La constitution d’une S.A.R.
L
COMPTABILITE DE SOCIETE
Encadré par : M. BENAZZOUZ Lotfi
Travail fait par : - KARAOUI Nouha
- BELHOUCINE DRISSI Ouissale
SECTION - B - SEMESTRE 6 .
Le Plan du travail :
INTRODUCTION GENERALE
PARTIE I : ASPECT THEORIQUE
Chapitre 1 : connaissances juridiques, sociales et fiscales
Chapitre 2 : Formalités juridiques de la création d’une SARL
PARTIE II : ASPECT COMPTABLE
PARTIE III : Cas pratique
CONCLUSION GENERALE
INTRODUCTION GENERALE
De nos jours, le Maroc fait partie des pays émergeants dont l’économie nationale est
extrêmement prometteuse. En effet, le marché marocain se trouve être très fertile et ouvert
à la création de nouvelles entreprises ; ceci contribue remarquablement a la circulation de la
richesse économique et donc à la diminution du taux de chômage – en offrant de nouvelles
opportunités d’emplois - .
L’entreprise est un concept socio-économique désignant un groupe humain dont le principal
objectif est de vendre et commercialiser la production. Cela dit, l’émergence d’entreprises
ou de sociétés peut se faire sous différentes formes juridiques, à savoir : la société en
commandite simple ou par actions ; la société anonyme (SA) ou encore la Société à
Responsabilité Limitée (SARL). Le choix ici se fait selon l’activité économique de l’entreprise.
LA SARL entre dans la sphère des sociétés de capitaux, elle se caractérise par :
-Une seule personne dite - associée unique- peut constituer la SARL.
-Le nombre maximum d’associés ne peut dépasser 50.
- Le montant du capital social est librement fixé par les associés et doit être libéré d'au moins
le quart et déposé obligatoirement dans un compte bancaire bloqué. Son retrait ne peut être
effectué qu’après immatriculation au Registre de Commerce.
-La part sociale est d’au moins 10 DH. Les parts sociales détenues qui peuvent être
transmissibles par voie de succession et cessibles entre conjoints et parents successibles ne
peuvent être cédées à des tiers qu’après consentement de la majorité des associés.
-Les apports peuvent être en nature. Ils sont évalués par un commissaire aux comptes si leur
valeur dépasse la moitié du capital en numéraire.
-La gestion d’une SARL peut être assumée par une ou plusieurs personnes physiques
responsables individuellement ou solidairement vis à vis des tiers.
-Les décisions sont prises en assemblée générale sauf disposition contraire prévue par les
statuts.
-Le contrôle de la gestion d’une SARL est confié à un ou plusieurs commissaires aux comptes
si le chiffre d'affaire dépasse 50 millions de dirhams.
La forme la plus répondue et la plus < ACCESSIBLE > au Maroc reste la SARL.
La société à responsabilité limitée est un type de société commerciale crée par deux ou
plusieurs autres associés sans que ce nombre puisse excéder cent, ne supportent les pertes
qu'à concurrence de leurs apports.
La SARL est l'une des formes juridiques les plus répandue cette forme juridique est
largement choisie par les créateurs d'entreprise car elle représente plusieurs avantage tel
que : la création d'une société avec peu de capitaux ; elle permet également de conserver le
caractère familial de l'entreprise ; elle limite la responsabilité des associés au montant de
leurs apports ; et finalement elle donne au gérant de la société le choix, sous conditions,
entre le régime de protection sociale des salariés et le régime de protection sociale des non-
salariés.
Lors de notre étude, nous avons touché aux deux aspects majeurs du sujet à savoir l’aspect
juridique et l’aspect comptable, et ce en répondant aux questionnements suivants :
-Quels sont les critères juridiques, sociaux et fiscaux qui caractérisent ce type
d’entreprises ?
- Quelles sont les formalités juridiques nécessaires à la création d’une SARL ?
-Quelles sont les écritures comptables relatives à la constitution d’une SARL ?
Finalement, nous avons concrétisé toute notre étude en prenant l’exemple d’une société comme cas
pratique de notre recherche.
