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Déterminants et propriétés des matrices

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M.

ILLAOUI MPSI
 
Soutien : Déterminants 
Exercice 1 : Soit n ∈ N∗ , on considère la matrice carrée An d'ordre n à coecients réels suivante :
−1 ···
 
0 0 0
.. .. 
. . 

 −1 0 −1
..
 
An =  0 . .
 
−1 0 0 
 . .. .. ..
 
 .. . . .

−1 
0 ··· 0 −1 0

Pour chaque n ≥ 1, on désigne par Pn le polynome caractéristique de An : Pn : x 7→ det(xIn − An ).


1. Justier que Pn est une fonction polynôme à coecients réels unitaire de degré n .
2. Determiner une relation de récurrence entre Pn (x), Pn+1 (x) et Pn+2 (x).
x
3. Pour x appartenant à l'intervalle ] − 2, 2 [ , on pose θ = arccos .
2
Donner une expression simple de Pn (x) en fonction de θ.
Déterminer alors les racines du polynôme Pn .
Exercice 2 : Soient n ∈ N∗ et a1 , ..., an des réels . Calculer le déterminant de la matrice (sin(ai + aj ))1≤i,j≤n .
: Soit la matrice A = (aij ) ∈ Mn (K), et la matrice A′ = (−1)i+j aij ∈ Mn (K). Comparer det A et det A′ .

Exercice 3

Exercice 4 : Soient n ∈ N∗ et σ ∈ Sn , et A = (δσ(i)j ) ∈ Mn (K). Calculer det A.

Exercice 5 : Pour tout M ∈ Mn (C), on pose : M = (mij )1≤i,j≤n , Re(M ) = (Re (mij ))1≤i,j≤n et Im(M ) = (Im (mij ))1≤i,j≤n
1. Montrer que pour tout M ∈ Mn (C) :
det(M ) = det(M ).
2. Soient A, B ∈ Mn (R) deux matrices qui commutent. Montrer que det A2 + B 2 ⩾ 0.


3. Soient A ∈ Mn (R) et P ∈ R[X] unitaire sans racine réelle. Montrer que det (P (A)) ⩾ 0.
4. Soit M ∈ GLn (C).
(a) Montrer que Re M −1 = M −1 Re(M )M −1 .


(b) En déduire que det(Re(M )) et det Re M −1 ont même signe. Comparer de même les signes det(Im(M )) et


det Im M −1 .


 
A −B
Exercice 6 : Soit A, B ∈ Mn (R) et M = .
B A
1) Démontrer que det M = det(A + iB) det(A − iB).

2) En déduire que det M ≥ 0.


Exercice 7 : Calcul de déterminant par blocs
On considère dans cette partie A, B, C, D des éléments de Mn (C). On suppose que D × C = C × D
1) Soit la matrice dénie par blocs  
A B
M= ∈ M2n (C)
C D
  
A B D On
A l'aide du produit , montrer que si la matrice D est inversible alors
C D −C In

det(M ) = det(AD − BC)


 
A B
2) Pour tout x ∈ C, on pose Dx = D − xIn et Mx = ∈ M2n (C).
C Dx
a) Montrer que det (Mx ) = det

(ADx − BC) pour tout nombre complexe x ̸∈ S où S est un sous-ensemble ni de C .

A B
b) En déduire que l'on a det = det(AD− BC ) dés que D × C = C × D.
C D

Exercice 8 : Pour (A, B) ∈ M2 (C)2 .  


a11 B a12 B
On note A ⊗ B la matrice de M4 (C) dénie par blocs de la manière suivante : A ⊗ B = .
a21 B a22 B

