0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
67 vues8 pages

PARTIE II: Audit Financier: Chapitre 1: Le CAC

Transféré par

Khalil Jammate
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
67 vues8 pages

PARTIE II: Audit Financier: Chapitre 1: Le CAC

Transféré par

Khalil Jammate
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

PARTIE II : Audit financier

Chapitre 1 : Le CAC
• Missions de l’expert-comptable :
o Révision des comptes
o Comptabilité de l’entreprise
o Conseil et assistance
• Missions du CAC :
o Contrôle légal : vérification des livres et valeurs de l’entité, le contrôle de la
régularité et la sincérité des comptes et vérification dans les SA que l’égalité des
associés a été respectée.
o Prevention des difficultés : contrôle du plan de financement et les documents
prévisionnels.
o Alerte : le CAC engage une procédure d’alerte s’il décèle des faits de nature à
compromettre la continuité d’exploitation.
• Les CAC doivent communiquer le résultat de leurs investigations aux dirigeants de la société
et aux actionnaires.
• Le CAC et l’expert-comptable assument des fonctions qui doivent rester entièrement
indépendantes.
• Selon l’article 159 de la loi de la SA 17/95, il doit être désigné dans chaque SA un ou plusieurs
CAC chargés d’une mission de contrôle et de suivi des comptes sociaux dans les conditions et
pour les buts déterminés par la présente loi.
• Selon l’article 80 de la loi 5-95 sur la SNC, la SCA, la SARL et la SP, les sociétés à responsabilité
limitée dont le CA du dernier exercice dépasse 50M dh HT doivent désigner un CAC.
• Pour les SA faisant appel public à l’épargne, elles sont tenues à désigner au moins 2 CAC.
Même cas pour les sociétés de banque, de crédit, d’investissement, d’assurance, de
capitalisation, d’épargne et même les sociétés qui manient l’argent public.
• Parfois même si une SA n’atteint pas les 50M dh HT de CA, un CAC pe ut être demandé par un
ou plusieurs associés détenant 25% du capital.
• Les CAC sont nommés par l’AG des associes pour 3 exercices. Leurs fonctions expirent après
la réunion qui statue sur les comptes du 3eme exercice.
• En cas de sociétés faisant appel public à l’épargne, le CAC doit informer l’AMMC de toutes les
irrégularités et les inexactitudes qu’il a relevées au cours de ses investigations.
• D’après la loi 20-05 du 23 mai 2008, le CAC est désormais refusable par les actionnaires
détenant 5% du capital (et non plus comme avant 10%), par le président du tribunal de
commerce et même par l’AMMC pour les sociétés cotées.
• Le choix du CAC est fait en considérant sa compétence (formation d’expert-comptable et
inscription au tableau de l’ordre des experts) et son indépendance (non accomplissement
des actes de gestion et non expression des jugements de valeur sur la conduite de la
gestion).
• Le CAC est tenu d’adresser aux dirigeant de l’entreprise : le programme général de travail, les
sondages réalisés, les irrégularités détectées et les conclusions des résultats actuels
comparés aux résultats passés et l’émission du rapport.
• Les CAC portent à la connaissance du conseil d’administration ou du directoire, et du conseil
de surveillance :
o Les contrôles et les vérifications auxquels ils ont procédé et les différents sondages
auxquels il se sont livrés.
o Les postes du bilan et des autres documents auxquels des modifications leur
paraissent doivent être rapportées
o Les irrégularités et les inexactitudes qu’ils auraient découvertes.
• Les risques qui remettent en cause la continuité d’exploitation peuvent être de nature
industrielle, commerciale, d’ordre financier, d’ordre social, d’ordre politique, etc…

Chapitre 2 : Les fondamentaux de l’audit


financier

• Le référentiel de travail permet à l’auditer de rassembler les éléments probants nécessaires


