TFE Corr
TFE Corr
L A L OI DE G RAVITATION A PPLIQUÉE À L A
D YNAMIQUE D ’ UN A MAS DE G ALAXIE
i
Épigraphe
Albert Einstein
ii
Dédicace
A ma mère
iii
Table des matières
Remerciements i
Épigraphe ii
Dédicace iii
Introduction 1
0.1 Hypothèse de la Masse Manquante . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
0.2 Vitesse de Rotation des Galaxies . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
2 La gravitation 14
2.1 L’interaction Gravitationnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.1.1 La gravitation Universelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.1.2 Champ de gravitation crée par une masse Ponctuelle . . . . . . . 15
2.1.3 Champ Gravitationnel Crée par une Masse Étendue . . . . . . . . 15
2.2 Énergie Potentiel Et Potentiel Potentiel Gravitationnel . . . . . . . . . . . 16
2.3 Champ Gravitationnel D’une masse Sphérique . . . . . . . . . . . . . . . 17
iv
Table des matières
v
Introduction
1
0.2. Vitesse de Rotation des Galaxies
fait, que cette masse invisible doit s’étendre loin au-delà de la périphérie.
En 1974, Jeremiah Ostriker, James Peebles et Amos Yahi à l’université de Princeton
avaient prédit que quelque chose comme la matière sombre devait exister. Leurs cal-
culs sur la stabilité gravitationnelle des galaxies en spirale impliquaient que de telles
structures se fragmenteraient par rotation, à cause des vibrations déclenchées par leur
composition inégale. Si, cependant, le disque visible était incorporé dans une masse
invisible beaucoup plus grande et étendue, de telles vibrations seraient alors amorties et
la spirale resterait stable. Ils conjecturèrent que l’existence même de notre Voie lactée
impliquait la réalité de la matière invisible.
En 1978, V. Rubin et K. Ford colligèrent des données sur dix galaxies qui émergent avec
ce modèle : les étoiles à la périphérie de galaxies en spirale se déplacent trop vite si on
suppose que la partie lumineuse de ces galaxies représente leur masse entière [1].
Toutes les courbures de rotation pour les galaxies avec disque montrent la même
forme caractéristique. La vitesse orbitale des étoiles augmente rapidement au cours des
premiers kiloparsecs du centre, se nivelle ensuite et reste largement à plat sur le bord du
disque visible. Il doit y avoir de la matière supplémentaire distribuée à travers la galaxie
pour produire cette vitesse constante, De plus, il est connu que la quantité de lumière des
étoiles venant d’une galaxie diminue très rapidement avec la distance depuis le centre. Ce
modèle de comportement de courbure de rotation plate ainsi que la courbure déclinante
de la lumière peuvent s’expliquer seulement si la totalité du disque visible des étoiles
est maintenu dans l’emprise gravitationnelle d’un halo de matière invisible beaucoup
plus grand, non associé aux étoiles galactiques. De telles observations fournissent une
des indications les plus directes de la présence de matière noire dans l’univers. La forme
2
0.2. Vitesse de Rotation des Galaxies
F IGURE 1 – Courbe de rotation des objets d’une galaxie spirale en fonction de la distance au
centre de la galaxie.
détaillée des courbures de rotation peut être ajustée par l’ajout d’un halo de matière
noire à la composante disque.[2]
Les observations des vélocités rotationnelles des galaxies ont établi que la matière
noire représente environ 80-85% de la matière de l’univers. Les lentilles gravitationnelles
(l’effet de lentille gravitationnelle découle du principe d’équivalence) la détectent in-
directement dans les régions à l’échelle des galaxies où la matière noire courbe la lumière.
C’est à partir des effets de gravité « supplémentaire » détectés que les astronomes
déduisent la quantité de masse qui doit être présente [3].
3
0.2. Vitesse de Rotation des Galaxies
4
CHAPITRE 1
5
1.2. Classification des galaxies
Enfin, il introduit parmi les Elliptiques une sous-classification de 0 a 7 fondée sur leur
degré d’aplatissement, (E0) désignant une forme quasi-sphérique et (E7) une forme très
allongée : si a et b désignent respectivement le demi-grand axe et le demi-petit axe de
l’image elliptique de la galaxie, une Elliptique de type (En) devra vérifier b/a ' 1 − n/10.
Hubble représentait sa classification sous la forme d’un diagramme en forme de fourchette
(Fig.1.1), en suggérant une séquence évolutive en partant des Elliptiques.
6
1.2. Classification des galaxies
par tomber vers le centre de la galaxie et celle-ci s’effondrerait sous sa propre gravité,
mais du fait de leur mouvement, les étoiles sont soumises à une force centrifuge qui les
empêche de tomber vers le centre.
F IGURE 1.2 – La galaxie elliptique NGC 1132 à 300 millions d’années-lumière de nous
photographiée par le télescope spatial. Crédit : NASA/ESA
Ce sont des galaxies contenant très peu, voire pas du tout, de gaz interstellaire et qui
sont dépourvues de disque. Elles sont formées d’étoiles vieilles et il n’y a pratiquement pas
de formation stellaire en leur sein. Leur structure est elliptique et peut être axisymétrique,
mais aussi triaxiale.
