Énergies Renouvelables : Solutions Durables
Énergies Renouvelables : Solutions Durables
INTRODUCTION
Il nous est désormais impossible d’échapper à l’actualité. La consommation énergétique mondiale ne
cesse de s’accroître.
Pour apporter une solution durable à cette augmentation, les énergies renouvelables joueront
certainement un rôle plus qu’important. Elles sont présentes partout et leur potentiel est important.
Elles sont également inépuisables grâce aux cycles naturels. Cependant, leur utilisation demande,
une consommation plus économe dans notre quotidien.
Le temps des énergies bon marché est bel et bien révolu. Tous, nous sommes frappés par une même
évidence : pour des raisons financières avant tout, mais également environnementales, désormais il
est plus que temps d’innover dans des techniques de production d’énergie durable. Déjà plus de
120.000 personnes ont trouvé un emploi dans le secteur des énergies renouvelables.
« Le monde consomme deux barils de pétrole pour chaque baril découvert. Cela devrait-il vous
inquiéter ? » Le pétrole, aurait probablement une espérance de vie de 20 à 40 ans.
Le marché international du gaz naturel est aussi stratégique que celui du pétrole, mais répond à des
impératifs techniques bien différents. D’autant qu’il ne peut être transporté aux antipodes et doit se
consommer à proximité relative des lieux de production.
La demande mondiale projetée en gaz naturel est démesurée. D’une part, il s’agit d’une source
d’énergie très pratique, utilisable quasiment sans transformation. D’autre part, le pic de sa
production mondiale (2030) interviendra environ 20 ans après celui du pétrole ; ce qui en fait dans
beaucoup de prévisions l’énergie fossile de transition idéale. Pourtant les experts indépendants
s’inquiètent du fait qu’une bonne partie des réserves « Prouvées » de gaz naturel sont situées dans
des zones jusqu’à présent inexploitées.
La rareté entraînant la cherté, le coût des énergies fossiles risque bien, quant à lui de continuer à
croître, sinon à exploser. Les énergies renouvelables, par définition, ne devraient jamais être rares,
car inépuisables. Et, même si les investissements d’aujourd’hui en énergies renouvelables sont assez
coûteux, ils constitueront un investissement bénéfique à terme.
Les scientifiques cherchent des solutions au tarissement programmé des sources d’énergies fossiles
et parallèlement au réchauffement climatique, dû aux gaz à effet de serre, principalement le CO2.
Bien rapidement, ils ont compris que l’une des solutions les plus efficaces serait les énergies
renouvelables. Une énergie renouvelable est une source d’énergie qui se renouvelle continuellement
et donc qui est inépuisable à l’échelle de l’homme.
Le bois fait aussi partie des énergies dites renouvelables, malgré la libération de Co2 lors de sa
combustion. En effet il faut savoir que la balance en carbone engendrée par cette combustion est
neutre car le cycle existant entre la photosynthèse de l’arbre et sa combustion est tout à fait neutre
c'est-à-dire qu’il n’y a pas de libération supplémentaire de Co2 que celui que l’arbre a pris dans
l’atmosphère lors de sa croissance.
On pourrait se dire que les énergies fossiles (fossile du bois) auraient le même rapport puisqu'elles
proviennent aussi du bois. La réponse est non car intervient alors dans notre raisonnement un autre
élément, l’échelle du temps. En effet, ils libèrent le co2 pris par les arbres il y a des millions d’années,
ce qui nous fait dire que pour nous dans notre espace-temps actuel, il s’agit d’un apport
supplémentaire de C02.
Le début de l'utilisation du bois comme combustible, est contemporain de la maîtrise du feu. Le bois
a, depuis bien longtemps, été utilisé comme source d'énergie thermique afin de chauffer et de
cuisiner.
Désormais il existe les pellets qui sont de petits granulés, des produits naturels issus du compactage
des résidus provenant directement des menuiseries, scieries ou de la sylviculture locale. (Voir photo
ci-dessus). Leur avantage est que ce conditionnement prend moins de place, important pour le
stockage.
Ce combustible local permet également de réduire notre balance énergétique tout en préservant
l’environnement, tant par l’évitement de la mise en décharge, que par la non production de rejets
polluants dans l’atmosphère.
La récupération de chaleur sera par la suite utilisée dans la production de 130 000 tonnes de pellets
de bois ce qui correspond à 75.000.000 litres de mazout. Les pellets en bois sont produits à partir de
sciures compressées sans le moindre additif.
Quelques chiffres : 1kg de bois SEC quelle que soit son essence donne 18,4 MJ/kg ou 5,1 kWh/kg
Le joule est l’unité internationale pour l’énergie. Le kilowatt heure qui représente aussi l’énergie est
utilisé dans les activités commerciales.
Rappel : 1 watt = 1 Joule/seconde. Donc 1 joule= 1 watt x seconde c’est l’unité de travail et d’énergie.
1) Pyrolyse : décomposition du bois par une source de chaleur de 500 à 700° mais en absence
d’oxygène. Cela donne trois types de produits : - Solides charbons de bois
- Gaz
- Huiles pyrolytiques pour faire du carburant ou être brûlées.
2) Gazéification : Ce procédé entre pyrolyse et combustion, elle se fait en présence d’une petite
quantité d’O2. Comme son nom l’indique cette technologie produit du gaz.
