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Fonction Numerique

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Moustapha Ndiaye

Professeur de Mathématiques au lycée scientifique d’excellence de Diourbel


Contact : 77 811 46 29

 

GÉNÉRALITÉS SUR LES FONCTIONS


 

COURS DE VACANCES 2024


Table des matières

1 FONCTIONS NUMÉRIQUES D’UNE VARIABLE RÉELLE 2


1.1 GÉNÉRALITÉS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.1.1 DÉFINITION D’UNE FONCTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.1.2 LES FONCTIONS USUELLES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.1.3 DÉTERMINATION D’IMAGE ET D’ANTÉCÉDENT . . . . . . . 4
1.1.4 ENSEMBLE DE DÉFINITION D’UNE FONCTION . . . . . . . . 5
1.1.5 REPRÉSENTATION GRAPHIQUE D’UNE FONCTION . . . . . 7
1.1.6 RESTRICTION D’UNE FONCTION . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.1.7 ÉGALITÉ DE DEUX FONCTIONS . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.1.8 COMPOSÉE DE DEUX FONCTIONS . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.1.9 VARIATIONS D’UNE FONCTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.1.10 MAJORANT, MINORANT, EXTREMUM . . . . . . . . . . . . . 15
1.1.11 AXE ET CENTRE DE SYMÉTRIE D’UNE FONCTION . . . . . 18
1.1.12 PARITÉ D’UNE FONCTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
1.2 ÉTUDE DE FONCTIONS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
1.2.1 FONCTION PARTIE ENTIÈRE : x → E(x) . . . . . . . . . . . . . 26
1.2.2 FONCTION POLYNÔME DE DEGRÉ 2 . . . . . . . . . . . . . . 26
1.2.3 FONCTION : x → x3 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
1
1.2.4 FONCTION : x → . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
x
k
1.2.5 FONCTION : x → avec k ∈ R \ {0} . . . . . . . . . . . . . . . . 33
x
ax + b
1.2.6 FONCTION : x → avec b, c ∈ R \ {0} . . . . . . . . . . . 34
√ cx
1.2.7 FONCTION : x → x . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35

1
Chapitre 1

FONCTIONS NUMÉRIQUES
D’UNE VARIABLE RÉELLE

INTRODUCTION
Le berger qui compte son troupeau, attribue à chaque bête un entier, en
partant de 1. Sur ce fait, l’entier attribué à la dernière bête désigne le
total des bêtes du troupeau.
Ainsi, le fait d’attribuer à chaque bête un entier peut être assimilé à ce
qu’on appelle en mathématique une fonction.
Une fonction est une correspondance d’un ensemble vers un autre
ensemble, qui à chaque élément de l’un associe au plus un élément de
l’autre.
Dans ce chapitre, nous allons introduire d’abord la notion de fonction
ensuite, étudier les applications qui forment des fonctions particulières.

x a
y b
z c
t d
k e
f
A B

2
1 GÉNÉRALITÉS 3

1.1 GÉNÉRALITÉS
1.1.1 DÉFINITION D’UNE FONCTION
Définition 1.1.1.1 *
Soient A et B deux ensembles non vides de R.
On appelle fonction numérique à variable réelle de A vers B toute relation f
qui à chaque élément de A associe au plus un élément de B.
f: A → B
> On note :
x 7→ f (x)
> On lit : f la fonction de A vers B, qui à tout x de A, associe f (x).

f: R → R
NB : Si A = B = R, alors l’écriture : est notée plus
x 7→ f (x)
simplement par : x → f (x).

Illustration graphique

x a
y b
z c

t d
k e
f
A B

Vocabulaire : On considère la fonction : f : A → B .


x 7→ f (x)
> A est appelé ensemble de départ et B l’ensemble d’arrivée.
> x est appelée variable.
> f (x) est appelée expression de la fonction f .
> f (x0 ) est appelée image de x0 par f .
> Pour y ∈ B, si y = f (x), alors x est appelé antécédent de y par f .
> Si A et B sont des parties de R, alors f est dite fonction numérique
à variable réelle.
1 GÉNÉRALITÉS 4

Exemple(s) 1.1.1.1 Les écritures ci-dessous sont celles de fonctions numériques


à variable réelle.
h : R+ → R
3)
1) f : x → x − 2x + 1
2
x 7→ x + 1 2

f : ] − ∞ ; 0[ → R
2) x → g(x) = x3 − 3x + 1 4) 1
x 7→
x

1.1.2 LES FONCTIONS USUELLES


• Les fonctions numériques du type : x 7→ P (x) où P est un polynôme
sont appelées fonctions polynômes.
Exemples : La fonction : x 7→ x3 + 4x2 + 3x − 1 et les fonctions :
x 7→ x2 et x 7→ x3 respectivement appelées fonction carrée et
fonction cube.

p(x)
• Les fonctions numériques du type : x 7→ où p et q sont des
qx)
polynômes sont appelées fonctions rationnelles.
x3 + 4x2 + 3x − 1
Exemples : La fonction : x 7→
x−1

• Les fonctions : x 7→ cos x, x 7→ sin x et x 7→ tan x sont appelées


respectivement fonction cosinus, fonction sinus et fonctions tangente.
On les appelle fonctions trigonométriques.

1
• Les fonctions : x 7→ et x 7→ |x| sont appelées respectivement
x
fonction racine carrée, fonction inverse et fonction valeur absolue.

1.1.3 DÉTERMINATION D’IMAGE ET D’ANTÉCÉDENT


Soit f une fonction d’un ensemble A vers un ensemble B.
• Pour déterminer l’image d’un réel x0 de A, on calcule f (x0 ).
• Pour déterminer le(s) éventuel(s) antécédent(s) d’un réel y0 de B, on
résout l’équation f (x) = y0 .

Exemple(s) 1.1.3.1 Soit f : R → R .


x 7→ x − 5x + 7
2
1 GÉNÉRALITÉS 5

1. Déterminons l’image de 0 par f .


On a :
f (0) = (0)2 − 5(0) + 7 = 7. Donc 7 est l’image de 0 par f .
2. Déterminons les antécédents de 1 par f .
On a :

f (x) = 1 ⇒ x2 − 5x + 7 = 1
⇒ x2 − 5x + 6 = 0
⇒ x = 2 ou x = 3

Donc les antécédents de 1 par f sont : 2 et 3.

