Cameroun - Code Du Travail
Cameroun - Code Du Travail
com Cameroun
Cameroun
Code du Travail
Loi n°92-007 du 14 août 1992
Sommaire
pas avoir encouru de condamnation emportant les cette mesure toute la publicité nécessaire, notam-
déchéances prévues à l’article 30 alinéas 1, 2 et 3 ment en la faisant publier au Journal Officiel.
du Code Pénal.
Art.14.- Tout syndicat, tout membre d’un syndicat
2) Les étrangers doivent, en outre, avoir résidé ou toute personne qui s’estime lésée par une déci-
pendant cinq ans au moins sur le territoire de la sion du greffier portant annulation ou refus
République du Cameroun. d’enregistrement d’un syndicat peut, dans les trente
jours suivant la notification de cette décision, porter
Art.11.- 1) L’enregistrement d’un syndicat le litige devant la juridiction administrative dont le
s’effectue comme suit : jugement est susceptible d’appel. Le greffier a le
a) une demande d’enregistrer le syndicat et ses droit d’être entendu à tous les stades de la procé-
statuts est présentée au greffier des syndicats. dure.
Cette demande est accompagnée de deux
exemplaires des statuts du syndicat et d’une
liste nominative des dirigeants, avec indication Chapitre 2 - Des statuts des syndicats
des fonctions qu’ils remplissent ;
b) le greffier accuse réception de la demande et
procède à l’examen et à l’enregistrement du Art.15.- Les statuts de tout syndicat doivent com-
syndicat et de ses statuts dans un délai d’un porter les dispositions suivantes :
mois. Passé ce délai, l’enregistrement est répu- a) la dénomination du syndicat et l’adresse de
té effectif ; son siège ;
c) le greffier n’enregistre aucun syndicat déjà b) les fins en vue desquelles le syndicat est
enregistré sous une dénomination identique ou créé ;
semblable à celle d’un autre syndicat déjà en- c) la destination de ses ressources, la quotité
registré et de nature à induire en erreur les des cotisations réservées à ses oeuvres socia-
membres de ces syndicats ou les tiers. les ;
d) le mode selon lequel les statuts sont établis,
2) La forme du certificat d’enregistrement est fixée modifiés ou abrogés ;
par voie réglementaire. e) le mode de désignation et de destitution de
ses membres dirigeants ainsi que les sanctions
Art.12.- 1) Si la demande d’enregistrement ne ré- dont peuvent être frappés ses adhérents ;
pond pas aux conditions requises, le greffier fait f) l’interdiction d’élection au poste de prési-
connaître, par écrit à ceux qui l’on présentée, ses dent, de secrétaire ou de trésorier ou d’autres
observations en les invitant à présenter à nouveau fonctions analogues, d’une personne ne sa-
leur requête. chant ni lire, ni écrire en français ou en an-
glais ;
2) Dès réception de la nouvelle demande, le gref-
g) l’établissement d’une liste nominative des
fier doit, soit procéder à l’enregistrement du syndi-
membres indiquant leur métier, profession ou
cat, soit, s’il refuse de le faire, en aviser les deman-
activité normale et, le cas échéant, le nom de
deurs par écrit dans les trente jours en motivant son
leur employeur ;
refus.
h) des dispositions concernant le placement des
fonds ou leur dépôt en banque, la vérification
Art.13.- 1) Le greffier peut annuler l’enregis-
fréquente et, en tout cas, au moins annuelle des
trement d’un syndicat s’il est établi :
comptes ;
a) que le certificat d’enregistrement a été obte-
i) la tenue d’une comptabilité complète et cor-
nu par fraude ;
recte par le trésorier, la vérification régulière
b) qu’un syndicat enregistré a délibérément
des comptes par des personnes habilitées à cet
violé une disposition de la présente loi ou me-
effet et la communication aux membres qui le
né des activités non statutaires ;
demandent d’un bilan préparé au moins une
c) qu’un syndicat enregistré a cessé d’exister. fois l’an par un comptable qualifié ;
j) le mode de dissolution du syndicat et le
2) Avant d’annuler l’enregistrement, le greffier
mode de dévolution de ses biens, ceux-ci ne
notifie au syndicat intéressé un préavis de deux
pouvant en aucun cas être répartis entre les
mois en y indiquant le motif de sa décision.
membres adhérents.