3) Combustion en présence de beaucoup d’O2 : Cette combustion donne de l’eau chaude à 70 90° ou
de la vapeur qui a donc une force motrice (machine à vapeur) ou par module de cogénération peut
donner de l’électricité.
1.2 Biomasse, biométhanisation
agricole
Les installations de biométhanisation permettent de produire à partir de cette biomasse très variée
un biogaz composé de 50 % à 80 % de méthane en fonction de leur nature. Ce biogaz peut fournir
par la suite deux types d’énergie :
Un peu d’histoire
Le biométhane, qui est un gaz issu de la décomposition anaérobie, a été découvert par Shirley en
1667. A cette époque ce gaz était connu sous le nom de gaz des marais en raison de sa présence en
abondance dans le fond des eaux stagnantes. C’est en 1884 que Ulysse Gayon, un élève de Louis
Pasteur, présente ses travaux sur la fermentation, et en conclut, que le gaz issu de la fermentation
serait une source utilisable d'énergie pour le chauffage et l'éclairage.
Ce sera seulement dans la première moitié du XXème siècle que seront mises aux point différentes
techniques de fermentation. Nous étudierons alors l'influence sur les fermentations des composants
de la matière organique, de la faune microbienne, de la température ainsi que les autres facteurs
ayant des répercussions importantes sur la biométhanisation.
Dans les années 1950 à 1960, les stations d'épuration ont permis de grandes avancées dans la
recherche sur la méthanisation.
Concept de la biométhanisation :
Contrairement à ce que bon nombre de personnes
pourraient croire, la biométhanisation n’a
rien à voir avec le compostage et n’est pas
du tout le même principe.
- Le concept du compostage consiste à faire fermenter, dans des conditions contrôlées, des
déchets organiques en présence de l’oxygène de l’air, (donc en aérobie).
1. Dans un premier temps, c’est en amenant des résidus dans un état de compost frais qu’une
fermentation aérobie intense va s’engendrer. Il s’agit donc d’une décomposition de la
matière organique fraîche, à hautes températures (50° – 70°C) sous l’action des bactéries.
Cette dégradation se produit d’ailleurs naturellement dans les rizières, les décharges et les marais.
Elle s’effectue en quatre opérations :
3. Puis, par après, l’acétogenèse qui va transformer les acides organiques en acétate, hydrogène
et toujours avec rejet de Co2
4. Vient ensuite la phase terminale qui sera la méthanogenèse qui est donc la production de
méthane (Ch 4) en elle-même…( La proportion de Ch4 par biométhanisation est de 60% et
donc 40% de Co2, alors dans le gaz de distribution la teneur en Ch4 est de 90%.)
- Méthanogenèse : CH3COO - + H2 → CH4 + CO2 < = > Acétate + Di hydrogène → Méthane et gaz
carbonique
En somme, c’est l’hydrolyse, qui par le biais de
macromolécules va décomposer les
matières en produits plus simples, il s’agit en fait
d’une liquéfaction ou d’une gazéification avec
transformation des molécules en acides gras, en sels ou même en gaz, Ceux-ci sont ensuite
transformés en méthane. Cette fermentation est le résultat de l’activité des bactéries méthanogènes
très répandues dans les sédiments naturels et rumens de bétails.
Les bactéries méthanogènes sont une famille de bactéries anaérobies qui, pour obtenir de l’énergie
utilisent le gaz carbonique et l’hydrogène pour les transformer en méthane.
Chiffres à retenir également concernant l’effet de serre : 1m3 de Ch4 libéré dans l’air correspond à
l’équivalent de 21m3 de Co2.
Bien évidemment, toute matière organique n’a pas un même rendement en production de méthane
et chaque matière a ses propres caractéristiques. En voici d’ailleurs la preuve :
N’oublions pas qu’il ne faut pas mettre n’importe quoi dans les digesteurs et que certaines plantes
ayant subi des traitements aux pesticides ou autres produits toxiques ne pourront entrer dans le
cycle chimique de la biométhanisation.
Mais attention, mettre la théorie en pratique n’est pas si simple : passer d’une matière organique à la
production de méthane demande beaucoup de travail ainsi qu’une infrastructure assez élaborée voir
complexe.
2. La production de biogaz aura lieu dans un digesteur, qui est une cuve fermée d’une
membrane souple, isolée et chauffée. La matière organique y est par la suite introduite de
façon régulière (plusieurs fois par jour) pour que la fermentation anaérobie de la matière
organique à l'intérieur du digesteur se fasse de manière constante.
4. Le biogaz produit par les bactéries méthanogènes, remonte ensuite à la surface, le gaz étant
plus léger que la matière organique liquide. Le mélangeur homogénéise la matière en
empêchant qu'une croûte ne se forme à la surface. A l'intérieur du digesteur, le niveau de la
matière organique en fermentation est constant. Chaque fois que la matière est introduite,
une même quantité de matière sort du digesteur, afin que la réaction fonctionne plus
efficacement il faut toujours avoir 12% de matière sèche dans le digesteur. Le temps de
séjour de la matière dans le digesteur varie de 2 jours à 2 mois.
En phase terminale, l’on stocke la matière organique digérée, qui est donc passée dans le digesteur,
dans une grande cuve de stockage. Plus tard, on utilisera le digestat pour épandre dans les champs.