Leur fréquence est de l’ordre de 10% dans le champ, mais augmente dans les régions
dense, jusqu’à plus de 40% au centre des amas de galaxies. Les isophotes (contours
d’égale brillance de surface) sont à peu de chose près des ellipses concentriques, avec
un rapport d’axes variant de 1 à ∼0.3. La classification E0, E1, E2... E7 correspond à
des ellipticités ≡ 1 − b/a croissantes, le type En ayant un rapport b/a = 1 − n/10. La
brillance de surface décroît progressivement du centre vers l’extérieur, si bien qu’on ne
peut pas définir de rayon, si ce n’est en définissant le rayon effectif Re comme le rayon
de l’isophote qui contient la moitié de la luminosité dans le plan du ciel. Re varie de 0.2
kpc pour une elliptique naine comme M32, à 20 kpc pour une elliptique géante comme
M87. Le profil de brillance de surface obéit à la loi empirique de Sérsic :
7
1.2. Classification des galaxies
bm = 2m − 0.324
relation qui est valable à un pour mille près sur l’intervalle 1 < m < 10. Notons que pour
m = 1, le profil de Sérsic se réduit au profil exponentiel, qui est valables pour les galaxies
disques.
F IGURE 1.3 – La galaxie spirale NGC 1232, située à 100 millions d’années-lumière et d’un
diamètre d’environ 200.000 années-lumière (constellation Eridan). Crédit : ESO/VLT
prédominant, contenant non seulement des étoiles mais aussi du gaz et de la poussière
interstellaire. Le disque présente des bras spiraux qui sont le siège de la formation
stellaire. Ceux-ci sont tracés par les étoiles jeunes mais aussi, quoique avec un contraste
moindre, par les étoiles vieilles. Dans le champ (régions peu denses de l’Univers), les
galaxies spirales représentent environ 60% des galaxies lumineuses, mais cette proportion
baisse à moins de 10% dans le coeur des amas. La brillance de surface des disques suit
8
1.2. Classification des galaxies
une loi exponentielle, avec une échelle de longueur typique Rd ∼2 kpc, mais cette échelle
peut varier beaucoup, de 1 à plus de 10 kpc. La brillance de surface centrale typique est
de l’ordre de 100L pc−2 . Le gaz s’étend plus loin que les étoiles, probablement parce que
la formation stellaire est inhibée en périphérie par une densité de surface trop faible du
gaz.
La vitesse circulaire des étoiles et du gaz peut être mesurée par spectroscopie visible,
respectivement radio, et la courbe de vitesse montre un plateau aussi loin du centre de
la galaxie que les mesures le permettent (deux fois plus loin pour le gaz que pour les
étoiles). C’est une des preuves les plus convaincantes de l’existence de matière sombre,
distribuée dans le halo de la galaxie, et dont l’influence gravitationnelle supplante celle
des étoiles et du gaz à grande distance.
et les galaxies spirales ; elles ont un disque dont la densité de surface varie exponen-
tiellement, un bulbe ou une barre, très peu de gaz froid et de formation stellaire. Ces
types de Galaxies ne possèdent pas des bras spiraux. Elles sont rares dans le champ mais
constituent presque la moitié de la population de galaxies dans le centre des amas riches.
9
1.2. Classification des galaxies
On peut donc supposer qu’il s’agit d’anciennes spirales qui ont été dépouillées de leur gaz
lors de rencontres, ou par interaction avec le gaz chaud de l’amas. Dans la classification
de Hubble, elles sont désignées par S0.
F IGURE 1.5 – Le Grand Nuage de Magellan, une galaxie irrégulière située à 160.000
années-lumière de nous et d’environ 30.000 années-lumière de diamètre. Crédit : W.-H.
Wang
10
1.3. Amas ouverts et Globulaires
comme une spirale barrée. Les galaxies irrégulières sont nombreuses puisqu’elles consti-
tuent plus d’un tiers de la population de notre voisinage. Leur vitesse circulaire est faible :
elle augmente linéairement jusqu’au bord du disque, où elle atteint ∼ 50 − 70kms−1 , une
valeur pas beaucoup plus élevée que la dispersion des vitesses. Elles sont très riches en
gaz (env. 30% de la masse des étoiles), en étoiles massives et en régions Hii.
Il est utile de mentionner une curiosité historique, qui a laissé son empreinte dans la
terminologie actuelle. Dans la séquence de Hubble : E0 −→ S0 −→ Sa −→ Sb −→ Sc −→
Sd −→ Sm −→ Im, les galaxies du début de la séquences sont qualifiées de précoces
(early), alors que celles de la fin de la séquence sont qualifiées de tardives (late). Les
elliptiques sont donc appelées « précoces », alors que les spirales Sc, par exemple, sont
appelées « spirales tardives ». Cela vient de l’époque où l’on croyait que la séquence en
question représentait une suite chronologique d’états évolutifs.
11
1.4. Amas de Galaxies
autres. Ces amas sont les plus grands objets gravitationnellement liés dans l’Univers
observable. Voici quelques points clés sur les amas de galaxies :
1.4.1 Composition
[Link] Galaxies
Les galaxies sont les constituants les plus visibles et les plus reconnaissables des amas
de galaxies. Chaque amas peut contenir de quelques centaines à plusieurs milliers de
galaxies, variant en taille, forme et type. Les galaxies peuvent être des spirales, des
elliptiques, ou des irrégulières, et elles interagissent gravitationnellement avec les autres
membres de l’amas. Matière noire : Bien que non directement observable, la matière
noire constitue la majeure partie de la masse totale des amas de galaxies. Elle est détectée
par ses effets gravitationnels sur la matière visible, telle que la déviation de la lumière et
la dynamique des galaxies et du gaz intra-amas. La matière noire joue un rôle crucial
dans la formation et la structure des amas de galaxies.
12
1.4. Amas de Galaxies
[Link] Étoiles
En plus des galaxies, les amas de galaxies peuvent également contenir des étoiles
isolées qui ne sont pas associées à une galaxie spécifique. Ces étoiles peuvent résulter
d’interactions gravitationnelles au sein de l’amas ou de processus de formation stellaire
indépendants.