1
1. Soit (A, B, C, D) ∈ M2 (C)4 . Montrer que (A ⊗ B).(C ⊗D) = (AC) ⊗ (BD).
2. Calculer det (I2 ⊗ B), det (A ⊗ I2 ) et det(A ⊗ B) en fonction de det A et det B.
3. A quelle condition nécessaire et susante A ⊗ B est-elle inversible ? Quel est alors son inverse ?
x1 a ··· ··· a
b x2 a ··· a
.. .. .. ..
Exercice 9 :Soit le déterminant △n = b . . . . x1 , ..., xn , a, b ∈ R, n ∈ N
.. .. ..
. a . .
b ······ b xn
1. On suppose que a ̸= b. Considérons le déterminant △n (x) obtenu en ajoutant x à chaque terme de △n
(a) Montrer que △n (x) est un polynôme en x de degré ≤ 1
(b) Calculer △n
2. Calculer △n si a = b.
Exercice 10 : Soient r ∈ N∗ et A1 , . . . , An des parties distinctes de [[1, N ]].
On suppose que pour tous i, j ∈ [[1, n]] distincts : |Ai ∩ Aj | = r. On note M la matrice de taille N × n dénie pour tous
i ∈ [[1, N ]] et j ∈ [[1, n]] par : mij = 1Aj (i).
1) Montrer que r ne peut être égal qu'à l'un des cardinaux |A1 | , . . . , |An | au plus.
2) Déterminer une expression explicite simple, coecient par coecient, de la matrice t M M .
3) Soient a, b, c1 , . . . , cn ∈ C. On note P le polynôme (c1 − X) . . . (cn − X) et on pose pour tout x ∈ C :
x + c1 x+b ··· x+b
.. ..
x+a x + c2 . .
D(x) = .. .. ..
. . . x+b
x+a ··· x+a x + cn

a) Montrer que la fonction D est ane, puis en déduire une expression explicite de D(0) en fonction de a, b et P dans
le cas où : a ̸= b.
b) En déduire que si : a = b, alors : D(0) = P (a) − aP ′ (a).
4) a) Montrer que : det t M M > 0.


b) En déduire que : N ⩾ n.
Exercice 11 :
1) Montrer que la fonction x 7−→ λ1 ea1 x + . . . + λn ean x s'annule au plus n − 1 fois sur R pour tous λ1 , . . . , λn ∈ R non
tous nuls et α1 , . . . , αn ∈ R distincts.
2) Soient α1 , . . . , αn , β1 , . . . , βn ∈ R rangés dans l'ordre α1 < . .. < αn et β1 < . . . < βn . On pose pour tous t ∈ [0, 1] et
j ∈ [[1, n]] : Bj (t) = (1 − t)(j − 1) + tβj , puis D(t) = det eαi Bj (t) .
1⩽i,j⩽n
a) Montrer que pour tous i, j ∈ [[1, n]] distincts et t ∈ [0, 1] : Bi (t) ̸= Bj (t).
b) Montrer que la fonction D est à valeurs dans R∗ .
c) En déduire que det eαi βj 1⩽i,j⩽n > 0.


Exercice 12 : Soient n et p deux entiers non nuls avec n > p. Montrer que det(AB) = 0 pour A ∈ Mn,p (K), B ∈
Mp,n (K).
Exercice 13 : Soit n ∈ N∗ , A ∈ GLn (R) et B ∈ Mn (R)
Montrer qu'il existe ε > 0 tel que : ∀ x ∈ [−ε, ε], A + xB ∈ GLn (R).
Exercice 14 : Soit ϕ l'endomorphisme de Mn (K) qui à la matrice M associe sa transposée . Calculer det(ϕ).
Exercice 15 :
Soit E un espace vectoriel de dimension nie. Soit u ∈ L(E) un endomorphisme de rang 1.
1. Montrer qu'il existe une base B de E tel que toutes les colonnes de la matrice M atB (u) sauf la dernière soient nulles.
2. En déduire que det(u + Id) = 1 + Tr(u).
Exercice 16 : Soient E ̸= {0E } un K-espace vectoriel de dimension nie, φ une forme linéaire de E et a ∈ E . On note
f l'endomorphisme x 7−→ x + φ(x)a de E . Montrer que det(f ) = 1 + φ(a) en écrivant la matrice de f dans une base de
E adaptée à ker φ.

Exercice 17 : Soit E un R-espace vectoriel de dimension nie.