En effet, les matières organiques ont, malgré ce que l’on pourrait croire, gardé tous les nutriments
nécessaires pour faire office de bons engrais. La
biométhanisation a également pour effet de réduire l’odeur caractéristique des lisiers (jusqu'à 80%
des odeurs sont perdues) et d’éliminer les nuisances olfactives tant sur
L’Allemagne est un pays qui est déjà très avancé dans le domaine de biométhanisation, en effet sa
politique d’anti-nucléarisation fait que les allemands font beaucoup plus d’effort que dans d’autres
pays pour trouver des solutions autres que le nucléaire. C’est donc un atout primordial de ce pays, et
cela fera sans doute sa force dans ces domaines.
Un peu d’histoire
L’énergie hydraulique est une des énergies renouvelables les plus difficiles à développer, en
effet, les sites à exploiter ne peuvent pas se multiplier à l’infini.
Cependant, il reste aujourd’hui quelques potentialités.
Capacité
Le barrage des Trois-Gorges en Chine doit devenir le plus grand barrage hydroélectrique du monde
par sa superficie, mais seulement le deuxième en termes de production d'électrique, le barrage
d'Itaipu à la frontière entre le Brésil et le Paraguay ayant augmenté sa capacité en 2006. La centrale
électrique chinoise produira environ (en 2009) 84700000MWh d'électricité par an. Cela représente
2% des besoins énergétiques de la Chine actuelle qui est comme chacun le sait en plein boum
économique. Mais à quel prix, à la fois humain et écologique, a-t-il été réalisé ?
[
Comme on vient de le dire, bien que difficile à développer, il y a à la lecture de ces chiffres et
mathématiquement, une marge importante de potentialité. Mais à quel coût ?
Conclusion : On le voit l’énergie hydraulique participe aussi à la production d’énergie propre, mais
elle est confinée dans un rôle de petite à moyenne importance dans l’état actuel de production de
ses installations.
1.4 Énergie éolienne
● L’éolienne récupère l'énergie cinétique du vent, le plus souvent pour produire de l'électricité,
grâce à certains éléments :
- L'effet tunnel : au niveau des cols entre deux montagnes, là où le vent est souvent plus fort. L'air est
compressé entre les montagnes ou les bâtiments. Ces lieux sont donc très appropriés pour les
éoliennes. Le problème est qu'ils sont souvent restreints et qu'il est difficile d'y placer une grande
quantité d'éoliennes.
- La mer et les lacs sont aussi de bons emplacements : Aucun obstacle au vent, et donc, même à
basse altitude, les vents ont une vitesse importante.
À condition qu'elles soient implantées relativement loin de la côte, les éoliennes en pleine mer
entraînent moins d'impact sur le paysage. Ce type d’éolienne est appelé offshore. Un des
inconvénients essentiels est que l'installation d'éoliennes en mer est beaucoup plus coûteuse qu'à
terre car les mâts doivent résister à la force des vagues et du courant, la protection contre la
corrosion doit également être renforcée et le raccordement électrique implique des câbles
sous-marins très coûteux et fragiles. En revanche, une éolienne offshore peut fournir jusqu'à 5
MégaWatt par jour. C’est certainement une des solutions la plus intéressante au niveau des
éoliennes. Cette solution offshore permet aussi peu à peu le développement d'éoliennes de très
grande puissance.
Néanmoins, puisque l ‘énergie fournie est totalement propre et renouvelable, les éoliennes offrent
deux grands avantages. D’une part, son exploitation n'entraîne aucun rejet et aucun déchet. De plus,
le site d'implantation des éoliennes reste toujours exploitable, pour l'agriculture notamment. Enfin,
elles peuvent dans certain cas, permettent d'électrifier les lieux isolés et donnent une certaine
indépendance à de petites communautés. Mais, le principal inconvénient de cette source d'énergie
renouvelable est son manque de flexibilité et son
inconstance. Le vent ne souffle pas toujours
quand on en a besoin !
Quant aux aspects économiques, ils restent imprécis, dans la mesure où la quantité d'énergie
récupérable est difficile à déterminer.
Caractéristiques techniques
Le rendement énergétique des éoliennes est principalement fonction de la vitesse du vent. Ainsi, les
éoliennes actuellement sur le marché ont besoin d'un vent dans la gamme de 11 à 90 km/h,
au-dessus de cette vitesse les éoliennes sont fermées car une trop haute vitesse les
endommageraient.
Les futures éoliennes, dont les premiers prototypes sont mis en service courant 2006, acceptent des
vents de moins de 4 à plus de 200 km/h.
Comme l'énergie solaire et d'autres énergies renouvelables, l'éolien a aussi besoin soit d'une énergie
d'appoint pour les périodes moins ventées, soit de moyens de stockage de l'énergie produite.
La montée du prix des énergies fossiles a rendu les recherches dans ce domaine plus attractives pour
les investisseurs.
* La production énergétique dépend de la force du vent, il faut donc prendre en compte l'évolution
journalière ou saisonnière de la courbe de charge, voire le stockage de l’énergie produite.
Les nouvelles éoliennes en cours de recherche permettent d'aboutir à une technologie qui
s’affranchit du bruit, de l’encombrement et de la fragilité des éoliennes à pales.
En France, parmi les énergies renouvelables, c’est l’éolien qui a un des plus fort potentiel de
développement et représentera une grande part dans la production d’énergies renouvelables.
A l’heure actuelle, des milliers d'éoliennes fonctionnent dans diverses régions du monde, avec une
capacité totale de plus de 73 900 MW, dont l'Europe y prend part à 65%.
