Lycée Laetitia Bonaparte Spé PT
Corrigé de Banque PT 2009 - Épreuve B
Partie I
−−→ −−→
1. Notons (x0 , y 0) les coordonnées dans le repère (O 0;~i, ~j). On a OM = x~i + y~j ; O 0M = x0~i + y 0~j et
−− → −−→ −−→
O 0 M = O 0O + OM = 3~i + 2~j + x~i + y~j = (3 + x)~i + (2 + y)~j d’où : x0 = 3 + x et y 0 = 2 + y . On remplace
alors x par x0 − 3 et y par y 0 − 2 dans l’équation de (C) :
√ √ √ √ √
(y 0 − 2)2 − 3(x0 − 3)(y 0 − 2) − 2 3(x0 − 3) + (4 − 3 3)(y 0 − 2) + 6 − 6 3 = 0 ⇐⇒ y 02 − 3x0 y 0 + 2 = 0 .
2.(a) Identifions, comme le fait l’énoncé, R2 et M2,1 (R) .
3
Le polynôme caractéristique de A est χA (X) = X 2 − tr(A)X + det(A) = X 2 !
−X − 4
= (X − 23 )(X + 21 ).
√
1 3
−
Les valeurs propres de A sont donc − 12 et 3
2
. On a A + 1
I
2 2
= 2√ 2 et ainsi un vecteur propre
− 23 3
2
√ √3
3
de A pour la valeur propre − 12 est que l’on norme en ~u = 21 .
1 2
Puisque A est symétrique réelle, ses espaces propres sont orthogonaux donc on choisit pour ~v le vecteur
1
−
directement orthogonal à ~u : ~v = √32 et (~u, ~v ) est une bon directe de R2 .
2
Noter qu’il y a 4 couples (~u, ~v) convenables, donc 4 réponses possibles, en changeant l’ordre des valeurs
propres ou bien en changeant ~u et ~v en leurs opposés.
cos π6
2.(b) On a ~u = donc (O, ~u, ~v) se déduit de (O;~i, ~j) par la rotation de centre O et d’angle π6 .
sin π6
Ainsi, l’isométrie cherchée est la composée de la rotation de centre O et d’angle π6 et de la translation de
−−→
vecteur OO 0. (dans l’ordre : translation ◦ rotation).
π
On ne sait pas trop s’il faut ou non expliciter cette composée. Si c’est le cas, c’est une rotation d’angle 6
et dont le centre est noté Ω. Si on note aussi zO , zO0 et zΩ les affixes respectives de O, O 0 et Ω, on a :
π zO0
zO0 − zΩ = ei 6 (zO − zΩ ) =⇒ zΩ = π
1 − ei 6
1
√ !
√ √
2
+ 3
et après un petit calcul on obtient zΩ = 21 + 3 − i 4 + 3 2 3 et donc Ω √ .
−4 − 3 2 3
Là encore il y a 4 angles possibles (− π3 , π6 , 2π
3
ou 7π
6
) auxquels correspondent 4 centres différents, suivant
le choix qui a été fait pour le vecteur ~u.
2.(c) Notons (X, Y ) les coordonnées dans le repère (O 0 ; ~u, ~v ). A n’est autre que la matrice de la forme
√
quadratique q définie par q(w) ~ = y 02 − 3 x0 y 0 pour w~ = x0~i + y 0~j. D’après le cours, la forme réduite de q
~ = − 12 X 2 + 23 Y 2 de sorte que l’équation de (C) dans le repère (O 0 ; ~u, ~v) est :
est : q(w)
X2 Y2
− 12 X 2 + 23 Y 2 + 2 = 0 ⇐⇒ X 2 − 3Y 2 = 4 ⇐⇒ − √ 2 =1 .
22 (2/ 3)
1
On pouvait aussi refaire le calcul pour retrouver l’expression réduite de q, puisque de toute façon les
questions suivantes nécessitent les formules de changement de repère :
√ ! √ !
3 1 3 1
−
0
x 2 2 X X 2 2 x0
= √ ⇐⇒ = √
y0 1 3 Y Y −1 3 y0
2 2 2 2
2.(d) On a reconnu la forme réduite d’une hyperbole centrée en O 0 et dont l’axe focal est dirigé par ~u (pour
ce choix de ~u) et l’axe non focal est dirigé par ~v.
( ( √ ( √
X=2 x0 = 3 x = −3 + 3
3. Les sommets sont obtenus pour Y = 0 soit S1 : ⇔ ⇔
Y =0 y0 = 1 y = −1
( ( √ ( √
X = −2 x0 = − 3 x = −3 − 3
et S2 : ⇔ ⇔ .