La composition exacte d’un amas de galaxies peut varier en fonction de facteurs tels
que son âge, son stade d’évolution, et son environnement cosmique. Les observations
multi-longueurs d’onde, y compris les observations optiques, radio, et rayons X, sont
utilisées pour étudier la composition et la dynamique des amas de galaxies.
1.4.2 Structure
La distribution de galaxies dans un amas n’est pas uniforme mais plutôt en forme
de filament ou de grumeaux. Les galaxies se déplacent dans l’amas sous l’influence
de la gravité, formant souvent des sous-groupes ou des amas de galaxies plus petits à
l’intérieur de la structure globale. Entre les galaxies, il existe un gaz chaud diffus connu
sous le nom de gaz intra-amas. Ce gaz est très chaud, avec des températures de plusieurs
millions de degrés Celsius, et émet un rayonnement de rayons X détectable. Il constitue
la matière ordinaire de l’amas et représente une fraction significative de sa masse.
En raison de leur masse énorme, les amas de galaxies peuvent agir comme des
lentilles gravitationnelles, déformant la lumière provenant d’objets plus éloignés derrière
l’amas. Cet effet de lentille gravitationnelle est utilisé pour étudier la distribution de
masse des amas et pour cartographier la distribution de la matière noire. Ils sont formés
par l’agrégation de galaxies et de matière noire sous l’influence de la gravité. Leur
formation et leur évolution sont influencées par des processus complexes tels que les
collisions entre amas, les interactions gravitationnelles et la formation des galaxies au
sein de l’amas. Les amas de galaxies jouent un rôle crucial dans notre compréhension
de la cosmologie et de la formation des structures à grande échelle dans l’Univers. Leur
étude permet de contraindre les modèles cosmologiques et d’explorer la nature de la
matière noire et de l’énergie sombre.
13
CHAPITRE 2
La gravitation
La force f~2→1 est bien sur opposée. G est la constante de la gravitation et vaut
Il est aujourd’hui bien connu que la théorie de Newton exposée ci-dessus est inexacte.
La théorie plus moderne est celle de la Relativité Générale (Einstein 1916) qui décrit
la gravitation comme une déformation de la métrique de l’Espace-Temps créée par les
masses et plus généralement par toute forme d’énergie, les mouvements des corps dans
cette Espace-Temps courbe se faisant en suivant ses géodésiques. On pourrait dès lors se
demander pourquoi on continue à utiliser la théorie de Newton pour les applications
14
2.1. L’interaction Gravitationnelle
usuelles. La première raison est que la théorie de Newton est une très bonne approxima-
tion de la théorie de la Relativité Générale dans toutes ces situations. Avec sa formulation
hamiltonienne, elle est particulièrement bien adaptée au traitement des effets à long
terme des perturbations par rapport aux solutions simples comme par exemple le mouve-
ment Képlérien.
Traiter cela avec la Relativité Générale se traduirait par une complexité significativement
accrue, et pas forcément nécessaire. Dans la pratique, la Relativité Générale n’est néces-
saire dans sa globalité qu’en présence de champs gravitationnels très intenses comme
par exemple au voisinage d’objets compacts (trous noirs, étoiles à neutrons. . .), ou alors
lorsque l’on traite des problèmes sur des distances très grandes comparables à la taille
de l’Univers, là où les effets de courbure de l’espace-temps ne peuvent être négligés. En
fait, en dehors de ces situations, et lorsque c’est nécessaire, on réintroduit la Relativité
Générale sous la forme d’une perturbation par rapport à la théorie de Newton.
~ = m.~g
F (2.3)
Dans le cas qui nous intéresse, les masses m1 et m2 créent chacune un champ de gravita-
tion valant
Gm Gm
~g1 = − 3 1 ~r et ~g2 = + 3 2 ~r (2.4)
r r
Dans le cas général, toute masse ponctuelle M sera supposée créer dans l’espace un
champ ~g valant
GM GM
~g = − 3 ~r = − 2 u
~ (2.5)
r r
où ~r désigne cette fois le rayon vecteur joignant la masse M au point considéré, et u~
est un vecteur unitaire de même direction. Le champ ~g créé par la masse M n’est pas le
même en tout point de l’espace. Il varie en direction et en norme ; bien entendu, il est
plus intense lorsque qu’on est plus proche de la masse M. Cependant, quel que soit le
point considéré, le champ pointe toujours vers la masse qui en est à l’origine.
∇2 U = 4πρG = 0 (2.6)
Le potentiel vérifie l’équation dite de Laplace. On dit qu’il est harmonique, et ceci
reste vrai pour n’importe quel potentiel gravitationnel pourvu qu’on soit dans le vide.
Considérons maintenant un astre pas nécessairement sphérique. A l’extérieur de ce
dernier, le champ gravitationnel sera compliqué, non radial, mais en tout état de cause,
15
2.2. Énergie Potentiel Et Potentiel Potentiel Gravitationnel
il sera harmonique.