1. On suppose qu'il existe u ∈ L(E) tel que u2 + IdE = 0. Montrer que dim E est paire.
2. On suppose qu'il existe u ∈ L(E) tel que u2 + u + IdE = 0. Montrer que dim E est paire.

2
: Soit f ∈ L R3 vériant f 3 + f = 0.

Exercice 18

1. Montrer que R3 = ker f ⊕ Im f .


2. A partir de maintenant, on suppose f non nul.
(a) Justier l'existence d'un vecteur non nul u de Im f .
(b) Montrer que f 2 (u) = −u.
(c) Montrer que la famille (u, f (u)) est libre. Que peut-on en déduire sur rg f ?
3. On suppose que rg f = 3.
(a) Montrer que f 2 = − Id. Aboutir à une contradiction en considérant le déterminant de f 2 .
(b) Que peut-on en conclure sur les dimensions de Im f et ker f ?
 
0 0 0
4. Montrer qu'il existe une base de R3 dans laquelle la matrice de f est  0 0 1 .
0 −1 0
Exercice 19 :
1. Montrer que le déterminant d'une matrice antisymétrique d'ordre impair est nul.
2. Soient A ∈ M2n (C) antisymétrique et x ∈ C. On note J la matrice carrée de taille 2n dont tous les coecients valent
1.
0 1 ··· 1
−1
(a) Calculer .. .
. A
−1
1 1 ··· 1
−x
(b) En déduire que .. = det(A).
. A
−x
(c) En déduire que det(A + xJ) = det(A).
Exercice 20 :
1. Soient A, B ∈ Mn (Z)
(a) Montrer que det A, det B ∈ Z.
(b) On suppose que det A et det B sont premiers entre eux. Montrer qu'il existe deux matrices U, V ∈ Mn (Z) telles
que AU + BV = In .
2. (a) Soient A, B ∈ Mn (Z) et p ∈ N∗ . On suppose que aij ≡ bij [p] pour tous i, j ∈ [[1, n]]. Comparer det(A) et det(B).
 
1 2 3 5
 3 −1 1 2 
(b) La matrice 
 0
 est-elle inversible ?
6 2 1 
3 −6 3 4
 
p
3. Soit p ∈ P. On note M la matrice carrée de taille p dénie par : mij = pour tous i, j ∈ [[1, p]].
|j − i|
Montrer que M est inversible en raisonnant modulo p.
4. Soit M ∈ Mn (Z). On suppose que les coecients diagonaux de M sont nuls et que ses autres coecients valent tous
±1.
(a) Calculer det(M ) modulo 2 .
(b) En déduire que dim ker M ⩽ 1.
5. On note GLn (Z) l'ensemble des matrices de Mn (Z) inversibles et dont l'inverse est également dans Mn (Z) .
(a) Soit M ∈ Mn (Z). Montrer que M ∈ GLn (Z) ⇐⇒ det M = ±1.
(b) Soit (A, B) ∈ Mn (Z)2 . On suppose que A + k B ∈ GLn (Z) pour tout k ∈ [[0, 2n]]. Que vaut det(B) ?
Exercice 21 : DÉTERMINANT D'UNE MATRICE ANTISYMÉTRIQUE
On note An (Q) (resp.
 An (Z)) l'ensemble des matrices antisymétriques de taille n à coecients dans Q (resp. Z ). On
0 1
pose en outre U = .
−1 0
1) a) Montrer que det(A) est un carré parfait pour toute matrice A ∈ A2n+1 (Z).
0 1 0 ··· 0
.. ..
−1 0 1 . .
b) Montrer que le déterminant .. .. .. est un carré parfait pour tout n
0 . . . 0
.. ..
. . −1 0 1
0 ··· 0 −1 0 [n]