Cette partie comporte deux chapitres, le premier concerne les connaissances juridiques, sociales et
fiscales à propos de la SARL tandis que le deuxième traite l’ensemble des formalités juridiques et le
processus de la constitution d’une SARL.
CHAPITRE I : CONNAISSANCES JURIDIQUES, SOCIALES ET FISCALES
Avant de se lancer dans les démarches de création d’entreprise, il est important de s’informer sur le
cadre juridique, social et fiscal de chaque société.
Plus de 99% des étudiants ayant terminé leur cursus universitaire et qui n’ont pas trouvé d’emploi
salarié optent pour la création d’une société plutôt qu’une entreprise individuelle. On distingue 3
types de sociétés marocaines : les sociétés de personnes, la société à responsabilité limitée et la
société anonyme.
Depuis le rabaissement du capital de la SARL de 100.000 à 10.000 dirhams, par la loi 21-05, modifiant
et complétant la loi 5/96, et encore d’avantage, depuis la suppression du capital minimal par la loi
24-10 du 30 juin 2011 si ce dernier est inférieur ou égal à 100.000Dh, tous les créateurs se sont rués
d’avantage sur la SARL et la SARL (AU), ce qu’il considère comme un avantage fiscal très important.
1. REGIME JURIDIQUE D’UNE S.A.R.L ET D’UNE S.A.R.L (AU) :
La réforme de la Loi sur la SARL du 30 juin 2011 suppression du capital minimum pour les TPE.
Il a fallu l’intervention de la Banque Mondiale pour que le Gouvernement marocain plie et accepte
l’idée d’une SARL sans capital avec la sortie le 30 juin 2011 de la Loi 24-10.
Plusieurs points ont été introduits par cette nouvelle Loi :
-La principale innovation de la réforme de 2011 est la suppression du capital minimum pour les TPE.
La libération (donc le versement) du (¼) du capital dans un compte bloqué à la banque et le reste du
capital dans les 5 ans n’intervient que si le capital est supérieur à 100.000 DHs ;
-La libération du capital peut, désormais, se faire par ‘voie électronique’ et donner lieu à l’émission
par la banque d’un Certificat sous format Ecrit ou Electronique (Art 51 Loi) ;
-Le retrait des fonds (article 52), provenant de la libération du capital, peut être effectué par le
mandataire sur présentation d’une attestation justifiant l’immatriculation au registre de commerce,
attestation qui peut être délivrée par voie électronique dans les conditions fixées par voie
réglementaire ;
Si la société n’est pas constituée dans les 6 mois à compter du 1er dépôt, les apporteurs peuvent, sur
la présentation d’une attestation de non immatriculation, demander à la banque de retirer le
montant de leurs apports, soit individuellement par mandataire (article 52) ;
- Le dépôt légal au greffe du Tribunal dans les 30 jours suivant l’approbation des comptes par l’AGO
de 2 exemplaires des états de synthèse (Bilan), 2 exemplaires du rapport du Commissaire aux
comptes (s’il existe) peut, désormais, être effectué (article 95) par voie électronique dans les
conditions fixés par voie réglementaire ;
-L’insertion (légale) de la publicité au Bulletin officiel et dans un journal d’annonces légales peut,
désormais, être effectué par voie électronique (article 96) dans les conditions fixées par voie
réglementaire ;
-C’est l’article 46 qui supprime le capital minimum « Le capital de la SARL est librement fixé par les
associés dans les statuts. Le capital social est divisé en parts sociales à valeur nominales égales » ;
-L’article 77 a également été modifié comme suit « les parts sociales nouvelles, en cas
d’augmentation du capital, peuvent être libérées :
+ Soit par apport en numéraire ou en nature
+Soit par compensation avec des créances liquides et exigibles
+Soit par incorporation au capital de réserve, bénéfices ou primes d’émission
Si les parts sociales sont libérées par compensation avec des dettes de la société, ces ‘dettes’ font
l’objet d’un arrêté de compte déjà établi par le gérant et certifié par un expert-comptable ou par les
commissaire aux comptes e la société, le cas échéant.
