→ le droit des affaires c'est l'ensemble des règles juridiques applicables aux acteurs, aux
activités et aux structures du monde des affaires. Le champ des acteurs est très varié. Il y a
aussi plusieurs activités (commerciale…) et plusieurs structures (EURL…).
CHAPITRE 1 : Organisation de l'environnement économique et des affaires :
Section 1 : les organismes professionnels :
A) Les CCIndustrie
• Permettent :
o l'accompagnement des acteurs économiques
o d'améliorer le service rendu aux entreprises tout en faisant des économies de
structures
o existe des CCI dites territoriales, des CCI dites régionales
o corps intermédiaires de l’état avec une fonction de représentation des intérêts
du commerce et de l’industrie et des services auprès des pouvoirs publics.
o assure l’interface entre les différents acteurs concernés
o L 710-1 et suivants du code de commerce
B) les chambres de métiers et d’artisanat
• organisées en réseau (comme pour les CCI)
• établissements publics placés sous la tutelle de l’État.
• contribuent au développement économique des entreprises du secteur des métiers
et de l’artisanat
• sont immatriculées au registre national des entreprises (RNE).
• interviennent pour défendre les intérêts du secteur des métiers de l’artisanat.
Paragraphe 2 : les organismes administratifs
A) les autorités administratives indépendantes (AAI)
1- l’autorité de la concurrence
• organisme indépendant au service de la compétitivité et du consommateur
• l’arbitre de la concurrence en France
• vise à faire respecter les règles de jeu de la concurrence (=moteur pour l’économie et
présente de nombreux avantages pour les consommateurs)
o concurrence favorise des prix compétitifs, une offre riche et variée et
l’émergence de services innovants + permet de booster la compétitivité +
stimulation de la croissance et de l’emploi.
• régulateur indépendant, avec la volonté d’éviter des délits de l’économie de marché.
• née en France avec l’ordonnance du 1er Décembre 1982-6.
• compétente avec la loi RME pour examiner les fusions et les rachats d’entreprise.
• loi Macron de 2015 : régulation de certaines professions réglementées (notaires,
huissiers de justice…).
• organisation collégiale et cette organisation choisie permet de garantir son
indépendance + contradictoire
2- Les conditions d’aménagement commerciales
• Dispositions des articles L 751-1 et suivants du code de commerce
• Ces commissions interviennent quand il y a un projet d’ouverture et d’extension
d’une grande ou d’une moyenne surface commerciale (supérieures à 1000
mètres²)
• interviennent pour autoriser ou refuser la possibilité d’avoir cette extension.
• Permet d’obtenir une autorisation d’exploitation
• commission d’aménagement territoriale est présidée par le préfet
B) les institutions en matière bancaires et financières
1- les institutions communes aux établissements de crédit et aux entreprises
d’investissements (ACPR, comité consulatif du secteur financier, etc)
• l’ACPR : autorité de contrôle prudentiel et de résolution
• contrôle des banques et des assurances
• autorité administrative
• l’ACPR est rattaché à la Banque de France
• L’ACPR est présent dans le secteur de la banque et de l’assurance mais aussi dans tous
les aspects prudentiels
• mission de contrôle du secteur bancaire et financier afin de s’assurer que ces secteurs
respectent les règles pour éviter des catastrophes qui peuvent être à l’origine
d’importantes crises
• édicte un certain nombre de règles (lutte contre pratiques illégales)
• intégrée dans un cadre européen qui contribue à la stabilité financière et à la protection
des clientèles.
Missions de l’ACPR :
• contrôle de l’application de la réglementation prudentiel du secteur financier ayant
pour objectif d’assurer la continuité des banques et des assurances, lutter contre le
financement du terrorisme et le blanchiment de capitaux, résoudre les crises en
limitant au maximum le soutien financier public, et en représentant la France au
niveau européen comme une autorité de contrôle
2-l’AMF : autorité des marchés financiers
• L’AMF régule la place financière française.
• attributions définies : de supervision, d’information, de protection
• veille à la bonne information des investisseurs
• dispose d’un pouvoir réglementaire et d’une large autonomie financière et de gestion.
• a pour mission de veiller à la protection de l’épargne qui est investie dans les
instruments financier et qui donne lieu à une offre publique ou une admission à
négociation sur instruments financiers
• veille au bon fonctionnement des marchés d’instruments financiers.
