Chap 2
Chap 2
Optique géométrique
Expériences
K Diffraction par une fente (onde lumineuse, onde de surface, onde sonore)
1 La lumière 3
1.1 Nature : onde ou particule ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2 Caractérisation de l’onde lumineuse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2.1 Vitesse de propagation et indice de réfraction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2.2 Longueurs d’onde, fréquences et couleurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.3 Sources lumineuses . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
3 Lois de Snell-Descartes 7
3.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
3.2 Lois de Snell-Descartes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
5 Lentilles minces 10
5.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
5.2 Caractéristiques et schéma . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
5.3 Constructions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
5.3.1 Rayons caractéristiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
5.3.2 Image d’un point . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
5.3.3 Images des plans focaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
5.3.4 Image d’un objet AB perpendiculaire à l’axe optique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
5.3.5 Image d’un rayon lumineux quelconque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
5.3.6 Association de deux lentilles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
5.4 Relations de conjugaison . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
5.4.1 Relation de conjugaison de Descartes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
Physique 2
P.Adroguer - TSI 1 - Lycée Eiffel - 2018/2019 Optique géométrique
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Physique 2
P.Adroguer - TSI 1 - Lycée Eiffel - 2018/2019 Optique géométrique
Dans ce chapitre on va s’intéresser à la propagation d’un type d’ondes particulières, les ondes électromagnétiques, et
en particulier à certaines d’entre elles qui composent la lumière visible. On va donc dans un premier temps caractériser
les différentes manières de produire de la lumière, puis nous verrons comment elle se propage. Ce deuxième point
permettra d’élaborer les lois qui régissent la propagation, ce qui va nous permettre dans un troisième temps de
traiter des lentilles, instruments d’optique qui permettent d’expliquer le fonctionnement de l’œil, des appareils photos
numériques, des microscopes,. . ..
1 La lumière
1.1 Nature : onde ou particule ?
La nature de la lumière a pendant longtemps été un sujet de débat, entre une vision ondulatoire (dévéloppée par
Huygens) et une vision corpusculaire (selon Newton) de la lumière. Dans la vision ondulatoire, la lumière est une onde,
toutefois, il a pendant été longtemps impossible de voir avec la lumière des phénomènes purement ondulatoires, et on
pensait aussi qu’une onde avait forcément besoin d’un milieu matériel pour se propager. Une des preuves du caractère
ondulatoire de la lumière a été donnée par l’expérience de Young au 19ème siècle qui a montré des interférences lorsque
de la lumière traverse une double fente : pour cette expérience, il est nécessaire de voir la lumière comme une onde.
Maxwell a ensuite établi les lois de l’électromagnétique qui ont montré que le signal physique associé à la propagation
des ondes lumineuses était le champ électromagnétique.
Toutefois, au début du 20ème siècle, il y avait certaines expériences que l’on ne parvenait pas à expliquer avec une
vision ondulatoire de la lumière, en particulier les interactions entre la lumière et la matière (effet photoélectrique,
raies d’émission et d’absorption des éléments chimiques en spectroscopie,...). Ces expériences ont pu être expliquées
avec les développements de la mécanique quantique qui suppose que la lumière est faite de particules élémentaires, les
photons.
En conclusion, la lumière n’est ni une onde, ni faites de particules. Elle est autre chose, que l’on peut, selon
l’expérience considérée, approximer soit comme une onde, soit comme des particules.
On va dans ce chapitre se concentrer uniquement sur le caractère ondulatoire de la lumière, les propriétés dues
à son comportement corpusculaire seront vues dans un autre chapitre d’introduction au monde quantique.
