GESTION
FINANCIERE
Professeur: [Link]
introduction
Pour pouvoir exercer son activité, une entreprise doit
tout d'abord se doter d'un certain nombre d'actifs qui
vont être utilisés sur une longue période tel qu'un terrain
pour construire une usine, des locaux ou seront
entreposées les machines utilisées dans le processus de
production... En comptabilité, ces éléments particuliers
de l'actif d'une entreprise sont appelée actifs
immobilisés.
Le financement de ces actifs immobilisés doit
logiquement se faire grâce à des ressources que
l'entreprise détiendra aussi sur une longue période.
En Conséquence, le financement de l'actif immobilisé
suppose que l'entreprise dispose de ressources à long
terme autrement appelées ressources stables.
Une fois que l'entreprise a acquis les immobilisations qui
lui sont indispensables, elle va devoir financer son
activité quotidienne c'est à dire, entre autre, financer
la constitution de ces stocks de matières premières qui
seront utilisés tout au long d'une période donnée pour
être intégrées dans le processus de production
1. objectif
La gestion financière regroupe l’ensemble des activités
d’une organisation qui visent à planifier et à contrôler
l’utilisation des liquidités (argent) et des avoirs (biens)
qui sont possédés par l’entité pour réaliser sa stratégie.
La gestion financière est donc un outil de gestion
prévisionnel à destination du gestionnaire. Elle est
nécessaire et indispensable au pilotage de l'entreprise.
Elle fait partie intégrante du contrôle de gestion et
fournit aux dirigeants de l'entreprise des éléments qui
faciliteront à priori la prise de décision et qui, à
termes, permettront de corriger les objectifs de
l'entreprise par une confrontation entre les prévisions et
les réalisations
Les objectifs de la gestion financière sont en apparence
contradictoires :
En premier lieu la sécurité de l’entreprise, c'est-à-dire
non seulement la solvabilité, la capacité de faire face
aux échéances, mais aussi la flexibilité, c'est-à-dire une
structure financière laissant suffisamment de souplesse à
la gestion, en fournissant les fonds nécessaires à
l’exploitation courante, avec ses aléas, et à l’acquisition
d’équipements.
D’un autre côté, la rentabilité de l’entreprise par
réduction des intérêts et autres frais bancaires, et par
optimisation de l’emploi des capitaux propres.
En fait, ses deux objectifs sont aussi
complémentaires puisque les capitaux disponibles pour
assurer la sécurité de l’entreprise sont contingentés par
ses résultats et les opportunités de croissance
(rentabilité).
La gestion financière revêt deux dimensions:
Une dimension « expost », l’analyse financière en
tant qu’outil de la gestion financière fondée sur une
vision purement technique basée sur l’analyse et
l’interprétation des résultats portant sur la lecture des
documents comptables et financiers.
Une dimension « ex-ante », la prévision, celle-ci est,
elle-même, établie à des horizons différents:
Le long et le moyen terme, il s’agit de la prévision des
emplois stables et des ressources durables qui les
financent.
Le court terme qui concerne la prévision des besoins du
cycle d’exploitation.
L’objectif de ce cours est de s’intéresser à la
dimension prévisionnelle pour :
- Initier les étudiants au maniement des principaux outils
afin de déterminer la rentabilité d'un investissement,
choisir un projet d'investissement en fonction des
critères économiques et financiers.
- Savoir construire une prévision financière. D’abord,
une première partie s’attachera à étudier la gestion
financière à long et moyen terme de l’entreprise à
travers trois chapitres :
Chap 1:Modalités du choix des investissements
Chap 2: Modalités de financement des
investissements
Chap 3: Plan d’investissement et financement
Ensuite, une analyse de la gestion financière à court
terme sera menée en seconde partie. Celle-ci sera
composée de deux chapitres :
Chap 4: Besoin en fonds de roulement prévisionnel
Chap 6: Gestion de la Trésorerie (budget de trésorerie
et compte annuel
CHAPITRE I : MODALITES DU
CHOIX DES INVESTISSEMENTS
De toutes les décisions à long terme prises par
l’entreprise, l’investissement est certainement la plus
importante, car c’est une décision de nature stratégique
qui engage l’avenir de l’entreprise. Une mauvaise
orientation peut condamner la survie de la société.
En effet, l’investissement est un choix irréversible qui
nécessite des fonds substantiels.
C’est pourquoi, des outils d’aide à la décision basés sur
l’application de techniques quantitatives sont proposés
afin de permettre une meilleure évaluation de la
décision d’investissement.
Les critères de choix d’investissement sont nombreux,
et cela d’autant plus que l’environnement dans lequel
se situe le décideur est soit certain, soit aléatoire, soit
indéterminé (risqué). Après avoir rappelé la dimension
de l’investissement, nous allons présenter les
différentes méthodes de choix à la disposition d’un
investisseur.
1. NATURE ET TYPOLOGIE DES
INVESTISSEMENTS
Comptablement, sont considérés comme
investissements l’ensemble des actifs immobilisés
acquis par l’entreprise et figurant aux immobilisations
(incorporelles, corporelles, financières). Cette
définition reste très restrictive; une définition
financière plus large s’impose.
« Investir c’est mettre en œuvre aujourd’hui des moyens
financiers pour, au travers des activités de production et
de vente, générer des ressources financières sur
plusieurs périodes ultérieures. L’investissement est
constitué non seulement par les actifs immobilisés mais
aussi par les besoins en fonds de roulement
d’exploitation qui représentent en fait des besoins
permanents.
Le plan comptable classe les investissements en fonction
de leur destination dans les immobilisations. Trois
classes sont définies : investissements incorporels,
corporels et financiers.
Bien que cette classification n’apporte aucune
information à propos de la nature de la politique
d’investissement de l’entreprise, elle permet, toutefois
de bien saisir la diversité des projets.
