Exploration de la Glycémie et Diabète
Exploration de la Glycémie et Diabète
1 INTRODUCTION
La glycémie est la concentration du glucose dans le sang, un paramètre biochimique de pratique courante,
demandé de façon journalière, aussi dans le cadre d’urgence et cela pour différentes causes.
La glycémie intra-individuelle elle-aussi est très variable en fonction de l’état du sujet (en repos, en activité).
Deux façons pour exprimer de manière quantitative les résultats : système international (mmol/L) et système
conventionnel (g/l).
2 HYPERGLYCEMIES (DIABETE) :
Le diabète est un trouble métabolique caractérisé par la présence :
Le terme « prédiabète » désigne une anomalie de la glycémie à jeun, une intolérance au glucose ou une
hémoglobine glycosylée (HbA1c) comprise entre 5,7 % et 6,4 %, lesquelles exposent les personnes à un risque élevé
de diabète et de complications liées à la maladie.
Des sociétés savantes ont proposé depuis 2009 l’HbA1C comme nouveau critère diagnostique de :
- Diabète si ≥ à 6,5 % ;
- Dysglycémie à haut risque de survenue de diabète si comprise entre 6,0 et 6,5 %.
L’ADA en 2010 a entériné ce nouveau critère diagnostique de diabète, mais a étendu la notion d’altération
glycémique à une fourchette plus large d’HbA1c (entre 5,7 et 6,5 %).
Le diabète est une véritable pandémie à l’échelle mondiale. Une hausse de sa survenue est observée chaque jours.
On parle désormais du syndrome métabolique aussi comme il inclut la glycémie, ceux sont ainsi des problèmes de
santé majeur très proches par leurs mécanismes.
3 EXPLORATION BIOCHIMIQUE
3.1 LA GLYCEMIE
Le prélèvement : se fait dans deux conditions :
- Standard : à 8h de jeun ;
- Exceptionnelle : dans le cadre d’urgence, ou même lors de la pratique d’un HGPO (prise de la glycémie après
ingestion de 75g de glucose dilué).
▪ Le sang veineux sur anticoagulant (héparine de lithium) ou tube sec ;
▪ Si l’analyse est différée sur un anti glycolytique (fluorure de sodium ), on utilise ces anti glycolytiques
pour protéger le glucose d’une dégradation probable si le lieu du prélèvement est loin du centre
d’analyse ;
▪ Un prélèvement du sang non centrifugé va réduire le glucose sanguin d’environ 30 % par heure de
conservation, ce qui fausse grossièrement les résultats ;
▪ Des micro-prélèvements du sang artériolo-capillaire au bout du doigt ou au talon chez le jeune enfant
donnent des valeurs légèrement plus élevées .
La glycémie est ainsi une urgence pour le patient, mais une urgence analytique aussi surtout dans le cas des
glycémies limites. Plus on tarde à interpréter, plus la glycémie diminue. Le glucose est puisé par les globules
rouges.
Dosage de la glycémie :
▪ Les méthodes non enzymatiques (réductimétriques vis-à-vis des métaux lourds, ou furfuraliques à
l’orthotoluidine) sont abandonnées complètement ;
▪ Les méthodes enzymatiques :
- A la GOD/PAP : glucose oxydase peroxydase ;
- A l’hexokinase et la G6PD.
La glucose oxydase GOD catalyse l’oxydation du β-D-glucose en acide gluconique avec formation du peroxyde
d’hydrogène ;
Le peroxyde d’hydrogène formé réagit ensuite en présence de peroxydase POD avec un chromogène pour donner
un produit coloré chromophore qui absorbe fortement à 510 nm ;
On mesure l’absorbance de la solution après cette réaction colorimétrique. Celle-ci est proportionnelle à la quantité
du glucose présente dans la solution testée.
L'ionophorèse inverse fait appel à une extraction transdermique par un courant électrique de basse fréquence appliqué
sur la peau. Le signal recueilli est proportionnel à la concentration interstitielle de glucose. Une bonne linéarité est
observée entre ce signal et la glycémie.
