelé, et biseauté aux dépens de sa face


interne. Il s’articule, en haut, avec les pariétaux, et en
bas avec les grandes ailes du sphénoïde.

B | PARTIE NASALE (fig. 3.7)

Elle est située entre les parties orbitaires et présente :

11 Le bord nasal 1 2 3 4 5 6

Dentelé, et en forme d’un V ouvert en bas, il s’articule


médialement avec l’os nasal, et latéralement, avec le
processus frontal du maxillaire et l’os lacrymal.
2 | L'épine nasale du frontal

Elle est médiane de forme pyramidale triangulaire, avec


un apex inférieur. Sa face antérieure s’articule avec les
os nasaux, sa crête postérieure, avec la lame perpendi¬
culaire de l’ethmoïde.

6. Ancien. : échancrure nasale.

FIG. 3.6. Os frontal (vue postérieure)

1.

fossette granulaire

7. processus zygomatique

2.

sillon du sinus sagittal sup.

8. foramen caecum

3.

bord pariétal

9. cellule frontale

4.

face int. de l'écaille

10. épine nasale

5.

crête frontale

11. toit de l'orbite

6.

partie orbitaire

12. bord post.

3 | L'incisure ethmoïdale

Située en arrière de l’épine nasale, elle forme un U


ouvert en arrière, dans lequel vient s’encastrer la lame
criblée de l’ethmoïde. Ses bords latéraux présentent
des cellules frontales qui s’opposent aux cellules eth-
moïdales antérieures.

(vue inférieure)

FIG. 3.7. Os frontal

1. épine nasale (crête inf.)

2. inrisure frontale

3. inrisure supra-orbitaire

4. fossette trochléaire

5. fosse lacrymale

6. processus zygomatique

7. sillons ethmoïdaux ant.


et post.

8. cellule frontale

9. inrisure ethmoïdale

10. bord nasal

31

TETE OSSEUSE

Ces cellules sont séparées entre elles par les sillons eth-
moïdaux antérieur et postérieur 7 . Ils font communi¬
quer la fosse crânienne antérieure avec la cavité orbi¬
taire.
C I PARTIE ORBITAIRE

des sourcilières. Ils s’ouvrent dans le méat moyen


(fig.3.8).

La fracture de la paroi postérieure du sinus frontal


peut entraîner une rhinorrhée de liquide céphalo¬
rachidien.

11 La face orbitaire

Elle constitue la voûte de la cavité orbitaire. Elle est


triangulaire à base antérieure, concave et lisse. Près de
son angle latéral, se trouve la fosse de la glande lacrymale
et près de l’angle médial, la fossette trochléaire qui cor¬
respond à l’insertion de la trochlée du muscle oblique
supérieur.

Cette fossette est parfois remplacée par l’épine tro¬


chléaire.

2 | La face interne

Convexe et irrégulière, elle est marquée par des


empreintes digitales correspondant aux gyrus du lobe
frontal.

C’est la voie d’abord des tumeurs situées derrière


le bulbe de l’œil.

3 | Le bord postérieur

Mince et horizontal, il s’articule avec la petite aile du


sphénoïde.

D | STRUCTURE

11 L'écaille de l'os frontal

Elle est épaisse et constituée d’un diploë et de deux


lames d’os compact.

2 | La partie orbitaire

Elle est constituée d’os compact, est mince et transpa¬


rente dans les deux tiers postérieurs. Elle peut se résor¬
ber en plaques à un âge avancé.

3 | Les sinus frontaux 8

Au nombre de deux, droit et gauche, ils sont de dimen¬


sions variables et situés dans la partie médiale des arca¬
7. Voir ethmoïde.

8. Voir sinus paranasaux.

E | OSSIFICATION

L’os frontal procède d’une ossification de membrane.

11 Les points d'ossification primaire

Au nombre de deux , ils apparaissent au cours de la hui¬


tième semaine de la vie intra-utérine, au-dessus de
chaque arcade sourcilière, pour former la moitié cor¬
respondante de l’os.

FIG. 3.8. Coupes TDM des sinus


frontaux

(clichés Dr T. Diesce)

A. coupe transversale (axiale)

B. coupe sagittale

1. sinus frontal

2. toit de l'orbite

3. crista galli

4. fosse nasale

32

OS DU CRÂNE Q

À la naissance, l’os est constitué de deux parties séparées


par une suture frontale ou métopique ; leur union débute
au cours de la deuxième année et la suture métopique
disparaît habituellement au cours de la huitième année.
Elle peut parfois persister.

2 | Les points d'ossification secondaire


Au nombre de deux, ils apparaissent à la dixième année
pour l’épine nasale.

3.2

OS ETHMOÏDE

L’ethmoïde est un os impair et symétrique de la partie


antérieure du crâne. Il participe à la formation des orbi¬
tes et des cavités nasales. Il est constitué de quatre par¬
ties :

• la lame criblée, disposée horizontalement entre les


labyrinthes ethmoïdaux;

• la lame perpendiculaire, verticale et médiane, appen-


due à la lame criblée;

• les deux labyrinthes ethmoïdaux, masses latérales


contenant les cellules ethmoïdales (fig. 3.9, 3.10 et
3.11).

Les fractures de la lame criblée peuvent entraîner


une rhinorrhée de liquide cérébro-spinal.

FIG. 3.9. Parties de l'ethmoïde


(vue schématique antéro-latérale)

1. crista galli 4. lame perpendiculaire

2. lame criblée 5. lame orbitaire

3. labyrinthe ethmoïdal

8
9

10

FIG. 3.10. Coupe frontale de la face osseuse

A. orbite

B. sinus maxillaire

C. fosse nasale

1. crista galli

2. lame criblée

3. os frontal

4. cornet nasal sup.

5. labyrinthe ethmoïdal

6. os zygomatique

7. cornet nasal moyen

8. processus unciné

9. cornet nasal inf.

10. maxillaire

11. vomer

12. lame perpendiculaire

33
TÊTE OSSEUSE

FIG. 3.12. Ethmoïde (vue supérieure)

1. lame perpendiculaire

2. aile de la crista galli

3. crista galli

4. cellule ethmoïdale

5. lame criblée

6. lame orbitaire

7. foramen ethmoïdal

8. fente ethmoïdale

9. sillon et n. ethmoïdaux ant.

10. sillon et n. ethmoïdaux post.

FIG. 3.13. Ethmoïde (vue postérieure)

1. crista galli

2. aile de la crista galli

3. lame criblée
4. lame orbitaire

5. cellule ethmoïdale

6. cornet nasal sup.

7. processus unciné

8. cornet nasal moyen

9. lame perpendiculaire

A | LAME CRIBLÉE (fig.3.12)

Encastrée dans l’incisure ethmoïdale de Vos frontal,


elle s'étend d’un labyrinthe à l’autre et forme le toit des
cavités nasales.

Sa face supérieure comprend : dans le plan médian, la


crista galli et de chaque côté, sagittalement, les gouttiè¬
res olfactives.

11 La crista galli 9

C’est une crête triangulaire et mousse.

a) Son bord antérieur est court, vertical et épais. 11


s’articule avec le frontal par deux processus, les ailes de
la crista galli, qui limitent le foramen caecum.

b) Son bord postérieur est long, mince et incliné. Il


donne insertion à la faux du cerveau.

c) Sa base correspond à la lame criblée.

d) Ses faces latérales sont lisses et bombées.

2 | Les gouttières olfactives


Elles soutiennent les bulbes olfactifs et sont percées de
nombreux orifices, les foramens ethmoïdaux, destinés
aux nerfs olfactifs.

Contre la crista galli se trouve la fente ethmoïdale,


contenant un prolongement de la dure-mère et les nerfs
terminaux 10 .

En avant de chaque gouttière olfactive se trouve le fora¬


men ethmoïdal traversé par le nerf ethmoïdal anté¬
rieur.

B | LAME PERPENDICULAIRE (fig. 3.13)

Elle forme la partie antéro-supérieure du septum nasal.


Souvent déviée latéralement, elle est fine, plate et qua¬
drilatère.
11 Les bords

a) Son bord supérieur est fixé à la lame criblée.

b) Son bord antérieur, oblique en bas et en avant, s’ar¬


ticule avec l’épine nasale du frontal et avec la crête des
os nasaux.

c) Son bord postérieur, oblique en bas et en arrière,


s’articule en haut avec la crête du sphénoïde et en bas
avec le vomer.

9. En raison de son aspect en crête de coq.

10. Les nerfs terminaux sont considérés comme les véritables pre¬
miers nerfs crâniens dont la fonction serait végétative.

34

OS DU CRÂNE H

FIG. 3.14. Os ethmoïde (vue latérale)

1. crista galli

2. cellules du labyrinthe ethmoïdal

3. lame perpendiculaire

4. processus unciforme

5. lame orbitaire

6. cornet moyen

d) Son bord inférieur, plus épais, s’articule avec le car¬


tilage septal du nez.

2 | Les surfaces latérales


Recouvertes de la muqueuse nasale, elles sont lisses à
l’exception de leurs parties supérieures creusées de
sillons pour les nerfs olfactifs.

C| LABYRINTHES ETHMOÏDAUX 11

Chaque labyrinthe a la forme d’un parallélépipède irré¬


gulier, à grand axe sagittal avec six faces.

11 La lame orbitaire 12 (fig. 3.14)

Lisse et fine, elle forme une partie de la paroi médiale


de l’orbite.

2 | La face nasale ou médiale (fig. 3.15)

Elle constitue une partie de la paroi latérale de la cavité


nasale. Elle est irrégulière par le relief des cornets eth-
moïdaux, lamelles osseuses recourbées en bas et laté¬
ralement.

a) Le cornet nasal supérieur a une base d’implantation


oblique en bas et en arrière. Il forme la limite supérieure
du méat nasal supérieur.

FIG. 3.15. Ethmoïde (vue médiale schématique avec résection


des cornets nasaux en B)

A. face sup.

B. face post.

1. sillon ethmoïdal ant.

2. sillon ethmoïdal post.

3. cellules ethmoïdales

4. récessus sphéno-ethmoïdal

5. cornet nasal suprême

6. cornet nasal sup.

7. cornet nasal moyen


8. sillon des nn. olfactifs

9. processus unciné

10. méat nasal sup.

11. méat nasal moyen

12. bulle ethmoïdale

13. hiatus semi-lunaire

14. infundibulum ethmoïdal

15. ouverture du sinus ethmoïdal


ant.

Au-dessus de ce cornet, on note la présence de sillons


verticaux pour les filets olfactifs et dans la partie pos¬
térieure une petite dépression, le récessus sphéno-eth¬
moïdal cerné par une crête inconstante, le cornet nasal
suprême.

11. Ancien. : masses latérales.

12. Ancien. : os planum ou lame papyracée.

35

TÊTE OSSEUSE

b) Le cornet nasal moyen a une base d’implantation


concave en bas. Il limite en haut le méat nasal moyen
qui présente :

• la bulle ethmoïdale , saillie ovalaire correspondant


aux cellules ethmoïdales moyennes ;

• le processus unciné 13 qui se détache de l’extrémité


antérieure du méat moyen. Il descend en arrière
pour s’articuler avec le processus ethmoïdal du
cornet inférieur. Il obture partiellement le hiatus
maxillaire;

• rinfundibulum ethmoïdal , gouttière oblique en bas


et en arrière, qui sépare la bulle ethmoïdale du
processus unciné. Son ouverture dans la cavité
nasale constitue le hiatus semi-lunaire. Dans l’infun-
dibulum ethmoïdal s’ouvrent les sinus frontal,
maxillaire, ethmoïdaux antérieurs et postérieurs.

3 | La face supérieure

Elle prolonge latéralement la lame criblée et s’articule


avec la surface ethmoïdale du frontal.

Elle est creusée de cellules et de deux sillons : les sillons


ethmoïdaux antérieur et postérieur.

4 | La face inférieure

Creusée de cellules, elle regarde en bas et latéralement.


Elle s’articule avec la face interne du maxillaire en
avant, et le processus orbitaire du palatin, en arrière.

5 | La face antérieure

Biseautée aux dépens de sa face latérale et de sa face


inférieure, elle est creusée de cellules et s’articule avec
l’os lacrymal et le processus frontal du maxillaire.

6 | La face postérieure

Creusée de cellules, elle s’unit à la face antérieure du


corps du sphénoïde.

D | STRUCTURE
11 La crista galli

Constituée de tissu spongieux, elle peut présenter un


petit sinus aérique.

2 | Les labyrinthes ethmoïdaux

(fig- 3.16)

Ils sont formés de minces lamelles de tissu compact qui


circonscrivent des cavités pneumatiques, les cellules
ethmoïdales antérieures, moyennes et postérieures.
Tapissées de muqueuse nasale, elles constituent te sinus
ethmoïdal.

E | OSSIFICATION

11 Les points d'ossification primaire

Au nombre de deux, un par labyrinthe (situé au niveau


de la lame orbitaire), ils apparaissent au cours du 4 e ou
5 e mois in utéro. Les labyrinthes sont complètement
ossifiés à la naissance.

2 | Le point d'ossification secondaire

Destiné à la lame perpendiculaire, il apparaît à la fin


de la l rc année. L’ossification s’étend au cours de la
2 e année vers la lame criblée.

La fusion avec le sphénoïde a lieu à 25 ans.

FIG. 3.16. Coupe TDM transversale de la face

(cliché Dr T. Diesce)

1. os nasal

2. labyrinthe ethmoïdal

3. orbite

4. lame perpendiculaire

5. cellule sphéno-ethmoïdale

13. Ancien. : unciforme.

36

OS DU CRÂNE H

OS PARIÉTAL

L’os pariétal est un os pair de la partie latérale de la


calvaria. Il a la forme d’un quadrilatère irrégulier, et
présente deux faces, quatre bords et quatre angles.

A I FACES (fig. 3.17)

11 La face externe

Elle est convexe et lisse. Elle présente :


a) La tubérosité pariétale ‘Mégère surélévation, pres¬
que centrale.

b) Les lignes temporales supérieure et inférieure .


Situées au-dessous de la tubérosité pariétale, elles for¬
ment deux arcs concentriques à convexité supé¬
rieure :

• sur la ligne temporale supérieure, se fixe le fascia


temporal ;

• sous la ligne temporale inférieure s’insère le muscle


temporal.

c) Le foramen pariétal externe . Situé près des bords


sagittal et occipital, il livre passage à une veine émissaire
du sinus sagittal supérieur.

2 | La face interne

Elle est concave et marquée par :

a) Les empreintes desgyrus cérébraux

b) Les sillons vasculaires pour les rameaux des vais¬


seaux méningés moyens. Ces sillons partent de l’angle
sphénoïdal, et de la partie moyenne du bord squameux
pour se diriger en haut et en arrière.

FIG. 3.17. Os pariétal droit

A. vue externe

B. vue interne

1. bord sagittal

2. foramen pariétal

3. angle occipital

4. bord occipital

5. angle mastoïdien

6. angle frontal

7. bord frontal

8. bosse pariétale

9. ligne temporale sup.

10. ligne temporale inf.


11. m. temporal

12. angle sphénoïdal

13. bord squameux

14. sillon du sinus sigmoïde

c) Le demi-sillon du sinus sagittal supérieur. Il longe


le bord sagittal. La faux du cerveau s’attache sur ses
bords.

Elles sont plus prononcées dans les crânes des person


nés âgées.

d) Les granulations fovéolaires. Elles sont situées près


de la gouttière du sinus sagittal, et logent des granula¬
tions arachnoïdiennes 15 .

B | BORDS

Ils sont tous dentelés.

14. Ancien. : bosse pariétale.

15. Ancien. : granulations de Pacchioni.

37

TÊTE OSSEUSE

11 Le bord sagittal

Plus long et épais, il s’articule avec son homologue pour


former la suture sagittale.
2 | Le bord squameux

Inférieur et biseauté extérieurement, il présente :

• une partie antérieure, courte et mince, s’articulant


avec la grande aile du sphénoïde;

• une partie moyenne, arquée, s’articulant avec la


partie squameuse de l’os temporal ;

• et une partie postérieure, courte et épaisse, s’articu¬


lant avec le processus mastoïde de l’os temporal.

3 | Le bord frontal

Biseauté extérieurement en haut et intérieurement en


bas, il s’articule avec l’os frontal pour former la suture
coronale.

41 Le bord occipital

Il s’articule avec l’os occipital pour constituer la suture


lambdoïde.

C| ANGLES

11 L'angle frontal

Antéro-supérieur et presque à angle droit, il s’articule


avec son homologue et le frontal pour définir le bre-
gma.

2 | L'angle sphénoïdal 16

Antéro-inférieur, il s’articule avec le frontal, la grande


aile du sphénoïde et la partie squameuse du temporal

pour définir le ptérion ,7 . Sa face interne est marquée


par une gouttière profonde (parfois un canal) pour la
branche frontale des vaisseaux méningés moyens.

3 | L'angle mastoïdien

Postéro-inférieur et mousse, il s’articule avec l’os occi¬


pital et le processus mastoïde de l’os temporal pour
définir l’astérion. Sur sa face interne se trouve la gout¬
tière large du sinus sigmoïde.

4 | L'angle occipital

Postéro-supérieur et arrondi, il s’articule avec son


homologue et l’occipital pour définir le lambda.

D | STRUCTURE

Il est constitué de deux tables externe et interne d’os


compact, séparées par de l’os spongieux, le diploé.
E | OSSIFICATION

L’os pariétal procède d’une ossification de mem¬


brane.

Deux points d'ossification primaire apparaissent, l’un


au-dessus de l’autre, au niveau du tubercule pariétal à
la huitième semaine de développement. Ces centres
s’unissent rapidement, et l’ossification s’étend de
manière centrifuge vers les bords.

À la naissance , les lignes temporales sont situées très


bas ; elles n’atteignent leur position définitive qu’après
l’éruption des molaires.

Occasionnellement, l’os pariétal est subdivisé en partie


supérieure et en partie inférieure par une suture antéro¬
postérieure.

16. Ancien. : angle de Welckcr.

17. Dans certains crânes, l’os frontal s’articule avec l’écaille de l’os
temporal, et dans ce cas, l’os pariétal ne rejoint pas la grande aile
du sphénoïde.

38

OS DU CRÂNE Q

OS SPHÉNOÏDE

L’os sphénoïde est un os impair et symétrique qui s’ar¬


ticule avec tous les os du crâne. Il appartient essentiel¬
lement à la base du crâne et constitue un os fondamen¬
tal du point de vue morphologique et fonctionnel.
Situé à la partie moyenne de la base du crâne, l’os sphé¬
noïde est constitué :

• d’une partie médiane, le corps y

• de deux expansions bilatérales, les petites et grandes


ailes ,

• et de deux prolongements inférieurs, les processus


ptérygoïdes (fig. 3.18).

A | CORPS DU SPHÉNOÏDE

Il est de forme cubique.


11 La face supérieure (fig. 3.19)

Elle présente d’avant en arrière :

FIG. 3.18. Parties du sphénoïde (vue schématique antéro-


supérieure droite)

1. selle turcique

2. face cérébrale

3. petite aile

4. grande aile

5. corps

6. processus ptérygoïde

7. face temporale

8. face orbitaire

a) Lejugum sphénoïdal

Surface quadrilatère et lisse, il est légèrement déprimé


de chaque côté de la ligne médiane. En continuité avec
la face supérieure des petites ailes, il présente un pro¬
longement antérieur et médian, le processus ethmoïdal
du sphénoïde qui s’articule avec la lame criblée de l’eth-
moïde.

b) Le sillon préchiasmatique™

Il est transversal, et se continue latéralement par les


canaux optiques.

18. Son bord antérieur était dénommé limbus sphénoïdal.

FIG. 3.19. Sphénoïde (les ailes gauches


n'ont pas été représentées ; vue interne)

1. processus éthmoïdal

2. limbus sphénoïdal

3. sillon préchiasmatique

4. tubercule de la selle

5. processus clinoïde moyen


6. petite aile

7. grande aile

8. fente orbitaire sup.

9. foramen rond

10. foramen ovale

11. foramen épineux et épine du sphénoïde

12. jugum sphénoïdal

13. canal optique

14. processus clinoïde ant.

15. fosse hypophysaire

16. processus clinoïde post.

17. dos de la selle

18. lingula sphénoïdale

19. partie basilaire de l'occipital

12

13

14

15

16

17

18

39
TETE OSSEUSE

FIG. 3.20. Sphénoïde


(vue antérieure)

1. face temporale (m. temporal)

2. face orbitaire

3. face maxillaire

4. face latérale du processus


ptérygoïde (m. ptérygoïdien lat.)

5. face médiale du processus


ptérygoïde

6. cornet sphénoïdal

7. vomer

8. face ant. du processus ptérygoïde

9. ouverture du sinus sphénoïdal

10. crête sphénoïdale

11. cellule sphénoïdale

12. fissure orbitaire sup.

13. petite aile

14. bord zygomatique


15. foramen rond

16. canal ptérygoïdien

17. épine du sphénoïde

18. lig. sphéno-mandibulaire

19. lig. ptérygo-épineux

c) La selle turcique

C’est une excavation en forme de selle, convexe trans¬


versalement.

• En avant, elle est limitée par une éminence transver¬


sale, le tubercule de la selle.

• La partie profonde ou fosse hypophysaire loge l’hy¬


pophyse.

Son versant antérieur présente une crête inconstante,


la crête synostosique y dont les extrémités forment les
processus clinoïdes moyens 19 .

La fosse hypophysaire est agrandie et amincie dans


les tumeurs hypophysaires.

• En arrière, elle est limitée par le bord supérieur du


dos de la selle 20 dont les extrémités forment les
processus clinoïdes postérieurs.

Le dos de la selle est une lame aplatie, inclinée en bas


et en arrière. Il est en continuité avec la partie basilaire
de l’occipital pour former le clivus.

2 | La face antérieure (fig. 3.20)

En rapport avec les cavités nasales, elle est rectangulaire


et présente :

a) La crête sphénoïdale antérieure

Médiane et verticale, elle s’articule avec le bord posté¬


rieur de la lame perpendiculaire de l’ethmoïde. Son
extrémité inférieure constitue le rostrum sphénoïdal.

b) La partie antérieure du cornet sphénoïdal


Situé de chaque côté de la crête sphénoïdale, il est
déprimé en gouttière verticale. Dans sa partie supé¬
rieure se situe Y ouverture du sinus sphénoïdal.

c) Plus latéralement , l’ouverture des cellules sphénoï¬


dales qui s’articulent avec le labyrinthe ethmoïdal, et le
processus orbitaire du palatin.
3 | La face postérieure

Elle est soudée à la partie basilaire de l’occipital.

4 | Les faces latérales (fig. 3.21 et 3.22)

Sur chaque face s’implantent une petite aile, en haut et


en avant, et une grande aile, en bas et en arrière. Leurs
racines divisent la face latérale en deux parties, pré-
alaire et rétro-alaire.

a) La partie pré-alaire constitue la paroi médiale de


l’orbite. Elle se continue en arrière par le canal optique,
en haut, et la fissure orbitaire supérieure, en bas.

19. Le sillon transversal limité par le tubercule de la selle et la crête


synostosique est dénommé parfois sillon du sinus coronaire.

20. Ancien. : lame quadrilatère.

40

OS DU CRÂNE H

FIG. 3.21. Sphénoïde (vue latérale)

a. selle turcique

1. grande aile (m. temporal)

2. tubercule sphénoïdal
(m. ptérygoïdien lat.)

3. crête infra-temporale

4. lame latérale du processus


ptérygoïdien (m. ptérygoïdien
latéral)
5. hamulus ptérygoïdien

6. gouttière carotidienne

7. foramen épineux et épine


du sphénoïde

FIG. 3.22. Sphénoïde (vue latérale avec résection des ailes


au niveau de leurs racines)

1. canal optique (n. optique


et a. ophtalmique)

2. tubercule infra-optique

3. fissure orbitaire sup.

4. racine ant. de la grande aile

5. foramen rond (n. maxillaire


et v. émissaire)

6. racine moyenne de la grande


aile

7. racines des petites ailes

8. gouttière carotidienne

9. Unguia sphénoïdale

10. foramen épineux

et a. méningée moyenne

11. racine post. de la grande aile

12. foramen ovale, n. mandibulaire


et a. méningée accessoire

13. surface articulaire avec l'os


palatin

Sous le canal optique, le tubercule infra-optique donne


insertion à Panneau tendineux commun.

b) La partie rétro-alaire est en rapport avec le sinus


caverneux. C’est une surface oblique en bas et en arrière,
marquée parla gouttière carotidienne. Celle-ci, incurvée
en S, présente dans sa partie inférieure un processus
acéré, la Unguia sphénoïdale.

5 | La face inférieure (fig. 3.23)


Elle constitue la partie la plus postérieure de la voûte
des cavités nasales.

a) Sur la ligne médiane, la crête sphénoïdale inférieure


rejoint en avant le rostrum sphénoïdal et s’articule avec
le vomer.

Le rostrum sphénoïdal et le vomer limitent un canal


borgne, le canal voméro-rostral.

b) De chaque côté, se situe une surface lisse, la partie


inférieure du cornet sphénoïdal 21 . Elle est triangulaire
à base antérieure et répond latéralement au processus
vaginal du processus ptérygoïde.

B | PETITES AILES

Ce sont deux lames horizontales triangulaires, à som¬


met latéral. Elles naissent de la partie antéro-supérieure
du corps du sphénoïde par deux racines. La racine
supérieure, fine et plane, semble prolonger le jugum
sphénoïdal; la racine inférieure épaisse, est plus pos¬
térieure. Ces racines s’unissent pour délimiter le canal

21. Ancien. : cornet de Bertin.

41

TÊTE OSSEUSE

FIG. 3.23. Sphénoïde


(vue infero-antérieure)

1. crête sphénoïdale inf.

2. cornet sphénoïdal

3. petite aile
4. fissure orbitaire sup.

5. face orbitaire
de la grande aile

6. face temporale
de la grande aile

7. foramen rond

8. face maxillaire
de la grande aile

9. lame médiale du processus


ptérygoïde

10. lame latérale du processus


ptérygoïde

11. foramen ovale

12. foramen pétreux

13. foramen épineux

14 . épine du sphénoïde

15. crête infra-temporale


I 16. processus vaginal

optique qui livre passage au nerf optique et à l’artère


ophtalmique.

11 La face supérieure

Elle est lisse et en rapport avec la face inférieure du lobe


frontal du cerveau.

2 | La face inférieure

Elle forme la paroi supérieure de l’orbite et le bord


supérieur de la fissure orbitaire supérieure.

3 | Le bord antérieur

Il est biseauté aux dépens de la face inférieure, et s’ar¬


ticule avec la lame orbitaire du frontal.

4 | Le bord postérieur

Il est lisse, et en rapport avec la fissure orbitaire supé¬


rieure. Son extrémité médiale saillante constitue le
processus clinoïde antérieur. Sur ce processus se fixe
l’extrémité antérieure du bord libre de la tente du
cervelet 22 .

22. Les processus dinoïdes antérieur et moyen sont parfois réunis en


un pont osseux qui transforme la gouttière carotidienne en un
foramen carotido-clinoïdicn.

C| GRANDES AILES

Chaque aile se déploie latéralement en redressant ses


parties antérieure et latérale ; d’où l’existence de quatre
faces : cérébrale, temporale, orbitaire et maxillaire.

11 La face cérébrale

Elle est concave et constitue une partie de la fosse crâ¬


nienne moyenne. Elle est recouverte d’éminences
mamillaires, d’impressions digitales, et présente dans
sa partie médiale, d’avant en arrière :

• le foramen rond 23 , compris entre les racines anté¬


rieure et moyenne de la grande aile. Il contient le
nerf maxillaire ;

• le foramen ovale 2 *, situé à 1 cm en arrière du précé¬


dent; il livre passage au nerf mandibulaire;

• le foramen épineux 25 , situé à 2 mm en arrière du


foramen ovale; il livre passage aux vaisseaux ménin¬
gés moyens et au rameau récurrent méningé du nerf
mandibulaire;

• le foramen pétreux 26 , situé en arrière du foramen


ovale ; il contient le nerf petit pétreux;

• le foramen veineux 27 , inconstant et médial par


rapport au foramen ovale; il contient une veine
émissaire du sinus pétreux supérieur.

23. Ancien. : grand rond. Il est large de 3 à 5 mm.

24. Ancien. : trou ovale. Il mesure en moyenne 7 mm de longueur et


4 mm de largeur.

25. Ancien. : trou petit rond.

26. Ancien. : canal innominé d’Arnold.

27. Ancien. : trou de Vésale.

42
OS DU CRÂNE Q

FIG. 3.24. Sphénoïde (vue postérieure


de la moitié droite)

1. corps

2. canal optique

3. fissure orbitaire sup.

4. petite aile

5. grande aile

6. foramen rond

7. épine du sphénoïde

8. lig. sphéno-mandibulaire

9. m. tenseur du voile du palais

10. fosse scaphoïde (m. tenseur du voile


du palais)

11. processus et lig. ptérygo-épineux

12. aile latérale (m. ptérygoïdien médial)

13. incisure ptérygoïdienne

14. hamulus ptérygoïdien

15. canal ptérygoïdien

16. canal voméro-vaginal

17. canal voméro-rostral

18. vomer

19. aile médiale

2 | La face temporale

Elle est exocrânienne, convexe et divisée par une arête


antéro-postérieure, la crête infra-temporale dont l’ex-
trémité antérieure forme le tubercule sphénoïdal. La
surface supérieure ou temporale donne insertion au
muscle temporal. La surface inférieure ou infra-tem¬
porale présente dans sa partie postérieure l’ouverture
des foramens ovale et épineux.

3 | La face orbitaire

Orientée en avant et médialement, elle constitue la


partie postérieure de la paroi latérale de l’orbite. Elle
est plane et quadrilatère avec :

• un bord supérieur, dentelé, s’articulant avec la lame


orbitaire de l’os frontal ;

• un bord latéral, s’articulant avec l’os zygomatique;

• un bord inférieur, limite supérieure de la fissure


orbitaire inférieure;

• et un bord médial, limite inférieure de la fissure


orbitaire supérieure.

4 | La face maxillaire 28

Concave en bas, elle forme le toit de la fosse ptérygo -


palatine. Dans sa partie médiale, s’ouvre le foramen
rond. Elle donne insertion au muscle ptérygoïdien
latéral.

28. Ancien. : infra-temporale.

5 | Les bords

a) Le bord frontal s’articule avec le bord sphénoïdal du


frontal.

b) Le bord pariétal est court, horizontal et bisauté aux


dépens de la face interne. Il s’articule avec l’angle
antéro-inférieur du pariétal.

c) Le bord squameux , concave, s’articule avec l’écaille


du temporal. Son extrémité inférieure se prolonge par
Y épine du sphénoïde qui présente sur sa face médiale le
sillon de la corde du tympan ; elle donne insertion au
muscle tenseur du voile du palais, et aux ligaments
sphéno-mandibulaire et ptérygo-épineux.

d) Le bord zygomatique, vertical, s’articule avec le bord


postéro-médial de l’os zygomatique.

D | PROCESSUS PTÉRYGOÏDES

Les processus ptérygoïdes sont appendus verticalement


à la face inférieure du corps et de la racine de la grande
aile du sphénoïde (fig. 3.24).

11 Constitution
Chaque processus est constitué par deux lames , médiale
et latérale.

Dans leur moitié supérieure, les lames fusionnent par


leurs bords antérieurs pour former la face antérieure
du processus ptérygoïde et un angle dièdre ouvert en
arrière, la fosse ptérygoïde.

43

TETE OSSEUSE

Dans leur moitié inférieure, les lames s’écartent l’une


de l’autre pour limiter Vincisureptérygoïdienne. Celle-
ci est comblée par le processus pyramidal du palatin
qui se fixe sur ses bords. La lame médiale, plus étroite
et longue, présente à son extrémité inférieure une
incurvation latérale, à concavité inférieure, le hamulus
ptérygoïdien. Dans la concavité, ou sillon du hamulus
ptérygoïdien , se réfléchit le tendon du muscle tenseur
du voile du palais.

2 | La face antérieure

Triangulaire à base supérieure, elle constitue la paroi


postérieure de la fosse ptérygo-palatine. À sa base,
s’ouvre le canal ptérygoïdien 29 .

3 | La face médiale

Elle limite latéralement la choane correspondante et


s’articule en avant avec le processus sphénoïde de l’os
palatin. Son extrémité supérieure se prolonge sur le
corps du sphénoïde par une mince lamelle osseuse, le
processus vaginal Ce processus s’articule médialement
avec l’aile du vomer pour délimiter le canal vornéro -
vaginal. 11 délimite aussi, avec la lame verticale du pala¬
tin, le canalpalato-vaginal (voir fig. 5.5).

4 | La face latérale

Elle forme une partie de la paroi médiale de la fosse


infra-temporale et donne insertion au muscle ptéry¬
goïdien latéral.
5 | La fosse ptérygoïde

Elle présente :

• sur son bord médial, en haut, une échancrure


répondant à la trompe auditive;

• sur son bord latéral, dans la partie moyenne, le


processus ptérygo-épineux™ \

• dans sa partie supéro-médiale, une petite dépres¬


sion ovalaire, la fosse scaphoïde , dans laquelle s’in¬
sère le muscle tenseur du voile du palais;

• sur sa paroi latérale, l’insertion du muscle ptérygoï¬


dien médial.

E| STRUCTURE

Le sphénoïde est essentiellement constitué d’os com¬


pact. Les parties contenant de l’os spongieux sont les
parties supérieure et antérieure des grandes ailes, la
base des processus ptérygoïdes et la partie postérieure

29. Ancien. : canal vidien.

30. Ancien. : épine de Civinini.

du corps. Le corps est creusé du sinus sphénoïdal


(fig- 3.25).

F | OSSIFICATION

Le sphénoïde fait son apparition au 3 e mois de la vie


foetale et se développe par 13 points d’ossification dont
un est impair et médian.

11 La partie pré-sphénoïdienne

Située en avant du tubercule de la selle, et comprenant


les petites ailes, elle procède de quatre points d’ossifi¬
cation : deux pour les petites ailes et deux pour la par¬
tie antérieure du corps du sphénoïde.

2 | La partie post-sphénoïdienne
Comprenant le reste de l’os, elle procède de huit points
d’ossification :

• deux points pour la partie postérieure du corps du


sphénoïde ;

• deux points pour les grandes ailes et les lames laté¬


rales des processus ptérygoïdes ;

• deux points pour les lames médiales des processus


ptérygoïdes ;
• deux points pour les lingulas sphénoïdales et la
partie adjacente du corps.

3 | Le point rostral d'ossification

Il forme le rostrum sphénoïdal et la crête sphénoï¬


dale.

FIG. 3.25. Coupe TDM coronale du sphénoïde

(cliché Dr T. Diesce)

1. canal optique

2. sinus sphénoïdal

3. foramen rond

4. processus ptérygoïde

5. naso-pharynx

44

OS DU CRANE

3.5

OS TEMPORAL

L’os temporal est un os pair qui participe à la formation


de la base du crâne et de la calvaria. Il renferme l’organe
vestibulo-cochléaire. Il est constitué de trois parties
embryologiquement différentes : la partie pétreuse, la
partie squameuse, et la partie tympanique (fig. 3.26).

A | PARTIE PÉTREUSE OU ROCHER

Elle a la forme d’un tétraèdre à base externe dont l’axe


est oblique médialement en avant et un peu en haut.
Elle présente trois faces, antérieure, postérieure et infé¬
rieure, trois bords, supérieur, postérieur et antérieur,
une base et un apex.

11 La face antérieure (fig. 3.27)


Elle participe à la formation de la fosse crânienne
moyenne et elle est en continuité avec la face cérébrale
de la partie squameuse. Elle répond au lobe temporal
et présente :

a) L'empreinte trigéminale , dépression située près de


l’apex ; elle loge le ganglion trigéminal.

FIG. 3.26. Parties de l'os temporal (vue schématique antéro¬


latérale)

Bleu : partie squameuse


Rouge : partie pétreuse
Jaune : partie tympanique

1. face ant.

2. apex

3. face inf.

4. processus zygomatique

5. face temporale

6. base

7. méat acoustique ext.

8. processus styloïde

b) L'éminence arquée, surélévation située au niveau


du tiers postérieur. Elle est déterminée par le canal
semi-circulaire supérieur et répond à la partie posté¬
rieure du canal facial.

c) Le tegmen tympani, mince lamelle osseuse antéro¬


latérale par rapport à l’éminence arquée. Il correspond
au toit de la caisse du tympan.

12

FIG. 3.27. Temporal droit (vue interne)

1. hiatus du canal du n. petit pétreux

2 . hiatus du canal du n. grand pétreux

3. canal carotidien
4. fosse trigéminale

5. sillon du sinus pétreux sup.

6. pore acoustique int.

7. fossa subarcuata

8. bord sup. de la partie pétreuse

9. ouverture ext. de l'aqueduc du vestibule

10. sillon du sinus sigmoïde

11. foramen mastoïdien

12. bord pariétal

13. face int. de la partie squameuse

14. tegmen tympani

15. éminence arquée

45

TÊTE OSSEUSE

FIG. 3.28. Os temporal droit (vue inférieure)

1. fissure tympano-squameuse

2. méat acoustique ext.

3. processus styloïde
4. foramen stylo-mastoïdien

5. processus mastoïde

6. incisure mastoïdienne

7. foramen mastoïdien

8. fissure pétro-squameuse

9. fissure pétro-tympanique

10. canal carotidien

11. fossette pétreuse

12. ouverture ext. du canalicule


cochléaire

13. canalicule tympanique

14. canalicule mastoïdien

15. fosse jugulaire

16. bord occipital

d) Le hiatus du grand nerf pétreux , situé en avant du


tegmen tympani ; il se prolonge en avant par le sillon
du grand nerf pétreux.

2 | La face postérieure (fig. 3.28)

Elle forme la partie antérieure de la fosse crânienne


postérieure et présente :

a) Le pore acoustique interne , situé au centre de la face ;


il prolonge le méat acoustique interne.

b) Vouverture de Vaqueduc du vestibule , petite fente


située en arrière du pore acoustique.

c) La fossa subarcuata, fente située au-dessus du pore


acoustique.

3 | La face inférieure

Irrégulière, elle fait partie de la base externe du crâne.


Elle présente dans sa partie moyenne la fosse jugu¬
laire.

Cette fosse profonde loge le bulbe supérieur de la veine


jugulaire interne. Sur sa paroi latérale s’ouvre le cana¬
licule mastoïdien 31 . Sur son bord médial, se trouve
Y ouverture externe du canalicule cochléaire.
a) Latéralement à la fosse jugidaire se situent :

• le processus styloïde 32 . C’est un processus acéré,


vertical et long de 25 mm. Il donne insertion aux
ligaments stylo-mandibulaire et stylo-hyoïdien, et
aux muscles stylo-pharyngien, stylo-hyoïdien et
stylo-glosse ;

• le foramen stylo-mastoïdien. Situé en arrière du


processus styloïde, il constitue l’ouverture du canal
du nerf facial.

b) En avant de la fosse jugulaire siègent :

• le foramen carotidien , voie de passage de l’artère


carotide interne;

• et la fossette pétreuse. Elle est située sur la crête sépa¬


rant le foramen carotidien et la fosse jugulaire. Elle
loge le ganglion tympanique du nerf glosso-
pharyngien. Elle contient aussi Yorifice du canalicule
tympanique 33 .

e) Le hiatus du petit nerf pétreux , situé latéralement


par rapport au précédent; il se prolonge aussi par le
sillon du petit nerf pétreux.

4 | Le bord supérieur 34

Il limite les fosses crâniennes moyenne et postérieure.


Il est parcouru par le sillon du sinus pétreux supérieur

31. Ancien. : ostium introïtus.

32. Du point de vue embryologique, il n’appartient pas au temporal.

33. Ancien. : orifice du canal de lacobson.

34. Ancien. : arête du rocher.

46
OS DU CRÂNE |

et présente deux dépressions près de l’apex : le sillon du

nerf abducensy et Vindsure trigéminale déterminée par

le nerf trijumeau.

5 | Le bord antérieur

Il est divisé en deux parties :

• une partie latérale, soudée à la partie squameuse et


articulaire avec le bord postéro-médial de la grande
aile du sphénoïde ;

• et une partie médiale, libre, qui forme le bord posté¬


rieur du foramen déchiré.

6 | Le bord postérieur

• En avant, il s’articule avec l’occipital.

• En arrière, il présente l’incisure jugulaire qui déli¬


mite avec Yincisure jugulaire occipitale, le foramen
jugulaire. Elle est subdivisée en deux parties par le
processus intra-jugulaire.

71 La base ou la partie mastoïdienne

(fig 3.29)

a) Sa face externe présente :

• le processus mastoïde. C’est une saillie osseuse super¬


ficielle et apparente, située en arrière du méat acous¬
tique externe. Il donne insertion aux muscles
sterno-cléido-mastoïdien, splénius et longissimus
de la tête ;

• Yincisure mastoïdienne. Inféro-médiale au processus


mastoïde, elle se prolonge le long du bord occipital
par le sillon de l’artère occipitale. Sur sa lèvre
médiale se fixe le muscle digastrique.

b) Sa face interne est creusée d’un sillon vertical, le


sillon du sinus sigmoïde. Dans sa partie moyenne s’ouvre
le foramen mastoïdien.

c) Son bord occipitaU biseauté aux dépens de la face


interne, s’articule avec l’occipital.

8 | L'apex

Irrégulier et tronqué, il présente sur son versant anté¬


rieur le foramen antérieur du canal carotidien. Il forme
le bord postéro-médial du foramen déchiré.
B | PARTIE SQUAMEUSE

C’est une lame mince et verticale soudée au bord anté¬


rieur et à la base de la partie pétreuse. Elle présente deux
faces, temporale et cérébrale, et deux bords, pariétal et
sphénoïdal.

11 La face temporale

Le processus zygomatique divise cette face en deux


parties, supra et infra-zygomatiques.

a) Le processus zygomatique présente une partie pos¬


térieure fixée, la racine, et une partie antérieure libre.

FIG. 3.29. Os temporal droit (vue externe)

1. inrisure pariétale

2. crête supra-mastoïdienne

3. épine et fossette supra-méatiques

4. foramen mastoïdien

5. m. digastrique

6. m. longissimus de la tête

7. incisure mastoïdienne

8. m. splénius de la tête

9. m. sterno-cléido-mastoïdien

10. processus mastoïde

11. méat acoustique ext.

12. processus styloïde

13. fosse temporale (m. temporal)

14. tubercule post-glénoïdal

15. processus zygomatique (m. masséter)

16. tubercule articulaire

17. fosse mandibulaire

18. fissure tympano-squameuse

19. fissure pétro-squameuse

20. fissure pétro-tympanique


47

TÊTE OSSEUSE

• La racine est large et aplatie de haut en bas.

- Sa face supérieure forme une gouttière oblique en


bas et en avant qui répond au muscle temporal.

- Sa face inférieure forme en arrière le toit du méat


acoustique externe et en avant la surface articulaire
de la fosse mandibulaire 35 . Celle-ci est bordée en
avant par une saillie transversale arrondie, le tuber¬
cule articulaire^ et en arrière par la suture tympano-
squameuse 36 .

- Son bord libre se continue en arrière avec la crête


supra-mastoïdienne et présente en avant du méat
acoustique externe, le tuberculepost-glénoïdal.

• La partie libre forme un arc à concavité médiale et


aplatie transversalement. Son extrémité, biseautée
aux dépens du bord inférieur, s’articule avec l’os
zygomatique. Sa face externe convexe est sous-cuta¬
née. Sa face interne concave limite la fosse tempo¬
rale. Sur son bord supérieur s’insère le fascia tempo¬
ral et sur son bord inférieur, le muscle masséter.

b) La partie supra-zygomatique répond à la fosse tem¬


porale, et donne insertion au muscle temporal. Au-
dessus du méat acoustique externe elle est marquée par
la gouttière verticale de l’artère temporale moyenne.

c) La partie infra-zygomatique est limitée par la crête


supra-mastoïdienne en haut, la suture squamo-mastoï-
dienne en bas, et la suture tympano-squameuse, en
avant. Elle présente au-dessus du méat acoustique
externe la fosse supra-méatique limitée en arrière par
Y épine supra-méatique.

2 | La face cérébrale

Concave et irrégulière, elle présente au niveau de son


quart antérieur le sillon de l’artère méningée moyenne
qui monte obliquement en avant.

3 | Le bord pariétal

Semi-circulaire et biseauté aux dépens de la table


interne, il s’articule avec le pariétal.

4 | Le bord sphénoïdal
Partie antérieure de l’écaille, il s’articule avec la grande
aile du sphénoïde.

C I PARTIE TYMPANIQUE (fig. 3.30)

C’est une lame osseuse semi-cylindrique ouverte en


haut et en dehors, située en dessous de la partie squa¬
meuse et en avant du processus mastoïde. Elle présente
deux faces et trois bords.

11 La face postérieure

Concave, elle répond au méat acoustique externe. Le


long de son bord médial est creusé le sillon tympanique
dans lequel est sertie la membrane du tympan.

2 | La face antérieure

Elle constitue la paroi postérieure de la fosse mandi¬


bulaire.

18

19

20

21

17

FIG. 3.30. Partie tympanique du temporal et méat acoustique


externe

1. stapès vu en transparence

2. branche longue de l'incus vue


en transparence

3. processus latéral du malléus

4. pars flaccida

5. grande épine tympanique

6. tête mandibulaire

7. pli malléaire ant.

8. scissure tympano-squameuse
9. pars tensa et triangle lumineux

10. processus vaginal

11. m. stylo-pharyngien

12. m. stylo-glosse

13. lig. stylo-mandibulaire

14. lig. stylo-hyoïdien

15. m. stylo-hyoïdien

16. anneau tympanique

17. processus mastoïde

18. fossette supra-méatique

19. épine supra-méatique

20. ombilic

21. petite épine tympanique

35. Syn. : cavité glénoidc.

36. Ancien. : scissure de Glaser.

48
OS DU CRÂNE H

3 | Le bord latéral

Il limite le pore acoustique externe. Il donne insertion


à la partie cartilagineuse du méat acoustique externe.
Il se termine en avant par la grande épine tympanique,
et en arrière, par la petite épine tympanique.

41 Le bord supéro-antérieur

Il forme latéralement avec la partie squameuse la fissure


tympano-squameuse, et médialement avec la partie
pétreuse, la fissure pétro-tympanique.

5 | Le bord supéro-postérieur

Il forme avec la partie mastoïdienne, la fissure tym-


pano-mastoïdienne.

6 | Le bord inférieur ou processus vaginal


de la styloïde

Saillant, il forme une demi-gaine qui recouvre latéra¬


lement la base du processus styloïde.

7 | Le bord médial

Il limite le canal musculo-tubaire.

FIG. 3.31. Configuration interne de l'os temporal droit.


Topographie schématique des cavités de l'organe vestibulo-
cochléaire (vue supérieure)

A. partie squameuse

B. partie pétreuse

1. trompe auditive

2. méat acoustique ext.

3. caisse du tympan

4. antre mastoïdienne

5. cochlée
6. méat acoustique int.

7. vestibule

8. canaux semi-circulaires

D| STRUCTURE

11 La partie squameuse est formée de deux tables,


externe et interne, et d’un diploë.

2 | La partie tympanique est formée de tissu com¬


pact.

3 | La partie pétreuse est constituée d’os compact


et d’os spongieux compact ; elle est creusée de cavités,
de canaux et de sinus.

a) Le labyrinthe osseux (fig. 3.31 )

Il représente les parois osseuses de l’oreille interne. Il


se compose de cavités qui épousent la forme du laby¬
rinthe membraneux. Il comprend : le vestibule, les
canaux semi-circulaires osseux et la cochlée.

b) La caisse du tympan

Elle constitue les parois de l’oreille moyenne et loge les


osselets de l’ouïe.

c) Vantre mastoïdienne

Prolongement postéro-supérieur de la caisse du tym¬


pan, elle est creusée dans la partie mastoïdienne de l’os
temporal. Sur ses parois anfractueuses s’ouvrent des
cellules mastoïdiennes.

d) Le canal facial 37 (fig. 3.32)

Son orifice interne ou fovéa facialis occupe la partie


antéro-supérieure du fond du méat acoustique interne.
Il se dirige en avant et latéralement presque horizon¬
talement et perpendiculairement à l’axe de la partie
pétreuse. Il passe entre la cochlée et le vestibule, puis
se coude en dehors et en arrière, parallèlement à l’axe
de la partie pétreuse. Il s’infléchit en un angle aigu, le
genou du canal facial , pour cheminer verticalement
dans le processus mastoïde. Son orifice externe est situé
en arrière du processus styloïde.

e) Le canalicule de la corde du tympan

Il prend son origine dans la partie verticale du canal


facial pour déboucher, après un trajet oblique en avant,
en haut et en dehors, sur la jonction des parois latérale
et postérieure de la caisse du tympan.
37. Ancien. : aqueduc de Fallope.

49

TÊTE OSSEUSE

FIG. 3.32. Caisse du tympan du côté


droit (résection de la paroi latérale ;
vue antéro-latérale)

1. cellules mastoïdiennes

2. antre mastoïdien

3. proéminence du canal semi-circulaire


latéral

4. proéminence du canal facial

5. fenêtre du vestibule

6. processus cochléariforme

7. m. tenseur du tympan dans son semi-


canal

8. nn. grand et petit pétreux

9. septum du canal musculo-tubaire

10. empreinte trigéminale

11. éminence pyramidale

12. méat acoustique externe

13. processus mastoïde

14. sillon tympanique

15. sinus du tympan

16. foramen sylo-mastoïdien

17. fenêtre de la cochlée


18. promontoire et plexus tympanique

19. partie osseuse de la trompe auditive

20. canal carotidien

f) Le canal carotidien

Volumineux, il naît du foramen carotidien, situé sur


la face inférieure de la partie pétreuse, et monte obli¬
quement, en avant de la paroi antérieure de la caisse du
tympan. Puis il se coude pour se diriger vers l’apex du
rocher, parallèlement à son axe. Il s’ouvre par un orifice
à contour irrégulier situé près de l’apex du rocher.

g) Le canal musculo-tubaire

Il naît de la paroi antérieure de la caisse du tympan et


suit l’axe de la partie pétreuse, pour s’ouvrir sur la face
inférieure.

Sa paroi inférieure est formée par la partie tympanique.


Il est divisé longitudinalement par un septum osseux :
en haut le semi-canal pour le muscle tenseur du tym¬
pan ; en bas, le semi-canal pour la trompe auditive.

E | OSSIFICATION
11 La partie pétreuse

Elle procède d’une ossification endochondrale à partir


de la capsule otique cartilagineuse. Quatre points pri¬
maires d’ossification apparaissent au cours du 5 e mois
de la vie intra-utérine. Ils fusionnent rapidement à la
fin du 6 e mois.

2 | La partie squameuse

Elle procède d’une ossification de membrane. Le point


d’ossification apparaît dans la région de la racine du
processus zygomatique au 7 e mois du développe¬
ment.

3 | La partie tympanique

Elle procède d’une ossification de membrane. Le point


d’ossification apparaît au 3 e mois de la vie intra-uté¬
rine. Il forme un anneau incomplet, l’anneau tympa¬
nique. Après la naissance, il s’étend latéralement,
médialement et en bas pour transformer l’anneau en
gouttière.

4 | Le processus styloïde

Il dérive du cartilage du second arc branchial 38 par deux


centres :
• l’un proximal, le centre tympano-hyal , apparaît
avant la naissance et fusionne à un an avec la partie
pétreuse ;

• l’autre distal, le centre stylo-hyal, n’apparaît qu’à


l’âge de 4 ans et ne s’unit avec le reste de l’os qu’après
la puberté 39 .

38. Ancien. : cartilage de Reichert ou arc hyoïde.

39. Dans certains crânes il ne s’unit jamais.

50

OS DU CRÂNE n

3.6

OS OCCIPITAL

L’os occipital est un os impair et symétrique, qui forme


la partie postérieure du crâne. Il participe à la formation
de la base du crâne et de la calvaria.

Il a la forme d’un quadrilatère irrégulier à concavité


antéro-supérieure. Il est perforé d’un grand trou, le
foramen magnum , par lequel la cavité crânienne com¬
munique avec le canal vertébral.

Il présente 4 parties entourant le foramen magnum :1a


partie squameuse, en arrière, la partie basilaire , en avant,
et les parties latérales de chaque côté (fig. 3.33).

C’est à travers la partie squameuse que se fait l’abord

chirurgical de la fosse crânienne postérieure 40 .

A | PARTIE SQUAMEUSE OU ÉCAILLE


Elle est aplatie et incurvée, avec deux faces, trois bords
et deux angles.

11 La face externe (fig. 3.34 et 3.35)

Elle est convexe et présente :

a) La protubérance occipitale externe, proéminence


rugueuse et centrale.

b) La crête occipitale externe, saillie médiane s’éten¬


dant de la protubérance occipitale externe au foramen
magnum.

Le ligament nucal se fixe sur la crête et la tubérosité


occipitales externes.

c) Les lignes nucales, crêtes transversales paires et


concaves en avant.

• Les lignes nucales suprêmes , peu marquées, s’éten¬


dent latéralement de la protubérance occipitale
externe. Elles donnent insertion au ventre occipital
du muscle occipito-frontal.

• Les lignes nucales supérieures s’étendent de la protu¬


bérance occipitale externe vers le processus
mastoïde. Elles donnent insertion aux muscles
trapèze, médialement, et sterno-cléido-mastoïdien,
latéralement.

FIG. 3.33. Parties de l'os occipital (vue latérale)

A. écaille (jaune)

B. partie latérale (bleu)

C. partie basilaire (rose)

1. ligne nucale suprême

2. ligne nucale sup.

3. ligne nucale inf.

4. sillon du sinus sigmoïde

5. foramen magnum

6. processus jugulaire

7. canal du n. hypoglosse
• Les lignes nucales inférieures partent de la crête occi¬
pitale externe vers l’incisure jugulaire.

• Entre les lignes nucales supérieure et inférieure s’insè¬


rent le muscle semi-épineux de la tête, médialement,
et les muscles obliques supérieurs de la tête et splé-
nius de la tête, latéralement.

• En avant de la ligne nucale inférieure se fixent les


muscles petit droit postérieur de la tête, médiale¬
ment, et grand droit postérieur de la tête, latérale¬
ment.

2 | La face interne (fig. 3.36)

Elle est très excavée et subdivisée en quatre fosses occi¬


pitales par l’éminence cruciforme et la crête occipitale

interne.

a) Véminence cruciforme est une saillie osseuse


médiane en forme de croix, avec pour centre la protu-

40. Voie de Dandy.

51

TÊTE OSSEUSE

FIG. 3.34. Os occipital in situ


(vue postérieure)

1. pariétal

2. suture lambdoïde

3. occipital

4. ligne nucale sup.

5. ligne nucale inf.

6. processus mastoïde

7. protubérance occipitale externe


15 14 13 12 1 2

FIG. 3.35. Os occipital (vue externe)

1. protubérance occipitale ext. (lig. nucal)

2. ligne nucale suprême

3. ligne nucale sup.

4. ligne nucale inf.

5. crête occipitale ext.

6. fosse condylaire et canal condylaire

7. foramen magnum

8. condyle occipital

9. canal du n. hypoglosse

10. tubercule pharyngien

11. fossette pharyngienne et fossette notochordale

12. m. petit droit post. de la tète

13. m. semi-épineux de la tête

14. m. trapèze

15. m. occipito-frontal

16. m. sterno-cléido-mastoïdien

17. m. splénius de la tète

18. m. petit droit post. de la tête

19. m. oblique sup. de la tête

20. m. droit latéral de la tète

21. incisure jugulaire

22. m. droit ant. de la tète

23. m. long de la tète


52

OS DU CRÂNE |

10

FIG. 3.36. Os occipital (vue interne)

1. fosse cérébrale 7. sillon du sinus sigmoïde

2. protubérance occipitale int. 8. processus jugulaire

3. sillon du sinus transverse 9. fossette vermienne

4. crête occipitale int. 10. foramen magnum

5. fosse cérébelleuse 11. tubercule jugulaire

6. canal du n. hypoglosse

bérance occipitale interne. De cette protubérance, qui


répond à la confluence des sinus, partent :

• le sillon du sinus sagittal supérieur, ascendant et


vertical ; sur ses bords se fixe la faux du cerveau ;

• et latéralement, les deux sillons des sinus transver¬


ses, horizontaux.

b) La crête occipitale interne descend de l’éminence


cruciforme et se bifurque près du foramen magnum
pour limiter la fossette vermienne. Elle donne insertion
à la faux du cervelet.

c) Les deux fosses occipitales supérieures répondent


au cerveau, et les deux inférieures, au cervelet.

3 | Les bords

a) Le bord lambdoïdien , arciforme et dentelé, s’articule


avec les os pariétaux pour former la suture lamb-
doïde.

b) Les bords mastoïdiens s’articulent chacun avec le


processus mastoïde de l’os temporal correspondant.

4 | Les angles latéraux

Situés à la jonction du bord lambdoïdien et des bords


mastoïdiens, ils correspondent à l’astérion.

B | PARTIE BASILAIRE 41

Située en avant du foramen magnum, elle est quadri¬


latère et plus épaisse en avant.

11 La face externe

a) Sur la ligne médiane

• Le tubercule pharyngien est situé à un centimètre en


avant du foramen magnum. Il donne insertion au
raphé du pharynx et au muscle constricteur supé¬
rieur au pharynx.

• La fossette pharyngienne , en avant du tubercule


pharyngien, présente un fond étroit, la fossette
notochordale 42 .

b) De chaque côté s’insèrent, d’avant en arrière, les


muscles long de la tête et droit antérieur de la tête.

2 | La face interne (fig. 3.37)

Elle constitue avec le dos de la selle qu’elle prolonge, le


clivus.

Elle est excavée en une gouttière large, peu profonde


et inclinée en arrière : h gouttière basilaire. Elle soutient
la moelle allongée et la partie inférieure du pont.

Près du bord antérieur du foramen magnum s’insèrent


le ligament cruciforme (faisceau longitudinal) et la
membrane tectoriale (membrana tectoria).

3 | Les bords

a) Chaque bord latéral s’articule avec la partie pétreuse


du temporal. Sur leur lèvre supérieure se trouve le sillon
du sinus pétreux inférieur.

b) Le bord antérieur est soudé au corps du sphé¬


noïde.

c) Le bord postérieur limite en avant le foramen mag¬


num.

41. Ancien. : corps de l’occipital.

42. Vestige de la notochorde.

53

TETE OSSEUSE

FIG. 3.37. Parties basilaire et latérale de Vos occipital

(vue interne)

1. partie basilaire

2. membrana tectoria

3. lig. cruciforme (faisceau longitudinal)

4. processus intrajugulaire

5. incisure jugulaire
6. sillon du sinus sigmoïde

7. foramen magnum

8. sillon du sinus pétreux inf.

9. tubercule jugulaire

10. foramen du n. hypoglosse

11. processus jugulaire

C I PARTIES LATÉRALES

Situées de chaque côté du foramen magnum, elles sont


plus épaisses en avant.

11 La face externe

Elle présente dans sa moitié antérieure une saillie arti¬


culaire, le condyle occipital qui s’articule avec l’atlas.
Ovalaire, à grand axe antéro-médial, il est convexe et
souvent rétréci à son milieu.

Sur le côté antéro-latéral du condyle se trouve le canal


du nerf hypoglosse. En arrière, siège la fosse condylaire
qui est parfois perforée par le canal condylaire.

Près du bord latéral, s’insère le muscle droit latéral de


la tête.

2 | La face interne

Elle présente en avant une saillie, le tubercule jugulaire,


creusé d’un sillon pour les nerfs glosso-pharyngien,
vague et accessoire.

a) Latéralement et en arrière du tubercule jugulaire,


le sillon du sinus sigmoïde cerne la base du processus
jugulaire.

b) Médialement, en arrière et en dessous du tubercule


jugulaire s’ouvre le foramen interne du canal du nerf
hypoglosse.

3 | Les bords

a) Le bord médial limite le foramen magnum et pré¬


sente le tubercule d’insertion du ligament alaire.

b) Le bord latéral est divisé en deux parties par le pro¬


cessus jugulaire : en avant du processus jugulaire, Yin¬
cisure jugulaire 4 \ et en arrière, la surface articulaire avec
la partie pétreuse du temporal.

D | FORAMEN MAGNUM

Large orifice ovalaire, il fait communiquer la fosse crâ¬


nienne postérieure et le canal vertébral. Il mesure envi¬
ron 35 mm longitudinalement et 30 mm transversale¬
ment.

• Sur son bord antérieur se fixent la membrane


atlanto-occipitale antérieure, et le ligament de l’apex
de la dent de l’axis.

• Sur le bord postérieur sont fixés la membrane


atlanto-occipitale postérieure et les ligaments alai-
res.

• Il contient la moelle allongée, les méninges, les raci¬


nes spinales des nerfs accessoires, et les artères verté¬
brales avec leur plexus sympathique.

E | STRUCTURE

L’écaille est constituée de deux tables externe et interne,


séparées par un diploë. Les parties basilaire et latérale
sont constituées d’une couche d’os spongieux recou¬
vert d’une mince couche de tissu osseux compact.

F | OSSIFICATION
11 La partie squameuse

Elle présente deux parties d’ossification séparées par


les lignes nucales supérieures, les parties supra- et infra-
nucales.

43. L’incisurc jugulaire présente le processus intrajugulaire qui subdi¬


vise le foramen jugulaire en une partie médiale pour les nerfs, et
une partie latérale pour la veine jugulaire.

54

OS DU CRÂNE H

a) La partie supra-nucale ou interpariétale procède


d’ossification de membrane à partir de deux centres,
droit et gauche. Ils apparaissent au cours de la 8 e se¬
maine.

b) La partie infra-ttucale procède d’ossification endo-


chondrale à partir de deux centres situés près de la
protubérance occipitale. Ils apparaissent au cours de
la 7 e semaine.

c) L’union des deux parties s’effectue au cours du


3 e mois, mais elle peut être incomplète à la naissance.

2 | La partie basilaire

Elle procède d’une ossification endochondrale à partir


d’un centre apparaissant au cours de la 6 e semaine. Elle

fusionne avec le corps du sphénoïde entre la 18 e et la


20 e année.

3 | Les parties latérales

Chaque partie latérale procède d’ossification endo¬


chondrale à partir d’un centre apparaissant au cours
de la 8 e semaine. Les parties latérales fusionnent avec
l’écaille au cours de la 3 e année et avec la partie basilaire,
entre la 4 e et la 5 e année.

4 | Le centre inconstant, ou osselet


de Kerkringe

11 apparaît sur le bord postérieur du foramen magnum


vers la 16 e semaine. Il s’unit à la partie squameuse avant
la naissance.

55

Os de la face

La face osseuse est formée de treize os fixes, soudés entre eux et au crâne, et de
deux os
mobiles, la mandibule et Los hyoïde.

Les os fixes comprennent six os pairs : le maxillaire, Los zygomatique, Los


lacrymal, le cornet
nasal inférieur, Los nasal et le palatin, et un os impair, le vomer.

4.1

OS MAXILLAIRE

Le maxillaire, os pair de la face, s’articule avec tous les


os de la face.

En s’articulant avec son homologue, il forme l’arcade


dentaire supérieure. Le maxillaire est formé d’un corps
d’où se détachent quatre processus, zygomatique, fron¬
tal, alvéolaire et palatin (fig. 4.1 ).
A | CORPS

Le corps, de forme pyramidale triangulaire, présente


quatre faces : jugale, infra-temporale, orbitaire et
nasale.

9 8 7

FIG. 4.1. Bloc crânio-facial (vue inféro-latérale)

1. os zygomatique

2. fosse temporale

3. méat acoustique ext.

4. foramen stylo-mastoïdien

5. frontal

6. maxillaire

7. processus ptérygoïde

8. foramen magnum

9. canal carotidien

11 La face jugale

Elle est antérieure, sous-cutanée et palpable (fig. 4.2).

12 21 20

15

16

17

18

19

FIG. 4.2. Maxillaire gauche (vue antéro-latérale)


1. processus frontal

(m. orbiculaire de l'œil)

2. crête lacrymale ant.

(lig. palpébral médial)

3. m. élévateur de la lèvre sup.


et de l'aile du nez

4. m. élévateur de la lèvre sup.

5. foramen infra-orbitaire

6. incisure nasale

7. m. nasal

8. épine nasale ant.

9. fosse canine (m. élévateur


de l'angle de la bouche)

10. fosse incisive (m. abaisseur


du septum nasal)

11. jugum de la canine

12. face jugale

13. bord lacrymal

14. face orbitaire

15. sillon infra-orbitaire

16. processus zygomatique

17. foramens alvéolaires

18. tubérosité du maxillaire

19. mm. ptérygoïdiens latéral


et médial

20. face infra-temporale

21. m. buccinateur

57
TÊTE OSSEUSE

a) Elle est limitée :

• en haut, par le bord infra-orbitaire;

• en bas, par l’arcade alvéolaire;

• et médialement par l’incisure nasale. Celle-ci limite


l’ouverture piriforme et présente une extrémité
inférieure acérée, l'épine nasale antérieure.

b) Elle est marquée , en bas, par la saillie verticale du

jugum de la canine 1 , qui sépare les fosses incisive et

canine.

• Dans la fosse incisive 2 s’insère le muscle abaisseur du


septum nasal, et au-dessus de la fosse, le muscle
nasal.

• Dans la fosse canine s’insère le muscle élévateur de


l’angle de la bouche 3 . Au-dessus de la fosse s’ouvre
le foramen infra-orbitaire. Au-dessus du foramen
s’insère le muscle élévateur de la lèvre supérieure.

la lame orbitaire de l’ethmoïde et le processus orbitaire


de l’os palatin ;

c) un bord postérieur, lisse et arrondi, qui forme le


rebord antérieur de la fissure orbitaire inférieure. De
ce bord, part en avant et médialement le sillon infra-
orbitaire qui se continue par le canal infra-orbitaire.

4 | La face nasale (fig. 4.3)

Elle est médiale et forme une partie de la paroi latérale


de la cavité nasale. Elle présente au centre le hiatus
maxillaire , large ouverture du sinus maxillaire. Elle est
triangulaire à sommet inférieur prolongé par la fissure
palatine.

a) Au-dessus du hiatus, les cellules maxillaires répon¬


dent aux cellules ethmoïdales.

2 | La face infra-temporale

Elle est postéro-latérale.

a) Sa partie latérale, concave et lisse, constitue la paroi


antérieure de la fosse infra-temporale et de la fissure
ptérygo-maxillaire.

Elle présente en bas une saillie prolongeant le processus


alvéolaire, la tubérosité maxillaire. Au dessus de la tubé¬
rosité se situent un à deux foramens alvéolaires traversés
par les vaisseaux et nerfs alvéolaires supéro-postérieurs
destinés aux molaires.

b) Sa partie postérieure limite en avant la fosse ptérygo-


palatine. Elle s’articule en haut avec le processus orbi¬
taire du palatin et en bas, avec le processus pyramidal
du palatin, parfois la lame latérale du processus pté-
rygoïde 4 .

3 | La face orbitaire

Elle forme une grande partie du plancher de l’orbite.


Elle est lisse et triangulaire avec :

a) un bord antérieur ou infra-orbitaire;

b) un bord médian qui présente dans sa partie anté¬


rieure rincisurelacrymale ; il s’articule avec l’os lacrymal,

1. Ancien. : bosse ou éminence canine.

2. Ancien. : fossette myrtiforme.

3. Muscle canin.

4. Parfois, la lame latérale du processus ptérygoide s'articule avec la


tubérosité maxillaire qui donne insertion au muscle ptérygoïdien
médial.

b) En avant du hiatus, le sillon lacrymal est limité en


avant par le bord lacrymal et en arrière par le cornet
lacrymal. De l’extrémité inférieure du bord lacrymal
FIG. 4.3. Maxillaire (face nasale)

1. incisure lacrymale

2. cellules maxillaires

3. sinus maxillaire

4. hiatus maxillaire

5. sillon grand palatin

6. processus palatin

7. processus frontal

8. crête ethmoïdale

9. sillon lacrymal

10. cornet lacrymal

11. crête conchale

12. épine nasale ant.

13. foramen incisif

58

OS DE LA FACE fl

part en avant, horizontalement, la crête conchale 5 qui


s’articule avec le cornet nasal inférieur.

c) En arrière du hiatus, le sillon grand palatin, oblique


en bas et en avant, répond au sillon homonyme de l’os
palatin.
B | LES PROCESSUS

11 Le processus zygomatique

Il est latéral et pyramidal, avec un apex latéral.

a) Sa face antérieure prolonge la face jugale.

b) Sa face postérieure, concave, se continue avec la face


infra-temporale ; une arête, concave vers le bas, sépare
les faces antérieure et postérieure.

c) Sa face supérieure, horizontale, prolonge la face


orbitaire.

d) Son apex, tronqué et irrégulier, s’articule avec l’os


zygomatique.

2 | Le processus frontal

Processus supérieur, il est vertical et aplati.

a) Sa face latérale est divisée par la crête lacrymale


antérieure qui prolonge le bord infra-orbitaire. En
arrière de cette crête se trouve le sillon lacrymal. En
avant s’insèrent les muscles élévateur de la lèvre supé¬
rieure et de l’aile du nez, orbiculaire de l’œil, et le liga¬
ment palpébral médial.

b) Sa face médiale, rugueuse dans sa partie supérieure,


s’articule avec l’ethmoïde 5 6 . Sa partie moyenne présente
la crête ethmoïdale 7 , horizontale, qui s’articule avec le
cornet nasal moyen 8 .

c) Son extrémité supérieure s art icule, en haut, avec la


partie nasale du frontal, en avant, avec l’os nasal, et en
arrière, avec l’os lacrymal.

5. Ancien. : crête turbinale inférieure.

6. Elle est parfois creusée de cellules.

7. Ancien. : crête turbinale supérieure.

8. En regard de la partie moyenne de la crête ethmoïdale, la muqueu¬


se nasale, saillante, forme l’agger nasi. Il est situé au-dessous du
sillon olfactif et en avant du cornet moyen.

3 | Le processus alvéolaire

Processus inférieur, arciforme, il présente sur sa face


externe des saillies verticales, les jugums alvéolaires. Son
bord inférieur, ou arcade alvéolaire, est creusé d’alvéo¬
les dentaires. Au nombre de huit, les alvéoles sont sépa¬
rées par des septum interalvéolaires. L’alvéole canine
est la plus profonde, et les alvéoles molaires, plus larges
avec parfois des septums interradiculaires.
4 | Le processus palatin (fig. 4.4)

Processus horizontal et médial, il est épais et solide. Il


s’unit à son opposé et sépare les cavités nasale et buc¬
cale.

a) Sa face supérieure est lisse et concave.

b) Sa face inférieure, rugueuse, est perforée de nom¬


breux orifices vasculaires et creusée, près de son bord
externe, des sillons palatins qui prolongent en avant le
foramen grand palatin.

c) Son bord postérieur, transversal, s’articule avec la


lame horizontale du palatin pour former la suture pala¬
tine transverse.

d) Son bord interne, épais et saillant en haut, s’unit à


son opposé pour former : sur la face supérieure, la crête

FIG. 4.4. Palais osseux (vue inférieure)

1. foramen incisif

2. sillon palatin

3. foramen grand palatin

4. processus pyramidal du palatin

5. lame latérale du processus


ptérygoïde

6. alvéoles dentaires

7. septums interalvéolaires

8. processus palatin du maxillaire

9. septums interradiculaires

10. lame horizontale du palatin

11. foramens petits palatins

12. choane

13. vomer

59
TÊTE OSSEUSE

nasale , qui s’articule avec le septum nasal, et sur la face


inférieure, la suture palatine médiane, qui se termine
en avant par le foramen incisif.

2 | Le centre post-maxillaire

Il apparaît à la 12 e semaine et forme le processus zygo¬


matique, et le reste du processus palatin.

C I STRUCTURE (fig. 4.5)

L’os maxillaire est constitué de tissu compact et de tissu


spongieux au niveau des processus alvéolaire, palatin
et zygomatique.

Le corps est creusé du sinus maxillaire 9 qui s’ouvre dans


le méat nasal moyen par le hiatus semi-lunaire.

D | OSSIFICATION

Elle relève de deux centres d’ossification principaux,


post-maxillaire et pré-maxillaire. La limite entre les
deux centres est la suture incisive. Les centres se déve¬
loppent dans le tissu membraneux qui recouvre la cap¬
sule nasale cartilagineuse.

11 Le centre pré-maxillaire

Il est formé de deux points d’ossification :

• le premier point apparaît à la sixième semaine au-


dessus du bourgeon des incisives, pour constituer le
pourtour des incisives centrales supérieures;

• le deuxième point apparaît à la 12 e semaine pour


constituer le pourtour du canal incisif.

9. Ancien. : antre d’Highmore.


3 | Le sinus maxillaire

11 apparaît au 4 e mois de la vie intra-utérine sous forme


d’une fosse de la paroi médiale qui s’invagine.

60

OS DE LA FACE fl

PETITS OS DE LA FACE

Les petits os de la face, généralement minces, partici¬


pent à la formation des parois des cavités de la tête
osseuse. Au nombre de onze, ils comprennent :

• cinq os pairs, Vos zygomatique , Vos lacrymal Vos


nasal Vos palatin , et le cornet nasal inférieur ;

• et un os impair, le votner.

c) Le bord temporal est postéro-supérieur, convexe


dans sa partie supérieure, et concave en bas. Il est en
continuité en haut avec le processus frontal et en bas
avec le processus temporal. Il présente une saillie, le
tubercule marginal qui donne insertion au fascia tem¬
poral.

A | OS ZYGOMATIQUE

L'os zygomatique 10 est un os pair qui forme la pom¬


mette de la face.

Il est quadrangulaire et aplati transversalement, avec


trois faces, jugale, temporale, et orbitaire, quatre bords
et deux processus (fig. 4.6).

11 La face jugale

Elle est latérale, convexe et lisse. Elle est percée par le


foramen zygomatico-facial. En dessous du foramen
s'insèrent les muscles petit et grand zygomatiques.

2 | La face temporale
Elle est postéro-médiale et concave avec :

• une surface antérieure , rugueuse, qui s’articule avec


le maxillaire;

• et une surface postérieure, lisse, qui constitue la limite


antérieure de la fosse temporale. Elle est percée, en
avant, par \e foramen zygomatico-temporal.

3 | La face orbitaire

Elle est antéro-médiale, lisse et concave. Elle forme la


paroi antéro-latérale du plancher et la paroi latérale de
l’orbite. Elle présente dans sa partie verticale 1 eforamen
zygomatico-orbitaire.

41 Les bords

a) Le bord orbitaire , lisse et concave, constitue le seg¬


ment inféro-latéral du rebord orbitaire.

b) Le bord maxillaire est antéro-inférieur et rugueux.


Il s’articule avec le processus zygomatique du maxil¬
laire.

10. Ancien. : os malaire.

FIG. 4.6. Os zygomatique

A. vue antéro-latérale

B. vue postéro-médiale

1. processus frontal

2. tubercule marginal

3. processus temporal

4. m. grand zygomatique

5. foramen zygomatico-facial

6. face jugale

7. m. petit zygomatique

8. m. élévateur de la lèvre sup.

9. foramen zygomatico-orbitaire

10. face orbitaire

11. n. zygomatique
12. face temporale

13. m. masséter.

14. rameau et foramen


zygomatico-temporaux

15. r. zygomatico-facial

61

TÊTE OSSEUSE

d) Le bord postéro-inférieur ; épais et rugueux, donne


insertion au muscle masséter.

e) Le bord médial , mince, s’articule en haut avec la


grande aile du sphénoïde et en bas avec le maxillaire.

5 | Les processus

a) Le processus frontal

Il est supérieur, épais et irrégulier, il s’articule en avant


avec le processus zygomatique du frontal, en arrière
avec la grande aile du sphénoïde et la face orbitaire du
maxillaire.

Sa face orbitaire présente à un centimètre de l’extrémité


Véminence orbitaire 11 , sur laquelle s’insère le ligament
palpébral latéral 12 .

L’éminence orbitaire est palpable sur le sujet


vivant.

b) Le processus temporal

Il est postérieur et taillé en biseau aux dépens du bord


supérieur. Il s’unit au processus zygomatique du tem¬
poral pour former l’arcade zygomatique.

6 | La structure
L’os zygomatique est constitué de tissu compact à la
périphérie et de tissu spongieux au centre.

Le canal zygomatique l3 , en forme d’Y, débute par le


foramen zygomatico-orbitaire et s’ouvre au niveau des
deux foramen s zygomatico-facial et zygomatico-tempo-
ral. Il livre passage aux rameaux nerveux zygomatico-
facial et zygomatico-temporal.

7 | L'ossification

Elle procède d’un point d’ossification apparaissant à


la 8 e semaine de la vie intra-utérine dans le tissu mem¬
braneux. L’os est parfois divisé en deux parties inégales
par une scissure horizontale.

B | OS LACRYMAL

L’os lacrymal 14 est un os pair situé au niveau de la paroi


médiale de l’orbite. Il est mince, quadrilatère, avec deux
faces et quatre bords (fig. 4.7).

11 La face orbitaire

La crête lacrymale postérieure, prolongée en bas et en


avant par le hamulus lacrymal , divise cette face en deux
parties :

11. Ancien. : tubercule orbitaire de Whitnall.

12. Et l’expansion latérale de l’aponévrose du muscle relevcur de la


paupière supérieure.

13. 11 est parfois double sur toute l’étendue de son trajet.

14. Ancien.: unguis.

FIG. 4.7. Os lacrymal

a. partie antérieure

b. partie postérieure

1. frontal

2. lame orbitaire du labyrinthe


ethmoïdal

3. os zygomatique

4. processus frontal du maxillaire

5. os nasal

6. crête lacrymale ant.


7. sillon lacrymal

8. crête lacrymale post.

9. m. orbiculaire de l'œil (partie


lacrymale)

10. hamulus lacrymal

10

62

OS DE LA FACE

• une partie antérieure, excavée verticalement, le sillon


lacrymal, qui devient au niveau du hamulus lacrymal,
la fosse du sac lacrymal ;

• une partie postérieure, plate, qui prolonge la lame


orbitaire du labyrinthe ethmoïdal.

Sur la crête lacrymale postérieure s'insère le muscle


orbiculaire de l’œil (partie lacrymale).

2 | La face médiale

• En avant , elle est lisse et tapissée par la muqueuse


nasale.

• En arrière , elle s’articule avec la partie antérieure du


labyrinthe ethmoïdal. Elle présente des demi-cellu¬
les ethmoïdales antérieures.

3 | Les bords
a) Le bord supérieur s’articule avec le processus orbi¬
taire de l’os frontal.

b) Le bord inférieur s’articule en arrière avec la surface


orbitaire du maxillaire, et en avant avec le processus
lacrymal du cornet nasal inférieur. Il limite l’orifice
supérieur du canal lacrymo-nasal.

c) Le bord antérieur s’articule avec le bord postérieur


du processus frontal du maxillaire.

d) Le bord postérieur s’articule avec la lame orbitaire


du labyrinthe ethmoïdal.

41 La structure

L’os lacrymal est constitué uniquement par du tissu


compact.

5 | L'ossification

Elle procède d’un point d’ossification, apparaissant au


3 e mois de la vie fœtale dans le tissu membraneux de
la capsule cartilagineuse du nez.

C I OS NASAL

L’os nasal 15 est un os pair s’adossant à son homologue


pour constituer le squelette du dos du nez.

Il est quadrilatère, avec deux faces et quatre bords.

11 La face externe

Elle est convexe transversalement, et, dans sa partie


haute, concave verticalement. Elle donne insertion aux
muscles procérus et nasal.

Son centre est perforé d’un foramen vasculaire.

2 | La face interne

Elle est concave transversalement et présente le sillon


ethmoïdal parcouru par la branche nasale externe du
nerf ethmoïdal antérieur.

3 | Les bords

a) Le bord supérieur est dentelé et s’articule avec le


bord nasal du frontal.

b) Le bord inférieur se continue avec la cartilage


nasal.

c) Le bord latéral est irrégulier et s’articule avec la par¬


tie haute du processus frontal du maxillaire.
d) Le bord médial est épais et rugueux ; il s’articule avec
son opposé pour former en arrière une crête verticale
qui s’articule avec l’épine nasale du frontal, la lame
perpendiculaire de l’ethmoïde et le cartilage du septum
nasal.

41 La structure

Il est constitué uniquement d’os compact.

5 | L'ossification

Le point d’ossification apparaît au 3 e mois de la vie


fœtale au sein de la membrane recouvrant la capsule
cartilagineuse nasale.

D | OS PALATIN

Le palatin est un os pair situé contre le maxillaire et le


processus ptérygoïde du sphénoïde. Il participe à la
formation du palais dur, du plancher et de la paroi
latérale de la cavité nasale, du plancher de l’orbite, des
fosses ptérygo-palatine, ptérygoïde et infra-tempo¬
rale.

15. Ancien. : os propre du nez.

63

TÊTE OSSEUSE

FIG. 4.8. Parties de l'os palatin (vue postéro-médiale)


(d'après B. Grant)

Jaune : lame perpendiculaire


Bleu : lame horizontale

1. processus orbitaire 5. incisure sphéno-palatine

2. crête ethmoïdale 6. processus sphénoïdal

3. crête conchale 7. sillon grand palatin

4. crête nasale

En forme de L, le palatin est formé de deux lames for¬


mant un angle droit, la lame perpendiculaire et la lame
horizontale (fig. 4.8).

11 La lame perpendiculaire
Elle est mince et quadrilatère, avec deux faces, nasale
et maxillaire, et quatre bords, antérieur, postérieur,
supérieur et inférieur.

a) La face nasale est convexe et lisse. Elle fait partie de


la paroi latérale de la cavité nasale et présente deux
crêtes horizontales :

• en haut, la crête ethmoïdale , en rapport avec le cornet


nasal moyen ;

• en bas, la crête conchale , en rapport avec le cornet


nasal inférieur.

b) La face maxillaire est irrégulière et présente devant


en arrière (fig. 4.9) :

• la surface sinusienne qui dépasse le rebord posté¬


rieur du hiatus maxillaire auquel elle adhère;

• la surfaceptérygo-palatine qui forme la paroi médiale


de la fosse ptérygo-palatine;

• la surface maxillaire qui s’articule avec la face nasale


du maxillaire. Elle est divisée en bas par le sillon grand

FIG. 4.9. Os palatin

A. vue médiale (face nasale)

B. vue latérale (face


maxillaire)

a. lame perpendiculaire

b. lame horizontale

1. processus orbitaire

2. crête ethmoïdale

3. crête conchale

4. crête nasale

5. incisure sphéno-palatine

6. processus sphénoïdal

7. épine nasale post.

8. processus pyramidal
(m. ptérygoïdien médial)

9. foramen grand palatin

10. foramen petit palatin

11. sillon grand palatin

12. surface maxillaire

13. surface sinusienne

14. processus maxillaire

64

OS DE IA FACE |

palatin , oblique en bas et en avant ; ce sillon forme, avec


son homologue maxillaire, le canal grand palatin ;

• la surface ptérygoïdienne y qui s’articule avec la lame


médiale du processus ptérygoïde.

c) Le bord antérieur est oblique en bas et en avant ; il


croise le hiatus maxillaire et se termine par le processus
maxillaire qui s’articule avec le cornet nasal inférieur.

d) Le bord postérieur s’articule avec la lame médiale


du processus ptérygoïde et se continue en bas par le
processus pyramidal qui comble l’incisure ptérygoï-
dienne.

La face latérale du processus pyramidal s’articule avec


la tubérosité du maxillaire 16 .

e) Le bord supérieur présente les processus orbitaire


en avant, et sphénoïdal en arrière, séparés par l’incisure
sphéno-palatine.

• Uincisure sphéno-palatine forme avec le sphénoïde


le foramen sphéno-palatin.

• Le processus orbitaire est déjeté en avant et latérale¬


ment. Il est relié à la lame perpendiculaire par un col
rétréci. Il présente :

- une face ethmoïdale, médiale, articulée avec le laby¬


rinthe ethmoïdal ;

- une face maxillaire, antérieure, articulée avec le


maxillaire ;

- une face sphénoïdale, postérieure, articulée avec le


sphénoïde ;

-une face orbitaire, supérieure, triangulaire, for¬


mant la partie postérieure du plancher de l’or¬
bite;

- une face latérale constituant la partie haute de la


paroi antérieure de la fosse ptérygo-palatine.

• Le processus sphénoïdal est déjeté en arrière et média-


lement. Il présente :

- une face supérieure qui s’articule avec la racine de


la lame médiale du processus ptérygoïde et le pro¬
cessus vaginal. Il délimite le canal palato-vaginal ;

- une face inféro-médiale faisant partie du toit de la


cavité nasale.

f) Le bord inférieur est la jonction avec le bord latéral


de la lame horizontale.

16. Les canaliculcs palatins accessoires proviennent du canal grand


palatin et peuvent s’observer sur la face inférieure du processus
pyramidal.

2 | La lame horizontale

Elle est rectangulaire à grand axe transversal, avec deux


faces et quatre bords.

a) La face nasale , lisse et concave, complète en arrière


le plancher de la cavité nasale.

b) La face palatine forme avec son opposée la partie


postérieure du palais dur. Latéralement, elle est creusée
par le sillon palatin.

c) Les bords
• Le bord antérieur s’articule avec le processus palatin
du maxillaire.

• Le bord postérieur , concave, donne insertion à l’apo¬


névrose palatine.

• Le bord médial épais, s’articule avec son opposé,


pour former la crête nasale qui se termine en arrière
par l’épine nasale postérieure. Le vomer s’insère sur
cette crête.

• Le bord latéral s’articule avec le maxillaire et consti¬


tue la jonction entre les lames verticale et horizon¬
tale. Il présente la partie basse du sillon grand pala¬
tin.

3 | La structure

Le palatin est formé d’os compact avec dans le proces¬


sus orbitaire un sinus communiquant avec les sinus
adjacents.

4| L'ossification

Le palatin se développe par un seul centre qui apparaît


à la 8 e semaine de la vie fœtale, situé à la jonction des
lames verticale et horizontale.

E | CORNET NASAL INFÉRIEUR

Le cornet nasal inférieur est un os pair en forme de


lamelle recourbée vers le bas. Il est disposé sagittale-
ment contre la paroi latérale de la cavité nasale. Il pré¬
sente deux faces et deux bords convexes (fig. 4.10).

11 La face médiale

Elle est convexe, lisse, et parcourue par de nombreux


sillons vasculaires longitudinaux.

2 | La face latérale

Elle est concave et limite le méat inférieur.

65

TÊTE OSSEUSE

FIG. 4.10. Cornet nasal inférieur droit (vue latérale)

1. processus unciné
2. processus ethmoïdal

3. processus lacrymal

4. surface articulaire avec la


crête conchale maxillaire

5. extrémité ant.

6. bord inf.

7. processus maxillaire

8. surface articulaire avec

la crête conchale palatine

6 | L'ossification

Il procède d’un point d’ossification apparaissant au


4 e mois de la vie fœtale, dans la membrane recouvrant
latéralement la capsule nasale cartilagineuse.

F | VOMER

Le vomer est un os impair et médian, formant la partie


postéro-inférieure du septum nasal.

C’est une lame quadrilatère, sagittale, parfois déviée


latéralement, avec deux faces et quatre bords
([Link]).

11 Les faces

Elles sont planes et présentent, chacune, un étroit sillon


oblique en bas et en avant, le sillon du vomer , pour le
nerf et les vaisseaux naso-palatins.

2 | Les bords

3 | Le bord supérieur

Il est mince, irrégulier et articulaire. Il se divise en


trois parties :

a) Une partie antérieure , articulaire avec la crête


conchale de l’os maxillaire.

b) Une partie postérieure , articulaire avec la crête


conchale de l’os palatin.

c) Et une partie moyenne , présentant trois processus


qui sont, d’avant en arrière :

• le processus lacrymal : pointu et vertical, il s’articule


avec l’os lacrymal pour former la partie inférieure
du canal lacrymo-nasal;

• le processus ethmoïdal : dirigé en haut et en arrière, il


s’articule avec le processus unciné de l’ethmoïde;

• et le processus maxillaire : triangulaire à sommet


inférieur, il est incurvé en bas et latéralement. Il s’ar¬
ticule avec le maxillaire et le processus maxillaire du
palatin. Il forme la paroi médiale du sinus maxil¬
laire.

a) Le bord supérieur est épais et parcouru par un sillon


limité par les ailes du vomer, qui s’appliquent sur la face
inférieure du corps du sphénoïde.

• Le sillon forme avec la crête et le rostrum du sphé¬


noïde le canal voméro-rostral.

• Les ailes du vomer s’articulent avec le processus


sphénoïdal de l’os palatin et le processus vaginal du
processus ptérygoïde pour limiter le canal voméro-
vaginal.

b) Le bord inférieur s’articule avec la crête nasale du


maxillaire et du palatin.

c) Le bord antérieur, bord le plus long, est incliné en


bas et en avant. Il s’articule en haut avec la lame per¬
pendiculaire de l’ethmoïde, et en bas, avec le cartilage
du septum nasal.

d) Le bord postérieur, libre et concave, sépare les choa-


nes.

3 | La structure

Le vomer est constitué d’os compact.

4 | Le bord inférieur

Il est libre et se termine par deux extrémités effilées.

5 | La structure

Il est constitué par du tissu osseux compact.

41 L'ossification

Elle procède de deux points d’ossification apparaissant


à la 8 e semaine de la vie intra-utérine dans le tissu
conjonctif recouvrant le cartilage septal ; les deux lames
osseuses primitives s’unissent secondairement.

66
FIG. 4.11. Partie antérieure des os
de la tête (coupe sagittale médiane)

A. cavité crânienne

1. écaille du frontal

2. sinus frontal

3. crista galli

4. os nasal

5. lame perpendiculaire de l'ethmoïde

6. cornet nasal inf.

7. vomer

8. sinus du sphénoïde

9. processus ptérygoïde

10. os palatin

11. maxillaire

MANDIBULE

La mandibule, os impair, médian et symétrique, consti- CORPS

tue le squelette du menton. C’est le seul os mobile de

tout le massif crânio-facial. 11 est horizontal, arqué, à concavité postérieure,


avec

Elle a la forme d’un fer à cheval dont les extrémités se deux faces, une partie
alvéolaire et une base.

redressent vers le haut. Elle comprend trois parties : un


corps et deux branches , unis par deux angles mandibu-
laires(fig. 4.12).

FIG. 4.12. Mandibule (vue latérale et antéro-supérieure)


A. corps de la mandibule

B. branche de la mandibule

1. tête

2. col

3. incisure

4. processus coronoïde
(m. temporal)

5. tubérosité massétérique
(m. masséter)

6. ligne oblique (m. buccinateur)

7. a. faciale

8. m. abaisseur de l'angle
de la bouche

9. foramen mentonnier

10. m. platysma

11. m. abaisseur de la lèvre inf.

12. fossette ptérygoïdienne

13. foramen mandibulaire

14. insertion de la muqueuse


orale

15. m. incisif inf.

16. m. du menton

17. protubérance mentonnière

14

15

16

17

67
TÊTE OSSEUSE

11 La face externe

Elle est marquée sur la ligne médiane, par la symphyse


mentonnière et latéralement, par la ligne oblique.

a) La symphyse mentonnière est une crête verticale, se


terminant en bas, au sommet d’une saillie triangulaire,
la protubérance mentonnière ; les angles saillants de sa
base forment les tubercules mentonniers.

b) la ligne oblique part d’un tubercule mentonnier et


se dirige en haut et en arrière pour se continuer avec la
lèvre externe du bord antérieur de la branche de la man¬
dibule.

c) leforamen mentonnier, situé en dessous de la 2 e pré¬


molaire, livre passage aux vaisseaux et nerfs menton¬
niers.

2 | La face interne (fig. 4.13)

Elle est concave en arrière et présente :

a) Les épines mentonnières

Ce sont deux paires de petites saillies osseuses situées


de chaque côté de la ligne médiane. Sur les épines supé¬
rieures , s’insèrent les muscles génio-glosses, et sur les
épines inférieures , les muscles génio-hyoïdiens.
c) La ligne mylo-hyoïdienne

Oblique, elle part d’une épine mentonnière supérieure


pour se continuer en haut avec la lèvre interne de la
branche de la mandibule. Elle donne insertion dans sa
partie antérieure au muscle mylo-hyoïdien, dans sa
partie postérieure, au muscle constricteur supérieur
du pharynx et au raphé ptérygo-mandibulaire.

d) La fosse sublinguale

Située au-dessus de la partie antérieure de la ligne


mylo-hyoïdienne, elle contient la glande sublinguale.

e) La fosse submandibulaire

Située au-dessous de la partie postérieure de cette ligne,


elle contient la glande submandibulaire.

3 | La partie alvéolaire

Elle est large et creusée d'alvéoles dentaires séparées par


les septums interalvéolaires l7 . Elles déterminent sur sa
face externe des proéminences correspondant aux raci¬
nes dentaires, lesjugums alvéolaires.

Sur la face interne, une saillie en regard des racines des


prémolaires constitue le torus mandibulaire.

Le torus mandibulaire peut être un obstacle aux


prothèses.

b) La fossette digastrique _

Située près de la base, elle donne insertion au muscle ^ ^ es a | V é 0 | es


dentaires des molaires présentent des septums inter¬
digastrique. radiculaires.

FIG. 4.13. Mandibule (vue médiale)

1. épine mentonnière inf. (m. génio-hyoïdien)

2. épine mentonnière sup. (m. génio-glosse)

3. insertion de la muqueuse orale

4. m. constricteur sup. du pharynx

5. crête médiale

6. processus coronoïde (m. temporal)

7. incisure mandibulaire

8. tête de la mandibule

9. fossette ptérygoïdienne (m. ptérygoïdien latéral)


10. lingula mandibulaire

11. foramen mandibulaire

12. sillon mylo-hyoïdien

13. m. ptérygoïdien médial

14. a. faciale

15. ligne et m. mylo-hyoïdiens

16. fosse submandibulaire

17. fosse sublinguale

18. fossette et m. digastriques

68

OS DE LA FACE

41 La base

Épaisse et arrondie, elle présente à sa partie postérieure


le sillon de F artère faciale.

B | BRANCHES DE LA MANDIBULE

Rectangulaire, à grand axe vertical, chaque branche


présente deux faces et quatre bords.

11 La face externe

Sa partie inférieure, ou tubérosité massétérique , est


rugueuse, avec des crêtes inconstantes. Elle donne
insertion au muscle masséter.