Différentes catégories peuvent être distinguées en
fonction de la nature ou l’objet lié à la nature de
l’entreprise.
Les paramètres d’un projet
d’investissement
Le problème d’investissement revient à sélectionner
des projets en comparant le coût de l’investissement I0
et ce qu’il peut rapporter, c’est à dire les gains futurs
espérés. La connaissance de ces flux est indispensable à
la préparation de la décision.
Le capital investi:
L’ensemble des dépenses directes ou indirectes
nécessaires à la réalisation du projet doit être évalué :
Prix d’acquisition des biens incorporels et financiers,
Frais accessoires d’achat, de transport, de douane, de
manutention, d’installation...
Augmentation des besoins de financement
d’exploitation (BFE).
Cash-flow ou solde des flux de
trésorerie induits par le projet
Il s’agit du surplus monétaire crée par l’investissement.
Conventionnellement, l’année sert de base périodique
pour le mesurer bien que ce soit un phénomène
continu.
Ce surplus est mesuré sur la durée de vie de
l’immobilisation acquise. Il est égal à la différence
entre les recettes et les dépenses induits par le projet.
cash-flow = Recettes induites du projet – Dépenses
induites du projet
= Produits encaissables - Charges décaissables
= capacité d’autofinancement d’exploitation
Comme on peut écrire aussi :CAF d’exploitation=
résultat net+Dotations d’exploitation.
On a donc : Cash-flow = Résultat net + Dotations
Exercice
Exemple : Soit un projet d’investissement
comportant des matériels pour 160 000 DHS (HT)
amortissables linéairement sur 5 ans. La TVA est
totalement récupérée. Les prévisions d’exploitation
relatives à ce projet sont les suivants (en milliers de
DHS) :
Année 1 2 3 4 5
CA 210 240 267 216 189
CV 100 120 130 110 94
Les charges fixes, hors amortissements sont évaluées
à 44000 et sont supposées rester à ce niveau pendant
les 5 années. L’impôt sur les sociétés est au taux de
30 %. Calculer les cash-flows de ce projet.
La durée de vie du projet
Un projet a une durée de vie qui conditionnera l’échéancier des cash-
flows.
Généralement, la durée de vie économique d’un projet excède la durée
d’amortissement fiscal.
La valeur résiduelle
A la fin de la durée de vie, les biens ont une valeur
résiduelle. Cette valeur est à prendre en compte pour
le choix des projets.
Elle est égale à la valeur vénale nette des impôts sur les
plus values. Elle doit être ajoutée au cash flow de la
dernière année du projet
Les flux d exploitation
générés par un projet
Ces flux comprennent:
- Les dépenses relatives aux immobilisations matérielles
et immatérielles réalisées pour le projet
- l’accroissement du besoins en fonds de roulement de
exploitation (var BFRE).
EX 2:
Soit un investissement matériel 75 000 dh d’une durée
de vie de 5 ans . La variation de BFRE est de 5 000 dh
en début de période , puis 2 000 dh , chaque année les
4 années suivantes. Ce besoin est ensuite récupéré en
fin de la 5 ème année .
Le projet génère des produits encaissables annuels de
100 000. et des charges dé-caissables de 70 000 le taux
d’IS est de 20%. Sur les 5 années.
Caluler les cash flux du projet
Selon quels critère financier peut on
décider d’investir
Ces méthodes considèrent que le cadre de décision est
LES CRITERES
reconnu DE est
et que l’avenir CHOIX
prévisible. Elles comparent
D’INVESTISSEMENT ENattendues
la dépense initiale aux recettes UNIVERS dans les
années à venir.
CERTAIN
Mais cette comparaison doit se faire à la même date, en
général, la date t0. La technique d’actualisation
(traduction économique de la valorisation du présent par
rapport au futur) permettra notamment de comparer des
projets d’investissement à durée de vie différente.
Toutefois, il convient de choisir un taux d’actualisation
qui est lié à des facteurs subjectifs (attentes et
exigences de l’investisseur) et objectifs (coût de capital,
rentabilité des actifs ...)
La valeur actuelle nette
(VAN)
Elle est égale à la différence entre les flux nets de
trésorerie actualisés sur la durée de vie de
l’investissement et le montant du capital.
VAN= cash-flows actualisés – Investissement initial
Avec I : l’investissement initial ; CF : cash-flow ; n :
durée de vie, t : taux d’actualisation.
La valeur actuelle nette mesure l’avantage absolu
susceptible d’être retiré d’un projet d’investissement.
Elle dépend donc de l’importance du capital investi dans
le projet. Elle constitue :
Un critère de rejet pour tout projet dont elle est
négative ;
Un critère de sélection entre deux projets, sera
retenu celui dont la VAN est la plus forte.
Capitalisation et actualisation
Exemples :
Préférez-vous recevoir 1 000 dh maintenant, ou 1050 dh
dans un an ?
Préférez-vous recevoir 1 000 dh maintenant, ou 200 dh
par an sur les 6 prochaines années ?
Un ami vous emprunte 1 000 dh et vous promet 3
remboursements mensuels de 335 dh chacun. Est-ce un
bon ami ? « Un DH aujourd’hui n’est pas égal à un DH
demain »
capitalisation
Exemple :
Vous placez une épargne de 1 000 DH sur un compte
bloqué qui rapporte du 4% par an.
Au bout d'un an, vous aurez 1 000 (1+0,04) = 1 040 DH
Au bout de deux ans, vous aurez 1 040 (1+0,04) = 1 081,6
DH soit 1 000 (1+0,04)²
L'actualisation
Exemple:
Je dois recevoir 1 000 dh dans un an. Or, j’ai besoin d’argent
immédiatement.
J’emprunte donc (à mon banquier, ou sur le marché monétaire).
Quelle somme maximum puis-je emprunter, au taux de 4% ?
La somme S0 telle que les 1 000 dh puissent rembourser
dans un an le capital et payer les intérêts.