1.1.4 ENSEMBLE DE DÉFINITION D’UNE FONCTION


Définition 1.1.4.1 *
Soit A et B deux ensembles, et f : A → B une fonction de A vers B.
On appelle ensemble de définition ou domaine de définition de la fonction f
l’ensemble des éléments de A admettant une image dans B.
On le note Df .
Df = {x ∈ A / f (x) existe}

Illustration graphique

x a x a
y b y b
z c z c

t d t d
k e k e
f g
A B A B

Df = {x; y; z; k} Dg = {x; z; k}
1 GÉNÉRALITÉS 6

Propriété 1.1.4.1 *

• Toute fonction polynôme est définie sur R.


p(x)
• Toute fonction rationnelle : x 7→ est définie si et seulement si
q(x)
q(x) ̸= 0.
• Toute fonction irrationnelle du type : x 7→ p(x), où p(x) est une
q

fonction polynôme, est définie si et seulement si p(x) ≥ 0.

Exemple(s) 1.1.4.1 Déterminer le domaine de définition de chacune des


fonctions suivantes.
f (x) = x4 + x2 + 3x − 1 x2 + 1 √
h(x) = 2 j(x) = x2 + x + 1
x +x+1
x+1 √
g(x) = 2
x + 2x − 3 i(x) = x2 + 2x − 3
Correction :

1. f (x) = x4 + x2 + 3x − 1

La fonction f est une fonction polynôme, donc Df = R.


x+1
2. g(x) = 2
x + 2x − 3
• Condition d’existence de g :
g(x) existe si et seulement si x2 + 2x − 3 ̸= 0.
• On résout : x2 + 2x − 3 = 0
x2 + 2x − 3 = 0 ⇒ x = 1 ou x = −3.
D’où Dg = R \ {−3 ; 1} =] − ∞ ; −3[∪] − 3 ; 1[∪]1 ; +∞[.
x2 + 1
3. h(x) = 2
x +x+1
• Condition d’existence de h :
h(x) existe si et seulement si x2 + x + 1 ̸= 0.
• On résout : x2 + x + 1 = 0
∆ = −3. Donc ∀ x ∈ R, x2 + x + 1 ̸= 0
D’où : Dg = R.

4. i(x) = x2 + x + 1
• Condition d’existence de i :
i(x) existe si et seulement si x2 + x + 1 ≥ 0.
1 GÉNÉRALITÉS 7

• On résout : x2 + x + 1 ≥ 0
∆ = −3 et a = 1 > 0. Donc ∀ x ∈ R, x2 + x + 1 > 0
D’où : Di = R.

5. j(x) = x2 + 2x − 3
• Condition d’existence de j :
j(x) existe si et seulement si x2 + 2x − 3 ≥ 0.
• On résout : x2 + 2x − 3 ≥ 0.

x2 + 2x − 3 = 0 ⇒ x = 1 ou x = −3
x −∞ −3 1 +∞
| |
0 0
x2 + 2x − 3 + | - | +
x2 + 2x − 3 ≥ 0 ⇒ x ∈ ]−∞ ; −3] ∪ [1 ; +∞[
D’où : Dj = ]−∞ ; −3] ∪ [1 ; +∞[ .

Exercices 1.1.4.1 Déterminer le domaine de définition de cha-


cune des fonctions suivantes :
f (x) = x3 − 3x2 + 2x + 1 x2 + x + 1 √
g(x) = 2 j(x) = x2 − 4
x − 5x + 6
x+1 x+1 √
h(x) = i(x) = k(x) = x2 − 5x + 6
x−2 x2 + x + 1

1.1.5 REPRÉSENTATION GRAPHIQUE D’UNE FONCTION


Définition 1.1.5.1 *
Le plan est muni d’un repère orthonormé O, ⃗i, ⃗j .
 

Soit f une fonction de domaine de définition Df . On appelle courbe


représentative de f l’ensemble, noté Cf , des points M du plan de coordonnées
x ; f (x) avec x ∈ Df .
 

Methode :
Pour tracer la courbe d’une fonction, on dresse d’abord un tableau, appelé
tableau de valeurs, sur lequel se trouve des valeurs de x, bien choisie, ainsi que
leurs images f (x).
Ensuite on place ces points dans un repère.
Et enfin on les relit avec la main pour obtenir la courbe.
1 GÉNÉRALITÉS 8

Exemple(s) 1.1.5.1 Soit f (x) = x3 − 3x + 1.


Représentons la courbe Cf dans un repère orthonormé O, ⃗i, ⃗j .
 

• Tableau de valeurs.

x −2 −1 0 1 2
f (x) −1 3 1 −1 3

⃗j
O ⃗i

Exercices 1.1.5.1 Représenter dans un repère orthonormé (O, ⃗i, ⃗j)


chacune des fonctions suivantes :

1) f (x) = x2 − 2x + 1 3) h(x) = x − 1
f
2) g(x) = x − 3x + 1
3
4) i(x) = −x2 + 4x + 2

1.1.6 RESTRICTION D’UNE FONCTION


Définition 1.1.6.1 *
Soit f une fonction d’un ensemble A vers un ensemble B et I un sous-ensemble
de A.
On appelle restriction de de f sur I la fonction g de I vers B définie par :

g : I → R .
x 7→ f (x)
On note : g = f/I .
NB : La fonction f est appelée prolongement de g à A.

Exemple(s) 1.1.6.1 Soit f : R → R .


x 7→ |x − 1|
Déterminer la restrictions g de f sur ]−∞ ; 1[.
1 GÉNÉRALITÉS 9

Correction :

La fonction g est définie par : g : ]−∞ ; 1[ → R .


x 7→ |x − 1|
Or, |x − 1| = −x + 1 pour tout x ∈ ]−∞ ; 1[ .

Donc la fonction g est définie par : g : ]−∞ ; 1[ → R .


x 7 → −x + 1

Exercices 1.1.6.1 Pour chacune des fonction suivantes, don-


ner sa restriction sur I.
x2
1) f (x) = |x − 1| ; I = [−1 ; 1] 2) g(x) =
2
; I =] − ∞ ; 0[
|x|
x2 − 1
3) h(x) = ; I =] − ∞ ; −1[.
|x + 1|

1.1.7 ÉGALITÉ DE DEUX FONCTIONS


Définition 1.1.7.1 *
Soient A et B deux sous ensembles de R, f : A → B et g : A → B deux
fonctions.
Les fonctions f et g sont égales si et seulement si :

Df = Dg et ∀ x ∈ Df , f (x) = g(x.)