Il est alors légitime d’envisager le développement du potentiel sur une base de fonctions
harmoniques. En coordonnées sphériques (r, θ, ϕ), ces fonctions sont connues et portent
le nom d’harmoniques sphériques. La fonction (r, θ, ϕ) =⇒ 1/r est à une constant près la
seule fonction radiale qui soit harmonique, ensuite les fonctions harmoniques à symétrie
axiale sont les
Pn (cos θ)
(r, θ, ϕ) −→ (2.7)
rn+1
(p)
P (cos θ).eipϕ
(r, θ, ϕ) −→ n (2.8)
rn+1
(p)
pour tout entier p[−n, n]. Dans ces expressions, les Pn et Pn sont les polynômes et
fonctions de Legendre, qui vérifient les propriétés suivantes :
P0 (x) = 1
P1 (x) = x
(n + 1)Pn+1 (x) = (2n + 1)xPn (x) − nPn−1 (x) (n > 2)
n p
1 d 2 p/2 d Pn (x)
Pn (x) = n (x2
− 1)n
= (−1) p
(1 − x )
2 n dxn dxp
A partir de là, on peut écrire en toute généralité le développement du potentiel à
l’extérieur de tout corps de forme quelconque sous la forme
∞ ∞
GM Re n
X X
(p)
U(r, θ, ϕ) = − 1+ − Jn Pn (cos θ)+ Pn (cos θ)(Cn,p cos(pϕ)+sn,p sin(pϕ))
r n=2
r p=1
(2.9)
o‘u M est la masse totale du corps, et où les Jn , cn , sn , p sont des coefficients numériques
(sans dimension) traduisant la distribution des masses de l’objet. Pour une distribution
quasi sphérique, ils restent faibles et surtout décroissent tr‘es rapidement lorsque n croît.
Dans le cas d’un objet comme une planète, le premier terme J2 est en général le plus
important et traduit l’aplatissement polaire de la planète sous l’effet de la force centrifuge.
~ = − GMm ~r = − GMm u
F ~ (2.10)
r3 r2
~ dérive, elle doit vérifier
S’il existe une énergie potentielle Ep dont F
F ~ Ep
~ = −∇ (2.11)
Pour cela, plaçons nous en coordonnées sphériques (r, θ, ϕ) en prenant pour origine le
point où est placée la masse M.
Dans ces conditions, en utilisant l’expression du gradient en coordonnées sphériques
16
2.3. Champ Gravitationnel D’une masse Sphérique
(voir annexe), nous en déduisons que nous devons nécessairement avoir par projection
er , e~θ , e~φ ) :
sur (~
∂Ep (r, θ, φ) GMm
=
∂r
r2
1 ∂Ep (r, θ, φ)
=0
(2.12)
r ∂θ
1 ∂Ep (r, θ, φ)
=0
r sin θ ∂φ
17
2.3. Champ Gravitationnel D’une masse Sphérique
Ainsi, si on place l’origine au centre de l’objet, alors le champ gravitationnel causé par
cet objet est
GM
~g(r) = − ~er (2.16)
r2
où M est la masse totale de l’objet contenue à l’intérieur d’une sphère de rayon r.
R dθ
d
dM = 2πR sin θ × σ × Rdθ
θ
r En fonction de θ, la dis-
M tance d est donnée par :
d2 = R2 + r2 − 2Rr cos θ
18
2.3. Champ Gravitationnel D’une masse Sphérique
Divisons la coquille sphérique en anneaux, de telle façon que chaque anneau soit
situé à une distance constante d du point r. Considérons en particulier un anneau situé à
une coordonnée angulaire θ et dont la largeur sous-tend un angle dθ. La masse dm de
cet anneau est égale à sa superficie fois la densité σ :
La contribution de cet anneau au potentiel gravitationnel est donc
19
2.4. Le potentiel Newtonien Modifié
3
4π 3 r
M(r) = ρr = Mtot (2.23)
3 R
et donc le champ gravitationnel g, en fonction de la distance r au centre de la planète,
est
r
−GMtot 3 ~er (r < R)
R
~g(r) =
(2.24)
1
−GMtot 2 ~er (r > R)
r
C’est une propriété du champ gravitationnel d’un astre sphérique se comportant
comme si sa masse était concentrée en son centre. Cela dépend essentiellement de la
proportionnalité en 1/r2 de la force gravitationnelle et ne serait pas vraie si la force avait
une dépendanceR r différente en fonction de r éq. 2.23 n’est valable que si ρ est constant.
Sinon, M(r) = 0 ρ(r0 )r02 dr0 .
20
2.4. Le potentiel Newtonien Modifié
21
2.4. Le potentiel Newtonien Modifié
Les théories de gravité modifiée sont des alternatives à la relativité générale d’Albert
Einstein. Elles proposent des modifications aux équations de la gravité afin de résoudre
certains problèmes théoriques ou observationnels sans avoir besoin de recourir à des
concepts comme la matière noire ou l’énergie sombre.
22
CHAPITRE 3
23
3.2. Formulation Générale
2. En des temps égaux, les rayons des planètes balaient des aires égales (loi des aires).
3. Le rapport du carré de la période au cube du demi grand axe de l’ellipse T2 /a3 est
le même pour toutes les planètes
Kepler parvint à énoncer ces lois empiriques à partir de l’observation seule. C’est Newton
qui va démontrer mathématiquement, vers 1686, que les trois lois de Kepler découlent
des lois générales du mouvement et de la force de gravité en inverse du carré de la
distance (1/r2 ). Nous avons énoncé plus haut la deuxième loi de Kepler ; elle est en fait
valable pour toute force centrale. Les deux autres lois ne sont correctes que pour une
force en 1/r2 .