Au total, je devrai payer dans un an : S1 = S0 × (1 + 4%)
Comme S1 = 1 000 dh, on a S0 = S0 correspond à la
valeur actuelle (VA) de 1 000 dh perçus dans un an.
Actualisation d'une séquence
de flux identiques A («
annuités »)
Exemple :
Fred veut vendre sa vieille voiture. Son copain Didier
est d’accord pour l’acheter à 4 000 dh, mais il souhaite
ne payer cette somme à Fred que dans deux ans. Si Fred
peut placer son argent en banque avec un taux de 8%,
quel est la valeur de l’offre?
Valeur Actuelle de 4 000 dh perçus dans 2 ans ?
Exercice 2:
Un investissement de 150 000 DHS procure des recettes
nettes de 50 000 DHS par an avec une durée de 5 ans et
un taux d’actualisation de 15%. Cet investissement est-il
rentable ?
Application 2
La société CAFER envisage d’augmenter ses capacités de
production. Elle dispose d’un projet d’extension des unités de
production. Ce projet doit permettent d’assurer une
rentabilité sur 5 ans. La direction exige un taux d’actualisation
minimal 12%. Le taux de l’IS est de 35%.
1 2 3 4 5
INVT 1000
BFEsup 96 19 29
EBE 277 329 468 545 622
D amort 200 200 200 200 200
V R N d’ IS 50
T à F : Analyser de la rentabilité du projet avec la méthode VAN.
Exercice sur le choix d’investissement
Pour développer son activité, l’entreprise SDT achète un nouvel équipement dont les
caractéristiques sont les suivantes :
Dépenses engagées
Prix d’achat :250 000 DH (HT)
Frais d’installation :47 000 DH (HT)
Frais de formation du personnel :20 000 DH (HT) ;
Augmentation du BFRE en première année: 30 000 DH.
Prévisions
Durée d’exploitation :5 ans ;
Mode d’amortissement :Linéaire ;
Chiffre d’affaires annuel : 315 000 DH (HT) ;
Charges variables :40%du chiffre d’affaires (HT)
Charges fixes (hors amortissements) : 70 700 DH par an ;
Valeur résiduelle (nette d’impôts) : 24 300 DH.
Travail à faire :
1- Déterminez le montant du capital investi.
2- Sachant que le taux d’actualisation est de 10%, étudier la rentabilité de cet investissement sur la base : de la VAN
Prévisions
Durée d’exploitation :5 ans ;
Mode d’amortissement :Linéaire ;
Chiffre d’affaires annuel : 315 000 DH (HT) ;
Charges variables :40%du chiffre d’affaires (HT)
Charges fixes (hors amortissements) : 70 700 DH par an ;
Valeur résiduelle (nette d’impôts) : 24 300 DH.
Travail à faire :
1- Déterminez le montant du capital investi.
2- Sachant que le taux d’actualisation est de 10%,
étudier la rentabilité de cet investissement sur la base :
de la VAN
Le Taux Interne de Rentabilité
(TIR)
Le taux interne de rentabilité TIR est le taux pour
lequel la valeur actuelle nette est nulle. Autrement dit,
c’est le taux qui rend égaux le montant de
l’investissement et les cash-flows induits par ce même
investissement.
I= ∑ CF (1+t)-i
Le TIR
Le TIR constitue :
Un critère de rejet pour tout projet dont le TIR est
inférieur au taux d’actualisation –plancher requis par
l’investisseur.
Un critère de sélection entre deux ou plusieurs projets
pour retenir le projet dont le TIR est le plus élevé.
Si le TIR est égal au taux d’actualisation, le projet est neutre à l’égard de
la rentabilité globale de l’entreprise. Par contre, si le TIR est inférieur, la
réalisation du projet entraînera la chute de la rentabilité globale de
l’entreprise.
VAN=0
VAN1 VAN2
t1 TIR
t2
(VAN1-VAN2)/(t1-t2) = (0-VAN1)/(TIR-t1)
Le TIR
Application :
Calculer le TIR pour l’exercice précédent
Lorsque plusieurs projets sont en compétition,
l’application des deux méthodes peut parfois conduire à
des conclusions différentes.
La VAN est une fonction décroissante du taux
d’actualisation.
Les VAN de deux projets se coupent en un taux-pivot
pour lequel les VAN sont égales.
Le croisement des courbes provient du fait que les
échéanciers des cash-flows sont différents. Le choix
dépendra des objectifs de l’investisseur:
Celui ayant des besoins de trésorerie privilégiera les
investissements générant des flux de trésorerie les plus
immédiats.
Au contraire, l’investisseur n’ayant pas des besoins de
trésorerie privilégiera une rentabilité meilleure mais
plus éloignée.
IP=[∑ CF (1+t)-i]/I
Application : Reprenons l’application 2 avec la méthode
de l’IP.
Le Délai de Récupération du
capital investi (DRC)
Il correspond au délai au bout duquel le montant
cumulé des cash-flows actualisés est égal au montant du
capital investi ; c’est le délai le plus court possible. Il
constitue un critère de rejet pour tout projet dont le
DRC est supérieur à la norme fixée par l’entreprise. Au
niveau de la comparaison entre deux projets, sera
retenu celui dont le DRC est le plus court
L’utilisation du DRC en tant que critère de sélection
n’est valable que pour des projets à durée de vie
identique.
Application : Reprenons l’exemple 2 et calculons le DRC
du projet au taux d’actualisation de 12%.
Lorsque des projets ont une durée de vie différente, les
critères utilisés précédemment deviennent non
pertinents. En effet, l’hypothèse sous-jacente à
l’utilisation de ces critères est que les cash-flows
dégagés par l’investissement sont capitalisés (réinvestis
au fur et à mesure de leur sécrétion.
Dans le cas de la VAN, de l’IP et du DRC, ce
réinvestissement se fait au taux qui correspond au coût
moyen de financement, ou du taux de rendement
minimum attendu par les actionnaires.