Exemple(s) 1.1.7.1 Soit f (x) = x et g(x) = x2 .
1. Déterminer Df et Dg .
2. les fonctions f et g sont-elles égales ?

Correction :

1. On a : Df = Dg = R.
2. Les fonctions f et g ne sont pas égales car, f (−1) ̸= g(−1).
x2 − 2x
Exercices 1.1.7.1 Soit f (x) = x − 2 et g(x) = .
x
1. Déterminer Df et Dg .
2. Montrer que pour tout x ∈ Dg , g(x) = x − 2.
3. les fonctions f et g sont-elles égales ?
1 GÉNÉRALITÉS 10

1.1.8 COMPOSÉE DE DEUX FONCTIONS


Définition 1.1.8.1 *
Soient A, B et C trois ensembles, f : A → B et g : B → C deux fonctions.
On appelle composée de f par g la fonction de A vers C, notée g ◦ f , définie
par :
∀ x ∈ A, g ◦ f (x) = g[f (x)]
On note :

g◦f : A → C
x → g[f (x)]

Exemple(s) 1.1.8.1 On donne :


x √
f (x) = ; g(x) = 2 − x et h(x) = x2 − 1.
x+1
Déterminer les expressions de : gof, f og et hog.

Correction :

u 2x + 2 − x ux + 2
v v
x
s u u
1. On a : gof (x) = 2 − = t =t .
x+1 x+1 x+1
+2
v
ux
u
Donc, gof (x) = t .
x+1

2−x
2. On a : f og(x) = √ .
2−x+1

3. On a : hog(x) = ( 2 − x)2 − 1 = 2 − x − 1 = 1 − x.

Donc, hog(x) = 1 − x.
2x + 1 √
Exercices 1.1.8.1 On donne : f (x) = et g(x) = 2 − x.
x+1
Déterminer les expressions de : gof, f og, f of et gog.
1 GÉNÉRALITÉS 11

1.1.9 VARIATIONS D’UNE FONCTION


FONCTION CROISSANTE, DÉCROISSANTE, CONSTANTE

Définition 1.1.9.1 *
Soit f une fonction définie sur un intervalle I.
> La fonction f est dite croissante sur I, si et seulement si, pour tous réels,
x1 , x2 de I,
on a :
x1 ≤ x2 ⇒ f (x1 ) ≤ f (x2 ).
> La fonction f est dite décroissante sur I, si et seulement si, pour tous
réels, x1 , x2 de I,
on a :
x1 ≤ x2 ⇒ f (x1 ) ≥ f (x2 ).
> La fonction f est dite constante sur I, si et seulement si, pour tous réels,
x1 , x2 de I,
on a :
f (x1 ) = f (x2 ).

Exemple(s) 1.1.9.1 Étudier les variations sur l’intervalle I de chacune


des fonctions suivantes.
−2
1. f (x) = ; I =]1 ; +∞[
x−1
2. g(x) = −2(x − 2)2 − 1 ; I = [2 ; +∞[
3. h(x) = E(x) ; I = [1 ; 2[
Correction :
1. Étudions les variations de f sur l’intervalle ]1 ; +∞[.
Soient x1 , x2 ∈]1 ; +∞[ tels que : x1 ≤ x2 . On a :

x1 , x2 ∈]1 ; +∞[ et x1 ≤ x2 ⇒ 1 < x1 ≤ x2


⇒ 0 < x1 − 1 ≤ x2 − 1
1 1
⇒ ≤
x2 − 1 x1 − 1
−2 −2
⇒ ≥
x2 − 1 x1 − 1
−2 −2
⇒ ≤
x1 − 1 x2 − 1
⇒ f (x1 ) ≤ f (x2 )
1 GÉNÉRALITÉS 12

Ainsi, pour tous x1 , x2 ∈]1 ; +∞[, x1 ≤ x2 ⇒ f (x1 ) ≤ f (x2 ).


Donc f est croissante sur ]1 ; +∞[.

2. Étudions les variations de g sur l’intervalle [2 ; +∞[.


Soient x1 , x2 ∈ [2 ; +∞[ tel que : x1 ≤ x2 . On a :
x1 , x2 ∈ [2 ; +∞[ et x1 ≤ x2 ⇒ 2 ≤ x1 ≤ x2
⇒ 0 ≤ x1 − 2 ≤ x2 − 2
⇒ (x1 − 2)2 ≤ (x2 − 2)2
⇒ −2(x1 − 2)2 ≥ −2(x2 − 2)2
⇒ −2(x1 − 2)2 − 1 ≥ −2(x2 − 2)2 − 1
⇒ g(x1 ) ≥ g(x2 )
Ainsi, pour tous x1 , x2 ∈ [2 ; +∞[, x1 ≤ x2 ⇒ g(x1 ) ≥ g(x2 ).
Donc g est décroissante sur [2 ; +∞[.
3. Étudions les variations de h sur l’intervalle [1 ; 2[.
Soient x1 , x2 ∈ [1 ; 2[. On a : E(x1 ) = E(x2 ) = 1.
Ainsi,pour tous x1 , x2 ∈ [1 ; 2[, h(x1 ) = h(x2 ). Donc h est constante
sur [1 ; 2[.
Exercices 1.1.9.1 Pour chacune des fonction suivantes, étudier
sa variation sur I.
−2
1) f (x) = x3 − 1 ; I = [0 ; −∞[ 2) g(x) = + 1 ; I =]2 ; +∞[
√ x−2
3) h(x) = −x + 1 ; I =] − ∞ ; 1].

TAUX DE VARIATIONS D’UNE FONCTION SUR UN INTERVALLE

Définition 1.1.9.2 *
Soit f une fonction définie sur un intervalle I ; x1 et x2 deux éléments dis-
tinctes de I. On appelle taux de variation de f entre x1 et x2 l’expression,
notée Tf (x1 . x2 ), définie par :
f (x2 ) − f (x1 )
Tf (x1 ; x2 ) = .
x2 − x1

Propriété 1.1.9.1 *
Soit f une fonction définie sur un intervalle I.
> Si Tf (x1 . x2 ) ≥ 0 ∀ x1 , x2 ∈ I, alors f est croissante sur I.
> Si Tf (x1 . x2 ) ≤ 0 ∀ x1 , x2 ∈ I, alors f est décroissante sur I.
> Si Tf (x1 . x2 ) = 0 ∀ x1 , x2 ∈ I, alors f est constante sur I.
1 GÉNÉRALITÉS 13

Exemple(s) 1.1.9.2 On considère la fonction f (x) = x3 .


