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SOMMAIRE

SOMMAIRE ..........................................................................................................................1
INTRODUCTION .................................................................................................................2
I. BUTS ET SIGNIFICATION ........................................................................................3
II. PARTICULARITES DES CLASSIFICATIONS DES SOLS .....................................3
II.a. Classification naturelle ou artificielle ................................................................3
II.b. Classification génétique ou objective .................................................................3
II.c. Classification ascendante ou descendante .........................................................5
II.d. Classification complète ou incomplète...............................................................5
III. PRINCIPES, CRITERES ET ELEMENTS DE LA CLASSIFICATION (ou TAXA) 6
III.a. La classification doit répondre à deux objectifs distincts. L'un peut être
qualifié de scientifique, l'autre d'utilitaire..............................................................................6
III.b. La classification doit posséder une structure et une cohérence qui la
rendent facilement utilisable et donc mémorisable................................................................6
III.c. Une hiérarahie .....................................................................................................7
Une hiérarahie....................................................................................................................7
IV. DIFFERENTS TYPES DE CLASSIFICATIONS .......................................................8
IV.a. Classification française .......................................................................................8
IV.b. Classification américaine. ...................................................................................9
IV.c. Classification de la WRB ..................................................................................11
IV.d. Classification russe. ...........................................................................................11
IV.e. Classification canadienne .................................................................................12
V. AUTRES CLASSIFICATIONS EN AFRIQUE TROPICALE .................................13
V.a. Classification belge. ...........................................................................................13
V.b. Classification des pédologues britanniques au Ghana. ..................................14
V.c. La classification portugaise. .............................................................................15
V.d. Classification camerounaise .............................................................................16
CONCLUSION ...................................................................................................................17

1
INTRODUCTION

Le sol est l’ensemble des horizons extérieurs des roches naturellement modifiées par
l’influence mutuelle de l’eau, de l’air et des organismes vivants et morts. C’est un corps naturel
indépendant et variant. Cette définition a été donnée par Vassili Dokoutschaiev, (1846-1903)
géographe et naturaliste russe, en 1883 dans sa thèse ≪ le chernozem russe ≫. L’étude des sols
suppose le développement d’une panoplie de sujets parmi lesquels, les types de classifications
des sols qui feront l’objet de notre travail. Notamment, il s’agira de donner le but et la
signification ; des particularités ; principes, critères et éléments de la classification ; et les
differents types de classifications des sols.

2
I. BUTS ET SIGNIFICATION

La classification a pour but de ranger en groupes homogènes des sols caractérisés par une
grande diversité de propriétés et de paramètres stationnels. Il devient ainsi possible d’analyser,
de comparer, de différencier et d’apprécier leurs propriétés. La classification trouve son sens en
pédologie tout d’abord, puis dans tous les essais et recherches sur les sols, dont les propriétés
doivent être connues afin de permettre la comparaison des résultats obtenus en divers sites. Les
nombreux critères de classification des sols sont encore d’une grande utilité dans les recherches
interdisciplinaires et l’enseignement.

II. PARTICULARITES DES CLASSIFICATIONS DES SOLS

II.a. Classification naturelle ou artificielle

Un des plus fréquents est de savoir si une classification est artificielle ou naturelle. Parmi
les défenseurs des systèmes artificiels nous trouvons les Australiens, dont les porte-paroles sont
LEEPER et NORTHCOTE. LEEPER pense qu'une classification est établie pour des motifs de
convenance. Elle est basée sur une propriété ou un petit nombre de propriétés. Le système est
simple, facile à manipuler. S'il est bon, de nombreux collègues s'y rallient et son auteur n'en
demande pas plus.

Mais, pour d'autres, comme KUBIENA ou MUIR, une caractéristique importante d'une
classification est d'être naturelle. Celle-ci doit être basée sur des caractéristiques naturelles,
immédiatement perceptibles. Elle doit pouvoir utiliser, lorsqu'elles seront connues, toutes celles
que l'on découvrira. Un tel système ne doit pas être considéré comme figé ou complet, il doit être
ouvert à toutes les connaissances nouvelles. Il représente l'état d'avancement atteint par la science
du sol aujourd'hui. Beaucoup de classifications cherchent à intégrer le maximum de propriétés,
pensant qu'on se rapprochera ainsi mieux de la nature. Mais peut-on imaginer qu'une véritable
classification naturelle soit possible ? Il faudra toujours sélectionner les critères, les placer à un
niveau déterminé, les hiérarchiser.