Y =0 y 0 = −1 y = −3
√
4. Les asymptotes sont obtenues en annulant la forme quadratique q, soit y 02 − 3 x0 y 0 = 0 ⇔ y 0 = 0 ou
√ √ √
y 0 = 3 x0 ⇔ y = −2 ou y = 3 x + 3 3 − 2 .
5.
Y y0 y
~j
O ~i x
b
~v S1
~u
b
O0 x0
b
S2
π
6
2
Partie II
[ [
kπ, (k + 21 )π
1. sin(2θ) est positif si et seulement si 2θ ∈ 2kπ, (2k + 1)π ⇐⇒ θ ∈ D = .
k∈Z k∈Z
2. Utilisons les notations habituelles : ~uθ = cos θ ~i + sin θ ~j , f (θ) = ρ(θ)~uθ = x(θ)~i + y(θ)~j où on a noté
x(θ) = ρ(θ) cos θ et y(θ) = ρ(θ) sin θ.
. La fonction f est 2π-périodique donc on obtient tous les points de la courbe en se limitant à
θ ∈ D ∩ [0, 2π] = 0, π2 ∪ π, 3π
2
.
. La fonction ρ est π-périodique donc f (θ + π) = −f (θ), autrement dit le point Mθ+π de paramètre θ + π
se déduit du point Mθ de paramètre θ par la symétrie centrale de centre O. On se limite à
θ ∈ 0, π2
puis on complète par la symétrie centrale de centre O.
p p
. On a ρ( π2 − θ) = sin(π − 2θ) = sin(2θ) = ρ(θ) donc x( π2 − θ) = y(θ) et y( π2 − θ) = x(θ) ce qui
montre que les points M π −θ et Mθ sont symétriques l’un de l’autre par rapport à la droite d’équation
2
y = x (première bissectrice du repère). On limite donc l’étude à
θ ∈ 0, π4
puis on complète par la symétrie par rapport à la première bissectrice.
3. Étudions plutôt les variations de ρ sur 0, π4 ..
Si θ ∈ 0, π4 alors 2θ appartient à l’intervalle 0, π2 sur lequel
πla fonction sinus est croissante. La fonction
racine carrée étant croissante sur R+ , ρ est croissante sur 0, 4 par composition.
cette courbe fait référence à la portion de courbe correspondant à θ ∈ 0, π4 .
4. Là encore
L’intersection avec l’axe des abscisses est constituée des points Mθ tels que ρ(θ) = 0 ou bien θ ≡ 0 [π] et
dans les deux cas on obtient ici θ = 0 et le point correspondant est l’origine M0 = O.
La tangente à l’origine est la droite d’équation polaire θ = 0, elle est donc horizontale.
5. 1ère idée : Les fonctions x et y sont de classe C1 sur 0, π4 et on a, pour tout θ ∈ 0, π4 :
cos 2θ p cos 3θ sin 3θ
x0 (θ) = p cos θ − sin(2θ) sin θ = et y 0(θ) =
sin(2θ) ρ(θ) idem ρ(θ)
Le vecteur x0 (θ)~i + y 0 (θ) ~j n’est pas nul, ce qui montre qu’il dirige la tangente à la courbe au point de
paramètre θ qui admet donc pour équation :
x − x(θ) x0 (θ)
0
= 0 ⇐⇒ y 0(θ)x − x0 (θ)y = x(θ)y 0 (θ) − x0 (θ)y(θ)
y − y(θ) y (θ)
⇐⇒ sin(3θ) x − cos(3θ) y = sin(3θ) x(θ) − cos(3θ) y(θ)
⇐⇒ sin(3θ) x − cos(3θ) y = ρ(θ) sin(3θ) cos θ − cos(3θ) sin θ
3/2
⇐⇒ sin(3θ) x − cos(3θ) y = sin 2θ .
2nde idée : Avec les notations habituelles pour les angles, on a :
ρ(θ)
tan V = = tan(2θ) =⇒ V ≡ 2θ [π] =⇒ α = θ + V ≡ 3θ [π] .
ρ0 (θ)
3
La tangente cherchée est la droite passant par Mθ et de pente tan(α) = tan(3θ) d’où son équation
cartésienne :
y − y(θ) = tan(3θ) x − x(θ) ⇐⇒ sin(3θ) x − cos(3θ) y = sin(3θ) x(θ) − cos(3θ) y(θ)
et on a obtenu le même résultat que par la première méthode.