En cas d’augmentation du capital par souscription de parts en numéraire, les dispositions de l’article
51 ci-dessus sont applicables (c’est-à-dire comme lors de la constitution) si l’augmentation n’est pas
réalisée dans les 6 mois, les apporteurs peuvent retirer leurs fonds comme lors de la constitution.
Gestion et contrôle de la SARL :
Au niveau de la gestion, la SARL peut être dirigée par un ou plusieurs gérants associés ou non
associés qui ont les pleins pouvoirs.
Concernant le contrôle légal, le commissaire aux comptes (CAC) n’est obligatoire que si le chiffre
d’affaires est supérieur à 50 millions de dirhams.
2. REGIME FISCAL DE LA SARL :
Principales dispositions de la Loi de Finances 2013
2.1. Contribution sociale de solidarité sur les bénéfices et les revenus :
Si le bénéfice net est >= à 15.000.000 DH
- 0.50% pour les bénéfices nets allant de 15.000.000 à -25.000.000
- 1% pour les bénéfices nets allant de 25.000.000 à -50.000.000
- 1.50% pour les bénéfices nets allant de 50.000.000 à -100.000.000
- 2% pour les bénéfices nets supérieurs à 100.000.000
2.2. Taux de la retenue à la source :
Sur les produits des actions, parts sociales et revenus assimilés, passe de 10% à 15% pour rétablir
plus d’équité dans l’imposition des divers revenus ;
2.3. Terrains non bâtis :
Le taux applicable aux profits réalisés sur les premières cessions est relevé de 20% à 30% et ce en
fonction de :
- 20% si durée est < à 4ans
- 25% si durée comprise entre 4 et 6 ans
- 30% si durée > à 6 ans
2.4. Profits fonciers :
La durée minimale d’habitation principale pour bénéficier de l’exonération du Profit foncier, en cas
de cession, est ramenée de 8 à 6ans.
2.5. L’IS à 10% si le bénéfice est <= à 300.000DH
La SARL est soumise à l’IS et à la cotisation minimale. Soit l’IS au taux de 15% pour les sociétés
réalisant un chiffre d’affaires inférieur ou égal à 3.000.000 DH HT sur la valeur ajoutée (dites TPE) et
ce, à compter du 1er janvier 2011, après avoir payé 4 acomptes de 25% chacun, calculés sur la base
de l’impôt de l’exercice N-1. Ce taux a été abrogé en 2013 par le nouveau taux suivant :
- Soit l’IS au taux de 10% en mars N+1 à compter du 1er janvier 2013 pour les sociétés qui réalisent
un bénéfice fiscal inférieur ou égal à 300.00 DH après avoir payé 4 acomptes de 25% chacun,
calculés sur la base de l’impôt de l’exercice N-1. Ce qui concerne principalement les TPE
- Soit l’IS au taux de 30% en mars N+1 (à compter de 2008) pour les autres sociétés dépassant ce seuil
de bénéfice après avoir payé 4 acomptes chacun, calculés sur la base de l’impôt de l’exercice N-1
- Soit la cotisation minimale au taux de 0.50% ou de 0.25% calculée sur le chiffre hors taxe sur la
valeur ajoutée si elle réalise un déficit ou si l’IS calculé est inférieur à ce seuil minimum.
La Cotisation minimale est payable avec le dépôt Du bilan à la fin du 3ème mois suivant la fin de
l’exercice soit le 31 mars de chaque année pour les sociétés dont l’exercice coïncide avec l’année
civile. Elle n’est pas due pour les 36 premiers mois.
Capital social Minimum 10.000 MAD
Libération du capital -Au minimum le quart des apports en espèces sont versés
obligatoirement au moment de la cotisation
-Le surplus doit être libéré dans les 5 ans.
Nombre d’associés Minimum : 1 (SARL AU), Maximum : 50
Qualité des associés Personne physique ou morale
Responsabilité des associés Limitée aux apports
Dirigeants -Gérant(s) : obligatoirement personne physique
- Associé
-Un tiers
Qualité des dirigeants Personne physique :‐ Associé ou non
‐ Un salarié de la société peut être gérant
Commissaire aux comptes Non obligatoire, sauf si le chiffre d’affaire à la clôture d’un
exercice est supérieur à 50.000.000 MAD
3. SIEGE SOCIAL, CAPITAL SOCIAL ET CHOIX DES PARTENAIRES :
3.2. Recherche du siège social :
Il est sûr que le plus grand problème que rencontre le jeune créateur réside dans la recherche du
siège de son entreprise. Il est même, et souvent, plus important, que l’idée ou les fonds du capital.