II.b. Classification génétique ou objective

Une classification dit-elle faire appel à la genèse ? Pour beaucoup, c'est un véritable article
de foi qu'on ne met pas en question. La plupart des auteurs rappellent souvent que
DOKUCHAEV, dès 1879, a établi que les sols sont le produit de l'action de l'environnement sur
une roche-mère donnée et que ceci a été le point de départ de la pédologie contemporaine. Pour
les auteurs soviétiques, il n'y a pas d'autre approche pour résoudre les problèmes de classification
que la méthode génétique. ROZOV qualifie les classifications antérieures à DOKUCHAEV de
"formalistes", c'est-à-dire basées sur des propriétés sans relation directe avec la genèse. Celles qui

3
mettent au premier plan des propriétés de second ordre, qui ne tiennent pas suffisamment compte
des propriétés déterminantes (mais il n'est pas indiqué à quoi on les reconnaît), sont appelées
"formalistes-génétiques".

De son côté JOFFE est un tenant de la génétique à laquelle il associe étroitement la fertilité.
C'est ainsi qu'il distingue l'école génétique qui cherche les faits pédologiques qui sont de nature à
aider à proposer un programme d'utilisation du sol, avec la plus haute productivité ; et l'école
géologique-agronomique, purement empirique car elle cherche à forcer le sol à produire sans le
connaitre.

Les tenants de l'école génétique, se fondant sur l'enseignement de DOKUCHAEV,


considèrent qu'il doit être tenu compte, dans la classification, des facteurs de formation, des
processus, ou des deux.
G. SMITH explicite l'approche génétique de la manière suivante : "Partout où Les facteurs
tels que le climat, Le relief les organismes vivants y compris l'homme, agissent pendant un temps
donné sur une roche-mère, sont les mêmes, le sol est le même". On peut comprendre ceci en
ajoutant qu'il y a une véritable relation de cause à effet entre un environnement et un sol donné.
Ceci est appliqué, consciemment ou non, par tous les cartographes qui savent que, si l'un de ces
facteurs change, le sol change aussi.

Même dans l'élaboration de la soil taxonomy, où l'on semble s'éloigner nettement de la


genèse, G. SMITH insiste sur les relations qui existent entre les grandes unités de la classification
et les données génétiques ; il déclare également que seules les propriétés qui résultent de la
pédogenèse ou qui l'influencent doivent être utilisées. Enfin, il qualifie le nouveau système
américain de morphogénétique ; ce qui sera contesté par bien des observateurs critiques.

Ainsi, le souhait de beaucoup d'auteurs a été et demeure d'établir les classifications en les
fondant sur la genèse. Peu à peu cependant, certains comme YAALON en ont reconnu les limites,
et d'autres comme G. SMITH, tout en s'en éloignant ont voulu s’y raccrocher le plus possible. Il
est apparu à beaucoup, imprudent de fonder une classification sur la genèse, car comme le rappelle
SIMONSON Aussi, fonder une classification seulement sur des interprétations demeure plein de
risques d'erreurs et SIMONSON recommande alors de recourir à la morphologie et la composition
du sol.

De son côté, KUBIENA écrit que "les systèmes doivent être basés sur des propriétés et non
sur l'application des propriétés".

Il apparaît donc que certains auteurs sont conscients du hiatus qui existe entre les
explications encore mal fondées et parfois subjectives et les propriétés visibles et/ou mesurables.
Ces dernières sont seules de nature à donner à la classification l'objectivité voulue. Aussi, on peut
approuver [Link], de s'appuyer sur des critères ayant une signification élevée dans la genèse
du sol Car, même si nous savons qu'il y a encore beaucoup de choses à apprendre, des progrès
considérables ont heureusement été déjà accomplis. C'est la position qui a été adoptée dans la

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"Soil taxonomy" où les définitions des catégories de sols ont été données en termes de
morphologie et non de genèse.

II.c. Classification ascendante ou descendante

Un autre souci des classificateurs est de savoir si la classification doit être ascendante ou
descendante. Une classification descendante est analytique. Elle part de principes généraux et
descend de catégories très larges, fondées sur un petit nombre de critères vers des catégories de
plus en plus détaillées. Les classifications descendantes sont, par exemple, celles des Russes et
des Français.
Une classification ascendante est, au contraire, synthétique. Elle procède d'une base très
large, s'appuie sur un nombre élevé de données. On procède dans le système, par réduction et
simplification. La classification américaine est de ce type, préconisé déjà par MARBUT. En
partant de nombreuses données de terrain, on terminait par un petit nombre de caractéristiques
fondamentales correspondant, par exemple, aux "pedocal" et "pedalfer". Pour MANIL, une
classification descendante est seule possible lorsqu'on ne dispose que d'un nombre limité de
données disponibles ; il pense qu'elle doit être essentiellement génétique. Mais on peut très bien
concevoir une classification descendante basée sur des propriétés.

II.d. Classification complète ou incomplète

La classification doit-elle être complète ou incomplète ? Ce problème se rattache


étroitement à celui de savoir si elle doit être scientifique ou utilitaire. Une classification complète
doit comprendre tous les niveaux. Les plus hauts se réfèrent à un degré de généralisation élevé ;
ils intéressent surtout les scientifiques. Les plus bas s'adressent surtout aux utilisateurs.