2 | La face interne

Elle est en rapport avec la glande parotide, dans sa moi¬


tié postérieure. Elle présente :

a) Le foramen mandibulaire

Situé au milieu de la face interne, sur l’axe du bord


alvéolaire, il est localisé à 18 mm en arrière de la troi¬
sième molaire inférieure. Son rebord antérieur pré¬
sente une crête proéminente, la lingula mandibulaire 18 ,
sur laquelle se fixe le ligament sphéno-mandibulaire.
Dans le foramen passent les vaisseaux et nerfs alvéolai¬
res inférieurs.

b) Le sillon mylo-hyoïdien

Il part du foramen mandibulaire, et se dirige en bas et


en avant pour rejoindre la face interne du corps. Il
contient le nerf mylo-hyoïdien.

c) La tubérosité ptérygoïdienne

Située dans sa partie inférieure, elle est rugueuse et


parcourue de crêtes obliques en bas et en arrière. Elle
donne insertion au muscle ptérygoïdien médial.

3 | Le bord supérieur

Il présente deux saillies, le processus coronoïde , en avant,


et le processus condylaire , en arrière, séparées par Vin-
cisure mandibulaire.

a) Le processus coronoïde

Mince et triangulaire, il donne insertion au muscle


temporal.

• Son bord antérieur prolonge la crête latérale du


bord antérieur de la branche mandibulaire.

• Son bord postérieur, concave, limite en avant l’inci-


sure mandibulaire.

b) Le processus condylaire

Il comprend une tête et un col.

• La tête (ou condyle articulaire) est oblongue, à


grand axe transversal. Recouverte de fibro-cartilage,
elle s’articule avec la fossette mandibulaire du
temporal par l’intermédiaire du disque temporo-
mandibulaire. À l’extrémité latérale de la tête se
trouve le tubercule du ligament latéral de l’articula¬
tion temporo-mandibulaire.

• Le col , aplati d’avant en arrière présente, en avant, la


fossette ptérygoïde pour l’insertion du muscle
ptérygoïdien latéral.

c) Vincisure mandibulaire
Concave vers le haut, elle livre passage aux vaisseaux
et au nerf massétériques.

41 Le bord inférieur

Il se continue avec le corps de la mandibule et forme


l’angle mandibulaire. Le ligament stylo-mandibulaire
s’insère sur son versant interne.

5 | Le bord postérieur

Il est épais, arrondi, et en rapport avec la glande paro¬


tide.

6 | Le bord antérieur

Il est tranchant et en continuité avec la ligne oblique.


Il est repérable par le palper intra-buccal.

C| STRUCTURE

La mandibule est constituée d’os compact recouvrant


une mince couche de tissu spongieux. La partie alvéo¬
laire est constituée essentiellement d’un tissu spon¬
gieux, l’os alvéolaire. Elle est parcourue par le canal
mandibulaire qui s’ouvre par le foramen mandibulaire
en arrière et le foramen mentonnier en avant. Il contient
le nerf alvéolaire inférieur.

18. Ancien. : épine de Spix.

69

TÊTE OSSEUSE

D | OSSIFICATION La symphyse mentonnière est le témoin de la fusion

des hémi-mandibules fœtales.

La mandibule procède d’une ossification de membrane


à partir de deux points (voir développement de la tête
osseuse).

4.4

OS HYOÏDE

L’os hyoïde est un os impair, médian et symétrique,


situé au-dessus du larynx, au niveau de la quatrième
vertèbre cervicale.

Il a une forme en U ouvert en arrière et comprend : un


corps y deux grandes cornes et deux petites cornes
(fig. 4.14).

A | CORPS

C’est une lame quadrilatère légèrement incurvée en


arrière (fig. 4.15).

11 Les faces

a) La face antérieure est convexe et marquée dans sa


partie supérieure par une crête cruciforme qui déli¬
mite :

• deux surfaces supérieures pour les muscles génio-


glosses ;

• et deux surfaces inférieures pour les muscles génio-


hyoïdiens, hyo-glosses et mylo-hyoïdiens.

b) La face postérieure est lisse, concave, et séparée de


l’épiglotte par la membrane thyro-hyoïdienne; une
bourse s’interpose entre l’os et la membrane. Elle donne
insertion en bas et latéralement au muscle thyro-hyoï-
dien.

2 | Les bords

a) Le bord supérieur est arrondi et donne insertion,


sur son versant postérieur, au ligament hyo-épiglotti-
que et à la membrane thyro-hyoïdienne.

b) Le bord inférieur, très épais, permet l’insertion des


muscles sterno-hyoïdiens médialement et omo-hyoï-
diens latéralement.

FIG. 4.14. Squelette


hyoïdien (cartouche :
squelette hyoïdien ossifié)

1. processus styloïde

2. lig. stylo-hyoïdien

3. petite corne

4. grande corne

5. corps

6. lig. stylo-hyoïdien ossifié


70

OS DE LA FACE |

B | GRANDES CORNES

Elles se projettent vers l’arrière à partir des bords laté¬


raux du corps. Aplaties de haut en bas, elles sont plus
larges en avant et se terminent en arrière par un tuber¬
cule.

a) La face supérieure donne insertion aux muscles


constricteur moyen du pharynx, hyoglosse et stylo-
hyoïdien, et près du corps, au muscle digastrique.

b ) La face inférieure donne insertion médialement au


muscle thyro-hyoïdien.

c) Sur le bord médial se fixe la membrane thyro-hyoï-


dienne.

Lorsque la gorge est serrée entre l’index et le pouce,


juste au-dessus du cartilage thyroïdien, la grande
corne peut être perçue et l’os hyoïde peut être
mobilisé latéralement.

E | OSSIFICATION

L’os hyoïde dérive des cartilages des deuxième et troi¬


sième arcs branchiaux (voir développement de la tête
osseuse).

Il s’ossifie à partir de huit centres : deux pour le corps,


deux pour chaque grande corne et un pour chaque
petite corne.

L’ossification débute dans la grande corne vers la fin


de la vie intra-utérine, dans le corps près de la naissance,
et dans la petite corne aux environs de la puberté.

C| PETITES CORNES 19

De forme conique, elles sont obliques en haut et laté¬


ralement. Elles se fixent par leurs bases à l’angle de
jonction du corps et des grandes cornes.
• Sur les faces postérieure et latérale s’insère le muscle
constricteur moyen du pharynx.

• Sur la face médiale se fixe le muscle chondroglosse.

• Sur l'apex s’insère le ligament stylo-hyoïdien.

D | STRUCTURE

L’os hyoïde est formé essentiellement d’os compact.

19. Elles sont rattachées au corps de l’os par du tissu fibreux et occa¬
sionnellement aux grandes cornes par des articulations synovia¬
les.

FIG. 4.15. Os hyoïde

A. vue antéro-supérieure

B. vue postéro-inférieure

1. grande corne

2. petite corne

3. m. génio-glosse

4. m. chondro-glosse

5. lig. stylo-hyoïdien

6. m. constricteur moyen
du pharynx

7. m. hyo-glosse

8. m. digastrique

9. m. stylo-hyoïdien

10. m. omo-hyoïdien

11. m. mylo-hyoïdien

12. m. sterno-hyoïdien

13. m. génio-hyoïdien

14. corps

15. lig. hyo-épiglottique

16. membrane thyro-hyoïdienne


17. m. thyro-hyoïdien

71

Cavités et fosses
de la tête osseuse

La tête osseuse est irrégulière en raison de la présence de cavités et de fosses


constituant des
loges d'organes ou des voies de passage.

Les plus importantes sont : la cavité nasale, les sinus paranasaux, les orbites,
les fosses infra-
temporales et les fosses ptérygo-palatines.

A | CAVITÉ NASALE

La cavité nasale, début des voies respiratoires, contient


l’organe olfactif. C’est une cavité irrégulière, s’ouvrant
en avant par Y ouverture piriforme et en arrière, dans le
naso-pharynx, par les choanes. Elle est subdivisée sagit-
talement par le septum nasal osseux en fosses nasales
droite et gauche (fig. 5.1 et 5.2).

11 La paroi supérieure (fig. 5.3)

Elle est étroite et inclinée en bas, en avant et en arrière.


Elle est constituée :

• dans sa partie antérieure, par l’épine nasale de l’os


frontal et les os nasaux;

• dans sa partie moyenne, par la lame criblée de l’eth-


moïde ;

• dans sa partie postérieure, par le corps du sphé¬


noïde.

FIG. 5.2. Coupes TDM sagittales de la cavité nasale

(cliché Dr T. Diesce)

A- B. C. coupes latérale, intermédiaire et médiane

1. sinus frontal
2. labyrinthe ethmoïdal

3. cornet nasal moyen

4. cornet nasal inf.

5. sinus sphénoïdal

6. selle turcique

FIG. 5.1. Coupe TDM axiale


transverse de la cavité nasale

(cliché Dr T. Diesce)

1. septum nasal

2. cornet nasal moyen

3. sinus maxillaire

4. cornet nasal inf.

5. naso-pharynx

7. naso-pharynx

8. crista galli, lame criblée

9. septum nasal

73

TÊTE OSSEUSE

FIG. 5.3. Paroi latérale de la cavité nasale (constitution et vue médiale)


A. sans l'ethmoïde

B. avec, en place, l'ethmoïde, le frontal


et l'os nasal

1. os lacrymal

2. crête ethmoïdale

3. sinus maxillaire

4. crête conchale

5. cornet nasal inf.

6. corps du sphénoïde

7. foramen sphéno-palatin

8. palatin

9. processus ptérygoïde

10. processus palatin du maxillaire

11. os frontal

12. os nasal

13. cornet nasal moyen

14. hiatus semi-lunaire

15. processus unciné

16. cornet nasal sup.

17. récessus sphéno-ethmoïdal

18. cornet suprême

19. sinus sphénoïdal

2 | La paroi inférieure

Plus large et lisse, elle est formée :

• dans ses deux tiers antérieurs, par les processus


palatins des maxillaires. Leur jonction médiane
détermine la crête nasale où s’implante le vomer ;

• dans son tiers postérieur, par la lame horizontale


des palatins.
3 | Les parois latérales

Chaque paroi latérale est très anfractueuse, en raison

de la présence des cornets nasaux qui déterminent des

voies de passage, les méats nasaux.

a) Constitution

Elle est formée par la juxtaposition de trois plans

osseux.

• Le plan latéral comprend la face nasale du maxillaire


et la lame médiale du processus ptérygoïde.

• Le plan intermédiaire est constitué par Los lacrymal,


situé en regard du sillon lacrymal du maxillaire, et la
lame perpendiculaire du palatin, appliquée sur le
maxillaire et le processus ptérygoïde.

• Le plan médial est formé en haut par le labyrinthe


ethmoïdal avec ses méats supérieur et moyen, et en
bas par le cornet inférieur.

b) Le méat supérieur, situé sous le cornet supérieur,


présente l’ouverture des cellules ethmoïdales moyen¬
nes et postérieures.

c) Le méat moyen, situé sous le cornet moyen, présente


l’ouverture des cellules ethmoïdales antérieures et le
hiatus semi-lunaire, ouverture du sinus maxillaire.

d) Le méat inférieur est compris entre le cornet infé¬


rieur et la paroi inférieure.

e) Le méat naso-pharyngien, situé en arrière des cor¬


nets, présente à sa partie supérieure le foramen sphéno-
palatin.

41 Le septum nasal osseux (fig. 5.4 et 5.5)

Il s’étend entre les parois supérieure et inférieure, et


s’articule avec le cartilage septal. Il est formé : en haut
et en avant, par la lame perpendiculaire de l’ethmoïde,
en bas et en arrière, par le vomer.

5 | L'ouverture piriforme

Triangulaire, à base inférieure, elle est cernée : en bas


et latéralement, par l’incisure nasale du maxillaire, et
en haut, par les os nasaux. Du milieu de sa base, pointe
Vépine nasale antérieure.

74
CAVITÉS ET FOSSES DE LA TÊTE OSSEUSE fl

1 2 3

FIG. 5.4. Septum nasal

FIG. 5.5. Choanes (vue postéro-inférieure du naso-pharynx)

1. cartilage septal

2. lame perpendiculaire de l'ethmoïde

3. ostium tubaire et choane droite

4. os palatin

5. vomer

6. cartilage voméro-nasal

7. grand cartilage alaire

1. canal voméro-rostral

2. canal voméro-vaginal

3. canal palato-vaginal

4. cornet nasal sup.

5. vomer

6. cornet nasal moyen


7. lame perpendiculaire
du palatin

8. processus ptérygoïde (aile


latérale)

9. cornet nasal inf.

10. lame horizontale du palatin

11. processus pyramidal (palatin)

12. hamulus ptérygoïdien

13. maxillaire

6 | Les choanes

Chaque choane est limitée par : le vomer médialement,


le corps du sphénoïde en haut, la lame horizontale
du palatin en bas, et la lame médiale du processus pté¬
rygoïde latéralement.

B | SINUS PARANASAUX

Les sinus paranasaux sont des cavités osseuses aérées


situées autour de la cavité nasale, dans les os maxillaire,
sphénoïde, frontal et ethmoïde. Leurs parois sont
recouvertes d’une membrane muqueuse de type res¬
piratoire se continuant avec celle de la cavité nasale
(fig- 5.6).

a) Morphologie. C’est une cavité pyramidale.

• Son sommet latéral s’étend dans le processus zygo¬


matique du maxillaire.

• Sa base, médiale , correspond à la paroi latérale de la


cavité nasale.

• Sa paroi supérieure est formée par la paroi inférieure


de l’orbite.

• Sa paroi inférieure correspond au processus alvéo¬


laire du maxillaire. Elle est marquée habituellement
par la saillie de la racine des premières et deuxième
molaires supérieures qui peuvent la perforer.

Il peut exister une répercussion réciproque entre


sinusite maxillaire et maux de dents.

Les rhinites peuvent s’étendre aux muqueuses sinu-


sales, et produire une sinusite.
11 Le sinus maxillaire (fig. 5.7)

Le sinus maxillaire, situé dans le corps du maxillaire,


est le plus grand des sinus paranasaux.

• Sa paroi postérieure répond aux fosses infra-tempo¬


rale et ptérygo-palatine. Elle est perforée par les
canaux alvéolaires qui livrent passage aux nerfs
alvéolaires postéro-supérieurs destinés aux molaires
supérieures.

• Son ouverture , le hiatus semi-lunaire , est situé dans


le méat moyen. Le hiatus est partiellement obturé
par l’os lacrymal, le processus unciné de l’ethmoïde,

75

TÊTE OSSEUSE

FIG. 5.7. Sinus paranasaux : projections


et drainages (vue médiale de la paroi
latérale de la cavité nasale)

Jaune : sinus ethmoïdal


Vert : sinus maxillaire

1. sinus frontal

2. hiatus semi-lunaire

3. cornet nasal inf.

4. sinus sphénoïdal

5. cornet nasal sup.


6. bulle ethmoïdale

7. cornet nasal moyen

8. ostium de la trompe auditive

FIG. 5.6. Topographie des sinus paranasaux

(vue antérieure)

1. sinus frontal

2. sinus ethmoïdal

3. sinus maxillaire

le processus maxillaire du cornet nasal inférieur et


la lame perpendiculaire du palatin.

L’orifice réel de drainage 1 2 3 1 se situe au niveau du tiers


postérieur du hiatus semi-lunaire. Son drainage
relève du mouvement ciliaire de la muqueuse et de
la pression négative provoquée par le courant ins¬
piratoire.

c) Le développement

L’ébauche du sinus maxillaire est visible au cours du


3 e mois foetal. Sa croissance se poursuit jusqu’à 15 à
18 ans.

2 | Les sinus ethmoïdaux (fig. 5.8 et 5.9)


Chaque sinus ethmoïdal, situé dans un labyrinthe eth¬
moïdal, est constitué de nombreuses petites cavités
(4 à 17) communicantes entre elles, les cellules ethmoï-

dales.

b) Vinnervation

Elle est assurée par les nerfs alvéolaires supérieurs et


infra-orbitaire.

Les os s’articulant au labyrinthe ethmoïdal participent


à la formation de leur paroi. On distingue, selon leur
topographie, les cellules ethmoïdales antérieures,
moyennes, et postérieures.

1. L’orifice réel de drainage peut être unique ou multiple.


76

CAVITÉS ET FOSSES DE LA TÊTE OSSEUSE fl

FIG. 5.8. Coupe TDM coronale


de la face (cliché Dr T. Diesce)

FIG. 5.9. Coupe TDM axiale transverse de la face

(cliché Dr T. Diesce)

orbite

1. os nasal

sinus ethmoïdaux

2. septum nasal

cornet nasal moyen

3. sinus ethmoïdaux

septum nasal

4. orbite
cornet nasal inf.

5. cellule ethmoïdo-sphénoïdale

sinus maxillaire

Inv.

BIBLIOTECA U.M.F. IA

I cota W37Z75 '

a) Les cellules ethmoïdales antérieures

Elles sont creusées dans la partie antérieure du labyrin¬


the ethmoïdal, le frontal, l’os lacrymal et le maxillaire.
Elles s’ouvrent dans le méat moyen au niveau de l’in-
fundibulum ethmoïdal.

b) Les cellules ethmoïdales moyennes

Elles sont creusées dans la partie moyenne du labyrin¬


the ethmoïdal et dans le maxillaire. Elles s’ouvrent dans
le méat moyen au-dessus de la bulle ethmoïdale.

c) Les cellules ethmoïdales postérieures

Elles sont creusées dans la partie postérieure du laby¬


rinthe ethmoïdal, le sphénoïde, et le processus orbitaire
du palatin. Elles s’ouvrent dans le méat supérieur.

d) Vinnervation

Elle est assurée par les nerfs ethmoïdaux antérieur et


postérieur, et des branches du ganglion ptérygo-
palatin.

e) Le développement

Les sinus ethmoïdaux présents au cours du 5 e mois in


utéro, achèvent leur croissance avant la puberté.

3 | Les sinus frontaux

Au nombre de deux, droit et gauche, ils sont situés dans


la partie médiale des arcades sourcilières, et peuvent

s’étendre dans la paroi supérieure de l’orbite. De forme


pyramidale triangulaire, leur apex inférieur s’ouvre dans
la partie antérieure du méat moyen, ou par un conduit
fronto-nasal, dans l’infundibulum ethmoïdal.

a) Vinnervation
Elle est assurée par les nerfs supra-orbitaires.

b) Le développement

Leur présence est signalée dès l’âge de 2 ans. Ils subis¬


sent une première expansion avec l’éruption des pre¬
mières molaires déciduales, et une seconde expansion,
lorsque les molaires permanentes commencent à appa¬
raître, au cours de la 6 e année. Ils croissent jusqu’à
20 ans.

4 | Les sinus sphénoïdaux

Situés dans le corps du sphénoïde, ils sont séparés par


le mince septum sphénoïdal, souvent dévié latérale¬
ment.

a) Morphologie

• La paroi antérieure mince, ou cornet sphénoïdal ,


présente une ouverture dans le récessus sphéno-
ethmoïdal , situé au-dessus du cornet suprême.

• La paroi latérale est en rapport avec l’apex de l’or¬


bite, le nerf optique, et le sinus caverneux.

77

TÊTE OSSEUSE

FIG. 5.10. Orbite et insertions musculaires

Rose : os frontal
Jaune : maxillaire
Bleu : sphénoïde

1. canal optique

2. incisure supra-orbitaire

3. foramens ethmoïdaux
ant. et post.

4. fossette trochléaire

5. m. orbiculaire de l'œil

6. lame orbitaire

de l'ethmoïde (vert)

7. os nasal

8. os lacrymal et
partie lacrymale du
m. orbiculaire de l'œil

9. sillon lacrymal et fosse


du sac lacrymal

10. m. élévateur de l'aile du


nez et de la lèvre sup.

11. m. oblique inf.

12. foramen infra-orbitaire

13. m. élévateur de la lèvre


sup.

14. m. petit zygomatique

15. fissure orbitaire inf.

16. m. grand zygomatique

17. processus orbitaire


de l'os palatin

18. os zygomatique et
éminence orbitaire

19. fissure orbitaire sup.

20. grande aile du sphénoïde

21. fosse lacrymale

• La paroi postérieure répond à la selle turcique et à


l’hypophyse.
• La paroi supérieure est en rapport avec le chiasma
optique.

• La paroi inférieure répond au naso-pharynx.

b) L'innervation

Elle est assurée par le nerf ethmoïdal postérieur et des


branches du ganglion ptérygo-palatin.

c) Le développement

Les sinus sphénoïdaux ne sont pas visibles à la nais¬


sance. Ils se développent au cours de la petite enfance.

C I ORBITE

L’orbite est une cavité paire qui contient l’organe de la


vision. Située à la jonction des os du crâne et de la face,
elle a une forme pyramidale avec :

• une base antérieure, Ventrée orbitaire ;

• un apex , postéro-médial ;

• quatre parois, supérieure, inférieure, médiale et


latérale;

• et quatre arêtes , unissant chacune deux faces.

Son axe, oblique en avant et latéralement, fait avec l’axe


sagittal un angle de 45°. Elle mesure en profondeur
45 mm.

11 La paroi supérieure 2 (fig. 5.10)

Elle est mince, et répond au cerveau. Elle est constituée


de la partie orbitaire du frontal et de la petite aile du
sphénoïde.

Elle présente dans l’angle antéro-latéral, la fosse lacrymale ,


et dans l’angle antéro-médial, la fossette trochléaire.

2 | La paroi inférieure 3

Elle est formée par les faces orbitaires de l’os zygoma¬


tique et du maxillaire, et le processus orbitaire du pala¬
tin.

Elle présente, se dirigeant en avant et médialement, la


gouttière infra-orbitaire à laquelle fait suite le canal
infra-orbitaire.

3 | La paroi médiale

Elle est très fragile, et constituée de la face orbitaire du


maxillaire, de l’os lacrymal, de la lame orbitaire de l’eth-
moïde, et de la partie pré-alaire de la face latérale du
corps du sphénoïde. Elle présente le sillon lacrymal et
la fosse du sac lacrymal.

41 La paroi latérale

Elle est épaisse et sépare l’orbite de la fosse temporale.


Elle est formée de la face orbitaire de l’os zygomatique
percé du foramen du nerf zygomatique et de la face
orbitaire de la grande aile du sphénoïde.

5 | Les arêtes

a) L'arête supéro-médiale présente les foramens eth¬


moïdaux antérieur et postérieur.

2. Ancien. : toit ou voûte orbitaire.

3. Ancien. : plancher orbitaire.

78

CAVITÉS ET FOSSES DE IA TÊTE OSSEUSE fl

b) Varête inféro-médiale présente dans sa partie anté¬


rieure le foramen supérieur du canal naso-lacrymal.

c) Varête supéro-latérale est occupée par la fissure


orbitaire supérieure qui fait communiquer l’orbite et la
cavité crânienne.

d) Varête inféro-latérale est définie par la fissure orbi¬


taire inférieure qui fait communiquer l’orbite et la fosse
ptérygo-palatine.

6 | L'apex

Il est défini par le canal optique dont le diamètre est de


4 mm environ.

7 | L'entrée de l'orbite

Cernée par le bord orbitaire , elle mesure 35 mm de hau¬


teur et 40 mm de largeur. Elle comprend :

a) Le bord supra-orbitaire, partie du frontal, creusé


dans sa partie médiale du foramen (ou de Yincisure)
supra-orbitaire. C’est un des points les plus saillants de
la face.

Dans les chutes en avant, c’est généralement sur


l’arcade sourcilière que se traumatisent les parties
molles.

b) Le bord infra-orbitaire, constitué des os zygomati¬


que et maxillaire.

c) Le bord latéral, formé des processus frontal de l’os


zygomatique et zygomatique du frontal. À un centimè¬
tre de la suture fronto-zygomatique se trouve Vémi¬
nence orbitaire.

d) Le bord médial, dédoublé en anneaux de clé, et


formé par les crêtes lacrymales antérieure et posté¬
rieure. La première prolonge le bord infra-orbitaire et
la seconde le bord supra-orbitaire.

D | FOSSE INFRA-TEMPORALE 4 (fig.5.11)

La fosse infra-temporale est une large fosse prolongeant


la fosse temporale, en bas et en arrière du maxillaire.

11 Les parois

La fosse infra-temporale est limitée :

• en avant , par la tubérosité du maxillaire;

• en haut , par la face maxillaire de la grande aile du


sphénoïde ;

• médialement , par la lame latérale du processus


ptérygoïde.

4. Ancien. : fosse ptérygo-maxillairc.


FIG. 5.11. Fosse infra-temporale
(vue inféro-latérale)

1. arcade zygomatique

2. grande aile du sphénoïde


(face temporale)

3. cavité de l'orbite

4. os zygomatique

5. crêté infra-temporale

6. fosse infra-temporale

7. fissure ptérygo-maxillaire

8. fosse mandibulaire

9. méat acoustique ext.

10. foramen épineux

11. épine du sphénoïde

12. foramen ovale

13. processus ptérygoïde (lame latérale)

14. maxillaire

79

TÊTE OSSEUSE

FIG. 5.12. Fosse ptérygo-palatine


(vue latérale après résection des ailes
du sphénoïde et de la paroi latérale de
l'orbite)

Jaune : sphénoïde
Bleu : palatin
Vert : éthmoïde
Rose : maxillaire

a. canal optique

b. fissure orbitaire sup.

c. fissure orbitaire inf.

1. foramen rond

2. canal ptérygoïdien

3. foramen sphéno-palatin

4. foramen alvéolaire

5. canal grand palatin

6. processus pyramidal

7. tubercule infra-optique

8. frontal

9. ethmoïde

10. processus orbitaire

11. sillon infra-orbitaire


| 12. orbite

2 | Les ouvertures

• Latéralement , elle s’ouvre largement et est partielle¬


ment cachée par la branche et le processus coro-
noïde de la mandibule.

• Médialement, elle communique avec la fosse ptérygo-


palatine par la fissure ptérygo-maxillaire.

E | FOSSE PTÉRYGO-PALATINE 5

(fig. 5.12 et 5.13)

Elle prolonge médialement la fosse infratemporale avec


laquelle elle communique par la fissure ptérygo-maxil¬
laire. C’est un carrefour de communication entre les
principales cavités et fosses de la face et du crâne.

11 Les parois

La fosse ptérygo-palatine est limitée :

• en haut , par le corps du sphénoïde et le processus


orbitaire du palatin ;
• en avant , par la face infratemporale du maxillaire;

• en arrière , par la face antérieure du processus


ptérygoïde ;

• médialementy par la lame perpendiculaire du pala¬


tin;

• en basy par le processus pyramidal du palatin.

FIG. 5.13. Fosse ptérygo-palatine : coupe TDM sagittale


de la face (cliché Dr T. Diesce)

1. canal optique 4. fosse ptérygo-palatine

2. fissure orbitaire inf. 5. processus ptérygoïde

3. foramen rond 6. sinus maxillaire

2 | Les ouvertures

La fosse ptérygo-palatine communique :

• en hauty avec l’orbite par la fissure orbitaire infé¬


rieure 6 ;

5. Ancien. : arrière-fond de la fosse ptérygo-maxillaire.

6. Ancien. : fente sphéno-maxillaire.

80
CAVITÉS ET FOSSES DE LA TÊTE OSSEUSE |

en bas , avec la cavité buccale par les grands et petits


canaux palatins;

méciialement , avec la cavité nasale, par le foramen


sphéno-palatin;

en arrière, avec la cavité crânienne, par le foramen


rond et le canal ptérygoïdien ; avec les choanes, par
le canal palato-vaginal.

FORAMENS ET OUVERTURES
DE LA TÊTE OSSEUSE

FACE INTERNE

Topographie

Foramens et ouvertures

Contenu

Calvaria

Foramen pariétal

• veine émissaire pariétale

• branche de l'artère occipitale

Fosse crânienne antérieure

Foramen caecum

dure-mère

Foramens de la lame criblée

nerfs olfactifs (I)

Foramen ethmoïdal antérieur

vaisseaux et nerf ethmoïdaux antérieurs

Foramen ethmoïdal postérieur

vaisseaux et nerf ethmoïdaux postérieurs

Fosse crânienne moyenne


Canal optique

• artère ophtalmique

• nerf optique (II)

Fissure orbitaire supérieure

• veine ophtalmique

• nerfs oculomoteur (III), trochléaire (IV), abducens (VI),


ophtalmique (Vj)

• rameau sympathique

• rameau orbitaire de l'artère méningée moyenne

Foramen rond

nerf maxillaire (V 2 ) et veine émissaire

Foramen ovale

• nerf mandibulaire (V 3 )

• artère méningée accessoire

• plexus veineux du foramen ovale

Foramen épineux

• artère méningée moyenne

• rameau récurrent du nerf mandibulaire

Foramen déchiré

• partie médiale : artère carotide interne, plexus


sympathique et veineux carotidiens

• partie latérale : nerf pétreux profond, branche de

l'a. pharyngienne ascendante, veines émissaires du sinus


caverneux.

Hiatus du canal du nerf grand


pétreux

• nerf grand pétreux

• branche pétreuse de l'artère méningée moyenne


Hiatus du canal du nerf petit pétreux

• nerf petit pétreux

81

TÊTE OSSEUSE

Fosse crânienne postérieure

Foramen magnum • moelle allongée et ses méninges

• vaisseaux spinaux antérieurs et postérieurs

• artères vertébrales

• veines émissaires du plexus basilaire

• membrana tectoria

• nerf accessoire (XI)

• rameau sympathique ascendant

Canal du nerf hypoglosse • nerf hypoglosse (XII)

• branche méningée de l'artère pharyngienne ascendante

• plexus veineux du canal du nerf hypoglosse

• veine émissaire condylaire

• vaisseaux labyrinthiques

• nerf facial (VII)

• nerf intermédiaire (VII bis)

• nerf vestibulo-cochléaire (VIII)

Foramen jugulaire • partie antérieure : sinus pétreux inférieur, nerf glosso-


pharyngien (IX)

• partie moyenne : nerfs vague (X) et accessoire


(XI), branches méningées des artères occipitale et
pharyngienne ascendante

• partie postérieure : bulbe supérieur de la veine jugulaire


interne

Ouverture externe de l'aqueduc • veine de l'aqueduc du vestibule

du vestibule • conduit endolymphatique

Ouverture de l'aqueduc de la cochlée • veine du canalicule cochléaire

• conduit périlymphatique

Foramen mastoïdien • veine émissaire mastoïdienne

• branche méningée de l'artère occipitale

• rameau communiquant du nerf facial avec le nerf vague

Canal condylaire
Méat acoustique interne

82

CAVITÉS ET FOSSES DE LA TÊTE OSSEUSE fl

FACE EXTERNE

Topographie

Foramens et ouvertures

Contenu

Calvaria

Foramen pariétal

voir face interne

Base du crâne

Foramens ethmoïdaux antérieur et postérieur

voir face interne


Canal ptérygoïdien

vaisseaux et nerf ptérygoïdiens

Canal carotidien

• artère carotide interne

• plexus veineux et sympathique carotidiens

Foramen déchiré

• partiellement fermé par un fibro-cartilage

• branche de l'a. pharyngienne ascendante veine émissaire

du sinus caverneux

Foramen ovale

Foramen épineux

fnro înfomû

Foramen jugulaire

voir Tace interne

Canal du nerf hypoglosse

Canalicule carotico-tympanique

nerf carotico-tympanique

Canalicule tympanique

nerf tympanique et artère tympanique inférieure

Foramen stylo-mastoïdien

nerf facial (VII)

Canalicule de la corde du tympan


corde du tympan

Méat acoustique externe

membrane du tympan

Foramen mastoïdien

voir face interne

Canal musculo-tubaire

• muscle tenseur du tympan

• trompe auditive

Canal condylaire

voir face interne

Foramen magnum

voir face interne

Face

Foramen supra-orbitaire

vaisseaux et nerf supra-orbitaires

Ouverture piriforme

orifices antérieurs des cavités nasales

Foramen infra-orbitaire

vaisseaux et nerfs infra-orbitaires

Canal naso-lacrymal

conduit naso-lacrymal

Foramen zygomatico-orbitaire

artère et nerf zygomatiques

Foramen zygomatico-temporal

artère et nerf zygomatico-temporaux

Foramen zygomatico-facial

artère et nerf zygomatico-faciaux


Fissure orbitaire inférieure

vaisseaux et nerf infra-orbitaires et zygomatiques

Canal incisif

• artère grande palatine

• nerf naso-palatin

Canal grand palatin

• vaisseaux palatins descendants

• nerf grand palatin

Canaux petits palatins

• branche de l'artère palatine descendante

• nerfs petits palatins

Choanes

orifices postérieurs des cavités nasales

Canal voméro-vaginal

branche de l'artère sphéno-palatine

Foramens alvéolaires

vaisseaux et nerfs alvéolaires supéro-postérieurs

Foramen sphéno-palatin

Foramen mandibulaire

vaisseaux sphéno-palatins et nerf naso-palatin


vaisseaux et nerfs alvéolaires inférieurs

Foramen mentonnier

vaisseaux et nerfs mentonniers

Foramen palato-vaginal

• artère pharyngienne supérieure

• rameaux pharyngien du ganglion ptérygo-palatin

83
SECTION II

APPAREIL

MANDUCATEUR

L'appareil manducateur est l'ensemble des organes dont l'action mécanique


précède la digestion, à savoir la préhension, la mastication, l'insalivation, et
la déglutition.

Articulation

temporo-mandibulaire

L'articulation temporo-mandibulaire est une articulation paire qui unit la


mandibule à Los
temporal.

Cest une articulation synoviale complexe, de type ellipsoïde, individuellement, et


bicondylaire
dans leur fonctionnement simultané; d'où la complexité des mouvements.

Elle est la seule à pouvoir se luxer sans l'intervention d’une force extérieure. La
luxation est presque toujours
bilatérale et le déplacement est antérieur. Le traitement chirurgical est
aléatoire.

EB ANATOMIE DESCRIPTIVE

A | SURFACES ARTICULAIRES

Elles sont recouvertes d’un fibro-cartilage, riche en


fibres collagènes.
11 La surface articulaire temporale

Elle est située en avant du méat acoustique externe et


sur la f ace inf érieure de la racine du processus zygoma¬
tique. Elle comprend : le tubercule articulaire , saillie
transversale arrondie, et la fosse mandibulaire , située
entre ce tubercule et la fissure tympano-squameuse.

2 | Le disque articulaire

C’est un fibro-cartilage biconcave, adhérant à la face


profonde de la capsule articulaire par les ligaments
méniscaux antérieur et postérieur . 11 est constitué par
deux bandes cartilagineuses antérieure et postérieure
unies par une lame fibreuse intermédiaire. 11 partage
la cavité articulaire en deux cavités synoviales, supé¬
rieure et inférieure.

3 | La tête de la mandibule (fig. 6.1)

Elle est oblongue, à grand axe transversal, légèrement


oblique en arrière et médialement. Elle forme avec son
homologue un angle de 130° à 140° ouvert en avant.
Elle est très saillante médialement.

87

APPAREIL MANDUCATEUR

FIG. 6.2. Coupes TDM sagittale (A) et coronale (B)


de l'articulation temporo-mandibulaire (clichés Dr T. Diesce)

1. tête mandibulaire 3. méat acoustique ext.

2. tubercule articulaire

B| CAPSULE ARTICULAIRE

11 La membrane fibreuse (fig. 6.2,6.3 et6.4)

a) Elle s'insère

m En haut : en avant du tubercule articulaire, sur la


base de l’épine du sphénoïde, sur les lèvres de la
fissure tympano-squameuse et sur le tubercule post-
glénoïdal.

• En bas : sur le pourtour de la tête de la mandibule en


descendant plus bas en arrière.

b) Sa partie supra-méniscale est plus lâche, sauf en


arrière où ses fibres profondes forment 1 e frein temporo-
méniscal. Celui-ci est dense et fibro-élastique. Il est
séparé de la couche superficielle de la membrane
fibreuse par un tissu fibro-graisseux contenant un
plexus veineux.

FIG. 6.4. Capsule et disque articulaires de l'articulation


temporo-mandibulaire (vue supérieure de la partie inférieure
de l'articulation ouverte. La membrane synoviale de la capsule
n'a pas été représentée)

1. frein temporo-méniscal

2. membrane fibreuse

de la capsule articulaire

3. partie cartilagineuse du disque


articulaire

4. partie fibro-cartilagineuse
du disque articulaire

5. lig. médiat

6. lig. méniscal ant.

7. processus coronoVde

8. lig. latéral

9. col de la mandibule

La rupture du frein et la laxité de la capsule favo¬


risent les luxations de la mandibule.

FIG. 6.3. Articulation temporo-


mandibulaire (coupe sagittale)

1. frein temporo-méniscal

2. lig. méniscal post.

3. fosse mandibulaire du temporal

4. partie cartilagineuse du disque


articulaire
5. tubercule articulaire du temporal

6. cavité synoviale sup.

7. lig. méniscal ant.

8. m. ptérygoïdien latéral

9. capsule articulaire

10. méat acoustique ext.

11. membrane fibreuse de la capsule

12. tête du condyle

13. cavité synoviale inf.

88

ARTIC ULATION TEMPORO-MANDIBULAIRE [

2 | La membrane synoviale

Divisée par le disque en deux parties, supérieure et


inférieure, elle tapisse la face profonde de la capsule et
des surfaces osseuses non cartilagineuses.

C| LIGAMENTS

11 Le ligament temporo-mandibulaire
latéral (fig. 6.5)

Épais et adhérent à la capsule, il naît du tubercule zygo¬


matique. II se termine sur la partie postéro-latérale du
col du condyle. Ses fibres sont obliques en bas et en
arrière.

2 | Le ligament temporo-mandibulaire
médial (fig. 6.6)

Adhérent à la capsule, il est tendu de la base de l’épine


du sphénoïde à la partie postéro-interne du col du
condyle.

3 | Le ligament sphéno-mandibulaire

Il est médial, plat et mince. Il naît de la base de l’épine


du sphénoïdeet se termine en s’étalantsur lalingula et
le bord postérieur du foramen mandibulaire.

4 | Le ligament stylo-mandibulaire 1

De forme triangulaire, il naît de la face antéro-latérale


du processus styloïde, et s’étale pour se terminer sur le
bord postérieur de la branche de la mandibule.

D | RAPPORTS (fig. 6.7)

11 Latéralement

L’articulation temporo-mandibulaire, recouverte du


fascia parotidien et de la peau, est palpable.

a) Sur lefascia parotidien, reposent les lymphonœuds


superficiels pré-auriculaires et parotidiens superficiels.

b) Sous le fascia, elle est surcroisée par l’artère et les


veines temporales superficielles, l’artère transverse de
la face, le nerf auriculo-temporal et des branches tem¬
porales du nerf facial.

1. Il représente le reliquat fibreux du faisceau mandibulaire du mus¬


cle stylo-glosse.

FIG. 6.5. Articulation tempoio-mandibulaire (vue latérale)

FIG. 6.6. Articulation temporo-mandibulaire (vue médiale)

1. épine supra-méatique

2 . capsule articulaire

3. lïg. latéral

4. arcade zygomatique

5. méat acoustique ext,


6. processus styloïde

7. col de la mandibule

B. lig. stylo-mandibulaire
9, lig. sphéno-mandibulaire

1. foramen ovale

2. foramen épineux

3. capsule articulaire

4. lig. médial

5. lig. sphéno-mandibulaire

6. lig. stylo-mandibulaire

7. épine du sphénoïde

8. lig. ptérygo-épineux

9. lame latérale du processus


ptérygoïde

10. raphé ptérygo-mandibulaire

89

APPAREIL MANDUCATEUR

La glande parotide, plus bas située, peut la recouvrir


partiellement.
2 | En avant

Elle répond à I "insertion du muscleptérygoïdien latéral,


et, plus à distance, au muscle masséter, au tendon du
muscle temporal, aux nerfs lingual et alvéolaire infé¬
rieur.

3 | Médialement (fig. 6.8)

Elle est en rapport avec l'espace infra-temporal.

a) Entre le ligament sphéno-mandibulaire et le col


mmirfr&M/rtirepassentrartèremaxillaireetlenerfauri-
culo-temporal. Plus bas et à distance, contre la branche
de la mandibule, se situent les vaisseaux et nerfs alvéo¬
laires inférieurs, et un lobule de la parotide.

FIG. 6.7. Articulation temporo-mandibulaire


Rapports latéraux

1. a. et v. temporales supeificielles

2. lymphoneeuds superficiels pré-auriculaires

3. n. auriculo-temporal

4. articulation temporo-mandibulaire

5. n. facial (VII)

6. branche temporale

7. a. tra ns verse de la face

8. situation de la parotide

9. m. masséter

J fi MM

f J

FIG. 6.8. Articulation temporo-


mandibulaire

Rapports médiaux
1. m. pteiygoïdien latéral

2. m. tenseur du voile du palais

3. corde du tympan

4. n. lingual

5. m. et n. mylo-hyoïdiens

6. m. ptéiygoïdien médial

7. trompe auditive

8. ganglion otique

9. a. méningée moyenne

10. articulation temporo-mandibulaire

11. n. auriculo-temporal

12. a. maxillaire

13. lig. sphéno-mandibulaire

14. lig. stylo-mandibulaire


I 15. n. alvéolaire inf.

90
ARTICULATION TEMPORO-MANDIBUIAIRE K

b) MédialementeX au-delà du ligament sphéno-man-


dibulairese trouvent la corde du tympan et le muscle
ptérygoïdien médial.

41 En arrière (fig. 6.9)

Elle répond au méat acoustique externe. Un prolonge¬


ment parotidien peut s’interposer entre l’articulation
et la paroi antérieure du méat.

L’articulation temporo-mandibulaire est difficile


à identifier par la radiologie simple du fait des
opacités osseuses surajoutées. Elle est explorée
par la tomodensitométrie.

E| VAISSEAUX ET NERFS
11 Les artères

Elles proviennent essentiellement des artères tempo¬


rale superficielle et maxillaire.

2 | Les nerfs

Ils proviennent des nerfs auriculo-temporal et massé-


térique, branches du nerf mandibulaire.

FIG. 6.9. Coupe TDM axiale


transverse de l'articulation
temporo-mandibulaire

1. tête mandibulaire

2. méat acoustique ext.

3. cellules mastoïdiennes

4. trompe auditive

ANATOMIE FONCTIONNELLE

Les articulations temporo-mandibulaires font partie


des articulations les plus sollicitées avec environ
10 000 mouvements par 24 heures. Elles participent à

deux fonctions essentielles, l’ouverture de la bouche et


la mastication (broiement et trituration des aliments)
(fig. 6.10).
FIG. 6.10. Coupes IDM sagittales de l'articulation temporo-mandibulaire en
mouvement (clichés Dr F. Goubault)

A. Bouche fermée B. Bouche ouverte à 15 mm C. Bouche ouverte à 25 mm D. Bouche


ouverte à 35 mm

1. tubercule articulaire 2. disque articulaire 3. tète mandibulaire

91

APPAREIL MANDUCATEUR

FIG. 6.11. Propulsion de la mandibule

a. centres instantanés du mouvement de propulsion

b. déplacement de la mandibule

1. capsule articulaire 3. déplacement du disque articulaire

2. frein temporo-méniscal 4. tubercule articulaire du temporal

Elles fonctionnent simultanément et présentent glo¬


balement trois degrés de liberté. Chaque articulation
est double du point de vue fonctionnel :

• dans l’articulation ménisco-temporale s’effectuent


des mouvements de glissement;

• dans l’articulation ménisco-mandibulaire siègent


des mouvements de rotation.

A| PROPULSION-RÉTROPULSION

Ces mouvements ont lieu dans chaque articulation


ménisco-temporale (fig. 6.11).
21 La rétropulsion

Au cours de ce mouvement, les déplacements s’inver¬


sent. Le condyle est arrêté par la partie tympanique du
temporal.

Une violente rétropulsion peut entraîner la frac¬


ture de la paroi antérieure du méat acoustique
externe.

3 | Les muscles moteurs (fig. 6.12)

11 La propulsion

Elle consiste en un glissement vers l’avant et en bas de


la mandibule. Le mouvement est guidé parles incisives
et canines mandibulaires qui glissent sur les faces lin¬
guales des incisives maxillaires; la bouche est fermée
ou peu ouverte.

Au cours de la propulsion, le ménisque et la tête man-


dibulaire, solidaires, glissent en avant et en bas en rai¬
son de la conformation des surfaces articulaires tem¬
porales. La têtemandibulairese placesous le tubercule
articulaire du temporal lorsque la boucheest modéré¬
ment ouverte.

Les centres instantanés du mouvement , situés au niveau


de la tête, décrivent un arc à concavité postérieure.
Cette translation de 12 mm environ est limitée par le
frein temporo-méniscal.

a) Pour la propulsion, ce sont les muscles ptérygoï-


diens latéraux et médiaux.

b) Pour la rétropulsion, ce sont les fibres postérieures


des muscles temporaux et les muscles digastriques.

B | ABAISSEMENT - ÉLÉVATION

Ce sont les mouvements principaux des articulations


temporo-mandibulaires. Ellessetraduisentpar l'ouver¬
ture et la fermeture de la bouche.

11 L'abaissement de la mandibule

Ce mouvement qui porte le menton en bas et en arrière,


se fait en deux temps, du point de vue biomécanique
(fig. 6.13).

92
ARTICULATION TEMPOROMANDIBULAIRE m

FIG. 6.12. Muscles propulseurs (en bleu) et rétropulseurs


(en iouge)

1. m. temporal 3. m. ptérygoïdien latéral

2. m. ptérygoïdien médial 4. m. digastrique

a) Le premier temps

Le mouvement est une propulsion, etse traduit par une


bouche fermée ou peu ouverte.

b) Le deuxième temps

La tête mandibulaire effectue une rotation antéro-pos¬


térieure, siégeant dans l’articulation ménisco-mandi-
bulaire.

L’axe de rotation, transversal, passe par un centre situé


un peu au-dessus du foramen mandibulaire.

Les incisives inf érieures décrivent un arc de cercle et la


bouche s’ouvre grandement car le bras de levier anté¬
rieur est le quadruple du bras postérieur.

Le mouvement est limité pour chaque articulation par


le ligament temporo-mandibulaire latéral et le frein
temporo-méniscal.

2 | L'élévation de la mandibule

La mandibule et les ménisques se déplacent en sens


inverse ; le mouvement est d’abord une rotation man¬
dibulaire, puis un glissement ménisco-temporal. 11 est
arrêté par la rencontre des dents et la butée du condyle
contre l’os tympanique.

FIG. 6.13. Abaissement de la mandibule

A. déplacements ménisco-
mandibulaires
8. déplacement de la mandibule

a. centres instantanés du
mouvement de translation

b. centre de rotation

1. capsule articulaire

2. frein temporo-méniscal

3. disque articulaire

4, tubercule articulaire
du temporal

93

APPAREIL MANDUCATEUR

3 | Les muscles moteurs (fig. 6.14)

a) L’abaissement de la mandibule

Ce sont les muscles digastriques, mylo-hyoïdiens et


génio-hyoïdiens, qui assurent la rotation postérieure.
L’action de ces derniers nécessite l’immobilisation de
los hyoïde par les muscles subhyoïdiens.

Les muscles ptérygoïdiens latéraux provoquent la pro¬


pulsion des condyles mandibulaires et des disques
articulaires.

b) L’élévation delà mandibule

Ce sont les muscles masséters, ptérygoïdiens médiaux


et temporaux, dont les fibres postérieures assurent la
rétropulsion.
C| DIDUCTION 1 2

Au cours de ce mouvement complexe, la mandibule se


porte latéralement 3 4 (fig. 6.15).

11 Les déplacements

La diduction associe simultanément des mouvements


différents des deux côtés. Pendant que du côté du
déplacement du menton, l’articulation effectue une
rotation latérale autour d’un axe vertical, du côté
opposé s’effectue une translation antérieure. Le men¬
ton se porte du côté qui pivote.

2 | Les muscles moteurs

Ce sont les muscles ptérygoïdiens latéraux et accessoi¬


rement médiaux. Leur action alterne d’un côté ou de
l’autre.

3. Du latin diduco, diductunu « conduire en différentes directions ».

4. Le côté vers lequel se déplace la mandibule est dénommé <■ côté


travaillant » et l'autre « côté non travaillant ».

FIG. 6.14. Muscles abaisseurs (en rouge) et élévateurs


(en bleu)

1. m. temporal
(fibres ant. a,
fibres post. b)

2. m. ptérygoïdien médial

3. m. massé ter

4. m. mylo- yoïdien

5 . m. digastrique

6. m. génio-hyoïdien

FIG. 6.15. Diduction

1. translation ant.

2. déplacement latéral du menton

3. rotaton
4. axe de la rotation

94

Muscles masticateurs

La mastication et la parole nécessitent non seulement l'action des muscles


masticateurs, mais
aussi celle des muscles mobilisateurs des lèvres, des joues et de la langue.

Les muscles masticateurs comprennent quatre muscles pairs et symétriques : les


muscles
temporal, masséter, pétrygoïdien médial et ptérygoïdien latéral.

ILs sont tous innervés par des rameaux du nerf mandibulaire, branche du nerf
trijumeau (V).
Les muscles temporal et masséter, superficiels, sont recouverts de leur fascia
homonyme.

A| MUSCLE TEMPORAL (fig. 7.1)

11 Origine

Il naît dans la fosse temporale, hormis la gouttière


rétro-zygomatique, et de la face profonde du fascia
temporal.

21 Ventre

Il est aplati et triangulaire, avec des faisceaux antérieurs


verticaux et des faisceauxpostérieurs plus horizontaux.
Ses faisceaux charnus convergent vers les faces du ten¬
don terminal.

3 | Terminaison

Le tendon se fixe sur l’apex et la face médiale du pro*


cessuscoronoïde, et sur le bord antérieur de labranche
delà mandibule.

FIG. 7.1. Muscle temporal

1. ligne temporale sup. et fascia temporal


2 . ligne temporale inf.

3. arcade zygomatique

4. processus coroncride

5. m. masséter : partes superficielle (a) et profonde (b)

95

APPAREIL MANDUCATEUR

41 Action

Il est principalement élévateur de la mandibule; il


entraîne la fermeture de la bouche.

Il est aussi rétropulseur par ses fibres postérieures. 11


intervient accessoirement dans les mouvements laté¬
raux.

B | FASCIA TEMPORAL (fig. 7.2et7.3)

FIG. 7.2. Muscles masticateurs (coupe frontale)

FIG. 7.3. Fascias de la tête et du cou (vue latérale)

1. fascia temporal

2. fascia parotidien

3. fascia nucal (lame


superficielle) et m. trapèze

4. fascia massétérique

5. fascia cervical (lame


superficielle)

6. m. sterno-cléido-mastoïdien
11 recouvre le muscle temporal. Il est épais, nacré, et
très résistant. Il s’insère :

• en haut , sur les lignes temporales supérieure et infé¬


rieure et sur l’espace compris entre elles;

• en avant, sur le processus zygomatique du frontal et


sur l’os zygomatique.

Dans son tiers inférieur, il se dédouble en deux lames,


superficielle et prof onde, qui s’insèrent chacune sur le
bord supérieur de l’arcade zygomatique. L’espacecel-
luleux ainsi délimité est traversé par l’artère zygoma-
tico-orbitaire, branche de l’artère temporale superfi¬
cielle et le nerf zygomatico-temporal, branche du nerf
maxillaire.

1. canal ptérygoïdien

2 . trompe auditive

3. m. tenseur du voile du palais

4. m. élévateur du voile du palais

5. m. ptéiygoïdien médial

6. n. lingual

7. a. et v. alvéolaires inf.

8. n. mylo-hyoïdien

9. lig. sphéno-mandibulaire

10. n. alvéolaire

11. glande submandibulaire

12. m. ptérygoïdien latéral

13. m. temporal

14. fascia temporal

15. a. et v. temporales superficielles

16. a. zygomatico-orbitaire et
n. zygomatico-temporal

17. a. et v. maxillaires

18. a. et v, transverses de la face

19. conduit parotidien


20. m. masséter

21. fascia massetérique

22. branche de la mandibule

23. a. et v. faciales

C| MUSCLE MASSÉTER (fig. 7.4)

Appliquécontre la faceexternede la branchede la man¬


dibule, il est constitué de deux parties, superficielle et
profonde.

11 La partie superficielle

Elle naît par une lame tendineuse des trois quarts anté¬
rieurs du bord inférieur de l’arcade zygomatique. Ses

96

MUSCLES MASTICATEURS

FIG. 7.4. Muscle masséter

1. arcade zygomatique

2. partie profonde
3. partie superficielle

4. angle de la mandibule

fibres, obliques en bas et en arrière, se fixent à l’angle de


la mandibule, au niveau de la tubérosité massétérique.
Les fibres les plus superficielles peuvent se fixer sur le
bord inférieur de la mandibule, en se mêlant à celles
du muscle ptérygoïdien médial (McConaill).

2 | La partie profonde

Elle naît du quart postérieur du bord inférieur et de la


face interne de l’arcade zygomatique. Ses fibres verti¬
cales se fixent sur la face latérale de la branche de la
mandibule,

3| Action

11 est élévateur de la mandibule, et provoque la ferme¬


ture de la bouche.

D | FASCIA MASSÉTÉRIQUE

Mince et résistant, il recouvre le muscle masséter et


s’insère :

• en haut , sur le bord inférieur de l’arcade zygomati¬


que;

FIG. 7.5. Muscle ptérygoïdien latéral

1. grande aile du sphénoïde

2. articulation temporo-mandibulaire

3. processus ptérygoïde

4. tubérosité maxillaire

• en bas , sur le bord inférieur de la base de la mandi¬


bule;

• en avant , sur la branche de la mandibule.

En arrière il se continue avec le fascia parotidien.

Le conduit parotidien est compris dans un dédouble¬


ment de ce fascia.

E | MUSCLE PTÉRYGOÏDIEN LATÉRAL

(fig- 7.5)

11 Origine

Il comprend deux faisceaux, supérieur et inférieur.


a) Le faisceau supérieur naît de la face maxillaire de la
grande aile du sphénoïde, et du quart supérieur de la
face latérale de la lame latérale du processus ptéry¬
goïde.

b) Un faisceau inférieur naît des deux tiers inférieurs


de la face latérale de la lame latérale du processus pté¬
rygoïde, et de la tubérosité maxillaire.

97

APPAREIL MANDUCATEUR

2 | Ventre

Il est conique, et se dirige horizontalement en arrière


et latéralement.

3 | Terminaison

Dans la fossette ptérygoïdienne du condyle de la man*


dibuleet sur la capsulede l’articulation temporo-man-
dibulaire.

41 Action

Sa contraction bilatérale est associée dans l’ouverture


de la bouche en provoquant une propubion du condyle
et du ménisque mandibulaires, permettant ainsi la
rotation de la tête du condyle.

Sa contration unilatérale, avec le ptérygoïdien médial


homolatéral, provoque la diduction.

F| MUSCLE PTÉRYGOÏDIEN MÉDIAL (fig. 7.6)

11 Origine

Il naît de la surface médiale de la lame latérale du pro*


cessus ptérygoïdien, du processus pyramidal de l’os
palatin, et de la tubérosité du maxillaire.

2 | Ventre

Épais et quadrilatère, il se dirige obliquement en bas,


en arrière et latéralement.
3 | Terminaison

Sur la face médiale de l’angle de la mandibule et de la


partie adjacente de la branche de la mandibule.

41 Action

Sa contraction bilatéraleélèvela mandibule. Sa contrac¬


tion unilatérale provoque des mouvements de diduc¬
tion. Associé au ptérygoïdien latéral, il est propulseur
de la mandibule.

FIG. 7.6. Muscles ptérygoïdiens (vue postérieure)

1. aile médiale du processus ptérygoïde

2. m. tenseur du voile du palais

3. aile latérale du processus ptérygoïde

4. face maxillaire de la grande aile du sphénoïde

5. capsule articulaire

6. condyle de la mandibule

7. fossette ptérygoïdienne

8. m. ptérygoïdien latéral

9. processus pyramidal du palatin

10. m. ptérygoïdien médial

11. angle de la mandibule

12. m. génio-glosse

13. m. mylo-hyoïdien

14. m. génio-hyoïdien

98
8

Dents

Les dents 1 sont les organes de l'appareil digestif situés dans la cavité orale,
destinés à la
mastication des aliments. Elles jouent aussi un rôle considérable dans la
phonation, dans
l'émission de certains sons, ainsi que dans la déglutition. Leur rôle esthétique
est indiscutable
chez l'Homme.

Les dents, par leur composition et leur dureté, sont extrêmement résistantes aux
agressions.

La paléontologie humaine et l’odontologie légale font appel à l’anatomie dentaire


pour la reconnaissance des
pièces squelettiques et dentaires qui composent la majorité des restes humains.

8. L

DÉVELOPPEMENT DES DENTS

Les dents dérivent de l’ectoderme et du mésoderme.


Leur apparition continue s’étale dans le temps et dans
l’espace. Chez l’homme, trois phénomènes sont à sou*
ligner :

• deux séries de dents se succèdent, les dents déciduales\


puis les dents permanentes.

• Le développement de la couronne précède celui de


la racine.

• Les bourgeons dentaires naissent d’abord dans la


région mandibulaire antérieure, puis dans la région
maxillaire antérieure; ils progressent ensuite vers

FIG. 8.1. Stade initial du développement des dents

(6 semaines)

A. coupe sagittale 3. lame dentaire

1. ébauche du maxillaire 4. lèvres sup. et inf.

2. ébauche de la mandibule
A | ORGANOGENÈSE

À la sixième semaine, apparaît au niveau de chaque


ébauche mandibulaireet maxillaire un épaississement
arciforme de l’ectoderme oral, qui prolifère dans le
mésenchyme sous-jacent pour former une lame den¬
taire (fig. 8.1).

11 Le stade en bourgeon

Au cours de la 8 e semaine, chaque lame dentaire se


fragmente sous forme de dix bourgeons de dents déci-
duales. À la dixième semaine, chaque bourgeon de dent
permanente naît de la lame dentaire et se place sur le
côté lingual d’un bourgeon de dent déciduale.

2 | Le stade en cupule (fig. 8.2)

À la 14 e semaine, la face profonde de chaque bourgeon


dentaire s’invagine en une cupule ou organe énamé-
laire 3 . Il est constitué d’un épithélium énamélaire
externe et d’un épithélium énamélaire interne que
sépare le réticulum énamélaire*.

La condensation du mésenchyme forme la papille den -


taire y dans la concavité de l’organe énamélaire, et le sac
dentairey autour de l’organe.

1. Du grec odous, odontos, « dents ».

2. Ancien. : dents de lait.

3. Ancien. : organe de l'émail.

4. Ancien. : gelée de l’émail.

99
APPAREIL MANDUCATEUR

FIG. 8.2. Développement des dents dédduales

A. stade en bourgeon (8 semaines)

B. stade en cupule (10 semaines)

1. lame dentaire

2. bourgeon de (a dent déciduale

3. bourgeon de la dent
permanente

4. épithélium énamelaire ext.

5. réticulum énamelaire

6. épithélium énamelaire int.

7. papille dentaire

8. sac dentaire

3 | Le stade en cloche (fig. 8.3)

Il est le résultat de la poursuite de Pinvagination.

a) L’organe énamélaire

Les cellules de Pépithélium interne deviennent des


améloblastes 5 qui produisent vers la profondeur des
prismes d'émail. La formation des couches d’émail
repousse en surface les deux épithéliums externe et
interne accolés qui forment, en dégénérant, la cuticule
dentaire 6 .

Les jonctions des épithéliums externe et interne, cor¬


respondant au collet de la dent, forment la jonction
dentino-cémentale.

b) La dentine 7

Les cellules mésenchymateuses de la papille dentaire,


adjacentes à Pépithélium énamélaire interne, devien¬
nent des odontoblastes. Ceux-ci produisent la préden-
tine qui deviendra, en se calcifiant, dentine.

c) La formation delà racine et delà pulpe (fig. 8.4)


La gaine épithéliale de la racine croît dans le mésen¬
chyme.

• Les cellules mésenchymateuses de la papille, adja¬


centes à la gaine, se différencient en odontoblastes et
forment la dentine de la racine. Sa croissance réduit
la papille dentaire en canal dentaire. Son contenu

5. Ancien. : adainantobJastes.

6. Ancien. : membrane de Nasmyth-

7. Syn. : ivoire. Contrairement à la sécrétion de l'émail, celle de la


dentine est continue toute la vie.

FIG. 8.3. Stade en cloche des dents dédduales (14 semaines)

lame dentaire

7. dent permanente en formation

en dégénérescence

(stade en cupule)

émail

8. réticulum énamelaire

dentine

9. épithélium énamelaire ext.

pulpe dentaire

10. prédentine et dentinoblastes

périodonte

sous-jacents

os alvéolaire

11. épithélium énamelaire inL

mésenchymateux avec les vaisseaux et les nerfs


constitue la pulpe dentaire.

• Du sac dentaire dérive le périodonte à partir de trois


lames :

-la lame cémentoblastique, qui sécrète le cément


primaire ou acellulaire;

- la lame périodontoblastique, qui donne le ligament


périodontal ;
- et la lame ostéoblastique, qui devient le processus
alvéolaire.

d) L’éruption des dents (fig. 8.5 et 8.6)

La croissance de la dent provoque l’éruption progres¬


sive de la couronne à travers la muqueuse orale; cette
muqueuse péridentaire devient la gencive.

Le cément acellulaire de la racine, colonisé par les


cémentocytes, forme le cément cellulaire ou secon¬
daire.

Les dents déciduales apparaissent entre le 6 e et le


39 e mois postnatal.

Les bourgeons des dents permanentes se développent


entre 4 ans et 21 ans.

100

DENTS Q

4
5

12

13

11

FIG. 8.4. Éruption d'une dent dédduale


A. à 6 mois post-natal

6. émail

7. muqueuse orale

8. dentine

9. pulpe dentaire
10. processus alvéolaire

1. cuticule dentaire
Z. épithélium aménoblastique

3. épithélium énamélaire ext.

4. jonction dentino-cémentale

5. lame cémentoblastique

8. à 18 mois post-natal

11. dent permanente en formation


(stade en cloche)

1Z. gencive

13. fibres du ligament périodontal

FIG. 8.5. Rapports entre les dents dédduales (en blanc) et


permanentes (en bleu) chez un enfant de 4 ans environ

B | ANOMALIES DENTAIRES

Souvent congénitales, certaines anomalies sont héré¬


ditaires.

11 Les anomalies de forme et de nombre


Elles sont fréquentes.

2 | L'hypoplasie de l'émail

Elle se traduit par l’existence de zone d’émail défec¬


tueuse. Elle peut relever de causes nutritionnelles
(rachitisme), infectieuses (rubéole) ou iatrogènes
(tétracycline).

3 | L'amélogénèse et la dentinogénèse
imparfaites

Ce sont des affections héréditaires se traduisant par des


anomalies de consistance, ou de coloration de l’émail
et de la dentine.

101

APPAREIL MANOUCATEUR

FIG. 8.6. Agei d'émptlon des dents


Dents déddusles (en mois)

Incisives
Canines

Molaires

centrales

latérales

ire»

et

supérieures 7 1/2 8 16-20 12-16 20-30

inférieures 6 1/2 7 16-20 12-16 20-30

Variation : l'incisive centrale supérieure peu naître avant l'incisive latérale


inférieure.

Dents permanentes (en années)

Incisives Canines Prémolaires Molaires

centrales

latérales

1 res

2e»

1 res

2es

3”

supérieures

7-8

8-9

11-12

9-11

10-12

6-7
12-13

17-21

inférieures

4-7

7-8

9-11

9-12

10-12

6-7

11-13

17-21

C| PHYLOGÉNÈSE

Les dents, le maxillaire et la mandibule forment un


ensemble morphologique et fonctionnel interdépen¬
dant.

Chaqueespècede vertébrés acquiert unespécialisation


dentaire en rapport avec son degré d’évolution et ses
conditions de vie.

11 Évolution des dents

a) Les vertébrés inférieurs ont des dents rudimentai¬


res, qui peuvent siéger autour de l’orifice oral, et sur
toute la muqueuse orale (comme chez les poissons).
Elles sont de type placoideet se développent à l’image
d’une écaille.

Ce n’est qu’à partir de certains reptiles (crocodiles),


que les dents se localisent aux mâchoires, et se déve¬
loppent verticalement.

b) Les oiseaux actuels n’ont aucune dent. Ellesexistent


cependant sous forme de vestiges embryonnaires.

c) Chez les mammifères terrestres actuels, la partie


postérieure de la denture n’est pas très différente d’une
espèce à l’autre.

d ) Chezlesprimates, à locomotion plus bipède, la den¬


ture postérieure s’étend verticalement. La formule
dentaire des hominidés et des pongidés est la même;
les canines, alignées, ne dépassent pas le plan occlusal.

Ceci est l’une des caractéristiques fondamentales du


genre homo ; la réduction des canines entraîne celle des
prémolaires.

2 | Capacité formative de la lame dentaire

La lame dentaire est habituellement à l’origine de la


dent ; toutefois, chez les vertébrés inférieurs, les dents
de type placoïde peuvent apparaître durant toute la vie
au furet à mesure que ces dents s’usent. Ces dents peu¬
vent également servir de plaques protectrices comme
chezlaraieetcertainssé[Link]/)'-
phyodontes .

La polyphyodontie, rare chez les mammifères, se voit


chez certaines espèces : lamantins, mammifères aqua¬
tiques...

Chez la plupart des mammifères, de la lame dentaire


dérivent soit un germe unique (monophyodonte) soit
deux germes (diphyodonte).Notonsquelepériodonte
fait son apparition chez les mammifères.

On suppose que la polyphyodontie est chez les mam¬


mifères la disposition primitive.

Il y a quelques mammifères qui sont uniquement


diphyodontes (chauve-souris) et d’autres monophyo-
dontes (certains rongeurs). Certains mammifères sont
anodontes, comme les édentés (fourmiliers), et les
cétacés (baleines).

L’hommeestà la fois diphyodonte pour ses incisives, cani¬


nes et prémolaires, et monophyodonte pour ses molaires.
Chez l’homme, on observe parfois des cas de troisième
et même de quatrième dentition.

102
DENTS Q

GÉNÉRALITÉS

La denture 8 , ensemble des dents de la cavité orale, com¬


prend la denture déciduale chez Penfant, et la denture
permanente chez l’adulte.

A| NOMBRE ET NOMENCLATURE

1| La nomenclature anatomique (fig.8.7)

a) La denture déciduale comprend 20 dents décidua-


les :

• quatre incisives centrales,

• quatre incisives latérales,

• quatre canines,

• quatre premières molaires,

• quatre deuxièmes molaires.

b) La denture permanente comprend 32 dentsperma-


nentes :

• quatre incisives centrales,

• quatre incisives latérales,

• quatre canines,

• quatre premières prémolaires,

• quatre deuxièmes prémolaires,

• quatre premières molaires,

• quatre deuxièmes molaires,

• quatre troisièmes molaires (ou dents de sagesses).

2 | La nomenclature internationale
de l'OMS (fig. 8.8)

C’est la plus utilisée actuellement en dentisterie. Sa


nomenclature chiffrée facilite l’utilisation de l’infor¬
matique pour toute les études de recherche. Chaque
dent porte deux chiffres arabes : le premier désigne
l’hémi-arcade dentaire et le deuxième sa situation sur
l’hémi-arcade.
a) La numérotation de s hémi-arcades dentaires se fait
danslesenshoraireenpartantdel’hémi-arcademaxil-
laire droite.

• Pour la denture permanente , Phémi-maxillaire droit


porte le numéro 1, Phémi-maxillaire gauche, le

8. La dentition désigne l'ensemble des phénomènes liés au dévelop¬


pement des arcades dentaires (organogenèse, vieillissement...).

FIG. 8.7. Arcades dentaires : nomenclature anatomique

A. enfant : hémi-maxillaire
gauche et son hémi-arcade
dentaiie

B. enfant : hémi-mandibule
gauche et son hémi-arcade
dentaire

C. adulte : hémi-maxillaire droit


et son hémi-arcade dentaire

D. adulte : hémi-mandibule
droite et son hémi-arcade
dentaire

1 et 2. dents incisives
3. dents canines
4 et 5. dents prémolaires
6 et 7. dents molaires
8. dents de sagesse

numéro 2, Phémi-mandibule gauche, le numéro 3


et Phémi-mandibule droite, le numéro 4.

• Pour la denture déciduale , Phémi-maxillaire droit


porte le numéro 5, Phémi-maxillaire gauche, le
numéro 6, Phémi-mandibule gauche, le numéro 7
et Phémi-mandibule droite, le numéro 8.

103
APPAREIL MANDUCATEUR

Maxillaire

I FIG. 8.8. Nomenclature internationale des dents déciduales


I (en bleu) et permanentes (en blanc) (principe)

b) La numérotation desdents commence par l’incisive


centrale, ainsi :

1. désigne l’incisive centrale,

2. désigne l’incisive latérale,

3. désigne la canine,

4. désigne la l re prémolaire permanenteetla l rc molaire


déciduale,

5. désigne la 2 e prémolaire permanente et la 2 e molaire


déciduale,

6. désigne la 1« molaire permanente,

7. désigne la 2 e molaire permanente,

8. désigne la 3 e molaire permanente.

c) Repérage topographique des dents


• Les dents permanentes ont les chiffres suivants :

Maxillaire

Mandibule

1.8 - 1.7 - 1.6 - 1.5 - 1.4

4.8 - 4.7 - 4.6 - 4.5 - 4.4

- 1.3 - 1.2 - 1.1 - 2.1 - 2.2

-4.3-4.2-4.1-3.1-3.2

- 2.3 - 2.4 - 2.5 - 2.6 - 2.7

-3.3-3.4-3.5-3.6-3.7

- 2.8

- 3.8
• Les dents déciduales ont les chiffres suivants :

Maxillaire

Mandibule

5.5 -5.4 -5.3 -5.2-5.1

-6.1-6.2-6.3-6.4-6.5

8.5 - 8.4 - 8.3 - 8.2 - 8.1

-7.1-7.2-7.3-7.4-7.5

• Exemple : la canine supérieure droite sera appelée :


1.3 (qui se lit un-trois). Mais en pratique quoti¬
dienne, on lit : 13 ( fig. 8.9).

B | MORPHOLOGIE

Chaquedentest paireetasymétrique, à l’examen minu¬


tieux. Cette asymétrie affecte toutes les parties de la
dent.

Chaque dent présente trois parties : la couronne, le


collet et la racine (fig. 8.10).

11 La couronne de la dent

Ellecorrespond à la partie de la dent recouverted’émail.


Elle est limitée par le collet. La couronne clinique est la
partie visible de la couronne située au-dessus de la gen¬
cive. La limite est marquée par le sillon gingival.

FIG. 8.9. Numérotation des dents


permanentes (en pratique)

104
DENTS |

FIG. 8.10. Dent et son environnement


(coupe sagittale)

A. couronne de la dent

а. couronne clinique

B. collet de la dent

C. racine de la dent
c. racine clinique

D. foramen de l'apex de la dent

1. tubercule de la dent

2. muscle génio-glosse

3. os alvéolaire (septum alvéolaire)


4. rameaux dentaires vasculaire et nerveux

5. lèvre inf.

б, émail

7. dentine et tubules de la dentine

8. prédentine

9. sillon gingival

10. muscle orbiculaire de la bouche

11. vestibule

12. couche granulaire de la racine de la dent

13. cavité pulpaire

14. cément

15. glande labiale

16. glande sébacée

17. m, mentonnier

18. fibres cémento-alvéolaires

C’est dans le sillon gingival que débute le dépôt de


la plaque dentaire. Cette dernière, en s’infiltrant,
décolle la gencive et crée la poche parodontale.

2 | Le collet de la dent 9

C’estla zone de transition entre 1 a couronne et la racine.

C’est une ligne sineuse à concavitécoronale sur les faces


vestibulaireset linguales, mais à convexité coronale sur
les faces médiales et distales.

3 | La racine de la dent

Elle correpond à la partie de la dent recouverte de


cément. La racine cl inique es t la partie de la dent située
en dessous de la gencive.

C| TERMINOLOGIE DES FACES DENTAIRES

Chaque dent présente cinq faces : deux facesde contact,


une face vestibulaire, une face linguale et une face
occlusale (fig. 8.11).

9. Ou ligne cémento-énamélaire.
FIG. 8.11. Orientation des faces d'une dent

1. face mésiale

2. face distale

3. face linguale

4. face vestibulaire

5. face occlusale

6. lèvre

7. mandibule

8. langue

11 Les faces de contact

Elles sont verticales et comprennent : la face mésiale ,


qui regarde vers la ligne médiane de l’arcade et la face
distale , qui regarde vers l’extrémité de l’arcade.

Les aires de contact sont les surfaces mésiale et distale


des couronnes cliniques qui se touchent.

2 | La face vestibulaire

Elle est en contact avec les lèvres (face labiale) ou les


joues (face buccale).

105
APPAREIL MANDUCATEUR

3 | La face linguale

Elle est en regard de la langue et présente sur certaines


dents, près du collet, une crête, le cingulum , se prolon¬
geant parles crêtes marginales. Contre le cingulum siège
le tubercule de la dent , de taille variable (fig. 8.12).

41 La face occlusale (ou masticatrice)

Elle regarde l’arcade dentaire opposée.

D| STRUCTURE DE LA DENT

Ladentest essentiellement formée de la recou¬

verte, au niveau de la couronne, par l'émail , et au niveau


delà racine, par le cément ; la dentine est creuséed’une
cavité axiale, la cavitépulpaire (fig. 8.13).

11 La dentine

La dentine est un tissu conjonctif minéralisé (à 70 %),


translucide et jaunâtre, plus dur que l’os, mais moins
que l’émail.

Elle est avasculaire et traversée par des tubules dentai¬


res 10 sinueux, dans la couronne.

La dentine péritubulaire * 11 qui forme leur paroi est plus


dense et relativement résistanteaux acides. Elles’épais-
sit avec l’âge, entraînant le rétrécissement, voire l’obs¬
truction des tubules au niveau de la racine.

Les tubules se ramifient en périphérie pour constituer


une couche hypocalcifiée, avec des calcifications sphé¬
roïdes, 1 esglobulesdentinaux. Cette couche correspond
dans la couronne à l'espace interglobulaire 12 et dans la
racine, à la couche granulaire (de Tomes).

Les tubules contiennent les prolongements 13 des den-


tinoblastes (ou odontoblastes), qui siègent à l’orifice
pulpaire des tubules.

Les dentinoblastes persistent toute la vie. Ils réagissent


aux contraintes subies par la dent, et aux caries, en
édifiant une dentine secondaire.

La dentine juxta-pulpaire est d’aspect plus foncé.

La dentine présente chez l’adulte des lignes arciformes,


témoins des phases de la dentinogénèse; ce sont les
lignes de croissance de la dentine u .

FIG. B. 12. Dents incisive (A) et canine (B) supérieures

1. racine 4. face linguale

2. cingulum 5. crête marginale

3. tubercule de la dent

10. Ou canalicuies dentaires.

11. Ancien. : gaïne de Neumann.

12. Ancien. : espace de Czermack.

13 . Ancien. : fibres de Tomes.

14 . Ancien. : ligne d’Owen ou de von Ebncr.

FIG. 8.13. Stiucture de la dent (coupe Vestibulo-linguale)

1. jonction dentino-cémentale

2. couche granuleuse (de Tomes)

3. ligne de croissance
de la dentine

4. ligne de croissance de l'émail

5. espace interglobulaire

6. dentinoblastes

7. zone des ramifications


tubulaires

8. zone des tubules simples

9. cément

106
DENTS |

La jonction dentino-énamélaire est caractérisée par


l'envahissement de Pémail par de courtes digitations
de la dentine, les fuseaux énamélaires.

2 | L'émail (voirfig. 8.13)

L'émail, substance blanche, est le tissu le plus dur de


l'organisme. Il est minéralisé (à 96 %).

Il est formé de prismes, qui s'étirent chez l’adulte en


faisceaux, les lamelles d'émail. Ces lamelles d’émail
irradient perpendiculairement de la surface de la den¬
tine coronale.

Leur direction inclinée, plus ou moinssinueuse, donne


à la coupe des lignes claires et sombres ls , perpendicu¬
laires à la surface de l'émail.

Lesétapes successives delà minéralisation des prismes


se traduit par la présence des lignes concentriques,
parallèles à la surface de l’émail, les lignes de croissance
de l'émail 16 .

Chez l'adulte, l'émail détruit n'est pas régénéré en rai¬


son de la disparition des améloblastes.

31 Le cément

C’est un tissu conjonctif avasculaire aussi minéralisé


que l’os (à 65 %).

Les fibres du ligament périodontal sont solidement


fixées au cément par les fibres perforantes cémentâtes.
Le cément présente deux parties :

• le cément acellulaire 17 ou primaire, mince, situé


près de la jonction dentino-énamélaire;

• et le cément cellulaire ou secondaire plus épais,


entourant les deux tiers profonds de la racine. Il
contient des cémentocytes.

41 Le canal pulpaire 18 (fig. 8.14)


Il comprend deux parties : la partiecoronale , plus large,
siégeant dans la couronneet le canal dentaire , situé dans
la racine. Celle-ci s’ouvre au niveau de l'apex de la dent
et communique avec le ligament périodontal.

Il est comblé par un tissu conjonctif, la pulpe dentaire,


qui présente dans son axe les vaisseaux et nerfs dentai¬
res.

La périphérie de la pulpe est occupée par des dentino-


blastes dont les prolongements s’étendent dans les
tubules dentaires.

Au-dessous des dentinoblastes se trouve la couchesub-


dentinoblastique ,9 , qui contient le plexus nerveux sub-
dentinoblastiqueconstitué desterminaisons libresdes
nerfs sensitifs myélinisés.

Variations : le canal dentaire peut présenter des canaux


secondaires, soit proximal, ou canal collatéral,soit dis¬
tal, ou canal apical.

E | ARTICULATION ALVÉOLO-DENTAIRE

C’est une articulation fibreuse de type gomphose,c'est-


à-dire semblableà une cheville ; la dent étant fixéedans
une cavité, l'alvéole dentaire.

La dent est remarquablement bien maintenue pour


résister aux nombreuses contraintes variées et multi-

FIG. 8.14. Cavité pulpaire et canaux dentaires secondaires


(coupe vestibulo-linguale)

1. corne pulpaire 4. canal collatéral

2. cavité coronale 5. canal apical

3. canal dentaire 6. apex

15. Ancien.: lignes de Hunter*Schrcgcr.

16. Ancien. : lignes de Rctzius.

17. Ancien. : cément fibrillaire.

18. Ancien. : chambre pulpaire. 19. Ancien. : zone pauciceliulairc de Weil.

107
APPAREIL MANDUCATEUR

FIG. 8.15. Fibres du ligament périodontal

1. fibres interradiculaires

2. papille et fibres gingivales

3. fibres interdentaires

4. crête alvéolaire

5. septum alvéolaire

6. fibres cémento-alvéolaires

7. fibres apicales

directionnelles qu’elle subit quotidiennement

(figr *• W

Les structures de fixitésont le périodonte et la jonction


gingivo-dentaire.

11 Le périodonte 20

Le périodonte est un complexe fonctionnel, très impor¬


tant, qui maintient la racine de la dent. D’origine
mésenchymateuse, il comprend Los alvéolaire, le
cément, et le ligament périodontal.

Son atteinte inflammatoire ou infectieuse entrave


sa régénération et compromet l’avenir de la dent.

b) Le cément (voir plus haut)

c) Le ligament périodontal (ou desmodonte)

Ce tissu conjonctif est constitué de nombreuses fibres


variées et multidirectionnelles qui traversent souvent
l’os alvéolaire par des fibres perforantes (de Sharpey).

• Les fibres de la crête alvéolaire sont disposées en


éventail du collet au septum interalvéolaire.
• Les fibres inter dentaires horizontales sont sous-
jacentes aux précédentes. Elles vont d’une dent à
l’autre, en passant au-dessus d’une crête alvéolaire.
Ces fibres connectent toutes les dents d’une même
arcade.

a) Vos alvéolaire 21

Ce tissu osseux spongieux est recouvert d’une mince


corticale d’os compact qui se prolonge avec celle des
os.

Sous le périoste, la corticale est parsemée de foramens


qui assurent les échanges.

Elle présente des lamelles osseuses parallèles, lui conf é-


rant une structure polyphasique résistante.

C’est un os en remaniements permanents, induits par


les mouvements de la dent.

20. Ancien, : parodonte.

21. Voir os maxillaire et mandibule.

Son atteinte est impliquée dans les échecs de


contention dentaire en orthodontie.

• Les fibres cémento-alvéolaires sont tendues oblique¬


ment du cément à l’os alvéolaire.

• Les fibres interradiculaires propres aux dents multi-


radiculaires sont tendues entre le cément et la crête
du septum interradiculaire.

• Les fibres apicales sont tendues de l’apex dentaire au


fondus de l’alvéole.

d) La fonction du périodonte

Le périodonte assure la fixation et la suspension de la

dent pendant sa fonction ocdusale.

108
DENTS fl

Le périodonte est un amortisseur hydrolique des pres¬


sions exercées lors de la mastication.

C’est un organe sensoriel dont les neurorécepteurs


proprioceptifs permettent la perception de la position
du maxillaire et de la mandibule.

C’est un inducteur de l’éruption dentaire.

Sa destruction retarde ou supprime l’éruption de


la dent.

Il assure une fonction réparatrice par la synthèse et la


résorption des fibrilles conjonctives.

2 | Jonction gingivo-dentaire (fig. 8.16)

La gencive est un élément de fixité et de vitalité de la


fonction dentaire. Elle présente deux parties :

FIG. 8.16. Jonction gingivo-dentaire

a. fibres circulaires

b. fibres dento-gingivales

c. fibres alvéolo-gingivales

d. fibres dento-périostées

1. sillon gingival

2. épithélium de la gencive

3. lamina propria

4. périoste

5. os alvéolaire

6. fibres perforantes (de Sharpey)

7. jonction dentino-énamélaire
8. jonction gingivo-dentaire

9. jonction cémento-énamélaire

10. jonction dentino-cémentale

11. couche granulaire

12. cément

13. vaisseaux

• la partie fixe* attachée au collet ;

• et la partie libre , au contact de la dent, qui délimite


le sillon gingival profond de 0,5 à 3 mm.

Entre deux dents se trouve la papille gingivale (ou inter-


dentaire), située au-dessus de la crête du septum inte¬
ralvéolaire.

L’épithélium légèrement kératinisé se fixe sur la jonc¬


tion dentino-énamélaireet resteen contact très intime
avec la partie cervi cale de l’émail. Le chorion de la gen¬
cive, en continuité avec le ligament périodontal,
contient de nombreuses fibres multidirectionnelles,
fixatrices de la gencive.

• Les fibres dento-gingivales vont du cément cervical à


la lamina propria de la gencive.

• Les fibres alvéolo-gingivales vont de la crête du


septum interalvéolaire à la lamina propria de la
gencive.

• Les fibres circulaires sont situées autour du collet de


la dent.

• Les fibres dento-périostées sont tendues du cément à


la crête du septum interalvéolaire.

F| VASCULARISATION ET INNERVATION
11 Les artères

Chaque dent reçoit une branche artérielle dentaire qui


pénètre la racine parle foramen apical pourseterminer
dans la pulpe dentaire en un riche réseau capillaire.

• Les branches dentaires inférieures se détachent de


l’artère alvéolaire inférieure, branche de l’artère
maxillaire.

• Les branches dentaires supérieures proviennent de


l’artère alvéolaire supéro-postérieure, branche de
l’artère maxillaire, et de l’artère alvéolaire supéro-
antérieure, collatérale de l’artère infra-orbitaire,
elle-même branche de l’artère maxillaire.
2 | Les veines

Elles ont une disposition semblable à celle des artères.


Les veines alvéolaires supérieures et inférieures rejoi¬
gnent la veine faciale et le plexus veineux ptérygoï-
dien.

3 | Les lymphatiques

Iis naissent dans la pulpe dentaire et se rendent dans


les nœuds lymphatiques submandibulaires et cervi¬
caux supérieurs. Parfois le drainage se fait vers les
nœuds submentonniers et faciaux.

109

APPAREIL MANDUCATEUR

4 | L'innervation

Uniquement sensitive, elle provient du nerf trijumeau


(V) par ses deux branches maxillaire et mandibulaire.
L’innervation sympathiquedépend du plexus sympa¬
thique cervical.

Au niveau de la dent, les rameaux nerveux dentaires


pénètrent par le foramen apical et se distribuent dans
la pulpe en un riche réseau plexiforme (voir Tome V).

La dentine est particulièrement sensible au tou¬


cher,aufroid et à la concentration d'ions d’hydro¬
gène perçus par les dentinoblastes.

MORPHOLOGIE DES DENTS PERMANENTES

(tableaux 8.17 et 8,18)

A | LES INCISIVES
11 Caractères communs

Nomméesainsi du faitde leur bord libre tranchant, les


incisives sont adaptées pour mordre les aliments.
• Leur couronne en forme de biseau est convexe, lisse,
bien polie sur sa surface labiale.

• Leur face linguale présente un tubercule dentaire.

• Leur racine unique est longue, conique, aplatie


transversalement, et plus épaisse en avant.

• Leur cavitépulpaire est unique ; la corne pulpaire est


située au niveau des deux cinquièmes de la
couronne.

2 | Caractères particuliers

a) L’incisive centrale supérieure ( I . I et 2.1 )

Elle est plus large et plus forte que l’inférieure. Elle est
dirigée obliquement vers le bas et vers l’avant.

• Chez le sujet jeune, son bord occlusal est festonné


par deux sillons qui déterminent sur la face vestibu-
laire trois lobes.

• Le bord occlusal devient rectiligne avec l’usure.

• La face linguale présente deux crêtes marginales, un


cingulum et un tubercule dentaire.

b) L’incisive latérale supérieure ( ! .2 et 2.2)


Elleestplus petite que l’incisive centrale.

c) L’incisive centrale inférieure (4,1 et 3.1 )

Elle est la plus petite incisive. Elle est verticaleet n’a pas
de cingulum.

d) L’incisive latérale inférieure (4.2 et 3.2)

Elle présente une racine qui amorce une légère cour¬


bure.

e) Les cavités pulpaires des incisives supérieures sont


plus grandes dans le sens mésio-distal ; celles des inci¬
sives inférieures sont plus grandes dans le sens vesti-
bulo-lingual.

B | LES CANINES
11 Caractères communs

Les canines sont les dents les plus longues avec une
racine s’enfonçant profondément dans l’os. Elles sont
unicuspidées.

a) Leur couronne, conoïde, présente :

• une face vestibulaire avec trois lobes, dont le lobe


médian, très volumineux, prolonge la cuspide;
• une face linguale , légèrement concave, avec un
tubercule dentaire, un cingulum et deux crêtes
marginales;

• des faces mésiale et distale , très convexes ;

• et une faceocclusale réduite et acuminée.

b) Leur racine, unique, est la plus longue des dents.


Elle est épaisse et comprimée sur ses faces mésiale et
distale, qui portent un sillon vertical.

c ) Leurscavités pul paires sont uniques et grandes dans


le sens vestibulo-lingual ; chaque corne pulpaire est
située au niveau des deux cinquièmes de la couronne.

no

DENTS Q

21 Caractères particuliers

a) La canine supérieure (1.3 et 2.3)

Elle est plus large et plus longue que l'inférieure. Sa


couronne est trapue avec des relief s plus marqués.

b) La canine inférieure (4.3 et 3.3)

Elle est plus proche de la ligne médiane que la supé¬


rieure. Elle est plus élancée avec des reliefs moins mar¬
qués. Sa racine est souvent bifide.

C| LES PRÉMOLAIRES

Dents de transition, elles sont préhensiles comme les


canines et broyeuses comme les molaires.

11 Caractères communs

Elles sont plus petites et plus courtes que les canines.

• Leur couronne est surmontée de deux cuspides,


vestibulaire et linguale, séparées par un sillon ; la
cuspide vestibulaire est constante.

• Leur collet est ovale.

• Leur racine , généralement unique, est comprimée


sur ses faces mésiale et distale qui portent un
profond sillon vertical, amorce d’un dédoublement
de l'apex de la racine.

• Leurs cavités pulpaires sont plus grandes dans le sens


vestibulo-lingual.

2 | Caractères particuliers

a) La première prémolaire supérieure ( l .4 et 2.4)


Elleesttoujours plus large que la deuxième prémolaire
supérieure (1.5 et 2.5).

• Leur couronne est allongée dans le sens vestibulo-


lingual, avec des cuspides de développement
semblables. Leur face linguale est saillante dans leur
moitié.

• La racine et le canal dentaire de la première prémo¬


laire supérieure sont bifides. La racine et la cavité
pulpaire de la deuxième sont uniques.

b) La première prémolaire inférieure (4.4 et 3.4)

Elle est toujours plus petite que 1 a deuxième prémolaire


inférieure (4.5 et 5.5).

• La couronne est presque carrée avec une cuspide


vestibulaire plus volumineuse, une cuspide linguale,
pour la première prémolaire, et deux cuspides
linguales pour la deuxième. Leur face linguale est
saillante dans le quart inférieur.

• La racine et le canal dentaire sont uniques.

D| LES MOLAIRES

Les molaires sont de volumineuses dents multicuspides


adaptées pour déchiqueter et broyer les aliments.

11 Caractères communs (fig. 8.19)

Leur volume est décroissant, la première étant la plus


grosse.

• Leur couronne a des faces vestibulaire et linguale


convexes. Elle présente trois à cinq cuspides. Il existe
toujours deux cuspides vestibulaires.

• Leur collet est bien distinct et large.

• Leur racine et leur canal dentaire sont double ou


triple.

Les racines des premières et deuxièmes molaires


supérieurespeuventperforerle sinus maxillaire. Il
peut donc exister des rapports entre sinusite maxil¬
laire et maux de dent. Par ailleurs, toutes les affec¬
tions dentaires peuvent avoir des répercussions sur
les structures voisines (fig. 8.20).

2 | Caractères particuliers des molaires


supérieures

• Leur couronne a un diamètre vestibulo-lingual plus


important. Leur face occlusale est déportée du côté
vestibulaire. Leur face linguale est fortement incli¬
née.

111

APPAREIL MANDUCATEUR

I FIG. 8.17 A. Dents supérieures : morphologie externe

112
DENTS fl

I FIG. 8.17 B. Dents supérieures : cavités pulpaires


113

APPAREIL MANDUCATEUR

114
oentJI

115
Coupe

vestibulo-linguale

(vue mésiale)
APPAREIL MANDUCATEUR

FIG. 8.19. Dent molaire

A. face occlusale

B. face linguale

1. crête triangulaire

2 . cuspide

3. couronne
4 racine

5. apex de la cuspide

• Elles ont quatre cuspides dont trois bien dévelop¬


pées; deux de celles-ci sont vestibulaires. La
quatrième cuspide, plus petite, est disto-linguale.

• Elles possèdent trois racines avec une racine linguale


plus développée.

• Les canaux dentaires sont triples.

a) La première molaire supérieure ( 1.6 et 2.6)

Elle présente quatre cuspides et souvent une cinquième


cuspide 22 surnuméraire sur la face linguale de la cus¬
pide mésio-linguale. Elle possède trois racines.

b) La deuxième molaire supérieure ( 1 .7 et 2.7)

Elle présente trois ou quatre cuspides 22 et des racines


plus longues et convergentes, avec une amorce de
fusion des racines mésio-vestibulaire et linguale.

FIG. 8.20. Répercussions loco-régionales des maux dentaires

1. cavité nasale

2. langue

3. glande sublinguale

4. sinus maxillaire

5. m. masséter
S. m. buccinateur

7. cavité orale

8. mandibule

9. m. digastrique

10. platysma

11. m. mylo-hyoïdien

c) La troisième molaire supérieure ( 1.8 et 2.8)

Elle présente trois cuspides 23 . Sesracinesplus ou moins


fusionnées sont fortement inclinées du côté distal.

3 | Caractères particuliers des molaires


inférieures

• Leur couronne a un diamètre mésio-distal plus


important.

22. Ou tubercule de Carabelli ou péricône de Stehlin. Cette cuspide


peut aussi exister sur la deuxi ème molaire déciduale supérieure,
voire inférieure.

23. Sur la face vestibulaire peut exister une cuspide surnuméraire, le


tubercule de Bolk.

116
DENTS |

Elles possèdent quatre cuspides principales bien


développées, deux vestibulaires et deux linguales.

• Leur face occlusale est déportée du côté lingual.

• Leur face vestibulaire est la plus inclinée.

a) La première molaire inférieure (4.6 et 3.6)

Elle possède généralement une cinquième cuspide,


disto-vestibulaire, et deux racines, mésiale et distale;
la racine distale est oblique du côté distal.

b) La deuxième molaire in férieure

(4.7 et 3.7)

Elle présente quatre cuspides.

c | La troisième molaire in férieure

(4.8 et 3.8)

Elle présente quatre cuspides et deux racines générale¬


ment unies et coudées du côté distal.

8.4

MORPHOLOGIE DES DENTS DÉCIDUALES

Lesdentsdéciduales 2 * sont plus petiteset leur morpho¬


logie ressemble aux dents permanentes homonymes
avec quelques différences spécifiques (fig. 8.2 L 8.22 ,
8.23 et 8.24).

A | CARACTÈRES COMMUNS

• Leur couronne est de coloration blanc bleuté.


L’émail, moins épais, s’use plus facilement.

• Leur collet est plus marqué.


• Leur racine est relativement plus longue et effilée, et
incurvée à son extrémité. Elle est nettement inclinée
du côté vestibulaire, laissant les germes des dents
permanentes en position linguale.

• Leur cavité pulpaire est plus vaste.

24. Ancien. : dents temporaires.

117

APPAREIL MANDUCATEUR

B | CARACTÈRES DIFFÉRENTIELS

• Les incisives et les canines ont un col cerné par un


bourrelet énamélaire.

• La première molaire supérieure présente deux cuspi-


des et trois racines.

• La deuxième molaire supérieure possède quatre


cuspideset trois racines.

• La première molaire in férieure présente quatre cuspi-


des et deux racines.

• La deuxième molaire inférieure possède cinq cuspi-


des et deux racines.

| FIG. 8.22. Denture mixte. Fille âgée de 10 ans et 1 mois (cliché Dr M. Sapanet)

I FIG. 8.23 Denture et dents surnuméraires. Fille âgée de 11 ans et 2 mois (cliché
Dr M. Sapanet)

118
DENTS Qj

| FIG. 8.24. Denture normale. Garçon âgé de 14 ans et 7 mois (cliché Dr M. Sapanet)

8.5

ANATOMIE FONCTIONNELLE

Chaque dent constitue un élément d’une chaîne Fonc¬


tionnelle représentée par l’arcade dentaire.

A| LA STATIQUE DENTAIRE
11 L'alignement

Chaque arcade dentaire est symétrique et présente une


facevestibulaireconvexe, unefacelingualeconcave,et
une face occlusale qui s’élargit des incisives aux derniè¬
res molaires.

La forme des arcades dentaires varie suivant les sujets.


Sur chaque arcade, il existe une continuité de forme,
les faces coronaires adjacentes étant symétriques.