A l’heure actuelle, des techniques permettent de capter une partie de cette énergie. Celles-ci sont
déjà fort prisées et sont constamment améliorées.
On vient d’apprendre que la plus grande centrale mondiale d’énergie solaire photovoltaïque est en
construction sur le territoire allemand, précisément a Brandis. (Electricité pour 10.000 foyers)
Le principe majeur est de concentrer les rayons solaires en un seul endroit. Le solaire thermique
consiste à utiliser la chaleur du rayonnement solaire. Il est séparé en différentes façons : centrales
solaires thermodynamiques (phénomènes calorifique), chauffe-eau et chauffage solaires et sécheurs
solaires.
Dans la recherche industrielle, il existe des systèmes qui permettent de concentrer l'énergie solaire
en un seul point précis qui peut alors atteindre une température considérable. Une production
électrique est alors possible via des turbines à vapeur.
Mais la solution la plus réaliste économiquement à l'heure actuelle, pour produire de l’électricité
grâce à l’énergie solaire à l'échelle industrielle, consiste à chauffer un fluide caloporteur (eau, sels
fondus, huiles synthétiques, ou directement vapeur) en y concentrant le rayonnement solaire.
- A l'échelle d'une habitation, il est possible d'installer un chauffe-eau solaire, ou un chauffage solaire
: il s'agit de capteurs vitrés (cellules photovoltaïques) installés le plus souvent sur la toiture, là circule
un liquide caloporteur réchauffé par le rayonnement solaire, qui transmet ensuite la chaleur à un
chauffe-eau.
En Europe, une stratégie basée sur l'énergie solaire passive est bien plus performante que le système
de pompe à chaleur que je vais développer au chapitre suivant. Même conclusion si on a
l’automatisation des installations ou par rapport à l'énergie solaire active. Ce surcoût est faible (5 à
15%) et compensé par des aides, en Allemagne et en Autriche. Donc le retour bénéfique sur
l’investissement se fait plus ou moins très rapidement. (5 à 10 ans).
- Les constructions répondant au label Habitat passif consomment jusqu'à dix fois moins d'énergie
que les maisons standard pour le chauffage et la production d'eau chaude. Ce type d'habitat,
relativement peu gourmand en énergie produit peu de gaz à effet de serre.
-L'usage de panneaux solaires thermiques peut généralement être justifié pour la production de l'eau
chaude sanitaire à moindre coût.
-En revanche, pour le solaire photovoltaïque, le coût financier de l'installation est assez élevé, bien
que la recherche progresse dans ce domaine. Plusieurs pays ont donc mis en place des systèmes
d'incitation financière pour l'installation de panneaux solaires, un peu dans le même style que le
Certificat Vert. J’en expliquerai le principe plus loin. L'usage du solaire photovoltaïque se justifie
aussi dans les situations où il est trop coûteux d'installer un réseau de transport d'électricité, comme
dans des zones isolées et peu peuplées.
-Les systèmes de production d'énergie solaire ont un coût proportionnel quasiment nul : une fois
l'installation de l'appareil effectuée, l'énergie est produite par le Soleil, ce qui ne coûte rien. Il faut
cependant tenir compte des coûts d'entretien de l'appareil.
1.5 La géothermie
Quant au coût du forage et de la mise en place d'une installation géothermique, il est certes très
important, mais d’un autre côté celui de l'exploitation de l'installation est quasi nul.
Un peu d’histoire
Depuis l’Antiquité, les sources chaudes sont utilisées pour leurs vertus thérapeutiques ou comme
moyen de détente. Les premiers immigrants d’Islande transportaient l’eau des sources chaudes
jusqu’à leurs abris à l’aide de conduits de bois.
L’utilisation rationnelle des sources d’eau
chaude naturelle n’apparut que plus tard.
Principe de la géothermie
Le principe géothermique consiste à extraire l’énergie (sous forme de chaleur) contenue dans le sol
pour l’utiliser sous forme de chauffage ou pour la transformer en électricité. Un flux géothermique
naturel existe à la surface du globe, mais il est si faible qu'il ne peut être directement capté. En
réalité on exploite la chaleur accumulée, stockée dans certaines parties du sous-sol, notamment les
nappes d'eau en faisant un ou plusieurs forages, plus ou moins profond selon la température désirée
ou le gradient thermique local.
Comme vous le savez, la terre a en son centre un noyau de magma. Celui-ci génère une importante
chaleur, et c’est de cela, en partie que bénéficie la géothermie. La température augmente au fur et à
mesure que l’on s’enfonce dans le sol terrestre, à l’exception des quelques dizaines de mètres qui
subissent le rayonnement du soleil. Hormis les sources thermales naturelles, la chaleur
géothermique (flux géothermique) est beaucoup trop faible à la surface pour être exploitée
directement. L’énergie géothermique est transférée à la surface de la Terre par les mouvements du
magma, lorsque celui-ci effleure la surface, et par la circulation d’eau chauffée en profondeur, qui en
remontant par une faille vient aussi réchauffer cette surface. Cette eau chaude qui atteint la surface
terrestre va apparaître sous la forme de sources chaudes, de geysers et de fumerolles. La puissance
géothermique de la Terre est estimée à plus de 30 milliards de kilowatts par an.