En raison de la nature particulière du sol qui est un corps naturel, parfois modifié par
l'homme, celui-ci doit être défini avec le maximum de précision et d'objectivité, donc de manière
scientifique, dès les niveaux supérieurs.

Mais, le sol est également destiné à des utilisateurs, notamment en agriculture. Il est donc
apparu nécessaire à beaucoup de choisir à cette fin des critères destinés aux usagers.

Dans l'une, on part du sol qu'on définit d'abord comme une entité naturelle dotée de
caractéristiques propres puis comme le support d'une végétation naturelle ou cultivée. Deux séries
de caractéristiques distinctes doivent permettre de répondre aux deux soucis des classificateurs.

Dans l'autre, on pose, en principe, que le sol est destiné à l'utilisation. Les critères
scientifiques et utilitaires peuvent être présents ensemble à divers niveaux.

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III. PRINCIPES, CRITERES ET ELEMENTS DE LA
CLASSIFICATION (ou TAXA)

Il convient de donner les objectifs et les principes.

III.a. La classification doit répondre à deux objectifs distincts. L'un peut être
qualifié de scientifique, l'autre d'utilitaire.

Le premier objectif concerne l'identification du sol à l'aide de ses caractéristiques propres,


dans un langage universel qui permet la compairaison avec d'autres et de les ranger dans la
classification. Ces données sont de trois ordres: les constituants, l'organisation des horizons et
les propriétés physiques et chimiques.

Le deuxième objectif concerne la détermination des caractéristiques particulières du sol et


celles de son environnement qui permettront d'orienter son utilisation ou de préciser certaines
conditions de sa genèse et de son évolution.

La séparation de ces deux objectifs apparaît indispensable. Le premier concerne


l'inventaire des caractéristiques fondamentales d'un sol qu'en tout état de cause, il faut toujours
connaître pour l'identifier, le distinguer des autres et aussi pour l'utiliser. Le deuxième est
beaucoup plus variable et dépend plus précisément du mode d'utilisation que l'on peut envisager
pour le sol. Les utilisations agricoles, pastorales ou forestières sont certainement les plus
importantes. Mais les exigences des différentes cultures possibles sont loin d'être les mêmes et
d'être connues avec précision. Les manières de traiter un sol, en vue d'une utilisation déterminée,
surtout dans la zone intertropicale, ne sont découvertes que peu à peu, après bien des essais
infructueux. Mais il existe d'autres manières d'utiliser un sol, comme par exemple d'y construire
des voies de communication, des bâtiments publics et privés, d'y enfouir des canalisations de
liquides ou de gaz, d'y installer des parcs etc... Les données à connaître sont tellement variées
qu'on ne peut en dresser la liste à l'avance.

III.b. La classification doit posséder une structure et une cohérence qui la rendent
facilement utilisable et donc mémorisable.
Il apparaît alors utile que les critères diagnostiques de même ordre, figurent toujours au
même niveau(I).

Dans un système de portée locale, ou régionale, on peut tout faire pour accommoder les
sols et les caractères que l'on pense importants ou primordiaux.

6
Dans un système à vocation universelle, cette pratique n'est pas souhaitable. Il faut décider
quel niveau conviendra à un critère donné et s'y tenir. Ceci doit permettre d'introduire, dans le
système, tout nouveau venu, et implique qu'une hiérarchie des critères soit établie et que l'on
puisse prévoir, même sommairement, la manière dont s'effectueront les extensions
envisageables.

III.c. Une hiérarahie


Une hiérarahie est nécessaire, car on ne saurait présenter tous les critères en même
temps, même si l'on pense pouvoir leur attribuer une importance identique. C'est le cas pour les
constituants et l'organisation du sol en horizons, qui en sont les manifestations les plus évidentes.
Il apparaît préférable, pour des raisons variées, de donner la première place aux constituants. Ceci
n'est pas nouveau et existe depuis longtemps dans bien des classifications.

On remarque que dans le système C.P.C.S, les pédologues français ont placé, pour les
andosols, les sols à hydroxydes, les sols ferrallitiques, les sols halomorphes, les constituants
minéraux au premier rang des critères permettant leur identification. Les caractéristiques
morphologiques proprement dites n'apparaissent qu'au niveau des groupes et des sous-groupes.

Dans la "SOIL TAXONOMY", les classificateurs américains en font autant avec les
constituants organiques et minéraux, pour les oxisols, les spodosols et les histosols.