N’ayant pas de moyens financiers importants, le jeune entrepreneur ne peut se permettre de
gaspiller le peu de moyens dont il dispose dans l’achat d’un pas de porte. D’où la recherche d’un local
à moindre coût :
-Location du siège
- Mise à disposition par un membre de la famille
- Payement d’une domiciliation à un tiers
-Achat d’un pas de porte
3.3. Fixation du capital :
- Selon la nature et le nombre d’associés (Seul, membre de la famille, ami ...)
- Obtention d’un crédit bancaire
3.4. Choix des partenaires :
Questions à se poser :
Pour chaque entrepreneur, il est primordial de se poser ces deux questions, avant de se décider sur
le choix du partenaire :
‐ Ai-je vraiment besoin d’un partenaire pour créer mon entreprise ?
‐ Que m’apportera ce partenaire que je n’ai pas moi-même ou que je ne puisse me procurer ?
4. CODE DU TRAVAIL :
Selon le Bulletin Officiel* numéro 5210 du Jeudi 6 Mai 2004. Dahir n° 1-03-194 du 14 Rejeb 1424 (11
septembre 2003) portant promulgation de la loi n° 65-99 relative au Code du travail. 2004.
Entré en vigueur le à compter du 7 Juin 2004 soit un délai de 6mois après la publication en Bulletin
officiel du texte en arabe.
Le nouveau code du travail a réduit le temps de travail :
-Pour les entreprises non agricoles: de 2496 heures/An à 2288 heures/An (soit 191h/mois), sans -
diminution de salaire.
-Pour les entreprises agricoles: de 2700 heures/An à 2496 heures/An (soit 208h/mois), sans
diminution de salaire.
4.1. Heures supplémentaires :
Elles sont admises pour faire face à « des travaux d’intérêt général national ou à des surcroits de
travail » à condition de recevoir des indemnisations conformes à la loi. Mode de rémunération du
salarié (article 201) :
‐ Majoration de 25% : heures supplémentaires comprises entre 21h et 6h du matin pour les activités
non agricoles et entre 5h et 20h pour les activités agricoles.
‐ Majoration de 50% : heures supplémentaires comprises entre 6h et 21h pour les activités non
agricoles et entre 20h et 5h pour les activités agricoles.
‐ Majoration de 75% : heures supplémentaires effectuées le jour du repos hebdomadaire pour les
activités non agricoles et une majoration de 100% pour les activités agricoles.
‐ Majoration de 100% : heures supplémentaires effectuées un jour férié.
4.2. Prime d’ancienneté :
C’est une prime parmi tant d’autres dont le caractère spécial est qu’elle est obligatoire. (Sauf dans
l’existence d’une clause du contrat de travail). Elle est égale à :
o 5% du salaire versé après deux ans de service
o 10% du salaire versé après cinq ans de service
o 15% du salaire versé après douze ans de service
o 20% du salaire versé après vingt ans de service
o 25% du salaire versé après vingt-cinq ans de service
5. LE S.M.I.G :
En l’espace de 10 ans le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) a connu une évolution
fulgurante matérialisée par des négociations Gouvernement-Syndicats suite aux diverses
augmentations des matières premières dans le monde.
Le SMIG est passé de 7,98 Dh/Heure avant le 1 Juillet 1999 à 8,78 Dh/Heure dès lors.
Augmentation en 2004 : 9,66Dh/Heure en Juillet 2004
Double augmentation 2008/2009 : 10,64 Dh/Heure et augmentation du SMAG agricole jusqu’à
55,12Dh le 1er Juillet 2009.
Augmentation en 2013 : Le SMIG sera porté à 12,24dh le 1er décembre 2013.
