Fonction Numerique
Fonction Numerique
1
Chapitre 1
FONCTIONS NUMÉRIQUES
D’UNE VARIABLE RÉELLE
INTRODUCTION
Le berger qui compte son troupeau, attribue à chaque bête un entier, en
partant de 1. Sur ce fait, l’entier attribué à la dernière bête désigne le
total des bêtes du troupeau.
Ainsi, le fait d’attribuer à chaque bête un entier peut être assimilé à ce
qu’on appelle en mathématique une fonction.
Une fonction est une correspondance d’un ensemble vers un autre
ensemble, qui à chaque élément de l’un associe au plus un élément de
l’autre.
Dans ce chapitre, nous allons introduire d’abord la notion de fonction
ensuite, étudier les applications qui forment des fonctions particulières.
x a
y b
z c
t d
k e
f
A B
2
1 GÉNÉRALITÉS 3
1.1 GÉNÉRALITÉS
1.1.1 DÉFINITION D’UNE FONCTION
Définition 1.1.1.1 *
Soient A et B deux ensembles non vides de R.
On appelle fonction numérique à variable réelle de A vers B toute relation f
qui à chaque élément de A associe au plus un élément de B.
f: A → B
> On note :
x 7→ f (x)
> On lit : f la fonction de A vers B, qui à tout x de A, associe f (x).
f: R → R
NB : Si A = B = R, alors l’écriture : est notée plus
x 7→ f (x)
simplement par : x → f (x).
Illustration graphique
x a
y b
z c
t d
k e
f
A B
f : ] − ∞ ; 0[ → R
2) x → g(x) = x3 − 3x + 1 4) 1
x 7→
x
p(x)
• Les fonctions numériques du type : x 7→ où p et q sont des
qx)
polynômes sont appelées fonctions rationnelles.
x3 + 4x2 + 3x − 1
Exemples : La fonction : x 7→
x−1
1
• Les fonctions : x 7→ et x 7→ |x| sont appelées respectivement
x
fonction racine carrée, fonction inverse et fonction valeur absolue.
f (x) = 1 ⇒ x2 − 5x + 7 = 1
⇒ x2 − 5x + 6 = 0
⇒ x = 2 ou x = 3
Illustration graphique
x a x a
y b y b
z c z c
t d t d
k e k e
f g
A B A B
Df = {x; y; z; k} Dg = {x; z; k}
1 GÉNÉRALITÉS 6
Propriété 1.1.4.1 *
1. f (x) = x4 + x2 + 3x − 1
• On résout : x2 + x + 1 ≥ 0
∆ = −3 et a = 1 > 0. Donc ∀ x ∈ R, x2 + x + 1 > 0
D’où : Di = R.
√
5. j(x) = x2 + 2x − 3
• Condition d’existence de j :
j(x) existe si et seulement si x2 + 2x − 3 ≥ 0.
• On résout : x2 + 2x − 3 ≥ 0.
x2 + 2x − 3 = 0 ⇒ x = 1 ou x = −3
x −∞ −3 1 +∞
| |
0 0
x2 + 2x − 3 + | - | +
x2 + 2x − 3 ≥ 0 ⇒ x ∈ ]−∞ ; −3] ∪ [1 ; +∞[
D’où : Dj = ]−∞ ; −3] ∪ [1 ; +∞[ .
Methode :
Pour tracer la courbe d’une fonction, on dresse d’abord un tableau, appelé
tableau de valeurs, sur lequel se trouve des valeurs de x, bien choisie, ainsi que
leurs images f (x).
Ensuite on place ces points dans un repère.
Et enfin on les relit avec la main pour obtenir la courbe.
1 GÉNÉRALITÉS 8
• Tableau de valeurs.
x −2 −1 0 1 2
f (x) −1 3 1 −1 3
⃗j
O ⃗i
g : I → R .
x 7→ f (x)
On note : g = f/I .
NB : La fonction f est appelée prolongement de g à A.