6. La lemniscate de Bernoulli :
y
1
b
M π4
b
M π6
x
b
O = M0 1
√ √
2 2
Pour trouver la tangente au point M π4 , on peut écrire x0 (θ) = − et y 0(θ) = ; ou bien tan V =
2 2
π
+∞ donc V ≡ [π] ; ou encore utiliser l’équation cartésienne de cette tangente, donnée par la question
2 √
précédente : x + y = 2.
Partie III
−−→ −−→ −−→
1. Si M = Ω il n’y a aucun point M 0 vérifiant ΩM · ΩM 0 = R2 puisque ΩM = ~0 et R > 0.
−−→ −−→
Sinon, les points M, M 0 et Ω étant alignés, il existe un réel λ tel que ΩM 0 = λΩM et la seconde relation
R2
donne λ ΩM 2 = R2 d’où λ = et ainsi :
ΩM 2
−−→0 R2 −−→
ΩM = ΩM (?)
ΩM 2
ce qui détermine M 0 de manière unique : il y a un unique point M 0 répondant au problème dans ce cas.
2. Notons P ∗ = P \ {Ω}. L’application φ de P ∗ dans lui-même est correctement définie puisque, d’après
la relation (?), on a M 6= Ω ⇒ M 0 6= Ω.
4
Si on appelle M 00 l’image de M 0 par φ, alors par définition M 00 vérifie les deux relations suivantes :
−−→ −−−→
Les points M 0 , M 00 et Ω sont alignés, et ΩM 0 · ΩM 00 = R2 . Or M vérifie aussi ces deux relations (par
définition de M 0 ) donc par unicité on a M 00 = M. On a donc φ ◦ φ = idP ∗ donc φ est bijective et φ−1 = φ.
Pour cette raison, on dit que φ est une involution de P ∗ . φ s’appelle l’inversion de pôle Ω et de puis-
sance R2 .
3. Pour tout r > 0 notons Cr le cercle de centre Ω et de rayon r. On a :
−−→ −−→
M ∈ CR ⇐⇒ ΩM = R ⇐⇒ ΩM 0 = ΩM ⇐⇒ M 0 = M .
(?)
Autrement dit, CR est l’ensemble des points fixes de φ. En particulier φ(CR ) = CR .
4. On a :
−−→ R2 −−→ R2
M ∈ Cr =⇒ ΩM = r =⇒ ΩM 0 = 2 ΩM =⇒ ΩM 0 = =⇒ M 0 ∈ CR2 /r
(?) r r
On a donc φ(Cr ) ⊂ CR2 /r . En appliquant ce résultat avec R2 /r à la place de r, on a aussi :
φ(CR2 /r ) ⊂ CR2 /(R2 /r) = Cr d’où : CR2 /r ⊂ φ−1 (Cr ) = φ(Cr )
et finalement on a l’égalité φ(Cr ) = CR2 /r . D’autres raisonnements étaient possibles pour l’inclusion
réciproque. Noter aussi que la condition r 6= R n’a pas servi, on retrouve donc le résultat de la question
précédente.
5. N’oublions pas que φ n’est pas définie au point Ω. Notons d une droite passant par Ω et d∗ = d \ {Ω}.
Puisque M, φ(M) et Ω sont alignés, on a φ(d∗ ) ⊂ d∗ . Ceci entraı̂ne d∗ ⊂ φ−1 (d∗ ) = φ(d∗ ) d’où l’égalité :
φ(d∗ ) = d∗ . Ainsi les droites passant par Ω et privées de ce point sont conservées par φ.
R2
6.(a) λ = d’après la question 1.
ΩM 2
R2
6.(b) La relation (?) s’écrit z 0 − zΩ = (z − zΩ ) d’où le résultat, puisque
ΩM 2
ΩM 2 = |z − zΩ |2 = (z − zΩ )(z − zΩ ) .
7.(a) On a :
θ θ
ei0 + eiθ e−i 2 + ei 2 i θ θ
θ
ei 2
z = = e 2 = cos 2
2 2
donc z a pour module cos θ2 et pour argument 2θ .
7.(b) M(θ) = Ω ⇐⇒ z = 1 ⇐⇒ eiθ = 1 ⇐⇒ θ ∈ 2πZ donc A = R \ (2πZ) .