Il n'est pas possible d'établir une classification de structure pyramidale à partir d'un petit
nombre de critères de base. A l'heure actuelle, les principales classifications tendent à reconnaître
une dizaine de grandes unités fondamentales où les sols résultent de l'action d'un grand processus
de formation du sol et ont suffisamment de caractères communs pour avoir un véritable <<air de
famille>>. Ce sont les <<classes>> (ou ordres) et les <<sous-classes>> (ou sous-ordres).
Les classes correspondent à un développement particulier du profil (sols minéraux bruts ou
sols peu évolués profil A C...) ou un grand type d'évolution (sols hydromorphes, sols
halomorphes, sols ferrallitiques, etc.). Les sous-classes peuvent être différenciées sur des critères
physico-chimiques à l'intérieur de la classe (sols isohumiques, ferrallitiques, etc.). Les sols d'un
groupe ont la même disposition générale des horizons et correspondent soit au processus
fondamental seul, soit à celui-ci et un ou plusieurs autres. Les sous-groupes distinguent, à
l'intérieur d'un groupe soit un degré dans l'intensité d'un processus, soit d'une transition entre deux
groupes (intergrades). Ces unités sont les unités supérieures de classification.
Les familles rassemblent dans un même sous-groupe, les sols dérivant du même matériau.
Les séries sont caractérisées par le même type de profil (même disposition, épaisseur, couleur,
etc. des horizons), même type de drainage, de roche-mère. Cette unité est la plus commode à
utiliser pour la cartographie à grande échelle. Elle porte généralement le nom du lieu où elle a été
identifiée pour la première fois. Le type correspond à une granulométrie particulière de l'horizon

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supérieure. La phase correspond à des critères de différenciation tels que la pierrosité, la pente, le
degré d'érosion. Ces unités sont les unités inférieures de la classification.

IV. DIFFERENTS TYPES DE CLASSIFICATIONS

IV.a. Classification française

La classification des pédologues français a été proposée pour la première fois en 1938 en
vue de l'élaboration d'une carte pédologique par OUDIN. Par la suite, cette classification fut
amplifiée par G. AUBERT et Ph. DUCHAUFOUR et présentée par ses auteurs au Congrès de la
Science du Sol de Paris en 1956.

Cette classification fut sans cesse perfectionnée par l'un ou l'autre de ses auteurs et diverses
mises au point furent présentées soit à l'occasion de réunions internationales ou de congrès. A
partir de 1964, fut institué en France un Comité de pédologie et de cartographie des sols (CPCS)
qui a entrepris, en vue d'une cartographie des sols de France, d'établir une classification
systématique des sols qui tienne compte des acquisitions des pédologues travaillant en métropole
et celles de ceux travaillant dans les zones intertropicale et méditerranéenne (ORSTOM). Ce
comité a pris pour base les travaux précédents d'AUBERT et DUCHAUFOUR, et procède à
l'élaboration d'une classification officielle.

En attendant la mise au point de cette classification, la classification publiée par G.


AUBERT en 1965, a été modifiée à deux reprises pour tenir compte de nouvelles données
concernant les sols hydromorphes et ferrallitiques (AUBERT et SEGALEN, 1966). C'est celle
qui est appliquée de longue date à Madagascar, en Afrique francophone et partout où travaillent
les pédologues de l'ORSTOM. Elle permet de classifier les sols jusqu'au niveau du sous-groupe.
Les unités inférieures dépendent essentiellement des conditions locales et sont beaucoup trop
nombreuses.

Elle envisage le sol dans la totalité de son profil depuis la roche inaltérée qui lui a donné
naissance jusqu’à sa surface. Les unités en sont définies par les caractères mêmes des sols qui les
composent ; elles sont rassemblées en fonction des conditions et des processus de leur évolution.
Elle est donc essentiellement de type pédogenétique. Elle tient compte de l’ensemble des modes
d’évolution qui ont pu affecter le sol, évolution possiblement ancienne ou poursuivie depuis très
longtemps, telle celle qui a provoqué l’altération ferralitique, par exemple, de nombreux sols
tropicaux, ou évolution plus récente et plus rapidement efficace due, par exemple, à l’action de la
matière organique.

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Elle comporte la répartition des sols en classes et sous-classes en fonction des conditions
physiques ou climatiques, physico-chimiques et chimiques d’évolution des sols, qui s’expriment
par un certain nombre de caractères essentiels :

i. Degré d’évolution du sol et développement du profil : sols en voie de formation ou ”


presque désignés en tant que sols minéraux bruts ; sols jeunes, assez peu évolués encore,
ne comportant pas un profil nettement différencié ; et différentes classes de sols évolués
à profil A (B) C ou ABC, correspondant à divers processus de formation ;
ii. Mode d’altération climatique, défini par la nature des sesquioxydes libérés et qui se
maintiennent individualisés ou constituent des complexes caractéristiques et par
l’importance relative de cette libération, ainsi que par la dominance de certains types
d’argile ; critères qui s’expriment dans le profil à la fois par des couleurs et des propriétés
physiques, structure, en particulier, de certains horizons ; ou par la morphologie du
matériau originel ;
iii. Type et répartition de la matière organique, susceptible d’influer sur l’évolution du sol et
la différenciation des horizons du profil - concentration organique dans les horizons
supérieurs, ou répartition plus ou moins régulière dans tout le profil ; humus évolué
calcique ; humus évolué de type mull, apte à favoriser la migration des colloïdes argileux;
humus grossier à dominance du type mor, capable de dégrader le complexe minéral des
sols ;
iv. Certains phénomènes fondamentaux d’évolution, tels que l’hydromorphie (ou hydro-
genèse) et l’halomorphie (ou halo-genèse). Ces deux types de processus diffèrent
certainement des précédents en ce qu’ils sont, non pas vraiment ” transitoires ” comme il
a été dit parfois, mais beaucoup plus rapides que ceux des trois catégories ci-dessus.
Cependant ils peuvent être si développés qu’ils modifient entièrement le mode d’évolution
du sol et son profil. En ce cas seulement, d’ailleurs, ils sont pris comme caractéristiques
de classes de sols ; moins intenses, ou moins intensément exprimes, ils ne définissent que
des groupes et surtout des sous-groupes, séries ou phases de sols.

