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Énergies Renouvelables : Solutions Durables

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ENERGIES RENOUVELABLES

INTRODUCTION
Il nous est désormais impossible d’échapper à l’actualité. La consommation énergétique mondiale ne
cesse de s’accroître.

Les sources d’énergie traditionnelles comme le pétrole, charbon et le gaz s’épuisent. En


conséquence, ces énergies coûtent de plus en plus cher. Mais surtout, elles induisent une pollution
sans précédent que l’environnement peine manifestement à supporter. Sans compter que la
dépendance du consommateur à l’égard du gaz et du pétrole se double d’une dépendance à l’égard
des Etats qui en sont exportateurs.

Pour apporter une solution durable à cette augmentation, les énergies renouvelables joueront
certainement un rôle plus qu’important. Elles sont présentes partout et leur potentiel est important.
Elles sont également inépuisables grâce aux cycles naturels. Cependant, leur utilisation demande,
une consommation plus économe dans notre quotidien.

Le temps des énergies bon marché est bel et bien révolu. Tous, nous sommes frappés par une même
évidence : pour des raisons financières avant tout, mais également environnementales, désormais il
est plus que temps d’innover dans des techniques de production d’énergie durable. Déjà plus de
120.000 personnes ont trouvé un emploi dans le secteur des énergies renouvelables.

Malheureusement, très peu


de gens ont prêté attention
aux mises en garde, et si les
signes sont si évidents que
même un aveugle aurait pu
les voir. Il y a cinquante ans,
on consommait 4 milliards
de barils de pétrole par an
dans le monde et le taux de
découverte était d’environ
30 milliards de barils par an.

[ IEA = International Energy Agency ]


Aujourd’hui nous en consommons 30 milliards et le taux de découverte se rapproche de 4 milliards
par an.

« Le monde consomme deux barils de pétrole pour chaque baril découvert. Cela devrait-il vous
inquiéter ? » Le pétrole, aurait probablement une espérance de vie de 20 à 40 ans.

Le marché international du gaz naturel est aussi stratégique que celui du pétrole, mais répond à des
impératifs techniques bien différents. D’autant qu’il ne peut être transporté aux antipodes et doit se
consommer à proximité relative des lieux de production.

Le gaz naturel restera abondant lorsque le pétrole viendra à manquer.

La demande mondiale projetée en gaz naturel est démesurée. D’une part, il s’agit d’une source
d’énergie très pratique, utilisable quasiment sans transformation. D’autre part, le pic de sa
production mondiale (2030) interviendra environ 20 ans après celui du pétrole ; ce qui en fait dans
beaucoup de prévisions l’énergie fossile de transition idéale. Pourtant les experts indépendants
s’inquiètent du fait qu’une bonne partie des réserves « Prouvées » de gaz naturel sont situées dans
des zones jusqu’à présent inexploitées.

Partout, les pays ont décidé de


mettre le « turbo énergétique ».
En Wallonie, l’objectif pour 2010
est d’atteindre la production de
8% d’électricité et de couvrir 12%
des besoins en chaleur par des
sources d’énergies renouvelables.
Nous en sommes actuellement à
2%. On peut donc s’imaginer
relativement aisément le marché
potentiel.

La rareté entraînant la cherté, le coût des énergies fossiles risque bien, quant à lui de continuer à
croître, sinon à exploser. Les énergies renouvelables, par définition, ne devraient jamais être rares,
car inépuisables. Et, même si les investissements d’aujourd’hui en énergies renouvelables sont assez
coûteux, ils constitueront un investissement bénéfique à terme.
Les scientifiques cherchent des solutions au tarissement programmé des sources d’énergies fossiles
et parallèlement au réchauffement climatique, dû aux gaz à effet de serre, principalement le CO2.
Bien rapidement, ils ont compris que l’une des solutions les plus efficaces serait les énergies
renouvelables. Une énergie renouvelable est une source d’énergie qui se renouvelle continuellement
et donc qui est inépuisable à l’échelle de l’homme.

1. Les énergies renouvelables

1.1 Biomasse, Combustion du bois

Le bois fait aussi partie des énergies dites renouvelables, malgré la libération de Co2 lors de sa
combustion. En effet il faut savoir que la balance en carbone engendrée par cette combustion est
neutre car le cycle existant entre la photosynthèse de l’arbre et sa combustion est tout à fait neutre
c'est-à-dire qu’il n’y a pas de libération supplémentaire de Co2 que celui que l’arbre a pris dans
l’atmosphère lors de sa croissance.
On pourrait se dire que les énergies fossiles (fossile du bois) auraient le même rapport puisqu'elles
proviennent aussi du bois. La réponse est non car intervient alors dans notre raisonnement un autre
élément, l’échelle du temps. En effet, ils libèrent le co2 pris par les arbres il y a des millions d’années,
ce qui nous fait dire que pour nous dans notre espace-temps actuel, il s’agit d’un apport
supplémentaire de C02.

Bois comme source d’énergie :


C’est le bois lui-même sous sa forme naturelle, mais il s’agit
aussi maintenant des produits dits connexes (sciure, copeaux,
écorces…) Tous ces éléments si ils n’ont pas servi dans une
autre filière (menuiserie, construction, horticulture…), ils
peuvent être à la base d’une production d’énergie soit calorique
ou elle-même transformée par module de cogénération en
électricité.

Le début de l'utilisation du bois comme combustible, est contemporain de la maîtrise du feu. Le bois
a, depuis bien longtemps, été utilisé comme source d'énergie thermique afin de chauffer et de
cuisiner.

Par la suite, on a découvert que, lorsque la combustion était lente et


partielle, le bois, avec un apport minime d'oxygène, permettait de
produire du charbon de bois. Celui-ci fournit plus de chaleur que le bois
et représente une source d'énergie beaucoup plus compacte. Mais, le
charbon de bois n'est pas une source d'énergie efficace, sauf pour
récupérer la grande quantité d'énergie du bois perdue
lors de sa fabrication.

Désormais il existe les pellets qui sont de petits granulés, des produits naturels issus du compactage
des résidus provenant directement des menuiseries, scieries ou de la sylviculture locale. (Voir photo
ci-dessus). Leur avantage est que ce conditionnement prend moins de place, important pour le
stockage.
Ce combustible local permet également de réduire notre balance énergétique tout en préservant
l’environnement, tant par l’évitement de la mise en décharge, que par la non production de rejets
polluants dans l’atmosphère.

La récupération de chaleur sera par la suite utilisée dans la production de 130 000 tonnes de pellets
de bois ce qui correspond à 75.000.000 litres de mazout. Les pellets en bois sont produits à partir de
sciures compressées sans le moindre additif.

Quelques chiffres : 1kg de bois SEC quelle que soit son essence donne 18,4 MJ/kg ou 5,1 kWh/kg

Le joule est l’unité internationale pour l’énergie. Le kilowatt heure qui représente aussi l’énergie est
utilisé dans les activités commerciales.

1 KWH = 3,6 millions de joules câd =3,6 MJ.

Rappel : 1 watt = 1 Joule/seconde. Donc 1 joule= 1 watt x seconde c’est l’unité de travail et d’énergie.

Voyons maintenant les technologies qui transforment le bois en énergie :

1) Pyrolyse : décomposition du bois par une source de chaleur de 500 à 700° mais en absence
d’oxygène. Cela donne trois types de produits : - Solides charbons de bois
- Gaz
- Huiles pyrolytiques pour faire du carburant ou être brûlées.

2) Gazéification : Ce procédé entre pyrolyse et combustion, elle se fait en présence d’une petite
quantité d’O2. Comme son nom l’indique cette technologie produit du gaz.

3) Combustion en présence de beaucoup d’O2 : Cette combustion donne de l’eau chaude à 70 90° ou
de la vapeur qui a donc une force motrice (machine à vapeur) ou par module de cogénération peut
donner de l’électricité.
1.2 Biomasse, biométhanisation
agricole

En utilisant la biomasse agricole telle que les déchets


bovins et d’autres déchets organiques, on peut
aujourd’hui les utiliser comme sources d’énergies
renouvelables. C’est donc à partir de matières organiques
humides qu’il est possible de produire en l’absence d’oxygène et par fermentation, ce gaz riche en
méthane.

En matière de gestion de l’environnement, la biométhanisation semble donc apporter une réponse


partielle aux problèmes énergétiques actuels ainsi qu’une diversification des activités agricoles…

Les installations de biométhanisation permettent de produire à partir de cette biomasse très variée
un biogaz composé de 50 % à 80 % de méthane en fonction de leur nature. Ce biogaz peut fournir
par la suite deux types d’énergie :

● D’une part l’énergie thermique, en brûlant le biogaz dans de grosse chaudière.


● D’autre part en énergie électrique et calorifique en utilisant le biogaz comme combustible a
un module de cogénération.