Section 2 : Organisation judiciaire du commerce
Paragraphe 1 : Les tribunaux de commerce
A) Organisation
Au sein des tribunaux de commerce, il y a :
• président élu qui désigne son vis président
• des juges consulaires qui sont des juges bénévoles chefs d’entreprises élus par leurs
pairs
• le parquet : ministère public
• le greffe : assiste les juges avec une mission qui a un champ plus élargi.
B) Compétence des tribunaux de commerce
L 721-3 du Code de commerce : compétence des tribunaux de commerce. Les tribunaux de
commerce connaissent des contestations relatives entre commerçants, artisans,
établissements de crédit, sociétés de financement, relatives aux sociétés commerciales,
relatives aux actes de commerce. Il s’agit ici de la compétence de principe.
Il y a aussi des compétences particulières :
• celle relative aux droits des entreprises en difficulté : L 721-8 du Code de
Commerce.
o procédures de sauvegarde, de redressement judiciaire et de liquidation
judiciaire.
• en matière de pratiques anti-concurrentielles : L 720-7 du Code de Commerce.
• en matière de pratiques restrictives de commerce : L442-4 et D 442-3 du Code de
Commerce.
C) Procédure devant les tribunaux de commerce
La procédure est orale.
• les ordonnances sont rendues par le président
• les ordonnances de référés
• les ordonnances d’injonctions de payer
Quand on parle des ordonnances, il s’agit d’un juge unique.
D) Les voies de recours
• Les décisions rendues peuvent faire l’objet d’un recours => la CA.
• Si = montant de la demande est inférieur à 5000 euros, la voie de recours est celle de
la Cour de cassation
Paragraphe 2 : L’arbitrage
• L’arbitrage consiste à confier la solution d’un conflit à un arbitre qui est choisi
contractuellement par les parties
• mode de résolution des conflits distincts de la saisine des juridictions
• justice privée
• essentiellement utile pour les litiges internationaux
• l’article 1442 et suivants du code de procédure civile.
A) le recours à l’arbitrage
• recours avant (clause compromissoire)/ après que le litige soit né (compromis)
B) Les formes des conventions
• doivent prendre une forme écrite à peine de nullité
• principe de l’autonomie de la convention d’arbitrage par rapport au contrat
C) Le tribunal arbitral
• justice privée
• arbitres sont désignés par les parties (et le président si absence accord)
D) La procédure
• souple et informelle
• arbitres rendent une sentence et non pas une décision de justice.
• tribunal arbitral applique les PGD
E) La sentence arbitrale
• sentence rendue à la majorité des voix, doit être motivée
• procédure d’exequatur : si les parties n’exécutent pas la sentence volontairement,
elle sera soumise au juge compétence qui va après avoir vérifié la validité, donner une
forme exécutoire à cette décision.
• la sentence n’est pas susceptible d’appel sauf volonté contraire des parties.
Thème 2 : Commerçant et fonds de commerce (opération sur le fond de commerce) :
I. Quelques rappels : acte de commerce, commerçants et fonds de commerce :
A) l'acte de commerce
• articles L110-1 et suivants se contentent de dresser une liste
1) les critères des actes de commerce :
• la spéculation : acte qui vise a la realisation d'un profit pécunier
• l'entremise dans la spéculation des richesse → acte intermédiaire situé entre la
production et la transformation
• l'entreprise → l'acte de com est celui qui resulte d'une organisation pro structurée
2) les différents types d'actes de commerce
• les actes de commerce par nature → actes qui comprennent les opérations
considérées par essence comme relevant de l'activité commerciale. De façon
générale la JP considère que cette qualification suppose deux conditions :
o spéculation
o répétition
Il faut avoir une habitude dans la réalisation de l'acte de commerce.
• les actes de commerce par la forme → sont soumis au DDAF indépendamment de
leur objet ou de la qualité de la personne qui les accomplit. Il y a une commercialité
objective de l'acte.
o ex : la lettre de change (cf. thème 10 sur la lettre de change)
o ex : les société commerciale par la forme, elles sont évoquées à l'article L210-1
du CDC
• les actes de commerce par accessoire → acte civil par nature qui devient commercial
en raison de la qualité de son auteur ou de son rattachement a un acte de commerce.