IV.b. Classification américaine.


La première classification américaine est l'œuvre de MARBUT en 1921. Elle apporte, par
rapport aux classifications en usage à cette époque, une distinction fondamentale entre les
<<pedocal>>, ou sols placés sous la dépendance du calcaire et les « pédalfer » où aluminium et
fer contribuaient à donner aux sols leurs caractéristiques essentielles. Dès 1938, la classification
prenait une forme plus classique avec les trois ordres « zonal, intrazonal et azonal " et des sous-
ordres fondés sur des caractéristiques pédoclimatiques. Les sols de la zone intertropicale y étaient
faiblement représentés. Peu à peu, le monde tropical est mieux connu des pédologues américains
qui étudient les sols de Cuba, des Hawaii, de divers pays d'Amérique du Sud et d'Afrique. En
1948, CLINE publie une classification des sols des Hawaii; en 1949, KELLOGG et DAVOL
présentent une classification des sols du Congo Belge.

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En 1960, au moment du Congrès international de Science du sol de Madison, Wisconsin,
les pédologues américains présentent une nouvelle classification qui se fonde sur les caractères
mesurables (physico-chimiques et morphologiques) et rassemble les sols d'après leur parenté
génétique qui traduit l'influence du milieu. Deux nouveautés importantes, mais assez différentes,
apparaissent dans cette classification : les horizons de diagnostic et une terminologie aux
consonances parfois étranges.
Dix ordres ont été distingués qui s'appuient sur la présence ou l'absence de différents
horizons de diagnostic. Leur nom est parfois inventé de toutes pièces mais s'appuie le plus souvent
sur des termes latins ou grecs. Pour obtenir les sous-ordres, à la syllabe correspondant à l'ordre,
on en ajoute une autre relative au climat du sol; les groupes s'obtiennent en ajoutant une troisième
syllabe relative à un horizon de diagnostic ou au climat.
Un certain nombre de syllabes sont utilisées pour désigner les sous-ordres : <<Aqu>>
hydromorphe ; <<Ust>> de climat sec ; <<ud>> de climat humide ; <<hum>> riche en matière
organique ; <<and>> contenant des matériaux de type allophane ; <<psamm>> riche en sable,
etc.
La classification américaine présente plusieurs ordres sans horizons de diagnostic de
profondeur comme les entisols, les vertisols, les aridisols. L'horizon mollique caractérise les
mollisols; l'horizon spodique les spodosols ; l'horizon argillique les alfisols, les ultisols ; l'horizon
oxique, les oxisols. Il n'existe pas de classe halomorphe, les sols marqués par les sels ou
l'alcalisation sont répartis dans différents ordres au niveau du groupe marqué par le préfixe natr.
Exemple : Un solonetz solodisé est natralboll (ordre mollisol, sous-ordre : à horizon albique;
groupe à horizon natrique) ; un sol à alcali (solonetz) est natrustoll.
Il n'existe pas non plus de classe c hydromorphe, Les sols hydromorphes sont répartis dans
différents ordres et l'hydromorphie se marque au niveau du sous-ordre par aqu, Aquox : sol
hydromorphe associé aux sols ferralitiques. Hydraquent: sol à gley, de marais.
En 1960, la classification américaine apparaissait très précise pour tous les ordres des pays
tempérés (tels que alfisols, spodosols, mollisols, etc.) mais les difficultés restaient sérieuses pour
y faire entrer tous les sols des pays tropicaux. En 1964, G. SMITH procéda à une révision des
groupes131 relatifs aux pays tropicaux.
La classification américaine accorde cependant, pour les pédologues français, une
importance excessive à certains caractères non liés directement aux processus évolutifs en
particulier la nature de la roche-mère (sables) et aux données climatiques qui sont utilisées pour
différencier des sols au niveau des sous-ordres.