pour tires des conclusions sur lesquelles se fonde son opinion. Il s’agit des principes et
méthodes d’évaluation et de présentation des états de synthèse édictés par la loi comp table
marocaine laquelle est d’application obligatoire (CGNC – IFRS - les plans comptables
sectoriels – la loi 17/95 sur la SA).
• A la fin d’une mission d’audit, l’auditeur exprime une opinion selon laquelle les états de
synthèse ont été établis, dans tous leurs aspects significatifs, conformément a un référentiel
comptable identifié et qu’ils traduisent d’une manière régulière et sincère, la situation
financière de la société, ainsi que le résultat de ses opérations, et le flux de sa trésorerie.
• Dans le domaine de l’ACF, les auditeurs sont tenus de se conformer aux :
o Normes internationales (ISA)
o Normes marocaines : normes d’exercice professionnel du conseil national de la
comptabilité au Maroc et les normes de l’OEC.
• Classement d’audit en fonction des objectifs : audit dans le but de certifier l’image fidèle des
comptes et audit opérationnel pour améliorer la performance.
• Classement d’audit en fonction du caractère obligatoire ou non : Audit légal (imposé par la
loi) et Audit contractuel (exercé a la demande de l’entité)
• L’audit peut également être classé à partir du domaine d’investigation : audit de la
production, audit fiscal, audit marketing…
• L’audit vise à réunir et évaluer les éléments probants relatifs a des informations en vue de
déterminer le degré de concordance entre ces informations et des critères établis
(référentiel) et de les communiquer dans son rapport. L’audit doit être exécuté par une
personne compétente et indépendante.
• Les éléments probants en audit peuvent être définis comme les éléments de preuve qui
peuvent prendre la forme de réponses écrites (pièces justificatives telles que les factures, les
bons de commande, les contrats de prêts, les rapports d’expert indépendants, les
confirmations de tiers) et/ou de réponses orales reçues par l’auditeur des dirigeants d’une
organisation. L’auditeur doit obtenir des éléments probants suffisants et appropriés.
• L’auditeur peut exprimer dans son rapport final les 3 types d’opinion suivants :
o Opinion modifiée (avec réserve) : lorsqu’il conclut que les états financiers
comportent des anomalies significatives, ou lorsqu’il n’est pas en mesure d’obtenir
des éléments probants suffisants et appropriés ou lorsque la préparation, le contenu
et la structure des états financiers ne respectent pas, dans tous leurs aspects
significatifs, le référentiel comptable applicable.
o Opinion non modifiée (sans réserve) : dans les cas contraires aux cas ci-dessus
o Refus d’exprimer une opinion (entre également dans ‘’opinion modifiée) : les motifs
de ce refus doivent être précisés.
• Les raisons d’être de l’auditeur : l’obligation légale (CAC) – des exigences d’un utilisateur
(banques, client, fournisseur) – les actionnaires actuels et potentiels – les dirigeants et les
salariés – les sociétés qui veulent entrer dans le marché financier.
• Lorsqu’une société désigne deux CAC, ces deux CAC doivent appartenir a des cabinets
distincts n’appartenant pas à un même réseau.
• L’audit a pour objectifs : l’assurance raisonnable et l’opinion
• Une anomalie, d’après la norme ISA 200, est un écart entre le montant, le classement ou la
présentation d’un élément ou les informations fournies à son sujet dans les états financiers
et le montant, classement, la présentation ou les informations exigés pour cet élément dans
le référentiel d’information financière applicable.
• On dit assurance raisonnable et non pas absolue car cette dernière ne peut exister en audit
pour diverses raisons : le recours aux techniques de sondage, le jugement de l’auditeur peut
être trompé, les limites inhérentes à tout système comptable et de contrôle interne et le fait
que la plupart des éléments probant réunis par l’auditeur conduisent par nature à des
déductions qu’a des convictions.
• Les assertions sont des critères dont la réalisation conditionne la régularité, la sincérité et
l’image fidèle des comptes.

• Assertions Flux des opérations :