Correction :
Df = Dg et ∀ x ∈ Df , f (x) = g(x.)
√
Exemple(s) 1.1.7.1 Soit f (x) = x et g(x) = x2 .
1. Déterminer Df et Dg .
2. les fonctions f et g sont-elles égales ?
Correction :
1. On a : Df = Dg = R.
2. Les fonctions f et g ne sont pas égales car, f (−1) ̸= g(−1).
x2 − 2x
Exercices 1.1.7.1 Soit f (x) = x − 2 et g(x) = .
x
1. Déterminer Df et Dg .
2. Montrer que pour tout x ∈ Dg , g(x) = x − 2.
3. les fonctions f et g sont-elles égales ?
1 GÉNÉRALITÉS 10
g◦f : A → C
x → g[f (x)]
Correction :
u 2x + 2 − x ux + 2
v v
x
s u u
1. On a : gof (x) = 2 − = t =t .
x+1 x+1 x+1
+2
v
ux
u
Donc, gof (x) = t .
x+1
√
2−x
2. On a : f og(x) = √ .
2−x+1
√
3. On a : hog(x) = ( 2 − x)2 − 1 = 2 − x − 1 = 1 − x.
Donc, hog(x) = 1 − x.
2x + 1 √
Exercices 1.1.8.1 On donne : f (x) = et g(x) = 2 − x.
x+1
Déterminer les expressions de : gof, f og, f of et gog.
1 GÉNÉRALITÉS 11
Définition 1.1.9.1 *
Soit f une fonction définie sur un intervalle I.
> La fonction f est dite croissante sur I, si et seulement si, pour tous réels,
x1 , x2 de I,
on a :
x1 ≤ x2 ⇒ f (x1 ) ≤ f (x2 ).
> La fonction f est dite décroissante sur I, si et seulement si, pour tous
réels, x1 , x2 de I,
on a :
x1 ≤ x2 ⇒ f (x1 ) ≥ f (x2 ).
> La fonction f est dite constante sur I, si et seulement si, pour tous réels,
x1 , x2 de I,
on a :
f (x1 ) = f (x2 ).
Définition 1.1.9.2 *
Soit f une fonction définie sur un intervalle I ; x1 et x2 deux éléments dis-
tinctes de I. On appelle taux de variation de f entre x1 et x2 l’expression,
notée Tf (x1 . x2 ), définie par :
f (x2 ) − f (x1 )
Tf (x1 ; x2 ) = .
x2 − x1
Propriété 1.1.9.1 *
Soit f une fonction définie sur un intervalle I.
> Si Tf (x1 . x2 ) ≥ 0 ∀ x1 , x2 ∈ I, alors f est croissante sur I.
> Si Tf (x1 . x2 ) ≤ 0 ∀ x1 , x2 ∈ I, alors f est décroissante sur I.
> Si Tf (x1 . x2 ) = 0 ∀ x1 , x2 ∈ I, alors f est constante sur I.
1 GÉNÉRALITÉS 13
x1 , x2 ∈] − ∞ ; 0] ⇒ x2 x1 ≥ 0
⇒ x22 + x2 x1 + x21 ≥ 0
⇒ Tf (x1 . x2 ) ≥ 0
x1 , x2 ∈ [0 ; +∞[ ⇒ x2 x1 ≥ 0
⇒ x22 + x2 x1 + x21 ≥ 0
⇒ Tf (x1 . x2 ) ≥ 0
√
Exemple(s) 1.1.9.3 On considère la fonction g(x) = x.
1. Soient x1 et x2 deux réels positifs, calculer Tg (x1 . x2 ).
2. En déduire le sens de variation de g sur [0 ; +∞[.
Correction :
1. Calculons Tg (x1 . x2 )
On a :
√ √
x2 − x1
Tg (x1 . x2 ) =
x − x1
√ 2 √ √ √
x2 − x1 x2 + x1
= √ √
x2 + x1
x2 − x1
x2 − x1
= √ √
x2 − x1 x2 + x1
1
= √ √
x2 + x1
Définition 1.1.10.1 *
Soit f une fonction définie sur un intervalle I.