Par ailleurs, il existe plusieurs moyens d’utiliser l’énergie géothermique car elle se présente à
différents degrés de température. Allant de géothermie à très basse énergie à la géothermie à haute
énergie.
La géothermie appelée géothermie à haute énergie (150°C – 320°C) ne peut être exploitée que dans
certaines régions du monde. Ces régions doivent présenter une convection magmatique suffisante
capable de réchauffer les réserves d’eaux superficielles. D’ailleurs, ces régions se trouvent
généralement dans des zones volcaniques comme l’Indonésie, les Philippines, l’Amérique du nord ou
même la Guadeloupe.
La géométrie basse énergie (50 °C-90 °C) est beaucoup plus répandue que les précédentes, elle peut
être exploitée dans les régions à gradient de température normal, où des formations géologiques
adéquates existent à des profondeurs suffisantes pour atteindre les températures recherchées,
comme dans les bassins sédimentaires (fluides à 60 °C-80 °C, en moyenne). On creuse un forage qui
permet d’atteindre une nappe d’eau chaude ; la profondeur des nappes exploitables varie entre 800
et 3 000 m selon les régions. On récupère cette eau pour le chauffage urbain, par exemple, puis on la
réinjecte dans le forage de manière à préserver la pression du gisement et son exploitation à long
terme, mais surtout pour protéger l’environnement géothermique. La production annuelle de cette
énergie en 1990 était de 0,650 million de tep (tonnes équivalent pétrole. Voir annexe à la fin) au
Japon, 0,230 en France et 0,195 en Islande.
La géothermie très basse énergie (12 °C-50 °C) a des caractéristiques identiques à la précédente.
Elles en diffèrent toutefois par la profondeur beaucoup plus faible de la source géothermique (de 0 à
1 000 m). Le forage est donc plus rapide et moins coûteux. De plus, il n’est pas toujours nécessaire de
réinjecter le fluide calorifuge, l’installation est donc moins complexe. Cette énergie, si elle a surtout
été utilisée pour chauffer des serres en agriculture ou de petits groupes d’habitations, est
maintenant entrée dans le domaine du chauffage individuel des maisons neuves.
Désormais, dans l'habitat individuel, on assiste au retour des pompes à chaleur qui utilisent la
chaleur contenue dans le sol pour alimenter un plancher chauffant.
Ce principe connu depuis une vingtaine d'années, permet de rivaliser avec les moyens de chauffage
"traditionnels". Cependant des dérives commerciales conduisent ces promoteurs à le présenter
comme une alternative environnementale crédible aux énergies fossiles et au nucléaire alors qu’ils
oublient de dire qu’une part non négligeable de
l’énergie fournie par ces pompes est d’origine
électrique.
Il faut savoir qu’on peut avoir besoin en certaines
circonstances d’un chauffage d’appoint, électrique ou non. (Périodes de grands froids)
La technique :
Des capteurs enterrés sont constitués d'un réseau de tubes dans lequel circule un fluide caloporteur :
souvent de l'eau glycolée. Pour restituer cette chaleur dans le plancher chauffant de la maison
plusieurs solutions existent. La plus répandue consiste à utiliser un "module de transfert"
comprenant le compresseur, un ou deux échangeurs...
Selon les fabricants, la surface de captage préconisée varie entre 1,5 et 3,5 fois la surface chauffée de
l'habitation.
Une PAC peut être réversible et permettre au plancher de devenir rafraîchissant en période estivale.
Pour 1 kWh électrique consommé, une pompe à chaleur produit en moyenne 2 à 4 kWh de chaleur.
Une PAC est donc une forme adoucie de chauffage électrique. (Même chose dans les deux sens de
fonctionnement)
Avantages et inconvénients
Les deux principales qualités de ce mode de chauffage sont liées au mode de diffusion de la chaleur
par plancher chauffant basse température, et à la part d'énergie gratuite utilisée.
Par contre, des problèmes de gel précoce peuvent apparaître sur certains types de terrain pour des
capteurs enterrés à faible profondeur, ainsi que des assèchements estivaux si la fonction
rafraîchissement est utilisée. De plus, les fluides frigorigènes sont nuisibles pour la couche d'ozone
dans les systèmes où on les utilise. (Moyenne énergie).
Une pompe à chaleur comprend un compresseur intégré dans un module que l'on appelle un
générateur. Il est impératif de bien désolidariser le générateur des murs et de le monter sur
silent-block : le compresseur est un élément bruyant.
Il est aussi déconseillé d'installer ce type de
matériel en bout de ligne électrique. L'appel de
puissance étant important lors du démarrage du
compresseur, on peut constater une baisse de
tension dans le réseau électrique de la maison.
Production mondiale :
Dans le monde entier, la capacité de production
des installations géothermiques était d’environ 5
800 MW en 1990, plus de 6 700 MW en 1995, et
on prévoit qu’elle sera de l’ordre de 10 000 MW
en l’an 2000. Les États-Unis sont les premiers
producteurs d’énergie géothermique, avec 2 817
MW en 1995, suivis par les Philippines (1 190
MW), le Mexique (753 MW), l’Italie (630 MW), le
Japon (414 MW) et l’Indonésie.
D’où vient cette énergie ? En relativité, la formule d’Einstein E=MC2, exprime la relation entre la
masse et l’énergie, c'est-à-dire que la masse est une forme d’énergie, cette forme d’énergie est
« l’énergie de masse ».