7.(c) Pour θ ∈ A, φ M(θ) est le point d’affixe :
1 2 eiθ − 1 sin θ cos θ2
z0 = 1 + = 1 + −iθ = 1+ = i = i = i cotan 2θ = z 0 .
z−1 e −1 1 − cos θ 1 − cos θ sin 2θ
Il a pour module cotan θ2 et pour argument :
[
π
lorsque cotan 2θ > 0 ⇐⇒ sin θ > 0 c’est-à-dire pour θ ∈
. 2
2kπ, 2(k + 1)π ,
k∈Z
5
[
. − π2 lorsque sin θ < 0 c’est-à-dire pour θ ∈
(2k + 1)π, 2(k + 2)π ,
k∈Z
. et n’a pas d’argument s’il est nul, c’est-à-dire pour θ ∈ {(2k + 1)π , k ∈ Z} = π + 2πZ .
7.(d) Notons C ∗ le cercle de diamètre [O, Ω], privé de Ω. Lorsque θ parcourt A, M(θ) parcourt C ∗ .
1 eiθ 1 1
En effet, z − = donc M(θ) parcourt bien le cercle de centre d’affixe et de rayon , à l’exception
2 2 2 2
du point Ω qui correspond à θ ∈ 2πZ.
Alors φ M(θ) parcourt l’ensemble des points d’affixe i cotan θ2 pour θ ∈ A, qui est l’axe des ordonnées en
entier puisque la fonction θ 7→ cotan 2θ est surjective de A (ou simplement ]0, 2π[ ) dans R.
7.(e) Notons d l’axe des ordonnées. On a d = φ(C ∗ ) donc φ(d) = (φ ◦ φ)(C ∗ ) = C ∗ .
L’image par φ de l’axe des ordonnées est le cercle de diamètre [O, Ω], privé de Ω.
x2 y 2 √
8.(a) 3x2 + 4y 2 = 12 ⇐⇒ + = 1 avec a = 2 et b = 3.
a2 b2
(E) est centréeen l’origine et on √a a > b donc le grandaxe est l’axe
des abscisses. Les foyers ont pour
coordonnées 0c et −c 2 − b2 = 1 d’où F 1 et F 0 −1 .
0
avec c = a 0 0
c 1
L’excentricité est alors e = = < 1 comme il se doit pour une ellipse.
a 2
8.(b) 1ère idée : Si on note (x0 , y 0 ) les coordonnées dans le repère (F,~i, ~j), on a x0 = x − 1 et y 0 = y, de
sorte que (E) admet pour équation cartésienne dans ce repère :
3(x0 + 1)2 + 4y 02 = 12 ⇐⇒ 3x02 + 4y 02 + 6x0 = 9 .
Si on pose x0 = ρ cos θ ; y 0 = ρ sin θ avec (par exemple) ρ > 0 il vient :
3ρ2 cos2 θ + 4ρ2 sin2 θ + 6ρ cos θ = 9 ⇐⇒ (4 − cos2 θ)ρ2 + 6ρ cos θ − 9 = 0
On a ∆ = 36 cos2 θ + 36(4 − cos2 θ) = 144 > 0 et la seule racine positive de ce trinôme est
12 − 6 cos θ 3(2 − cos θ) 3
ρ= = = .
2(4 − cos2 θ) (2 − cos θ)(2 + cos θ) 2 + cos θ
2ème idée : On peut montrer que l’équation de (E) est vérifiée en posant x − 1 = ρ(θ) cos θ et
3
y = ρ(θ) sin θ avec ρ(θ) = (les calculs sont sans difficulté) ce qui montre que la courbe polaire
2 + cos θ
proposée est incluse dans l’ellipse (E). On n’a a priori pas l’inclusion réciproque par cette méthode.
8.(c) L’affixe (dans le repère (F,~i, ~j)) de Ω est zΩ = 0 et l’affixe (toujours exprimé dans le repère (F,~i, ~j)) du
3eiθ
point de paramètre θ de (E) est x0 + iy 0 = ρ(θ) cos θ + i ρ(θ) sin(θ) = et donc d’après l’expression
2 + cos θ
de la question 6.(b), l’affixe z 0 de l’image de ce point par φ est :
1 2 + cos θ iθ
z0 = = e
z 3
2 + cos θ
ce qui montre que l’image de (E) par φ admet la représentation polaire dans (F,~i, ~j) : r(θ) = .
3
C’est un limaçon de Pascal.
6
9. On détermine d’abord une représentation polaire de (H) en posant x = ρ cos θ ; y = ρ sin θ d’où
±1 [
ρ2 cos θ sin θ = 1 puis ρ = √ kπ, kπ + π2 . Les deux courbes obtenues sont
avec θ ∈
cos θ sin θ k∈Z √
1 2
identiques, donc on peut choisir : ρ(θ) = √ =p .
cos θ sin θ sin(2θ)
L’affixe du point de paramètre θ est ρ(θ)eiθ et l’affixe de son image par φ est, d’après l’expression de la
question 6.(b) :
2 2 iθ p
z0 = = e = 2 sin(2θ) eiθ .
z ρ(θ)
p [
kπ, kπ + π2 .