Un peu d’histoire

Le biométhane, qui est un gaz issu de la décomposition anaérobie, a été découvert par Shirley en
1667. A cette époque ce gaz était connu sous le nom de gaz des marais en raison de sa présence en
abondance dans le fond des eaux stagnantes. C’est en 1884 que Ulysse Gayon, un élève de Louis
Pasteur, présente ses travaux sur la fermentation, et en conclut, que le gaz issu de la fermentation
serait une source utilisable d'énergie pour le chauffage et l'éclairage.

Ce sera seulement dans la première moitié du XXème siècle que seront mises aux point différentes
techniques de fermentation. Nous étudierons alors l'influence sur les fermentations des composants
de la matière organique, de la faune microbienne, de la température ainsi que les autres facteurs
ayant des répercussions importantes sur la biométhanisation.

Dans les années 1950 à 1960, les stations d'épuration ont permis de grandes avancées dans la
recherche sur la méthanisation.

Concept de la biométhanisation :
Contrairement à ce que bon nombre de personnes
pourraient croire, la biométhanisation n’a
rien à voir avec le compostage et n’est pas
du tout le même principe.

- Le concept du compostage consiste à faire fermenter, dans des conditions contrôlées, des
déchets organiques en présence de l’oxygène de l’air, (donc en aérobie).

Il existe, dans le processus de compostage, deux phénomènes qui vont se succéder :

1. Dans un premier temps, c’est en amenant des résidus dans un état de compost frais qu’une
fermentation aérobie intense va s’engendrer. Il s’agit donc d’une décomposition de la
matière organique fraîche, à hautes températures (50° – 70°C) sous l’action des bactéries.

2. Par la suite, la fermentation va transformer le compost « frais », en un compost dit « mûr »,


riche en humus. C’est ce phénomène que l’on appelle phénomène de maturation, qui se
passera à températures plus basses (35° - 45°C) et qui conduira à la biosynthèse de
composés humiques par des champignons.

- Le concept de la biométhanisation, quant à elle, consiste en la dégradation, en l’absence


d’oxygène, de la matière organique avec libération de biogaz.

Cette dégradation se produit d’ailleurs naturellement dans les rizières, les décharges et les marais.
Elle s’effectue en quatre opérations :

1. Tout d’abord l’hydrolyse, qui consiste en la transformation de la matière organique complexe


en composés plus solubles. En outre, l’on transforme des matières solides telles que les
végétaux, plantes et autres en une espèce de bouillasse ou pâte.

2. Ensuite l’acidogenèse, va transformer la matière organique hydrolysée en acides organiques,


alcools, hydrogène avec rejet de Co2.

3. Puis, par après, l’acétogenèse qui va transformer les acides organiques en acétate, hydrogène
et toujours avec rejet de Co2

4. Vient ensuite la phase terminale qui sera la méthanogenèse qui est donc la production de
méthane (Ch 4) en elle-même…( La proportion de Ch4 par biométhanisation est de 60% et
donc 40% de Co2, alors dans le gaz de distribution la teneur en Ch4 est de 90%.)

- Méthanogenèse : CH3COO - + H2 → CH4 + CO2 < = > Acétate + Di hydrogène → Méthane et gaz
carbonique
En somme, c’est l’hydrolyse, qui par le biais de
macromolécules va décomposer les
matières en produits plus simples, il s’agit en fait
d’une liquéfaction ou d’une gazéification avec
transformation des molécules en acides gras, en sels ou même en gaz, Ceux-ci sont ensuite
transformés en méthane. Cette fermentation est le résultat de l’activité des bactéries méthanogènes
très répandues dans les sédiments naturels et rumens de bétails.

Les bactéries méthanogènes sont une famille de bactéries anaérobies qui, pour obtenir de l’énergie
utilisent le gaz carbonique et l’hydrogène pour les transformer en méthane.
Chiffres à retenir également concernant l’effet de serre : 1m3 de Ch4 libéré dans l’air correspond à
l’équivalent de 21m3 de Co2.

Bien évidemment, toute matière organique n’a pas un même rendement en production de méthane
et chaque matière a ses propres caractéristiques. En voici d’ailleurs la preuve :

- 1 Tonne de lisiers bovin = 35 M3 de Gaz Ch4


- 1 Tonne de maïs = 220 M3 de Gaz Ch4
- 1 Tonne de fumier = 70 – 120 M3 de Gaz Ch4
- 1 Tonne de herbe = 200 M3 de Gaz Ch4
- 1 Tonne de biscuit = 350 M3 de Gaz Ch4
- 1 Tonne de blé = 400 - 450 M3 de Gaz Ch4
- 1 Tonne de boue de station d’épuration = 100 – 200 M3 de Gaz Ch4
- 1 Tonne de chocolat blanc = 800 - 900 M3 de Gaz Ch4
- 1 Tonne de soupe = 200 - 250 M3 de Gaz Ch4

N’oublions pas qu’il ne faut pas mettre n’importe quoi dans les digesteurs et que certaines plantes
ayant subi des traitements aux pesticides ou autres produits toxiques ne pourront entrer dans le
cycle chimique de la biométhanisation.

Mais attention, mettre la théorie en pratique n’est pas si simple : passer d’une matière organique à la
production de méthane demande beaucoup de travail ainsi qu’une infrastructure assez élaborée voir
complexe.

Voici la composition d’une centrale de biométhanisation :


1. Dans un premier temps un piston hydraulique s’occupera de pousser les matières solides
telles que le fumier à l’intérieur du digesteur. Il existe néanmoins de nombreux systèmes
d’introduction de la matière à l’intérieur du digesteur (pré fosse, couvercle, piston, vis sans
fin). Le choix du système se fait en fonction du type de matière à introduire et en particulier
de son caractère liquide ou solide.

2. La production de biogaz aura lieu dans un digesteur, qui est une cuve fermée d’une
membrane souple, isolée et chauffée. La matière organique y est par la suite introduite de
façon régulière (plusieurs fois par jour) pour que la fermentation anaérobie de la matière
organique à l'intérieur du digesteur se fasse de manière constante.

3. A l’intérieur du digesteur, on maintient la température a 40°C grâce au tuyau de chauffage


situé sur les parois internes. L’eau qui circule à l’intérieur de ceux-ci est chauffée grâce à
l’énergie issue de l’installation elle-même.

4. Le biogaz produit par les bactéries méthanogènes, remonte ensuite à la surface, le gaz étant
plus léger que la matière organique liquide. Le mélangeur homogénéise la matière en
empêchant qu'une croûte ne se forme à la surface. A l'intérieur du digesteur, le niveau de la
matière organique en fermentation est constant. Chaque fois que la matière est introduite,
une même quantité de matière sort du digesteur, afin que la réaction fonctionne plus
efficacement il faut toujours avoir 12% de matière sèche dans le digesteur. Le temps de
séjour de la matière dans le digesteur varie de 2 jours à 2 mois.

5. Le stockage du biogaz se fait au-dessus du digesteur entre le couvercle et une membrane


souple fixée hermétiquement. Lorsque la production de biogaz est supérieure à la quantité brûlée
par les modules de cogénération, le biogaz peut y être stocké. L'objectif est de brûler le biogaz
produit au fur et à mesure de sa production pour ne pas devoir surdimensionner les modules de
cogénération ni le stockage du biogaz.
La manière la plus fréquente de valoriser le biogaz est de brûler ce biogaz dans des
modules de cogénération pour produire enfin l’électricité et chaleur.

En phase terminale, l’on stocke la matière organique digérée, qui est donc passée dans le digesteur,
dans une grande cuve de stockage. Plus tard, on utilisera le digestat pour épandre dans les champs.
En effet, les matières organiques ont, malgré ce que l’on pourrait croire, gardé tous les nutriments
nécessaires pour faire office de bons engrais. La

biométhanisation a également pour effet de réduire l’odeur caractéristique des lisiers (jusqu'à 80%
des odeurs sont perdues) et d’éliminer les nuisances olfactives tant sur

le voisinage de l’installation que lors de l’épandage.

L’Allemagne est un pays qui est déjà très avancé dans le domaine de biométhanisation, en effet sa
politique d’anti-nucléarisation fait que les allemands font beaucoup plus d’effort que dans d’autres
pays pour trouver des solutions autres que le nucléaire. C’est donc un atout primordial de ce pays, et
cela fera sans doute sa force dans ces domaines.

1.3 Énergie hydraulique.

Un peu d’histoire

Beaucoup de civilisations se sont servies de la force


de l'eau, qui représentait une des sources d'énergie
les plus importantes avant l'ère de l'électricité. Un
exemple connu est celui des moulins à eau, placés le
long des rivières. Maintenant, ce sont surtout des
barrages et des centrales de rivières qui depuis des
années, transforment l’énergie mécanique de l’eau
en électricité. [Ceci consiste à transformer l’énergie
cinétique générée par la force du flux en énergie
mécanique permettant d'actionner une
génératrice, qui délivre à son tour de l'électricité.
La génératrice est reliée à une turbine] Ce sont
donc des centrales de production
électrique qui vont soit de l’usage local pour un seul bâtiment à des centrales de grande
importance pour une production électrique industrielle.