Deux types d'actes de commerce par accessoire sont distingués :
o subjectif = c'est l'acte civil par nature passé par un commercant pour les
besoins de son commerce
o objectif = c'est l'acte civil par nature effectué par un non commercant, qui
se rattache a une opération ou une obligation commerciale principale
L'accomplissement à titre habituel d'acte de commerce permet d'avoir la qualification donnant
à son auteur la qualité commerçante
B) Le commerçant :
1) le commercant, personne physique :
• définition du commerçant est comprise à l'article L121-1 du CDC
→ dimension de répétition
• ATTENTION : par principe le mineur ne peut pas avoir la qualité de commerçant (art
L121-2)
• va exercer des actes de commerce (habituel)
• cet exercice = professionnel
• activité a but spéculatif
• le professionnel doit être indépendant (= acte de commerce en son nom et pour son
compte)
2) le commerçant, personne morale :
• société commerciales par la forme adoptée (art L210-1) soit de l'activité exercée.
• On pourrait retenir de manière précise que pour les société de l'article L210-2 al 2
elles sont commerciales par la forme
• peut y avoir des société commerciales par la forme ayant un objet civil (société
d'expert comptable ⇒ ici la forme l'emporte sur le fond).
Les sociétés commerciales par la forme ne confèrent pas toutes les qualités de commercant a
leurs associés :
• société en nom collectif → octroie la qualité de commercant
• société en commandite simple : 2 types d'associés :
o les commandités = qualité de commercant
o les commanditaires ≠ qualité de commercant
• La personnalité morale s'acquiert par l'immatriculation au RCS (L210-6 al 1 du CDC)
→ on peut disposer de la personnalité juridique sans avoir la personnalité morale
C) le fonds de commerce :
1) la dimension d'universalité de fait du fond de commerce :
• dimension de fait et non de droit
• élément du patrimoine du commerçant qui ne comporte que des éléments d'actifs et ≠
de passif (les dettes)
• dispose ≠ de la personnalité juridique
• les créances, les dettes et les contrats générés par l'exploitation du fond restent,
sauf convention contraires, attachés a la personne propriétaire du fond de
commerce.
2) la gérance du fond de commerce :
• bien meuble incorporel
• composé d'éléments corporels et incorporels
• désigne l'ensemble des éléments qu'un ccommerçant rassemble et organise en vue de
la recherche et de l'exploitation d'une clientèle
• ≠ def légale du fond de commerce
faut qu'on ai une activité commerciale (att : exception → agriculture)
3) le fond de commerce, bien meuble incorporel :
• fond de commerce est un bien meuble
• peut être trasnmis a titre onéreux, dans le cadre d'une vente, d'un apport en
société ou a titre gratuit dans le cadre d'une transmission successorale.
II. Contrat et opération sur le fonds de commerce :
A. la cession du fond de commerce
• idée de vendre
• cession du fond de commerce est une opération complexe au cours de laquelle les
interets du cédant et du cessionnaires sont protégés.
• formalités a réaliser
• cession du fond de commerce en elle même est un acte de commerce
• applique souvent la théorie de l'accessoire dans la mesure ou acquérir un fond de
commerce sera toujours commercial.
1) les modalités de la cession
a) les conditions de fonds
→ art 1128 du Code civil.
Particularité des parties : il faut :
• Capacité des parties = respect des conditions strictes de cession sur le fond
appartenant à un mineur ou majeur protégé
• Consentement des parties = nécessité de respecter conditions strictes de
consentement pour les parties viciées (erreur dol, violence).
b) les conditions de forme
La cession est un acte écrit comportant un certain nombre de mention :
• Renseignement sur le potentiel acte de vente précédent.
• Renseignement sur le privilège ou nantissement (garantie).
• Créances et bénéfices réalisées au cours des X dernières années
• Date et durée du bail
• Valeur donnée, séparément des données marchandises
• une publicité est opérée au BODACC
• Cette publiscité est encadrée par l'article R-141-1 + publi dans un SHAL(support
habilité a recevoir des annonces légales).
c. le droit de préemption commercial
• crée en 2005 et les communes ou les EPIC ont la faculté d'agir sur le maintien du fond
de commerce sur un territoire ⇒ sauvegarde du commerce de proximité.