Mais, dans le cas du TIR, le taux calculé est un taux de
rentabilité marginal, souvent très élevé, qui ne
correspond qu’à un investissement ponctuel. Cette
nuance peut entraîner des discordances entre les
résultats obtenus par les différents critères. En outre
même, ces discordances peuvent être dues à une
répartition différente des cash-flows ou par des durées
de vie inégales des projets.
Exercice 3
Un investissement « X » de 150.000 DH dont la durée
économique est de 4 ans, permet d’obtenir les cash-flows
suivants :
Année 1 : 40.000 DH
Année 2 : 70.000 DH
Année 3 : 80.000 DH
Année 4 : 60.000 DH
Le taux d’actualisation est de 13%.
1-Calculez la VAN du projet.
2-Le projet est-il acceptable à un taux de 20% ?
3-Déterminer le TRI de l’investissement.
4-Déterminer le DRC et l’IP pour ce projet
LES CRITERES DE CHOIX D’INVESTISSEMENT
EN AVENIR
ALEATOIRE
En situation d’incertitude, certains événements sont
connus mais leur réalisation n’est pas certaine alors
que d’autres sont inconnus. Dans le cas des premiers, il
est possible de leur attribuer une probabilité
d’occurrence parce qu’ils sont scientifiquement
connus. La prévision des cash-flows peut être réalisé »
à partir de plusieurs hypothèses relatives à
l’environnement. Ainsi, généralement on établit une
hypothèse optimiste, une hypothèse moyenne et une
hypothèse pessimiste
Décisions uniques
Lorsque les variables (cash-flows) sont indépendants,
l’espérance mathématique de la VAN est égale à la VAN
des espérances mathématiques des cash-flows.
Si l’on appelle n la durée du projet, t le taux
d’actualisation.
E(VAN)= -I+E(CF1)(1+t)-1 +…+E(CFn)(1+t)-n
E(VAN)= -I+ ∑ E(CFi)(1+t)-i
où : E(CFi )= ∑(CFij x Pji)
Disposant de l’espérance mathématique de gain du
projet, on peut ensuite en évaluer le
risque par le calcul de la variance puis l’écart-type de la
VAN.
VAR(VAN)= VAR(-I)+VAR(CF1)(1+t)2 +…+VAR(CFn)(1+t)-
2n
VAR(VAN)= VAR(-I)+ ∑ VAR (CFi) (1+t)-2i
Avec, VAR(-I) =0 (I est constante) et
VAR(CFi) = ∑(CFji- E(CFi))2x Pji
Plus la variance, l’écart-type est élevé, plus le risque
du projet pris isolément est grand. Quand on compare
des projets de montants différents, on peut mesurer le
risque relatif de chaque projet en établissant
le rapport :
Ecart-type(VAN)/Espérance(VAN)
Plus ce rapport appelé coefficient du risque est bas,
plus le risque relatif du projet est faible.
On accepte le projet lorsque l’espérance mathématique
de la VAN est positive. Entre plusieurs projets, on retient
celui qui possède l’espérance mathématique la plus
élevée. Mais, le critère de l’espérance ne tient pas
compte de la dispersion et donc du risque attaché à la
distribution de probabilités. C’est pourquoi, le recours
au calcul de la variance permet de mesurer le risque du
projet et de le comparer à la norme fixée en la matière.
Si la variance ou l’écart-type est supérieur à cette
norme, le projet peut être rejeté. Entre plusieurs
projets, on est finalement amené à comparer les
différentes espérances mathématiques en tenant
compte du risque lié à ces projets.
Exemple Soit le projet A présentant les caractéristiques
suivantes :
Durée de vie du projet : 2 ans
Taux d’actualisation : 10%
Montant de l’investissement : 25.000 Dhs
Les cash-flows sont (en miliers) :
CF Année 1 probabilité Année 2 Probabilité
16 0,2 13 0,3
20 0,6 15 0,4
24 0,2 17 0,3
Calculer l’espérance mathématique, la
variance et l’écart-type du projet
VAR(VAN)= VAR(-I)+VAR(CF1)(1+t)2 +…+VAR(CFn)(1+t)-2n
= VAR(-I)+ VAR(CFi) (1+t)-2i
Avec, VAR(-I) =0 (I est constante) et
VAR(CFi) = Σ(CFji- E(CFi))2 x Pji
corrigé
ECF(anneé 1)= 16*0,2+20*0,6+24*0,2=20
ECF1(anneé 1)actualisé= 20*(1,1)-1
ECF2(anneé 2)actualisé= 15 *(1,1)-2
ECF(projet)=ECF1+ECF2= 30 500
EVAN(PROJET)= -25 000+ (20*(1,1)-1+ 15 *(1,1)-2)*1000
=5500
VAR1=(16-20)2*0,2+....
VAR(VAN)=6928
Ecart-type= 83,23
E(CF)= 9723+8231+9765=27719
E(VAN)= 3217
VAR(VAN)= 2 841 334, 424
Ecart-type=1 686
Ecart-type(VAN)/Espérance(VAN)=1 686/ 3217=52,
40%
On accepte le projet lorsque l’espérance mathématique
de la VAN est positive. Entre plusieurs projets, on
retient celui qui possède l’espérance mathématique la
plus élevée. Mais, le critère de l’espérance ne tient pas
compte de la dispersion et donc du risque attaché à la
distribution de probabilités.
C’est pourquoi, le recours au calcul de la variance
permet de mesurer le risque du projet et de le
comparer à la norme fixée en la matière. Si la variance
ou l’écart-type est supérieur à cette norme, le projet
peut être rejeté. Entre plusieurs projets, on est
finalement amené à comparer les différentes
espérances mathématiques en tenant compte du risque
lié à ces projets
Décisions séquentielles
(Variables interdépendants)
La décision n’est pas toujours unique, elle peut
apparaître sous la forme de choix successifs alternant
avec une série de conséquences possibles. Le décideur
est confronté à plusieurs opportunités, chacune pouvant
entraîner des événements différents auxquels il est
possible d’attacher des probabilités de réalisation.