L’énergie hydraulique est une des énergies renouvelables les plus difficiles à développer, en
effet, les sites à exploiter ne peuvent pas se multiplier à l’infini.
Cependant, il reste aujourd’hui quelques potentialités.

Capacité

Il faut principalement travailler à l’amélioration de la production des petites centrales


existantes.
A titre d’exemple : En Europe, le potentiel estimé (qu’on pourrait produire), en prenant en
compte les contraintes environnementales et économiques, correspond à une production électrique
de 24.000.000 MWh. La capacité installée est aujourd’hui d’environ 10 300 MW, dont 2 100 MW
pour la France et 2 300 MW pour l’Italie, les deux premiers pays en termes de puissance installée.

Les différents barrages

Le barrage des Trois-Gorges en Chine doit devenir le plus grand barrage hydroélectrique du monde
par sa superficie, mais seulement le deuxième en termes de production d'électrique, le barrage
d'Itaipu à la frontière entre le Brésil et le Paraguay ayant augmenté sa capacité en 2006. La centrale
électrique chinoise produira environ (en 2009) 84700000MWh d'électricité par an. Cela représente
2% des besoins énergétiques de la Chine actuelle qui est comme chacun le sait en plein boum
économique. Mais à quel prix, à la fois humain et écologique, a-t-il été réalisé ?
[

Données électriques récapitulatives :


1 térawatt-heure (TWh) = 1 000 GWh = 1 000 000 MWh = 1 000 000 000 kWh = 1 000 000 000 000
Wh

Comme on vient de le dire, bien que difficile à développer, il y a à la lecture de ces chiffres et
mathématiquement, une marge importante de potentialité. Mais à quel coût ?

Conclusion : On le voit l’énergie hydraulique participe aussi à la production d’énergie propre, mais
elle est confinée dans un rôle de petite à moyenne importance dans l’état actuel de production de
ses installations.
1.4 Énergie éolienne

L’énergie éolienne, c’est l'énergie du vent, plus


spécifiquement, l’énergie tirée grâce à un dispositif
aérogénérateur comme une éolienne ou un moulin à vent.
Une éolienne transforme l'énergie cinétique du vent en
énergie mécanique.

L'énergie éolienne est une énergie renouvelable, elle tire


son nom d'Éole, le nom donné au dieu du vent dans la
Grèce antique.

L'énergie éolienne peut être utilisée de deux manières :

℘ Conservation de l'énergie mécanique: le vent


est utilisé pour faire avancer un moyen de transport ou pour faire tourner la meule d'un
moulin.

℘ Transformation en énergie électrique: l'éolienne est couplée à un générateur électrique


pour fabriquer du courant continu ou alternatif. Le générateur est relié à un réseau
électrique.

● L’éolienne récupère l'énergie cinétique du vent, le plus souvent pour produire de l'électricité,
grâce à certains éléments :

1) Le mât qui place l'éolienne à une hauteur où


la vitesse du vent est plus élevée et plus régulière
qu'au sol.

2) Une hélice, montée sur l'axe du rotor de


l'alternateur, qui est composée généralement de
trois pales.
3) Une nacelle montée au sommet du mât et
abritant les composants électriques,
pneumatiques et électroniques
nécessaires pour convertir le mouvement de rotation
du rotor en énergie électrique à la sortie de l'alternateur.

4) Une cabine de couplage à la base de l'éolienne et permettant de se connecter au réseau


d'électricité existant, afin de pouvoir y injecter l'énergie produite et non consommée directement.

● Bien sur certaines situations géographiques bénéficient d’un meilleur rendement :

- L'effet tunnel : au niveau des cols entre deux montagnes, là où le vent est souvent plus fort. L'air est
compressé entre les montagnes ou les bâtiments. Ces lieux sont donc très appropriés pour les
éoliennes. Le problème est qu'ils sont souvent restreints et qu'il est difficile d'y placer une grande
quantité d'éoliennes.

- La mer et les lacs sont aussi de bons emplacements : Aucun obstacle au vent, et donc, même à
basse altitude, les vents ont une vitesse importante.
À condition qu'elles soient implantées relativement loin de la côte, les éoliennes en pleine mer
entraînent moins d'impact sur le paysage. Ce type d’éolienne est appelé offshore. Un des
inconvénients essentiels est que l'installation d'éoliennes en mer est beaucoup plus coûteuse qu'à
terre car les mâts doivent résister à la force des vagues et du courant, la protection contre la
corrosion doit également être renforcée et le raccordement électrique implique des câbles
sous-marins très coûteux et fragiles. En revanche, une éolienne offshore peut fournir jusqu'à 5
MégaWatt par jour. C’est certainement une des solutions la plus intéressante au niveau des

éoliennes. Cette solution offshore permet aussi peu à peu le développement d'éoliennes de très
grande puissance.

Néanmoins, puisque l ‘énergie fournie est totalement propre et renouvelable, les éoliennes offrent
deux grands avantages. D’une part, son exploitation n'entraîne aucun rejet et aucun déchet. De plus,
le site d'implantation des éoliennes reste toujours exploitable, pour l'agriculture notamment. Enfin,
elles peuvent dans certain cas, permettent d'électrifier les lieux isolés et donnent une certaine
indépendance à de petites communautés. Mais, le principal inconvénient de cette source d'énergie
renouvelable est son manque de flexibilité et son
inconstance. Le vent ne souffle pas toujours
quand on en a besoin !

Quant aux aspects économiques, ils restent imprécis, dans la mesure où la quantité d'énergie
récupérable est difficile à déterminer.

Comparatif des installations productrices d'électricité

* Un aérogénérateur : de quelques kilowatts jusqu'à environ +- 2500 MW / an = +- 7MW / jour


= +- 310 KW / h = 0.31 MW / h

* Un champ solaire photovoltaïque : de quelques centaines de watts jusqu'à environ 10 MW / h

* Une centrale hydro-électrique : de quelques kilowatts jusqu'à environ 100 MW / h

* Un réacteur nucléaire : de l'ordre de 1 000 MW en général / h

Toutefois, la comparaison de puissance entre des techniques de production d'électricité aussi


différentes n’apporte que des informations limitées puisqu'à puissance égale la production
d’électricité annuelle de ces énergies est fortement différente. (Question de rendement)

Caractéristiques techniques

Le rendement énergétique des éoliennes est principalement fonction de la vitesse du vent. Ainsi, les
éoliennes actuellement sur le marché ont besoin d'un vent dans la gamme de 11 à 90 km/h,
au-dessus de cette vitesse les éoliennes sont fermées car une trop haute vitesse les
endommageraient.
Les futures éoliennes, dont les premiers prototypes sont mis en service courant 2006, acceptent des
vents de moins de 4 à plus de 200 km/h.

Comme l'énergie solaire et d'autres énergies renouvelables, l'éolien a aussi besoin soit d'une énergie
d'appoint pour les périodes moins ventées, soit de moyens de stockage de l'énergie produite.

L'avenir de l'énergie éolienne

La montée du prix des énergies fossiles a rendu les recherches dans ce domaine plus attractives pour
les investisseurs.

La technologie à axe horizontal présente certains inconvénients :


* Le vent nécessite une certaine régularité, et
donc interdit des implantations en milieu
urbain et dans un relief très accidenté.

* La production énergétique dépend de la force du vent, il faut donc prendre en compte l'évolution
journalière ou saisonnière de la courbe de charge, voire le stockage de l’énergie produite.

Les nouvelles éoliennes en cours de recherche permettent d'aboutir à une technologie qui
s’affranchit du bruit, de l’encombrement et de la fragilité des éoliennes à pales.

En France, parmi les énergies renouvelables, c’est l’éolien qui a un des plus fort potentiel de
développement et représentera une grande part dans la production d’énergies renouvelables.

Pour ce qui est des éoliennes


offshore, les projets visent une
puissance de 10 MW unitaire, avec un
diamètre de pales de 160 mètres pour
2010.

Egalement, la recherche en l'éolien


urbain qui tente de créer des turbines
éoliennes compactes capables de
proposer une production d'électricité
ayant plus d’autonomie et qui

s'affranchirait du transport et des pertes générées.

Économie mondiale de l'énergie éolienne

A l’heure actuelle, des milliers d'éoliennes fonctionnent dans diverses régions du monde, avec une
capacité totale de plus de 73 900 MW, dont l'Europe y prend part à 65%.

L'Allemagne est le principal producteur d'électricité éolienne


avec 20 622 MW de puissance installée à la fin de l'année 2006.
L'Espagne est le deuxième producteur mondial, avec 11 615 MW.