2 | L'occlusion dentaire (flg. 8.25)

Chez l’homme l’occlusion est de type engrenant, c’est-


à-dire qu’une dent d’une arcade s’articule avec deux
dents de l’arcade antagoniste. Cet articulé dentaire
répond à des règles complexes :

• l’arcade dentaire inférieure, plus courte et plus


étroite, s’inscrit à l’intérieur de l’arcade dentaire
supérieure ;

• en avant, les incisives supérieures recouvrent envi¬


ron le tiers de la couronne des dents correspondantes ;

• en arrière, les cuspides vestibulaires des dents


prémolaires et molaires inférieures s’imbriquent
dans la rainure qui sépare les cuspides linguales et
vestibulaires des dents prémolaires et molaires supé¬
rieures ;

• les cuspides vestibulaires des dents mandibulaires


décrivent une courbe à concavité supérieure 25 ou
courbe de Spee. Cette courbe passe par le bord
occlusal des incisives et le processus condylaire; son
centre est situé dans le sillon lacrymal de l’os
lacrymal.

3 | L'inclinaison des dents


Les axes des dents maxillaires sont convergents du côté

apical.

25. Les cuspides linguales des dents mandibulaires décrivent une


courbe similaire. Par contre, les cuspides vestibulaires et linguales
des dénis maxillaires décrivent chacune une courbe concave en
haut; ces deux courbes se croisent au niveau de la deuxième pré¬
molaire.

119

APPAREIL MANDUCATEUR

Dans le sens vestibulo-lingual, les faces occlusales des


dents cuspidées maxillaires ont progressivement une
inclinaison vestibulaire, et celles des dents cuspidées
mandibulaires, une inclinaison du côté lingual

(fig- 8.261

B | LA DYNAMIQUE DENTAIRE

Au cours de la mastication, les arcades dentaires saf-


frontent et les dents subissent des contraintes impor-
tantes qui sont occlusales, labiales ou jugales, linguales,
et de contiguité mésiale et distale.

La mastication nécessite la combinaison des trois sor¬


tes de mouvements de l'articulation temporo-maxil-
laire 26 , qui permettent le broiement et la trituration
des aliments.

La valeur fonctionnelle de la denture est exprimée par


le coefficient masticatoire. Ce coefficient est égal à 100
pour une denture en bon état et efficace. 11 est calculé
en additionnant la valeur numérique attribuée à cha¬
que dent ayant un antagoniste.

I FIG. 8.25. Occlusion dentaire et inclinaison des dents. Courbe


de Spee (1)

Au niveau de la mandibule, les axes des incisives, des


canines et des prémolaires sont parallèles. Ceux des

molaires sont divergents du côté apical. 26. Voir cette articulation.


FIG. 8.26, Occlusion engrenante.
Vue mésiale
(d'après A. Lautrou)

V. lace vestibulaire
L. face linguale

1. surface de recouvrement

2. surlace de surplomb

120

SECTION III

DOS

Dos en général
Le dos, partie postérieure du tronc l , représente l’élé¬
ment fondamental assurant la posture, la locomotion,
mais aussi la protection de la moelle spinale (fig. 9.1,
92 et 9.3).

Il est constitué d’un axe flexible, la colonne vertébrale ,


et de nombreux muscles puissants qui préservent sa
rigidité.

Le dos est divisé en trois régions médianes, cervicale


postérieure (ou nuque), vertébrale et sacrale, et trois
régions latérales paires, scapulaires, infra-scapulaires
et lombaires (ou lombales).

L’examen clinique du dos repose sur quelques notions


d’anatomie de surface.

FIG. 9.1. Viscères en place


(vue postérieure)

1. poumon

2. diaphragme

3. foie

4. rein

5. côlon

6. uretère

7. glande séminale
B. rectum

9. rate
10, vessie

1. Le tronc est la partie du corps immédiatement située au-dessous


de la tête. Il donne attache à la tête et aux membres (Testut et
Jacob).

123
DOS

Le dos représente donc une zone privilégiée de la


percussion et de l’auscultation pulmonaire, mais
aussi de la palpation bi-manuelle des reins.

FIG. 9.2. Dos masculin {photo G. Plagnol)

FIG. 9.3. Régions du dos

1. scapula 4. sillon interglutéal

2. mm. érecteurs du rachis 5. région glutéale

3. épine iliaque postéro-sup., 6. sillon glutéal

fossette saciale

1. région vertébrale

2. région scapulaire

3. région deltoïde

4. région infra-scapulaire

5. région lombaire
6. région sacrale

7. région glutéale

B. angle inf. de la scapula

Les processus épineux peuvent être vus et palpés dans le


sillon médian du dos, limité par la saillie des muscles
érecteurs du rachis.

Les fossettes sacrales latérales, correspondant à l’épine


iliaque postéro-supérieure, sont au niveau de la vertè¬
bre sacrale S2. La fossette sacrale médiane, sommet du
sillon interglutéal ou interfessier, est en regard de S5.
Les principaux viscères en rapport avec le dos sont la
plèvre et les poumons, les reins et la partie abdominale
des uretères.

Le dos, très sollicité dans les postures et les mouvements


delà vie quotidienne y est l’objet de nombreuses patholo¬
gies algiquesy constituant « le mal de dos ».

Les algies dorsales, souvent lombaires, sont en


majorité d’origine ostéo-articulaire et musculo-
ligamentaire. Elles traduisent parfois d’authenti¬
ques douleurs pleuro-pulmonaires, rénales, et de
coliques néphrétiques.

124

10
Colonne vertébrale

La colonne vertébrale 1 est une chaîne osseuse articulée, résistante et d'une


grande flexibilité.
Elle est morphologiquement et fonctionnellement solidaire du crâne à son extrémité
supérieure,
et du pelvis à son extrémité inférieure.

Elle est le mat de fixation de centaines de muscles indispensables à la posture et


à la
locomotion. Elle constitue aussi le lieu d'amarrage de nombreux muscles des
membres, des
organes thoraciques et abdominaux.

Elle assure la protection de la moelle spinale située dans le canal vertébral.

Vulnérable, elle doit être examinée et explorée au décours de tout traumatisme


violent. La moelle spinale
qu'elle contient constitue le drame de ces accidents. D'où la nécessité impérieuse
du maximum de sécu¬
rité lors du déplacement des traumatisés. Si la moelle est sectionnée, la
paraplégie est totale.

10.1

DÉVELOPPEMENT

DE LA COLONNE VERTÉBRALE

La colonne vertébrale dérive des sclérotomes 2 . Son


développement passe par un stade précartilagineux
mésenchymateux, puis cartilagineux avant l'ossifica¬
tion 3 (fig. 10. î).

Au cours de la grossesse, la surveillance échogra¬


phique du développement de la colonne vertébrale
est un élément important du diagnostic anténatal
de certaines malformations.

A | ORGANOGÉNÈSE

11 Le stade précartilagineux

Au cours de la 4 € semaine du développement, les cel¬


lules du sclérotome migrent dans trois directions,
ventro-médiale, dorsale et ventro-latérale.

a) La migration sclérotomique ventro-médiale

(fig- 10.2)

Cette colonne cellulaire entoure la notochorde et se


fragmente en segments sclérotomiques séparés pardes
intersegments mésenchymateux transitoirescontenant
des artères intersegmentaires.

Chaque segment sclérotomique se subdivise en deux


parties, crâniale et caudale, séparées par la fissure sclé¬
rotomique.

La partie caudale, plus dense, fusionne avec la partie


crânialesous-jacente, incorporant l'intersegment pour
former le centrum de la vertèbre précartilagineuse.

La fissure sclérotomique est envahie de cellules issues


de la partie crâniale pour former le disque interverté¬
bral.

La notochorde régresse au niveau du centrum et dégé¬


nère, au niveau du disque intervertébral, pour devenir
le noyau pulpeux ou nucléus pulposus.

b) La migration sclérotomique dorsale


Elle entoure le tube neural pour former l'arc verté¬
bral

1. Ou rachis.

2. Les sclérotomes dérivent des somites issus eux-mêmes de ta frag¬


mentation du mésoderme para-axial.

3. Voir chaque os.

125

DOS

12

12
FIG. 10.1. Développement de la colonne vertébrale

A. Segment sclérotomique

1. dermo-myotome

7. aorte

B. Intersegment

2. sclérotome

B. neif spinal

a. formation de la fissure sclérotomique

3. myotome

9. fissure sclérotomique

b. fusion des hémi-segments scélérotomiques

4. moelle spinale

10. noyau pulpeux du disque

et colonisation de la fissure sclérotomique.

5, notochorde

11. anneau fibreux du disque

c. disques intervertébraux et vertèbres

6. artère intersegmentaire

12. corps vertébral

identifiés

c) La migration sclérotomique ventro-latérale


Elle s’insinue entre les myotomes pour former les pro¬
cessus costaux, ébauches des côtes.

2 | Le stade cartilagineux

Au cours de la 6 e semaine apparaissent dans chaque


vertèbre précartilagineuse des points de chondrifica¬

tion qui fusionnent rapidement : deux points dans le


centrum, deux points dans Varc vertébral , et un point
dans chaque processus costal .

De l’arc vertébral se forment les processus épineux et


transverses.

FIG. 10.2. Centre de chondrification

A. 6 semaines

B. 7 semaines

1. canal vertébral

2. arc neural

3. a. intersegmentaire

4. processus costal

5. centrum

6. notochorde

7. synchodrose intemeurale

B. synchondrose neuro-centrale

126
COLONNE VERTÉBRALE ^

B | OSSIFICATION

L’ossification des vertèbres est terminée vers 25 ans.

11 L'ossification des vertèbres en général

(fig- 10.3)

a) Les points d’ossification primaires

Ils sont au nombre de trois : un pour chaque hémi-arc

vertébral et un pour le centrum, qui constitue la

majeure partie du corps vertébral.

• Chaque point de l’hémi-arc vertébral est situé à la


jonction d’une lame et d’un pédicule. Ils apparais¬
sent vers la 7 e semaine dans la région cervicale puis
s’étendent caudalement.

• Le point du centrum apparaît vers la 8 e semaine


dans les vertèbres thoraciques basses, puis il s’étend
crânialement et caudalement. Tous les centrums
sont ossifiés à la 30 e semaine.

• À la naissance, chaque vertèbre présente trois jonc¬


tions cartilagineuses : la synchondrose interneurale
qui unit deux hémi-arcs vertébraux, et deux synchon-
droses neuro-centrales unissant le centrum et les
hémi-arcs.

• L’ossification des synchondroses interneurales s’ef¬


fectue durant la l rt année d’abord dans la région
lombaire. Celle des synchondroses centro-neurales
débute durant la 3 e année dans la région cervicale.

• Avant la puberté, les points latéraux s’étendent pour


former la base des processus épineux et transverse,
le processus articulaire et une partie du corps verté¬
bral.
b) Les points d’ossi fication secondaires

Ils apparaissent peu après la puberté (vers 17 ans). Ils

comprennent :

• un point annulaire sur chaque face du corps, ou


anneau épiphysaire*, qui est à l’origine du bord
saillant des faces du corps vertébral;

Sa présence peut induire une fausse interprétation


radiologique, et faire penser à une fracture.

• un point pour l’apex du processus épineux et l’apex


de chaque processus transverse; ce point est double
pour les vertèbres cervicales;

• un point pour chaque processus articulaire;

• un point pour les processus mamillaires des vertè¬


bres lombaires.

2 | Cas particuliers

a) L’atlas présente (fig. 10.4) :

• deux points d’ossification primaires, un pour


chaque masse latérale (7 e semaine) ;

• un point d’ossification secondaire qui apparaît au


cours de la l re année dans l’arc antérieur qui est
fibro-cartilagineux ; et un point secondaire pour
chaque tubercule antérieur d’un processus trans¬
verse ;

• l’union se fait vers la 8 e année.

b) L’axis présente :

• quatre points d’ossification primaires : un pour


chaque arc vertébral, un pour le centrum (8 e se¬
maine), et deux points latéraux pour la dent
(6 e mois). À la naissance la dent ossifiée est séparée
du centrum par une lame cartilagineuse;

4. Chez de nombreux mammifères, il s’agit d’un disque-

FIG. 10.3. Ossification

d'une vertèbre (vertèbre thoracique)

Bleu : point d’ossification primaire


Vert : point d'ossification secondaire
Rouge : ligne épiphysaire
A. vue supérieure

B. vue latérale

1. point principal du centrum

2. point de l'hémi-arc vertébral

3. apex du processus transverse

4. apex du processus épineux

5. anneau épiphysaire sup. du corps

6. processus articulaire sup.

7. anneau épiphysaire inf. du corps


B. processus articulaire inf.

127

DOS

FIG. 10.4. Ossification de l'atlas


(A) et de l'axis (B)

Bleu : point d'ossification primaire


Vert : point d'ossification secondaire
Rouge : ligne épiphysaire

1. arc antérieur

2. masse latérale

3. point du processus tiansverse


(tubercule ant.)

4. arc postérieur
5. apex de (a dent

6. corps de la dent

7. point de l'arc vertébial


B. centrum

9. anneau épiphysaire inf.

• et un point d’ossification secondaire pour le bord de


la face inférieure du corps, l’anneau épiphysaire
inférieur (à la puberté).

c) La vertèbre cervicale C7 présente en plus un point


d’ossification secondaire pour le processus costal
(6 e mois).

d) Le sacrum présente pour chaque vertèbre sacrale


(fit 10.5):

• trois points d’ossification primaires qui apparais¬


sent entre le 3 tf et le 8 e mois : un pour le centrum, un
pour chaque moitié de F arc vertébral et un pour
chaque élément costal des vertèbres sacrales Si à S3
ou S4.

Justeaprès la puberté, Farc vertébral et Félément cos¬


tal fusionnent;

• plusieurs points d’ossification secondaire apparais¬


sant latéralement pour former :

- une lame épiphysaire supérieure pour chaque sur¬


face auriculaire;

- une lame épiphysaire inférieure pour les bords laté¬


raux.

CI ACQUISITION DES COURBURES


ET DES MOUVEMENTS

Les études radiologiques (Bagnall) et échographiques


in-utéro (Kamina) ont montré que la lordose cervicale
est congénitale. La courbure vertébrale primordiale
présente une concavité ventrale (fig. 10.7).

11 Chez le fœtus

À 6 semaines de développement (SD) 5 , l’embryon pré¬


sente des mouvements de flexion rapides et irréguliers
de la nuque.
En effet, conformément aux lois hydrostatiques, la
tête fœtale, baignée dans le liquide amniotique, est
plus légère. Elle est donc mobilisable par les mus¬
cles fœtaux.

À 7 SD, l’embryon acquiert sa lordose cervicale sous


l’effetde vigoureux mouvements de flexion-extension
de la tête et du tronc.

À 10-11 SD, la tête présente des mouvements de rota¬


tion.

e) Le coccyx présente pour chacune de ses vert èbres un


point d’ossification primaire central, et des points d’os¬
sification secondaires pour chaque corne.

3 | Homologies morphologiques (fig. 10.6)

La finalité du processus costal varie selon les régions.


Dans la vertèbrecervicale, il forme la partie antérieure
du processus transverse, dans la région thoracique, la
côte, dans la vertèbre lombaire, le processus costiforme,
dans le sacrum, la partie antéro-latérale.

Durant cette courte période, une clarté nucale,


située dans la lordosecervicale,est nettementvisi-
bleàl’é[Link]’épaisseurdelaclarté
est égale ou supérieure à 3 mm, le risque de triso¬
mie 21 estmultipliépar 10.

2 | Après la naissance

À la naissance, la lordose cervicale, inapparente mais


potentielle, redevient apparente et permanente vers

5. Soil B semaines d’aménorrhée.

COLONNE VERTÉBRALE Q

FIG. 10.5. Sacrum : ossification

Bleu : point d'ossification primaire


Vert : point d'ossification secondaire
Rouge : ligne épiphysaire
A. face antérieure

B. face supérieure

1. centrum

2. points des hémi-arcs vertébraux

3. points costaux

4. lame épiphysaire supérieure

5. lame épiphysaire inférieure

FIG. 10.6. Oiigines des parties


vertébrales

Orange : arc neural


Bleu : processus costal
Rouge : centrum

A. vertèbre ceivicale

B. vertèbre thoracique

C. vertèbre lombaire
0. sacrum

1. processus épineux

2. tubercules du processus transverse

3. processus transverse

4. côte

5. processus articulaire supérieur

6. partie latéiale

6 mois lorsque la force des muscles extenseurs est suf¬


fisante pour redresser la tête de l’enfant.

L’angulation lombo-sacrale, nulle chez le fœtus, atteint


160° environ chez le nouveau-né.

La lordose lombaire apparaît vers un an, lorsque l’en-


fant se tient debout et commence à marcher.

Notons que chez les animaux quadrupèdes, la région


lombo-sacrale varie de la rectitude à la convexitédorsale.

D | MALFORMATIONS ET VARIATIONS
11 Agénésies vertébrales

a) L*absence de vertèbres est rare.

Dans le syndrome de Klippel-Feil, l’absence des vertè¬


bres cervicales se traduit par l’existence d’un cou court.

b) V)\ém\-vertèbre> souvent localisée dans la région


thoracique, s’accompagne d’une scoliose.

c) Le spitia bifida est un défaut de fusion de l’arc ver¬


tébral. Il est localisé surtout dans la région sacrale ou
lombaire.

FIG. 10.7. Échographie d'un utérus gravide : fœtus de 20 SA


(coupe sagittale)

Flèche : courbure cervicale.

Il relève souvent d’une avitaminose B9 (ou acide


folique) en période préconceptionnelle. Le spina
bifida occulta est une malformation asymptoma¬
tique» découverte au cours d’une radiographie.

d) Le spondylolisthésis se traduit par un glissement


antérieur d’une vertèbre par absence ou lésion de l’arc
postérieur. Il siège souvent au niveau de L5.

129

DOS

2 | Anomalies morphologiques

a) La synostose de deux vertèbres est relativement fré-


quente, particulièrement entre C2 et C3.

b) Les variations transitionnelles

• La sacralisation de L5 est la fusion de la vertèbre lom¬


baire L5 au sacrum.

• La lombalisation de Si est l'absence de fusion des


vertèbres SI etS2.

Dans ce cas, la courbure sacrale peu accentuée contri¬


bue à un pronostic obstétrical plus favorable.

10.2

OS DE LA COLONNE VERTÉBRALE

La colonne vertébrale est constituée d’une colonne mobile


de vingt-quatre vertèbres libres et d’une colonne fixée
formée de vertèbres soudées, le sacrum et le coccyx.

A | CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES (fig 10.8)

11 Dimensions

La colonne vertébrale a une longueur d’environ 70 cm


chez l’homme et 60 cm chez la femme. En station
debout, sadiminutionpeutatteindre2 cm 6 .

2 | Courbures 7

Décelées à l’inspection, elles sont plus évidentes sur


une radiographie.

a) Les courbures sagittales (fig. 10.9)

Les courbures thoraciques et sacro-coccygiennes ont


une concavité ventrale. Elles sont plus accentuées chez
la femme.

L’angulation normale de la courbure thoracique est de


35 à 40°.

L’accentuation pathologique de la courbure tho¬


racique constitue une cyphose (bosse).

Les courbures cervicales et lombaires ont une concavité


dorsale.

L’anguJation normale de la courbure lombaire est de


50 à 60°.
FIG. 10.9. Examen de la colonne vertébrale

L’accentuation pathologique de ces courbures


constitue une lordose.

A. colonne vertébrale normale (les reliefs du dos sont dans les mêmes
plans)

B. scoliose

C. gibosité paravertébrale droite

6. Sur le cadavre en décubitus dorsal, la taille augmente de 2 cm


environ en raison de l'affaissement des courbures.

7. Voir développement de la colonne vertébrale.

COLONNE VERTÉBRALE BS

I. vue latérale

II. vue antérieure

m. vue postérieure

FIG. 10.8. Colonne vertébrale

A. vertèbres cervicales B. vertèbres thoraciques C. vertèbres lombaires D. sacrum


E. coccyx
131

DOS

FIG, 10.10. Dos féminin

FIG. 10.11. Anatomie de surface de la colonne vertébrale

1. processus épineux

1. moelle spinale 3. fossette sacrale et épine

2. dure-mère iliaque postéro-supérieure

b) Les courbures latérales

Au niveau de la partie supérieure de la colonne tho ra-


cique, il existe une légère courbure à convexité droite
pou ries droitiers, et gauche pour les gauchers.
L’accentuation pathologique d une courbure latérale
forme la scoliose.

3 | Morphologie externe (fig. 10.10)

a) La face ventrale

Elle présente une largeur qui augmente de la vertèbre


cervicale C2 à la vertèbre lombaire L3.
b) La face dorsale

• Sur la ligne médiane, saillent les processus épineux


qui sont horizontaux dans les régions cervicale et
lombaire, et obliques en bas dans la région thoraci¬
que.

Le processus épineux de la vert èb re cervicale C7, t rès


saillant, est généralement facile à repérer.

Le p rocessus épineux de la vertèbre tho racique T3 est


situé sur Thorizontale qui passe par l’épine de la
scapula.

Le processus épineux de la vertèbre lombaire L4 est


situé dans le plan crêtal iliaque, tangent aux crêtes
iliaques (fig. 10.11).

C e pla n est utilisé comme repè re lors des ponctions


lombaires.

• De chaque côté des processus épineux se t rouvent les


go uttières vertébrales.

c) Les faces latérales

Su r chaque face laté raie saille nt les p rocessus transve r-


ses.

41 Canal vertébral

Il suit les courbures vertébrales. 11 est large et triangu¬


laire dans les régio ns cervicale et lombai re, petit et ci r-
culai re dans la région tho racique.

132
COLONNE VERTÉBRALE ^

Il contient la moelle spinale et les racines des nerfs spi¬


naux entourées des méninges spinales. Le cône médul-
laire, extrémité inférieure de la moelle spinale,se ter¬
mine au niveau du processus épineux, de la vertèbre
lombaire L1 (voir Tome V).

La dure-mère spinale est séparée de la paroi du canal


vertébral par l'espace épidural

L’espace épidural contient de la graisse fluide, un


important plexus veineux, des artères, des lymphati¬
ques, et les rameaux méningés des ner fs spi naux.

C’est dans cet espace que s’effectue l’injection de


l’anesthésie épidurale caudale; elle concerne les
nerfs spinaux sacraux.

La du re-m ère spinale, doublée intérieu rement de l’a ra-


chnoïde, se termine au niveau de la vertèbre sacrale
S2.

Le système nerveux, enveloppé par la pie-mère, est


séparé de l’arachnoïde par l'espace sub-arachnoïdien
rempli de liquide cérébro-spinal.

Le synd rome du canal lombaire ét roit est une sté¬


nose constitutionnelle ou acquise, souvent locali¬
sée au niveau de L4 et L5. Il se traduit par une
compression des racines spinales adjacentes.

B | VERTÈBRE TYPE 8 9 (fig. 10.12)

À l’exception de l’atlas et de l’axis, toutes les vertèbres


présentent trois parties fondamentales : le corps ver¬
tébral, l’arc vertébral (ou neural), et le foramen verté¬
bral.

11 Corps vertébral

Il est vent rai, épais et résistant. Son épaisseur croît eau -


dalement. Il constitue l’élément statique ,sustentateur
de la vertèbre.

a) Ses faces articulaires, supérieure et inférieure, légè¬


rement excavées,sont cernées d’un rebordsaillant. Elles

8. Ancien.: espace péridural.

9. Dans Une vertèbre fondamentale, telle celle du poisson, on trouve


toujours : un corps, un arc neural, dorsal, et un arc hémal, ventral,
ouvert ou fermé.

Chez l’homme, le corps dérive du centrum et d’une partie de l’arc


neural. L’arc vertébral est formé de la majeure partie de l’arc neu¬
ral et d’une partie de l'arc hémal.

FIG. 10.12. Vertèbre type schématique (vue supéro-latérale)

Rouge : corps vertébral


Jaune : arc vertébral

1. pédicule

2. processus articulaire sup.


(zygapophyse sup.)

3. lame

4. foramen vertébral

5. processus épineux

6. surface articulaire sup.


du corps

7. processus transverse

B. processus articulaire inf.


(zygapophyse inf.)

sont criblées de foramens vasculaires, et répondent


chacune à un disque inte rve rtébral.

b) Son pourtour concave est criblé de forame ns vascu-


laires.

2 | Arc vertébral

11 est dorsal et fragile. 11 représente l'élémentdynamique,


avec ses p rocessus articulaires et ses processus d’inser¬
tion musculaire.

a) Les pédicules

Au nomb re de deux, ils correspondent aux courts seg¬


ments d u nion de l’arc vertébral avec le corps vertébral.
Ils se fixent à la partie supérieure de l’arête postéro¬
latérale du corps.

Chaque bord présente une incisure vertébrale , limitant


un foramen intervertébral qui livre passage aux vais¬
seaux et aux nerfs spinaux. L’incisure inférieure est la
plus échancrée.
b) Les lames

Au nomb re de deux, elles sont verticales. Elles p rolon-


gent les pédicules et ferment do rsalement le foramen
vertébral.

c) Le processus épineux

Il naît de la jonction des deux lames et se projette en


arrière.

133

DOS

d) Les processus transverses

Chaque processus naît de la jonction d’un pédicule et


d’une lame. Il se projette latéralement.

e) Les processus articulaires ou zygapophyses

Au nombre de deux supérieurs et deux inférieurs, ils


s’articulent avec leurs homonymes adjacents. Ils sont
situés à la jonction des pédicules et des lames.

3 | Foramen vertébral

C’est un espace circonscrit par le corps etl’arc vertébral.


Il contient la moelle spinale, les méninges spinales, et
les racines des nerfs spinaux.

CI VERTÈBRES CERVICALES

Au nombre de sept, elles représentent les plus petites


vertèbres (fig. 10.13).

11 Vertèbre cervicale C3 à C6 (fig. 10.14)

a) Le coips vertébral est petit, allongé transversale¬


ment, avecune face supérieure limitée latéralement par
deux éminences, les uncus du corps, et une face infé¬
rieure aux bords latéraux, bisautée.

b) LespédiculescourtSi plats, implantés à la partie pos¬


téro-latérale du corps, se dirigent obliquement en
arrière.
c) Les lames minces ont une direction médiale.

d) Le processus épineux est court, presque horizontal,


à extrémité bituberculeuse.

e) Les processus transverses se terminent par deux


tubercules, antérieur et postérieur. Leur face supérieure
est creusée transversalement par k sillon du nerf spinal.
Le tubercule antérieur de la vertèbre C6, plus volumi¬
neux, est dénommé tubercule carotidien l0 .

Chaque processus transverse est perforé d'un foramen


transversaire traversé par l’artère vertébrale, la veine
vertébrale et le nerf vertébral.

f) Les processus articulaires ont une surface articulaire


supérieure regardant en haut et en arrière, et une sur¬
face inférieure, inversement orientée ; elles sont planes
et font avec l’horizontale un angle de 45° environ.

g) Le foramen vertébral est large et triangulaire à base


antérieure.

FIG. 10.13. Veitèbres ceivicates clichés TDM 3D


(clichés Dr F. Goubault)

A. vue antéro-latérale

B. vue postérieure

2 | Atlas (Cl) (fig. 10.15)

Première vertèbre cervicale, elle est caractérisée par


deux masses latérales réunies par deux arcs osseux,
antérieuret postérieur.

a) Les masses latérales sont allongées à grand axe


convergeant en avant.

• leur face supérieure porte la fossette articulaire supé¬


rieure , elliptique, qui s’articule avec le condyle occi¬
pital ; elle est concave et regarde médialement et en
haut;

• leur face inférieure présente la fossette articulaire


inférieure , qui répond aux processus articulaires
supérieurs de l’axis. Elle est plane ou légèrement
concave.

)•. Ancien. : tubercule de Chassaignac.

134
COLONNE VERTÉBRALE Q

FIG. 10.14. Veitèbre cexvicale

A. vue supérieure

B. vue latérale
1. corps

2. tubercule ant.

3. foramen transversal

4. tubercule post.

5. processus articulaire sup. 8. foramen vertébral

6. lame 9. uncus

7. processus épineux 10. processus articulaire inf.

FIG. 10.15. Atlas

A. vue sup. B. vue inf.

1. processus transverse

2. fovèa articulaire sup.

3. tubercule ant.

4. fovéa dentis

5- foramen vertébral

6. sillon de l'a vertébrale


7. tubercule post.

8. foramen transversaire

9. fovéa articulaire inférieure


10. tubercule du ligament
transverse de l'atlas

• leur face médiale présente le tubercule du ligament


transverse de P atlas.

• Sur leur face latérale se fixent les processus transver¬


ses, creusés du foramen transversaire.

b) L*arc antérieur présente sur la ligne médiane en


avant le tubercule antérieur de Patlas, en arrière, h fos¬
sette odontoïde 11 , ovalaire, articulaire avec la dent de
l’axis (fig. 10.16).

c) L'arc postérieur présente sur la partie médiane de


sa face postérieure le tubercule postérieur ; et sur sa face
supérieure le sillon de l'artère vertébrale. Le I er nerf spi¬
nal cervical chemine dans ce sillon.

1 ). Syn. : fovéa dentis ou fossette dentaire.

| FIG. 10.16. Atlas (1) et axis (2) en position normale


| (vue postéro-latérale droite)

d) Le foramen vertébral est divisé par le ligament


transverse en un espace antérieur, où se loge la dent de
l’axis, et un espace postérieur traversé par la moelle
spinale.

135
DOS

FIG. 10.17. Axis

A. vue antérieure

B. vue postérieure

1. dent de l'axis

2 . surface articulaire ant.

3. processus articulaire sup.

4. processus transverse

5. corps

6. processus articulaire înf.

7. foramen transversaire
B. foramen vertébral

9. processus épineux

3 | Axis (C2) (fig. 10.17)

La deuxième vertèbre cervicale est le pivot autour

duquel tourne l’atlas.

a) Le corps

• Sa face supérieure est surmontée de la dent de


l'axis ,2 . Elle est verticale et conique, avec une surface
articulaire antérieure qui répond à celle de P arc
antérieur de l’atlas, et une surface articulaire posté¬
rieure qui s’articule avec le ligament transverse de
l’atlas.

• Sa face inférieure est fortement concave en arrière.

• De chaque côté de la dent se situent les processus


articulaires supérieurs; leurs surfaces articulaires
sont convexes et inclinées latéralement.

4 | Vertèbre cervicale C7 (ou vertèbre


proéminente)
• Son processus épineux est long, très oblique en bas
et en arrière, et terminé par un seul tubercule.

11 est facilement palpable chez le sujet maigre, lors


de la flexion du cou.

• Ses processus transverses sont larges et longs à


sommet arrondi.

• Son foramen transversaire, petit, n’est pas traversé


par l’artère vertébrale.

D | VERTÈBRES THORACIQUES 13

b) Lespédicii/essontépaisavecuneincisureinférieure
qui limite le 3* foramen intervertébral.

Au nombre de douze, elles s’articulent avec les côtes

(fig. 10.18).

c) Les lames très épaisses présentent sur leur face infé¬


rieure les processus articulaires inférieurs; leurs surfaces
articulaires planes regardent en bas et en avant.

d) Le processus épineux , saillant et massif, est bifur¬


qué.

e) Lesprocessus transverses sont petits et unitubercu-


leux.

11 Caractères communs

a) Le corps vertébral, presque cylindrique, présente à


la partie postérieure de ses faces latérales les fossettes
costales , supérieures et inférieures. Elles sont semi-
lunaires et s’articulent chacune avec la moitié d’une
tête costale.

b) Les pédicules sont arrondis et horizontaux.

f) Le foramen vertébral est triangulaire et légèrement


incliné en arrière.

c) Les lames sont minces, et de direction inféro-


médiale.

12. Ou processus odontoïde. L’apex de la dent est à 1,32 à 2,6 mm


delaligneoccipitaledeMcGregor, tangente au bord postérieur
du foramen magum. Un dépassement de 4,5 mm de l’apex est un
risque de compression basilaire.
d) Le processus épineux est long et incliné en bas, fai
sant avec l’horizontale un angle de 60°.

13. Ancien. : vertèbres dorsales.

136

COLONNE VERTEBRALE |F

FIG. 10.18. Vertèbre thoracique

1. côte osseuse

2. processus articulaire

3. foramen vertébral

4. processus épineux

5. lame

6. processus transverse

(vue supéro-latérale)

7. fosse costale transversaire


B. pédicule
9. fosse costale inf.

10. fosse costale sup.

11. corps vertébral

e) Les processus transverses, longs,ont sur la face anté¬


rieure de leur extrémité libre une fossette costale , qui
répond au tubercule costal.

f) Les processus articulaires supérieur s ont des surfa¬


ces articulaires planes orientées en haut, en arrière et
latéralement. Les surfaces articulaires des processus
articulaires inférieurs sont inversement orientées.

g) Le foramen vertébral est quasi circulaire.


2 | Variations

a) La première vertèbre thoracique (T 1 ) présente des


uncus supérieurs et des fossettes costales supérieures
pour la l rc côte.

b) La dixième vertèbre thoracique (T 10) ne présente


sur le corps vertébral que deux fossettes costales supé¬
rieures.

c) Les vertèbres thoraciquesT 11 etTl2non\quedeux


fossettes costales. Les processus transverses trapus de
T11 et T12 sont dépourvus de fossette costale.

E | VERTÈBRES LOMBAIRES 14 (fi g . 10.19)

Elles sont volumineuses, et au nombre de cinq


(fig. 10.20).

14. Syn.: vertèbres lombales.

FIG. 10.19. Vertèbres lombaires. Clichés TDM 3 D

(clichés Dr T. Diesce)

A. Vue antéro-latérale

B. Vue latérale

C. Vue postérieure

1. processus transverse

2. corps vertébral

3. sacrum

4. processus épineux

5. processus articulaire

137
A. vue supéro-Latérale

FIG. 10.20. Vertèbre lombaire

1. corps

2. pédicule

3. processus articulaire sup.

4. processus ma miliaire

5. lame

6. processus épineux

7. processus articulaire inf.

8. processus costiforme

B. vue latérale

1 | Caractères communs b) Lespédicules, trèsépaiset sagittaux,sont implantés

sur la moitié supérieure de l’arête postéro-latérale du


a) Le corps vertébral, très volumineux, est réniforme corps,
à grand axe transversal.

c ) Les lames sont épaisses et hautes.

Il est cependant fragiJe et exposé aux traumatis¬


mes, même modérés.

FIG. 10.21. Radiographie des vertèbres lombaires de profil

A. calques radiographiques 1. processus articulaire sup. 3. pédicule 5. processus


articulaire inf.

B. en gris : image du « petit chien » 2. processus transverse 4. lame vertébrale

138
COLONNE VERTÉBRALE Q

d) Le processus épineux est épais, vertical, rectangu¬


laire et horizontal avec un bord libre renflé.

e ) Les processus transverses {ou costiformes), longs et


grêles, présentent près de leur origine le processus acces¬
soire , relief d’insertion musculaire.

f) Les processus articulaires sont épais et sagittaux.


Les surfaces articulaires supérieures, en forme de gout¬
tières verticales, regardent en arrière et médialement.
Sur leur face latérale saille le processus mamillaire.

Les surfaces articulaires inférieures sont inversement


conformées et orientées.

Sur une radiographie de profil ou de trois-quarts,


la lame et les processus homolatéraux donnent
l’image classique du « petit chien » (fig. 10.21).

g) Le foramen vertébral est un triangle équilatéral.

2 | Variations

a) La vertèbre lombaire L1 a un processus transverse


peu développé.

b) La vertèbre lombaire L5 est caractérisée par :

• un corps plus haut en avant quen arrière,

• des processus articulaires inférieurs plus écartés.

FI SACRUM

Le sacrum est un os médian et symétrique, constitué


par la fusion des cinq vertèbres sacrales. De forme pyra¬
midale à base supérieure, il est dans son ensemble
incurvé en avant, et présente une face dorsale, une face
pelvienne, une base, deux faces latérales et un apex
(fig. 10.22 et 10.23).

11 Face pelvienne (fig. 10.24 et 10.25)

Elle participe à la formation de la cavité pelvienne. Elle


est concave et inclinée en avant.
a) Sa partie médiane est marquée par quatre lignes
transversales, vestiges de la soudure des corps verté¬
braux sacraux.

b) Les foramens sacraux pelviens, situés à l’extrémité


des lignes transversales,se prolongent latéralement par
des gouttières convergentes vers la grande incisure
ischiatique.

L’insertion du muscle piriforme entoure latéralement


les 2 e et 3 e foramens sacraux pelviens.

2 | Face dorsale (fig. 10.26)

Convexe et très irrégulière, elle présente sur la ligne


médiane la crête sacrale médiane :

a) La crête sacrale médiane est marquée de trois ou


quatre tubercules, vestiges des processus épineux. En
bas, la crête sacrale se bifurque en deux cornes sacrales
qui limitent le hiatus sacral.

b) De chaque côté de la crête sacrale , on note succes¬


sivement dans le sens médio-latéral :

• la gouttière sacrale* fusion des lames vertébrales;


dans la gouttière et les crêtes sacrales qui la bordent,
s’insèrent les muscles érecteurs du rachis;

• la crête sacrale intermédiaire , vestige des processus


articulaires;

FIG. 10.22. Os de la ceinture pelvienne {vue postéro-latérale)

1. sacrum

2. os coxal

3. coccyx

139

DOS
FIG. 10-23. Sacrum : clichés TDM 3D (clichés Dr T. Diesce)

A. vue antérieure

B. vue antéro-latérale

1. vertèbre 15

2. promontoire

3. sacrum (face pelvienne)

4. articulation sacro-iliaque

• les quatre foramens sacraux dorsaux , jouxtant la crête


sacrale intermédiaire;

• la crête sacrale latérale , fusion des processus trans¬


verses. Elle est marquée de quatre tubérosités dont
la première, la plus volumineuse, est la tubérosité
sacrale. Elle répond latéralement à la fosse criblée de
foramens vasculaires.

Le ligament sacro-iliaque interosseux se fixe dans la

fosse criblée et le ligament sacro-iliaque dorsal sur la

tubérosité sacrale.

Sur les crêtes sacrales intermédiaire et latérale se fixe le

muscle grand fessier.

3 | Faces latérales

Elles sont triangulaires à base supérieure :

a) La moitié supérieure présente la surface auricu¬


laire.

Elle est située sur les vertèbres sacrales S1, S2, et la moi¬
tié de S3. Elle s’articule avec l’ilium. Elle est incurvée
en forme de L à concavité postérieure. Elle est centrée
sur la tubérosité sacrale et cerne la fosse criblée. Elle est
excavée, surtout près de son bord antérieur.

b) La moitié inférieure, épaisse, donne insertion aux


ligaments sacro-tubéral et sacro-épineux.

4| Base

Elle est inclinée en avant, et forme avec l’horizontale


un angle d’inclinaison d’environ 40° chez l’homme, et
plus chez la femme.

a) En avant, sa partie médiane, correspondante à la


face supérieure de la vertèbre sacrale S l ,est réniforme.
Son bord antérieur saillant forme le promontoire.
b) En arrière, sa partie médiane correspond à l’orifice
supérieur du canal sacral. Elle est triangulaire et cernée
par les lames de Si sur lesquelles se fixe le ligament
jaune.

c) Latéralement, elle présente les ailes du sacrum et les


processusarticulaires supérieurs.

• L'aile sacrale , triangulaire à base latérale, est convexe


sagittalement et concave transversalement. Sa partie
latérale donne insertion au muscle iliaque.

• Les processus articulaires supérieurs se dressent en


arrière des ailes. Leurs surfaces articulaires concaves
regardent médialement et en arrière.

5 | Apex

Il est ovalaire, convexe et articulaire avec la base du


coccyx.

6 | Canal sacral

Il est prismatique triangulaire. Il se rétrécit progressi-


vementvers le bas où il s’ouvre par le hiatus sacral. Sur
sa face antérieure se fixe le ligament longitudinal pos¬
térieur.

Il contient le nerf de la queue de cheval et les méninges


spinales. Le cul-de-sac de l’espace subarachnoïdien
répond au milieu du sacrum. Le filum terminal se fixe
sur la face dorsale du coccyx.

140

C OLONNE VERTÉBRALE RI

FIG. 10.24. Sacrum

A. vue postéro-latérale

B. vue antéro-supérieure

C. vue supérieure

1. processus articulaire sup.

2. crête sacrale intermédiaire

3. crête sacrale médiane


4. foramens sacraux dorsaux

5. hiatus sacral

6. coccyx

7. surface auriculaire

8. crête sacrale latérale

9. corne coccygienne

10. processus transverse


du coccyx

11. foramens sacraux ventraux

12. base du sacrum

13. promontoire

14. lignes transverses

15. aile du sacrum

| 16. processus transverse de Si

FIG. 10.25. Sacium et coccyx : Insertions musculaires


et ligamentaires (faces pelviennes)

FIG. 10.26. Sacrum et coccyx : Insertions musculaires


et ligamentaires (faces dorsales)

1. m. iliaque

2. m. piriforme

3. m. coccygien

4. m. élévateur de l'anus

5. ligament ano-coccygien

1. lig. jaune

2. lig. supra-épineux

3. lig. sacro-iliaque interépineux

4. mm. érecteurs du rachis


5. m. grand fessier

6. ligg. sacro-iliaques dorsaux

7. ligg. sacro-tubéral et sacro-


épineux

8. lig. ano-coccygien

141

DOS

G | COCCYX 15

Il est constitué de quatre à cinq vertèbres soudées. Os


sous-cutané, il répond à la partie supérieure du sillon
interfessier. 11 est triangulaire à sommet inférieur.

• Sa base supérieure se prolonge latéralement par les


processus transverses. Elle présente une surface arti¬
culaire avec le sacrum et deux cornes verticales.

• Son apex mousse donne insertion au ligament ano-


coccygien.
• Sa face pelvienne, concave avec des lignes transver¬
ses, donne insertion latéralement aux muscles
coccygien et élévateur de l’anus.

• Sa face dorsale convexe donne insertion au muscle


grand fessier et aux ligamentssacro-tubéral et sacro-
épineux.

15. fl représente chez l'homme un reliquat du squelette de la queue


des mammifères.

10.3

ARTICULATIONS CRANIO-VERTÉBRALES

Les articulations cranio-vertébrales forment unensem-


ble fonctionnel unissant le crâne au rachis cervical.
Elles comprennent les articulations atlanto-occipitale
et atlanto-axoïdiennes.

Ces articulations unissent solidement la tête au couple


atlas-axis. Elles sont pourvuesde mouvements de faible
amplitude. Le déplacement spatial de la tête est ampli¬
fié par la sommation des petits mouvements de la
chaîne articulaire cervicale.

Les articulations cranio-vertébrales forment le pivot


des réflexes moteurs oculo-céphalogyres importants
pour la communication de l’homme avec son environ¬
nement.

A | ARTICULATION ATLANTO-OCCIPITALE

C’est une articulation bi-condylaire unissant l’atlas à


l’os occipital (fig. 10.27).

11 Surfaces articulaires

Elles sont elliptiques à grand axe convergeant en


avant.

a) la fossette articulairesupérieure de Vatlas, concave,


regarde en haut et médialement (fig. 10.28).

b) le condyle occipital, convexe, est inversement


orient-

2 | Capsule articulaire

a) La membrane fibreuse s’insère sur le pourtour des


surfaces articulaires.

Elle est épaissie en arrière et latéralement.


b) La membrane synoviale, trèslâche,doublela mem¬
brane fibreuse.

3 | Moyens d'union

a) La membrane atlanto-occipitale antérieure 16 s’in¬


sère au-dessus du bord antérieur du foramen magnum
et sur le bord supérieur de l’arc antérieur de l’atlas. Sa
partie médiane, épaisse, se confond avec le ligament
longitudinal antérieur.

b) La membrane atlanto-occipitale postérieure est


tendue du bord postérieur du foramen magnum au
bord supérieur de l’arc postérieur de l’atlas.

c) Leligamentatlanto-occipital\atéra\ est tendu obli¬


quement du processus jugulaire de l’occipital au pro¬
cessus transverse de l’atlas.

16. Syn. : ligament allanto-occipita) antérieur.

142

COLONNE VERTÉBRALE Q

FIG. 10.27. Articulations


(clichés Dr T. Diesce)

A. vue antérieure

B. coupe coronale

C. coupe sagittale

1. foramen magnum

2. arc ant. de l'atlas

-vertébrales. TDM 3D

3. dent de Taxis

4. arc post. de Tatlas


5. condyle occipital

6. masse latérale de Tatlas

cranio

B | ARTICULATIONS ATLANTO-
AXOÏDIENNES

Les articulations atlanto-axoïdiennes unissent l’atlas


et Taxis, et comprennent l’articulation atlanto-axoï-
dienne médiane et les deux articulations atlanto-axoï¬
diennes latérales.

11 Articulation atlanto-axoîdienne
médiane

C’est une articulation trochoïde comprenant deux


articulations distinctes : l’articulation atlanto-axoï-
diennemédianeantérieure, unissant Tare antérieur de
Tatlas à la dent de Taxis, et l’articulation atlanto-axoï-
dienne médiane postérieure, unissant le ligament
transverse de Tatlas à la dent de Taxis.

a) Sur faces articulaires

• La fovéa dentis de Tatlas et la surface antérieure de la


dent de l’axis sont elliptiques à grand axe vertical; la
première est concave, et la seconde convexe.

FIG. 10.28. Articulation atlanto-


axoîdienne médiane (vue supérieure
et coupe horizontale)

1. lig. alaire

2. membrane atlanto-occipitale antérieure

3. art, atlanto-axoîdienne médiane antérieure

4. dent de Taxis sectionnée

B. art. atlanto-axoîdienne médiane postérieure

6. lig. tiansverse de Tatlas

7. a. vertébrale

8. membrane atlanto-occipitale postérieure

143
DOS

FIG. 10.29. Articulations atlanto-ocdpitale et atlantO'


axoîdienne (coupe frontale et vue postérieure)

1. membrana tectoria

2. faisceau longitudinal du lig. cruciforme

3. lig. de l'apex de la dent

4. lig. alaire

5. condyle occipital

6. dent de l'axis

7. lig. transverse de l'atlas

8. masse latérale de l'atlas

9. processus articulaire de l'axis

10. capsule de l'art, atlanto-occipitale


11 Lig. atlanto-occipital latéral

12. a. vertébrale

13. capsule de l'art, atlanto-axoïdienne

14. lig. atlanto-axoïdien accessoire

15. lig. longitudinal post

FIG. 10.30. Articulations atlanto-occipitale et atlanto-


axoïdienne (coupe sagittale médiale - vue interne)

1. faisceau longitudinal du lig. cruciforme

2. membrana tectoria

3. n. hypoglosse

4 . a. vertébrale et n. suboccipital
5 . membrane atlanto-occipitale postérieure

6. Lig. nu cal

7. lig. transverse de l'atlas

8. lig. jaune

9. Lig. interépineux

10. lig. de l'apex

11. membrane atlanto-occipitale antérieure

12. Lig. Longitudinal antérieur

13. art. atlanto-axoïdienne médiane antérieure

14. art. atlanto-axoïdienne médiane postérieure.

15. lig. atlanto-axoïdien antérieur

16. Lig. Longitudinal postérieur

123

• La sur face postérieure de la dent de l’axis, elliptique à


grand axe vertical, est concave verticalement et
convexe transversalement.

• La surface cartilagineuse de la face antérieure du liga¬


ment transverse est concave en avant.

b) La capsule articulaire

• La membrane fibreuse , lâche, se confond en haut


avec le ligament de l’apex de la dent.

• La membrane synoviale délimite deux cavités syno¬


viales qui communiquent rarement entre elles. La

cavité synoviale postérieure communique souvent


avec celle de l’articulation atlanto-occipitale.

c) Lesligaments(fig. 10.29 et 10.30)

• Le ligament de l’apex de la dent 17 est tendu de l’apex


au bord antérieur du foramen magnum.

• Les ligaments alaires IH sont épais et tendus chacun


entre le bord latéral de la dent et la face médiale
d’un condyle occipital.

17. Ancien. : ligament occipito-odontoïdicn médian.


18. Ancien. : ligament latéral inférieur d'Arnold,

144

COLONNE VERTÉBRALE Q

• Le ligament cruciforme est formé de faisceaux longi¬


tudinaux et transverses ou ligament transverse de
l’atlas.

- Les faisceaux longitudinaux naissent de la face pos¬


térieure du corps de Taxis, et passent en arrière de
la dent pour se terminer sur le bord antérieur du
foramen magnum.

- Le ligament transverse de l’allas est une lame arci¬


forme solide tendue entre les faces médiales des
masses latérales de l’atlas. Il passe en arrière de la
dent ; sa face antérieure présente une surface arti¬
culaire encroûtée de cartilage.

• La membrana tectoria est une lame fibreuse résis¬


tante recouvrant en arrière le ligament cruciforme.
Une petite bourse synoviale peut exister entre eux.
Elle naît de la face interne de la partie basilaire de
l’occipital, entre les canaux des nerfs hypoglosses. Elle
est constituée de deux couches : la couche profonde
se fixe sur la face postérieure du corps de Taxis, la
couche superficielle se continue en bas avec le liga¬
ment longitudinal postérieur.

2 | Articulations atlanto-axoïdiennes
latérales

Ce sont des articulations synoviales planes.


a) Les surfaces articulaires

Elles sont ovoïdes, presque planes sans cartilage.


Recouvertes de cartilage, elles deviennent convexes
sagittalement et planes transversalement.

La fossette articulaire inférieure de l’atlas regarde en


bas et médialement ; la surface articulaire supérieure
de Taxis est inversement orientée.

b) La capsule

• La membrane fibreuse , lâche, s’insère à distance du


cartilage, surtout latéralement.

• La membrane synoviale présente des plis synoviaux


à la périphérie de l’interligne articulaire.

c) Les ligaments

• Le ligament atlanto-axoïdien antérieur s’étend du


bord inférieur de Tare antérieur de l’atlas à la face
antérieure du corps de Taxis.

• Le ligament atlanto-axoïdien postérieur , plus mince,


unit le bord inférieur de Tare postérieur de l’atlas au
bord supérieur de la lame de Taxis.

Il est traversé par le deuxième nerf cervical.

• Le ligament atlanto-axoïdien accessoire renforce la


capsule en arrière. Il naît en arrière de la masse laté¬
rale de l’atlas, descend obliquement et médialement
pour se terminer à la face postérieure du corps de
Taxis.

C| ANATOMIE FONCTIONNELLE

La chaîne articulaire crânio-vertébrale, solide, assure


la stabilité de la tête; les mouvements seront donc de
faible amplitude.

11 Statique de la tête (fig. 10.3 J)

a) La tête en position anatomique de référence


Dans cette posture, le regard est horizontal. Le centre
de gravité de la tête est situé à environ 1 cm en arrière
des processusclinoïdespostérieurs (Braune et Fischer),
sur la ligne nasion-inion.

Le centrede gravité de la tête se projette en avant de la


branche de l’hélix, au-dessus du méat acoustique
externe.

Dans ce levier de premier genre où les bras de levier


sont a et b :
• le point d’appui (A) est l’articulation atlanto-occi-
pitale;

• la résistance (R) est le poids de la tête ;

• la puissance (FI) correspond à la composante


perpendiculaire de la force musculaire nucale (F).

11 y a équilibre si les moments sont égaux :

RXa = F 1 Xb

Le bras de levier postérieur (b) étant plus long que le


bras antérieur (a), une faible puissance musculairesera
nécessaire pour l’équilibre de la tête.

b) La tête en position habituelle (fig. 10.32)

Dans cette posture, le regard incliné est dirigé à 30° par


rapport à l’horizontal ; il correspond au plan vestibu-
laire latéral.

Dans ce cas, le bras delevierde larésistance (a) s’allonge


et nécessite une puissance musculaire plus importante
des extenseurs de la tête.

c) La tête en légère extension

La ligne de gravité de la tête coïncide avec le milieu de


Taxe mécanique transversal atlanto-occipital,Téquili-

145

DOS

FIG. 10.31. Statique de la tête et direction

des surfaces articulaires zygapophysalres (position anatomique

de référence)

0. centre de gravité de la tête

G. ligne de gravité

A. point d'appui

F. puissance (force musculaire)

Fl, F2. Composantes de la puissance


R. résistance (poids de la tête)

a. bras de levier de la résistance


b. bias de levier de la puissance

H. horizontale

I. nasion
2. inion

bre est parfait. Lebras de levier antérieur (a) est nul ; la


puissance musculaire (F, ) est nulle :

RXa = F,Xb = 0

En réalité, cet équilibre est instable, et nécessite en per¬


manence de petites contractions musculaires.

d) La tête inclinée latéralement


Dans cette posture, la stabilité est assurée par les mus¬
cles controlatéraux.

FIG. 10.32. Statique de la tête

A. position de référence (rouge)

B. position habituelle (veit)

C. tête en équilibre (bleu)

Fl. force

R. résistance

2 | Mouvements cranio-rachidiens

Cette chaîne articulaire comporte trois degrés de liberté


(fc 10.33).

a) Lajlexion-extension (fig. 10.34)

Elle débute et siège essentiellement dans les articula¬


tions atlanto-occipitales.

• Uaxe du mouvement y transversal, passe par le centre


de rotation des condyles occipitaux. Dans la flexion,
les condyles glissent en arrière, et dans Textension,
en avant.

• Uamplitude des mouvements est d’environ 15° dans


les articulations atlanto-occipitales et inférieure à
10° dans les articulations atlanto-axoïdiennes.

Les mouvements atlanto-axoïdiens sont limités par


les membranes atlanto-occipitales.
• Les muscles moteurs

- Les fléchisseurs sont : les muscles long et droit anté¬


rieurs delà tête.

- Les extenseurs sont : les muscles grand et petit


droits postérieurs de la tête, les muscles oblique
supérieur, semi-épineux de la tête, splénius de la
tête, et trapèze (faisceau supérieur).

146

COLONNE VERTÉBRALE Q

>r

FIG. 10.33. Axes et centres des mouvements de flexion-


extension

0. centres de rotation 3. condyle occipital

1. arc antéiieur de l'atlas *• masse latérale de l'atlas

2. dent de l'axis
| FIG. 10.34. Déplacements et amplitudes au cours
| de la flexion

b) Inclinaisons latérales (fig. 10.35 et 10.36)

Elles siègent essentiellement dans les articulations


atlanto-occipitales.

• L'axe du mouvement, sagittal médian, passe par le


centre des courbures transversales des condyles.

• L'amplitude du mouvement est d’environ 8°. L’incli¬


naison est limitée par les membranes atlanto-occi-
pitales et le ligament alaire contro-latéral.

• Les muscles moteurs sont : les muscles droit latéral,


semi-épineux de la tête, splénius de la tête, sterno-
cléido-mastoïdien et trapèze (faisceau supérieur).

I FIG. 10.35. Axes des mouvements d'inclinaison et de rotation


de l'articulation atlanto-occipitale

I FIG. 10.36. Inclinaison latérale de l'articulation crânio-


| vertébrale. Déplacement des structures.

147

DOS
c) Rotation (fig. 10.37 et 10.38)

Elle siège uniquement dans les articulations atlanto-


axoïdiennes.

• Les axes de rotation

- Dans /’articulation atlanto-axoïdienne médiane ,


Taxe de rotation est Taxe vertical de la dent de
Taxis.

La stabilité de cet axe est assurée par les ligaments


alaires et ceux de la dentde Taxis ; ii est renf orcé par
les faisceaux longitudinaux du ligament cruci¬
forme.

- Dans les articulations atlanto-axôidiennes latérales,


Taxe instantané de rotation horizontale est multi¬
ple.

-La résultante instantanée de rotation est inféro-


médiale.

• Le mouvement rotatoire

Il s’agit en fait d’une rotation « en pas de vis », qui est


la sommation des résultantes instantanées de rota¬
tion l9 .

Ainsi, en partant de la position zéro anatomique, les


surfaces articulaires sont au contact, au niveau de
l’apogée de leur convexité.

- Aucoursde la rotationdroite, la surface articulaire


inférieure de l’atlas droit se déplace dans le sens
inféro-médial ; la descenteest de 2 à 3 mm.
Simultanément, les déplacements à gauche sont
symétriques.

- Le retour vers la position zéro anatomique est un


déplacement inverse,supéro-latéralavec ascension
de 2 à 3 mm.

19. Il s’agit d’association de mouvements de rotation de plusieurs


degrés de liberté, et non d’une rotation associée à un glissement,
qui est une translation.

FIG. 10.37. Rotation de l'articulation cranio-vertébrale R :


résultante des forces instantanées de rotation (A et B)

I FIG. 10.38. Mouvements de rotation en pas de vis


d'une articulation atlanto-axoîdienne latérale (schématique)
148

COLONNE VERTÉBRALE Q

10.4

ARTICULATIONS

DE LA COLONNE VERTÉBRALE

Les articulations unissant les vertèbres entre elles sont


toutes similaires, à l’exception des articulations atlanto-
axoïdienne et sacro-coccygienne.

Elles participent à toutes les postures et tous les mou¬


vements du corps.

Leur pathologie polymorphe est soit traumatique


(fracture, luxation...), soit infectieuse (spondy¬
larthrite), soit dégénérative (spondylarthrose), soit
néoplasique (cancers primitifs ou métastasi¬
ques).

A | ARTICULATIONS
INTERVERTÉBRALES TYPES

Les vertèbres s’articulent entre elles parleur corps et


leurs processus articulaires.

11 Symphyses intervertébrales

Elles unissent les corps vertébraux de C2 à SI.

a) Surfaces articulaires (fig. 10.39)

• Les faces supérieure et inférieure des corps vertébraux


Elles sont concaves, recouvertes de cartilage hyalin.

FIG. 10.40. Disque intervertébral dans sa situation normale


(structure)

1. anneau fibreux 3. lamelles de fibro-cartilage

2. noyau pulpeux 4. corps vertébral

FIG. 10.39. Symphyses intervertébrales Cliché. Coupe


TDM coronale (cliché Dr T. Diesce)

1. corps vertébral 3. sacrum

2. disque inteivertébral

La vertèbre L3 est la seule vertèbre aux faces horizon¬


tales. C’est le véritable plan-socle de la colonne ver¬
tébrale (A. Delmas).

• Disques intervertébraux (fig. 10.40 et 10.41)

Chaque disque est un fibrocartilage qui s’interpose


entre deux surfaces articulaires. Ils représentent 25 %
de la hauteur totale du rachis mobile.

FIG. 10.41. Structure du disque inteivertébral (segment


de coupe)

1. noyau pulpeux 3. lamelle fibro-cartilagineuse

2 . anneau fibreux et direction des fibres

149

DOS
FIG. 10.42. Structure de la symphyse intervertébrale

(coupe sagittale)

1. os compact (corps vertébral)

2. disque intervertébral et
lamelles fibro-cartilagineuses

3. os spongieux (corps vertébral)

4. cartilage articulaire

5. noyau pulpeux

6. ligament longitudinal

7. anneau fibreux

11 a la forme d’une lentille biconvexe, avec une partie


périphérique, l'anneau fibreux , et une partie centrale,
le noyau pulpeux ou nucléus pulposus .

• Son épaisseur diminue de C2 à T6, en passant de


6 mm à 4 mm; puis elle augmente pour atteindre

12 mm dans la région lombaire.

L'indice discal est le rapport entre la hauteur du dis¬


que intervertébral et la hauteur du corps vertébral. Il
est égal à 1/4 dans la région cervicale, 1/7 dans la
région dorsale, et 1/5 dans la région lombaire. Plus
l’indice discal estélevé, plus grande est la mobilité du
segment vertébral.

• L'anneau fibreux est constitué de lamelles fibro-


cartilagineuses concentriques. Dans chaque lamelle,
les fibres s’étendent d’une vertèbre à l’autre. Elles
sont parallèles et obliques (fig. 10,42).

Cette obliquité change dans les lamelles contiguës et


s’accuse dans les disques lombaires.

Dans la partie postérieure prédominent des fibres


verticales.

Ceci explique la prédisposition aux hernies de cette


partie postérieure.

contenant 70 à 80 % d’eau, qui se densifie et se


réduit avec l’âge.
Il est situé plus près du bord postérieur, et constitué
d’une matrice mucoïde contenant quelques cellules
multinucléées et de minces faisceaux fibreux.

b) Ligaments (fig. 10.43)

• Le ligament longitudinal antérieur 20 est une longue


bande fibreuse tendue de la face externe de la partie
basilaire de l’occipital à la face antérieure de S2. Il
adhère au périoste de la face antérieure des corps
vertébraux et des disques intervertébraux.

• Le ligament longitudinal postérieur^ (fig. 10.44)


Situé dans le canal vertébral, c’est une longue bande
fibreuse qui prolonge la membrane tectoriale.

Il est tendu de la face postérieure du corps de l’axis à


celle du coccyx (au niveau de Cl).

Étroit au niveau des corps vertébraux, il s’élargit au


niveau des disques pour se fixer sur les disques inter¬
vertébraux, et sur la partie adjacente des corps.
Entre le ligament longitudinal postérieur et la partie
moyenne de la face postérieure du corps vertébral,
passe une veine basivertébrale.

Près des bords latéraux, les ligaments longitudi¬


naux s’ossifient fréquemment avec l’âge, et for¬
ment des ostéophytes, surtoutdans la région lom¬
baire où les tensions sont importantes.

2 | Articulations des arcs vertébraux

a) Les articulations zygapophysaires


Les articulations des processus articulaires sont planes
au niveau cervical et thoracique, et trochoïdes au
niveau lombaire.

• Les surfaces articulaires supérieures sont :

- pour les cervicales, planes, orientées en arrière et


en haut;

- pour les thoraciques, planes, orientées en arrière et


latéralement;

- pour les lombaires, des gouttières verticales orien¬


tées en arrière et médialement.

• Les surfaces arti culaires inférieures sont inversement

conformées.

. Le noyau pulpeux , peu développé dans les disques 20 Ancicni . Iigaraent


vertébral commun an(érieur .

thoraciques, est une substance gélatineuse molle, 21. Ancien. : ligament vertébral
commun postérieur.

150

COLONNE VERTÉBRALE

FIG. 10.43. Articulations intervertébrales (coupe sagittale)

1. foramen intervertébral

2. processus articulaire

3. lig. supra-épineux

4. capsule de l'art,
zygapophysaire

5. ligg. jaunes

6. lig. interépineux
7. processus épineux

8. corps vertébral

9. lig. longitudinal postérieur

10. disque intervertébral

11. lig. longitudinal antérieur

12. v. basivertébrale

• La capsule articulaire

- La membrane fibreuse, fixée sur les pourtours arti¬


culaires, est très lâche dans la région cervicale, et
plus résistante dans la région lombaire.

-La membrane synoviale est plus étendue dans la


région cervicale.

b) Ligaments (fig. 10.45)

• Les ligament s jaunes

Chaque ligament se fixe sur le bord des lames sus-


jacente et sous-jacente. De coloration jaunâtre, il est
rectangulaire, et particulièrement épais et résistant
dans la région lombaire. Il limite la flexion.

• Les ligaments supra-épineux

Chaque ligament est un cordon fibreux solide tendu


entre Papex des processus épineux, de la vertèbre cer¬
vicale C7 à la crête sacrale.

• Le ligament nue al (fig. 10.46)

Il forme une membrane fibro-élastique sagittale


médiane et triangulaire. Il est Phomologue des liga¬
ments supra-épineux. Il se fixe sur la protubérance
et la crête occipitale externes, le tubercule postérieur
de Patlas, et les processus épineux des vertèbres cer¬
vicales.

Ce septum sagittal, très épaischezlesquadrupèdes,


est le ligament de suspension de la tête.

FIG. 10.44. Ligament longitudinal postéiieur (vue postéro¬


latérale et ouverture du canal veitébral)

FIG. 10.45. Ligament jaune (vue antérieure après exérèse


des corps vertébraux)
1. corps vertébral

2. tig. longitudinal postérieur

3. disque intervertébral

4. processus articulaire supérieur

5. processus transverse

6. processus épineux

1. lame vertébrale

2. processus transverse

3. lig. jaune

4. lig. intertransversaire

5. processus articulaire inférieur

151
DOS

FIG. 10.46. Ligament nucal

1. ligne nucale inférieure

2. protubérance occipitale
externe

3. Lig. nucal

4. lig. inter-épineux

5. articulation zygapophysaire

6. membrane atlanto-occipitale
post.

7. artère vertébrale

• Les ligaments interépineux unissent chacun le bord


des processus épineux sus-jacents et sous-jacents.
Solides et très élastiques, ils limitent la flexion du
rachis et contribuent au maintien de la posture
vertébrale.

• Les ligaments intertransversaires sont de fines lames


fibreuses unissant les processus transverses des
vertèbres thoraciques ou les processus accessoires
des vertèbres lombaires.

Dans la région cervicale iis sont insignifiants et se


confondent avec les muscles intertransversaires.

B | PARTICULARITÉS RÉGIONALES

11 Jonctions unco-vertébrales 22 (/# 10.47)


Chaque jonction unco-vertébrale est une fissure obli¬
que limitéemédialementparlebordlatérald’un disque
intervertébral cervical, et latéralement par un ligament
capsulaire.

22. Ancien. : articulations de Luschka ou de Trolard.

Certains auteurs (Tôndery, 1943; Orofino, I960) dénient le carac'


tère synovial de cette jonction, qu’ils considèrent comme une
fissure périphérique du disque intervertébral provoquée par des
microtraumatismes itératifs.

FIG. 10.47. Rachis cervical. Coupe TDM coronale


(cliché Dr T. Diesce)

1. jonctions unco-vertébrales

2. articulation zygapophysaire

Elle apparaît en général après 9 ans (Cave). Elle est


propre à l’homme, ainsi qu’aux singes anthropoïdes
(Vallois).

2 | Jonction lombo-sacrale (fig. 10.48 et 10.49)


Charnière entre la colonne vertébrale mobile et la
colonne vertébrale fixe, elle met en présence la vertèbre
lombaire L5 et la base du sacrum. Elle comprend la
symphyse lombo-sacrale et les articulations zygapo-
physaires lombo-sacrales.

a) La symphyse lombo-sacrale (fig. 10.50, 10.51


et 10.52)

• Les surfaces articulaires des corps vertébraux sont


divergeantes en avant, et forment un angle de 16°
environ.

• Le disque intervertébral lombo-sacral est plus épais


en avant. Son épaisseur antérieure, comprise entre
15 et 20 mm, est le double de l’épaisseur posté¬
rieure.

• L'angle lombo-sacral est d’environ 140°.

Il est saillant en avant et renforcé par les ligaments


longitudinaux antérieur et postérieur.

b) Les articulations zygapophysaires lombo-sacrales


Ce sont des articulations trochoïdes formant avec le
plan sagittal un angle de 45°.

152

COLONNE VERTÉBRALE

FIG. 10.48. Jonction lombo-sacrale. Coupe coronale TDM


passant par les corps vertébraux (clichés Dr T. Diesce)
1. vertèbre 15

2. sacrum

3 C

9 C

FIG. 10.49. Jonction lombo-sacrale. Coupe coronale TDM


passant par les articulations zygapophysaires
(clichés Dr T. Diesce)

1. articulation zygapophysaire

1. disque lombo-sacral

2. processus articulaire

FIG. 10.51. Symphyse lombo-sacrale

1. lig. longitudinal postérieur

2. lig. longitudinal antérieur

3. coccyx

FIG. 10.50. Direction de la butée articulaire du sacrum


empêchant le glissement de L s

| FIG. 10.52. Angles au niveau de la symphyse lombo-sacrale

153
DOS

FIG. 10.53. Articulation sacro-coccygienne (vue postérieure)

1. faisceau latéral du Lig. sacro-


coccygien latéral

2. faisceau médial du lig. sacro-


coccygien latéral

3. faisceau profond du lig. sacro-


occygien dorsal

4. lig. coccygien latéral

5. n. clunial moyen

6. membrana tectoria

7. faisceau superficiel du
lig. sacro-coccygien dorsal

8. n. coccygien

sacro-coccygienne (vue antérieure)

FIG. 10.54. Articulation

1. r. ventral du n. sacral S4

2. 5 e n. sacral

3. lig. sacro-coccygien ventral

4. n. coccygien

5. faisceau latéral du lig.


sacro-coccygien latéral

6. faisceau moyen du lig.


sacro-coccygien latéral

7. lig. coccygien latéral

Les ligaments ilio-lombaires unissent les processus


transverses de L4 et L5 à la partie latérale du sacrum.

3 | Articulation sacro-coccygienne (fig. 10,53


et 10.54)

Cest unesymphyse unissant Tapex du sacrum et la base


du coccyx.

Les surfaces articulaires sont elliptiques à grand axe


transversal.

Elles sont unies par un fibro-cartilage dans 30 % des


cas.

a) Les ligaments sacro-coccygiens dorsaux


Chaque ligament s’insère sur le bord supérieur du hia¬
tus sacral et se divise en deux faisceaux :

• le ligament sacro-coccygien dorsal superficiel , médian,


se fixe sur l’apex du coccyx;

• le ligament sacro-coccygien dorsal profond se fixe sur


la face antérieure de la première vertèbre coccy-
gienne,

b) Les ligaments sacro-coccygiens ventraux


Chaque ligament unit par ses fibres directes et croisées
les faces antérieures du sacrum et du coccyx.

23. Ancien.: articulations médio-coccygiennes.

c) Les ligaments sacro-coccygiens latéraux


Chaque ligament présente deux faisceaux, médial et
latéral, en [Link] unit le processus transverse du
coccyx à la corne et au bord latéral du sacrum.

41 Articulations intercoccygiennes 23

Ce sont des symphyses unissant les vertèbres coccy-


giennes entre elles. Elles s’ossifient après 40 ans.

C| ANATOMIE FONCTIONNELLE

Outre sa fonction protectrice, la colonne vertébrale


assure deux fonctions essentielles, statique et cinéti¬
que.

11 Colonne vertébrale statique

La colonne vertébrale est un ensemble polyphasique


[Link]ébraux,
et des phases souples, les disques intervertébraux. Les
contraintes de compression et de tension transmises
par la phase osseuse se répartissent et s’épuisent pro¬
gressivement dans chaque interphase discale.

a) Rôle des courbures


La présence des courbures alternées multiplierait par
dix sa résistance à la compression. Théoriquement,
conformément à la loi de Euler, cette résistance est

154

COLONNE VERTÉBRALE ICT

FIG. 10.55. Transmission et dispersion des contraintes


de pression au niveau des vertèbres

1. disque intervertébral

2. processus épineux

3. articulation zygapophysaire

proportionnelle au carré du nombre de courbures (n)


plusun, soit R = n 2 + 1 = 10.

La morphologie des courbures influe sur la fonction


rachidienne, comme l’a montré A. Delmas qui distin¬
gue deux types rachidiens :

• Le type rachidien dynamique , caractérisé par des


courbures faibles et une colonne flexible, favorisant
le déplacement du centre de gravité et une bonne
activé motrice.

• Le type rachidien statique possède des courbures


accentuées et plus de stabilité.

b) Adaptation du coips vertébral (fig. 10.55)


Lecorps vertébral peutsupporterd’importantes char¬
ges atteignant 600 kg (A. Delmas).

FIG. 10.56. Adaptation


du disque intervertébral

A. au repos (absence de contrainte)

B. effet des contraintes de pression

(P)

C. épuisement des pressions dans


les interfaces lamellaîies

Les corps vertébraux s’adaptent localement aux


contraintes de pression en augmentant de volume et
de surface, de haut en bas.

Comme dans tous les os, l’organisation architecturale


des trabécules osseuses de la vertèbre permet la disper¬
sion des contraintes vers le disque intervertébral, mais
aussi vers les processus articulaires, épineux et trans¬
verses.

Au niveau de cesdernières, l’équilibre est assuré par les


contre-pressions des muscles qui s’y insèrent.

c) Adaptation du disque intervertébral (fig. 10.56)


Ledisqueestun matériaucomposited’unegrandeeffi-
cacité mécanique. Il est amortisseur et répartiteur des
pressions.

• Le noyau pulpeux supporte 75 % des contraintes de


pression. Gélatineux et riche en eau, il est déforma¬
ble mais incompressible.

- Sous la pression verticale , il s’écrase, perdant son


capital aqueux, qui s’épanche dans les corps verté¬
braux.

La fuite aqueuse s’accompagne d’une pertedehau-


teur qui se traduit pour l’ensemble de la colonne
vertébrale par une diminution de 2 cm le soir pour
un individu.

La nuit, en décubitus, le nucléus se réhydrate par


imbibition.

La pression verticale se répartit dans le noyau pul-


peuxselon deux composantes latérales, centrifuges
vers l’anneau fibreux.

-Au cours des mouvements , il peut se déplacer légè¬


rement en avant, dans l’extension, en arrière dans
la flexion, et latéralement, dans l’inclinaison laté¬
rale (fig. 10.57).

P
155

DOS

FIG. 10.57. Déplacements du noyau


pulpeux du disque intervertébral
(1) au cours des mouvements

A. flexion (en bleu)


extension (en rouge)

8. inclinaison latérale

• L’anneau fibreux est un matériau polyphasique. Les


forces verticales et centrifuges du noyau pulpeux
s’épuisent dans les interphases de ses lamelles.
L’obliquité et l’orientation opposée de ses fibres col-
lagènesd’une lamelle à une autre accroissent sa résis¬
tance aux contraintes de flexion, de torsion et de
cisaillement.
d) Adaptation mécanique du canal vertébral

Le canal vertébral, en dispersant en périphérie les


contraintes, augmente la résistance de la colonne ver¬
tébrale au cours des mouvements. Les méninges et le
liquide cérébro-spinal participentà l’amoindrissement
des contraintes et protègent la mœlle spinale.

• Au cours de l’hyperflexion, les formations neuromé¬


ningées se tendent et s’étirent. Le maximum d’étire¬
ment (30 %) se situe au niveau du myélomère L4
(R. Louis). Par ailleurs, l’apex du cône médullaire se
déplace caudalement d’environ 10 mm.

C e phénomène d’étirement explique la possi¬


bilité de paraplégie sans fracture.

• Au cours de F hyperextension, les phénomènes s’in¬


versent.

e) Stabilité rachidienne

En position anatomique de référence, l’axe de gravité


passe normalement par les corps de Cl, C6 et L3, et le
centre de gravité du corps 24 est situé à 3 cm en avant
de S2. Les ligaments ilio-fémoraux sont détendus
(fig- 10.58).

En position debout de repos, la lordose lombaire


se creuse i la ligne degravitépasse parT9 et S3. Les
ligaments ilio-fémoraux sont tendus.

24. Voir statique de la tête.

• La stabilité intrinsèque , remarquable, est assurée à


tous les niveaux par deux systèmes.

- Le triple appui, corporéal et zygapophysaire. La


cohésion de ce trépied est renforcée par les lames
et pédicules vertébraux (fig. 10.59 et 10.60).

FIG. 10.58. Axe de gravité et stabilité musculaire


de la colonne vertébrale

Bleu : muscle fléchisseur


Rouge : muscle extenseur

156
COLONNE VERTÉBRALE Q

FIG. 10.59. Stabilité intrinsèque du rachis

FIG. 10.60. Stabilité intrinsèque ligamentaire

A et B. appuis corporéal (B) et zygapophysaires (A)


C et D. cohésion du trépied

1. lig. longitudinal ant.

2. anneau fibreux du disque


intervertébral

3. lig. longitudinal post.

4. lig. jaune

5. art. zygapophysaire

6. lig. interépineux

7. lig. supra-épineux

- Les solides amarres fibreuses : l'anneau fibreux, les


ligaments longitudinaux antérieur et postérieur,
jaunes, interépineux et supra-épineux (Steindler).

Lesaltérationsdecesmoyensde stabilité vertébra-


lesengendrerontde micro-mouvements patholo¬
giques responsables d'algies.

• La stabilité extrinsèque est assurée par de faibles


contracti ons des muscles érecteurs qui s’adaptent en
permanence aux variations de posture ( fig. 10.61).

FIG. 10.61. Équilibre extrinsèque au niveau intervertébral

A. appui P. puissance (muscles érecteurs du rachis)


K. résistance (poids du corps) G. axe de gravité

a et b. bras de levier

157

DOS

L’équilibre à chaque niveau intervertébral relève d’un


levier de premier genre. L’appui (A) siège au niveau
des articulationszygapophysaires. La résistance (R),
qui passe par la ligne de gravité, est équilibrée par la
puissance (P) représentée par les muscles érecteurs
du rachis, situés dans les gouttières vertébrales.
-Dans les régions cervicale et lombaire , la résistance
R passe près ou dans le noyau pulpeux. Les bras de
levier sont presque égaux et la puissance faible.

- Dans la région thoracique , la résistance R est amor¬


tie par la pression intra-thoracique et la souplesse
de la cage thoracique.
-Dans la région abdominale, l’effort des muscles
érecteurs est soulagé par la pression abdomino-
pelvienne, qui joue le rôle d’un « ballon amortis¬
seur» des pressions supra-diaphragmatiques

(fig 10.62).

FIG. 10.62. Équilibre extrinsèque. Rôle des cavités thoracique


et abdominale

1. m. de la paroi abdominale 4. diaphragme

2. pression intra-abdominale 5. muscles érecteurs du rachis

3. pression intra-thoracique 6, paroi pelvi-périnéale

Une paroi abdomino-pelvienne de bonne tonicité


permet une augmentation de la pression du « ballon
amortisseur », qui s’oppose plus efficacement aux
contraintes verticales.

Toute myopathie dégénérative de ces muscles sera


à l’origine d’une instabilité intervertébrale qui
induira à la longue des lésions articulaires. La thé¬
rapeutique de ces algies réactionnelles sera le ren¬
forcement fonctionnel des muscles érecteurs.

f) Statique lombo-sacrale (fig. 10.63 et 10.64)

Dans la station érigée, le poids du corps P, passant par


l’articulation lombo-sacrale, se divise en deux forces A
et B.

• La force A de glissement, parallèle à la face supé¬


rieure de SI, est supportée par les butées zygapo¬
physaires de la vertèbre SI. À ce niveau, la force A
donne deux composantes, dont l’une, Al, perpendi¬
culaire à la surface articulaire des processus, est
transmise au sacrum. L autre composante A2 est
équilibrée par la chaîne musculo-ligamentaire
lombo-sacrale postérieure dont l’orientation
s’adapte mécaniquement.

• La force B de pression, perpendiculaire à la face


supérieure de SI, est transmise par le sacrum à
travers les articulations sacro-iliaques, aux os
coxaux, puis aux têtes fémorales.

FIG. 10.63. Statique lombo-sacrale (composantes


des contraintes de pression)

1. butée zygapophysaire
158

COLONNE VERTÉBRALE Q

a) Vaspect biomécanique (fig. 10.65)

Au cours d’un mouvement, les symphyses interverté-


braies deviennent les centres du mouvement. Les
contraintes discales peuvent devenir considérables
avec une importante sollicitation musculaire.
L’équilibre est assuré, à chaque niveau et à chaque ins¬
tant du mouvement, par un levier de premier genre ;
l’appui A étant le noyau pulpeux, la résistance R, les
contraintes supérieures, et la puissance P, les muscles
du dos dans la flexion,les muscles ventraux, dans l’ex¬
tension, et les muscles contro-latéraux, dans l’inclinai¬
son.

Ainsi, dans la flexion, le bras de levier ventral (a), aug-


menteet majore la puissanceet la contrainte au niveau
de l’appui.

• Exemple : chez un sujet de 60 kg, la somme du poids


de la tête, du tronc et des deux membres supérieurs,
est d’environ 37 kg (Braune et Fischer).

! FIG. 10.64. Butée zygapophysaire Si (1) Coupe TDM sagittale

| (cliché Dr T. Diesce)

L’équilibre est assuré par un levier de premier genre,


dont l’appui est le noyau pulpeux du disque lombo-
sacral. Les forces musculaires de stabilisation compren¬
nent les muscles érecteurs mais aussi les muscles ilio-
psoas et droits de l’abdomen.

Touteaugmentationde la charge du brasdelevierven-


tral entraîne, soit la contraction des muscles érecteurs,
soit l’augmentation du bras de levier dorsal, qui se tra¬
duit par l’accentuation de la lordose lombaire. Celle-ci
augmente l’obliquité du plateau de S1, qui entraîne une
diminution des contraintes de compression au niveau
de SI. Par contre, elle entraîne une augmentation de
l’effort des haubans musculo-tendineux postérieurs.

Chez la femme enceinte et chez l’obèse, l’augmen¬


tation des contraintes ventrales (utérus gravide,
surcharges graisseuses...) accentue la lordose lom¬
baire et entraîne l’accroissement des forces d’ex¬
tension, d’où la fréquencedes lombalgies.

2 | Colonne cinétique

Chaque mouvement intervertébral associesimultané-


ment au niveau des symphyses intervertébrales un
mouvement de roulements t dans les articulations zyga-
pophysaires, des mouvements de glissement au niveau
cervical et thoracique, et des rotations au niveau lom¬
baire.

FIG. 10.65. Équilibre au cours de la flexion


A. point d'appui R. résistance (poids de la partie

P. puissance musculaire supéiieure du corps)

a. bras de levier de la résistance

b. bias de levier de la puissance 1. mm. extenseurs du rachis

159

DOS

En station debout, si ce sujet se penche légèrement


en avant avec une ligne de gravité située à 2 fois la
longueur du bras de levier, on peut déduire que :
- la puissance (P) sera de 74 kg (37 X 2)

- et la contrainte en A, somme de R + P, sera de


111 kg (74+37). Si le sujet prend un paquet de
10 kg, la contrainte au niveau de l’appui sera majo¬
rée de 30 kg, soit un total de 141 kg sur le disque.

En conclusion, plus lesu jetse penche, plus les mus¬


cles érecteurs sont sollicités, et plus le disque ver¬
tébral est comprimé et refoulé en arrière, favorisant
la hernie discale et la compression du nerf spinal.

b) Les mouvements

L’amplitude des mouvements est plus faible en position


debout , car le sujet doit maintenir son équilibre.
ParaiJleurs, le bilan articulaire chiffré est difficile. Seu¬
les les mesures radiologiques sont fiables.

En clinique, l’étude de la mobilité passive a plus


d’intérêt que celle delà mobilité active moins fia¬
ble, en raison de facteurs personnels.

L’amplitude des mouvements diminue rapidement


avec l’âge et l’absence d’exercice.

c) Mouvements d y ensemble de la colonne vertébrale


Chaque mouvement de la colonne vertébrale est la
somme de mouvements intervertébraux de faible
amplitude. L’amplitude totale des mouvements actifs
est en moyenne :

• pour la flexion, de 110°.

Lorsque la flexion atteint un certain degré, les mus¬


cles érecteurs du rachis se relâchent, et l’effort est
assuré par les ligaments;

E n pratique, 1 a flexion peut être estimée pa rla dis¬


tance doigts-sol ; le sujet, sans plier les genoux,
essaie de toucher les pieds de ses doigts. Elle peut
être aussi appréciée par le test deSchôber : la ligne
de Schôber, longue de 11 cm 25 , est tracée sur les
processus épineux, depuis le niveau des fossettes
sacrales latérales ; son extrémité supérieure corres¬
pond habituellement à L3. En flexion, la ligne de
Schôber augmente de 5 cm,et en extension, dimi¬
nue de 1,5 cm (fig, 10.66).

• pour l'extension , de 35°, avec pour extrême 145°


pour les sujets très souples (fig. 10.67 et 10.68) ;

• pour l'inclinaison latérale totale , de 75° de chaque


côté. Elle est de 50° pour la colonne thoraco¬
lombaire;

Pour immobiliser le pelvis, elle peut être évaluée en


position assise en califourchon. En pratique, on l’es¬
time par la distance doigts-sol. Le sujet s’incline avec
la main restant au contact de la cuisse.

• pour la rotation , de 90° de chaque côté ;

Durant la première moitié du cycle de la marche,


la rotation s’effectue dans un sens au-dessous de
T6, et dans un sens opposé au-dessous deT8.

• pour la circumduction , le corps décrit un cône.

25. Classiquement, la ligne de Schôber mesure 10 cm et débute à


environ L cm au-dessous du niveau des fossettes sacrales latérales.

FIG. 10.66. Ligne de Schôber


1. fossette sacrale latérale

160

COIONNE VERTÉBRALE IB1

| FIG. 10.68. Extension extrême du rachis

d) Mouvements du rachis cervical 26


Cest la partie la plus mobile de la colonne vertébrale.
Il est cliniquement difficile de dissocier ses mouve¬
ments de ceux de l’articulation crânio-rachidienne.

Les fractures du rachis cervical relèvent des mou¬


vements forcés, ettout particulièrement delà suc¬
cession de l’hyperflexion et de l’hyperextension.
Brusque et rapide, en coup de fouet ou « coup du
lapin » (fig. 10.69).

B
FIG. 10.69. Lésions de l'hyperextension (A) et de
l'hyperflexion (5) au cours d'accidents de la conduite
automobile

1. rupture du Lig. Longitudinal ant.

2. dislocation du disque intervertébral

3. rupture des Ligaments supra et interépineux

• Flexion-extension (fig. 10.70)

Dans la flexion, le corps roule sur le disque en avant,


tandis que les processus articulaires glissent en haut
et en avant. Dans l’extension, c’est l’inverse.

- L’amplitude des mouvements


La flexion est d’environ 40°, et l’extension, de 50°.

En mobilité passive, la flexion est de 70° et l’exten¬


sion de 80°.

En clinique, l’appréciation de la flexion-extension


repose sur la mesure de la distance menton-ster¬
num (fig. 10.71).

26, Pour les mouvements de l’articulation crânio-vertébrale, voir


le chapitre concerné.

161
DOS

- Les muscles moteurs

Les muscles fléchisseurs sont les muscles long du


cou, scalène antérieur et sterno-cléido-mastoï¬
dien.

Les muscles extenseurs sont les muscles splénius


du cou et érecteurs du rachis cervical.

• L'inclinaison latérale (fig. 1072)

Du côté de l’inclinaison, les processus articulaires


inférieurs glissent en bas et en arrière. Pour garder le
regard droit, une rotation controlatérale simultanée
a lieu.

- L’amplitude du mouvement est d’environ 15° de


chaque côté.

FIG. 10.70. Flexion-extension du rachis cervical

En mobilité passive, elle est d’environ 30° de cha¬


que côté.

- Les muscles moteurs sont les muscles scalène anté¬


rieur et scalène moyen, sterno-cléido-mastoïdien
et trapèze.

• La rotation (fig. 1073)

Elle est très souvent associée à l’inclinaison.

- L’amplitude du mouvement est de 50° de chaque


côté.

En mobilité passive, elle est de 80°.

FIG. 10.71. Distance menton-sternum

A. flexion

B. extension

1. menton
2. sternum

I FIG. 10.72. Inclinaison latérale du rachis cervical

- Les muscles moteurs sont les muscles splénius du


cou et sterno-cléido-mastoïdien.

e) Mouvements du rachis thoracique (fig. 1074)

En pratique, il est difficile de chiffrer avec exactitude


l’amplitude des mouvements propres au rachis thora¬
cique et au rachis lombaire.

162

COL ONNE VERTÉBRALE HS

| FIG. 10.74. Inclinaison latérale du rachis thoracique

Les vertèbres T5 à T9 sont presque immobiles 27 . Ceci


réduit les interférences thoraciques sur les mouvements
cardio-pulmonaires.

• L’amplitude des mouvements est ;

- pour la flexion, de 30° et pour Fextension, de 40°


(fig 10.,75);

- pour l’inclinaison, de 30° de chaque côté ;

En mobilité passive, elle est de 40°.

- pour la rotation, de 20° de chaque côté.

• Les muscles moteurs sont les mêmes que ceux du


rachis lombaire.

f) Mouvements du rachis lombaire


• La flexion-extension

- L’amplitude de la flexion est d’environ 40°, et de


l’extension, de 30°.

En mobilité passive, elle est de 45° pour chaque


mouvement.

~ Les muscles fléchisseurs sont les muscles droit de


l’abdomen et ilio-psoas.

27. Situées en regard du cœur f ccs vertèbres statiques sont parfois


dénommées vertèbres cardiaques.

FIG. 10.75. Flexion-Extension du rachis

A. partie cervicale

B. partie thoracique

C. partie lombaire

- Les muscles extenseurs sont les muscles érecteurs


du rachis.

Partant de la flexion complète, les muscles grand


fessier et ischio-jambiers sont des extenseurs
importants.

• L'inclinaison latérale (fig. 10.76)

Elle s’accompagne d’une certaine rotation simulta¬


née.

-L’amplitude du mouvement est de 20° de chaque


côté.

En mobilité passive, elle est de 40°.

- Les muscles moteurs sont les muscles obliques de


l’abdomen, carrédes lombes et grand psoas.

• La rotation (fig. 10.77)

- L’amplitude du mouvement est de 10° de chaque


côté.

163
DOS

FIG. 10.76. Inclinaison latérale du rachis


A. partie cervicale B. partie thoracique C. partie lombaire

En mobilité passive, elle est de 20°.

- Les muscles moteurs sont les muscles rotateurs,


multifides et obliques de Tabdomen.

g) Mouvements lombo-sacranx

La mobilité de l’articulation lombo-sacrale est très

limitée en raison de la puissance des ligaments ilio-

lombaires.C’est essentiellement une zone de transition,


une assise sur laquelle pèse le poids du tronc.

• La flexion-extension a une amplitude d’environ 18°.


En début d’extension, lorsque la colonne est en
flexion, le rôle des muscles ischio-jambiers et du
grand fessier est essentiel.

• L 'inclinaison latérale se limite à 7° environ chez le


sujet jeune; elle est nulle à 50 ans.

• La rotation est presque inexistante.

h) Mouvements sacro-coccygiens

Il s’agit de mouvements de bascule d’avant en arrière.

11 se produit passivement pendant l’accouchement une


bascule en arrière d’environ 2 cm avec une amplitude
maximum de 95°.

3 | Positions de la colonne vertébrale

a) La position de fonction est la position érigée per¬


mettant la marche et la station debout.

b) La position de repos est la position couchée avec


réduction des lordoses. Le décubitus dorsal à plat avec
les cuisses légèrement fléchies soulage lesujet qui souf-
fredu dos.

c) Laposition decoti for festla position assise, qui asso¬


cie les positions de fonction et de repos.

Dans cette position, on note une atténuation de la lor¬


dose lombaire.

La position de confort est plus reposante lorsqu’il existe


un appui antérieur des membres supérieurs (Keegan),
ce qui diminue les contraintes des membres sur la
colonne vertébrale.

FIG. 10.77. Rotation générale du rachis


A. vue dorsale B. vue supéiieure

164

11

Muscles du dos

Les muscles du dos, situés entre la peau épaisse du dos et la colonne vertébrale,
ont une
importance capitale dans la station érigée. Ils se répartissent en trois groupes
superposés :

• Les muscles superficiels : les muscles trapèze, grand dorsal, élévateur de la


scapula, petit
rhomboïde et grand rhomboïde (fig. 11,1),

• Les muscles intermédiaires : les muscles dentelés postéro-supérieur et postéro-


inférieur.

• Les muscles profonds 1 : les muscles splénius, érecteurs du rachis, transverso-


épineux,
interépineux et intertransversaires.
L’adage classique « mauvais muscles du tronc, mauvais rachis » est souvent confirmé
en pratique clinique.

I. Variations. Les insertions (origine et terminaison) de ces musdes


profonds sont variables. Elles peuvent intéresser la vertèbre sus- ou
sous-jacente à celles habituellement décrites dans Je texte.

FIG. 11.1. Muscles du tronc (vue postéro-latérale)

1. m. sterno-cléido-mastoïdien

2. m. trapèze

3. m. deltoïde

4. m. infra-épineux

5. m. petit rond

6. m. grand rond

7. m. grand rhomboïde

8. m. grand dorsal

9. m. oblique ext.

10. fascia thoraco-lombaire

165

DOS

11.1

MUSCLES INTERMÉDIAIRES DU DOS


Ils comprennent deux muscles larges et minces, unis
par une aponévrose intermédiaire 1 2 3 , les muscles dente¬
lés postéro-supérieur et postéro-inférieur (fig. ÎI.2).

2. C*est le vestige de la partie intermédiaire du muscle dentelé posté¬


rieur de certains mammilères.

A | MUSCLE DENTELÉ POSTÉRO-SUPÉRIEUR


11 Origine

II naît des processus épineux des vertèbres cervicales


C6 et C7, des vertèbres thoraciques Tl et T2, et des
ligaments supra-épineux correspondants. Il se dirige
latéralement et en bas.

2 | Terminaison

Il se termine sur la face externe des côtes 2 à 5, en avant


des angles costaux.

B | MUSCLE DENTELÉ POSTÉRO-INFÉRIEUR


11 Origine

11 naît des processus épineux des vertèbres thoraciques


Tl 1 et T12, des vertèbres lombaires L1 et L2, et des
ligaments interépineux correspondants.

Il se dirige latéralement et en haut.

2 | Terminaison

11 se termine sur le bord inférieur des quatre dernières


côtes.

C| APONÉVROSE INTERMÉDIAIRE
DES MUSCLES DENTELÉS POSTÉRIEURS

Ellesefixesur les processus épineux des vertèbres tho¬


raciques T3 à Tl 0, les ligamentssupra-épineux corres¬
pondants, la face externe des côtes 6 à 8, et les bords
correspondants des muscles dentelés postérieurs.

D | INNERVATION

Ils sont innervés par les nerfs intercostaux correspon¬


dants.

E | ACTION

FIG. 11.2. Muscles dentelés postérieurs (vue postérieure)

1. m. dentelé postéro-sup.
2. aponévrose intermédiaire des
mm. dentelés post.

3. m. dentelé postéro-inf.

4. 2 9 côte

5. 5* côte

6. 9' côte

7. 12 e côte

1 1 Le muscle dentelé postéro-supérieur est

élévateur des côtes 2 à 5, et inspirateur.

2 | Le muscle dentelé postéro-inférieur est

abaisseur des quatre dernières côtes, et expirateur.

166

MUSCLES DU DOS Q

11.2
MUSCLES PROFONDS DU DOS

Ils forment deux masses musculo-tendineuses symé¬


triques s’étendant du sacrum au crâne et situées dans
les gouttières vertébrales.

Tous ces muscles profonds sont innervés par les


rameaux dorsaux des nerfs spinaux.

A | FASCIA THORACO-LOMBAIRE

Le fascia thoraco-iombaire recouvre les muscles pro¬


fonds du tronc. Ilsecontinueavec la lame prévertébrale
du fascia cervical.

11 Dans la région thoracique

Il est mince et se fixe médialement , sur les processus


épineux des vertèbres thoraciques, et latéralement , sur
les angles costaux.

2 | Dans la région lombaire

11 est épais et enveloppe la masse commune des muscles


érecteurs du rachis.

a) Latéralement , il est constitué par une lame unique,


épaisse, origine des muscles transverse et oblique
interne de l’abdomen ( fig , 11.3).

b) Médialement, il se divise en trois lames, postérieure,


moyenne et antérieure.

• La lame postérieure , superficielle, se fixe sur les


processus épineux des vertèbres lombaires, les liga¬
ments supra-épineux, la crête sacrale médiane et le
tiers postérieur de la crête iliaque.

• La lame moyenne s’interpose entre les muscles érec¬


teurs du rachis et le muscle carré des lombes, pour
se fixer sur l’apex des processus transverses des
vertèbres lombaires, la douzième côte et le ligament
lombo-costal.

