0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
43 vues89 pages

Comprendre les troubles de l'anxiété

Transféré par

Nawfal Faouzi
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
43 vues89 pages

Comprendre les troubles de l'anxiété

Transféré par

Nawfal Faouzi
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

TROUBLES DE L’ANXIETE

L’anxiété fait partie des


émotions
▪ Il y a 6 familles d’
émotions universelles
colère
dégoût
peur
joie
tristesse
surprise
Peur

▪ État anxieux
accompagnant la prise
de conscience d’un
danger ou d’une
menace objectifs,
réels, perçus par
chacun.
Anxiété

▪ État mental de trouble


et d’agitation,
sentiment d’insécurité
indéfinissable, peur
sans objet.
Angoisse

▪ Englobe l’anxiété et ses


signes somatiques
d’oppression et de
constriction.
▪ Phénomène d’intensité
croissante : inquiétude
> anxiété > angoisse.
Phobie

▪ Peur irrationnelle
spécifique, déclenchée
par un objet ou une
situation n’ayant pas en
eux-mêmes de caractère
dangereux.
▪ La peur disparaît en
dehors de l’objet ou de la
situation phobogène.
▪ Le danger, la menace
sont imaginaires, liées à
la personnalité et
l’histoire de la personne.
Mots…

transe
terreur
inquiétude

alarme
frayeur appréhension

souci
crainte désarroi
affolement
Circuit de la peur/l’anxiété

▪ Le système limbique constitue le substrat cérébral


dédié au traitement des réponses émotionnelles
incluant l’anxiété. Les symptômes des troubles
anxieux et de l’humeur sont associés à des
perturbations au niveau du circuit neuronal
cortico-sous-cortical, appelé aussi « circuit de la
peur et de l’anxiété », qui comprend :
▪ • le cortex préfrontal ventromédian relié au cortex
cingulaire (cortex limbique) ;
▪ • les structures sous-corticales, principalement
l’hippocampe, l’amygdale, l’hypothalamus et la
partie antérieure du thalamus.
Circuit de la peur/l’anxiété

▪ Les structures sous-corticales sont interconnectées,


mais aussi en connexions réciproques avec le
cortex préfrontal, qui exerce un effet inhibiteur et
de contrôle cognitif sur le système limbique, qui
peut aussi être activé, parfois même hyperactivé, en
réponse à des stimuli anxiogènes.
▪ Au cours des dernières décennies, on a réussi à
préciser le rôle particulièrement important de
l’amygdale dans le traitement des informations
pertinentes pour la survie de l’individu et l’initiation
des comportements défensifs associés à la peur ou
à l’agressivité
Circuit de la peur/l’anxiété
Anxiété normale

▪ Emotion ressentie par tous

▪ Réponse adaptée à une situation perçue comme


menaçante

▪ Fonction d’adaptation.
Anxiété pathologique

▪ Réponse inappropriée à un stimulus


donné
intensité
durée
souffrance
dysfonctionnement qu’elle entraîne.
Anxiété pathologique

▪ • l’intensité et la durée de l’anxiété pathologique


sont beaucoup plus importantes qu’attendu compte
tenu des circonstances déclenchantes et du
contexte familial, social ou culturel ;
▪ • l’anxiété pathologique entraîne une incapacité ou
devient invalidante pour le fonctionnement
psychosocial ou professionnel ;
▪ • le fonctionnement est perturbé par l’évitement de
certaines situations ou d’objets particuliers dans le
but de réduire l’anxiété pathologique ;
Anxiété pathologique

▪ l’anxiété pathologique génère des symptômes


physiques significatifs sur le plan clinique, bien que
des symptômes physiques inexpliqués puissent
aussi être courants parmi des personnes non
atteintes de troubles anxieux.
L’anxiété: des symptômes

psychiques
somatiques

•céphalées, vertiges, sueurs,


tremblements
•sensation de tête vide •HTA, boule dans la gorge, douleur
•dépersonnalisation précordiales
•déréalisation •douleurs abdominales
•polyurie, pollakiurie…
•…
L'anxiété: un carrefour