À titre indicatif, la puissance installée (qui produit ou qui peut


produire) en énergie nucléaire est de 21 000 MW en Allemagne,
de 63 000 MW en France et de 98 000 MW aux Etats-Unis.
Selon l'Observatoire des Énergies Renouvelables,
l’éolienne est actuellement la filière énergétique la
plus dynamique dans le monde et plus
particulièrement dans l’Union européenne où la production d’électricité éolienne a augmenté de
37,8 % par an.
De nouveaux parcs éoliens en mer sont envisagés et partout dans le monde. Le Danemark est l'un
des acteurs les plus importants, d’ailleurs, le pays produit environ 20 % de son électricité avec des
éoliennes. Les nouvelles technologies en cours de développement tentent de produire des systèmes
beaucoup plus souples en termes de "puissance rentable".

1.4 Énergie solaire

Qu’est-ce que l’énergie solaire ?


L’énergie solaire, c’est l’énergie fournie par le
rayonnement solaire. Sur notre terre c’est
l’énergie solaire qui est à l’origine des cycles de
l’eau et du vent.

Désormais, divers procédés permettent de


transformer l’énergie solaire en une autre forme
d’énergie utile aux activités humaines, que ce soit
de la chaleur ou bien encore en électricité.

La plupart du temps, l'expression « énergie solaire


» est souvent employée pour designer l'énergie électrique, ensuite transformée en électricité.

A l’heure actuelle, des techniques permettent de capter une partie de cette énergie. Celles-ci sont
déjà fort prisées et sont constamment améliorées.

On peut distinguer le solaire photovoltaïque, le solaire thermique et le solaire passif:

1) L'énergie solaire photovoltaïque (productrice d’électricité) consiste en la transformation d'une


partie du rayonnement solaire avec une cellule photovoltaïque en électricité. Ces cellules sont
reliées entre-elles sur un module solaire photovoltaïque. Les modules sont alors regroupés dans une
centrale solaire photovoltaïque, qui alimente un réseau de distribution électrique.
Lorsque l'énergie
nécessaire dépasse la
quantité fournie par une
seule cellule, les cellules
sont groupées pour former un module
photovoltaïque, parfois désigné de manière
ambiguë sous le terme de panneau solaire.

A l’heure actuelle, la recherche est très active


dans le domaine du solaire photovoltaïque et
les prix diminuent constamment tandis que les
rendements, eux, augmentent. En 20 ans,
ceux-ci sont passés de 15% à 36% dans les laboratoires et pour ce qu’il en est des systèmes
commercialisés, ils sont quant à eux passés de 5 % à plus de 20 %.

On vient d’apprendre que la plus grande centrale mondiale d’énergie solaire photovoltaïque est en
construction sur le territoire allemand, précisément a Brandis. (Electricité pour 10.000 foyers)

2) L’énergie solaire thermique consiste en la transformation du rayonnement solaire en énergie


thermique. La production de cette énergie est soit utilisée directement pour chauffer un bâtiment ou
indirectement la production de vapeur d'eau pour, ensuite, obtenir de l’énergie électrique grâce a
des alternateurs.

Le principe majeur est de concentrer les rayons solaires en un seul endroit. Le solaire thermique
consiste à utiliser la chaleur du rayonnement solaire. Il est séparé en différentes façons : centrales
solaires thermodynamiques (phénomènes calorifique), chauffe-eau et chauffage solaires et sécheurs
solaires.

Dans la recherche industrielle, il existe des systèmes qui permettent de concentrer l'énergie solaire
en un seul point précis qui peut alors atteindre une température considérable. Une production
électrique est alors possible via des turbines à vapeur.

Mais la solution la plus réaliste économiquement à l'heure actuelle, pour produire de l’électricité
grâce à l’énergie solaire à l'échelle industrielle, consiste à chauffer un fluide caloporteur (eau, sels
fondus, huiles synthétiques, ou directement vapeur) en y concentrant le rayonnement solaire.

3) La plus ancienne utilisation de l'énergie solaire consiste à bénéficier de l'apport direct du


rayonnement solaire, c'est-à-dire l'énergie solaire passive. Pour qu'un bâtiment bénéficie au
maximum des rayons du Soleil, on doit évidemment tenir compte de l'énergie solaire lors de la
conception architecturale (orientation vers le sud, façades doubles, surfaces vitrées, etc.). L'isolation
thermique joue un rôle excessivement
important pour optimiser l’apport énergétique
solaire passif au niveau du chauffage et l'éclairage
d'un bâtiment.
Conception de récolte d’énergie solaire :
- Une tour solaire de 1 000 mètres de hauteur, est l'un des projets les plus ambitieux de la planète
pour la production d'énergie alternative. C'est une espèce d’usine d'énergie renouvelable qui fournit
la même puissance qu'un petit réacteur nucléaire, mais, est bien sûr plus sûre et plus propre.

- A l'échelle d'une habitation, il est possible d'installer un chauffe-eau solaire, ou un chauffage solaire
: il s'agit de capteurs vitrés (cellules photovoltaïques) installés le plus souvent sur la toiture, là circule
un liquide caloporteur réchauffé par le rayonnement solaire, qui transmet ensuite la chaleur à un
chauffe-eau.

Stratégie d'économie d'énergie

En Europe, une stratégie basée sur l'énergie solaire passive est bien plus performante que le système
de pompe à chaleur que je vais développer au chapitre suivant. Même conclusion si on a
l’automatisation des installations ou par rapport à l'énergie solaire active. Ce surcoût est faible (5 à
15%) et compensé par des aides, en Allemagne et en Autriche. Donc le retour bénéfique sur
l’investissement se fait plus ou moins très rapidement. (5 à 10 ans).

- Les constructions répondant au label Habitat passif consomment jusqu'à dix fois moins d'énergie
que les maisons standard pour le chauffage et la production d'eau chaude. Ce type d'habitat,
relativement peu gourmand en énergie produit peu de gaz à effet de serre.
-L'usage de panneaux solaires thermiques peut généralement être justifié pour la production de l'eau
chaude sanitaire à moindre coût.
-En revanche, pour le solaire photovoltaïque, le coût financier de l'installation est assez élevé, bien
que la recherche progresse dans ce domaine. Plusieurs pays ont donc mis en place des systèmes
d'incitation financière pour l'installation de panneaux solaires, un peu dans le même style que le
Certificat Vert. J’en expliquerai le principe plus loin. L'usage du solaire photovoltaïque se justifie
aussi dans les situations où il est trop coûteux d'installer un réseau de transport d'électricité, comme
dans des zones isolées et peu peuplées.
-Les systèmes de production d'énergie solaire ont un coût proportionnel quasiment nul : une fois
l'installation de l'appareil effectuée, l'énergie est produite par le Soleil, ce qui ne coûte rien. Il faut
cependant tenir compte des coûts d'entretien de l'appareil.

1.5 La géothermie

Qu’est-ce que la géothermie ?


Notre sous-sol est désormais parfaitement capable de
produire de l’électricité et du chauffage grâce aux
grandes quantités de chaleur stockées dans les roches
et les fluides qui y sont enfouis.

Lorsqu’on parle de géothermie, il s’agit des phénomènes


thermiques internes de la terre. Ceux-ci produisent de
gigantesques quantités de chaleur. Bien sûr, certains sols
contiennent plus ou moins de chaleur. En Wallonie par exemple,
l'augmentation de la température depuis la surface vers l'intérieur
de la terre est de 3°C tous les 100 mètres. Dans les zones
sismiques ou volcaniques, le "gradient thermique" peut être
jusqu'à 10 fois plus important et même atteindre 100°C à certains
endroits.

Malheureusement, nos possibilités techniques et économiques actuelles ne nous permettent


l'exploitation que d'une infime partie de la chaleur de la terre.

Quant au coût du forage et de la mise en place d'une installation géothermique, il est certes très
important, mais d’un autre côté celui de l'exploitation de l'installation est quasi nul.

Un peu d’histoire

Depuis l’Antiquité, les sources chaudes sont utilisées pour leurs vertus thérapeutiques ou comme
moyen de détente. Les premiers immigrants d’Islande transportaient l’eau des sources chaudes
jusqu’à leurs abris à l’aide de conduits de bois.
L’utilisation rationnelle des sources d’eau
chaude naturelle n’apparut que plus tard.

Le premier réseau connu de distribution de


chaleur géothermique se situe en France à
Chaudes-Aigues (Cantal). Un manuscrit datant
de 1334 fait allusion à une distribution d’eau
chaude naturelle dans les maisons de ce
bourg. C’est d’ailleurs la source naturelle la
plus chaude d’Europe (82 °C). Dès cette
époque, la distribution de l’eau chaude
s’effectua à l’aide de tuyaux de bois de pin
emboîtés les uns dans les autres.
En 1827, François Larderel, Français émigré en Italie,
remplaça le bois de chauffage par la vapeur naturelle.
Celle-ci étant insuffisante, Larderel entreprit en
1833 le premier forage géothermique pour
obtenir davantage de vapeur à une température supérieure. Les travaux de Larderel furent poursuivis
par le prince Pierro Conti en Toscane. En 1904, il alluma cinq ampoules électriques au moyen d’une
dynamo entraînée par une turbine à vapeur géothermique.