Or, dans ces réactions de fission, la somme des masses atomiques des produits de fission est
inférieure à la masse atomique du noyau lourd de départ donc cette différence de masse s’est
transformée en énergie considérable. (Exemple Uranium 235 isotope de l’uranium, masse 235
supérieure à l’addition des masses atomiques du Krypton 93 + masse baryum 140)
Energie produite donc considérable néanmoins si on parle de rendement, il faut savoir que malgré
des techniques avancées, seuls 30% de l'énergie sont transformés en électricité, le reste étant perdu
sous forme de chaleur. Rappelons-nous ce thème évoqué auparavant sur la productivité des
centrales électriques qu’elles soient d’origine nucléaire ou non. Les centrales thermiques classiques
ont un rendement un peu supérieur (45 à 50%), mais elles contribuent plus au réchauffement de
l'environnement en induisant de l'effet de serre. L'uranium est présent dans l'écorce terrestre, à
raison de 3 grammes par tonne en moyenne. Il est extrait de mines à ciel ouvert ou souterraines et
10 pays concentrent 96% des réserves mondiales, dont l’Australie, le Canada, et le Kazakhstan.
La teneur du minerai en uranium est en général
assez faible, il est indispensable de le
concentrer. Les roches sont finement broyées et l'uranium est extrait par différentes opérations
chimiques. Le concentré ainsi fabriqué à l'aspect d'une pâte jaune appelée "yellow cake". Il contient
alors 75% d'uranium. Ce "yellow cake" est purifié puis transformé en gaz, hexafluorure d'uranium
(UF6). Enfin, on sépare les atomes d'uranium-235 (fissile) et d'uranium-238 (non fissile) soit par
diffusion gazeuse, soit par centrifugation. En effet, on utilise l’uranium 235 car fissible facilement
contrairement au 238. La fission de l’uranium 238 demande plus d’énergie.
Puis, on conditionne cet uranium 235 par différents processus pour qu’il soit assemblé au sein de
barres exploitables dans les centrales nucléaires.
L’avenir de la fission dépendra des décisions de nos sociétés et de l’avancement des technologies
d’autres productions énergétiques, je pense ici à la fusion nucléaire.
Mais la viabilité de cette source énergétique dépend bien sûr aussi de la quantité disponible de ce
combustible, mais avec les 440 réacteurs actuels, on a de quoi tenir quelques décennies, guère plus
que pour le pétrole. Mais deux pistes sérieuses existent pour remédier à la pénurie. D'abord, les
surgénérateurs, qui produisent plus de combustible qu'ils n'en brûlent ! (Ils utilisent un mélange
d'uranium-238 et de
plutonium). Le salut pourrait
bien venir… de l'eau de mer.
En effet, on estime que les
océans contiennent 4,5
milliards de tonnes d'uranium
dilué. Le problème est
d'extraire cet uranium à des
16 La fusion nucléaire
Le soleil rayonne depuis
plus de cinq milliards
d’années sur notre terre. Au
cœur du soleil et des
étoiles, les noyaux légers se
combinent pour former des
noyaux plus lourds. C’est ce
processus qui dégage une
énergie considérable et qui,
est à l’origine de la chaleur
et de la lumière que nous
recevons.
Maîtriser sur terre de telles réactions à des fins de production d’énergie, ouvrirait la voie à des
apports énergétiques quasiment illimités. C’est pourquoi, les grandes nations industrielles et en
particulier l’Union Européenne ont engagé des processus de recherches.
℘ Pour obtenir une réaction de fusion, il faut rapprocher suffisamment deux noyaux ayant
naturellement tendance à se repousser, puisqu’ils sont chargés positivement. Une
importante énergie est donc nécessaire pour franchir cette répulsion afin d’atteindre la zone,
très proche du noyau, où se manifestent les forces nucléaires attractives capables de
permettre la fusion de ces noyaux.
Lorsque de petits noyaux fusionnent, le noyau résultant se trouve dans un état instable et doit
revenir à un état stable en émettant une particule. Une partie de cette énergie libérée est transmise
à la particule émise sous forme d'énergie cinétique. L'autre partie est libérée sous forme de chaleur.
℘ La fusion exige des hautes températures, typiquement plus de 100 millions de degrés. A de
telles températures, les électrons sont détachés des noyaux et l’on entre alors dans le
quatrième état de la matière, l’état de plasma. La matière est sous forme d’un gaz ionisé.
Les réactions de fusion qui dégagent le plus d'énergie sont celles qui impliquent les noyaux les plus
légers. Ainsi, les noyaux de deutérium et de tritium sont impliqués dans les réactions suivantes :
Nous venons de le voir, la fusion exige des températures élevées. D’autres conditions sont aussi
nécessaires pour espérer utiliser la fusion comme source d’énergie :
En tant que gaz chaud, le plasma n’est jamais totalement isolé et il subit de ce fait des pertes
caloriques diverses, par rayonnement, mais aussi par convection et par conduction
On comprendra que pour que la fusion soit énergétiquement rentable, il faut que l’énergie produite
par les réactions de fusion compense au minimum ces pertes diverses.
Dans le soleil et les étoiles, les conditions nécessaires à la fusion en termes de température, densité
et temps de confinement sont maintenues grâce à la gravité, solution qu’il est impossible d’utiliser
sur terre.
La voie d’approche pour compenser l’absence de gravité dans nos reproductions de fusion nucléaire
consiste :
℘ Piéger le plasma.