24
3.2. Formulation Générale
ẋ = ṙ2 sin2 θ cos2 ϕ + r2 θ̇2 cos2 θ cos2 ϕ + r2 ϕ̇2 sin2 θ sin2 ϕ − 2rṙθ̇ cos θ sin θ cos2 ϕ
2
−2rṙϕ̇ cos ϕ sin ϕ sin2 θ − 2r2 θ̇ϕ̇ cos θ sin θ cos ϕ sin ϕ
ẏ = ṙ2 sin2 θ sin2 ϕ + r2 θ cos2 θ sin2 ϕ + r2 ϕ̇2 sin2 θ cos2 ϕ + 2rṙθ̇ cos θ sin θ sin2 ϕ
2
⇒
+2rṙϕ̇ cos ϕ sin ϕ sin2 θ + 2r2 θ̇ϕ̇ cos θ sin θ cos ϕ sin ϕ
ż2 = ṙ2 cos2 θ − 2rṙθ̇ cos θ sin θ + r2 θ̇2 sin2 ϕ
ẋ2 + ẏ2 + ż2 =ṙ2 sin 2θ + r2 θ̇2 cos2 θ + r2 ϕ̇2 sin2 θ + 2rṙθ̇ cos θ sin θ − 2rṙθ̇ cos θ sin θ+
ṙ2 cos 2θ + r2 θ̇2 sin2 θ = v2
Alors finalement,
v2 = r2 + r2 θ̇2 + r2 ϕ̇2 sin2 θ (3.3)
On peut trouver les composantes du vecteur impulsion ~ p a partir du lagrangien L qui
pour corps soumis à un potentiel central s’écrit en coordonnées sphériques sous la forme
1
L = K − V(r) = m(r2 + r2 θ̇2 + r2 ϕ̇2 sin2 θ) − V(r) (3.4)
2
Avec cette expression, on peut exprimer les composantes pr , pθ et pϕ , on aura
∂L ∂K ∂1
pr = = = m(r2 + r2 θ̇2 + r2 ϕ̇2 sin2 θ) = mṙ
∂ ∂ ∂
ṙ ṙ ṙ 2
p = ∂L = ∂K = ∂ 1 m(r2 + r2 θ̇2 + r2 ϕ̇2 sin2 θ) = mr2 θ̇
θ (3.5)
∂θ̇ ∂θ̇ ∂θ̇ 2
∂L ∂K ∂ 1
pϕ = ∂ϕ̇ = ∂ϕ̇ = ∂ϕ̇ 2 m(r + r θ̇ + r ϕ̇ sin θ) = mr sin θϕ̇
2 2
2 2 2 2 2 2
p2r p2 p2ϕ
H= + θ2 + + V(r) (3.7)
2m 2mr 2mr2 sin2 θ
∂H pϕ
On en déduit immédiatement que pϕ = = 0 ⇒ r2 sin2 θϕ̇ = cste =
∂ϕ m
25
3.2. Formulation Générale
On aura, ~L = ~rΛ~
p où r est radiale i.e ~r = r~er ,
pθ pϕ
~L =r~
er Λ pr e~r + e~θ + e~ϕ
r rsinθ
pϕ
=pθ e~ϕ − e~θ
sin θ
Étant donné que le problème est à potentiel central, ~L est constant et alors
p2ϕ
p2θ + = L2 = cste (3.8)
sin2 θ
Il en résulte que
π
θ= = cte
2
pθ = 0
pϕ = mr2 ϕ̇ = L
La trajectoire de chaque astre est donc une courbe plane, dont le plan est perpendicu-
laire au vecteur moment cinétique L constant et contient les vecteurs e~r et e~θ
p2r L2
H= + + V(r) = E (constant) et correspond à l’énergie totale du système
2m 2mr2
Et donc,
mṙ2 L2
+ + V(r) = E (3.9)
2 2mr2
Le premier terme est Kr , l’énergie cinétique radiale de l’objet. Le deuxième terme est
l’énergie cinétique associée au mouvement angulaire de l’objet. Au lieu d’associer cette
formule à une masse en mouvement dans un plan, on pourrait tout aussi bien l’associer
à une masse se déplaçant dans une seule direction, le long de l’axe des r, mais dont
l’énergie potentielle serait maintenant le potentiel effectif suivant :
L2
Ve f f. (r) =
+ V(r) (3.10)
2mr2
Le premier terme de Ve f f. , impliquant le moment cinétique constant L, est appelé po-
tentiel centrifuge. La masse se déplace sur un plan, mais la conservation du moment
cinétique nous permet d’exprimer l’énergie cinétique angulaire en fonction de r et de lui
26
3.2. Formulation Générale
dE dVe f f (r)
= 0 = mṙr̈ + ṙ (3.11)
dt dr
Ce qui entraine que
dVe f f L2 dV
mr̈ = − = 3
− (3.12)
dr mr dr
Le premier terme du membre de droite est la force centrifuge ressentie dans ce référentiel
tournant. En effet, puisque L = mr2 ϕ̇, ce terme est
L2
= mrϕ̇2 (3.13)
mr3
Ce qui est bien l’expression habituelle de la force centrifuge. Ceci justifie le nom de
potentiel centrifuge donné au premier terme de (3.10).
Ldr
dϕ = r
L2
r2 2m [E − V(r)] − 2
r
L
où ϕ̇ =
2mr2
Cette équation peut être résolue analytiquement seulement pour quelque formes de
27
3.3. Résolution de l’équation de mouvement
L2 K
Ve f f =
2
− (3.16)
2mr r
où K = GMm pour le potentiel gravitationnel d’un astre sphérique de masse M
agissant sur un objet de masse m. Ce potentiel est illustré à la figure 3.1 . On remarque
qu’il possède un minimum au point r0 , déterminé par la condition Ve0 f f = 0
dVe f f L2 K L2
=− + =⇒ r0 = (3.17)
dr r0 mr30 r20 Km
La valeur du potentiel effectif à ce point est
K
Ve f f (r0 ) = − ≡ E0 (3.18)
2r0
F IGURE 3.1 – Potentiel effectif Ue f f d’un objet de moment cinétique L ,0 dans un potentiel
central en 1/r. Une valeur particulière de L a été choisie et les points de rebroussement rmin
et rmax sont indiqués pour une valeur particulière (négative) de E.