• La lame antérieure , profonde, recouvre le muscle


carré des lombes et se fixe sur les processus transver¬
ses des vertèbres lombaires.

B | MUSCLES SPLÉNIUS (fa 11.4)

Ils forment un musclelargeet épais à terminaison crâ¬


niale (muscle splénius de la tête) et cervicale (muscle
splénius du cou).

FIG. 11.3. Coupe transversale de la paroi postérieure de l'abdomen


1. pilier du diaphragme

2. fascia iliaca

3. m. grand psoas

4. m. carré des lombes et lame ant. du fascia thoraco-iombaire

5. fascia thoraco-iombaire

6. fascia transversalis

7. m. ttansverse

8. m. oblique int.
g, m. oblique ext.

10. mm. érecteurs du rachis (masse commune)

11 . lame moyenne du fascia thoraco-iombaire

12. lame post. du fascia thoraco-iombaire

13. m. grand dorsal

167

DOS

FIG. 11.4. Muscles splênius (vue postérieure)

1. lig. nucal

2. m. splênius de la tête

3. m. élévateur de la scapula

4. m. splênius du cou

5. processus épineux de T3

6. m. petït rhomboïde

7. m. dentelé postéro-sup.

8. m. grand rhomboïde
9. processus épineux de 16

10. m. trapèze

11. ligne nucale sup.

12. processus mastoïde

13. m. grand dorsal

11 Le muscle splênius de la tête

a) Origine

Il naît sur la moitié inférieure du ligament nucal, des


processus épineux des vertèbres C7 à T3.1.1 se dirige en
haut et latéralement.

b) Terminaison

Il se termine sur le tiers latéral en dessous de la ligne


nucale supérieure et sur la partie adjacente du proces¬
sus mastoïde.

c) Action

• La contracti on isolée de chaque muscle entraîne l'ex¬


tension, l'inclinaison latérale et la rotation homola¬
térale de la tête.

• La contraction simultanée des deux muscles étend la


tête.

2 | Le muscle splênius du cou

a) Origine

Il naît sur les processus épineux des vertèbres thoraci¬


ques T3 à T6 et les ligaments interépineux correspon¬
dants. H contourne le bord latéral du muscle splênius
de la tête.

b) Terminaison

Il se termine sur les tubercules postérieurs des proces¬


sus transverses des vertèbres Cl à C3.

c) Action

Il renforce l'action du muscle splênius de la tête.

C I MUSCLE ÉRECTEUR DU RACHIS

Il est constitué de trois muscles entrelacés : un latéral,


le muscle iliocostal, un intermédiaire, le longissimus,
168

MUSCLES DU DOS

FIG. 11.5. Muscles du dos : coupe TDM axiale transverse


au niveau de la vertèbre lombaire L3 (cliché Dr T. Diesce)

1. v. cave inf. 5. m. érecteur du rachis

2. aorte 6. mm, multïfiides

3. m. grand psoas 7- m, interépineux

4. m. carré des lombes

et un médial, le muscle épineux. Ce dernier se situe


uniquement dans les régions thoracique et cervicale.
Dans la région lombaire, les muscles ilio-costal et Ion*
gissimussont indivisibles. Ils forment une masse com¬
mune épaisseenveloppée par le fascia thoraco-lombaire
(fig-H'5).

11 Le muscle iliocostal (fig 11 . 6 )

Il s’étend de la crête iliaque aux dernières vertèbres


cervicales en s’insérant sur les angles des côtes. Il est
subdivisé en trois faisceaux :

a) Le muscle iliocostal des lombes

Il naît de la partie postérieure de la crête iliaque et se


termine sur les six ou sept côtes inférieures.
b) Le muscle iliocostal du thorax 3 4

Il unit les six côtes inf érieures aux six côtes supérieures
et au processus transverse de la vertèbre cervicale C7.

c) Le muscle iliocostal du cou

L1 s’étend des six côtes supérieures aux tubercules pos¬


térieurs des processus transverses des vertèbres cervi¬
cales C3 à C6.

2 | Le muscle longissimus (fig. 11.7)

Il s’étend de la face dorsale du sacrum au crâne, en


s’insérant sur les côtes, les processus transverses, épi¬

neux et articulaires. Il est constitué de trois fais¬


ceaux :

a) Le muscle loîigissimus du thorax

Il naît sur la face dorsale du sacrum, les processus épi¬


neux, transverses et accessoires des vertèbres lombai¬
res.

Ilseterminesurlesprocessustransversesdesvertèbres
thoraciques et la surface comprise entre l’angle et le
tubercule des dix côtes inférieures.

b) Le muscle longissimus du cou A

Il naît des processus transverses des vertèbres thoraci¬


ques Tl à T5, et se termine sur lesprocessus transverses
des vertèbres cervicales C2 à C6.

c) Le muscle longissimus de la tête

Il naît des processus transverses des vertèbres thoraci¬


ques Tl à T5 et des processus articulaires des vertèbres
cervicales C4 à C7.

Il se dirige obliquement en haut et latéralement pour


se terminer sur le bord postérieur du processus mas-
toïde, sous l’insertion du splénius de la tête.

3 | Le muscle épineux

Il est constitué de trois faisceaux : les muscles épineux


du thorax, du cou et de la tête.

a) Le muscle épineux du thorax

Il naît des processus épineux des vertèbres Tll à L2,


pour se terminer sur les processus épineux des vertè¬
bres thoraciques T3 à T9.

b) Le muscle épineux du cou


Muscle inconstant, il est tendu des processus épineux
des vertèbres thoraciques Tl à T3 et de la partie infé¬
rieure du ligament nucal au processus épineux de
l’axis.

c) Le ttutscle épineux de la tête

Il est médial et inséparable du muscle semi-épineux de


la tête.

Il naît des processus épineux des vertèbres C7 à T4 et


se termine entre les lignes nucales supérieure et infé¬
rieure près de la ligne médiane.

3. Ancien.: m. long costal.

4. Ancien.: m. transversaire du cou.

169

DOS

FIG. 11.6. Muscles


épineux et ilio-costal
(vue postérieure)

1. m. épineux

2. m. ilio-costal du thorax

3. m. ilio-costal des lombes

4. m. épineux de la tête

5. m. épineux du cou

6. m. ilio-costal du cou

7. m. épineux du thorax
4 | Action

Par son tonus, le muscle érecteur du rachis assure


l’équilibre du tronc pendant la station érigéeet la mar¬
che. Sa contraction bilatérale assure l’extension de la
colonne vertébrale, et sa contraction unilatérale, l’in¬
clinaison latérale et la rotation du rachis.

D | MUSCLES TRANSVERSO-ÉPINEUX

llssont tendus des processus transverses et articulaires


aux processus ép meux. Ils comprennent trois groupes :
les muscles semi-épineux, multifides et rotateurs.

11 Le muscle semi-épineux

Il comprend trois faisceaux :

a) Le muscle semi-épineux du thorax

Il naît des processus transverses des vertèbres thoraci¬


ques T6 à T12 et se termine sur les processus épineux
des vertèbres Tl àT6 (fig. 11.8).

b) Le muscle semi-épineux du cou

Il naît des processus transverses des vertèbres thoraci¬


ques Tl à T6 et se termine sur les processus épineux
des vertèbres cervicales C2 à C7.

c) Le muscle semi-épineux de la tête s (fig. 11.9)

• Sa partie médiale naît des processus articulaires des


vertèbres cervicales C3 à C6 et des processus épineux
des vertèbres C7 et T1.

5. Ancien. : m. grand complexus, digastrique du cou.

170
MUSCLES DU DOS

FIG. 11.7. Muscle longissimus

1. m. longissimus de la tête

2. m. longissimus du cou

3. m. longissimus du thorax

4. m. ilio-costal

• Sa partie latérale naît des processus transverses des


vertèbres C3 à T6.

• Son ventre } épais, avec une intersection tendineuse ,


est traversé par le rameau dorsal du 2 e nerf cervical.

• Il se termine sur l'occipital, dans la partie médiale de


la surface comprise entre les deux lignes nucales
supérieure et inférieure.

d) Action

Sa contraction bilatérale étend la tête, et sa contraction


unilatérale imprime à la tête un mouvement d'exten¬
sion et d'inclinaison homolatérale.

2 | Les muscles multifides (fig. [Link])

Chaque muscle est composé de deux ou trois fais¬


ceaux.

Souvent asymétriques, les muscles de même niveau


sont differents à droite et à gauche. Dans la région
sacrale, lesfaisceaux musculaires sont confondus; dans
la région cervicale, le nombre des faisceaux musculai¬
res diminue régulièrement.

a) Origine

Ils naissent chacun d'un processus articulaire dans la


région cervicale, d'un processus transverse dans la

171
DOS

région thoracique, d’un processus mamillaire dans la


région lombaire, et des crêtes sacrales latérales.

b) Terminaison

Les faisceaux se réunissent pour se fixer sur la face laté¬


rale du processus épineux d’une vertèbre sus-jacente à
l’origine du premier faisceau musculaire.

c) Action : par leur contraction bilatérale, ils étendent


la colonne vertébrale. Leurtonicité joue un rôle impor¬
tant dans l’équilibre au cours de la marche, et de la
station érigée. Leur contraction unilatérale assu re l’in¬
clinaison homolatérale du rachis.

3 | Les muscles rotateurs du rachis

(fig lui)

Ils sont profondément situés contre les lames verté¬


brales.

a) Selon leur topographie , on distingue les muscles

rotateurs du cou , du thorax et des lombes.

b) Selon leur tnotphologie , on distingue :


• les muscles courts rotateurs , tendus d’un processus
transverse à la racine du processus épineux de la
vertèbre immédiatement sus-jacente;

• et les muscles longs rotateurs , tendus d’un processus


transverse à la racine du processus épineux de la
2 e vertèbre sus-jacente.

c) Action

• Leur contraction bilatérale étend le rachis et stabi¬


lise la posture.

• Leur contraction unilatérale incline et tord le


rachis.

172

MUSCLES DU DOS

FIG. 11.9. Muscle semi-épineux de la tête (vue postéiieure)

1. lig. nucal 4. ligne nucate sup.

2. portion médiale 5. ligne nucale inf.

3. portion latérale

FIG. 11.11. Muscles rotateurs du rachis (en bleu) et élévateurs


des côtes

1. m. long rotateur 3. m. court élévateur des côtes

2. m. couit rotateur 4. m. long élévateur des côtes

FIG. 11.10. Muscles multifides (vue doisale)


1. processus épineux 3 . crête saciale médiane

2. processus transverse 4. crête sacrale latéiale

173

DOS

E | LES MUSCLES INTERÉPINEUX (fig. 1L12)

Ce sont de petits muscles pairs et symétriques, réunis¬


sant deux processus épineux voisins. Ils sont séparés
par le ligament interépineux.

Les muscles interépineux du thorax sont inconstants.

F | LES MUSCLES INTERTRANSVERSAIRES

Ce sont de petits muscles réunissant deux processus


transverses consécutifs. On distingue les muscles inter-
transversaires postérieurs etantérieurs du cou, médiaux
et latéraux des lombes.

Les intertransversaires du thorax sont inconstants.

174
SECTION IV

TÊTE ET COU

TOPOGRAPHIE
ET MUSCLES

12

Topographie superficielle
de la tête et du cou

12.1

RÉGIONS SUPERFICIELLES

A| RÉGIONS DE LA TÊTE

La tête est divisée en de nombreuses régions corres¬


pondant aux os de la tête ou à un organe sous-jacent
(fig. 12.1).

11 Les régions du crâne

Elles comprennent trois régions paires qui sont en rap¬


port avec :

• pour la région pariétale, Los pariétal;

• pour la région temporale, la partie squameuse de


Los temporal;

• pour la région occipitale, Técaille de l’os occipital.

2 | Les régions de la face

a) Les régions médianes , impaires, sont au nombre


de trois :

• la région nasale qui cerne la base du nez;

• la région orale qui entoure la bouche ;

• et la région mentonnière qui répond au menton.

b) Les régions latérales , paires, sont au nombre de

cinq :
• la région orbitaire entoure l’orbite ;

• la région infraorbitaire est latérale à la région nasale,


et inférieure à la région orbitaire;

• la région zygomatique , en rapport avec l’os zygoma¬


tique, forme la pommette ;

• la région parotido-massétérique , située en avant de


l’auricule, recouvre la glande parotide et la branche
de la mandibule ;

• la région buccale , latérale aux régions orale et


mentonnière, forme la joue.

FIG. 12.1. Régions de la tête (vue antéro-latérale)

1. région frontale

2. région pariétale

3. région temporale

4. région nasale

5. région orbitaire

6. région zygomatique

7. région parotido-massétérique

8. région infra-orbitaire

9. région orale

10. région mentonnière

11. région buccale

177
TÊTE ET COU : TOPOGRAPHIE/MUSCLES

B | RÉGIONS DU COU

Elles comprennent quatre grandes régions : la région


cervicale antérieure, les régions cervicales latérales et
postérieure (fig. 12.2).

FIG. 12.2. Régions du cou (vue antéro-latérale)


Gris : région cervicale latérale

a. grande fosse supra-claviculaire

b. petite fosse supra-claviculaire

1. région occipitale

2. région parotido-massétérique

3. région buccale

4. région orale

5. région mentonnière

6. région sterno-cléido-
mastoïdienne

7. trigone carotidien

8. trigone submandibulaire

9. trigone submentonnier

10. région post. du cou

11. trigone omo-trapézien

(ou triangle cervical post.)

12. région subhyoïdienne

13. trigone omo-claviculaire

11 La région cervicale antérieure

Elle est limitée latéralement par le bord antérieur des


muscles sterno-cléido-mastoïdiens. Elle est subdivisée
en (fig. 12.3) :
FIG. 12.3. Région antérieure du cou
A. vue antérieure

1. m. digastrique 4. m. sterno-cléido-mastoïdien

2. os hyoïde 5. trigone submandibulaire

3. m. stemo-hyoïdien 6. région submentonnière

• deux régions impaires et médianes : les régions


submentonnière et subhyoïdienne;

• trois régions paires et symétriques : le trigone


submandibulaire, le trigone carotidien et la région
sterno-cléido-mastoïdienne.

B. vue latérale

7. trigone carotidien 10. trigone omo-trapézien

8. m. omo-hyoïdien (ventre sup.) 11. trigone omo-claviculaire

9. région subhyoïdienne

178

TOPOGRAPHIE SUPERFICIELLE DE LA TÊTE ET DU COU ^

a) La région submentonnière , inférieure à la région


mentonnière, est limitée par l’os hyoïde et les ventres
antérieurs des muscles digastriques.

b) La région subhyoïdienne est limitée :


• en haut, par le corps de Vos hyoïde ;

• en bas, par l’incisure jugulaire du sternum ;

• latéralement, par la partie inférieure du bord anté¬


rieur du muscle sterno-cléido-mastoïdien, et le
ventre supérieur du muscle omo-hyoïdien.

c) Le trigone submandibulaire est limité:

• en haut, par la mandibule;

• en bas et en arrière, par le muscle digastrique.

d) Le trigone carotidien , latéral au trigone submandi¬


bulaire et à la région subhyoïdienne, est limité :

• en arrière, par le bord antérieur du muscle sterno-


cléido-mastoïdien ;

• en haut, par le ventre postérieur du muscle digastri¬


que;

• en avant, par le ventre supérieur du muscle omo-


hyoïdien.

e) La région sterno-cléido-mastoïdienne est en rap¬


port avec le muscle homonyme.

Sa partie inférieure est marquée par une dépression, la


petite fosse supra-claviculaire.

2 | La région cervicale latérale

Chaque région cervicale latérale est limitée par :

• le bord postérieur du muscle sterno-cléido-mastoï¬


dien, en avant;

• le bord postérieur du muscle trapèze, en arrière ;

• et la clavicule, en bas.

Elle est subdivisée par le ventre inférieur du muscle


omo-hyoïdien ; en haut, le trigone omo-trapézien, en
bas, le trigone omo-claviculaire, dont la partie infé¬
rieure, excavée, forme la grande fosse supra-clavicu¬
laire.

3 | La région cervicale postérieure,


ou nucale

Elle est située en arrière des vertèbres cervicales, entre


l’occipital et l’horizontale passant par le processus épi¬
neux de la vertèbre cervicale C7.

12.2
PLAN CUTANÉ

La peau des régions céphalique et cervicale est carac¬


térisée par son système pileux et sa mobilité. Au niveau
de la face, elle se continue avec la muqueuse des orga¬
nes des sens.

A | PEAU DU CRÂNE (fig. 12.4)

11 Caractéristiques

Elle est épaisse et mobile. Au niveau du cuir chevelu,


partie recouverte de cheveux, elle est séparée du mus¬
cle épicrânien par un tissu cellulaire sous-cutané riche
en tissu adipeux, cloisonné par de nombreuses travées

FIG. 12.4. Coupe du cuir chevelu

1. peau (cuir chevelu)

2. tissu sous-cutané et tractus


fibreux

3. galéa aponévrotique

4. espace épicrânien

fibreuses épaisses et résistantes. Les vaisseaux sont


adhérents aux travées fibreuses.

5. épicrâne

6. table externe

7. diploë

8. table interne

9. dure-mère

179
TÊTE ET COU : TOPOGRAPHIE/MUSCLES

Une coupure du cuir chevelu saigne abondam¬


ment, en raison de la béance des vaisseaux main¬
tenus par ces travées fibreuses.

Chez le nouveau-né son infiltration séro-hémati¬


que au cours de l’accouchement constitue la bosse
séro-sanguine (fig. 12.5).

Chez le chauve, le tissu sous-cutané est moins épais


et presque sans tissu adipeux.

FIG. 12.5. Bosse séro-sanguine (coupe frontale)

1. tissu sous-cutané

2. galéa aponévrotique

3. os pariétal

FIG. 12.6. Vaisseaux et nerfs du cuir chevelu

1. n. supra-trochléaire

2. n. supra-orbitaire

3. n. zygomatico-temporal

4. n. auriculo-temporal

5. n. petit occipital

6. n. grand occipital

7. 3° n. occipital
8. a. supra-trochléaire

9. a. supra-orbitaire

10. a. zygomatico-temporale

11. nœud parotidien

12. a. temporale superficielle

13. nœud mastoïdien

14. a. auriculaire post.

15. nœud occipital

16. a. occipitale

2 | Les vaisseaux et les nerfs (fig. 12.6)

a) La région frontale

• Elle est vascularisée par les artères et les veines


supratrochléaires, supra-orbitaires et zygomatico-
temporales.

Elle se draine dans les lymphonœuds parotidiens.

• Elle est innervée par les nerfs supra-trochléaire,


supra-orbitaire et zygomatico-temporal.

b) La région temporale

• Elle est vascularisée par les artères et veines tempo¬


rales superficielles et auriculaires postérieures.

Elle se draine dans les lymphonœuds mastoïdiens et


parotidiens.

• Elle est innervée par les nerfs auriculo-temporal et


petit occipital.

c) La région occipitale

• Elle est vascularisée par les artères et veines occipi¬


tales.

• Elle se draine dans les lymphonœuds occipitaux.

• Elle est innervée par les grands nerfs occipitaux et


les troisièmes nerfs occipitaux.

B | PEAU DE LA FACE
11 Les caractéristiques

Elle est épaisse, souple et mobile, sauf dans la région


orbitaire où elle est fine.

Elle est unie aux os et muscles sous-jacents par un tissu


conjonctif lâche. Il n’y a pas de fascia profond.

Elle présente des rides provoquées par les contractions


musculaires. Chaque ride est perpendiculaire au grand
axe du muscle sous-jacent.

Les rides s’accusent avec la perte d’élasticité de la


peau (âge, exposition solaire...). Les incisions
chirurgicales dans les rides sont plus discrètes.

180

TOPOGRAPHIE SUPERFICIELLE DE LA TÊTE ET DU COU ^

21 Les vaisseaux et nerfs

• Ses artères proviennent essentiellement des bran¬


ches de l’artère carotide externe (artères faciale,
transverse de la face) et accessoirement de l’artère
ophtalmique (artères supra-trochléaire et supraor-
bitaire).

• Ses veines se drainent par les veines faciale, supra-


trochléaire, supraorbitaire et transverse de la face.

• Ses lymphatiques rejoignent les noeuds faciaux,


parotidiens superficiels et submentaux.

• L’innervation est assurée par des branches du nerf


trijumeau.

C I PEAU DU COU

Elle est doublée du fascia cervical superficiel, ténu, qui


recouvre le muscle platysma.
11 La peau des régions cervicales
antérieure et latérales

Elle est mobile, souple et extensive. Seule la région sub¬


mentonnière est épaisse et augmente dès l’embonpoint.
Son pannicule adipeux, d’épaisseur variable, est limité
en profondeur par la lame superficielle du fascia cer¬
vical profond. Il contient le muscle platysma.

• Ses artères sont des rameaux cutanés des branches


des artères carotide externe et subclavière.

• Ses veines se drainent dans les veines jugulaire anté¬


rieure et jugulaire externe.

• Ses lymphatiques rejoignent les nœuds cervicaux


superficiels, submentaux et supra-claviculaires.

• L’innervation est assurée par le plexus cervical (nerfs


transverse du cou et supra-claviculaires).

2 | La peau de la région cervicale


postérieure

Elle est épaisse, dense et adhérente. Son pannicule adi¬


peux est très abondant.

• Ses artères sont des rameaux cutanés des artères


occipitale, cervicale transverse, cervicale profonde
et supra-scapulaire.

• Ses veines se drainent dans le plexus suboccipital, la


veine cervicale profonde, les veines transverses du
cou et supra-scapulaires.

• Ses lymphatiques rejoignent les nœuds occipitaux


et cervicaux superficiels.

• Elle est innervée par les huit nerfs spinaux cervi¬


caux.

ANATOMIE DE SURFACE

Une vision générale de la topographie superficielle des


principales structures s’impose avant toute initiation
clinique.

A | ANATOMIE DE SURFACE DE LA FACE

Elle est en rapport avec les principaux organes des sens.


Ses régions latérales, sièges des principales glandes sali¬

vaires, sont particulièrement riches en vaisseaux et


nerfs (fig. 12.7).
B | ANATOMIE DE SURFACE DU COU

(fig. 12.8,12.9 et 12.10)

Le cou, riche en viscères, est également une voie impor¬


tante de passage des vaisseaux et des nerfs.

181

TÊTE ET COU : TOPOGRAPHIE/MUSCLES

12 3 4

8
9

10

11

12

FIG. 12.7. Région parotido-massétérique, droite. Anatomie


de surface (structures principales)

1. a. temporale superficielle

2. a. maxillaire

3. n. mandibulaire

4. n. maxillaire, ganglion
ptérygo-palatin

5. conduit parotidien

6. processus styloïde

7. n. facial

8. m. stylo-hyoïdien

9. n. accessoire
10. n. glosso-pharyngien

11. n. vague

12. n. hypoglosse

13. m. alvéolaire inf.

14. n. lingual, ganglion otique

15. tonsille palatine

16. a. et v. faciales

FIG. 12.8. Région submandibulaire droite et trigone


carotidien droit. Anatomie de surface (structures principales)

1. a. occipitale

2. n. accessoire

3. n. glosso-pharyngien

4. n. hypoglosse

5. n. vague

6. n. du m. thyro-hyoïdien

7. a. carotide int.

8. a. carotide ext.

9. a. thyroïdienne sup.

10. v. jugulaire int.

11. n. lingual

12. a. faciale

13. glande submandibulaire

14. m. digastrique

15. a. et v. linguales

FIG. 12.9. Région antérieure du cou. Anatomie de surface

FIG. 12.10. Région latérale droite du cou. Anatomie


de surface (structures principales)
(structures principales)

1. v. jugulaire interne

2. a. carotide commune droite

3. parathyroïde sup.

4. n. phrénique droit

5. a. thyroïdienne inf.

6. parathyroïde inf.

7. n. vague droit

8. nn. laryngés récurrents

9. n. laryngé sup.

10. a. thyroïdienne sup.

11. n. phrénique gauche

12. conduit thoracique

13. n. vague gauche

1. n. spinal C2

2. n. spinal C3

3. a. cervicale transverse

4. n. phrénique droit

5. ganglion stellaire

6. m. omo-hyoïdien

7. a. thyroïdienne inf.

8. a. carotide commune

9. v. jugulaire int.

10. a. vertébrale

182
13

Muscles de la tête

Les muscles de la tête' sont essentiellement attachés au squelette facial. Ils sont
à l'origine
de [expression du visage. Certains muscles assurent par ailleurs des fonctions
sphinctérienne,
i atatnce et masticatrice. Ils comprennent : les muscles épicrâniens, auriculaires,
faciaux
masticateurs et sub-occipitaux (fig. 13.1).

1. Pour les muscles de l'œil, de la langue et du palais,


voir ces organes. Pour les muscles masticateurs,
voir chapitre 7.

FIG. 13.1. Muscles de la tête

1. m. ocripito-frontal (ventre
frontal)

2. m. orbiculaire de l'œil (partie


orbitaire)

3. m. procérus

4. m. orbiculaire de l'œil (partie


palpébrale)

5. m. petit zygomatique

6. m. grand zygomatique

7. m. abaisseur du septum nasal

8. m. orbiculaire des lèvres

9. m. dépresseur de la lèvre inf.

10. m. mentonnier

11. galéa aponévrotique

12. m. auriculaire sup.

13. m. temporo-pariétal

14. m. auriculaire ant.


15. m. releveur de la lèvre sup. et
de l'aile du nez

16. m. nasal

17. m. releveur de la lèvre sup.

18. m. releveur de l'angle


de la bouche

19. m. risorius

20. m. abaisseur de l'angle


de la bouche

21. platysma

183

TÊTE ET COU : TOPOGRAPHIE/MUSCLES

I
A | MUSCLE ÉPICRÂNIEN

Ce muscle cutané repose sur la calvaria.

11 Constitution (fig. 13.2)

11 est constitué d’une partie centrale, la galéa aponé-


vrotique, et d’une partie périphérique, les muscles
occipito-frontal et temporo-pariétal.

Chez le nouveau-né, l’épanchement sanguin sous


la galéa aponévrotique constitue le céphalhéma-
tome (fig. 13.3).

a) La galéa aponévrotique (ou aponévrose épicrâ-


nienne) est une lame fibreuse séparée de l’épicrâne par
l’espace épicrânien, rempli de tissu celluleux lâche per¬
mettant sa mobilisation. Elle adhère au cuir chevelu
par des tractus fibreux.

b) Le muscle occipito-frontal est médian et formé de


deux ventres plats frontal et occipital séparés par la
galéa aponévrotique.

• Le ventre frontal se fixe sur la face profonde du


derme supra-orbitaire, où ses fibres s’entrecroisent
avec celles des muscles abaisseur du sourcil, procé-
rus et orbiculaire de l’œil.

• Le ventre occipital s’insère sur les lignes nucales


suprêmes et la face externe des processus mastoï-
des.

c) Le muscle temporo-pariétal , pair et inconstant,


rayonne de la partie antérieure de la peau située en
avant de l’auricule à la galéa aponévrotique.

2 | Innervation

• Le ventre frontal du muscle occipito-frontal et le


muscle temporo-parietal sont innervés par les bran¬
ches temporales du nerf facial.

• Le ventre occipital, par la branche auriculaire posté¬


rieure du nerf facial.

FIG. 13.2. Galéa aponévrotique

1. m. corrugateur du sourcil

2. ventre frontal du m. occipito-


frontal

3. galéa aponévrotique
4. cuir chevelu

5. ventre occipital

du m. occipito-frontal

6. calvaria

7. espace épicrânien

FIG. 13.3. Céphalhématome


1. coupe frontale

B | MUSCLES AURICULAIRES

Il sont au nombre de trois, antérieur, supérieur et pos¬


térieur (fig. 13.4).

11 Origines, terminaisons

a) Le muscle auriculaire antérieur naît du fascia tem¬


poral et se termine sur l’épine de l’hélix.

3 | Action

Il mobilise le cuir chevelu dans le sens antéro-posté¬


rieur. Il est élévateur des sourcils et faiblement de la
paupière supérieure. Il plisse le front en écarquillant
les yeux : c’est le muscle de l’attention, de la surprise et
de l’effroi.

b) Le muscle auriculaire supérieur naît de la galéa


aponévrotique et se termine sur l’éminence triangu¬
laire.

c) Le muscle auriculaire postérieur naît du processus


mastoïde et se termine sur le ponticulus.

184
MUSCLES DE LA TÊTE ^

FIG. 13.4. Muscles de la face latérale de l'auricule

1. m. auriculaire sup.

2. m. temporo-pariétal

3. grand m. de l'hélix

4. m. auriculaire ant.

5. épine de l'hélix

6. petit m. de l'hélix

7. m. du tragus

8. m. de l'antitragus

9. queue de l'hélix

2 | Innervation

Elle est assurée par le nerf facial.

3 | Action

Elle est insignifiante. Le muscle auriculaire antérieure


est protracteur de l’auricule, le muscle auriculaire supé¬
rieur, élévateur, et le muscle auriculaire postérieur,
rétracteur.

C| MUSCLES FACIAUX

Ce sont des muscles cutanés pairs, à l’exception du


muscle orbiculaire de la bouche. Il sont tous innervés
par le nerf facial.

11 Muscles orbitaires (fig. 13.5 et 13.6)

a) Le muscle orbiculaire de Vœil


Il circonscrit l’entrée de l’orbite et comprend trois par¬
ties, palpébrale, orbitaire et lacrymale.

• La partie palpébrale , située devant les tarses, naît du


ligament palpébral médial et sur la crête lacrymale

FIG. 13.5. Muscles de la face


1. m. corrugateur des sourcils 6.

2. partie palpébrale 7.

du m. orbiculaire (tarses

en pointillé) 8.

3. lig. palpébral latéral 9.

4. partie orbitaire 10.

du m. orbiculaire de l'œil 11.

5. m. élévateur de la lèvre sup. 12.

m. petit zygomatique
m. élévateur de l'angle
de la bouche
lig. palpébral médial
m. procérus

partie transverse du m. nasal


partie alaire du m. nasal
m. élévateur naso-labial

FIG. 13.6. Partie lacrymale du muscle orbiculaire de l'œil

1. crête lacrymale post. 3. angle palpébral médial

2. tarse 4. crête lacrymale ant.

185
TÊTE ET COU : TOPOGRAPHIE/MUSCLES

antérieure. Elle se termine sur le raphé palpébral


latéral.

Au niveau de la paupière supérieure, les fibres du


muscle releveur se glissent entre ses faisceaux mus¬
culaires.

La partie orbitaire, plus épaisse, naît et se termine


sur le ligament palpébral médial, le processus fron¬
tal du maxillaire et la partie nasale du frontal. Elle
cerne le pourtour de l’orbite en une boucle
complète.

La partie lacrymale f située en arrière du sac lacrymal,


s’insère sur la crête lacrymale postérieure et s’irradie
en deux faisceaux qui se fixent sur les tarses supé¬
rieur et inférieur.

• Action : sa contraction protège l’oeil des agressions


lumineuses et mécaniques. Elle provoque l’appari¬
tion des rides de la patte d’oie. Sa partie orbitaire
dilate le sac lacrymal. La partie lacrymale favorise
l’écoulement des larmes.

Sa paralysie provoque la chute de la paupière infé¬


rieure avec un larmoiement continu.

b) Le muscle corrugateur du sourcil 2 (fig. 13.7)


Sous-jacent aux muscles orbiculaire des paupières et
frontal, il naît de la partie nasale de l’os frontal et de la
partie orbitaire du muscle orbiculaire de l’œil. Il se ter¬
mine sur la peau des sourcils.

• Action : il rapproche les sourcils en déterminant des


rides verticales intersourciliaires.

FIG. 13.7. Muscles de la face (vue latérale)

1. m. corrugateur

2. m. abaisseur du sourcil

3. m. nasal (partie transverse)

4. grand cartilage alaire

5. m. nasal (partie alaire)

6. m. abaisseur du septum nasal


7. m. orbiculaire de la bouche

8. m. abaisseur de la lèvre inf.

9. m. risorius

10. m. masséter

c) Le muscle abaisseur du sourcil

Il naît du processus frontal du maxillaire, et s’insère

dans la peau de la région de la glabelle.

• Action : il abaisse la tête du sourcil.

2 | Muscles du nez

a) Le muscle procérus-

Situé à la partie supérieure du dos du nez, il est tendu


de l’os nasal à la peau intersourciliaire.

• Action : il abaisse la peau de la région intersourci¬


liaire et provoque une mimique menaçante.

b) Le muscle nasal

Situé au niveau des ailes du nez, il est constitué de deux


parties, transverse et alaire, qui naissent des téguments
situés au-dessus du jugum canin.

• La partie transverse , triangulaire, se termine sur le


dos du nez où elle se continue avec son homolo¬
gue.

• La partie alaire se termine sur le grand cartilage


alaire du nez.

• Action : il est dilatateur de la narine.

c) Le muscle abaisseur du septum nasal 2 3 4


Quadrilatère, il naît du maxillaire au-dessus des inci¬
sives et de la canine, et se termine sur la face profonde
des téguments de la cloison du nez.

• Action : Il abaisse le septum nasal et assiste le muscle


nasal. Il agrandit l’orifice nasal au cours de l’inspira¬
tion profonde.

2. Ancien. : m. sourcilier

3. Ancien. : m. pyramidal du nez.

4. Ancien. : m. myrtiforme.
186

MUSCLES DE LA TÊTE fl

3 | Muscle élévateur naso-labial 5

Il s’insère sur le processus frontal du maxillaire et se


termine sur le grand cartilage alaire, les téguments de
l’aile du nez et de la lèvre supérieure en s’imbriquant
dans le muscle orbiculaire de la bouche.

• Action : il est élévateur de l’aile du nez et de la lèvre


supérieure. Il est dilatateur des narines.

4 | Muscles de la bouche (fig. 13.8)

a) Le muscle orbiculaire de la bouche


11 circonscrit la fente orale et comprend une partie mar¬
ginal épaisse, située près du bord marginal des lèvres,
et une partie labiale , mince, périphérique, qui reçoit
des fibres des muscles voisins.

• Action : il ferme la fente orale et projette les lèvres en


avant. Il joue un rôle important dans la parole et la
mastication.

Le syndrome de Satchmo 6 est dû à la rupture du


muscle orbiculaire de la bouche dans sa partie
médiane. Il est caractérisé par l’impossibilité à
maintenir longtemps des notes aiguës. La douleur
est parfois précédée de fissures labiales sanguino¬
lentes.

5. Syn. : m. élévateur de la lèvre supérieure et de l’aile du nez.

6. Surnom du prodigieux trompettiste de jazz Louis Armstrong.

FIG. 13.8. Fonction des muscles de la face


Jaune : muscles de la mimique de la menace
Rose : muscles de la mimique du sourire, de la joie (leur contraction spasmodique
se traduit par le rire sardonique)
Bleu : muscles de la mimique de la tristesse, du mépris, de l'ironie

1. m. occipito-frontal

2. élévateur de la lèvre sup.

3. buccinateur

4. abaisseur du septum nasal

5. abaisseur de l'angle de la bouche

6. abaisseur de la lèvre inf.

7. mentonnier

8. platysma

9. corrugateur

10. abaisseur du sourcil

11. procérus

12. élévateur naso-labial

13. petit zygomatique

14. grand zygomatique

15. élévateur de l'angle de la bouche

16. risorius
187

TÊTE ET COU : TOPOGRAPHIE/MUSCLES

FIG. 13.9. Muscles de la face (vue latérale)

1. m. procérus

2. m. nasal (partie transverse)

3. m. élévateur naso-labial

4. m. élévateur de l'angle de la bouche

5. m. orbiculaire de la bouche

6. m. petit zygomatique

7. m. grand zygomatique

8. m. masséter

9. corps adipeux de la bouche

10. m. bucdnateur

11. m. risorius

b) Le muscle abaisseur de Y angle de la bouche 7


Il naît de la partie antérieure de la ligne oblique de la
mandibule et se termine sur la commissure labiale et
la lèvre inférieure.

• Action : il abaisse la commissure labiale et exprime


la tristesse.

c) Le muscle transverse du menton

Muscle inconstant, il se détache du tubercule menton-


nier et s’entrecroise sur la ligne médiane avec son
homologue.

d) Le muscle risorius

Muscle propre à l’homme, il naît du fascia massétérique


et parfois parotidien. Il se termine sur la peau de l’angle
de la bouche.

• Action : il étire l’angle de la bouche en arrière et


latéralement, et provoque le sourire. Très développé

chez certains enfants, il contribue à la constitution


des fossettes du rire.

e) Le muscle petit zygomatique (fig. 13.9)

Il naît de la face latérale de l’os zygomatique, au contact


du muscle orbiculaire de l’œil. Il se dirige obliquement
pour se terminer sur la lèvre supérieure avec le muscle
élévateur de la lèvre supérieure.

• Action : il est élévateur de la lèvre supérieure. Il


exprime le dédain et le mépris.

f) Le muscle grand zygomatique

Il naît latéralement au muscle petit zygomatique, sur


l’os zygomatique. Il se dirige obliquement pour se ter¬
miner à l’angle de la bouche.

• Action : il est dilatateur de la fente orale ; il déter¬


mine l’expression joyeuse.

g) Le muscle élévateur de la lèvre supérieure

Il s’insère sur le bord infra-orbitaire du maxillaire et


de l’os zygomatique. Il se termine sur la lèvre supérieure
avec le muscle petit zygomatique.

• Action : il est élévateur de la lèvre supérieure et


exprime la tristesse.

h) Le muscle abaisseur de la lèvre inférieure 8

Il naît de la partie antérieure de la ligne oblique de la


mandibule. Il se dirige médialement en haut et se ter¬
mine dans la peau et les muqueuses de la lèvre infé¬
rieure en traversant l’orbiculaire. Son origine se conti¬
nue avec le plastyma.

• Action : il abaisse et éverse la lèvre inférieure. C’est le


muscle de la moue, du dégoût et de l’ironie.

i) Le muscle élévateur de Y angle de la bouche 9


Épais et quadrilatère, il s’étend de la fosse canine du
maxillaire à l’angle de la bouche.

• Action : il est élévateur de la lèvre supérieure et de


l’angle de la bouche, découvrant la canine. C’est le
muscle de la menace.

j) Le muscle bucdnateur (fig. 13.10)

Il est aplati et situé dans la partie profonde de la joue.

• Origine : il naît du corps de la mandibule au-dessus


de la ligne oblique, de l’extrémité postérieure du
processus alvéolaire et du raphé ptérygo-mandibu-
laire.

7. Ancien. : muscle triangulaire.

8. Ancien. : muscle carré du menton.

9. Ancien. : muscle canin, muscle releveur de l’angle de la bouche.

188

MUSCLES DE LA TÊTE ^

• Ventre: ses faisceaux convergent vers la bouche. Il


est traversé de dehors en dedans par le conduit
parotidien.
• Terminaison : sur l’angle de la bouche.

• Action : il attire l’angle de la bouche en arrière et


latéralement. Il intervient dans l’action de souffler.
C’est le muscle du trompettiste. Il participe à la
mastication.

k) Le muscle mentonnier (ou du menton)

Situé de chaque côté du frein de la lèvre inférieure, il


naît du jugum alvéolaire de l’incisive latérale inférieure,
et diverge vers la peau de la région mentonnière.

• Action : il est élévateur des parties molles du menton


et participe à la mastication.

D | MUSCLES SUBOCCIPITAUX (fig. 13.11)

Les muscles suboccipitaux sont petits et groupés sous


l’os occipital.

• Les muscles droit antérieur de la tête et droit latéral


de la tête sont innervés par Vanse anastomotique
entre les rameaux ventraux des premier et deuxième
nerfs spinaux.

• Les muscles grand droit postérieur de la tête, petit


droit postérieur de la tête, oblique supérieur de la

tête et oblique inférieur de la tête sont innervés par


le nerf suboccipital, rameau dorsal du nerf spinal
Cl.

11 Muscle droit antérieur de la tête 10

a) Origine

Il naît de la face antérieure de la masse latérale de l’atlas


et de la racine antérieure de son processus transverse.

b) Ventre

Aplati et quadrilatère, il est oblique médialement en


haut.

c) Terminaison

Sur la face externe de la partie basilaire de l’os occipital,


en avant du condyle occipital.

d) Action

La contraction isolée de chaque muscle entraîne l’in¬


clinaison de la tête du même côté. La contraction simul¬
tanée des deux muscles fléchit la tête.
10. Ancien. : m. petit droit antérieur de la tête.

189

TÊTE ET COU : TOPOGRAPHIE/MUSCLES

3 | Muscle grand droit postérieur

de la tête 12 (fig. 13.13)

a) Origine

Il naît du versant latéral du processus épineux de


Taxis.

b) Ventre

Triangulaire et aplati, il est oblique latéralement et en


haut.

c) Terminaison

Sur la moitié latérale de la ligne nucale inférieure au-


dessus de l’insertion du muscle oblique supérieur de la
tête.

d) Action

La contraction isolée de chaque muscle entraîne l’ex¬


tension, la rotation et l’inclinaison homolatérale de la
tête. La contraction simultanée des deux muscles pro¬
voque l’extension.

FIG. 13.11. Muscles et nerfs de la nuque (vue postérieure)

1. m. trapèze

2. m. épineux de la tête
3. m. petit droit post. de la tète

4. n. grand occipital

5. n. suboccipital

6. m. grand droit post. de la tète

7. m. oblique inf. de la tête

8. r. anastomotique

9. r. dorsal du n. cervical C3

10. m. semi-épineux du cou

11. m. splénius de la tête

12. m. sterno-cleido-mastoïdien

13. m. oblique sup. de la tête

14. n. petit occipital

15. a. vertébrale

16. m. longissimus de la tête

17. n. grand auriculaire

18. m. élévateur de la scapula

2 | Muscle droit latéral de la tête 11 (fig. 13.12)

4 | Muscle petit droit postérieur


de la tête 13

a) Origine

Il naît du tubercule postérieur de l’atlas.

b) Ventre

Épais, triangulaire, il est presque vertical.

c) Terminaison

Il s’insère au-dessous de la moitié médiale de la ligne


nucale inférieure.

a) Origine

Il naît de la racine antérieure du processus transverse


de l’atlas.
b) Ventre

Il est aplati, oblique médialement en arrière.

c) Terminaison

Sur la face externe du processus jugulaire de l’occipi¬


tal.

d) Action

Il incline la tête de son côté.

11. Ancien. : m. petit droit latéral de la tête.

d) Action

La contraction isolée de chaque muscle détermine l’ex¬


tension et l’inclinaison homolatérale de la tête. La
contraction simultanée des deux muscles entraîne l’ex¬
tension.

5 | Muscle oblique supérieur de la tête 14

a) Origine

Il naît de la face supérieure du processus transverse de


l’atlas.

12. Ancien. : m. droit postérieur superficiel.

13. Ancien. : m. droit postérieur profond.

14. Ancien. : m. petit oblique de la tête.

190
MUSCLES DE LA TÊTE fl

FIG. 13.12. Muscles antérieurs du cou

FIG. 13.13. Muscles de la nuque (vue postéro-latérale)

1. m. droit ant. de la tête

2. m. droit latéral de la tète

3. m. intertransversaire post.

4. m. intertransversaire ant.

5. m. long du cou

6. m. élévateur de la scapula

7. m. scalène moyen

1. m. oblique sup. de la tête

2. m. petit droit post. de la tête

3. m. grand droit post. de la tète

4. m. oblique inf. de la tète

5. processus épineux de l'axis

b) Ventre

Aplati et triangulaire, il est oblique médialement en


haut.

c) Terminaison

Sur la moitié latérale de la surface séparant les lignes


nucales inférieure et supérieure, au-dessus de l’inser¬
tion du muscle grand droit postérieur de la tête.

d) Action

La contraction isolée de chaque muscle entraîne l’in¬


clinaison de la tête du même côté. La contraction simul¬
tanée des deux muscles étend la tête.

6 | Muscle oblique inférieur de la tête 15


a) Origine

Il naît de la face externe du processus épineux et de la


lame de l’axis.

b) Ventre

Fusiforme et épais, il est oblique médialement en bas


et en arrière.

c) Terminaison

Sur la face inférieure de la racine postérieure du pro¬


cessus transverse de l’atlas.

d) Action

Il est rotateur homolatéral de la tête.

15. Ancien. : m. grand oblique de la tête.

191

14

Muscles et espaces antérieurs


du cou

Les muscles antérieurs du cou et leur fascia entourent les viscères du cou. Ces
muscles sont
disposés en trois plans, superficiel, intermédiaire et profond; les viscères du cou
étant situés
entre les plans intermédiaire et profond.

14.1

MUSCLES DU COU
A | MUSCLES SUPERFICIELS

Ils comprennent deux muscles pairs : le platysma, mus¬


cle cutané et le muscle sterno-cléido-mastoïdien com¬
pris dans la lame superficielle du fascia cervical.

11 Platysma 1 (fig. 14.1)

C’est un muscle large quadrilatère et mince.

a) Origine

Il naît sur la peau des régions deltoïdienne, acromiale


et claviculaire.

b) Ventre

Il est rectangulaire avec des fibres obliques en bas et


latéralement.

c) Terminaison

Il se fixe sur le bord inférieur du corps de la mandibule,


la peau de la commissure des lèvres et la partie infé¬
rieure de la joue.

Les fibres antérieures s’entrecroisent sur la ligne


médiane avec celles du côté opposé.

d) Innervation

Elle est assurée par le rameau cervical du nerf facial


(VII).

e) Action

Il soulève et tend faiblement la peau du cou ; il abaisse


et étire la commissure des lèvres. Il exprime la frayeur.

1. Ancien. : m. peaucier du cou.

2 | Muscle sterno-cléido-mastoïdien

(fig. 14.2)

Il est large et puissant.

a) Origine : il comprend deux chefs,sternal et clavi¬


culaire :

• le chef sternal naît par un long tendon sur la face


antérieure du manubrium sternal. Il forme une
lame qui s’élargit et recouvre en partie le chef clavi¬
culaire ;

• le chef claviculaire naît par un court tendon sur le


tiers médial de la face supérieure de la clavicule.
b) Terminaison

Il s’insère sur le pourtour postérieur du processus mas-

toïde de l’os temporal, et sur la moitié latérale de la ligne

nucale supérieure.

c) Innervation

Elle est assurée par le nerf accessoire (XI).

d) Action (fig. 14.3)

• Lorsqu’il prend son point fixe sur son origine, il


fléchit la tête, l’incline de son côté, et imprime une
rotation qui porte la face du côté opposé. Son action
bilatérale et simultanée fléchit la tête sur le cou.

• Lorsqu’il prend son point fixe sur sa terminaison, il


devient inspirateur accessoire.

Le torticolis est une contracture du muscle sterno-


cléido-mastoïdien.

193

TÊTE ET COU : TOPOGRAPHIE/MUSCLES

FIG. 14.1. Platysma (vue latérale)

1. m. dépresseur de l'angle de la bouche

2. platysma

3. clavicule

4. pannicule adipeux de la joue

5. m. risorius

FIG. 14.2. Muscles du cou (vue latérale)

1. m. mylo-hyoïdien
2. m. hyoglosse

3. os hyoïde

4. m. sterno-cléido-mastoïdien (chef sternal)

5. sternum

6. m. digastrique

7. m. stylo-hyoïdien

8. m. sterno-cléido-mastoïdien

9. m. trapèze (chef claviculaire)

10. clavicule

B | MUSCLES INTERMÉDIAIRES

En rapport avec les viscères du cou, ils forment deux

groupes, les muscles supra-hyoïdiens et les muscles

infra-hyoïdiens contenus dans la lame prétrachéale du

fascia cervical.

11 Muscles supra-hyoïdiens (fig. 14.4)

a) Muscle digastrique

• Origine : il naît de l’incisure mastoïdienne.

• Les ventres antérieur et postérieur sont séparés par


un tendon intermédiaire, maintenu dans une poulie
fibreuse, fixée sur Vos hyoïde.

• Terminaison : dans la fosse digastrique de la mandi¬


bule.

• Innervation : le ventre postérieur est innervé par le


nerf facial (VII); le ventre antérieur, par le nerf
mylo-hyoïdien (V).

• Action : il est élévateur de l’os hyoïde.

Son ventre postérieur tire en arrière l’os hyoïde, et


son ventre antérieur abaisse la mandibule.

194
MUSCLES ET ESPACES ANTERIEURS DU CO U 1H

position de départ

inclinaison

rotation

FIG. 14.3. Séquences des mouvements du muscle sterno-cléido-mastoïdien

1. axe d'origine

2. axe de terminaison

FIG. 14.4. Muscles digastrique et omo-hyoïdien (vue latérale)

1. mandibule

2. m. digastrique

3. os hyoïde

4. m. omo-hyoïdien

5. scapula

6. processus mastoïde

b) Muscle stylo-hyoïdien

Fusiforme et grêle, il naît du versant postéro-latéral du


processus styloïde de Vos temporal. Il descend en avant
et médialement. Il se termine sur le bord latéral de l’os
hyoïde par un tendon dédoublé qui entoure le tendon
intermédiaire du muscle digastrique.

• Innervation : elle est assurée par le nerf facial (VII).

• Action : il tire l’os hyoïde en arrière et en haut lors de


la déglutition.

c) Muscle génio-hyoïdien

Conique, il naît de l’épine mentonnière de la mandi¬


bule, s’élargit progressivement et se termine sur la face
antérieure du corps de l’os hyoïde. Les deux muscles
sont unis sur la ligne médiane par un mince septum
conjonctif.

• Innervation : elle est assurée par le nerf hypoglosse


(XII).

• Action : il est élévateur de la langue et de l’os hyoïde ;


il est abaisseur de la mandibule.

d) Muscle mylo-hyoïdien (fig. 14.5)

Pair et aplati, les deux muscles sont unis sur la ligne


médiane par un raphé pour former le plancher de la
bouche.

• Origine-ventre : il naît par de courtes fibres tendineu¬


ses sur la ligne mylo-hyoïdienne de la mandibule. Il
se dirige obliquement en bas et en dedans pour s in¬
sérer sur le bord supérieur du corps de 1 os hyoïde.

• Innervation : elle est assurée par le nerf trijumeau (V).

195

TÊTE ET COU : TOPOGRAPHIE/MUSCLES


FIG. 14.5. Muscles du plancher de la bouche (vue supérieure)

1. épine mentonnière

2. m. génio-glosse

3. m. génio-hyoïdien

4. m. mylo-hyoïdien

5. mandibule

6. os hyoïde

7. raphé médian

• Action : il est élévateur de l’os hyoïde, et de la langue ;


il intervient dans le 1 er temps de la déglutition. Il est
abaisseur de la mandibule.

2 | Muscles infra-hyoïdiens

Ils sont innervés par l'anse cervicale du plexus cervical

sauf le muscle thyro-hyoïdien, qui reçoit une branche

du nerf glossopharygien (IX).

a) Muscle sterno-hyoïdien (fig. 14.6)

• Origine : il naît de la face postérieure du manubrium


sternal, du ligament sterno-claviculaire postérieur,
de la partie attenante de la clavicule.

• Ventre : allongé et mince, il est presque vertical et


présente une intersection tendineuse dans sa partie
inférieure.

• Terminaison : sur le corps de l’os hyoïde.

• Action : sa contraction abaisse l’os hyoïde et indirec¬


tement le larynx. Il est inspirateur accessoire.

1 2 3

FIG. 14.6. Muscles du cou (vue antérieure)

1. m. stylo-hyoïdien

2. m. digastrique

3. m. mylo-hyoïdien

4. m. thyro-hyoïdien
5. m. long du cou

6. m. sterno-hyoïdien

7. m. omo-hyoïdien

8. m. crico-thyroïdien

9. m. sterno-thyroïdien

10. m. élévateur de la scapula

11. mm. scalènes ant. et moyen

196

MUSCLES ET ESPACES ANTÉRIEURS DU COU fl]

b) Muscle omo-hyoidien

• Origine-ventre : muscle digastrique grêle, il naît du


bord supérieur de la scapula, en dedans de l’incisure
scapulaire. Il se dirige obliquement en avant, en
dedans et en haut. Il croise le bord postérieur de la
clavicule et la face postérieure des muscles scalè-
nes.

• Terminaison : il se termine sur la partie latérale du


bord inférieur du corps de l’os hyoïde.

• Action : il abaisse l’os hyoïde et indirectement le


larynx. Il tend l’aponévrose du cou grâce aux adhé¬
rences de son tendon intermédiaire.

c) Muscle sterno-thyroïdien

Mince et allongé, il est sous-jacent au sterno-hyoï-


dien.

• Origine-ventre: il naît de la face postérieure du


manubrium sternal et du premier cartilage costal.

Il présente une intersection tendineuse et se dirige en


haut et latéralement.

• Terminaison : sur la ligne oblique du cartilage


thyroïde.

• Action : il fixe et abaisse le cartilage thyroïde.

d) Muscle thyro-hyoïdien

• Origine-ventre : court et aplati, il naît au-dessus de


la ligne oblique du cartilage thyroïdien. Il se dirige
verticalement.

• Terminaison : sur le corps et la racine de la grande


corne de l’os hyoïde.

• Action : lorsqu’il prend son appui sur l’os hyoïde, il


élève le larynx; lorsqu’il prend son appui sur le
cartilage thyroïde, il immobilise l’os hyoïde, et
devient indirectement abaisseur de la mandibule.

C| MUSCLES PROFONDS

Ils sont situés contre le rachis cervical et recouverts par


la lame prévertébrale du fascia cervical.

11 Muscle long du cou (fig. 14.7)

Pair, allongé et multifide, il est constitué de trois par¬


ties, médiale, oblique crâniale et oblique caudale.

a) Origine - terminaison

• La partie médiale unit la face antérieure du corps des


vertèbres C5 à T3 à celle des corps des vertèbres C2
à C4.
• La partie oblique crâniale naît sur les tubercules
antérieurs des processus transverses des vertèbres
cervicales C3 à C5 et se termine sur le tubercule
ventral de l’atlas.

• La partie oblique caudale naît de la face latérale du


corps des trois parties premières vertèbres thoraci¬
ques et se termine sur les processus transverses des
vertèbres C5, C6 et C7.

b) Innervation : elle est assurée par le rameau ventral


des nerfs spinaux cervicaux C2 à C6.

c) Action : sa contraction bilatérale fléchit la colonne


cervicale; sa contraction unilatérale entraîne l’incli¬
naison et la rotation de la tête du même côté.

2 | Muscle long de la tête 2

• Origine-terminaison : presque vertical, il naît du


sommet des tubercules antérieurs des processus
transverses des vertèbres cervicales C3 à C6.

Il se termine sur la face externe de la partie basilaire


de l’os occipital en dehors du tubercule pharyngien.

• Innervation : elle est assurée par l’anse de l’axis et le


3 e nerf spinal cervical.

• Action : sa contraction unilatérale entraîne la rota¬


tion de la tête du même côté. Sa contraction bilaté¬
rale fléchit la tête.

3 | Muscles scalènes 3 (fig. 14.8)

Au nombre de trois, antérieur, moyen et postérieur, ils


sont obliques, en bas, en avant et latéralement.

a) Le muscle scalène antérieur


Il naît des tubercules antérieurs des processus trans¬
verses des vertèbres cervicales C3 à C6. Il se termine sur
le tubercule du muscle scalène antérieur de la 1 TC côte,
en avant du sillon de l’artère subclavière.

2. Ancien. : m. grand droit ant. de la tète.

3. Le muscle scalène accessoire est un muscle inconstant. Il est tendu


de la face antérieure du scalène moyen à la face supérieure de la
l re côte, près de l’insertion du tendon du scalène antérieur. (Dén.
anc. du muscle de Wood et Gilis.)

197
TÊTE ET COU : TOPOGRAPHIE/MUSCLES

FIG. 14.7. Muscles de la face ventrale du rachis cervical

FIG. 14.8. Muscles scalènes (vue antérieure)

1. partie basilaire de l'occipital

2. m. droit ant. de la tète

3. m. droit latéral de la tête

4. m. long de la tête

5. partie crâniale du m. long


du cou

6. partie médiale du m. long


du cou

7. m. scalène moyen

8. partie caudale du m. long


du cou

9. m. scalène ant.

10. m. scalène post.

11. processus transverse


de l'atlas

1. processus transverse de l'axis

2. m. scalène ant.

3. m. scalène moyen

4. m. scalène post.

5. a. subclavière

6. v. subclavière

7. clavicule

b) Le muscle scalène moyen

Il naît des tubercules antérieurs des processus trans¬


verses des vertèbres cervicales C2 à C7. Il se termine sur
la 1 re côte, en arrière du sillon de l’artère subclavière.
c) Muscle scalène postérieur

Il naît des tubercules postérieurs des processus trans¬


verses des vertèbres cervicales C4 à C6. Il se termine sur
le bord supérieur de la 2 e côte.

e) Action

Lorsqu’ils prennent leur point d’appui sur leur origine,


ils sont élévateurs des l rc et 2 e côtes, donc inspirateurs
accessoires.

Lorsqu’ils prennent appui sur leur terminaison, ils sont


fléchisseurs latéraux de la tête. Ils sont fixateurs du
rachis cervical lorsqu’ils se contractent bilatérale¬
ment.

d) Innervation

Elle est assurée par des branches antérieures des nerfs


spinaux cervicaux, C5 et C6 pour le muscle scalène
antérieur, et par les nerfs spinaux C6, C7 et C8 pour les
muscles scalènes moyen et postérieur.

4 | Muscle petit scalène

Muscle inconstant, il naît des processus transverses des


vertèbres cervicales C6 et C7 pour se terminer sur la
l re côte ou sur la coupole pleurale.

198
MUSCLES ET ESPACES ANTÉRIEURS DU COU ^

14.2

FASCIA ET ESPACES DU COU

Les muscles et les viscères du cou sont entourés d’un


tissu conjonctif plus ou moins lâche, formant le fascia
cervical. Il délimite des espaces conjonctifs, permettant
la mobilité des muscles et des viscères au cours de la
déglutition et des mouvements cervicaux.

A | FASCIA CERVICAL

Le fascia cervical est complexe et constitué de trois lames,


disposées en trois plans : la lame superficielle, la lame
prétrachéale, et la lame prévertébrale (fig. 14.9).

5 4 3 2 1 20

32 33 34 35

28

29

30

31

FIG. 14.9. Coupe transversale du cou au niveau de C7 (schématique)

1. la m e prétrachéale musculaire
(feuillet post.)

2. lame superficielle du fascia


cervical

3. m. sterno-hyoïdien

4. m. sterno-thyroïdien

5. m. sterno-cléido-mastoïdien
6. lame prétrachéale musculaire
(feuillet ant.)

7. lame prétrachéale viscérale


(fascia thyroïdien)

8. m. omo-hyoïdien

9. lame prétrachéale musculaire

10. lame prétrachéale viscérale


(fascia bucco-pharyngien)

11. lame prévertébrale

12. m. long du cou

13. fascia cervical

14. m. scalène ant.

15. mm. scalènes moyen et post.

16. m. longissimus du cou

17. m. trapèze

18. m. élévateur de la scapula

19. m. splénius

20. v. jugulaire ant.

21. trachée

22. thyroïde

23. œsophage et n. récurrent

24. parathyroïde

25. v. jugulaire latérale

26. a. carotide commune,

v. jugulaire interne, n. vague

27. lymphonœuds cervicaux

28. ganglion cervical inf.

29. n. phrénique

30. a. et v. vertébrales
31. plexus brachial

32. mm. dentelé postéro-supérieur


et rhomboïde

33. mm. semi-épineux

34. mm. multifides

35. lig. nucal

199
TÊTE ET COU : TOPOGRAPHIE/MUSCLES

11 La lame superficielle 4

La lame superficielle du fascia cervical, située sous la


peau et le platysma, prolonge le ligament nucal, engaine
les muscles trapèze en arrière, et sterno-cléido-mastoï¬
dien latéralement; elle fusionne en avant avec son
homonyme contro-latéral.

a) En haut

Elle s’insère sur la ligne nucale supérieure, le processus


mastoïde, le cartilage du méat acoustique, l’arcade
zygomatique, le bord inférieur du corps de la mandi¬
bule et le corps de l’os hyoïde. Elle se continue avec les
fascias massétérique et parotidien.

La lame superficielle et le fascia parotidien sont séparés


par un épaississement partant de l’angle mandibulaire,
la bandelette mandibulaire.

b) En bas

Elle se fixe sur la face supérieure de la clavicule, l’acro-


mion, le bord postérieur de l’épine de la scapula, et les
bords antérieur et postérieur de l’incisure jugulaire
après s’être divisée en deux feuillets qui limitent Y espace
supra-sternal. Cet espace contient l’arcade veineuse
jugulaire et un lymphonœud inconstant.

2 | La lame prétrachéale 5

Elle est mince, complexe et constituée de deux parties,


les lames prétrachéales musculaire et viscérale.

a) La lame prétrachéale musculaire

Annexée aux muscles infra-hyoïdiens, elle s’attache en


haut à l’os hyoïde, en bas au bord postérieur de l’inci-
sure jugulaire et à la clavicule. Elle se subdivise en deux
lames, antérieure et postérieure :

• la lame antérieure engaine les muscles omo-hyoï-


dien et sterno-hyoïdien, puis adhère en avant, sur la
ligne médiane, à la lame superficielle du fascia cervi¬
cal;

• la lame postérieure engaine les muscles sterno-


thyroïdien et thyro-hyoïdien. Elle fusionne avec la
lame prétrachéale viscérale.

b) La lame prétrachéale viscérale (fig. 14.10)

Elle engaine les viscères du cou, et elle est constituée du


fascia thyroïdien et du fascia bucco-pharyngien.

4. Ancien. : aponévrose cervicale superficielle.

5. Ancien. : fascia de Porter, aponévrose cervicale moyenne.

• Le fascia thyroïdien. Il recouvre la glande thyroïde et


les glandes parotidiennes qui sont situées contre la
capsule thyroïdienne. Au niveau de l’isthme :

- en haut, il se prolonge parfois sur le lobe pyramidal


et le muscle élévateur de la glande thyroïde jusqu’à
l’os hyoïde ;

- en bas, il se continue avec la lame thyropéricar-


dienne qui accompagne la veine thyroïdienne infé¬
rieure pour se confondre avec la gaine de la veine

10 If

11 \\

17

13_ L

h_ _Zqj |

FIG. 14.10. Fascias du cou. Coupe sagittale médiane


de la bouche et du cou

1. fascia pharyngo-basilaire

2. mm. constricteurs du pharynx

3. fascia bucco-pharyngien

4. espace rétro-pharyngien

5. ligament longitudinal ant.

6. espace rétro-œsophagien
7. œsophage

8. bifurcation trachéale

9. cartilage thyroïde

10. lame superficielle

11. lame prétrachéale

12. isthme thyroïdien

13. lame thyro-péricardique

14. espace supra-sternal

15. loge thymique

16. v. brachio-céphalique gauche

17. tronc brachio-céphalique

18. péricarde

19. a. pulmonaire

200
MUSCLES ET ESPACES ANTÉRIEURS DU COU

brachio-céphalique gauche et atteindre le péri¬


carde;

- en arrière, il adhère aux deuxième, troisième et qua¬


trième cartilages trachéaux.

• Le fascia bucco-pharyngien. Il recouvre la face

dorsale des muscles constricteurs du pharynx et de

la couche musculaire de l’oesophage cervical.

- En haut, il fusionne avec le fascia pharyngo-basi-


laire 6 . Il se fixe à la base du crâne et sur le raphé
ptérygo-mandibulaire.

- Latéralement, il recouvre le muscle buccinateur.

- En bas, il se continue avec le fascia oesophagien tho¬


racique.

- En arrière, il est uni à la lame prévertébrale par deux


lamelles conjonctives sagittales, les lamelles pha-
ryngo-prévertébrales 7 .

3 | La lame prévertébrale (fig. 14.11)

Elle adhère au ligament longitudinal antérieur, recou¬


vre les muscles prévertébraux, scalènes, élévateur de la
scapula et petit rhomboïde, et se fixe au ligament nucal.
Elle engaine l’artère subclavière et le plexus brachial,
situés en arrière du muscle scalène antérieur. Elle forme
sous la clavicule la gaine axillaire.

Elle est séparée du fascia bucco-pharyngien par l'espace


rétro-pharyngien qui se prolonge par Vespace rétro-œso¬
phagien.

B | GAINE CAROTIDIENNE 8

La gaine carotidienne est une enveloppe fibreuse com¬


mune à l’artère carotide commune, à la veine jugulaire
interne et au nerf vague. Ces trois éléments sont sépa¬
rés entre eux par des septums fibreux. Elle adhère aux
lames prétrachéale et prévertébrale du fascia cervical.

C | ESPACE PÉRIPHARYNGIEN (fig. 14.12


et 14.13)

Il est compris entre le fascia bucco-pharyngien et la


lame prévertébrale du fascia cervical. Il est subdivisé
par deux lames sagittales, les lames pharyngo-préver-
tébrales, en trois espaces, rétro-pharyngien et latéro-
pharyngiens.

FIG. 14.11. La lame prévertébrale (en vert)

1. m. droit latéral de la tête

2. m. sterno-cléido-mastoïdien

3. m. scalène moyen

4. trapèze

5. m. scalène post.

6. gaine axillaire

7. m. droit ant. de la tète

8. m. long de la tête

9. m. long du cou

10. troncs du plexus brachial

11. m. scalène ant.

11 L'espace rétro-pharyngien

Cet espace étroit, situé entre le pharynx et la colonne


vertébrale, contient du tissu conjonctif lâche, les lym-
phonœuds rétropharyngiens, l’artère pharyngienne
ascendante et des plexus veineux.

Il se continue en bas par l’espace rétro-œsophagien


jusqu’au médiastin supérieur.

_ _ C’est la voie de diffusion des collections cervicales

6. Parties supéro-latérales fibreuses du m. constricteur supérieur du vers le


thorax,

pharynx (voir pharynx).

7 - Ancien. : septums sagittaux de Charpy.

8 - Gaine vasculaire du cou.

201
TÊTE ET COU : TOPOGRAPHIE/MUSCLES

FIG. 14.12A. Fascia cervical (FC)


et régions antérieures du cou

(coupe transversale schématique)

A. espace viscéral

B. espace latéral du cou

C. espace rétropharyngien (rétro-


œsophagien)

1. lame superficielle du FC

2. lame prétrachéale musculaire (feuillet


ant.)

3. lame prétrachéale viscérale

4. lame prétrachéale musculaire

5. gaine carotidienne

6. lame prévertébrale

7. lame pharyngo-prévertébrale

8. lig. longitudinal ant.

9. lame prétrachéale musculaire (feuillet


post.)

10. platysma

FIG. 14.12B. Lames du fascia


cervical (FC)
Bleu : lame superficielle du FC
Vert : lame prétrachéale musculaire
du FC

Rouge : lame prétrachéale viscérale


du FC

Orange : lame prévertébrale du FC

1. fascia thyroïdien

2. fascia bucco-pharyngien

FIG. 14.12C. Espace viscéral cervical ouvert (vue antérieure)

1. lame prévertébrale

2. gaine carotidienne

3. lame prétrachéale viscérale ouverte

4. lame thyro-péricardique

2 | L'espace latéro-pharyngien

Chaque espace latéropharyngien, étendu et complexe,

est de forme prismatique triangulaire.

• Sa paroi médiale est formée de la lame pharyngo-


prévertébrale et de la paroi latérale du pharynx.

• Sa paroi latérale est constituée de la branche de la


mandibule recouverte des muscles masséter et
ptérygoïdien médial.

• Sa paroi postérieure est représentée par la lame


prévertébrale du fascia cervical.

• Sa paroi supérieure est formée par la face inférieure


de la partie pétro-tympanique du temporal.

• Sa paroi inférieure correspond au plan horizontal


passant par le bord inférieur de la mandibule.

L’espace latéro-pharyngien est subdivisé par le

diaphragme stylien en deux régions, l’espace préstylien,

antéro-latéral, et l’espace rétrostylien, postéro-médial.


202

MUSCLES ET ESPACES ANTÉRIEURS DU COU ^

FIG. 14.13. Espace péripharyngien


(coupe transversale passant par l'atlas)

Cartouche :

A. région pa raton si liai re

B. région parotidienne

C. région rétro-stylienne

D. région rétro-pharyngienne

1. m. buccinateur
2. corps adipeux de la bouche

3. raphé ptérygo-mandibulaire

4. conduit parotidien

5. tendon du m. temporal

6. m. masséter

7. n. lingual

8. a. et n. alvéolaires inf.

9. m. pterygoïdien médial

10. m. stylo-glosse

11. lig. sphéno-mandibulaire

12. lig. stylo-mandibulaire

13. lig. stylo-hyoïdien

14. a. carotide externe

15. v. rétro-mandibulaire

16. parotide

17. m. digastrique

18. m. sterno-cléido-mastoïdien

19. m. splénius de la tête

20. m. longissimus de la tête

21. m. stylo-hyoïdien

22. v. jugulaire interne

23. sympathique cervical

24. m. palato-glosse

25. tonsille palatine

26. m. pharyngo-glosse

27. m. constricteur sup.

du pharynx et fascia bucco-


pharyngien
28. m. stylo-pharyngien

29. m. laryngé sup.

a) Le diaphragme stylien

Ce septum, oblique en bas et médialement, est consti¬


tué du processus styloïde, du ventre postérieur du mus¬
cle digastrique, des muscles stylo-hyoïdien, stylo-pha¬
ryngien et stylo-glosse, des ligaments stylo-hyoïdien et
stylo-niandibulaire, et du fascia qui les unit. Il se fixe :

• en avant , au fascia bucco-pharyngien;

• en arrière, au fascia du muscle sterno-cléido-


mastoïdien;

• en haut , au processus mastoïde, à la partie pétro-


tympanique du temporal, en avant du foramen
carotidien;

• en bas , à Vos hyoïde.

b) Vespace préstylien

Il comprend trois régions communiquant entre elles :


les régions parotidienne, para-tonsillaire et subman-
dibulaire.

203
TÊTE ET COU : TOPOGRAPHIE/MUSCLES

FIG. 14.14. Régions préstylienne et infratemporale (avec résection de la mandibule


et ablation de la parotide et des mm. ptérygoïdiens)

1. lig. tympano-mandibulaire

2. lig. sphéno-mandibulaire

3. n. facial

4. m. stylo-glosse

5. m. stylo-pharyngien

6. lig. stylo-hyoïdien

7. m. stylo-hyoïdien

8. lig. stylo-mandibulaire

9. m. digastrique

10. m. sterno-cléido-mastoïdien

11. a. et v. temporales superficielles,


n. auriculo-temporal

12. foramen épineux, a. méningée


moyenne

13. foramen ovale, n. V3

14. partie criblée du fascia


ptérygo-mandibulaire

15. lig. ptérygo-épineux

16. n. maxillaire, ganglion ptérygo-


pa latin

17. a. maxillaire

18. conduit parotidien

19. fascia et lig. ptérygo-


mandibulaire

20. m. buccinateur

21. a. et v. faciales

22. m. masséter

23. bandelette mandibulaire

• La région parotidienne (fig. 14.14 et 14.15)

- Elle est prismatique triangulaire.

—> Sa paroi antérieure est constituée de la branche de


la mandibule, des muscles masséter et ptérygoï-
dien médial.

—► Sa paroi postéro-médiale est formée par le


diaphragme stylien et le muscle sterno-cléido-
mastoïdien.

—► Sa paroi latérale est limitée par le plan cutané.

- Elle contient la glande parotide, l’artère carotide


externe, la veine rétromandibulaire et le nerf facial
(VII).

- Elle communique en avant, avec la région para-


tonsillaire, et en bas, avec la région submandibu-
laire.

204
MUSCLES ET ESPACES ANTÉRIEURS DU COU ^

1 2 3 4 5 6

11

12

13

14

15

16

17

18

19

10 9

FIG. 14.15. Espace latéro-pharyngien (après résection de la parotide et de la


branche de la mandibule, et ablation du fascia ptérygo-
mandibulaire)

1. fascia pharyngo-basilaire

2. lig. sphéno-mandibulaire

3. m. élévateur du voile du palais

4. m. ptérygoïdien médial
5. m. tenseur du voile du palais

6. m. ptérygoïdien latéral

7. conduit parotidien

8. m. buccinateur

9. a. et v. faciales

10. raphé ptérygo-mandibulaire

11. a. carotide interne

12. m. constricteur sup.


du pharynx

13. n. facial (VII)

14. diaphragme stylien

15. parotide

16. m. masséter

17. m. digastrique

18. bandelette mandibulaire

19. m. sterno-cléido-mastoïdien

• La région paratonsillaire y

- Elle est étroite et limitée :

—> en avant, par le raphé ptérygo-mandibulaire ;

-* médialement, par les muscles tenseur du voile du


palais et constricteur supérieur du pharynx,
recouverte du fascia bucco-pharyngien, qui la
sépare de la tonsille palatine;

—► latéralement, par le muscle ptérygoïdien médial


et le fascia ptérygo-mandibulaire.

- Elle est traversée verticalement par l’artère palatine


ascendante et le nerf glossopharyngien (IX).

- Elle communique en bas avec la région submandibu-


laire.

9. Ancien. : région para-amygdalienne de Gilis, sous-parotidienne de


Sebileau.
205

TÊTE ET COU : TOPOGRAPHIE/MUSCLES

FIG. 14.16. Coupe frontale du pharynx (vue antérieure)

1. m. temporal 8. a. faciale

2. m. tenseur du voile du palais 9. espace et glande

3. cartilage auditif submandibulaires

4. m. élévateur du voile du palais 10. os hyoïde

5. m. masséter 11. vers l'œsophage

6. espace para-tonsillaire 12. lames superficielle et

7. m. ptérygoïdien médial prétrachéale du fascia cervical

• La région submandibulaire (fig. 14.16)

Loge de la glande submandibulaire, elle est prismatique

triangulaire.
-Sa paroi supéro-latérale est formée par le muscle
ptérygoïdien médial et la face médiale de l’angle de
la mandibule.

Contre la mandibule, l’artère faciale effectue une


courbe avant de contourner son bord inférieur.

-Sa paroi inféro-latérale est constituée de la lame


superficielle du fascia cervical et de la peau.

-Sa paroi médiale est limitée par le diaphragme


stylien, l’os hyoïde et les muscles hyo-glosse et mylo-
hyoïdien.

13. tonsille pharyngienne

14. m. ptérygoïdien latéral

15. a. maxillaire

16. m. constricteur du pharynx et


fascia bucco-pharyngien

17. n. alvéolaire inf.

18. m. palato-pharyngien

19. tonsille palatine

20. m. stylo-glosse

21. m. stylo-hyoïdien

22. m. digastrique

23. épiglotte

24. aditus laryngé

Le muscle digastrique limite sur le muscle hyoglosse


deux triangles, infra et supra-digastriques
(fig. 14.17):

—► le triangle infra-digastrique submandibulaire 10 est


limité par le ventre postérieur du digastrique, en
haut et en avant, le bord postérieur du muscle
hyo-glosse, en arrière, et la grande corne de l’os
hyoïde, en bas. 11 répond en superficie au nerf
hypoglosse et à la veine linguale, et, en profondeur,
à l’artère linguale;

—► le triangle supra-digastrique submandibulaire 11 est


limité par le tendon intermédiaire du digastrique,

10. Ancien. : triangle de Béclard.


11. Ancien. : triangle de Pirogoff.

206

MUSCLES ET ESPACES ANTÉRIEURS DU COU

FIG. 14.17. Triangles infra-digastrique (A)


et supra-digastrique (B)

1. m. digastrique
2. m. stylo-hyoïdien

3. m. stylo-glosse

4. a. et v. faciales

5. m. hyo-glosse

6. m. mylo-hyoïdien

7. n. hypoglosse

8. a. linguale

9. n. vague, a. carotide commune, v. jugulaire int.

10. a. thyroïdienne sup.

11. m. thyro-hyoïdien

12. m. omo-hyoïdien

13. m. sterno-hyoïdien

en bas, le bord postérieur du muscle mylo-hyoï¬


dien, en avant, et le nerf hypoglosse, en haut. Il
répond en superficie à la veine linguale, et, en pro¬
fondeur, à l’artère linguale.

c) L’espace rétrostylien

Il est limité, latéralement et en avant, par le diaphragme


stylien, médialement et en arrière, par le fascia bucco-
pharyngien, la lame pharyngo-prévertébrale et la lame
prévertébrale du fascia cervical.

Il se continue en bas avec la région carotidienne. Il

contient :

• l’artère carotide interne, située près du pharynx;

• la veine jugulaire interne, postéro-latérale à l’ar¬


tère;

• le nerf pneumogastrique, en arrière de l’artère;

• les nerfs glosso-pharyngien, hypoglosse et acces¬


soire, latéraux à l’artère et à la veine;

• le ganglion cervical supérieur, plaqué contre la lame


prévertébrale.

207
TÊTE ET COU : TOPOGRAPHIE/MUSCLES

14.3

COUPES PRINCIPALES DE LA TÊTE

ET DU COU (fig. 14A8, 14A9 , J4.20 et 1421±

FIG. 14.18. Coupe transversale de la tête et du cou au niveau


de l'articulation occipito-atloïdienne

A. niveau de la coupe

B. coupe TDM axiale (cliché Dr T. Diesce)

C. coupe anatomique. Principales structures (vue supérieure)

208

MUSCLES ET ESPACES ANTÉRIEURS DU COU


1 29

38

39

40

41

42

43

1 élévateur de la lèvre sup. et


de l'aile du nez

2 mm . petit et grand
zygomatiques

3 n . alvéolaire sup.

4 a> palatine descendante,


n . palatin

5 m . temporal

6. m . masséter

7 m> ptérygoïdien latéral

8. a. maxillaire

g ptérygoïdien médial

10 m. élévateur du voile du palais

11. glande parotide

12. m. stylo-glosse

13. espace rétro-pharyngien

14. m. stylo-hyoïdien

15. m. long de la tête

16. m. digastrique

17. m. droit ant.

18. m. longissimus de la tète

19. m. splénius de la tête


20. m. droit lat.

21. m. sterno-cléido-mastoïdien

22. m. oblique sup. de la tête

23. m. grand droit post. de la tète

24. m. semi-épineux de la tête

25. n. grand occipital

26. trapèze

27. m. petit droit post. de la tête

28. lig. nucal

29. cartilage septal

30. vomer

31. cornet nasal inf.

32. sinus maxillaire

33. uvule palatine

34. pharynx

35. n. mandibulaire

36. a. et v. alvéolaires inf.

37. a. méningée moyenne et


n. auriculo-temporal

38. n. glosso-pharyngien

39. a. carotide int.

40. n. facial

41. n. vague

42. v. jugulaire int

43. a. occipitale

44. n. accessoire

45. n. hypoglosse

46. nn. carotide int et jugulaire

47. membrane atlanto-occipitale


ant.
48. lig. atlanto-axoïdien accessoire

49. lig. de l'apex de la dent et


transverse

50. membrana tectoria

51. tonsille cérébelleuse

52. os occipital

53. a. vertébrale et n. accessoire

209
TÊTE ET COU : TOPOGRAPHIE/MUSCLES

FIG. 14.19. Coupe transversale de la tête et du cou au niveau


de C2

A. niveau de la coupe

B. coupe TDM axiale (cliché Dr T. Diesce)

C. coupe anatomique. Principales structures (vue supérieure)

210

MUSCLES ET E S PACES ANTÉRIEURS DU COU ^

1. platysma

2. corps de la mandibule

3. glande sublinguale

4. a. et v. faciales

5. a., v. et n. alvéolaires inf.

6. m. masséter

7. m. mylo-hyoïdien

8. m. pterygoïdien médial
9. glande submandibulaire

10. m. palato-glosse

11. m. palato-pharyngien

12. m. stylo-glosse

13. m. constricteur du pharynx

14. m. digastrique

15. m. stylo-pharyngien

16. espace rétro-pharyngien

17. lame prévertébrale du fascia


cervical, m. long du cou

et de la tète

18. m. sterno-cléido-mastoïdien

19. m. scalène moyen

20. m. droit ant. de la tête

21. m. ilio-costal

22. m. droit latéral de la tête

23. m. élévateur de la scapula

24. m. splénius de la tête


et du cou

25. m. oblique inf. de la tête

26. m. semi-épineux de la tête

27. m. grand droit post. de la tête

28. m. trapèze

29. lig. nucal

30. septum lingual

31. m. génio-glosse

32. a. linguale

33. n. lingual

34. m. hyo-glosse

35. a. et n. mylo-hyoïdiens
36. oro-pharynx

37. tonsille palatine

38. lig. stylo-hyoïdien

39. v. rétromandibulaire

40. a. carotide ext.

41. n. facial

42. n. glosso-pharyngien

43. n. hypoglosse

44. n. laryngé sup.

45. v. jugulaire int.

46. n. accessoire

47. n. vague

48. a. carotide int.

49. ganglion cervical sup.

50. a. vertébrale

51. a. cervicale profonde

52. n. spinal C2

211
TÊTE ET COU : TOPOGRAPHIE/MUSCIES

FIG. 14.20. Coupe transversale du cou au niveau de C5

A. niveau de la coupe

B. coupe TDM axiale (cliché Dr T. Diesce)

C. coupe anatomique. Principales structures


(d'après E. Pernkopf. Vue supérieure)

MUbULtb tl tOrA^CO AIN I CMEUIW

24 25

1. fente de la glotte

2. m. sterno-hyoïdien
3. cartilage thyroïdien

4. m. thyro-hyoïdien

5. m. omo-hyoïdien

6. v. jugulaire ant.

7. platysma

8. m. sterno-thyroïdien

9. m. sterno-cléido-mastoïdien

10. cartilage aryténoïde

11. espace cervical latéral

12. m. constricteur inf. du pharynx

13. espace rétro-pharyngien

14. m. scalène ant.

15. mm. longs de la tète et du cou

16. v. jugulaire latérale

17. m. scalène moyen

18. m. scalène post.

19. m. élévateur de la scapula

20. m. longissimus du cou


et de la tête

21. m. splénius de la tête


et du cou

22. m. semi-épineux de la tête

23. m. trapèze

24. m. multifide

25. m. semi-épineux du cou

26. lig. nucal

27. membrane thyro-hyoïdienne

28. lig. vocal

29. m. vocal
30. m. thyro-aryténoïdien latéral

31. m. aryténoïdien transverse

32. a. et n. laryngés sup. (r. int.)

33. récessus piriforme

34. a. thyroïdienne sup.

35. n. laryngé sup. (r. ext.)

36. a. carotide commune

37. tronc sympathique cervical

38. n. vague

39. v. jugulaire int.

40. nœud lynphatique cervical

41. n. phrénique et a. cervicale


ascendante

42. n. accessoire

43. n. spinal C5

44. a. et v. vertébrales

45. a. et v. cervicales profondes

46. plexus veineux vertébral ext.

47. plexus veineux vertébral int.

213
TÊTE ET COU : TOPOGRAPHIE/MUSCLES

FIG. 14.21. Coupe transversale de la tête et du cou au niveau


de C7

A. niveau de la coupe

B. coupe TDM axiale (cliché Dr T. Diesce)

C. coupe anatomique. Principales structures

(d'après E. Pernkopf. Vue supérieure)

214

MUSCLES ET ESPACES ANTERIEURS DU COU H J


1. lame superficielle du fasria
cervical

2. v. thyroïdienne ima

3. m. sterno-hyoïdien

4. m. sterno-thyroïdien

5. v. jugulaire ant.

6. glande thyroïde

7. m. sterno-cleido-mastoïdien

8. platysma

9. m. omo-hyoïdien

10. espace latéral du cou

11. espace rétro-œsophagien

12. m. long du cou

13. m. scalène ant.

14. r. ventral, n. cervical C6

15. m. scalène moyen

16. m. scalène post.

17. r. dorsal, n. cervical C8

18. m. ilio-costal

19. m. élévateur de la scapula

20. m. trapèze

21. m. semi-épineux de la tète

22. m. splénius

23. m. longissimus du cou

24. m. dentelé postéro-sup.

25. m. rhomboïde

26. m. semi-épineux du cou

27. m. multifide
28. lame prétrachèale musculaire

29. lame prétrachéale viscérale

30. trachée

31. œsophage

32. n. récurrent et a. thyroïdienne


inf.

33. parathyroïde inf.

34. r. cardiaque sup.

35. racine sup. de l'anse cervicale

36. carotide int.

37. v. jugulaire int.

38. n. vague

39. ganglion cervical inf.

40. n. phrénique

41. a. et v. vertébrales

42. r. ventral, n. cervical C7

43. lame prévertebrale

44. n. accessoire

45. plexus veineux vertébral ext.

215
SECTION V

TETE ET COU

VAISSEAUX
ET NERFS
1

FIG. 15.1. Artères du cou (vue latérale)

1. a. ophtalmique

12. a. pharyngienne ascendante

22. a. subclavière

33. a. palatine ascendante

2. a. cérébrale ant.

13. a. carotide interne et sinus

23. sinus caverneux

34. a. faciale

3. a. cérébrale moyenne

carotidien

24. a. sphéno-palatine

35. a. linguale

4. aa. temporales profondes

14. a. vertébrale

25. a. infra-orbitaire

36. a. carotide ext.

5. a. communicante post.

15. a. cervicale ascendante

26. a. alvéolaire postéro-sup.

37. a. thyroïdienne sup.

6. a. cérébrale post.

16. a. laryngée inf.

27. a. buccale

38. r. crico-thyroïdien

7. a. cérébelleuse sup.

17. a. thyroïdienne inf.


28. a. massétérique

39. a. carotide commune

8. a. labyrinthique

18. a. transverse du cou

29. a. maxillaire

40. tronc brachio-céphalique

9. a. basilaire

19. a. cervicale profonde

30. a. alvéolaire inf.

41. a. thoracique int.

10. a. cérébelleuse antéro-inf.

20. a. intercostale suprême

31. a. méningée moyenne

42. a. supra-scapulaire

11. a. occipitale

21. a. scapulaire dorsale

32. a. temporale superficielle


15

Artères de la tête et du cou

Les artères de la tête et du cou proviennent des artères carotides communes et


subclavières
(fig. 15.1 et 15.2).

L exploration des artères du cou par écho-doppler, en particulier, est impérative


en présence de tout signe
neurologique ou otologique évoquant une ischémie, une thrombose ou une hypertension
artérielles.

FIG. 15.2. Artères principales de la tête

et du cou (vue latérale droite)

a. a. carotide ext. droite

b. a. carotide int. droite

c. a. carotide commune droite

d. a. carotide commune gauche

1. a. faciale

2. a. thyroïdienne sup.

3. a. carotide commune

4. a. temporale superficielle

5. a. maxillaire

6. a. auriculaire post.
7. a. occipitale

8. a. pharyngienne ascendante

9. a. linguale

10. a. cervicale profonde

11. a. cervicale ascendante

12. a. vertébrale

13. tronc brachio-céphalique

_ I

_ a
_ 2

_ 3
_ c

219
TÊTE ET COU : VAISSEAUX ET NERFS

15.1

DÉVELOPPEMENT DES ARTÈRES CERVICALES

Au cours de la 4 e semaine du développement, le bulbe


cardiaque se prolonge par une dilatation, le sac aortique.
Du sac aortique partent de chaque côté de l’extrémité
crâniale deux aortes, ventrale et dorsale, unies par des
arcs aortiques destinés aux arcs branchiaux (fig. 15.3).
Du sac aortique naissent aussi les artères pharyngiennes
ventrales.

A | ÉVOLUTION DES ARCS AORTIQUES

Les deux premiers arcs aortiques disparaissent lorsque


le sixième arc se développe.

11 Les troisièmes arcs aortiques (fig. 15.4)

La partie dorsale de chacun de ces arcs donne une artère


stapédienne , qui passe à travers la base du stapès.

Elle se divise en trois branches, mandibulaire, maxil¬


laire et supra-orbitaire, qui s’anastomosent avec une
artère pharyngienne ventrale.

3 4

FIG. 15.3. Développement des artères du cou (embryon de 5 s.)


Disposition des arcs aortiques (en pointillés : arcs éphémères)

1 er arc aortique

6. 6* arc aortique

2* arc aortique et

7. aortes dorsales

a. stapédienne

8. a. pulmonaire

3 e arc aortique
9. sac aortique

4* arc aortique

10. tronc cœliaque

5 e arc aortique

11. cœur sigmoïde

6
7

5 1

FIG. 15.4. Origine des principales artères du cou

A. disposition générale

B. diagramme d'évolution

C. diagramme d'évolution des aa. stapédienne et carotide ext.

1. a. stapédienne

2. a. carotide int.

3. a. pharyngienne ventrale

4. sac aortique
5. a. supra-orbitaire

6. a. maxillaire

7. a. mandibulaire

8. a. carotide ext.

9. a. méningée moyenne

10. a. carotico-tympanique

L’artère stapédienne disparaît partiellement chez le


foetus. Son vestige constitue l’artère carotico-tympa-
nique, branche de la carotide interne.

220
ARTERES DE LA TETE ET DU COU

FIG. 15.5. Évolution des arcs aortiques (en pointillés : parties éphémères)

1. aorte dorsale droite

2. n. vague droit

3. sac aortique

4. n. laryngé récurrent droit

5. a. pulmonaire droite

6. a. dorsale fusionnée

7. n. vague gauche

8. a. stapédienne

9. arcs aortiques

10. n. laryngé récurrent gauche

11. tronc artériel

12. proentéron

13. aa. intersegmentaires

14. a. carotide int. droite

15. a. carotide ext. droite

16. a. subclavière droite

17. a. carotico-tympanique

18. aorte thoracique

19. canal artériel

20. a. pulmonaire gauche

21. a. carotide commune droite

22. a. vertébrale droite


23. lig. artériel

221

TÊTE ET COU : VAISSEAUX ET NERFS


|

2 | Les quatrièmes arcs aortiques (fig. 15.5)

a) Delà partie proximale du quatrième arc émerge


une artère carotide externe, qui incorpore l’artère pha¬
ryngienne ventrale et ses branches anastomotiques avec
l’artère stapédienne. La partie proximale de l’artère
supra-orbitaire devient alors l’artère méningée
moyenne.

b) Le quatrième arc aortique gauche forme la partie


moyenne de l’arc aortique.

c) Le quatrième arc aortique droit donne la partie


proximale de l’artère subclavière droite. La partie distale
de la subclavière droite dérive de l’aorte dorsale droite
et de la septième artère intersegmentaire droite.

3 | Les cinquièmes arcs aortiques

Ils sont peu développés, voire absents.

4 | Les sixièmes arcs aortiques

a) Le sixième arc aortique gauche donne la partie


proximale de l’artère pulmonaire gauche et le canal
artériel.

Le canal artériel est un shunt artériel unissant l’artère


pulmonaire droite à l’aorte. À la naissance, il s’obstrue
et se transforme en ligament artériel.

b) Le sixième arc aortique droit donne la partie proxi¬


male de l’artère pulmonaire droite; la partie distale
dégénère.

La disparition du cinquième arc et de la partie distale


du sixième arc aortique droit explique le contourne¬
ment de l’artère subclavière droite par le nerf récurrent
droit, alors que le nerf récurrent gauche contourne le
canal artériel.

B | MALFORMATIONS

Les malformations aortiques sont nombreuses et com¬


plexes, et s’accompagnent de malformations des artè¬
res cervicales.

Ainsi les origines du tronc brachio-céphalique et des


carotides internes et externes, peuvent être commu¬
nes.

L’artère subclavière droite peut naître du côté gauche


et être rétro-œsophagienne, comme l’arc aortique
(fig. 15.6).

FIG. 15.6. Artère subclavière


droite rétro-œsophagienne

1. a. carotide commune droite

2. a. subclavière droite

3. a. carotide commune gauche

4. a. subclavière gauche

5. a. thoracique

7.22

ARTERES DE LA TETE ET DU COU |g

15.2

ARTÈRES CAROTIDES COMMUNES '

Les artères carotides communes droite et gauche sont


les artères principales du cou, de la face, et de la partie
antérieure du cerveau.

La compression du sinus carotidien peut entraîner


une chute du rythme du pouls ou de la tension
artérielle.

Le terme « carotide » provient du grec karôtis (« du


sommeil ») de karoun , « assoupir », car les Grecs
avaient constaté que la compression des carotides
provoquait, soit un sommeil profond, soit un état
d’inconscience.

Les obstructions pathologiques des carotides peu¬


vent être à l’origine de troubles de la conscience.

A | ORIGINE-TERMINAISON

La carotide commune gauche naît de la convexité de l’arc


aortique (fig. 15.7).

La carotide commune droite , branche terminale du


tronc brachio-céphalique, naît à la base du cou.
Chaque carotide commune se termine en artères caro¬
tides externe et interne au niveau de l’horizontale pas¬
sant par le bord supérieur du cartilage thyroïde.

B | CALIBRE

Il est d’environ 9 mm avec, à sa partie terminale, une


dilatation, le sinus carotidien.

C I TRAJET ET RAPPORTS

L’artère carotide commune se projette sur une ligne


unissant l’articulation sterno-claviculaire et un point
situé en arrière du col de la mandibule. Cette projection
passe par la dépression séparant l’angle de la mandibule
et le processus mastoïde (fig. 15.8 et 15.9).

11 Dans le thorax

Seule y chemine Y artère carotide commune gauche qui


répond (fig. 15.10):

• en avant , à la veine brachio-céphalique gauche, au


thymus ou son vestige;

• en arrière , à l’œsophage, au nerf laryngé inférieur, à


l’artère subclavière gauche, au nerf cardiaque cervi¬
cal supérieur et au conduit thoracique;

• à droite , au tronc brachio-céphalique et à la


trachée ;

• à gauche , aux nerfs vague et phrénique gauches, et à


la plèvre.

1. Ancien. : a. carotide primitive.

FIG. 15.7. Angiographie sélective


(clichés Dr J. Drouineau)

A. cliché de profil gauche

B. cliché de face

1. a. carotide commune droite

2. a. vertébrale droite

3. a. thoracique int. droite

4. tronc brachio-céphalique

5. arc aortique

6. a. subclavière gauche

7. a. carotide commune gauche

223

TÊTE ET COU : VAISSEAUX ET NERFS

FIG. 15.8 Origine et trajet des artères carotides communes I FIG. 15.9. Palpation
de l'artère subclavière dans le triangle

(artériographie). Anatomie de surface : direction des | subclavier (B) et de la


carotide commune (A)

vaisseaux du cou
1. col de la mandibule

2. aa. carotides

3. v. jugulaire int.

4. v. jugulaire ext.

5. a. subclavière

FIG. 15.10. Artères carotides


communes dans le thorax (vue
antérieure)

1. n. vague droit

2. nn. cardiaques cervicaux sup. (X)

3. tronc thyro-cervical

4. a. vertébrale

5. conduit lymphatique droit

6. v. thyroïdienne inf.

7. v. thoracique int. droite

8. v. brachio-céphalique droite

9. v. brachio-céphalique gauche

10. lymphonœuds trachéo-bronchiques

11. œsophage

12. v. cave sup.