Fonctionnement
normal

anxiété

Symptôme d’une Symptôme


autre maladie central d’un
psychique trouble anxieux
Un continuum…

anxiété

- 🠓

pathologique normal pathologique


Dessin extrait de l’ouvrage « Petites angoisses et grosses phobies »
De Christophe André et Muzo, éditions du Seuil.
Les troubles anxieux…ou
trop de peur- Statistiques
▪ En Europe, trouble
psychiatrique le plus
fréquent: chaque année 14
% des Européens
développent un trouble
anxieux
Les troubles anxieux…ou
trop de peur- Qui?
▪ 16-29% prévalence-vie
Bandelow, 2008; 2012Schaffer et al, 2012

▪ Âge < 25 ans le plus souvent


▪ Pic de prévalence concerne des personnes jeunes
▪ Le plus souvent, personnes
de niveau social défavorisé
non mariées, sans enfants
Katz et al, 2013

de sexe féminin
Les troubles anxieux…ou
trop de peur- Qui?
▪ L’âgé n’est pas épargné
▪ Souvent accompagné par:
un état dépressif
une maladie physique
une perte des capacités
cognitives
Classification

▪ attaque de panique,
▪ trouble panique,
▪ trouble anxieux généralisé,
▪ troubles phobiques,
▪ trouble obsessionnel compulsif
▪ état de stress post-traumatique.
Attaque de panique

▪ Survenue brutale d’une peur intense,


▪ d’un sentiment de mort ou
▪ de catastrophe imminente,
▪ de perte de contrôle de soi.
▪ Cette peur intense apparaît dans des
circonstances sans risque vital pour
la personne.
Attaque de panique

▪ Le mot « panique » est


dérivé du nom de Pan, dieu
grec des forêts et des
bergers.
▪ Selon la légende, quand il
était mécontent, il poussait
soudainement des cris
terrifiants et c’est ainsi qu’il
aurait semé la panique
parmi les Perses lors de la
bataille de Marathon que
les Grecs, grâce à son
intervention, ont gagnée.
Attaque de panique

▪ début brutal « sans cause


apparente »
▪ période bien délimitée
▪ appréhension intense ou
terreur
▪ symptômes somatiques
et cognitifs
▪ Conséquences: évitement
ou besoin d’être
accompagné
Attaque de panique
Symptômes physiques et
comportementaux associés:
▪ • Palpitations, battements de cœur ou accélération
du rythme cardiaque, transpiration, tremblements
ou secousses musculaires.
▪ Sensations de «souffle coupé» ou impression d’
étouffement, sensation d’étranglement, douleur ou
gêne thoracique, nausée ou gêne abdominale.
▪ Sensation de vertige, d’instabilité, de tête vide ou
impression d’évanouissement
Attaque de panique
Symptômes physiques et
comportementaux
associés
▪ Déréalisation (sentiments d’irréalité) ou
dépersonnalisation (sentiment d’être détaché de
soi).
▪ Peur de perdre le contrôle de soi ou de devenir fou,
peur de mourir.
▪ • Sensations d’engourdissement ou de picotements,
frissons ou bouffées de chaleur.
Attaque de panique

▪ Une attaque de panique dure environ 30


minutes et évolue en fonction de la cause et
du contexte.
▪ Ces crises peuvent être spontanées,
réactionnelles à un traumatisme ou une prise
de toxiques, accompagner une maladie
organique en particulier aiguë, ou survenir
dans un état psychopathologique particulier
(dépression, psychose, démence).
Trouble panique

▪ Répétition d’attaques de panique, de survenue


spontanée et inattendue qui s’accompagne de la
peur d’avoir peur.
▪ Le trouble panique survient entre 20 et 30 ans,
plus souvent chez la femme.
▪ Son évolution est chronique avec des phases de
rémission et des phases d’aggravation.
▪ Il peut se compliquer de phobies (agoraphobie),
de dépression, d’abus de psychotropes et
d’alcool.
▪ Le retentissement sur la vie sociale et
professionnelle peut être important.
Phobies