Le mouvement d’un objet dans ce potentiel est dicté par la valeur de son énergie E :
1. Si E0 < E < 0, le domaine de variation de r est limité par deux valeurs rmin et rmax .
Le mouvement radial de l’objet sera une oscillation limitée par ces deux points,
correspondant respectivement à l’aphélie et au périhélie de l’objet et appelés pour
cette raison points de rebroussement. La vitesse radiale de l’objet sera maximale à
r0 , car c’est là que l’énergie cinétique radiale Ec = E − Ve f f est la plus grande.
28
3.3. Résolution de l’équation de mouvement
2. Dans le cas limite E = E0 , l’énergie cinétique radiale est nulle et donc r est constant
(r = r0 ). L’orbite est donc circulaire dans ce cas.
3. Enfin, si E > 0, il n’y a qu’un seul point de rebroussement, correspondant à la
distance minimale d’approche de l’objet et celui-ci peut s’éloigner à l’infini.
Nous avons déjà exprimé la forme implicite de la trajectoire en coordonnées polaire
K
en remplaçant V(r) par - , α étant égale à 1, on a
r
∂ϕ L
=
∂r
r
K L2
r2 2m E + − 2
r r
En effectuant un changement des variables au membre de droite, cette équation s’écrit
sous la forme
Ldu 1
dϕ = − p avec u =
2m (E + Ku) − L2 u2 r
L2 du
=− r
2EL2 2L2 L4 2
mK 1 + + u − u −1
mK2 mK m2 K2
γ
Z
du
ϕ − ϕo = −
ε
s !2
γu − 1
1−
ε
γu − 1
ϕ − ϕo = arccos
ε
r
2EL2 L2
où ε= 1+ et γ=
mK2 mK
ϕ0 est une constante, on peut choisir que r soit minimum quand ϕ=0, alors ϕ0 =0 et
l’équation de la trajectoire est donnée par
γ
r= (3.19)
1 + ε cos ϕ
Cette équation est celle d’une section conique avec un foyer à l’origine, ε l’excentricité et
γ le paramètre de l’ellipse.
29
3.3. Résolution de l’équation de mouvement
K
Si le potentiel est de la forme V(r) = − , avec 0 < α < 2, On a toujours une trajec-
rα
toire pour la quelle r varie entre deux valeurs rmin et rmax . Cependant, le calcul que nous
allons effectuer dans le chapitre suivant montrera que la trajectoire est une orbite fermée
uniquement lorsque α=1 c’est à dire pour le potentiel de Newton.
30
3.4. Équation de Kepler
i de l’orbite est l’angle entre le plan de l’orbite et le plan équatorial (le plan de l’orbite
terrestre (écliptique) dans le cas d’une planète ou le plan de l’équateur terrestre dans le
cas d’un satellite artificiel de la Terre).
31
3.5. Élément d’une Orbite
La ligne des nœuds est l’intersection de ces deux plans. La longitude du nœud
ascendant Ω est l’angle entre une direction de référence sur le plan équatorial (le point
vernal) et la ligne des nœuds, plus précisément le point où l’orbite traverse le plan
équatorial vers le haut. L’angle ω entre la ligne des nœuds et le péricentre (ou péricentre)
de l’orbite est appelé argument du péricentre. L’angle ϕ entre la position réelle de l’objet
et le rayon vecteur du péricentre est l’anomalie vraie. Il faut aussi spécifier le moment
précis τ où l’objet est passé au péricentre. L’ensemble des six quantités i, Ω, ω, a, e, τ,
sont ce qu’on appelle les éléments de l’orbite elliptique et permettent en principe de
trouver la position précise d’un objet (planète, astéroïde, satellite, etc.) dans l’espace,
à tout instant. Cependant, gardons à l’esprit que les éléments d’une orbite réelle ne
sont pas constants, en raison des perturbations causées par les autres planètes ou par
d’autres objets. Ainsi, certains éléments, en particulier ω et Ω, ont des variations lentes
et progressives dites séculaires.
TABLE 3.1 – Paramètres orbitaux de quelques objets du système solaire définis par les
variables m la masse de l’objet ; a le demi grand axe ; T la période de l’orbite ; e l’excentricité
et i l’inclinaison du plan de l’orbite par rapport au plan de l’orbite terrestre.
L’étude de ces variations est l’objet principal de la mécanique céleste et permet non
seulement de contrôler les vols spatiaux, mais d’étudier les causes physiques de ces
variations, par exemple les corrections apportées par la relativité générale à l’orbite de
Mercure, ou l’effet de la forme aplatie de la Terre sur l’orbite des satellites artificiels. Le
tableau 3.1 énumère quelques paramètres orbitaux d’objets du système solaire.
32
CHAPITRE 4
Dans ce chapitre, nous allons considérer une masse qui se déplace en une seule
dimension, décrite par la seule coordonnée radiale r. Le champ de force est alors une
simple fonction F(r) et la force pointe vers la droite si F > 0 et vers la gauche si F < 0. Le
potentiel de cette force est une fonction V(r)ajouter que V(r) qui désigne en réalité le
potentiel effectif introduit plus dans le chapitre précédent et dont la dérivée est ainsi
reliée à la force :
dV
F(r) = −
dr
On dit que le point r0 est un point d’équilibre si la force est nulle à cet endroit : F(r0 )=0 ;
autrement dit, si la dérivée du potentiel s’annule à r0 . On qualifie l’équilibre de stable
si, lorsqu’on déplace la masse légèrement de r0 , la force tend à la faire revenir vers r0 .