• f est dite majorée sur I, s’il existe un réel M tel que :
∀ x ∈ I, f (x) ≤ M.
∀ x ∈ I, f (x) ≥ m.
• f est dite bornée sur I si elle est à la fois majorée et minorée. C’est a
dire s’il existe deux réels M et m tels que :
∀ x ∈ I, m ≤ f (x) ≤ M.
Remarque(s) 1.1.10.1 *
Le plan est muni d’un repère O, ⃗i, ⃗j .
1
Exemple(s) 1.1.10.1 Soit f (x) =
x2 + 1
1. Montrer que f est majorée sur R.
2. Montrer que f est minorée sur R.
3. En déduire que f est bornée sur R.
Correction :
1. Montrons que f est majorée sur R.
1 GÉNÉRALITÉS 16
Soit x ∈ R, on a :
x2 ≥ 0 =⇒ x2 + 1 ≥ 1
1
=⇒ 2 ≤1
x +1
=⇒ f (x) ≤ 1. Donc f est majorée sur R par 1.
Définition 1.1.10.2 *
Soit f une fonction définie sur un intervalle I, m et M des nombres réels.
> M est le maximum de f sur I, si et seulement si :
il existe un réel α ∈ I tel que pour tout x ∈ I, on a : f (x) ≤ M et
f (α) = M .
> m est le minimum de f sur I, si et seulement si :
il existe un réel α ∈ I tel que pour tout x ∈ I, on a : f (x) ≥ m et
f (α) = m.
Méthode :
1 GÉNÉRALITÉS 17
Exemple(s) 1.1.10.2 *
2
1. Soit f (x) = 2 . Montrons que f admet un maximum sur R.
x +1
Correction :
Soit x ∈ R, on a :
x2 ≥ 0 =⇒ x2 + 1 ≥ 1
2
=⇒ 2 ≤2
x +1
=⇒ f (x) ≤ 2
Or f (x) = 2 =⇒ x = 0 ∈ R. Donc 2 est le maximum de f sur R.
√
2. Soit g(x) = x − 1. Montrons que g admet un minimum sur [1 ; +∞[.
Correction :
Soit x ∈ [1 ; +∞[, on a :
x ∈ [1 ; +∞[ =⇒ x≥1
=⇒ x−1≥0
√
=⇒ x−1≥0
=⇒ g(x) ≥ 0
Or g(x) = 0 =⇒ x = 1 ∈ [1 ; +∞[. Donc 0 est un minimum de g
sur [1 ; +∞[.
Exercices 1.1.10.2 Pour chacune des fonctions ci-dessous, déterminer
si possible ses extrémums sur I.
1 √
f (x) = 1 + , I = [1 ; +∞] ; g(x) = 1 + x2 , I = [0 ; 1] ;
x
1
h(x) = √ , I = [0 ; +∞]
x+1
1 GÉNÉRALITÉS 18
Définition 1.1.11.1 *
Le plan est muni d’un repère (O, ⃗i, ⃗j).
Soit f une fonction et a ∈ R. On dit que la droite (D) d’équation x = a est
un axe de symétrie de la courbe de f si, pour tout x ∈ Df , on a :
2a − x ∈ Df
f (2a − x) = f (x)
Remarque(s) 1.1.11.1 *
La droite (D) : x = a est un axe de symétrie de la courbe Cf de f , équivaut à
dire que Cf est symétrique par rapport à la droite (D).
Cf
⃗j
O ⃗i a
(D)
Méthode :
Soit f une fonction et a ∈ R.
Pour montrer que la droite (D) d’équation x = a est un axe de symétrie de la
courbe de f , on détermine d’abord le domaine de définition Df .
Ensuite, on montre que pour tout x ∈ Df , 2a − x ∈ Df .
