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Théories de la performance financière en assurance

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Dans ce chapitre, nous présentons les théories sur la performance financière via l’analyse de

la rentabilité et l’efficience. Nous présentons également quelques travaux antérieurs ayant trait
à notre sujet.

Section 1 : Considérations théoriques sur les assurances et la performance financière

Dans cette première section, nous passons en revue les aspects théoriques liés à la
performance financière.

1.1.1. Théories sur le secteur des assurances

L’assurance est une activité importante dans l’économie nationale car elle présente des
avantages entre autres la protection financière offerte aux personnes physiques et morales
contre les risques ou danger qu’ils encourent. Le but de cette section est de fournir une
référence historique ayant marqué la naissance et l’évolution de l’assurance, ses différentes
définitions, puis ses bases techniques.

1.1.1.1.Historique des assurances

Tout individu ressent les besoins de s’assurer. On distingue deux grandes catégories d’origine
d’assurances, à savoir, d’une part, les assurances maritimes qui sont nées à la fin du moyen
âge, surtout pour garantir la perte des cargaisons des navires ; d’autre part, les assurances
terrestres et aériennes (Bonnard, J., 2009).
Cependant, l’assurance en tant que « secours mutuelle » ou « recherche de protection »
existait dès la plus haute antiquité, sous forme de caisse de solidarité, ce que l’on a coutume
de faire remonter à son premier exemple connu : le fond de solidarité des tailleurs de pierres
de la basse. Egypte en 1400 avant j.c, cette forme d’assurance connait un important
développement au moyen âge, dans le cadre des communautés d’artisans et de marchands
(corporation, confréries, …) (Henriet, D., 1991).

Ces pratiques de recherche de protection ne constituaient pas les assurances concrètement car
elles n’étaient pas établies sous le critère de précaution et les compensations étaient plus
charitable qu’indemnitaire. De ce fait, ces caisses de solidarité ont laissé place à l’assurance
proprement dite.

Quant aux assurances modernes, en général et terrestres en particulier, elles sont récentes.
L’assurance incendie fut son apparition en Angleterre à la fin du 17ème siècle avec le fameux
incendie de Londres du 2 septembre 1666 qui avait détruit 13 milles maisons en bois avec
toits de chaume et 100 églises dans un quartier de 400 rues (Fauque, M., 1961).

Partant de cela, nous avons assisté à l’apparition du secteur d’assurance pour se prémunir tant
soi peu contre le risque d’incendie et l’assurance vie est apparue durant cette même période en
Angleterre.

Plus tard, avec l’évolution de la responsabilité civile, en raison des accidents dû aux chevaux
et aux machines le 19ème siècle fut témoin de premières assurances de responsabilité
généralement souscrites par les employeurs. Apparurent aussi à cette époque, les premières
assurances de responsabilité automobile (Bonnard, J., 2009).

En RDC, le secteur d’assurance est institutionnalisé à partir de l’acte de Berlin de 1885, qui
établit liberté de commerce et de navigation à travers les bassins fluviaux congolais. Le
marché des assurances en tant qu’entreprise commercial est essentiellement exploité par des
sociétés belges ainsi que certaines sociétés étrangères pendant toute la période coloniale et
même six ans après l’indépendance.

En raison de la stabilité des institutions politiques de cette période, et de la gestion saine des
finances publiques et de l’économie, les assurances fonctionnaient de manière satisfaisante
dans la capitale aussi bien que dans les régions à l’intérieur de la colonie, car elles étaient
parvenues à entretenir réellement un climat de sécurité indispensable tant pour les particuliers
que pour les entreprises, dont la couverture des risques industriels favorisait l’accroissement
des investissements (Levie, G.),.

Préoccupées de réaliser l’indépendance économique du pays, les autorités politiques


édictèrent, à partir de 1966 et 1968, une série des mesures ayant conduit à étatiser l’ex-union
minière du Katanga et les entreprises privées d’assurances (Londa A., 2010). D’où nous
entamons la phase institutionnelle et monopolistique du secteur des assurances en république
démocratique du Congo.

1.1.1.2.Définitions de l’assurance et du contrat d’assurance

L’assurance de manière générale est, une réunion de personnes qui, craignant l’arrivée d’un
événement dommageable pour elles, se cotisent pour permettre à ceux qui seront frappés par
cet événement, de faire face à ses conséquences (Couilbaut, F., 2002).

