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Chapitre 0

Présenter un résultat en physique-chimie

Table des matières

1 Grandeurs physiques et unités 2


1.1 Représentation d’une grandeur physique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.1.1 Mesure d’une grandeur physique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Manipulation de formules . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2.1 Calculs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2.2 Homogénéité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.3 Unités du système international . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.3.1 Unités de base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.3.2 Unités dérivées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.3.3 Multiples et sous-multiples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3

2 Mesures, erreurs et incertitudes 4


2.1 Erreurs de mesure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.1.1 Erreurs systématiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.1.2 Erreurs aléatoires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.2 Incertitudes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.2.1 Incertitudes de type A . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.2.2 Incertitudes de type B . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.2.3 Autres incertitudes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6

3 Présentation d’un résultat 6


3.1 Chiffres significatifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
3.2 Règles d’utilisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
3.2.1 Chiffres significatifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
3.2.2 Incertitudes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
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1 Grandeurs physiques et unités


La physique-chimie, comme toutes les sciences expérimentales, nécessite des va et vient incessants entre modèles
théoriques et observations expérimentales. En effet, seule la comparaison des observations expérimentales avec les
prévisions d’un modèle théorique permet de valider ou non le modèle en question. La seule chose que l’on sait comparer
sont des nombres (qu’est ce qui est le plus "bleu" entre le "rouge" et le "jaune" ?), il est donc nécessaire de traduire les
grandeurs physiques en chiffres pour les comparer, c’est le but de la mesure.

1.1 Représentation d’une grandeur physique


On représente une grandeur physique pour pouvoir l’évoquer. On utilise pour ce faire soit une lettre (par exemple c
pour la vitesse de la lumière dans le vide dans la célèbre formule E = mc2 ) ou par un nombre, obtenu par une mesure
ou par un calcul. Dans les deux cas, on peut utiliser cette représentation dans des calculs (on parle respectivement de
calculs littéraux et numériques). Il y a toutefois des règles à respecter que nous allons aborder ensemble.

1.1.1 Mesure d’une grandeur physique


Puisqu’on on travaille au lycée Eiffel, considérons le cas de la tour Eiffel, et en particulier la grandeur physique qui
est sa hauteur. On peut la noter h : représentation littérale. Si on veut la représenter de manière numérique on peut
représenter cette hauteur par le nombre 324 m dans le système métrique, ou bien encore 1063 pieds dans le système
impérial. Vu qu’il s’agit à chaque fois de la même grandeur physique, toutes ces représentations sont égales on a donc :

h = 324 m = 1063 f t

Il est important de bien visualiser l’importance de préciser l’unité, sinon on écrit 324 = 1063, et tous les profs de
maths se retournent dans leur tombe.
La représentation numérique d’une grandeur n’a aucun sens si l’unité n’est pas précisée. Un résultat
numérique présenté sans unité ne sera jamais pris en compte.

1.2 Manipulation de formules


1.2.1 Calculs
On peut faire des calculs tant avec les représentations numériques que littérales, mais il y a des règles à respecter.
• additions et soustractions : possible uniquement si les grandeurs ont la même unité (exemples)
• multiplications et divisions : toujours possible mais il faut multiplier ou diviser les unités aussi (exemples)
• fonctions mathématiques : ne marchent uniquement que sur des nombres sans unités (exemples)
Exercices d’application.

1.2.2 Homogénéité
Les deux membres d’une égalité doivent avoir la même unité. Ceci présente deux intérêts majeurs :
1. Vérifier que la formule utilisée n’est pas absurdement fausse. Par exemple v 6= d × t. Il y a des erreurs types qui
permettent de se rendre compte qu’il y a des étourderies dans un calcul :
R1 R2
l + 1/l0 exp(t)
1 + R3

2. Essayer de trouver l’influence de chaque paramètre sur un phénomène. Par exemple, période du pendule simple.
Dépend de la masse du pendule (en kg),p de sa longueur (en m) et de l’accélération de la pesanteur (en m.s−2 ).
On trouve une formule de la forme T = l/g

1.3 Unités du système international


Unités de mesure de longueur : mètre, pouce, pied, coudée, yard, année-lumière,...
Question : j’arrive à monter au sommet de la tour Eiffel de 1063 pieds alors que je mesure 1,75 m. A quelle altitude
est le sommet de ma tête ? Nécessité d’utiliser les mêmes unités → système international.

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1.3.1 Unités de base


Pas nécessaire d’avoir une unité bien définie pour toutes les grandeurs, par exemple, avec une unité de longueur et
une de temps, on a aussi : une unité de surface, une unité de volume, une unité de vitesse, une unité d’accélération,
etc.
Le bureau international des poids et mesures (BIPM, qui siège en France et créé par la conférence du mètre en
1875) est l’institut chargé de définir les unités de base du système international (SI). A l’heure actuelle, il y a sept
unités de base :
• longueur : mètre, m
• temps : seconde, s

• masse : kilogramme, kg (attention au kilo)


• courant électrique : ampère, A
• température thermodynamique : kelvin, K
• quantité de matière : mole, mol

• intensité lumineuse : candela, cd

Remarque

L’auteur de la chaine youtube epenser a fait une série de vidéos sur le SI.