Et enfin, on montre que f (2a − x) = f (x).
Si Df = R, alors la condition : x ∈ Df ⇒ 2a − x ∈ Df , devient évidente.
On a :
f (2 − x) = (2 − x)2 − 2(2 − x)
= 4 − 4x + x2 − 4 + 2x
= x2 − 2x
= f (x)
x ∈ Df ⇒ 2 − x ∈ Df
x2 − 4x + 4 √
1) f (x) = 2 , a=2 3) h(x) = x2 + 1 , a = 1
x − 4x + 5
2) g(x) = x2 + 4x + 3 , a = −2 4) i(x) = x2 + x − 1 , a = 3
Centre de symétrie
Définition 1.1.11.2 *
Le plan est muni d’un repère (O, ⃗i, ⃗j).
Soit f une fonction ; a, b ∈ R. On dit que le point c (a : b) est un centre de
symétrie de la courbe de f si, pour tout x ∈ Df , on a :
2a − x ∈ Df
f (2a − x) + f (x) = 2b
Remarque(s) 1.1.11.2 *
Le point c (a : b) est un centre de symétrie de la courbe Cf de f équivaut à
dire que Cf est symétrique par rapport au point c (a : b).
Cf
•
⃗j c
O ⃗i
1 GÉNÉRALITÉS 20
Méthode :
Soit f une fonction et a, b ∈ R.
Pour montrer que le point c (a : b) est un centre de symétrie de la courbe de
f , on détermine d’abord le domaine de définition Df .
Ensuite, on montre que pour tout x ∈ Df , 2a − x ∈ Df .
Et enfin, on montre que f (2a − x) + f (x) = 2b.
Si Df = R, alors la condition : x ∈ Df ⇒ 2a − x ∈ Df , devient évidente.
3x − 1
Exemple(s) 1.1.11.2 Soit f (x) = . Montrer que le point c (2 : 3)
x−2
est un centre de symétrie de la courbe de f .
Correction :
3(4 − x) − 1 3x − 1 −3x + 11 3x − 1
f (2 − x) − f (x) = + = +
(4 − x) − 2 x−2 −x + 2 x−2
3x − 11 3x − 1 6x − 12
= + =
x−2 x−2 x−2
= 6
Donc f (2 − x) − f (x) = 6
Par conséquent le point c (2 : 3) est un centre de symétrie de la
courbe de f .
Exercices 1.1.11.2 Pour chacune des fonctions ci-dessous, déterminer
si le point c (a : b) est un centre de symétrie ou non de sa courbe
représentative.
√
2x2 − 3x + 3 3) h(x) = (x − 1) x2 − 2x , c (1; 1)
1) f (x) = 2 , c (1; 2)
x − 2x + 2
x−1
2) g(x) = x + 4x + 3 , c (−1; 2)
2 4) i(x) = , c (2; 1)
x−2
1 GÉNÉRALITÉS 21
Définition 1.1.12.1 *
Soit f une fonction de domaine de définition Df . La fonction f est dite paire
si on a :
Autrement dit, Df est symetrique par rapport à 0
x ∈ Df ⇒ −x ∈ Df
f (−x) = f (x)
Méthode :
Pour montrer qu’une fonction f est paire, on détermine d’abord le domaine de
définition Df .
Ensuite, on montre que pour tout réel x, on a : x ∈ Df ⇒ −x ∈ Df .
Si Df = R, alors la condition : x ∈ Df ⇒ 2a − x ∈ Df , devient évidente.
Et enfin, on montre que f (−x) = f (x).
1 GÉNÉRALITÉS 22
√
Exemple(s) 1.1.12.1 Soit f (x) = 1 + x2 . Montrer que f est paire.
Correction :
• Déterminons Df .
Donc, Df = R.
• Montrons que pour tout réel x, on a : x ∈ Df ⇒ −x ∈ Df .
Remarque(s) 1.1.12.1 Dire qu’une fonction est paire équivaut à dire que
l’axe des ordonnées ( la droite d’équation : x = 0 ) est un axe de symétrie
de sa courbe représentative.