3
2) Soient A ∈ A2n (Q), B ∈ M2n,2 (Q) et a ∈ Q∗ .
1
!   
I2n BU A B A B 1
Calculer le produit matriciel par blocs a et déduire que = a2 det A − BU t B
0 I2n −t B aU −t B aU a
1
, puis vérier que A − BU B ∈ A2n (Q).
t
a
3) Soit M ∈ A2n+2 (Q) non nulle. On note (e1 , . . . , e2n+2 ) la base canonique de R2n+2 et f l'endomorphisme de R2n+2
canoniquement associé à M .
a) Soit σ ∈ S2n+2 . On note P la matrice de passage de à . Montrer que P −1 = P ⊤ ,

(e 1 , . . . , e 2n+2 ) e σ(1) , . . . , e σ(2n+2)
puis que la matrice de f dans eσ(1) , . . . , eσ(2n+2) est antisymétrique.


b) Par hypothèse,
 on peut se donner
 deux entiers i, j ∈ [[1, 2n + 2]] pour lesquels i < j et mij ̸= 0. Montrer que M est
A B
semblable à pour certaines matrices A ∈ A2n (Q) et B ∈ M2n,2 (Q).
−t B mij U
4) a) Montrer que det(A) est le carré d'un rationnel pour toute matrice A ∈ A2n (Q).
b) En déduire que, det(A) est un carré parfait pour toute matrice A ∈ A2n (Z).
Exercice 22 : Soit n un entier ≥ 2 et A ∈ Mn (K) . Montrer que
n−1
det (Com A) = (det A) .
Exercice 23 : (Rang de la comatrice) Soient n un entier supérieur ou égal 2 et A ∈ Mn (K). Le but de l'exercice est
de déterminer le rang de la comatrice de A en fonction du rang de A.
1. Traiter le cas où le rang de A vaut n.
2. On suppose que rg(A) = n − 1.
(a) Justier que com(A) ̸= 0. 
(b) Justier que Im t com(A) ⊂ Ker A.
(c) En déduire que rg com(A) = 1.
3. Traiter le cas rg(A) < n − 1.
Exercice 24 Déterminant de Vandermonde (D'aprés un E3A PSI et CNC 22 MP)
Soient n ≥ 1 et x1 , ....., xn des éléments de K distincts deux à deux.
1 x1 ··· xn−2
1 xn−1
1

Le déterminant 1 x2 ··· xn−2


2 xn−1
2 noté V (x1 , ..., xn ) est dit déterminant de Vandermonde .
.. .. .. .. ..
. . . . .
1 xn ··· xn−2
n xnn−1
1 x1 ··· x1n−2 P (x1 )

1. (a) Montrer que pour tout polynôme P unitaire de degré n − 1, V (x1 , ..., xn ) = 1 x2 ··· x2n−2 P (x2 )
.. .. .. .. ..
. . . . .
1 xn ··· xnn−2 P (xn )
(b) En appliquant la question précédente à un polynôme P bien choisi, montrer que
n−1
V (x1 , ..., xn ) = V (x1 , ..., xn−1 ). Π (xn − xk )
k=1

(c) En déduire alors que Y


V (x1 , ..., xn ) = (xj − xi )
1≤i<j≤n

1 x1 · · · xn−1
 
1
 1 x2 · · · xn−1 
2
(d) Donner une CNS pour que la matrice   .. .. .. .. 

soit inversible.
 . . . . 
1 xn · · · xn−1
n
2. Calculer le déterminant de la matrice A = ij 1≤i≤n en faisant apparaître le déterminant de Vandermonde V (1, 2, . . . , n).

1≤j≤n

3. Application 1 :
n
Donner un exemple de n nombres complexes a1 , a2 , . . . , an deux à deux distincts et tous non nuls, tels que a2k = 0.
X

k=1
Soit n nombre complexes x1 , x2 , . . . , xn deux à deux distincts et tous non nuls, démontrer que l'une au moins des
n n n n
sommes xnk est non nulle.
X X X X
xk , x2k , x3k ···
k=1 k=1 k=1 k=1
On pourra utiliser un déterminant de Vandermonde non nul.