Du point de vue juridique, le contrat assurance est un contrat par lequel une personne appelée
l’assureur s’engage à payer, moyennant une prime ou autres versements monétaires, à une
autre personne appelée l’assuré (ou à un tiers bénéficiaire de sa prestation) une somme
d’argent, une autre prestation pécuniaire, en cas de survenance du risque convenue au terme
du contrat. Cette définition est restrictive car elle est limitée au simple paru entre deux
personnes et s’efface devant l’aspect technique qui constitue toute une mutualité.

Toute opération d’assurance donne lieu à un contrat qui lie une société ou compagnie
d’assurance dénommée l’assureur, à une personne qui est l’assuré ou souscripteur dans ce
contrat, il précisé que, moyennant le paiement d’une rémunération appelée prime d’assurance
ou, plus brièvement prime, le souscripteur, ou un tiers désigné par lui, recevra des prestations
ou des indemnités en cas de réalisation d’un événement redouté appelé sinistre (accident, vol,
maladie, décès, etc.), à condition que cet événement se produise durant la période de validité
du contrat (Hess, C., 2000).

Du point de vue mathématique du contrat d’assurance, un contrat d’assurance est une


opération par lequel l’assureur organisent un grand nombre d’assurés en mutualité exposé à
l’aboutissement de certains risques et indemniser ceux qui subissent un sinistre grâce à la
masse commune des primes collectés. Toutefois, pour que l’assureur puisse effectivement
indemniser pour tous les risques assurés, il doit exercer et se basé sur les règles
mathématiques (calculs de probabilités, coassurance, réassurance, inversion du cycle de
production, etc.).

Cette définition qui nous paraît acceptable, se traduit simplement comme ceci : les assurances
sont des opérations résultant des contrats, par lesquelles l’assureur s’engage envers l’assuré,
moyennant paiement de la prime ou de la cotisation, à fournir une certaine prestation, en cas
de réalisation d’un événement déterminé ou risque, soit à l’assuré lui-même ou à un
bénéficiaire, convenu ; cela par le fait de la mutualisation des risques, de la capitalisation, par
la méthode des intérêts, de la statistique et du calcul des probabilités (Londa, A., 2010).

1.1.1.3.Les bases techniques de l’assurance

L’assuré : l’assuré est la personne physique sur la tête de laquelle repose le risque. C’est la
personne garantie par le contrat d’assurance.
L’assureur : personne qui s’engage, moyennant le paiement d’une prime ou d’une cotisation,
à payer à l’assuré ou au bénéficiaire désigné un capital ou une rente en cas de survenance d’un
risque déterminé. C’est une entreprise agréée pour effectuer des opérations d’assurances

Le souscripteur : est la personne physique (par exemple le chef de la famille pour le compte
de ses enfants, le transporteur pour le compte de ses clients, le maître de l’ouvrage pour le
compte des entreprises intervenants sur un chantier …) ou morale (la banque pour le compte
de ses emprunteurs, l’entreprise pour le compte de ses salaries, une société pour le compte de
ses filiales …) qui contracte avec l’assureur en lui payant la prime.

Le bénéficiaire : est une personne physique ou morale qui recevra les prestations promises par
l’assureur en cas de la réalisation du risque prévu au contrat d’assurance.

Le tiers : toute personne étrangère au contrat mais peut revendiquer le bénéfice (comme les
bénéficiaires d’une assurance décès, les victimes en assurance de responsabilité …).

Commission : c’est la rémunération attendue à un intermédiaire d’assurance.

Indemnité d’assurance : c’est la somme versée par l’assureur conformément aux dispositions
du contrat en réparation des préjudices subit par l’assuré.

Capital assuré : c’est la valeur déclarée au contrat et constituant la limite de l’engagement de


l’assureur.

Echéance du contrat : c’est la date à laquelle est exigible le payement de la prime.

1.1.1.4.La coassurance et la réassurance


La coassurance consiste en un partage proportionnel d’un même risque entre plusieurs
acteurs. Chacun accepte un certain pourcentage du risque, reçoit en échange ce même
pourcentage de la prime, et en cas de sinistre, sera tenu au paiement de la même proportion
des prestations dues. La gestion et l’exécution du contrat d’assurance sont confiées à l’un des
assureurs appelé apériteur et dûment mandaté par les autres assureurs participants à la
couverture du risque . La coassurance est en effet le premier moyen de répartir le risque entre
plusieurs assureurs qui garantissent le même risque ; ils supportent chacun une fraction
convenue, mais pas solidairement.