2) la protection du vendeur :
• vendeur, au regard de la valeur du fond de commerce peut accorder un paiement
échelonné, il faut le protéger contre l'insolvabilité de l'acheteur (Art L.141-5 al 1 et
suiv du CDC)
• une action résolutoire, pour protéger le vendeur de l'insolvabilité de l'acquéreur
• vente = contrat synallagmatique le vendeur impayé peut demander la résolution de la
vente et il est tenu de reprendre tous les éléments faisant partie de la vente
• publication au registre
• l’effet est que le vendeur bénéficie d’un droit de préférence et un droit de suite
opposable a tous les créancier même si l’efficacité de ce privilège est réduite
3) la protection de l'acquéreur :
a) La sanction du non-respect du formalisme : action en nullité
• L'omission d'une mention obligatoire ne donne pas systématiquement lieu à la
nullité de la cession, le juge doit vérifier si ces informations n'ont pas été communiqué
par ailleurs.
• action en nullité doit être intentée dans un délai de 1 an du jour de l'acte de vente.
b) Les obligations du vendeur
Obligation :
• De livraison
• De garantie contre l'éviction
• Garantie existante contre les vices cachés
4) les créanciers du vendeurs :
• le BODACC et du SHAL (droit d'opposition)
• l'art L141-22 du CDC
§le nantissement du fond de commerce
• 2355 du Code civil :
1) le nantissement conventionnel du fond de commerce :
• contrat, passé entre le propriétaire du fond et un créancier
• acte mixte si le créancier est un non commercant.
• fait aussi l'objet d'une publiscité au registre de opérations connexes (ROC)
2) Les conditions de forme
• Acte écrit, authentique ou sous seing privé
• inscription ⇒ objectif de la publicité = au RSM (Registre des Suretés Mobilière)
3) L’assiette
Ce sur quoi porte le nantissement ⇒ jamais sur les marchandises
• Acte écrit ne comporte pas d’indication sur les éléments = présumé porter sur la
clientèle, l’achalandage, le nom commercial, l’enseigne et le droit au bail
• L’achalandage : clients qui viennent par la localisation du fonds et non pas pour
l’enseigne elle-même
⇒ Principe : on écarte les marchandises puisque l’assiette c’est ce sur quoi peut porter le
nantissement ⇒ marchandises peuvent faire l’objet d’autres garanties
3) Les mesures conservatoires au bénéfice du créancier
Porter sur le déplacement du fonds + témoigne de l’intention du commerçant au
créancier de déplacer le fonds au risque d’encourir la déchéance du terme
• Déplacement doit être notifié au créancier
• Créanciers ⇒ si il considère une dépréciation du fonds = réclamer déchéance du
terme
Résiliation du bail par le bailleur peut se faire ⇒ fonds de commerce peut être installé
dans un lieu où le propriétaire du fonds ne possède pas les murs
⇒ Conséquences graves si le bailleur ne notifie pas au créancier une résiliation
judiciaire, amiable ou automatique du bail
Diverses notifications doivent intervenir auprès du créancier nanti (qui bénéficie du
nantissement)
• Certaines actions pourraient le léser
• toute de demande de résolution de la vente du fonds par le vendeur
4) Les effets du nantissement
Deux principaux effets
• Droit de préférence : créancier nanti peut rechercher la vente forcée du fonds
puisqu’il a une créance ⇒ droit de préférence = idée d’être préféré à d’autres
créanciers
• Droit prendre en compte le rang que l’on a selon la date de
l’inscription chirographaires = créanciers qui n’ont pas de garantie ⇒ viendront à la
fin s’ils ne sont pas désintéressés
• En cas de garantie : procéder aux formalités qui correspondent :
→ Droit de suite : ⇒ un tiers acquéreur peut, lors de l’achat, purger le fonds en payant les
créanciers nantis
B. Le nantissement judiciaire
1) Les conditions
Créanciers non commerçants ⇒ demander en justice un nantissement judiciaire en urgence
à titre conservatoire :
• pas des parties qui s’entendent pour le nantissement par une convention ⇒
recouvrement de la créance quand cette dernière est en péril
• Demander en justice le nantissement judiciaire
2) La compétence
⇒ juge de l’exécution est compétent
• Président TCommerce = si la créance est de nature commerciale peut donner cette
