0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
700 vues7 pages

Le Système Éducatif en RDC L1

Transféré par

mwenyelukolem
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
700 vues7 pages

Le Système Éducatif en RDC L1

Transféré par

mwenyelukolem
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Le système éducatif de la R.D.

C est géré par trois ministères : Ministère de


l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel (MEPSP), Ministère de
l’Enseignement Supérieur et Universitaire (MESU) et Ministère des Affaires Sociales
(MAS).

La situation de l'enseignement en RDC n'est plus un secret pour personne. Pour ne


prendre que le développement du capital humain de la RDC, il est nettement en retard sur
l'accroissement de la population et les besoins de plus en plus grands d'une économie
moderne. Depuis un bon bout de temps, le système éducatif s'est dégradé. Si un grand
nombre de diplômés d'université, généralement bien formés, a fait son apparition depuis
l'indépendance, aujourd'hui l'enseignement fondamental et les services de la santé de
base se sont appauvris quantitativement et qualitativement.

Après avoir remporté la bataille de la quantité en ouvrant ses portes aux enfants congolais,
l'école congolaise doit encore relever le défi de la qualité de son enseignement, dont les
performances sont jugées les plus faibles de la planète.

Ce pays qui comptait l'un des taux les plus élevés d'universitaires et qui a formé la plupart
des « élites » d'Afrique, vit actuellement des heures sombres. La belle époque a pris fin
dans les années 1974

Sachant que l'enseignement est la base de la société et malgré les potentialités humaines
et la motivation, la RDC n'arrive pas à arrêter l'hémorragie. Plusieurs raisons sont à
l'origine de cette situation catastrophique (faible budget alloué à ce secteur, insuffisance
des ressources, pauvreté des parents, non-paiement des enseignants, ...).

II.1 EVOLUTION DU SYSTEME EDUCATIF EN R.D.C

Depuis l’accession de la R.D.C à l’indépendance, le système éducatif a parcouru un long


chemin marqué par les reformes de 1961 et 1962. Celles-ci ont conduit à des réalisations
significatives, particulièrement en ce qui concerne le développement quantitatif
(établissements scolaires et effectifs) tant dans le secteur public que privé. Au cours des
trois dernières décennies du siècle, le nombre d’écoles publiques a été multiplié par cinq
dans les cycles primaire et secondaire et par quatre dans le cycle supérieur et
universitaire.

L’enseignement privé a pris une telle ampleur qu’il représente aujourd’hui, en termes
quantitatifs, le principal pourvoyeur des services d’éducation formelle, surtout dans les
grandes villes.

La R.D.C a hérité de la colonisation un système éducatif ayant une base large au niveau
primaire mais un enseignement secondaire peu développé et un enseignement supérieur
embryonnaire. On peut subdiviser l’évolution de ce système en quatre périodes.

II.I.1 Période 1960 - 1965

La première période qui va de 1960 à 1965 est caractérisée par la volonté de mettre en
place un système éducatif répondant aux ambitions d’un nouvel Etat indépendant. Deux
reformes ont marqué cette période : la réforme de l’enseignement secondaire de 1961 et
celle de l’enseignement primaire de 1962.
La réforme du secondaire a donné naissance à une structure promotionnelle avec un
premier cycle dit « cycle d’orientation » conduisant soit vers un cycle court soit vers un
cycle long comportant chacun une diversité de sections et d’options.

L’un des objectifs de la réforme était de rompre avec la sélection et l’orientation précoces
qui caractérisaient l’ancien système afin de drainer le plus d’enfants possibles vers les
études secondaires et plus tard vers les études supérieures. Les programmes d’études
ont été revus et depuis lors, toutes les options du cycle secondaire long donnent accès à
l’enseignement supérieur, contrairement à ce qui se passait à l’époque coloniale.