Il faut toujours comparer avec le dosage fait directement à jeun à 2 fois successives.
3.2 L’INSULINEMIE
- ½ vie courte ;
- [INS] de base le matin à jeûn 10 -20 mU/l ;
- 100 – 160 mU/l post-prandiale ;
- A comparer à la glycémie.
3.3 Peptide C
- Sécrétion équimolaire avec l’INS = peut remplacer le dosage de l’INS (DT1) ;
- ½ vie plus longue (facilite le dosage) ;
- A jeun 1 -2 ng/ml (V de base).
Le dosage du peptide C est surtout indiqué chez les personnes traitées par insuline car les méthodes de dosage ne
font pas la distinction entre l’insuline exogène et endogène. Ainsi :
Ce sont des produits (lipides ou protéines) qui deviennent glyqués suite à l’exposition au sucre.
4.2 L’HbA1c
Introduction :
L’HbA1c est un marqueur rétrospectif et objectif de l’équilibre glycémique des 2-3 derniers mois. Il s’est imposé
depuis de nombreuses années pour le suivi des patients diabétiques, permettant ainsi d’évaluer leur équilibre
glycémique et d’adapter le traitement.
C’est aussi un marqueur pour la prévention. Le maintien de l’équilibre glycémique est indispensable pour prévenir
les complications vasculaires micro et macro angiopathiques à long terme.
Suivi du diabète :
Un seuil de 7% ne doit pas être franchit, sinon le patient est à fort risque de développer des complications.
- Sur héparine, EDTA, ou fluorure. On préfère travailler sur l’EDTA car c’est sur lui qu’on va faire la formule.
- Volume du sang nécessaire : 5 uL à 2mL ;
- Prétraitement de l’échantillon :
o Réalisation de l’hémolyse (l’hémoglobine est contenue dans les GR, l’hémolyse est ainsi
obligatoire) ;
o Elimination de la fraction labile.
- Causes hématologiques ;
- IR ;
- Dyslipoprotéinémies ;
- Prise de médicaments.
Méthodes de dosage :
Les méthodes de référence :
1. Techniques chromatographiques :
Chromatographie d’affinité : Les résultats sont corrigés par rapport à une courbe de calibration mémorisée de la
titration de l’HbA1c par HPLC ;
Résultats corrigés exprimés en % d’HA1c ;
HPLC automatisée ;
Remarques :
- L’insuffisance rénale chronique est responsable d’une surestimation de l’HbA1c, par accumulation d’Hb
carbamylée pouvant interférer avec la méthode de dosage.
- L’électrophorèse capillaire et l’HPLC sont les techniques de référence qui permettent de signaler la présence de
variants anormaux d’Hb.
Standardisation :
Etant donné que plusieurs techniques ont sont utilisées en matière de dosage, les sociétés savantes ont cherché à
standardiser ces résultats. Deux groupes de travail :
- National glycohemoglobin standardiazation program (NGSP) basé aux Etats-Unis; utilisé initialement dans
les études DCCT et UKPDS, Était basé sur un système de référence non spécifique de l’HbA1c
(chromatographie d’échange ionique)
- L’IFCC (International federation of clinical chemists) 1990–2000: "IFCC Working Group on HbA1c
Standardization “.
L’IFCC est la méthode de référence définitive pour le dosage de l’HbA1c. Elle a dicté les différentes techniques que
le médecin doit avoir dans son laboratoire : l’électrophorèse capillaire et l’HPLC :
- L’hypertriglycéridémie ;
- L’insuffisance rénale/hyperuricémie (Hb carbamylée) ;
- Déficit en fer, vit B12, B9 ;
- Splénectomie ;
- Abus d’opiacés, d’alcool ou d’acide acétylsalicique ;
- Hyperbilirubinémie ;
- Présence d’hémoglobine fœtale (Hbf) ;
- Ethnie (Africain/Africain-Américain).
- Vit C et E ;
- Maladie hépatique chronique ;
- Hémodialyse ;
- Hémolyse ;
- Transfusion sanguine ;
- Présence d’HbS et C ;
- Splénomégalie ;
- Médicaments : dapsone, antiviraux, interféron, fer, EPO… ;
- Grossesse.