▪ Craintes angoissantes
spécifiques déclenchées
par un objet ou une
situation n'ayant pas en
eux-mêmes un caractère
dangereux
▪ conduites d'évitement
▪ au-delà du contrôle
volontaire
Phobies

▪ Peur irraisonnée, intense et spécifique à un objet


ou une situation.
▪ Les phobies sont très fréquentes dans la vie
psychique normale.
▪ Elles deviennent pathologiques par leur intensité
et leur retentissement sur la vie de la personne.
▪ Les phobies s’accompagnent de conduites d’
évitement de l’objet ou de la situation, et/ou de
conduites qui rassurent (conduites
contraphobiques).
▪ La personne a conscience du caractère absurde
de sa peur et en souffre.
Phobies spécifiques

▪ Peur irraisonnée et
intense d’animaux
(souris, araignée),
d’objets (couteaux,
ciseaux, plume, sang),
des hauteurs (vide), des
transports (avion, train,
auto), des lieux clos
(claustrophobie), peur
de l’eau, du noir etc…
Que de mots…
Anuptaphobie peur du célibat

Apeirophobie Peur de l’infini

Aphenphosmophobie Peur d’être touché

Apotathodiaphulatophobie Peur de la constipation

Hypegiaphobie Peur des responsabilité

Ithyphallophobie Peur des pénis en érection

Stasophobie Peur de rester debout

Taphophobie Peur d’être enterré vivant


Agoraphobie

▪ peur irraisonnée et intense des espaces


découverts et de la foule, ou de toute
situation dont on ne peut s’échapper
facilement (être seul loin de son domicile,
être sur un pont…).
▪ ces situations sont vécues avec une grande
souffrance ou sont évitées.
▪ le retentissement sur la vie quotidienne peut
être important.
Phobies sociales

▪ Peur irraisonnée et
intense des situations
où l’on est exposé au
regard d’autrui.
▪ Par exemple : peur de
rougir, peur de
trembler, de parler, de
paraître, de manger ou
de vomir en public,
peur des examens,
etc…
Prévalence-vie Troubles
phobiques

Diagnostic Taux de F:H Age de survenue


prévalence
Le plus < 25 ans
Trouble panique 1,5-3,5% 2:1

Agoraphobie 2-3% 3:1 Le plus < 25 ans

Phobie spécifique 10-11% 2:1 Le plus < 25 ans

50% < 11 ans


Phobie sociale 2-4% 1:1 80% < de 20 ans
Trouble de l’anxiété
généralisée
▪ Facteurs génétiques communs avec
la dépression
▪ Peur disproportionnée et inquiétude
permanente
▪ symptômes somatiques et cognitifs
▪ Non traité
Évolution chronique
60% des patients développent
une dépression au cours de leur
vie
Critères diagnostiques

Le sujet ayant un TAG présente pendant une


durée de 6 mois au moins,
une anxiété sévère/des soucis excessifs,
incontrôlables, chroniques avec
impression permanente de nervosité,
tension et
des symptômes physiques
à l’origine d’une détresse importante
Critères diagnostiques

▪ En plus de l’anxiété/soucis chroniques, 3


symptômes au moins sur les 6 des groupes
tension motrice et hypervigilance sont requis
pour le diagnostic:
1-tension motrice: fatigue, tension musculaire,
agitation ou surexcitation
2-hypervigilance: difficultés de concentration,
troubles du sommeil, irritabilité
Critères diagnostiques

3-troubles associés: mains froides humides,


bouche sèche, sueurs, nausées ou diarrhée,
pollakiurie, difficultés à avaler ou sensation de
boule dans la gorge, tremblements,
contractions, douleurs, endolorissement
musculaire, syndrome du colon irritable,
céphalées
Pour récapituler

▪ Les éléments qui doivent faire évoquer la


possibilité d’un TAG sont:
-La persistance des symptômes sur une durée
longue
-Leur résistance aux traitements habituels
-Négativité des examens étiologiques
différentiels
Diagnostic différentiel