Pour le primaire, la reforme a porté sur l’unification des structures et programmes afin de
mettre fin à la distinction jugée discriminatoire entre, d’une part, les écoles primaires dites
ordinaires et les écoles primaires sélectionnées et, d’autres part, les écoles des filles et
celles des garçons. Le programme d’études a aussi été revu en référence au plan d’étude
belge de 1958 qu’on a adopté aux réalités congolaises.

Pendant cette période, l’enseignement supérieur et universitaire a aussi connu une


certaine expansion, notamment avec la création, à Kisangani (1961) de la troisième
université (Université libre du Congo) d’obédience protestante, et la création de plusieurs
instituts d’enseignement supérieur. En 1965/1966 on comptait déjà cinq instituts
supérieurs pédagogiques et neuf instituts supérieurs techniques alors qu’il n’y avait qu’un
seul institut supérieur à l’époque coloniale

II.I.2 Période 1965 - 1975

La deuxième période va de 1965 à 1975 est marquée par plusieurs initiatives entreprises
pour matérialiser la volonté de l’autorité politique du nouveau régime (celui du 24
novembre 1965) de « donner une priorité absolue à la recherche des solutions aux
problèmes de l’éducation »

Il faut cependant signaler l’institution, en 1967, de l’examen d’Etat sanctionnant la fin des
études secondaires et l’abolition, en 1972, des examens sélectifs à la fin du primaire et du
cycle d’orientation. La période est caractérisée par un accroissement sensible des effectifs
et un effort financier remarquable de l’Etat ; mais surtout une forte emprise de l’Etat sur le
système qu’il voulait contrôler totalement. C’est à partir de 1971 que l’Etat a accentué son
emprise sur le système éducatif.

Le premier acte dans ce sens a été la nationalisation de toutes les universités et les
instituts d’enseignement supérieur qui ont été regroupés dans un ensemble dénommé «
université nationale du Zaïre » (UNAZA en sigle). Le deuxième acte a porté sur la
suppression des réseaux confessionnels d’enseignement, l’abolition du cours de religion
et son remplacement par celui de l’éducation civique et politique (1974), et la
nationalisation de toutes les écoles primaires et secondaires en 1974. Le troisième acte a
été la décision prise en 1974, de confier toutes les écoles maternelles au parti unique
(Mouvement Populaire de la Révolution, MPR).

A partir de ce moment, l’enseignement privé n’avait plus droit de cité dans le pays. Ces
faits traduisaient la volonté exprimée par le chef de l’Etat, en 1973, de « révolutionner »
le système éducatif

II.I.3 Période 1975 - 1990


La troisième période (1975-1990) est marquée par la fin des initiatives du pouvoir pour
révolutionner le système éducatif. Confronté à la pression sociale et à plusieurs
contraintes, notamment en matière de capacité de gestion des structures éducatives, l’Etat
a décidé de confier la gestion des écoles étatisées aux églises (en 1976 pour les Eglises
catholiques, protestantes et Kimbanguistes et, en 1979, pour la communauté
musulmane).

En 1978, l’enseignement privé a été de nouveau autorisé pour les niveaux maternels,
primaires et secondaires, mais l’enseignement supérieur est demeuré un monopole de
l’Etat. Ce n’est qu’à partir de 1989 que la création des établissements privés
d’enseignement supérieur et universitaire a été à nouveau autorisée. Ce mouvement de
privatisation et décentralisation a été étendu à l’enseignement supérieur et universitaire
par la réforme de 1981 qui a consacré l’éclatement de l’université nationale du Zaïre.
Chaque établissement d’enseignement supérieur et universitaire a retrouvé son
autonomie avec cependant un regroupement au niveau des conseils d’administration.

C’est au cours de cette période que date l’adoption, en 1986, de la loi cadre n° 86- 005 de
l’enseignement national du 22 septembre 1986. Dans les années 80, on a institué des
conseils de gestion des établissements d’enseignements primaire et secondaire avec une
représentation de parents, des enseignants et des délégués des autorités politico
administratives locales, pour finaliser les cycles d’études on a lancé sans beaucoup de
succès une réforme de l’enseignement primaire et secondaire.