Cf
⃗j
O ⃗i
Fonction impaire
Définition 1.1.12.2 *
Soit f une fonction et Df son domaine de définition. f est dite impaire si on
a:
Autrement dit, Df est symetrique par rapport à 0
x ∈ Df ⇒ −x ∈ Df
f (−x) = −f (x)
Méthode :
Pour montrer qu’une fonction f est impaire, on détermine d’abord le domaine
de définition Df .
Ensuite, on montre que pour tout réel x, on a : x ∈ Df ⇒ −x ∈ Df .
Et enfin, on montre que f (−x) = −f (x).
x3
Exemple(s) 1.1.12.2 Soit f (x) = 2 . Montrer que f est impaire.
x −1
Correction :
• Déterminons Df .
f (x) existe si et seulement si : x2 − 1 ̸= 0.
Df = R \ {−1 ; 1}
−x ∈
/ Df ⇒ −x ∈/ R \ {−1 ; 1}
⇒ −x = −1 ou − x = 1
⇒ x = −1 ou x = 1
⇒ x∈/ R \ {−1 ; 1}
⇒ x∈/ Df . Ce qui est absurde.
Donc pour tout réel x, on a : x ∈ Df ⇒ −x ∈ Df .
• Calculons f (−x).
(−x)3 x3
f (−x) = =− 2 = −f (x).
(−x)2 − 1 x −1
1 GÉNÉRALITÉS 24
x ∈ Df ⇒ −x ∈ Df
Donc on a : . D’où f est impaire.
f (−x) = −f (x)
Comportement géométrique d’une fonction impaire
Remarque(s) 1.1.12.2 Dans le plan muni d’un repère O, ⃗i, ⃗j , dire
⃗j
•
O ⃗i
Cf
Méthode :
Pour étudier la parité d’une fonction f , on détermine d’abord le domaine de
définition Df .
Si le domaine n’est pas symétrique par rapport à 0 ( il existe x0 ∈ Df tel que
−x0 ∈ / Df ) , alors la fonction n’est ni paire ni impaire.
Si le domaine est symétrique par rapport à 0 ( pour tout x ∈ R, x ∈ Df ⇒
−x ∈ Df ), alors on calcul f (−x).
Si f (−x) = f (x), alors f est paire.
Si f (−x) = −f (x), alors f est impaire.
Si f (−x) ̸= f (x) et f (−x) ̸= −f (x) , alors f n’est ni paire, ni impaire.
x
1. f (x) =
x−1
2. g(x) = x2 + x + 1
|x| + 1
3. h(x) =
x
1 GÉNÉRALITÉS 25
Correction :
x
1. f (x) =
x−1
• f (x) existe si et seulement si x − 1 ̸= 0. Donc Df = R \ {1}.
• Df n’est pas symétrique par rapport à 0 car −1 ∈ Df et 1 ∈ / Df .
Donc la fonction n’est ni paire, ni impaire.
2. g(x) = x2 + x + 1
• g est une fonction polynôme, donc Dg = R.
• Dg = R, donc pour tout x ∈ R, x ∈ Dg ⇒ −x ∈ Dg .
• Calculons g(−x).
On a : g(−x) = (−x))2 + (−x) + 1 = x2 − x + 1.
g(−x) ̸= g(x) et g(−x) ̸= −g(x) , alors g n’est ni paire, ni impaire.
|x| + 1
3. h(x) =
x
• h(x) existe si et seulement si x ̸= 0. Donc Dh = R \ {0}.
• Montrons que pour tout x ∈ R, x ∈ Dh ⇒ −x ∈ Dh .
Soit x un réel ; supposons que x ∈ Dh et − x ∈ / Dh .