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Physique 2
P.Adroguer - TSI 1 - Lycée Eiffel - 2018/2019 Optique géométrique
Ordres de grandeur
Pour les ondes lumineuses, on a l’habitude de caractériser une onde monochromatique par sa couleur
(d’où le nom, chromos = couleur en grec), et de repérer ces couleurs par la longueur d’onde dans le
vide. On a les valeurs typiques suivantes :
Le domaine visible couvre les longueurs d’onde λ ∈ [400 nm, 800 nm]. En fréquence, on retiendra le
domaine f ∈ [0, 4 THz; 0, 75 THz], mais plus spécialement une valeur typique f = 0, 6 THz.
Les ondes monochromatiques représentent des couleurs pures. Les autres couleurs (par exemple le rose) sont
obtenues par composition de lumières monochromatiques.
L’indice optique peut aussi dépendre de la longueur d’onde de l’onde lumineuse considérée. Les différentes couleurs
qui composent une lumière polychromatiques ne vont plus alors à la même vitesse, on parle alors de dispersion (arc-
en-ciel, feux des diamants, décomposition de la lumière par un prisme).
Important
Ces trois types de sources produisent un spectre radicalement différent, vous devez donc être capable de
déterminer quel type de source a été utilisée juste à la vision de son spectre : un spectre continu indique
une source thermique, un spectre discret à plusieurs raies une lampe à vapeur, un spectre avec une seule
raie très piqué un laser.
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Physique 2
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Figure 1 – Spectres de différentes sources lumineuses, de gauche à droite, le soleil, une lampe à filament, une lampe
à vapeur de sodium et une lampe à vapeur de mercure.
Diffraction de la lumière
b U 5 minutes
Le but de l’expérience est de montrer la diffraction de la lumière par une fente, et que l’ouverture du cône augment
lorsque l’on rétrécit la fente.
• on envoie un laser sur une fente réglable.
Cas des ondes sonores : lorsque l’on parle, la fréquence des ondes acoustiques est d’environ 200 Hz, donc une
longueur d’onde de l’ordre de 1,5 m. Ainsi, quand le son d’une voix passe à travers une porte d’environ 80 cm, tous
les gens situés à l’intérieur entendent, même ceux situés dans un coin derrière la porte.
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Physique 2
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• un objet est placé à une distance d après la sortie (exemple papier calque millimétré).
• on place un écran à la distance D du diaphragme et on regarde la taille de l’objet (agrandissement D/d).
On observe donc que la lumière après être passée à travers le diaphragme semble se propager en ligne droite
(théorème de Thalès).
L’expérience précédente suggère que les rayons lumineux sont des lignes droites et que la lumière se propage en ligne
droite (loi de propagation rectiligne de la lumière). Cette loi de propagation rectiligne de la lumière est toutefois
uniquement valable quand le milieu traversé par l’onde lumineuse est homogène (c’est-à-dire partout le même), sinon
on peut observer des déviations (réflexion sur un miroir, fibres optiques, mirages, etc). De plus, on vient de voir que les
ondes lumineuses peuvent être diffractées : dans ce cas, la loi de propagation rectiligne n’est évidemment plus valide.
• Les rayons lumineux se propagent en ligne droite dans les milieux homogènes.
• Les rayons lumineux n’ont pas d’interactions entre eux.
• Principe du retour inverse de la lumière : si un rayon lumineux va de A en B, la lumière qui va de B
en A suivra le même rayon en sens inverse.
• Dans le cadre de l’optique géométrique, on supposera que tous les systèmes optiques utilisés ont une
taille D grande devant la longueur d’onde λ de l’onde lumineuse afin de négliger les phénomènes de
diffraction. En pratique, on considèrera cette condition validée pour D > 100λ (voire D > 10λ).
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Physique 2
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3 Lois de Snell-Descartes
Vous avez vu au lycée qu’il est possible de dévier les rayons lumineux avec des miroirs ou des prismes. On va donc
voir comment prédire et calculer ces déviations.
3.1 Définitions
On appelle dioptre la surface de séparations entre deux milieux trans-
parents différents.
Le rayon lumineux que l’on va étudier et qui arrive sur le dioptre s’ap-
pelle le rayon incident. Il frappe le dioptre au point d’incidence.