Son dosage se fait par Chromatographie d'affinité/par turbidimétrie. Les valeurs normales : 200-285 mmol /L (1,5 à
2,6% d'albumine sérique total).
Indications cliniques :
5 STRATEGIES DU DIAGNOSTIC
Valeurs de référence :
- Normo-albuminurie : albuminurie < 30mg/24h ou ACR < 30mg/g de créatinine ;
- Microalbuminurie : albuminurie en (mg/24h) et ACR (mg/g de créatinine) entre 30 et 300 ;
- Macroalbuminurie : albuminurie en (mg/24h) et ACR (mg/g de créatinine) > 300.
Méthodes de dosage :
Prélèvement : urines de 24h/ urine fraiche du matin pour calculer l’ACR: (Albumine créatinine ratio).
Des bandelettes réactives plus sensibles et plus spécifiques utilisent les principes de la chromatographie et de
l’immunoanalyse.
L’albumine se fixe spécifiquement à un conjugué anticorps α galactosidase. Ce complexe migre vers une zone
réactive où l’α-galactosidase réagit avec le substrat (galactoside du rouge de chlorophénol). Après cinq minutes,
l’intensité de la coloration est proportionnelle à la concentration en albumine dans les urines. Le domaine de
détection s’étend de 10 à plus de 100 mg/L d’albumine.
Les techniques utilisant des anticorps spécifiques sont les techniques de choix pour la quantification de la
microalbuminurie (radio-immunologie, néphélémétrie, turbidimétrie).
3. Protéinurie de 24h :
- En cas d’atteinte glomérulaire et la présence à la bandelette de protéines, on dose la protéinurie sur les
urines de 24h.
- Le résultat est exprimé en g/24h, (VN<0,15g/24h) ;
- Méthodes de dosage : Turbidimétriques, colorimétriques (ex: méthode au rouge de pyrogallol).
5.2 GLYCOSURIE
- Elle est recherchée en mettant en évidence le pouvoir réducteur de l'urine sur la liqueur de Fehling ou de
Benedict ;
- Ces réactions mettent en évidence la présence de corps réducteurs et ne sont pas spécifiques du glucose,
d’où l'intérêt de la réaction enzymatique ;
- La surveillance de la glycosurie est encore l'unique auto-contrôle exercé par de nombreux diabétiques ;
- La surveillance de la glycosurie ne comporte qu'un seul avantage : elle est effectivement plus facile que
l'auto-contrôle glycémique
6 LES HYPOGLYCEMIES
Le diagnostic d’une hypoglycémie repose sur un triade, celle de Whipple :
- Signes de neuroglucopénie ;
- Glycémie basse : < 0,50 g/l ou 2,5 mmol/l ;
- Correction des symptômes lors de la normalisation de la glycémie.
Symptôme de neuroglucopénie :
o Faim brutale ;
o Troubles de la concentration, fatigue, troubles de l’élocution, du comportement ou de symptômes
psychiatriques francs ;
o Troubles moteurs, d’hyperactivité, troubles de la coordination des mouvements ;
o Paresthésies ;
o Hémiparésie ;
o Diplopie ;
o Paralysie faciale ;
o Troubles visuels ;
o Convulsions focales ou généralisés ;
o Confusion.
Physiopathologie et classification :
Clinique :
- Signes mineurs :
▪ Tachycardie, palpitation, modification de la thymie ;
▪ Pâleur, sueurs froides, Asthénie ;
▪ Tremblement, céphalées et lipothymies ;
▪ Sensation de faim impérieuse ;
▪ Douleurs abdominales ;
▪ Difficulté de concentration, Diplopie, flou visuel.
- Signes graves (neuropsychiques) :
▪ Confusion ou troubles divers du comportement ;
▪ Convulsions ;
▪ À l’extrême, coma hypoglycémique,
Définition :
L’organisme stocke tout le sucre sous forme de glycogène, ayant comme point de départ le glucose. Ainsi, tous les
autres hexoses doivent être transformés en glucose afin de les stocker.