Le décideur peut répondre à chaque événement au
moyen d’une décision appropriée qui, elle-même, aura
un certain nombre de conséquences (événements)
également prévisibles, et pondérables, et ainsi de suite.
La connaissance des probabilités associées à chaque
événement et du résultat engendré par chaque
opportunité (décision) rend possible le calcul de
l’espérance de gain associée à chaque décision. C’est le
principe de l’arbre de décision.
Un arbre de décision permet une représentation visuelle
de la série de choix successifs.
Deux contraintes doivent être respectées :
Contraintes d’exclusivité : les décisions doivent être
exclusives les unes des autres.
Contraintes d’exhaustivité : l’ensemble des décisions
possibles doit être envisagé.
CHOIX D’INVESTISSEMENT EN
AVENIR INCERTAIN
Lorsque l’investisseur ne peut attribuer des probabilités
objectives aux différentes issues possibles pour ses
projets, il n’a comme recours que les critères
subjectifs. En se basant sur son expérience et sur son
intuition, l’investisseur peut attribuer une probabilité
subjective aux différentes situations et à leurs
conséquences. Notamment, le projet peut provoquer
des réactions de la part des entreprises concurrentes.
Sa décision dépendra ensuite de son attitude face au
risque.
Ce cadre de décision prenant en compte
le risque et les réactions des autres
acteurs est précisément celui étudié dans
la théorie des jeux. Plusieurs critères
peuvent alors s’appliquer au choix
d’investissement. Soit le cas d’une
entreprise placée en situation d’oligopole
et assurant 20% de la production du
marché, le reste se partageant entre les
autres concurrents de taille équivalente.
Pour accroître sa part de marché, elle
doit choisir entre trois stratégies
d’investissement :
1. Lancement d’un produit nouveau,
2. Lancement d’une campagne de publicité agressive,
3. Politique de réduction des coûts.
La réaction de la concurrence peut être forte, moyenne ou
faible.
En fonction de ces paramètres, les dirigeants peuvent
établir une matrice des résultats possibles en termes de
VAN par exemple:
REACTION R1 R2 R3
STRATIGIE
S1 -800 700 1500
S2 -200 500 1300
S3 - 100 500 1100
La théorie des jeux propose plusieurs critères d’aide à la décision suivant
l’attitude des dirigeants face au risque.
4.1 Critère du MAXIMIN
C’est un critère de prudence qui tente de minimiser les
pertes éventuelles en prenant le résultat minimum le plus
élevé.
Si S1=-800, S2=-200 et S3=-100,
on choisit la troisième stratégie.
4.2 Critère du MAXIMAX
On sélectionne les gains les plus élevés de chacune des
stratégies. On choisit le résultat maximum le plus élevé.
Si S1=1500, S2=1300 et S3=1100,
on choisit la première stratégie qui est la plus audacieuse
4.3 Critère du MINIMAX
On sélectionne le projet qui procure le plus petit des résultats les
plus élevés
Si S1=1500, S2=1300 et S3=1100,
on choisit la troisième stratégie.
4.4 Critère de Laplace
La meilleure décision est celle pour laquelle la moyenne
arithmétique des résultats prévisionnels est la plus élevée (toutes
les situations étant équiprobables).
Pour S1 : (-800+700+1500)/ 3=466,66
Pour S2 : (-200+500+1300)/3=533, 33
Pour S3 : (-100+500+1100)/3=500
On choisit donc la deuxième stratégie.
CHAPITRE II: MODALITES DU CHOX DE FINANCEMENT
Une fois le choix du projet d’investissement est
effectué, il reste bien souvent pour l’entreprise à
déterminer le meilleur mode de financement
L’un des principaux paramètres de la décision de
financement est le choix des sources de
financement qui permettent de mieux réaliser
les objectifs de l’entreprise, notamment la
maximisation de sa valeur et la minimisation du
coût de son capital.
Pour que le choix soit pertinent, il est
indispensable de connaître, au préalable,
l’ensemble des sources de financement possibles
ainsi que leurs caractéristiques
LES DIFFERENTES SOURCES
DES MODES DE FINANCEMENT
Pour financer ses activités, l’entreprise peut faire
appel à différentes sources de financement. De façon
générale, on distingue trois grandes formes de
financement:
1.1. Le financement par
fonds propres
La capacité d’autofinancement
La CAF représente l’ensemble des générées par
l’entreprise au cours de l’exercice, du fait de ses
opérations courantes.
La CAF est la différence entre les produits encaissables
et les charges décaissables.
CAF = résultat net + dotation de
l’exercice (autres que celles relatives
au actif et passif circulant de
trésorerie) – reprise sur amortissement
et sur provision (autres que celles
relatives au actif et passif et à la
trésorerie) + valeurs nettes
d’amortissement des immobilisations
cédées – produits de cession
d’immobilisation.
Ex: Mr Ahmed a acheter une voiture de tourisme de 100
000 (VO) au 01/01/2019 amortissable linéairement sur 5
ans .
Quelle est sa VNA au 01/01/2021
Anuitée: 100 000/5= 20 000/an
Cumul d’amortissement : 20 000*2=40 000
VNA= VO – cumul d’amortissement= 100 000- 40 000
Mr Ahmed a vendu cette voiture a son ami a 70 000dh
La CAF est un indicateur potentiel de la capacité de
l’entreprise à générer des flux par sa propre activité,
elle ne prend pas en compte les décalages financiers et
les variations de stocks. La CAF est un flux de fonds et
non un flux de trésorerie.
L’autofinancement présente le surplus monétaire
généré par l’entreprise et conservé durablement pour
assurer le financement de ses activités.