Cette condition est remplie si la dérivée de la force est négative au point r0 . En effet, en
effectuant un développement de Taylor de F(r) autour du point r0 , on trouve
1
V(r) = V(r0 ) + V 0 (r0 )(r − r0 ) + V 00 (r0 )(r − r0 )2 + · · · (4.2)
2
33
Si r − r0 reste petit, c’est-à-dire si la masse ne s’éloigne pas beaucoup du point d’équilibre,
alors on peut tronquer la série de Taylor au terme quadratique sans faire une trop grande
erreur. L’énergie potentielle revêt alors la forme d’une parabole. Si l’équilibre est stable,
le potentiel a alors la même forme que pour une masse liée à un ressort obéissant à la loi
de Hooke, avec une constante de force k = V 00 (r0 ).
La par courbe du potentiel effectif en dessous de E (Fig.3.1) est alors approximée par la
Parabole
1
Ve (r) ≈ V0 + k(r − r0 )2 (4.3)
2
Nous pouvons résoudre une équation quadratique en r pour avoir
r
r = r + 2(E − V0 )
max 0
k
(4.4)
r
2(E − V0 )
rmin = r0 −
k
Ce sont deux valeurs extrême définissant les deux intersections de la parabole avec le
niveau d’énergie E > V0
En introduisant le deux valeurs de l’équation 4.4 dans 3.14, l’équation de mouvement se
réécrit sous la forme √
mk dr
dϕ = p (4.5)
L r2 (r − rmin )(rmax − r)
De manière à intégrer l’équation différentielle pour ϕ, on fera le changement de variable
1
x=
r
√
mk dx
dϕ = − p
L (1 − rmin x)(rmax x − 1)
1 rmin + rmax − 2rmin rmax x − (rmin + rmax )
=
2rmin rmax
p
−rmin rmax x2 + (rmin + rmax )x − 1
En intégrant on obtient
√ p
(1 − rmin x)(rmax )x − 1 (2rmin rmax )−1 (rmin + rmax )dx
Z
mk
(ϕ − ϕ0 ) = −
L rmin rmax
s
(rmax − rmin )2 rmin + rmax 2
− rmin rmax x −
4rmin rmax 2rmin rmax
p
(1 − rmin x)(rmax )x − 1 rmin + rmax 2rmin rmax rmin + rmax
= + arccos x −
rmin rmax 2(rmin rmax )3/2 rmax − rmin 2rmin rmax
s
rmax − rmin 2rmin rmax rmin + rmax 2
= 1 − x −
2(rmin rmax )3/2 rmax − rmin 2rmin rmax
rmin + rmax 2rmin rmax rmin + rmax
+ arccos x−
2(rmin rmax )3/2 rmax − rmin 2rmin rmax
34
1
4.1. Étude Pour Le Cas Du Potentiel V(r) ∝
rα
p
2rmin rmax rmax − rmin 1
On posera p = , e= et ψ = arccos x−
rmax + rmin rmax + rmin e p
Dans ces notations, s
L2 1 e
ϕ = ϕ0 + ψ + sin ψ (4.6)
mkrmin rmax p p
et alors
p
r= (4.7)
1 + e cos ψ
C’est l’équation polaire d’une ellipse centré sur un des foyers, dont e est l’excentricité
et p est le rayon de courbure de l’ellipse à son point le plus proche du foyer choisi comme
origine. De manière à déterminer la trajectoire de la masse m sous la forme r = r(ϕ),il
reste à inverser l’équation de manière à exprimer ψ en fonction de ϕ. Avant d’étudier
cette question, il est d’abord utile de caractériser l’ellipse par ses deux demi-axes :
p rmin + rmax
– Le grand axe a = 2
= = r0
1−e 2
√ √
– Le petit axe b = ap = rmin rmax
1
4.1 Étude Pour Le Cas Du Potentiel V(r) ∝
rα
K
Pour le cas du potentiel V(r) = − , L’expression du potentiel effectif de l’équation
rα
3.10 prend la forme
K L2
Ve f f. (r) = −
+
rα 2mr2
dVe αK L2
? r0 étant la racine de = 0 −→ α+2 = ,
dr r0 mr40
2
dV L2 3L2
? La constante de Force k = = −(α + 1) +
dr2 r0 mr40 mr40
Donc
(2 − α)L2
k=
mr40
On en déduit directement
r20 1
ϕ − ϕ0 = p (ψ + e sin ψ)
(2 − α)rmin rmax p
(rmin + rmax )3
= √ (ψ + e sin ψ)
8 2 − α(rmin rmax )3/2
1 rmin + rmax 3
=√ √ (ψ + e sin ψ)
2 − α 2 rmin rmax
1
=√ (ψ + e sin ψ)
2 − α(1 − e2 )3/2
35
4.2. Étude Pour Le Cas Du Potentiel Logarithmique
Pour être en accord avec l’hypothèse que le niveau d’énergie est proche du minimum de la
courbe Ve f f (r), la trajectoire doit être proche d’un cercle, ce qui impose que l’excentricité
e soit un nombre petit. On néglige donc le terme e2 devant 1 et on aura à résoudre une
équation de type équation de Kepler
√
ψ + e sin ψ = 2 − α(ϕ − ϕ0 ) (4.9)
F IGURE 4.1 – Orbite suivie lorsque l’angle polaire varie de 0 à 5 fois 2π. Le point de départ
(ϕ = 0) est la position indiquée par triangle noir. La courbe rouge est la trajectoire suivie
pour ϕ variant de 0 à 2π. Elle se prolonge par la courbe noire. Le petit cercle indique la
position pour ϕ = 10π.
L2
Ve f f. (r) = K ln r +
2mr2
36
4.3. Discussion
L 2L2
ce qui implique que r0 = √ et la constante de force k =
Km mr40
En appliquant le même raisonnement comme dans la section précédente, on peut calculer
aisément
1
ϕ − ϕ0 = √ (ψ + e sin ψ)
2(1 − e2 )3/2
Remarques 4.2.1 Ce résultat correspond exactement à l’équation (4.8) lorsque α est posé
égal à 0. Ce n’est pas étonnant vu que le paramètre k pour le potentiel logarithmique est le
même que le paramètre k du potentiel en 1/rα lorsque α = 0.