1. Soient x1 et x2 deux réels, calculer Tf (x1 . x2 ).
2. Étudier le signe de Tf (x1 . x2 ) sur ] − ∞ ; 0 et sur [0 ; +∞[.
3. En déduire le sens de variation de f
Correction :
1. Calculons Tf (x1 . x2 ).
On a :
(x2 )3 − (x1 )3
T (x1 . x2 ) =
x2 − x1
(x2 − x1 )(x22 + x2 x1 + x21 )
=
x2 − x1
= x2 + x2 x1 + x21
2

Tf (x1 . x2 ) = x22 + x2 x1 + x21

2. Étudions le signe de Tf (x1 . x2 ) sur ] − ∞ ; 0].


On a :

x1 , x2 ∈] − ∞ ; 0] ⇒ x2 x1 ≥ 0
⇒ x22 + x2 x1 + x21 ≥ 0
⇒ Tf (x1 . x2 ) ≥ 0

Donc Tf (x1 . x2 ) ≥ 0 ∀ x1 , x2 ∈ [0 ; +∞[.

Étudions le signe de Tf (x1 . x2 ) sur [0 ; +∞[.


On a :

x1 , x2 ∈ [0 ; +∞[ ⇒ x2 x1 ≥ 0
⇒ x22 + x2 x1 + x21 ≥ 0
⇒ Tf (x1 . x2 ) ≥ 0

Donc Tf (x1 . x2 ) ≥ 0 pour tous x1 , x2 ∈ [0 ; +∞[.


3. En déduisons le sens de variation de f sur R.

D’après la question précédente, Tf (x1 . x2 ) ≥ 0 ∀ x1 , x2 ∈] − ∞ ; 0]


∀ x1 , x2 ∈ [0 ; +∞[. Donc f est croissante sur ]−∞ ; 0] et [0 ; +∞[.
Par conséquent, f est croissante sur R.
1 GÉNÉRALITÉS 14


Exemple(s) 1.1.9.3 On considère la fonction g(x) = x.
1. Soient x1 et x2 deux réels positifs, calculer Tg (x1 . x2 ).
2. En déduire le sens de variation de g sur [0 ; +∞[.
Correction :
1. Calculons Tg (x1 . x2 )
On a :

√ √
x2 − x1
Tg (x1 . x2 ) =
x − x1 
√ 2 √ √ √ 
x2 − x1 x2 + x1
= √ √ 
x2 + x1

x2 − x1
 
x2 − x1
=  √ √ 
x2 − x1 x2 + x1
1
= √ √
x2 + x1

2. En déduisons le sens de variation de g sur [0 ; +∞[.


1
On a : Tg (x1 . x2 ) = √ √ > 0 ∀ x1 , x2 ∈ [0 ; +∞[.
x2 + x1
Donc g est strictement croissante sur [0 ; +∞[.

Exercices 1.1.9.2 Pour chacune des fonctions suivantes, cal-


culer le taux de variation et étudier son signe sur I puis en déduire sa
variation sur I.
−2
1) f (x) = x3 − 1 ; I = [0 ; −∞[ 2) g(x) = + 1 ; I =]2 ; +∞[
√ x−2
3) h(x) = −x + 1 ; I =] − ∞ ; 1].
1 GÉNÉRALITÉS 15

1.1.10 MAJORANT, MINORANT, EXTREMUM


FONCTION MAJORÉE, MINORÉE, BORNÉE

Définition 1.1.10.1 *
Soit f une fonction définie sur un intervalle I.
• f est dite majorée sur I, s’il existe un réel M tel que :

∀ x ∈ I, f (x) ≤ M.

• f est dite minorée sur I, s’il existe un réel m tel que :

∀ x ∈ I, f (x) ≥ m.

• f est dite bornée sur I si elle est à la fois majorée et minorée. C’est a
dire s’il existe deux réels M et m tels que :

∀ x ∈ I, m ≤ f (x) ≤ M.

Remarque(s) 1.1.10.1 *
Le plan est muni d’un repère O, ⃗i, ⃗j .
 

Soit f une fonction définie sur un intervalle I, de courbe représentative Cf , m


et M deux nombres réels.
> La fonction f est majorée par M sur I si et seulement si Cf est en dessous
de la droite d’équation y = M sur I.
> La fonction f est minorée par m sur I si et seulement si Cf est au dessus
de la droite d’équation y = m sur I.
> La fonction f est bornée par m et M sur I si et seulement si Cf est entre
les droites d’équation y = m et y = M sur I.

1
Exemple(s) 1.1.10.1 Soit f (x) =
x2 + 1
1. Montrer que f est majorée sur R.
2. Montrer que f est minorée sur R.
3. En déduire que f est bornée sur R.
Correction :
1. Montrons que f est majorée sur R.
1 GÉNÉRALITÉS 16

Soit x ∈ R, on a :

x2 ≥ 0 =⇒ x2 + 1 ≥ 1
1
=⇒ 2 ≤1
x +1
=⇒ f (x) ≤ 1. Donc f est majorée sur R par 1.

2. Montrons que f est minorée sur R.


1
Pour tout x ∈ R, on a 2 > 0. Donc f est minorée sur R par 0
x +1

3. En déduisons que f est bornée sur R.


La fonction f est à la fois majorée et minorée sur R, donc elle est
bornée sur R.
Et on a : 0 < f (x) ≤ 1.

Exercices 1.1.10.1 Montrer que les fonctions suivantes sont


bornées sur I.
1 √
f (x) = 1 + , I = [1 ; +∞] ; g(x) = 1 + x2 , I = [0 ; 1] ;
x
1
h(x) = √ , I = [0 ; +∞].
x+1

MAXIMUM ET MINIMUM D’UNE FONCTION

Définition 1.1.10.2 *
Soit f une fonction définie sur un intervalle I, m et M des nombres réels.
> M est le maximum de f sur I, si et seulement si :
il existe un réel α ∈ I tel que pour tout x ∈ I, on a : f (x) ≤ M et
f (α) = M .
> m est le minimum de f sur I, si et seulement si :
il existe un réel α ∈ I tel que pour tout x ∈ I, on a : f (x) ≥ m et
f (α) = m.