6. LIVRES OBLIGATOIRES :
L’article 3 de la loi comptable n° 9-88 relatives aux obligations comptables des commerçants exige
d’un certain nombre de documents comptables notamment :
1°/ Le livre journal et le Grand livre
2°/ Le manuel d’organisation comptable
3°/ Livre d’inventaire
4°/ Forme Livre-Journal et Livre d’inventaire
5°/ Principe de prudence
6°/ Livre de paie et son probable remplacement
7. TENUE DE LA COMPTABILITE
La tenue de la comptabilité est obligatoire que les sociétés soient soumises à l’IS ou à l’IR.
Cependant, pour les PME et TPE (notamment la SARL) il est déconseillé d’engager dès les premières
années un comptable dont le salaire minimum avoisinerait 4000dhs+ charges patronales de 27% soit
1000dhs environ et l’assurance AT+RC (accident de travail) soit environ 5000dhs par mois.
CHAPITRE 2 : FORMALITES JURIDIQUES DE LA CREATION
D’UNE S.A.R.L
1/ CERTIFICAT NEGATIF :
Cette formalité concerne toutes les sociétés sauf pour les entreprises individuelles qui n'optent pas
pour un enseigne. La démarche est facile, il suffit de présenter une demande auprès du Registre
Central du Commerce, auprès du Service de création des entreprises à l'OMPIC, auprès des Centres
Régionaux d'Investissement ou aux antennes de l'OMPIC auprès des Délégations du Ministère du
Commerce et de l'Industrie.
Le délai est de 2 heures seulement pour les demandes déposées au OMPIC et CRI. Et 24 heures pour
les demandes déposées au Antennes de l'OMPIC auprès des délégations du Ministère de l'Industrie
du Commerce et des Télécommunications.
FRAIS = 150 dh de frais de timbre et de recherche.
2/ ETABLISSEMENT DES STATUTS DE LA SOCIETE:
Lors de la création d'une SARL, il est obligatoire de réaliser une étape importante qui consiste à
rédiger les statuts. Beaucoup de questions se posent alors par rapport aux éléments à insérer dans
les statuts de la SARL et sur ce qu’il est possible de prévoir.
Rédiger les statuts d’une SARL :
Voici les éléments obligatoires qu’il convient d’insérer dans les statuts d’une SARL :
o la forme de la société,
o la dénomination sociale,
o le siège social,
o l’objet social de la société,
o la durée de la société,
o le montant du capital social
o l’identité des associés fondateurs,
o pour les apports en numéraire : le dépôt des fonds,
o les modalités de libération des apports en numéraire,
o l’évaluation des éventuels apports en nature,
o en cas d’apport en industrie, les modalités de souscription des parts sociales par apport en
industrie,
o la répartition des parts sociales entre les associés
Faire rédiger ses statuts de SARL par un professionnel :
Lorsque le projet de création d’une SARL réunit plusieurs associés, il est conseillé de se faire assister
par un professionnel (un expert-comptable ou un avocat) pour l’établissement des statuts compte
tenu de leur importance.
Quelques conseils pour rédiger les statuts d’une SARL :
Nous aborderons ici les principaux points qui méritent quelques compléments d’informations pour
pouvoir rédiger les statuts d’une SARL.
A. L’objet social de la SARL
Il convient d’être précis dans la rédaction de l’objet social de la SARL et de lister l’ensemble des
activités.
Remarque : la mauvaise définition de l’objet social peut avoir un impact sur la régularité des
opérations effectuées par l’entreprise et peut aussi avoir un impact au niveau de la responsabilité en
cas de préjudice.
Toutefois, Il ne faut pas être non plus trop précis au risque d’être embêté si vous souhaitez vous
diversifier légèrement. Enfin, les formules suivantes sont généralement ajoutées à la fin de la liste
des activités :
la participation de la société, par tous moyens, à
toutes opérations industrielles,
toutes entreprises ou sociétés créées ou à créer,
commerciales et financières,
pouvant se rattacher à l’objet social, notamment
mobilières et immobilières
par voie de création de sociétés nouvelles, d’apport,
pouvant se rattacher directement
B. commandite, souscription ou rachat de titres ou
ouIdentification
indirectement des associés
à l’objet de la SARL
social
Chaque associé droits sociaux, fusion, alliance ou association en
et à tous objetsfondateur
similaires de
ou la SARL doit être identifié dans les statuts. Ainsi, il conviendra de
mentionner pour chacun d’entre participation ou groupement d’intérêt économique
connexes pouvant favoriser son eux les informations suivantes dans les statuts de la SARL :
ou de location gérance.