o Réalité : les opérations réalisées et les évènements comptabilisés ont eu lieu et
concernent l’entité (l’achat des marchandises a eu lieu et concerne l’entreprise
auditée).
o Exhaustivité : assurer que TOUTES les opérations réalisées et TOUS les évènements
qui devaient être comptabilisés l’ont été. (Toutes les factures ont été
comptabilisées, le service comptable n’a rien oublié).
o Exactitude : des montants des opérations et des évènements comptabilisés.
(Montant HT et TVA sont comptabilisés de manière appropriée).
o Séparation des périodes : vérifier que les opérations et les évènements ont été
comptabilisés dans le bonne période. (Les achats de N sont comptabilisés dans N et
non dans N+1).
o Classement ou Classification : s’assurer que les opérations et les évènements ont été
comptabilisés dans les bons comptes. (L’achat a été comptabilisé dans le bon
compte c.-à-d. 6111…)
• Assertions sur les soldes à l’arrêté des comptes :
o Existence : s’assurer que les actifs, les passifs et les montants des capitaux propres
existent (Vérifier si les créances clients existent et appartiennent à l’entreprise).
o Exhaustivité : TOUS les actifs, TOUS les passifs et TOUS les éléments des capitaux
propres qui devaient être comptabilisés l’ont été (Vérifier si TOUTES les créances
clients sont comptabilisées).
o Evaluation et imputation : les actifs, les passifs et tous les éléments de capitaux
propres sont comptabilisés pour des montants appropriés dans les E/F, et tout
ajustement de valeur ou de répartition qui s’impose est comptabilisé adéquatement
(S’assurer que le solde du compte clients est bien évalué, c.-à-d. si le service
comptable a inscrit la valeur nette déduction faite des provisions (valeur
d’inventaire)).
o Droits et obligations : l’entité détient ou contrôle le droit des actifs. Les passifs
représentent effectivement les obligations de l’entité (Vérifier les titres de propriété,
les actes et conventions…).
• Assertions de la présentation des E/F :
o Réalité
o Exhaustivité : s’assurer que toutes les informations requises pour la présentation des
E/F ont été satisfaites.
o Exactitude : s’assurer que les montants et les informations concernant les
transactions comptables ont été comptabilisés correctement et d’une manière
appropriée.
o Séparation des exercices (Rattachement) : s’assurer du respect du principe de
l’indépendance des périodes.
o Droits et obligations : L’actif et le passif de l’entreprise représentent respectivement
ses droits et obligations.
o Evaluation : s’assurer des coûts des éléments de l’actif. Chaque élément des E/F doit
être évalué à son cout ou a sa juste valeur quand elle est applicable.
o La présentation et l’intelligibilité : contrôler la bonne comptabilisation dans les
comptes appropriés des transactions. Ainsi, les comptes formant les E/F doivent être
correctement classifies, expliqués et révélés. De même, les E/F doivent être clairs,
complets et détaillés de sorte qu’ils soient accessibles et compréhensibles à la fois
par les professionnels et les non-spécialistes.
• Les normes d’une mission d’audit
o Les normes générales relatives au comportement professionnel : la norme de
compétence (diplôme d’ISCAE, 40h par an a la formation permanente, équipe
compétente et l’appartenance au corps de OEC). La norme d’indépendance (absence
de relations humaines ou professionnels entre l’auditeur/équipe d’audit et l’objet
audité susceptibles d’impacter la liberté, l’objectivité et l’intégrité de l’auditeur). La
norme de qualité de travail (le CAC doit exercer ses fonctions avec conscience
professionnelle et avec la diligence permettant à ses travaux d’atteindre un degré de
qualité suffisant compatible avec son éthique et ses responsabilités). Le secret
professionnel.
o Les normes de travail : Orientation et planification de la mission (les membres de
l’équipe, leur nombre, leur profil, le budget et le coût de la mission, évaluation du
seuil de signification). Evaluation du contrôle interne (efficacité des activités du
contrôle interne). Obtention des éléments probants (pièces justificatives et demande
d’information pour fonder l’opinion). Délégation et supervision (délégation de tout
ou partie du travail mais devoir superviser vu l’engagement personnel de la
certification). Documentation des travaux d’audit (documents de travail pour
maitriser les travaux et comme preuve de diligence : plan de mission, questionnaire
de prise de connaissance QPC, questionnaire d’évaluation du contrôle interne…).
Utilisation des travaux de contrôle effectués par d’autres personnes (les rapports
d’auditeurs internes, des CACs et des experts-comptables).
o Les normes de rapport
• L’auditeur doit mettre en œuvre, au niveau de sa mission, les procédures de contrôle de
qualité de nature à lui fournir l’assurance raisonnable que l’audit est conforme aux normes
professionnelles et aux exigences des textes légaux et règlementaires applicables, et que le
rapport délivré par l’auditeur est approprié aux circonstances.