4
4. Application 2 : On désigne par E l'espace vectoriel des polynômes en X , à coecients complexes et de degré inférieur
ou égal à n. Soient λ0 , . . . , λn des nombres complexes deux à deux distincts. Démontrer que
n n n
((X + λ0 ) , (X + λ1 ) , . . . , (X + λn ) )

est une base de E .

5. Application 3 :

(a) Soient n ∈ N∗ et a1 < a2 < · · · < an des réels. On note ϕ : Rn−1 [X] → R l'application dénie par
1 + a1 ... 1 + an−1
1 P (a1 )
1 + a2 ... 1 + an−1
2 P (a2 )
∀P ∈ Rn−1 [X], ϕ(P) = .. .. ..
. . .
1 + an ... 1 + an−1
n P (an )

(i)Montrer que ϕ est linéaire.


(ii)Vérier que ϕ(1) = (−1)n−1 V (a1 , . . . , an ).
(iii)Établir que, pour tout i ∈ [[1, n − 1]], ϕ Xi = (−1)n V (a1 , . . . , an ).
(iv) En déduire que ∀P ∈ Rn−1 [X], ϕ(P) = (−1)n (P(1) − 2P(0))V (a1 , . . . , an ).
(v) Prouver l'existence et l'unicité d'un polynôme Q ∈ Rn−1 [X] tel que ∀i ∈ [[1, n]], Q (ai ) = 1 + ani . On explicitera
Q au moyen de Xn + 1 et des X − ai .  
(vi) En déduire le déterminant de la matrice 1 + aji .
1⩽i,j⩽n
(b) Pour tout d ∈ C et k ∈ N∗ , on pose (d)k = d(d − 1) · · · (d − k + 1) et, pour (d1 , . . . , dn ) dans Cn , on introduit le
déterminant
1 1 ... 1
(d1 )1 (d2 )1 ... (dn )1
D (d1 , . . . , dn ) = .. .. ..
. . .
(d1 )n−1 (d2 )n−1 ... (dn )n−1
Montrer que ∀ (d1 , . . . , dn ) ∈ C , D (d1 , . . . , dn ) = V (d1 , . . . , dn ).
n

6. Application 4 : Soient x1 , x2 , . . . , xn des nombres réels non nuls, 2 à deux distincts et c1 , c2 , . . . , cn des nombres
n
complexes. On considère l'application g de R vers C telle que : g(t) = ck eixk t .
X

k=1
(a) Montrer qu'il existe un réel α strictement positif tel que les n nombres complexes eiαx1 , . . . , eiαxn soient deux à
deux distincts.    ix1 t 
g(t) c1 e
 g(t + α)   c2 eix2 t 
ix3 t
   
(b) Pour t réel, on pose : Y (t) =  g(t + 2α)  et X(t) =  c3 e
 
. Déterminer une matrice carrée A

.. ..

. .
   
   
g(t + (n − 1)α) cn eixn t
d'ordre n à coecients complexes telle que Y (t) = AX(t). Montrer que A est une matrice inversible.
(c) On suppose que g admet une limite L dans C quand t tend vers +∞. Démontrer que X(t) admet une limite quand
t tend vers +∞. En déduire que pour k élément de {1, 2, . . . , n}, ck = 0.

Exercice 25 : Polynôme caractéristique

1) Soit A ∈ M(n, K). Montrer que l'application de K dans K donnée par λ 7→ det(λIn − A) est une application polyno-
miale. Déterminer son degré d, son coecient dominant, son coecient constant et le coecient du terme de degré d−1.

2) Montrer que deux matrices semblables ont même polynôme caractéristique.

3) Soit u un endomorphisme de E , K-espace vectoriel de dimension nie. On appelle polynôme caractéristique de u le


polynôme λ 7→ χu (λ) = det(λIdE − u).
On dit que x ∈ E non nul est un vecteur propre de u associé à la valeur propre λ ∈ K si u(x) = λx (et réciproquement).
Montrer que l'ensemble des valeurs propres de u est l'ensemble des racines dans K de χu .

4) On suppose K = C. Montrer que tout endomorphisme admet une valeur propre. Donner lorsque K = R un exemple
d'endomorphisme sans valeur propre.