3) Lorsque le greffier a procédé à l’annulation de
l’enregistrement d’un syndicat, il doit donner à
b) cet accord est susceptible d’être prorogé par cuté au Cameroun, est soumis aux dispositions de
tacite reconduction sauf si le montant de la co- la présente loi.
tisation subit une modification ;
c) les frais occasionnés à l’employeur par le 2) Il en est de même en cas d’exécution partielle au
prélèvement des cotisations syndicales peuvent Cameroun d’un contrat de travail initialement
faire l’objet d’un remboursement par le syndi- conclu sous l’empire d’une autre législation. Cette
cat bénéficiaire suivant des modalités établies dernière disposition n’est cependant pas applicable
d’accord parties à ce sujet entre ce dernier et aux travailleurs déplacés pour une mission tempo-
l’employeur. raire n’excédant pas six mois.
2) Les contrats de travail sont passés librement. 3) Le contrat à durée déterminée des travailleurs de
nationalité camerounaise ne peut être renouvelé
Art.24.- 1) Quels que soient le lieu de la conclu- plus d’une fois avec la même entreprise. Au terme
sion du contrat et la résidence de l’une ou l’autre de ce renouvellement et si les relations de travail se
partie, tout contrat de travail conclu pour être exé- poursuivent, le contrat se transforme en contrat à
durée indéterminée.
3) Il ne peut être fait appel aux travailleurs visés au 2) L’engagement à l’essai doit être stipulé par écrit.
paragraphe précédent que pour des tâches non du- Il ne peut être conclu pour une durée supérieure au
rables et dans les seuls cas définis à l’article 25 délai nécessaire pour mettre à l’épreuve le person-
alinéa 4. nel engagé, compte tenu des techniques et usages
de la profession. Dans tous les cas l’engagement à
4) L’ouverture d’une entreprise de travail tempo- l’essai ne peut porter, renouvellement compris, que
raire est soumise à l’agrément préalable du ministre sur une période maximale de six mois, sauf en ce
chargé du Travail. qui concerne les cadres pour lesquels cette période
peut être prolongée jusqu’à huit mois.
5) Le contrat de travail liant l’entreprise de travail
temporaire à un travailleur mis à la disposition d’un 3) Les délais de recrutement, de route, de formation
utilisateur, doit être écrit. et de stage ne sont pas compris dans la durée de
l’essai.
6) Pour chaque travailleur mis à la disposition d’un
utilisateur, un contrat de mise à disposition doit être 4) Le rapatriement des travailleurs déplacés est
conclu par écrit entre ce dernier et l’entreprise de supporté par l’employeur, quel que soit le motif de
travail temporaire. Sa durée ne peut excéder un an la rupture.
avec le même utilisateur.
5) La prolongation des services au-delà de
l’expiration d’un contrat d’engagement à l’essai,
Art.29.- 1) Le règlement intérieur est établi par le Art.31.- 1) Le travailleur doit toute son activité
chef d’entreprise. Son contenu est limité exclusi- professionnelle à l’entreprise, sauf dérogation
vement aux règles relatives à l’organisation techni- stipulée au contrat. Toutefois, il lui est loisible, sauf
que du travail, aux normes et à la procédure disci- convention contraire, d’exercer en dehors de son
plinaires, aux prescriptions concernant l’hygiène et temps de travail, toute activité à caractère profes-
la sécurité du travail, nécessaires à la bonne marche sionnel non susceptible de concurrencer
de l’entreprise. l’entreprise ou de nuire à la bonne exécution des
services convenus.