Le niveau de cette ressource est fonction de la CAF et
de sa politique de dividendes. L’autofinancement
permet :
Le financement de l’actif économique (Ensemble des
immobilisations + BFR).
Le remboursement de dettes financières.
D’accroître la capacité d’endettement en améliorant le
ratio DLMT/CAF
Calcule de ratio de remboursement de la dette calculé
d'après la CAF, plus la CAF est importante, plus le ratio
est important.
L’autofinancement (n) = CAF (n) – Dividendes distribuées
au cours de l’exercice (n +1) L’autofinancement est une
ressource potentielle, ce n’est pas la trésorerie.
Deux composantes au sein de l’autofinancement :
- L’autofinancement de maintien.
- L’autofinancement de croissance.
1. [Link] cession d’éléments
d’actif
Les cessions d’éléments de l’actif peuvent résulter de trois
volontés différentes.
1. Renouveler le parc des immobilisations. En effet, ce
renouvellement normal s’accompagne généralement de la
vente du matériel placé.
2. La recherche de sources de financement. Dans certains
cas, l’entreprise est contrainte de vendre des actifs qui ne
sont pas nécessaires à son activité pour trouver de
nouveaux capitaux.
3. Le recentrage des activités. L’entreprise cède des
usines, des filiales ou des participations dés lors qu’elle
décide de revenir à son métier dominant. Dans ce cas, les
sommes en jeu peuvent être considérables.
1. 3.L’augmentation de
Capital
L’augmentation de capital peut être réalisée par
plusieurs modalités
Par un apport en numéraire Il revient à émettre de
nouvelles actions contre un apport d’argent à
l’entreprise. Cette augmentation du Capital est
accompagnée d’un droit de souscription préférentielle
qui consiste à accorder aux anciens actionnaires une
priorité pour souscrire de nouvelles émissions d’actions.
Par des apports en nature:
Les apports en nature se traduisent par des apports soit
d’actif immobilisé, soit d’actif circulant.
Par incorporation des réserves:
Qui consiste à prélever dans les réserves pour accroître
le Capital en échange l’actionnaire reçoit des actions
gratuites et le porté de telles augmentations et de
consolidation le Capital social.
Par transformation des dettes en Capital:
Ce procédé fait passer le préteur d’un statut de
créancier à un statut d’actionnaire, elle consolide en
conséquence la structure financière et améliore la
capacité d’endettement de l’entreprise.
L’augmentation de capital n’implique aucune charge
financière ultérieure. En effet, les dividendes ne
constituent pas un droit sauf la partie statutaire
Nous allons nous intéresser surtout à l’augmentation de
capital en numéraire puisque c’est la seule qui procure
à l’entreprise des nouvelles ressources financières.
Ainsi, de manière générale et dans le cas de l’apport
en numéraire, l’augmentation de capital est réalisée
par création d’actions nouvelles (ou de parts sociales)
ayant le même nominal que les anciennes. L’entreprise
doit :
1. déterminer la somme qu’elle désire
obtenir,
2. fixer le prix d’émission d’actions
nouvelles. La fixation de ce prix
d’émission se situe, en principe, entre
deux limites :
* une limite inférieure qui est la valeur
nominale,
* une limite supérieure qui est la valeur de
l’action ancienne avant l’augmentation
du capital.
Le droit de souscription
Les actionnaires anciens ont un droit
préférentiel de souscription. Ainsi, à chaque
action ancienne est attaché un droit de
souscription. Les actionnaires qui ne
souhaitent pas souscrire peuvent céder leurs
droits.
D’autre part, si les actions de l’entreprise
sont cotées, les droits de souscription le
seront aussi. Le droit de souscription assure
l’équité de l’opération à l’égard des
actionnaires qui ne souscrivent pas à
l’augmentation de capital.
Théoriquement, la valeur du droit
de souscription est : d = valeur de
l’action avant l’augmentation du
capital – valeur de l’action après
l’aug. du capital
Exemple: Le capital d’une société est composé de 10
000 actions de nominal de 100 dh. Elle émet 5 000
nouvelles actions au prix de 240dh. Au moment de
l’augmentation de capital, le cours de l’action est 300
dh.
Valeur de l’action avant l’aug. du capital= 300dh
Valeur de l’action après l’aug. du
capital=[(10000x300)+(5000x240)]/15000 = 280dh
D’où le droit de souscription d=300-280 = 20 dh
Les modalités de souscription sont 5000 actions
nouvelles pour 10000 actions anciennes, donc une
action nouvelle pour 2 actions anciennes.
- Pour un actionnaire nouveau qui souscrit une
action, il y a paiement du prix d’émission d’une
action soit 240, et achat de 2 droits de
souscription, soit 2x20. Son action coûte donc
280 dhs.
- Pour un actionnaire ancien qui possède 2 actions
et qui souscrit une action, celui-ci possède 2
actions qui valaient (2x300). Il achète une
nouvelle action coûtant 240 dh. Il possède
maintenant 3 actions pour 840 (600+240) soit 280
par action (840/3).
- Pour un actionnaire ancien qui a 2 actions et qui ne
souscrit pas, il possède, avant, 2 actions qui valent
600(300x2). Il vend ses droits (2x20) soit 40 dh.
La perte de valeur - de ces actions de 300 à 280 est
compensée par la vente des droits (600-40) soit 560
(280x2).
exercice
Le responsable de la société X vous demande de le conseiller sur le
choix de financement d’un investissement de 2000 DH très
rentable pour lequel il est possible :
Soit d’augmenter le Capital.
Soit de conclure un contrat de crédit bail.
Le projet est amortissable linéairement sur 4 ans.
Le coût total de crédit bail est de durée de 4 ans et donne lieu à
des redevances trimestrielles de 160 chacune.
En admettant que l’augmentation du Capital n’entraîne pas de
frais et que :
Le taux d’actualisation est de 10%.
L’impôt sur société est de 30%.