Le rayon qui traverse le dioptre s’appelle le rayon réfracté, le rayon
restant dans le milieu 1 est le rayon réfléchi.
La droite perpendiculaire au dioptre passant par le point d’incidence
s’appelle la normale. Tous les angles des rayons lumineux seront comp-
tés en partant de la normale (il faut préciser aussi une direction, les
angles étant orientés, ils peuvent être positifs ou négatifs). On parle
des angles d’incidence (i1 ou i selon les cas), de réfraction (i2 ) et de
réflexion (r).
Le plan d’incidence est le plan de l’espace comprenant la normale et
le rayon incident.
• l’angle de réfraction est lié à l’angle d’incidence par la relation : n1 sin i1 = n2 sin i2 .
K
• en allant aux grands angles on montre qu’il n’y a plus de rayon réfracté : réflexion totale.
Conséquences
• Si le deuxième milieu est plus réfringent que le premier (n2 > n1 ), alors l’angle de réfraction est plus
petit que l’angle d’incidence (i2 < i1 ) : le rayon réfracté se rapproche de la normale ;
• Si le deuxième milieu est moins réfringent que le premier (n2 < n1 ), alors l’angle de réfraction est
plus grand que l’angle d’incidence (i2 > i1 ) : le rayon réfracté s’éloigne de la normale ;
Il faut bien faire attention à ces conséquences quand on dessine un rayon lumineux traversant un dioptre, en
particulier en passant de l’air à du verre ou à de l’eau.
Exercice : Un rayon arrive avec un angle d’incidence de 30◦ sur un dioptre air-eau. Quel angle de réfraction ?
Représentez sur un schéma toutes les grandeurs pertinentes.
Cette déviation est le phénomène à la base des lentilles que l’on va étudier plus tard. Si on ajout le fait que l’indice
peut dépendre de la longueur d’onde, on obtient que des rayons de couleurs différentes sont déviés différemment :
arcs-en-ciel avec des gouttes d’eau ou décomposition de la lumière par un prisme.
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Application à la fibre optique : une fibre optique est constituée de deux milieux transparents, le cœur et la gaine
d’indice de réfraction plus faible que le cœur. Si l’angle d’incidence est tout le temps plus grand que l’angle de réfraction
limite, le rayon ne peut sortir du cœur.
Exercice : Quel est l’angle d’incidence limite pour un dioptre air-eau ? Verre-eau ?
K
On vient de voir les conditions de propagation de la lumière dans les milieux transparents, il est maintenant temps
d’étudier comment les rayons lumineux se comportent en présence d’instruments d’optique afin de comprendre
leur fonctionnement. Nous commencerons par les instruments les plus simples, les miroirs plans, afin de fixer le
vocabulaire que nous utiliserons par la suite, puis nous étudierons les lentilles minces, composants essentiels de
la plupart des appareils d’optique (lunettes, loupes, microscopes, appareils photos, . . .)
objet −→ image.
système
Exemple : Objet poisson. Système optique dioptre eau-air. Image : poisson "déplacé".
On distingue plusieurs cas :
• objet réel : l’objet se situe avant la face d’entrée de la lumière dans le système optique. Cas du poisson ;
• objet virtuel : l’objet se situe après la face d’entrée de la lumière dans le système ;
• image réelle : l’image se situe après la face de sortie de la lumière du système optique (on peut la toucher) ;
• image virtuelle : l’image se situe avant la face de sortie de la lumière du système optique. Cas du poisson.
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L’image d’un point par un système stigmatique est un point, pas une tache. Dans ce cas, on dit que A’ est l’image
de A par le système optique.
Par principe du retour inverse de la lumière, A est l’image de A’ par le système optique : A et A’ sont conjugués.
Le plus souvent, on peut trouver une relation mathématique entre la position de A et celle de A’ que l’on appelle
relation de conjugaison.