2) Toutes les autres clauses qui viendraient à y fi-
gurer, notamment celles relatives à la rémunération, 2) Toutefois, il peut être stipulé d’accord parties
seront considérées comme nulles de plein droit, que le travailleur ne pourra, en cas de rupture du
sous réserve des dispositions de l’article 68-4 de la contrat, exercer, pour son compte ou celui d’autrui,
présente loi. une activité de nature à concurrencer son em-
ployeur dans les deux cas ci-après :
3) Avant de mettre le règlement intérieur en vi- a) si la rupture du contrat est survenue de son
gueur, le chef d’entreprise doit le communiquer fait alors que son employeur avait assumé les
pour avis aux délégués du personnel s’il en existe, frais de son déplacement du lieu de résidence
et pour visa à l’inspecteur du travail du ressort qui au lieu de l’emploi ;
peut exiger le retrait ou la modification des disposi- b) si la rupture du contrat est consécutive à une
tions qui seraient contraires aux lois et règlements. faute lourde de son fait.
Art.34.- 1) Le contrat de travail à durée indétermi- 2) Un arrêté du ministre chargé du Travail, pris
née peut toujours être résilié par la volonté de l’une après avis de la Commission nationale consultative
des parties. Cette résiliation est subordonnée à un du travail, fixe les modalités d’attribution et de
préavis donné par la partie qui prend l’initiative de calcul de l’indemnité de licenciement.
la rupture et doit être notifiée par écrit à l’autre
partie avec indication du motif de la rupture. Art.38.- Le contrat de travail à durée déterminée ne
peut cesser avant terme qu’en cas de faute lourde,
de force majeure ou d’accord des parties constaté sonne du travailleur et résultant d’une suppression
par écrit. ou transformation d’emploi ou d’une modification
du contrat de travail, consécutive à des difficultés
Art.39.- 1) Toute rupture abusive du contrat peut économiques, à des mutations technologiques ou à
donner lieu à des dommages-intérêts. Sont notam- des restructurations internes.
ment considérés comme effectués abusivement les
licenciements motivés par les opinions du travail- 3) Pour tenter d’éviter un licenciement pour motif
leur, son appartenance ou sa non-appartenance à un économique, l’employeur qui envisage un tel licen-
syndicat. ciement doit réunir les délégués du personnel s’il
en existe et rechercher avec eux en présence de
2) La juridiction compétente peut constater l’abus l’inspecteur du travail du ressort, toutes les autres
par une enquête sur les causes et les circonstances possibilités telles que : la réduction des heures de
de la rupture du contrat et le jugement doit men- travail, le travail par roulement, le travail à temps
tionner expressément le motif allégué par la partie partiel, le chômage technique, le réaménagement
qui a rompu le contrat. des primes, indemnités et avantages de toute na-
ture, voire la réduction des salaires.
3) Dans tous cas de licenciement, il appartient à
l’employeur d’apporter la preuve du caractère légi- 4) A l’issue des négociations dont la durée ne doit
time du motif qu’il allègue. pas excéder trente jours francs et si un accord est
intervenu, un procès-verbal signé par les parties et
4) Le montant des dommages-intérêts est fixé par l’inspecteur du travail précise les mesures rete-
compte-tenu, en général, de tous les éléments qui nues et la durée de leur validité.
peuvent justifier l’existence et déterminer l’étendue
du préjudice causé et notamment : 5) Dans le cas où un travailleur refuse par écrit,
a) lorsque la responsabilité incombe au travail- d’accepter les mesures visées à l’alinéa précédent,
leur, de son niveau de qualification et de il est licencié avec paiement du préavis et s’il rem-
l’emploi occupé ; plit les conditions d’attribution, de l’indemnité de
b) lorsque la responsabilité incombe à licenciement.