On a :
−x ∈ Dh ⇒ −x ∈ R \ {0}
⇒ −x = 0
⇒ x=0
⇒ x∈
/ R \ {0}
⇒ / Dh . Ce qui est absurde.
x∈
x3 1 |x|
f (x) = 2 ; g(x) = x + ; h(x) = ; i(x) = x(x − 1)
x −1 x x2 − 1
1 ÉTUDE DE FONCTIONS 26
• ◦
• ◦
⃗j
• ◦
O ⃗i
• ◦
• ◦
• ◦
• Domaine de définition :
La fonction x → x2 est définie sur R.
• Parité :
La fonction x → x2 est une fonction paire.
• Sens de variation :
Pour tous réels x1 et x2 négatifs, on a : x1 < x2 ⇒ (x1 )2 > (x2 )2 .
Donc la fonction x → x2 est strictement décroissante sur ] − ∞ ; 0].
Pour tous réels x1 et x2 positifs, on a : x1 < x2 ⇒ (x1 )2 < (x2 )2 .
Donc la fonction x → x2 est strictement croissante sur [0 ; +∞[.
Tableau de variations.
1 ÉTUDE DE FONCTIONS 27
x −∞ 0 +∞
f ↘ ↗
0
• Représentation graphique :
⃗j
•
O ⃗i
• Domaine de définition :
La fonction x → ax2 est définie sur R.
• Parité :
La fonction x → ax2 est une fonction paire.
• Sens de variation :
a
a
⃗j
•
O ⃗i
a>0 a<0
• Domaine de définition :
La fonction x → ax2 + bx + c est définie sur R.
• Parité :
Si b = 0, alors la fonction x → ax2 + bx + c est une fonction paire.
Si b ̸= 0, alors la fonction x → ax2 + bx + c n’est ni paire ni impaire.
1 ÉTUDE DE FONCTIONS 29
• Élément de symétrie :
b
La droite d’équation : x = − est une axe de symétrie de la courbe
2a
de la fonction x → ax2 + bx + c.
b
En effet, en posant : α = − , on a :
2a
b 2 b
a(2α−x)2 +b(2α−x)+c = a − −x +b − −x +c = ax2 +bx+c.
a a
Ce qui vérifie la relation : f (2α − x) = f (x).
• Sens de variation :
Pour étudier les variation de la fonction, on utilise la forme cano-
nique :
b 2 ∆
ax2 + bx + c = a x +
− 2.
2a 4a
- Cas où a > 0.
b
Pour tous réels x1 et x2 inférieurs à − , on a :
2a
b b b
x1 < x2 < − ⇒ x1 + < x2 + <0
2a 2a 2a
b 2 b 2
⇒ x1 + > x2 +
2a 2a
b 2 b 2
⇒ a x1 + > a x2 +
2a 2a
b 2 ∆ b 2 ∆
⇒ a x1 + − 2 > a x2 +
− 2
2a 4a 2a 4a
⇒ ax1 + bx1 + c > ax2 + bx2 + c
2 2
Donc ,
b
x → ax2 + bx + c est strictement décroissante sur ] − ∞ ; − ].
2a
En adoptant la même démarche, on montre que x → ax2 + bx + c
b
est strictement croissante sur [− ; +∞[.
2a
Tableau de variations.
b
x −∞ − +∞
2a
f ↘ ↗
∆
− 2
4a
1 ÉTUDE DE FONCTIONS 30
2a 2a
b 2 b 2
⇒ a x1 + < a x2 +
2a 2a
b 2 ∆ b 2 ∆
⇒ a x1 + − 2 < a x2 +
− 2
2a 4a 2a 4a
⇒ ax1 + bx1 + c < ax2 + bx2 + c
2 2
Donc,
b
x → ax2 + bx + c est strictement croissante sur ] − ∞ ; − ].
2a
En adoptant la même démarche, on montre que x → ax2 + bx + c
b
est strictement décroissante sur [− ; +∞[.