Exemples de systèmes optiques stigmatiques : miroirs, dioptres plans, lentilles (sous certaines conditions). Rayons
loin de l’axe optique d’une lentille : stigmatisme.
Définition
Système optique aplanétique : l’image d’un objet AB perpendiculaire à l’axe optique est elle aussi
perpendiculaire à l’axe optique.
• Lorsque l’on fait la mise au point, on cherche à faire en sorte que la photo soit nette, c’est-à-dire que l’image de
chaque point photographié soit un point sur le capteur et non une tache. Il faut donc un objectif stigmatique.
• Lorsque la mise au point est faite sur un point, on veut que tous les objets qui sont dans le même plan que
l’objet soient nets aussi : il faut un objectif aplanétique.
Définition
Pour un système aplanétique, on définit le grandissement transversal comme le rapport de la taille de
0 B0
l’image par la taille de l’objet : γ = AAB
• si γ > 0, l’image et l’objet sont dans le même sens, si γ < 0, l’image est inversée par rapport à l’objet.
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5 Lentilles minces
5.1 Définitions
Les lentilles sont la réunion de deux dioptres sphériques, majoritairement une pièce de verre dont chaque face est
taillée en sphère. Elles sont très couramment utilisées, qu’ils s’agissent de verres de lunettes, d’objectifs de microscope,
d’oculaire de télescope ou bien encore d’objectif d’appareil photo ou de caméra. Il existe deux types de lentilles :
• les lentilles convergentes, ou à bords minces ;
• les lentilles divergentes, ou à bords épais.
On définit aussi les lentilles minces : leurs bords sont petits devant les rayon de courbure des dioptres.
Les lentilles minces sous les conditions de Gauss peuvent être considérées comme stigmatiques et aplané-
tiques. C’est le cadre qui définit notre étude dans ce chapitre.
5.3 Constructions
On va maintenant étudier comment construire l’image d’un objet vue à travers une lentille.
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Le plan focal image est le plan perpendiculaire à l’axe optique passant par F 0 . Tout objet ponctuel situé à l’infini
(les rayons arrivent parallèles entre eux) a son image dans le plan focal image.
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Physique 2
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Nous venons de voir le principe de fonctionnement des lentilles, nous allons maintenant appliquer ces connais-
sances nouvelles à deux types applications différentes : l’œil humain, et les appareils photographiques numériques.
Une source ponctuelle est une source de dimension infiniment petites assimilable à un point.
Définition
Une source ponctuelle monochromatique est une source ponctuelle émettant une onde sinusoïdale.
Le long d’un rayon lumineux et donc d’un axe Sx, l’onde peut s’écrire s(x, t) = A(x) cos(ωt − kx + φ0 ). Le long du
rayon lumineux, l’amplitude décroit pour prendre en compte le fait que l’onde se dilue sur des sphères de surface de
plus en plus grandes. On admettra que A(x) ∝ 1/x.
Le signal d’une source ponctuelle monochromatique S de pulsation ω est donné en tout point situé à une
distance x de S par :
α
s(x, t) = cos(ωt − kx + φ0 )
x
Exemples :
• Avec une lampe spectrale et un filtre interférentiel (plus précis qu’un verre coloré), on peut réaliser une source
monochromatique. On utilise alors une lentille convergente et un diaphragme pour réaliser une source ponctuelle.
• Un laser focalisé par un objectif de microscope (lentille convergente) réalise une source ponctuelle monochroma-
tique depuis le point de convergence.
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Physique 2
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• le cristallin : c’est un petit disque transparent situé derrière la pupille et qui a pour but de focaliser les rayons
sur la rétine. Il est pourvu de muscles qui lui permettent de changer de forme ;
• la rétine : c’est le fond de l’œil, tapissé de capteurs appelés bâtonnets (luminosité) et cônes (couleur).