l’employeur, de la nature des services engagés,
de l’ancienneté des services, de l’âge du tra- 6)
vailleur et des droits à quelque titre que ce soit. a) Lorsque les négociations prévues ci-dessus
n’ont pas pu aboutir à un accord ou si, malgré
Toutefois, le montant des dommages-intérêts, sans les mesures envisagées, certains licenciements
excéder un mois de salaire par année d’ancienneté s’avèrent nécessaires, l’employeur doit établir
dans l’entreprise, ne peut être inférieur à trois mois l’ordre des licenciements en tenant compte des
de salaire. aptitudes professionnelles, de l’ancienneté
dans l’entreprise et des charges familiales des
5) En cas de licenciement légitime d’un travailleur travailleurs. Dans tous les cas, l’ordre des li-
survenu sans observation par l’employeur des for- cenciements doit tenir compte en priorité des
malités prévues, le montant des dommages-intérêts aptitudes professionnelles.
ne peut excéder un mois de salaire. b) En vue de recueillir leurs avis et sugges-
tions, l’employeur doit communiquer par écrit
6) Le salaire à prendre en considération aux alinéas aux délégués du personnel, la liste des travail-
précédents est le salaire moyen mensuel brut des leurs qu’il se propose de licencier en précisant
douze derniers mois d’activité du travailleur. les critères de choix retenus.
c) Les délégués du personnel doivent faire par-
7) Ces dommages-intérêts ne se confondent ni avec venir leur réponse écrite dans un délai de huit
l’indemnité pour non-observation du préavis, ni jours francs maximum.
avec l’indemnité de licenciement. d) La communication de l’employeur et la ré-
ponse des délégués du personnel sont transmi-
Art.40.- 1) Les dispositions de l’article 34 alinéa 1 ses sans délai au ministre chargé du Travail
ci-dessus ne s’appliquent pas en cas de licencie- pour arbitrage.
ment pour motif économique.
7) Les délégués du personnel ne peuvent être licen-
2) Constitue un licenciement pour motif économi- ciés que si leur emploi est supprimé et après autori-
que tout licenciement effectué par un employeur sation de l’inspecteur du travail du ressort.
pour un ou plusieurs motifs non inhérents à la per-
8) En cas de contestation sur le motif ou l’ordre des peut être rompu qu’à la suite d’une offre de
licenciements, la charge de la preuve incombe à démission du travailleur.
l’employeur.
Art.43.- Les dispositions des articles 34 à 42 ne
9) Le travailleur licencié bénéficie, à égalité s’appliquent pas, sauf convention contraire, aux
d’aptitude professionnelle, d’une priorité pendant contrats d’engagement à l’essai qui peuvent être
deux ans dans la même entreprise. résiliés sans préavis et sans que l’une ou l’autre des
parties puisse prétendre à indemnité.
10) Un arrêté du ministre chargé du Travail, pris
après avis de la Commission nationale consultative Art.44.- 1) A l’expiration du contrat de travail,
du travail, fixe les modalités d’application du pré- quel que soit le motif de sa résiliation, l’employeur
sent article. doit délivrer au travailleur, au moment du départ,
un certificat de travail indiquant exclusivement la
Art.41.- En cas de résiliation d’un contrat soumis date de son entrée, celle de sa sortie, la nature et les
aux dispositions de l’article 27-2, l’employeur est dates des emplois successivement occupés.
tenu d’en aviser dans les quinze jours l’autorité qui
a visé le contrat. 2) Ce certificat est exempt de tous droits de timbre
et d’enregistrement même s’il contient la formule
Art.42.- 1) « libre de tout engagement » ou toute autre formule
a) S’il survient une modification dans la situa- ne constituant ni obligation, ni quittance.