développement,
Pour chaque personne
Pour chaque personne morale
physique
•Nom ; Prénom et adresse •Dénomination sociale et forme
de l’associé, juridique de l’associé,
•Date et lieu de naissance, •Montant du capital social en
•Nationalité, dirhams,
•Régime matrimonial. •Adresse du siège social,
•Numéro d’identification au
registre du commerce et des
sociétés et ville
d’immatriculation,
•Nom du représentant et
qualité.
C. Les apports effectués à la SARL
Voici quelques conseils pour rédiger cette partie des statuts de SARL :
-Découper le capital social entre les différents types d’apports : apports en numéraire et apports en
nature.
-Pour les apports en numéraire : dresser une liste mentionnant pour chaque apporteur : nom,
prénom et montant de l’apport.
-Pour les apports en nature : même chose que pour les apports en numéraire et préciser
éventuellement le nom du commissaire aux apports ainsi que le fait que son rapport soit annexé aux
présents statuts.
-Pour les apports en industrie : dresser une liste mentionnant pour chaque apporteur : nom, prénom
et activité apportée, puis le nombre de parts sociales obtenues en contrepartie.
-Enfin, il convient de récapituler les différents types d’apports et d’en faire la somme afin de préciser
le montant total des apports qui forment le capital social.
D. Le capital social de la SARL
Aucun capital minimum n’est prévu pour les SARL, mais ce dernier doit exister. Le capital social peut
être composé d’apports en numéraire et d’apports en nature. Il est possible de prévoir un capital
variable. Ensuite, ce capital doit être divisé en parts sociales, numérotées de 1 à …, qui sont réparties
entre les associés proportionnellement à leurs apports.
Remarque : Il convient de lister les associés et d’indiquer le nombre de parts sociales que détient
chacun d’entre eux.
E. Le siège social de la SARL
Une SARL doit obligatoirement avoir un siège social, et ce dernier doit être précisé dans les statuts.
F. La date de clôture de l’exercice social
Dans les statuts d’une SARL, il convient de spécifier la date de clôture de l’exercice social. Le choix de
la date de clôture est important, notamment dans le cadre du pilotage des revenus en début
d’activité.
G. La durée de vie de la SARL
Vous pouvez fixer librement dans les statuts la durée de la société en respectant toutefois un seul
plafond : elle ne peut pas dépasser 99 ans maximum.
H. La clause d’agrément en SARL
Un agrément est prévu de droit pour les SARL : le consentement des associés à une cession de parts
au profit d’un tiers étranger à la société est valablement accordé à la majorité des associés
représentant la moitié au moins des parts sociales.
Toutefois, il est possible de prévoir différents aménagements dans les statuts de la SARL, comme une
majorité plus forte pour accorder l’agrément.
I. La direction de la SARL
La SARL est obligatoirement dirigée par un gérant, qui peut être nommé soit dans les statuts, soit
dans un acte séparé.
Conseil : il est recommandé de nommer le gérant dans un acte séparé pour éviter de modifier les
statuts en cas de modifications.
J. Les assemblées d’associés en SARL
Vous pouvez adapter le fonctionnement des assemblées d’associés si vous souhaitez mettre en place
quelque chose de différent que ce qui est prévu dans le code de commerce. Ainsi, vous pouvez par
exemple personnaliser les conditions de majorité ou le lieu de réunion.
3/ ENREGISTREMENT DE LA SOCIETE :
Ne concernant que les entreprises sociétaires, cette formalité est assurée par les délégations du
ministère de finances. Les pièces requises sont :
1. Statuts signés, légalisés et timbrés.
2. Procès-verbal de l’assemblée constitutive.
Le délai ne doit pas dépasser le mois de l’acte.