autorisation d’une inscription provisoire
• Peut se combiner avec le nantissement conventionnel
3) L’ordonnance
⇒ ordonnance au créancier
• Ordonnance du Président du tribunal de commerce ⇒ rendue sur requête par le
créancier + inscription provisoire = deviendra définitive si toutes les conditions sont
remplies
• Inscription qui va permettre d’avoir un rang qui sera initialement attaché dès le début
de l’action provisoire + inscriptions opérées par le greffier du tribunal de commerce
III. Le droit au bail :
Droit au bail ⇒ se fait qu’on soit propriétaire ou non des murs
• Dissociation à opérer entre le fonds et les murs
• Droit au bail ⇒ commerçant généralement locataire de ses locaux
• Si à la fin du bail le commerçant doit quitter les locaux = quitter la clientèle
→ Permet de suivre le fonds de commerce ⇒ vente/ cession du fonds de commerce permet
d’avoir le droit au bail
→Prochain acheteur ne bénéficie pas de cela = risque d’être dans une situation où il sera
amené à se déplacer + perd l’élément de valorisation = clientèle
A. Le domaine d’application du bail :
Statut des baux commerciaux s’applique ⇒ conditions doivent être remplies
• Dispositions applicables = chapitre 5 du titre IV du Code de commerce soit les
dispositions L145-1 à L145-60
1) Le locataire
• Condition = locataire doit être propriétaire du fonds + immatriculé au registre des
sociétés
B. Le droit du locataire commerçant
1) La durée
Principe : durée du bail commercial
• Bail commercial relève de la compétence du tribunal judiciaire
• Durée du bail commercial = minimum 9 ans
• Locataire peut partir en principe tous les 3 ans à tout moment
2) La jouissance des locaux
Principe ⇒ locataire a le droit de jouir paisiblement du bien loué
• Activité indiquée sur le bail = déspécialisation partielle ⇒ qu’on puisse adjoindre
une autre activité au bail + totale ⇒ le locataire entend changer d’activité
• Si cela figure sur le bail = obtenir l’autorisation du bailleur
• Désaccord = en justice vers les juridictions compétentes
3) La sous-location
En principe ⇒ la sous-location est interdite sauf s’il y a clause dans le bail
4) La cession du bail
Locataire peut céder son droit au bail ⇒ soit en vendant son FDC soit de manière isolée
• Isolation = procéder comme dans ce cas d’une cession de créance
• Clauses interdisant la cession du bail = interdites ⇒ cependant on peut interdire de
céder de manière isolée le bail
5) Le droit au renouvellement du bail
Prérogative principale du locataire commerçant ⇒ pratiquement un droit réel sur le local
• Bail est illimité ⇒ toute clause ayant pour but de faire échec au renouvellement du
bail est nulle
C. Les droits du bailleur (le propriétaire) :
Droits différents de ceux du locataire :
• Droit de percevoir le loyer ⇒ fixé librement par les parties dans le cadre contractuel
• Point particulier des clauses de révision = prévoir dans le bail la possibilité de
réviser le loyer, selon la valeur locative
• Révisions peuvent être conventionnelles ou légales
IV. La location gérance du FDC
A. Définition de la location gérance
• contrat par lequel le propriétaire du FDC (bailleur) confie en vertu d'un contrat de
location, l'exploitation de son fond à une personne, qui exploite ce fond en son nom,
pour son compte et a ses risques et qui paie au propriétaire un loyer
1. la condition de la location gérance (art L144-1 a L144-13 du CDC)
• le propriétaire doit etre immatriculé au RCS
• le locataire gérant doit avoir les qualités requises pour être commercant
(immatricualtion RCS)
• doit etre majeur
• locataire gérant exploite le fond a ses risques et périls
2. les effets de la location gérance
• la mise a disposition du fond (du propriétaire → locataire gérant)
• la garantie contre l'éviction et les vices cachés (du propriétaire → locataire gérant)
• paiement du loyer (du locataire → propriétaire)
• l'exploitation en bon père de famille (du locataire → propriétaire)
→ les tiers (les créanciers) ⇒ les C du propriétaire ont la possibilité de détaillier leurs
créances exigibles notamment s'ils prouvent que le contrat met en péril la possibilité honorer
ses créances.