Fondez votre choix sur les décaissements réels entrainés par
chacune des sources de financement envisagées.
[Link] subventions
Il s’agit de subventions accordées par les organismes
publics à certaines activités d’intérêt général. Elles sont
assimilées à des fonds propres du fait qu’elles ne sont
pas remboursables. Elles restent une source de
financement exceptionnelle. L’entreprise doit connaître
les conditions d’octroi de ces subventions et chercher à
en bénéficier.
Les quasi- fonds propres Ce sont des sources de
financement dites hybrides. Elles présentent, à la fois,
les caractéristiques des fonds propres et des dettes. On
en trouve les titres participatifs, les prêts participatifs
et les titres subordonnés.
1.2.1. Les titres participatifs Ce sont des titres de
créances, mais qui ne sont remboursables qu’en cas de
liquidation de la société ou après expiration d’une
durée assez longue. En cas de liquidation, elles ne sont
remboursables qu’après toutes les autres dettes. Leur
caractère résulte du fait que leur rémunération
comporte une partie fixe( comme les dettes) et une
partie variable (comme les fonds propres) indexée sur le
résultat.
[Link] prêts participatifs Ce sont des créances de
dernier rang accordées par les établissements de crédit
aux PME qui souhaitent améliorer leur structure de
financement et augmenter leur capacité
d’endettement. Ils peuvent être assortis d’une clause
de participation aux résultats.
[Link] titres subordonnés Ce sont des obligations
dont le remboursement n’est pas envisagé, ne peut être
effectué qu’après désintéressement de tous les autres
créanciers ( à l’exception des détenteurs des titres et
prêts participatifs).
1.3. Le financement par endettement à long terme
Le financement par endettement est le complément
classique du financement par capitaux propres. On
distingue les emprunts classiques souscrits auprès des
établissements de crédit, les emprunts obligataires
souscrits auprès du public et le crédit bail.
I.3.1.L’emprunt bancaire Dans ce type de
financement, l’entreprise a pour seul interlocuteur la
banque prêteuse, ou le pool bancaire si le financement
est accordé par plusieurs banques réunies. Ces
financements peuvent être utilisés immédiatement et
en totalité, mais ils peuvent être mis
à la disposition de l’entreprise, cette dernière utilisant
les fonds au fur et à mesure de ses besoins. Les
modalités de remboursement de ces emprunts peuvent
être de trois sortes :
- Remboursement par amortissements constants
- Remboursement par annuités constantes
- Remboursements in fine.
Exemple : Soit un emprunt de 1.000 DH remboursable
sur 4 ans, avec un taux d’intérêt de 10%. Présenter le
tableau d’amortissement d’emprunt correspondant à
chacune des modalités Á chaque échéance l’annuité est
la même. Annuité Formule : a = C x i/ 1-(1 + i) -n
I.3.2.L’emprunt obligataire
Il se fait par appel public à l’épargne. Ainsi,
l’entreprise n’est pas financée par un seul prêteur mais
par l’ensemble des investisseurs qui ont acheté les
obligations émises. Toutefois, seules les sociétés de
capitaux peuvent émettre des obligations.
- L’obligation est un titre de créance qui se caractérise
par :
- Une valeur nominale, c’est la pour laquelle est
calculée l’intérêt,
- Un prix d’émission, c’est le prix auquel l’obligataire(
le prêteur) devra payer le titre ;
- Un taux d’intérêt nominal qui est généralement fixe
et qui permet de déterminer le montant des coupons
annuels versés aux obligations ;
- Un prix de remboursement, c’est la somme qui sera
remboursée à l’obligataire.
Avec : Prime d’émission = nominal fixé – prix d’émission
Prime de remboursement = prix de remboursement –
nominal fixé
Exemple : Soit un emprunt obligataire de 5 millions de
dhs sur 10 ans, financé par 5000 obligations de 1000 de
valeur nominale, au taux nominal de 10%. Le prix
d’émission est de 980 dh et la valeur de
remboursement de 1050 dh.
On peut distinguer quatre catégories d’obligations :
- Les obligations ordinaires représentent un simple
droit de créance sur l’entreprise émettrice. Elles
donnent droit à un intérêt payable annuellement et à
un remboursement à une date connu ou non à
l’avance.
- Les obligations convertibles confèrent à leurs
titulaires le droit de demander la conversion de leurs
titres en actions dans les conditions prévues au
moment de l’émission de l’emprunt. La conversion
peut avoir lieu au cours de périodes déterminées ou
à tout moment. Ces obligations présentent un attrait
spéculatif, ce qui explique que le taux d’intérêt soit
inférieur au taux normalement pratiqué.
Les obligations remboursables en actions(ORA)
présentent, pour les obligataires, un risque plus élevé
que les obligations convertibles. C’est pourquoi, leur
taux d’intérêt est plus avantageux. Par contre, en
raison de leur nature, les ORA sont considérées comme
des quasi-fonds propres voire des fonds propres.
Les obligations à bon de souscription d’actions(OBSA)sont
des obligations accompagnées de bons de souscription qui
donnent droit de souscrire à des actions à un prix fixé à
l’avance, au cours d’une période déterminée. En
émettant des OBSA, l’entreprise atteint trois objectifs :
obtenir des fonds à un coût inférieur au coût
normal du marché, en raison de l’attrait
spéculatif des bons ;
programmer une augmentation future de
capital, adaptée à son plan de financement ;
réduire les frais relatifs à ces opérations.
3. ELABORATION DU PLAN DE
FINANCEMENT
3.1 Les emplois stables
Ils sont les besoins à financer prévisionnels. Ce sont
pour l’essentiel les investissements et les autres besoins
qui leur sont plus au moins liés
1° Les dépenses d'investissement:
Elles correspondent au montant approximatif de
toutes les dépenses liées aux investissements prévus et
aux choix retenus. L'évaluation de l'enveloppe globale
doit être prudente pour éviter un dépassement de
budget qui dégraderait la trésorerie courante de
l'entreprise. C'est pourquoi, dans la pratique, il arrive
que le montant des investissements soit majoré.