⚫ Anxiété normale: qui n’est pas perçue comme une


souffrance par le sujet qui a le sentiment de
garder le contrôle des soucis, transitoire, à thème
unique et sans retentissement sur le
fonctionnement socio-professionnel
⚫ Anxiété due à la prise de café ou de médicaments
anxiogènes, à l’abus de substances psychoactives
dont l’alcool ou à leur sevrage
⚫ Anxiété secondaire à une maladie organique grave
(cancer), à un évènement stressant ou à un
trouble de l’adaptation
Diagnostic différentiel

⚫ Anxiété liée à une affection médicale générale:


hyperthyroidie, phéochromocytome,
hypoglycémie, hyperparathyroidie
⚫ Anxiété liée à un autre trouble anxieux: trouble
panique, phobies, TOC, stress aigu
⚫ Anxiété liée à une dépression ou à un trouble
psychotique, aux troubles somatoformes, à
l’hypochondrie, à un trouble de la
personnalité
Evolution

⚫ Il s’agit d’un trouble chronique


⚫ Apparition au début de l’âge adulte: 18-35 ans
puis augmentation importante de l’incidence avec
l’âge
⚫ Le TAG apparait comme le trouble anxieux le plus
fréquent chez le sujet âgé
⚫ Evolution sur de nombreuses années, fluctuante,
à rechutes, aggravation en périodes de stress
⚫ Périodes de rémission possibles sur plusieurs mois
ou plusieurs années
Evolution

▪ Le TAG se complique très souvent d’autres


troubles psychiatriques: dépression+++,
agoraphobie, attaques de panique
▪ Association fréquente avec une
surconsommation de médicaments (chez
30%), de benzodiazépines++, d’alcool
▪ Complications somatiques fréquentes
Cas clinique 1
▪ Yvonne, âgée de 45 ans, vous consulte pour des tensions
musculaires au cou et aux épaules, des difficultés de sommeil et
une fatigue importante.
▪ Elle se trouve significativement affectée dans son
fonctionnement quotidien.
▪ Lors de votre entretien, vous vous rendez compte qu’elle
s’inquiète à propos de plusieurs choses. Par exemple, elle
s’inquiète d’avoir un cancer, malgré une bonne santé, de ne pas
être à la hauteur au travail, d’arriver en retard à ses rendez-vous,
et que ses enfants développent la méningite ou se fassent
enlever.
▪ Elle juge ses inquiétudes exagérées, se dit qu’elle ne devrait pas
s’en faire autant, mais ajoute qu’elle ne peut rien y faire. Elle vous
dit que ses difficultés remontent à au moins 20 ans et estime
qu’elle aurait dû consulter il y a longtemps pour ce problème.
Cas clinique 2
▪ Anne se plaint principalement de symptômes somatiques.
De façon plus précise, elle se préoccupe du fait que ses
symptômes interfèrent avec son travail scolaire. Ainsi, à
cause de ses difficultés de concentration, par exemple, elle
a de la difficulté à comprendre les lectures requises pour
ses cours. Ses problèmes de sommeil lui cause de la
fatigue, ce qui interfère aussi avec sont travail académique.
De plus, les tensions constantes dans ses muscles rendent
sa présence en classe désagréable. En consultant un
spécialiste, Anne espérait se débarrasser de ses
symptômes et ainsi retrouver son succès académique et
son sentiment de bien-être. Anne n’a pas jugé nécessaire
de faire part de ses inquiétudes à son thérapeute, car elle
ne croyait pas qu’elles contribuaient à ses difficultés,
encore moins qu’elles représentaient l’élément central de
son problème.
Cas clinique 2

▪ Lorsque le thérapeute demande à Anne si elle


avait été particulièrement inquiète au cours des
derniers mois, cette dernière fondit en larmes.
Anne explique alors que durant la dernière année,
elle s’inquiétait « toujours » pour ses parents.
Depuis que la mère de sa meilleure amie est
décédée d'un cancer du sein l’année précédente,
elle s’est mise à s’inquiéter du fait que sa mère,
pourtant en parfaite santé, pourrait développer
un tel cancer. Il fallut peu de temps pour qu’elle
commence à s’inquiéter de la santé de son père
également, s’imaginant qu’il pourrait développer
une forme de cancer lui aussi
Cas clinique 2