Méthode :
1 GÉNÉRALITÉS 17

Soit f une fonction définie sur un intervalle I, m et M des nombres réels.


• Pour montrer que M est un maximum de f sur I, on montre d’abord que
pour tout x ∈ I, f (x) ≤ M .
Ensuite, on montre qu’il existe un réel α solution de l’équation f (x) = M
appartenant à I.
• Pour montrer que m est un minimum de f sur I, on montre d’abord que
pour tout x ∈ I, f (x) ≥ m.
Ensuite, on montre qu’il existe un réel α solution de l’équation f (x) = m
appartenant à I.

Exemple(s) 1.1.10.2 *
2
1. Soit f (x) = 2 . Montrons que f admet un maximum sur R.
x +1
Correction :

Soit x ∈ R, on a :
x2 ≥ 0 =⇒ x2 + 1 ≥ 1
2
=⇒ 2 ≤2
x +1
=⇒ f (x) ≤ 2
Or f (x) = 2 =⇒ x = 0 ∈ R. Donc 2 est le maximum de f sur R.

2. Soit g(x) = x − 1. Montrons que g admet un minimum sur [1 ; +∞[.
Correction :
Soit x ∈ [1 ; +∞[, on a :
x ∈ [1 ; +∞[ =⇒ x≥1
=⇒ x−1≥0

=⇒ x−1≥0
=⇒ g(x) ≥ 0
Or g(x) = 0 =⇒ x = 1 ∈ [1 ; +∞[. Donc 0 est un minimum de g
sur [1 ; +∞[.
Exercices 1.1.10.2 Pour chacune des fonctions ci-dessous, déterminer
si possible ses extrémums sur I.
1 √
f (x) = 1 + , I = [1 ; +∞] ; g(x) = 1 + x2 , I = [0 ; 1] ;
x
1
h(x) = √ , I = [0 ; +∞]
x+1
1 GÉNÉRALITÉS 18

1.1.11 AXE ET CENTRE DE SYMÉTRIE D’UNE FONCTION


Axe de symétrie

Définition 1.1.11.1 *
Le plan est muni d’un repère (O, ⃗i, ⃗j).
Soit f une fonction et a ∈ R. On dit que la droite (D) d’équation x = a est
un axe de symétrie de la courbe de f si, pour tout x ∈ Df , on a :

2a − x ∈ Df


 f (2a − x) = f (x)

Remarque(s) 1.1.11.1 *
La droite (D) : x = a est un axe de symétrie de la courbe Cf de f , équivaut à
dire que Cf est symétrique par rapport à la droite (D).

Cf

⃗j
O ⃗i a

(D)

Méthode :
Soit f une fonction et a ∈ R.
Pour montrer que la droite (D) d’équation x = a est un axe de symétrie de la
courbe de f , on détermine d’abord le domaine de définition Df .
Ensuite, on montre que pour tout x ∈ Df , 2a − x ∈ Df .
Et enfin, on montre que f (2a − x) = f (x).
Si Df = R, alors la condition : x ∈ Df ⇒ 2a − x ∈ Df , devient évidente.

Exemple(s) 1.1.11.1 Soit f (x) = x2 − 2x. Montrer que la droite (D)


d’équation x = 1 est un axe de symétrie de la courbe de f .
Correction :
• La fonction f est une fonction polynôme donc Df = R.
• Df = R, donc pour tout x ∈ R, 2 − x ∈ Df .
• Calculons f (2 − x).
1 GÉNÉRALITÉS 19

On a :

f (2 − x) = (2 − x)2 − 2(2 − x)
= 4 − 4x + x2 − 4 + 2x
= x2 − 2x
= f (x)

x ∈ Df ⇒ 2 − x ∈ Df

Donc, pour tout x ∈ R, on a : .



 f (2 − x) = f (x)

D’où la droite (D) : x = 1 est un axe de symétrie de la courbe de f .

Exercices 1.1.11.1 Pour chacune des fonctions ci-dessous, déterminer


si la droite (D) d’équation : x = a est un axe de symétrie ou non de sa
courbe représentative.

x2 − 4x + 4 √
1) f (x) = 2 , a=2 3) h(x) = x2 + 1 , a = 1
x − 4x + 5

2) g(x) = x2 + 4x + 3 , a = −2 4) i(x) = x2 + x − 1 , a = 3

Centre de symétrie

Définition 1.1.11.2 *
Le plan est muni d’un repère (O, ⃗i, ⃗j).
Soit f une fonction ; a, b ∈ R. On dit que le point c (a : b) est un centre de
symétrie de la courbe de f si, pour tout x ∈ Df , on a :

2a − x ∈ Df


 f (2a − x) + f (x) = 2b

Remarque(s) 1.1.11.2 *
Le point c (a : b) est un centre de symétrie de la courbe Cf de f équivaut à
dire que Cf est symétrique par rapport au point c (a : b).

Cf

⃗j c
O ⃗i
1 GÉNÉRALITÉS 20

Méthode :
Soit f une fonction et a, b ∈ R.
Pour montrer que le point c (a : b) est un centre de symétrie de la courbe de
f , on détermine d’abord le domaine de définition Df .
Ensuite, on montre que pour tout x ∈ Df , 2a − x ∈ Df .
Et enfin, on montre que f (2a − x) + f (x) = 2b.
Si Df = R, alors la condition : x ∈ Df ⇒ 2a − x ∈ Df , devient évidente.
3x − 1
Exemple(s) 1.1.11.2 Soit f (x) = . Montrer que le point c (2 : 3)
x−2
est un centre de symétrie de la courbe de f .
Correction :

• f (x) existe si et seulement si x − 2 ̸= 0. Donc Df = R \ {2}.


• Montrons que pour tout réel x ∈ Df , 4 − x ∈ Df .
Soit x ∈ Df ; supposons que 4 − x ∈ / Df .
On a :
4−x ∈
/ Df ⇒ 4 − x = 2 ⇒ −x = −2
⇒ x=2
/ Df . Ce qui est absurde.
⇒ x∈
Donc pour tout x ∈ Df , 4 − x ∈ Df .
• Calculons f (4 − x) + f (x).