1.3.2 Unités dérivées


On peut ainsi exprimer l’unité SI de toutes les grandeurs physiques, en utilisant ces 7 unités de base. Par exemple,
l’unité SI d’une force est kg.m.s−2 (on peut retrouver ce résultat avec la formule donnant le poids P = mxg avec m
la masse et g l’accélération de la pesanteur). De même, l’unité SI de la pression est kg.m−1 .s−2 (on rappelle qu’une
force F sur une surface S exerce une pression P = F/S).
On voit bien qu’exprimer les unités de toutes les grandeurs en fonction des unités de base du SI peut vite devenir
fastidieux, on utilise donc des unités dérivées du SI.
On définit par exemple ainsi le newton N unité SI de force comme 1 N = 1 kg.m.s−2 , et le pascal Pa unité SI de
pression comme 1 P a = 1 N.m−2 = 1 kg.m−1 .s−2 .
On trouve dans le tableau de la figure 1 certaines de ces unités dérivées.

Remarque
Le newton apparait explicitement dans la définition de l’ampère, ce qui n’est pas gênant puisque l’ampère
n’apparait pas dans les définitions de la seconde, du mètre et du kilogramme.

1.3.3 Multiples et sous-multiples


Il est aussi possible de multiplier ou diviser les unités par des puissances de dix en utilisant un préfixe. On peut
ainsi diviser une unités en sous-multiples :

Puissance de dix 10−15 10−12 10−9 10−6 10−3 10−2 10−1


Préfixe femto- pico- nano- micro- milli- centi- déci-
Exemple fm pm nm µm mm cm dm

ou bien encore multiplier une unité avec les préfixes :

Puissance de dix 101 102 103 106 109 1012 1015


Préfixe deca- hecto- kilo- mega- giga- tera- peta-
Exemple dam hm km Mm Gm Tm Pm

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Figure 1 – Tableau récapitulatif de différentes unités dérivées du SI.

2 Mesures, erreurs et incertitudes


Définitions
Pour attribuer une représentation numérique à une grandeur physique il est nécessaire de procéder à
une opération nommé mesurage. La grandeur mesurée s’appelle le mesurande, et l’instrument de mesure
fournit une valeur mesurée.

2.1 Erreurs de mesure


Il est impossible d’avoir une valeur mesurée rigoureusement exacte : il y a toujours une erreur de mesure que l’on
espère minime. On note xv valeur vraie la valeur, généralement inconnue, de la grandeur que l’on cherche à mesurer,
et x la valeur mesurée. L’erreur de mesure est la différence entre ces deux valeurs, et est donc aussi inconnue. Il existe
deux sources différentes d’erreurs de mesure, les erreurs systématiques et les erreurs aléatoires.
Par exemple si on prend un tireur à la carabine, et que l’on regarde les impacts de 10 de ses tirs, on va remarquer
qu’il ne sont pas tous au même endroit, il s’agit d’erreur aléatoire. Mais si en plus la carabine est mal réglée, on va
aussi remarquer que par exemple, tous les tirs sont au dessus du centre la cible, il s’agit d’une erreur systématique.
Enfin si on imagine deux tireurs avec une même carabine bien réglée, un champion olympique et l’un d’entre vous,
on va remarquer que le champion va avoir ses tirs bien plus regroupés que le débutant : l’erreur dans son cas est bien
plus petite.

2.1.1 Erreurs systématiques


Les erreurs systématiques sont dures à repérer : on ne connait pas la valeur vraie, donc on ne connait pas l’erreur.
De plus, contrairement aux erreurs aléatoires, elles ne changent pas si on refait un mesurage.
Il y a deux types d’erreurs systématiques, celles dues aux instruments de mesure et celles dues au choix du modèle
théorique. Par exemple, si on veut mesurer la longueur d’un trait sur une feuille de papier, on va prendre un double-
décimètre. Le problème c’est que ce double-décimètre ne peut pas donner la valeur vraie pour différentes raisons :
• le fabricant ne peut garantir qu’il fait exactement 20 cm.

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• il a pu tomber, s’abimer, etc


• il peut se dilater ou se contracter en fonction de la température
Dans le dernier cas, on parle de grandeur d’influence : il s’agit d’un paramètre (ici la température) qui a une influence
sur l’instrument de mesure sans en avoir sur la grandeur mesurée. Il s’agit la plupart du temps de la température ou
de la fréquence d’échantillonnage des appareils de mesure numériques. Il est donc nécessaire de connaitre le principe
de fonctionnement des appareils de mesure utilisés pour pouvoir prendre en compte ces grandeurs d’influence.
Un exemple d’erreur systématique dû au modèle théorique correspond à la mesure d’une résistance avec un volt-
mètre et un ampèremètre, dans laquelle on néglige très souvent les résistances des deux appareils.