▪ Ces inquiétudes relatives à la santé de ses parents se


sont progressivement aggravées durant la dernière
année, si bien qu’Anne passe maintenant en moyenne
cinq heures par jour à s’inquiéter du fait que ses
parents pourraient développer un cancer. Lorsque le
thérapeute lui demande si elle s’inquiète pour
d’autres sujets, elle répond qu’elle a commencé à
s’inquiéter « à propos de tout ». À titre d’exemple, elle
peut s’inquiéter de ses travaux scolaires, sa relation
avec son copain et d’une foule de petites choses,
telles que d’arriver en retard à ses cours ou avoir assez
de temps pour tout faire durant la semaine.
Les obsessions

▪ des représentations mentales s’imposant au


sujet de façon répétitive.
▪ générées par son fonctionnement mental,
mais ne sont pas en accord avec ses
convictions et sont à l’origine d’angoisse
contre laquelle le sujet lutte par des actes
(rituels) ou des pensées compulsives
Les obsessions

▪ Obsessions idéatives : pensées désagréables


envahissant le champ conscient du sujet
(idées grossières, sacrilèges)
▪ Obsessions phobiques : peur obsédante de la
maladie ou de la saleté, crainte de la
contamination, en dehors de la présence d’un
risque réel et en dehors de la présence de
situations déclenchantes
Les obsessions

▪ Phobie d’impulsions ou obsessions


d’impulsions : peur obsédante de réaliser un
acte incongru ou irrévérencieux
Les compulsions

▪ des pensées ou des actions que le sujet


s’impose dans le but de diminuer l’angoisse
provoquée par les pensées obsédantes.
▪ elles peuvent avoir un caractère absurde.
▪ on appelle rituels l’ensemble des
comportements répétitifs ou de façon plus
restrictive ceux qui n’ont pas de rapport
logique avec les obsessions (rituels
d’habillage ou de rangement par exemple)
Compulsions

▪ Comportements
répétitifs ou actes
mentaux que le sujet
doit accomplir en
réponse à une obsession
▪ destinés à
diminuer ou
neutraliser l’anxiété
empêcher un
événement ou une
situation redoutée
compulsions: 3 thèmes

vérification conjuration
lavage
Caractéristiques

▪ Le sujet souffre de leur aspect


contraignant,
▪ Leur réalisation peut nécessiter une durée
très importante (plusieurs heures) au
détriment des autres activités du patient,
▪ Il a conscience qu’elles sont pathologiques
Caractéristiques

▪ il ne peut s’empêcher de réaliser les


compulsions sous peine de ressentir une
angoisse importante et ne peut chasser les
pensées obsédantes de son esprit
▪ thèmes : religieux (sacrilège, blasphème,
péché, expiation), santé (contamination,
hygiène), dangers physiques (couteaux,
feu), ordre (rangement, collection), etc.
Critères diagnostiques

▪ A. Présence d’obsessions ou compulsions,


ou les deux

▪ B. Les obsessions et/ou compulsions


entraînent une détresse marquée, une
perte de temps considérable (plus de 1
heure/jour), ou interfèrent avec le
fonctionnement
Troubles
obsessionnels-compulsifs
Spécifiez si:
■ avec bonne ou assez bonne autocritique: la personne
reconnaît que ses croyances liées au TOC sont
certainement ou probablement fausses

■ Avec mauvaise autocritique: la personne pense que ses


croyances liées au TOC sont probablement vraies

■ Autocritique absente ou croyances délirantes: la


personne est convaincue que ses croyances liées au TOC
sont certainement vraies
Cas clinique 11