2° les besoins supplémentaires de financement du cycle
d'exploitation:
Pour produire et vendre davantage,
l'entreprise est amenée à faire croître ses
stocks ainsi que le volume global de crédit
accordé aux clients, même si les délais de
paiement restent inchangés. D'où des besoins
de financement supplémentaires qui ne sont
que partiellement compensés par
l'augmentation du volume du crédit
fournisseurs. On les évalue généralement de
façon normative, soit à partir de la méthode
des experts- comptables soit à partir du ratio
BFR/CA observé par le passé.
3° Remboursement des emprunts
Pour les emprunts contractés avant le début du plan de
financement, il suffit de se référer aux tableaux
d'amortissement annexés aux contrats. Dans ce cas, les
intérêts n'apparaissent pas en emplois puisqu'ils sont
déjà comptés dans le calcul de la CAF. Quant à
l'inscription des emprunts nouveaux, elle peut être
modifiée en cours d'élaboration du plan en fonction des
hypothèses et des choix successifs de financement
étudiés.
4° les dividendes distribuées
Il ne s'agit pas réellement d'un investissement mais
plutôt d'une amputation des ressources de
d'autofinancement de l'entreprise. Il est donc tout à fait
possible d'inscrire en ressources, une CAF nette de
dividendes versés aux actionnaires au lieu de faire
figurer le paiement des dividendes en emplois.
5° Prêts
Une entreprise peut consentir des prêts, c’est un
investissement financier au même que les participations
3.2 Les ressources
Les ressources durables représentent l’ensemble des
ressources susceptibles de financer les besoins stables
prévisionnels.
1°La CAF
La prévision des CAF tient compte de l'outil de
production dont dispose l'entreprise avant l'élaboration
du plan de financement, mais aussi des investissements
inscrits en emplois qui sont supposés dégager des flux
supplémentaires. On retrouve encore l'interdépendance
entre empois et ressources, ou entre investissement et
financement.
2° les subventions
L'année où elle est perçue, la subvention constitue une
ressource pour son montant total. Son imposition est
prise en compte dans la CAF
3° l'augmentation de capital
On ne prend pas en compte l'augmentation de capital
par incorporation des réserves. Le montant de
l'augmentation de capital par apport en nature trouve
sa contrepartie en emplois dans les investissements
proprement dits ou dans l'estimation des besoins de
financement du cycle d'exploitation (stocks par
exemple).
L'augmentation de capital par apport en numéraire est
inscrite pour le prix d'émission. Les frais relatifs à
l'opération sont inscrits en frais préliminaires.
4° les emprunts à long et moyen terme
Les emprunts indivis sont inscrits pour leur valeur
nominale, alors que les emprunts obligataires le sont
pour leur prix d'émission.
5° les cessions d'éléments de l'actif
Certains détiennent des éléments de leur actif qui ne
sont pas ou plus utiles à leur fonctionnement. Dans la
mesure où ils peuvent être vendus dans des conditions
satisfaisantes, ils peuvent constituer une source de
financement potentielle. Ce peut être le cas lors
d’investissements de renouvellement qui rendent
disponibles les actifs remplacés. Toutefois, l’estimation
des valeurs vénales doit être prudente.
3.3 Les relations entre la trésorerie et le plan de
financement Le plan de financement prend en compte
l’ensemble des opérations courantes (CAF), les
opérations d’investissement et les sources de
financement, ainsi que la politique de distribution des
dividendes. Dès lors, on retrouve tous les flux financiers
qui sont susceptibles d’affecter la trésorerie de
l’entreprise
. Ainsi, il existe un lien direct entre le solde général du
plan de financement et le niveau de la trésorerie. On a
donc la relation suivante à la fin de chaque année du
plan de financement : Trésorerie fin de période =
trésorerie début de période + solde du plan de
financement
5. APPLICATION
La société GRACIS est une PME dont l’activité
principale est la vente de machines- outils à
commande numérique, principalement des tours
et des fraiseuses. Elle fait partie d’un groupe
industriel dont la société-mère, qui est le
fournisseur exclusif de la société, se situe en
Allemagne. Elle assure par ailleurs, une activité de
service après-vente de pièces détachées
La société connaît une croissance régulière depuis
quelques années. Son directeur financier souhaite
avoir votre point de vue sur les projets de
développement pour les deux années à venir
1. Préciser en quelques lignes les objectifs du plan de
financement
2. Calculer la capacité d'autofinancement prévisionnelle
pour les exercices 2005 et 2006.
3. Présenter le plan de financement pour les exercices
2005 et 2006. Commenter en quelques lignes l'équilibre
du plan de financement.
Informations relatives aux projets de développement de la
société
* Investissements prévus
Investissements d'expansion:151 000 DH début 2005
79 000 DH début 2006
* Financement
Aucun nouvel emprunt
Remboursements d'emprunts 80 000 DH par an
Subventions d'investissements 60 000 DH début
2005 reprises sur une durée de cinq ans
Aucune cession d'actif n'est prévue.
* B.F.R.E. prévisionnel Évalué à 15 % du CAHT.
BFRE fin 2004: 21 000 DH Évolution attendue du
CAHT : en 2005 480 000 DH
en 2006 540 000 DH * Renseignements
complémentaires
Les dotations annuelles aux amortissements
devraient être : en 2005 80 000 DH en
2006 100 000 DH
Le résultat avant amortissements, éléments
exceptionnels et impôt sur les sociétés devrait être :
en 2005 251 000 DH en 2006 328 000
DH
La trésorerie au 1er janvier 2005 est de : 65 600 DH
Les distributions aux actionnaires devraient être de :
50 000 DH par an Taux de l'impôt sur les sociétés :
30 %