On dit que les autres sucres (galactose par exemple) sont des précurseurs qui alimentent la glycolyse.
La cataracte apparaît très précocement puis se développe. Elle est due à l’accumulation d’un produit toxique : le
galactitol dans les yeux. Le galactitol est un produit aldéhyde formé en dérivation sur la voie catabolique du galactose
lorsqu’elle est bloquée (par déficit enzymatique). Cette cataracte est particulière, diffère de celle d’un sujet âgé par
exemple.
Clinique :
Le retard mental est difficile à détecter et ne devient réellement évident qu'après 6 à 12 mois d'évolution.
Les enfants présentant une galactosémie classique sont sensibles aux infections bactériennes (principalement du
type Escherichia Coli), causes principales de la mortalité.
Pendant la période néonatale. La seule manifestation clinique évocatrice du déficit en galactokinase est la formation
d'une cataracte.
Explorations :
Définition :
En conséquence, on aura :
Clinique :
o Les nouveaux nés ne présentent aucun trouble à la naissance, après la diversification il apparaît un
syndrome aigu quelques dizaines de minutes après ingestion de fructose, on note des vomissements et une
hypoglycémie sévère ;
o Si on élimine le fructose les signes disparaissent rapidement ;
o Si au contraire les apports sont poursuivis, il s’installe rapidement une déshydratation ;
o On ne constate jamais de diarrhée et, il ne se développe ni troubles oculaires ni un retard mental
contrairement à la galactosémie.
Exploration :
▪ Mesure de l’activité de la F 1-P aldolase : sur biopsie de foie dont l’activité est extrêmement faible.
7 GLYCOGENOSES
- Des maladies génétiques du métabolisme du glycogène.
- Elles résultent d’un déficit ou d’une absence de certaines enzymes intervenant dans les réactions qui
transforment les sucres en énergie utilisable par les cellules.
- Il existe plusieurs types de glycogénoses, à prédominance musculaire ou hépatique.
- Actuellement 14 glycogénoses sont décrites.
- Elles sont rares, généralement autosomales récessives (à l’exception du type VIII lié à l’X).
- Le Glycogène, est un polymère de glucose qui sert de réserve d’énergie rapidement mobilisable ;
- Est constitué de chaînes de résidus glucose reliées par une liaison α - 1,4 ;
- Les chaînes sont reliées entre elles par des branchements α-1,6 ;
- Le glycogène hépatique est utilisé pour maintenir l'homéostasie du glucose sanguin et comme source
d'énergie pour la contraction des muscles.
- Le foie stocke du glucose sous forme de glycogène (habituellement jusqu'à environ 5g de glycogène pour
100g de tissu hépatique).
Clinique :
- Le début survient généralement dès les premières semaines de vie avec la découverte d'une hépatomégalie
très importante ;
- La tolérance au jeûne est très limitée ;
- Convulsions dues à l'hypoglycémie ;
- L'hyperlactacidémie, responsable d'une acidose métabolique sévère et d’une hyperuricémie (goutte) ;
Le glucose 6p qui n’a pas pu rejoindre le glucose est alors métabolisé en acide lactique.
Le glucose 6p accumulé peut se transformer aussi en ribose5p, qui rejoint le PRPP, catabolisé en acide urique en
passant l’IMP et l’hypoxanthine.
- Faciès poupin, dû au dépôt de graisses dans le tissu sous-cutané ;
- Les complications rénales débutent par une protéinurie → l'insuffisance rénale.
Exploration :
Clinique :
- La forme infantile est la plus fréquente et la plus grave. Elle débute avant 3 mois ;
- Elle se manifeste par une hypotonie ;
- On peut noter une pseudo hypertrophie musculaire ;
- L'atteinte des muscles respiratoires se traduit par une insuffisance respiratoire ;
- Le cœur est rapidement défaillant avec cardiomégalie ;
- Maladie de Pompe à début tardif ;
- La forme adulte de la maladie survient au-delà de 20 ans sans atteinte cardiaque,
- Faiblesse musculaire lentement évolutive.