▪ Antoine, 25 ans, présente depuis son adolescence des


comportements de rangement et un besoin excessif de
symétrie. Il a besoin, chez lui et au travail, que tout soit
en ordre et que les objets soient « dans le même état
que le jour où je les ai achetés ». Il ressent le besoin
d’ajuster le four et le grille pain pour qu’ils soient
parallèles au mur. Dans la salle de bain, les robinets
mitigeurs sont à 90°, sans taches de calcaire (il va
souvent passer du produit avant que la femme de
ménage ne passe travailler). Quand il part au travail le
matin, il vérifie d’un long coup d’œil différents objets du
salon, que tout soit à sa place. Il fait un second tour le
soir avant de se coucher. Il vérifie comment sont
disposés les vêtements dans les armoires (tous doivent
être bien pliés et symétriques, avec un décalage égal),
les manteaux bien perpendiculaires dans la penderie,
chaque couvert bien à sa place dans le lave vaisselle ou
le tiroir.
Cas clinique 1

▪ Il vérifie les traces d’eau sur les robinets, les tables


et les lavabos, que le canapé soit bien tendu
(malheur à celui qui s’assoie et dessus !). Il peut
passer jusqu’à 35 minutes à faire son lit, car les
draps doivent être symétriques, parfaitement mis
entre le matelas et les lattes, et bien tirés (pas de
plis). Le salon doit être toujours parfaitement
disposé, rien ne droit traîner. Sa femme et sa fille ne
doivent pas perturber cette disposition qui leur est
imposé et qu’elles ne doivent perturber sous peine
de crises de colère. Il met toujours les mêmes
vêtements et les mêmes chaussures, afin de
préserver la perfection d’autres habits plus chers et
plus récents.
Cas clinique 1

▪ Il vérifie le niveau de sucre dans la boite en verre,


de même pour le café et les céréales, si tout le
monde a bien tiré la chasse, si les serviettes de bain
et les torchons sont bien disposés. Il essuie souvent
avec un chiffon les traces de doigts sur la vitre des
tables basses, regarde le travail effectué après que
la femme de ménage ait terminé en tournant
pendant 40 minutes dans la maison et en remettant
chaque meuble à sa place au millimètre près.
Cas clinique 2

▪ Cédric, 21 ans, est constamment envahi par des


superstitions et des croyances obsédantes. Il a peur que
de mauvaises pensées puissent se concrétiser et tuer
les gens, tout en sachant pertinemment que cela est
strictement impossible.
▪ A chaque fois qu’il a une mauvaise pensée, il essaye de
la chasser en trouvant une pensée plus positive et en
répétant le même geste qu’il était en train de faire.
Parfois, il doit répéter ce rituel plusieurs fois de suite
quand le doute s’impose. Quand ce rituel de répétition
et d’annulation s’est ancré, les pensées négatives sont
devenues de plus en plus fréquentes, horribles et
intrusives. Il a donc des phrases qui lui arrivent
automatiquement, malgré lui « Ta sœur ira en enfer », «
Maman est une pute, elle va crever ». Il lui arrive de
passer plus de 8 heures par jour pour réaliser ses
annulations.
Cas clinique 2

▪ Il a aussi peur de perdre « sa personnalité » en


laissant des choses (papiers, cheveux, poussières,
aura, ondes) dans une pièce ou chez quelqu’un,
comme si cela allait le déposséder de ce qu’il est,
d’une partie de lui ou de son âme.
▪ Il a peur qu’une catastrophe ait lieu parce qu’il a
pêché par omission (comme ne pas avoir fait
quelque chose contre le destin). Il ne supporte pas
de toucher 3 fois la même chose ou faire 3 fois le
même acte au sein d’une même journée car ce
chiffre est maudit et peut entraîner la mort de ses
proches.
Cas clinique 3

Marie, 32 ans est infirmière à l’hôpital. Bien


qu ’elle n’ait pas la responsabilité complète des
malades, elle a toujours peur de se tromper dans
la délivrance des médicaments. Elle vérifie ainsi
deux à trois fois les médicaments qu’elle donne à
chaque malade: dans l’office, elle vérifie chaque
comprimé lorsqu’elle le sort de la boite car elle se
demande de façon obsédante: »est-ce le bon
cachet? N’y a-t-il pas une erreur d’étiquetage des
médicaments? ».
Cas clinique 3