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IV.c. Classification de la WRB
La World Reference Base for Soil Resources est une classification international des sols
developpée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en
collaboration avec l’International Union of Soil Sciences (IUSS). L’objectif principal de cette
classification est de fournir une base mondiale commune pour la description et la classification
des sols a l’échelle internationale. Clairement, il s’agirait d’établir une terminologie et une
nomenclature des sols cohérente et harmonisée l’échelle mondiale pour faciliter la
communication et l’échange d’informations sur les sols entre les pays et les régions. La WRB
s’applique dans la cartographie des sols, la planification agricole, la gestion des terres et des
ressources naturelles, la concervation des sols, les evaluations environnementales et la recherche
scientifique.
IV.d. Classification russe.
La première classification des sols a été présentée par DOKUCHAEV en 1886. Il distinguait
des sols normaux, transitionnels et anormaux. Les subdivisions suivantes s'appuyaient sur l'origine
des sols, les zones climatiques et la matière organique. Différentes classifications furent
présentées successivement par SIBIRTSEV (1895) qui posa la loi de zonalité, et distingua des
sols zonaux, intra zonaux et azonaux ; par GLINKA (1908) pour lequel le climat servait à
différencier les sols ; KOSSOVICH (1911) qui établit la notion de type de formation du sol (désert,
steppe aride, steppe ou chernozem, podzolique, toundra, latéritique). En 1925, NEUSTRUEV
distingue des sols automorphes dépendant essentiellement du climat et hydromorphes liés à une
nappe proche de la surface. D'autres classifications furent établies par POLYNOV puis
GERASIMOV ; ZAVALISHIN et IVANOVA (1934) pour lesquels l'eau et le drainage ont une
importance considérable. D'autres classifications comme celles de SABANIN (1909) liaient
étroitement le sol à la végétation ; GEDROITZ (1925), au contraire, établissait une classification
sur les caractéristiques du complexe absorbant.

Une classification récente est celle de IVANOVA et ROZOV (1956) présentée par la suite
au Congrès de Science du Sol de Madison. Cette classification prévoit d'abord des c groupes
globaux » qui ont essentiellement une valeur géographique et par conséquent climatique qui
oriente de manière précise la pédogénèse. Les c groupes globaux » suivants ont été reconnus :
Polaire, boréal, sub-boréal, subtropical, tropical. A l'intérieur de ces c groupes globaux »,
apparaissent des classes liées encore au climat et à la végétation. Par exemple, dans le groupe
tropical, trois classes sont distinguées d'après le climat et la végétation : sols des déserts tropicaux,
sol des régions tropicales à savanes et forêts sèches, sols des régions tropicales à savanes et forêts
humides. A l'intérieur de chaque classe, apparaissent des sous-classes fondées sur la végétation
ou un grand processus pédogénétique. A l'intérieur de chaque sous-classe sont distinguées des
types où les sols sont automorphes, semi-hydromorphes et hydromorphes. C'est à ce niveau
qu'apparaissent les groupes de la classification française et américaine.

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GROUPE GLOBAL DE CLASSES DE FORMATION DE SOLS TROPICAUX

Classes Sous classes Types


automorphes Semi Hydro morphes
hydromorphes
Sols des Désert tropical Sol des déserts
deserts tropicaux tropicaux Sols
brun-rouge de Sols brun-rouge
savanes de prairies
désertifiées. Solontchak
Solontchak tropicaux
Sols rouges Sols brun-rouge
Sols des forêts et Sols brun-rouge
savanes tropicaux des savanes des savanes
sèches (humides de
Sols brun-rouge prairie)
Sols sous herbes Sols noirs de
basses savane
(Sod) (Vertlsols)
Sols tropicaux de
Sols tropicaux de
prairies
Solonetz tropicaux prairies
Solonetz
Laterite tropicaux Sols
Sols rouges de rouges à gley
savanes humides
Sols latéritiques Sols latéritiques à
Sols de maris gley
Sols tropicaux

Dans cette classification apparaît de manière frappante l'importance accordée à la


géographie, au climat et à la végétation. Ces caractéristiques qui apparaissent à un haut niveau
dans la classification russe sont considérées comme des facteurs de formation du sol dans la
classification française où ils ne sont pas intégrés dans la classification elle-même. IL apparaît
que les types . Sont assez porches des groupes connus ailleurs. On a donné récemment à des
facteurs tels que la géomorphologie, l'âge du sol, importance qu’ils méritent.

IV.e. Classification canadienne


La cartographie des sols au Canada remonte aux années 1920 et suivantes. Les premieres
classifications destinées à servir de cadre à la lêgende de carte furent établies par JOEL. ELLIS.
MOSS. MITCHELL et MOSS etc. Elles furent fortement influencée par les travaux de HABBllT
et. Comme eux, fortement impregnée par le concept de zonalité. Le voisinage des U.S.A se traduit
surtout dans la zone de grand plaine du centre par une certaine interpenetration de la

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nomenclature. "Gray bram podzolio ; podzol" pénètrent au Canada tandis que "gray wooded et
Browm wooded" débordent sur les U.S.A. Les termes d'origine russe comme chermozem et sol
chatain n'ont été introduits qu'avec beaucoup de lenteur.
A partir des années 1945-55 le "Satinnal soil Survey committee of Canada¨ mit en
préparation une nouvelle classification qui fut présentée en 1960. Après diverses modifications
elle fut imprimée en 1974. Elle présente un certain nombre des points comme avec le soil
taxonomie mais aussi des nombreuses différences.