Exploration biologique :
Ce type n’est pas caractérisé par une hypoglycémie majeure. La maltase acide ne dégrade qu’une petite quantité du
glycogène, alors que la seconde voie n’est pas défaillante. Dans le Type III de Cori, l’hypoglycémie est plus fréquente par
blocage l’enzyme débranchante.
Clinique :
- Les manifestations cliniques des glycogénoses de type III sont très variables d'une personne à l'autre ;
- Une cardiomyopathie s'associe fréquemment à l'atteinte des muscles des membres ;
- L'atteinte hépatique existe presque toujours et une hépatomégalie peut être détectée dès l'enfance ;
- Les hypoglycémies surviennent en raison de l'incapacité de l'organisme à transformer le glycogène
hépatique en glucose.
Exploration :
Les manifestations cliniques du type III ressemblent à celles du type I, sauf que la lactacidémie est majoritairement
absente. Cela s’explique par une absence d’accumulation du glucose6p dans le Type III, l’enzyme débranchante étant
absente, le déficit aura lieu en amont du glucose6p. L’acidose lactique observée dans le type I est aussi absente dans le
type III.
L’hypoglycémie n’est pas assez fréquente dans ce type. Il y aura plutôt une accumulation d’un glycogène anormal.
7.5 TYPE V | MC ARDLE
- Due au déficit d'une enzyme : la phosphorylase musculaire (myophosphorylase) ;
- Le gène codant la phosphorylase (PYGM) est localisé sur le chromosome 11.
Clinique :
- L'intolérance à l'effort se traduit, au cours de l'enfance, par des douleurs musculaires, une fatigue ou une
faiblesse des muscles concernés lors de l'effort ;
- Lors d'un effort physique intense, les personnes malades peuvent présenter une destruction du muscle qui
libère dans les urines le pigment qui donne la couleur rouge au muscle, la myoglobine. Les urines prennent
une couleur rouge foncé ou rouge brun (myoglobulinurie)
Exploration :
- Une épreuve d'exercice de l'avant-bras pour dosage d'acide lactique est pratiquée. Le sujet fait des efforts
musculaires au niveau du bras ;
- La mesure du taux de lactates (qui est élevé après l'exercice chez un sujet normal) ne montre pas d'élévation
chez la personne atteinte de glycogénose ;
- Le diagnostic de glycogénose de type V est confirmé par biopsie de tissu musculaire. L'analyse montre une
surcharge de glycogène et un déficit d'activité de la phosphorylase.
Le type V atteint une phosphorylase, mais celle-ci est spécifique du muscle qui n’a aucun rôle dans la régulation de la
glycémie. Ainsi, l’hypoglycémie est absente. La courbe de lactate est plate durant l’exercice musculaire, le glycogène
musculaire n’étant pas dégradé, la glycose est interrompue, le pyruvate et ainsi le lactate ne sont plus produits.
Le type VI contrairement au type V, cause une hypoglycémie. Le glycogène hépatique sert à réguler la glycémie.
L’acidose lactique est due à la glycolyse anaérobie des tissus périphériques.
Clinique :
- La maladie débute dans l'enfance, mais quelques cas plus tardifs sont également connus ;
- Intolérance à l'effort ;
- Crampes dans les muscles et une grande fatigue ;
- Ils s'accompagnent de destruction du muscle → myoglobulinurie ;
- Anémie hémolytique.
Exploration :
L’hyperglycémie en post-prandial est due à l’accumulation du glucose qui, normalement est catabolisé dans la voie
de la glycolyse.
Exploration :
- Biopsie du foie qui montre une concentration en glycogène normale ou peu diminuée et permet de mettre
en évidence le déficit enzymatique ;
- Recherche de la mutation.
La biopsie musculaire montre la présence de quelques vacuoles et d'une légère accumulation de glycogène,
conduisant à la réalisation de dosages enzymatiques mettant en évidence un blocage de la dégradation du
glycogène par déficit de l'enzyme phosphoglucomutase, qui transforme le glucose-1- phosphate en glucose-6-
phosphate.