5) Soit A une matrice triangulaire supérieure. Quelle sont ses valeurs propres ? Quelles sont les valeurs propres d'un
endomorphisme nilpotent ?

5
6) On note J la matrice carrée de taille n dont tous les coecients valent 1 . Calculer χJ
7) On généralise à présent le résultat de la question 6). Soit M ∈ Mn (R) une matrice de rang inférieur ou égal à 1.
a) Montrer que M est semblable à une matrice N dont les n − 1 premières colonnes sont nulles.
b) Vérier que pour tout x ∈ R, les matrices xIn − M et xIn − N sont semblables dans Mn (R).
c) En déduire que pour tout x ∈ R, χM (x) = xn−1 (x − tr(M )).
d) On note C1 , . . . , Cn les colonnes de M et B = (E1 , . . . , En ) la base canonique de Mn,1 (R).
i/ Que vaut pour tout k ∈ [[1, n]] le déterminant detB (E1 , . . . , Ek−1 , Ck , Ek+1 , . . . , En ) ?
ii/ Développer detB (xE1 − C1 , . . . , xEn − Cn ) pour tout x ∈ R.
iii/ En déduire une nouvelle preuve du résultat de la question 7-c).
Exercice 26 : [Raisonnement par densité (de Zariski)]
Soit K = R ou C .
1) Soit A, B ∈ GL(n, K). Montrer que com(AB) = com(A) com(B).
2) Soient A, B ∈ M(n, K). En considérant A − λIn et B − λIn , montrer que
com(AB) = com(A) com(B).

(Regarder chaque coecient.)


3) En déduire que si A et B sont semblables, com A et com B aussi.
Exercice 27 : [Déterminant et trace]
Soit E un espace vectoriel de dimension n et B une base de E . Soit f un endomorphisme de E . Montrer que pour toute
famille de n vecteurs (u1 , . . . , un ) ∈ E n ,
detB (f (u1 ), u2 , . . . , un ) + detB (u1 , f (u2 ), . . . , un ) + · · · + detB (u1 , u2 , . . . , f (un ))

= T r(f ) detB (u1 , u2 , . . . , un ).

Exercice 28 : Résultant D'aprés un CCP MP


Soient F, G deux polynôme de C[X] de degrés respectifs n et m. On considère l'application

Φ : Cm−1 [X] × Cn−1 [X] −→ Cn+m−1 [X]
(U, V ) 7−→ UF + V G

1) Montrer que Φ est bien dénie et linéaire. Donner un condition nécessaire et susante sur F et G pour qu'elle soit
injective.
2) Donner la matrice de Φ dans les bases canoniques. (On l'appelle la matrice de Sylvester.) On appelle résultant de F
et G le déterminant de cette matrice.
3) On appelle discrimant du polynôme P le résultant de P et P ′ . Donner une condition nécessaire et susante sur P
pour que son discriminant soit nul. Déterminer le discrimant de aX 2 + bX + c et de X 3 + pX + q . À quelle condition le
polynôme X 4 + aX + b admet-il une racine multiple ?
Exercice 29 :(D'aprés TPE 96)
Soient A et B deux matrices réelles carrées d'ordre n et semblables sur C, i.e. il existe Q ∈ GL(n, C) telle que A = QBQ−1 .
On écrit Q = Q1 + iQ2 avec Q1 et Q2 dans Mn (R).
1. Montrer {λ ∈ R/Q1 + λQ2 ∈ GLn (R)} est non vide.
2. En déduire que A et B sont semblables dans Mn (R).
Exercice 30 : Déterminants circulants
Soit α1 , ..., αn∈ C et ω = e n .
i2π

  
α1 α2 α3 ... αn 1 1 1 1 1
 αn α1 α2 ... αn−1   1 ω ω2 ... ω n−1 
ω2 ω4 ω 2(n−1)
   
On pose A =  αn−1 αn α1 ... αn−2 ,

Ω=
 1 ... .

.. .. .. .. ..  .. .. .. .. ..

. . . . .  . . . . .
  