Le plasma se comporte comme un gaz et exerce vers l’extérieur une pression (cinétique) dont la
valeur augmente avec la température et la densité. Si l’on veut confiner le plasma, cette pression doit
être équilibrée par une pression vers l’intérieur. C’est le rôle de la pression (magnétique) exercée par
le champ magnétique.
Ce plasma est confiné dans une boîte immatérielle créée par des champs magnétiques (les boîtes
magnétiques), on parle alors de confinement magnétique. On cherche ici à “donner du temps” aux
particules pour fusionner. Les temps de confinement caractéristiques sont de l’ordre quelques
secondes.
La méthode utilisée pour produire ces lignes de champ hélicoïdales a donné naissance à deux types
de machines :
Quelle que soit la façon dont le plasma est créée à l’intérieur d’une structure de confinement, il n’a
jamais d’emblée la température requise pour les réactions de fusion.
- Le courant qui circule dans le plasma du tokamak sert également à chauffer le plasma
(résistance électrique). Ce dernier reste efficace jusqu’à une température de l’ordre de 10
millions de degrés. Tandis que dans un stellarator, il n’y a pas de courant central et donc pas
de chauffage “ohmique”. (résistance électrique)
Revenons un peu sur la couverture (4) qui remplit en fait plusieurs fonctions :
- Son premier rôle consiste à récupérer l’énergie que les neutrons abandonnent en échauffant
les matériaux. Cette chaleur passant dans le générateur de vapeur, puis la turbine et enfin
l’alternateur où est finalement générée l’électricité.
L’énergie de fusion présente un certain nombre d’avantages qu’il est important de rappeler ici.
2) Dans le cas de la fusion deutérium-tritium, ce dernier est fabriqué « in situ » à partir du lithium,
que l’on trouve dans l’écorce terrestre. Les ressources en lithium terrestre sont estimées à 2000 ans,
mais en fait pourraient être nettement supérieures.
3) La fusion présente des avantages en terme de sûreté. Les conditions d’entretien de la réaction de
fusion imposent l’utilisation d’un plasma très peu dense (quelques grammes de combustible dans un
volume supérieur à 1000 m3). La quantité de combustible présente dans la chambre de combustion
pendant la réaction est donc toujours très faible. Toute perturbation non contrôlée de ce milieu
entraîne son refroidissement rapide et l’arrêt des réactions de fusion. En particulier, l’emballement
de la réaction est intrinsèquement impossible. Contrairement à la fission nucléaire (Cfr réacteur de
Tchernobyl)
4) L’énergie de fusion, comme la plupart des énergies
renouvelables, ne produit pas en fonctionnement de
gaz à effet de serre ni de pollution
atmosphérique. Aucun des combustibles de base, le deutérium et le lithium, pas plus que le produit
de la réaction, l’hélium (un gaz rare), ne sont radioactifs ou toxiques. Comme dans toute installation
soumise à un flux de particules (réacteur à fission) les matériaux constituant la structure du réacteur
seront activés (radioactifs).
5) Sur le plan de l’impact environnemental, le choix pour ces éléments de structure de matériaux à
faible activation (ou plus exactement à temps de décroissance rapide) permet de minimiser les
quantités de déchets radioactifs. Ces matériaux peuvent être des aciers dans lesquels on a remplacé
les éléments pénalisants d’un point de vue activation (le nickel, le molybdène par exemple) par
d’autres plus intéressants et compatibles d’un point de vue métallurgique ou par d’autres familles de
matériaux comme les alliages à base de vanadium ou les composites en carbure de silicium.
Après une période de 100 ans suivant l’arrêt définitif du réacteur, la majorité (voire la totalité) de ces
matériaux peut être, soit considérée comme des déchets de très faible activité, soit recyclée dans la
filière nucléaire.
Un peu d’histoire
Les débuts des recherches sur l’énergie de fusion peuvent être datés dans les années 1920 avec les
premières explications sur l’origine de l’énergie des étoiles. Les premières expériences de
confinement avec des champs magnétiques sont initiées aux Etats- Unis dès 1938. L’année 1958,
plusieurs configurations magnétiques sont étudiées. Au niveau européen, ces recherches sont
entièrement coordonnées via le traité EURATOM (1957).
Nous, Européens, avons ainsi une position que l’on peut dire dominante sur le sujet.
En 1968, les scientifiques russes de l’Institut Kurchatov annoncent avoir obtenu des performances
largement supérieures aux autres expériences avec une configuration magnétique particulière : le
tokamak. Ceux-ci vont rapidement supplanter les autres configurations magnétiques. Aujourd’hui,
seuls les stellarators restent encore considérés comme une alternative possible aux tokamaks, bien
que leurs performances actuelles soient nettement moins avancées.
On peut retenir, pour l’heure, que tous les grands problèmes posés par l’énergie de fusion ont été
abordés et que pour la plupart d’entre eux, des solutions sont proposées.
Historique
Quatre participants au départ en 1986, les Etats-Unis, le Japon, l’Urss et l’Europe associée au Canada.
En 1998, les Etats-Unis se retirent du projet. Les partenaires restants orientent alors leurs efforts vers
la conception d’une installation ayant un coût et des objectifs réduits. La phase d’ingénierie détaillée
de cette nouvelle version s’est achevée en juillet 2001. Le dossier détaillé permettant une décision de
construction est en cours d’examen par les partenaires .A l’heure actuelle, c’est fait. (Union
européenne, Japon, Russie, Canada). Ce sera le site français de Cadarache.