tion juridique de l’employeur, notamment par
succession, vente, fusion, transformation de
fonds, mise en société, tous les contrats de tra- Chapitre 2 - De l’apprentissage
vail en cours au jour de la modification subsis-
tent entre le nouvel entrepreneur et le person-
nel de l’entreprise. Leur résiliation ne peut in- Art.45.- Le contrat d’apprentissage est celui par
tervenir que dans les formes et aux conditions lequel un chef d’établissement industriel, commer-
prévues par la présente section. cial ou agricole ou un artisan s’oblige à donner ou à
b) Les dispositions de l’alinéa précédent ne faire donner une formation professionnelle métho-
s’appliquent pas : dique et complète à une personne et par lequel
- lorsqu’il y a changement d’activité de celle-ci s’oblige, en retour, à se conformer aux ins-
l’entreprise ; tructions qu’elle recevra et à exécuter les ouvrages
- lorsque les travailleurs expriment, devant qui lui seront confiés en vue de son apprentissage.
l’inspecteur du travail du ressort, leur vo-
lonté d’être licenciés avec paiement de Art.46.- Le contrat d’apprentissage doit être cons-
leurs droits, avant la modification. taté par écrit, à peine de nullité absolue. Il est
c) La cessation de l’entreprise, sauf en cas de exempt de tous droits de timbre et d’enregis-
force majeure, ne dispense pas l’employeur de trement.
respecter les règles établies à la présente sec-
tion. La faillite et la liquidation judiciaire ne Art.47.- Les conditions de fond et de forme et les
sont pas considérées comme des cas de force effets de ce contrat ainsi que les cas et les consé-
majeure. quences de sa résiliation et les mesures de contrôle
de son exécution, sont fixés par décret pris après
2) Le contrat de travail peut, en cours d’exécution, avis de la Commission nationale consultative du
faire l’objet d’une modification à l’initiative de travail.
l’une ou l’autre partie.
a) si la proposition de modification émanant de
l’employeur est substantielle et qu’elle est re- Chapitre 3 - Du tâcheronnat
fusée par le travailleur, la rupture du contrat de
travail pouvant en résulter est imputable à
l’employeur. Elle n’est abusive que si la modi- Art.48.- Le tâcheron est un sous-entrepreneur re-
fication proposée n’est pas justifiée par crutant lui-même la main-d’oeuvre nécessaire, qui
l’intérêt de l’entreprise. passe avec un entrepreneur un contrat écrit pour
b) si la proposition de modification émanant du l’exécution d’un certain travail ou la fourniture de
travailleur est substantielle et qu’elle est refu- certains services moyennant un prix forfaitaire.
sée par l’employeur, le contrat, dans ce cas, ne
Art.49.- 1) Quand les travaux sont exécutés dans celles des lois et règlements. Elle ne peut déroger
les ateliers, magasins ou chantiers de l’entrepre- aux dispositions d’ordre public.
neur, ce dernier est, en cas d’insolvabilité du tâche-
ron substitué à celui-ci en ce qui concerne ses obli- 3) Les conventions collectives déterminent leur
gations à l’égard des travailleurs. champ d’application. Celui-ci peut être national,
interdépartemental ou local.
2) Quand les travaux sont exécutés dans un lieu
autre que les ateliers, magasins ou chantiers de 4) Le texte des conventions collectives est publié
l’entrepreneur, ce dernier est, en cas d’insolvabilité sans frais au Journal Officiel à la diligence du mi-
du tâcheron, responsable du paiement des salaires nistre du Travail dès que ce dernier a reçu notifica-
dus aux travailleurs. tion du dépôt de ces instruments au greffe du tribu-
nal compétent.
3) Le travailleur lésé aura, dans ce cas, une action
directe contre l’entrepreneur. 5) Avant de faire procéder à cette publication, le
ministre chargé du Travail peut intervenir auprès
4) Toutefois, les dispositions des alinéas 1, 2, et 3 des parties contractantes pour obtenir la modifica-
ci-dessus ne s’appliquent pas quand le tâcheron est tion ou le retrait de ces textes des dispositions qui
inscrit au registre du commerce et justifie d’une seraient en contradiction avec les lois et règle-
patente en cours de validité. ments.