  
α2 α3 ... α1 αn−1 1 ω n−1 ω 2(n−1) ... ω (n−1)(n−1)
1) Calculer AΩ en fonction de ω et de P = αk X k−1 .
X

1≤k≤n
2) En déduire que det A = P (1)P (ω) · · · P (ω n−1 ).
a2 an−1
 
1 a ...
 an−1 1 a ... an−2 
 n−2
an−1 an−3

3) Application : calculer pour a ∈ C ; 
 a 1 ... .

 .. .. .. .. ..
 . . . . .


a a2 ... an−1 1

6
Exercice 31 : Déterminant de Cauchy (d'aprés Mines 2009 MP)
On considére un entier n > 0 et deux suites nies (ak )1≤k≤n et (bk )1≤k≤n de réels telles que ak + bℓ ̸= 0 pour k, ℓ ∈ [[1, n]].
Pour tout entier m tel que 0 < m ≤ n , le déterminant de Cauchy d'ordre m est déni par :
1 1 1
...
a1 + b1 a1 + b2 a1 + bm
1 1 1
Dm = ...
a2 + b1 a2 + b2 a2 + bm
.. .. .. ..
. . . .
1 1 1
...
am + b1 am + b2 am + bm

On dénit la fraction rationnelle : Qn−1


(X − ak )
R(X) = Qk=1
n
k=1 (X + bk )
n
Ak
1. Montrer que si R(X) est de la forme R(X) = , alors An Dn = R(an )Dn−1 .
X
X + bk
k=1  
R(a1 )
 R(a2 ) 
On pourra pour cela considérer le déterminant obtenu à partir de Dn en remplaçant la derniére colonne par  .. .

.

 
R(an )
2. En déduire que Q
(aj − ai )(bj − bi )
1≤i<j≤n
Dn = Q
(ai + bj )
1≤i,j≤n

Problème : : RÉSULTANT DE DEUX POLYNÔMES ( D'aprés une épreuve CCP )

p q
Soient p et q deux entiers naturels non nuls, P = ak X et Q = bk X k deux polynômes de C[X] avec ap ̸= 0 et
X X
k

k=0 k=0
bq ̸= 0.
Le résultant des polynômes P et Q est le nombre complexe noté Res(P, Q) :
a0 b0
.. ..
a1 . b1 .
.. ..
. a0 . b0
Res(P, Q) = ..
ap a1 a0 . b1 .
.. .. ..
. . a1 bq .
.. .. ..
ap . . .
ap bq

C'est un déterminant q + p colonnes, dont les q premières colonnes représentent les coecients du polynôme P et les
p suivantes représentent les coecients du polynôme Q ; les positions non remplies étant des zéros. Par exemple, si
P = 1 + 2X + 3X 2 et Q = 4 + 5X + 6X 2 + 7X 3 ,

1 0 0 4 0
2 1 0 5 4
Res(P, Q) = 3 2 1 6 5 .
0 3 2 7 6
0 0 3 0 7

La matrice servant à dénir Res(P, Q) pourra être notée MP,Q : Res(P, Q) = detMP,Q . On note
E = Cq−1 [X] × Cp−1 [X] et F = Cp+q−1 [X].
Soit u l'application de E dans F dénie pour (A, B) ∈ E par : u(A, B) = P A + QB .
1. Cas où u est bijective

(a) Démontrer que u est une application linéaire.


(b) Si on suppose que u est bijective, démontrer que P et Q sont premiers entre eux.
(c) Si on suppose que P et Q sont premiers entre eux, déterminer Ker(u) et en déduire que u est bijective.

7
2. Matrice de u
On note B = ((1, 0), (X, 0), . . . , (X q−1 , 0)(0, 1), (0, X), . . . , (0, X p−1 )) une base de E et B′ = (1, X, · · · , X p+q−1 ) la base
canonique de F .
(a) Déterminer la matrice de u par rapport aux bases B et B′ .
(b) Démontrer que Res(P, Q) ̸= 0 si et seulement si P et Q sont premiers entre eux (donc Res(P, Q) = 0 si et seulement
si P et Q ont au moins une racine commune complexe).