• les dettes que les locataires gérant a contracté ne concernent pas le propriétaire du
FDC (principe) ⇒ des amménagements solidaires sont possibles
• le contrat de location gérance peut prendre fin quand :
o il est annulé → peut etre dénoncé
o quand le locataire gérant manque a ses obligations il ne ≠ exiger le
renouvellement du contrat
CHAPITRE 3 : LES ENTITÉS ET LES STRUCTURES COMMERCIALES :
Section 1 : la notion d'entreprise :
§la notion d'entreprise
• notion englobante = notion peut renvoyer a une personne physique (entreprise en nom
individuelle = auto entreprenneur) ou morale
• notion économique utilisée par le législateur pour désigner des situations bien
spécifiques ⇒ ex : entreprise en difficulté
§l'entreprise individuelle
• entreprise individuelle ≠ une société
• une entreprise individuelle n'est ≠ unipersonnelle
• EIRL ⇒ vise une personne physique avec statut spé
• EURL ⇒ vise une personne morale
• 3 aspect :
o le DC : entreprise individuelle
o le régime spé : EIRL
o la micro entreprise : auto entreprenariat
• la protection dont bénéficiait l'entrepreneur individuel est organisée au sein de l'EIRL
qui donnait lieu à la distinction de 2 patrimoines :
o personnel
o professionnel
Section 2 : les sociétés commerciales :
§éléments de classification d'une SARL et SARI
• plusieurs éléments peuvent permettre de classer les société commerciales :
o possibilité opposer société civile et société commerciales
o société a capital malléable ≠ société a capital non malléable
o micro-entreprise ⇒ total du bilan est fixé à 450 000 euros et chiffre d’affaires à
900 000 euros
o société avec perso morale ≠ société sans perso morale
o la société crée de fait, la société civile ≠ perso morale
ATTENTION : société de fait a pu etre immatriculée, elle a acquis la PM mais l'a perdue a
un moment en raison par exemple d'une dissolution ou liquidation
distinction principale se fait entre SARL et SARI.
Les SARL sont relatives a :
• la SARL
• l'EURL (1 associé)
• SA (société anonyme)
• SAS (société par actions simplifiée) = société simplifiée par les actions
• SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle)
• SCPA (société en commandite par action)
• SUE (la société européenne)
Ces sociétés sont à risque limitées car la respo des associes est limitée en fonction, en
montant de leurs apports.
Les SARI sont :
• SNC (société en nom collectif)
• SCS (société en commandite simple) : deux types d'associés (un commandité et un
commanditaire) ⇒ comme pour la SCPA, le commanditaire bénéfice toujours d'une
respo limitée en fonction de ses apports. Ici la respo des associés est indéfinie et
solidaire.
→ seul le commandité est soumis au régime de la responsabilité
• il peut aussi y avoir la qualification de société par personne
la SARL ⇒ société a respo limitée est une société commerciale par la forme, il s'agit d'une
société ou la respo des associés est limitée en fonction, en montant de leurs apports.
• au moins deux associés
• capital social fixé par les statuts
• possibilité d'apports en numéraire, nature ou en industrie → nuance : HORS
CAPITAL (seuls les commandités peuvent faire un apport en industrie)
la SAS :
• Structure utilisable par les groupes, petites, moyennes entreprises et les entrepreneurs
individuels
• 2 associés au minimum qui n’ont pas la qualité de commerçants
• En principe, ce sont des actionnaires puisque c’est une société par action mais ils sont
appelés associés
La Société anonyme (SA)
• dédiée a la pratique des grandes entreprise
• société commerciale par la forme
• capital composé au minimum de 2 associés
• cotée en bourse au minimum avec 7 actionnaires
• montant des parts fixé librement par un statut 37 000 euros au minimum
• pour la société coté : minimum de 120 000 euros
• uniquement 2 types d'apports (≠ en idustrie) seul en nature et numéraire et en nature
possible
• actionnaire n'ont ≠ la qualité de commercant
Section 3 : les groupements d'interets économiques (GIE et GEIE) :
I. Définition
Groupement d’intérêt éco : l’objet de faciliter l’exercice de l’activité économique par la
mise en commun d’un certain nombre d’aspects de ses activités
A. GIE
Caractère commercial ou civil
• Pas destiné à l’exploitation d’une entreprise indépendante
• Permet une grande souplesse : constitué notamment de deux membres au minimum +