Iter sera le plus grand Tokamak du monde. Le volume de son plasma sera de 800 m3. En
comparaison, le plus grand Tokamak actuel, le JET a un plasma de 80 m3, et celui de Tore-Supra à
Cadarache (France) de 25 m3.
ITER sera aussi la première machine intégrant la majorité des technologies essentielles au réacteur
de fusion : aimants supraconducteurs de très grande taille, composants face au plasma refroidis
activement, gestion du tritium, maintenance robotisée, tests de modules de couvertures tritigènes
(Comme vu, à base de lithium pour la genèse du tritium).
Huit années seront nécessaires pour la construction. La durée d’exploitation est évaluée à une
vingtaine d’années.
Cadarache est apte à recevoir le projet dans les meilleures conditions possibles. Cadarache s’appuie
sur plus de quarante ans d’expérience dans le domaine de l’énergie nucléaire. Plus de 4000
personnes y travaillent sur un site de 1600 hectares. On y compte dix-huit installations nucléaires de
base. Le site bénéficie donc d’une expérience considérable dans la gestion des installations
nucléaires et dispose de 20 ans d’expertise au niveau international sur les recherches en fusion
magnétique (Figure 9).
La fusion présente des avantages qui peuvent contribuer à une production d’énergie plus
respectueuse de notre environnement. Ce sera un des éléments dont il faudra tenir compte pour le
choix et les prises de décision dans le domaine énergétique. Il est très certainement du devoir de la
génération actuelle de préparer la base de connaissance nécessaire et de savoir-faire permettant aux
décideurs de demain, d’envisager sereinement toutes les solutions énergétiques possibles. C’est
l’objectif des recherches actuelles sur la fusion.
…Conclusion…
Depuis toujours l’homme a cherché à exploiter la terre, il en extrayait de quoi vivre et commercer.
Lorsqu’il découvrit les réserves énergétiques naturelles, comme par exemple les combustibles
fossiles, le charbon, le gaz et le pétrole, il s’en servit abondamment en pensant que leurs réserves
étaient inépuisables et ne se préoccupait donc pas de leur fin pourtant programmée. Mais voilà
qu’aujourd’hui, la réalité revient brusquement et nous saute aux yeux. De fait, nous réalisons enfin et
seulement maintenant que dans peu de temps nous allons avoir une pénurie de ces combustibles
fossiles. L’humanité brûle actuellement près de 10 milliards de tonnes équivalent pétrole chaque
année. Les réserves cumulées de pétrole, de gaz et de charbon s’élèveraient à environ 800 milliards .
L’augmentation de la population n’arrange en rien le problème, et à présent la consommation
d’énergie ne cesse d’augmenter, actuellement de 6,6 milliards d’habitants, avec un pic prévu en
2030-2035 de 8,5 et 9 milliards d’individus. Puis, elle se stabilisera ou pourrait même peut-être
décroître.
C’est une véritable nécessité pour nos sociétés que de changer de cap, qu’il soit à la fois un
changement comportemental individuel, familial, communal, national ; en un mot un changement
nécessaire pour toute l’humanité. On le voit bien et comme déjà dit plus haut, la problématique est
double et une mutation de notre société de consommation à outrance est indispensable. Nous
devons revenir, comme le pense Nicolas Hulot, à une société qui construit, répare, récupère et
recycle, cela s’appelle l’économie circulaire. L’inverse, comme nous le faisons en ce moment, conduit
à un gaspillage massif d’énergie fossile.
Ce problème concerne notre survie et à la vitesse de consommation que nous avons à l’heure
actuelle nous épuisons très fortement et de plus en plus vite nos réserves naturelles énergétiques.
Le problème est double, d’un côté les combustibles fossiles sont les premiers responsables de la
croissance de gaz carbonique dans l’atmosphère et donc du changement climatique par cette
accumulation des gaz à effet de serre. Et de l’autre côté, ces mêmes combustibles fossiles vont
s’amoindrir et se raréfier.
La réduction de la consommation d’énergies fossiles reste LA priorité. Elle doit parallèlement
conduire au développement volontariste d’un bouquet énergétique nouveau et donc faisant une
large part aux énergies renouvelables.
Le faible impact sur l’environnement des énergies renouvelables en fait des énergies d’avenir
diminuant les problèmes tels que celui des déchets nucléaires et les émissions de gaz à effet de
serre.
…Bibliographie…
Références écrites:
- ALEGRE Claude et JEAMBAR Denis, « Le défi du monde » (2006)
Références Internet:
- Encyclopédie Encarta (2007)
Dans : http://www.delaplanete.org « Revue bimestrielle à but non lucratif qui examine les
indicateurs du bien-être de la Terre »
- Http://www.linternaute.com/science/environnement/dossiers/05/0511-nucleaire/6.shtml
par Céline
DELUZARCHE
« Le groupe B. MONTEIL a pour but de réaliser un anneau de sites culturels inter opérables »
- Http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/science_actualites/sitesactu/magazine/article.
php?id_mag=3&lang=fr&id_article=668 par Vincent COLAS
- Http://www.comenius-baudelaire-fosses.ac-versailles.fr/pageLibre00010160.htm par Le
lycée Charles
Baudelaire
- Http://www-cad.cea.fr/fr/cadarache/presentation/index.htm