Chapitre 3 : La démarche de l’audit financier


❖ 1ere phase : Phase de préparation et planification de l’audit
1. Planification de la mission
• Avant d’accepter la mission, l’auditeur se pose des questions comme : ai-je les
moyens pour faire cet audit-là ? (Les compétences humaines, les ressources
financières nécessaires, le temps), Suis-je indépendant ?
• L’acceptation de la mission d’audit est formalisée par un document qui s’appelle
lettre d’engagement. Ce document doit contenir : l’objet de l’audit, le rappel de
la responsabilité des dirigeants dans l’établissement des E/F, l’étendue de l’audit,
la nature des rapports à remettre, l’accès sans limite a tous les documents et
enregistrements de l’entreprise en lien avec l’audit, le rappel de la responsabilité
des dirigeants dans la conception et la mise en œuvre du système de contrôle
interne…
• La planification signifie que l’auditeur doit fixer les dates d’intervention et de
remises des rapports, déterminer l’étendue de l’audit (Quoi ? Qui ? Où ?
Quand ?)
2. La connaissance des affaires du client et de son environnement
• Suivre ces 7 procédures : demande d’information – observation – inspection -
procédures analytiques - confirmation des informations comptables auprès des
frs, clts, banques… - recalcule – réexécution.
3. L’évaluation du seuil de signification
• Le S2S est le montant des anomalies qui influencent ou modifient la décision d’un
utilisateur rationnel : actionnaire, banquier, salarié, frs, client…
• Le S2S est déterminé en début de la mission et reste une question de jugement
du CAC.
• Le S2S est compris entre 5% et 10%
• Le S2S peut représenter entre 1% et 5% des K propres, 5% a 10% du résultat net
ou du résultat courant ou encore de 1% a 3% du CA. Tout montant inferieur au
S2S sera écarté des travaux de révision.
4. L’évaluation du risque d’audit d’anomalies significatives
• Le risque d’audit est le risque que l’auditeur émette un rapport sans réserve.
Ce risque est omniprésent dans toutes les missions car il peut se tromper,
risque de négligence, d’omission…
• Ce risque est lié à deux niveaux :
o Un risque d’anomalies significatives lié a l’efficacité de contrôle
interne RLCI et un risque spécifique à chaque entreprise.
o Un risque de ne pas détecter toutes les anomalies car l’échantillon,
d’une catégorie d’éléments comptables, est non représentatif.
• Risque inhérent RI : risque spécifique à chaque entreprise (risque de
cessation de paiement par exemple)
• Risque lié au contrôle RLC : c’est le risque que les procédures du contrôle
interne ne permettent par de détecter et d’empêcher les anomalies en
temps opportun.
• Les deux risques précédents forment ensemble le Risque d’Anomalies
significatives
• Risque de non détection RND : s’appelle aussi risque auditeur, il peut être
soit un risque lié au sondage (échantillon non représentatif), soit un risque
hors-sondage (secteur jamais audité, incompétence de l’équipe, équipe ne
maitrisant pas la comptabilité bancaire et auditant une banque…)
• RA = RI * RLC * RND (sont tous en %)
• Les procédures d’évaluation des risques de l’e/se comprennent des enquêtes
auprès des dirigeants et des autres employés de l’entreprise, des revues
analytiques, des observations et inspections, des visites d’usines, etc…
5. Compréhension du contrôle interne et l’évaluation du risque lié à ce contrôle interne
• L’auditeur ne doit comprendre que les contrôles qui ont un impact direct sur les
E/F comme le processus de recrutement des agents du service comptable.
• L’auditeur devrait appréhender les spécificités de chaque entreprise : structure
organisationnelle, la politique stratégique, position concurrentielle et
l’actionnariat.
• Quand on parle de l’évaluation du CI, on parle de l’évaluation de sa conception,
sa mise en place et son efficacité.
• Pour évaluer l’application et l’efficacité du CI, l’auditeur recours souvent à des
tests sous forme de questionnaires ou des tests de cheminement (suivi d’une
opération d’achat par exemple de A à Z)
6. L’élaboration d’un plan de mission
• S’appelle aussi programme de travail et MEMORANDUM de STRATEGIE d’AUDIT
(MSA). Il est un document établi par l’auditeur ou chef de mission pour
synthétiser par cycle, les techniques d’audit choisis pour vérifier que les comptes
remplissent bien les objectifs d’audit définis.
• Le plan de mission a pour objectif de préciser la nature, l’étendue et le calendrier
de la mission. Il servira comme un fils conducteur pour l’ensemble des
intervenants tout au long de la mission d’audit.
• C’est un document qui synthétise l’information obtenue dans la première phase
(connaissance des affaires et de l’environnement du client), et formalise les
décisions du CAC. Parmi ces décisions : le choix des collaborateurs en fonction de
leur expérience et leur connaissance du secteur d’activité du client, répartition
des taches dans le temps, dans l’espace et par rapport aux de risques identifiées,
Appel a des spécialistes pour étudier par ex des applications informatiques, et le
budget.