En première approximation, on peut considérer que l’œil est équivalent à une lentille convergente de focale
variable (le cristallin) qui forme une image sur un écran fixe (la rétine).
Dans des conditions optimales d’éclairement et de contraste, le pouvoir séparateur de l’œil est d’environ 1
minute d’arc soit 3.10−4 rad.
Pour un œil normal, le punctum proximum est situé à 25 cm et le punctum remotum est à l’infini.
Dessins de l’œil regardant à l’infini sans accommoder, puis accommodant pour voir au PP.
13
Activité documentaire
Etude des différents réglages d’un appareil photo
numérique.
Objectifs : Comprendre l’influence des différents réglages d’une prise de vue avec un APN.
Question (1.1)
Où doit se former l’image de l’objet visé par le photographe ?
Question (1.2)
Quel paramètre le photographe peut-il changer lorsqu’il fait la mise au point (le choix de l’objet
visé) ?
1/4
Activité documentaire
P. Adroguer - Lycée Gustave Eiffel TSI1 - 2018/2019 Etude des différents réglages d’un appareil photo numérique.
3 Influence de la focale
En mode automatique, l’appareil contrôle lui-même l’exposition afin que les photos soient correcte-
ment exposées. On procède avec un objectif à focale variable à la prise de vue de la même scène depuis
le même endroit en changeant la focale. Vous trouverez les photographies correspondantes à la figure 2.
Question (3.1)
Quelle est l’influence du choix de la focale sur la photographie obtenue ?
Question (3.2)
Interprétez cette influence à l’aide de schémas représentant deux photographies avec des focales
différentes et un capteur de taille identique (il n’est pas possible de changer la taille du capteur dans
un APN).
Question (4.1)
Les deux photographies de la figure 3 ont été prises avec des temps d’exposition de 1/60ème de
seconde et de 0,5 s. Attribuez à chaque photographie son temps d’exposition.
Question (4.2)
Le flux lumineux étant émis par la source, il ne dépend pas de l’APN. Quelle doit être la relation
mathématique entre l’ouverture du diaphragme et le temps d’exposition pour que chaque pixel du
capteur reçoive la même énergie rayonnée et donc que les deux photographies soient bien exposées ?
Question (4.3)
Est-ce que cette relation est vérifiée ici ?
Question (4.4)
En étudiant les deux photographies, comment doit-on choisir le nombre d’ouverture afin que la
profondeur de champ soit la plus grande possible ?
2/4
Activité documentaire
P. Adroguer - Lycée Gustave Eiffel TSI1 - 2018/2019 Etude des différents réglages d’un appareil photo numérique.
Question (4.5)
Si on souhaite la profondeur de champ la plus grande possible, doit-on ouvrir le diaphragme ou le
fermer ?
Question (4.6)
En vous servant du schéma ci-dessus, déterminez la taille δ de la tache que fait un point situé en B
lorsque la mise au point est faite en A, en fonction de D, de OB 0 et de B 0 A0 .
Question (4.7)
Sachant que si la tache est plus grande qu’un pixel, l’objet B sera flou, est-ce que cette formule est
cohérente avec votre observation des photographies ?
3/4
Activité documentaire
P. Adroguer - Lycée Gustave Eiffel TSI1 - 2018/2019 Etude des différents réglages d’un appareil photo numérique.
Figure 1 – 3 photographies différentes de la même scène prises avec un objectif de focale 28 mm, et des
temps d’exposition différents.
Figure 2 – 3 photographies différentes de la même scène prises en mode automatique avec un objectif
de focale variable. La focale prend les valeurs 18 mm, 34 mm et 55 mm en allant de gauche à droite.
Figure 3 – 2 photographies différentes de la même scène prises en mode priorité ouverture avec un
objectif de focale 18 mm. Les nombres d’ouverture sont N = 3,5 à gauche et N = 22 à droite. Dans les
deux cas, la mise au point est faite sur la vache.