▪ Elle a appris à reconnaître tous les


médicaments par la couleur et la taille des
comprimés. Dans la chambre, au moment
de donner le comprimé au malade, elle
vérifie que ce médicament est bien celui
qui a été prescrit par le médecin. « N’y
a-t-il pas eu une erreur de transcription »,
« est-ce que ce patient est bien le bon
patient? Est-ce que je ne donne pas à ce
patient le ttt d’un autre malade ».
Diagnostic différentiel

▪ Tendance scrupuleuse ou méticuleuse sans caractère


de contrainte,
▪ Idée fixe : pas de lutte,
▪ Phobies : l’angoisse est provoqué par une situation
(danger extérieur) et non par une idée (intérieur),
▪ Impulsions : décharge motrice immédiate, sans
mentalisation préalable,
▪ Obsessions atypiques des psychotiques : idées
anormales dont le sujet n’a pas conscience qu’elles
viennent de lui ou contre lesquelles il ne lutte pas.
Associées à une froideur affective de nature
psychotique et aux autres symptômes
schizophréniques.
DD TAG et TOC
TAG TOC
inquiétudes obsessions
Contenu change Contenu stable
Ego-syntone Ego-dystone
Pensée prévient l’évènement de La pensée provoquera l’
se produire évènement
Plutôt pensée. verbal Plutôt images

Durée élevée Durée courte


Déclencheurs variables Déclencheurs identifiables
Anxiété modérée Anxiété élevée
Interférence modérée Interférence élevée
Evolution

▪ L’évolution est sévère, il n’y a pas de guérison spontanée.


▪ Elle évolue de façon intermittente, émaillée de crises et
d’effondrements dépressifs.
▪ La vie professionnelle, sociale et affective est souvent
entravée. Le but parfois atteint est une ritualisation de toute
la vie.
▪ On retrouve 1/3 de formes mineures, 1/3 de formes graves
très invalidantes, 1/3 de formes moyennes (poussées suivies
de rémissions avec souvent extension progressive vers des
obsessions/compulsions).
État de stress
post-traumatique
▪ A. Avoir vécu un événement traumatique
▪ B. Symptômes intrusifs (1 sx et +)
▪ C. Évitement marqué (1 sx et +)
▪ D. Altération des pensées et émotions ( 2 sx et +)
▪ E. Altération de la réactivité (2 sx et +)

▪ F. DURÉE DE PLUS DE UN MOIS


▪ G. DÉTRESSE IMPORTANTE

▪ Spécifier si:
Avec symptômes dissociatifs (dépersonnalisation et/ou
déréalisation)
Avec survenue différée (sx 6 mois après le trauma)
* distinction chronique aigu retirée
État de stress
post-traumatique
A. Avoir vécu un événement traumatique:
■ Exposition directe (sentiments détresse, etc. retirés)

■ Témoin direct

■ Apprendre qu’un proche a été exposé

■ Être exposé de façon répétée et extrême à du


matériel traumatique dans le cadre de son travail
État de stress
post-traumatique
▪ B. Symptômes intrusifs (1 sx et +)

Souvenirs répétitifs, involontaires, intrusifs et perturbants


de l’événement
Rêves répétitifs et perturbants
Réactions dissociatives
Sentiment intense ou prolongé de détresse psychologique
lors de l’exposition à des stimuli
Réactivité physiologique marquée lors de l’exposition à
des stimuli internes ou externes
*impression de «comme si» retirée
État de stress
post-traumatique
C. Évitement marqué (1 sx et +)

■ Évitement ou efforts pour éviter les stimuli internes


(souvenirs, pensées, sentiments)

■ Évitement ou efforts pour éviter les stimuli externes


(personnes, endroits, objets, situations)
État de stress
post-traumatique
D. Altération des pensées et émotions ( 2 sx et +)