3(4 − x) − 1 3x − 1 −3x + 11 3x − 1
f (2 − x) − f (x) = + = +
(4 − x) − 2 x−2 −x + 2 x−2
3x − 11 3x − 1 6x − 12
= + =
x−2 x−2 x−2
= 6
Donc f (2 − x) − f (x) = 6
Par conséquent le point c (2 : 3) est un centre de symétrie de la
courbe de f .
Exercices 1.1.11.2 Pour chacune des fonctions ci-dessous, déterminer
si le point c (a : b) est un centre de symétrie ou non de sa courbe
représentative.

2x2 − 3x + 3 3) h(x) = (x − 1) x2 − 2x , c (1; 1)
1) f (x) = 2 , c (1; 2)
x − 2x + 2
x−1
2) g(x) = x + 4x + 3 , c (−1; 2)
2 4) i(x) = , c (2; 1)
x−2
1 GÉNÉRALITÉS 21

1.1.12 PARITÉ D’UNE FONCTION


Fonction paire

Définition 1.1.12.1 *
Soit f une fonction de domaine de définition Df . La fonction f est dite paire
si on a :
Autrement dit, Df est symetrique par rapport à 0
  
 x ∈ Df ⇒ −x ∈ Df
 f (−x) = f (x)

Méthode :
Pour montrer qu’une fonction f est paire, on détermine d’abord le domaine de
définition Df .
Ensuite, on montre que pour tout réel x, on a : x ∈ Df ⇒ −x ∈ Df .
Si Df = R, alors la condition : x ∈ Df ⇒ 2a − x ∈ Df , devient évidente.
Et enfin, on montre que f (−x) = f (x).
1 GÉNÉRALITÉS 22


Exemple(s) 1.1.12.1 Soit f (x) = 1 + x2 . Montrer que f est paire.
Correction :
• Déterminons Df .

f (x) existe si et seulement si : 1 + x2 ≥ 0.

Or, pour tout réel x, 1 + x2 ≥ 0.

Donc, Df = R.
• Montrons que pour tout réel x, on a : x ∈ Df ⇒ −x ∈ Df .

Df = R, donc pour tout réel x, on a : x ∈ Df ⇒ −x ∈ Df .


• Calculons f (−x).
q √
On a : f (−x) = 1 − (−x)2 = 1 − x2 = f (x).

x ∈ Df ⇒ −x ∈ Df
Ainsi, on a : .

 f (−x) = f (x)
Par conséquent, f est paire.

Comportement géométrique d’une fonction paire

Remarque(s) 1.1.12.1 Dire qu’une fonction est paire équivaut à dire que
l’axe des ordonnées ( la droite d’équation : x = 0 ) est un axe de symétrie
de sa courbe représentative.

Cf

⃗j
O ⃗i

Exercices 1.1.12.1 Montrer que les fonctions ci-dessous sont


paires.
√ x2 x2 + 1
f (x) = x + x + 1 ; g(x) =
4 2
1− x2 ; h(x) = 2 ; i(x) =
x +1 x2
1 GÉNÉRALITÉS 23

Fonction impaire

Définition 1.1.12.2 *
Soit f une fonction et Df son domaine de définition. f est dite impaire si on
a:
Autrement dit, Df est symetrique par rapport à 0
  
 x ∈ Df ⇒ −x ∈ Df
 f (−x) = −f (x)

Méthode :
Pour montrer qu’une fonction f est impaire, on détermine d’abord le domaine
de définition Df .
Ensuite, on montre que pour tout réel x, on a : x ∈ Df ⇒ −x ∈ Df .
Et enfin, on montre que f (−x) = −f (x).
x3
Exemple(s) 1.1.12.2 Soit f (x) = 2 . Montrer que f est impaire.
x −1
Correction :
• Déterminons Df .
f (x) existe si et seulement si : x2 − 1 ̸= 0.
Df = R \ {−1 ; 1}

• Montrons que pour tout réel x, on a : x ∈ Df ⇒ −x ∈ Df .

Procédons à une démonstration par récurrence.

Soit x un réel ; supposons que x ∈ Df et − x ∈


/ Df .
On a :

−x ∈
/ Df ⇒ −x ∈/ R \ {−1 ; 1}
⇒ −x = −1 ou − x = 1
⇒ x = −1 ou x = 1
⇒ x∈/ R \ {−1 ; 1}
⇒ x∈/ Df . Ce qui est absurde.
Donc pour tout réel x, on a : x ∈ Df ⇒ −x ∈ Df .
• Calculons f (−x).

(−x)3 x3
f (−x) = =− 2 = −f (x).
(−x)2 − 1 x −1
1 GÉNÉRALITÉS 24


x ∈ Df ⇒ −x ∈ Df
Donc on a : . D’où f est impaire.

 f (−x) = −f (x)
Comportement géométrique d’une fonction impaire
Remarque(s) 1.1.12.2 Dans le plan muni d’un repère O, ⃗i, ⃗j , dire
 

qu’une fonction est impaire équivaut à dire que sa courbe représentative


est symétrique par rapport au point O.

⃗j

O ⃗i
Cf

Exercices 1.1.12.2 Montrer que les fonctions ci-dessous sont


impaires.
√ x x2 + 1
f (x) = x3 + x ; g(x) = x 1 − x2 ; h(x) = ; i(x) =
x2 + 1 x
Étude de la parité d’une fonction

Méthode :
Pour étudier la parité d’une fonction f , on détermine d’abord le domaine de
définition Df .
Si le domaine n’est pas symétrique par rapport à 0 ( il existe x0 ∈ Df tel que
−x0 ∈ / Df ) , alors la fonction n’est ni paire ni impaire.
Si le domaine est symétrique par rapport à 0 ( pour tout x ∈ R, x ∈ Df ⇒
−x ∈ Df ), alors on calcul f (−x).
Si f (−x) = f (x), alors f est paire.
Si f (−x) = −f (x), alors f est impaire.
Si f (−x) ̸= f (x) et f (−x) ̸= −f (x) , alors f n’est ni paire, ni impaire.