Frais : Pour les SA : enregistrement 50dh pour projet des statuts. -Pour les SARL et les sociétés de
personnes : Enregistrement à 0,5% du capital en numéraire -Pour toutes les sociétés : timbres de
20dh par feuille + 2dh de timbre par signature légalisée.
4/ DEPOT DES STATUTS:
Cette étape est effectuée à la Direction Régionale des Impôts représentée au sein du Centre Régional
d'Investissement et assurée par le Secrétariat greffier du tribunal de première instance du ressort
duquel dépend la SARL. Le délai est de 30 jours (à partir de la date de création de l’entreprise), il est
aussi nécessaire de présenter l’attestation de domiciliation, le contrat de bail ou l'acte d'acquisition
qui doit être enregistrés dans le mois de leur établissement.
5/ ETABLISSEMENT DES BULLETINS DE SOUSCRIPTION OU ACTES D’APPORTS :
Les SARL ne sont pas concernées par cette étape.
6/ DEPOT EN BANQUE DES FONDS DE SOUSCRIPTION ET DELIVRANCE D’UNE ATTESTATION DE
BLOCAGE :
Cette formalité concerne les sociétés de capitaux, entre autres, les SARL. L’encaissement des fonds
de souscription, par le biais des banques, est la démarche à suivre.
Ainsi, il s'agit de simplifier la création de SARL. Tel est l'objectif de la nouvelle loi qui à supprimer
«l'exigence d'un capital minimum en allégeant les formalités de création par la suppression de la
formalité de blocage pour les sociétés dont le capital social ne dépasse pas 100.000 DH.
7/ DECLARATION DE SOUSCRIPTION ET DE VERSEMENT :
Les SARL ne sont pas concernées.
8/ INSCRIPTION A LA PATENTE :
Toutes les entreprises doivent passer par cette formalité, il faut soumettre à la Sous-direction des
impôts du lieu du siège social de l’entreprise les documents suivant :
‐ Agrément ou diplôme pour les activités réglementées
‐ Accord de principe pour les établissements classés ‐ Le contrat de bail ou l'acte d'acquisition ou
attestation de domiciliation par une personne morale
9/ IMMATRICULATION AU REGISTRE DU COMMERCE :
Toutes les entreprises (sauf la société en participation) sont appelées à faire une demande sur deux
imprimés avec signature légalisée accompagné de la déclaration des patentes, du certificat négatif et
des statuts. Le délai ne doit pas dépasser 3 mois, auprès du Tribunal de première instance du lieu du
siège social de l'entreprise et le service de légalisation.
10/ PUBLICATION AU JOURNAL D’ANNONCES LEGALES ET AU BULLETIN OFFICIEL :
Toutes les entreprises sont concernées, cette formalité est assurée par :
1- Journal d’Annonces Légale
2- Imprimerie officielle pour le Bulletin Officiel.
11/ AUTORISATION ADMINISTRATIVE :
Avant d’exercer, les établissements classés doivent faire une demande par simple lettre
accompagnée de copies de l’attestation RC auprès des communes du ressort de laquelle dépend la
société, ainsi que le ministère des travaux publics (pour la classe 1).
12/ DECLARATION D’EXISTENCE AUX IMPOTS :
L’administration chargée de cette formalité est la Sous-direction des impôts du ministère des
finances du lieu du siège social de l’entreprise. Il faut faire une demande sur imprimé accompagnée
des statuts, du PV de l’assemblée constitutive et de l’inscription au RC pour avoir une identification
fiscale.
13/ DECLARATION A L’INSCRIPTION DU TRAVAIL :
Toutes les entreprises doivent soumettre aux délégations du ministère de l’emploi du lieu du siège
social de l’entreprise. Une Déclaration à la délégation du ministère de l’emploi du lieu du siège social
de l’entreprise.
14/ AFFILIATION A LA CAISSE NATIONALE DE SECURITE SOCIALE (CNSS) :
Dès le premier recrutement, l’entreprise doit faire une demande sur imprimée accompagnée des
statuts, du certificat d’inscription aux patentes et de l’inscription du RC auprès de la CNSS.