Principe de la géothermie

Le principe géothermique consiste à extraire l’énergie (sous forme de chaleur) contenue dans le sol
pour l’utiliser sous forme de chauffage ou pour la transformer en électricité. Un flux géothermique
naturel existe à la surface du globe, mais il est si faible qu'il ne peut être directement capté. En
réalité on exploite la chaleur accumulée, stockée dans certaines parties du sous-sol, notamment les
nappes d'eau en faisant un ou plusieurs forages, plus ou moins profond selon la température désirée
ou le gradient thermique local.

Comme vous le savez, la terre a en son centre un noyau de magma. Celui-ci génère une importante
chaleur, et c’est de cela, en partie que bénéficie la géothermie. La température augmente au fur et à
mesure que l’on s’enfonce dans le sol terrestre, à l’exception des quelques dizaines de mètres qui
subissent le rayonnement du soleil. Hormis les sources thermales naturelles, la chaleur
géothermique (flux géothermique) est beaucoup trop faible à la surface pour être exploitée
directement. L’énergie géothermique est transférée à la surface de la Terre par les mouvements du
magma, lorsque celui-ci effleure la surface, et par la circulation d’eau chauffée en profondeur, qui en

remontant par une faille vient aussi réchauffer cette surface. Cette eau chaude qui atteint la surface
terrestre va apparaître sous la forme de sources chaudes, de geysers et de fumerolles. La puissance
géothermique de la Terre est estimée à plus de 30 milliards de kilowatts par an.

Par ailleurs, il existe plusieurs moyens d’utiliser l’énergie géothermique car elle se présente à
différents degrés de température. Allant de géothermie à très basse énergie à la géothermie à haute
énergie.

1. Géothermie haute énergie

La géothermie appelée géothermie à haute énergie (150°C – 320°C) ne peut être exploitée que dans
certaines régions du monde. Ces régions doivent présenter une convection magmatique suffisante
capable de réchauffer les réserves d’eaux superficielles. D’ailleurs, ces régions se trouvent
généralement dans des zones volcaniques comme l’Indonésie, les Philippines, l’Amérique du nord ou
même la Guadeloupe.

2. Géothermie moyenne énergie


La géothermie moyenne énergie (90 °C-150 °C)
correspond à l’exploitation de la chaleur des nappes
profondes dans des régions géologiques présentant
un gradient de température moyen. Après forage, on injecte dans le sol un fluide calorifuge, tel que
le fréon ou l’ammoniac, qui est chauffé et ramené à la surface où on l’utilise pour chauffer des
bâtiments et produire de l’eau chaude sanitaire. Le principe est identique à celui d’une pompe à
chaleur ou d’une machine frigorifique dont le fonctionnement est inverse. Ces installations ne sont
généralement pas économiques. On trouve, par exemple, de tels dispositifs en France, dans
l’ex-URSS, en Indonésie et dans bien d’autres pays.

3. Géothermie basse énergie

La géométrie basse énergie (50 °C-90 °C) est beaucoup plus répandue que les précédentes, elle peut
être exploitée dans les régions à gradient de température normal, où des formations géologiques
adéquates existent à des profondeurs suffisantes pour atteindre les températures recherchées,
comme dans les bassins sédimentaires (fluides à 60 °C-80 °C, en moyenne). On creuse un forage qui
permet d’atteindre une nappe d’eau chaude ; la profondeur des nappes exploitables varie entre 800
et 3 000 m selon les régions. On récupère cette eau pour le chauffage urbain, par exemple, puis on la
réinjecte dans le forage de manière à préserver la pression du gisement et son exploitation à long
terme, mais surtout pour protéger l’environnement géothermique. La production annuelle de cette
énergie en 1990 était de 0,650 million de tep (tonnes équivalent pétrole. Voir annexe à la fin) au
Japon, 0,230 en France et 0,195 en Islande.

4. Géothermie très basse énergie

La géothermie très basse énergie (12 °C-50 °C) a des caractéristiques identiques à la précédente.
Elles en diffèrent toutefois par la profondeur beaucoup plus faible de la source géothermique (de 0 à
1 000 m). Le forage est donc plus rapide et moins coûteux. De plus, il n’est pas toujours nécessaire de
réinjecter le fluide calorifuge, l’installation est donc moins complexe. Cette énergie, si elle a surtout
été utilisée pour chauffer des serres en agriculture ou de petits groupes d’habitations, est
maintenant entrée dans le domaine du chauffage individuel des maisons neuves.

Les pompes à chaleur :

Désormais, dans l'habitat individuel, on assiste au retour des pompes à chaleur qui utilisent la
chaleur contenue dans le sol pour alimenter un plancher chauffant.
Ce principe connu depuis une vingtaine d'années, permet de rivaliser avec les moyens de chauffage
"traditionnels". Cependant des dérives commerciales conduisent ces promoteurs à le présenter
comme une alternative environnementale crédible aux énergies fossiles et au nucléaire alors qu’ils
oublient de dire qu’une part non négligeable de
l’énergie fournie par ces pompes est d’origine
électrique.
Il faut savoir qu’on peut avoir besoin en certaines
circonstances d’un chauffage d’appoint, électrique ou non. (Périodes de grands froids)

La technique :

Des capteurs enterrés sont constitués d'un réseau de tubes dans lequel circule un fluide caloporteur :
souvent de l'eau glycolée. Pour restituer cette chaleur dans le plancher chauffant de la maison
plusieurs solutions existent. La plus répandue consiste à utiliser un "module de transfert"
comprenant le compresseur, un ou deux échangeurs...
Selon les fabricants, la surface de captage préconisée varie entre 1,5 et 3,5 fois la surface chauffée de
l'habitation.
Une PAC peut être réversible et permettre au plancher de devenir rafraîchissant en période estivale.

La pompe à chaleur fonctionne sur un principe thermodynamique semblable à celui d’un


réfrigérateur. Tout repose sur le changement d’état d’un fluide frigorigène utilisé en circuit fermé :

- Son évaporation entraîne une production de froid par absorption de la chaleur

- Sa condensation entraîne le dégagement de la chaleur.

Pour 1 kWh électrique consommé, une pompe à chaleur produit en moyenne 2 à 4 kWh de chaleur.
Une PAC est donc une forme adoucie de chauffage électrique. (Même chose dans les deux sens de
fonctionnement)

Avantages et inconvénients

Les deux principales qualités de ce mode de chauffage sont liées au mode de diffusion de la chaleur
par plancher chauffant basse température, et à la part d'énergie gratuite utilisée.

Par contre, des problèmes de gel précoce peuvent apparaître sur certains types de terrain pour des
capteurs enterrés à faible profondeur, ainsi que des assèchements estivaux si la fonction
rafraîchissement est utilisée. De plus, les fluides frigorigènes sont nuisibles pour la couche d'ozone
dans les systèmes où on les utilise. (Moyenne énergie).
Une pompe à chaleur comprend un compresseur intégré dans un module que l'on appelle un
générateur. Il est impératif de bien désolidariser le générateur des murs et de le monter sur
silent-block : le compresseur est un élément bruyant.
Il est aussi déconseillé d'installer ce type de
matériel en bout de ligne électrique. L'appel de
puissance étant important lors du démarrage du
compresseur, on peut constater une baisse de
tension dans le réseau électrique de la maison.

Production mondiale :
Dans le monde entier, la capacité de production
des installations géothermiques était d’environ 5
800 MW en 1990, plus de 6 700 MW en 1995, et
on prévoit qu’elle sera de l’ordre de 10 000 MW
en l’an 2000. Les États-Unis sont les premiers
producteurs d’énergie géothermique, avec 2 817
MW en 1995, suivis par les Philippines (1 190
MW), le Mexique (753 MW), l’Italie (630 MW), le
Japon (414 MW) et l’Indonésie.

1.5 La fission nucléaire

D’où vient cette énergie ? En relativité, la formule d’Einstein E=MC2, exprime la relation entre la
masse et l’énergie, c'est-à-dire que la masse est une forme d’énergie, cette forme d’énergie est
« l’énergie de masse ».
Or, dans ces réactions de fission, la somme des masses atomiques des produits de fission est
inférieure à la masse atomique du noyau lourd de départ donc cette différence de masse s’est
transformée en énergie considérable. (Exemple Uranium 235 isotope de l’uranium, masse 235
supérieure à l’addition des masses atomiques du Krypton 93 + masse baryum 140)

Energie de fission de l’uranium 235 = +- 200MeV.