Exemple(s) 1.1.12.3 Étudier la parité de chacune des fonctions ci-dessous.

x
1. f (x) =
x−1
2. g(x) = x2 + x + 1
|x| + 1
3. h(x) =
x
1 GÉNÉRALITÉS 25

Correction :
x
1. f (x) =
x−1
• f (x) existe si et seulement si x − 1 ̸= 0. Donc Df = R \ {1}.
• Df n’est pas symétrique par rapport à 0 car −1 ∈ Df et 1 ∈ / Df .
Donc la fonction n’est ni paire, ni impaire.
2. g(x) = x2 + x + 1
• g est une fonction polynôme, donc Dg = R.
• Dg = R, donc pour tout x ∈ R, x ∈ Dg ⇒ −x ∈ Dg .
• Calculons g(−x).
On a : g(−x) = (−x))2 + (−x) + 1 = x2 − x + 1.
g(−x) ̸= g(x) et g(−x) ̸= −g(x) , alors g n’est ni paire, ni impaire.
|x| + 1
3. h(x) =
x
• h(x) existe si et seulement si x ̸= 0. Donc Dh = R \ {0}.
• Montrons que pour tout x ∈ R, x ∈ Dh ⇒ −x ∈ Dh .
Soit x un réel ; supposons que x ∈ Dh et − x ∈ / Dh .
On a :

−x ∈ Dh ⇒ −x ∈ R \ {0}
⇒ −x = 0
⇒ x=0
⇒ x∈
/ R \ {0}
⇒ / Dh . Ce qui est absurde.
x∈

Donc pour tout réel x, on a : x ∈ Df ⇒ −x ∈ Df .


• Calculons h(−x).
| − x| + 1 |x| + 1
On a : h(−x) = =− = −h(x).
−x x
Donc h(−x) = −h(x) , alors h est impaire.

Exercices 1.1.12.3 Étudier la parité de chacune des fonctions


ci-dessous.

x3 1 |x|
f (x) = 2 ; g(x) = x + ; h(x) = ; i(x) = x(x − 1)
x −1 x x2 − 1
1 ÉTUDE DE FONCTIONS 26

1.2 ÉTUDE DE FONCTIONS


1.2.1 FONCTION PARTIE ENTIÈRE : x → E(x)
• Domaine de définition :
La fonction la partie entière est définie sur R.
• Sens de variation :
Pour tous réels x1 et x2 , on a : x1 < x2 ⇒ E(x1 ) < E(x2 ).
Donc la fonction partie entière est croissante sur R.
On doit aussi noter que c’est une fonction constante sur tout intervalle
du type : [n ; n + 1[ avec n ∈ Z.
• Représentation graphique :

• ◦
• ◦
⃗j
• ◦
O ⃗i
• ◦
• ◦
• ◦

1.2.2 FONCTION POLYNÔME DE DEGRÉ 2


FONCTION : x → x2

• Domaine de définition :
La fonction x → x2 est définie sur R.
• Parité :
La fonction x → x2 est une fonction paire.
• Sens de variation :
Pour tous réels x1 et x2 négatifs, on a : x1 < x2 ⇒ (x1 )2 > (x2 )2 .
Donc la fonction x → x2 est strictement décroissante sur ] − ∞ ; 0].
Pour tous réels x1 et x2 positifs, on a : x1 < x2 ⇒ (x1 )2 < (x2 )2 .
Donc la fonction x → x2 est strictement croissante sur [0 ; +∞[.
Tableau de variations.
1 ÉTUDE DE FONCTIONS 27

x −∞ 0 +∞
f ↘ ↗
0
• Représentation graphique :

⃗j

O ⃗i

FONCTION : x → ax2 avec a ̸= 0

• Domaine de définition :
La fonction x → ax2 est définie sur R.
• Parité :
La fonction x → ax2 est une fonction paire.
• Sens de variation :

- Cas où a > 0.


Pour tous réels x1 et x2 négatifs, on a :

x1 < x2 ⇒ (x1 )2 > (x2 )2 ⇒ a(x1 )2 > a(x2 )2 .

Donc x → ax2 est strictement décroissante sur ] − ∞ ; 0].


Pour tous réels x1 et x2 positifs, on a :

x1 < x2 ⇒ (x1 )2 < (x2 )2 ⇒ a(x1 )2 < a(x2 )2 .

Donc x → ax2 est strictement croissante sur [0 ; +∞[.


Tableau de variations.
x −∞ 0 +∞
f ↘ ↗
0
1 ÉTUDE DE FONCTIONS 28

- Cas où a < 0.


Pour tous réels x1 et x2 négatifs, on a :
x1 < x2 ⇒ (x1 )2 > (x2 )2 ⇒ a(x1 )2 < a(x2 )2 .
Donc x → ax2 est strictement croissante sur ] − ∞ ; 0].
Pour tous réels x1 et x2 positifs, on a :
x1 < x2 ⇒ (x1 )2 < (x2 )2 ⇒ a(x1 )2 > a(x2 )2 .
Donc x → ax2 est strictement décroissante sur [0 ; +∞[.
Tableau de variations.
x −∞ 0 +∞
0
f ↗ ↘
• Représentation graphique :
⃗j

O ⃗i

a
a

⃗j

O ⃗i

a>0 a<0

Exercices 1.2.2.1 Étudier et représenter chacune des fonctions


ci-dessous.
1
f (x) = x2 ; g(x) = 3x2 ; h(x) = −x2 ; i(x) = x4
2

FONCTION : x → ax2 + bx + c avec a ̸= 0 et (b , c) ̸= (0 , 0)

• Domaine de définition :
La fonction x → ax2 + bx + c est définie sur R.
• Parité :
Si b = 0, alors la fonction x → ax2 + bx + c est une fonction paire.
Si b ̸= 0, alors la fonction x → ax2 + bx + c n’est ni paire ni impaire.
1 ÉTUDE DE FONCTIONS 29

• Élément de symétrie :
b
La droite d’équation : x = − est une axe de symétrie de la courbe
2a
de la fonction x → ax2 + bx + c.

b
En effet, en posant : α = − , on a :
2a
b 2 b
a(2α−x)2 +b(2α−x)+c = a − −x +b − −x +c = ax2 +bx+c.
  

a a
Ce qui vérifie la relation : f (2α − x) = f (x).
• Sens de variation :
Pour étudier les variation de la fonction, on utilise la forme cano-
nique :
b 2 ∆
ax2 + bx + c = a x +

− 2.
2a 4a
- Cas où a > 0.
b
Pour tous réels x1 et x2 inférieurs à − , on a :
2a
b b b
x1 < x2 < − ⇒ x1 + < x2 + <0
2a 2a 2a
b 2  b 2
⇒ x1 + > x2 +