Sachant que la S.A.R.L se distingue par rapport aux autres formes de sociétés par la libération totale
du capital lors de sa constitution, la comptabilisation des opérations de création de cette société se
limitera à la promesse d’apports, la libération des apports, et l’amortissement des immobilisations de
l’entreprise.
1. PROMESSE D’APPORTS :
Ce sont des promesses faites par les associés en vue de mettre en commun certains biens constituant
les apports. Du point de vue comptable, ces biens peuvent prendre les formes suivantes :
-Apports en numéraire : Ou en espèce.
-Apports en nature : Immeuble, stock de marchandises….
-Apports en industrie : L’associé apporte son travail, ses compétences, ou ses connaissances.
L’article du journal se présente, donc, comme suit :
2. LIBERATION DES APPORTS :
Il s’agit de la réalisation des apports promis par les associés, dans notre cas (S.A.R.L), le capital est
totalement libéré. Donc, les comptes à utiliser sont :
NB : On procède, par la suite, au paiement des frais de constitution comme suit :
3. AMORTISSEMENT DES IMMOBILISATIONS DE L’ACTIF :
Après la libération du capital et le règlement des différents frais liés à la constitution, vient l’étape de
la constatation de la première dotation aux amortissements des immobilisations de l’entreprise par
le moyen des écritures comptables suivants :
CAS PRATIQUE :
Dans le but de mettre en pratique notre sujet et capitaliser les acquis, nous avons eu recours au cas
pratique d’une société sous la forme de SARL
CONCLUSION GENERALE : La S.A.R.L en résumé
En guise de conclusion, nous avons opté pour une synthèse qui nous permettra de dresser
un bilan de la Sarl au Maroc, ainsi que présenter les différents avantages de cette dernière.
LA CONSTITUTION DE L'ENTREPRISE
1. Nombre d'associés Deux associés minimum, cent maximums.
2. Montant de capital social Capital social librement fixé par les associés. 20 % des fonds
minimum doivent être versés au moment de la création, le reste dans les
cinq années suivantes.
LES REGLES DE FONCTIONNEMENT
3. Direction Le ou les gérants (personnes physiques), associés ou tiers
désignés par les associés
4. Prise de décisions Le gérant prend les décisions de gestion courantes mais
certaines décisions importantes sont prises en assemblée
générale
5. Responsabilité du dirigeant Elle est limitée aux apports, sauf responsabilité civile et pénale
en cas de faute de gestion
LE REGIME FISCAL ET SOCIAL
6. Régime fiscal de l'entreprise La société est soumise à l'impôt sur les sociétés. Une option
mode d'imposition des bénéfices pour l'IR est également possible, sous certaines conditions,
pour les SARL de moins de cinq ans.
7. Rémunération du dirigeant Elle est déductible des bénéfices
8. Régime social du dirigeant Il est soumis au régime des non-salariés s'il est gérant
majoritaire ou au régime des salariés s'il est gérant minoritaire
ou égalitaire
ll est évident qu’aucune forme d’entreprise n’échappe aux imperfections,
même si la SARL présente plusieurs avantages considérables. Cette dernière
reste tout de même critiquable sur plusieurs niveaux à savoir :
‐ Les personnes morales associées dans une SARL ont presque les mêmes
interdictions que les associés personnes physique.
‐ Il est interdit aux gérants ou associés personnes physiques de contracter, des
emprunts auprès de la société, de se faire consentir par elle un découvert en
compte courant ou autrement, ainsi que de faire cautionner ou avaliser par elle
leurs engagements envers les tiers. La seule différence par rapport à ce point
c’est que cette interdiction s'applique aux représentants légaux des personnes
morales associées
‐ Une SARL ne peut émettre des titres négociable ni faire appel à l'épargne
publique.
‐ Les parts sociales doivent être libérées intégralement et immédiatement
(c'est-à-dire qu'elles doivent être payées intégralement dès la création de la
société). Certains partenaires (créanciers, banquiers, fournisseurs) peuvent
exiger une caution personnelle des associés, ce qui annule la limitation de leur
responsabilité.
‐ Le gérant peut être tenu responsable des dettes sociales s'il apparait qu'il a
commis des fautes de gestion.