■ Incapacité de se rappeler d’un aspect important

■ Réduction nette d’intérêt pour des activités


significatives ou réduction de la participation

■ Sentiment de détachement ou d’être étranger

■ Restriction des affects (incapacité à ressentir des


émotions positives)
État de stress
post-traumatique
▪ D. Altération des pensées et émotions (suite) ( 2 sx
et +)

■ État émotionnel négatif persistant

■ Croyances ou attentes négatives, persistantes et


exagérées envers soi-même, les autres ou le monde

■ Croyances déformées et persistantes qui pousse la


victime à se blâmer ou à blâmer les autres
État de stress
post-traumatique
E. Altération de la réactivité (2 sx et +)

■ Comportements irritables ou accès de colère


manifestés par des agressions verbales ou physiques
envers les autres ou les objets
■ Comportements autodestructeurs ou imprudents
■ Hypervigilance
■ Réaction sursaut exagéré
■ Difficultés concentration
■ Difficultés de sommeil
État de stress aigu

Exposé à événement traumatique (voir critère A


ÉSPT)
Au moins 9 sx dans les 5 catégories de symptômes
suivantes:
■ Symptômes intrusifs
■ Humeur négative
■ Dissociation
■ Évitement marqué
■ Altération de la réactivité
Minimum 3 jours, max 4 semaines
TSPT: Intervention

▪ Les difficultés les plus fréquentes

Incompréhension, honte vs sx
Difficultés avec les émotions
Présence de dépression
Submergé par les reviviscences
Cauchemars qui perturbent le sommeil
Gains secondaires
Intervention

▪ Incompréhension, honte vs sx

Psychoéducation +++

■ La structure de peur
Généralisation des stimuli présents lors du trauma qui
deviennent associés au sentiment de peur. Expliquent les
reviviscences et l’évitement

■ Le rôle des cognitions


Attributions internes ou externes
Anxiété, angoisse…autres
causes

toxiques organiques psychiatriques


Causes toxiques

▪ Intoxication aigue

▪ Sevrage
▪ Effets paradoxaux de médicaments
Causes organiques
Causes psychiatriques

▪ Symptôme très
fréquent dans le
domaine de la santé
mentale
Vivre mieux avec…

Psychothérapie Traitement
médicamenteux
Trouble panique
Up to Date 2015

Psychothérapie TCC: Traitement


Restructuration cognitive médicamenteux
Respiration et relaxation

1ère ligne TCC • 1ère ligne SSRI (> 1 an)


•auto-observation paroxétine,
• exercer pensées et sertraline
respiration en situation citalopram, escitalopram
d’exposition aux sensations
• remplacer pensées • 2ème ligne SNRI
catastrophes
Venlaflaxine
BZD (1ère ligne attaque
de panique aigües)
TAG
Up to Date 2015

Psychothérapie TCC: Traitement


🠓 la tolérance médicamenteux

• 1ère ligne SSRI ( > 1 an)


1ère ligne TCC paroxétine, sertraline
• les sources de l'incertitude citalopram, escitalopram
• validation Prégabalin (150-600 mg/jr)
• expositions progressive avec
efficacité personnelle
• 2ème ligne SNRI
•è gestion de l’inquiétude
Venlaflaxine, Duloxetine
BZD
TOC
Up to Date 2015

Psychothérapie TCC Traitement


Prévention de la réponse médicamenteux
:
• 1ère ligne • 1ère ligne SSRI htes doses
paroxétine, sertraline
TCC fluvoxamine, fluvoxétine
Exposition
Prévention de la réponse
avec accompagnement à la gestion • 2ème ligne
de l’angoisse générée Autre SSRI
tricycliques
Clomipramine

• 3ème ligne: SNRI Venlaflaxine


PTSD

Psychothérapie TCC Traitement


: médicamenteux

• 1ère ligne • 1ère ligne SSRI ( > 1 an)


TCC paroxétine, sertraline, citalopram, escitalopram
cognitive: corrections des cognitions
erronées
comportemental pour 🠓 symptômes • 2ème ligne SNRI
Venlaflaxine, Duloxetine
• 2ème ligne
EMDR ? BZD

Vous aimerez peut-être aussi