2a 2a
b 2 b 2
⇒ a x1 + > a x2 +
 

2a 2a
b 2 ∆ b 2 ∆
⇒ a x1 + − 2 > a x2 +
  
− 2
2a 4a 2a 4a
⇒ ax1 + bx1 + c > ax2 + bx2 + c
2 2

Donc ,
b
x → ax2 + bx + c est strictement décroissante sur ] − ∞ ; − ].
2a
En adoptant la même démarche, on montre que x → ax2 + bx + c
b
est strictement croissante sur [− ; +∞[.
2a
Tableau de variations.
b
x −∞ − +∞
2a
f ↘ ↗

− 2
4a
1 ÉTUDE DE FONCTIONS 30

- Cas où a < 0.


b
Pour tous réels x1 et x2 inférieurs à − , on a :
2a
b b b
x1 < x2 < − ⇒ x1 + < x2 + <0
2a 2a 2a
b 2  b 2
⇒ x1 + > x2 +


2a 2a
b 2 b 2
⇒ a x1 + < a x2 +
 

2a 2a
b 2 ∆ b 2 ∆
⇒ a x1 + − 2 < a x2 +
 
− 2
2a 4a 2a 4a
⇒ ax1 + bx1 + c < ax2 + bx2 + c
2 2

Donc,
b
x → ax2 + bx + c est strictement croissante sur ] − ∞ ; − ].
2a
En adoptant la même démarche, on montre que x → ax2 + bx + c
b
est strictement décroissante sur [− ; +∞[.
2a
Tableau de variations.
b
x −∞ − +∞
2a


4a2
f ↗ ↘

• Représentation graphique :

⃗j

O b⃗
− i
2a


∆ 4a2

4a2

⃗j

O b⃗
− i
2a
a>0 a<0
1 ÉTUDE DE FONCTIONS 31

Exercices 1.2.2.2 Étudier et représenter chacune des fonctions


ci-dessous.

f (x) = x2 − 2x + 1 ; g(x) = 3x2 − 6x + 1


h(x) = −x2 − 4x + 2 ; i(x) = x2 − 1

1.2.3 FONCTION : x → x3
• Domaine de définition :
La fonction x → x3 est définie sur R.
• Parité :
La fonction x → x3 est une fonction impaire.
• Sens de variation :
Pour tous réels x1 et x2 négatifs, on a : x1 < x2 ⇒ (x1 )3 < (x2 )3 .
Donc la fonction x → x3 est strictement croissante sur ] − ∞ ; 0].
Pour tous réels x1 et x2 positifs, on a : x1 < x2 ⇒ (x1 )3 < (x2 )3 .
Donc la fonction x → x3 est strictement croissante sur [0 ; +∞[.

Par conséquent, la fonction x → x3 est strictement croissante sur


R.

Tableau de variations.
x −∞ +∞

f ↗

• Représentation graphique :
1 ÉTUDE DE FONCTIONS 32

⃗j

O ⃗i

1
1.2.4 FONCTION : x →
x
• Domaine de définition :
1
La fonction x → est définie sur R \ {0}.
x
• Parité :
1
La fonction x → est une fonction impaire.
x
• Sens de variation :

Pour tous réels x1 et x2 strictement négatifs, on a :


1 1
x1 < x2 ⇒ > .
x1 x2

1
Donc la fonction x → est strictement décroissante sur ] − ∞ ; 0[.
x
Pour tous réels x1 et x2 strictement positifs, on a :
1 1
x1 < x2 ⇒ > .
x1 x2

1
Donc la fonction x → est strictement décroissante sur ]0 ; +∞[.
x
1
Par conséquent, la fonction x → est strictement décroissante sur
x
R \ {0}.

Tableau de variations.
1 ÉTUDE DE FONCTIONS 33

x −∞ 0 +∞

f ↘ ↘

• Représentation graphique :

⃗j

O ⃗i

k
1.2.5 FONCTION : x → avec k ∈ R \ {0}
x
• Domaine de définition :
1
La fonction x → est définie sur R \ {0}.
x
• Parité :
k
La fonction x → est une fonction impaire.
x
• Sens de variation :
k
Si k > 0, alors x → est strictement décroissante sur R \ {0}.
x
1
Si k < 0, alors x → est strictement croissante sur R \ {0}.
x
Tableau de variations.
x −∞ 0 +∞ x −∞ 0 +∞

f ↘ ↘ f ↗ ↗

k>0 k<0
1 ÉTUDE DE FONCTIONS 34

• Représentation graphique :

⃗j ⃗j
• •
O ⃗i O ⃗i

k>0 k<0
Exercices 1.2.5.1 Étudier et représenter chacune des fonctions
ci-dessous.
1 3 1 1
f (x) = ; g(x) = ; h(x) = − ; i(x) =
2x x x x3

ax + b
1.2.6 FONCTION : x → avec b, c ∈ R \ {0}
cx
ax + b
Soit la fonction x → f (x) = .
cx
Pour étudier la fonction f , on l’écrit sous la forme :
k a b
f (x) = + avec k = .
x c c
• Domaine de définition :
La fonction f est définie sur R \ {0}.
• Parité :
La fonction f n’est ni impaire ni impaire.
• Sens de variation :
Si k > 0, alors f est strictement décroissante sur R \ {0}.

Si k < 0, alors f est strictement croissante sur R \ {0}.

Tableau de variations.
x −∞ 0 +∞ x −∞ 0 +∞

f ↘ ↘ f ↗ ↗

k>0 k<0
1 ÉTUDE DE FONCTIONS 35

• Représentation graphique :
a+b
c

⃗j ⃗j
• •
O ⃗i a +Ob ⃗i
c

k>0 k<0

Exercices 1.2.6.1 Étudier et représenter chacune des fonctions


ci-dessous.
2x − 1 3x − 2 2 − 3x −x + 2
f (x) = ; g(x) = ; h(x) = − ; i(x) =
2x x 2x x

1.2.7 FONCTION : x → x
• Domaine de définition :

La fonction x → x est définie sur ]0 ; +∞[.
• Parité :

La fonction x → x n’est ni paire ni impaire.
• Sens de variation :

√ √
Pour tous réels x1 et x2 positifs, on a : x1 < x2 ⇒ x1 < x2 .

Donc la fonction x → x est strictement croissante sur [0 ; +∞[.

Tableau de variations.
x 0 +∞

f ↗

• Représentation graphique :
1 ÉTUDE DE FONCTIONS 36

⃗j

O ⃗i

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