13. aorte

14. glande thyroïde

15. n. phrénique gauche

16. conduit thoracique

17. v. jugulaire int.

18. a. et v. subclavières

19. nn. vague et laryngé récurrent gauche

20. lig. artériel

21. ganglion cardiaque

22. tronc pulmonaire


224

ARTÈRES DE LA TÊTE ET DU COU B

2 | Dans le cou (fig. 15.11)

Les carotides communes droite et gauche répon¬


dent :

• en avant , au muscle sterno-cléido-mastoïdien et au


ventre supérieur du muscle omo-hyoïdien ;

• en arrière , aux muscles pré-vertébraux, au tronc


sympathique et à l’artère thyroïdienne inférieure.

À gauche, elle répond à la crosse du conduit thoraci¬


que :

• médialement , à la trachée, à l’œsophage, au larynx et


au lobe thyroïdien ;

• latéralement, au nerf vague et à la veine jugulaire


interne qui est postéro-latérale;
• le glomus carotidien est appliqué contre l’angle de
sa bifurcation.

FIG. 15.11. Glandes parathyroïdes droites (vue latérale droite)

1. cartilage thyroïde

2. gl. parathyroïde sup.

3. lobe thyroïdien droit récliné


en avant

4. gl. parathyroïde inf.

5. w. thyroïdiennes inf.

6. n. laryngé sup.

7. w. thyroïdiennes sup.

8. r. ext. du n. laryngé sup.

9. n. vague

10. rr. pharyngiens

11. a. thyroïdienne inf.

12. n. laryngé récurrent droit

13. ganglion cervical inf.

14. n. phrénique

15.3

ARTÈRE CAROTIDE EXTERNE

Les artères carotides externes droite et gauche irriguent


les régions antérieures du cou, la face et les téguments
de la tête.

• Chaque carotide externe naît de la carotide


commune au niveau du bord supérieur du cartilage
thyroïde et se termine sous le col de la mandibule,
en artère temporale superficielle et artère maxillaire.
Elle mesure en moyenne 8 mm de diamètre.

• Elle diminue rapidement de calibre après l’origine


de ses premières collatérales.
A | TRAJET ET RAPPORTS

À son origine, elle est antéro-médiale à l’artère carotide


interne.

Elle monte verticalement sur une longueur de 2 cm envi¬


ron, puis s’incline latéralement et en arrière pour deve¬
nir latérale à l’artère carotide interne (fig. 15.12).

FIG. 15.12. Trajet de l'artère


(vue latérale droite)

1. m. digastrique

2. n. hypoglosse

3. a. carotide int.

4. m. sterno-cléido-mastoïdien

carotide externe

5. glande parotide

6. glande submandibulaire

7. m. stylo-hyoïdien

8. m. omo-hyoïdien

225
TETE ET COU : VAISSEAUX ET NERFS

FIG. 15.13. Artères carotides


et nerfs crâniens (vue latérale)

1. n. mandibulaire

2. n. glosso-pharyngien

3. n. vague

4. n. accessoire

5. n. facial

6. m. digastrique

7. m. sterno-cléido-mastoïdien

8. n. hypoglosse

9. a. occipitale

10. r. ventral du 2* n. cervical

11. v. jugulaire int.

12. a. carotide ext.

13. r. ventral du 4 e n. cervical

14. anse cervicale


15. m. scalène moyen

16. n. phrénique

17. corde du tympan

18. n. lingual

19. m. stylo-glosse

20. r. tonsillaire

21. a. profonde de la langue

22. a. sublinguale

23. m. mylo-hyoïdien

24. n. laryngé sup.

25. n. et glomus carotidiens

26. a. carotide commune

11 La partie cervicale

Elle se projette dans le trigone carotidien et répond :

• en avant et latéralement , au bord antérieur du


muscle sterno-cléido-mastoïdien, au nerf hypo¬
glosse et au tronc veineux thyro-linguo-facial;

• en arrière , à la carotide interne, au nerf vague et à la


veine jugulaire interne ;

• médialement , au pharynx et au nerf glossopharyn-


gien qui la croise (fig. 15.13).

2 | La partie céphalique

L’artère est infra-parotidienne, puis intra-paroti-


dienne.

Elle est d’abord recouverte par le ventre postérieur du


muscle digastrique et le muscle stylo-hyoïdien, qui la
sépare de la partie inférieure de la glande parotide. Puis
elle traverse le diaphragme stylien et la glande parotide,
où elle se divise. La veine rétro-mandibulaire et le nerf
facial sont plus superficiels.

B | BRANCHES COLLATÉRALES

11 L'artère thyroïdienne supérieure

a) Elle naît près de l’origine de l’artère carotide externe


et décrit une courbe à concavité inférieure pour attein¬
dre l’apex du lobe thyroïdien.
Elle est appliquée contre le muscle constricteur infé¬
rieur du pharynx et la branche laryngée externe du nerf
laryngé supérieur. Elle est recouverte par les muscles
sterno-cléido-mastoïdien et omo-hyoïdien.

b) Elle se termine en branches crico-thyroïdiennes,


glandulaires antérieure et postérieure.

c) Elle donne:

• la branche infra-hyoïdienne;

• la branche sterno-cléido-mastoïdienne;

• l’artère laryngée supérieure qui traverse la membrane


thyro-hyoïdienne avec le rameau interne du nerf
laryngé supérieur.

2 | L'artère linguale (fig. 15.14)

a) Elle naît au niveau de la grande corne de l’os hyoïde.


Elle décrit une courbe à convexité supérieure, puis des
sinuosités. Elle répond :

226

ARTÈRES DE LA TÊTE ET DU COU ^


FIG. 15.14. Trajet de l'artère linguale
(vue inféro-latérale droite)

A. triangle infra-digastrique

B. triangle supra-digastrique

1. m. digastrique (ventre post.)

2. m. stylo-hyoïdien

3. a. faciale

4. n. hypoglosse

5. a. linguale

6. n. vague

7. m. stylo-glosse

8. m. hyo-glosse

9. m. mylo-hyoïdien

FIG. 15.15. Artère linguale et ses branches

1. a. dorsale de la langue

2. a. linguale

3. a. carotide ext.

4. a. supra-hyoïdienne

5. a. profonde de la langue

6. rr. dorsaux de la langue

7. m. génio-glosse

8. a. sublinguale

9. m. digastrique

10. m. mylo-hyoïdien

11. m. hyo-glosse

FIG. 15.16. Artère pharyngienne ascendante (d'après Paturet)

1. a. tympanique inf.

2. a. faciale

3. a. pharyngienne ascendante
4. a. carotide commune

5. a. méningée post.

6. r. pharyngien sup.

7. r. pharyngien moyen

8. a. linguale

9. r. pharyngien inf.

227

TÊTE ET COU : VAISSEAUX ET NERFS

• médialementy aux muscles constricteur moyen du


pharynx, puis génio-glosse;

• latéralement, au muscle hyo-glosse. En surface, sur


ce muscle, elle se projette, en arrière, dans le triangle
infra-digastrique et en avant, dans le triangle supra-
digastrique de la région submandibulaire.

b) Elle se termine en :

• artère sublinguale;

• et artère profonde de la langue qui chemine entre les


muscles génio-glosse et longitudinal inférieur
jusqu’à l’apex de la langue.
c) Elle donne une branche supra-hyoïdienne et des
branches dorsales de la langue (fig. 15.15).

3 | L'artère pharyngienne ascendante

(fig. 15.16)

Elle est grêle et naît de la face postérieure de la carotide


externe, au même niveau que l’artère linguale. Elle
monte verticalement contre la paroi latérale du pha¬
rynx où elle se ramifie et donne :

• des branches pharyngiennes;

• des branches pour les muscles prévertébraux et le


ganglion cervical supérieur;

• Xartère méningée postérieure. Elle s’engage dans le


foramen jugulaire en dedans de la veine jugulaire
interne et irrigue la dure-mère;

• Xartère tympanique inférieure. Elle pénètre la caisse


du tympan accompagnée du nerf tympanique. Elle
se ramifie sur le promontoire et irrigue la paroi
labyrinthique de la caisse du tympan.

4 | L'artère faciale (fig. 15.17 et 15.18)

Elle naît au-dessus de l’artère linguale et présente un


trajet sinueux.

a) Trajet et rapports

Elle se porte en avant contre la paroi latérale du pha¬


rynx. Elle répond latéralement au ventre postérieur du
digastrique et au muscle stylo-hyoïdien. Puis elle
contourne la glande sub-mandibulaire par ses faces
médiale puis supérieure et latérale. Elle s’infléchit sur
le bord inférieur de la mandibule pour monter sur la
face obliquement en haut et en avant, jusque dans le
sillon naso-génien. Elle se termine dans l’angle médial
des paupières par l'artère angulaire qui s’anastomose
avec l’artère dorsale du nez, branche terminale de l’ar¬
tère ophtalmique.

FIG. 15.17. Artère faciale

1. a. angulaire

2. a. labiale sup.

3. a. labiale inf.

4. a. submentonnière
5. a. palatine ascendante

6. branche tonsillaire

7. a. carotide ext.

228

ARTÈRES DE LA TÊTE ET DU COU

FIG. 15.18. Artère faciale

1. a. faciale

2. a. submentonnière

b) Branches collatérales

• L'artère palatine ascendante

- Elle naît près de l'origine de l’artère faciale et monte


sur la paroi latérale du pharynx entre les muscles
styloglosse et stylopharyngien, puis entre les mus¬
cles constricteur supérieur du pharynx et pté-
rygoïdien médial.

- Sous le muscle élévateur du voile du palais, elle se


divise et irrigue le pharynx, le palais mou, la tonsille
palatine et la trompe auditive.

• Le rameau tonsillaire

Il est destiné à la tonsille palatine.

• L'artère submentonnière

Elle naît au-dessous du bord inférieur de la mandi¬


bule. Elle se dirige en avant contre le muscle mylo-
hyoïdien et le long du bord inférieur de la mandibule.
Elle donne des rameaux à la glande submandibulaire,
aux muscles mylo-hyoïdien et digastrique, et aux
parties molles du menton (fig. 15.19).
• Les artères labiales inférieure et supérieure

Elles parcourent chaque lèvre et s’anastomosent avec


leurs homonymes. L’artère labiale supérieure donne
une branche septale pour le septum nasal.

• Les branches musculaires

Elles irriguent les muscles faciaux.

5 | L'artère occipitale (fig. 15.20)

Elle naît de la face postérieure de la carotide externe, à


la hauteur de l’artère faciale.

a) Trajet et rapports

Elle se dirige en haut, en arrière et latéralement, croise


la face latérale de la carotide interne, la veine jugulaire
interne, et les nerfs hypoglosse, vague et accessoire. Elle
suit le ventre postérieur du digastrique. Elle passe
ensuite contre la face interne du processus mastoïde,
et longe la face latérale du processus transverse de l’at¬
las. Elle glisse entre les muscles splénius du cou et lon-
gissimus du cou, avant d’atteindre l’os occipital.

Elle se divise en deux branches, latérale et médiale.

b) Branches collatérales. Elle donne:

• une branche mastoïdienne qui pénètre le foramen


mastoïdien ;

• une branche auriculaire;

• une branche sterno-cléido-mastoïdienne ;

• des branches méningées qui pénètrent le canal


condylaire et le foramen jugulaire;

• des branches occipitales pour le scalp postérieur;

• une branche descendante, sur le muscle oblique


supérieur.

6 | L'artère auriculaire postérieure

Elle naît au-dessus du ventre postérieur du muscle


digastrique.

FIG. 15.19. Artère submentonmere (vue inférieure,

d'après Paturet)

1. a. submentonnière
2. a. faciale

3. glande submandibulaire

4. a. carotide ext.

5. m. génio-hyoïdien

6. a. linguale

7. a. occipitale

8. a. thyroïdienne sup.

229

TÊTE ET COU : VAISSEAUX ET NERFS

FIG. 15.20. Artère occipitale et ses branches

1. r. auriculaire

2. a. auriculaire post.

3. a. occipitale
4. m. sterno-cléido-mastoïdien

5. r. mastoïdien

6. m. splénius de la tète

7. m. longissimus de la tête

FIG. 15.21. Artère temporale


superficielle et ses branches

1. r. frontal

2. a. transverse de la face

3. a. faciale

4. r. pariétal

5. a. temporale moyenne

6. a. zygomatico-orbitaire

7. r. auriculaire ant.

8. a. temporale superficielle

9. a. auriculaire post.

10. a. occipitale

a) Trajet

Elle monte obliquement en arrière, entre la parotide et


le processus styloïde. Puis elle passe entre l’auricule et
le processus mastoïde, et se termine en branches auri¬
culaire et occipitale.

b) Branches collatérales
Elle donne :

• des branches parotidiennes ;

• des branches musculaires ;

• et Yartère stylo-mastoïdienne. Elle s’engage dans le


foramen stylo-mastoïdien et parcourt le canal facial.
Elle donne l’artère tympanique postérieure, et irri¬
gue les canaux semi-circulaires et le nerf facial.

C| BRANCHES TERMINALES

Elles naissent en arrière du col de la mandibule, dans


la glande parotide.

11 L'artère temporale superficielle

(fig- 15.21)

Elle monte à travers la glande parotide et passe entre le


tragus et l’articulation temporo-mandibulaire. Elle est
en rapport en arrière avec la veine temporale superfi¬
cielle et le nerf auriculo-temporal.

Latéralement, elle est surcroisée par les branches tem¬


porale et zygomatique du nerf facial.

• Elle se divise au-dessus de l’arcade zygomatique en


deux rameaux, frontal et pariétal.

230

ARTÈRES DE IA TÊTE ET DU COU Q

• Elle donne des branches parotidiennes, l’artère


transverse de la face, des branches auriculaires anté¬
rieures, l’artère zygomatico-orbitaire et l’artère
temporale moyenne.

2 | L'artère maxillaire 2 (fig. 15.22)


Très sinueuse et volumineuse, elle naît en arrière du
col de la mandibule. Elle se dirige en avant et en dedans
vers la fosse ptérygo-palatine.

a) Trajet et rapports (fig. 15.23)

• Elle est d’abord comprise entre le col de la mandi¬


bule et le ligament sphéno-mandibulaire. Elle est
située sous la veine mandibulaire et le nerf auriculo-
temporal.

• Puis elle gagne la fosse infra-temporale en parcou¬


rant la face latérale du muscle ptérygoïdien latéral,
parfois en le traversant.

• Enfin, elle atteint la fosse ptérygo-palatine en


passant entre les chefs du ptérygoïdien latéral, et se
place au-dessous du nerf maxillaire. Elle se termine
en artère sphéno-palatine.

FIG. 15.22. Angiographie sélective droite


(cliché Dr J. Drouineau)

1. a. occipitale

2. a. carotide ext.

3. a. carotide commune

4. a. maxillaire

5. a. faciale

6. a. carotide int.

1 2 3 4 5

2 .

Ancien. : a. maxillaire int.

FIG. 15.23. Artère maxillaire


et ses branches (en cartouche :
variété profonde)

1. a. méningée moyenne

2. a. méningée accessoire,
n. mandibulaire

3. aa. temporales profondes


4. a. du canal ptérygoïdien

5. a. palatine descendante

6. a. sphéno-palatine

7. a. infra-orbitaire

8. a. alvéolaire supéro-post.

9. a. buccale

10. a. tympanique ant.

11. a. auriculaire profonde

12. a. maxillaire

13. a. alvéolaire inf.

14. a. massétérique

231
TÊTE ET COU : VAISSEAUX ET NERFS

b) Branches collatérales de la partie mandibulaire


Elles naissent au niveau du col mandibulaire.

• L'artère tympanique antérieure 3 vascularisé la cavité


tympanique quelle atteint par la fissure pétro-
tympanique.

• L'artère auriculaire profonde traverse la parotide


quelle irrigue,ainsi que le méat acoustique externe
et l’articulation temporo-mandibulaire.

• L'artère méningée moyenne est la plus importante


des artères méningées. Elle passe à travers une
boutonnière formée par le nerf auriculo-temporal,
et pénètre dans la cavité crânienne par le foramen
épineux (fig. 15.24).

- Elle se divise sous la dure-mère en deux branches,


frontale et pariétale. La branche frontale parcourt
la grande aile du sphénoïde, vers le frontal. La bran¬
che pariétale se dirige en arrière, vers l’occipital.

- Elle donne une branche pétreuse qui pénètre le


hiatus du nerf grand pétreux et l’artère tympanti-
que supérieure, qui parcourt le canal du muscle
tenseur du tympan.

• L'artère ptérygo-méningée 4 peut naître de l’artère


méningée moyenne. Elle pénètre dans la cavité
crânienne à travers le foramen ovale et vascularisé le
ganglion trigéminal.

• L'artère alvéolaire inférieure 5 descend obliquement


en avant, s’engage dans le foramen mandibulaire et
parcourt le canal mandibulaire jusqu’au foramen
mentonnier où elle devient artère mentonnière. Elle
donne des branches dentaires et mylo-hyoïdienne
(fig- 15.25).

3. Ancien. : a. tympanique.

4. Ancien. : a. petite méningée, méningée accessoire.

5. Ancien. : a. dentaire inférieure.

*• V- S;.\. T

FIG. 15.24. Artère méningée moyenne

1. branche frontale
2. branche pariétale

3. a. ptérygo-méningée

4. a. tympanique sup. et n. petit pétreux

5. r. pétreux et n. grand pétreux

6. aa. ethmoïdale ant. et méningée ant.

7. a. carotide int.

8. a. labyrinthique

FIG. 15.25. Artères alvéolaires

1. a. infra-orbitaire

2. a. alvéolaire supéro-post.

3. a. alvéolaire supéro-ant.

4. rr. dentaires

5. a. mentonnière

6. a. maxillaire

7. a. alvéolaire inf.

8. r. dentaire de l'a. alvéolaire inf.

9. r. mylo-hyoïdien

232
ARTÈRES DE LA TÊTE ET DU COU Q

c) Branches collatérales de la partie ptérygoidienne

Elles naissent sur la face latérale du muscle ptérygoïdien

latéral.

• Vartère massétérique traverse l’incisure mandibu-


laire et s’enfonce dans le muscle masséter.

• Les branches ptérygoïdiennes irriguent les muscles


ptérygoïdiens.

• Les artères temporales profondes montent et s’enga¬


gent sous la face profonde du muscle temporal
qu’elles irriguent.

• Vartère buccale parcourt la face externe du muscle


buccinateur qu’elle irrigue, ainsi que la peau et la
muqueuse de la joue.

d) Branches collatérales de la partie

ptérygo-palatine

Elles naissent dans la fosse ptérygo-palatine.

• Vartère alvéolaire supéro-postérieure descend, appli¬


quée contre la tubérosité maxillaire, et se termine en
rameaux dentaires qui s’engagent dans les foramens
alvéolaires. Elle parcourt les canaux alvéolaires et se
distribue au sinus maxillaire, aux molaires, aux
prémolaires et aux gencives.

• Vartère infra-orbitaire parcourt le sillon et le canal


infra-orbitaires; elle sort par le foramen infra-orbi¬
taire et s’épanouit en de nombreux rameaux desti¬
nés à la paupière inférieure et à la joue. Elle donne
l’artère alvéolaire supéro-antérieure qui traverse le
maxillaire et se termine en rameaux dentaires. Elle
irrigue le sinus maxillaire, les incisives et les canines
supérieures.

• Vartère du canal ptérygoïdien parcourt d’avant en


arrière le canal ptérygoïdien. Elle irrigue la partie
supérieure du pharynx, la trompe auditive, les
muscles élévateurs et tenseurs du voile du palais
(fig. 15.26).

• Vartère palatine descendante descend à travers le


foramen et le canal grands palatins. Elle donne :

FIG. 15.26. Artère maxillaire dans la fosse ptérygo-palatine


(coupe transversale, d'après Paturet)

1. a. infra-orbitaire

2. a. maxillaire

3. foramen rond

4. a. nasale postéro-latérale

5. a. sphéno-palatine

6. a. septale postéro-latérale

7. a. palatine descendante

8. a. du canal palato-vaginal

9. a. du canal ptérygoïdien

- les artères petites palatines qui parcourent les canaux


petits palatins pour atteindre le palais mou ;

- et Y artère grande palatine qui franchit le grand fora¬


men palatin pour se diriger en avant sur le palais
dur. Elle traverse le canal incisif et se termine dans
le septum nasal.

e) Branche terminale , ou artère sphéno-palatine


Elle traverse le foramen sphéno-palatin et se divise dans
la cavité nasale en artères nasale postéro-latérale et
septale, pour la paroi latérale et le septum nasal.

233

TÊTE ET COU : VAISSEAUX ET NERFS


15.4

ARTÈRE CAROTIDE INTERNE

Les artères carotides internes droite et gauche vascula-


risent l’encéphale, l’organe de la vision et l’organe ves-
tibulo-cochléaire.

Chaque artère carotide interne naît au niveau du bord


supérieur du cartilage thyroïde de l’artère carotide
commune. Elle se termine à la base du cerveau en se
divisant en artères cérébrales antérieure et moyenne.
Son diamètre est d’environ 9 mm, sauf à son origine,
où il présente une dilatation, le sinus carotidien
( fig . 15.27).

A | TRAJET ET RAPPORTS

Elle monte verticalement sur une longueur de 2 cm


environ ; puis elle s’incline médialement pour atteindre
les masses latérales de l’atlas. Ensuite, elle parcourt le
canal carotidien et le sinus caverneux, où elle décrit une
double inflexion.

Elle présente quatre parties : cervicale, pétreuse, caver¬


neuse et cérébrale.

11 La partie cervicale

Elle est comprise dans la gaine carotidienne avec laté¬


ralement la veine jugulaire interne, et en arrière le nerf
vague. Elle est postéro-latérale à la carotide externe qui
passe ensuite en avant d’elle. Elle est croisée latérale¬
ment par le ventre postérieur du muscle digastrique
qui délimite le trigone carotidien, en bas, et la région
préstylienne, en haut.

a) En avant et latéralement elle répond :

• au-dessous du muscle digastrique , au bord antérieur


du sterno-cléido-mastoïdien, aux veines linguale et
faciale, au nerf hypoglosse, à la racine supérieure de
l’anse cervicale et à l’artère occipitale;

• au niveau du muscle digastrique , au muscle stylo-


hyoïdien, aux artères occipitale et auriculaire posté¬
rieure;

• au-dessus du muscle digastrique , au nerf glossopha-


ryngien et au diaphragme stylien qui la sépare de la
parotide et de son contenu.

b) En arrière , elle répond au tronc sympathique cer¬


vical et au muscle long de la tête recouvert de la lame
prévertébrale du fascia cervical.
c) Médialement , elle est en rapport avec l’artère pha¬
ryngienne ascendante, le nerf laryngé supérieur et la
paroi pharyngienne qui la sépare de la tonsille pala¬
tine.

2 | La partie pétreuse (fig. 15.28)

Située dans le canal carotidien, elle présente une sinuo¬


sité à double courbure, antérieure et médiale. Elle est
entourée du plexus veineux et d’un plexus sympathi¬
que carotidien.

Elle émerge du canal carotidien et traverse la partie


médiale du foramen déchiré, puis passe entre la lingula
et le corps du sphénoïde.

Elle est successivement antéro-inférieure à la caisse du


tympan et à la cochlée, médiale à la trompe auditive et
inférieure au ganglion trigéminal.

3 | La partie caverneuse (fig. 15.29)

Dans le sinus caverneux, elle monte en avant du pro¬


cessus clinoïde postérieur, puis s’incurve et se
redresse.

Elle est en contact latéralement avec les nerfs oculo-


moteur, trochléaire, abducens et ophtalmique.

FIG. 15.27. Angiographie sélective (cliché Dr J. Drouineau)

1. sinus carotidien

2. a. carotide commune

3. a. carotide int. (partie pétreuse)

4. a. carotide ext.

234

ARTÈRES DE LA TÊTE ET DU COU


FIG. 15.28. Caisse du tympan du côté
droit (résection de la paroi latérale;
vue antéro-latérale)

1. cellules mastoïdiennes

2. antre mastoïdien

3. proéminence du canal semi-circulaire latéral

4. proéminence du canal facial

5. fenêtre du vestibule

6. processus cochléariforme

7. m. tenseur du tympan dans son semi-canal

8. nn. grand et petit pétreux

9. septum du canal musculo-tubaire

10. empreinte trigéminale

11. éminence pyramidale

12. méat acoustique ext.

13. processus mastoïde

14. sillon tympanique

15. sinus du tympan

16. foramen stylo-mastoïdien

17. fenêtre de la cochlée

18. promontoire et plexus tympanique

19. partie osseuse de la trompe auditive

20. canal carotidien et a. carotide int.

FIG. 15.29. Trajet de l'artère carotide interne


Pointillés bleus - limites du sinus caverneux

1. diaphragme de la selle

2. chiasma optique

3. a. ophtalmique

4. n. frontal
5. n. lacrymal

6. n. naso-ciliaire

7. branche sup. du III

8. branche inf. du III

9. n. zygomatique

10. n. infra-orbitaire

11. anneau tendineux commun

12. [Link]éolaire supéro-post.

13. lig. pétro-sphénoïdal

14. a. carotide int.

15. ganglion trigéminal

16. ganglion ptérygo-palatin

235
TÊTE ET COU : VAISSEAUX ET NERFS

4 | La partie cérébrale

En traversant le toit du sinus caverneux, elle répond


médialement au nerf et au chiasma optiques, latérale¬
ment au processus clinoïde antérieur.

B | BRANCHES COLLATÉRALES

11 Les branches de la partie pétreuse

• Les artères carotico-tympaniques pénètrent dans la


caisse du tympan.

• L'artère du canal ptérygoïdien parcourt le canal


homonyme.

2 | Les branches de la partie caverneuse

(fig. 15.30)

• La branche basale de la tente du cervelet.

• La branche marginale de la tente du cervelet donne


l’artère du clivus.

• La branche méningée , pour la fosse crânienne anté¬


rieure.

• La branche du sinus caverneux.

• Les artères hypophysaires inférieure et moyenne


pour le lobe postérieur de l’hypophyse.

• Vartère du ganglion trigéminal.

3 | Les branches de la partie cérébrale

a) L'artère hypophysaire supérieure

Elle est destinée à la tige pituitaire, à l’infundibulum et


à la partie inférieure de l’hypothalamus.

b) L'artère ophtalmique (fig. 15.31)

Elle naît en dedans du processus clinoïde antérieur, et


se dirige en avant dans le canal optique au-dessous du
nerf optique.
Dans la cavité orbitaire, elle contourne la face latérale
du nerf optique en arrière du ganglion ciliaire, puis sa
face supérieure pour passer entre les muscles oblique
supérieur et droit médial. Elle se dirige en avant sous
le muscle oblique supérieur.

Elle se termine dans l’angle médial de l’œil en artères


dorsale du nez et supratrochléaire.

• Branches collatérales

- L'artère centrale de la rétine


Cette artère constante et grêle mesure moins de
0,5 mm de diamètre.

Elle naît proche ou dans le canal optique. Elle che¬


mine sous le nerf optique et pénètre sa face inféro-
médiale. Elle parcourt le milieu du nerf optique jus¬
qu’au disque optique, où elle se termine (voir l’œil).

FIG. 15.30. Branches collatérales de la carotide interne

(partie intra-crânienne)

1. a. ophtalmique

2. a. hypophysaire sup.

3. a. hypophysaire moyenne

4. a. hypophysaire inf.

5. a. du ganglion trigéminal

6. ganglion trigéminal

7. chiasma optique

8. hypophyse

Elle donne, avant de pénétrer le nerf, des rameaux


pour la gaine interne du nerf optique.

Variations : elle peut naître (50 %) de l’artère


ciliaire longue médiale, d’une artère musculaire
inférieure, ou, plus rarement, de l’artère ciliaire
longue latérale.

- L'artère lacrymale

Elle est volumineuse, parcourt l’angle supéro-latéral


de l’orbite et irrigue la glande lacrymale.

Elle se termine en artères palpébrales latérales pour


les conjonctives et la paupière.

Elle donne :

—► une branche méningée récurrente qui passe par


la fissure orbitaire supérieure pour s’anastomoser
avec l’artère méningée moyenne;
et une branche zygomatique, qui passe par le fora¬
men zygomatico-facial.

-Les artères ciliaires postérieures longues , au nombre


de deux, pénètrent la sclère, loin du nerf optique,
dans le plan du méridien horizontal.

- Les artères ciliaires postérieures courtes au nombre de


6 à 8 pénètrent la sclère autour du nerf optique.

ARTÈRES DE LA TÊTE ET DU COU

FIG. 15.31. Artère ophtalmique

(vue supérieure)

1. a. supra-trochléaire

2. a. dorsale du nez

3. a. palpébrale médiale

4. a. supra-orbitaire

5. a. ciliaire longue latérale

6. aa. ciliaires courtes

7. a. lacrymale

8. aa. ciliaire post.

9. branche méningée

10. a. ethmoïdale ant.

11. a. ciliaire longue médiale


12. a. ethmoïdale post.

13. a. centrale de la rétine

14. a. ophtalmique

-Les rameaux musculaires irriguent les muscles du


bulbe de l’œil et donnent les artères ciliaires anté¬
rieures, conjonctivales antérieures et épisclérales.

- Vartère supra-orbitaire chemine au dessus du muscle


élévateur de la paupière supérieure puis traverse le
foramen homonyme pour la peau de la région.

-Les artères ethmoïdales antérieure et postérieure


traversent les foramens homonymes pour atteindre
la cavité nasale.

—► L'artère ethmoïdale antérieure donne les rameaux


méningé antérieur, septaux antérieurs et nasaux
antéro-latéraux. Elle irrigue le sinus frontal, les
cellules ethmoïdales antérieures et moyennes, les
méninges, la partie antéro-latérale de la muqueuse
nasale et la peau du nez.

—♦ L'artère ethmoïdale postérieure irrigue la cellule


ethmoïdale postérieure et la partie supéro-posté-
rieure de la muqueuse nasale.

- Les artères palpébrales médiales , supérieure et infé¬


rieure, naissent en dessous de la trochlée pour les
paupières.

• Branches terminales 6

- L'artère supra-trochléaire traverse le septum orbi¬


taire pour monter dans la peau du front.

- L'artère dorsale du nez traverse le muscle orbiculaire


de l’œil au-dessus du ligament palpébral médial, et
descend sur le dos du nez.

6. Voir l’organe de la vision.

237
TÊTE ET COU : VAISSEAUX ET NERFS

• Variations

L’artère ophtalmique peut :

- naître de l’artère méningée moyenne (< 1 %) ;

- sous-croiser le nerf optique (10%);

-donner la branche frontale de l’artère méningée


moyenne (< 1 %).

c) Vartère choroïdienne antérieure

Elle se dirige en arrière, sous le tractus optique, et

rejoint les pédoncules cérébraux.

d) L ’artère communicante postérieure


Elle passe au-dessus du nerf oculomoteur et s’anasto¬
mose avec l’artère cérébrale postérieure (voir
Tome V).

C| BRANCHES TERMINALES

Les artères cérébrales antérieure et moyenne (voir


Tome V).

15.5

ARTÈRE SUBCLAVIÈRE 7

Les artères subclavières droite et gauche irriguent


essentiellement la partie postérieure de l’encéphale, la
moelle spinale et le membre supérieur (fig. 15.32).
L’artère subclavière droite naît du tronc brachio¬
céphalique et l’artère subclavière gauche, de l’arc aor¬
tique.

Chaque artère se termine sous le milieu de la clavicule


en artère axillaire.

L’artère subclavière gauche est plus longue que la droite


de 3 cm. Leur calibre est d’environ 9 à 10 mm.

A | TRAJET

11 L'artère subclavière droite

Elle naît derrière l’articulation sterno-claviculaire, et


se porte latéralement, en décrivant une courbe dont la
concavité repose sur le dôme pleural et la première côte.
L’apogée de l’arc artériel est à environ 17 mm au-dessus
de la clavicule.

2 | L'artère subclavière gauche

Elle naît de l’arc aortique, et monte verticalement ; puis


elle décrit le même trajet curviligne que son homolo¬
gue.

8 16

10

1 11

1 1?

13

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f 14

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- _

B | RAPPORTS

Elle passe entre les scalènes antérieur et moyen, et pré¬


sente donc trois parties, pré-, inter- et post-scaléni-
ques.

7. Ancien. : a. sous-clavière.

FIG. 15.32. Espace interscalénique (vue latérale droite)

1. r. ventral de C5

2. m. scalène moyen

3. r. ventral de C6

4. r. ventral de C7 et tronc
moyen

5. a. scapulaire dorsale

6. tronc inf.

7. m. scalène post.

8. a. subclavière

9. a. vertébrale

10. r. ventral de C3

11. r. ventral de C4

12. m. scalène ant.

13. tronc sup.

14. n. phrénique

15. n. vague

16. v. subclavière

238
ARTÈRES DE LA TÊTE ET DU COU ^

11 La partie pré-scalénique

a) Vartère subclavière droite répond :

• en avant , au nerf phrénique, au nerf vague et à la


veine subclavière; plus en avant, à l’articulation
sterno-claviculaire et aux muscles sterno-cléido-
mastoïdien et sterno-hyoïdien ;

• en arrière , au nerf laryngé récurrent, au ganglion


cervico-thoracique et au ligament vertébro-pleu-
ral;

• médialement, à la carotide commune;

• en bas et latéralement , à la plèvre, sur laquelle elle


imprime une gouttière, et à l’anse subclavière qui la
contourne.

b) L'artère subclavière gauche

Plus profonde que son homologue droite, elle est située


à l’origine à 4 cm de la clavicule.

• Dans son trajet thoraciquey elle répond :

- en avant, à l’artère carotide commune et au nerf


vague ;

- en arrière, aux corps vertébraux Tl et T2 ;

- latéralement, au dôme pleural et à l’apex du pou¬


mon gauche;

- médialement, à la trachée, à l’œsophage, au nerf


laryngé récurrent et au conduit thoracique.

• Dans son trajet cervical ses rapports, identiques à


ceux de l’artère subclavière droite, en diffèrent sur
deux points : le nerf vague reste en rapport avec
l’artère carotide commune et le conduit thoracique
passe au-dessus d’elle.

2 | La partie interscalénique

Chaque artère subclavière repose sur la première côte.


Le plexus brachial cotoie ses faces supérieure et posté¬
rieure.

3 | La partie post-scalénique

• Médialement , elle s’appuie sur les premières digita¬


tions du muscle dentelé antérieur.

• En avant , elle répond au fascia cervical, et en bas, à


la clavicule et au muscle subclavier.

• Latéralement , le plexus brachial longe sa face posté¬


rieure.

• À sa terminaison , dans le « défilé costo-clavicu-


laire », la distance entre la clavicule et le sillon
subclavier de la première côte est de 3 cm environ
lorsque le bras est au repos. Le pédicule vasculo-
nerveux est au large.

Le défilé costo-claviculaire s’agrandit lorsque le bras


est en antépulsion ; il se rétrécit lorsque le bras est en
abduction.

C| BRANCHES COLLATÉRALES

11 L'artère vertébrale (fig. 15.33)

Elle vascularisé la partie postérieure du cerveau et la


partie crâniale de la moelle spinale. Son calibre est d’en¬
viron 4 mm.

a) Trajet

• Elle naît de la face supérieure de la subclavière, et se


dirige verticalement jusqu’au niveau de la vertèbre
C6 (partie prévertébrale). Elle pénètre dans le fora¬

it

FIG. 15.33. Artère subclavière et ses branches


1. a. vertébrale

2. a. cervicale ascendante

3. a. thyroïdienne inf.

4. tronc thyro-cervical

5. a. thoracique int.

6. a. cervicale profonde

7. a. transverse du cou

8. tronc costo-cervical

9. a. intercostale suprême

10. a. scapulaire dorsale

11. a. supra-scapulaire

239

TÊTE ET COU : VAISSEAUX ET NERFS

FIG. 15.34. Angiographie sélective (cliché Dr J. Drouineau)

1. a. basilaire

2. a. vertébrale

3. a. subclavière droite

men transversaire de la vertèbre C6 8 et traverse de


bas en haut tous les foramens transversaires des
vertèbres susjacentes ( partie transversaire).

• Elle sort du foramen transversaire de l’atlas et décrit


une courbe qui embrasse la face postérieure de sa
masse latérale (partie atloïdienne). Enfin, elle traverse
la membrane atlanto-occipitale postérieure et pénè¬
tre dans le foramen magnum pour fusionner avec
son homologue opposé et constituer Y artère basi¬
laire (partie intra-crânienne) 9 (fig. 15.34).

b) Rapports

• La partie prévertébrale répond :

- en avant, à la veine vertébrale, à l’artère thyroï¬


dienne inférieure et à la carotide commune;

-en arrière, au ganglion cervico-thoracique, aux


racines ventrales des nerfs spinaux C8 et C7, et aux
muscles prévertébraux.

• La partie transversaire est comprise entre les muscles


intertransversaires. Elle est accompagnée latérale-

8. Parfois dans le foramen transversaire C5.

9. Voir Tome IV.

FIG. 15.35. Artère choroïdienne antérieure (vue inférieure;


coupe chanfreinée du lobe temporal)

1. a. cérébrale moyenne

2. aa. striées

3. a. choroïdienne ant.

4. plexus choroïde

5. a. cérébrale ant.

6. a. carotide int.

7. a. communicante post.

8. a. cérébrale post.

9. a. basilaire

10. section du cervelet

11. lobe temporal

ment par le nerf et la veine vertébrale; elle répond


en arrière aux racines ventrales des nerfs spinaux.

• La partie atloïdienne répond en avant à la masse


latérale de l’atlas, en arrière, au rameau dorsal du
premier nerf spinal et aux muscles de la nuque.

• La partie intra-crânienne perfore la dure-mère, monte


obliquement en dedans en contournant la face laté¬
rale de la moelle allongée, croise en avant le nerf
hypoglosse, et fusionne avec son homologue opposée
sur la ligne médiane en regard du sillon bulbo-ponti-
que pour constituer l’artère basilaire (fig. 15.35).

c) Branches collatérales

• La partie transversaire donne des branches spinales


et musculaires.

• La partie intracrânienne donne :

- des branches méningées ;

- les artères spinales antérieures et spinales posté¬


rieures ;

240

ARTÈRES DE LA TÊTE ET DU COU

FIG. 15.36. Artère thoracique interne

1. a. intercostale suprême

2. a. thoracique int.

3. a. péricardiaco-phrénique

4. a. musculo-phrénique

5. a. épigastrique sup.

6. aa. intercostales
7. m. droit de l'abdomen entouré de sa gaine

- l’artère cérébelleuse inféro-postérieure;

- la branche choroïdienne du 4 e ventricule ;

- l’artère de la tonsille cérébelleuse ;

-et les branches médullaires médiales et latérales


pour la moelle allongée.

2 | L'artère thoracique interne 10 (fig. 15.36)


Elle naît de la face inférieure de la portion pré-scaléni-
que de l’artère subclavière et descend derrière les
six premiers cartilages costaux.

Elle se divise au niveau du 6 e espace intercostal en artère


musculo-phrénique et artère épigastrique supé¬
rieure.

a) Rapports

• Au niveau de Youverture supérieure du thorax , elle


descend médialement en avant et répond :

- latéralement au muscle scalène antérieur;

- en avant, à la veine subclavière ;

-en arrière, à la plèvre et au nerf phrénique qui la


croise pour côtoyer son bord interne.

• Dans le thorax y elle suit le bord latéral du sternum,


en arrière des six cartilages costaux et des muscles

10. Ancien. : tronc thyro-bicervico-scapulaire.

intercostaux internes; elle répond en arrière à la


plèvre, dont elle est séparée par le muscle transverse
du thorax. Elle est accompagnée de deux veines
satellites et de vaisseaux lymphatiques rétroster¬
naux.

b) Branches collatérales
• Les branches médiastinales, thymiques, sternales et
costales latérales sont constantes.

• Vartère péricardiaco-phrénique accompagne le nerf


phrénique jusqu’au diaphragme.

• Les artères intercostales antérieures s’anastomosent


avec leurs homonymes postérieures.

• Les rameaux perforants traversent les espaces inter¬


costaux et donnent les branches mammaires média¬
les.

c) Branches terminales

• Vartère musculo-phrénique descend latéralement


sur la face thoracique du diaphragme, et donne des
branches diaphragmatiques et les 7 e , 8 e et 9 e artères
intercostales antérieures.

• L'artère épigastrique supérieure traverse les origines


sternale et costale du diaphragme pour entrer dans
la gaine du muscle droit de l’abdomen. Elle s’anas¬
tomose avec l’artère épigastrique inférieure.

241

TÊTE ET COU : VAISSEAUX ET NERFS

3 | Le tronc thyro-cervical 11 (fig. 15.37)

Long de 9 mm environ, il naît de la partie pré-scaléni-


que de la subclavière.

Il se dirige verticalement et se divise en quatre bran¬


ches : les artères thyroïdienne inférieure, cervicale
ascendante, transverse du cou et supra-scapulaire.

a) L'artère thyroïdienne inférieure


Elle se dirige verticalement devant le bord médial du
scalène antérieur, jusqu’au niveau du tubercule caro¬
tidien.

Puis elle s’infléchit et se porte en dedans et en bas, pas¬


sant entre la carotide commune et le nerf vague en
avant, et l’artère vertébrale et le ganglion cervical
moyen en arrière. Enfin, elle se redresse pour gagner

FIG. 15.37. Artères thyroïdiennes droites

1. a. thyroïdienne sup.

6. branche post.

2. r. infra-hyoïdien

7. branche sterno-cléido-

3. a. laryngée sup.»

mastoïdienne

n. du m. thyro-hyoïdien

8. a. thyroïdienne inf.

4. branche crico-thyroïdienne

9. tronc thyro-cervical

5. branche ant., branche ext.

10. n. phrénique

du n. laryngé sup.

11. n. vague, n. laryngé récurrent

l’extrémité inférieure du lobe de la glande thyroïde où


elle se divise en branches glandulaires. Elle donne :

• Yartère laryngée inférieure qui irrigue les muscles et


muqueuses du pharynx.

Elle accompagne le nerf laryngé récurrent et pénètre


dans le larynx au niveau du bord inférieur du muscle
constricteur inférieur;
• et des branches pharyngiennes , œsophagiennes ,
trachéales et musculaires.

b) L'artère cervicale ascendante

Elle monte le long des processus transverses des vertè¬


bres cervicales entre les muscles scalène antérieur et
long de la tête.

Elle côtoie le bord latéral du nerf phrénique.

Elle donne des branches musculaires et spinales qui


irriguent les vertèbres et la moelle spinale.

c) L'artère transverse du cou

Elle se dirige latéralement, passe devant le muscle sca¬


lène antérieur et à travers le plexus brachial. Au niveau
du bord antérieur du muscle élévateur de la scapula,
elle se divise en deux branches : Y artère cervicale super¬
ficielle et l'artère scapulaire dorsale.

d) L'artère supra-scapulaire

Elle passe devant le scalène antérieur puis derrière la


clavicule et en avant du plexus brachial. Elle traverse
l’incisure scapulaire et rejoint les fosses supra-épineuse
et infra-épineuse en contournant le bord latéral de
l’épine de la scapula.

4 | Le tronc costo-cervical

Il naît de la face postérieure de la partie pré-scalénique


de l’artère subclavière, au même niveau que l’artère
thoracique interne. Il se dirige en arrière, en contour¬
nant la coupole pleurale et latéralement le ganglion
cervico-thoracique, pour atteindre le col de la 1 re côte,
où il se divise en deux branches, les artères cervicale
profonde et intercostale suprême (voirfig. 15.33).

a) L'artère cervicale profonde


Elle se dirige en arrière habituellement entre le proces¬
sus transverse de la vertèbre C7 et le col de la l re côte.
Puis elle monte entre les muscles semi-épineux de la
tête et du cou, où elle se termine en s’anastomosant
avec la branche descendante de l’artère occipitale.

11. Ancien. : tronc thyro-bicervico-scapulaire.

242
ARTÈRES DE IA TÊTE ET DU COU

FIG. 15.38. Branches de l'artère


subclavière (vue postérieure)

1. a. et n. suprascapulaires

2. a. subclavière

3. a. scapulaire dorsale

4. m. élévateur de la scapula

5. m. petit rhomboïde

6. m. grand rhomboïde

7. a. circonflexe de la scapula

8. a. thoraco-dorsale

9. m. grand rond

10. m. supra-épineux

11. m. infra-épineux

12. m. petit rond

13. m. deltoïde

14. n. axillaire et a. circonflexe post.


de l'humérus

15. n. radial et a. profonde du bras

11

12

13
14

15

Elle don ne une branche spinale pour le canal vertébral


cervical et des branches musculaires pour les muscles
voisins.

b) L’artère intercostale suprême 12


Elle descend entre la plèvre en avant, et le col des
trois premières côtes en arrière, pour se terminer dans
le 3 e espace intercostal.

Elle donne les artères intercostales postérieures des 1 er


et 2 e espaces intercostaux.

5 | L'artère scapulaire dorsale 13 (fig. 15.38)

Elle naît de la portion post-scalénique de la subcla¬


vière ,4 . Elle se dirige latéralement et passe entre les
troncs du plexus brachial au niveau du muscle scalène
moyen.

À la face profonde du muscle élévateur de la scapula,


près de l’angle de la scapula, elle descend en compagnie
du nerf dorsal de la scapula, le long du bord médial de
la scapula.

• Elle donne des branches musculaires aux muscles


rhomboïdes, grand dorsal, et trapèze.

• Elle s’anastomose avec les artères suprascapulaire,


subscapulaire et les branches postérieures des artè¬
res intercostales.

12. Ancien. : a. intercostale supérieure.

13. Syn. : a. scapulaire descendante.

14. Elle peut être la branche profonde de l’artère transverse du cou.

243
16

Veines de la tête et du cou

Le drainage veineux de la tête et du cou est assuré par les veines jugulaires,
vertébrales et
thyroïdiennes inférieures qui aboutissent dans les veines subclavières.

B DÉVELOPPEMENT

DES VEINES CERVICALES m, 6 .„

Les veines cervicales et céphaliques dérivent des veines


précardinales 1 11 .

Les veines précardinales sont unies au cours de la 8 e se¬


maine du développement par la volumineuse anasto¬
mose précardinale , futur tronc veineux brachio-cépha-
lique gauche.

FIG. 16.1. Développement des veines


cervicales (vue postérieure)

Pointillés : parties éphémères

A. embryon de 24 jours

B. embryon de 50 jours

1. v. précardinale gauche

2. w. thyroïdienne et thymique

3. atrium gauche

4. tronc artériel

5. orifice de la v. pulmonaire

6. v. cardinale commune

7. v. post-cardinale

8. v. ombilicale gauche

9. v. vitelline gauche

10. ventricule gauche primitif


11. v. précardinale droite

12. atrium droit

13. v. cardinale commune

14. v. post-cardinale droite

15. v. ombilicale droite

16. v. vitelline droite

17. ventricule droit primitif

18. v. subclavière gauche

19. v. intercostale sup. gauche

20. v. oblique de l'atrium gauche

21. sinus coronaire

22. anastomose précardinale

23. v. brachio-céphalique droite

24. v. cave sup.

25. v. azygos (origine)

26. v. cave inf.

1. Ancien. : w. cardinales antérieures.

La partie terminale de la veine précardinale gauche


s’oblitère et perd sa continuité avec la veine cardinale
commune gauche. La partie restante forme une portion
de la veine intercostale supérieure gauche.

La veine précardinale droite donne la veine bra¬


chiocéphalique droite.

245
TETE ET COU : VAISSEAUX ET NERFS

16.2

VEINE JUGULAIRE INTERNE

La veine jugulaire interne est la plus volumineuse veine


du cou. Elle draine le sang veineux de l’encéphale, du
crâne, de la face et de la majeure partie du cou

(fig- 16.2).

Son calibre est d’environ 10 mm, avec deux dilatations,


à son origine (bulbe supérieur) et à sa terminaison
(bulbe inférieur). Sa longueur est d’environ 15 cm.

À sa terminaison, elle présente deux valvules ostiales.

A | ANATOMIE DE SURFACE (fig. 16.3)

La veine jugulaire interne se projette sur une ligne pas¬


sant par l’extrémité médiale de la clavicule et le milieu
d’une droite unissant le gonion et le processus mas-
toïde.

FIG. 16.3. Anatomie de surface : direction des vaisseaux


du cou

1. v. jugulaire int. 3. v. jugulaire ext.

2. aa. carotides 4. a. subclavière

FIG. 16.2. Veines profondes


du cou (vue latérale schématique,
d'après Paturet)

1. v. émissaire mastoïdienne
2. plexus veineux suboccipital

3. v. auriculaire post.

4. v. occipitale

5. v. médiane de la nuque

6. v. cervicale profonde

7. v. vertébrale accessoire

8. v. vertébrale

9. v. intercostale suprême

10. v. transverse du cou

11. v. suprascapulaire

12. v. temporale superficielle

13. plexus ptérygoïdien

14. v. faciale

15. v. rétromandibulaire

16. v. linguale

17. tronc veineux thyro-linguo-facial

18. v. thyroïdienne sup.

19. v. jugulaire int.

20. v. vertébrale ant.

21. v. thyroïdienne moyenne

22. v. jugulaire ext.

23. v. thyroïdienne inf.

24. v. jugulaire ant.

9
12

13

17

18

19

20

21

22

23

24

14

15

16

246
VEINES DE LA TETE ET DU COU

B | TRAJET

Elle fait suite au sinus sigmoïde dans la partie posté¬


rieure du foramen jugulaire. Elle descend dans le cou,
à l’intérieur de la gaine carotidienne, jusqu’en arrière
de l’extrémité médiale de la clavicule, où elle se termine
en s’unissant à la veine subclavière pour former la veine
brachio-céphalique.

CI RAPPORTS

11 Le bulbe supérieur de la veine


jugulaire interne

Il est latéral aux nerfs vague et hypoglosse. Il se situe


au-dessous de la partie postérieure de la caisse du tym¬
pan (fig. 16.4).

2 | Dans le cou (fig. 16.5)

a) En arrière, elle répond, de haut en bas : au muscle


droit latéral de la tête, au processus transverse de l’atlas,
au muscle scalène moyen et au plexus cervical ; puis au
scalène antérieur, au nerf phrénique, au tronc thyro-
cervical, à la veine vertébrale et à la partie préscalénique
de l’artère subclavière.

La veine jugulaire gauche répond en plus à la crosse du


conduit thoracique.

b) Médialement, elle répond à la carotide interne, à la


carotide commune et au nerf vague.

c) En avant et latéralement, elle est croisée par le ven¬


tre postérieur du digastrique et le ventre supérieur de
l’omo-hyoïdien, et recouverte par le muscle sterno-
cléido-mastoïdien.

• Au-dessus du muscle digastrique , elle répond à la


glande parotide, au nerf accessoire et aux artères
auriculaire postérieure et occipitale.

• Entre le digastrique et Vomo-hyoïdien, elle est longée


par la racine inférieure de l’anse cervicale.

• Au-dessous du muscle omo-hyoïdien , elle répond aux


nœuds lymphatiques jugulaires.

D | VEINES AFFLUENTES

11 Le sinus pétreux inférieur


Il naît dans la partie postéro-inférieure du sinus caver¬
neux et se dirige en arrière dans le sillon de la fissure
pétro-occipitale ; puis il traverse la partie antérieure du

FIG. 16.4. Foramen jugulaire (rapports des vaisseaux et nerfs,


vue postérieure)

1. sinus pétreux inf.

2. méat acoustique int.

3. ganglion sup. du IX

4. bulbe de la v. jugulaire

5. r. int. du n. accessoire

6. r. ext. du n. accessoire (dans


25 % des cas, il est situé
derrière la v. jugulaire)

7. v. jugulaire int.

8. a. carotide int.

9. n. hypoglosse

10. ganglion sup. du n. vague

11. ganglion inf. du n. vague

12. ganglion cervical sup.

13. n. laryngé sup.

foramen jugulaire pour se terminer dans la veine jugu¬


laire interne.

Il reçoit les veines labyrinthiques, les veines de la moelle


allongée, du pont et de la face inférieure du cervelet.

2 | Le plexus veineux du canal


de l'hypoglosse

Il accompagne le nerf homonyme.

3 | La veine faciale

Volumineuse et sinueuse, elle draine la face (fig. 16.6).


a) Trajet et rapports

Elle naît dans l’angle médial de l’orbite, de l’union des


veines supra-trochléaire et supra-orbitaire (veineangu¬
laire).

Elle descend obliquement en arrière de l’artère faciale,


le long du bord orbitaire inférieur. Elle passe sous les

247

TÊTE ET COU : VAISSEAUX ET NERFS

FIG. 16.5. Vaisseaux du cou


et de la thyroïde (vue antérieure)

1. n. laryngé sup.

2. a. carotide ext.

3. v. jugulaire int.

4. r. int. du n. laryngé sup.

5. r. ext. du n. laryngé sup..


a. thyroïdienne sup.

6. lobe pyramidal

7. n. phrénique gauche

8. lobe gauche

9. a. thyroïdienne inf.

10. a. carotide commune et n. vague gauches

11. n. récurrent laryngé gauche

12. conduit thoracique

13. v. brachio-céphalique gauche

14. m. sterno-hyoïdien

15. m. thyro-hyoïdien
16. m. sterno-thyroïdien

17. m. crico-thyroïdien

18. bord ant. du m. sterno-cléido-mastoïdien

19. n. récurrent laryngé droit

20. n. phrénique droit

21. v. brachio-céphalique droite

19

20

10

11

12

10

11

12

13

FIG. 16.6. Veines linguales


(vue latérale)
1. v. profonde de la langue,
a. linguale

2. m. génio-glosse

3. v. sublinguale

4. v. satellite du n. hypoglosse

5. v. jugulaire ant.

6. m. hyoglosse

7. m. digastrique

8. n. hypoglosse

9. v. faciale

10. tronc veineux thyro-linguo-


facial

11. v. thyroïdienne sup.

12. v. jugulaire int.

13. m. mylo-hyoïdien

248
VEINES DE IA TÊTE ET DU COuJQ

muscles grand zygomatique, risorius et platysma, puis


elle longe le bord antérieur du muscle masséter et croise
le corps de la mandibule en avant de la glande subman-
dibulaire.

Elle se termine dans la veine jugulaire interne au niveau


de la grande corne de l’os hyoïde, ou dans un tronc
thyro-linguo-facial.

b) Veines affluentes

Elle reçoit les veines palpébrales supérieures, nasales


externes, palpébrales inférieures, labiale supérieure,
labiales inférieures, faciale profonde, palatine externe,
submentonnière, parotidiennes et la veine rétroman-
dibulaire. Celle-ci traverse la parotide et l’unit à la veine
jugulaire externe. Elle draine la veine transverse de la
face.

4 | La veine linguale

Elle draine la langue, les glandes sublinguale et sub-


mandibulaire.

Elle rejoint la veine jugulaire interne, au niveau de la


grande corne de Vos hyoïde, soit avec la veine faciale,

soit dans un tronc thyro-linguo-facial, en côtoyant le


nerf hypoglosse.

Elle reçoit les veines dorsales de la langue et la veine


profonde de la langue.

5 | Les veines pharyngiennes

Au nombre de deux ou trois, elles drainent le plexus


pharyngien.

6 | La veine thyroïdienne supérieure

Elle naît de la partie supérieure du lobe latéral de la


thyroïde. Elle accompagne l’artère homonyme et se
jette dans la jugulaire interne ou dans un tronc thyro-
linguo-facial.
Elle reçoit la veine laryngée supérieure.

7 | La veine thyroïdienne moyenne

Elle naît du lobe latéral de la glande thyroïde, croise la


face antérieure de la carotide commune et se termine
dans la veine jugulaire interne derrière le ventre supé¬
rieur du muscle omo-hyoïdien.

Elle draine des veines du larynx et de la trachée.

16.3

VEINE JUGULAIRE EXTERNE mm

La veine jugulaire externe draine les régions superfi¬


cielles de la tête, les régions profondes de la face et pos¬
térieure et latérale du cou.

Elle naît au niveau du col de la mandibule, de l’iinion


des veines temporale superficielle et maxillaire.

Elle présente un calibre de 5 mm environ, une dilata¬


tion à sa terminaison et deux paires de valvules, à sa
partie moyenne et à sa terminaison.

A | ANATOMIE DE SURFACE

Visible sous la peau elle se projette sur une ligne passant


par le gonion et le tiers médial de la clavicule.

La veine jugulaire externe est généralement visible sur


une courte distance au-dessus de la clavicule. Elle est
visible et saillante sur tout son trajet lorsque la pression
veineuse augmente.

B | TRAJET ET RAPPORTS

Elle descend obliquement en bas et en arrière, traver¬


sant la parotide, et passant sur la face latérale du mus¬
cle sterno-cléido-mastoïdien.

11 Dans la parotide

Elle répond, médialement, à la carotide externe, et laté¬


ralement, au nerf facial qui la croise.

2 | En-dessous de la parotide

Elle est croisée par les branches du plexus cervical


superficiel et recouverte parla peau et les muscles peau-
ciers. Elle est accompagnée des nœuds lymphatiques
cervicaux superficiels.
3 | Dans la région supraclaviculaire

Elle traverse la lame superficielle du fascia cervical,


avant de rejoindre la veine subclavière.

249

TÊTE ET COU : VAISSEAUX ET NERFS

FIG. 16.7. Veines superficielles


de la tête et du cou

1. v. temporale moyenne

2. v. supra-orbitaire

3. v. angulaire

4. v. transverse de la face

5. w. nasales ext.

6. v. labiale sup.

7. v. faciale

8. v. rétro-mandibulaire

9. v. labiale inf.

10. v. submentale

11. v. thyroïdienne sup.

12. v. jugulaire ant.

13. v. jugulaire int.

14. v. temporale superficielle

15. v. occipitale

16. v. auriculaire post.

17. v. jugulaire ext.

18. anastomose avec la v. céphalique

19. v. transverse du cou

20. v. suprascapulaire
C| VEINES D'ORIGINE

11 La veine temporale superficielle


Satellite de l’artère temporale superficielle, elle descend
verticalement en avant du tragus et en arrière de l’ar¬
ticulation temporo-mandibulaire. Elle pénètre dans la
glande parotide et s’unit avec la veine maxillaire.

Elles reçoivent les veines temporale moyenne, trans¬


verse de la face, de l’articulation temporo-mandibu¬
laire et auriculaires antérieures.

2 | La veine maxillaire 2

Elle naît du plexus veineux ptérygoïdien, accompagne


l’artère maxillaire et se termine en arrière du col de la
mandibule en s’unissant avec la veine temporale super¬
ficielle.

Le plexus veineux ptérygoïdien est situé entre le muscle


temporal et les muscles ptérygoïdiens latéral et
médial.

Il draine les veines méningées moyennes, temporales


profondes, du canal ptérygoïdien et stylo-mastoï¬
dienne.

D | VEINES AFFLUENTES

La veine jugulaire externe reçoit les veines occipitale,


auriculaire postérieure, supra-scapulaire, transverse
du cou et les veines musculaires.

La veine rétro-mandibulaire l’unit à la veine faciale.

2. Ancien. : v. maxillaire interne.

250
VEINES DE LA TÊTE ET DU COU ^

16.4

VEINE JUGULAIRE ANTÉRIEURE

La veine jugulaire antérieure naît des veines submen¬


tonnières superficielles.

Elle descend à la face antérieure du cou un peu en


dehors de la ligne médiane, dans un dédoublement de
la lame superficielle du fascia cervical.

Au-dessus de l’incisure jugulaire du sternum, elle se


coude à angle droit et se dirige latéralement, perfore le
fascia cervical, et croise la face profonde du mus¬

cle sterno-cléido-mastoïdien pour se terminer dans la


veine subclavière.

Elle reçoit des veines musculaires et cutanées, et l’ar-


cade veineuse jugulaire qui Punit à son homonyme
controlatéral.

Variations : elle se termine parfois dans la veine jugu¬


laire externe.

16.5

VEINE JUGULAIRE POSTÉRIEURE

Veine profonde, la veine jugulaire postérieure naît du


plexus suboccipital. À l’origine, elle croise la face pos¬
térieure du muscle oblique inférieur de la tête. Elle
descend entre le muscle semi-épineux du cou et le mus¬

cle semi-épineux de la tête, puis s’infléchit latéralement


pour se terminer dans le confluent veineux jugulo-sub-
clavier.

16.6

VEINE VERTÉBRALE (fis .


FIG. 16.8. Veines profondes du cou

1. plexus veineux suboccipital

2. m. trapèze

3. v. vertébrale accessoire

4. v. cervicale profonde

5. m. sterno-cléido-mastoïdien

6. v. vertébrale ant.

7. v. vertébrale

8. v. jugulaire int.

9. v. jugulaire ext.

10. v. subclavière

251

TÊTE ET COU : VAISSEAUX ET NERFS

La veine vertébrale s’étend du plexus veineux subocci¬


pital à la veine brachio-céphalique.

Elle forme un plexus autour de l’artère vertébrale, avant


de se terminer en un tronc unique qui sort du foramen
transversaire de la vertèbre cervicale C6.
Elle reçoit la veine vertébrale antérieure, des veines
musculaires et la veine cervicale profonde.

Elle s’anastomose avec les veines spinales.

16.7

VEINE SUBCLAVIÈRE 3

Gros tronc veineux de la base du cou, la veine subcla-


vière fait suite à la veine axillaire et s’unit à la veine
jugulaire interne, pour constituer la veine brachio¬
céphalique.

Elle présente un calibre d’environ 12 mm, et une paire


de valvules à ses extrémités.

3. Ancien. : v. sous-clavière.

FIG. 16.9A. Ponction de la veine subclavière

1. m. sterno-cléido-mastoïdien

2. m. scalène ant.

3. clavicule

4. index dans l'incisure jugulaire du manubrium

La ponction de la veine subclavière est très fré¬


quente. Les voies percutanées d’Aubaniac ou de
Motin sont les plus employées (fig. 16.9A et
16.9B) :

• le patient est en décubitus dorsal ;

• le point de ponction se situe à un travers de


doigts sous la clavicule, à l’union du tiers médial
et du tiers moyen de la clavicule ;

• l’aiguille est dirigée médialement, légèrement


en haut et en arrière, à 45° (Aubaniac) ou à 20°
(Motin), dans tous les plans. La ponction à 20°
évite le dôme pleural ;

• le biseau est orienté vers le bas. Elle pénètre


dans la veine à une distance de 20 à 50 mm du
plan cutané.

FIG. 16.9B. Abord percutané de la veine subclavière (ouverture


supérieure du thorax)

P. plans de référence 3. dôme pleural

R. repaire de ponction 4. œsophage

1. direction de Motin 5. trachée

2. direction d'Aubaniac

252

VEINES DE LA TÊTE ET DU COU ^

A | TRAJET

Elle naît en avant de l’artère subclavière, sous le muscle


subclavier. Elle se dirige transversalement et médiale-
ment en surcroisant la première côte. Elle se termine
en arrière de l’articulation sterno-claviculaire.

B | RAPPORTS
11 En avant

Elle répond au muscle subclavier et à l’extrémité


médiale de la clavicule.

2 | En arrière

Elle est séparée de l’artère subclavière par le muscle


scalène antérieur. Entre la veine et l’artère passent à
droite les nerfs vague et phrénique, et à gauche, le nerf
phrénique.
3 | En bas

Elle repose sur l’apex du poumon recouvert de la plè¬


vre.

4 | En haut

Elle répond au plan cutané et à la lame superficielle du


fascia cervical.

C I VAISSEAUX AFFLUENTS

Elle draine les veines pectorales, scapulaire dorsale,


jugulaire antérieure, jugulaire externe et vertébrale.

À sa terminaison, elle reçoit à gauche le conduit thora¬


cique , et à droite, le conduit lymphatique droit.

16.3

SINUS VEINEUX DE LA DURE-MÈRE

Situés dans un dédoublement de la dure-mère encépha¬


lique, lessinus veineux drainent les veines de l’encéphale,
des méninges et du crâne dans les veines jugulaires
internes.

Ils sont généralement prismatiques triangulaires avec


une paroi formée de la dure-mère et d’un endothélium
en continuité avec celui des veines. Ils sont avalvulaires
et leurs parois sont dépourvues de fibres musculaires.

A | SINUS VEINEUX IMPAIRS (fig. 16.10)

11 Le sinus sagittal supérieur 4

Il est situé dans le bord périphérique de la faux du cer¬


veau.

a) Trajet

Il naît en avant de la crista galli et se dirige en arrière


selon un trajet arciforme dans sa gouttière. La gouttière
du sinus sagittal supérieur longe la face interne de l’os
frontal, les bords sagittaux des os pariétaux et l’écaille
occipitale.

Il se termine dans le confluent des sinus 5 . Il présente le


long de son trajet des granulations arachnoïdiennes.

4. Ancien. : sinus longitudinal supérieur.

5. Ancien. : pressoir d’Hérophile.


b) Veines affluentes

Il reçoit les veines cérébrales supérieures, les veines


diploïques et les veines méningées (fig. 16.11).

2 | Le sinus sagittal inférieur 6

Il est situé dans le bord inférieur de la faux du cerveau.


Parallèle au sinus sagittal supérieur, il se draine dans le
sinus droit.

Il reçoit des veines de la faux et quelques veines de la


surface médiale du cerveau.

3 | Le sinus droit

Il est situé à l’union de la faux du cerveau et de la tente


du cervelet. Horizontal, il se draine dans le confluent
des sinus.

4 | Le sinus intercaverneux 7

Il est constitué d’anastomoses transversales unissant


les deux sinus caverneux. Elles sont situées dans les
bords antérieur et postérieur du diaphragme de la
selle.

6. Ancien. : sinus longitudinal inférieur.

7. Ancien. : sinus coronaire.

253

TÊTE ET COU : VAISSEAUX ET NERFS

FIG. 16.10. Sinus veineux de la dure-mère 1

(vue supéro-latérale gauche)

1. v. diploïque

2. sinus sagittal inf.

3. sinus sagittal sup.

4. feux du cerveau
5. sinus sigmoïde

6. sinus droit

7. confluent des sinus

8. sinus caverneux

9. sinus sphéno-pariétal

10. sinus pétreux inf.

11. sinus pétreux sup.

12. tente du cervelet

13. sinus transverse

9 10 11 12 13

5 | Le plexus basilaire

Situé en regard du clivus, il reçoit les deux sinus pétreux


inférieurs et s anastomose avec les sinus caverneux et
le plexus veineux vertébral interne.

B | SINUS VEINEUX PAIRS

11 Les sinus transverses 8 (fig. 16.12)

Ils unissent le confluent des sinus au sinus sigmoïde.


Ils sont de calibre important et se dirigent latéralement
et en avant, puis en bas. Ils sont situés dans l’insertion
périphérique de la tente du cervelet.

Ils reçoivent les veines cérébrale inférieure, cérébelleuse


inférieure, diploïques et la veine anastomotique infé¬
rieure.

2 | Les sinus sigmoïdes

Chaque sinus est situé sur le processus mastoïde de l’os


temporal et le processus jugulaire de l’os occipital. Il
prolonge le sinus transverse et se draine dans la veine
jugulaire interne. II reçoit les veines émissaires mastoï¬
dienne et condylaire.

8. Ancien. : sinus latéral.

FIG. 16.11. Sinus sagittal supérieur


(vue supérieure de la dure-mère)

1. w. méningées
2. sinus sagittal sup.

3. granulations arachnoïdiennes

254

VEINES DE LA TÊTE ET DU COU ^

FIG. 16.12. Sinus de la base du crâne

1. v. ophtalmique sup.

2. sinus sphénoïdal

3. sinus intercaverneux
4. plexus basilaire

5. sinus sigmoïde

6. sinus transverse

7. sinus droit

8. sinus sagittal sup.

3 | Les sinus occipitaux

Chaque sinus est adjacent à la crête occipitale interne.


Il naît du confluent des sinus, et se dirige en bas dans
1 insertion périphérique de la faux du cervelet jusqu’au
foramen magnum qu il cerne. Il s’anastomose avec le
sinus sigmoïde et le plexus vertébral interne.

9. v. frontale de la dure-mère

10. v. méningée moyenne

11. sinus pétreux sup.

12. sinus pétreux inf.

13. sinus occipital

14. confluent des sinus

rv

-• •;»* * « •*

Ct *

** r *

5
6

255

TÊTE ET COU : VAISSEAUX ET NERFS

FIG. 16.13. Le sinus caverneux et ses nerfs : constitution


schématique

1. a. carotide int.

2. ligament interclinoïdien

3. diaphragme de la selle

4. face sup. du sinus caverneux

5. lig. ptérygo-sphénoïdal
6. sinus pétreux inf.

7. incisure de la tente
du cervelet

8. racine motrice du V

6 7

FIG. 16.14. Coupe frontale des sinus caverneux (vue postérieure,


d'après Netter)

1. III» ventricule 5. hypophyse

2. chiasma optique 6. sinus sphénoïdal

3. a. carotide int. 7. nasopharynx

4. a. communicante post.

4 | Les sinus caverneux (fig. 16.13 et 16.14)


Chaque sinus est situé de chaque côté du corps du sphé¬
noïde et cloisonné par de nombreuses trabécules
fibreuses qui lui donnent un aspect alvéolaire.

a) Constitution et rapports

• Sa paroi inférieure constituée par la dure-mère de la


fosse temporale répond au sinus sphénoïdal.

• Sa paroi supérieure est formée par une lame dure-


mérienne triangulaire limitée par l’incisure de la
tente du cervelet et les processus clinoïdes antérieur
et postérieur. Elle répond à l’artère communicante
postérieure.

• Sa paroi médiale correspond au corps du sphénoïde


et répond à l’hypophyse.

• Sa paroi latérale , sensiblement verticale, se détache


de l’incisure de la tente et rejoint la dure-mère de la
fosse crânienne moyenne au niveau du cavum trigé-
minal, du bord médial du foramen rond et de la
fissure orbitaire supérieure. Elle répond à la face
médiale du lobe temporal.

b) Contenu

Il est traversé de bas en haut par l’artère carotide interne


entourée de son plexus sympathique et d’arrière en
avant, par le nerf abducens qui croise latéralement l’ar¬
tère.

Dans la paroi latérale cheminent de haut en bas les nerfs


oculomoteur, trochléaire, ophtalmique et maxillaire.
Toutes les structures qui le traversent sont entourées
d’un endothélium qui les isole du sang.

c) Les veines afférentes

Il reçoit les veines ophtalmiques, cérébrale moyenne


superficielle et cérébrales inférieures, le sinus sphéno-
pariétal et parfois les veines méningée moyenne et
centrale de la rétine.

• Les veines ophtalmiques (fig. 16.15)

Elles drainent le contenu de la cavité orbitaire et sont


au nombre de trois : supérieure, moyenne et infé¬
rieure. Toutes traversent la fissure orbitaire supé¬
rieure pour atteindre le sinus caverneux.

- La veine ophtalmique supérieure est constante. Elle


naît des veines frontales et angulaires. Elle chemine
sous la trochlée du muscle oblique supérieur, puis
entre les muscles oblique supérieur et droit médial,
et surcroise le nerf optique. Elle draine les veines de
la paupière supérieure, vorticineuse, lacrymale,
centrale de la rétine, ethmoïdales et des veines mus¬
culaires.

256

VEINES DE LA TÊTE ET DU COU ^


FIG. 16.15. Veines ophtalmiques (vue latérale)

1. v. centrale de la rétine

2. v. ophtalmique sup.

3. v. angulaire

4. w. vorticineuses

5. v. faciale

6. v. faciale profonde

7. v. ophtalmique moyenne

8. v. ophtalmique inf.

9. sinus carverneux

10. plexus ptérygoïdien

11. v. maxillaire

8 7 6 5

- Les veines ophtalmiques moyenne et inférieure sont


inconstantes et drainent essentiellement des veines
musculaires.

La veine ophtalmique moyenne passe au-dessus du


nerf optique et la veine ophtalmique inférieure, au-
dessous du muscle droit inférieur. Elle s’anastomose
avec le plexus ptérygoïdien.

• Les veines cérébrale moyenne superficielle et cérébrales


inférieures (voir Tome V).

• Le sinus sphéno-pariétal

Il longe le bord postérieur de la petite aile du sphé¬


noïde pour atteindre le sinus caverneux.

d) Les veines efférentes

Chaque sinus caverneux est drainé par le sinus pétreux


supérieur, le sinus pétreux inférieur, le plexus veineux
carotidien interne et les veines émissaires des foramens
ovale et déchiré.

Leur circulation est influencée par la pression gravitaire


et la position de la tête. Elle relève partiellement des
pulsations de la carotide interne.
e) Les anastomoses

Les deux sinus caverneux sont unis par des sinus inter¬
caverneux et s’anastomosent avec le plexus basilaire.

5 | Le sinus pétreux supérieur

Il naît de la partie postéro-supérieure du sinus caver¬


neux, passe sous le nerf trijumeau, et se dirige en arrière
et latéralement dans le sillon du bord supérieur de la
partie pétreuse de l’os temporal. Il se termine dans le
sinus transverse.

Il reçoit les veines cérébelleuses, cérébrales inférieures


et les veines de la caisse du tympan.

6 | Le sinus pétreux inférieur

(Voir veine jugulaire interne p. 246.)

257

TÊTE ET COU : VAISSEAUX ET NERFS

16.9

VEINES DIPLOÏQUES

Situées dans le diploé, les veines diploïques s’anasto¬


mosent avec les sinus de la dure-mère et les veines de
l’épicrâne par l’intermédiaire de veines émissaires. Elles
sont de gros calibre avec des dilatations à intervalles
irréguliers. Leur paroi mince est constituée d’un endo¬
thélium et d’une couche de tissu élastique. Elles sont
avalvulaires. Inexistantes chez le nouveau-né, elles se
développent à l’âge de 2 ans.

Elles constituent les voies de diffusion des infec¬


tions externes dans la cavité crânienne.

A | VEINE DIPLOÏQUE FRONTALE


Située dans l’os frontal, elle sort du foramen supra-
orbitaire pour se jeter dans la veine supra-orbitaire.

B | VEINE DIPLOÏQUE TEMPORALE


ANTÉRIEURE

Située dans l’os frontal, la grande aile du sphénoïde et


le pariétal, elle se draine dans le sinus sphéno-pariétal
et dans la veine temporale profonde.

C| VEINE DIPLOÏQUE TEMPORALE


POSTÉRIEURE

Elle est située dans l’os pariétal. Elle descend dans le


processus mastoïde pour se drainer dans le sinus trans¬
verse à travers le foramen mastoïdien et dans la vei¬
ne auriculaire postérieure.

D | VEINE DIPLOÏQUE OCCIPITALE

Elle est située dans l’os occipital. Elle se draine dans la


veine occipitale et dans le sinus transverse.

FIG. 16.16. Veines diploïques (la lame externe


de la calvaria a été enlevée)

1. v. diploïque frontale

2. v. diploïque temporale ant.

3. v. diploïque temporale post.

4. v. diploïque occipitale

258

17
Lymphocentres de la tête
et du cou

Les vaisseaux lymphatiques de la tête rejoignent les lymphocentres de la tête qui


se drainent
dans les lymphocentres du cou. Ceux-ci sont in fine évacués par les troncs
jugulaires dans le
conduit lymphatique à droite, et dans le conduit thoracique à gauche.

17.1

LYMPHOCENTRE DE LA TÊTE , k .

Ils sont essentiellement regroupés à la jonction de la


tête et du cou. Tous se drainent dans les nœuds cervi¬

caux profonds.

FIG. 17.1. Nœuds lymphatiques superficiels


du cou et de la face

1. nœuds parotidiens superf.

2. nœuds infra-auriculaires

3. nœud rétro-auriculaire

4. nœud occipital

5. nœud cervical superficiel sup.

6. nœuds cervicaux superficiels moyens,


v. jugulaire ext.

7. m. sterno-cléido-mastoïdien

8. nœuds supra-claviculaires

9. nœuds naso-labiaux

10. nœud zygomatique

11. nœud buccinateur

12. nœuds mandibulaires

13. nœuds submentaux

14. nœuds submandibulaires

15. nœud jugulo-digastrique


16. nœuds cervicaux ant. superficiels,
v. jugulaire ant.

17. nœuds axillaires apicaux

10

11

12

13

14

15

16

17

259

TÊTE ET COU : VAISSEAUX ET NERFS

A | LYMPHONŒUDS OCCIPITAUX 1

Souvent doubles, ils sont adjacents à l'insertion du


muscle trapèze et drainent la région occipitale.

B | LYMPHONŒUDS MASTOÏDIENS
(OU RÉTRO-AURICULAIRES)
Ils sont situés sur le processus mastoïde, près de l'in¬
sertion du muscle sterno-cléido-mastoïdien. Au nom¬
bre de deux, ils drainent la région temporo-pariétale
et l'auricule.

C| LYMPHONŒUDS PAROTIDIENS

11 Les lymphonœuds parotidiens


superficiels

Ils sont placés en avant du tragus, sur le fascia paroti¬


dien. Ils drainent l'auricule, le plan cutané latéral de la
tête, les paupières et la peau de la région zygomati¬
que.

2 | Les lymphonœuds parotidiens profonds

Ils sont situés, soit sous le fascia parotidien (noeuds


pré-auriculaires et infra-auriculaires), soit dans la
glande (noeuds intraglandulaires). Ils drainent les
régions temporale et orbitaire, le méat acoustique
externe, l'oreille moyenne, la trompe auditive, le palais
mou et la cavité nasale.

D | LYMPHONŒUDS FACIAUX

Inconstants et satellites de l'artère faciale, ils drainent


les paupières, le nez et la muqueuse buccale.

11 Le lymphonœud buccinateur 2

Il est situé sur le muscle buccinateur.

2 | Le lymphonœud naso-labial

Il est situé sous le sillon naso-labial.

3 | Le lymphonœud zygomatique

Il siège dans la pommette.

4 | Le lymphonœud mandibulaire

Il est situé sur la face externe de la mandibule.

E | LYMPHONŒUDS SUBMENTONNIERS

Ils sont situés sur la face superficielle du muscle mylo-


hyoïdien, entre les ventres antérieurs des muscles
digastriques. Ils drainent la lèvre inférieure, le menton
et l'apex de la langue.

Ils s'évacuent dans les noeuds lymphatiques subman-


dibulaires et jugulo-omo-hyoïdiens.

F | LYMPHONŒUDS SUBMANDIBULAIRES 3

Au nombre de quatre à cinq, ils sont adjacents à la


glande submandibulaire et au bord inférieur de la
mandibule.

D’autres nœuds peuvent être intraglandulaires. Ils


drainent la région infra-orbitaire, la joue, la langue et
la gencive. Ils s'évacuent dans les nœuds jugulo-digas-
triques.

1. Des nœuds occipitaux profonds peuvent siéger sous le m. splénius


de la tête (Rouvière).

2. Ancien. : ganglions géniens.

3. Ancien. : ganglions sous-maxillaires.

260

LYMPHOCENTRES DE IA TÊTE ET DU COU ^

17.2

LYMPHOCENTRE DU COU lf ,,7.»

Il est formé de noeuds lymphatiques cervicaux anté¬


rieurs, latéraux superficiels et profonds.

A | LYMPHONŒUDS CERVICAUX
ANTÉRIEURS SUPERFICIELS

Ils sont situés sous la peau le long de la veine jugulaire


antérieure.

Ils drainent la peau antérieure du cou vers les noeuds


jugulaires internes et cervicaux transverses.

B | LYMPHONŒUDS CERVICAUX
ANTÉRIEURS PROFONDS

Ils s’évacuent dans les noeuds jugulaires internes. Ils


comprennent quatre groupes, prélaryngés, thyroï¬
diens, prétrachéaux et paratrachéaux.

11 Les lymphonœuds prélaryngés

Ils sont situés en avant du ligament crico-thyroïdien et

drainent le larynx.

2 | Les lymphonœuds thyroïdiens


Ils sont situés sur la thyroïde qu’ils drainent.

3 | Les lymphonœuds prétrachéaux

Ils sont situés devant la trachée et drainent le larynx, la


trachée et la glande thyroïde.

4 | Les lymphonœuds para-trachéaux 4

Ils sont placés en arrière des bords de la trachée, près


des nerfs laryngés récurrents. Ils drainent le larynx,
l’œsophage, la trachée et la thyroïde.

4. Ancien. : ganglions de la chaîne récurrentielle.

FIG. 17.2. Nœuds lymphatiques


profonds du cou

1. nœuds jugulo-digastriques

2. n. hypoglosse

3. nœud jugulaire latéral

4. nœud jugulaire ant.

5. nœuds jugulo-omo-hyoïdiens

6. langue

7. nœuds submentaux

8. nœuds submandibulaires

9. nœuds prélaryngés

10. nœuds thyroïdiens

11. nœuds supra-claviculaires

12. nœuds prétrachéaux

13. nœuds axillaires apicaux

261
TÊTE ET COU : VAISSEAUX ET NERFS

C I LYMPHONŒUDS CERVICAUX LATÉRAUX


SUPERFICIELS 5

Ils sont situés le long de la veine jugulaire externe sur


le muscle sterno-cléido-mastoïdien.

Ils drainent la parotide, l’auricule et la peau cervicale


latérale. Ils s’évacuent dans les nœuds latéraux pro¬
fonds.

D | LYMPHONŒUDS CERVICAUX LATÉRAUX


PROFONDS

11 Les lymphonœuds jugulaires


Ils sont situés le long de la veine jugulaire interne. Ils
se drainent dans les troncs jugulaires droit ou gauche.
Le tronc jugulaire droit s’ouvre dans le conduit lym¬
phatique droit, et le gauche, dans le conduit thoraci¬
que.

a ) Les lymphonœuds jugulaires antérieurs sont situés


en avant de la veine jugulaire interne.

b) Les lymphonœuds jugulaires latéraux sont sur le


bord latéral de la veine jugulaire interne.

c) Les lymphonœuds jugulo-digastriques sont haut


situés entre le ventre postérieur du muscle digastrique
et la veine jugulaire interne.

Ils drainent la langue et la tonsille palatine vers les


nœuds jugulo-omo-hyoïdiens.

d) Les lymphonœuds jugulo-omo-hyoïdiens sont


situés au-dessous du tendon intermédiaire du muscle

omo-hyoïdien. Ils drainent la langue et les nœuds sub-


mentonniers.

2 | Les lymphonœuds spinaux

Ils accompagnent le rameau musculaire du nerf acces¬


soire. Ils se drainent dans les nœuds cervicaux trans¬
verses et jugulaires internes.

3 | Les lymphonœuds cervicaux


transverses

Ils sont satellites de la veine cervicale transverse. Ils se


drainent dans le tronc subclavier.

4 | Les lymphonœuds supra-claviculaires

Ils sont situés au-dessus de la clavicule, contre la veine


subclavière. Ils drainent les nœuds apicaux axillaires
dans le tronc subclavier qui s’ouvre à droite dans le
conduit lymphatique droit, et à gauche, dans le
confluent jugulo-subclavier.

E | LYMPHONŒUDS RÉTRO-PHARYNGIENS

Ils sont situés dans l’espace rétro-pharyngien. Ils drai¬


nent la trompe auditive, le nasopharynx, les articula¬
tions atlanto-occipitale et atlanto-axiale. Ils s’évacuent
dans les nœuds lymphatiques jugulo-digastriques.

5. Ancien. : ganglions jugulaires externes.

262

18

Nerfs spinaux cervicaux

Les nerfs spinaux cervicaux sont des nerfs mixtes destinés à l'innervation
somatique de la tête,
du cou, des membres supérieurs et du diaphragme. Ils contiennent des neurofibres
sympathiques.
Au nombre de huit, ils se dirigent horizontalement, croisant en arrière l'artère
vertébrale.

• Le premier nerf spinal cervical (Cl) chemine dans le sillon de l'artère


vertébrale situé sur
l'arc postérieur de l'atlas.

• Le deuxième nerf spinal cervical (C2) passe en arrière du processus articulaire


supérieur de
l'axis.

• Les nerfs spinaux cervicaux C3 à C8 passent en avant des articulations


zygapophysaires.
Chaque nerf, recouvert de l'épinèvre qui prolonge la dure-mère spinale, donne un
rameau
méningé spinal; celui-ci, après un trajet récurrent à travers le canal
intervertébral, se termine en
rameaux discaux, ligamentaires, et méningés.

Chaque nerf spinal cervical se divise à la sortie du foramen intervertébral en


rameaux dorsal et
ventral plus volumineux. Des rameaux dorsaux dérivent les nerfs cervicaux dorsaux;
les rameaux
ventraux constituent les plexus cervical et brachial 1 (fig. 18 . 1 ).

FIG. 18.1. Branches du nerf spinal (coupe schématique en 04)

1. ganglion sympathique 5. r. méningé 9. m. trapèze

2. r. communicant gris 6. r. dorsal 10. mm. extenseurs du cou et de la tête

3 . r . ventral 7. m. élévateur de la scapula 11. r. cutané

4. mm. scalènes moyen et post. 8. r. articulaire

263

TÊTE ET COU : VAISSEAUX ET NERFS

18.1

NERFS CERVICAUX DORSAUX

Ils innervent la peau de la nuque, les muscles érecteurs


et les articulations du rachis cervical.
A | NERF SUBOCCIPITAL 2 OU PREMIER
RAMEAU CERVICAL DORSAL (Cl) (fig. 18.2)

11 contourne en arrière l’artère vertébrale, entre dans


le trigone suboccipital, et innerve les muscles grand
droit postérieur de la tête, obliques supérieur et infé¬
rieur de la tête, petit droit postérieur de la tête et semi-
épineux de la tête.

Près de son origine, il émet une branche qui s’anasto¬


mose avec le nerf grand occipital.

Il donne une branche cutanée inconstante, qui accom¬


pagne l’artère occipitale jusqu’au cuir chevelu.

2. Ancien. : n. sous-occipital.

3. Ancien. : grand n. occipital d’Arnold.

B | NERF GRAND OCCIPITAL 3 OU DEUXIÈME


RAMEAU CERVICAL DORSAL (C2)

Il est volumineux. Il se dirige en arrière, contourne le


bord inférieur du muscle oblique inférieur de la tête
pour monter obliquement entre les muscles oblique
inférieur et semi-épineux de la tête, puis perfore suc¬
cessivement le muscle semi-épineux de la tête et le
muscle trapèze près de son insertion sur l’os occipital.
Dans son trajet, il répond médialement au 3 e nerf occi¬
pital.

Il se termine en de nombreuses branches qui innervent


le cuir chevelu de la région occipitale.

Il innerve les muscles splénius de la tête, longissimus


de la tête et semi-épineux de la tête.

Il s’anastomose avec le nerf suboccipital et le 3 e nerf


occipital.

FIG. 18.2. Muscles et nerfs de la nuque

(vue postérieure)

1. m. trapèze

2. m. épineux de la tête

3. m. petit droit post. de la tête

4. n. grand occipital

5. n. suboccipital

6. m. grand droit post. de la tète


7. m. oblique inf. de la tête

8. r. anastomotique

9. r. dorsal du n. cervical C3

10. m. semi-épineux du cou

11. m. splénius de la tète

12. m. sterno-cléido-mastoïdien

13. m. oblique sup. de la tête

14. n. petit occipital

15. a. vertébrale

16. m. longissimus de la tête

17. n. grand auriculaire

18. m. élévateur de la scapula

264

NERFS SPINAUX CERVICAUX fl

C I TROISIÈME NERF OCCIPITAL


OU TROISIÈME RAMEAU CERVICAL
DORSAL (C3)

Il traverse le muscle semi-épineux de la tête et le mus¬


cle trapèze pour innerver la peau de la nuque.

D | LES RAMEAUX DORSAUX DES NERFS


CERVICAUX C4, C5, C6, C7 ET C8

Ils innervent les muscles érecteurs du rachis cervical.


Seuls les nerfs cervicaux C4, C5 et C6 présentent une
branche cutanée.

18.2

PLEXUS CERVICAL

Le plexus cervical est destiné aux muscles antéro-laté-


raux du cou, au diaphragme, à la peau des régions cer¬
vicale et supéro-latérale du thorax.

A | CONSTITUTION

Il est constitué des rameaux ventraux des nerfs cervi¬


caux Cl à C4 et des arcades anastomotiques qui les
unissent.

11 Le rameau ventral de Cl

Il contourne la masse latérale de l’atlas, émerge entre

les muscles droits antérieur et latéral de la tête pour

s’anastomoser avec le rameau ventral de C2 et former


l’anse de l’atlas.

2 | Les rameaux ventraux de C2, C3 et C4

Ils contournent en arrière l’artère vertébrale, passent


entre les muscles intertransversaires et donnent chacun
une branche ascendante, anastomotique avec le rameau
susjacent, et une branche descendante, anastomotique
avec le rameau sous-jacent 4 .

FIG. 18.3. Branches du plexus cervical


(en rouge : nn. moteurs, en bleu : nn. sensitifs)

1. n. du m. droit latéral

2. n. des mm. droit de la tête et long de la tête

3. n. des mm. long de la tête et long du cou

4. n. des mm. long de la tête, long du cou et scalène moyen

5. n. du m. génio-hyoïdien
6. n. du m. thyro-hyoïdien

7. n. transverse du cou

8. n. du m. long du cou

9. racine sup. de l'anse cervicale

10. racine inf. de l'anse cervicale

11. anse cervicale

12. r. destiné au n. vague

13. n. grand auriculaire

14. n. petit occipital

15. n. grand occipital

16. n. du m. sterno-cléido-mastoïdien

17. n. du m. trapèze

18. n. du m. élévateur de la scapula

19. n. du m. scalène moyen

20. n. supraclaviculaire latéral

21. n. supraclaviculaire intermédiaire

22. n. supraclaviculaire médial

23. n. phrénique

4. L’anastomose unissant C2 et C3 est dénommée parfois anse


de l’axis.

265
TÊTE ET COU : VAISSEAUX ET NERFS

vil

FIG. 18.4. Plexus cervical


et ses branches principales

(vue latérale, sans les vaisseaux)

1. n. grand occipital

2. n. petit occipital

3. n. grand auriculaire

4. r. ext. du XI

5. r. int. du XI

6. n. phrénique

7. plexus brachial

8. n. supraclaviculaire latéral

9. n. du m. thyro-hyoïdien

10. anse cervicale

11. n. transverse du cou

12. n. supraclaviculaire médial

13. n. supraclaviculaire intermédiaire

B | RAPPORTS

Il est profondément situé en avant des muscles éléva¬


teur de la scapula et scalène moyen. Il est recouvert de
la lame prévertébrale du fascia cervical qui le sépare de
la veine jugulaire interne et du muscle sterno-cléido-
mastoïdien.

C I BRANCHES COLLATÉRALES (fig. 18.4)


11 Le nerf petit occipital 5

Il est sensitif et formé de neurofibres de C2 et parfois


de C3.

Il contourne le nerf accessoire et monte le long du bord


postérieur du muscle sterno-cléido-mastoïdien. Près
du crâne, il traverse le fascia cervical et chemine der¬
rière Tauricule. Il innerve la peau de la région mastoï¬
dienne et celle adjacente de Tauricule.

2 | Le nerf grand auriculaire 6

Il est sensitif et formé de neurofibres de C3. Il contourne


le bord postérieur du muscle sterno-cléido-mastoï¬
dien, perfore le fascia cervical et monte sur la face anté¬
rieure du muscle sterno-cléido-mastoïdien, en com¬
pagnie de la veine jugulaire externe. Près de Tauricule,
il se divise en deux rameaux :

• un rameau antérieur pour innerver les téguments


recouvrant la glande parotide;

• et un rameau postérieur pour les téguments mastoï¬


diens et la partie adjacente de Tauricule.

3 | Le nerf transverse du cou

Il est sensitif et formé de neurofibres de C2 et C3.

5. Ancien. : branche mastoïdienne du plexus cervical superficiel.

6. Ancien. : branche auriculaire du plexus cervical superficiel.

266
NERFS SPIN AUX CERVICAUX j

FIG. 18.5. Anatomie de surface des branches


du plexus cervical

1. n. petit occipital

2. n. grand auriculaire

3. direction du n. accessoire (XI)

4. n. supraclaviculaire latéral

5. n. supraclaviculaire intermédiaire

6. direction du n. phrénique (d'après Zeki-Zeren)

7. n. supraclaviculaire médial

8. n. transverse du cou

Il contourne le bord postérieur du muscle sterno-


cléido-mastoïdien, perfore le fascia cervical et se dirige
en avant sous le muscle platysma en croisant la veine
jugulaire externe.

Il se divise en rameaux supérieurs et inférieurs :

• les rameaux supérieurs innervent la peau du trigone


submandibulaire et s’anastomosent avec le nerf
facial ;

• les rameaux inférieurs traversent le muscle platysma


et innervent la peau de la région antéro-inférieure
du cou.

4 | Les nerfs supraclaviculaires 7 (fig. 18.5)

Ils sont sensitifs et formés de neurofibres de C3 et C4.


Ils naissent par un tronc commun qui contourne le

bord postérieur du muscle sterno-cléido-mastoïdien


et perfore le fascia cervical. Il se divise en trois groupes
de nerfs supraclaviculaires qui descendent en diver¬
geant. Recouverts par le muscle platysma, ils le traver¬
sent dans la région supraclaviculaire.

a) Les nerfs supraclaviculaires médiaux


Ils croisent la veine jugulaire externe et l’insertion ster¬
nale du muscle sterno-cléido-mastoïdien, pour inner¬
ver les téguments des régions présternale et mammaire,
au-dessus de la 2 e côte.

b) Les nerfs supraclaviculaires intermédiaires

Ils surcroisent la clavicule pour innerver la peau de la


région infra-claviculaire.

c) Les nerfs supraclaviculaires latéraux

Ils surcroisent le muscle trapèze et l’acromion pour


innerver la peau de la région deltoïdienne.

5 | Les branches musculaires

Elles sont destinées :

• aux muscles intertransversaires;

• aux muscles droit latéral, droit antérieur, long de la


tête et long du cou (C2 à C4) ;

• aux muscles élévateur de la scapula, scalène moyen


et antérieur (C3, C4).

6 | La racine inférieure de l'anse cervicale

Elle naît de C2 et C3. Elle donne les nerfs des muscles


sterno-hyoïdien, sterno-thyroïdien et du ventre posté¬
rieur de l’omo-hyoïdien.

7 | Le nerf phrénique

C’est un nerf mixte destiné au diaphragme, à la plèvre,


au péricarde et au péritoine diaphragmatique.

Il naît de C4 et accessoirement de C3 et C5. Il descend


verticalement vers le diaphragme.

a) Trajet cervical

Il repose sur la face antérieure du muscle scalène anté¬


rieur. Il est recouvert par la lame prévertébrale du fas¬
cia cervical.

En avant, il est croisé par le ventre inférieur du muscle


omo-hyoïdien, les artères cervicale transverse et
suprascapulaire; il répond à la veine jugulaire interne
et au conduit thoracique à gauche.