Analogie : Les horizons sont toujours définis de manière très précise. La


nomenclature AOBC comprenant des suffixes d’une ou deux lettres. Des données numériques
sont fournies. Pour caractériser certains horizons et sous horizons.
Différences : Aucun sous ordre n’a été juge nécessaire et en particulier, il n’y a pas
de référence aux régimes hydrique et thermique. Parmi les ordres, signalons que Solomatzic et
Glaysolic sont situés à un niveau élevé alors qu’ils ne figurent qu’au niveau des sous ordres ou
grands groupes dans le soil taxonomie. L’ordre luvosovic doit correspondre aux alfisols,
podzolic aux spodosls, brunisolic a l’inceptisol, regosolic a entisol.

V. AUTRES CLASSIFICATIONS EN AFRIQUE TROPICALE


Au cours des vingt dernières années, les pédologues belges, portugais et britanniques ont
procédé à des travaux de cartographie dans différents pays d'Afrique tropicale. Ils ont mis au point
des systèmes de classification qui sont examinés dans le paragraphe suivant. On essaiera de
rattacher les unités reconnues avec celles de la classification française.

V.a. Classification belge.


Les pédologues belges travaillant au Congo ont mis au point une classification qui a été
utilisée, dans la cartographie pédologique pendant plusieurs années et fut présentée par SYS et al.
En 1960, des horizons génétiques sont décrits telle celles qui s'apparentent aux horizons de
diagnostic de la classification américaine.

- -Horizon mélanique parait équivalent d’horizon mollique - -Horizon Al


fort parait se rapprocher de l’horizon umbrique
- -Horizon Al faible parait se rapprocher de l’horizon ochrique.
Les horizons de profondeur représentent des subdivisions du B ferralitique. La partie
supérieure (environ 75 cm) présente une meilleure structure et une consistance plus forte et est
appelée B structural ou B de consistance, tandis que la partie inférieure du B ferralitique est
décrite comme C (ce qui n'est pas le cas dans la classification française).
Dans la classification elle-même, un certain nombre d'ordres ont été reconnus qui tiennent
compte des différences dans l'altération et le développement du profil. Les sous-ordres tiennent
compte essentiellement du pédoclimatique. L'équivalent des sols ferrallitiques est représenté par
les Kaolisols qui occupent 90 % de la superficie du Congo : hygrokaolisols, hygroxerokaolisols

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et xérokaolisols paraissent proches des trois sous-classes des sols ferrallitiques. Les
hydrokaolisols sont en fait des sols hydromorphes.
Les matériaux ferrisoliques déterminent la formation de groupes spéciaux qui
correspondent à une évolution moindre que celle des matériaux très évolués des ferrasols.
Les ferrasols ont un rapport limon/argile élevé. Ils présentent des revêtements argileux sur
les agrégats, avec une structure anguleuse bien développée. La kaolinite est le minéral dominant
mais des argiles illitiques peuvent être présentes, tandis que la gibbsite n'en est qu'à l'état de traces.
Les ferralsols ont au contraire un rapport limon/argile faible (inférieur à 0,2); pas de
revêtement argileux, une structure grumeleuse fine; des minéraux argileux essentiellement
kaolinitiques sans illite; possibilité de gibbsite plus ou moins abondante.
Les ordres suivants ont été reconnus par les pédologues belges au Congo avec les
équivalents les plus probables de la classification française.
- - Sols non développés (minéraux bruts).
- -Sols tropicaux récents (sols peu évolués).
- -Sols noirs tropicaux (vertisols).
- -Sols bruns tropicaux (sols bruns eutrophes).
- -Sols lessivés récents (sols à mull).
- -Sols podzoliques (podzols et sols podzoliques). Kaolisols (sols ferrallitiques).
- -Kaolisols lessivés (sols ferralitiques lessivés).
- -Sols organiques.
-
V.b. Classification des pédologues britanniques au Ghana.
Il est sans doute excessif de voir dans cette classification une classification britannique
applicable à l'Afrique tropicale. Le système utilisé a été mis au point au Ghana sous l'impulsion
de C.F. CHARTER et généralisé par H. BRAMER, WILLS, (1967) ... Plusieurs niveaux ont été
reconnus. Les ordres sont au nombre de quatre.

• Climatophytic earths : Les sols sont formés essentiellement sous l'influence du climat et
de la végétation.
• Topoclimatlc earths : L'influence du relief et du climat est prépondérante.
• Topohydrolic earths : Le relief et le drainage sont responsables de la pédogenèse.
• Lithochromic earths : L’influence de la roche-mère et de l'âge est la plus importante.