obéit à des règles très simples
Limites
• Membres responsables solidairement + indéfiniment sur leur patrimoine propre à
l’égard des créanciers du groupement => dettes de celui-ci
• Article L251-1 et L251-2
B. GIE (groupement éco a dimension européenne)
• Permet de réunir des partenaires implantés à l’échelle européennes = faciliter l’activité
économique de ses membres
Chapitre 4 : La régulation des relation commerciales
Aspects du droit de la concurrence
• Principe = liberté de commerce et d’industrie depuis la Révolution
française => lois du 2 et 17 mars 1791 = « décret d’Allarde »
• Pouvoir créer librement => avoir une concurrence simple + loyale
• Règles de régulation qui empêche que la concurrence soit déloyale => pratiques
restrictives de la concurrence
Section 1 : L’obligation de concurrence loyale
Commerçants ne doivent pas utiliser des procédés déloyaux
• Pas de texte qui définit ce principe => jurisprudence a sanctionné des procédés
déloyaux
• responsabilité civile = octroi de DI = article 1240, article 1241
I. les cas de concurrence déloyale
A. le dénigrement
Critiquer le public son concurrent afin de lui nuire
• Retenir la liberté d’expression
• Limite = ne pas basculer dans le dénigrement
B. La confusion
• Essayer de profiter de la bonne renommée d’un commerçant en faisant croire à la
clientèle qu’il s’agit de la même entreprise
C. Le parasitisme
• Entreprise qui cherche à profiter de la clientèle en détournant la clientèle d’une autre
d’une autre entreprise
• profiter de la notoriété de cette entreprise, en utilisant le même nom ou des produits
similaires
D. La désorganisation
• Essayer de désorganiser une entreprise rivale par divers moyens (Ex: espionnage
industriel, le débauchage personnel)
II. Les sanctions de la concurrence déloyale
→ Sanctions seulement civiles :
• D&I
• Principe d’astreinte des mesures de publicités = condamnation pécuniaire à partir
de la date en question, ajout sur le montant => la juridiction soit rendue publique aux
frais de l’auteur de la concurrence déloyale
Section 2 : La réglementation des pratiques de concurrence
I. Les différentes pratiques anti-concurrentielles
Traditionnellement => ententes de l’exploitation abusive d’une position dominante, de
l’exploitation abusive d’un état de dépendance économique = Article L420-1 et suivants
A. Les ententes
• ententes = accords collectifs qui ont une importance, une portée dans un marché
pertinent
• accords = portent sensiblement atteinte au jeu de la concurrence loyale = entente tacite
• Entente illicite peut porter sur la limitation de l’accès marché, à une profession, la
fixation des prix, le boycottage = sanction
B. L’exploitation abusive d’une position dominante
Article L420-2 du Code de commerce : refus de vente, vente liée, condition de vente
discrétoire... refus de se soumettre à des conditions de vente
• Prohibé dès lors que porte atteinte à la libre concurrence
• Acteurs sont pointés du doigt lorsqu’ils utilisent une position dominante
• Ex : refuser une vente
C. L’exploitation abusive d’un état de dépendance économique
Article L420-2 al. 2 : donne le périmètre
• Refuse de vente, vente liée, en pratique discriminatoires visée aux articles L442-1 à
L442-3 ou en accords de gamme
• situation dans laquelle une entreprise est obligée de poursuivre des relations
commerciales avec une autre lorsqu’elle ne pourra s’approvisionner d’un produit
substituable dans des condition équivalente => périmètre contractuel
• ex : un fournisseur et un distributeur. Un société mandataire de distribution
D. les offres ou pratiques de prix abusivement bas
• art L420-5
• a attrait a toutes les pratiques concurrentielles
II. Des pratiques anti-concurrentielles justifiées
L420-4 du Code de commerce
• Pratiques qui relèvent d’un texte réglementaire ou législatif => autorité qui autorise de
vendre à perte = ex. : les soldes
• pratiques justifiées par le fait d’assurer des progrès économiques + création d’emploi
III. Les sanctions de ces pratiques
Droit français : 3 procédures
• La saisine de l’autorité de la concurrence
• La possibilité d’agir devant la juridiction civile pour obtenir des DI
• La direction en charge de la concurrence et de la consommation et de la répression de
fraudes