7. Ancien. : branche sus-claviculaire du plexus cervical.

267
TÊTE ET COU : VAISSEAUX ET NERFS

FIG. 18.6. Nerfs phréniques : branches terminales

1. n. phrénique droit 5. r. phrénico-abdominal ant. 9. œsophage

2. r. phrénico-abdominal latéral 6. ganglion cœliaque 10. diaphragme

3. r. phrénico-abdominal post. 7. aorte abdominale

4. v. cave inf. 8. n. phrénique gauche

Il quitte le cou, en passant entre l’artère subclavière en


arrière et la veine subclavière en avant. L’anse subcla¬
vière, le nerf vague, les veines jugulaires interne et ver¬
tébrale sont médiaux.

En position opératoire, tête tournée du côté opposé, le


nerf phrénique se projette sur une ligne unissant le
quart médial de la clavicule et le milieu de la distance
séparant le gonion et le milieu de la clavicule (Zeki-
Zeren).

Le point cervical de la névralgie du phrénique se

situe dans la petite fosse supra-claviculaire.

b) Trajet thoracique

Il descend en avant de la racine du poumon contre la


plèvre médiastinale, accompagné des vaisseaux phré¬
niques supérieurs.

• Le nerf phrénique droit , plus court, passe devant la


veine brachio-céphalique droite et la veine cave
supérieure. Il répond en avant au péricarde recou¬
vrant la face droite de l’atrium droit, et à la veine
cave inférieure.

Il traverse le diaphragme soit dans le foramen de la


veine cave inférieure, soit à côté de celui-ci.

• Le nerf phrénique gauche descend obliquement en


avant, répondant : médialement, à la crosse de
l’aorte, en arrière, au nerf vague gauche et en avant,
au péricarde recouvrant le ventricule gauche.

Il traverse le diaphragme près du bord médial de


l’apex du cœur, en un point plus antérieur que le nerf
phrénique droit.

c) Branches terminales (fig. 18.6)

Il se termine en rameaux phrénico-abdominaux anté¬


rieur, latéral et postérieur qui rejoignent le ganglion
cœliaque homolatéral.

Ils innervent le péritoine diaphragmatique et hépati¬


que, la veine cave inférieure et la glande surrénale.

d) Branches collatérales

Le nerf phrénique donne des rameaux thymiques, pleu¬


raux, péricardiques, et pour la veine cave supérieure.

e) Connexions

Il s’anastomose avec :

• le nerf phrénique controlatéral, par une anastomose


rétro-xyphoïdienne ;

• le nerf hypoglosse, par l’intermédiaire de Cl et la


racine inférieure de l’anse cervicale;

• et les ganglions cœliaques.

268

NERFS SPINAUX CERVICAUX ^

f) Fonctions
• La fonction motrice
Il est le nerf inspirateur principal. Par son action sur
le diaphragme, il participe à la modulation de la pres¬
sion intra-abdominale.

La paralysie d’un nerf phrénique entraîne une


immobilisation totale de l’hémi-diaphragme cor¬
respondant.

La gêne respiratoire est modérée.

Sa compression durant son trajet est responsable


de hoquets réflexes.

• Sa fonction sensitive concerne la plèvre, le péricarde


et le péritoine diaphragmatique.

Ceci expliquerait certaines douleurs scapulaires,


surtout droites, lors d’affections hépatiques ou
péricardiques.

g) Variation (fig. 18.7)

Un nerf phrénique accessoire existe dans un tiers des


cas environ. Il correspond à une partie des neurofibres
du phrénique ayant un trajet initial différent.

Il se détache habituellement du nerf subclavier, parfois


de la racine inférieure de l’anse cervicale.

FIG. 18.7. Nerfs phréniques accessoires (d'après Paturet)

1. m. scalène ant. 4. n. du m. subclavier

2. n. phrénique 5. plexus brachial

3. nn. phréniques accessoires

269

TÊTE ET COU : VAISSEAUX ET NERFS

18.3
TRONC SYMPATHIQUE CERVICAL

Le tronc sympathique cervical, situé de chaque côté des


corps vertébraux cervicaux, s’étend de la base externe
du crâne à l’ouverture supérieure du thorax. Il innerve
la tête, le cou, les membres supérieurs et le médiastin

supérieur. Il est constitué de trois ganglions, supérieur,


moyen et cervico-thoracique, reliés entre eux par des
rameaux interganglionnaires.

FIG. 18.8. Tronc sympathique cervical :


constitution schématique

1. ganglion cervical sup.

2. n. et plexus carotidiens ext.

3. n. et plexus carotidiens int.

4. ganglion cervical moyen

5. plexus vertébral

6. ganglion vertébral

7. ganglion cervico-thoracique (stellaire)

8. ganglion thoracique

9. plexus pharyngien

10. n. cardiaque sup.

11. n. cardiaque moyen

12. anse subclavière

13. n. cardiaque inf.

A | GANGLIONS CERVICAUX

11 Le ganglion cervical supérieur (fig. 18.8)


Volumineux et fusiforme, il mesure environ 40 mm de
long et 5 mm de diamètre. Il correspond à la fusion des
quatre ganglions segmentaires cervicaux.

Il s’étend d’un point situé à 2 cm en-dessous du fora¬


men carotidien à la quatrième vertèbre cervicale.

Il est situé dans la région rétro-stylienne de l’espace


latéro-pharyngien et répond :
• en arrière, à la lame prévertébrale recouvrant le
muscle long du cou et les quatre premiers nerfs
cervicaux;

• en avant, à l’artère carotide interne et à la veine


jugulaire interne.

2 | Le ganglion cervical moyen

Inconstant et petit, il est variable dans sa forme et dans


sa situation.

Il se situe au-dessus ou en dessous de l’artère thyroï¬


dienne inférieure et en avant du processus transverse
de la vertèbre cervicale C6.

270

NERFS SPINAUX CERVICAUX ^

FIG. 18.9. Rapports de l'anse cervicale (coupe sagittale


schématique de l'ouverture supérieure du thorax)

1. a. cervicale profonde

2. a. intercostale suprême

3. ganglion cervico-thoracique

4. tronc costo-cervical

5. a. et n. vertébraux
6. anse cervicale

7. m. sterno-cléido-hyoïdien

8. a. carotide commune

9. v. jugulaire int.

10. n. vague

11. m. sterno-cléido-mastoïdien

12. tronc thyro-cervical

13. a. et v. subclavières

14. a. thoracique int.

3 | Le ganglion cervico-thoracique
(ou stellaire)

Large et d’aspect étoilé, il résulte de la fusion de quatre


ganglions cervicaux et du premier ganglion thoraci¬
que.

Il peut être constitué de deux parties, antérieure et pos¬


térieure, séparées par l’artère vertébrale.

a) II est situé dans la fosse rétro-pleurale 8 (fig. 18.9)


Elle est limitée :

• en avant , par la coupole pleurale ;

• en arrière , par le processus transverse de la vertèbre


C7 et le col de la première côte ;

• latéralement , par le ligament costo-pleural ;

• médialementy par le ligament vertébro-pleural.

b) Il répond :

• en avant , à l’artère subclavière, à l’origine des artères


vertébrales et cervicales ;

• en arrière et latéralement , aux nerfs spinaux C8 et


Tl;

• médialementy au conduit thoracique à gauche, et au


conduit lymphatique à droite.

B | BRANCHES COLLATÉRALES

11 Les branches du ganglion cervical


supérieur
a) Les rameaux communicants gris

Ils sont destinés aux quatre premiers nerfs cervicaux et


à l’anse de l’atlas.

b) Les rameaux anastomotiques

Des connexions se font avec les ganglions supérieur et


inférieur des nerfs glossopharyngien et vague.

c) Les nerfs carotidiens internes

Ils partent de l’apex du ganglion pour former le plexus


carotidien interne qui donne :

• le plexus ophtalmique et les plexus des artères hypo¬


physaires et cérébrales;

• le nerf pinéal qui accompagne les artères destinées à


la glande pinéale;

• le nerf du sinus sphénoïdal ;

• des rameaux aux nerfs oculo-moteur, abducens,


trijumeau et trochléaire;

• le nerf pétreux profond qui rejoint le nerf grand


pétreux pour former le nerf du canal ptérygoïde qui
rejoint le ganglion ptérygo-palatin;

• le nerf carotico-tympanique qui gagne la caisse du


tympan avec le nerf tympanique (IX).

d) Les nerfs carotidiens externes

Ils forment le plexus carotidien externe qui donne les


plexus maxillaire, facial, lingual et thyroïdien supé¬
rieur.

e) Les nerfs laryngo-pharyngiens


Ils rejoignent le plexus pharyngien.

f) Le nerf cardiaque cervical supérieur

Il descend en arrière de la gaine carotidienne et rejoint


le nerf cardiaque cervical moyen. Ils passent ensemble
en arrière de l’artère subclavière à droite, et de l’artère
carotide commune, à gauche.

Il se termine dans le thorax, en arrière de l’aorte, dans


le plexus cardiaque postérieur.

8. Ancien. : fossette de Sébileau.

271
TÊTE ET COU : VAISSEAUX ET NERFS

2 | Les branches du ganglion cervical


moyen

a) Les rameaux communicants gris


Inconstants, ils sont destinés aux nerfs spinaux cervi¬
caux C4 et C5.

b) Hanse subclavière 9

Elle rejoint le ganglion cervico-thoracique en contour¬


nant en avant et en bas l’artère subclavière.

L’anse subclavière peut naître du ganglion cervical


supérieur ou du ganglion vertébral (fig. 18.10).

c) Le plexus thyroïdien inférieur

Il donne des rameaux aux nerfs récurrent et laryngé


externe.

FIG. 18.10. Variations de l'anse subclavière

d) Les rameaux pour le plexus carotidien commun

e) Le nerf cardiaque cervical moyen

Il rejoint le plexus cardiaque postérieur.

3 | Les branches du ganglion


cervico-thoracique

a) Les rameaux communicants

Ils sont destinés aux nerfs cervicaux C5 à C8 et au pre¬


mier nerf thoracique.

b) Le rameau pour le nerf phrénique


c) Les rameaux pour le plexus subclavier

d) Le nerf vertébral

Il rejoint le plexus vertébral. Il présente près du foramen


transversaire de la vertèbre C6 un ganglion accessoire,
le ganglion vertébral. Ce nerf donne un rameau com¬
municant aux nerfs spinaux C5, C6 et C7.

e) Le nerf cardiaque inférieur

Il rejoint le plexus cardiaque postérieur.

f) Les rameaux œsophagiens et trachéaux

C| SYSTÉMATISATION ([Link])

Tous les rameaux communicants sont gris ,0 . Le gan¬


glion cervico-thoracique est donc le passage obligé de
toutes les fibres préganglionnaires venant du centre
sympathique cervical situé dans la colonne intermédio-
latérale des myélomères thoraciques Tl -T5.

11 Les neurones préganglionnaires

Ils ont leur corps situé dans les segments médullaires :

• Tl et T2 1 ! , pour l’œil (iris, muscles, glandes lacryma¬


les);

• Tl à T3, pour les glandes salivaires ;

• Tl à T3, pour les glandes sudoripares de la tête et du


cou;

• Tl à T5, pour le cœur (accélérateur cardiaque) ;

• T3 à T5, pour les bronches et les poumons ;

• T2 à T5, pour les membres supérieurs et les seins.

A. type court

B. type moyen

C. type long

1. ganglion cervical sup.

2. ganglion cervical moyen

3. ganglion vertébral

4. a. vertébrale

5. ganglion cervical inf.


6. a. subclavière

7. anse subclavière

9. Ancien. : anse de Vieussens.

10. Quelques fibres myélinisées existent, en particulier dans les


rameaux communicants unissant le nerf vertébral aux nerfs spi¬
naux cervicaux.

11. Ancien. : centre cilio-spinal de Budge.

272

NERFS SPINAUX CERVICAUX ^

2 | Les neurones postganglionnaires

a) Dans le ganglion cervical supérieur siègent les


corps des neurones destinés à l’œil. Les fibres emprun¬
tent le plexus carotidien interne puis, successive¬
ment :

• le nerf oculomoteur, pour le muscle élévateur de la


paupière supérieure ;

• le nerf naso-ciliaire et le ganglion ciliaire, pour l’iris


(dilatateur de la pupille) ;

• le nerf du canal ptérygoïde, le ganglion ptérygo-


palatin, la branche zygomatique du nerf maxillaire
et le nerf lacrymal, pour la glande lacrymale.

L’interruption ou l’anesthésie des ganglions cervi¬


caux (infiltration directe ou par diffusion) provo¬
que le syndrome de Claude Bernard-Horner.

Il est caractérisé par un myosis, un ptosis de la pau¬


pière supérieure et une enophtalmie.

FIG. 18.11. Systématisation


du sympathique cervical

a. ganglion ciliaire

b. ganglion ptérygo-palatin

c. ganglion géniculé

1. n. naso-ciliaire

2. n. lacrymal

3. glande lacrymale

4. m. élévateur de la paupière
sup.

5. m. de l'œil

6. glande linguale

7. glande sublinguale

8. glande submandibulaire

9. a. linguale

10. a. carotide ext.

11. a. faciale

12. a. thyroïdienne sup.

13. a. carotide commune

14. anse cervicale

15. a. subclaviculaire

16. parotide

17. ganglion cervical sup.

18. ganglion cervical moyen

19. ganglion cervico-thoracique

20. a. temporale superficielle

21. a. maxillaire
273

TÊTE ET COU : VAISSEAUX ET NERFS

b) Dans les ganglions cervicaux supérieur et moyen


siègent les corps des neurones destinés aux glandes
salivaires. Les fibres empruntent le plexus carotidien
externe puis, successivement :

• les plexus facial et lingual, pour les glandes subman-


dibulaire, sublinguale et linguale;

• les plexus maxillaire et temporal, pour la glande


parotide.

c) Dans les trois ganglions cervicaux sont localisés les


corps des neurones destinés au cœur, aux glandes séba¬
cées de la tête et du cou.

Les fibres parcourent les nerfs cardiaques cervicaux


pour atteindre le plexus cardiaque postérieur.

d) Dans le ganglion cervico-thoracique siègent les


corps des neurones destinés :
• aux bronches et aux poumons. Ces fibres gagnent le
plexus pulmonaire;

• aux artères des membres supérieurs et aux seins.

274

SECTION VI

TÊTE ET COU

VISCÈRES

19

Développement
de l’appareil branchial

Le développement des viscères de la tête et du cou débute par la formation du


stomatodéum 1 et
de l'appareil branchial (fig. 19.1).

FIG. 19.1. Coupe transversale de l'extrémité


crâniale d'un embryon de 28 jours (d'après
R. Warwick et P. Williams)

I, II, III, IV, V : arcs branchiaux

1. placode optique

2. proéminence maxillaire et n. maxillaire

3. stomatodéum

4. tubercule lingual distal

5. tubercule lingual médian

6. 1 er sac pharyngien

7. 2 e sac pharyngien

8. 3 e sac pharyngien

9. 4* sac pharyngien

10. sillon laryngo-trachéal


II. notochorde

12. tube neural

13. proencéphale

14. n. optique

15. vésicule optique

16. n. mandibulaire et cartilage branchial

17. foramen caecum

18. n. facial

19. copula

20. n. glosso-pharyngien

21. tubercule épiglottique

22. n. laryngé sup. (n. vague)

23. n. récurrent laryngé

24. œsophage primitif

1. Syn. : stomodéum.

277
TÊTE ET COU : VISCÈRES

19.1

STRUCTURES PRIMORDIALES <*<«,

À la fin de la 3 e semaine du développement apparaît


sur la face ventrale de la région céphalique, en arrière
de la proéminence fronto-nasale, une dépression trans¬
versale de Tépiblaste, 1 e stomatodéum. Simultanément,
de chaque côté se forment six crêtes arrondies, les arcs
branchiaux , le cinquième arc étant éphémère chez
rhomme. Ces arcs sont séparés les uns des autres, à la
surface de l’embryon par les sillons branchiaux , et à
l’intérieur par des invaginations du pré-entéron, les
sacs pharyngiens.

Du premier arc branchial, situé de chaque côté du sto-


matodéum, se développent deux bourgeons, la proé¬
minence maxillaire et la proéminence mandibulaire.
Simultanément, son cartilage éphémère se scinde pour
chaque proéminence ; sa partie crâniale donne le car¬
tilage maxillaire, et sa partie caudale le cartilage man¬
dibulaire de Meckel.

Le fundus du stomatodéum est limité par la membrane


stomato-pharyngienne qui le sépare du pré-entéron. Au
cours de la 4 e semaine cette membrane disparaît et les
deux cavités communiquent.

FIG. 19.2. Faces embryonnaires (vue frontale)


A. embryon de 7 semaines 3. œil

7.

fosse nasale

B. embryon de 10 semaines

4. proéminence nasale latérale

8.

stomatodéum

1. proéminence fronto-nasale

2. proéminence nasale médiale

5. proéminence maxillaire

6. proéminence mandibulaire

9.

philtrum

278

DÉVELOPPEMENT DE L'APPAREIL BRANCHIAL fl

19.2

DEVELOPPEMENT NASO-BUCCAL

À la fin de la 4 e semaine, de la proéminence ffonto-


nasale se différencient les proéminences frontale, nasa¬
les médiales et nasales latérales.
• Le stomatodéum est entouré des proéminences
frontale, nasales médiales, maxillaires et mandibu-
laires.

• De chaque côté, les proéminences nasales latérale


et médiale cernent le sac nasal. Les proéminences
nasales médiales fusionnent pour former le phil-
trum de la lèvre supérieure, la gencive des quatre
incisives supérieures et le processus palatin médian
qui deviendra le palais primaire 2 (fig. 19.3).

• De la face interne de chaque proéminence maxil¬


laire se développe un processus palatin latéral.
D’abord verticaux de chaque côté de la langue, ils
deviennent horizontaux pour fusionner, et former
le palais propre 3 (fig. 19.4).

Malformations

L’absence de fusion des proéminences nasales et


des processus palatins est responsable de nom¬
breuses malformations : fissures palatines, becs-
de-lièvre, fente labiale, etc.

2. Ou prémaxillaire.

3. Ancien. : palais secondaire.

FIG. 19.3. Développement du palais (vues inférieures)

A. embryon de 7 semaines 2. processus palatin médian

B. embryon de 9 semaines 3. septum nasal

1. narine et cavité nasale 4. sillon labio-gingival

5. gencive 8. foramen incisif

6. processus palatin latéral 9. palais secondaire

7. palais primaire 10. raphé palatin

5
A

10

FIG. 19.4. Développement du palais (coupes frontales)

1. nn. olfactifs

2. cavité nasale

3. septum nasal

4. cartilage maxillaire

5. langue

6. œil

7. cornet nasal

8. cavité orale

9. cartilage mandibulaire

10. ébauche mandibulaire

11. processus palatin latéral

279
TÊTE ET COU : VISCÈRES

19.3

DESTINÉE DES STRUCTURES BRANCHIALES

A | ARCS ET SILLONS BRANCHIAUX

Chaque arc branchial est constitué d’un axe mésenchy¬


mateux recouvert extérieurement par l’épiblaste et
intérieurement par l’entoblaste. Chacun est caractérisé
par ses muscles, son artère et son nerf spécifiques.

11 Le premier arc branchial

• Du cartilage de la proéminence maxillaire dérive le


maxillaire.

• Le cartilage de la proéminence mandibulaire 4 donne


la mandibule, le malléus et l’incus.

• De son mésenchyme dérivent le ligament sphéno-


mandibulaire, les muscles masticateurs, le muscle
mylo-hyoïdien, le ventre antérieur du muscle digas¬
trique, le muscle tenseur du tympan et le muscle
tenseur du voile du palais.

• Il est innervé par les branches du nerf trijumeau (V),


les nerfs maxillaire et mandibulaire.
2 | Le premier sillon branchial 5

Il s’invagine au cours de la 5 e semaine, en direction du


premier sac pharyngien.

Il donne naissance au méat acoustique externe et à


l’épithélium de la caisse du tympan.

3 | Le deuxième arc branchial

(fig. 19.5 et 19.6)

Il se développe caudalement et recouvre les troisième


et quatrième arcs branchiaux. Puis il fusionne avec la
proéminence cardiaque qui marque la limite inférieure
du cou. Le sinus cervical , qui sépare le deuxième arc des
troisième et quatrième arcs branchiaux, disparaît
secondairement.

Il peut persister sous forme de kyste cervical ou de


fistules branchiales internes et préauriculaires
(fig- 19.7).

FIG. 19.5. Évolution du 2 e arc branchial. Formation du sinus


cervical (embryon de 5 semaines)

A. méat acoustique ext. primitif

B. sinus cervical

1. épiblaste

2. épithélium endoblastique

3. tonsille

4. parathyroïde inf.

5. thymus

6. parathyroïde sup.

7. corps ultimo-branchial

4. Ancien. : cartilage de Meckel.


5. Les autres sillons branchiaux disparaissent.

FIG. 19.6. Malformations congénitales

1. kyste

2. kyste et fistule int.

3. kyste et fistule ext.

280

DÉVELOPPEMENT DE L'APPAREIL BRANCHIAL ^

FIG. 19.7. Situations potentielles des kystes branchiaux


et des fistules branchiales (en rouge : trajet des fistules)

1. aire des fistules pré-auriculaires

2. fistules cervicales

• De son cartilage 6 dérivent le stapès, le processus


styloïde de Vos temporal, le ligament stylo-hyoïdien,
la petite corne et la partie supérieure du corps de
Vos hyoïde.

• Son mésenchyme donne les muscles de la mimique,


stapédien, stylo-hyoïdien, le ventre postérieur du
muscle digastrique, le platysma.

• Il est innervé par le nerffacial (VII).

41 Le troisième arc branchial

• De son cartilage dérivent la grande corne de Los


hyoïde et la partie inférieure du corps de Vos
hyoïde.
• De son mésenchyme, le muscle stylo-pharyngien.

• Il est innervé par le nerf glosso-pharyngien (IX).

5 | Les quatrième et sixième arcs


branchiaux

• Leurs cartilages donnent les cartilages thyroïde,


cricoïde et aryténoïdes.

• Du quatrième arc dérivent les muscles constricteurs


du pharynx, tenseur et élévateur du voile du palais
et crico-thyroïdien, innervés par le nerf laryngé
supérieur (X).

• Du sixième arc dérivent les muscles intrinsèques du


larynx innervés par le nerf laryngé récurrent (X).

B | SACS PHARYNGIENS

Du revêtement entoblastique des sacs pharyngiens


dérivent de nombreux organes du cou (fig. 19.8).

11 Le premier sac pharyngien

Il s’invagine pour donner le récessus tubo-tympanique


qui constitue la muqueuse de la caisse du tympan et de
la trompe auditive.

FIG. 19.8. Sacs pharyngiens (S). Vue ventrale schématique


montrant l'origine des glandes endocrines

(d'après W.J. Hamilton modifié)

1. bouche primitive

2. récessus tubo-tympanique

3. tonsille palatine

4. bourgeon parathyroïde inf.

5. bourgeon parathyroïde sup.

6. bourgeon thymique

7. corps ultimo-branchial

8. canal thyréoglosse

9. bourgeon thyroïdien

10. œsophage

11. trachée
6. Ancien. : cartilage de Reichert.

281

TÊTE ET COU : VISCÈRES

2 | Le deuxième sac pharyngien

De ce sac dérive la tonsille palatine et la fosse supraton-


sillaire.

3 | Le troisième sac pharyngien

• Dans sa partie ventrale , au cours de la 4 e semaine,


apparaît l'ébauche du thymus.

• Dans sa partie dorsale , au cours de la 5 e semaine,


apparaît l'ébauche d'une parathyroïde inférieure.

• Â la 6 e semaine , ces ébauches s'isolent de la


muqueuse pharyngienne et migrent en direction
médio-caudale.

Chaque ébauche thymique atteint le thorax et fusionne

avec son homologue contro-latérale.

Les parathyroïdes inférieures se fixent à la partie inféro-

dorsale des lobes latéraux de la thyroïde.

4 | Le quatrième sac pharyngien

De ce sac dérivent, au cours de la 5 e semaine, l'ébauche

d’une parathyroïde supérieure.

5 | Le cinquième sac pharyngien

Au cours de la 5 e semaine, il donne naissance à une


petite invagination, qui est immédiatement colonisée
par des cellules épithéliales d'origine discutée. Cet amas
cellulaire, ébauche du corps ultimobranchiaU s'isole du
pharynx pour se fixer dans la paroi dorsale de la glande
thyroïde. Il donne les endocrinocytes parafolliculai-
res.

C I DÉVELOPPEMENT DE LA LANGUE

(fig. 19.9)

La langue dérive de la partie ventrale des premier, troi¬


sième et quatrième arcs branchiaux et du mésoblaste
des somites occipitaux.

11 Au niveau du premier arc branchial


À la 4 e semaine, le bourgeon lingual médian (tubercule
impair) apparaît.

À la 5 e semaine, les deux bourgeons linguaux distaux


se développent en avant du bourgeon lingual
médian.

Embryon de 4 semaines
Y * v’ Vl/i

loi

l-A

1 • •

12

13

14

Embryon de 12 semaines

FIG. 19.9. Développement de la langue. Coupe frontale du pharynx (vue dorsale)

1. sillon terminal

2. foramen caecum

3. aditus laryngé

4. tubercule lingual distal

5. bourgeon lingual médian

6. bourgeon lingual proximal

7. copula

8. éminence du 3 e arc

9. tubercule épiglottique

10. bourgeon aryténoïdien

11. corps de la langue

12. base de la langue

13. tonsille palatine

14. épiglotte primitive

282
DÉVELOPPEMENT DE L'APPAREIL BRANCHIAL ^

2 | Au niveau du deuxième arc branchial

Au cours de la 4 e semaine, une saillie médiane, la


copula y et deux saillies, les tubercules linguaux proxi¬
maux se développent.

Le sillon terminal sépare les structures du premier et


deuxième arc.

3 | Au niveau des troisième et quatrième


arcs

Une éminence médiane se développe rapidement et


recouvre la copula. Elle donne le tiers postérieur de la
base de la langue et l’épiglotte.

4 | Des somites occipitaux dérivent les muscles


de la langue, innervés par le nerf glossopharyngien,
excepté le muscle palato-glosse, innervé par le vague.

D | DÉVELOPPEMENT DES GLANDES


SALIVAIRES

Les bourgeons des glandes parotides naissent, au cours


de la 6 e semaine, de la prolifération du revêtement ecto-
blastique du sillon séparant les proéminences maxil¬
laire et mandibulaire. Ce sillon se tubulise et s’enfonce
dans le mésenchyme. Les bourgeons des glandes sub-
mandibulaires et sublinguales naissent, au cours de la
7 e semaine, du revêtement entoblastique du sillon lin-
guo-gingival.

E | DÉVELOPPEMENT DE LA THYROÏDE

Au cours de la 3 e semaine apparaît, entre le bourgeon


lingual médian et la copula, le diverticule thyroïdien.

Il se développe dans le sens ventro-caudal et présente


une ouverture, futur foramen caecum prolongé par le
canal thyréoglosse qui se termine par la glande thy¬
roïde.

À la 7 e semaine, la thyroïde atteint sa position prétra¬


chéale, tandis que le canal thyréoglosse régresse.

Elle s’étale latéralement en deux lobes et devient fonc¬


tionnelle à la fin du 3 e mois.

Les endocrinocytes parafolliculaires (cellules c), sécré¬


teurs de la calcitonine, dérivent du corps ultimo-bran-
chial.

Il peut persister, le long du trajet du canal thyréo¬


glosse, entre la base de la langue et le lobe pyra¬
midal, des lobules thyroïdiens vestigiaux ou thy¬
roïdes accessoires et des kystes thyréoglosses
(fig- 19.10).

FIG. 19.10. Situations potentielles des kystes du canal


thyréoglosse et des thyroïdes accessoires

1. langue

2. kystes thyréoglosses

3. foramen caecum

4. épiglotte

5. os hyoïde

6. thyroïde accessoire

7. cartilage thyroïdien

8. thyroïde

283
20

Bouche (et organe du goût)

La bouche constitue la portion initiale de


lappareil digestif. Elle est destinée d'une
part à la mastication, à la gustation et
à l'insalivation des aliments, et d'autre
part, à l'articulation des sons.

Lorsqu'elle est fermée, elle se présente


alors sous la forme d'une fente, la fente
orale, délimitée par les lèvres. Ouverte,
elle découvre une cavité irrégulière, la
cavité orale 1 . La cavité orale est divisée
par les arcades dentaires 2 en deux
parties, le vestibule oral et la cavité orale
propre. Elle s'ouvre en arrière par l'isthme
du gosier. Elle est limitée en haut par le
palais, et en bas par la langue (fig. 20.1).

La prise de température du corps est contrôlée


parfois par la prise de la température orale qui est
voisine de 36,6°.

FIG. 20.1. Bouche ouverte. Cavité orale

1. lèvre sup.

2. uvule palatine

3. arc palatopharyngien

4. tonsille palatine

5. arc palatoglosse

6. dos de la langue

7. lèvre inf.
20.1

LEVRES DE LA BOUCHE

Les lèvres sont des replis mobiles musculo-membra-


neux limitant la fente orale. Elles sont unies à leur extré¬
mité par les commissures labiales (fig. 20.2).

A | FACE EXTERNE

La lèvre supérieure est séparée de la joue par le sillon


naso-labial. Elle présente un sillon médian vertical, le
philtrum, limité, en bas, par le tubercule de la lèvre supé-
rieure.

La lèvre inférieure est séparée du menton par le sillon


mento-labial. Chaque lèvre présente une ligne de tran¬
sition cutanéo-muqueuse propre à l’homme, le limbus
labial. Elle est rose sur les peaux claires, et habituelle¬
ment brunâtre sur les peaux noires.

1. Syn. : cavité buccale.

2. Voir fascicule tête osseuse.

FIG. 20.2. Bouche fermée

1. lèvre sup.

2. commissure labiale

3. limbus labial

4. lèvre inf.

5. sillon naso-labial

6. philtrum

7. tubercule labial

8. fente orale

9. sillon mento
10. menton

-labial

285
TÊTE ET COU : VISCÈRES

B| FACE INTERNE

La face interne de chaque lèvre répond au vestibule.


Elle est unie à la gencive correspondante par un repli
muqueux médian, le frein labial.

C | CONSTITUTION

Elles sont formées du muscle orbiculaire de la bouche


recouvert de la peau et d’une muqueuse glandulaire,
sur sa face interne.

D | VASCULARISATION - INNERVATION

11 Les artères labiales supérieures et infé-


rieures sont des branches de l’artère faciale.

2 | Les veines IcibicLies se drainent dans la veine


faciale.

3 | Les lymphatiques labiaux rejoignent les


nœuds lymphatiques mandibulaires et submentaux.

4 | Les nerfs moteurs émanent du nerf facial, et


les nerfs sensitifs, du nerf trijumeau.
20.2

JOUE

(fig. 20.3)

Les joues constituent les parois latérales molles de la


bouche. Chaque joue est constituée principalement par
le muscle buccinateur recouvert du fascia bucco-pha-
ryngien.

• Sur ce fascia repose le corps adipeux de la joue\ les


vaisseaux et nerfs faciaux. Le conduit parotidien
traverse le corps adipeux.

Chez le nourrisson, le corps adipeux de la joue est


particulièrement développé et parfois dénommé
« graisse de suçon ».

• Dans sa couche sous-cutanée, se situent les muscles


élévateur de l’angle de la bouche, élévateur de la
lèvre supérieure, petit et grand zygomatiques, riso-
rius, platysma et abaisseur de l’angle de la bouche.

• Sa face interne est recouverte de la muqueuse


buccale.

3. Ancien. : boule graisseuse de Bichat.

20.3

GENCIVES

Les gencives correspondent à la muqueuse épaisse et


résistante qui recouvre les processus alvéolaires et se
fixe au collet des dents (partie fixe).

Le contact avec l’émail (partie libre) délimite le sillon


gingival dans lequel le tartre peut s’accumuler.

Elle est constituée d’un tissu conjonctif dense et riche


en fibres multidirectionnelles. Le chorion, adhérent au

périoste, est en continuité avec le périodonte d’inser¬


tion des dents. Son épithélium pavimenteux stratifié
se continue avec les muqueuses labiales.

Les gencives, partie du périodonte, assurent la protec¬


tion et le maintien des dents (voir chapitre 6).
286

BOUCHE (ET ORGANE DU GOÛT) ^

FIG. 20.3. Coupe coronale de la tête

a. m. oblique sup.

b. m. droit médial

c. m. élévateur de la paupière
sup.

d. m. droit sup.

e. m. droit inf.

f. m. droit latéral

1. m. temporal

2. n. optique

3. sinus maxillaire

4. m. masséter

5. rr. de l'a. et du n. palatins

6. conduit parotidien

7. m. buccinateur

8. glande sublinguale

9. a. faciale
10. conduit submandibulaire

11. n. lingual

12. septum lingual

13. m. génio-hyoïdien

14. m. mylo-hyoïdien

15. m. digastrique

16. platysma

17. n. infra-orbitaire

18. corps adipeux buccal

19. v. faciale

20. m. longitudinal sup.

21. m. styloglosse

22. a. linguale

23. m. hyoglosse

24. m. génioglosse

25. glande submandibulaire

20.4

VESTIBULE ORAL

Le vestibule oral est un espace curviligne virtuel tapissé


par la muqueuse buccale et comprenant deux gouttiè¬
res vestibulaires, supérieure et inférieure.

Chaque gouttière présente un repli muqueux médian,


1 e frein de la lèvre. Le vestibule communique avec la
cavité propre de la bouche par les espaces interdentai¬
res, et par un large espace rétro-molaire.

Dans le vestibule se déverse la salive de la glande paro¬


tide et des glandes labiales ; la papille du conduit paroti¬
dien étant située en regard de la 2 e molaire supérieure.

La rougeur de la papille du conduit parotidien est


un signe essentiel des parotidites ourliennes en
phase d’incubation.
287

TÊTE ET COU : VISCÈRES


20.5

LANGUE

Organe principal du goût, elle participe à la mastica¬


tion, la déglutition et la phonation. Elle est constituée
d’une partie fixe, la racine , et d’une partie libre, le
corps.

A | CONFIGURATION EXTERNE (fig.20.4)

On distingue à la langue un dos, une face inférieure,


deux bords latéraux, une racine et un apex.

11 Le dos de la langue

Il est convexe et en rapport avec le palais. Il présente un


sillon médian longitudinal et au niveau de son tiers
postérieur un sillon en V ouvert en avant, le sillon ter¬
minal. Son sommet forme le foramen caecum. Sa partie
postérieure est unie à l’épiglotte par les plis glosso-épi-
glottiques médiaux et latéraux.

2 | La face inférieure (fig. 20.5)

Elle présente sur la ligne médiane, en avant, un sillon


inconstant, et en arrière, un repli muqueux relié au
plancher buccal, le frein de la langue.

De chaque côté de ce frein saille la large éminence du


muscle génioglosse. Sur celle-ci, les veines sublinguales
transparaissent sous la muqueuse. Latéralement à la
veine existe un repli muqueux dentelé, le pli frangé, plus
marqué chez le nouveau-né.

3 | Les bords latéraux

Ils répondent aux arcades dentaires.

41 La racine de la langue

Large et épaisse, elle repose sur le plancher buccal. Elle


est fixée sur l’os hyoïde et la mandibule. Elle est consti¬
tuée des muscles génio-glosses et hyo-glosses.

FIG. 20.4. Dos de la langue

1. épiglotte

2. vallécule épiglottique
3. pli glosso-épiglottique médian

4. m. palato-pharyngien

5. tonsille palatine

6. m. palato-glosse

7. foramen caecum

8. sillon terminal

9. bord et papilles foliées

10. sillon médian

11. corps et papilles filiformes

12. apex

13. pli glosso-épiglottique latéral

14. racine (jaune) et tonsilles


linguales

15. pli triangulaire

16. arc palato-glosse

17. papilles circumvallées

SK. 1

'L%

RJ

iV\

9
10

11

12

FIG. 20.5. Langue (vue inférieure avec résection partielle


de la muqueuse)

1. freins labiaux sup. et inf.

2. glande linguale ant.

3. m. hyoglosse

4. a. et v. linguales profondes,
n. lingual

5. m. longitudinal inf.

6. m. génioglosse

7. glande sublinguale

8. conduit submandibulaire

9. frein de la langue

10. pli frangé

11. caroncule sublinguale

12. pli sublingual

288
I

BOUCHE |ET ORGANE DU GOÛT1 ^

5 | L'apex

Il est aplati de haut en bas et répond aux incisives.

B | CONSTITUTION

La langue est constituée d’un squelette ostéo-fibreux,


de dix-sept muscles et d’une muqueuse.

11 Le squelette ostéo-fibreux (fig. 20.6)

Il comprend : l’os hyoïde, la membrane hyo-glossienne


et le septum lingual.

a) La membrane hyo-glossienne est une lame de 1 cm


environ qui se fixe sur le bord supérieur du corps de
l’os hyoïde et se perd dans l’épaisseur de la langue.

b) Le septum lingual est une lame fibreuse falciforme,


sagittale et médiane. Il se fixe par sa base sur la face
antérieure de la membrane hyo-glossienne et la partie
adjacente de l’os hyoïde. Il se termine en avant en se
perdant au milieu des faisceaux musculaires de l’apex
de la langue. Son bord supérieur, convexe, est proche
du dos de la langue ; son bord inférieur, concave, répond
aux fibres médiales des muscles génio-glosses.

Il est traversé çà et là par l’entrecroisement des faisceaux


musculaires.

FIG. 20.6. Septum Ungual (schématique)

1. langue
2. septum lingual

3. membrane hyo-glossienne

4. os hyoïde

2 | Les muscles de la langue


Ils comprennent huit muscles pairs et un muscle impair
(le muscle longitudinal supérieur), groupés en muscles
extrinsèques et intrinsèques selon leur origine.

a) Les muscles extrinsèques (fig. 20.7et 20.8)

• Le muscle génio-glosse. Adjacent au septum lingual,


il naît sur l’épine de la mandibule. Il s’étale en éven¬
tail sagittal et se termine sur la face profonde de la
muqueuse linguale, depuis l’apex de la langue
jusqu’à la membrane hyo-glossienne.

-Action : ses fibres moyennes et inférieures entraî¬


nent la protrusion de la langue (il « tire » la langue
en avant). Sa contraction totale applique la langue
contre le plancher de la bouche.

• Le muscle hyo-glosse. Il est quadrilatère et naît sur le


corps et la grande corne de l’os hyoïde. Il se dirige en
haut et en avant pour se terminer sur le bord latéral
de la langue en se mêlant au stylo-glosse.

-Action : il abaisse et rétracte la langue.

• Le muscle chondro-glosse. C’est une lame musculaire


tendue de la petite corne de l’os hyoïde au bord
latéral de langue et du génio-glosse.

-Action : il abaisse et rétracte la langue; son action


est complémentaire de celle du muscle hyo-
glosse.

FIG. 20.7. Muscles du plancher de la bouche (vue supérieure)

1. épine mentonnière

2. m. génio-glosse

3. m. génio-hyoïdien

4. m. mylo-hyoïdien

5. mandibule

6. os hyoïde

7. raphé médian
289

TÊTE ET COU : VISCÈRES

FIG. 20.8. Muscles de la langue

1. fasria pharyngo-basilaire

2. m. palato-pharyngien

3. m. palato-glosse

4. m. stylo-glosse

5. m. constricteur du pharynx

6. m. hyoglosse

7. os. hyoïde

8. m. orbiculaire

9. m. génio-hyoïdien

10. m. génio-gtosse

11. m. mylo-hyoïdien

12. mm. stylo-hyoïdien

• Le muscle stylo-glosse. Long et grêle, il naît sur la


partie antéro-latérale du processus styloïde de l’os
temporal et la partie adjacente du ligament stylo-
mandibulaire. Il se termine dans le bord latéral de la
langue jusqu’à l’apex.

- Action : il porte la langue en haut et en arrière contre


le voile du palais.

• Le muscle palato-glosse (voir les muscles du palais).


b) Les muscles intrinsèques

Ils sont situés dans la langue et constituent sa majeure


partie. Leur action modifie l’aspect pointu de la lan¬
gue.

• Le muscle longitudinal supérieur 4 5 , médian et sup er "


ficiel, est tendu du pli glosso-épiglottique médian et
des petites cornes de Vos hyoïde, à l’apex de la
langue.

Il est élévateur et rétracteur de l’apex de la langue-

• Le muscle longitudinal inférieur 5 est tendu de la


petite corne de l’os hyoïde à la face profonde de la
muqueuse de l’apex. Il est situé entre les muscle
génio-glosse et hyo-glosse.

Il est abaisseur et rétracteur de la langue.

• Le muscle transverse de la langue est tendu du


septum lingual à la muqueuse des bords de la
langue.

Il rétrécit et allonge la langue.

• Le muscle vertical de la langue est constitué de fais¬


ceaux disséminés verticaux.

Il aplatit la langue.

3 | Muqueuse linguale (fig. 20.9)

Elle est mince et transparente sur la face inférieure de


la langue, et épaisse au niveau de son dos, où elle pré¬
sente cinq sortes de papilles : filiformes, coniques, fun-
giformes, circumvallées (situées en avant du sillon
terminal), et foliées.

En arrière du sillon terminal se localise la tonsille lin¬


guale et en avant du sillon, les glandes muqueuses.

C| VASCULARISATION
11 Les artères

Elles proviennent principalement de l’artère linguale,


accessoirement des artères palatine ascendante et pha¬
ryngienne inférieure.

4. Ancien. : m. lingual sup.


5. Ancien. : m. lingual inf.

290

BOUCHE (ET ORGANE DU GOÛT1 ^

FIG. 20.9. Muqueuse


de la langue

1. papilles circumvallées

2. papilles filiformes

3. papilles fungiformes

4. tonsille palatine

5. follicule lymphatique

6. conduit glandulaire

7. glandes muqueuses

8. glandes linguales sup.

9. mm. de la langue

2 | Les veines

Elles se drainent dans la veine linguale profonde qui


rejoint la veine sublinguale.

3 | Les lymphatiques

Les lymphatiques de l’apex se drainent dans les nœuds


submentonniers; ceux du corps dans les nœuds sub-
mandibulaires et jugulaires internes.
D | INNERVATION (fig. 20.10)

11 Innervation motrice

Tous les muscles de la langue sont innervés par le nerf


hypoglosse (XII), excepté le muscle palato-glosse
innervé par la partie vagale du plexus pharyngien (X).

2 | Innervation sensitive

a) La partie de la langue située eti avant du sillon ter¬


minal est innervée par le nerf lingual. Les neurofibres

du nerf lingual sont en connexion, dans le noyau tri-


géminal, avec les noyaux salivaires supérieur et infé¬
rieur, le thalamus et les centres corticaux.

b) La partie de la langue située en arrière du sillon


terminal est innervée par le nerf glosso-pharyngien et
par les rameaux laryngés du nerf vague, pour les plis
glosso-épiglottiques. Les neurofibres des nerfs glosso-
pharyngien et vague sont en connexion, dans le noyau
solitaire, avec les neurofibres motrices des muscles de
la mimique, de la déglutition et de la mastication.

3 | Innervation sensorielle (gustative)

• La région linguale située en avant du sillon terminal


a une sensibilité sensorielle véhiculée successive¬
ment par le nerf lingual, la corde du tympan et le
nerf facial.

• La région linguale située en arrière du sillon a une


sensibilité sensorielle transmise par le nerf glosso-
pharyngien.

291

TÊTE ET COU : VISCÈRES


FIG. 20.10. Systématisation de l'innervation
de la langue (innervation sensitive en bleu,
innervation sensorielle en rouge)

1. n. lingual

2. corde du tympan

3. r. laryngé

4. noyaux salivaires sup. et inf.

5. vers la voie gustative centrale

6. noyau du tractus solitaire

7. vers les mm. de la mimique,

de la déglutition et de la mastication

20.6

PALAIS

Paroi supérieure de la cavité propre de la bouche, le


palais est constitué du palais dur , osseux, prolongé en
arrière par le palais mou , fibro-musculaire, qui se ter¬
mine par l'uvulepalatine 6 (fig. 20.11).

A | PALAIS DUR

Situé à hauteur de Taxis, il sépare les cavités orales et


nasales. Il est circonscrit en avant et latéralement par
Tarcade dentaire supérieure et présente une concavité
inférieure.

Il est constitué du processus palatin du maxillaire et de


la lame horizontale du palatin, recouverts sur sa face
supérieure par la muqueuse nasale, et sur sa face infé¬
rieure, par la muqueuse buccale.

6. Ancien. : luette.

Sa face inférieure présente une saillie longitudinale


médiane, le raphédu palais.

De la partie antérieure du raphé se détachent de chaque


côté des crêtes, les plis palatins transverses. Le raphé et
les plis palatins contribuent au maintien des aliments
pendant la mastication.
B | PALAIS MOU (OU VOILE DU PALAIS)

Il sépare Toro-pharynx du naso-pharynx. Il participe


à la déglutition et à la modulation des sons. Il est consti¬
tué d’une muqueuse, de l’aponévrose palatine et de
muscles.

11 La muqueuse

Elle est pourvue d’un épithélium squameux stratifié,


de follicules lymphoïdes, des glandes palatines et de
bourgeons du goût, en arrière.

292

BOUCHE (ET ORGANE DU GOÛT) ^

FIG. 20.11. Vue postéro-latérale


du pharynx (d'après Perlemuter)

1. uvule palatine

2. m. palato-glosse

3. m. palato-pharyngien

4. tonsille palatine gauche

5. base de la langue

6. pli glosso-épiglottique médian

7. épiglotte tirée

8. récessus piriforme

9. aditus laryngé
10. mandibule

11. m. constricteur moyen

10

2 | L'aponévrose palatine

Cest une lame fibreuse, résistante, fixée sur le bord


postérieur du palais dur et le hamulus ptérygoïdien.
Elle donne insertion aux muscles du palais,

3 | Les muscles (voirp. 296)

C | VASCULARISATION - INNERVATION
11 Les artères

Elles proviennent essentiellement de l’artère grande


palatine et accessoirement des artères petite palatine et
sphénopalatine.

2 | Les veines

Elles sont homologues des artères.

3 | Les lymphatiques

Les lymphatiques du palais dur se drainent dans les


nœuds submandibulaires et ceux du palais mou, dans
les nœuds rétropharyngiens.

41 Les nerfs

L’innervation sensitive est assurée par les nerfs naso-


palatin, grand et petits palatins (V).

293
TÊTE ET COU : VISCÈRES

20.7

ISTHME DU GOSIER

L’isthme du gosier, ouverture entre la cavité orale et le


pharynx, est limité par le palais mou, en haut, la fosse
tonsillaire, latéralement, et la racine de la langue, en
bas.

A | FOSSE TONSILLAIRE 1 2 3 4 5 6 7 (fig. 20.12)

Elle est presque entièrement occupée par la tonsille


palatine. Sa partie supérieure libre forme la fosse supra -
tonsillaire. La fosse tonsillaire est limitée par les arcs
palato-glosse et palato-pharyngien, et le pli semi-
lunaire.

11 L'arc palato-glosse 8

Relief antérieur, il est tendu du voile du palais à la racine


de la langue. Il est constitué par le trajet du muscle
palato-glosse.

De cet arc se détache chez le fœtus un repli muqueux,


le pli triangulaire , qui recouvre la partie antéro-infé¬
rieure de la tonsille.

FIG. 20.12. Tonsille palatine

1. papille parotidienne

2. arc. palato-glosse

3. pli triangulaire

4. trigone rétro-molaire

5. pli semi-lunaire

6. fosse supra-tonsillaire

7. arc. palato-pharyngien

8. luette
2 | L'arc palato-pharyngien 9

Relief postérieur, il est tendu du voile du palais à la


paroi du pharynx. Il est constitué par le trajet du mus¬
cle palato-pharyngien.

3 | Le pli semi-lunaire

Il unit, en haut, les arcs palato-glosse et palato-pharyn¬


gien au-dessus de h fosse supra-tonsillaire.

B | TONSILLE PALATINE 10 (fig. 20.13)

La tonsille palatine est un amas de tissu lymphoïde


ovoïde, adhérant à la fosse tonsillaire.

Elle grossit durant les six premières années puis involue


à la puberté.

11 Les faces

a) Sa face médiale présente de nombreux replis sépa¬


rés par les cryptes tonsillaires.

b) Sa face latérale qui repose sur le fascia pharyngo-


basilaire, répond successivement au muscle constric¬
teur supérieur, au fascia bucco-pharyngien et à l’espace
latéro-pharyngien.

2 | Les vaisseaux

a) Les artères tonsillaires sont nombreuses et naissent


des artères faciale, pharyngienne ascendante, palatine
ascendante, palatine descendante et dorsale de la lan¬
gue.

D’où l’importance des hémorragies qui peuvent


accompagner une tonsillectomie.

b) Ses veines se rendent aux plexus pharyngiens et pté-


rygoïdiens.

c) Ses lymphatiques aboutissent aux nœuds cervi¬


caux profonds (jugulo-digastriques).

7. Ancien. : fosse amygdalienne.

8. Ancien. : pilier antérieur du voile du palais.

9. Ancien. : pilier postérieur du voile du palais.

10. Ancien. : amygdale.

294
BOUCHE (ET ORGANE DU GOÛH ^

FIG. 20.13. Loge de la tonsille palatine


(vue interne)

1. a. palatine descendante

2. a. petite palatine et ses branches


tonsillaires

3. branche de l'a. dorsale de la langue

4. branche tonsillaire de l'a. faciale

5. m. stylo-glosse

6. m. hyo-glosse

7. m. salpingo-pharyngien

8. palais mou

9. m. palato-glosse

10. m. constricteur sup. du pharynx

11. m. palato-pharyngien

12. branches de l'a. pharyngienne ascendante

13. a. palatine ascendante

14. r. tonsillaire du IX

15. m. constricteur moyen du pharynx

16. lig. stylo-hyoïdien

17. n. glosso-pharyngien

18. m. stylo-pharyngien
3 | L'innervation

Ses nerfs proviennent essentiellement du glosso-


pharyngien (IX) et du ganglion ptérygo-palatin
(fig. 20.14).

10
11

12

13

14

15

16

17

18

FIG. 20.14. Artères de la tonsille palatine


(vue médiale schématique)

1. a. palatine descendante

2. a. petite palatine

3. a. grande palatine

4. projection de la tonsille palatine

5. branche tonsillaire de l'a. linguale

6. a. maxillaire

7. branche tonsillaire de l'a. faciale

8. a. palatine ascendante

9. a. faciale

10. a. pharyngienne ascendante

11. a. linguale

12. a. carotide ext.


295

TÊTE ET COU : VISCÈRES

20.8

MUSCLES DU PALAIS ET DU GOSIER

A | MUSCLE ÉLÉVATEUR DU VOILE


DU PALAIS 11 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

11 Origine - Trajet

Il naît sur la face inférieure de la partie pétreuse de l’os


temporal, en avant du canal carotidien, et sur le car¬
tilage de la trompe auditive.
Son corps se dirige médialement, en bas et en avant,
sous la face inférieure de trompe. Elle soulève la
muqueuse de l’ostium pharyngien de la trompe en for¬
mant le torus de l'élévateur.

2 | Terminaison

Il se termine sur la face postérieure de l’aponévrose


palatine et s’entrecroise avec son homologue
(fig. 20.15).

3 | Action

Il est élévateur du voile du palais et constricteur de la


trompe. Il isole ainsi, au cours du temps buccal de la
déglutition, le nasopharynx (fig. 20.16).

B | MUSCLE TENSEUR DU VOILE


DU PALAIS 12

11 Origine - Trajet

Il naît dans la fosse scaphoïde, sur la partie adjacente


de la lame ptérygoïdienne médiale, l’épine du sphé¬
noïde et le cartilage de la trompe auditive.

Il présente un tendon intermédiaire qui se réfléchit dans


le sillon du hamulus ptérygoïdien. Ce tendon divise le
muscle en deux segments, vertical et horizontal.

2 | Terminaison

Il se termine sur la face antérieure de l’aponévrose pala¬


tine.

3 | Action

Il est tenseur du voile du palais et dilatateur de la


trompe.

11. Ancien. : m. péristaphylin int.

12. Ancien. : m. péristaphylin ext.

1 . foramen jugulaire

2 . canal carotidien 5

3. m. tenseur du voile du palais

4. choanes 6

5. hamulus ptérygoïdien

6 . m. palato-glosse 7
7. m. palato-pharyngien

8 . m. uvulaire

9. lames cartilagineuses de la trompe auditive

10 . m. élévateur du voile du palais

11 . m. salpingo-pharyngien

FIG. 20.15. Muscles du voile du palais


(vue postéro-inférieure)

296

BOUCHE (ET ORGANE DU GOÛT) ^

C| MUSCLE UVULAIRE 13

11 Origine - Terminaison
Cylindrique et mince, il est contigu sur la ligne médiane
avec son homonyme. Il naît de l’épine nasale posté¬
rieure et de l’aponévrose palatine. Il se termine dans le
stroma de l’uvule palatine.

2 | Action

Il élève l’uvule palatine.

D | MUSCLE PALATO-GLOSSE 14

11 Origine - Terminaison
Il naît de la face inférieure de l’aponévrose palatine. Il
détermine l’arc palato-glosse et se termine sur la base
et le bord de la langue.

2 | Action

Il rétrécit l’isthme du gosier en rapprochant les arcs


palato-glosses.

E | MUSCLE PALATO-PHARYNGIEN 15
11 Origine - Trajet

Il naît sur la face postérieure de l’aponévrose palatine,


sur le hamulus ptérygoïdien et le cartilage de la trompe
auditive. Il forme deux faisceaux, médial et latéral,
séparés par le muscle élévateur du voile du palais. Il
détermine l’arc palato-pharyngien.

2 | Terminaison

Il se termine sur la paroi du pharynx et sur le bord


postérieur du cartilage thyroïde.

3 | Action

Il est élévateur du larynx et du pharynx. Il abaisse le


voile du palais.

Il rapproche les arcs palato-pharyngiens et rétrécit


l’isthme naso-pharyngien.

Il dilate la trompe auditive.

13. Ancien. : m. palato-staphylin, m. azygos de la luette.

14. Ancien. : m. glosso-staphylin.

15. Ancien. : m. staphylo-pharyngien, pharyngo-staphylin.

FIG. 20.16. Fonction des muscles du palais et du gosier

1 . cartilage de la trompe auditive

2 . m. élévateur du voile du palais

3 . m. tenseur du voile du palais

4. faisceau tubaire

5. faisceau ptérygoïdien

6 . m. palato-pharyngien

7. m. palato-glosse

8 . épiglotte

9. faisceau thyroïdien
10 . œsophage

F | INNERVATION

À l’exception du muscle tenseur du voile du palais,


innervé par le nerf mandibulaire (V), tous les muscles
du palais sont innervés par le nerf vague (X). Il s’agit de
neurofibres de la partie crâniale du nerf accessoire qui
empruntent le trajet du nerf vague pour rejoindre le
plexus pharyngien.

297

TÊTE ET COU : VISCÈRES

20.9

ORGANE DU GOÛT

L'organe du goût comprend tous les calicules gustatifs


(ou bourgeons gustatifs) répartis dans l'épithélium de
la bouche, de l'isthme du gosier et de l'oropharynx.

Chez de nombreux vertébrés aquatiques, les ché-


morécepteurs gustatifs sont répartis sur la surface
du corps.

A | CALICULE GUSTATIF (fig. 20.17)

Au nombre de 2 000 environ, ces chémorécepteurs


sont particulièrement concentrés dans les papilles cir-
cumvallées où ils sont au nombre de 1 000 environ.

FIG. 20.17. Reconstitution d'un calUcule gustatif


(d'après R. Warwick et P. Williams)

1 . pore gustatif
2 . microvillosités

3. cellule gustative sombre (violet)

4. cellule de soutien (bleu ciel)

5. cellule gustative claire (rose)

6 . cellule basale (marron)

7. fibres nerveuses

11 Forme et dimension

Ovoïde ou sphéroïde, chaque calicule gustatif mesure


environ 80 p de hauteur et 40 p de diamètre. Il repose
sur la lamina propria de l’épithélium et s'ouvre à la
surface de l’épithélium par un pore gustatif de 4 p de
diamètre environ. Près du pore, il renferme une subs¬
tance amorphe et dense.

2 | Structure

Il est composé de cellules gustatives, de soutien et basa¬


les, et d’un plexus nerveux subcaliculaire.

a) Les cellules gustatives occupent le centre du calicule


sur toute sa hauteur. Fusiformes, leurs extrémités supé¬
rieures présentent une microvillosité de 3 à 5 p de long
qui ne dépasse jamais le pore gustatif, et baigne dans la
substance amorphe. Leur surface est en rapport intime
avec les filets nerveux. La richesse en organelles confère
à ces cellules leur caractère sombre. Le renouvellement
des cellules gustatives est rapide, 24 à 36 heures.

b) Les cellules de soutien occupent la périphérie du


calicule. Fusiformes et arciformes, elles possèdent un
noyau ovoïde clair et peu d'organelles ; d'où leur aspect
clair. Elles représenteraient des cellules sensorielles en
voie d’involution.

c) Les cellules basales , situées dans le fond du calicule,


sont plates et appartiennent au chorion.

d) Le plexus nerveux subcaliculaire est constitué de


fibres non myélinisées qui s'insinuent entre les cellules
basales pour atteindre les faces des cellules gustatives.

B | ANATOMIE FONCTIONNELLE

Le sens du goût est très étroitement associé à l’olfaction


(voir chapitre 28).

11 Topographie des saveurs

Les calicules gustatifs peuvent identifier quatre types


de saveurs primaires, le sucré, le salé, l'acide et l'amer
(fig. 20.18). Les saveurs secondaires résultent de la
combinaison harmonieuse de ces saveurs primaires.

298

BOUCHE (ET ORGANE DU GOÛT)

Certaines zones de la langue ont une perception d’une


saveur spécifique. Ainsi, est mieux perçu :

• le sucré , au niveau de l’apex ;

• le salé , au niveau de l’apex et de l’extrémité anté¬


rieure des bords latéraux;

• Vacide, sur les bords latéraux;

FIG. 20.18. Topographie de la sensibilité gustative

1 . sensibilité amère

2 . sensibilité acide

3. sensibilité salée

4. sensibilité sucrée

• et l'amer , au niveau et en arrière du V lingual.

Les cellules gustatives ont une spécificité faible. Leur


réaction gustative dépend de la concentration de la
substance à tester.

2 I Voies gustatives (voir le Tome V)


299

21

Glandes salivaires

Les glandes salivaires sont destinées à la sécrétion de la salive qui est une aide
à la mastication,
à la digestion et à la protection de la muqueuse orale. Elles comprennent les
glandes salivaires
mineures et majeures.

• Les glandes salivaires mineures 1 1 2 3 sont des petites glandes dispersées dans
la muqueuse et la
sous-muqueuse de la cavité orale. Elles s'ouvrent directement par de courts
conduits dans la
cavité orale.

• Les glandes salivaires majeures siègent loin de la cavité orale et sont reliées à
elle par un
conduit excréteur propre. Elles sont au nombre de trois glandes paires, qui sont
par ordre de
grosseur : les glandes parotides, submandibulaires et sublinguales (fig. 21.1).

1. Ancien, : glandes orales.

FIG. 21.1. Glandes salivaires

1. papille parotidienne

2. langue

3. caroncule sublinguale
et ostiums des conduits
sublinguaux

4. ostium du conduit
submandibulaire

5. glande sublinguale

6. m. mylo-hyoïdien

7. m. digastrique
6. conduit submandibulaire
9. n. lingual et ganglion
submandibulaire

10. glande submandibulaire

11. rr. du n. facial

12. glande parotide et conduit


parotidien

13. m. masséter

14. corps adipeux de la bouche

15. m. buccinateur

301

TÊTE ET COU : VISCÈRES

21.1

GLANDE PAROTIDE

La glande parotide est la plus volumineuse des glandes


salivaires. Elle est jaunâtre et pèse environ 25 g.

Elle est superficielle et située au-dessous et en avant du


méat acoustique externe, en arrière de la branchede la
mandibule.

La parotide ourlienne s’accompagne de douleur à


la pression des trois points de Rillet et Barthez :
gonion, apex du processus mastoïde, articulation
temporo-mandibulaire.

A | RAPPORTS EXTERNES

Elle est entourée du fascia parotidien dont la partie


superficielle est en continuité avec le fascia massérique
et la lame superficielle du fascia cervical (fig. 21.2).

De forme pyramidale, elle possède un apex et des faces


supérieure, latérale, antérieure etpostéro-médiale.

FIG. 21.2. Exploration clinique des tumeurs de la parotide

A. toucher pharyngien

B. coupe transversale

1 . conduit parotidien

2 . parotide et n. facial

3. extension en profondeur de la parotide

11 L'apex

Il repose sur le ventrepostérieurdumuscledigastrique,


en arrière de l’angle de la mandibule

2 | La face supérieure ou base

Elle répond au cartilage du méat acoustique interne et


à l’articulation temporo-mandibulaire.

3 | La face latérale

Elle répond aux nœuds parotidiens profonds et super¬


ficiels. Elle est recouverte de la peau.

41 La face antérieure

Elleest en rapport avec lebord postérieur de la branche


de la mandibule, le muscle masséter et la face externe
de l’articulation temporo-mandibulaire. Elle présente
unprolongementantérieurqui peut s’isoler et former
la glande parotide accessoire.
302

GLANDES SALIVAIRES

5 | La face postéro-médiale

Elle répond aux processus mastoïde et styloïde. Les


muscles styliens la séparent de l’artère carotide interne,
de la veine jugulaire interne et des nerfs glossopharyn-
gienset hypoglosse.

Elle présentesouvent un prolongement pharyngien qui


s’insinue entre le muscle ptérygoïdien médial et le liga¬
ment stylo-mandibulaire.

B | RAPPORTS INTERNES (fig. 21.3)

La parotide est traversée par de nombreux vaisseaux et


nerfs.

Ces rapports expliquent la difficulté et la délica¬


tesse de la dissection chirurgicale de cette glande.

Le toucher pharyngien permet d’apprécier l’ex¬


tension en profondeur des tumeurs de la paro¬
tide

11 Le nerf facial

La parotide est divisée en deux parties, superficielle et


profonde, par le plexus parotidien, division du nerf
facial (VII),
FIG. 21.3. Espace latéro-pharyngien (après résection de la parotide et de la
branche de la mandibule, et ablation du fasda ptérygo-
mandibulaire)

1 . fascia pharyngo-basilaire

2 . lig. sphéno-mandibulaire

3. m. élévateur du voile du palais

4. m. ptéiygoïdien médial

5. m. tenseur du voile du palais

6 . m. ptérygoïdien latéral

7. conduit parotidien

8 . m. buccinateur

9. a. et v. faciales

10 . raphé ptéiygo-mandibulaire

11 . a. carotide int.

12 . m. constricteur sup.
du phaiynx

13. n. facial (VII)

14. diaphragme stylien

15. parotide

16 . m. masséter

17. m. digastrique

18. bandelette mandibulaire

19. m. sterno-cléido-mastoïdien

303
TÊTE ET COU : VISCÈRES

2 | Les vaisseaux

Ils sont médiaux au plexus parotidien.

a) Les veines temporale superficielle et maxillaire


s’unissent dans la parotide pour former la veine jugu-
laireexternequireçoit,au pôle inférieur de la parotide,
la veine rétromandibulaire.

b) L’artère carotide externe, plus profonde, pénètre la


parotide par sa face postéro-médiale, donnesa branche
auriculaire postérieure et se divise en artère temporale
superficielle et artère maxillaire.

c) Les nœuds lymphatiques intraparotidiens


Ils sont situés le long de la carotide externe.

C| CONDUIT PAROTIDIEN 2

Long de 5 cm environ, il émerge du bord antérieur de


la parotide, parcourt la face latérale du masséter,
contenu dans un dédoublement du fascia massétéri-
que. Il contourne le corps adipeux de la joue, puis per¬
fore le muscle buccinateur pour s’ouvrir dans le vesti¬
bule oral au niveau de la papille parotidienne. Celle-ci
forme une saillie de la muqueuse orale située en regard
de la deuxième molaire supérieure.

D | VASCULARISATION - INNERVATION
11 Les artères

Elles proviennent de l’artère carotide externe ou de ses


branches.

2 | Les veines
Elles se drainent dans les veines jugulaire externe et
rétromandibulaire.

3 | Les lymphatiques

Ils se drainent dans les nœuds parotidiens et de là vers


les nœuds cervicaux profonds.

41 Innervation

Les nerfs proviennent du nerf auriculo-temporal, qui


véhicule les fibres parasympathiques sécrétoires post-
ganglionnaires otiques. Les fibres préganglionnaires
véhiculées par le nerfglossopharyngien (IX) gagnent
le ganglion otique via le plexus tympanique et le nerf
petit pétreux 3 . Les nerfs sympathiques proviennent du
plexus carotidien externe (voirTome V).

2. Ancien. ; canal de Sténon.

3. Des investigations cliniques ont montré que la parotide reçoit des

fibres sécrétoires de la corde du tympan.

21.2

GLANDE SUBMANDIBULAIRE 4

Elle est de forme irrégulière avec une partie superficielle


située dans la région submandibulaire, et une partie
profonde située contre la face médiale de la base de la
mandibule (fig. 21.4A et B).

A | RAPPORTS
11 La face latérale

Elle répond à la fossette submandibulaire de la mandi¬


bule et à l’insertion du muscle ptérygoïdien médial.
Vartère faciale parcourt sa partie postéro-supérieure
avant de contourner le bord inférieur de la mandi¬
bule.

2 | La face médiale

De cette face se détache un prolongement profond qui


contourne le bord postérieur du muscle mylo-hyoïdien
pour se diriger en avant vers la glande sublinguale. Elle
répond :

• en avant aux muscles digastrique, hyo-glosse et


mylo-hyoïdien ;

• en arrière , au muscle stylo-glosse, au ligament stylo-


hyoïdien, à la paroi pharyngienne, à la veine linguale
et au nerf hypoglosse; l’artère linguale étant située
sur la face médiale du muscle hyo-glosse;

• en haut , au nerf lingual et au ganglion submandibu¬


laire.

4. Ancien. : glande sous-maxillaire.

304

GLANDES SALIVAIRES

FIG. 21.4A. Glande submandibulaire


(vue latérale)

1 . n. alvéolaire inf.

2 . n. mylo-hyoïdien

3. n. hypoglosse

4. a. faciale

5. a. linguale

6 . n. lingual

7. m. ptérygoïdien médial

8 . ganglion submandibulaire

9. conduit submandibulaire

10 . m. hyoglosse

11 . m. mylo-hyoïdien

12 . ventre ant. du m. digastrique

6 7 8 9

5
3 | La face inférieure

Elle est recouverte par le platysma et la peau. Elle est


croisée par la veine faciale et la branche cervicale du
nerffacial. Les nœuds lymphatiquessubmandibulaires
sont situés dans sa capsule.

La glandesubmandibulaireestexplorée parle pal¬


per bidigital.

B | CONDUIT SUBMANDIBULAIRE 3

Long de 4 à 5 cm, et d’un diamètre de 2 à 3 mm, il est


constitué de la fusion de plusieurs ductules. Il émerge
de la face médiale de la glande, chemine sur la face
latérale du muscle hyoglosse, puis il passe entre la
glande sublinguale latéralement et le muscle génio-
glosse médialement. Il surcroise le nerf lingual de
dedans en dehors.

Il glissesous la muqueusebuccaleets’ouvreau sommet


de la caroncule linguale.

FIG. 21.4B. Palpation bidigitale de la glande submandibulaire

C | VASCULARISATION - INNERVATION

5. Ancien. : canal de Wartbon.

11 Les artères

Elles proviennent des artères faciale et submenton¬


nière.

305
TÊTE ET COU : VISCÈRES

2 | Les veines

Elles se drainent dans les veines submentonnière et


faciale.

31 Les lymphatiques

Ils se rendent aux nœuds submandibulaires.

41 Innervation

Les nerfs proviennent du nerf lingual par l’intermé¬


diaire du ganglion submandibulaire.

21.3

GLANDE SUBLINGUALE

Elle est ovoïde et située sur le plancher oral de chaque


côté du frein de la langue.

A | RAPPORTS

• Sa face latérale repose sur la fossette sublinguale de


la mandibule.

• Sa face médiale répond aux muscles longitudinal


inférieur et génio-glosse. Entre la glande et les
muscles glissent le conduit submandibulaire, le nerf
lingual et la veine profonde de la langue.

• Son bord supérieur épais soulève la muqueuse


buccale en formant le pli sublingual.

B | CONDUIT SUBLINGUAL

Ilnaît de la face profonde de la glande, longeleconduit


submandibulaire et s’ouvre au niveau de la papille
sublinguale en dehors de la caroncule sublinguale.

C I VASCULARISATION - INNERVATION
11 Les artères

Elles proviennent des artères linguale et submenton¬


nière.
2 | Les veines

Elles se drainent dans la veine profonde de la langue.

3 | Les lymphatiques

Ils se rendent aux nœuds submandibulaires.

4 | Innervation

Les nerfs proviennent du nerf lingual par l’intermé¬


diaire du nœud sublingual.

21.4

GLANDES SALIVAIRES MINEURES

Elles sont dispersées sous la muqueuse buccale


(fig.21.5).

• Les glandes labiales sont situées à la face interne des


lèvres.

• L es glandes molaires , en regard des molaires.

• Les glandes buccales , à la face interne des joues.

• Les glandes palatines , dans la sous-muqueuse de


palais.

• Les glandes linguales , nombreuses, sont dans la face


inférieure de la langue. La glande linguale anté¬
rieure 6 , plus volumineuse, est près de l’apex.

6 , Ancien. : glande de Nuhn.

306

GLANDES SALIVAIRES

FIG. 21.5, Glandes salivaires mineures


(bouche ouverte et langue relevée)

1. glande linguale ant.

2. papille parotidienne
3. glande linguale

4. conduit submandibulaire

5. glande sublinguale

6. caroncule sublinguale

7. glandes labiales

8. glandes buccales

9. glandes molaires

21.5

STRUCTURE

A | GLANDES SALIVAIRES MAJEURES

Ellessont constituées de glandes ramifiées regroupées


en lobules séparés par des septums. Chaque lobule
comprend une ramification de tubules se terminant
par des acinus séromuqueux entourés de myoépithé-
liocytes.

Plusieurs tubules rejoignent un conduit interlobulaire


qui se draine dans le conduit excréteur de la glande.

B | GLANDES SALIVAIRES MINEURES

Elles son t de trois sortes : séreuses, muqueuses et séro-


muqueuses.

Les glandes séreuses sont situées dans la langue.

Les glandes muqueuses sont situées sur le palais, sur


les bords et la racine de la langue.

Les glandes séro-muqueuses sont situées sur la partie


antérieure de la langue et sur les lèvres.

307

22

Pharynx

Le pharynx est un carrefour musculo-membraneux interposé entre la voie digestive et


la voie
aérifère, et dans lequel s'ouvre la trompe auditive.

Il sert à la déglutition, la respiration et la phonation. Il participe aussi à


l'audition ( fig. 22.1).

FIG. 22.1. Coupe sagittale médiane


de la face et du cou

A. palais dur

B. palais mou

1. cavité nasale et septum nasal

2. fente orale

3. cavité orale (rose)


4. os hyoïde

5. épiglotte

6. pli vestibulaire

7. pli vocal

8. cavité laryngée

9. glande thyroïde
1Q. choanes

11. ostium pharyngé de la trompe auditive

12. naso-pharynx (jaune)

13 . isthme du gosier (vert) et tonsille palatine

14. oropharynx (bleu)

15. œsophage

309

TÊTE ET COU : VISCÈRES

22.1

GÉNÉRALITÉS

Le pharynx, situé en arrière de la cavité nasale, de la


cavité orale et du larynx, est divisé en trois parties éta¬
gées : la partie nasale ou naso-pharynx , la partie orale
ou oro-pharynx , et la partie laryngée ou laryngo-pha-
jynx.

A | FORME - SITUATION

C'est un entonnoir irrégulier, étendu de la base du


crâneaubordinférieurdu cartilagecricoï[Link] regard
de la vertébrecervicale C6, où il se continue par l’œso-
phage.

B | DIMENSIONS

Salongueurmoyenneau repos estde 15 cm, en contrac¬


tion, de 12 cm ; sa largeur est de 5 cm dans sa partie
nasale, 4 cm dans sa partie orale, et 2 cm dans sa partie
laryngée. Il est toujours béant et ses parois antérieure
et postérieure sont distantes d'au moins 2 cm.

C| RAPPORTS

11 Les parois postérieure et latérales

Elles sont recouvertes du fascia bucco-pharyngien.

a) En arrière, l'espace rétro-pharyngien sépare le pha¬


rynx du rachis cervical et de la lame prévertébrale du
fascia cervical.

b) Latéralement, le pharynx répond à la région rétro-


stylienne de l’espace latéro-pharyngien avec :

• ses vaisseaux : l’artère carotide interne et la veine


jugulaire interne;

• ses neifs : vague, glosso-pharyngien, hypoglosse et


accessoire;

• son ganglion sympathique : le ganglion cervical supé¬


rieur.

2 | La paroi antérieure

Elle présente trois ouvertures : les choanes, l’isthme du


gosier et l’aditus laryngé (fig. 22.2).

3 | La paroi supérieure, ou fornix


pharyngien

Elle répond au corps du sphénoïde, à la partie basilaire


de l’occipital et à la trompe auditive, latéralement.

D | NASO-PHARYNX 1
11 La paroi antérieure

Elle est ouverte et en continuité avec les cavités nasales


parles choanes.
2 | les parois latérales

Chaque paroi latérale présente l'ostium pharyngien de


la trompe auditive. Situé h environ 15 mm du cornet
nasal inférieur, il est cerné :

• en avant, parle pli salpingo-palatin ;

• en bas, par le torus de l'élévateur ;

• et en arrière, par le torus tubaire qui se prolonge en


bas par le pli salpingo-pharyngien.

En arrière du torus tubaire se trouve le récessus pha¬


ryngien 2 (voir trompe auditive).

3 | La paroi supérieure ou fornix


pharyngien

Cette voûte concave en bas et en avant présente latéra¬


lement la tonsillepharyngienne d’aspect plissé. Ces plis
divergent d'un récessus borgne médian, la bourse pha¬
ryngienne, plus fréquente chez l’enfant.

L’hypertrophie de la tonsille pharyngienne consti¬


tue les végétations adénoïdes, responsables de gêne
respiratoire. L’oro-pharynx doit aussi être toujours
examiné devant toute épistaxis et tout trouble
auditif.

1. Ancien. : rhinopharynx, cavum nasal.

2. Ancien, : fossette de RosenmüLler.

PHARYNX Q

FIG. 22.2. Pharynx ouvert à sa face


postérieure (vue postérieure)

A. partie nasale

B. paitie orale

C. partie laryngée

1. tonsille pharyngienne

2. choane

3. torus tubaire

4. ostium pharyngien de la trompe auditive


5. torus de l'élévateur

6. pli salpingo-phaiyngien

7. palais mou

8. uvule palatine

9. tonsille palatine

10. racine de la langue

11. épiglotte

12. saillie de la petite corne de l'os hyoïde

13. recessus piriforme

14. tubercule corniculé

15. récessus pharyngien

16. glande parotide

17. pli ary-épiglottique

16. saillie du n. laryngé sup.

E | ORO-PHARYNX

L’oro-pharynx communique avec le naso-pharynx au


niveau de l’isthme du pharynx situé en regard du voile
du palais. L’isthme se fermeau cours de la déglutition.
Il se continue avec lelaryngo-pharynx au niveau de l’os
hyoïde.

1 | En avant, l’oro-pharynx communique avec la


cavité orale par l’isthme du gosier et répond à la racine
de la langue.

2 | Sa paroi postérieure répond à l’arc antérieur


de l’atlas et au corps des vertèbres cervicales C2 et C3.

F | LARYNGO-PHARYNX

Situé derrière le larynx, il se rétrécit rapidement et se


continue par l’oesophage.

1 | En avant, il présente :

• en haut, Yépiglotte limitée latéralement par les plis


ary-épiglottiques ;

• en bas, Yaditus laiyngé bordé latéralement par les


tubercules cunéiformes et corniculés.
De chaque côté de l’aditus laryngé se trouve une gout¬
tière verticale, le récessus piriforme 3 . Cette invagina¬
tion de la muqueuse est cernée médialement et en
haut parle pli du nerf laryngé qui contient la branche
interne du laryngé supérieur et son artère satellite.

2 | En arrière, lelaryngo-pharynx répond aux ver¬


tèbres cervicales C4, C5 et C6.

3, Ancien. : sinus piriforme.

311

TÊTE ET COU : VISCÈRES

22.2

CONSTITUTION
La paroi pharyngienne est formée, en allant de la sur¬
face interne à la surfaceexteme, par une muqueuse, le
fascia pharyngo-basilaire, une couche musculaire et le
fascia bucco-pharyngien.

A | MUQUEUSE DU PHARYNX

Au niveau du naso-pharyttxM muqueuse présente les


mêmes caractéristiques que celles de Pappareil respi¬
ratoire, c’est-à-dire celles d’un épithélium pseudo-stra¬
tifié cilié.

Au niveau de l'oro-phaiynx et du laryngo-phaiynx, sa


structurese rapproche à la fois de celle des muqueuses
orale et œsophagienne avec un épithélium pavimen-
teux stratifié non kératinisé.

• L 'épithélium de la muqueuse du pharynx repose sur


une lamina propria riche en fibres élastiques.

• La sous-muqueuse des régions supérieures et latéra¬


les contient des glandes muqueuses. Le tissu lym¬

phoïde est localisé essentiellement dans les parois


du naso-pharynx (fig. 22.3).

B | FASCIA PHARYNGO-BASILAIRE

11 n’existe qu’au niveau des parois postérieures et laté¬


rales. Sa résistance décroît de haut en bas, où il se conti¬
nue avec la tunique adventitielle de l’œsophage. Il se
fixe :

• en haut à la base du crâne. Sa ligne d’insertion


s’étend du tubercule pharyngien au bord antérieur
du foramen carotidien, puis le long de la synchon-
drose sphéno-pétreuse;

• en avant , de haut en bas sur le bord postérieur de la


lame ptérygoïdienne médiale, le raphé ptérygo-
mandibulaire, l’extrémité postérieure de la ligne
mylo-hyoïdienne, le ligament thyro-hyoïdien, les
cartilages thyroïdien et cricoïde.

FIG. 22.3. Rhinoscopie postérieure (A). Structures visibles dans le miroir (B)
(d'après F. Legent)

1. septum nasal

2. voile du palais

3. u vu le palatine

4. cornet nasal moyen

5. cornet nasal inf.


6. torus tubaire

7. ostium de la trompe auditive

312

PHARYNX

C I MUSCLES DU PHARYNX (fig. 22.4et22.5)

11 Les muscles constricteurs

Ils sont pairs, plats et incurvés. Ils sont unis en arrière,


sur la ligne médiane, par le raphé pharyngien , qui
constitue leur terminaison.

Ils sont en arrière partiellement imbriqués. Le muscle


constricteur supérieur est recouvert par le constricteur
moyen, lui-même recouvert par le constricteur infe¬
rieur.

a) Le muscle constricteur supérieur se fixe sur :

• l’hamulus ptérygoïdien (partie ptérygo-pharyn-


gienne);

• le raphé ptérygo-mandibulaire (partie bucco-


pharyngienne);

• la ligne mylo-hyoïdienne de la mandibule (partie


mylo-pharyngienne) ;

• le bord de la langue (partie glosso-pharyngienne).

b) Le muscle constricteur moyen , étalé en éventail, naît

sur :

• la petite corne de Los hyoïde et du ligament stylo-


hyoïdien (partie chondro-pharyngienne) ;

• la grande corne de l’os hyoïde (partie cérato-


pharyngienne).

c) Le muscle constricteur inférieur, trapézoïdal, s’in¬


sère sur :

• la ligne oblique du cartilage thyroïde (partie thyro-


pharyngienne) ;

• le bord inférieur du cartilage cricoïde (partie crico-


pharyngienne).

FIG. 22.4, Muscles du pharynx (vue latérale)

1. m. buccinateur

2. raphé ptérygo-mandibulaire

3. m. myto-hyoïdien

4. m. hyoglosse

5. os hyoïde

6. cartilage thyroïde

7. arcade fibreuse

8. m. crico-thyroïdien

9. trachée

10. fascia pharyngo-basilaire

11. m. constricteur sup.

12. m. stylo-pharyngien

13. m. constricteur moyen (partie chondro-pharyngienne)

14. m. constricteur moyen (partie cérato-phaiyngienne)

15. m, constricteur inf.

16. œsophage

10

313
TÊTE ET COU : VISCÈRES

FIG. 22.5. Muscles du pharynx

(vue postérieure avec le côté droit ouvert)

1. raphé pharyngien

2. fascia pharyngo-basilaire

3. m. digastrique

4. faisceau musculaire accessoire

5. m. constricteur sup.

6. m, stylo-hyoïdien

7. m. ptérygoïdien médial

8. m, stylo-pharyngien

9. m. constricteur moyen

10. m. constricteur inf.

11. a. carotide int., v. jugulaire int.

12. trompe auditive

13. m. élévateur du voile du palais

14. m. palato-glosse

15. m. salpingo-pharyngien
16. uvule palatine

17. m. palato-pharyngien

18. m. pharyngo-épiglottîque

19. r. interne du n. laryngé sup.,


menbrane thyro-hyoïdienne

20. m. aryténoïdien transverse

21. m. crico-aryténoïdien post.

22. œsophage

Quelques fibres inférieures se confondent avec la


musculeuse de l'oesophage.

d) Action

Leur contraction entraîne le rétrécissement de la cavité


pharyngienne. Celle du constricteur supérieur provo¬
que la formation d’un bourrelet muqueux dans la
déglutition, isolant ainsi le naso-pharynx.

Celle du constricteur inférieur forme le sphincterpho -


ryngo-œsophagien qui s’oppose au passage de l’air vers
l’œsophage.

2 | Le muscle stylo-pharyngien

Long et grêle, il naît de la face médiale du processus


styloïde.

Il descend en s’élargissant obliquement en bas et en


dedans. Il passe entre les constricteurs supérieur et
moyen.

Il se terminesur le fascia pharyngo-basilaire, l’épiglotte


et le cartilage thyroïde.

• Action : il est élévateur du pharynx et du larynx.

3 | Le muscle salpingo-pharyngien

Il naît sur lebord inférieur du cartilage tubaire, près de


l’ostium pharyngien. Il descend verticalement, soule¬
vant le pli salpingo-pharyngien.

Il se termine en se mêlant au muscle palato-pharyn¬


gien.

• Action : il élève le pharynx et ouvre la trompe audi¬


tive pendant la déglutition.
314

PHARYNX ^

D | FASCIA BUCCO-PHARYNGIEN

Il recouvre les muscles buccinateur et pharyngiens. Il


fusionne en haut avec le fascia pharyngo-basilaire. Il

22.3

A | ARTÈRES

Les artères naissent de l’artère pharyngienne ascen¬


dante et accessoirement des artères pharyngienne
supérieure, palatine ascendante et thyroïdienne infé¬
rieure.

B | VEINES

Les veines se drainent par les veines pharyngiennes


dans les veines jugulaires internes.

C I LYMPHATIQUES
Lesvaisseaux lymphatiques rejoignentlesnœuds rétro-
pharyngiens et jugulaires internes.

limite en avant et médialement l’espace péri-pharyn-


gien (voir chapitre 14).

D | NERFS

Les nerfs proviennent du plexus pharyngien, situé


essentiellement sur le muscle constricteur moyen. Il
est formé des branches pharyngiennes du nerf vague,
du nerf glosso-pharyngien etdu ganglion cervicalsupé-
rieur.

11 Les neurofibres sensitives sont véhiculées


par le nerf glosso-pharyngien (IX).

2 | Les neurofibres motrices proviennent du nerf


vague pour les musclesconstricteurs, et du nerf glosso-
pharyngien pour le muscle stylo-pharyngien (voir
Tome V).

L’atteinte unilatérale des nerfs glossopharyngien


et vague n’entraîne aucun trouble moteur clini¬
que.

VASCULARISATION - INNERVATION

22.4

ANATOMIE FONCTIONNELLE
DE LA DÉGLUTITION

La déglutition est le transfert du bol alimentaire de la


bouche vers l’œsophage, à travers le pharynx. C’est un
mécanisme neuro-musculaire complexe (fig. 22.6).

A | MÉCANISME DE LA DÉGLUTITION

Elle comprend trois phases principales, buccale, pha¬


ryngienne et œsophagienne.

11 Phase buccale

Après la mastication et l’insalivation, le bol alimentaire


est comprimé contre le dos de la langue. L’apex de la
langue s’élève grâce aux muscles génioglosses. Son dos
se déprime en une gouttière inclinée vers l’isthme du

gosier, sous l’action des muscles styloglosses, hyoglos-


ses et longitudinal supérieur.
Simultanément le voile du palais s’élève et isole l’oro-
pharynx du nasopharynx.

2 | Phase pharyngienne

Phase la plus rapide de la déglutition, elle dure moins


d’uneseconde. L’épiglotte s’abaisse et obstruel’aditus
laryngé.

Le bol alimentaire, projeté en bas et en arrière par la


langue, se divise et glisse dans le récessus piriforme
pourpénétrerdansl’œsophagequi s’ouvre simultané¬
ment.

315

TÊTE ET COU : VISCÈRES

3 | Phase œsophagienne

Elle débute par la relâche du muscle constricteur infé-


rieurqui permet lepassagedu bol alimentaire,entraîné
par la première onde péristaltique.

B | RÉGULATION NERVEUSE

En fin de phase buccale, le bol alimentaire stimule les


neurocepteurs sensitifs des nerfs trijumeau (V) et glos-
sopharyngien(IX).

Descentres moteurs de la fosse rhomboïde partent des


signaux.

FIG. 22.6. Anatomie fonctionnelle de la déglutition

1. m. génio-glosse

2. m. élévateur du voile du palais

3. m. stylo-glosse

4. m. constricteur sup. du pharynx

• Les neurofibres d u V provoquent 1 a contraction des


muscles masticateurs et laryngés, les neurofibres du
nerf hypoglosse (XII) entraînent la propulsion
supéro-postérieure de la langue et l’élévation de l’os
hyoïde.

• Les neurofibres du IX déterminent l’élévation et la


contraction des muscles du pharynx.

• Les neurofibres du nerf vague (X) assurent la conti¬


nuité de la contraction des muscles du pharynx et la
descente du bol alimentaire dans l'oesophage.

316

23

Larynx

Le larynx, organe essentiel de la phonation, est aussi un conduit respiratoire. Il


est situé à la
partie antérieure et moyenne du cou, à la hauteur des vertèbres cervicales C4, C5
et C6. Il est
oblique en bas et en arrière.

C'est un organe mobile qui mesure environ 45 mm de longueur, 40 mm de diamètre


transversal
et 35 mm de diamètre sagittal. Ses dimensions sont plus réduites chez la femme
(fig. 23.1).

Toute modification de la voix impose un examen clinique du larynx.

FIG. 23.1. Coupe sagittale médiane


de la face et du cou
A. palais dur

B. palais mou

1. cavité nasale et septum nasal

2. fente orale

3. cavité orale (rose)

4. os hyoïde

5. épiglotte

6. pli vestibulaire

7. pli vocal

8. cavité laryngée

9. glande thyroïde

10. choanes

11. ostium phaiyngé de la trompe auditive

12. naso-pharynx (jaune)

13. isthme du gosier (vert) et tonsille palatine

14. orophaiynx (bleu)

15. œsophage

IV

10

11

12

13

15
317

TÊTE ET COU : VISCÈRES

23.1

CONSTITUTION

Le larynx est constitué de cartilages élastiques unis par


désarticulations, mûs pardes muscles et doublés d’une
muqueuse.

d) Son bord inférieur sinueux présente Vincisure thy¬


roïdienne inférieure , médiane et peu profonde; elle
répond au cartilage cricoïde.

A | CARTILAGES DU LARYNX (fig. 23.2)

Ils comprennent trois cartilages impairs, thyroïde, épi-


glottique et cricoïde, et trois cartilages pairs, aryté¬
noïde, corniculé et cunéiforme.

11 Le cartilage thyroïde

Il est composé de deux lames, droite et gauche, unies


en un angle dièdre ouvert en arrière, l'angle thyroï¬
dien.

Sonarêtesailleen avant, formantia proéminence latyn-


gée.

e) Ses bords postérieurs , épais, se prolongent en haut


et en bas par des excroissances, les cornes supérieures et
inférieures', les dernières s’articulant avec le cartilage
cricoïde.

2 | Le cartilage épiglottique

Il constitue la charpente de l’épiglotte. Il est médian,


incliné en arrière, aplati et de forme ovalaire.

a) Sa base supérieure est légèrement échancrée. Son


apex ou pétiole épiglottique est inférieur et fixé à la face
postérieure du cartilage thyroïde par le ligament thyro-
épiglottique.

Plus prononcée chez l’homme, elle est parfois


dénommé « pomme d’Adam ».

a) Sa face externe présente deux crêtes latérales, les


lignes obliques. Limitées par les tubercules thyroïdiens
inférieurs et supérieurs, elles donnent insertion aux
muscles thyro-hyoïdiens, sterno-thyroïdiens et
constricteur inférieur du pharynx.

b) Sa face interne, lisse, donne insertion auxligaments


vestibulaires et vocaux, sur l’angle rentrant thyroï¬
dien.

c) Son bord supérieur présente l'incisure thyroïdienne

b) Ses faces sont irrégulières avec des fossettes et des


orifices.

• Sa face antérieure répond à la base de la langue et à


l’os hyoïde auquel l’unit le ligament hyo-épiglotti-
que. Un corps adipeux la sépare du ligament thyro-
hyoïdien médian.

• Sa face postérieure recouverte de la muqueuse


répond au vestibule du larynx.

c) Chaque bord latéral est uni à un cartilage aryté¬


noïde par la membrane quadrangulaire.

3 | Le cartilage cricoïde

Situé au-dessous du cartilage thyroïde, il a la forme


d’une bague, avec un anneau antérieur, l'arccricoïdien.

supérieure qui est médiane et profonde. et un chaton postérieur de 2 cm, la lame


cricoïdienne.
FIG. 23.2. Cartilage du larynx

A. cartilage épiglottique

3. corne sup.

15. art. crico-thyroïdienne

B. cartilage thyroïde

4. incisure thyroïdienne sup.

16. l ef cartilage trachéal

C. cartilage corniculé

5. lame gauche du cartilage thyroïde

17, tubercule thyroïdien sup.

0. cartilage aryténoïde

6. corne inf.

18. ligne oblique

E. cartilage cricoïde

7. colliculus

19. tubercule thyroïdien inf.

F. cartilages en place

8. fossette triangulaire

20. processus vocal

a. m. thyro-hyoïdien

b. m. sterno-hyoïdien

c. m. constricteur inf. du phaiynx

9. fossette oblongue

10. lame du cartilage cricoïde

21. lig. vocal


22. surface articulaire aryténoïdienne

11. arc du cartilage cricoïde

23. surface articulaire thyroïdienne

12. os hyoïde

24. cartilage triticé

1. face linguale

13. membrane thyro-hyoïdienne

25. processus musculaire

2. pétiole de l'épiglotte

14. lig. crico-thyroïdien

318

LARYNX Q

i a

Vue antérieure

Vue latérale

Vue postérieure

D
E

319

TÊTE ET COU : VISCÈRES

a) La face externe de la lame

• Sur la ligne médiane, la crête cricoïdienne donne


insertion à la lame crico-œsophagienne. De chaque
côté de la crête cricoïdienne, s’insère le muscle
crico-aryténoïdien postérieur.

• De chaque côté se situe une surface articulaire aryté-


noïdienne et, sur le bord supérieur, les surfaces arti¬
culaires thyroïdiennes, près du bord inférieur.

b) Le bord inférieur du cartilage cricoïde

Il est uni au premier cartilage trachéal par le ligament


crico-trachéal.

41 Le cartilage aryténoïde
Ilestsituéàl’intérieurducartilagethyroïdeetau-des-
sus de la lame cricoïdienne avec laquelle il s’a rticule. Il
est de forme pyramidale.

a) Sa face médiale répond à l’épiglotte.

b) Sa face postérieure donne insertion au muscle


aryténoïdien transverse.

c) SafaceantèroAatèrale présente la fossetteoblongue


et la fosette triangulaire surmontées d’une petite saillie,
le colliculus aryténoïdien.

d) Son apex s’articule avec la lame cricoïdienne. De


l’apex saillent médialement le processus vocal et latéra¬
lement le processus musculaire.

5 | Le cartilage corniculé 1

C’est un petit cartilage conique et incurvé médiale¬


ment. Il surmonte chaque cartilage arythénoïdien.

6 | Le cartilage cunéiforme 2

Il est petit et situé dans le pli ary-épiglottiqueau-dessus


du cartilage corniculé.

7 | Les cartilages inconstants

Ils sont très petits et comprennent :

• le cartilage triticé situé dans le ligament thyro-hyoï-


dien latéral ;

• et les cartilages sésamoïdes , situés dans le tendon du


muscle vocal.

1. Ancien. : cartilage de Santorini.

2. Ancien. : cartilage de Wrisberg.

B | ARTICULATIONS

11 L'articulation crico-thyroïdienne

Elle unit la corne inférieure du cartilage thyroïde et la


surface articulaire thyroïdienne du cartilage cricoïde.
Cettearticulationsynovialeplane présente unecapsule
renforcée par des ligaments latéral, médial, antérieur
et postérieur. Ces mouvements de bascule s’effectuent
autour d’un axe transversal. La bascule simultanée de
l’arc cricoïdien en haut et de la lame cricoïdienne en
bas, entraîne en arrière le cartilage aryténoïde et la ten¬
sion des cordes vocales. La bascule inférieure de la pro¬
éminence laryngée tend aussi les cordes vocales.
2 | L'articulation crico-aryténoïdienne

C’est une articulation synoviale ellipsoïde.

Elle unit la base concave du cartilage aryténoïde et la


surface articulaire aryténoïdienne convexe du cartilage
cricoïde. Sa capsule est renforcée par un solide ligament
crico-aryténoïdien postérieur.

Elle est le siège de deux types de mouvements :

• un mouvement de rotation autour d’un axe presque


vertical, oblique latéralement, en bas et en avant,
amenant un déplacement des processus vocaux et
musculaires dans des sens opposés;

• et un mouvement de glissement horizontal, soit en


avant qui éloigne les apex, soit en arrière, qui les
rapproche. Les mouvements en avant ferment la
fente glottique, les mouvements en arrière l’ouvrent.

3 | L'articulation ary-corniculée

C’est une symphyse unie par un fibrocartilage.

C| LIGAMENTS DU LARYNX (fig.23.3)

11 La membrane thyro-hyoïdienne

Elle unit le bord inférieur de l’os hyoïde au bord supé¬


rieur du cartilage thyroïde. Elle est renforcée en avant
parle ligament thyro-hyoïdien médian et en arrière par
les ligaments thyro-hyoïdiens latéraux.