II.I.4 Période 1990 à nos jours

La quatrième période qui va de 1990 à nos jours est marquée par les fortes perturbations
que le pays a connu dans tous les domaines, y compris dans le système éducatif. La
Conférence Nationale Souveraine a procédé à un diagnostic sévère du système et a
recommandé la tenue des Etats Généraux de l’éducation. Ceux-ci ont eu lieu en 1996 et
ils ont formulé des propositions pour un nouveau système éducatif consacrant notamment
le partenariat. Mais la situation que le pays a connue par la suite n’a pas permis sa mise
en œuvre. Toutefois, un plan de développement et un programme d’investissement ont
été conçus sur base de ces recommandations grâce à l’appui de l’UNESCO et du PNUD.

II.2 STRUCTURE DU SECTEUR EDUCATIF CONGOLAIS

Le secteur éducatif congolais organise deux types d’éducation, à savoir : l’éducation


formelle et l’éducation non formelle. A ces deux types d’éducation s’ajoutent des
mécanismes permettant une éducation de type informel. L’éducation spéciale destinée
aux personnes avec handicap ou présentant des caractéristiques exceptionnelles est
aussi organisée.

L’éducation formelle relève de la compétence de deux Ministères : le Ministère de


l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel et celui de l’Enseignement
Supérieur et Universitaire. L’éducation non formelle relève de la compétence de plusieurs
Ministères dont celui des Affaires Sociales.

II.2.1. ENSEIGNEMENT PRIMAIRE, SECONDAIRE ET PROFESSIONNEL


L’enseignement primaire a une durée est de 6 ans pour les enfants âgés entre 6 et 11 ans.
Bien qu’une scolarité préscolaire de 3 ans soit prévue, elle n’est offerte en pratique que
dans quelques zones urbaines et pour une année ou deux, avec une classe pour les
enfants de 5 ans et une classe unique pour les enfants de 3-4 ans.

La scolarité primaire de 6 ans est divisée en trois degrés de deux ans chacun. Le certificat
de fin d’études primaires est accordé sur la base d’une évaluation des résultats en classe
et des notes de l’élève à un test national (le TENAFEP).

L’enseignement secondaire consiste en un cycle long et un cycle court. Trois sections :


Générale, Pédagogique et Technique sont proposées dans le cycle long. Ce cycle
consiste en une première étape de deux ans – le tronc commun, commune aux trois
sections, et une seconde étape de quatre ans qui introduit la différenciation entre les trois
sections. Au sein de chaque section, diverses options sont offertes, jusqu’à trente options
dans la section technique.

Bien qu’il y ait une certaine spécialisation des établissements, comme dans certaines
écoles techniques autonomes, de nombreuses écoles secondaires, notamment à
Kinshasa, offrent les trois sections et différentes options dans chacune d’elles.

Le cycle court concerne l’enseignement professionnel qui consiste en une formation de 4


ans, qui commence immédiatement après l’enseignement primaire, ou une formation de 3
ans après le tronc commun du secondaire. Il y a trente-trois options dans l’enseignement
professionnel. En outre, il existe des écoles des arts et des métiers qui offrent une
formation à l’artisanat en trois ou quatre ans.

II.2.2. ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE

L’entrée dans l’enseignement supérieur et universitaire est conditionnée par l’obtention


d’un diplôme d’Etat qui sanctionne la fin du cycle long des études secondaires. Ce diplôme
tient compte des résultats d’un examen national et du contrôle continu. L’enseignement
professionnel secondaire ne permet pas d’accéder à l’enseignement supérieur. Des
concours d’entrée sont organisés par quelques rares établissements.

L’enseignement supérieur comporte un premier cycle de trois ans et un second cycle de


deux ans. Ces cycles d’études sont offerts dans des universités et instituts non
universitaires qui comprennent les Instituts Supérieurs Techniques (IST) ; les Instituts
Supérieurs Pédagogiques (ISP) et les Instituts les Instituts Supérieurs Pédagogiques et
Techniques (ISPT) qui combinent les fonctions des IST et des ISP.