2.1.2 Erreurs aléatoires


On peut les détecter en effectuant plusieurs fois la mesure, mais on ne peut jamais les corriger exactement. Si on
reprend l’exemple des deux tireurs à la carabine, dans un des deux cas, les erreurs sont plus grandes (pour le débutant,
les tirs sont moins regroupé), mais même pour le champion, toutes les balles ne sont pas exactement au centre de la
cible.

A cause de ces deux types d’erreurs, on n’est jamais certain du résultat d’un mesurage.

2.2 Incertitudes
La seule chose exacte que l’on peut faire après un mesurage, c’est dire que l’on estime que la valeur vraie doit être
comprise entre deux valeurs, avec une probabilité donnée. On donne donc la meilleure estimation possible de la valeur
mesurée x et l’incertitude associée u(x). Il y a deux manières de procéder pour évaluer l’incertitude, que l’on verra en
détail lors de futurs TP.

2.2.1 Incertitudes de type A


Si on a la possibilité de faire plusieurs mesures, on √ pP des mesures comme valeur mesurée x =< x >,
prend la moyenne
2
et l’incertitude l’écart quadratique moyen divisé par N : u(x) = i (x − xi ) /N .

Exemple : on procède à 5 mesures indépendantes de la hauteur de la tour Eiffel et on trouve h1 = 325 m, h2 = 320
m, h3 = 335 m, h4 = 315 m et h5 = 330 m.
On calcule dans un premier temps la moyenne, qui sera notre meilleure estimation de la taille réelle de la tour
Eiffel, et on trouve < h >= 325 m.
On peut alors calculer pour chaque mesure son écart avec la moyenne puis prendre le carré. On trouve le tableau
suivant :
Mesure 1 2 3 4 5
Hauteur (m) 325 320 335 315 330
hi − < h > (m) 0 -5 10 -10 5
(hi − < h >)2 (m2 ) 0 25 100 100 25


(0+25+100+100+25) m2
On peut alors déterminer l’incertitude-type : u(h) = 5 ' 3, 16 m, que l’on arrondit à l’excès
à 4 m.

2.2.2 Incertitudes de type B


Si on ne peut pas faire de traitement statistique, on prend la valeur mesurée comme estimation de la valeur vraie,
et pour l’incertitude :

• pour un instrument gradué de graduation ∆, on prend u(x) = ∆/ 12. Par exemple pour un double-décimètre
gradué en mm, l’incertitude-type sur une mesure de longueur L est u(L) = 1√mm 12
' 0, 29 mm que l’on arrondit
à 0,3 mm.
• pour un appareil de mesure, se référer à la notice.

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2.2.3 Autres incertitudes


On définit aussi des incertitudes élargies, en prenant U (x) = ku(x) avec k > 1 pour augmenter la probabilité
d’avoir la valeur vraie dans l’intervalle considéré.
On utilise aussi des incertitudes relatives u(x)/x. L’incertitude sur un résultat s’exprime dans la même unité que
la grandeur mesurée. L’incertitude relative est sans unité, elle s’exprime en pourcentage.

3 Présentation d’un résultat


Le résultat d’une mesure doit être présenté sous la forme x ± u(x). Par exemple, si je me mesure avec une toise
graduée en cm, et que je lis être entre les graduations 174 et 175 ma taille est :

h = 1, 745 ± 0, 005 m

3.1 Chiffres significatifs


Dans ce résultat, on ne présente que les chiffres dont on est "surs". Ici, il y en a 4, puisqu’à cause de l’incertitude,
il serait idiot d’écrire pour ma taille 1, 743938 ± 0, 005 m.

Définitions
Les chiffres significatifs sont tous les chiffres qui apparaissent, à l’exception des zéros situés à la gauche
du nombre.

Exemples.
L’avantage de la notation scientifique est qu’elle permet de bien compter les CS.

3.2 Règles d’utilisation


3.2.1 Chiffres significatifs
• Addition ou soustraction : on conserve la précision la plus petite. Ex : 324 m + 1,75 m = 326 m.

• Autres opérations : le résultat doit avoir autant de CS que le nombre utilisé qui en a le moins. Ex : 3,56 x 2 = 7
• Dans les exercices, souvent le même nombre de CS pour tous les nombres. Il faut le repérer et l’utiliser.
• La plupart du temps, l’incertitude ne s’exprime qu’avec un seul CS.
• Il faut accorder le nombre de CS du résultat à celui de l’incertitude. Ex : 1, 743938±0, 01m devient 1, 74±0, 01m.

3.2.2 Incertitudes
Lors d’un calcul obtenu à partir de grandeurs mesurées expérimentalement, on doit aussi faire un calcul pour
obtenir l’incertitude associé : on parle d’incertitudes composées. Il y a deux règles à retenir :
• Addition
p ou soustraction : g = a + b + c + ... On procède à une somme quadratique des incertitudes : u(g) =
u(a)2 + u(b)2 + u(c)2 + . . .
• Produit ou quotient
r: g =a x 
b /c . Ce sont les incertitudes relatives qui se somment de manière quadratique
2 2  2
u(g) u(a) u(b) u(c)
(unités !) : g = a + b + c

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