F IGURE 4.2 – Orbite suivie lorsque l’angle polaire varie de 0 à 5 fois 2π dans le cas où
l’on pose α = 0 (potentiel logarithmique). Voir légende de la figure 4.1 pour les détails.
4.3 Discussion
Lorsque α = 1 (potentiel de Newton), chaque fois que ψ augmente de 2π, ϕ augmente
également de 2π. La trajectoire est fermée et la courbe r(ϕ) est une ellipse légèrement
déformée du fait que ϕ ne s’identifie pas rigoureusement a ψ. Le légère déviation par rapport
à la lois de Kepler vient de l’approximation parabolique du potentiel effectif Ve (r)
Pour chaque cas, lorsque α , 1, lorsque ψ augmente de 2π, r reprend la valeur corres-
2π
pondant à ψ = 0 mais ϕ a augmenté de √ qui peut être inférieur à 2π si α < 1 ou
2−α
supérieur à 2π si α > 1.
La trajectoire ne se referme pas après une boucle et est en générale une orbite ouverte
Une trajectoire fermée peut exister pour un potentiel central V(r) différent du potentiel de
37
4.3. Discussion
Newton, C’est le cas d’une trajectoire circulaire pour laquelle r = cste . Ceci se réalise lorsque le
L2
niveau d’énergie E est le minimum de la courbe V(r) + , Ce minimum se produit lorsque
2mr2
2
dV L
= qui correspond à l’égalité entre la valeur absolue de la force gravitationnelle et
dr mr3
de la force centrifuge.
On sait en effet que
L = mr2 ϕ̇ = mrv
où v = rϕ̇ est la vitesse tangentielle. Si r est constant, ϕ̇ est v sont constants. On trouve
ainsi
dV
r = mv2 (4.10)
dr
Si le potentiel de Newton est corrigé à grande distance, cette formule permet de calculer
la vitesse orbitale,
q mais ne sera valable que pour les orbites circulaires. Pour le potentiel
de Newton, v = GM r
où G est la constante de gravitation et M la masse de l’astre central.
Une façon d’obtenir une vitesse orbitale constante à grande distance est de supposer que
dV(r) 1
soit ∝ asymptotiquement. Comme indiqué plus haut, ceci est possible si V(r)
dr r
est asymptotiquement du type logarithmique, d’où l’intérêt de l’étude consacrée à ce cas
particulier qui correspond à une densité de matière exprimée par
M
ρ(r) = (4.11)
4πr
38
Conclusion
Les amas de Galaxie sont des structures ayant une dynamique très complexe ; Une étude
sur la dispersion de vitesse des galaxies que renferme l’un de ces derniers a donnée un résultat
montrant que les vitesses de celles-ci étaient beaucoup trop élevées que ce qu’implique la
gravité de la matière visible. Cela s’explique soit par l’éxistance d’une quantité de masse
supplémentaire, ou soit c’est la loi de Newton qui devait être revue à grande distance.
Dans le cadre de ce travail, nous avons considéré deux formes de potentiel non Newtonien.
Les deux formes de potentiels étudiés ne correspondent pas à ce que l’on observe dans le
système solaire, car ils donnent lieu à des orbites ouvertes non observées expérimentalement.
Ces modèles sont supposer s’appliquer à grande distance, notamment dans les galaxies et
dans les amas de galaxies.
Les calculs ont pu être effectués analytiquement pour des trajectoires de l’astre en orbite
pour lesquelles la distance à l’origine r varie peu. Dans ces conditions, l’énergie totale de
l’astre est proche du minimum du potentiel effectif. Celui-ci peut alors être approximé par
une parabole. Nous avons montré que la trajectoire dépend alors de deux angles, ψ et ϕ.
L’orbite est une ellipse en fonction de ψ et ψ est relié à l’angle azimutal (appelé anomalie
vraie en mécanique céleste) ϕ par une équation de Kepler. Dans le cas générique du potentiel
en 1/rα , la solution de l’équation de Kepler n’est pas une fonction périodique de ϕ sauf dans
le cas du potentiel newtonien, α = 1. Excepté ce cas particulier, l’orbite ne se ferme pas. Plus
intéressant dans le cadre de la matière noire est le potentiel en logarithme de r associé à
une force centrale proportionnelle à 1/r. Nous avons montré que La parabole qui approxime
le potentiel effectif correspond au cas limite α → 0. La trajectoire de l’astre en orbite ne se
ferme pas, mais est constitué d’une infinité de boucles qui se décalent tour après tour.
Rappelons qu’une force centrale qui tendrait vers un terme en 1/r à grande distance
permettrait d’avoir une explication sur le plateau observé par les astrophysiciens sur la courbe
de rotation des galaxies loin du centre, sans tenir compte de l’hypothèse de l’existence d’une
matière supplémentaire. Comment le caractère fermé ou ouvert des trajectoires stellaires
pourrait influencer la structure des galaxies est une question intéressante qui déborde du
cadre de ce mémoire. Notons que rien ne justifie a priori de modifier la force de gravitation
de Newton. Au stade actuel des connaissances, la raison pour laquelle il faudrait modifier la
force de gravitation en 1/r2 est tout aussi mystérieuse que l’origine de la matière noire qui
permet de préserver la forme analytique de la force en ajoutant de la masse gravitationnelle
invisible.
39
Bibliographie
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[15] Patrick Iglesias : Symétries et moment, Hermann, 2000
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