La réassurance quant à elle est une opération par laquelle une société d’assurance (la cédante)
s’assure elle-même auprès d’une autre société (le réassureur ou le cessionnaire) pour tout ou
une partie des risques qu’elle a pris en charge. Il s’agit bien dans ce cas de « l’assurance de
l’assurance » ou « une assurance au second degré ». En matière de réassurance, l’assureur
reste le seul responsable vis-à-vis de l’assuré .

Dans cette relation, l’assureur qui sollicite la réassurance, s’appelle cédant tandis que celui qui
accepte d’assurer les cessions s’appelle réassureur. Les cessions qu’il accepte peut porter sur
un risque particulier ou sur ceux définis par le contrat. Entant qu’activité internationale, les
conventions de réassurance sont gouvernées par les règles juridiques du droit international et
des usages internationaux en vue de trancher les difficultés qui peuvent naître des rapports
entre l’assureur direct et le réassureur.

1.1.1.5.Composante d’une opération d’assurance

Sont considéré comme les éléments du contrat d’assurance : le risque d’assurance, la prime
d’assurance et la prestation de l’assureur.
Le risque d’assurance : des trois éléments précités, il est l’élément le plus fondamental et
détermine les deux autres car c’est à partir du risque qu’on calcul la prime et aussi la
prestation. C’est l’évènement dommageable dont la survenance est aléatoire et licite. Il y’a
risque dès lors que l’individu n’est pas en mesure de prévoir avec certitude l’état future de son
patrimoine.

La prime d’assurance : c’est tout simplement le prix de l’assurance en d’autres termes c’est la
somme payée à une compagnie d’assurance pour la garantie de risque. La prime se divise en
trois parties : la prime pure ou technique qui est le coût probable du risque garanti, la prime
commerciale ou nette qui est la somme qu’il faut ajouter à la prime pure d’une assurance afin
de couvrir un certain nombre des frais dans la gestion complexe d’une compagnie d’assurance
et la prime totale qui la prime nette plus les taxes perçues par l’Etat.

La prestation de l’assureur : l’engagement pris par l’assureur en cas de réalisation du risque


consiste à verser une prestation. Il s’agit, d’une manier général, d’argent destinée soit au
souscripteur et assuré par exemple en assurances incendie, soit à un tiers par exemple en
assurances de responsabilité, soit au bénéficiaire par exemple en cas de décès.

1.1.1.6.Types d’assurances

On distingue deux grandes catégories des activités d’assurance qui sont les assurances des
dommages et les assurances des personnes.
Les assurances de dommages : ce sont des assurances non-vie subdivisées en deux catégories.

Les assurances des biens : cette assurance est basée sur les principes indemnitaires selon
lequel l’assurance ne doit pas être une source d’enrichissement en d’autres termes l’assurance
doit remettre le bien de l’assuré dans sa situation avant sinistre. Elle donne à l’assuré en cas
de sinistre survenance du risque prévu dans le contrat le droit à une indemnité qui ne peut
dépasser le montant de la valeur de remplacement du bien assuré au moment du sinistre .

Les assurances de responsabilité : ces assurances sont celles qui prennent en charge à la place
de l’autre les dommages que ce dernier a pu causer à une autre personne. Il s’agit donc
d’assurances qui ont pour but de garantir l’assuré contre les conséquences pécuniaires qui
peuvent découler par son intermédiaire. Il convient de souligner que, dans les assurances des
dommages, l’assuré ne peut obtenir l’exécution d’une prestation promise par l’assureur que
s’il prouve le dommage subi. Comme nous l’avons dit, ce principe indemnitaire, dans le cas
d’espèce signifie également que l’assuré ne peut recevoir une indemnité supérieure au
montant du dommage subi par son patrimoine (Lambert, F.,).

Les assurances des personnes : l’assurance de personne est une convention de prévoyance
entre l’assuré, et l’assureur, et par laquelle l’assureur s’oblige à verser au souscripteur ou
bénéficiaire désigné une somme déterminée sous forme de capital ou une rente en cas de
réalisation de l’événement prévu au contrat .

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