Ainsi l’image de (H) par φ admet la représentation polaire : r(θ) = 2 sin(2θ) ; θ ∈
k∈Z √
C’est l’image de la lemniscate étudiée à la partie II par l’homothétie de centre O et de rapport 2 , à
laquelle il faut retirer l’origine, qui correspond à θ ∈ π2 Z.
Partie IV
1. Il faut bien entendu supposer que M 6= S.
−→ −−→
Si P (x, y, z) est le point courant de cette droite, on peut écrire SP = λSM avec λ ∈ R ce qui donne la
représentation paramétrique :
x = x0 + λ(xM − x0 )
y = λ yM ; λ ∈ R.
z = z + λ(z − z )
0 M 0
2. Notons (X, Y, Z) les coordonnées dans le repère (S;~i, ~j, ~k), de sorte que X = x − x0 ; Y = y ; Z = z − z0 .
Le cône (C) est la réunion de droites passant par S et M lorsque M décrit sa directrice l’ellipse (E) donc
une représentation paramétrique de (C) dans le repère (S;~i, ~j, ~k) est :
X = λ(xM − x0 )
Y = λ yM ; avec λ ∈ R et M ∈ (E) .
Z = λ(z − z )
M 0
Z
Il s’agit d’éliminer les paramètres λ et M, mais M ∈ (E) donc zM = 0 d’où λ = − puis :
z0
( (
z0 X = −Z(xM − x0 ) z0 X − x0 Z = −ZxM
=⇒
z0 Y = −ZyM z0 Y = −ZyM
2
1 2 2 2 xM 2
=⇒ (z0 X − x0 Z) + (z0 Y ) = Z + yM
4 4
1
=⇒ (z0 X − x0 Z)2 + (z0 Y )2 = Z 2 .
M ∈(E) 4
Ainsi le cône (C) est inclus dans la surface admettant l’équation précédente. Réciproquement, si (X, Y, Z)
(pris différent de (0, 0, 0)) vérifie cette équation, on pose successivement :
Z X Y
λ=− 6= 0 ; xM = + x0 ; yM = et zM = 0
z0 λ λ
X = λ(xM − x0 )
et on vérifie que Y = λ yM (immédiat) et que M ∈ (E) (immédiat avec l’équation cartésienne).
Z = λ(z − z )
M 0
7
3.(a) On développe par rapport à la deuxième colonne :
z02
−λ 0 − x04z0 z02
4
4
−λ − x04z0
χA (λ) = 0 2
z0 − λ 0 = (z02 − λ)
x20
x20 − x04z0 −1−λ
− x04z0 0 4
−1−λ 4
h i
z02 x20 x20 z02
(z02 − λ) (z02 − λ)P (λ) = χA (λ)
= 4
−λ 4
−1−λ − 16
=
avec la notation de la question (c).
3.(b) A est symétrique réelle (comme toute matrice de forme quadratique) donc diagonalisable.
2 2
x0 + z02 − 4
3.(c) ∆ = + z02 > z02 > 0 donc P admet deux racines réelles distinctes.
4
3.(d) D’après χA (λ) = (z02 − λ)P (λ), si χA admet une racine double, cette racine ne peut être que z02 (sans
quoi P aurait une racine double) et donc z02 est aussi racine de P . La réciproque est évidente.
4. A est la matrice de la forme quadratique associée à l’équation de (C) trouvée à la question 2. Or on sait
d’après le cours que (C) est de révolution si et seulement si A admet une valeur propre double. D’après la
question précédente, ceci se produit si et seulement si z02 est racine de P . Ainsi :
2
x0 + z02 − 4 2 z02
2 4
A est de révolution ⇐⇒ P (z0 ) = 0 ⇐⇒ z0 − z0 − =0
4 4
⇐⇒ 4z02 − (x20 + z02 − 4) = 1 ⇐⇒ x20 − 3z02 = 3
x2
⇐⇒ √ 0 − z02 = 1 .
( 3)2
Les points S convenables sont donc ceux situés sur l’hyperbole du plan (O;~i, ~k) d’équation précédente, à
l’exception des deux sommets de cette hyperbole pour lesquels on a z0 = 0.
b (E)
y
(C)