2 | Le ligament crico-thyroïdien

Médian et vertical, il unit l’arc cricoïdien au cartilage


thyroïde et aux processus vocaux des cartilages arythé-
noïdes.

3 | Les ligaments de l'épiglotte et le ligament


crico-trachéal (voir plus haut).

320

LARYNX ^

D | MEMBRANE FIBRO-ÉLASTIQUE
DU LARYNX

Située sous la muqueuse, elle présente des épaississe¬


ments pairs qui sont de haut en bas :
11 La membrane quadrangulaire (fig. 23.4)
Elle est tendue entre le bord latéral du cartilage épiglot-
tique, le ligament vestibulaire et l'apex du cartilage
aryténoïde. Son bord supérieur définit le pli aiy-épi -
glottique.

2 | Le ligament vestibulaire

Renforcement du bord inférieur de la membrane qua¬


drangulaire, il est situé au-dessus du ligament vocal. Il
est tendu de l’angle rentrant d u cartilage thyroïde, à la
fossette triangulaire du cartilage aryténoïde. Il déter¬
mine le pli vestibulaire.

3 | Le ligament vocal

C’est un cordon fibreux tendu de l’angle rentrant du


cartilage thyroïde au processus vocal du cartilage aryté¬
noïde. Il constitue le bord supérieur épaissi du cône
élastique et détermine le pli vocal.

FIG. 23.3. Membrane fibro-étastique du larynx

1. épiglotte

2. os hyoïde

3. lig. hyo-épiglottique

4. lig. thyro-hyoïdien médian

5. lig. thyro-épiglottique

6. membrane quadrangulaire

7. lig. vestibulaire

8. lig. vocal

9. cône élastique
10. lig. crico-thyroïdien

11. cartilage cricoïde

12. cartilage trachéal

13. lig. thyro-hyoïdien latéral

14. membrane thyro-hyoïdienne

15. foramen du r. int. du n. laiyngé sup.

16. foramen de Ta. laiyngée sup.

17. cartilage thyroïde

18. cartilage corniculé

19. cartilage aiyténoïde

20. lig. crico-aryténoïdien post.

21. surface articulaire thyroïdienne

FIG. 23.4. Ligaments vesübulaires et vocaux (vue supérieure)

1. fossette oblongue et m. vocal

2. fossette triangulaire

3. processus musculaire et m. thyro-aiythénoïdien

4. cartilage aryténoïde

5. cône élastique

6. lig. vestibulaire

7. cartilage cricoïde

8. cartilage thyroïde

9. lig. vocal

321
TÊTE ET COU : VISCÈRES

4 | Le cône élastique

Il est tendu entre le ligament vocal, le ligament crico-


thyroïdien et le bord supérieur du cartilage cricoïde.

E | MUQUEUSE DU LARYNX

Elle est mince, lisse, constamment humidifiée, et de


couleur rosée. Ellesecontinue, en haut, avec la muqueuse
pharyngée, et en bas, avec la muqueuse trachéale.

Elle adhère à la face postérieure de l’épiglotte et aux


ligaments vocaux. Elle est constituée :

• d'un épithélium cylindrique stratifié, sauf au niveau


des plis vocaux, et de la moitié supérieure de l’épi¬
glotte où il est pavimenteux stratifié;

• d'une lamina propria infiltrée de follicules lympha¬


tiques. Celle-ci présente dans sa partie profonde des
fibres élastiques condensées en une couche, la
membranefibro-élastique , et des glandes laryngées.

23.2
CAVITÉ DU LARYNX

Elle fait suite à la cavité du pharynx par l'aditus laryngé


et se continue sans démarcation nette avec la cavité
trachéale (fig. 23.5).

Elle est rétrécie au niveau de la glotte et présente une


partie supérieure, le vestibule , une partie moyenne, les
ventricules et la glotte, et une partie inférieure, la cavité
infra-glottique.

A | ADITUS LARYNGÉ (OU ENTRÉE


DU LARYNX)

Il est limité par le bord supérieur de l’épiglotte en avant,


les plis ary-épiglottiques latéralement et le pli inter-
aryténoïdien, en arrière. Sa fermeture par l’épiglotte
protège la trachée de l’intrusion de nourriture et de
corps étrangers.

B | VESTIBULE LARYNGÉ

Il est limité en avant par le dos de l’épiglotte, latérale¬


ment par les plis ary-épiglottiques et en arrière par le
pli interaryténoïdien.

C| VENTRICULES LARYNGÉS 3 (fig.23.6)

Ils forment deux diverticules droit et gauche situés de


chaque côté de la glotte.

Chaque ventricule laryngé, compris entre un pli vesti-


bulaire et un pli vocal, présente un petit diverticule
antéro-supérieur, \esaccule laryngé 4 . Les sécrétions des
glandes du saccule lubrifient les cordes vocales.

11 Les plis vestibulaires 5

Ils limitent la fente vestibulaire qui se ferme pendant


la déglutition pour protéger les plis vocaux. Chaque pli
est constitué du ligament vestibulaire et de la mem¬
brane quadrangulaire entourés d’un tissu adipeux et
de la muqueuse laryngée.

2 | Les plis vocaux (ou cordes vocales)

Ils limitent la fente glottique. Chaque pli vocal, de cou-


leurblancnacré,contient un ligament vocalet un mus¬
cle vocal.

3 | La fente glottique (ou glotte)

Plus étroite que la fen tevestibulaire, elle mesure 25 m m


chez l’homme, et 20 mm chez la femme. Elle présente
deux parties : la partie intermembranacée , antérieure et
longue, située entre les plis vocaux et la partie intercar¬
tilagineuse , postérieure et courte, limitée par les car¬
tilages aryténoïdes.

Elle est large pendant l’inspiration et étroite pendant


l’expiration.

La fente glottique se projette au niveau du milieu du


bord antérieur du cartilage thyroïde.

D | CAVITÉ INFRAGLOTTIQUE

Elle est cernée par le ligament crico-thyroïdien et le


cartilage cricoïde. Elle forme un dôme lorsque la fente
glottique est fermée.

3. Ancien,: ventricule de Morgagni. Ils sont énormes chez le gorille.

4. Syn. : appendice du ventricule du larynx.

5. Ancien.: fausses cordes vocales.

322

LARYNX

FIG. 23.5. Larynx (coupe frontale)

A. vestibule

B. cavité infra-glottique

1. cartilage épiglottique

2. os hyoïde

3. m. thyro-hyoïdien

4. m. ary-épiglottique

5. cartilage thyroïde

6. m. vocal

7. paitie thyro-phaiyngienne

du m. constricteur inf. du pharynx

8. m. crico-aryténoïdien latéral
9. vaisseaux thyroïdiens sup.

10. m. crico-thyroïdien

11. m. sterno-thyroïdien

12. cartilage cricoïde

13. glande thyroïde

14. membrane thyro-hyoïdienne

15. membrane quadrangulaire

16. ventricule du larynx

17. pli et lig. vestibulaires

18. fente vestibulaire

19. pli et lig. vocaux

20. fente de la glotte

21. cône élastique

22. lig. annulaire

10
11

12

13

2
FIG. 23.6. Laryngoscopie indirecte (d'après Ph. Thorek)

A. structures visibles dans


le miroir

1. langue

2. pli glosso'épiglottique médian

3. tubercule de l'épiglotte

4. vallécule

5. corde vocale

6. pli aiy-épiglottique

7. récessus pirifbrme

8. cartilage cunéiforme

9. cartilage corniculé

10. glotte

323
TÊTE ET COU : VISCÈRES

23.3

MUSCLES DU LARYNX

A | MUSCLES EXTRINSÈQUES

Ils assurent la mobilité du larynx.

11 Les muscles élévateurs

Ce sont les muscles thyro-hyoïdiens, stylo-hyoïdiens,


mylo-hyoïdiens, digastriques, stylo-pharyngiens et
palato-pharyngiens.

2 | Les muscles abaisseurs

Ce sont les muscles omo-hyoïdiens, sterno-hyoïdiens


et sterno-thyroïdiens.

B | MUSCLES INTRINSÈQUES (fig. 23.7et23.8)

Ils s’insèrent sur les cartilages et modifient la lumière


de la cavité laryngée et les cordes vocales. Ils compren¬
nent sept muscles pairs : les muscles ary-épiglottique,
crico-thyroïdien, crico-aryténoïdiens postérieur et
latéral, thyro-aryténoïdien, thyro-épiglottiqueet vocal,
et deux muscles impairs : les muscles aryténoïdiens
oblique et transverse.

11 Les muscles de l'aditus laryngé

Ils abaissent l’épiglotte.


5

10

11

12

3 13

14

15

FIG. 23.7. Muscles du larynx (vue latérale)

FIG. 23.8. Muscles du larynx (vue postéro-latérale)

1. m. thyro-hyoïdien

2. m. crico-thyroïdien, partie droite

3. m. crico-thyroïdien, partie oblique

4. os hyoïde

5. lig. thyro-hyoïdien médian

6. cartilage thyroïde
7. cartilage cricoïde

8. cartilages trachéaux

1. épiglotte

2. os hyoïde

3. lig. thyro-hyoïdien médian

4. m. ary-épiglottique

5. m. thyro-épiglottique

6. cartilage thyroïde

7. m. crico-aryténoïdien latéral

8. articulation crico-thyroïdienne

9. lig. annulaire de la trachée

10. cartilage cunéiforme

11. m. aryténoïdien transverse

12. m. aiyténoïdien oblique

13. cartilage cricoïde

14. m. crico-aiyténoïdien post.

15. partie membranacée


de la trachée

324
LARYNX £

FIG. 23.9. Muscles adducteurs. Fermeture de la glotte

A. vue médiate (section des cartilages thyroïde et cricoïde) 2. m. vocal

B. vue supérieure 3. m. crico-arythénoïdien

1. lig. vocal 4. cône élastique

a) le muscle ary-épiglottique

Il est tendu de l’apex du cartilage aiyténoïde au bord


latéral du cartilage épiglottique.

b) Le muscle tliyro-épiglott ique

Il est tendu de la face interne du cartilage thyroïde à


l’épiglotte et à la membrane quadrangulaire.

2 | Les muscles adducteurs (fig. 23.9)

Par leur contraction, ils tendent le ligament vocal et


ferment la fente glottique.

FIG- 23.10. Muscles abducteurs. Ouverture de la glotte

A vue postérieure
g, vue supérieure

a) Le muscle crico-aiyténoidien latéral

11 est tendu du bord supérieur de la lame du cartilage


cricoïde au processus musculaire du cartilage aryté¬
noïde.

Il déplace en avant le processus musculaire.


b) Le muscle thyro-aiyténoïdien

Il est tendu de la partie antérieure de la face interne du


cartilage thyroïde au processus musculaire et au bord
latéral du cartilage aryténoïde.

Il déplace en avant le cartilage aryténoïde.

1. m. crico-arythénoïdien post.

2. lig. vocal

3. cône élastique

325

TÊTE ET COU : VISCÈRES

c) Le muscle aryténoïdien transverse

Il unit les deux cartilages aryténoïdes qu’il rappro¬


che.
d) Le muscle aryténoïdien oblique

Il unit le processus musculaire d’un cartilage aryté¬


noïde à lapex du cartilage controlatéral.

3 | Les muscles abducteurs (fig. 23.10)

Au nombre de deux, ils ouvrent davantage la fenteglot-


tique.

Chaque muscle crico-aryténoïdien postérieures t tendu


de la face postérieure de la lame du cartilage cricoïde
au processus musculaire du cartilage aryténoïde.

Il déplace en bas et latéralement le cartilage aryté¬


noïde.

41 Les muscles tenseurs des ligaments


vocaux (fig. 23.11 et 23.12)

a) Le muscle crico-thyroïdien

Il naît de la partie antérieure de la face externe du car¬


tilage cricoïde. Il s’étale avec une partie droite, anté¬
rieure et une partie oblique postérieure.

Il se termine au bas des faces externe et interne de la


lame thyroïdienne.

Il élève Tare du cartilage cricoïde ou abaisse le cartilage


thyroïde; il tend les cordes vocales.

b) Le muscle vocal

Il naît de l’angle du cartilage thyroïde et se termine sur


le processus vocal et dans la fossette oblongue du car¬
tilage aryténoïde.

11 fait basculer en avant le cartilage aryténoïde, modu¬


lant la tension des ligaments vocaux pendant la pho¬
nation et léchant.

FIG. 23.11. Mouvements des cartilages cricoïde et aryténoïde (mouvements autour


d'un axe horizontal H)

A. tension modérée du lig. vocal


(phase respiratoire)

1. lig- vocal 2. m. vocal

FIG. 23.12. Mouvements des cartilages


cricoïde et aryténoïde (mouvements autour
d'un axe vertical V)

A. repos respiratoire

B. ouverture (en rouge) et fermeture (en bleu)


de la fente de la glotte (à droite)

1. lig. vocal

2. cône élastique

3. fente de la glotte

4. cartilage cricoïde

5. cartilage aryténoïde

8. tension importante du lig. vocal C. relâchement du lig. vocal

(phase de phonation suraiguë) (phase de phonation)

3. m. crico-thyroïdien 4. cartilage cricoïde 5. cartilage aryténoïde

326
LARYNX PI

23.4

VASCULARISATION - INNERVATION

A| ARTÈRES

Elles proviennent des artères laryngée supérieure,


laryngée postérieure et crico-thyroïdienne.

B | VEINES

Les veines homologues des artères se drainent dans la


veine jugulaire interne.

CI LYMPHATIQUES

Les vaisseaux lymphatiques aboutissent aux nœuds


lymphatiques jugulo-omo-hyoïdiens et pré-laryngés.

D | INNERVATION

L’innervation est assurée par des branches du nerf


vague :

11 le nerf laryngé supérieur innerve l’épiglotte,


les muqueuses du ventricule et de la cavité inff a-glot-
tique, et le musclecrico-thyroïdien;

2 | le nerf laryngé récurrent innerve tous les


muscles du larynx,excepté le crico-thyroïdien.

Une lésion unilatérale du nerf laryngé récurrent


provoque la paralysie de tous les muscles du larynx
excepté celle du muscle crico-thyroïdien. Sous
l’action de ce dernier, les cordes vocales se dépla¬
cent médialement en position intermédiaire; la
voix devient rauque.

Une lésion bilatérale se traduit par la position


paramédiane des deux cordes vocales ; la voix se
réduit à un murmure rauque.
ANATOMIE FONCTIONNELLE

A | LE LARYNX,

VOIE RESPIRATOIRE

L’air inspiré s’engage dans la fente vestibulaire, puis


dans la fente de la glotte, essentiellement dans la partie
intercartilagineuse.

B | LE LARYNX, APPAREIL
DE LA PHONATION

L’acquisition dulangageest une caractéristique de l’es¬


pèce humaine. Cette fonction extrêmement complexe
implique une large participation de l’encéphale et de
nombreuses structures périphériques, dont le larynx
représente l’élément principal de la chaîne mécanique
à la base de la parole. Il permet en effet la production
des sons et leur articulation en phonèmes.

1 | Les cordes vocales jouent un rôle comparable


à celui de l’anche d’un instrument à vent.

La vitesse du flux d’air expiréest la source d’énergie qui


provoque l’oscillation des cordes vocales. Celle-ci varie

en fonction de la longueur, de l’épaisseur etdela tension


des cordes vocales.

2 | Le registre des sons varie avec l’âge et le sexe.


Le registre total de la voix humaine est de l’ordre de 60
à 500 vibrations par seconde, avec une moyenne pour
la parole de 100 chez l’homme, 200 chez la femme et
250 chez l’enfant.

La voix féminine, souvent plus aiguë, résulte de la pré¬


sence de cordes vocales plus courtes, plus tendues et
plus rapprochées.

3 | La fente glottique module le flux d’air et joue


un rôle important dans la production des sons. Durant
la phonation, les cordes vocales se rapprochent et sont
orientées caudalement.

Les sons ainsi produits sont modifiés par résonance


dans les régions pharyngienne, nasale et buccale. La
multiplicité des muscles laryngés, pharyngiens, lin¬
guaux, nasaux et buccaux, qui interviennent comme
régulateurs de cette résonance, explique l’extrême
diversité de la parole humaine.

327
Glandes thyroïde
et parathyroïdes

La glande thyroïde et les glandes parathyroïdes sont des glandes endocrines ayant
une solidarité
topographique. Elles sont situées dans la région infra-hyoïdienne et dérivent de
l'appareil
branchial (fig. 24.1).

La glande thyroïde sécrète, en particulier, deux hormones, la tétraiodothyronine


(ou thyroxine, ou T4) et la
triiodothyronine (ou T3) qui stimulent le métabolisme cellulaire.

Son augmentation de volume, appréciable par la palpation, définit le goitre.

L’image thyroïdienne s’obtient habituellement par échographie et par scintigraphie


en raison de sa prédilec¬
tion à fixer l’iode (fig. 24.2).

Les glandes parathyroïdes jouent un rôle important dans le métabolisme du calcium.


Grâce à la parathor-
mone qu elles sécrètent, elles participent à 1 homéostasie phosphocalcique.

FIG. 24.2. Scintigraphie


thyroïdienne au Tc99m

(cliché Dr T. Diesce)

A. vue antérieure

B. vue oblique antérieure droite

FIG. 24.1. Glande thyroïde et ses vaisseaux (vue antérieure)


(cartouche : situation de la thyroïde)

1. n. laryngé sup.

2. a. carotide ext.

3. v. jugulaire int.

4. r. int. du n. laryngé sup.

5. r. ext. du n. laryngé sup.,


a. thyroïdienne sup.
6. lobe pyramidal

7. n. phrénique gauche

8. lobe gauche

9. a. thyroïdienne inf.

10. a. carotide commune et


n. vague gauches

11. conduit thoracique

12. n. récurrent laryngé gauche

13. v. brachio-céphalique gauche

14. m. sterno-hyoïdien

15. m. thyro-hyoïdien

16. m. sterno-thyroïdien

17. m. crico-thyroïdien

18. bord ant. du m. sterno-


cléido-mastoïdien

19. n. récurrent laryngé droit

20. n. phrénique droit

329
TÊTE ET COU : VISCÈRES

24.1

GLANDE THYROÏDE

La glande thyroïde est une glande endocrine impaire,


médiane et symétrique, appliquée sur la partie anté¬
rieure du conduit laryngo-trachéal.

Située dans la loge thyroïdienne, elle est maintenue par


les adhérences de son fascia à la trachée et à la gaine
vasculaire.

A | FORME - DIMENSION

C’est un anneau concave en arrière, présentant une


partie médiane mince et étroite, l’isthme, et deux par¬
ties latérales volumineuses, les lobes droit et gauche.

Plus volumineuse chez la femme que chez l’homme,


elle mesure environ 6 cm de largeur et 6 cm de hauteur
au niveau des lobes. Son poids est de 30 g environ.

Sa couleur est brun rougeâtre et sa consistance molle.

B | RAPPORTS

11 La loge thyroïdienne

Elle est délimitée par le fascia thyroïdien , partie de la


lame viscérale du fascia cervical (fig. 24.3).

L’espace périthyroïdien, constitué d’un tissu conjonc¬


tif lâche, sépare le fascia et la capsule thyroïdienne. Il

FIG. 24.3. Rapports de la thyroïde. Coupe horizontale au niveau de C7 (partie


antérieure)

1. lame superficielle du fascia cervical

2. w. thyroïdiennes inf.

3. m. sterno-hyoïdien

4. m. sterno-thyroïdien

5. v. jugulaire ant.
6. lig. thyro-trachéal lat.

7. m. sterno-cléido-mastoïdien

8. platysma

9. m. omo-hyoïdien

10. lymphonœuds jugulaires lat.

11. m. scalène ant.

12. a. vertébrale

13. m. long du cou

14. espace rétro-œsophagien

15. œsophage

16. n. laryngé récurrent

17. parathyroïde inf.

18. rr. cardiaques sup.

19. ganglion cervical moyen, a. thyroïdienne inf.

20. n. phrénique et lame prévertébrale

21. lame prétrachéale musculaire

22. trachée

23. a. et v. thyroïdiennes inf.

24. racine sup. de l'anse cervicale

25. a. carotide commune

26. v. jugulaire int.

27. n. vague

330
GLANDES THYROÏDE ET PARATHYROÏDES J

contient les glandes parathyroïdiennes et les vaisseaux


thyroïdiens.

Le fascia et l’espace périthyroïdien se prolongent autour


des pédicules vasculaires de la glande thyroïde.

L’espace péri-thyroïdien constitue le plan de cli¬


vage de la thyroïdectomie.

2 | Les lobes thyroïdiens

Ils sont mobiles dans la loge thyroïdienne et présentent


chacun la forme d’une pyramide triangulaire.

a) Sa face antéro-latérale est recouverte parle muscle


sterno-thyroïdien et plus en avant, par le ventre anté¬
rieur du muscle omo-hyoïdien et le muscle sterno-
hyoïdien. À l’état normal, la thyroïde est difficilement
palpable.

La palpation d’un lobe thyroïdien nécessite l’ex¬


tension de la tête et sa rotation du côté du lobe à
examiner. Ceci permet de relâcher et d’écarter le
muscle sterno-cléido-mastoïdien (fig. 24.4).

b) Sa face médiale adhère, par les ligaments thyro-tra-


chéaux latéraux , aux faces latérales des 5 ou 6 premiers
cartilages trachéaux. Elle est appliquée contre la face
latérale du cartilage cricoïde et la partie inférieure du
cartilage thyroïde. Sur cette face cheminent, dans l’an¬
gle trachéo-œsophagien, le rameau externe du nerf
laryngé supérieur et le nerf récurrent laryngé.

c) Sa face postérieure répond à la gaine carotidienne


et à son contenu vasculo-nerveux, et aux glandes para¬
thyroïdes plus médiales.

d) Sa base est située à 2 cm environ au-dessus du ster¬


num.
e) Son apex reçoit les vaisseaux thyroïdiens supé¬
rieurs.

3 | L'isthme thyroïdien

C’est une lame aplatie mesurant environ 10 mm de


largeur, 15 mm de hauteur et 5 mm d’épaisseur.

a) Sa face antérieure , convexe, est recouverte par le


muscle sterno-thyroïdien.

| FIG. 24.4. Palpation du lobe droit de la thyroïde

b) Sa face postérieure , concave, répond aux 2 e , 3 e et


4 e cartilages trachéaux. Elle adhère aux ligaments
annulaires correspondants et au ligament thyro-tra-
chéal médian.

L’isthme s’élève lorsque le sujet déglutit.

Il est palpable sous le cartilage cricoïde. Cette pal¬


pation s’effectue en se plaçant derrière le patient ;
le pouce placé sur le cou en légère extension, les
doigts en avant sur la thyroïde.

c) Son bord supérieur donne naissance à un prolon¬


gement vertical inconstant, le lobe pyramidal L
Celui-ci est parfois uni à l’os hyoïde par un tractus
fibro-musculaire issu du muscle thyro-hyoïdien, le
muscle élévateur de la glande thyroïde.

d) De son bord inférieur naît le plexus thyroïdien


impair.

C| STRUCTURE

La thyroïde est entourée d’une mince capsule fibreuse ;


de celle-ci se détachent des trabécules qui subdivisent
la glande en lobules.

Chaque lobule thyroïdien est constitué de follicules


thyroïdiens, entourés d’un stroma conjonctif, riche en
capillaires sanguins.

1. Ancien. : pyramide de Lalouette.

331
TÊTE ET COU : VISCÈRES

24.2

GLANDES PARATHYROÏDES

Les glandes parathyroïdes sont quatre petites glandes


endocrines situées à la face postéro-médiale des lobes
thyroïdiens. Elles sont paires et comprennent les glan¬
des parathyroïdes supérieures et inférieures. Le nom¬
bre des parathyroïdes peut varier, sous forme d’îlots
de tissu parathyroïde.

Variations : 14 % des personnes ont moins de quatre


parathyroïdes et 6 % des personnes plus de quatre
parathyroïdes.

A | CARACTÉRISTIQUES

Elles sont oblongues de couleur rouge-jaunâtre ou


brune. Chacune mesure au maximum 8 mm de long,
4 mm de large et 2 mm d’épaisseur. Elle pèse 40 mg.

B | RAPPORTS (fig. 24.5)

Les glandes parathyroïdes sont fixées à la face postéro-


médiale de la capsule fibreuse de la glande thyroïde et
sont recouvertes du fascia thyroïdien.

Variations : elles peuvent se localiser sur la paroi antéro¬


latérale de l’oesophage (10 %) ou latérale de la glande
thyroïde (5 %).

11 Les glandes parathyroïdes supérieures


Elles sont situées contre l’apex des lobes thyroïdiens
près de la branche externe du nerf laryngé supérieur.

2 | Les glandes parathyroïdes inférieures

Elles sont situées contre la base des lobes thyroïdiens.


Chacune est près d’une artère thyroïdienne inférieure
et d’un nerf récurrent laryngé.

C| STRUCTURE

Elle est entourée d’une mince capsule fibreuse de


laquelle se détachent des septums qui la divisent en
lobules.

Le parenchyme parathyroïde est constitué de deux sor¬


tes de cellules : les cellules principales et les cellules
oxyphiles.
FIG. 24.5. Glandes parathyroïdes droites (vue latérale droite)

1. cartilage thyroïde

2. glande parathyroïde sup.

3. lobe thyroïdien droit récliné en avant

4. glande parathyroïde inf.

5. w. thyroïdiennes inf.

6. n. laryngé sup.

7. w. thyroïdiennes sup.

8. r. ext. du n. laryngé sup.

9. n. vague

10. rr. pharyngiens

11. a. thyroïdienne inf.

12. n. laryngé récurrent droit

13. ganglion cervical inf.

14. n. phrénique

332

GLANDES THYROÏDE ET PARATHYROÏDES

24.3

VASCULARISATION - INNERVATION

A | ARTÈRES

Elles proviennent
• des artères thyroïdiennes supérieures pour la
thyroïde et les parathyroïdes supérieures;

• des artères thyroïdiennes inférieures pour la


thyroïde et les parathyroïdes inférieures;

• de l’artère thyroïdea ima pour l’isthme thyroïdien


(fis- 24.6).

B | VEINES

Elles forment un riche plexus péri-glandulaire qui se


draine dans les veines thyroïdiennes supérieures, et le
plexus thyroïdien impair, drainé par la veine thyroï¬
dienne inférieure.

C| LYMPHATIQUES

Les lymphatiques thyroïdiens aboutissent, en avant,


aux lymphonœuds thyroïdiens, en haut, aux lym-
phonœuds prélaryngés, en bas, aux lymphonœuds
prétrachéaux, et latéralement, aux lymphonœuds cer¬
vicaux profonds.

Les lymphatiques parathyroïdiens aboutissent aux


lymphonœuds cervicaux profonds.

D | INNERVATION

Les nerfs sont issus des ganglions cervicaux sympathi¬


ques et ils accompagnent les artères thyroïdiennes
supérieure et inférieure pour gagner les glandes.

FIG. 24.6. Vascularisation de la thyroïde

1. a. carotide ext.

2. v. jugulaire int.

3 . a. thyroïdienne sup.

4 . v. thyroïdienne sup.

5. lymphonœud prélaryngé

6. v. thyroïdienne inf.

7. lymphonœud isthmique

8. conduit thoracique

9. lymphonœuds cervicaux profonds sup.

10. lymphonœuds cervicaux profonds moyens


11. a. cervicale ascendante

12. a. thyroïdienne inf.

13. lymphonœuds cervicaux profonds inf.

14. lymphonœuds latéro-trachéaux

15 . tronc lymphatique droit

16. lymphonœuds prétrachéaux

17. v. thyroïdienne inf.

333

25

Thymus

Le thymus est un organe lymphoïde transitoire, mais aussi, accessoirement,


endocrine non
glandulaire. Il est situé dans les médiastins supérieur et antérieur (fig. 25.1).

Durant la période néo-natale, il assure le développement du tissu lymphoïde; après


la puberté,
ce rôle disparaît. Le thymus dérive du 3 e sac pharyngien *.

Il contrôle la lymphopoïèse et assure la différentiation des lymphocytes en


lymphocytes T immunologique-
ment compétents ou thymocytes. Le thymus produirait une hormone, la thymosine,
induisant la prolifération
des lymphocytes et ayant pour cible les jonctions neuro-musculaires ; d’où son rôle
dans des maladies neuro¬
musculaires gravissimes.

L’exérèse des testicules ou des surrénales retarde l’involution du thymus.


Inversement, l’injection de testos¬
térone ou de cortisone accélère son involution.

FIG. 25.1. Thymus in situ chez l'enfant

1. v. jugulaire int. droite

2. a. et v. subclavières

3. a. thoracique int. droite

4. tronc brachio-céphalique

5. v. cave sup.

6. poumon droit

7. v. cave inf.

8- glande thyroïde
9. v. thyroïdienne inf.

10. a. thoracique int. gauche

11. n. vague

12. thymus

13. poumon gauche

14. cœur

15. diaphragme

335
TÊTE ET COU : VISCÈRES

A | CARACTÉRISTIQUES

C’est un organe mou, de couleur rosée chez le fœtus et


grisâtre chez l’enfant. Son volume s’accroît jusqu’à la
2 e année, puis décroît jusqu’à l’âge adulte.

À la naissance, il mesure 5 cm de hauteur, 14 cm de


largeur et d’épaisseur, et il pèse 5 g environ.

Il est constitué de deux lobes ovoïdes, droit et gauche,


intimement unis sur la ligne médiane.

B | RAPPORTS

Le thymus est situé dans la loge thymique , limitée par


la lame prétrachéale du fascia cervical, et la lame thyro-
péricardique.

11 L'extrémité supérieure

Elle est unie à la thyroïde par des tractus fibreux.

2 | La face antérieure

Elle répond aux muscles sterno-hyoïdiens et sterno-


thyroïdiens, au sternum et à la partie adjacente des
quatre premiers cartilages costaux.

3 | La face postérieure

Elle repose de haut en bas, sur la trachée, le tronc bra-


chio-céphalique, la veine brachio-céphalique gauche,
la veine cave supérieure, l’arc aortique et le péricarde.

4 | Les faces latérales


Elles répondent aux artères carotides communes, au
nerf phrénique et à la plèvre.

Les tumeurs tymiques entraînent des signes de


compression du médiastin supérieur, toux, dys¬
phagie, cyanose.

C| STRUCTURE (fig.25.2)

Le thymus est constitué d’une partie périphérique, le


cortex, et d’une partie centrale, la médulla. Il est entouré
d’une capsule conjonctive d’où se détachent des sep¬
tums qui divisent le cortex en lobules.

1 | Le cortex est constitué de nombreux lymphocy¬


tes T ou thymocytes. Ils s’organisent en colonnes irré¬
gulières cernées par quelques épithélio-réticulocytes
thymiques.

2 | La médulla présente peu de thymocytes mais de


nombreux épithélio-réticulocytes en dégénérescence
formant des agrégats concentriques, les corpuscules
thymiques 2 .

Au cours de son involution, les épithélio-réticulocytes


sont remplacés par du tissu adipeux.

FIG. 25.2. Structure du thymus

A. cortex

B. médulla

1. artère

2. veine

3. capillaires

4. capsule conjonctive

5. septum

D | VASCULARISATION - INNERVATION

1 | Les artères proviennent des artères thyroïdien¬


nes inférieures et des artères thoraciques internes.

2 | Les veines se drainent dans les veines thyroïdien¬


nes supérieures, moyennes et inférieures.

3 | Les lymphatiques rejoignent les nœuds para¬


sternaux.
4 | Les nerfs émanent des ganglions sympathiques
et accompagnent les artères.

2. Ancien. : corpuscules de Hassal.

336

SECTION VII

ORGANES
DES SENS

L'homme présente cinq organes des sens lui permettant de rentrer en


relation avec le monde extérieur. Ceci explique l'adaptation de ces organes à
chaque espèce animale pour assurer sa survie. On distingue :

• l'organe olfactif ;

• l'organe de la vision;

• l'organe vestibulo-cochléaire;

• l'organe gustatif ;

• le toucher correspondant à l'ensemble des neurocepteurs de la peau.


Chacun de ces organes est constitué :

• de structures de réception des impressions sensorielles;

• de formations nerveuses de transmission de l'information sensorielle;

• d'un centre supérieur d'intégration des influx nerveux et de contrôle du


fonctionnement de l'organe (voir Tome V).

26

Organes de la vision

L'organe de la vision est l'ensemble des structures favorisant la réception et la


transmission des
influx visuels. Situé dans l'orbite qui le protège, il est constitué :

• d'un organe principal : l'œil et son nerf, le nerf optique 1 1 2 3 4 5 6 7 (fig.


26.1);

• et des organes accessoires de l'œil indispensables à son fonctionnement : les


muscles et
la gaine du bulbe, le corps adipeux de l'orbite, la conjonctive, l'appareil
lacrymal et les
paupières.

1. Voir Tome V.

FIG. 26.1. Œil (coupe sagittale et chanfreinée)

1. ora serrata

2. conjonctive

3. grand cercle artériel de l'iris

4. sinus veineux de la sclère

5. zonule ciliaire

6. cornée

7. petit cercle artériel de l'iris

8. pupille

9. cristallin

10. iris

11. corps ciliaire

12. m. droit sup.

13. v. vorticineuse

14. sclère

15. choroïde

16. rétine (partie optique)

17. a. ciliaire longue

18. a. ciliaire courte

19. gaine ext.


20. espace intervaginal

21. gaine int.

22. n. optique

23. a. et v. centrales de la rétine

24. canal hyaloïdien

25. corps vitré

26. m. droit inf.

339

ORGANES DES SENS

26.1

ORGANOGÉNÈSE (fig. 26.2 et 26.3)

Le premier stigmate du développement de l’œil appa¬


raît au 18 e jour du développement. La croissance de
l’œil cesse au cours de la 4 e année.

A | STRUCTURES DÉRIVÉES
DU PROSENCÉPHALE (fig. 26.2)

De chaque paroi latérale du prosencéphale se détache


une évagination, le pédoncule optique , qui se termine
par la vésicule optique.

Celle-ci s’invagine pour former à son extrémité la


cupule optique , et sur sa face ventrale, la fissure optique 2
qui contient les vaisseaux hyaloïdiens.

La cupule optique est constituée de deux lames, externe


et interne, renfermant Y espace intrarétinien , qui dispa¬
raît au cours de la 7 e semaine.

La lame interne se différencie en rétine neuro-senso¬


rielle et la lame externe, en rétine pigmentaire. De la
lame externe dérivent les muscles intrinsèques de l’œil
(muscles pupillaires et ciliaires).

Les neurofibres des cellules multipolaires atteignent


les corps géniculés latéraux dès la 8 e semaine.

B | STRUCTURES DÉRIVÉES DE L'ÉPIBLASTE

11 Le cristallin (fig. 26.3)

L’épiblaste adjacent aux vésicules optiques s’épaissit et


forme les placodes cristalliniennes. Chaque placode
s’invagine pour former la vésicule cristallinienne qui
s’isole et devient le cristallin. Les fibres cristalliniennes
primaires dérivent des cellules de la paroi postérieure
et les fibres cristalliniennes secondaires, des cellules de
la paroi antérieure.

2 | Les paupières et l'appareil lacrymal

Elles dérivent des deux plis épiblastiques contenant du


mésenchyme. Elles se soudent à la 10 e semaine, pour
se séparer vers la 26 e semaine.

6 7 8 9

FIG. 26.2. Organogénèse de l'œil

A. vue latérale (22 jours)

B. coupe transversale selon AB

C. à 4 semaines

D. à 33 jours (vue médiale)

1. placode cristallinienne

2. vésicule optique

3. prosencéphale

4. fossette cristallinienne
5. vésicule cristallinienne

6. lame ext. de la cupule


rétinienne

///niniuiiiiiiiiuu/

7. espace intrarétinien

8. lame int. de la cupule


rétinienne

9. cupule optique

10. pédoncule optique

11. paroi du 3 e ventricule

12. fissure optique

13. a. et v. hyaloïdiennes
(colobomiques)

14. cavité cristallinienne

340

ORGANES DE LA VISION ^
1

FIG. 26.3. Développement de l'œil (coupe sagittale)

A. à 7 semaines

B. à 15 semaines

a. cavité cristallinienne en régression

1. épiblaste

2. cristallin

3. mésoblaste

4. espace rétinien

5. a. hyaloïdienne

6. chambre ant.

7. cornée

8. membrane pupillaire

9. paupière

10. sclère

11. choroïde

12. rétine pigmentaire

13. rétine neuro-sensorielle

14. vitrée

15. dure-mère

16. n. optique

17. chambre post.

De l’épiblaste optique dérivent l’épithélium antérieur


de la cornée et la glande lacrymale. De l’épiblaste du
sillon naso-lacrymal se forment le conduit naso-
lacrymal et le sac lacrymal.

C| STRUCTURES DÉRIVÉES
DU MÉSENCHYME

L’origine des muscles extrinsèques de l’œil semble déri¬


vée du mésenchyme entourant la plaque préchordale,
qui donne naissance à trois myotomes pré-optiques,
innervés par les nerfs crâniens III, IV et VI.

Les muscles droits latéral et supérieur sont les premiers


à apparaître dès le 28 e jour. Le muscle releveur de la

tion du muscle droit supérieur.

Le mésenchyme situé en avant de la vésicule cristalli¬


nienne présente dès la 6 e semaine deux fissures succes¬
sives séparées par la membrane pupillaire.

La première fissure devient la chambre antérieure et la


deuxième, la chambre postérieure de l’œil. La mem¬
brane pupillaire se résorbe au début de la vie fœtale
pour former la pupille. Du mésenchyme entourant la
cupule optique dérivent la tunique vasculaire, la sclère,
la partie profonde de la cornée, le corps vitré et les vais¬
seaux hyaloïdiens, qui vascularisent le cristallin. L’ar¬
tère hyaloïdienne donne l’artère centrale de la rétine.

D | MALFORMATIONS

Les malformations congénitales de l’œil sont précoces


et peuvent relever d’agents tératogènes variés : virus
(rubéole), médicaments (hypervitaminose A), radia¬
tions (RX), etc. Les principales malformations congé¬
nitales sont :

• l’anophtalmie : absence du bulbe de l’œil ;

• la microphtalmie;

• la cataracte congénitale;

• le colobome iridien, fente anormale de l’iris.

341
ORGANES DES SENS

26.2

ŒIL

L’œil est destiné à la réception des influx visuels. Obser¬


vatoire avancé du cerveau, il est constitué d’une enve¬
loppe, le bulbe de l’œil, renfermant des structures
transparentes (fig. 26.4).

A | BULBE DE L'ŒIL

Il est formé de deux segments de sphère accolés et de


diamètres très différents : le segment cornéal antérieur,
de petit rayon, est transparent et le segmentscléral, pos¬
térieur, de grand rayon, est opaque.

11 Généralités

L’œil pèse environ 7 grammes et il est de consistance


ferme.

a) Les pôles de Vœil

Le pôle antérieur et le pôle postérieur sont situés au cen¬


tre des courbures antérieure et postérieure du bulbe de
l’œil. Ces points définissent l'axe optique.

L'axe visuel est défini par le pôle antérieur et la fovéa


centralis. Les axes visuels droit et gauche sont presque
parallèles.

Les axes optique et visuel divergent de 5° environ


(fig. 26.5).

b) Uéquateur de Vœil

Il est défini par le cercle perpendiculaire à l’axe de l’œil


et est situé à égale distance des deux pôles. Les méridiens
de l’œil sont les cercles passant par les deux pôles.

c) Les diamètres

Un œil emmétrope mesure environ :

• pour son diamètre sagittal, 24 mm (à la naissance il


est de 17 mm environ) ;

• pour ses diamètres transversal et vertical, 23 mm.

Si le diamètre sagittal est supérieur à 25 mm,


l’image se forme en avant de la rétine : l’œil est
myope.

Si la longueur est inférieure à 22 mm, l’image se


forme en arrière de la rétine : l’œil est hypermé¬
trope.

AB

10
il

FIG. 26.4. Bulbe de l'œil (coupe horizontale)

A. axe optique

B. axe du bulbe

1. pôle ant. du bulbe

2. chambre ant.
3. cornée

4. iris

5. limbe cornéen

6. corps ciliaire

7. pôle post. du cristallin

8. m. droit latéral

9. sclère

10. choroïde

11. rétine

12. fovéa centralis

13. pôle post. du bulbe

14. pôle ant. du cristallin

15. cristallin

16. chambre post.

17. zonule ciliaire

18. conjonctive bulbaire

19. ora serrata

20. corps vitré

21. canal hyaloïde

22. aire criblée de la sclère

23. gaine ext. du n. optique

342
ORGANES DE LA VISION ^

FIG. 26.5. Axes de l'orbite et du bulbe de l'œil

A. parois médiales de l'orbite

B. parois latérales de l'orbite


0. axe de l'orbite

V. axe optique et axe du cristallin

1. cristallin

2. fovéa centralis

d) la situation de l'œil

L’œil est distant de la paroi latérale de l’orbite de 6 mm


et des autres parois de 11 mm environ.

L’axe optique forme avec l’axe de l’orbite un angle de


23° ±2.

L’œil fait saillie en avant du rebord inférieur et sur¬


tout du rebord latéral de l’orbite. Il est donc mal
protégé latéralement.

2 | Tunique fibreuse

Elle comprend : la sclère et la cornée unies par le limbe


de la cornée.

a) La sclère

Homologue de la dure-mère, elle représente les cinq


sixièmes postérieurs de la tunique fibreuse. C’est une
membrane résistante, épaisse, inextensible et opaque.
Son épaisseur de 1 mm en avant et en arrière diminue
dans sa partie équatoriale.

• Sa surface externe, blanc nacré chez l’adulte, est


bleuâtre chez l’enfant, et jaunâtre chez le vieillard.
Elle présente les insertions des muscles moteurs de
l’oeil, de nombreux orifices vasculaires et en arrière,
la lame criblée, passage du nerf optique. La lame cri¬
blée est inféro-médiale au pôle postérieur. Sa distance

au pôle est de 3 mm médialement, et 1 mm en des¬


sous. Elle mesure 3 mm de diamètre.
• Sa surface interne est de coloration brune, car recou¬
verte de tissu cellulaire lâche, riche en cellules
pigmentées, la lamina fusca de la sclère.

• Structure : elle est constituée d’un tissu fibreux


dense formé de lamelles entrecroisées.

b) La cornée (fig. 26.6)

C’est un hublot transparent, enchâssé dans la sclère de


13 mm de diamètre.

Elle répond à la conjonctive en avant, et à l’humeur


aqueuse en arrière.

• Son indice de réfraction est de 1,33 à 1,35.

• Son rayon de courbure est différent pour ses deux


faces.

• Son épaisseur est de 0,5 mm à son centre, et 1 mm à


sa périphérie.

Les irrégularités de courbure provoquent l’astyg-


matisme.

• Structure : la cornée est formée d’avant en arrière


par :

- l’épithélium antérieur de la cornée ;

- la limitante antérieure 3 , couche condensée la plus


superficielle du stroma ;

- la substance propre de la cornée, qui représente


90 % de celle-ci. Elle contient des leucocytes assu¬
rant une protection contre l’infection ;

- la lame limitante postérieure 4 . Son épaississement


périphérique constitue Vanneau scléral 5 ;

- l’endothélium de la chambre antérieure.

Quand la cornée est altérée (kératites...), il s’y


forme un tissu cicatriciel opaque, la taie. Souvent
chez le vieillard on observe un anneau gris ou jau¬
nâtre à la périphérie de la cornée : arc sénile ou
gérontoxon (imprégnation lipidique).

c) Le limbe de la cornée

Zone d’union de la cornée avec la sclère, sa limite exté¬


rieure est marquée par le sillon de la sclère. La tunique
vasculaire y adhère en profondeur. Une formation

3. Ancien. : membrane de Bowman.


4. Ancien. : membrane de Descemet.

5. Ancien. : anneau tendineux de Dôllinger.

343

ORGANES DES SENS

FIG. 26.6. Angle irido-coméen


(vue antéro-supérieure)
(cartouche : circulation
de l'humeur aqueuse)

A. cornée

B. iris

C. cristallin

1. conjonctive bulbaire

2. lig. pectiné

3. limbe de la cornée

4. sinus veineux de la sclère

5. grand cercle artériel de l'iris

6. fibres méridiennes du m. ciliaire

7. sclère

8. m. droit lat.

9. choroïde

10. ora serrata

11. fibres circulaires du m. ciliaire

12. corps ciliaire

13. chambre post. du bulbe


14. zonule ciliaire

15. m. dilatateur de la pupille

16. m. sphincter de la pupille

17. petit cercle artériel de l'iris

18. chambre ant. du bulbe

réticulaire, conjonctivo-élastique, s’organise en un


ligament pectiné de l'angle irido-coméen. Entre ses fibres
siègent les espaces de l’angle irido-cornéen 6 . Dans le
limbe circule une veine annulaire, le sinus veineux de
la sclère 7 . L’humeur aqueuse, sécrétée par les procès
ciliaires, filtre à travers les espaces de l’angle irido-cor¬
néen vers le sinus veineux de la sclère. Celui-ci se draine
dans les veines épisclérales qui rejoignent les veines
ciliaires.

d) Vaisseaux et nerf

• La sclère

- Ses artères proviennent des artères ciliaires courtes


postérieures et ciliaires antérieures.

- Ses veines se drainent dans les veines ciliaires anté¬


rieures et vorticineuses. Les lymphatiques font
défaut.

- Ses nerfs proviennent des nerfs ciliaires, branches


du nerf ophtalmique (Vj).

• La cornée n’est pas vascularisée, mais elle est très


richement innervée par les nerfs ciliaires qui
forment un plexus autour du limbe de la cornée.

6. Ancien. : espace de Fontana.

7. Ancien. : canal de Schlemm.

La diminution du réflexe cornéen est un signe


fidèle d’atteinte du nerf trijumeau (V).

Au cours de l’anesthésie, sa sensibilité disparaît en


dernier. Dans les brûlures de la cornée, il faut
rechercher sa sensibilité.

3 | La tunique vasculaire 8 (fig. 26.7)


Homologue de la pie-mère, elle assure la nutrition de
l’œil, le maintien de la pression et la température
constante des liquides intra-oculaires. On distingue
d’arrière en avant : la choroïde, le corps ciliaire et
l’iris.

Elle est souvent intéressée dans les affections du


système circulatoire.

a) La choroïde

C’est une mince membrane de couleur brunâtre consti¬


tuant les cinq sixièmes de la tunique vasculaire.

8. Ancien. : uvée.

ORGANES DE LA VISION m

FIG. 26.7. Artères et veines de la tunique


vasculaire (coupe horizontale de l'œil gauche)

a. rétine

b. choroïde

c. sclère

1. cornée

2. grand cercle artériel de l'iris


3. sinus veineux de la sclère

4. a. et v. de la conjonctive

5. a. et v. ciliaires ant.

6. m. droit médial

7. a. et v. épisclérales

8. v. vorticineuse

9. a. ciliaire post. longue

10. a. ciliaire post. courte et v. ciliaire post.

11. cristallin

12. petit cercle artériel de l'iris

13. a. et v. du corps ciliaire

14. ora serrata

15. a. et v. de la rétine

16. aire criblée de la sclère

17. n. optique

18. gaine ext. du n. optique

19. a et v. centrales de la rétine

• Sa surface externe répond à la lamina fusca à laquelle


elle est faiblement adhérente. Sa surface interne ,
lisse, est intimement unie à la couche pigmentée de
la rétine.

• En avant , elle se continue avec le corps ciliaire au


niveau d’une ligne sinueuse, Y ora serrata , située à
6 mm environ de la cornée.

• Structure : c’est un tissu conjonctif lâche, qui


comprend, de la sclère à la rétine, quatre lames :

- la lame suprachoroïdienne , formée de fibres colla¬


gènes et élastiques, est riche en mélanocytes. Elle
véhicule les nerfs ciliaires et les artères ciliaires lon¬
gues postérieures;

— la lame vasculaire , pourvue d’un riche plexus capil¬


laire, est parsemée de cellules pigmentées.

Le calibre des vaisseaux décroît de la superficie vers


la profondeur 9 .
9. Au niveau de la fovéa, on ne trouve que de petits vaisseaux.

Les artères proviennent des artères ciliaires courtes


postérieures et des veines vorticineuses ;

— la lame choroïdo-capillaire , non pigmentée, pré¬


sente un réseau capillaire dense ;

— la lame basale , mince, riche en fibres élastiques,


adhère par des fibres collagènes à la couche pig¬
mentaire de la rétine.

La rupture de ces fibres adhérentielles entraîne la


rétraction de la lame basale et le décollement réti¬
nien.

La pression veineuse dans la choroïde est élevée et


dépasse 20 mmHg. Cette importante pression est
nécessaire au maintien de la pression intra-ocu-
laire et non au métabolisme qui est relativement
faible dans cette tunique. Le sang n’y perd que 3 %
de son oxygène.

345

ORGANES DES SENS

FIG. 26.8. Corps ciliairet cristallin


(coupe chanfreinée; vue postérieure)

A. couronne ciliaire
B. orbiculus ciliaire

1. rétine (partie ciliaire)

2. m. ciliaire

3. iris

4. noyau du cristallin

5. fibres du cristallin

6. capsule du cristallin

7. rayons du cristallin

8. sclère

9. choroïde

10. rétine (partie optique)

11. ora serrata

12. procès ciliaire

13. fibres zonulaires

14. plis ciliaires

b) Le corps ciliaire

Situé entre l’iris et la choroïde, il forme un anneau

aplati, triangulaire sur une coupe transversale


(fig. 26.8).

• Son sommet , postérieur, répond à l’ora serrata, sa


face externe , à la sclérotique, sa base , à l’iris.

• Sa face interne présente deux zones :

- en arrière, l'orbiculus ciliaire de teinte brune claire


marqué de petits plis, les plis ciliaires ,

- en avant, la couronne ciliaire plissée et de teinte plus


foncée. Elle est constituée d’environ 70 replis
radiés, les procès ciliaires. Chaque procès, long de 2
à 3 mm, a la forme d’une massue à renflement anté¬
rieur.

• Sa face externe est appliquée sur la sclère.

• Sa base est séparée de l’iris par la chambre posté¬


rieure du bulbe de l’œil.

• Structure
- L’épithélium ciliaire, partie ciliaire de la rétine, est
une double couche de cellules cuboïdes. Seule la
couche externe, au contact avec le stroma, présente
des cellules pigmentaires.

- Le stroma ciliaire est formé d’un tissu conjonctif


lâche dans lequel on trouve des mélanocytes, des
muscles lisses, des vaisseaux et des nerfs.

• Le muscle ciliaire est un muscle lisse. Il occupe la


partie périphérique du corps ciliaire contre la sclé¬
rotique.

- Triangulaire à la coupe, son sommet répond à l’an¬


neau scléral.

- Il est constitué de fibres méridiennes , externes et


longitudinales 10 et de fibres circulaires , plus inter¬
nes * 11 .

- Le muscle ciliaire est le muscle de l’accommoda¬


tion. Il tire le corps ciliaire en avant et détend les
fibres zonulaires, entraînant le bombement de la
face antérieure du cristallin (pour la vision de
près).

Les fibres circulaires sont plus développées dans


l’œil hypermétrope, les fibres méridiennes dans
l’œil myope.

• Les vaisseaux sont particulièrement nombreux et


pelotonnés au niveau des procès ciliaires.

10. Ancien. : m. de Brücke.

11. Ancien. : m. de Rouget ou de Millier.

346

ORGANES DE LA VISION ^

c) L'iris
C’est un diaphragme vertical, circulaire, qui règle l’en¬
trée de la lumière dans l’œil. Son centre est percé d’un
orifice, la pupille.

Son diamètre mesure environ 13 mm, et son épaisseur


à la racine, 0,5 mm.

• Sa face antérieure a une coloration 12 bleutée pour les


iris clairs, et brune pour les iris foncés. Peu accen¬
tuée à la naissance, la pigmentation est complète
vers la puberté. Elle diminue dans la vieillesse. Elle
peut être différente pour les deux yeux (yeux
vairons) ou absente (décoloration chez les albi¬
nos).

Très légèrement convexe, elle est soulevée par les vais¬


seaux qui dessinent de fines saillies à direction
radiaire.

La face antérieure présente, dans son tiers axial, une


ligne de déhiscences ou stomates (ou cryptes) sépa¬
rant deux zones, périphérique et axiale (sphincté¬
rienne).

• Sa face postérieure , uniformément brune ou noire,


répond au cristallin et aux procès ciliaires, par l’in¬
termédiaire de la chambre postérieure.

Les contacts cristallin-iris doivent être évités dans


les iritis, en raison du risque de synéchies; d’où
l’utilisation préventive d’instillations de produit
dilatateur.

• Son bord circonférentiel dessine avec le limbe scléro-


cornéen un sillon circulaire, Vangle irido-cornéen,
où se situe le ligament pectiné.

• La pupille a un diamètre moyen de 3 à 4 mm. Elle est


légèrement décalée médialement.

Le myosis correspond à la réduction du diamètre,


et la mydriase, à son augmentation. Elle est plus
dilatée chez le myope que chez l’hypermétrope,
chez la femme que chez l’homme.

• Structure

- La face antérieure n’a pas d’épithélium. Elle est


limitée par une couche de fibroblastes et de méla¬
nocytes.

- La face postérieure est recouverte d’un épithélium,


partie indienne de la rétine. Elle est constituée

d’une double couche de cellules épithéliales pig¬


mentaires.
• Le stroma, conjonctif lâche, contient des muscles
lisses, des mélanocytes et des mélanophores.

• Le muscle sphincter pupillaire, d’origine ectodermi-


que, est situé près de la pupille. Sa contraction déter¬
mine le myosis.

L’instillation d’atropine dans l’œil inhibe son


action.

• Le muscle dilatateur pupillaire, d’origine mésoder¬


mique, est plus périphérique. Sa contraction provo¬
que la dilatation de la pupille (mydriase).

d) Les artères (fig. 26.9)

• Les artères ciliaires courtes , branches de l’artère


ophtalmique, traversent la sclérotique autour du
nerf optique et se ramifient dans la choroïde jusqu’à
l’ora serrata.

• Les artères ciliaires longues, médiale et latérale, bran¬


ches de l’ophtalmique, pénètrent à distance du nerf
optique. Elles se portent en avant, jusqu’au bord
circonférentiel de l’iris, où elles se divisent en deux
branches, ascendante et descendante, qui s’anasto¬
mosent pour former le grand cercle artériel de Viris.
De ce cercle artériel naissent :

- des branches indiennes convergeant vers le bord


libre de la pupille où le petit cercle artériel de l’iris
les unit;

-des branches ciliaires qui vont aux procès ciliai¬


res;

- des branches choroïdiennes récurrentes, vers l’ora


serrata, pour s’anastomoser avec les artères ciliaires
courtes.

• Les artères ciliaires antérieures, branches des artères


musculaires, qui se jettent dans le grand cercle arté¬
riel de l’iris.

e) Les veines

Elles se drainent dans les veines choroïdiennes qui


rejoignent les quatre veines vorticineuses. Quelques
veinules se rendent aux veines ciliaires antérieures
(fig. 26.10).

f) Les vaisseaux lymphatiques n’existent pas.

12. Génétiquement la couleur brune est dominante et la bleue réces¬


sive.

347
ORGANES DES SENS

FIG. 26.9. Cercles artériels de l'œil (A : vue antéro-supérieure schématique, B :


coupe sagittale)

1. r. récurrent choroïdien 6. iris

2. a. radiaire 7. pupille

3. petit cercle artériel de l'iris 8. a. ciliaire ant.

4. grand cercle artériel de l'iris 9. sclère

5. ora serrata 10. v. vorticineuse

11. a. ciliaire post. longue 16. a. rétinienne

12. a. ciliaire post. courte 17. rr. ciliaires post.

13. n. optique

14. a. conjonctivale

15. a. épisclérale

g) Les nerfs

• Les neurofibres sympathiques , via le nerf naso-ciliaire


et le ganglion ciliaire, innervent le muscle dilatateur
pupillaire.

• Les neurofibres parasympathiques , via le nerf oculo-


moteur (III), innervent le muscle sphincter pupil¬
laire.

41 Tunique interne ou rétine

Enveloppe interne de l’œil, elle comprend d’avant en


arrière les parties iridienne, ciliaire et optique de la
rétine. Vora serrata , qui sépare les parties ciliaire et
optique, est caractérisé par une différence brusque
d’épaisseur et par son aspect sinueux.

a) Les parties indienne et ciliaire de la rétine


Elles constituent la partie aveugle de la rétine.

Elles sont formées de deux couches épithéliales, tapis¬


sant la surface interne de la zone ciliaire et de l’iris.

b) La partie optique de la rétine

Plus épaisse, elle est seule sensible à la lumière.

Elle est d’une transparence parfaite et présente deux


zones importantes (fig. 26.11):

• Le disque du nerf optique (ou papille du nerf opti¬


que) 13

C’est une zone circulaire de 1,5 mm de diamètre


située en regard de l’origine du nerf optique, donc
inféro-médiale au pôle postérieur.

• La macula (ou tache jaune)

Zone pigmentée de teinte jaune, elle est elliptique à


grand diamètre d’environ 3 mm. Elle est située au
pôle postérieur et présente une dépression centrale,
la fovéa centralis.

• Dans Pexamen du fond d’œil ( fig. 26.12)

- La papille est un disque blanc, d’où émergent


les vaisseaux rétiniens. Dans les cas d’hyper¬
tension intracrânienne, l’œdème du disque du
nerf optique fait disparaître l’excavation nor¬
male de la papille.

- La macula a l’aspect d’une tache réfringente en


forme de « grain de semoule ».

• Structure (fig. 26.13)

Elle est constituée de deux couches bien différentes :

13. Ancien. : tache aveugle.

348
ORGANES DE IA VISION Q

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FIG. 26.10. Veine vorticineuse. Angiofluographie


(principales structures)

FIG. 26.11. Fond d'œil droit

1. artérioles et veinules
temporales sup.

2. artérioles et veinules
nasales sup.

3. disque du n. optique

4. artérioles et veinules
nasales inf.

5. artérioles et veinules
temporales inf.

6. artérioles et veinules
maculaires sup.

7. fovéa centralis

8. macula

9. artérioles et veinules
maculaires inf.

10. artérioles et veinules médiales

- une couche pigmentaire l4 , externe, située contre la


choroïde;

- et une couche nerveuse , interne, formée par la super¬


position d’une couche d’épithéliocytes neurosen¬
soriels (cônes et bâtonnets) et de deux couches de
neurones (bipolaires et ganglionnaires). Dans la
fovéola n’existent que des cônes. Des gliocytes s’in-

FIG. 26.12. Fond d'œil droit (vue ophtalmoscopique)

terposent entre ces cellules. La partie optique est


subdivisée en dix couches correspondant aux corps
et aux neurofibres des trois variétés de cellules éta¬
gées.

c) La vascularisation

• Les artères

La couche nerveuse est vasculaire par l’artère centrale


de la rétine, branche de l’artère ophtalmique qui
émerge au centre de la papille et se divise en :

- deux branches ascendantes, les artères temporale


supérieure et nasale supérieure de la rétine;

- et deux branches descendantes, les artères tem¬


porale inférieure et nasale inférieure de la
rétine.

Ce sont des artères terminales. Une embolie


entraîne la perte brusque et définitive de la vue
dans le territoire intéressé.

La couche pigmentaire est sous la dépendance de la


choroïde.

• Les veines se drainent dans la veine centrale de la


rétine.

d) Anatomie fonctionnelle

Les cônes et les bâtonnets ont deux fonctions essentiel¬


les : la réception et la conversion de la sensation lumi¬
neuse.

14. Ancien. : membrane de Bruch.

349

ORGANES DES SENS

trajet de l'influx sensoriel)

8. couche ganglionnaire 13. neurocyte horizontal

9. couche des neurofibres 14. neurocyte bipolaire

10. couche limitante int. 15. neurocyte amacrine


11. cellule optique bacilliforme

12. cellule optique coniforme

FIG. 26.13. Organisation schématique de la rétine (cartouche :

A. partie pigmentaire 3. couche limitante ext.

B. partie nerveuse 4. couche cellulaire ext.

5. couche plexiforme ext.

1. cellules pigmentaires 6 couche nucléaire lnL

2. couche photosensorielle 7 couche plexiforme int

Ces cellules photoréceptrices enregistrent l’impact des

photons grâce à leurs pigments ou opsine I5 .

• Les cônes sont spécialisés dans la vision précise des


formes et les bâtonnets réagissent à une lumière
faible (vision crépusculaire).

• La conversion de la lumière en sensation colorée


implique au minimum trois récepteurs photochi¬
miques. L’œil normal perçoit trois couleurs primai¬
res (rouge, bleu et vert), dont les mélanges appro¬
priés reconstituent le blanc et les autres couleurs.

Le daltonisme est une anomalie héréditaire de la


vision des couleurs; il s’agit souvent de la confu¬
sion du rouge et du vert.

15. Ou pourpre rétinien.

• Puis cette information est traduite en un message


nerveux pour le cerveau. C’est le cerveau qui
décrypte ce que les yeux voient, mais ne distinguent
pas. Le cerveau fusionne les deux vues et établit une
vision tri-dimensionnelle.

B| STRUCTURESINTRABULBAIRES

Ces structures parfaitement transparentes compren¬


nent, d’avant en arrière, les chambres de l’œil, le cris¬
tallin et le corps vitré.

11 Les chambres de l'œil

L’iris cloisonne partiellement le segment antérieur de


l’œil en deux chambres :

a) La chambre antérieure du bulbe , spacieuse, est


comprise entre : en avant, la cornée et le limbe scléro-
cornéen, en arrière, l’iris et le cristallin.
350

ORGANES DE LA VISION g

b) La chambre postérieure du bulbe , exiguë, est limitée


par : l’iris, en avant, le corps ciliaire, en périphérie, la
zonula et le cristallin, en arrière.

Les chambres communiquent entre elles par la pupille.


Elles sont remplies de Yhumeur aqueuse. C’est un
liquide incolore et limpide, incessamment sécrété par
les vaisseaux de l’iris et des procès ciliaires. Elle est sous
tension et maintient les parois des chambres écartées.

2 | Cristallin

C’est une lentille biconvexe transparente et élastique.


Véritable bloc de cristal chez l’enfant, il acquiert une
teinte ambrée chez le vieillard.

La cataracte est une perte totale ou partielle de la


transparence cristallinienne.
a) Les caractéristiques

• Il mesure environ 4 mm d’épaisseur et 10 mm de


diamètre.

• Son poids est de 20 centigrammes.

• Sa consistance est molle chez l’enfant, ferme chez


l’adulte et dure chez le vieillard.

• Son élasticité conditionne l’accommodation.

Elle diminue avec l’âge et entraîne la diminution


de l’acuité visuelle, la presbytie.

b) Les faces antérieure et postérieure

Elles se réunissent à la périphérie en formant l’équateur


cristallin.

Sur chaque face, on observe chez le nouveau-né une


étoile à trois branches, les rayons du cristallin. Les bran¬
ches sont séparées par un angle de 120° environ.

La face postérieure est plus bombée avec un rayon de


courbure au repos de 6 mm. Celui de la face antérieure
est de 10 mm.

Les courbures varient au cours de l’accommodation,


surtout celles de la face antérieure.

c) L’axe du cristallin se confond avec l’axe visuel.

d) La zonule ciliaire

Le cristallin est maintenu par la zonule ciliaire.

Elle est constituée de fibres zonulaires transparentes


qui sont tendues de la face interne du corps ciliaire à
l’équateur du cristallin.

FIG. 26.14. Structure du cristallin (d'après R. Warwick et


P. Williams)

1. lame 3. fibre

2. pôle ant 4. pôle post.

Les fibres de la zonule, en s’écartant les unes des autres


limitent les espaces zonulaires ,6 .

La zonule transmet au cristallin l’état de contraction


du muscle ciliaire.
e) Structure (fig. 26.14)

Le cristallin est formé d’une capsule, d’un épithélium


et d’une substance.

• La capsule du cristallin est une enveloppe conjonc¬


tive transparente et très élastique. Elle est plus
épaisse au niveau du pôle antérieur. Il faut l’inciser
pour extraire la cataracte.

• L’épithélium du cristallin situé sous la capsule, recou¬


vre la face antérieure de la substance du cristallin.

• La substance du cristallin comprend le cortex et le


noyau.

- Le cortex du cristallin est mou et se continue avec


le noyau, sans séparation nette.

- Le noyau plus ferme se déshydrate avec l’âge et


devient dur.

- Les fibres du cristallin sont arciformes et tendues


entre deux rayons des étoiles antérieure et posté¬
rieure du cristallin.

f) Le cristallin n’a ni nerf, ni vaisseau.

3 | Corps vitré (fig. 26.15)

C’est un liquide visqueux transparent, remplissant les


deux tiers postérieurs du bulbe de l’œil.

16. L’espace zonulaire qui borde l’équateur du cristallin est parfois


dénommé canal de Hannover.

351

ORGANES DES SENS

Le stroma vitré est entouré par la membrane vitrée,


résultant de la condensation des couches périphéri¬
ques. Il est déprimé en avant en une fosse hyaloïde qui
reçoit la face postérieure du cristallin. Il est traversé
d’avant en arrière par le canal hyaloïde 17 , vestige de
l’artère hyaloïdienne. Il est sinueux et tendu du disque
du nerf optique au pôle postérieur du cristallin.

La membrane vitrée adhère sur 2 mm à la partie ciliaire


de la rétine. L’adhérence s’étend avec l’âge en arrière
de l’ora serrata.

La présence de corps pathologiques flottant dans


le corps vitré peut donner au sujet l’impression de
mouches volantes.

17. Ancien. : canal de Stilling ou de Cloquet.

FIG. 26.15. Corps vitré (morphologie interne et adhérences)

1. sclère 6. cristallin

2. adhérence 7. fosse hyaloïde

3. choroïde et rétine 8. chambre ant.

4. canal hyaloïde 9. chambre post.

5. cornée 10. zonule ciliaire

26.3

ORGANES ACCESSOIRES DE L'ŒIL

Les organes accessoires de l’œil sont indispensables au


bon fonctionnement de l’œil. Ils sont très variés et com¬
prennent :

• des structures de mouvements, les muscles du bulbe ;

• une structure lubrificatrice, le corps adipeux de l’or¬


bite;

• et des structures de protection , la gaine du bulbe, la


conjonctive, l’appareil lacrymal et les paupières.

A | PAUPIÈRES

Les paupières sont deux replis musculo-membraneux


mobiles qui protègent le bulbe de l’œil de la lumière et
de la dessication en étalant les larmes.

11 Morphologie (fig. 26.16)


Les limites des paupières correspondent au rebord de
l’orbite.

Chaque paupière, supérieure et inférieure, présente


deux faces, antérieure et postérieure, et un bord libre
dont les extrémités unies forment les commissures
palpébrales latérales et médiales.

a) La face antérieure

Elle est marquée par un sillon palpébral supérieur ou


inférieur qui sépare deux parties :

FIG. 26.16. L'œil droit (traction de la paupière inférieure)

1. sourcil

7. limbe post. de la paupière

2. sillon palpébral sup.

8. limbe ant. de la paupière

3. commissure médiale des

et cils

paupières

9. commissure latérale

4. angle médial de l'œil

des paupières

5. caroncule lacrymale

10. angle latéral de l'œil

6. point lacrymal

352
ORGANES DE LA VISION ^

• la partie oculaire , en rapport avec le bulbe de l’œil,


convexe ;

• et la partie orbitaire , en rapport avec l’orbite, dépri¬


mée et molle.

b) La face postérieure

Elle est recouverte par la conjonctive qui répond au


bulbe de l’œil.

c) Le bord libre

Il limite la fente palpébrale. Il est épais de 2 mm environ,


et limité par les limbes antérieur et postérieur.

• Sur le limbe antérieur de la paupière s’implantent les


cils sur 2 ou 3 rangs. De la couleur des cheveux, ils
ne blanchissent pas.

• Sur le limbe postérieur s’ouvrent les glandes tarsa-


les.

L’entropion amène les cils à frotter en permanence


sur la cornée, et à l’ulcérer.

Chaque bord libre des paupières présente un point


lacrymal situé à 6 mm de la commissure médiale.

d) Les commissures palpébrales

Les commissures palpébrales latérales et médiale déli¬


mitent les angles 18 latéral et médial de l’œil.

• De la commissure latérale partent les rides de la


patte d’oie. Celles-ci s’accusent et deviennent
permanentes avec l’âge (à partir de 37 ans).

• L’angle médial est occupé par la caroncule lacrymale,


qui est limitée latéralement par le pli semi-lunaire de
la conjonctive.

L’épicanthus 19 est un pli cutané congénital qui


prolonge la paupière supérieure et recouvre l’angle
médial.

2 | Structure
Chaque paupière est constituée d’avant en arrière
d’une peau fine, d’un tissu cellulaire lâche contenant
un tarse, des glandes et des muscles, et de la conjonctive
palpébrale (fig. 26.17).

1 2

FIG. 26.17. Paupière supérieure (coupe sagittale)

1. m. tarsal sup.

2. m. releveur de la paupière
sup.

3. partie palpébrale

du m. orbiculaire de l'œil

4. arcade marginale

5. glande ciliaire

6. limbe ant.

7. dis

8. glandes lacrymales accessoires

9. arcade palpébrale sup.

10. tarse sup. et glandes tarsales

11. conjonctive palpébrale

12. conduit excréteur des glandes


tarsales

13. limbe post.

14. glandes sébacées

le double du tarse inférieur. Ils sont unis à leurs extré¬


mités par les ligaments palpébraux médial et latéral.

• Le ligament palpébral médial se fixe sur la crête


lacrymale antérieure.

• Le ligament palpébral latéral se fixe sur l’éminence


orbitaire de l’os zygomatique. Le septum orbitaire
unit chaque tarse au rebord orbitaire.

b) Les glandes
• Les glandes tarsales 20 développées dans le tarse sont
des glandes de type sébacé.

a) Les tarses

Ce sont des fibrocartilages semi-lunaires, situés dans


la partie oculaire des paupières. Le tarse supérieur est

18. Ou canthus.

19. Ou « pli mongolien ». Il est dû à un défaut d’insertion médiale du


m. élévateur de la paupière supérieure.

20. Ancien. : glandes de Meibomius.

353

ORGANES DES SENS

Elles sont à Torigine des chalazions (dystrophie


kystique).

• Les glandes ciliaires 21 sont des glandes sudoripares.

• Les glandes sébacées 22 s’ouvrent dans les follicules


ciliaires.

Leur infection constitue l’orgelet.

3 | Le muscle élévateur de la paupière


supérieure (fig. 26.18 et 26.19)

a) Origine - Trajet - Terminaison

Il naît sur la face inférieure de la petite aile du sphé¬


noïde, au-dessus du canal optique. Il longe le toit de
l’orbite au-dessus du muscle droit supérieur. Il se ter¬
mine en une large aponévrose qui donne :

• une lame superficielle qui traverse l’orbiculaire des


paupières pour se fixer sur la peau ;

• une lame profonde qui se fixe sur le bord supérieur et


la face antérieure du tarse supérieur, et sur le fornix
supérieur de la conjonctive;

• et deux expansions latérale et médiale qui se fixent


sur les bords de l’orbite.

b) Action

Il élève la paupière supérieure. Sa paralysie provoque


la chute de la paupière supérieure ou ptose palpé¬
brale.

Dans les myasthénies graves, les muscles les plus


fréquemment atteints en premier sont les muscles
de l’œil et le muscle élévateur de la paupière ; d’où
la chute de paupière et la diplopie.

c) Innervation

Le muscle élévateur de la paupière supérieure contient


des myofibres somatiques innervées par le nerf oculo-
moteur (III) et des myofibres viscérales, innervées par
le sympathique qui contrôle le réflexe d’occlusion de
l’œil.

21. Ancien. : glandes de Moll.

22. Ancien. : glande de Zeiss.

FIG. 26.18. Tarse de l'œil

1. lame superficielle du tendon

7. tarse inf.

du m. élévateur de la paupière

8. fornix conjonctival inf.

sup.

9. m. oblique inf.

2. fornix conjonctival sup.

10. lame profonde du tendon


3. partie orbitaire de la glande

du m. élévateur de la paupière

lacrymale

sup.

4. tarse sup.

11. sac lacrymal

5. lig. palpébral latéral

12. lig. palpébral médial

6. fente palpébrale

13. corps adipeux de l'orbite

41 Les muscles tarsal supérieur et tarsal


inférieur 23

Ce sont des muscles lisses et verticaux qui unissent les


tarses aux tendons du muscle élévateur de la paupière
supérieure et du muscle droit inférieur.

Leur contraction élargit la fente palpébrale.

Ils sont innervés par le sympathique.

Une lésion du sympathique peut entraîner un pto-


sis de la paupière supérieure (syndrome de Claude
Bernard-Horner).

5 | Le muscle orbiculaire de l'œil

(voir chapitre 13)

B | CONJONCTIVE

Membrane muqueuse, brillante et transparente, elle


recouvre la face postérieure des paupières ( conjonctive

23. Ancien. : m. de Müller.

354
ORGANES DE LA VISION ^

FIG. 26.19. Muscles du bulbe


de l'œil (vue supérieure)

1. m. élévateur de la paupière sup.

2. m. droit sup.

3. m. droit latéral

4. anneau tendineux commun

5. trochlée ^

6. m. droit médial

7. m. droit inf.

8. m. oblique sup.

9. n. optique

palpébrale) et la face antérieure du bulbe de l’oeil


(conjonctive bulbaire). La jonction des deux conjonc¬
tives forme le fornix conjonctival.

1 | La conjonctive bulbaire transparente n’adhère


pas à la sclère, mais elle est en continuité avec l’épithé¬
lium antérieur de la cornée. Dans l’angle médial elle
forme le repli semi-lunaire et recouvre la caroncule.

Elle est hyperhémiée en cas de conjonctivite.

2 | La conjonctive palpébrale est rouge et très


vascularisée.
Elle est pâle en cas d’anémie.

C I VAISSEAUX ET NERFS DES PAUPIÈRES


ET DE LA CONJONCTIVE (fig. 26.20)

11 Les artères

a) Les paupières sont irrigués par :

• les artères palpébrale médiale (branche de l’artère


ophtalmique) et palpébrale latérale (branche de
l’artère lacrymale).

Ces artères forment une arcade palpébrale supérieure


située au-dessus du tarse supérieur, et une arcade pal¬
pébrale inférieure, située au-dessous du tarse inférieur.
Deux arcades marginales longent la fente palpébrale ;

• les artères supra-orbitaire et supra-trochléaire , pour


la paupière supérieure;

• V artère faciale y pour la paupière inférieure.

7 8 9

FIG. 26.20. Principales artères de l'orbite et des paupières


(point bleu - anastomoses)

1. a. temporale superficielle
(branche frontale)

2. a. palpébrale latérale

3. a. transverse de la face

4. a. arcade palpébrale inf.

5. a. infra-orbitraire

6. a. faciale

7. arcade palpébrale sup.

8. a. supra-orbitaire

9. a. supra-trochléaire

10. a. palpébrale médiale

11. a. dorsale du nez

12. a. angulaire

13. arcades marginales


355

ORGANES DES SENS

b) Les artères conjonctivales forment un plexus péri-


cornéen :

• les artères conjonctivales antérieures naissent des


artères des muscles droits de l’œil;

• les artères conjonctivales postérieures se détachent des


artères lacrymale et supra-orbitaire.

2 | Les veines

Elles se drainent dans les veines ophtalmiques, tempo¬


rale superficielle et faciale.

3 | Les lymphatiques

Le réseau lymphatique situé autour des tarses est drainé


par deux voies.

a) La voie lymphatique latérale rejoint les nœuds pré¬


auriculaires, sous-auriculaires et parotidiens.

b) La voie lymphatique médiale draine l’angle médial


et suit la veine faciale, et rejoint les nœuds submandi-
bulaires.

4 | L'innervation
a) La conjonctive oculaire et la conjonctive palpébrale
supérieure sont innervées par le nerf ophtalmique
(VI).

Il 12 13 14

b) La conjonctive palpébrale inférieure, par le nerf


maxillaire (V2).

D | MUSCLES DU BULBE DE L'ŒIL

Ils comprennent les quatre muscles droits de l’œil et


les muscles obliques supérieur et inférieur de l’œil.

11 Origine (fig. 26.21)

a) Les muscles droits, supérieur, inférieur, médial et


latéral, naissent de Vanneau tendineux commun 24 .

Cet anneau se fixe par un court tendon 25 sur le tuber¬


cule infra-optique situé sous le canal optique. Il est
souvent subdivisé en deux anneaux distincts contenant
l’un, le nerf optique et l’artère ophtalmique, l’autre, les
nerfs oculo-moteur, abducens et naso-ciliaire.

b) Le muscle oblique supérieur, digastrique, s’insère


près du bord médial du canal optique, sur le corps du
sphénoïde (fig. 26.22).

c) Le muscle oblique inférieur s'insère sur la face orbi¬


taire du maxillaire près du canal lacrymo-nasal.

24. Ancien. : anneau de Zinn.

25. Ancien. : tendon de Zinn.

FIG. 26.21. Anneau tendineux commun

Anneau simple (A) et double (B)

1. m. droit médial
2. n. optique, a. ophtalmique
dans le canal optique

3. tendon d'insertion de l'anneau


tendineux commun

4. m. droit inf.

5. v. ophtalmique inf.

6. m. droit latéral

7. n. naso-ciliaire

8. v. ophtalmique sup.

9. n. frontal

10. n. lacrymal

11. fissure orbitaire sup.

12. m- droit sup.

13. m. élévateur de la paupière


sup.

14. m. oblique sup.

356

ORGANES DE IA VISION ^

FIG. 26.22. Origine des muscles obliques


de l'œil

Rose : os frontal
Jaune : maxillaire
Bleu : sphénoïde
Vert : lame orbitaire de l'ethmoïde

1. m. droit sup.

2. m. élévateur de la paupière sup.

3. fissure orbitaire sup.

4. m. droit latéral

5. fissure orbitaire inf.

6. m. droit inf.

7. m. oblique inf.

8. trochlée

9. m. oblique sup.

10. m. droit médial

11. os lacrymal et partie lacrymale


du m. orbiculaire de l'œil

12. m. orbiculaire de l'œil

2 | Trajet (fig. 26.23 et 26.24)

a) Les muscles droits de l’œil sont plats et longs de 4 cm


environ. Il se portent en avant, formant un cône mus¬
culaire qui entoure le bulbe de l’œil.

c) Le muscle oblique inférieur de l’œil se dirige laté¬


ralement et en arrière, pour passer sous le muscle droit
inférieur.

3 | Terminaison (fig. 26.25)

b) Le muscle oblique supérieur de l’œil longe l’angle


supéro-médial de l’orbite au-dessus du muscle droit
médial. Il donne un tendon qui se réfléchit à angle aigu
dans la trochlée fibro-cartilagineuse implantée sur
l’épine trochléaire. Puis il passe entre le bulbe de l’œil
et le muscle droit supérieur.

a) Les muscles droits se terminent sur la sclère à une


distance de la cornée qui croît du droit médial au droit
supérieur, dans le sens horaire.

b) Le muscle oblique supérieur se fixe sur la partie


supéro-latérale de la sclère, en arrière de son équa¬
teur.
FIG. 26.23. Muscles du bulbe de l'œil
(vue latérale)

1. m. oblique sup.

2. m. élévateur de la paupière sup.

3. m. droit sup.

4. m. droit médial

5. m. droit latéral

6. m. oblique inf.

7. m. droit inf.

8. n. optique

9. anneau tendineux commun


10. fissure orbitaire sup.

357

ORGANES DES SENS

FIG. 26.24. Tomodensitométries


(clichés Dr T. Diesce)

A. coupe sagittale
B. coupe coronale

1. m. droit médial

2. m. oblique sup.

3. m. élévateur de la paupière sup.

4. m. droit sup.

5. m droit latéral

6. n. optique

7. m. droit inf.

1 2 3

FIG. 26.25. Insertions terminales des muscles du bulbe


de l'œil (<-> distance en mm)

1. m. droit sup.

2. m. oblique sup.

3. trochlée

4. m. droit médial

5. m. oblique inf.

6. m. droit inf.

7. m. droit latéral

FIG. 26.26. Mouvements du bulbe de l'œil

c) Le muscle oblique inférieur se fixe sur la partie


inféro-latérale de la sclère en arrière de son équateur.

4 | Fonction (fig. 26.26)

Les mouvements de l’œil sont possibles grâce à un


espace de glissement, l’espace épiscléral. Ils sont définis
en fonction du déplacement de la pupille.

• Le muscle droit latéral est abducteur et le muscle droit


médial, adducteur.

• Le muscle droit supérieur élève la pupille avec une


adduction.
• Le muscle droit inférieur abaisse la pupille avec une
adduction.

• Le muscle oblique supérieur abaisse la pupille avec


une abduction.

• Le muscle oblique inférieur élève la pupille avec une


abduction.

5 | Innervation (fig, 26.27)

• Le nerf oculo-moteur (III) innerve les muscles droit


supérieur, droit inférieur, droit médial et oblique
inférieur.

• Le nerf trochléaire (jV) innerve le muscle oblique


supérieur.

• Le nerf abducens (Vl) innerve le muscle droit laté¬


ral.

358

i. droit médial

ORGANES DE LA VISION

FIG. 26.27. Nerfs de l'orbite


(vue supérieure)

1. a. et n. ethmoïdaux ant.

2. m. oblique sup.

3. a. et n. ethmoïdaux post.

4. n. naso-ciliaire
5. n. optique, a. ophtalmique

6. glande lacrymale

7. m. élévateur de la paupière sup.

8. n. frontal

9. m. droit latéral

10. n. lacrymal

Toute paralysie d’un muscle provoque un stra¬


bisme paralytique et une diplopie si la lésion est
unilatérale.

Dans le strabisme fonctionnel, les yeux sont adap¬


tés à leur direction anormale. Le préjudice esthéti¬
que est améliorable chirurgicalement. Cette correc¬
tion anatomique provoque une diplopie transitoire
qui persiste jusqu’à ce que la rétine se soit adaptée
à sa nouvelle position (voir Tome V).

E | APPAREIL LACRYMAL (fig. 26.28)

L’appareil lacrymal est formé de l’ensemble des organes


en rapport avec les larmes depuis leur sécrétion jusqu’à
leur expulsion.

11 Glande lacrymale

La glande lacrymale, de couleur jaune rougeâtre, pèse


moins d’un gramme. Elle comprend une partie orbi¬

taire et une partie palpébrale, séparées par le tendon


du muscle élévateur de la paupière.

a) La partie orbitaire

Elle est ovoïde et incurvée. Sa longueur est d’environ


20 mm, sa largeur, de 10 mm, et son épaisseur de
5 mm.

Elle est située dans la loge lacrymale limitée par :

• en haut et latéralement , la fosse lacrymale du frontal ;

• en bas et médialemcnt , la lame superficielle du


muscle releveur de la paupière;

• en avant , le septum orbitaire;

• et en arrière } le corps adipeux de l’orbite.

b) La partie palpébrale
C’est une languette aplatie, située entre la lame super¬
ficielle du muscle releveur et le fornix conjonctival
supérieur. Elle est reliée en arrière à la portion orbi¬
taire.

359

ORGANES DES SENS

FIG. 26.28. Appareil lacrymal

1. partie orbitaire de la glande lacrymale

2. partie palpébrale de la glande lacrymale

3. septum orbitaire

4. m. élévateur de la paupière sup.

5. tarse sup.

6. caroncule lacrymale

7. m. orbitaire

8. canalicule lacrymal

9. fomix du sac lacrymal

10. lig. palpébral médial

11. sac lacrymal

12. conduit lacrymo-nasal

13. cornet nasal inf.

14. pli lacrymal


15. lig. palpébral latéral

16. tarse inf.

17. sinus maxillaire

c) Les conduits excréteurs lacrymaux

Ils se portent en bas et en avant, pour déboucher dans


la partie latérale du fomix conjonctival supérieur.

d) Structure

C’est une glande tubulo-alvéolaire qui sécrète les lar¬


mes riches en lysozyme bactéricide.

e) Vaisseaux et nerfs

• Les artères et les veines lacrymales dérivent des vais¬


seaux ophtalmiques.

• Les lymphatiques se drainent dans les nœuds paro¬


tidiens.

• Les nerfs dépendent du nerf lacrymal.

2 | Glandes lacrymales accessoires

Elles sont situées au voisinage du fornix supérieur de


la conjonctive.

3 | Voies lacrymales

a) Les canalicules lacrymaux

Chaque canalicule lacrymal supérieur et inférieur naît

d’un point lacrymal situé à 6 mm de la commissure

médiale.

Il mesure environ 10 mm et forme à l’origine un coude


dilaté, Vatnpoule du canalicule lacrymal. Il se termine
dans le sac lacrymal.

Un canal d’union de 1 à 2 mm existe parfois à leur


terminaison.

b) Le sac lacrymal (fig. 26.29)

C’est un réservoir membraneux, cylindrique, haut de


14 mm et large de 5 mm.

FIG. 26.29. Rapports du sac lacrymal (coupe transversale)


1. fascia lacrymal

2. crête lacrymale ant.

3. sac lacrymal

4. périorbite

5. crête lacrymale post.

6. lig. palpébral médial

7. septum orbitaire

8. partie lacrymale du
m. orbiculaire de l'œil

360

ORGANES DE LA VISION ^

Situé dans la gouttière lacrymale, il est recouvert du


fascia lacrymal. Il répond en avant au ligament palpé¬
bral médial, et en arrière à la partie lacrymale du mus¬
cle orbitaire.

c) Le canal lacrymo-nasal

Il s’étend du sac lacrymal au méat inférieur. Il est situé


dans un canal osseux, constitué par le maxillaire, l’os
lacrymal et le processus lacrymal du cornet nasal infé¬
rieur (fig. 26.30).

Il est oblique en bas, en arrière et médialement. Long


de 15 mm, son diamètre est de 3 mm.

Sa surface interne présente de nombreux replis


muqueux inconstants, appelés valvules lacrymales.

Le pli lacrymal , situé au niveau du méat inférieur, peut


s’opposer au reflux des liquides ou de l’air.

d) Vaisseaux et nerfs

• Les artères dérivent des artères palpébrales, faciale et


infra-orbitaire.

• Les veines se drainent dans les veines ophtalmiques,


dans la veine angulaire et dans les plexus veineux du
cornet inférieur.

• Les lymphatiques rejoignent les nœuds submandi-


bulaires et cervicaux profonds.

• Les nerfs proviennent des nerfs infra-trochléaire et


infra-orbitaire.

FIG. 26.30. Tomodensitométrie. Coupe axiale transversale

(cliché Dr T. Diesce)

1. canal nasolacrymal

2. cornet nasal inf.

3. sinus maxillaire

Dans un syndrome de larmoiement, après avoir


éliminé les lésions irritatives oculaires et palpébra¬
les, les infections sinusales ( frontales et ethmoïda-
les) et une paralysie du muscle orbiculaire, il faut
songer à une obstruction des voies lacrymales
avant d’affirmer une hypersécrétion glandulaire.

F | FASCIAS ORBITAIRES
11 La périorbite

La périorbite correspond au périoste des parois de l’or¬


bite. C’est une fine membrane résistante qui se pro¬
longe en avant avec le périoste des os de la face, et en
arrière avec la dure-mère. Elle se dédouble au niveau
du canal lacrymal pour former le fascia lacrymal.

2 | La gaine du bulbe de l'œil 26 (fig. 26.31)


C’est une membrane blanche, souple et résistante, qui
entoure le bulbe de l’œil.

Elle se fixe en arrière, sur la gaine du nerf optique, et en


avant, dans le sillon scléral.

Elle est traversée en avant par les muscles moteurs de


l’œil et se continue avec leurs fascias.

3 | Les fascias musculaires (fig. 26.32)

Les muscles de l’œil sont entourés chacun d’un fascia


qui s’épaissit d’arrière en avant.

Les muscles droit supérieur et élévateur de la paupière


supérieure sont reliés entre eux par des tractus inter¬
musculaires qui assurent la synergie fonctionnelle de
ces muscles.

Les fascias des muscles droits latéral et médial donnent


en avant des expansions latérales et médiales qui se
fixent respectivement sur les os zygomatique et lacrymal
(Whitnall).

4 | Le septum orbitaire

C’est une lame conjonctive qui unit le bord de l’orbite


et les tarses. Il forme la limite de l’orbite.

26. Ancien. : capsule de Tenon.

361

ORGANES DES SENS

FIG. 26.31. Fascias et espaces


orbitaires (coupe sagittale)

1. fascias musculaires

2. gaine du bulbe

3. périorbite

4. espace bulbaire
5. septum orbitaire

6. gaine du n. optique

7. espace rétro-bulbaire

8. espace épiscléral

G | ESPACES ORBITAIRES
11 L'espace épiscléral 27

Il est situé entre la sclère et la gaine du bulbe. Il est


rempli d’un tissu celluleux très lâche, permettant les
mouvements du bulbe de l’œil.

Ainsi, l’énucléation de l’œil peut se faire sans ouvrir


les espaces bulbaire et rétro-bulbaire, donc sans
risque de diffusion d’une infection.

2 | Les espaces rétro-bulbaire et bulbaire

FIG. 26.32. Fascias et espaces orbitaires

(coupe frontale; vue antérieure)

1. glande lacrymale

2. espace bulbaire

3. périorbite

4. m. élévateur de la paupière sup.

5. m. droit sup.

6. sclère

7. m. oblique sup.

8. m. droit médial

9. espace épiscléral

10. m. droit latéral

11. espace rétro-bulbaire

12. gaine du bulbe

13. m. droit inf.

14. m. oblique inf.


a) L'espace rétro-bulbaire est compris entre la gaine
du bulbe et les fascias musculaires. Il contient les vais¬
seaux et les nerfs de l’œil.

b) L'espace bulbaire est délimité par les fascias mus¬


culaires, la périorbite et le septum orbitaire.

c) Ces espaces en continuité contiennent le corps adi¬


peux de l'orbite. Il facilite les mouvements des muscles
de l’œil.

27. Ancien. : espace de Tenon.

362

27

Organe vestibulo-cochléaire
L'organe vestibulo-cochléaire, situé dans la partie pétreuse de l'os temporal, est
très complexe et
formé de deux organes différents :

• l'organe de l'audition comprenant l'oreille externe, l'oreille moyenne, la partie


antérieure de
l'oreille interne, le labyrinthe cochléaire et le nerf cochléaire;

• l'organe de l'équilibration représenté par la partie postérieure de l'oreille


interne, le
labyrinthe vestibulaire et le nerf vestibulaire.

Ces deux nerfs unis dans un trajet commun forment le nerf vestibulo-cochléaire
(voir Tome V).

Le développement de l'organe vestibulo-cochléaire débute au cours de la 4 e semaine


in-utéro par
la formation de l'oreille interne (fig. 27.1).

FIG. 27.1. Représentation


topographique de l'oreille

Gris : oreille externe


Rouge : oreille moyenne
Vert : oreille interne

1. cavum tympanique

2. méat acoustique ext.

3. antre mastoïdien

4. sinus sigmoïde

5. a. carotide int.

6. trompe auditive

7. sinus pétreux inf.

8. méat acoustique int.

9. labyrinthe

363
ORGANES DES SENS

A | DÉVELOPPEMENT DE L'OREILLE
INTERNE 1 (fig. 27.2)

L’oreille interne dérive de la placode otique qui s’inva¬


gine dans le mésenchyme otique et devient la vésicule
otique 2 . Celle-ci s’isole de l’épiblaste pour former le sac
vestibulaire.

1. Du point de vue phylogénétique l’oreille interne apparaît la pre¬


mière.

Les invertébrés aquatiques et les poissons inférieurs ont un organe


très simple, l’otocyste. C’est une poche membraneuse remplie de

11 Le diverticule endolymphatique

Il se développe à partir du sac vestibulaire pour devenir


le sac et le conduit endolymphatiques.

liquide, dans l’intérieur de laquelle les filets terminaux du nerf


auditif viennent se mettre en relation avec un épithélium présen¬
tant des cellules ciliées. Les cils vibrent en fonction des mouve¬
ments des particules contenues dans le liquide.

Les oreilles moyenne et externe n’apparaissent que chez les batra¬


ciens. Puis elles se perfectionnent : la cochlée s’allonge chez les
oiseaux et s’enroule en spirale chez les mammifères.

2. Syn. : otocyste.

FIG. 27.2. Organogénèse de l'organe vestibulo-cochléaire

A. vue latérale

B. coupe transversale selon AB


C. à 4 semaines

D. à 5 semaines

E. évolutions ultérieures

1. placode otique

2. tube neural

3. épiblaste

4. vésicule otique

5. 1 er sillon branchial

6. 1 er sac pharyngien

7. osselets dérivés du 1 er arc

8. diverticule endolymphatique

9. capsule otique

10. osselet dérivé du 2 e arc branchial (stapès)

11. incus

12. malléus

13. méat acoustique ext.

14. stapès

15. caisse du tympan

16. membrane du tympan

17. labyrinthe membraneux

18. n. vestibulo-cochléaire

19. trompe auditive

364
ORGANE VESTIBULO-COCHLÉAIRE Q

2 | Le sac vestibulaire

Il se différencie en une partie dorsale, Vutricule et une


partie ventrale, le saccule.

a) Vutricule

De l’utricule naissent trois évaginations en forme de


disque dont la partie centrale disparaît ; la partie péri¬
phérique devient un conduit semi-circulaire.

b) Le saccule

De la face ventrale du saccule naît le sac cochléaire. Ce


sac croît en formant un conduit qui s'enroule en spirale,
la cochlée. La jonction entre le saccule et la cochlée se
rétrécit pour constituer le conduit d'union.

3 | La capsule otique

Du mésenchyme otique, dérive la capsule otique qui


formera le labyrinthe cartilagineux; celui-ci en s'ossi¬
fiant devient le labyrinthe osseux.

4 | Le nerf vestibulo-cochléaire (VIII)

Les neurones ganglionnaires du VIII migrent le long


de la cochlée pour former le ganglion spiral d’où par¬
tent des neurofibres vers l’organe spiral.

Les réceptions auditives sont fonctionnelles vers


20-22 semaines d’aménorrhée. Le début du fonc¬
tionnement de l’organe vestibulaire se situe vers
25 SA.

L’exposition de gestantes à des niveaux de bruit


importants pendant de longues périodes, par
exemple 8 heures par jour, peuvent produire des
déficiences auditives chez le nouveau-né.

B | DÉVELOPPEMENT DE L'OREILLE
MOYENNE 3

L’oreille moyenne dérive du récessus tubo-tympanique


et du mésenchyme des premier et deuxième arcs bran¬
chiaux.

11 Le récessus tubo-tympanique

À partir du premier sac pharyngien se développe un


diverticule dont la partie distale dilatée entre en contact
avec le premier sillon branchial et entoure l’ébauche
de la chaîne ossiculaire de l’ouïe.