3. Racine multiple

(a) Démontrer qu'un polynôme P de C[X] admet une racine multiple dans C si et seulement si Res(P, P ′ ) = 0.
(b) Application : déterminer une condition nécessaire et susante pour que le polynôme X 3 + aX + b admette une
racine multiple.

Problème : Déterminants classiques

Partie I : Déterminant de Vandermonde

Soit (λ0 , . . . , λn ) ∈ Cn+1 . On pose


1 1 ··· 1
λ0 λ1 ··· λn
Vn (λ0 , . . . , λn ) = .. .. ..
. . .
λn0 λn1 ··· λnn
1. Calcul.

a) Montrer que Qn (X) = Vn (X, λ1 , . . . , λn ) est un polynôme de degré au plus n.


b) Déterminer les racines de Qn .
c) Déterminer le coecient dominant de Qn .
d) En déduire la valeur de Vn (λ0 , . . . , λn ).
2. Polynômes de Hilbert.
m  
a) Pour tout m ∈ [[0, n]], soit Pm = X + am,i X m−i ∈ Cm [X]. Déterminer det (Pj (λi ))0⩽i,j⩽n .
X
m

i=1
X(X − 1) · · · (X − m + 1)  
b) On pose H0 (X) = 1 et Hm (X) = . Déterminer det (Hj (λi ))0⩽i,j⩽n .
m!
c) Soit (a0 , . . . , an ) ∈ Zn+1 tels que a0 < · · · < an . Montrer que
Y aj − ai
∈ N.
j−i
0⩽i<j⩽n

Partie II : Déterminant circulant

Soit (a0 , . . . , an−1 ) ∈ C . On pose ωn = e et


2iπ
n n

 
a0 a1 ··· an−1
 an−1 a0 ··· an−2 
C (a0 , . . . , an−1 ) =  . .. ..  .
 
 .. . . 
a1 a2 ··· a0

3. Montrer, en utilisant les notations de la partie précédente, que


  
(a0 , . . . , an−1 ) Vn 1, ωn , . . . , ωnn−1 ωn(i−1)(j−1) bj

C = det ,
1,i,j⩽n

n−1
où bj = ap ωn(j−1)p .
X

p=0

4. En déduire C (a0 , . . . , an−1 ).


5. On note une matrice circulante par blocs, où les blocs sont des matrices carrées d'ordre n : A0 , . . . , An−1 . Montrer que
n−1 n−1
!
Y X
C (A0 , . . . , An−1 ) = det ωn(j−1)p Ap .
j=0 p=0

Partie III : Déterminant de CAUCHY

8
Soit (a1 , . . . , an ) ∈ Cn et (b1 , . . . , bn ) ∈ Cn . On suppose que pour tout (i, j) ∈ [[1, n]]2 , ai + bj ̸= 0. On note
  !
1
D = det .
ai + bj 1⩽i,j⩽n

 αn + β1 αn + βn 
··· ···
α1 + β1 α1 + βn
.. ..
 
 
6. Exprimer D en fonction de 

. . .

 αn + β1 αn + βn 
 ··· ··· 
αn−1 + β1 αn−1 + βn
 
1 ··· ··· 1
où les (αi )1≤i≤n et les (βi )1≤i≤n sont des scalaires à déterminer.
α n + βj αn − αi
7. En remarquant que =1+ , montrer que
αi + βj αi + βj

(αn − α1 ) · · · (αn − αn−1 ) A ∗


D= ,
(αn + β1 ) · · · (αn + βn ) 01,n−1 1
 
β n − βj
où A = .
(αi + βj ) (αi + βn ) 1⩽i,j⩽n−1
8. En déduire la valeur de D.
9. Montrer que, lorsque ai = bi = i, alors
22n−5 32n−8 · · · (n − 1)4−n
D= .
nn−1 (n + 1)n · · · (2n)
Il s'agit presque du déterminant de la matrice de Hilbert.

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