Energie produite donc considérable néanmoins si on parle de rendement, il faut savoir que malgré
des techniques avancées, seuls 30% de l'énergie sont transformés en électricité, le reste étant perdu
sous forme de chaleur. Rappelons-nous ce thème évoqué auparavant sur la productivité des
centrales électriques qu’elles soient d’origine nucléaire ou non. Les centrales thermiques classiques
ont un rendement un peu supérieur (45 à 50%), mais elles contribuent plus au réchauffement de
l'environnement en induisant de l'effet de serre. L'uranium est présent dans l'écorce terrestre, à
raison de 3 grammes par tonne en moyenne. Il est extrait de mines à ciel ouvert ou souterraines et
10 pays concentrent 96% des réserves mondiales, dont l’Australie, le Canada, et le Kazakhstan.
La teneur du minerai en uranium est en général
assez faible, il est indispensable de le
concentrer. Les roches sont finement broyées et l'uranium est extrait par différentes opérations
chimiques. Le concentré ainsi fabriqué à l'aspect d'une pâte jaune appelée "yellow cake". Il contient
alors 75% d'uranium. Ce "yellow cake" est purifié puis transformé en gaz, hexafluorure d'uranium
(UF6). Enfin, on sépare les atomes d'uranium-235 (fissile) et d'uranium-238 (non fissile) soit par
diffusion gazeuse, soit par centrifugation. En effet, on utilise l’uranium 235 car fissible facilement
contrairement au 238. La fission de l’uranium 238 demande plus d’énergie.

Puis, on conditionne cet uranium 235 par différents processus pour qu’il soit assemblé au sein de
barres exploitables dans les centrales nucléaires.

L’avenir de la fission nucléaire

L’avenir de la fission dépendra des décisions de nos sociétés et de l’avancement des technologies
d’autres productions énergétiques, je pense ici à la fusion nucléaire.
Mais la viabilité de cette source énergétique dépend bien sûr aussi de la quantité disponible de ce
combustible, mais avec les 440 réacteurs actuels, on a de quoi tenir quelques décennies, guère plus
que pour le pétrole. Mais deux pistes sérieuses existent pour remédier à la pénurie. D'abord, les
surgénérateurs, qui produisent plus de combustible qu'ils n'en brûlent ! (Ils utilisent un mélange
d'uranium-238 et de
plutonium). Le salut pourrait
bien venir… de l'eau de mer.
En effet, on estime que les
océans contiennent 4,5
milliards de tonnes d'uranium
dilué. Le problème est
d'extraire cet uranium à des

prix compétitifs, les


techniques actuelles
multipliant le prix au kilo par
huit. Si on ajoute ces deux
pistes, et qu'on considère une population mondiale de 12 milliards d'habitants, cela nous assurerait
320 000 ans de tranquillité.

16 La fusion nucléaire
Le soleil rayonne depuis
plus de cinq milliards
d’années sur notre terre. Au
cœur du soleil et des
étoiles, les noyaux légers se
combinent pour former des
noyaux plus lourds. C’est ce
processus qui dégage une
énergie considérable et qui,
est à l’origine de la chaleur
et de la lumière que nous
recevons.

Maîtriser sur terre de telles réactions à des fins de production d’énergie, ouvrirait la voie à des
apports énergétiques quasiment illimités. C’est pourquoi, les grandes nations industrielles et en
particulier l’Union Européenne ont engagé des processus de recherches.

Les grands principes

℘ Pour obtenir une réaction de fusion, il faut rapprocher suffisamment deux noyaux ayant
naturellement tendance à se repousser, puisqu’ils sont chargés positivement. Une
importante énergie est donc nécessaire pour franchir cette répulsion afin d’atteindre la zone,
très proche du noyau, où se manifestent les forces nucléaires attractives capables de
permettre la fusion de ces noyaux.

Lorsque de petits noyaux fusionnent, le noyau résultant se trouve dans un état instable et doit
revenir à un état stable en émettant une particule. Une partie de cette énergie libérée est transmise
à la particule émise sous forme d'énergie cinétique. L'autre partie est libérée sous forme de chaleur.

℘ La fusion exige des hautes températures, typiquement plus de 100 millions de degrés. A de
telles températures, les électrons sont détachés des noyaux et l’on entre alors dans le
quatrième état de la matière, l’état de plasma. La matière est sous forme d’un gaz ionisé.

℘ La réaction de fusion la plus accessible est la réaction impliquant le deutérium et le tritium,


les deux isotopes de l’hydrogène. C’est sur
cette réaction que se concentrent les
recherches sur la fusion contrôlée.

Les réactions de fusion qui dégagent le plus d'énergie sont celles qui impliquent les noyaux les plus
légers. Ainsi, les noyaux de deutérium et de tritium sont impliqués dans les réactions suivantes :

* Deutérium + Deutérium →→ Hélium 3 + neutron


* Deutérium + Deutérium → → Tritium + proton
* Deutérium + Tritium → → Hélium 4 + neutron
* Deutérium + Hélium 3 → → Hélium 4 + proton

Autre représentation de ces réactions:

. H2 (1n + 1p) + H2 (1n + 1p) -🡪 He 3 (2p + 1n) + 1 neutron


. H2 (1n + 1p) + H2 (1n + 1p) -🡪 H3 (1p + 2n) + 1 proton
. H2 (1n + 1p) + H3 (1p + 2n) -🡪 He 4 (2p + 2n) ) + 1
neutron
. H2 (1n + 1p) + He 3 (2p + 1n) 🡪 He 4 (2p + 2n) ) + 1 proton

Les conditions nécessaires aux réactions de fusion

Nous venons de le voir, la fusion exige des températures élevées. D’autres conditions sont aussi
nécessaires pour espérer utiliser la fusion comme source d’énergie :

En tant que gaz chaud, le plasma n’est jamais totalement isolé et il subit de ce fait des pertes
caloriques diverses, par rayonnement, mais aussi par convection et par conduction

On comprendra que pour que la fusion soit énergétiquement rentable, il faut que l’énergie produite
par les réactions de fusion compense au minimum ces pertes diverses.

Concrètement, on comprime et on chauffe un mélange deutérium-tritium jusqu'à ce qu'il soit à l'état


de plasma. En termes de température, il faut atteindre 100 millions de degrés pour que la réaction
de fusion ait lieu. Si le deutérium est disponible naturellement en grandes quantités dans les océans,
mais nécessite la mise en place de méthodes très complexes pour en être extrait, le tritium doit être
préparé artificiellement, car il ne se trouve qu'en très petite quantité dans le milieu naturel de par sa
nature d'isotope radioactif à courte durée de vie.
L'intérêt de la fusion nucléaire est qu'elle
pourrait potentiellement produire beaucoup plus
d'énergie, à masse de combustible égale, que
la fission.

De plus, les océans contiennent naturellement suffisamment de deutérium pour permettre


d'alimenter en énergie la planète pendant des millénaires, et les produits de la réaction de fusion ne
sont pas radioactifs. Cependant, la fusion deutérium + tritium provoque l'émission de neutrons de
haute énergie qui, en allant interagir avec la matière environnante du réacteur, vont créer des
produits radioactifs, mais dont la durée de vie est bien inférieure à celle des produits radioactifs
créés dans les centrales à fission nucléaire.

Fusion dans les étoiles... fusion sur Terre

Dans le soleil et les étoiles, les conditions nécessaires à la fusion en termes de température, densité
et temps de confinement sont maintenues grâce à la gravité, solution qu’il est impossible d’utiliser
sur terre.

La voie d’approche pour compenser l’absence de gravité dans nos reproductions de fusion nucléaire
consiste :

℘ Piéger le plasma.

Le plasma se comporte comme un gaz et exerce vers l’extérieur une pression (cinétique) dont la
valeur augmente avec la température et la densité. Si l’on veut confiner le plasma, cette pression doit
être équilibrée par une pression vers l’intérieur. C’est le rôle de la pression (magnétique) exercée par
le champ magnétique.

Ce plasma est confiné dans une boîte immatérielle créée par des champs magnétiques (les boîtes
magnétiques), on parle alors de confinement magnétique. On cherche ici à “donner du temps” aux
particules pour fusionner. Les temps de confinement caractéristiques sont de l’ordre quelques
secondes.

Le plasma est un fluide électriquement conducteur, mais


électriquement neutre vu de l’extérieur, dans lequel les ions et les
électrons se déplacent presque indépendamment les uns des autres.
Plongés dans un champ magnétique, ions et électrons vont suivre des

trajectoires en forme d’hélices qui s’enroulent autour des lignes de


champ et y restent “piégés”. Ils finissent néanmoins par sortir du piège
magnétique. Pour compenser cet effet, les lignes de
champs sont modifiées afin de les rendre
hélicoïdales. Les particules passent alors
successivement en haut puis en bas de la
configuration magnétique. L’effet de cette dérive est alors en moyenne compensé. On veut en fait
faire un brassage permanent de cette matière qui se trouve être chargée électriquement.