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Les grands ordres sont subdivisés en sous-ordres. En relation avec la pénétration de "eau
pour le premier ordre, la nature de la topographie pour le troisième, un facteur retardant le
développement pour le quatrième. Il n'y a pas de subdivision pour le 2" ordre. Chaque sous-ordre
est subdivisé en famille de groupes, et chaque famille de groupes, en groupes.
Quelques groupes particuliers méritent une présentation spéciale :

• Les «ochrosols de forêt » sont des sols rouges, bruns ou rouge-brun. Ce sont les plus
répandus des sols du Ghana forestier. Ils dérivent de roches variées; leur horizon humifère est
relativement riche en éléments fertilisants.

• Les « oxysols de forêt » ont une couleur plus pâle et correspondent aux zones les plus
pluvieuses du pays. Les bases échangeables sont faibles dès la surface. Ces sols doivent pouvoir
se comparer aux sols ferrallitiques moyennement et fortement désaturés.

• Les «ochrosols de savane » sont répandus dans le nord du pays et paraissent correspondre
aux sols ferrallitiques faiblement désaturés et sans doute pour partie à des sols ferrugineux
tropicaux.

• Les « rubrisols » peuvent être rapprochés des sols ferrallitiques faiblement désaturés et des
sols fersiallitiques (rouges tropicaux).

• Les «tropical black earths, sont analogues aux vertisols et les «Brunosols, des sols bruns
eutrophes.
• Les « tropical grey earths » paraissent avoir beaucoup d'affinités avec les «solonetz
solodisés, Les sols rassemblés sous le nom de « depressiopeds » sont à rapprocher des sols
hydromorphes et des sols halomorphes.

V.c. La classification portugaise.


Les pédologues portugais, à la suite de leurs prospections en Mozambique, Angola et dans
les îles volcaniques de Principe et Sao Tomé, ont mis au point une classification dont les unités
principales sont :
Des Lithosols, régosols, à profil (A) C qui peuvent être assimilés aux sols minéraux bruts.
Des sols alluviaux, litholiques, à profil AC qui correspondent aux sols peu évolués. Des « Barros
pretos » ou sols noirs tropicaux qui sont les équivalents des vertisols. Des sols bruns tropicaux,
qu'on peut rapprocher des sols à mull tropicaux (ou sols bruns eutrophes).
Des sols ferrallitiques tropicaux. Ces sols sont à rapprocher des sols ferrugineux tropicaux
et des sols rouges tropicaux.
Les sols ferralitiques qui correspondent dans leurs grandes lignes à ceux de la classification
française. Les sols para ferrallitiques sont très proches des sols bénévoles et des Ferri sols de SYS.

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Les différentes classifications présentées montrent qu’un effort particulier a été effectuer
ces dernières années pour aboutir à une définition précise des

V.d. Classification camerounaise


D’après nos recherches, il y’a lieu de dire avec certitude qu’il n’existe pas pour le moment
un type de classification du nom de classification camerounaise. Mais par contre, ces recherches
nous révèlent que le Cameroun s’inspire de certaines des classifications citées plus haut pour
classer ses sols. Nous pouvons par exemple citer : la WRB (FAO-Unesco) et la classification
française.

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CONCLUSION
La comparaison des ressources en sols se heurte à un obstacle majeur : des sols de même
nature ont reçu des noms très divers d'une région du monde à l'autre. Cette grande diversité de la
nomenclature s'explique non seulement par un facteur linguistique, mais aussi par des différences
dans les principes de classification des sols et les critères appliqués pour distinguer les unités
pédologiques.
Il apparaît, par ailleurs, que les différences les plus importantes se situent au niveau des
classes et sous-classes (ou ordres et sous-ordres) et de la présentation générale des sols. Toutes
les classifications se veulent “morpho génétistes”. Mais on trouve encore souvent à un niveau très
élevé des critères tels que climat, végétation et nappe phréatique actuelle. On sait maintenant
combien ont varié et varient encore de nos jours ces trois facteurs, il apparaît aux pédologues
français, et plus spécialement à ceux qui travaillent dans les zones intertropicale et
méditerranéenne, qu'il est préférable de classifier les sols sur les caractères actuels visibles et
mesurables que nous disposons. Par contre, au niveau des groupes, les corrélations apparaissent
beaucoup plus commodes, et il semble que les comparaisons doivent se faire beaucoup plus
facilement.

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BIBLIOGRAPHIE

(1) - CAQUOT (A.), KERISEL (J.) - Traité de mécanique des sols. - 514 p., 1966,
GauthierVillars.

(2) - CASAGRANDE (A.) - Research on the Atterberg limits of soils. - Public Roads, vol.
13, no 8, 1932, pp. 121-136.

(3) - COSTET (J.), SANGLERAT (G.) - Cours pratique de mécanique des sols. - 628 p.,
1969, Dunod.

(4) - GRIM (R.E.) - Clay mineralogy. - 608 p., 1968, McGraw Hill.

(5) - LEONARDS (G.A.) - Les fondations - (traduit de l’américain). 1124 p., 1968, Dunod

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