Art.50.- 1) Le tâcheron est tenu d’indiquer par voie Art.53.- 1) A la demande de l’une des organisa-
d’affiche apposée de façon permanente dans cha- tions syndicales les plus représentatives ou à
cun des ateliers, magasins et chantiers où il fait l’initiative du ministre chargé du Travail, les dispo-
exécuter des travaux, ses nom, prénom, adresse, sa sitions d’une convention collective répondant aux
qualité de tâcheron, le nom et l’adresse de conditions déterminées par voie réglementaire,
l’entrepreneur qui lui a confié les travaux, les ho- peuvent être rendues obligatoires pour tous les em-
raires de travail. ployeurs et travailleurs compris dans le champ
d’application professionnel et territorial de ladite
2) Cet affichage est obligatoire même si les travaux convention, par décret pris après avis motivé de la
s’exécutent dans les ateliers, magasins et chantiers Commission nationale consultative du travail.
de l’entrepreneur.
2) L’extension des effets et des sanctions d’une
Art.51.- L’entrepreneur doit tenir à jour la liste des convention collective se fait pour la durée et aux
tâcherons avec lesquels il a passé contrat. conditions prévues par ladite convention.
2) Un décret pris après avis de la Commission na- Art.61.- 1) Au sens de la présente loi, le terme
tionale consultative du travail fixe les modalités de « salaire » signifie, quels qu’en soient la dénomina-
cette consultation. tion et le mode de calcul, la rémunération ou les
gains susceptibles d’être évalués en espèces et
Art.57.- 1) Des accords concernant un ou plusieurs fixés, soit par accord, soit par des dispositions ré-
établissements déterminés peuvent être conclus glementaires ou conventionnelles, qui sont dus en
entre, d’une part, un employeur ou un groupe vertu d’un contrat de travail par un employeur à un
d’employeurs et, d’autre part, des représentants des travailleur, soit pour le travail effectué ou devant
syndicats les plus représentatifs du personnel de être effectué, soit pour les services rendus ou de-
l’établissement ou des établissements intéressés. vant être rendus.
2) Les accords d’établissement ont pour objet 2) A conditions égales de travail, d’aptitude profes-
d’adapter aux conditions particulières de l’établis- sionnelle, le salaire est égal pour tous les travail-
sement ou des établissements considérés les dispo- leurs, quels que soient leur origine, leur sexe, leur
sitions des conventions collectives et, notamment, âge, leur statut et leur confession religieuse, dans
les conditions d’attribution et le mode de calcul de les conditions prévues au présent article.
la rémunération au rendement, des primes à la pro-
duction individuelle et collective et des primes à la 3) En dehors des cas prévus par la réglementation
productivité. ou la convention collective applicable, et sauf ac-
cord entre les parties intéressées, aucun salaire
3) Ils peuvent prévoir des dispositions nouvelles et n’est dû en cas d’absence du travailleur.
des clauses plus favorables aux travailleurs.
Art.62.- 1) Un décret pris après avis de la Commis-
4) A défaut de convention collective, les accords sion nationale consultative du travailleur fixe le
d’établissements ne peuvent porter que sur la fixa- salaire minimum interprofessionnel garanti.
tion des salaires et des accessoires de salaires.
2) Les catégories professionnelles et les salaires y
Art.58.- Lorsque le personnel des entreprises et afférents sont fixés par voie de négociation dans le
établissements publics et parapublics n’est pas cadre des conventions collectives ou des accords
soumis à un statut législatif ou réglementaire parti- d’établissement prévus au titre III de la présente
culier, des conventions collectives peuvent être loi.
conclues conformément aux dispositions du présent
chapitre. Art.63.- La rémunération d’un travail à la tâche ou
aux pièces doit être calculée de telle sorte qu’elle
procure au travailleur de capacité moyenne et tra-