La méthode utilisée pour produire ces lignes de champ hélicoïdales a donné naissance à deux types
de machines :

- Dans un “tokamak”, le champ magnétique (perpendiculaire au champ électrique) est créé


par un courant toroïdal (ou hélicoïdal) circulant dans le plasma lui-même.

- Dans un “stellarator”, la configuration magnétique repose entièrement sur des courants


circulant dans des bobines externes. Cette configuration, plus complexe au plan des principes
et de sa géométrie, n’est pas au même niveau de développement que la configuration
tokamak.

℘ Comment chauffer le plasma ?

Quelle que soit la façon dont le plasma est créée à l’intérieur d’une structure de confinement, il n’a
jamais d’emblée la température requise pour les réactions de fusion.

Plusieurs méthodes sont possibles pour chauffer un plasma :

- Le courant qui circule dans le plasma du tokamak sert également à chauffer le plasma
(résistance électrique). Ce dernier reste efficace jusqu’à une température de l’ordre de 10
millions de degrés. Tandis que dans un stellarator, il n’y a pas de courant central et donc pas
de chauffage “ohmique”. (résistance électrique)

- Le plasma peut absorber l’énergie d’ondes électromagnétiques à des fréquences


caractéristiques du milieu (Cfr micro-ondes). L’énergie des ondes électromagnétiques est
transmise au plasma par des antennes situées dans l’enceinte de confinement.

Dans un réacteur de fusion thermonucléaire à confinement magnétique, la température du plasma


pourrait être amenée au niveau adéquat par une combinaison des méthodes ci-dessus. Lorsque les
réactions de fusion seront en nombre important, l’énergie portée par les noyaux d’hélium et restant
confinée dans le plasma deviendra alors la méthode de chauffage majoritaire
Le principe du réacteur

Le mélange combustible deutérium-tritium est


injecté (1) dans une chambre où, grâce au système de
confinement et de chauffage il passe à l’état de plasma et brûle de façon continue. (2) Le plasma
produit des cendres (les atomes d’hélium) et de l’énergie sous forme de particules chargées ou de
rayonnementŽ. (3) Les particules chargées et le rayonnement s’amortissent en abandonnant leur

énergie dans la “première


paroi” qui, comme son nom
l’indique, est le premier
élément matériel rencontré
au-delà du plasma.

L’énergie qui apparaît sous


forme d’énergie cinétique
des neutrons est, quant à
elle, convertie en chaleur
dans la couverture, (4)
élément situé après la
première paroi, mais
néanmoins à l’intérieur de
la chambre à vide. La
chambre à vide, elle-même,
est le composant qui clôt l’espace où a lieu la réaction de fusion. Première paroi, couverture et
chambre à vide sont bien évidemment refroidies par un système d’extraction de la chaleur. La
chaleur est utilisée pour produire de la vapeur et alimenter un ensemble classique turbine et
alternateur producteur d’électricité. (5)

Revenons un peu sur la couverture (4)  qui remplit en fait plusieurs fonctions :

- Son premier rôle consiste à récupérer l’énergie que les neutrons abandonnent en échauffant
les matériaux. Cette chaleur passant dans le générateur de vapeur, puis la turbine et enfin
l’alternateur où est finalement générée l’électricité.

- Le deuxième rôle de la couverture est de produire le tritium nécessaire à la réaction de


fusion. Le tritium n’existe en fait qu’en très petite quantité dans la nature. Il sera donc
produit in-situ par bombardement neutronique sur un autre corps aisément disponible, le
lithium via les réactions suivantes :
n + 6Li →T + 4He + 4,78 MeV (exothermique)
n + 7Li → T + 4He + n - 2,47 MeV (endothermique)

Formules exprimées autrement : 1n + Li6 ( 3 e- 3p 3n) 🡪 H3 (1 e- 1p 2n ) + He4 (2 e- 2n 2p)

1n + Li7 (3 e- 3p 4n) 🡪 H3 (1 e- 1p 2n ) + He4 (2 e- 2n 2p) + 1n

On a évidemment intérêt à privilégier la première réaction qui dégage de l’énergie :


La couverture est ainsi, elle aussi, le siège de réactions productrices d’énergie qui interviennent pour
20% dans le bilan du réacteur. Le lithium peut être sous forme solide (céramique) ou liquide (alliage
métallique), suivant le concept de couverture utilisé.

• La couverture doit enfin jouer un rôle de protection neutronique en réduisant considérablement


l’énergie et le flux neutronique afin d’abriter les composants suivants (chambre à vide, système
magnétique...).
Pour atteindre un rendement global de l’ordre de 35% cela impose que les réacteurs de fusion soient
nécessairement des unités de grande taille, typiquement capables de produire 1000 MWélectrique.
La fusion, à la différence des autres sources d’énergie, ne peut se concevoir en petites unités.

Les avantages de la fusion

L’énergie de fusion présente un certain nombre d’avantages qu’il est important de rappeler ici.

1) Les combustibles sont abondants et géographiquement également répartis. Le deutérium peut


être extrait de façon économique de l’eau de mer (33 g de deutérium par m3 d’eau de mer).
Les ressources énergétiques en deutérium représentent plus de 10 milliards d’années de
consommation annuelle mondiale.

2) Dans le cas de la fusion deutérium-tritium, ce dernier est fabriqué « in situ » à partir du lithium,
que l’on trouve dans l’écorce terrestre. Les ressources en lithium terrestre sont estimées à 2000 ans,
mais en fait pourraient être nettement supérieures.

3) La fusion présente des avantages en terme de sûreté. Les conditions d’entretien de la réaction de
fusion imposent l’utilisation d’un plasma très peu dense (quelques grammes de combustible dans un
volume supérieur à 1000 m3). La quantité de combustible présente dans la chambre de combustion
pendant la réaction est donc toujours très faible. Toute perturbation non contrôlée de ce milieu
entraîne son refroidissement rapide et l’arrêt des réactions de fusion. En particulier, l’emballement
de la réaction est intrinsèquement impossible. Contrairement à la fission nucléaire (Cfr réacteur de
Tchernobyl)
4) L’énergie de fusion, comme la plupart des énergies
renouvelables, ne produit pas en fonctionnement de
gaz à effet de serre ni de pollution
atmosphérique. Aucun des combustibles de base, le deutérium et le lithium, pas plus que le produit
de la réaction, l’hélium (un gaz rare), ne sont radioactifs ou toxiques. Comme dans toute installation
soumise à un flux de particules (réacteur à fission) les matériaux constituant la structure du réacteur
seront activés (radioactifs).

5) Sur le plan de l’impact environnemental, le choix pour ces éléments de structure de matériaux à
faible activation (ou plus exactement à temps de décroissance rapide) permet de minimiser les
quantités de déchets radioactifs. Ces matériaux peuvent être des aciers dans lesquels on a remplacé
les éléments pénalisants d’un point de vue activation (le nickel, le molybdène par exemple) par
d’autres plus intéressants et compatibles d’un point de vue métallurgique ou par d’autres familles de
matériaux comme les alliages à base de vanadium ou les composites en carbure de silicium.
Après une période de 100 ans suivant l’arrêt définitif du réacteur, la majorité (voire la totalité) de ces
matériaux peut être, soit considérée comme des déchets de très faible activité, soit recyclée dans la
filière nucléaire.

Un peu d’histoire

Les débuts des recherches sur l’énergie de fusion peuvent être datés dans les années 1920 avec les
premières explications sur l’origine de l’énergie des étoiles. Les premières expériences de
confinement avec des champs magnétiques sont initiées aux Etats- Unis dès 1938. L’année 1958,
plusieurs configurations magnétiques sont étudiées. Au niveau européen, ces recherches sont
entièrement coordonnées via le traité EURATOM (1957).
Nous, Européens, avons ainsi une position que l’on peut dire dominante sur le sujet.

En 1968, les scientifiques russes de l’Institut Kurchatov annoncent avoir obtenu des performances
largement supérieures aux autres expériences avec une configuration magnétique particulière : le
tokamak. Ceux-ci vont rapidement supplanter les autres configurations magnétiques. Aujourd’hui,
seuls les stellarators restent encore considérés comme une alternative possible aux tokamaks, bien
que leurs performances actuelles soient nettement moins avancées.

On peut retenir, pour l’heure, que tous les grands problèmes posés par l’énergie de fusion ont été
abordés et que pour la plupart d’entre eux, des solutions sont proposées.