Ce récessus forme la caisse tympanique, l’antre mas¬


toïdien et la trompe auditive. Sa jonction avec le pre¬
mier sillon branchial constitue la première membrane
branchiale.

2 | Le mésenchyne branchial

a) Du premier arc branchial dérivent l’incus, le mal-


léus et le muscle tenseur du tympan. Les osselets pro¬
cèdent de l’extrémité crâniale du premier cartilage
branchial 4 .

b) Du deuxième arc branchial dérivent le stapès et son


muscle. Le stapès procède de l’extrémité ventrale du
deuxième cartilage branchial 5 .

C I DÉVELOPPEMENT DE L'OREILLE
EXTERNE (fig. 27.3)

11 Méat acoustique externe

Du premier sillon branchial se développe le méat


acoustique externe, par invagination de l’épiblaste.

2 | Membrane tympanique

De l’épiblaste du premier sillon branchial dérive sa


couche cutanée externe.

De la muqueuse du premier sac pharyngien dérive sa


couche muqueuse, interne.

Du mésenchyme otique se forme sa couche fibreuse,


intermédiaire.

3. Voir chapitre 19.

4. Ancien. : cartilage de Meckel.

5. Ancien. : cartilage de Reichert.

365
ORGANES DES SENS

3 | L'auricule procède de six renflements, les colli-


cules auriculaires, situés autour du premier sillon bran¬
chial.

Les trois collicules ventraux qui dérivent du premier arc


branchial forment la partie antérieure de l’auricule ; les
trois collicules dorsaux qui dérivent du deuxième arc
branchial forment de leur côté la partie postérieure de
l’auricule 6 .

6. Le lobule de l’auricule dériverait du 1" sillon branchial.

D | MALFORMATIONS

Elles peuvent être d’origine génétique ou tératogène


(virus, toxique...). Les plus fréquentes sont :

• la surdité congénitale qui s’accompagne souvent de


mutité;

• les anomalies de l’auricule (appendice, fistule, sinus,


absence...);

• et les atrésies du méat acoustique externe.

FIG. 27.3. Développement


de l'auricule

A et B. 5 semaines

C. 6 semaines

D. 7 semaines

E. 8 semaines

a. collicules dérivés du 1« arc


branchial

b. collicules dérivés du 2* arc


branchial

c. 1" sac branchial

1, 2, 3, 4, 5, 6. collicules
de l'oreille
27.1

OREILLE EXTERNE

L’oreille externe est destinée à recueillir et à diriger les


ondes sonores; elle comprend l’auricule et le méat
acoustique externe.

Lauricule amplifie de quelques décibels les fré¬


quences de la zone de 2 000 Hz, le méat acoustique
externe, les fréquences plus aiguës, autour de
300 Hz.

A | AURICULE 7

C’est une lame cutanée et cartilagineuse ovalaire, dont


la petite extrémité inférieure, charnue, constitue le
lobule de l’auricule (fig. 27.4).

Il est situé en arrière de l’articulation temporo-man-


dibulaire et en avant du processus mastoïde.

7. Ancien. : pavillon.

366

ORGANE VESTIBULO-COCHLÉAIRE ^

FIG. 27.4. Auricule (face latérale)

1. hélix

2. branches de l'anthélix
3. fosse triangulaire

4. cymba de la conque

5. branche de l'hélix

6. incisure ant.

7. tragus

8. incisure intertragique

9. lobule de l'auricule

10. antitragus

11. tubercule de l'auricule

12. gouttière scaphoïde

13. anthélix

14. conque de l'auricule

15. méat acoustique ext.

FIG. 27.6. Cartilage de l'auricule (vue médiale)

1. m. oblique de l'auricule 7. sillon transverse de l'anthélix

2. lame du tragus 8. m. transverse de l'auricule

3. incisure terminale g. lig. auriculaire post.

4. isthme du cartilage auriculaire 10. m. de l'incisure de l'hélix

5. ponticulus H. q UeU e de l'hélix

6. éminence de la fosse 12. fissure antitrago-hélicine

scaphoïde

FIG. 27.5. Cartilage de l'auricule (vue antéro-latérale)

1. hélix

2. grand m. de l'hélix

3. lig. auriculaire sup.

4. épine de l'hélix

5. lig. auriculaire inf.


6. m. pyramidal

7. lame du tragus

8. conque de l'auricule

9. petit m. de l'hélix

10. m. de l'antitragus

11. incisure intertragique

12. m. du tragus

13. cartilage du méat acoustique ext.

11 Face latérale

Légèrement orientée en avant, elle est irrégulière avec


une excavation antérieure et profonde, la conque.

a) La conque

Dans le fond de la conque s’ouvre le méat acoustique


externe.

En avant de la conque saille un relief aplati, le tragus.


En bas de la conque, un relief arrondi, V antitragus, est
séparé du tragus par Y incisure intertragique.

b) L'hélix

C est le repli du bord supéro-postérieur de l’auricule.


Son extrémité antérieure ou racine de l'hélix siège dans
la conque au-dessus du méat acoustique externe.

Son extrémité postérieure se continue avec le lobule de


l’auricule.

367
ORGANES DES SENS

Dans sa partie supéro-postérieure siège le tubercule de


Vauricule 8 . Ce petit tubercule inconstant est très appa¬
rent chez le foetus de 6 mois.

c) Entre la conque et Vhélix

Une proéminence arciforme, Vanthélix y est séparée de


Thélix par h gouttière scaphoïde. L’anthélix se divise en
avant en deux branches supérieure et inférieure qui
délimitent la fosse triangulaire. Une fente, la cymba de
la conque, sépare la racine de Thélix et la branche infé¬
rieure de l’anthélix.

2 | Face médiale

Elle comprend une partie libre, mamelonnée, et une


partie adhérentielle, que sépare le sillon rétro-auricu¬
laire. Elle forme avec la face temporale de la tête un
angle d’environ 30°.

Aux dépressions de la face latérale, correspondent les


éminences de la conque, de la gouttière scaphoïde et
de la fosse triangulaire.

Le sillon transverse sépare les éminences de la conque


et de la fosse triangulaire.

3 | Structures

a) La peau

Elle est mince et adhérente au périchondre sur la face


latérale.

b) Le cartilage de Vauricule (fig. 27.5 et 27.6)

C’est un cartilage élastique et mince. Ses éminences et


sillons sont identiques à ceux de Tauricule.

• L’extrémité antérieure de Thélix présente une petite


saillie, 1 épine de Vhélix. Son extrémité postérieure,
ou queue de Vhélix , est séparée de Tantitragus par la
fissure antitrago-hélicine.

• Lantitragus est séparé de la lame du tragus par l’in-


cisure terminale, mais uni à elle par une étroite
connexion, Visthme.
• L’éminence conchale présente une crête oblique, le
ponticulus , lieu d’insertion du muscle auriculaire
postérieur.

c) Les ligaments auriculaires

• Les ligaments intrinsèques assurent la cohésion des


différentes parties.

• Les ligaments extrinsèques fixent le cartilage.

- Le ligament auriculaire antérieur s’étend de l’épine


de Thélix au processus zygomatique.

- Le ligament auriculaire supérieur, de l’épine de


Thélix à l’écaille du temporal.

- Le ligament auriculaire postérieur, de la conque au


processus mastoïde.

d) Les muscles auriculaires

• Les muscles intrinsèques sont rudimentaires et


comprennent : les grand et petit muscles de Thélix,
le muscle de Tantitragus, le muscle transverse et le
muscle oblique de Tauricule.

• Les muscles extrinsèques fixent Tauricule au crâne


(voir chapitre 13).

41 Vascularisation

a) Les artères

Elles proviennent de l’artère auriculaire antérieure, de


1 artère auriculaire postérieure et de l’artère occipi¬
tale.

b) Les veines

Elles se drainent dans les veines homonymes des artè¬


res.

c) Les lymphatiques

Le drainage lymphatique est collecté par les nœuds pré-


auriculaire, parotidiens superficiels, mastoïdiens (ou
rétro-auriculaires) et infra-auriculaires.

5 | Innervation (fig. 27.7)

a) Vinnervation motrice

Elle est assurée par le nerf facial.

b) Vinnervation sensitive
• Les parties postérieure et inférieure sont innervées
par le grand nerf auriculaire et le petit nerf occipital,
branches du plexus cervical.

• La partie antéro-supérieure, jusqu’au tragus, par le


nerf auriculo-temporal.

• Et la conque 9 , par des rameaux des nerfs facial et


vague.

Ce territoire correspond à la localisation du zona


géniculé trigéminal.

8. Ancien. : tubercule de Darwin. Il est constant chez certains singes.

9. Zone de Ramsay Hunt.

368

ORGANE VESTIBULO-COCHLÉAIRE ffl

FIG. 27.7. Innervation de l'auricule. Systématisation

Jaune : petit n. occipital et grand n. auriculaire


Bleu : n. auriculo-temporal (V)

Points : n. X
Croix : n. VII

A. face latérale

B. face médiale, auricule réclinée

B I MÉAT ACOUSTIQUE EXTERNE

C’est un canal ostéo-cartilagineux qui s’ouvre dans la


conque par le pore acoustique externe, et qui est obstrué,
en dedans, par la membrane tympanique (fig. 27.8).

11 Forme et dimensions

Elliptique à la coupe, son calibre est d’environ 8 mm.


Sa longueur est de 25 mm, avec une paroi inférieure
plus longue. Il est rétréci au niveau du quart
médial l0 .
21 Direction (fig. 27.9)

L’axe général est oblique en avant et en dedans. Légè¬


rement sinueux, il est, sur une coupe horizontale,
concave en avant, et sur une coupe verticale, concave
en bas.

Avant d’introduire un spéculum, il faut donc tirer


le pavillon en haut et en arrière pour redresser les
deux courbures.

FIG. 27.9. Manœuvre pour un examen otoscopique

(d'après F. Legent)

Tractions supérieure et postérieure de l'auricule

FIG. 27.8. Organe vestibulo-cochléaire

(vue d'ensemble)

1. auricule

2. labyrinthe

3. méat acoustique int

4. m. tenseur du tympan

5. carotide int.

6. trompe auditive

7. méat acoustique ext.

8. n. facial

9. membrane du tympan

10. caisse du tympan

11. m. élévateur du voile du palais

10. Dénommé parfois isthme du méat acoustique.

369
ORGANES DES SENS

La partie profonde forme avec le tympan, le récessus


pré-tympanique.

Dans ce récessus se logent les corps étrangers.

3 | Rapports (fig. 27.10)

a) En avant, le méat acoustique externe répond à l’ar¬


ticulation temporo-maxillaire ; un étroit prolongement
parotidien les sépare parfois.

Le condyle déprime la paroi antérieure, ce qui


nécessite parfois l’ouverture de la bouche pour
obtenir une perméabilité suffisante du méat acous¬
tique externe.

b) En arrière , il est adossé au processus mastoïde conte¬


nant les cellules mastoïdiennes et le canal facial.

Plus en profondeur, il répond à l’antre et au récessus


épitympanique, en haut.

D’où l’abord transméatique de cette partie de


l’oreille moyenne.

FIG. 27.10. Méat acoustique externe (coupe horizontale


schématique)
A. direction du méat acoustique 5. condyle de la mandibule
ext. sectionné

6. parotide

1. canal de l'a. carotide int. 7 a> et v temporales

2. membrane tympanique superficielles

3. sinus latéral 8 . n auriculo . tem poral

4. trompe auditive g auricule

c) En haut , il répond à la partie squameuse du tempo¬


ral et à la fosse crânienne moyenne.

d) En bas, il répond à la glande parotide.

41 Structure (fig. 27.11)

a) La charpente squelettique

Elle comprend un segment latéral, formé d’une lame


fibreuse supérieure et d’une lame cartilagineuse infé¬
rieure, et un segment médial osseux, formé par les
parties squameuse et tympanique de l’os temporal.

b) Le revêtement cutané

Il adhère très intimement à la charpente squelettique


et présente des poils, des glandes sébacées et des glandes
cérumineuses , sécrétant le cérumen.

L’inflammation de ce revêtement cutané constitue


l’otite externe. Les glandes sébacées peuvent don¬
ner les furoncles du méat acoustique externe.

5 | Vascularisation

a) Les artères

Elles proviennent des artères auriculaire, postérieure,


auriculaire antérieure, auriculaire profonde, et du
rameau auriculaire de l’artère occipitale.

FIG. 27.11. Charpente squelettique de l'oreille externe

(d'après Rouvière)

1. cartilage de l'auricule

2. lame fibreuse du méat acoustique ext.

3. segment osseux
4. lame cartilagineuse du méat acoustique ext.

370

ORGANE VESTIBULO-COCHLÉAIRE £

b) Les veines

Elles se drainent en avant dans les veines temporale


supérieure et maxillaire interne, et en arrière dans les
veines auriculaires postérieures.

c) Les lymphatiques

Ils sont identiques à ceux de l’auricule.

6 | Innervation (fig. 27.12)

Elle est riche et assurée en avant par le nerf auriculo-


temporal, branche du nerf mandibulaire (V3), et en
arrière par le rameau auriculaire du vague (X).

FIG. 27.12. Systématisation de l'innervation du méat


acoustique externe et de l'oreille moyenne

Un réflexe tussigène peut être provoqué par l’ex¬


citation du méat acoustique externe au cours de
l’otoscopie.

27.2

OREILLE MOYENNE

L’oreille moyenne constitue l’appareil de transmission


et d’adaptation aux vibrations sonores. Elle comprend :
la cavité tympanique, la membrane tympanique, la
trompe auditive et les annexes mastoïdiennes.

A | CAVITÉ TYMPANIQUE 1 ' (fig. 27.13)

Elle a la forme d’une lentille biconcave dont l’épaisseur


est en haut de 6 mm, au milieu de 2 mm et en bas de
4 mm (fig. 27.14).

Elle comporte trois parties :

• une partie moyenne, en regard du tympan, la région


tympanique 12 ;

• une partie supérieure ou récessus épitympanique I3 ,


plus vaste, qui loge la majeure partie du malléus et
de l’incus;

• une partie inférieure, le récessus hypotympanique.

11 Parois

a) La paroi membranacée

Elle est latérale et constituée essentiellement par la


membrane tympanique (ou tympan).

• En arrière du tympan, à la jonction des parois


membranacée et mastoïdienne, se trouve Y ouverture
tympanique du canalicule de la corde du tympan.

• En avant du tympan, près de la paroi carotidienne,


à l’extrémité médiale de la suture pétro-tympani-
que, se trouve le canalicule antérieur de la corde du
tympan.

b) La paroi labyrinthique

Elle est médiale et présente une saillie antérieure due à

la base de la cochlée, le promontoire. Il est parcouru par

les sillons du plexus tympanique (fig. 27.15).

• Au-dessus du promontoire saille le processus cochléa-


riforme, extrémité du semi-canal du muscle tenseur
du tympan.

• Au-dessus et en arrière du promontoire s’ouvre la


fenêtre vestibulaire. Elle est ovalaire et surmontée
par la proéminence du canal facial et la proémi¬
nence du canal semi-circulaire latéral. Au-dessous
de la fenêtre vestibulaire se trouve sa fossette.

11. Syn. : cavum tympanique.

12. Ancien. : atrium.


13. Ancien. : attique.

371

ORGANES DES SENS

13

FIG. 27.13. Caisse du tympan (très schématique et ouverte)

1. malléus

2. corde du tympan

3. tympan

4. fosse de l'incus

5. aditus ad antrum

6. proéminence du canal semi-


circulaire latéral

7. fossette de la fenêtre
vestibulaire

8. canal facial

9. fenêtre vestibulaire

10. scissure pétro-squameuse sup.

11. processus cochléariforme

12. m. tenseur du tympan


dans sa gouttière

13. trompe auditive

14. promontoire et plexus


tympanique

15. n. carotico-tympanique

16. carotide int.

17. éminence pyramidale

18. sinus du tympan

19. subiculum du promontoire

20. fossette de la fenêtre


cochléaire

21. fenêtre cochléaire

22. n. tympanique

23. v. jugulaire int.

FIG. 27.14. Cavité tympanique : forme et parties

1. récessus épitympanique 3. récessus hypotympanique

2. région tympanique

• En arrière du promontoire s’ouvre la fenêtre


cochléaire arrondie et fermée par la membrane
tympanique secondaire. En arrière de celle-ci, une
petite crête verticale, le subiculum du promontoire ,
sépare la fossette de la fenêtre cochléaire du sinus du
tympan.

c) La paroi tegmentale

Supérieure et mince, elle répond aux méninges de la


fosse crânienne moyenne. Elle présente la suture pétro-
squameuse.

d) La paroi jugulaire

Elle est aréolaire et elle forme le récessus hypotympa¬


nique.

Elle répond à la fosse jugulaire limitée latéralement et


en arrière par la base du processus styloïde. Elle est
percée du canalicule tympanique , passage du nerf
tympanique.

372
ORGANE VESTIBULO-COCHLÉAIRE E

FIG. 27.15. Caisse du tympan droit


(résection de la paroi latérale;
vue antéro-latérale)

1. cellules mastoïdiennes

2. antre mastoïdien
3. proéminence du canal semi-circulaire
latéral

4. proéminence du canal facial

5. fenêtre du vestibule

6. processus cochléariforme

7. m. tenseur du tympan dans son semi-canal

8. nn. grand et petit pétreux

9. septum du canal musculo-tubaire

10. empreinte trigéminale

11. éminence pyramidale

12. méat acoustique ext.

13. processus mastoïde

14. sillon tympanique

15. sinus du tympan

16. foramen stylo-mastoïdien

17. fenêtre de la cochlée

18. promontoire et plexus tympanique

19. partie osseuse de la trompe auditive

20. canal carotidien

e) La paroi carotidienne

Elle est antérieure et répond au canal carotidien conte¬


nant la carotide interne entourée de son plexus sym¬
pathique. Elle est percée de haut en bas, par :

• le semi canal du muscle tenseur du tympan ;

• la partie osseuse de la trompe auditive ;

• et le canalicule du nerf carotico-tympanique.

f) La paroi mastoïdienne

Elle est postérieure et présente à sa partie supérieure


Yaditus ad antrum. Cet orifice irrégulier fait commu¬
niquer le récessus épitympanique de la caisse du tym¬
pan et Vantre mastoïdien. Au-dessous de l’aditus siègent
successivement la fosse de Yincus et Y éminence pyrami¬
dale , saillie conique, contenant le muscle stapès. Le
canal facial descend verticalement dans cette paroi.

2 | Chaîne ossiculaire de l'ouïe (fig. 27.16)

Elle est constituée de trois osselets unis par trois arti¬


culations et mobilisés par deux muscles.

a) Les osselets

• Lemalléus

Il présente une tête arrondie avec une surface articu¬


laire en selle convexe, et un col qui se prolonge en bas
par un manche.

Le manche solidaire du tympan a une incurvation


antéro-latérale et un axe incliné en avant ( 130° envi¬
ron par rapport à l’horizontale). De la base du man-

FIG. 27.16. Osselets de l'ouïe

8. branche longue

9. processus lenticulaire

C. stapès

10. tête

11. branche ant.

12. col

13. branche post.

14. base du stapès

A. malléus

1. tête

2. col

3. processus latéral

4. processus ant.

5. manche

B. incus

6. corps
7. branche courte

373

ORGANES DES SENS

FIG. 27.17. Chaîne ossiculaire de l'ouïe in situ


(vue antérieure)

1. tête du malléus

2. ligament latéral du malléus

3. ligament ant. du malléus

4. tendon du m. tenseur du tympan

5. m. du stapès

6. tympan

7. ligament sup. du malléus

8. ligament sup. de l'incus

9. ligament post. de l'incus (fosse de l'incus)

10. ligament annulaire du stapès

11. membrane du stapès

che se détache le processus latéral qui forme la proé¬


minence malléaire du tympan.

De la face antérieure du col, pointe le processus anté¬


rieur.

• L'incus
Il présente un corps avec une surface articulaire en
selle excavée. Du corps se détache horizontalement
en arrière, la branche courte , et verticalement en bas,
la branche longue. La branche longue, parallèle au
manche du malléus, s’incurve médialement à sa ter¬
minaison pour former le processus lenticulaire qui
porte une surface articulaire excavée. Elle s’articule
avec la tête du stapès.

• Le stapès

Il présente une petite tête articulaire y se prolongeant


par un col qui se divise en deux branches , antérieure
et postérieure, fixées sur la base ovalaire.

Les branches et la base sont unies par une membrane


fine, la membrane du stapès.

b) Les articulations (fig. 27.17)

• L'articulation incudo-malléaire est une articulation


synoviale en selle. Elle s’ankylose dès la première
enfance.

• L'articulation incudo-stapédienne est une articula¬


tion synoviale sphéroïde.

• La syndesmose tympano-stapédienne unit la base du


stapès à la fenêtre du vestibule.

• Les ligaments comprennent :

- le ligament supérieur du malléus, tendu de la tête


à la paroi tegmentale ;

- le ligament latéral du malléus, tendu du col à l’ex¬


trémité postérieure de l’incisure tympanique;

- le ligament antérieur du malléus, tendu du proces¬


sus antérieur à l’extrémité antérieure de l’incisure
tympanique 14 ;

- le ligament supérieur de l’incus, tendu de la tête à


la paroi tegmentale ;

- le ligament postérieur de l’incus, tendu de la bran¬


che courte à la fosse de l’incus ;

- et le ligament annulaire du stapès qui unit les bords


de la base du stapès au pourtour de la fenêtre ves-
tibulaire.

c) Les muscles moteurs

• Le muscle tenseur du tympan

Il naît de la face supérieure du cartilage de la trompe


auditive, de l’épine du sphénoïde et des parois de son
semi-canal. Il se termine par un tendon qui contourne
le processus cochléariforme pour se fixer sur la face
antéro-médiale de la base du manche du malléus.

- Action : il attire médialement le manche du malléus,


tend la membrane du tympan, et réduit ainsi sa
vibration.

14. Quelques fibres traversent la fissure pétrotympanique jusqu’à


l’épine du sphénoïde.

374

ORGANE VESTIBULO-COCHLÉA1RE g

FIG. 27.18. Plis et récessus de la muqueuse


tympanique (vue médiale)

Muqueuse en partie réséquée pour montrer


les récessus

1. malléus

2. récessus tympanique sup.

3. pli malléaire ant.

4. récessus tympanique ant.

5. m. tenseur du tympan et son pli

6. trompe auditive

7. tympan

8. récessus incudo-stapédien

9. incus

10. pli malléaire post.


11. récessus tympanique post.

12. pli de l'incus

13. pli du stapès

14. m. du stapès

15. corde du tympan

16. stapès et sa membrane

3 | Muqueuse tympanique (fig. 27.18)

Elle est formée d’un épithélium simple cilié qui recou¬


vre les parois, les osselets, les ligaments et les muscles,
d’où la formation de plis et de récessus secondaires.

• Le pli de la corde du tympan est tendu entre le col du


malléus et les plis malléaires.

• Le pli de Vincus est soulevé par les branches de Pin-

- Innervation : nerf mandibulaire (V3).

• Le muscle du stapès

Il naît des parois du canal de l’éminence pyramidale.


Son tendon émerge de l’apex de l’éminence pour se
fixer sur le col du stapès.

-Action : antagoniste du muscle tenseur du tympan,


il attire le col du stapès en arrière et entraîne la bas¬
cule de la partie antéro-supérieure de sa base.

- Innervation : nerf facial (VII).

d) Anatomie fonctionnelle

Les centres de mouvement sont situés au niveau du eus.

processus antérieur du malléus, de la branche courte


de l’incus et du bord inféro-postérieur de la base de
l’incus.

La traction médiale du manche du malléus entraîne la


bascule latérale de la tête et la rotation de l’incus qui
imprime au stapès l’inclinaison médiale du bord
antéro-supérieur.

La tension de la membrane du tympan entraîne donc


l’augmentation de la pression intra-labyrinthique.
La traction postérieure du stapès produit les mouve¬
ments inverses et une diminution de la pression intra-
labyrinthique.

Le pli du stapès recouvre cet os et son muscle.

Le récessus tympanique antérieur est situé entre le


tympan et le pli malléaire antérieur.

Le récessus tympanique postérieur est situé entre le


tympan et le pli malléaire postérieur.

Le récessus tympanique supérieur 15 est limité par la


partie flaccide du tympan et la tête du malléus.

Le récessus inculo-stapédien est situé entre les plis du


stapès et de l’incus, et le tympan.

Ces récessus expliquent le passage à la chronicité,


par défaut de drainage des otites moyennes sup-

purées.

L’otospongiose est une ostéodystrophie qui abou¬


tit au blocage de la syndesmose tympano-stapé-
dienne. Elle est responsable d’une surdité de trans¬
mission qui évolue vers une surdité de perception
lorsque les foyers s’étendent à l’oreille interne.

15. Ancien. : poche de Prussak.

375

ORGANES DES SENS

41 Vascularisation - Innervation

a) Les artères (fig. 27.19)


• Les artères principales sont : l’artère auriculaire
profonde, les artères tympaniques, antérieure,
postérieure et inférieure.

• Les artères secondaires proviennent de l’artère


méningée moyenne (artère tympanique supérieure
et branche pétreuse).

b) Les veines se drainent dans le plexus ptérygoïdien,


les sinus pétreux supérieur et sigmoïde.

c) Les lymphatiques se drainent dans les noeuds paro¬


tidiens et rétro-pharyngiens.

d) L'innervation de la muqueuse provient du plexus


tympanique formé des rameaux du nerf tympanique
et des nerfs carotico-tympaniques supérieur et infé¬
rieur issus du plexus carotidien.

FIG. 27.19. Vascularisation artérielle de l'oreille externe

1. r. auriculaire

2. a. tympanique inf.

3. a. stylo-mastoïdienne

4. a. occipitale

5. a. auriculaire post.

6. a. pharyngienne ascendante

7. a. tympanique post.

8. a. tympanique sup.

9. a. méningée moyenne

10. a. auriculaire profonde

11. a. tympanique ant.

12. a. auriculaire ant.

13. a. carotide ext.

B | MEMBRANE TYMPANIQUE OU TYMPAN

C’est une membrane semi transparente presque circu¬


laire. Son inclinaison par rapport au plancher du méat
acoustique externe varie avec l’âge. Cet angle est de 30°
à la naissance et 50° environ chez l’adulte.

11 Constitution
Elle comprend deux parties : la pars tensa et la pars
flaccida séparées par les plis malléaires antérieur et
postérieur.

a) La pars tensa

Elle est élastique, épaisse et résistante. Presque circu¬


laire, elle mesure environ 0,05 à 10 mm de diamètre,
et 0,1 mm d’épaisseur. Elle est constituée de trois cou¬
ches :

• une couche cutanée, externe;

• une couche muqueuse, interne;

• et une couche fibreuse, intermédiaire.

Cette dernière est formée de fibres radiaires externes


(couche radiaire) et de fibres circulaires internes ( couche
circulaire). Elle s’épaissit à la périphérie pour former
Vanneau fibro-cartilagineux 16 qui est serti dans le sillon
tympanique.

b) La pars flaccida

Elle est petite, mince et triangulaire, et détendue en


raison de l’absence de couche fibreuse intermédiaire.

2 | Faces (fig. 27.20)

a) La face externe

Elle apparaît, à l’examen otoscopique, de couleur gris-


perle et plus transparente en arrière. Elle est concave
avec l’ombilic en son centre. De l’ombilic part, en haut
et en avant, la strie malléaire, due au manche du mal-
léus. Elle se termine en haut par la proéminence mal¬
léaire, provoquée par le processus latéral du malléus.
Dans le quadrant inféro-latéral, la réflexion de la
lumière forme un triangle lumineux 17 à sommet ombi¬
lical. Dans le quadrant supéro-postérieur transparaît
la longue branche de l’incus.

16. Ancien. : anneau de Gerlach.

17. Triangle de Politzcr.

376
ORGANE VESTIBULOCOCHLÉAIRE [

12 3 4

FIG. 27.20. Méat acoustique externe osseux et tympan

1. projection du stapès

2. projection de la branche longue de l'incus

3. pars flaccida

4. grande épine tympanique

5. processus latéral du malléus

6. triangle lumineux

7. anneau tympanique

8. processus vaginal de la styloïde

9. fossette supra-méatique

10. épine supra-méatique

11. ombilic

b) La face interne

Elle est solidaire du manche du malléus. La corde du


tympan située contre la couche fibreuse, croise le col
du malléus.

La mobilisation du tympan entraînant celle de


la corde du tympan, provoque une salivation
constante.

3 | Vascularisation - Innervation

La face externe est vascularisée et innervée comme le


méat acoustique externe, et la face interne comme la
muqueuse de la caisse du tympan.

C| TROMPE AUDITIVE 18

La trompe auditive est un canal ostéo-cartilagineux qui


relie la cavité tympanique à la partie nasale du pharynx.
Béante à chaque mouvement de déglutition, elle consti¬
tue la « cheminée d’aération de l’oreille moyenne »
(fig. 27.21).

Son obstruction entraîne la résorption de l’air puis


la dépression du tympan et une hypoacousie avec
des bourdonnements.

18. Ancien. : trompe d'Eustache.

12. pars tensa

13. petite épine tympanique

14. scissure tympano-squameuse

15. processus mastoïde

FIG. 27.21. Trompe auditive (vue médiale)

1. cartilage tubaire

2. isthme de la trompe

3. ostium tympanique de la trompe

4. caisse du tympan

5. antre mastoïdien

6. n. facial

7. m. élévateur du voile du palais

8. espace latéro-pharyngien

9. m. stylo-pharyngien

10. a. carotide int.

11. m. stylo-hyoïdien

12. sinus sphénoïdal

13. ostium pharyngien de la trompe

14. palais mou

15. m. constricteur sup.

12

13
6

377

ORGANES DES SENS

11 Direction - Dimensions

Longue de 35 mm environ, elle est oblique en avant,


en dedans et en bas. Elle fait un angle de 30° environ
avec Thorizontale et 45° avec le plan sagittal.

2 | Constitution - Rapports

Elle comprend deux parties, osseuse et cartilagineuse,


unies par l'isthme tubaire. Elle s’ouvre à ses extrémités
par les ostiums tympanique et pharyngien.

a) La partie osseuse de la trompe auditive

Elle représente le tiers postérieur de la trompe auditive.


Son calibre augmente d’avant en arrière. Elle est située
entre les parties pétreuse et tympanique de l’os tempo¬
ral. Elle répond en haut au semi-canal du muscle ten¬
seur du tympan et médialement au canal carotidien.
b) La partie cartilagineuse de la trompe auditive

(fig. 27.22 et 27.23)

Elle a un calibre qui croît d’arrière en avant.

• Elle est constituée :

- d’un cartilage en gouttière formée d’une lame laté¬


rale étroite, et d’une lame médiale large et épaisse,

- et d’une lame membranacée, fibreuse, unissant les


bords de la gouttière.

• Elle est amarrée au niveau de la suture pétro-sphé-


noïdale et répond, médialement, au naso-pharynx,
latéralement, au muscle tenseur du voile du palais,
et en bas, au muscle élévateur du voile du palais.

c) L'ostium tympanique

Il est situé sur la paroi antérieure de la caisse du tympan.


Il est de forme elliptique et mesure 5 mm de hauteur
et 2 mm de largeur.

d) L'ostium pharyngien 19

Il a l’aspect d’une fente de 8 mm de hauteur, lorsqu’il


est fermé. Il est situé sur la paroi latérale du naso-pha¬
rynx, en arrière du méat nasal inférieur. Il est cerné par
un bourrelet triangulaire (fig. 27.24) :

• en avant, par le pli salpingo-palatin ;

• en arrière, par le pli salpingo-pharyngien ;

• en bas, par le torus de l'élévateur ;

19. Voir chapitre 22.

FIG. 27.22. Partie cartilagineuse

de la trompe auditive à la base du crâne


(vue inférieure)

1. insertions du m. tenseur du voile du palais


et épine du sphénoïde

2. insertion du m. élévateur du voile du palais

3. insertion du fascia pharyngo-basilaire

4. processus ptérygoïde

5. cartilage tubaire

6. foramen déchiré

7. partie osseuse de la trompe auditive

8. foramen carotidien

378

00 Vl

ORGANE VESTIBULOCOCHLÉAIRE E

FIG. 27.23. Trompe auditive


(coupe transversale)

1. carotide int.

2. lame latérale

3. glandes de la muqueuse tubaire

4. lame médiale

5. lame membranacée

6. m. tenseur du voile du palais


7. m. salpingo-pharyngien

8. m. élévateur du voile du palais

9. nasopharynx

FIG. 27.24. Nasopharynx (vue médiale)

1. trompe auditive

2. m. tenseur du voile du palais

3. m. élévateur du voile du palais

4. fascia pharyngo-basilaire

5. fascia bucco-pharyngien

6. m. salpingo-pharyngien

7. m. constricteur sup. du pharynx

8. m. palato-pharyngien

9. ostium pharyngien de la trompe auditive

10. pli salpingo-palatin

11. torus de l'élévateur

12. tonsille pharyngienne

13. récessus pharyngien

14. torus tubaire

15. pli salpingo-pharyngien

Cartouche : ostrium
pharyngien de la trompe
auditive

12

13

14
15

• et en haut, par le torus tubaire. En arrière de celui-ci


siège le récessus pharyngien 20 et au-dessus, les
tonsilles pharyngiennes (fig. 27.25).

La manœuvre de Valsalva permet la ventilation


active de la caisse du tympan à travers la trompe
auditive. Le sujet, après une inspiration profonde,
ferme la bouche, se pince le nez et fait une expira¬
tion forcée. L’hyperpression du naso-pharynx
insuffle de l’air dans la trompe.

3 | La muqueuse tubaire

C’est une muqueuse de transition entre les muqueuses


du pharynx et la caisse du tympan.

• Dans la partie osseuse, elle est très adhérente au


périoste.

• Dans la partie cartilagineuse, elle est plus épaisse


avec des plis longitudinaux et des glandes mucineu¬
ses tubulo-alvéolaires. Près de l’ostium pharyngien
siègent les tonsilles tubaires.

4 | Les muscles

La partie cartilagineuse est mobile et soumise à l’action

des muscles élévateur et tenseur du voile du palais 21 .

• Le muscle élévateur du voile soulève la paroi


membranacée inférieure et provoque la béance de
l’ostium pharyngien.

• Le muscle tenseur du voile attire en bas et latérale¬


ment la paroi latérale et dilate la trompe (voir chapi¬
tre 22).

20. Ancien. : fossette de Rosenmüller.

21. Voir chapitre 22.

379
ORGANES DES SENS

FIG. 27.25. Rhinoscopie postérieure (A). Structures visibles dans

1. septum nasal 3. uvule palatine

2. voile du palais 4. cornet nasal moyen

5 | Vascularisation - Innervation

a) Les artères proviennent des artères pharyngienne


ascendante, méningée moyenne, et de l’artère du canal
ptérygoïdien 22 .

b) Les veines se drainent dans les plexus veineux pté¬


rygoïdien et pharyngien.

c) Les lymphatiques se rendent aux lymphonœuds


rétro-pharyngiens et parotidiens.

d) Les nerfs . Ils proviennent :

• pour la partie osseuse, du plexus tympanique (formé


du IX et du sympathique carotidien) ;

• et pour la partie cartilagineuse, du rameau pharyn¬


gien du ganglion ptérygopalatin.

D | ANNEXES MASTOÏDIENNES (fig. 27.26)


Ce sont des cavités creusées dans la partie mastoïdienne
de l’os temporal. Elles comprennent : l’aditus ad
antrum, l’antre mastoïdien, les cellules mastoïdiennes
et tympaniques.

11 Aditus ad antrum

L’aditus ad antrum est un canal étroit unissant l’antre


mastoïdien au récessus épitympanique de la caisse du

le miroir (B) (d'après F. Legent)

5. cornet nasal inf. 7. ostium de la trompe auditive

6. torus tubaire

tympan. Sa longueur et son diamètre mesurent environ


4 mm. Il répond médialement au canal semi-circulaire
latéral.

2 | Antre mastoïdien

L’antre mastoïdien est légèrement plus petit que la


cavité tympanique.

• Sa paroi antérieure , épaisse, contient le canal facial


et répond à la caisse du tympan.

• Sa paroi supérieure , très mince, répond à la fosse


crânienne moyenne.

• Sa paroi inférieure est en contrebas de l’aditus.

• Sa paroi postérieure répond au sinus sigmoïde.

• Sa paroi médiale répond au sinus latéral.

• Sa paroi latérale , épaisse, se projette sur une aire


postéro-supérieure au méat acoustique externe, et
se trouve cachée par l’insertion de l’auricule.

3 | Les cellules mastoïdiennes

Elles entourent l’antre et peuvent communiquer avec


elle.

4 | Les cellules tympaniques

Elles sont situées dans la paroi inférieure de la caisse du


tympan.

22. Ancien. : a. vidienne.

380
ORGANE VESTIBULO-COCHLÉAIRE fl

FIG. 27.26. Cellules mastoïdiennes

A. vue latérale de la mastoïde

B. coupe frontale de la mastoïde

1. projection du sinus sigmoïde

2. projection de l'antre mastoïdien

3. méat acoustique ext.

4. n. facial

5. cerveau

6. cellules antrales superficielles

7. cellules subantrales superficielles

8. cellules apexiennes

9. cellules profondes

10. cervelet

11. sinus pétreux sup.

27.3

OREILLE INTERNE

L’oreille interne est constituée d’une cavité osseuse


irrégulière, le labyrinthe osseux , logeant un sac mem¬
braneux, le labyrinthe membraneux , rempli d’un
liquide, l’endolymphe. Les labyrinthes osseux et mem¬
braneux sont séparés par l'espace périlymphatique
contenant la périlymphe.

Du point de vue fonctionnel, l’oreille interne com¬


prend :

• le vestibule et les conduits semi-circulaires destinés à


l’équilibration ;

• et la cochlée, organe de l’audition (fig. 27.27).

FIG. 27.27. Diagramme schématique de la constitution


de l'oreille interne (d'après E. Gardner)

1. arachnoïde

2. espace subarachnoïdien

3. dure-mère

4. conduit périlymphatique

5. périoste

6. os compact

7. os spongieux

8. sac endolymphatique

9. conduit endolymphatique dans l'aqueduc du vestibule

10. trabécules fibreuses

11. endolymphe

12. organe sensoriel

381

I A
ORGANES DES SENS

A | LABYRINTHE OSSEUX

II est constitué d’une couche périphérique d’os com¬


pact qui permet de l’isoler par la dissection chez le sujet
jeune. Il comprend : le vestibule, les canaux semi-cir¬
culaires, la cochlée et le méat acoustique interne
(fig. 27.28).

11 Vestibule

C’est un ovoïde irrégulier, aplati transversalement et


perpendiculaire à l’axe du rocher. Son axe sagittal
mesure 6 mm, son axe vertical, 4 mm et son axe trans¬
versal, 2 mm.

a) Sa paroi latérale répond à la caisse du tympan et


présente la fenêtre du vestibule.

b) Ses parois supérieure et postérieure présentent les


orifices des canaux semi-circulaires osseux.
c) Sa paroi inférieure se prolonge par la lame spirale
osseuse.

d) Sa paroi antérieure répond à la première portion


du canal facial en haut et à la cochlée en bas.

e) Sa paroi médiale répond au fïindus du méat acous¬


tique interne (fig. 27.29).

• En avant se situe le récessus sphérique ou sacculaire,


qui contient la macula criblée moyenne.

Au-dessus du récessus sphérique se situe la macula


criblée supérieure.

• En arrière se situe le récessus elliptique ou utriculaire,


marqué de la macula criblée inférieure.

• La crête vestibulaire y qui sépare ces deux récessus,


s’élargit :

- en haut, pour former la pyramide vestibulaire ;


-en bas, pour former une fossette, le récessus
cochléaire 23 . Celui-ci est perforé par des branches
du nerf vestibulo-cochléaire.

• En avant du récessus elliptique se situe l’ostium de


Vaqueduc du vestibule.

f) L'aqueduc du vestibule s’ouvre à la face postérieure


de la partie pétreuse du temporal, et contient le conduit
endolymphatique et une veinule.

2 | Canaux semi-circulaires osseux

Ce sont des canaux incurvés, qui s’ouvrent dans le ves¬


tibule par leurs extrémités. Au nombre de trois, anté¬
rieur, postérieur et extérieur, ils sont situés dans les trois
plans de l’espace, lorsque la tête est fléchie de 30° en
avant. Chaque canal présente une extrémité dilatée,
Y ampoule osseuse et une partie cylindrique, le canal
semi-circulaire.

23. Ancien. : récessus de Reichert.

8 9

FIG. 27.28. Labyrinthe


osseux droit (vue latérale
antérieure)

1. canal semi-circulaire ant.

2. branche osseuse commune


3. canal semi-circulaire post.

4. canal semi-circulaire latéral

5. ampoule osseuse post.

6. fenêtre de la cochlée

7. stapès appliqué sur la fenêtre


du vestibule

8. base de la cochlée

9. vestibule

10. coupole de la cochlée

11. n. vestibulo-cochléaire

12. ampoule osseuse ant.

13. ampoule osseuse latérale

382

ORGANE VESTIBULO-COCHLÉAIRE g]

FIG. 27.29. Labyrinthe osseux droit :

1. ampoule osseuse ant.

2. canal semi-circulaire latéral

3. branche osseuse commune

4. canal semi-circulaire latéral

5. récessus elliptique et macule criblée inf.

6. canal facial
7. canal du m. du stapès

8. fenêtre vestibulaire

9. ampoule osseuse post.

10. fenêtre cochléaire

a) Le canal semi-circulaire antérieur


Il est vertical et perpendiculaire à l’axe du rocher. Son
ampoule est située sur la paroi supérieure du vesti¬
bule.

Sa branche détermine sur la face antérieure du rocher


Veminentia arcuata. Son extrémité non ampulaire
fusionne avec celle du canal semi-circulaire postérieur

20. pyramide et ouverture de l'aqueduc


du vestibule

21. tâche criblée sup.

22. récessus sphérique et tâche criblée inf.

23. logette du ganglion géniculé

24. canal des nn. pétreux

25. rampe tympanique

26. rampe vestibulaire

27. hélicotrème

28. hamulus de la lame spirale

pour former la branche osseuse commune qui s’ouvre


sur la paroi postérieure du vestibule.

b) Le canal semi-circulaire postérieur


Il est vertical et orienté suivant l’axe du rocher. Son
ampoule s’ouvre dans l’angle postéro-inférieur du ves¬
tibule.

coupe frontale oblique selon l'axe du rocher (vue antérieure, d'après Pemkoff)

11. promontoire

12. rampe tympanique

13. canalicule tympanique

14. lame spirale osseuse

15. rampe vestibulaire

16. canal carotidien


17. crête vestibulaire

18. canal semi-circulaire ant.

19. ampoule osseuse ant.

383

ORGANES DES SENS

c) Le canal semi-circulaire latéral


En position anatomique, il est dans un plan faisant 30°
environ au-dessus de l’horizontale. Il est horizontal,
lorsque le regard au sol est dirigé à quelques pas.

Son ampoule est située au-dessus et en arrière de la


fenêtre du vestibule. Son orifice non ampulaire est situé
au niveau de la paroi postérieure du vestibule. Il fait
saillie sous la paroi médiale de l’aditus ad antrum.

3 I La cochlée (fig. 27.30)

Elle est composée du canal spiral enroulé autour d’un


cône osseux, le modiolus.

Elle mesure environ 9 mm à sa base et 5 mm de la base


à l’apex. Son axe est perpendiculaire à celui de la partie
pétreuse du temporal.

• Sa base excavée répond à la moitié antérieure du


méat acoustique interne.

• Son apex antéro-latéral est fixé en avant du promon¬


toire.

a) Le modiolus

Il présente à sa surface, près de la base de la lame spirale


osseuse, un fin canal, le canal spiral du modiolus 24 . Il

FIG. 27.30. Cochlée : constitution schématique


(coupe de la partie basale)

1. coupole de la cochlée

2. rampe vestibulaire

3. canal cochléaire

4. rampe tympanique

5. modiolus (bleu)

6. canal longitudinal du modiolus

7. paroi vestibulaire

8. organe spiral

9. lame spirale osseuse

10. canal spiral

11. base du modiolus

12. partie cochléaire du VIII

loge le ganglion spiral. Dans son centre sont situés les


canaux longitudinaux du modiolus qui contiennent
les axones du ganglion spiral.
b) Le canal spiral de la cochlée (fig. 27.31 )

Le canal spiral fait deux tours et demi autour du modio¬


lus, dans le sens de rotation horaire à droite, et antiho¬
raire à gauche.

Il commence au niveau du vestibule et se termine en


un cul-de-sac au niveau de la cupule de la cochlée. Long
de 32 mm, son diamètre est de 2 mm à sa base.

Il est cloisonné par la lame spirale qui s’enroule autour


du modiolus. Son extrémité libre, en crochet, forme
Yhamulus de la lame spirale.

Son bord périphérique, libre, est prolongé par la mem¬


brane basilaire qui se fixe sur la paroi du canal spiral.
Elle divise le canal spiral en deux parties, la rampe ves¬
tibulaire et la rampe tympanique. Les deux rampes
communiquent au niveau de l’apex de la cochlée par
Vhélicotrème.

La rampe vestibulaire prolonge le vestibule et la rampe


tympanique se termine à la fenêtre de la cochlée.

c) Y aqueduc de la cochlée ou canalicule cochléaire


Ce minuscule canal naît en avant de la fenêtre de la
cochlée. Il s’ouvre au-dessous du méat acoustique

FIG. 27.31. Cochlée (trajet de l'onde sonore en rouge)

1. hélicotréma 4. rampe vestibulaire

2. hamulus de la lame spirale 5. conduit cochléaire

3. lame spirale osseuse 6. rampe tympanique

24. Ancien. : canal de Rosenthal.

384

ORGANE VESTIBULO-COCHLÉAIRE g

interne. Il contient une vésicule et le conduit périlym-


phatique.

41 Le méat acoustique interne (fig. 27.32)

Le pore acoustique interne est situé sur la face posté¬


rieure de la partie pétreuse du temporal.

Le fundus du méat acoustique interne est divisé par une


crête transversale en deux étages.

• Uétage supérieur présente en avant Y aire du nerf


facial, et en arrière, l’aire vestibulaire supérieure.

• Uétage inférieur est occupé en avant par le tractus


spiral criblé, et en arrière, par Faire vestibulaire infé¬
rieure. En arrière de cette dernière se trouve le fora¬
men singulare , orifice de passage du nerf ampullaire
postérieur.

B | LABYRINTHE MEMBRANEUX

Le labyrinthe membraneux est une structure complexe


formée de conduits et de dilatations remplis
d’endolymphe. Il est tapissé d’un épithélium neuro¬
sensoriel (fig. 27.33).

11 Le labyrinthe vestibulaire

Situé dans le vestibule osseux, il comprend deux sacs


ovoïdes, l’utricule et le saccule , plus petit, et trois
conduits semi-circulaires.

a) Uutricule et le saccule

L’utricule répond à la fenêtre vestibulaire et reçoit


l’abouchement des conduits semi-circulaires. De l’utri¬
cule et du saccule naît le conduit utriculo-sacculaire

FIG. 27.32. Méat acoustique


interne (coupe longitudinale)

a. aire du n. facial

b. aire vestibulaire sup.

c. aire vestibulaire inf.

d. tractus spiral criblé

1. pore acoustique int.

2. apex de la partie pétreuse


du temporal

dernier se termine par le sac endolymphatique situé dans


la dure-mère.

• Les macules acoustiques 25 correspondent aux aires


d’origine des nerfs sacculaires et utriculaires.

25. Ancien. : taches acoustiques.

qui se prolonge par le conduit endolymphatique. Ce

FIG. 27.33. Labyrinthe membraneux droit


(bleu : disposition schématique - rouge : trajet
de l'onde sonore)

1. conduit semi-circulaire ant.

2. conduit semi-circulaire post.

3. conduit semi-circulaire latéral

4. utricule

5. fenêtre de la cochlée

6. ductus réuniens

7. sac endolymphatique

8. dure-mère

9. conduit endolymphatique

(situé dans l'aqueduc du vestibule)

10. aqueduc de la cochlée

11. conduit utriculo-sacculaire

12. saccule

13. conduit cochléaire

10
11

12

13
385

ORGANES DES SENS

Ce sont des plages ovoïdes d’environ 2 mm, situées


sur la paroi latérale de l’utricule, et sur la paroi
médiale du saccule (fig. 27.34).

• Vutricule et le saccule sont constitués d’une lame


fibreuse et d’un neuroépithélium :

- la lame fibreuse épaisse est unie au périoste par des


tractus fibreux;

- le neuro-épithélium est composé de cellules de sou¬


tien et de cellules sensorielles ciliées.

Les cellules de soutien adhèrent à la membrane


basale et s’insinuent entre les cellules sensorielles.
Leurs noyaux sont basaux.

Les cellules sensorielles sont ovoïdes et disposées


en une seule couche superficielle. Elles présentent
à leurs extrémités 40 à 80 stéréocils et un flagelle
partant d’un centriole. Ils peuvent atteindre 100 p
de hauteur. Ils sont noyés dans une couche épaisse
de substance gélatineuse, la membrane des statoco¬
nies 26 .

Chaque cellule sensorielle est pénétrée ou entourée


par les filets terminaux des dendrites des cellules
bipolaires du ganglion vestibulaire.

b) Les conduits semi-circulaires


Situés dans les canaux semi-circulaires osseux, ils ont
la même forme que les canaux, mais un calibre réduit
au quart. Ils s’ouvrent dans l’utricule (fig. 27.35).

• Chaque ampoule présente un repli semi-lunaire


interne, la crête ampullaire 27 , départ des neurofibres
ampullaires. En regard des crêtes sur la surface se
trouvent les sillons ampullaires.

• Chaque crête ampullaire, située sur la paroi anté¬


rieure, est perpendiculaire au grand axe de l’am¬
poule.

Elle est constituée d’un neuroépithélium et d’une


cupule gélatineuse :

-le neuro-épithélium comporte une membrane


basale sur laquelle s’appuient les cellules de soutien
et les cellules sensorielles. Les cellules de soutien
s’insinuent entre les cellules sensorielles. Celles-ci
occupent la partie périphérique de l’épithélium et
se disposent en un seul rang.

Chaque cellule présente au niveau de son pôle api¬


cal une cinquantaine de longs stéréocils et un fla¬
gelle partant d’un centriole. Les stéréocils et le fla¬
gelle adhèrent en une touffe inclue dans la
cupule;

- la cupule gélatineuse est constituée à 90 % de pro¬


téines, sans statoconies. En position de repos, les
cupules obstruent la lumière du conduit semi-cir¬
culaire comme une valvule.

2 | Le labyrinthe cochléaire

Situé dans le labyrinthe osseux, il comprend les conduits


périlymphatique et cochléaire.

a) Le conduit périlymphatique

Situé dans l’aqueduc de la cochlée, il unit l’espace


périlymphatique à l’espace subarachnoïdien de la fosse
cérébelleuse.

b) Le conduit cochléaire (fig. 27.36)

C’est un conduit spiral, borgne, avec un cul-de-sac à


son origine dans le vestibule, le caecum vestibulaire , et

26. Ancien. : otolithes.

27. Ancien. : crête acoustique.

FIG. 27.34. Structure d'une macule

1. statoconies

2. membrane des statoconies

3. stéréocils

4. cellules sensorielles

5. cellules de soutien

6. fibre nerveuse

386

ORGANE VESTIBULO-COCHLÉAIRE

FIG. 27.35. Crête ampullaire et macule utriculaire (d'après Kiss)


1. cavité utriculaire

2. labyrinthe osseux

3. espace périlymphatique

4. membrane basale

5. cavité de l'ampoule
membraneuse

6. cupule

7. crête ampullaire

8. neuro-épithélium

9. sillon ampullaire

10. n. ampullaire

11. n. utriculaire

12. statoconies

13. membranes des statoconies

un autre à sa terminaison, dans l’hélicotrème, le caecum


cupulaire.

Le caecum vestibulaire est relié au saccule par un étroit


conduit, le ductus réuniens , ou conduit d'union 28 .

• Les parois

Le conduit cochléaire est ovalaire à la coupe et pré¬


sente quatre parois, tympanique, externe, interne et
vestibulaire (fig. 27.37).

- La paroi tympanique , inférieure, est formé de la


membrane basilaire, qui supporte l'organe spiral
(de Corti). La lame basilaire s’étend de la lame spi¬
rale osseuse à la crête basilaire, extension de la crête
spirale. Elle contient le vaisseau spiral.

- La paroi vestibulaire , supérieure, est formée par la


membrane vestibulaire 29 qui sépare la rampe vesti¬
bulaire du conduit cochléaire.

- La paroi externe est constituée par la crête spirale


(ou ligament spiral), épaississement de l’endoste.

28. Ancien. : canal de Hensen.


Elle est marquée par la proéminence spirale soule¬
vée par le vaisseau proéminent. Au-dessus de la
proéminence spirale se trouve la strie vasculaire et
en dessous le sillon spiral externe.

- La paroi interne présente le limbe de la lame spirale,


endoste épaissi de la lame spirale.

La lèvre vestibulaire du limbe se prolonge par la


membrana tectoria. La lèvre tympanique du limbe
repose sur la lame basilaire. Ces lèvres limitent le
sillon spiral interne.

• L'organe spiral

Il dessine une longue crête spirale sur toute la lon¬


gueur de la cochlée. Il est constitué d’une série de
structures épithéliales fixée sur la lame basilaire.

En allant de la paroi externe vers le limbe de la lame


spirale, on trouve successivement :

- les cellules sustentaculaires surmontées des cellules


limitantes externes ;

29. Ancien. : membrane de Reissner.

387

ORGANES DES SENS

- les cellules sensorielles ciliées externes, qui consti¬


tuent une bande de 3 à 4 cellules superficielles repo¬
sant sur les cellules phalangiennes externes ;

- deux rangées de cellules en piliers externes et en


piliers internes ;
- une rangée de cellules sensorielles ciliées internes
soutenues par des cellules phalangiennes internes;

- les cellules limitantes internes. Entre les cellules se


logent les tunnels spiralés externe, moyen et

• La membrana tectoria

Elle est constituée d’une lame de substance gélati¬


neuse striée de microfibrilles qui recouvre l’organe
spiral. Elle est sécrétée par les dents acoustiques 30 ,
cellules recouvrant la lèvre vestibulaire du limbe de
la lame spirale. Elle est en contact avec les cils cellu¬
laires.

30. Ancien. : dents auditives de Huschke.

interne.

FIG. 27.36. Conduit cochléaire (CC)

A. rampe vestibulaire

B. conduit cochléaire

C. rampe tympanique

1. paroi vestibulaire du CC

2. membrana tectoria

3. paroi ext. du CC

4. strie vasculaire

5. sillon spiral ext.

6. lig. spiral

7. ganglion spiral

8. lame spirale osseuse

9. limbe de la lame spirale osseuse

10. sillon spiral int.

11. lame basilaire

15
16

17

18

11

12

13

14

FIG. 27.37. Organe spiral (d'après Williams et Warwick)

1. sillon spiral int.

2. membrana tectoria

3. cellules ciliées sensorielles int.

4. cellules du pilier int.

5. tunnel int.

6. cellules du pilier ext.

7. cellules ciliées sensorielles ext.

8. tunnel ext.

9. proéminence spirale

10. strie vasculaire

11. vaisseau proéminent

12. sillon spiral ext.

13. cellules sustentaculaires ext.

14. crête spirale (lig. spiral)

15. lèvre vestibulaire du limbe

16. cellules sustentaculaires int.

17. lèvre tympanique du limbe

18. lame spirale osseuse


19. fibres du n. cochléaire

20. cellules limitantes int.

21. cellule phalangienne int.

22. vaisseau spiral

23. membrane basilaire

24. tunnels moyens

25. cellule phalangienne ext.

26. cellules limitantes ext.


ORGANE VESTIBULO-COCHLÉAIRE^

C| ENDOLYMPHE-PÉRILYMPHE

E | ANATOMIE FONCTIONNELLE (fig. 27.38)

Ce sont des liquides incolores, semblables à l’eau rem¬


plissant le labyrinthe membraneux et l’espace périlym-
phatique.

L’espace périlymphatique est cloisonné par de nom¬


breuses trabécules fibreuses qui solidarisent le labyrin¬
the membraneux au périoste du labyrinthe osseux.

D | VASCULARISATION
11 Les artères

Elles proviennent essentiellement de l’artère labyrin¬


thique, branche de l’artère basilaire ou de l’artère céré¬
belleuse inféro-antérieure.

L’artère labyrinthique donne des branches vestibulai-


res, une branche cochléaire qui chemine dans l’axe de
la cochlée et les glomérules artériels de la cochlée.

Son spasme ou sa thrombose entraînent des trou¬


bles fonctionnels subits (vertiges de Ménière).

Ses artères accessoires sont les artères stylo-mastoï¬


dienne et auriculaire postérieure.

2 | Les veines

Elles se drainent :

• dans la veine labyrinthique qui rejoint le sinus


pétreux inférieur ou le sinus sigmoïde ;

• dans la veine de l’aqueduc du vestibule qui rejoint le


sinus pétreux supérieur;
• et dans la veine de l’aqueduc de la cochlée qui
rejoint le sinus pétreux inférieur.

11 Le labyrinthe vestibulaire

Le labyrinthe vestibulaire est un propriocepteur sen¬


sible aux positions spatiales de la tête et à ses mouve¬
ments.

Sur un sujet debout et immobile, les cellules sensoriel¬


les des macules et des crêtes ampullaires enregistrent
le « potentiel du repos » induit par la gravité. Au cours
des mouvements de la tête, le déplacement des stéréo-
cils et du flagelle des cellules sensorielles dans un sens
ou dans le sens opposé, augmente ou diminue le poten¬
tiel de repos.

a) Les macules

Organes de l’équilibre statique, elles sont sensibles aux


accélérations linéaires. Lorsque la tête est inclinée, le
poids des statoconies entraîne le déplacement de la
membrane des statoconies et des stéréocils.

b) Les crêtes ampullaires

Organes de l’équilibre cinétique, elles sont sensibles


aux mouvements angulaires (accélération et décéléra¬
tion). Au cours des mouvements de la tête, les crêtes et
les cupules suivent le mouvement de la tête, tandis que
Pendolymphe, grâce à son inertie, reste presque sta¬
tionnaire. Ainsi, lors d’une accélération, les stéréocils
se plient en sens inverse du mouvement de l’endolym-
phe ; lors d’une décélération, le mouvement est inverse.
Des phénomènes simultanés et inverses se produisent
dans l’oreille opposée.

FIG. 27.38. Diagramme illustrant le déplacement


des osselets et de l'onde sonore

1. membrane du tympan

2. malléus

3. incus

4. stapès

5. fenêtre du vestibule

6. n. cochléaire

7. rampe vestibulaire

8. rampe tympanique
9. conduit cochléaire

10. membrane vestibulaire

11. organe spiral et stéréocils

12. trompe auditive

13. fenêtre cochléaire

389

2 | Le labyrinthe cochléaire

Les ondes acoustiques recueillies par la membrane


tympanique sont amplifiées par la chaîne ossiculaire
et transmises à la fenêtre du vestibule. Elles mobilisent
la périlymphe de la rampe vestibulaire ; puis les varia¬
tions de pression induites sont transmises à travers
l’hélicotrème à la rampe tympanique. La pression
atteint la fenêtre de la cochlée où elle se dissipe. Simul¬
tanément, une partie des pressions se propage à travers
la membrane vestibulaire, à l’endolymphe du conduit
cochléaire. Les ondes ébranlent et traversent la lame
basilaire.

La mobilisation de la lame basilaire provoque celle des


cellules en piliers (surtout les externes), qui entraînent
les cellules sensorielles ciliées. Étant donné que la mem-
brana tectoria est immobile, les stéréocils et le flagelle
subissent une contrainte mécanique, et par conséquent
une stimulation des fibres nerveuses.

Pour certains auteurs, la distorsion des stéréocils et du


flagelle peut provenir des vibrations de la lame basi¬
laire.

La lame basilaire proche de la base est stimulée par les


sons de hautes fréquences, celle proche de l’apex est
stimulée par les sons de basse fréquence.

28

Organe de l’olfaction

L'organe de l'olfaction est l'ensemble des structures destinées à la détection des


particules
odorantes et à la transmission des influx olfactifs. Il est indispensable au
discernement des
saveurs alimentaires. Il est constitué :

• d'un chémorécepteur, la partie olfactive de la muqueuse nasale;

• des nerfs olfactifs (voir Tome V).

ORGANOGÉNÈSE

L’épithélium olfactif dérive des deux placodes olfactives.


Elles apparaissent à la fin de la 4 e semaine du dévelop¬
pement, sous forme de deux épaississements ovalaires
de l’épiblaste, situés sur la face inférieure de l’éminence
fronto-nasale (fig. 28.1).

La formation du sac nasal entraîne en profondeur les


placodes olfactives.

Durant la différenciation des cellules de la placode


olfactive en cellules neuro-sensorielles, le bulbe olfac¬
tif se développe à partir d’un diverticule de la partie
rhinencéphalique du prosencéphale. Du bulbe olfactif
dérivent les neurones olfactifs qui font synapse avec les
cellules neuro-sensorielles.

FIG. 28.1. Développement de l'organe de l'olfaction

A. Vue latérale (embryon


de 4 semaines)

B. Coupe sagittale (embryon


de 4 semaines)
C. Embryon de 6 semaines

D. Embryon de 12 semaines

1. placode olfactive

2. placode optique

3. placode otique

4. tube neural

5. paroi du prosencéphale

6. cellules neuro-sensorielles
primaires

7. épiblaste

8. sac nasal

9. palais primitif

10. stomatodéum

11. bulbe olfactif

12. palais secondaire

13. langue

12

13

391
ORGANES DES SENS

28.2

ANATOMIE DESCRIPTIVE

A | SITUATION - DIMENSIONS

La partie olfactive de la muqueuse nasale correspond


à la partie postéro-supérieure de la cavité nasale >.

La muqueuse olfactive, d’aspect jaunâtre, adhère au


cornet nasal supérieur et à la partie supérieure du sep¬
tum nasal, sur 1 cm environ.

Sa surface totale est d’environ 10 cm 1 2 . Elle régresse


rapidement avec l’âge.

B | VASCULARISATION

11 Les artères

Elles proviennent :

• des artères ethmoïdales antérieure et postérieure,


branches de l’artère ophtalmique;

• des artères nasales postéro-latérales et septales,


branches de l’artère sphéno-palatine.

2 | Les veines

Elles forment un plexus caverneux sous-muqueux qui


se draine dans les veines ethmoïdale postérieure et
sphéno-palatine.

3 | Les lymphatiques

Ils se drainent dans le liquide cérébrospinal le long des


nerfs olfactifs et dans les nœuds rétropharyngiens.

C| INNERVATION

11 Innervation sensorielle

Elle est assurée par les nerfs olfactifs 2 .

2 | Innervation sensitive
Elle dépend du nerf trijumeau (V). Elle est assurée par
les rameaux nasaux postéro-supérieurs latéraux et
médiaux issus du ganglion ptérygo-palatin 3 .

1. Ancien. : tâche jaune.

2. Voir Tome IV.


3. La partie antérieure de la paroi latérale et du septum de la cavité
nasale est innervée par la branche ethmoïdale antérieure du n. na-
so-ciliaire.

3 | Innervation végétative

Les neurofibres parasympathiques sont véhiculées par


les rameaux nasaux ci-dessus; les neurofibles sympa¬
thiques, par les artères ethmoïdales et nasales.

D | STRUCTURE

La muqueuse olfactive est constituée de l’épithélium


olfactif et d’une lamina propria.

11 Épithélium olfactif (fig. 28.2)

C’est un épithélium prismatique pseudo-stratifié com¬


posé de cellules neurosensorielles olfactives, sustenta-
culaires et basales.

a) La cellule neurosensorielle olfactive est un neurone


bipolaire, à noyau sphérique basal. Sa dendrite se ter¬
mine à la surface de l’épithélium par une dilatation, le
bulbe dendritique, recouvert de 6 à 8 cils olfactifs qui
contiennent des récepteurs odorifères. L’axone se dirige
en profondeur pour se terminer dans le bulbe olfac¬
tif.

Leur nombre est d’environ 10 millions. Il diminue avec


l’âge ( 1 % environ par an) et les cellules sont rempla¬
cées par des cellules ciliées de type respiratoire.

b) La cellule sustentaculaire olfactive est une étroite


cellule prismatique avec des microvillosités sur sa face
libre. Celles-ci sont connectées par de nombreux nexus
avec les cils olfactifs. Elle est en contact avec la lame
basale et assure des échanges métaboliques. Son cyto¬
plasme contient un pigment jaunâtre.

c) La cellule basale est une cellule arrondie ou pyra¬


midale non spécialisée, sans contact avec la surface de
l’épithélium.

2 | Lamina propria

C’est un tissu conjonctif lâche en continuité avec le


périoste et qui contient un plexus veineux, des capil¬
laires artériels et lymphatiques, les neurofibres olfacti¬
ves, des cellules pigmentées, des lymphocytes et les
glandes olfactives.

Les glandes olfactives sont des glandes tubulo-alvéolai-


res dont la sécrétion, riche en enzymes, dissout les
substances odorifères, à la surface de la muqueuse.
392

ORGANE DE L'OLFACTION ^

FIG. 28.2. Région et voies


olfactives

Bleu : nn. terminaux

Rouge : axone des cellules mitrales

1. aire subcalleuse

2. septum précommissural

3. tractus olfactif

4. bulbe olfactif

5. région olfactive

6. gyrus du cingulum

7. indusium griséum

8. corps calleux

9. fornix

10. strie olfactive médiale

11. substance perforée ant.

12. strie olfactive latérale

13. région prépiriforme

14. axones des cellules mitrales

15. glande nasale olfactive

16. cellule basale

17. cellule sensorielle olfactive

18. cellule sustentaculaire

19. cils olfactifs et bulbe denditrique

28.3
ANATOMIE FONCTIONNELLE (yw

Du point de vue phylogénétique, l’odorat est, chez


l’homme, un sens en voie de régression. Pour beaucoup
d’animaux, il reste un sens primordial.

Chez les mammifères, excepté les cétacés, l’organe


voméro-nasal, situé de chaque côté de la partie
antérieure du septum nasal, contient des récep¬
teurs de phéromones (ou phérormones). Les phé-
romones sont des sécrétions odorifères qui jouent
un rôle sexuel essentiel en vue de l’accouplement
et qui tiennent une place importante dans la déli¬
mitation des territoires chez certaines espèces.

Chez l’homme, l’olfaction se fait en milieu gazeux. Les


molécules odorifères sont véhiculées par l’air respira¬
toire. Au cours de l’inspiration, la partie supérieure du
courant d’air est ralentie par une turbulence provoquée

par la saillie du cornet nasal moyen. Ce ralentissement


favorise l’absorption des molécules odorifères.

Au cours des l’expiration, la majeure partie de l’air


parcourt la partie inférieure de la cavité nasale.

Au cours de la déglutition, un peu de l’air expiré passe


par la région olfactive, et transmet ainsi des particules
odorifères alimentaires.

L’homme peut distinguer entre 2 000 et 4 000 odeurs


différentes.

L’absorption de la molécule odorifère est favorisée par


le film muqueux, sécrété par les glandes olfactives.

Le contact des molécules odorifères avec les cils des


cellules neurosensorielles donne naissance à l’influx
nerveux qui transmet le message olfactif aux aires cor¬
ticales olfactives impliquées dans la perception
consciente et discriminative des odeurs.

393
ORGANES DES SENS

Le contact s établit entre les molécules odorifères dis¬


soutes dans le mucus avec les cils des cellules neuro¬
sensorielles, porteurs de récepteurs olfactifs. Une cas¬
cade de réactions biochimiques s’établit entre la
molécule odorante et les récepteurs, provoquant
1 ouverture d un canal ionique. La cellule olfactive peut
alors se dépolariser et émettre une information élec¬
trique vers les aires olfactives du paléocortex, impli¬
quées dans la perception consciente et discriminative
des odeurs.

394

Abaissement de la mandibule 92
Acrânie 21
Acrocéphalie 21
Aditus

ad antrum 373, 380


laryngé 311,322
Aires

de contact 105
olfactives 394
Alignement 119
Ampoule osseuse 382
Angle

basilaire 15
deWelker 15
frontal 38

irido-cornéen 344, 347


mastoïdien 38
occipital 38
sphénoïdal 23
thyroïdien 318
Anneau

fibreux 150, 156


tendineux commun 356
Annexes mastoïdiennes 380
Anse

cervicale 267
subclavière 272
Anthélix 368
Antitragus 367
Antre mastoïdien 49, 373,380
Apex 289
Aponévrose

épicrânienne 184
intermédiaire des muscles dente¬
lés postérieurs 166
palatine 293
Appareil

branchial 277
lacrymal 340
manducateur 85
Aqueduc

de la cochlée 384
du vestibule 382
Arc(s)

branchiaux 278
cricoïdien 318
de la face 12
du crâne 12
fronto-occipital 12
palato-glosse 294
palato-pharyngien 294
vertébral 133
zygomatique 12
Arcade sourcilière 30
Arcade zygomatique 6

Artère(s)

alvéolaire 232,233
auriculaire 229, 232
buccale 233

carotico-tympaniques 236
carotides

communes 223
externes 225
internes 234
centrale de la rétine 236
cervicale 242

choroïdienne antérieure 238


ciliaires 236, 347
communicante postérieure 238
dorsale du nez 237
du canal ptérygoïdien 233, 236
du ganglion trigéminal 236
ethmoïdale 237
ethmoïdales 237
faciale 228, 304
hyaloïdienne 341
hypophysaires 236
hypophysaire supérieure 236
infra-orbitaire 233
intercostale suprême 243
labiales inférieure et supérieure
229

lacrymale 236
laryngée inférieure 242
linguale 226
maxillaire 231
méningée

moyenne 232
postérieure 228
musculo-phrénique 241
occipitale 229
ophtalmique 236
palatine

ascendante 229
descendante 233
palpébrales médiales 237
péricardiaco-phrénique 241
pharyngienne ascendante 228
pharyngiennes ventrales 220
ptérygo-méningée 232
scapulaire dorsale 243
stapédienne 220
stylo-mastoïdienne 230
subclavière 238
submentonnière 229
supra-orbitaire 237
supra-scapulaire 242
supra-trochléaire 237
temporales profondes 233
temporale superficielle 230
thoracique interne 241
thyroïdienne

inférieure 242
supérieure 226
transverse du cou 242
tympanique
antérieure 232
inférieure 228
vertébrale 239
Articulation(s)

alvéolo-dentaire 107
ary-corniculée 320
atlanto-axoïdiennes 143
atlanto-occipitale 142
crânio-vertébrales 142
crico-aryténoïdienne 320
crico-thyroïdienne 320
incudo-malléaire 374
incudo-stapédienne 374
intercoccygiennes 154
intervertébrales 149
lombo-sacrale 158
sacro-coccygienne 154
temporo-mandibulaire 87
zygapophysaires 150
lombo-sacrales 152
Ascia thyroïdien 330
Astérion 14
Atlas 127, 134
Auricule 365, 366
Axe

de gravité 156
optique 342
visuel 342
Axis 127, 136

Bandelette mandibulaire 200


Base du crâne 3, 83
Basion 14
Béclard 206
Bosses frontales 4
Bouche 285
Bourgeon lingual médian 282
Bourgeons gustatifs 298
Bourse pharyngienne 310
Branche de la mandibule 69
Bregma 3, 14, 38
Broca 16
Bulbe

cardiaque 220
de l’œil 342

de la veine jugulaire interne 247


Bulle ethmoïdale 36

Caisse du tympan 49

^ INDEX

Calicule gustatif 298


Calvaria 3, 8, 11, 81, 83
Canal

carotidien 50
dentaire 100

du nerf hypoglosse 10, 54


facial 49, 373
grand palatin 65
hyaloïde 352
infra-orbitaire 78
lacrymo-nasal 63,361
musculo-tubaire 50
optique 41, 79
palato-vaginal 65
ptérygoïdien 44
pulpaire 107
sacral 140

semi-circulaire 382, 383


spiral

de la cochlée 384
du modiolus 384
thyréoglosse 283
vertébral 132, 156
voméro-vaginal 44
zygomatique 62
Canalicule(s)

antérieur de la corde du tympan


371

de la corde du tympan 49
lacrymaux 360
tympanique 372
Canines 110
Capsule

du cristallin 351
nasale 18,60
optique 18,364
thyroïdienne 330
Cartilage(s)

aryténoïde 320
corniculé 320
cricoïde 318
cunéiforme 320
de l’auricule 368
hypophysaire 18
occipital 17
parachordal 17
sésamoïdes 320
thyroïde 318
trabéculaire 17
triticé 320
Cavité

du larynx 322
inffaglottique 322
nasale 73

Cavités pulpaires 110


Cellules

ethmoïdales 77
mastoïdiennes 380
sphénoïdales 40
tympaniques 380
Cément 107
Centrum 126
Chambres de l’œil 350
Choanes 6, 73, 75
Choroïde 344

Cingulum 106, 110


Clivus 10, 53
Coccyx 128, 142
Cochlée 384
Coefficient masticatoire 120
Collet de la dent 105
Colliculus aryténoïdien 320
Col mandibulaire 90
Colonne vertébrale 123, 125, 130,
154

Commissures palpébrales 353


Conduit(s)
d’union 388
endolymphatique 385
excréteurs lacrymaux 360
parotidien 304
semi-circulaires 385
sublingual 306
submandibulaire 305
Condyle occipital 7, 54
Cône élastique 322
Conque 367
Cordes vocales 322, 327
Cornée 343
Cornes 318
Cornet

nasal 35, 36, 65


sphénoïdal 41
Corps

adipeux de la joue 286


ciliaire 346
du sphénoïde 39
ultimobranchial 282
vertébral 133, 155
vitré 351

Corpuscules thymiques 336


Corti 388

Couche subdentinoblastique 107


Coupes principales de la tête et du
cou 208
Couronne
ciliaire 346
de la dent 104
Crâniométrie 13
Crânioschisis 21
Crâniosynostose 21
Crête(s)

ampullaire 386
conchale 59,64
cricoïdienne 320
ethmoïdale 64
frontale 8, 30
infra-temporale 43
lacrymale antérieure 59
marginales 106
nasale 59, 74
occipitale 51
occipitale interne 53
sacrale 139
sphénoïdale 40, 41
supra-mastoïdienne 5, 48
Crista galli 8, 34, 36
Cristallin 351
Croissance

de la base du crâne 22

de la calvaria 21
de la tête fœtale 20
du viscéro-crâne 22
Cupule optique 340

Dacryon 14
Déglutition 315
Dentine 100, 106
Dents 99

acoustiques 388
déciduales 117
permanentes 110
Denture

déciduale 103
permanente 103
Desmocrâne 17
Diaphragme stylien 203
Diduction 94, 98
Diphyodonte 102
Disque

du nerf optique 348


intervertébral 155
Diverticule thyroïdien 283
Dos 123

de la langue 288
Ductus réuniens 388
Dynamique dentaire 120
Dysmorphisme crânien 16

Écaille

de l'occipital 51
du frontal 30
Ectoméninge 17
Élévation de la mandibule
Éminence
arquée 45
cruciforme 51
orbitaire 62
pyramidale 373
Eminentia arcuata 383
Empreinte(s)

des gyrus cérébraux 51


trigéminale 45
Endolymphe 389
Endoméninge 17
Entrée du larynx 322
Épine(s)

du sphénoïde 43
mentonnières 68
nasale

antérieure 5, 58
du frontal 31
supra-méatique 48
Épithélium

du cristallin 351
olfactif 392
Équateur de l’œil 342
Éruption des dents 100
Espace(s)

bulbaire de l’œil 362


épiscléral 362

93

Il NULA

interglobulaire 106
intrarétinien 340
latéro-pharyngien 202
péripharyngien 201
préstylien 203
rétro-molaire 287
rétro-œsophagien 201
rétro-pharyngien 201
supra-sternal 200
zonulaires 351
Ethmoïde 33
Évolution

de la face 24
des dents 102
du crâne 23

F
Face

de contact 105
distale 105
linguale 106
mésiale 105
vestibulaire 105
Fascia(s)

bucco-pharyngien 201,315
cervical 199
massétérique 97
musculaires 361
parotidien 89
pharyngo-basilaire 312
thoraco-lombaire 167
Faux du cerveau 12
Fenêtre

cochléaire 372
vestibulaire 371
Fente glottique 322, 327
Fibres perforantes cémentales 107
Fissure

antitrago-hélicine 368
optique 340
orbitaire 79
Fontanelles 18
Foramen(s)
caecum 30
carotidien 46
de la tête osseuse 81
épineux 10,42
grand palatin 59
incisif 60
infra-orbitaire 5
intervertébral 133
jugulaire 10
magnum 10,51,54
mandibulaire 69
mentonnier 5, 68
ovale 42
pariétal 8, 37
pétreux 42
rond 10, 42
sacraux 139
stylo-mastoïdien 46
supérieur du canal naso-lacrymal
79

veineux 42

vertébral 134, 135


zygomatico-facial 61,62
zygomatico-orbitaire 61,62
zygomatico-temporal 61,62
Fornix pharyngien 310
Fossa subarcuata 46
Fosse(s)

canine 5, 58
condylaire 54
crânienne 8,9,10,81,82
criblée 140
del’incus 373
de la glande lacrymale 32
du sac lacrymal 63, 78
hyaloïde 352
hypophysaire 40
incisive 58

infra-temporale 58, 79
jugulaire 46, 372
lacrymale 78
mandibulaire 48, 87
nasales 73
occipitales 53
ptérygo-palatine 58, 80
ptérygoïde 43
rétro-pleurale 271
scaphoïde 44
sphéno-temporale 10
sublinguale 68
submandibulaire 68
supra-méatique 48
supra-tonsillaire 294

temporale 6
tonsillaire 294
triangulaire 368
Fossette(s)

digastrique 68
granulaires 8, 30
pétreuse 46
pharyngienne 53
sacrales 124
submandibulaire 304
trochléaire 32, 78
Fovéa centralis 348
Frein

de la langue 238
de la lèvre 237'
labial 286

temporo-méniscal 88
Fundus du méat acoustique 385
Fuseaux énamélaires 107

Gaine du bulbe de l’œil 361


Galéa aponévrotique 12, 184
Ganglion

cervical 270
cervico-thoracique 271
Gencives 286
Glabelle 4
Glande(s)
buccales 306
cérumineuses 370
ciliaires 354

labiales 306
lacrymale 359
lacrymales accessoires 360
linguales 306
molaires 306
olfactives 392
palatines 306
parathyroïdes 329, 332
parotide 302
salivaires 301, 306
sébacées 354
sublinguale 306
submandibulaire 304
tarsales 353
thyroïde 329, 330
Globules dentinaux 106
Glotte 322
Gnathion 14
Gomphose 107
Gonion 14
Gosier 296
Gouttière(s)
basilaire 53
carotidienne 41
infra-orbitaire 78
olfactives 34
scaphoïde 368

Grande épine tympanique 49


Grandes ailes 42
Grandes cornes 71

Hamulus
lacrymal 62
ptérygoïdien 44
Hémi-arcades dentaires 6
Hiatus

du grand nerf pétreux 46


du petit nerf pétreux 46
sacral 140
semi-lunaire 36, 75

I
Incisives 110
Incisure

ethmoïdale 31
frontale 30
intertragique 367
jugulaire 47, 54
lacrymale 58
mandibulaire 69
mastoïdienne 47
ptérygoïdienne 44
sphéno-palatine 65
supra-orbitaire 30
thyroïdienne 318
trigéminale 47
vertébrale 133
Inclinaison des dents 119
Incus 374

Infïindibulum ethmoïdal 36
Inion 14
Iris 347

^ INDEX

Isthme

du gosier 294
thyroïdien 331

Jonction(s)

gingivo-dentaire 109
lombo-sacrale 152
unco-vertéhrales 152
Joue 286
Jugum

alvéolaire 5, 59 ,68
de la canine 58
sphénoïdal 9, 39

Labyrinthe(s)
cochléaire 386, 390
ethmoïdaux 33 , 35 , 36
membraneux 385
osseux 49, 382
vestibulaire 385, 389
Lambda 3, 8 , 14, 38
Lame(s)

criblée de Tethmoïde 9, 33, 34,

343

cricoïdienne 318
du tragus 368
horizontale 64, 65
orbitaire 35

perpendiculaire 33,34, 64
prétrachéale 200
prétrachéale musculaire 200
prétrachéale viscérale 200
prévertébrale 201
Lamelles pharyngo-prévertébrales
201

Lamina fusca 343


Langue 288

Laryngo-pharynx 310,311
Larynx 317

Lèvres de la bouche 285


Ligament(s)
alaires 144
atlanto-axoïdien 145
atlanto-occipital 142
auriculaires 368
cruciforme 145
de l’apex de la dent 144
de l’épiglotte 320
interépineux 152
intertransversaires 152
jaunes 151

longitudinal antérieur 150


longitudinal postérieur 150
nucal 151

palpébral latéral 353


palpébral médial 353
périodontal 108
sphéno-mandibulaire 89, 90
stylo-mandibulaire 69» 89
supra-épineux 151
temporo-mandibulaire latéral 89

temporo-mandibulaire médial
89

thyro-trachéal médian 331


thyro-trachéaux latéraux 331
transverse de l’atlas 145
vestibulaire 321
vocal 321
Ligne(s)

bi-zygomatique 6
de croissance de l’émail 107
de croissance de la dentine 106
mylo-hyoïdienne 68
nucales 51
oblique 68
obliques 318
temporales 37
temporale supérieure 5
Limbe

antérieur de la paupière 353


de la cornée 343
Limbus labial 285
Lingula sphénoïdale 41
Lobe(s)

pyramidal 331
thyroïdiens 331
Loge

thymique 336
thyroïdienne 330
Lymphocentre
de la tête 259
du cou 261
Lymphonceud(s)
buccinateur 260
cervicaux 261, 262
faciaux 260
jugulaires 262
jugulo-digastriques 262
jugulo-omo-hyoïdiens 262
mandibulaire 260
mastoïdiens 260
naso-labial 260
occipitaux 260
para-trachéaux 261
parotidiens 260
prélaryngés 261
prétrachéaux 261
rétro-pharyngiens 262
spinaux 262
submandibulaires 260
submentonniers 260
supra-claviculaires 262
thyroïdiens 261
zygomatique 260

M
Macules 389
Malléus 373
Mandibule 67
Méat(s)

acoustique 6 , 10, 91, 369, 385


nasaux 74
naso-pharyngien 74
Membrana tectoria 145, 388
Membrane

atlanto-occipitale 142
du stapès 374

fibro-élastique du larynx 321


hyo-glossienne 289
quadrangulaire 321
thyro-hyoïdienne 320
tympanique 376
vestibulaire 388
vitrée 352
Menton 189
Métopique 33
Microcéphalie 21
Modiolus 384
Molaire(s) 111,116,117
Monophyodonte 102
Mouvements crânio-rachidiens 146
Muqueuse
tubaire 379
tympanique 375
Muscle(s)
abaisseur

de l’angle de la bouche 188


de la lèvre inférieure 188
du septum nasal 186
ary-épiglottique 325
aryténoïdien 326
auriculaire 184
buccinateur 188
chondro-glosse 289
ciliaire 346

constricteur du pharynx 313


corrugateur du sourcil 186
crico-aryténoïdien 325
crico-thyroïdien 320, 326
de la langue 289
de la tête 183
dentelé

postéro-inférieur 166
postéro-supérieur 166
digastrique 194
dilatateur pupillaire 347
droit
antérieur de la tête 189
latéral de la tête 190
droits de l’œil 356, 357
du cou 193
du dos 165
du larynx 324
du palais 296
du pharynx 313
du stapès 375
élévateur

de l’angle de la bouche 188


de la glande thyroïde 331
de la lèvre supérieure 188
de la paupière supérieure 354
du voile du palais 296, 379
naso-labial 187
épicrânien 184
épineux 169
érecteur du rachis 168
génio-glosse 289
génio-hyoïdien 195
grand

droit postérieur de la tête 190

zygomatique 188
hyo-glosse 289
iliocostal 169
infra-hyoïdiens 196
Lnterépineux 174
intermédiaires du dos 166
intertransversaires 174
long

de la tête 197
du cou 197
longissimus 169
longitudinal
inférieur 290
supérieur 290
masticateurs 95
mentonnier 189
multifides 171
mylo-hyoïdien 195
nasal 186
oblique

inférieur 356, 358


de la tête 191
supérieur 356, 357
de la tête 190
occipito-frontal 184
omo-hyoïdien 197
orbiculaire

de l’oeil 185,354
de la bouche 187
palato-glosse 290, 297
palato-pharyngien 297
petit

droit postérieur de la tête 190


scalène 198
zygomatique 188
procérus 186
profonds du dos 167
ptérygoïdien
latéral 97
médial 98

rotateurs du rachis 172


salpingo-pharyngien 314
scalène

moyen 198
postérieur 198
semi-épineux 170
sphincter pupillaire 347
splénius 167, 168
sterno-cléido-mastoïdien 193
sterno-hyoïdien 196
sterno-thyroïdien 197
stylo-glosse 290
stylo-hyoïdien 195
stylo-pharyngien 314
suboccipitaux 189
supra-hyoïdiens 194
tarsal supérieur 354
temporal 95
temporo-pariétal 184
tenseur

du tympan 374
du voile du palais 296, 379
tenseurs des ligaments vocaux
326

thyro-aryténoïdien 325

IINL/LA

thyro-épiglottique 325
thyro-hyoïdien 197
transversaux épineux 170
transverse 290
uvulaire 297
vertical de la langue 290
vocal 326
N

Nasion 4, 14
Naso-pharynx 310
Nerf(s)

cardiaque 271,272
carotico-tympanique 271
carotidiens internes 271
du sinus sphénoïdal 271
facial 303

grand auriculaire 266


grand occipital 264
laryngo-pharyngiens 271
olfactifs 392
petit occipital 266
pétreux profond 271
phrénique 267
spinaux cervicaux 263
suboccipital 264
supraclaviculaires 267
transverse du cou 266
vertébral 272
vestibulo-cochléaire 365
Neurocrâne 17
Norma 3

Noyau pulpeux 150, 155


Numérotation
des dents 104

des hémi-arcades dentaires 103

Occlusion dentaire 119


Odontoblastes 100
Odora 393
Opisthion 14
Ora serrata 345, 348
Orbiculus ciliaire 346
Orbites 4, 78
Oreille

externe 366
interne 381
moyenne 371
Organe(s)

de l'olfaction 391
des sens 337
du goût 285,298
énamélaire 99, 100
spiral 388

vestibulo-cochléaire 363
Orifice du canalicule tympanique
46

Oro-pharynx 310,311
Os

alvéolaire 108
du crâne 27
ethmoïde 33

frontal 30
hyoïde 70
lacrymal 62
maxillaire 57
nasal 63
palatin 63
pariétal 37
temporal 45
zygomatique 61
Osselet de Kerkringe 55
Ossification des vertèbres 127
Ostium

pharyngien 378

de la trompe auditive 310


tympanique 378
Ouverture(s)

de l’aqueduc du vestibule 46
de la tête osseuse 81
du sinus sphénoïdal 40
piriforme 5, 73, 74
tympanique du canalicule de la
corde du tympan 371
Ovale 10
Oxycéphalie 21

Palais 6 , 292
Papille

dentaire 99

du conduit parotidien 287


parotidienne 304
Paroi

carotidienne 373
labyrinthique 371
mastoïdienne 373
membranacée 371
tegmentale 372
Pars

flaccida 376
tensa 376
Partie

alvéolaire 68
basilaire 53

cartilagineuse de la trompe audi¬


tive 378

ciliaire de la rétine 348


coronale 107
indienne de la rétine 348
nasale 31

optique de la rétine 348


orbitaire 32

osseuse de la trompe auditive


378

pétreuse 45, 49
pré-alaire 40
rétro-alaire 41
squameuse 47,51
tympanique 48
Paupières 340, 352
Pédicules 133
Pédoncule optique 340
Périlymphe 390
Périodonte 108
Périorbite 361

^ INDEX

Pétiole épiglottique 318


Petite épine tympanique 49
Petites ailes 41
Petites cornes 71
Pharynx 309
Philtrum 285
Pilier(s)
canins 12
de la face 12
du crâne 12
frontal 12
mandibulaires 12
mastoïdiens 12
maxillaires 12
mentonnier 12
occipitaux 12
sphénoïdal 12
zygomatiques 12
Pirogoff 206
Placode

olfactive 391
otique 364
Plagiocéphalie 21
Plan(s)

auriculo-orbitaire 14
crâniométriques 13
facial 14
mandibulaire 14
occlusal 14
palatin 14

vestibulaire horizontal 15
Platysma 193
Plexus

basilaire 254
carotidien interne 271
cervical 265
ophtalmique 271
thyroïdien
impair 331
inférieur 272

veineux du canal de l’hypoglosse


247
Pli(s)

ciliaires 346

de l’incus 375

de la corde du tympan 375

du stapès 375

frangé 288

salpingo-palatin 310,378
salpingo-pharyngien 378
semi-lunaire 294,353
vestibulaires 322
vocaux 322
Point

alvéolaire inférieur 14
lacrymal 353, 360
Pôles de l’oeü 342
Polyphyodontes 102
Ponticulus 368
Pore acoustique
externe 369
interne 46, 385
Porion 14
Poutre
occipitale 12

pétreuse 12
sphéno-frontale 12
Prémolaires 111
Présutures 18
Procès ciliaires 346
Processus

accessoire 139
alvéolaire 59
articulaires 134
cochléariforme 371
condylaire 69
coronoïde 69
épineux 124,133
ethmoïdal 66

du sphénoïde 39
frontal 59, 62
intra-jugulaire 47
lacrymal 66
latéral 374
lenticulaire 374
mamillaire 139
mastoïde 6 , 8 , 47
maxillaire 65, 66
musculaire 320
orbitaire 65
palatin 59
ptérygo-épineux 44
ptérygoïdes 43
pyramidal 65
sphénoïdal 65
styloïde 46, 50
temporal 62
transverses 134
unciné 36
vaginal 44
vocal 320
zygomatique 47 , 59
Proéminence(s)
laryngée 318
malléaire 376
mandibulaire 278
maxillaire 278, 279
nasales 279
Promontoire 140, 371
Prosthion 14
Protubérance

mentonnière 68
occipitale 8,51
Ptérion 14, 38
Pulpe dentaire 100,107
Pupille 347
Pyramide vestibulaire 382

Rachis

cervical 161
lombaire 163
thoracique 162
Racine

de la dent 105
de la langue 288
Rameaux phrénico-abdominaux
268

Raphé pharyngien 313

Récessus

elliptique 382
épitympanique 371
hypotympanique 371
inculo-stapédien 375
pharyngien 310,379
piriforme 311
pré-tympanique 370
sphérique 382
tubo-tympanique 365
tympanique 375
Région(s)
buccale 177
cervicale latérale 179
de la face 177
du crâne 177
frontale 180
infraorbitaire 177
mentonnière 177
nasale 177
occipitale 180
orale 177
orbitaire 177
paratonsillaire 205
parotidienne 204
parotido-massétérique 177
sterno-cléido-mastoïdienne 178,
179

subhyoïdienne 179
submandibulaire 206
submentonnière 178, 179
temporale 180
zygomatique 177
Réticulum énamélaire 99
Rétro-auriculaires 260
Rétropulsion 92
Rostrum sphénoïdal 40
s

Sac(s)

aortique 220
dentaire 99
endolymphatique 385
lacrymal 360
nasal 391

pharyngiens 278, 281


vestibulaire 364
Saccule 385
laryngé 322
Sacrum 128, 139
Scaphocéphalie 21
Sclère 343
Sclérotome 125
Selle turcique 9,40
Septum

interalvéolaires 59
lingual 289
nasal 74
Sillon(s)

branchiaux 278, 280


de la corde du tympan 43
du hamulus ptérygoïdien 44
du sinus

sagittal supérieur 30

sigmoïde 47
ethmoïdaux 36
gingival 286
grand palatin 59, 64
infra-orbitaire 58
lacrymal 58, 59, 63, 78
mento-labial 285
mylo-hyoïdien 69
naso-labial 285
palatins 59
préchiasmatique 9, 39
rétro-auriculaire 368
vasculaires 37
Sinus

caverneux 256
droit 253
ethmoïdaux 76
frontaux 32, 77
intercaverneux 253
maxillaire 60, 75
occipitaux 255
paranasaux 75
pétreux 46, 247, 257
sagittal 37,253
sigmoïdes 254
sphénoïdal 44, 77
transverses 254
veineux

de la sclère 344
impairs 253

Stade

en bourgeon 99
en cloche 100
en cupule 99
Stapès 374
Statique

de la tête 145
dentaire 119
Stomatodéum 278, 279
Stroma vitré 352
Supra-orbitaire 79
Surface

articulaire temporale
maxillaire 64
ptérygo-palatine 64
sinusienne 64
Suture

coronale 3
frontale 33
lambdoïde 3, 8
sagittale médiane 3
Symphyse(s)

intervertébrales 149
lombo-sacrale 152

INDEX BB

87

mentonnière 68

Syndesmose tympano-stapédienne
374

T
Tarses 353
Tegmen tympani 45
Tête

de la mandibule 87
osseuse 3
Thymus 335
Tomes 106
Tonsille

palatine 294
pharyngienne 310
Torus

de l’élévateur 296,310,378
mandibulaire 68
tubaire 379
Tragus 367
Triangle

infra-digastrique 206
lumineux 376
supra-digastrique 206
Trigone

carotidien 178, 179


submandibulaire 178, 179
Trompe auditive 377
Tronc

costo-cervical 242
sympathique 270
thyro-cervical 242
Tubercule(s)
articulaire 87
de l’auricule 368
de la dent 106
de la selle 40
dentaire 110
du ligament latéral 69
infra-optique 41
jugulaire 54
marginal 61
pharyngien 53
sphénoïdal 43
thyroïdiens 318
Tubérosité
frontale 30
massétérique 69, 97
maxillaire 58
pariétale 37
ptérygoïdienne 69
sacrale 140
Tubules dentaires 106

Tunique 348
fibreuse 343
vasculaire 344
Tympan 376

Utricule 385

Vaisseaux lymphatiques de la tête


259

Veine(s)

cervicales 245
diploïques 258
faciale 247
jugulaire

antérieure 251
externe 249
interne 246
postérieure 251
linguale 249
maxillaire 250
ophtalmiques 256
pharyngiennes 249
précardinales 245
rétro-mandibulaire 250
subclavière 252
temporale superficielle 250
thyroïdienne 249
vertébrale 251
vorticineuses 347
Ventricules 322
Vertèbre(s)

cervicale 128, 134


lombaires 137
proéminente 136
thoraciques 136
Vésicule

optique 340, 364


otique 364
Vestibule 382
laryngé 322
oral 287
Viscérocrâne 18
Voies lacrymales 360
Voile du palais 292
Volume crânien 15,23
Vomer 66

Zonule ciliaire 351


Zygapophyses 134
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