L’enseignement supérieur en RDC est passé d’un système privé très fortement aidé par
des fonds publics à l’époque de l’indépendance, à un système mixte, public et privé, qui
est presque entièrement financé sur fonds privés. Cette évolution a résulté
de changements et de revirements de politiques créant un environnement incertain pour
le développement de ce secteur. Ces changements et revirements mettent aussi en
évidence l’importance politique de l’enseignement supérieur et les difficultés à le réformer.

Historiquement, les universités furent créées en R.D.C par Eglises catholiques et


protestantes ou par l’Etat, mais celles qui furent créées par les Eglises reçurent des
subsides de l’Etat. L’Université Lovanium a été créée en 1953 en tant qu’université privée
catholique qui reçut du gouvernement colonial des subsides pour le paiement de la totalité
des salaires du personnel.

La seconde université, l’Université Officielle du Congo a été créée par l’Etat en 1956 et
devint ensuite l’Université de Lubumbashi. En 1963, une autre université privée,
l’Université Libre du Congo l’actuelle Université de Kisangani, a été créée par l’Église
protestante. De plus, les Instituts Supérieurs Pédagogiques (ISP) et les Instituts
Supérieurs Techniques (IST) furent mis en place dans les secteurs public et privé pour
offrir une formation professionnelle de niveau supérieur.

La nationalisation et la centralisation des établissements, en partie en réponse à une


opposition politique se manifestant sur les campus universitaires, devinrent la pièce
maîtresse de la politique éducative à partir du début des années soixante-dix. En 1971,
toutes les universités et les autres établissements existants, publics et privés, furent réunis
en une Université nationale du Zaïre (UNAZA)

En 1989, il a été mis fin au monopole de l’Etat sur l’enseignement supérieur, à la suite de
la décision du gouvernement d’autoriser la création d’universités privées. Au moment de
la rupture des relations internationales et de la crise économique, l’Etat a suspendu les
bourses d’études et les autres aides financières aux étudiants, et différents frais furent
institués pour la première fois dans tous les établissements d’enseignement supérieur du
pays, pour couvrir des dépenses qui avaient été jusqu’alors entièrement financées sur
fonds publics.

Malgré l’autorisation de créer des universités privées, la « loi-cadre » de 1986, qui


constitue le cadre légal du système éducatif dans son ensemble, n’a pas été amendée et
les diplômes décernés par certains établissements privés d’enseignement supérieur ne
sont validés officiellement. De plus, l’Etat continu de créer des extensions aux universités
publiques et de nouveaux instituts supérieurs, motivé principalement par des
considérations politiques alors que la crise économique l’empêchait de les financer à partir
des recettes publiques.

La particularité des établissements privés est qu’ils ont relativement peu d’enseignants et
dépendent fortement de ceux du secteur public qu’ils emploient à temps partiel. Il y a
plusieurs raisons à cela. Premièrement, le nombre de professeurs détenteurs d’un
doctorat est limité, car, peu d’étudiants sont allés à l’étranger pour acquérir une formation
doctorale au cours des quinze dernières années ; les formations doctorales dans le pays
sont en nombre limité. Deuxièmement, les établissements privés, qui sont relativement de
petite taille et dépendent presque entièrement de frais payés par les étudiants, ne sont
pas en mesure de supporter le coût de professeurs à temps plein. Enfin, les professeurs
des établissements publics offrent volontiers leurs services aux établissements privés pour
se procurer des revenus supplémentaires.

II.2.3. EDUCATION NON FORMELLE

L’éducation non formelle joue un rôle important en R.D.C. Elle complète la mission de
l’éducation formelle en récupérant les jeunes et les adultes qui n’ont pas bénéficié des
avantages de cette éducation.