❖ 2eme phase : Les réponses de l’auditeur a son évaluation des risques.


• L’auditeur choisis quels tests à effectuer en fonction de l’environnement de
l’entreprise. Si le CI de l’entreprise est conforme, il procède aux tests des
contrôle. En cas de défaillance des procédures de CI, il procède aux tests
approfondis (tests substantifs / de corroboration).
• Dans le cas des tests de contrôle, l’auditeur peut : observer le fonctionnement,
inspecter les supports d’information financière, demander l’information,
réexécuter une procédure de CI ou bien effectuer les jeux d’essai par
l’introduction de quelques données d’essai sous forme des opérations valables et
non valables et comparer les résultats obtenus avec ceux souhaités.
• Dans le cas des tests substantifs (de corroboration), l’auditeur peut effectuer des
tests de détail (confirmation par un tiers d’une information et recalcule) ou des
procédures analytiques de corroboration. Cette stratégie est conçue pour les
entreprises ayant des procédures de CI non conformes on bien sans contrôle.
• Les procédures analytiques comprennent des calculs des ratios clés, des analyses
des tendances, des comparaisons entre les données de l’entreprise auditée et les
données des entreprises du même secteur, ou bien avec les données des
périodes antérieures de la même entreprise, ou bien avec les données
prévisionnelles (budget, tableau de bord…).
• Les tests de détails procurent jusqu’à 70% d’assurance pour l’auditeur et sont
recommandés pour les entreprises les plus risquées. Tandis que les procédures
analytiques sont conçues pour les entreprises moins risquées et elles donnent
une assurance de 30% pour l’auditeur.
• Lors des procédures de confirmations externes (circularisation), les éléments
probants sont plus fiables lorsqu’ils sont obtenus de sources externes
indépendantes de l’entité. Ils sont aussi plus fiables s’ils sont recueillis
directement par l’auditeur et non pas indirectement ou par déduction. Ils sont
également plus fiables lorsqu’ils sont écrits sous forme de documents (supports
papier, électronique ou autre).
• Types de circularisation :
o Fermée, Positive : l’auditeur communique au tier circularisé des
éléments qui apparaissent dans les comptes de l’entreprise auditée, et
demande à ce tier de confirmer ou d’infirmer ces éléments
o Fermée, Négative : même procédure précédente mais l’auditeur ici
demande au tier de ne répondre qu’en cas de désaccord.
o Ouverte (ou aveugle) : interroger le tiers sur la position du client auditée
dans ses comptes (comptes du tier) mais sans lui indiquer les
informations contenues dans les livres de la société contrôlé e.
❖ 3eme phase : L’achèvement de l’audit et l’émission du rapport d’audit
• Dans cette dernière phase, l’auditeur poursuivit un double objectif ; Le premier
c’est de se former une opinion sur les E/F à partir d’une évaluation des
conclusions tirées des éléments probants obtenus, et deuxièmement c’est
d’exprimer clairement cette opinion dans un rapport écrit qui en explique en
outre le fondement.
• Le rapport d’audit, selon ISA, doit comporter :
o Le titre : indiquer qu’il s’agit du rapport d’un auditeur indépendant.
o Le destinataire
o Le paragraphe d’introduction : pour identifier l’entité auditée, indiquer
que les E/F ont été audités, mentionner l’intitulée de chacun des états
compris dans le jeu d’états financiers, mentionner le résumé des
principales méthodes comptables suivies et des autres informations
explicatives et préciser la date ou la période couverte concernée.
o La responsabilité de la direction pour les E/F : pour décrire les
responsabilités des personnes qui, au sein de l’entité, sont responsable s
de la préparation des E/F selon le référentiel de l’information financière
applicable, ainsi que du CI qu’elles considèrent comme nécessaire pour
permettre la préparation des E/F exempts d’anomalies significatives.
o La responsabilité de l’auditeur : pour indiquer que l’auditeur exprime
son opinion sur les E/F sur la base de son audit, et que l’audit a été
effectué selon les normes internationales d’audit.
o L’opinion de l’auditeur : lorsque l’opinion est non modifiée (les E/F sont
conformes), l’auditeur utilise le libellé suivant : les E/F donnent, dans
tous leurs aspects significatifs, une image fidèle conformément au
référentiel d’information financière applicable.
o La signature de l’auditeur
o Date du rapport de l’auditeur
o Adresse de l’auditeur

Vous aimerez peut-être aussi