2a
Tableau de variations.
b
x −∞ − +∞
2a
∆
−
4a2
f ↗ ↘
• Représentation graphique :
⃗j
•
O b⃗
− i
2a
∆
−
∆ 4a2
−
4a2
⃗j
•
O b⃗
− i
2a
a>0 a<0
1 ÉTUDE DE FONCTIONS 31
1.2.3 FONCTION : x → x3
• Domaine de définition :
La fonction x → x3 est définie sur R.
• Parité :
La fonction x → x3 est une fonction impaire.
• Sens de variation :
Pour tous réels x1 et x2 négatifs, on a : x1 < x2 ⇒ (x1 )3 < (x2 )3 .
Donc la fonction x → x3 est strictement croissante sur ] − ∞ ; 0].
Pour tous réels x1 et x2 positifs, on a : x1 < x2 ⇒ (x1 )3 < (x2 )3 .
Donc la fonction x → x3 est strictement croissante sur [0 ; +∞[.
Tableau de variations.
x −∞ +∞
f ↗
• Représentation graphique :
1 ÉTUDE DE FONCTIONS 32
⃗j
•
O ⃗i
1
1.2.4 FONCTION : x →
x
• Domaine de définition :
1
La fonction x → est définie sur R \ {0}.
x
• Parité :
1
La fonction x → est une fonction impaire.
x
• Sens de variation :
1
Donc la fonction x → est strictement décroissante sur ] − ∞ ; 0[.
x
Pour tous réels x1 et x2 strictement positifs, on a :
1 1
x1 < x2 ⇒ > .
x1 x2
1
Donc la fonction x → est strictement décroissante sur ]0 ; +∞[.
x
1
Par conséquent, la fonction x → est strictement décroissante sur
x
R \ {0}.
Tableau de variations.
1 ÉTUDE DE FONCTIONS 33
x −∞ 0 +∞
f ↘ ↘
• Représentation graphique :
⃗j
•
O ⃗i
k
1.2.5 FONCTION : x → avec k ∈ R \ {0}
x
• Domaine de définition :
1
La fonction x → est définie sur R \ {0}.
x
• Parité :
k
La fonction x → est une fonction impaire.
x
• Sens de variation :
k
Si k > 0, alors x → est strictement décroissante sur R \ {0}.
x
1
Si k < 0, alors x → est strictement croissante sur R \ {0}.
x
Tableau de variations.
x −∞ 0 +∞ x −∞ 0 +∞
f ↘ ↘ f ↗ ↗
k>0 k<0
1 ÉTUDE DE FONCTIONS 34
• Représentation graphique :
⃗j ⃗j
• •
O ⃗i O ⃗i
k>0 k<0
Exercices 1.2.5.1 Étudier et représenter chacune des fonctions
ci-dessous.
1 3 1 1
f (x) = ; g(x) = ; h(x) = − ; i(x) =
2x x x x3
ax + b
1.2.6 FONCTION : x → avec b, c ∈ R \ {0}
cx
ax + b
Soit la fonction x → f (x) = .
cx
Pour étudier la fonction f , on l’écrit sous la forme :
k a b
f (x) = + avec k = .
x c c
• Domaine de définition :
La fonction f est définie sur R \ {0}.
• Parité :
La fonction f n’est ni impaire ni impaire.
• Sens de variation :
Si k > 0, alors f est strictement décroissante sur R \ {0}.
Tableau de variations.
x −∞ 0 +∞ x −∞ 0 +∞
f ↘ ↘ f ↗ ↗
k>0 k<0
1 ÉTUDE DE FONCTIONS 35
• Représentation graphique :
a+b
c
⃗j ⃗j
• •
O ⃗i a +Ob ⃗i
c
k>0 k<0
√ √
Pour tous réels x1 et x2 positifs, on a : x1 < x2 ⇒ x1 < x2 .
√
Donc la fonction x → x est strictement croissante sur [0 ; +∞[.
Tableau de variations.
x 0 +∞
f ↗
• Représentation graphique :
1 ÉTUDE DE FONCTIONS 36
⃗j
•
O ⃗i