Outre le Ministère des Affaires Sociales, l’éducation non formelle concerne aussi plusieurs
Ministères ainsi que des institutions privées et publiques, directement impliquées dans les
activités d’alphabétisation et d’apprentissage professionnel.

Ces activités touchent aussi à L’éducation permanente, la formation libérale, la formation


en cours d’emploi et le recyclage des agents dans divers domaines et à toutes les formes
d’alphabétisation.

II.3 FINANCEMENT DU SYSTEME EDUCATIF EN R.D.C


L’aspect original des finances de l’éducation en R.D.C réside dans le niveau élevé des
financements privés à tous les niveaux de l’enseignement, y compris dans le primaire. La
situation actuelle représente un changement marqué par rapport à celle d’il y a trente ans,
lorsque l’Education était hautement prioritaire dans les dépenses de l’Etat. Néanmoins,
bien que le montant total des financements privés ait dépassé celui des financements
publics, l’analyse du schéma actuel des dépenses de l’Etat est importante, car accroître
ces dernières pour améliorer la qualité et l’équité dans le domaine de l’éducation est un
objectif politique primordial.

Ce qui contraste fortement avec la prééminence qu’il avait dans les dépenses totales de
l’Etat il y a trois décennies, le secteur de l’éducation a fortement vu sa part dans les
dépenses publiques diminuer. Le tableau ci-dessous présente la proportion moyenne des
dépenses consacrées à l’éducation pour une période moyenne de six ans.

Tableau 1 : Part moyenne des dépenses publiques consacrées à l’Education nationale.

Périodes Pourcentages
1969 - 1975 20,7
1993 - 1998 0,6
1999 - 2004 0,3
2005 - 2010 0,9

Source : - Kikasa, (1979). La population scolaire zaïroise. Zaïre-Afrique, n° 134, p.219.

Le tableau 1 montre que les dépenses moyennes allouées à l’éducation ont chuté. De
1969 à 1975, elles étaient de l’ordre de 20,7 pour passer respectivement de 1993 à 1998
et 1999 à 2004 à 0,6 et 0,3. De 2005 à 2010, il y a une légère amélioration car elles sont
le triple de la période 1999 – 2004. Cette situation de la RDC montre que l’éducation ne
constitue pas une priorité nationale parce que la proportion accordée à l’enseignement est
encore moins élevée par rapport au seuil de 20% au moins proposé par la Banque
Mondiale.

II.4 CAUSES DE LA DETERIORATION DE L’EDUCATION EN R.D.C

En 2002, une étude menée par la Banque mondiale a identifié quatre problèmes
importants qui minent l’enseignement de la RDC dans son ensemble, à savoir : 1° une
couverture relativement faible au niveau primaire, avec de grandes inégalités dans l’accès
et une extension incontrôlée au niveau du secondaire et du supérieur ; 2° une grave
détérioration de la qualité de l’éducation à tous les niveaux, 3° un système d’administration
scolaire lourd et désuet et 4° un très bas niveau de dépenses et un système de
financement inefficace et inéquitable.

II.4.1 Causes au niveau de l’Enseignement Primaire.

Les causes identifiées au niveau primaire sont :

1° le grand nombre d’enfants hors de l’école,

2° les faibles compétences des enseignants,


3° le manque de livres et de matériels pédagogiques,

4° l’instruction dans une langue étrangère et

5° le coût élevé de l’enseignement privé.

II.4.2. Causes au niveau de l’Enseignement Secondaire.

Pour ce qui est de l’enseignement secondaire, les causes observées sont :

1° l’inégalité sociale dans l’accès,

2° des curriculums obsolètes,

3° un manque d’enseignants qualifiés dans certaines disciplines,

4° les moyens de fonctionnement et les équipements limités,

5° le manque de livres et de matériels pédagogiques et

6° le coût élevé de l’enseignement privé.

II.4.3 Causes au niveau de l’Enseignements Supérieur et Universitaire et Recherche


Scientifique.