Ces problèmes étaient :

(1) Le confinement du plasma,


(2) obtenir des décharges performantes de plusieurs minutes. Et c’est cela le projet européen du
tokamak du nom de « Tore Supra » implanté à Cadarache. (France voir plus bas) le plus grand
tokamak à aimants supraconducteurs au monde (Figure 5). Ces technologies ont permis de réaliser
plusieurs décharges se chiffrant en minutes
dont la décharge record du 18 septembre 2002 d’une durée de quatre minutes et demie, soutenue
par une puissance de
3 MW (électricité), et conduisant à extraire plus de 750 mégajoules d’énergie thermique au cours de
l’expérience.

La prochaine étape : ITER


Des études sur la fusion contrôlée sont faites mais souvent de façon encore indépendantes. La
prochaine étape doit constituer l’intégration des résultats au sein d’une même installation : c’est l’un
des objectifs du projet international ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor).

Historique
Quatre participants au départ en 1986, les Etats-Unis, le Japon, l’Urss et l’Europe associée au Canada.
En 1998, les Etats-Unis se retirent du projet. Les partenaires restants orientent alors leurs efforts vers
la conception d’une installation ayant un coût et des objectifs réduits. La phase d’ingénierie détaillée
de cette nouvelle version s’est achevée en juillet 2001. Le dossier détaillé permettant une décision de
construction est en cours d’examen par les partenaires .A l’heure actuelle, c’est fait. (Union
européenne, Japon, Russie, Canada). Ce sera le site français de Cadarache.

Les objectifs d’ITER

Iter sera le plus grand Tokamak du monde. Le volume de son plasma sera de 800 m3. En
comparaison, le plus grand Tokamak actuel, le JET a un plasma de 80 m3, et celui de Tore-Supra à
Cadarache (France) de 25 m3.

L’objectif essentiel du programme ITER est de démontrer la faisabilité scientifique et technologique


de l’énergie de fusion par confinement magnétique. Cette machine permettra de produire 500 MW
de puissance de fusion pendant plus de 400 s avec l’assistance de 50 MW de puissance de chauffage
ITER permettra donc l’étude des plasmas en combustion.

ITER sera aussi la première machine intégrant la majorité des technologies essentielles au réacteur
de fusion : aimants supraconducteurs de très grande taille, composants face au plasma refroidis
activement, gestion du tritium, maintenance robotisée, tests de modules de couvertures tritigènes
(Comme vu, à base de lithium pour la genèse du tritium).

Huit années seront nécessaires pour la construction. La durée d’exploitation est évaluée à une
vingtaine d’années.

Cadarache est apte à recevoir le projet dans les meilleures conditions possibles. Cadarache s’appuie
sur plus de quarante ans d’expérience dans le domaine de l’énergie nucléaire. Plus de 4000
personnes y travaillent sur un site de 1600 hectares. On y compte dix-huit installations nucléaires de
base. Le site bénéficie donc d’une expérience considérable dans la gestion des installations
nucléaires et dispose de 20 ans d’expertise au niveau international sur les recherches en fusion
magnétique (Figure 9).

Après cette ultime phase d’expérimentation, la construction d’un réacteur de démonstration ou


prototype, relève de décisions n’appartenant pas à la génération actuelle (la fin de vie d’ITER est
envisagée aux alentours de 2030). Par contre, la génération actuelle se doit de préparer le corpus des
connaissances nécessaires permettant, plus tard, d’envisager sereinement toutes les options
énergétiques possibles. Sous beaucoup d’aspects, ITER est voisin du réacteur. Les études
économiques effectuées pour la fusion montrent que contrairement à ce qui a été parfois avancé, les
coûts de l’énergie de fusion ne sont pas de nature à hypothéquer automatiquement son avenir. En
intégrant les impacts environnementaux, le coût du kilowattheure fusion se situe entre 1,5 et 2 fois
le coût du kilowattheure nucléaire fission, entre le coût du kilowattheure éolien et le coût du
kilowattheure solaire.

La fusion présente des avantages qui peuvent contribuer à une production d’énergie plus
respectueuse de notre environnement. Ce sera un des éléments dont il faudra tenir compte pour le
choix et les prises de décision dans le domaine énergétique. Il est très certainement du devoir de la
génération actuelle de préparer la base de connaissance nécessaire et de savoir-faire permettant aux
décideurs de demain, d’envisager sereinement toutes les solutions énergétiques possibles. C’est
l’objectif des recherches actuelles sur la fusion.
…Conclusion…

Depuis toujours l’homme a cherché à exploiter la terre, il en extrayait de quoi vivre et commercer.
Lorsqu’il découvrit les réserves énergétiques naturelles, comme par exemple les combustibles
fossiles, le charbon, le gaz et le pétrole, il s’en servit abondamment en pensant que leurs réserves
étaient inépuisables et ne se préoccupait donc pas de leur fin pourtant programmée. Mais voilà
qu’aujourd’hui, la réalité revient brusquement et nous saute aux yeux. De fait, nous réalisons enfin et
seulement maintenant que dans peu de temps nous allons avoir une pénurie de ces combustibles
fossiles. L’humanité brûle actuellement près de 10 milliards de tonnes équivalent pétrole chaque
année. Les réserves cumulées de pétrole, de gaz et de charbon s’élèveraient à environ 800 milliards .
L’augmentation de la population n’arrange en rien le problème, et à présent la consommation
d’énergie ne cesse d’augmenter, actuellement de 6,6 milliards d’habitants, avec un pic prévu en
2030-2035 de 8,5 et 9 milliards d’individus. Puis, elle se stabilisera ou pourrait même peut-être
décroître.

C’est une véritable nécessité pour nos sociétés que de changer de cap, qu’il soit à la fois un
changement comportemental individuel, familial, communal, national ; en un mot un changement
nécessaire pour toute l’humanité. On le voit bien et comme déjà dit plus haut, la problématique est
double et une mutation de notre société de consommation à outrance est indispensable. Nous
devons revenir, comme le pense Nicolas Hulot, à une société qui construit, répare, récupère et
recycle, cela s’appelle l’économie circulaire. L’inverse, comme nous le faisons en ce moment, conduit
à un gaspillage massif d’énergie fossile.
Ce problème concerne notre survie et à la vitesse de consommation que nous avons à l’heure
actuelle nous épuisons très fortement et de plus en plus vite nos réserves naturelles énergétiques.
Le problème est double, d’un côté les combustibles fossiles sont les premiers responsables de la
croissance de gaz carbonique dans l’atmosphère et donc du changement climatique par cette
accumulation des gaz à effet de serre. Et de l’autre côté, ces mêmes combustibles fossiles vont
s’amoindrir et se raréfier.
La réduction de la consommation d’énergies fossiles reste LA priorité. Elle doit parallèlement
conduire au développement volontariste d’un bouquet énergétique nouveau et donc faisant une
large part aux énergies renouvelables.

Le faible impact sur l’environnement des énergies renouvelables en fait des énergies d’avenir
diminuant les problèmes tels que celui des déchets nucléaires et les émissions de gaz à effet de
serre.
…Bibliographie…

Références écrites:
- ALEGRE Claude et JEAMBAR Denis, « Le défi du monde » (2006)

- HULOT Nicolas, « Pour un pacte écologique » (2006)

- CHATELIER Michel et MAGAUD Philippe, « Les perspectives de la fusion nucléaire » (Mai


2003)

- ELECTRABEL, « La ferme du Faascht, un projet de biométhanisation »

- CREHAY Romain et MARCHAL Didier, « La filière bois-énergie » (Décembre 2004)

- BRAGARD Samuel, « Le chauffe-eau solaire »

- Ministère de la région wallonne, « Un chauffe-eau solaire chez vous ? » (Décembre 2005)

- InnoV+, « L’énergie a de l’avenir » N°7 (Septembre 2006)

- Bati confort, « Le magazine des espaces à vivre » (Edition 2006-2007 / 9e Année)

- GE Imagination at work, « ²Wind turbine » (2004)

- Le Ligueur, « La maison en hiver » (27 septembre 2006)

Références Internet:
- Encyclopédie Encarta (2007)

- Http://www.delaplanete.org/Petrole-Un-chemin-difficile.html par KJEL ALEKLETT

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LEGRAND

Dans : http://energattert.ful.ac.be « Optimisation de la valorisation énergétique de la biomasse


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- Encyclopédie libre Wikipédia


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CHATELIER

Dans : http://www-fusion-magnetique.cea.fr/ ²« La fusion magnétique, une activité


internationale pour une option énergétique du futur. »

- Http://www.itercad.org/faq_fr.html par François GAUCHÉ

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Baudelaire

Dans : http://www.comenius-baudelaire-fosses.ac-versailles.fr « le site du projet Coménius :


"Energies du futur, planète de demain : éduquer les élèves à utiliser l'énergie" »

- Http://www-cad.cea.fr/fr/cadarache/presentation/index.htm

Dans : http://www-cad.cea.fr/ « Le centre de Cadarache : une plate-forme de recherche énergétique


unique. »
- ²http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=12615 ²« Agence
de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie »

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