S’agissant de l’enseignement supérieur et universitaire, les principales causes sont :

1° l’inégalité sociales dans l’accès,

2° les curriculums obsolètes et la multiplicité des cours,

3° le nombre limité d’enseignants qualifiés,

4° le manque de laboratoires et de bibliothèques,

5° le coût élevé de l’enseignement privé, et

6° l’inadéquation entre la formation et l’emploi.

Common questions

Alimenté par l’IA

Les réformes éducatives après l'indépendance en RDC ont cherché à élargir l'accès à l'éducation, à réduire les discriminations dans l'éducation primaire, et à restructurer le secondaire pour qu'il soit moins sélectif et plus inclusif. Elles ont également essayé de nationaliser le système éducatif pour un contrôle étatique total, bien que cela ait conduit à une période de centralisation excessive et de privatisation partielle dans les années ultérieures, affectant directement la gestion et la qualité de l'éducation .

La nationalisation de l'éducation en 1974 a supprimé les réseaux confessionnels, remplacé l'enseignement religieux par l'éducation civique et politique, et nationalisé toutes les écoles primaires et secondaires. Cela a conduit à une concentration du contrôle éducatif par l'État, limitant le rôle de l'enseignement privé et accroissant l'autorité de l'État sur le système éducatif .

Le système éducatif congolais inclut des mécanismes pour l'éducation informelle en complément de l'éducation formelle et non formelle. Cela englobe l'éducation permanente, la formation libérale, la formation en cours d'emploi et le recyclage dans divers domaines, visant à compléter l'éducation formelle et à fournir des opportunités d'éducation continue pour les jeunes et les adultes .

Le système éducatif congolais a fait face à plusieurs défis depuis l'indépendance. Ces défis incluent une grave détérioration de la qualité de l'éducation à tous les niveaux , des inégalités dans l'accès à l'enseignement primaire et une extension incontrôlée du secondaire et du supérieur , ainsi qu'un faible niveau de financement public comparé aux décennies précédentes . De plus, le système administratif est lourd et désuet .

L'enseignement privé a pris une prédominance en raison de la réduction du financement public et des limitations du système public à répondre à la demande croissante d'éducation. Les établissements privés ont prospéré pour combler les lacunes, en particulier à des niveaux où le système public était saturé, et souvent, ils dépendent principalement des frais de scolarité pour leur financement .

La baisse des dépenses publiques pour l'éducation a entraîné une diminution de la qualité et de l'équité dans l'éducation, réduisant les ressources disponibles pour les écoles publiques, accroissant la dépendance envers des financements privés, et forçant certaines infrastructures à se détériorer ou à fermer en raison du manque de soutien financier .

Dans l'après-nationalisation, la gestion des écoles par les églises a permis de réduire la pression sur l'État pour gérer l'entièreté du système éducatif, ramenant une certaine qualité et structure au système. Cependant, cela a aussi créé une dualité dans la gestion des écoles, où les établissements peuvent varier significativement dans les standards selon le gestionnaire .

La création des conseils de gestion des établissements dans les années 80 a introduit une gestion participative dans les écoles primaires et secondaires, impliquant les parents, les enseignants, et les autorités locales dans la gestion scolaire. Cela visait à décentraliser et à rendre plus démocratique la gestion des établissements, bien qu'avec un succès limité .

Les principales causes de la détérioration de l'éducation primaire en RDC comprennent le grand nombre d'enfants non scolarisés, les faibles compétences des enseignants, le manque de livres et matériels pédagogiques, l'instruction dans une langue étrangère, et le coût élevé de l'enseignement privé .

La réforme de l'enseignement secondaire de 1961 a introduit une structure promotionnelle avec un cycle d'orientation qui permettait de diriger les élèves soit vers un cycle court, soit vers un cycle long, avec diverses options, pour encourager plus d'élèves à atteindre l'enseignement supérieur . Cette réforme visait à rompre avec la sélection précoce, élargissant ainsi la base d'accès à l'éducation secondaire et supérieure .

Vous aimerez peut-être aussi